GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori



 
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 GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori

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:: The Boss ::

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Le Messager

MessageSujet: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mar 10 Jan - 3:27

Citation :
Rappel : La mort de Ivan Mackorl
L'énigme autour de la mort du cavalier demeure. Après une semaine d'enquête et de rumeurs répandues, beaucoup de question sont soulevées et des réponses sont demandées. Des chasseurs et quelques voyageurs rapportent que de nombreuses dépouilles animales ont été retrouvées avec des corps rongés et dépecés de manière inhumaine peu après la découverte de la mort du cavalier dans la vallée de Hillem. Deux grandes théories semblent se disputer : les Eryllis seraient responsables de ce carnage, et ces femmes hors-la-loi le montreraient de façon plus agressive ; une créature inconnue sévirait au sein même du continent forestier, mais elle ne laisserait aucune trace, ni indice jusque là sur ce qu'elle est.


Il faisait plein jour, et la matinée s'annonçait fraîche. Depuis que la mort de Ivan Mackori avait été découverte et que de nombreuses rumeurs s'étaient répondus. Peu de personnes osaient pénétrer à Noathis, de peur que quelques choses viennent à leur faucher la vie. Personne n'avait même daigné chercher le corps du pauvre malheureux, pas même les siens.

Il était donc là, en plein cœur de la forêt, sa dépouille étendue à la merci du moindre animal. Mais curieusement, aucun rongeur ne s'était approché de lui, ni même les charognards. L'atmosphère y était lourde, pesante, et le silence était dès plus surprenant. Pas un oiseau, pas un cri, rien, seulement le vent qui sifflait dans les feuillages. Alors, ce qui restait tristement du cavalier était là, juste pourrissant. On pouvait voir son armure froissée étinceler lorsque la lumière effleurait son métal et la marque de Sharna. Cette dernière donnait l'impression de lui avoir été ôté de force. Son épée gisait, dissimulée derrière un buisson, sans nul trace de sang. Le visage du gorgoroth disparu portait les stigmates de la douleur qui avait due le traverser, déformé dans une expression horrifiée... mais fallait-il remettre la main sur cette tête qui avait roulé à quelques mètres de son corps. Une plaie béante, grande et ouverte, lui ouvrait le ventre, donnant l'impression que l'on lui avait arraché les entrailles. Les mains d'Ivan étaient sales, ensanglantées, poisseuses, couvertes d'une étrange substance. Ses ongles étaient abîmés et souillés, comme si il avait cherché à griffer quelque chose...

Si une personne curieuse venait à le trouver, et peut-être même à se pencher sur lui, on y trouverait un petit carnet, un journal, caché sous le corps de la victime. Mais fallait-il encore retrouver cette dépouille dans ce dense décor, et fallait-il avoir le courage d'inspecter le cadavre putride d'un homme de si peu de foi...




Dernière édition par Le Messager le Lun 7 Jan - 14:44, édité 1 fois
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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mer 11 Jan - 1:14


Quel misérable horreur que de gâcher un tel paysage par un corps dont la tête est si loin des épaules dans une expression horrifique. Se qui mène une certaine présence dans ce lieu et avec le corps en vu est un certaine mystère. Duscisio déjà présent sur les lieux sans que quelque chose de louche et de tragique traine derrière tout ça. L'instinct lui vint à l'esprit que certaine chose n'était pas à prendre ses derniers jours. Ayant suivi l'enquête précédant d'une certaine manière sa venue ici n'a qu'une idée encore inconnue. Équiper beaucoup moins que d'habitude, l'albinos vint sur les lieux des rumeurs pour voir le tout de ses propres yeux pourpres. Le corps, la tête, son visage. Le courage ne manquant pas il vint à pied sur les lieux pour en savoir plus. Son expérience dans un certain domaine pourrait même être utile. Son équipement ? Le fait qu'il soit léger n'est d'origine que son sac. Celui ci beaucoup plus petit, moins encombrant, ne contenant que quelques objets d'une importance capital pour lui, quelques remèdes et un petit livre de note. Aucun vêtement, aucune boite servant au stockage d'herbe pour son travail. Il ne vient ici que pour l'affaire en cours qui le font douter de certaine chose. Le maire d'Herperia est également mort, cette personne à permit à Duscisio de rester dans la ville malgré se qu'il s'est passé il y a un peu plus de cinq ans. Il a fait son deuil, un deuil rapide en tant qu'ami de la famille avant de partir pour Noathis, pour la vallée d'Hillem pour être plus précis.

Son épée reste au fourreau, aucune menace dans les environs. Son bâton – Limiria – dans sa main gauche ainsi que sa broche – Amaledia – accrocher à sa ceinture émettent une lumière de magie, magie utiliser par Duscisio lui-même pour détecter une autre présence dans les alentours à l'aide de la magie de la terre et celle du vent. Il a fait énormément de progrès depuis quelques semaines. Multiplier ses entrainements à la place de recherche de plantes. Se qui en vaux ses caisses ne sont pas si pleine que d'habitude mais le fait qu'il soit plus souvent dans la nature lui coute moins cher. Cette affaire pourrait lui rapporter un peu avec de l'espoir mais n'espère pas trop.
Il est avant tout là pour résoudre un mystère de taille : la mort d'Ivan Mackrol. Il ne connait pas cette personne, mais sa façon de mourir est plutot étrange, pas la tête à plusieurs mètres mais le fait que le corps en lui-même n'est pas été attaché par les insectes et autre animal et sa tête avec une expression d'horreur suprême.

Li maota prinis ouni ficis atrigri
La mort prend une forme étrange.


Ses paroles alors qu'il scrutait le cadavre vouer à pourrir lentement par le vent à la pluie. Restant sur place un petit moment avant de se déplacer vers la tête un peu plus loin. Son regard portait avant tout sur la coupure puis sur l'expression. Il semblait avoir une idée à cause de son regard soucieux, mais faisait un non de la tête comme si cela semblait invraisemblable. Il arrêta de regarder le corps jusqu'à qu'une autre présence se faisait sentir dans les environs. Son bâton vu pointé vers cette présence pour l'éclairer un peu plus. Les lieux avait la sinistre attitude de d'obscurcir par l'événement présent. Illusion ou réalité tout semblait vrai. Ne posant que le regard sur la personne, un regard donc les pupille fendu donnait raison d'une certaine attention, ami ou ennemie, n'importe quel personne pouvait en être l'origine de cette mort peu commune. Il reposa la pointe du bas sur le sol, le bâton parfaitement horizontal sans que la lumière émise par celui ci ne baisse. Elle n'avait rien d'aveuglante mais témoignait d'une utilisation de magie que l'on a peut l'habitude de voir. Duscisio est tout simplement méfiant.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Aliénor Isil

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mer 11 Jan - 20:59

L'aube prit peu à peu possession de la voûte céleste tandis que la nature se réveillait... Enfin, en quelques sortes. Car depuis quelques temps, des rumeurs de mauvaises augures courent à travers Noathis. Un cadavre difforme et méconnaissable à l'aspect des plus abjecte gît dans la forêt. Nul ne savait comment s'était-il retrouvé à Noathis, mais depuis cet évènement, les animaux furent à leur tour les victimes de ce mystère. Nombreux tombèrent et leurs cadavres jonchaient de toute part à Noathis. Leurs corps ont été broyé de manière inhumaine d'une manière bien inconnue pour les aventuriers qui connaissaient les bêtes qui vivaient dans le pays forestier. Et pourtant ! Certains ont osé désigné du doigt les Eryllis, les accusant de ce crime ignoble et mettant en danger la vie paisible à Samhach.

C'est pourquoi Aliénor quitta le village cachée quelques jours plus tôt : elle devait sauver ses soeurs, sauver leur honneur. Comment diable ont-ils conclu qu'elles étaient responsables ? Serais-ce une occasion que certains ont saisit pour attaquer les amazones afin de les voir enfin tomber ? Plus elle y pensait, plus la Rôdeuse sentit la colère lui saisir le coeur. Elle devait mettre cette affaire au clair et innocenté sa famille... Le seul moyen était de retrouver cette bête sauvage ; une autre rumeur circulait comme quoi une créature féroce et inconnue au reste du monde rôdait dans les parages. Quand elle a eut vent de cela, la jeune femme s'y était accrochée comme si sa vie en dépendait. Pour elle, c'était bien claire : aucun homme ne pouvait faire pareil dommage, il s'agirait donc de cette créature. Si elle retrouvait cette chose, ses soeurs seront enfin en paix. Mais avant ça, il fallait retrouvé le cadavre...

Finalement, après plusieurs jours de recherche, elle trouva enfin ce qu'elle cherchait. Alors qu'elle se rapprochait de son but, Fenrir émit un grognement sourd et retroussa ses babines. Apparemment, quelqu'un était arrivé avant Aliénor qui déposa ses mains sur les pommeaux de ses dagues. Peut-être que l'étranger était là aussi pour l'affaire et il valait mieux ne pas montrer des signes d'agressivité. Elle prit alors une position de défense et souffla à son compagnon de s'avancer en silence. Ce dernier abdiqua, mais continua à grogner ; lui aussi était prêt si jamais cela tournait mal. La Terranne et le loup blanc géant sortit alors doucement des feuillages et l'Eryllis put voire le nouveau venu. Elle fut tout d'abord accueillit par une étrange lumière diffusée par un bâton. Elle ne pouvait pas voir le propriétaire, mais elle aperçut son épée luisante pointée au sol. Lui aussi était sur ses gardes et il valait mieux désamorcé cette ambiance lourde. Demandant à Fenrir de rester là où il était et surtout de ne pas se jeter à corps perdu sur cet étranger, Aliénor glissa doucement du dos de son ami avant de s'approcher vers cet inconnu, les mains derrière la tête.

- Baisse ta garde, étranger... Demanda-t-elle d'une voix aussi douce qu'un zéphyr. Je ne suis là que pour cet homme sans vie...

Doucement, elle contourna l'homme pour s'approcher du cadavre en prenant bien soin de ne pas faire des mouvements brusques. La seule chose qu'elle fit c'est de descendre ses bras le long du corps. Sans pour autant baisser sa vigilance, elle jeta un regard à la dérobe vers le cadavre pourrissant à l'odeur putride. Chose qu'elle regretta amèrement, car un haut le coeur lui saisit violemment la gorge et Aliénor lâcha un gémissement de dégoût : ce n'était pas beau à voir. Elle usa bien de ruse pour ne pas détourner son regard, obligeant son esprit à s'habituer à cette image d'horreur. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elle faisait face à un cadavre. Son maître lui avait apprit comment arracher les secrets les plus sombres dont refermaient les corps sans vie. Elle avait dut à nombreuses reprises fouiller ces tas de chairs en décomposition, allant jusqu'à ouvrir ce qu'il restait des cadavres. Evidemment, cela a été fait sur des corps animales, voir humains si jamais ils ont trouvé gisant au milieu de nul part et en travers de leurs routes... Mais jamais n'avait-t-elle vu une telle horreur ! Et bon dieu, il croyait que c'était ses soeurs qui avait fait cette boucherie ?

Se remettant peu à peu de ses émotions, Aliénor sortit d'une bourse en cuire quelques plantes médicinales qu'elle connaissait pour leur bien fait contre la nausée et des maux de ventres. Elle en prit deux dans sa bouche et commença alors à les mâcher lentement. Il était conseillé de les prendre en tisane mais aussi de les prendre directement en voie orale. Il fallait alors mâcher et avaler la substance qui sortaient des feuilles et qui se mélangeait avec la salive. Le goût était infecte, mais c'était là un moyen radicale pour lutter contre le vomissement. Elle se retourna ensuite vers Fenrir, qui était dressé fièrement sur ses pattes avec son poils hérissés et sa méfiance légendaire.

- Mon ami, approche et laisse le bon monsieur tranquille... Tu vois bien qu'il n'est pas là pour me tuer !

C'était un moyen direct qui fit grogner de plus belle le loup blanc. Il abdiqua, sans quitter du regard l'homme au bâton qui étincelait. Il se positionna alors derrière le cadavre et s'assit, fier et droit comme un gardien de ces lieux, le regard remplit d'agressivité.

- Veuillez l'excuser, lâcha Aliénor à l'intention de l'inconnu, il n'aime guère les étrangers... Mon nom est Aliénor, et vous ?

Maintenant qu'elle était plus prêt de lui, elle remarqua son teint étonnement pâle mais surtout ses deux yeux aux pupilles fondues. Peut-être était-ce un Yorka pour avoir cet aspect ? Elle trouva en tout cas son regard réellement fascinant ! Quoi qu'il en soit, elle se mit à genoux près du corps sans vie et observa la plaie présente sur le ventre. Elle était assez importante et elle avait une folle envie de plonger sa main dans ses entrailles pour voir si le coeur était toujours là. Ce qui était assez ironique car elle était définitivement horrifiée par la sauvagerie opérée sur ce corps. Elle voulait aussi inspecter ce corps pour voir s'il n'y avait pas de traces autre part, comme dans le dos par exemple. Alors, tandis que ses doigts glissaient sur l’emblème des Cavaliers de Sharna sur sa cuirasse, elle demanda à l'étranger :

- M'aideriez-vous, si besoin est, pour le retourner ? Je voudrais voir si il ne présente pas d'autres marques.

L'aspect qui était intéressant en étant une Rôdeuse, c'était la fascination de vouloir analyser minutieusement les cadavres. Intervint alors un jeu où il fallait identifier les traces dont avait laissé le meurtrier. Certaines fois, il était possible de trouver le coupable, mais il était plus difficile quand il s'agissait d'une créature encore inconnue de la Rôdeuse...

Alors qu'elle voulait retirer la cuirasse du cavalier, elle entendit quelqu'un s'approcher, la retirant ainsi de ses pensées tandis que son loup grogna.


~ Aliénor's Theme ~


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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mer 11 Jan - 21:58

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Jeu 12 Jan - 0:37

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Veto Havelle

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Jeu 12 Jan - 2:51

[Prélude]

Noathis. Ce magnifique paysage à la flore luxuriante et sa faune surprenante. L’une comme l’autre étaient dites des plus dangereuses. Ce serait la première fois que Veto y venait et une étrange sensation dévorait le creux de son ventre depuis l’annonce de cette mission. Ce fut une nuit sans rêve qui précéda leur départ et aucune autre après ne changea cela. Il mettait ce drôle de sentiment sur le compte du contexte. C’était sa seconde mission et la dernière avait beau s’être soldée plutôt bien au final, elle n’avait pas moins virée à la catastrophe la plus grande partie du temps.

Sortant de sa tente, il s’étira une seconde et puis resta à contempler la lisère de la forêt impénétrable. Il était officiellement caporal-chef mais sa dernière mission plus que houleuse faisait qu’officieusement, il avait bien compris qu’il était encore à l’essai. Le faible nombre d’homme qu’on lui avait confié et l’importance de cette expédition se compensaient tous deux.
Un caporal-chef cimmériens commende normalement six hommes avec l’aide d’un caporal. Lui n’avait eu droit qu’à quatre hommes et aucun caporal. Mais qu’importe. Il n’avait que faire de ce détail. Il fallait encore qu’il fasse ses preuves ? Et bien soit !


-Debout. C’est l’heure !

Annonça-t-il fort en bottant une bosse qui dépassé d’une autre toile. Un grognement retentit. Cela faisait une heure qu’il était debout et réfléchissait à comment entrer dans cette forêt. Deux autres de ses hommes s’était levé en même temps que lui et s’étaient affairé au petit-déjeuner ou autres préoccupations du campement.

-Casparos et Mirior. Vous démontaient votre tente et vous préparait le paquetage minimum. Les marmottes, vous avez gagné le droit de garder le camp.
-Quoi ? Mais j’ai monté la garde toute la nuit ! Pourquoi je suis obligé de rester ici ?
-Tu viens de le dire : tu es déjà en manque de sommeil. Et puis je n’ai pas confiance en la feignasse pour tenir son poste toute notre absence.
-Bon…
-« Oui mon caporal-chef. »
-Oui mon caporal-chef. Pardon mon caporal-chef.
-Bien. On lève le camp dans une demi-heure vous autres. Et lève-moi cette larve !


Un nouveau coup de pied vint botter la bosse de toile, plus fort cette fois. Pour preuve, le grognement laissa place au cri de douleur. Lignare se retint de rire et repassa sa tête à l’intérieur de la tente avec un « oui mon caporal-chef » très enjoué.

*

-Encore un. C’est immonde… Ah ! Et puis qu’elle puanteur !
-Arrête de te plaindre, tu pourras respirer par la bouche.
-On avance. Les cadavres sont de plus en plus décomposés. On se rapproche de la source.
-Pas très pure la source, si vous voulez mon avis, caporal-chef !


Trois jours qu’ils arpentaient cette forêt. Le sort avait voulu que ce fut la veille au soir qu’il découvre un des cadavre d’animaux suspects. Veto avait toujours été chanceux, comme si les fées s’étaient penchées sur son berceau. Lorsque certains riaient en lui lançant cette moquerie (car il ne pouvait en être autrement de cette formule au sortir de la bouche d’un militaire) il souriait jaune en se remémorant son passé oublié et les quelques bribes traumatisantes qui lui en restaient.

-J’entends quelque chose !

Les trois hommes se figèrent, guettant, l’oreille tendue. Comme un écho de voix perçait à travers les arbres.
D’un signe de la main, le meneur indiqua à ses hommes de le suivre en silence.
Ils n’avaient pas l’habitude de cet environnement. Les échos réverbérés par la végétation failli les perdre une ou deux fois et finalement, le son des voix s’éteignit.

Les trois hommes restèrent cependant silencieux car ils se doutaient tout près de leur origine.
S’écartant légèrement sur le signe de leur supérieur, les deux gardes formèrent une ligne. Avançant le plus silencieusement possible, ils n’évitaient pas quelques craquements de brindilles et autres remous de feuille. On ne s’invente pas chasseur de gibier forestier après des années à arpenter les steppes glacées.
Soudain, repoussant un épais taillis, Veto se retrouva dans une clairière sans s’y attendre. Devant lui, une louve noire était menaçante. L’apparition de ses deux comparses à leurs tours et le fait qu’ils soient tous trois armés la dissuadèrent peut-être de les attaquer.
Légèrement tendu, le corps prêt à l’affrontement, le jeune Havelle se permit un coup d’œil à l’assemblée déjà présente et crut reconnaître un visage familier.


-Ash ?

Le glaive au clair, Veto eut peine à ne pas l’abaisser comme ses deux compagnons qui reconnurent l’homme qui les avait menés en mer. Cependant, de voir les autres personnes présentes et surtout qu’un modèle bien plus gigantesque que celui qui les menaçait déjà étaient un frein à tout désarmement.

Le cadavre, lui, était un bon signe. Ils puaient, étaient sales et commençaient à fatiguer de rechercher ce corps que de son vivant on aurait plutôt cherché à fuir. Veto prit la parole.


-Je suis le caporal-chef Havelle. Voici les secondes classes Casparos et Mirior. Nous sommes envoyés par Hellas pour enquêter sur cette rumeur. S’il y a vraiment une créature dangereuse dans cette forêt, la sécurité de notre pays frontalier est en cause. Enquêteriez-vous sur cette affaire vous aussi ? Serait-il possible que nous adoptions une posture moins agressive ?

L’idée que des loups soient apprivoisés ne lui semblait pas exubérante. Il avait déjà vu telle chose.

Un magicien affiché, deux étranges rôdeuses, un prédateur trop grand et un de taille normal mais déjà de trop… Et un bon compagnon de route… Était-ce une équipée que des militaires pouvaient rêver ? Peu sûr…
Mais dans quatre jours, si ses compagnons à la lisière de la forêt n’avaient toujours pas de nouvelles, ils devaient retourner au pays. Ils n’avaient plus de temps à perdre. Si ces personnes avaient déjà débuté l’enquête, ce serait forcément un plus.

N’osant trop s’approcher de l’animal dont ils avaient déjà affronté nombre de congénères de taille normale dans le désert de glace pour protéger leur cité ou leurs propres vies, ils restèrent à l’orée du bois, l’épée toujours à la main mais désormais basse.
Ils étaient habillés d’armures de cuir épaisses complètes, de pantalons de toile bleue et de chemises à manches longues de la même couleur. Sur le centre de leur plastron en croute traité, le symbole de Kesha était gravé sur une petite plaque d’acier. Un blond aux iris bleu gris pour mener deux bruns aux yeux respectivement noisette et verts. Si leurs physiques n’avaient été si différents, peut-être ces tenus les auraient-elles fait passés pour frères triplets.

Cette pensée et la vue du capitaine Uroll qui réveillait tant de souvenir manqua d’arracher un sourire au garde cimmérien qui reposa son regard sur l’animal. Il n’avait pas vraiment peur de lui. Simplement, il savait que comme toute créature, il était capable de se défendre quand il se sentait menacé.


Dernière édition par Veto Havelle le Dim 22 Jan - 23:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Sam 14 Jan - 5:24

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Sam 14 Jan - 13:16

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Dim 15 Jan - 1:33

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Le Messager

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Dim 15 Jan - 3:46

Tant de personnes différentes au chevet d'un homme qui ne le méritait sans nul doute pas. Un cadavre putride, des odeurs nauséabondes, et un mystère qui demeurait toujours aussi sombre. Des interrogations, et une absence totale de réponse. Une tête, une épée non souillée, un corps déchiré. Qu'est-ce qui avait pu commettre une telle chose?

Mais Ivan n'avait pas été le seul assassiné, il y avait de nombreux cadavres qui parsemaient maintenant les chemins, d'animaux de toutes sortes. Eux aussi donnaient l'impression d'avoir été dépecé sauvagement, les entrailles ouvertes, dévorés? Peut-être... peut-être pas. Il n'y avait pas de traces de crocs, mais des marques, c'était certains. Curieuses les marques, l'empreinte de l'assassin? La griffure de la bête ou celle de l'arme d'une Eryllis? Tout cela ne faisait que s’épaissir.

Toutefois, ne pensez-vous pas qu'il manque un pion? Ne manquait-il pas un regard? Pensiez-vous que vous seriez... seul? La vallée demeurait toujours étrangement silencieuse, peut-être bien plus encore à ces instants alors qu'une petite foule s'amassait, étonnée autour du cavalier décédé. L'atmosphère se faisait même de plus en plus tendue. Puis brusquement, sans que l'on en distingue le bruit ou le cliquetis métallique, un homme apparut en sortant de l'ombre et des broussailles. Et si on le regardait, pendant un instant on aurait eu l'impression de voir un spectre, un revenant, un visage si ressemblant et si proche... de celui d'Ivan Mackori.



Il arborait une armure avec le symbole de Sharna, il avançait lentement avec un sourire cynique sur le visage, ses cheveux blancs dégageant son visage... et des yeux de mort. Toutefois, à ne pas y tromper, les cadavres ne se dédoublaient pas. Et si le trouble vous envahissait, il n'y avait rien de plus normal devant un tel mirage. Une entrée réussie.

" Ces chiennes sauvages ont toujours eu une dent contre mes frères et moi. Il n'y aurait rien de surprenant pour que l'un d'elle soit responsable. "

Une voix grave et calme, et une manie curieuse de se passer la langue sur les lèvres. Dégoutante et embarrassante attitude pour qui croisait son regard.

" J'ai été envoyé ici pour trouver le responsable de ce charnier.. et régler mes comptes. Et peut-être même ramener la tête de ce faible à Démégor... mais vu ce qu'il en reste, je pense que cela ne sera pas très utile. Après tout, il a trouvé sa juste place. Un cadavre ambulant ou un cadavre à terre, il n'y a pas tellement de différence. "

Un homme charmant en somme qui jetait un froid radical sur tout ce petit monde. Mais n'est-ce pas étrange qu'il soit apparu de nul part? Quoique... on parlait d'un cavalier de Sharna, non?


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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Dim 15 Jan - 16:16

Quand on regardait le petit albinos on n'avait pas vraiment l'impression d'avoir affaire à quelqu'un qui se plaigne des environs. Bien entendu que sa barrière de vent soufflant autour de lui ne couvre pas l'odeur de mort qui regne sur le paysage. Le simple silence énonce qu'il préfère éviter de se prononcer par simple interet. Il utilise deux magies de détections mais rien de dit qu'il sentira tout se qu'il arrivera ici. Ses yeux, ses oreilles sont également une certaine magie que de pouvoir sentir la présence rien qu'en les regardant ou en les entendant de toutes les directions possibles. Bien que ses yeux soit utiliser pour observer les mort, la présence d'une jeune femme ne passa pas inaperçu quand Duscisio se retourna à pointa la lumière blanche de son bâton dans sa direction. Un loup l'accompagnait et ne semblait pas apprécier l'albinos qui n'avait aucune intention agressive. L'inconnu pousse souvent à montrer ses crocs en premier avant de savoir se que veux faire la personne viser.

La jeune femme n'eut pas besoin de lui dit de baisser sa garde. Il le fit naturellement en remontant son bâton pour poser l'une des extrémités sur le sol tout en continuant à avoir une certaine attention sur son environnement pendant que la jeune femme se dirigeait vers l'être sans vie qui gisait sur le sol macabre. Son loup calma ses intentions à la phrase simple de sa maitresse qui continua de parler à son intention et pourquoi il agissait ainsi. Se présentant elle demanda naturellement qui était l'albinos ici présent. Il ne répondit pas même après un long instant de silence pesant se qui provoqua un intéressement plus important après s'être fait dévisager pour son apparence. Comment il le sait ? Depuis le temps qu'il connait ce regard les conclusions viennent vite. Mais il avait grandement changer en si peu de temps, on dirait quelqu'un d'autre. Ceux qui ne l'ont pas connu avant ne peuvent en dire d'avantage.
Une autre personne arriva, ses paroles sortent d'une sagesse sans nom n'avait pas vraiment sa place. Duscisio garda tout de même un silence de mort toujours sur une autre arriver éventuelle d'une autre personne avant d'agir pleinement. Il se faisait encore dévisager sur ses particularités physiques. Ignorant totalement ce regard, Duscisio ne se contentait que de regarder se que faisait la jeune femme précédemment arrivée, le nouveau lui accompagna celle ci dans la reconstitution du mort en approchant la tête de ses épaules respectifs. Reprenant l'attention sur les deux premiers arrivant l'homme soumit une question pour conclure à la mort de cette homme. Duscisio ne faisait toujours rien, de plus en plus pensif il réfléchissait. La mauvaise rencontre semblait évidente, mais il ne connait pas assez ses cavaliers de Sharna pour les juger. La seules choses qu'il sait sont qu'il sont peut-être responsable de la disparition de son peuple maintenant oublier. En est t'il son dernier représentant en ce monde ça il l'ignore. Personne ne s'est manifester comme étant l'un des siens.
L'autre conclusion sur la résistance de cette homme avant sa mort semblait évidente, dans l'expression de douleur il y avait une part de surprise. Comment savoir se qu'il s'était passer ? Personne ne pouvait le savoir si se n'est le mort lui-même. Une intervention divine pour que l'on est sa parole et les étudier s'il vous plait ? Une ultimes question avant qu'une autre personne n'arrive lui fit oublier cette propre question avant qu'il n'ai eu l'intention cette fois de répondre. Son silence prouva une fois de plus qu'il avait senti une personne approcher via sa magie et ses oreilles.

Une autre femme. Les Elyllis semble se manifester à cette menace et cette accusation que les rumeurs ont rependue. Il n'y avait rien d'étonnant à cela. Ce n'était pas vraiment une surprise. Encore le fait qu'un autre loup arrivait sur les lieux semblait que cette animal était très priser chez les amazones. Sa présence sur le sol et dans l'air brisa son invisibilité quand Duscisio pointa ses yeux vers elle avant qu'elle n'apparaisse d'elle-même. Elle aussi porta vite son attention sur l'homme sans vie qui avait encore attirer une personne qui ne se faisait pas discrète à cause de son entourage qui ne se cachait pas en énonçant l'odeur. On les entendait de loin, porter attention à ses hommes n'avait pas l'air d'être entreprit par l'albinos qui regardait tout le monde d'un air impossible à en déterminer l'intention. Il présenta ses sbires bruyants sans que Duscisio en retienne les noms, les surnoms par contre était déjà présent dans sa tête s'il vint à en placer une avec toutes ses arrivées soudaines qui ne semble pas le gêner plus que ça. Relâchant toutes agressivités en baisant quelques peu l'utilisation de sa magie qui se faisait sentir par la lumière de son bâton qui suivait la puissance utilisé pour celle ci sans néanmoins disparaître totalement. Il se présenta à son tour et Duscisio ne répondit que par un bref oui de la tête, toujours sans prononcer un seul mot.
L'arrivé d'une autre personne – encore – fut remarquer par des paroles sur le respect des morts. Duscisio ne pouvait s'empêcher cette fois de parler en connaissance de cause mais se retenu un maximum pour ne pas ébruiter d'intentions mauvaise à l'égard de tous.
L'albinos semblait connaître beaucoup de chose pour exposer une telles idées. Ne cherchant pas à aller trop loin, Duscisio referma sa bouche avant de dire quoi que se soit. Son humeur ne semblait pas au plus haut point au vu qu'une accusation trop exposer est à l'origine de ce rassemblement.
La jeune femme énonçait ses intentions comme la plupart de ceux ici déjà présent. Les questions se posait une à une avec empressement. Inutile de le dire. Cette affaire l'intéressait au plus haut point, l'eryllis ne supportait pas l'accusation qui était porter sur sa castre. Comment ne pas en être ainsi ? Duscisio aussi l'est mais de l'exprime pas avait autant d'ouverture. Restant spectateur avant de montrer sa personnalité et ses qualités au moment le plus opportun. Mais quand la nouvelle Eryllis manifesta ses paroles Duscisio portant une attention particulière. Les cavaliers de sharna sont connu pour provoquer des guerres d'où le fait d'avoir prononcer de telle parole. La guerre. Quoi rêver de pire ?

Une nouvelle personne arriva sautant au sol. Duscisio ne l'avait pas senti ni remarquer. Sa propre présence n'étant pas vraiment humaine il n'avait pas porter attention à cette présence plutôt étrange. Le fait que celle ci se soit manifester dans un silence plus ou moins remarquable attirait le regard de Duscisio. Portant attention sur le corps sans vie avant de porter attention sur le groupe. Le fait de soulever le corps pourrait apporter quelques chose plus. Duscisio regarda le corps à nouveau jusqu'à l'arrivée d'Isaril, son chef de clan qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs mois, trop occuper à gagner de quoi vivre et a porter une attention particulière à un entrainement particulier.
Quand le chef de clan arrivait au moment ou des pistes éventuelles était annoncé, il répondit en des termes aussi sage que d'habitude. Duscisio étant totalement d'accord avec ses paroles, ne pas se fonder sur des rumeurs, lui fit geste de faire un oui de la tête pour prouver qu'il avait raison, toujours sans prononcer un seul mot. Ne portant plus attention au alentour, ne sentant aucune autre présence l'impressionnant se produisit.

Un regard qui ne se fit sentir dès le début, une présence qui se manifesta en même temps qu'une poussière noire autour de Duscisio qui n'envisageait rien de bon. La surprise étant en visite dans les yeux de Duscisio qui se voyait ses pupilles plus fendu qu'avant était figer sur place en voyant un homme apparaître tel un fantôme dans ce lieu de mort. Totalement troubler par une tel apparition, Duscisio ne pouvait que rester spectateur. La ressemblance avec le corps sans vie était impressionnante, ses paroles étaient autant accusatoire qu'on ne pouvait le croire. Encore des paroles qui exprimait une haine envers les Eryllis. Un coup monté ? Se ne serait guère étonnant de savoir que ce cavalier cherchait en tout point à provoquer une chose terrible par ses paroles et sa propre mort. Il utilise sa propre mort, ou illusion de mort pour provoquer le trouble. C'était réussit. Paralyser, Duscisio ne pouvait parler ni agir. Il disait être ici pour trouver le responsable de tout ceci et régler ses propres comptes. Un esprit malfaisant ? Il ne savait pas s'il y avait une présence. Sa magie totalement troubler par se qu'il se passait il ne sentait plus rien. Limiria voyait son éclat augmenté et diminué rapidement à répétition. Il prit son calme en patience après qu'il est fini de parler pour répondre à ses provocations dénuer de sens.

C'est totalement absurde. Pourquoi les Eryllis ferait une telle chose ?

Prenant un ton entre la terreur et l'agressivité, Duscisio refusait de croire que les Eryllis était responsable. Il refusait catégoriquement... Les paroles d'un cavalier de Sharna troublerai t-elle à ce point un Fallacien de renom, sur sa sagesse ? Ou simplement de provoquer une confusion total à leur égard ?


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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Jeu 19 Jan - 3:31

Non seulement une personne fit son entrée, mais il le fit avec une discrétion semblable à un Titanius gambadant comme un biche. A savoir, aucune discrétion. Aliénor trouvait qu'il y avait même un certain culot venant de sa part de débarquer ainsi en criant, plantant l'épée du mort sur l'herbe, comme le nouveau sauveur du cavalier pour lui avoir ramené son arme. Pourtant, cette entrée fracassante et bien comique réussit à arracher un sourire de la part de la Rôdeuse qui sentit le regard noir du loup blanc sur ses épaules. Ce n'est pas le moment de rire dans une telle situation ! semblait-il dire en dévisageant le nouveau venu avec agressivité. Celui-ci alla inspecter ce qu'il restait de la tête avant de voir l'état du corps en lâchant une boutade qui fit hausser un sourcil d'Aliénor. Quel curieux personnage... Il s'éloigna ensuite du groupe, avec un discours sur le lien entre Sharna et ses cavaliers, avant de poser une question à elle et aussi à cette personne qui n'avait toujours pas ouvert la bouche. Cette fameuse question qui déplaisait à Aliénor et qui condamnait les Eryllis.

La Rôdeuse fit la sourde oreille, n'ayant pas envie de donner une éventuelle réponse de peur que ses émotions la trahissent... Mais une autre personne, surgissant de nul part, répondit à cet effronté. Une Sindarine, qui n'était guère inconnue à Aliénor. Celle-ci écarquilla des yeux à sa vue tandis que son loup lâcha un grognement frustré en voyant la louve qui l'accompagnait. Oui, monsieur n'aimait pas la compagnie des femelles mais que voulez-vous, c'est un loup solitaire... Quoi qu'il en soit, l'Eryllis fut soulagée en voyant qu'une de ses soeurs serait présente à cette affaire. Au moins, elle ne serait plus seule à supporter les propos des autres contre sa caste. Mais elle fut tout de même étonnée de voir que Siriel avait voulu assister à l'enquête. C'est que beaucoup de rumeurs planaient sur sa tête, notamment la responsabilité de la mort d'une de leurs soeur. Bien que Sighild l'ait, en quelques sortes, gracié, elle ne savait pas trop quoi penser d'elle. Elle ne connaissait pas assez la Sindarine pour porter des jugements sur elle... Quoi qu'il en soit, imitant la jeune femme, elle fit comme si de rien était et feignit qu'elle ne la connaissait pas en la laissant observer de plus près les blessures du mort.

Soudain, des bruits se firent à nouveau entendre autours d'eux, arrachant un grognement à Fenrir et à nouveau de la méfiance chez Aliénor. Finalement, trois hommes sortirent des feuillages et leur aspect frappa aussitôt la jeune femme. Pas étonnant qu'ils fassent autant de bruit dans un milieu forestier quand il s'agit des hommes venant de Cimmeria. La Rôdeuse avait reconnu leur uniforme pour avoir séjourné à plusieurs reprises dans ce continent du grand froid. Le blond se présenta en tant que caporal-chef venu de la cité d'Hellas pour enquêter sur la mort du cavalier de Sharna. Il se nommait Véto et les deux jeunes gens à ses côtés se nommaient Casparos et Mirior. Face à ses questions, Aliénor lui répondit d'une voix suave :

- Il semblerait, qu'en effet, nous sommes rassemblés dans le même but que vous, Caporal. Votre aide est aussi la bienvenu...

C'était en quelques sortes une invitation de sa part pour qu'il adopte une posture moins agressive, comme le disait-il. Mais à peine ses mots sortis de la barrière de ses lèvres qu'une autre personne intervint. Cette fois, une étrange femme aux paroles des plus singulières qui arracha une drôle de tête à Aliénor et à son compagnon qui pencha la tête sur le côté. Apparemment, elle voulait que les personnes ici présentes aient plus de respect envers le mort. La Rôdeuse ne voyait pas en quoi elle manquait de respect, il fallait bien punir le responsable de son trépas, n'était-ce pas, justement, en sommes un moyen d'avoir du respect envers lui, un cavalier de Sharna qui méritait surement de croupir ainsi ? Enfin, quoi qu'il en soit, elle se présenta en tant qu'envoyée de l'Ordre des Gélovigiens. A l'ouïe du nom de cette caste, Aliénor afficha un sourire en coin. La relation qu'elle portait pour ses hommes de foie était bien ambiguë... Au moins, elle ne portait pas une réelle animosité envers les Eryllis, c'était au moins ça.

Soudain, un claquement retentit et cette fois, Aliénor dégaina ses dagues par réflexe alors qu'elle tendit le bras pour empêcher l'assaut de son compagnon. Sous ses yeux ébahis, un aigle se transforma en une jeune femme à l'allure non des plus chaleureuse. D'ailleurs, la manière dont elle avait répondu à Simalia fit froncer les sourcils de l'Eryllis. Cette dernière, qui rangeait ses dagues dans ses fourreaux, et son compagnon se promirent d'avoir à l'oeil cette nouvelle venue... En parlant de nouveau venu, il en avait justement un qui fit son entrée sans qu'Aliénor put l'entendre arrivé. Et quelle fut sa surprise quand elle reconnu le chef des Ascans !

- Isaril... Murmura-t-elle si bas que seul le cadavre aurait put entendre.

Mais que faisait-il ici, loin de l'île El Bahari ? En voilà une coïncidence de le rencontrer dans ce lieu maudit. S'il y a bien un personne qu'elle s'attendait pas à voir, c'était bien le chef de son défunt maître. Quoi qu'il en soit, il semblerait qu'il soit intéressé par cette affaire et d'une voix forte et sage, il annonça son point de vu sur la divergence d'opinion présente dans cette assemblé. Aliénor sentit soudain son regard se posait sur elle, lui arrachant un sursaut, ainsi que sur l'homme à ses côtés qui n'avait encore dit un seul mot, avant de se placer à côté d'elle et observer à son tour le cadavre.

Eh bien, eh bien... Décidément, il y avait bien des personnes qui voulaient élucider ce mystère autour du fervent de Sharna... Chose qui exaspéra Aliénor qui lâcha un long soupir. Une ou deux personnes, ça pourrait aller... Mais là ! C'était beaucoup trop ! Un peu de compagnie ne faisait, certes, pas de mal mais la Rôdeuse se sentait réellement mal à l'aise tout comme son compagnon. Fenrir semblait perdre peu à peu son sang froid, inquiétant la Terranne sur son état de santé. Doucement, elle leva une main dans sa direction et le loup blanc se hâta de venir à elle pour frotter son front contre cette main chaleureuse.

- Pourras-tu supporter tout ce monde, mon ami ? Demanda-t-elle d'une voix suave que le zéphyr. Je ne veux pas avoir d'autres cadavres dans les bras... Tu devrais me laisser, je ne suis plus seule à présent.

Elle lui offrit son plus doux sourire qu'elle réservait seulement à son compagnon. Il savait qu'il était tout le temps préoccupait pour elle, mais elle avait raison sur un point ; elle n'était plus seule, Siriel, une de ses soeurs était présente, tout comme Isaril à ses côtés, à qui elle avait accordé sa confiance.

- Si jamais ta folie te rendrais aveugle, promets moi de partir sur le champs...

Fenrir lui fit la promesse, à contre coeur cependant, en lui léchant doucement la main. S'il perdait son sang froid, il devra laisser sa Terranne seule avec tout ces humanoïdes. L'idée ne lui plaisait pas et c'est en lâchant un grognement frustré qu'il s'éloigna du cadavre pour se coucher plus loin. Aliénor sourit et mâcha doucement les herbes médicinales qu'elle avait en bouche pour calmer ses nausées. A force d'avaler la substance et de rester au près du cadavres, elle finit pas s'y habituer, mais légèrement, à cette odeur nauséabonde. Disant, qu'elle la supportait. Mais si jamais elle n'avait plus ces herbes, quelques choses lui disait qu'elle va perdre connaissance à force de respirer ce parfum immonde.

Alors qu'elle s'apprêtait à enfin se pencher sur ce cadavre, Fenrir se mit subitement sur pieds, le poils dressés et des grognements des plus menaçants sortant de ses babines retroussées. Alertée, Aliénor fit volte face et retint de justesse un cri d'horreur. Un homme, tout droit sortit des Ténèbres, s'était avancé vers le petit groupe d'une démarche sinistre tandis qu'un effroyable sourire était gravé sur ses lèvres. Sentant la chaleur de son sang se dérobait, l'Eryllis fit un pas en arrière tandis que la terreur se lisait dans ses yeux dissimulés sous sa capuche. D'un effort surhumain, elle réussit à détourner son regard du nouvel arrivant afin d'observer le cadavre puis en portant à nouveau son regard sur l'inconnu. La ressemblance était des plus frappante mais Aliénor tenta de se convaincre que cet homme n'était pas le défunt tout en calmant les pulsations de son coeur.

Tandis qu'elle tentait de retenir Fenrir de ne plus faire un pas de plus, l'homme se mit à parler d'une voix au timbre perfide. Il accusait les Eryllis, allant jusqu'à les traiter de chiennes. Aliénor grinça des dents face à cette remarque des plus cinglante mais faite sur un ton presque envoûtante, comme la langue fourchue d'un serpent. En parlant de langue, l'inconnu avait la manie de passer la sienne sur ses lèvres et cela arrachait des frissons d'horreurs, voir de dégoût à la jeune femme. Soudain, le jeune homme qui n'avait pas dit un seul mot depuis qu'ils se sont rencontrés, ouvrit enfin la bouche et contre toute attente, il défendait les Eryllis ! Aliénor n'en croyait pas ses oreilles et fut littéralement ébranlée par cette surprise. Finalement, elle n'était pas si seule que ça pour protéger ses soeurs face à ce cavalier. " Mais qui Diable est-ce cet homme sinistre ?! " Songea-t-elle en murmurant à son compagnon de reculer, chose qu'il fit en gardant son agressivité. " Par pitié, Fen, faîtes qu'il garde son sang froid ! Quelque chose me dit que mon ami ne fait pas le poids contre cet inconnu... " pensa-t-elle en dévisageant avec méfiance le nouvel arrivant. Celui-ci se présenta en tant qu'envoyé de sa caste afin de ramener son compagnon (enfin, si on pouvait dire ça vu les remarques désobligeantes qu'il faisait sur ce dernier) à Démégor. Ce simple nom suffit pour provoquer d'horribles frissons dans le dos d'Aliénor. Ainsi donc, Démégor en personne s’intéressait à cette mort des plus mystérieuse ? Ce n'était pas franchement des plus rassurant. La Rôdeuse secoua la tête comme pour se ressaisir. S'il veut se pencher sur le corps d'Ivan, il va falloir qu'elle fasse toute ses petite magouilles avant qu'on lui arrache de ses mains le cadavre. Car la mademoiselle avait des choses à faire qui n'était pas très saint et qu'elle espèrait que la Gélovigienne ne sortira pas de ses gonds.

Ainsi, Aliénor retira ce qu'il restait comme vêtements portés par le cavalier. Elle lui retira ce qui semblait être une chemise et son pantalon ensanglanté. Il fallait qu'il soit le plus dénudé possible, mais elle lui laissait le caleçon par pure charité. Elle se pencha ensuite sur ses blessures et constata qu'il présentait des sortes de griffures près de sa plaie immonde mais aussi autour de son ventre. Continuant les recherches avec un sérieux inébranlable, elle chercha dans chaque recoins de son corps afin de voir s'il n'avait pas d'autres blessures. Elle trouva rien de plus que des hématomes mais elle trouva bien des choses au niveau de ses mains. Elles étaient ensanglantés, poisseuses et recouverte d'une étrange substance.

- Qu'est-ce donc ? Demanda-t-elle à mi-voix en fixant cette chose.

Elle sortit aussitôt un morceau de tissus de sa sacoche, destiné à couvrir des feuilles médicinales qu'elle trouvait, et essuya cette chose bien étrange qui ne devrait pas être dans les mains du mort. Elle garda donc précieusement cette substance avant de continuer son inspection. Les ongles d'Ivan était souillés mais aussi abîmés... Aurait-il tenté de griffer quelqu'un ou quelque chose ? Il y avait-il un rapport avec cette substance trouvée sur ses mains ? Allez savoir, mais cela devenait réellement intéressant. Elle posa ensuite son bras sans vie au sol et regarda avec dégoût cette plaie béante sur son ventre. Les personnes présente autours d'elle pourraient voir un frisson lui parcourir le dos tandis qu'elle mâchait nerveusement les herbes dans sa bouche. D'un regard suppliant, elle fixa Fenrir comme si elle espérait qui lui vienne en aide. Ce dernier, lui répondit par un simple grognement avant de fixer à son tour la plaie. Il ne savait pas pourquoi elle devait le faire, mais il se doutait qu'elle n'avait pas le choix. Aliénor lâcha un long soupir découragée et commença à remonter les manches. Elle tente de repenser à son maître qui avait fait ce geste bien de nombreuses fois sous le regard horrifiée de son apprentie. Elle avait elle même fait ce geste sur des animaux morts, mais sur un cadavre d'un homme en si mauvais état, c'était bien différent !

- Veuillez me pardonner... lâcha-t-elle à l'intention d'Isaril, qui a été le dernier à se pencher sur le cadavre, mais aussi à toute les personnes qui regardaient à présent ce qu'elle allait faire.

Et sans crier gare, elle plongea subitement la main dans les entrailles du mort. Aussitôt, un gémissement de dégoût et de frustration sortit de la barrière des lèvres d'Aliénor qui respirait avec difficulté. En remuant ainsi ses tripes, l'odeur était insupportables et la jeune femme se pressa de mâcher les herbes en chantonnant une chanson pour lui faire oublier qu'elle avait tout l'avant bras dans le ventre du mort. Ce supplice dura que quelques secondes, mais s'en fut assez pour la Rôdeuse. Retirant son bras poisseux, elle se releva subitement et courut contre un arbre. Aussitôt, elle régurgita ce qu'elle avait dans l'estomac. Finalement, la nausée eut raison d'elle... Après avoir vomit tout ce qu'elle pouvait dans les buissons, elle respira lentement afin de retrouver son souffle sous le regard compatissant de Fenrir et peut-être de quelques personnes. Finalement, elle sortit un long tissu de sa sacoche, qui servait en réalité de serviette, et essuya son bras poisseux en retournant près du corps en titubant. Elle en profita pour mettre de l'eau sur son bras et frotta avec des herbes qu'elle gardait pour faire de la tisane pour parfumer son avant-bras afin de cacher l'odeur. Et voyant tout ces regards posés sur elle, elle répondit d'une voix sombre :

- Mort ou non, un homme devrait avoir des organes... Hors, certains ont disparu du corps d'Ivan Mackorl. Et je ne vois pas l’intérêt pour une personne de les retirer...

Jetant à terre le tissu poisseux, elle se pencha à nouveau près du corps. Oui, même après avoir remué les tripes du mort et avoir fait remonté de fortes effluves des plus répugnantes, la jeune femme voulait encore observer le cadavre. Dira-t-on qu'elle est folle ou courageuse, ou peut-être bien des deux, mais la Rôdeuse s'en fichait, elle faisait simplement son boulot... Mais cette fois, c'est le dos qui l'interessait, elle voulait voir s'il y avait d'autre marques. Alors, prenant une grande inspiration, elle retourna le corps puant sur le ventre. L'avantage d'avoir régurgité tout ce qu'on avait dans l'estomac, était qu'on avait peu de nausée maintenant, même sous l'effet de l'odeur de la mort, bien que le dégoût était toujours présent. Quoi qu'il en soit, elle fut bien surprise de trouver un carnet. " Qu'est-ce donc ? " Se demandait-elle avec de grands yeux écarquillés. Elle tenait peut-être là un élément qui pourrait faire basculer l'affaire ! Prenant le carnet en main et se mettant sur pieds, elle l'ouvrit précieusement avec une certaine excitation. Cela ressemblait en tout point à une sorte de journal intime. Certaines phrase était illisible, voir détériorée mais dans l'ensemble il était en bon état. Aliénor prit la dernière page, mais la lu qu'en diagonale. Elle préféra remonter les évènements, jusqu'à trouver peut-être quelques choses d'avantageux. En lisant ainsi toute les trois lignes, elle tomba sur quelques chose qui semblaient être intéressantes, juste avant qu'il parle de Noathis. Elle prit alors la parole, pour que tout le monde l'entende :

- " Rien de plus méprisable que de devoir compter sur les autres. Je sais que je ne peux pas lui faire confiance mais je sais aussi qu'il est loin d'être stupide. Je ne comprends pas pourquoi ce que je cherche se trouverait là bas, mais je n'ai rien à perdre. Si c'est un piège, je viendrais le trancher de part en part, lentement et il souffrira comme il n'aura jamais souffert. Mais j'avoue que je ne saisis pas ce qu'il va y gagner... ça serait ironique d'avoir trouvé plus fou que moi... "

Fronçant des sourcils, elle tourna ensuite la page, sentant qu'elle avait prit en haleine certaines personnes ici présentes. Au moins, ils l'écoutaient tous en silence.

- " Je ne me souviens plus de rien. Le traitre ! Je savais que j'aurais pas dû mettre les pieds là bas. Cette satanée forêt sans fin. Comment il connaissait un endroit pareil ! Pourquoi j'ai perdu connaissance quand j'ai ouvert ce truc. Quelle merde ! Je le crèverais ! Je n'aime pas qu'on se joue de moi. Je sais même pas combien de temps je suis resté sans conscience ! Et cette satané gerbe qui n'en finit pas !!! Je me demande si je me serais pas fait avoir avec ces chiennes sauvages ! Non... elles m'aurait pas drogué... Je les crèverais aussi...."

Voilà qui était surprenant et qui laissa la jeune femme pantoise. Ainsi, il s'était bien rendu à Noathis pour faire la rencontre de quelqu'un ? Il aurait ouvert une certaine chose qui l'aurait fait perdre connaissance. Voilà qui était étrange, cependant, il n'accusait pas les Eryllis de façon direct. Non, il accusait plutôt une certaine personne qui le surnommait le " traître "... Mais qui était-il ? Serais-ce lui le meurtrier ? Ayant laissé un peu de temps aux autres de mettre leurs idées en place et sentant leurs regards insistants pour continuer la lecture, Aliénor reprit sa lecture :

- " Par tous les dieux ! Cela fait plusieurs jours que je me tord de douleur. J'ai mal à la tête et j'ai l'impression de crever. Y a un truc pas normal, je suis un gorgoroth... je devrais pas sentir ces trucs de merde. J'ai l'impression d'entendre une voix pourrie en plus. J'espère que les solutions poisseuses de Wode calmeront cette merde."

Soudain, une certaine appréhension prit possession d'Aliénor. Quelques choses n'allait pas, ça tournait pas rond ! Alors, prit par un élan angoissant, elle feuilleta plusieurs pages qui lui paraissait quelques peu insignifiantes. Finalement, elle reprit sa lecture à la dernière page, ou plutôt, le dernier texte encore lisible et qui remontait à quelques semaines plus tôt :

- " Cela fait plusieurs semaines que les mixtures de Wode me font plus rien. Je sens que je vais crever... je le sens mais j'abandonnerais pas avant de savoir ce que ce traitre m'a fait. Je vais le choper, et je vais le crever ! JE VAIS LE CREVER ! Foi de cavalier, je découvrirais la vérité..."

Aliénor se mordit soudain la lèvre. Plusieurs pièces de puzzles se sont recollés subitement et à présent, une idée lui vient à son esprit. Mais cette idée fut des plus déplaisante, voir des plus farfelus ! De plus, cela ne collait pas avec les cadavres des animaux, mais cela pouvait expliquer ce qu'elle venait de lire et ce que son corps présentait. Mais au plus profond d'elle, elle priait de tout son coeur que ça ne pouvait être ça et espérait que quelqu'un ait une idée plus censé. Elle ne pouvait cependant retirer cette pensée de son esprit qui à présent va lui hanter jusqu'à que cette affaire soit résolu... " Ô Fen ! Faîtes que je me trompe au sujet de la mort d'Ivan " songea-t-elle en se retournant gravement vers le cadavre sans vie du cavalier de Sharna. Non, c'était juste une idée farfelu, cela ne pouvait être ça... Elle jeta ensuite et à tour de rôle son regard sur chaque personne présente dans l'assemblée, voulant savoir ce qu'ils ont pensé de ce récit.


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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Jeu 19 Jan - 17:54

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Ven 20 Jan - 20:40

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mar 24 Jan - 12:08

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Veto Havelle

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mar 24 Jan - 21:41

Les loups semblèrent se calmer et les humains ne rechignaient pas à de la compagnie (à première vue). Veto rangea alors son glaive et fit signe à ses camarades de faire de même. Ils rejoignirent le groupe qui s’était très vite encore agrandit et se contentèrent de lancer de rapide coups d’œil méfiant vers le cavalier arrivé.
Les gens commençaient tout juste à oublier le lien entre Hellas et Themisto. Si par sincérité, les cimmériens ne cracheraient pas sur leurs anciens alliés, la réputation dont ces derniers n’avaient pas su se détacher depuis tout ce temps n’incitait pas à leur faire confiance. Ils risquaient à tout moment d’entacher leurs deux réputations auprès de ceux qui assimilaient encore le pays des glaces à celui des ombres.

Veto aurait voulu aller donner un coup de main à la rodeuse qui s’évertuait à examiner le corps en… profondeur. Mais il devait bien l’avouer, il ne voyait pas bien en quoi il aurait pu lui être utile. S’il ne doutait pas, peut-être à raison, de sa résistance à l’odeur qui venait déjà lui chatouiller les narines, qu’aurait-il bien pu apporter à la demoiselle ?

Soudain, l’un de ses hommes, debout à côté de la tête du cadavre, attira volontairement son attention. Discrètement, il lui signalait d’examiner le visage déformé de cette boule de chaire et d’os. Il ne mit pas longtemps à comprendre et noter la ressemblance flagrante, entre les deux cavaliers. Était-ce une coïncidence ? Mais Veto était très observateur. Et il avait déjà croisé cet Ivan et le souvenir qu’il en avait superposé à cette carcasse par terre lui permettait d’affirmer que es deux hommes étaient différents.
Et Veto ne croyait pas aux fantômes…

La découverte du journal était très captivante et la capacité d’apprentissage de Veto s’activa sans hésitation. Une seule écoute et il avait appris par cœur la moitié du récit, malgré l’agitation de ses hommes qui commençaient à murmurer en jetant des regards suspicieux aux deux dévots de Sharna plus ou moins présent, et malgré les interventions du marin dans son dos.

Restant le plus concentré possible sur l’écrit, il lâcha quelques mots à son récent compagnon de déroute.


-Je l’ai dit : Hellas s’inquiète de voir le blizzard ne pas pouvoir repousser cette créature, si créature il y a. Il faut que l’on sache à quoi s’attendre. Notre pays est frontalier à celui-ci.

Des détails peut-être important lui avait échappé. Il jetterait volontiers un coup d’œil à ce livret pour être sûr de ne rien avoir manqué.
Un piège, un mal qui ronge de l’intérieur, l’implication aussi énigmatique qu’anecdotique du cavalier Wode que Veto connaissait de nom, la mort inéluctable…
Les derniers jours de ce défunt avaient dû être des plus pénibles. Si Veto avait bien compris, il était venu ici, en était reparti infecté après avoir ouvert quelque chose… Mais pourquoi être revenu ici ? Ça n’avait aucun sens. Espérait-il retrouver ce dit traitre ou une solution à son mal ?
Dans le premier cas, ça n’apportait rien. L’autre l’aurait alors eu et il devrait être loin alors.
Dans le second, cela voudrait dire que quelque part dans cette forêt, peut-être même dans les environs, se trouvait ce qu’il avait ouvert ? Ou tout autre indice, ou commencement de piste qui aurait pu intéresser ce général avant qu’il ne succombe…
Une troisième hypothèse lui vint malheureusement. Les propos dans son carnet semblaient de plus en plus obsédés et incohérent. Suivait-il un réel raisonnement en venant agoniser dans cet endroit ?

Veto s’approcha à son tour du cadavre et s’accroupi. Rapidement, il avait porté sa manche sur son nez, préférant son odeur de crasse, d’humus et de sueur à celle des intestins éventrés et putréfiés.
Couché désormais sur son flanc, le général sans tête lui faisait… face.
Rapidement, il cessa ses précautions, avide de vouloir tester sa résistance. Expirer profondément par le nez après avoir inspiré par la bouche, c’était une manière plutôt efficace d’amoindrir les effets de l’odeur, l’odeur de la mort, si gênante.

Ses doigts coururent sur la carcasse métallique à côté de celle de chaires, examinant les rebords éventrés du plastron puis les lambeaux de peau pendant de la gorge.
Veto restait silencieux.
Son regard perplexe et sérieux parcourut rapidement les alentours de la clairière, slalomant entre les jambes des dix personnes avant de revenir sur les deux seules animaux présents.


-Ces deux prédateurs sont-ils toujours aussi nerveux ?

L’air toujours très solennel, il précisa les destinataires de sa question en fixant un instant chacune des deux jeunes femmes. Et puis il l’explicita.

-Les animaux morts que nous avons trouvé n’ont pas été tué par une bête ordinaire non plus. Et depuis que nous approchons de cette clairière et à proximité de chaque carcasse rencontrée, nous n’avons jamais rencontré d’animaux, ni charognards, ni insectes,… Que les autres soient repoussés par l’odeur, je le conçois, mais que je sache, de telles quantité de nourritures ainsi disponibles sans nécessité de chasse ne peuvent rester normalement longtemps sans attirer le moindre animal. Si les moisissures ont eu le cran de s’attaquer à ces chaires, ce n’est le cas de rien d’autre.

Il s’épousseta les mains, se sentant un peu plus sal d’avoir touché le mort et reprit.

-Un poison n’aurait pas éloigné les insectes. Il y a quelque chose de bien plus anormal qui reste ici et dans ces corps.

Le garde tournait sciemment le dos au cavalier debout. Il voulait à tout prix montrer la distance entre eux.
Il considérait que tout garde de Cimméria représentait son pays et se devait de tenir une conduite en accord parfait avec sa politique.

Il s’approcha de la tête et la pris respectueusement entre ses mains, fermant les yeux comme pour s’excuser de cet acte auprès du défunt.


-Que je sache, il en faut beaucoup pour venir à bout d’un Gorgoroth. Trancher sa tête est l’un des moyens de s’en débarrasser.

Il se serait bien gardé d’insinuer que quelqu’un ici au moins pourrait confirmer ses dires. Il reposa la tête à sa place, près du cou de son propriétaire.

-Celle-ci a été arrachée sauvagement : les lambeaux n’ont pas été sectionnés proprement par une lame. Et l’armure a été éventrée… Certainement à coup de griffes étant données les rayures trop parallèles pour être l’œuvre d’une arme, conventionnelle du moins. La puissance était importante : les sangles qui retenaient le plastron ont cédées.

Veto semblait perdu dans ses réflexions, fixant le corps, les narines retroussées.

-Cet homme n’a pas été tué par une personne. Du moins, elle n’était pas sous forme humanoïde si c’était le cas.

Bien sur, les mots Lhurgoyf, Yorka et animorphe lui venait à l’esprit mais il imaginait l’ennemi de ce général de Thémisto de grande taille et très imposante.



Lorsque Cimmeria n'a plus assez de son désert pour la protéger ;
avant que Fellel ne soit le dernier refuge ; pour la gloire de Hellas !
Debout la Garde ! Debout au milieu des tempêtes,
plus durs que les montagnes !
Levons les boucliers et montrons nos cœur glacés !
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Jeu 26 Jan - 22:18

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Lun 30 Jan - 18:10

Simalia Earil-Ganiel n'intervient pas, son tour est sauté...



L'étrange cavalier était arrivé comme un cheveux sur la soupe, ne s'étant nullement présenté, son intervention eut fait de troubler tout ce petit monde, et les dieux seuls savaient qu'il en jouissait. Il suffisait simplement d'observer son visage, son regard étrange avec ce regard changeant, cette manie écœurante de passer sa langue sur ces lèvres... Même les animaux réagissaient étrangement en sa présence, méfiants, inquiets, ne refusant à l'approcher. Il n'y avait rien de bien normal chez cet homme, ni même ces étranges propos qui ne faisaient que jeter de l'huile sur le feu en accusant les Eryllis.... seulement avait aussi le bénéfice de faire parler.

Un étrange jeune terran aux cheveux blancs semblait sortir les crocs, et cela semblait faire rire l'inconnu aux éclats, avant qu'il ne porte un regard étrangement sombre pour répondre.

" Petit... tu devrais plutôt te demander pourquoi ne l'auraient-elles pas fait, tes sauvages? Héhéhé! "

Mais le ricanement de cet homme était à glacer le sang. Malgré cette interruption inopinée, le cavalier garda le silence et observa le comportement de toutes ces personnes qu'il regardait de haut, toutes autant qu'elles pouvaient être. Lorsque l'une des jeunes femmes eut le courage de mettre ses frêles mains dans le corps putride du cadavre, il afficha une moue faussement admiratrice, typiquement hypocrite mais prouvant qu'il s'amusait de cette cruelle situation. Quand elle trouva le calepin de Ivan, bizarrement, l'enchantement du cavalier disparut, comme si il eut été agacé.

" Il semblerait que ce cadavre en avait bien plus dans la tête qu'il n'y parait... des notes mais aucune nom intéressant... non finalement je reviens sur ce que j'ai dis. Une carcasse dénuée d'intérêt. Vous perdez votre temps... "

A cet instant, le cavalier se dirigea en direction de la tête d'Ivan et la saisit par les cheveux, sans aucun ménagement. N'y avait-il donc aucun sens de la fraternité entre deux individus d'une même caste? Mais alors qu'il tenait un "morceau" de son ancien camarade, l'étranger se mit à rire face aux constatations de Veto Havelle concernant le fait qu'il y avait beaucoup de carcasses d'animaux, mais aucun charognard, sans compter sur ces conclusions sur ce qu'il tenait dans sa main et sur le comment il fut arraché.

" Hohoho! Un humain intelligent! Un qui sait se servir de ses yeux et faire preuve de réflexions en même temps. Mon cher Ivan, tu as la baraqua! "

Le cavalier prononça cette dernière phrase en portant le crâne au niveau de ses yeux, avant de la jeter, et la faire rouler au pied du Cimmerien.

" Une juste récompense... Héhéhé. "

Plus l'étranger parlait, plus il était antipathique, se jouant seulement à provoquer tout le monde. L'ironie était qu'il semblait s'amuser, et plus on avançait dans le temps, plus l'idée qu'il était là pour chercher le coupable paraissait étrange... ou il avait des méthodes bien singulières. Mais le dernier mot fut donné par Isaril et le visage du cavalier étira un sourire mystérieux.

" Qu'est-ce qui vous terrifie autant pour refuser de croire que le coupable n'est pas un animal? Vous êtes tous des créatures risibles. Héhéhéhé. "
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Lun 30 Jan - 20:37

Le désigner fantôme faisait parole en réponse du jeune albinos qui semblait sortir les crocs. Il n'était pas un animal... Le cavalier lui posa si la question était pourquoi ne l'aurait t-elle pas fait, suivi d'un ricanement sinistre. Il ne pouvait répondre mais il gardait la défensive des amazone sur les marques laisser sur le cadavre. Il ne les connaissait pas mais était près à crois à leur ignocence.

C'est ridicule...


Certaines personnes semblaient n'être pas d'accord sur le fait d'avoir autant de monde. L'une d'elle regarde les autres avec agressivité. Agréable quand certain sont censé savoir se qu'il s'est passée ici, savoir si les Eryllis sont responsable de ça ou non. Plus ça arrivait plus on se disait que cela allait se terminer en bataille ou chacune des personnes ici allait défendre ses idéaux, que se soit à la parole ou à l'usage de l'épée et de la magie. Ce n'est pas pour autant que Duscisio possède Toribrioé dans son fourreau accrocher à sa ceinture. Comme déjà dit il a changé et il se peut que l'on comprennent d'où ce changement a eu lieu. L'une des femmes présentes sur les lieux dégaina ses armes quand Isaril était arriver, le réflexe de Duscisio était bien entendu au rendez vous, sa magie se faisait plus présente, Limiria brillait visiblement plus fort jusqu'à que celle ci rengaine ses armes. Les discutions entre Eryllis ne le regardait pas. Plus il voyait de personne plus les doutes arrivaient en même temps que la situation était tendu. L'une d'elle semblait moins social que l'autre. Surveiller tout le monde serai une bonne chose... La fouille du cadavre avait déjà commencer après l'apparition du revenant chevalier. Elle paraissait déterminer mais Duscisio préférait garder un oeil sur elle pour qu'elle ne cache rien au autre. Ses paroles à mi-voix sans qu'elle ne discontinu pour montrer se qu'elle avait déjà trouver sur le cadavre. Une sacoche ? Les yeux perçant de Duscisio regardaient un peu tout se qui se trouvait sur les lieux. Le cadavre avait énormément d'intérêt. Elle se posa une question et Duscisio y répondit d'une voix tout aussi sombre, comme s'il savait déjà se qui avait fait cela :

Et si se n'était pas une personne ?

Après il fallait savoir comment ses organes avaient été retirer, ne voyant rien sur ce point là il ne voulait pas émettre d'hypothèse trop soudainement. Rien que sa question pour répondre à la jeune femme en était une mais il ne préférait pas allez plus loin.
Elle avait un certain courage de rester sur le mort alors qu'il fut déjà manipuler assez de fois pour faire de son corps une marmite ou la viande était en train de cuire et de mélanger pour un meilleurs goût. Elle avait même trouver quelques chose. Un carnet et elle en fit la lecture d'une voix assez forte pour que le silence soit de rigueur afin de savoir se qu'il y avait écrit à l'intérieur. Duscisio ne parlait déjà pas beaucoup donc le silence n'était pas bien difficile à garder. Rien que la premier phrase lui aurait obliger à se taire, la suite également. Les écrits parlaient bien des amazones de haut en bas. C'est absurde mais il fallait en être certain. Mal comprise ses mots pouvaient être très mal prit et convaincre la personne qui le lisait. Cette homme avait vécu la douleur alors qu'il ne devrait pas, ses sens étaient manipulé à ce point ? De quel remède parle t'il ? La curiosité de Duscisio se refait sentir. Le remède en question piquait Duscisio comme une abeille que un voleur de miel. Peu de temps après l'un d'entre eux remettant une hypothèse, la même que celle de Duscisio auparavant quand il parlait de savoir si se n'était pas une personne. Une créature vit ici probablement. Les doutes se mêle un peu de tout. Plus les analyse de cette personne était présente, plus Duscisio commençait à avoir un regard inquiétant. Humanoïde, griffe, déchiqueter, lambeau. Bête hors du commun finissait Isaril. Bien que l'albinos avait sa petite idée cela semblait tout simplement improbable que ce soit cette créature là, mais...

Iinalocthi. Li Goliath fi virnis ki di hichfit pir daï
Impossible. Le goliath ne vient que des contes pour enfant...


Il ne l'avait pas dit à voir basse loin de là, mais il n'avait pas dit non plus en hurlant. Le regard qu'il portait au corps alors qu'il avait ses pensées sur la possible créature. De la terreur ? Peut-être.
Le cavalier cherchait toujours à attirer l'attention, geste presque odieux au niveau du cadavre alors que celui ci lui ressemblait. La confusion qu'il cherchait à faire emmètre sur le groupe entier ne semblait pas marcher sur Duscisio. Celui ci restait impassible mais toujours dans le doute des récentes remarques faite par quelques membres, et ce cavalier qui devenait de plus en plus antipathique et c'est dernière paroles était contraire au pensée fallacienne de l'herboriste. IL ne pouvait lui-même pas savoir si c'était causer par un humain ou non... Tout indiquait que se n'était pas le cas...


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mar 31 Jan - 20:23

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Veto Havelle

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Sam 4 Fév - 4:32

Veto qui venait de reconstituer un corps dans un respect plutôt religieux perdit son masque de glace dans un froncement de sourcil en voyant ce profanateur scinder à nouveau son puzzle. Et manifestement, son comportement n’avait rien pour plaire à la plupart des gens présents. Il nota un instant cette langue qui passait et repassé, laissant cette donnée s’insinuer dans son esprit comme beaucoup d’autres choses, comme les paroles des autres.

Alors que le garde s’accroupissait à nouveau, il posa des mains réconfortantes sur le visage du défunt qui s’était tourné vers lui. Son regard sauta du blasphémateur à la gélovigienne qui s’était déjà annoncée comme très concernée par le respect du mort. Mais c’est les paroles incompréhensibles du jeune homme dénué de pigmentation qui l’interpelèrent le plus. Plissant, les yeux, il avait tenté de déchiffrait ce qu’il avait baragouinait mais cette langue lui était totalement inconnue. D’où venait-il ? D’où venaient-ils tous ? Ils étaient tous si différents.
Ash avait raison sur un point : il fallait arrêter de se méfier les uns et des autres, pourtant, il faut croire que la réputée bienveillance des prêtresses ne l’avait pas encore tout à fait imprégné.
Mais il se devait de montrer l’exemple, leur exemple.


-Ash a raison. Quoi que ce soit, c’est venu à bout d’un conseiller de la cavalerie. Nous devrions être prêts à faire front ensemble plutôt qu’à nous tarabuster mutuellement.

Il se releva, la tête d’Ivan à nouveau dans les mains, la cajolant comme pour la protéger mais se gardant bien de lancer un regard de reproche au plus instable, à première vue, du groupe. C’est perplexes que ses yeux se tournèrent vers lui.

-Et la question du capitaine n’est pas stupide du tout, sans vouloir vous vexer marin, vous le savez bien… Il laissa un bref sourire embarrassé glisser sur ses lèvres comme ses iris changeaient de cible un instant avant de revenir sur le dernier venu. Vous laissez entendre que vous connaissiez bien Mackorl. Peut-être disposez-vous d’informations très importantes.

À peine avait-il ainsi renchéri la demande de son récent compagnon qu’il regardait à nouveau les loups cités. Humer une piste… Pourquoi pas ? C’était une idée. Mais cela faisait si longtemps que la scène du crime était à l’abandon. Et si cette créature était volante comme le laissait supposer le dévot de Noxis, les deux quadrupèdes seraient malheureusement peu appropriés.

Le regard de Veto se posa à nouveau sur le visage déformé d’Ivan au creux de ses bras. C’était affreux comme spectacle. Peut-être leurs visages ressembleraient-ils à ça d’ici peu.

Les deux hommes du caporal-chef s’approchèrent à son signe de la tête et eurent du mal à cacher leur surprise lorsqu’il leurs intima à voix basse de retourner au campement en dehors de la forêt. Toujours murmurant, il leur expliqua qu’il était nécessaire d’empêcher les deux autres de repartir pour Cimmeria avec les montures. Ils le rejoindraient après leurs avoir dit d’attendre une semaine de plus.
Les deux hommes hésitèrent et puis Veto planta son regard dans le leur avant qu’ils ne saluent respectueusement et militairement l’assemblée avant de disparaître à nouveau dans les taillis.



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Sam 4 Fév - 14:30

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Aliénor Isil

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Lun 6 Fév - 1:42

Finalement, très peu avait une opinion à exposer après la lecture de ce carnet. Peut-être que certains préféraient-ils garder leur point de vu sur cette mystérieuse affaire ? Ça n'avançait pas les choses, même c'était surement pas Aliénor qui allait les réprimander. Après tout, avait-elle partagé son avis sur cette histoire ? Non, elle le gardait pour sois, comme une partie de ces aventuriers. Mais ce que la jeune femme ne savait pas, c'est que sa soeur d'arme, Siriel, avait eu la même idée saugrenue qu'elle. Car oui, c'était cette affreuse pensée qui tourmentait la Rôdeuse ; quelque chose lui disait que le mal venait de l'intérieur, et non pas de l'extérieur. Certains élément concordaient avec cette hypothèse, mais cette pensée fut si grotesque -et effrayante- qu'Aliénor préférait se taire et songer à une autre hypothèse qui tirait moins par les cheveux. Elle cala alors cette idée dans un coin de son esprit, la faisant bien petite, toute petite... Sans pour autant qu'elle disparaisse.

Elle fut soudain extirpée de ses pensées quand son champs de vision repéra une personne se diriger vers le corps. C'était le caporal-chef venu du pays des glaces. Il semblerait qu'il veuille aller de l'avant et faire à son tour une inspection du corps. Aliénor n'était pas contre, il y avait pas qu'elle qui devait l'analyser. Cependant, titillée par la curiosité, la jeune femme se rapprocha doucement de lui afin de voir comme ce jeune homme faisait son inspection tandis qu'elle rangeait précieusement le carnet d'Ivan dans sa sacoche. Si quelqu'un voulait le lire, il devait simplement lui demander et l'Eryllis lui passerait sans discuter. Après tout, ça ne lui appartenait pas et tout le monde avait le droit de jeter un coup d'oeil, mais puisque personne ne le réclamer...

Enfin, quoi qu'il en soit, elle observait d'un air tranquille le caporal-chef. Celui-ci inspectait précieusement le corps, ainsi que la cuirasse du mort. Il semblait concentré, mais prit un moment pour la questionner, ainsi que Siriel, sur la nervosité des loups. Pour Aliénor, la réponse était bref :

- Toujours, si ce n'est plus...

Et prions le grand Fen que ça ne soit jamais plus, car elle se retrouverait avec d'autres cadavres dans les bras ! Le caporal chef reprit la parole et l'Eryllis, curieuse de savoir ses conclusions, l'écouta attentivement. Il soulevait des points importants qu'Aliénor avait remarqué au sujet de l'état du corps. Pour avoir vécu longtemps dans des terres sauvages, elle avait évidemment remarqué que les créatures se jetaient volontiers sur un tas de chairs. Putride ou non, c'était toujours de la nourriture. Ors, que ça soit le corps d'Ivan ou des autres bêtes présentes dans les alentours, aucun de ces cadavres n'a été touché. C'était bien étrange, la jeune femme le savait. Pourquoi les charognards ne finissaient pas le travail ? Cela n'avait aucun sens ! Alors Veto fit une suggestion, quelque peu troublante : il y avait quelque chose de singulier dans le corps qui était peut-être la cause des éloignements des autres créatures... Maintenant qu'elle y pense, c'est vrai que Fenrir se tenait drôlement à l'écart du cadavre...

Le caporal souleva ensuite un dernier point assez important : la perte de la tête. Aliénor n'avait pas eu l'occasion d'inspecter cette partie du corps, mais elle faisait confiance aux descriptions du jeune homme, après tout, il avait bien montré qu'il savait analyser un cadavre. D'après lui, le responsable n'était pas " humain ", mais plutôt animale par le fait qu'on aurait arraché la tête d'Ivan et qu'il y aurait des marques de griffures sur l'armure du cavalier. Aussitôt, le mot " Lhurgoyf " résonna dans la tête de la Rôdeuse. Ce n'était qu'une supposition, mais il semblerait que Veto et Isaril avait cette même opinion.

Soudain, le Cavalier de Sharna ouvrit la bouche, au plus grand regret d'Aliénor. Il avait toujours ses paroles sournoises, moqueuses... Que faisait-il avec la tête de son compagnon dans ses mains ? Sous les yeux ébahis de l'Eryllis, il la balança jusqu'aux pieds du Caporal Chef. Était-ce une insulte envers le jeune homme ? Une pique qu'il cherchait à la voir revenir ? Un jeu ? Quoi qu'il en soit, son humour n'était pas du goût d'Aliénor qui tourna le dos à cet homme dont un frisson de dégoût lui parcourut tout son corps. Pourquoi diable fait-il travailler avec lui ? Il semblerait en plus que des personnes veuillent le questionner... Ah ! Hors de question de lui adresser la parole ! Elle lui poserait une question si seulement elle n'avait pas le choix ; plus elle s'éloignait de lui, mieux elle se portait.

Tournant un peu un rond, comme un animal en cage, la Rôdeuse fit à peine attention aux paroles d'un étrange individu qui lui adressa un clin d'oeil. Devrait-elle comprendre qu'il n'avait strictement rien à faire de ce qu'il y avait dans le carnet ? Il conseillait à tout le monde de cesser de se regarder avec méfiance ? " C'est pas lui qui est désigné du doigt " songea-t-elle en secouant doucement la tête. Si Aliénor était méfiante, c'était tout simplement parce qu'il y avait parmi eux des personnes accusant ses soeurs d'avoir commodité ce meurtre, n'était-ce pas une preuve suffisante pour être autant méfiante ? En plus, avec ce Cavalier de Sharna ayant la sale manie de passer sa langue sur ses lèvres... Heureusement qu'il y avait Siriel et Isaril, la Rôdeuse était soulagée de voir qu'il y avait des personnes en qui elle pouvait faire une minimum de confiance.

L'Eryllis alla près de son compagnon à quatre pattes sagement assis, tandis que d'autres paroles résonnaient dans la clairière. Fenrir semblait plus tranquille qu'à leur arrivé, surement se sentait-il moins agressé au vu qu'aucun humanoïde semble s'entre-tuer... Il regardait juste avec méfiance le Cavalier de Sharna... " Tel maître, tel compagnon..." songea Aliénor en caressant doucement le cou de l'animal. D'ailleurs, en parlant de loup, le jeune homme de tout à l'heure voudrait que les petits loups puissent renifler quelque chose pour faire avancer les choses... Petits loups ?! Aliénor fixa avec amusement son loup blanc qui retroussa les babines, le mettant en garde que son postérieur finira par être entre ses dents si il s'amusait à ce petit jeu. Il était vrai que le terme était bien mal utilisé pour Fenrir. Soit l'homme était aveugle, soit voulait-il se retrouver nez à truffe avec son compagnon... Il fallait comprendre, l'animal dépassait de deux, voir trois tête la jeune femme. Rien d'étonnant quand on fait près d'un mètre quatre-vingt au garrot, soit près de deux mètres du coussinets jusqu'aux oreilles. Et autant dire que cet humour ne plaisait pas à Fenrir...

- Là, là, mon ami... Il voulait simplement te taquiner... Souffla-t-elle en lui caressant avec douceur son museau.

Quelques mots pour l'apaiser, mais son regard meurtrier était toujours posé sur le jeune homme. Heureusement que Simalia était plus agile avec les mots ; avec une douceur aussi froide qu'une brise hivernal, elle reformula la demande de l'imprudent.

- Le cadavre est là depuis un certain temps... commença Aliénor en s'adressant à la petite troupe. S'il y avait une odeur quelconque pour pister le meurtrier, elle a surement disparut ou est-elle masquée par l'odeur putride de la chaire en décomposition. Mais, on peut toujours ess...

Elle ne put terminer sa phrase, Fenrir poussa un grognement à faire frémir les morts... Sa voix résonna dans la clairière tandis qu'il s'était précipitamment reculer de quelque pas, le poils dressés sur le dos et les babines retroussés. Il avait sentit venir la requête de sa compagne, il avait donc réagit au quart de tour. Aliénor elle-même s'était mise à reculer sous le coup de la surprise, elle ne s'attendait pas qu'il réagisse comme ça et d'un mouvement de bras, elle ordonna à ceux qui se tenait près d'elle de s'éloigner du loup en furie.

- Fenrir...

Elle s'approcha de lui, doucement. L'animal fixait le cadavre, faisant quelques pas nerveusement de droite à gauche. La Rôdeuse suivit son regard, intriguée de voir que cela lui dérangeait autant de s'approcher d'Ivan. Oui, elle l'avait vu qu'il s'était posté depuis le début bien loin du tas de chair. Mais pourquoi ?

- Fenrir, qui a-t-il ? Qui a-t-il dans ce cadavre qui t'effraies autant ? Demanda-t-elle doucement.

Il lui répondit d'un grognement puissant, brusque et menaçant, qui résonna dans les alentours. Non, il n'allait pas s'approcher de ce mort, c'était certain. S'asseyant enfin sous l'ombre d'un arbre afin de se calmer, il fixait toujours de ses yeux de lune le corps inerte d'Ivan, tandis que des bruit sourds sortaient de sa poitrine. Fenrir semblait en colère, effrayé et surtout hostile... Pourtant, la Rôdeuse continuait à s'approcher de lui, une main tendue vers lui. Le loup géant répliqua aussitôt et tenta de mordre sa main et vif comme un serpent, la jeune femme la retira précipitamment mais ne recula nullement face à ses menaces. Continuant à s’avancer vers lui, elle lui promit qu'elle n'allait pas lui faire sentir ce corps, qu'ils allaient se débrouiller sans lui. Elle le promit d'une voix aussi douce qu'un zéphyr tandis qu'elle tendit à nouveau son bras. Cette fois, il ne chercha pas à la mordre, montrant quelque peu les babines, jusqu'à que ses doigts caressent tendrement son front. Alors l'animal laissa sa compagne s'approcher qui se hâta de le caresser en lui murmurant des mots doux.

La crise passait, bien que Fenrir continuait à grogner, Aliénor lâcha d'une voix sombre :

- Cela confirme-t-il vos hypothèse, Caporal ?

Elle voulait évidemment parlait du fait qu'il pensait qu'il y avait quelque chose dans le corps qui était anormal. Quelque chose qui faisait qu'aucun charognard ne voulait s'en approchait, même pas l'imposant Fenrir. Et quelque chose lui disait que la louve de Siriel en fera autant. Voilà pourquoi Ivan ne fut pas achevé par les bêtes sauvages, ces derniers semblaient éviter ces tas de chair putride comme la peste !

- Il semblerait que les loups ne puissent pas nous conduire à une quelconque piste, il va falloir se débrouiller sans leur aide... Souffla-t-elle en déposant doucement son front contre celui de son compagnon à quatre pattes.


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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Lun 6 Fév - 20:22

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort d'Ivan Mackori   Mer 8 Fév - 21:37

Isaril et Aïnomora n'intervient pas, leur tour est sauté...



Le cavalier de Sharna jouissait de plus en plus de sa position pour une raison que l'on ignorait. Il semblait particulièrement aimé se donner en scène et se mettre en spectacle. Lorsque le jeune Terran Duscisio annonça clairement qu'il trouvait ses propos ridicules, cela lui arracha un sourire bien agaçant. Cette même esquisse, il la conservait à chaque fois que toutes les personnes présentes annonçaient peut-être avoir compris la clef du problème... Les voir ainsi se creuser les méninges, faire des propositions, voir leur trouble et l'angoisse de leur pensée trahir leur yeux... C'était un délice pour lui, et il ne s'en cachait pas le moins du monde, ce qui rendait sa présence encore plus gênante. Alors qu'il devrait être la personne qui devait se sentir la plus concernée, il n'en était rien.

" M'intéresser à sa mort, hein? Peut-être préfèreriez-vous me voir pleurer? Un cavalier mort n'a aucun intérêt... un mort tout court n'a pas d'intérêt... quoique... "

L'intriguant regarda alors d'un oeil mauvais et avec un sourire carnassier le marin, presque de façon à le provoquer. D'ailleurs, pour ne rien arranger, lorsque ce dernier ajouta qu'il préférait prendre les devant et trouver la "chose" plutôt que de l'attendre, le cavalier éclata de rire.

" Hahahahahaha! Hahahahaha! La traquer? Vous êtes bien drôle! Hahahaha! Traquer quelque chose que vous êtes même pas capable de voir! Hahahaha! "

Il fallut quelques secondes au cavalier avant de reprendre son calme, laissant perler des larmes de rire sur le bord de ses yeux. Il y en avait au moins un qui ne semblait ne s'inquiéter de rien.

" Des informations? Ho ho ho! Vous pensez sérieusement que je suis enclin à vous faciliter la tâche? Et puis quoi encore! Mais qui que soit ce traitre, il nous a libéré d'un fardeau! Hahaha! "

Frère d'arme? A la manière dont il évoquait la mémoire d'Ivan, ce cavalier là ne le portait guère dans son cœur, et ses intentions demeuraient toujours bien troubles. Si il n'avait rien à faire de la mort de son camarade, pourquoi s'était-il rendu ici? Pourquoi s'amusait-il autant de voir ces inconnus chercher la solution au problème?

" Haaaaaaaaa! Ce cher Mackori! Je le connais bien pour sûr, il était comme un père... spirituel, dirons-nous? Héhéhéhé! C'est ce qu'il y a de plus approprié. "

Le cavalier se mit à sourire de façon malsaine, se passant toujours la langue sur les lèvres... et pendant un instant, son regard changea, il changea de couleur... Mais n'était-ce pas une illusion? Un jeu de lumière? Un mauvais reflet? Fallait-il de toutes manières prendre la peine de soutenir ses yeux. Mais à peine ce dernier se défila dans les réponses à donner aux deux hommes, qu'une prêtresse vint jouer la curieuse et les moralistes, et autant dire qu'il ne comptait pas lui répondre avec finesse.

" Pitié!! Votre discours est aussi à vomir que vous regarder le macabé! Vous êtes tous risibles avec vos certitudes et les acquis que vous pensez avoir. Vous n'êtes que des insectes. Vous pensez tous clairement que tout ce que peut dire un cavalier de Sharna est un mensonge, pourtant, depuis le début, pas un seul d'entre vous n'a douté que j'en fasse partie? Toutes vos connaissances ne sont que fumisterie! Vous ne savez rien et vous vous contentez de ce que vous pensez savoir. Il y a des choses bien plus passionnantes qu'une petite guerre lamentable entre pauvres primitifs. "

Si le cavalier se montrait assez désinvolte depuis le début, le ton avait changé, bien plus agressif et bien moins patient. Même son attitude changeait... pourtant il retomba dans le silence, crachant par terre par l'occasion et faisant les cents pas. Que voilà un individu lunatique. Un rien semblait le mettre en colère.... et en plus, le grognement des loups méfiants ne paraissaient guère l'aider à se calmer.
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