GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak

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 GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak

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MessageSujet: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 10 Jan - 3:33

Rappel:

Citation :
La mort de Dreak, maire d'Hesperia.
La mort du maire s'est rapidement répandue dans tout Eridania et la stupeur semblait avoir saisi le peuple, allant jusqu'à bouleverser la monarchie même. Le Prince héritier lui-même aurait demandé une enquête sur cette tragique disparition, soulevant alors des affaires étonnantes au sujet du puissant homme politique. Toutefois, il semblerait que sa mort n'ait pas été gratuite, et de curieux indices semblant être une énigme auraient été laissés sur la scène du crime. Ceux qui enquêtaient sur le meurtre étant dans une impasse, l'énigme du tueur aurait été publiée dans le journal d'Istheria afin de mettre à contribution le public dans la compréhension de l'indice.


Nous ne sommes que peu de choses.

Depuis le début du déclin de la monarchie, il fut un homme qui sortit du bois, un loup intransigeant mais profondément droit. Un homme qui croyait en ce qu’il faisait, en ce qu’il appliquait. Il croyait qu’il sortirait ce pays de la pente dans laquelle le prince l’avait précipitait, qu’il éviterait que tous, ils ne sombrent dans la fosse commune à tous les royaumes oubliés.

Cet homme se prénommait Dreak. Il fut le maire d’Hesperia où il se partagea l’autorité avec le prince héritier durant un temps. Désormais, il n’est plus qu’un cadavre comme un autre aux ambitions déchues et aux rêves brisés du simple fait d’un traitreux assassin. Qui a bien pu commettre cet acte ? Le prince ordonne qu’on démasque ce coupable. Le fidèle homme de main de Dreak est le référent suprême de cette affaire. C’est lui qui est venu vous chercher sur le parvis de la marie d’Hespéria et c’est lui qui vous introduit dans ce bureau sombre pour que vous y apportiez vos lumières.

Il n’y a que quelques chandelles qui éclairent mal l’intérieur de cet endroit à l’ambiance pressante et pourtant à la superficie plus que respectable.
Pas de tableau, pas de décoration quelles qu’elles soient si ce n’est un buste de marbre noir tourné vers le mur en face de la porte d’entrée.
Plus loin sur la gauche, dans l’angle, un pupitre et un tabouret à trépied semble se faire minuscule à côté de la large bibliothèque sur le mur en face du bureau ; ce bureau sur votre droite lorsque vous entrez, cet imposant meuble si peu encombré que l’on pourrait douter même qu’on ne s’y soit jamais assis pour y travailler, cette place largement éclairée par le vitrail derrière lui.

Sur ce bureau si bien rangé, on trouve un encrier au bord de votre côté. Bien en évidence et centré. Dans un coin, un empilement de papiers, dans l’autre, une chemise cartonnée, vide.

Ce vitrail ne représente rien, si ce n’est un magnifique contraste apaisant de plusieurs couleurs chaudes, entremêlées dans de parfaits volutes comme l’encre plonge dans un verre d’eau. Mais peut-être n’est-ce pas cela qui vous a le plus intéressé en le voyant. Peut-être votre regard s’est à nouveau promené sur l’énigme écrite en lettre de sang au milieu du carreau.

"La lueur de sa mort sait vers où se tourner.
La sombre ignorance ne peut y séjourner."


Le plus large carreau du milieu est flanqué de deux autres plus mince et ils forment à eux trois une humble oriel donnant vu sur les toits de la capitale. Au loin, sur la gauche, pointent les tours du palais royal. C’est l’autre point culminant avec la marie. Même la bibliothèque de la ville dépasse à peine des maisons pour ne pas entrer dans la compétition des deux têtes de la ville.

Il n’y a pour s’assoir, mis à part au pupitre du fond, que deux imposantes chaises en cuir matelassé face au bureau où, derrière, le fauteuil du maire n’ait guère que la vraie marque d’importance. Un cuir rouge bordeaux le tapisse et ses accoudoirs sont cloutés de bronze.

Vous ne trouverez pourtant nul corps ici. La date de l’assassinat remonte à quelques jours déjà et le cadavre a depuis longtemps été transféré dans un lieu plus convenable.

Une fois tous entrés, l’homme de main referme la porte, et le loqué cliquette doucement contre la porte comme la clef vibre dans la serrure. L’homme se tient devant, face à vous, droit, presque noble si son visage n’était légèrement incliné vers le bas alors qu’il vous regarde de sous ses sourcils.
Il vous informe que vous n’êtes pas ici sans condition, qu’en répondant à l’annonce dans le journal, vous vous êtes engagés, comme dit dans l’article, à vous plier à toutes les règles qui vous serez dictés le moment venu. L’homme à l’allure austère vous expose alors la situation. Il vous dit que la politique n’est pas un milieu simple. Il est constitué de deux faces : une face publique et une face, non pas secrète, mais plus discrète. Certaines affaires exigent que certains détails ne soient révélés qu’aux personnes dont l’a mise au courant serait expressément nécessaire. Vous n’êtes ici qu’en tant que simple consultants, sous ordre du prince, parce que les enquêteurs officiels municipaux et royaux n’ont pas réussi à percer les mystères de cette affaire. En la qualité de simples observateurs, vous ne serez autorisés à savoir que ce qui expressément nécessaire à cette enquête et rien d’autre. L’accès à cette pièce constitue l’opportunité pour vous de vous enquérir d’informations sur les affaires les plus capitales de l’état. Il est exclus qu’il en soit ainsi. Aussi, cette présence sera pour vous la deuxième entrave à cette circonstance inconvenante. La première, il n’est pas expressément nécessaire que vous la connaissiez.
Néanmoins, sans toujours laisser filtrer la moindre émotion, cet homme atypique vous informe presque humblement, que comme le désire le prince, il reste à votre disposition dans la mesure où vous auriez besoins de quelque information que ce soit, dans la limite des conditions précédemment exposées, bien entendu.

Suite à ce discours ou durant celui-ci même, si vous avez eu l’idée de préférer l’observation à l’écoute, vous avez pu découvrir une chose étrange : une étrange tâche de sang sur la porte, à quelques centimètres de la poignée de la porte claire, derrière votre guide et surveillant.
Avec un peu d’observation, il ne sera pas difficile de repérer d’autres pointes de sang. Au final, on en compte trois apparentes. Une sur la porte donc, une à vos pieds, au milieu de la pièce, et une sur le rebord, sous le vitrail.

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 11 Jan - 0:58

Parmi les différents enquêteurs, il y avait une personne avec un panier rempli de sucreries et qui en proposait à qui en voulait. En fait la seule raison qui ait permise sa présence était sa relation avec le journal d'Istheria. Et dire qu,il pensait que c'était juste une autre occupation, certes,il y avait la guilde en priorité, mais ces temps étaient calmes, sans parler des attaques du tourmenteur, mais ça c'était choses courantes. Il avait doc décider de s'occuper de cette affaire et d'en faire un article grandiose, avec réponse à la clé bien sûr. Et pour être sûr de bien réfléchir, il vait acheté diverses sucreries. Voilà comment il se retrouvait à proposer de ces délices sucrés aux autres enquêteurs.

Ce qu'il y avait de surprenant, c'est que là aussi il voyait d'autres connaissances. Décidément où qu'il se rende, il fallait qu'il rencontre amis ou ennemis. Mais naturellement, il n'y avait pas de trace de Silvero nulle part. En parlant de traces, il était temps pour lui de s'intéresser à ce meurtre.

Il prit un caramel de son panier et le posa sur sa langue.


'Le maire Dreak est mort dans des circonstances étranges, sinon pourquoi diable auraient-ils fait appel à nous. À ce jour aucune conclusion valable n'a été émise. Valable étant ici le mot clé. Résumons, avant la mort de Dreak, le pouvoir est divisé en deux, le prince et le maire. La mort du maire offre au prince un pouvoir temporairement absolu, mais il ne tient qu'a lui de s'assurer d'une durée plus définitive. Bref, ce qu'ils veulent c'est un coupable atteignable. Ils veulent une vérité pragmatique.'

Il en était à cette partie de ses réfléxions quand il fut amené dans le bureau du maire ou ici la scène du crime. Comme pour les accueillir se tenait une tache de sang au milieu de la pièce difficilement manquable, et un tantinet hypnotique. Arrachant ses yeux avec difficulté, il aperçut un buste qui lui tournait le dos.

Il décida à ce moment de jeter un coup d'oeil sommaire à la pièce , et marcha au centre de la pièce. Il regarda à l'endroit le plus sombre, apercevant la bibliothèque, un trépied et un pupitre. La voix de leur hôte le fit se tourner vers la porte et tandis que celui-ci leur donnait ses contraintes, il aperçut une tache de sang sur la porte. Sans dire un mot, il sortit un sucre d'orge qu'il se mit à suçoter.


'Deux taches de sang, dont une près de la poignée, le maire aurait-il voulu quitter la pièce? Non, s'il était mort devant la porte, il y aurait une marque verticale jusqu'au sol. Donc le maire a atteint la porte et ensuite?'

Ses yeux se rendirent sur le coin droit de la pièce où un immense bureau trônait, derriere celui-ci se trouvait une lucarne, mais ce qui attira son oeil fut une autre tache de sang. Et au dessus un message marqué avec du sang.

"La lueur de sa mort sait vers où se tourner.
La sombre ignorance ne peut y séjourner."

Il jeta ensuite un coup d'oeil au bureau, aux feuilles, à la chemise vide et décida de s'asseoir sur le fauteuil en cuir rouge du maire, sortit son compendium, sa plume et les posa sur le bureau, il sortit ensuite son encre et commença à noter ses observations, le sucre d'orge se balançant mollement de droite et de gauche.


'Il s'est donc rendu de la porte à la fenêtre puis il est allé au centre de cette pièce, il n'y a pas de corps, comment veulent-ils que l'on sache où il se trouvait! Procédons par élimination. Il n'a pu mourir ni devant cette porte, ni devant la fenêtre. Il doit donc être mort à cette tache centrale. Essayant de se rendre quelque part ou de désigner son assassin. Voyons, sait vers où se tourner, le seul machin qui se tourne ici,ça devrait-être ce buste et si l'ignorance ne peut y séjourner, alors il s'agit de la connaissance! Et s'il s'agit de la connaissance alors il s'agit de la bibliothèque.'

Il se releva et se rendit devant le buste. Malgrés tout, il s'agissait d'un meurtre, alors qu'est ce que le maire avait à révéler.

-Toi je t'ai trouvé suspect dès le début, allez montre nous ce que t'as à cacher.

Il fit pivoter le buste d'un quart de tour vers la gauche et le relâcha étouffant un juron. Le profil du maire était clairement définissable et attendu, non, ce qui l'avait mis dans cet état, était l'expression de ce buste. Le mair hurlant de terreur et de douleur, oui, ce serait un titre parfait pour cette oeuvre. Cette image était tellement choquante qu'il avait failli manquer la tache de sang sur son front, une tâch d'une drôle de forme. On aurait pu dire un gribouilli, mais le sindarin était une des langues que connaissait l'aventurier.

-UN SIX!

Il se massa le front, pourquoi le maire aurait-il écrit ce six sur un buste hurlant, et quelle était l'importance de ce six. Peut-être que la réponse était plus simple qu'un mystérieux buste.

'Il y a autre chose d'interessant dans ce message, lumière et obscurité, la lueur de la mort sait vers où se tourner, la sombre ignorance ne peut y séjourner. Si la lueur signifie la vérité, ça veut dire que la vérité est dans la lumière, comme cette pièce est dans l'obscurité, la vérité se trouve dehors.'

Il pouvait voir d'où il se trouvait ce qu'il y avait à travers cette fenêtre bizarre. Juste le palais du prince.

Il contint un juron et alla s'asseoir sur le fauteuil rouge, posa ss bottes sur le bureau et prit une poignée de bêtises qu'il enfourna rageusement, puis il posa ses bras derriere sa tete,son regard balayant le plafond.

À chaque mouvement de mâchoire, son esprit fébrile travaillait de plus en plus vite. Où se trouvait la faille qu'il devait aborder.

'Donc, après avoir été frappé à mort, le maire s'est rendu à la porte, pour appeler à l'aide ou quelque chose, mais il s'est ravisé... Il n'y a pas de sang sur la poignée. Ensuite il s'est appuyé sur la fenêtre où il a écrit son message sanglant puis au buste où il a marqué un six, enfin, il serait revenu s'effondrer. Cette hypothèse amène à accuser le prince, ce qui est complétement ridicule, que ce soit vrai ou non. Pourquoi diable le maire s'est il acheté un buste d'aussi mauvais goût. Non, en fait ce buste amène une autre question, est-ce bien Dreak qui a écrit ce message...'

[i]Le balancement du fauteuil s'arrêta avant que celui-ci ne retombe avec fracas tandis que la paume de Rick, frappa contre le bois du bureau. Mais celui-ci n'y prêta nullement attention, toute son attention étai rivé sur l'homme qui leur servait de guide, on aurait pu croire qu'il allait le dévorer!


-Donnez moi tout ce qui vous est autorisé de dire sur les circonstances du crimes et l'état du corps s'il vous plait.

L'homme lui jeta un coup d'oeil dédaigneux, méprisable, mais aussi... ennuyé? Quoi, il avait besoin de fait, il ne pouvait pas se perdre en conjecture.

-Le Maire a été retrouvé à son bureau. On suppose qu'il est mort étranglé au vu des marques sur son cou. Que je sache, il était seul dans son bureau mais il est tout à fait possible qu'il ne m'ait pas informé de tous ses rendez-vous. Quoi qu'il en soit, lorsque nous avons trouvé le corps, la porte était fermée. Nous avons presque tout remis en place comme au moment de la découverte du corps.

-QUOOOOIII!

À quoi jouait-il, ah oui, en effet, il apportait toute l'aide necessaire, à condition qu'on le demande. Le maire était mort étranglé, ça voulait dire trois choses, trois choses qui transformaient complétement la situation. Ce type ne souhaitait vraiment pas qu'ils trouvent, eh bien pas de chance, il allait trouver le fin mot de cette histoire.

-Vous avez dit que vous avez presque tout remis en place, que voulez vous dire par presque tout?

-Le maire était entrain de traiter des documents officiels. Des affaires courantes. Rien en rapport avec cette enquête somme toute. Nous avons remis tout le mobilier et chaque détail est à sa place si ce n'est ces documents que nous avons déjà examiné et jugé non liés à l'enquête.

Bien que ce qu'il disait pouvait être perçu comme dans les règles,il y avait quelque chose que Rick sentait à travers,de la condescendance de la moquerie. Tant est si bien qu'il voulait maintenant avoir le fin mot de l'histoire. De plus, il n'avait pas jugé bon de leur dire comment le maire était mort!

-Je suis parfaitement conscient que nous risquons de déborder sur ce qui est permis, mais, nous avons accés aux éléments essentiels à cette enquête et au vu de vos dire, la disposition exact des éléments de cette pièce lors de la découverte du corps devient essentielle.


Un silence obstiné lui répondit. À cet instant, Rick se jura de découvrir tout ce que cachait ce type, ou de l,étrangler si cette mission se relevait impossible.
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 11 Jan - 4:52

Follen n'était la que par pure hasard, et aussi il faut l'avouer une énorme pointe de curiosité. Il avait entendu des rumeurs, ainsi que de sombres histoires de complots, même si ces dernières n'étaient pour la plus part que des histoire de café du coin. Mais malgré cela, la panthère folle avait envie de participer à cette enquête, décidé à la résoudre par pure satisfaction personnel de résoudre se mystère. Ils attendaient là, tous plus ou moins motivés par des raisons variées qui ne l'intéressait pas, même cet homme qui mangeait des bonbons devait avoir ses motivations, il avait d'ailleurs accepté l'une de ses friandises. Une sorte de grand truc sucré qu'il fallait sucer vraisemblablement. La curiosité, les réunion, et les enquêtes mine de rien ça creuse! Follen prêta attention à l'officiel quelques minutes avant de reporter son attention sur l'encrier, toute ses couleurs lui donnaient envie de jouer, mais ce n'était pas l'heure, pas encore! Non, il fallait patienter, se concentrer.

L'homme au panier exposa son avis, ses théories développant ses idées au fil des indices trouvé. Follen essayait de suivre sa logique, tout en observant les indices de son côté. Il n'était pas un professionnel , ou un enquêteur de génie, mais il avait réussit à trouver l'épée aux cerisiers bon sang! Il devait bien être capable de se rendre utile d'une façon ou d'une autre? Il caressa le manche de son arme machinalement s'intéressant principalement au vitrail. Il désignait les tours du palais royale, un complot du prince pour prendre le pouvoir? Non ça serait en faire beaucoup trop pour se discréditer, il y aurait trop de risques. Puis rien que de penser à une histoire de complot le refit penser aux vieilles personne du bar ou il traînait ces trois derniers jours...

-Brrr... calvities et rides par pitié sortez de ma tête. se murmura-il à lui même

Il fut sortit de ses "cauchemars" par l'exclamation de l'homme, il avait découvert de nouvelles traces indiquant un chiffre. Comment les officiaux n'avaient ils pas pu le voir? Question hâtive, ils avaient très bien pu le découvrir sans leurs en faire part. Ils n'étaient vraiment pas aider, bah après tout, ce n'était pas se groupe de volontaires qui cherchaient de l'aide mais le prince. Ne pas inverser les rôles été important, mais à quel point? Après tout si Follen enquêtait il voulait savoir comment cela devait aboutir! Il se tracasserait plus tard. Une envie certes animal, mais qui allait peut être pouvoir servir leur cause envahit Follen.

Ne montrant même pas un signe de gênes, ou de honte il commença à essayer d'utiliser son odorat reniflant sans les abîmer chaque traces de sang. Quelque chose d'anormale le tracassait et il n'arrivait pas à mettre la main, ou le nez, dessus! Ses traces étaient-elles vraiment du sang? Aucun doute pour celui sur le sol, et juste à côté de la pote, mais sur le crâne et le vitrail la panthère semblait perplexe. Ca ne serait pas la première fois que son odorat lui jouerait des tours, mais comment en être sûre il se permit une petite remarque après avoir fais ce geste qui lui semblait tout à fait naturel:

-Peut être est-ce l'encre sur le bureau, ou l'odeur de vos friandises... Dit-il en lançant un regard amusé au sympathique enquêteur.
- Mais quelque chose me tracasse dans cette pièce. Ses traces n'ont pas une odeur de sang digne de se nom! Avez-vous essayé de les nettoyer? Effacer quelque chose je ne sais pas...

Cette fois son regard se porta sur l'ex homme de main du défunt, ce dernier sembla faire comprendre à la panthère que même si cela avait été le cas ça ferait partit des choses qu'il ne pourrait lui divulguer. Pourtant il répondit:

"Effacer ces traces aurait conduit à perdre des preuves potentielles."

Follen reprit son enquête à sa façon, se dirigeant prêt de la bibliothèque, observant les couvertures de livres. Essayant de voir si l'un d'eux avait été déplacé récemment. En frôlant les espaces qui les séparaient. A chaque fois qu'il touchait un livre qui s'enfonçait un peut trop, ou qui au contraire ressortait de la masse il le prenait et le feuilletait. Jusqu'à ce qu'il doive monter sur le tabouret, pour vérifier le dessus de l'étagère, trouvant une sorte de carnet. N'étant pas couvert de poussière il en conclut que ce dernier avait été posé là récemment. En ouvrant précautionneusement le carnet il découvrit quelques traces de sang couvrant les bords de pages rien d'énorme mais toujours aussi intéressant. Un grand nombre de pages avaient été déchiré, la langue dans laquelle avait été écrit le reste lui était inconnue, n'étant pas un professionnel des langues il se tourna vers l'assistance:

-J'ai trouvé un truc mais je comprends rien à se charabias, quelqu'un pourrait traduire.

Il surveillait du coin de l'oeil l'officiel voulant donner le carnet à n'importe qui sauf lui!



Dernière édition par Follen le Jeu 12 Jan - 0:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 11 Jan - 19:01

La présence d’Esméralde de l’Epine dans le bureau de feu le Maire, ne devait rien au hasard. Envoyée ici sur les doléances du Prince d’une manière totalement officielle, cette mission revêtait des allures officieuses dont nul autre qu’elle ne saisissait les tenants et les aboutissants, hormis peut-être cette silhouette bleue reconnaissable entre toute.
Gentiment et tout en saluant amicalement d’un sourire charmeur et charmé, l’homme au panier de confiserie, la Dame refusa une quelconque sucrerie, son attention entièrement captivée sur l’officiel leur tenant lieu de garde-chiourme. Sa raideur, sa froideur et son manque évident de collaboration l’interrogeait. Assurément, sous ses airs pincés et ses lèvres scellées demeuraient des informations qu’on ne jugeait pas bon qu’ils possèdent… Un mystère que la Belle se jura de découvrir alors que l’homme aux douceurs découvrait des écrits de sang sous la fenêtre.

Silencieuse, mais observatrice et l’esprit en alerte, Esméralde suivait pas à pas les découvertes des deux apprentis détectives. Les déductions étaient précises et si elles manquaient de finalité, elles n’en demeuraient pas moins plausibles et intrigantes. Surtout ce carnet…. Elle s’approcha.


« Montrez-moi. »

Etrangement sous ses doigts, le journal demeura silencieux. La Dame plissa doucement les yeux sous la surprise, jamais jusqu’alors son don lui faisait défaut. Perturbant. Elle se concentra donc sur l’écriture fine et appliquée. Un dialecte sylphide. Ancien. Très ancien et pas à la portée de tous. Comment et où le maire avait-il-pu apprendre pareille langue morte ? Esméralde pour sa part n’avait jamais croisé écrit qui en relate les secrets. D’ailleurs elle n’avait pas lu ces sigles depuis si longtemps qu’elle peina légèrement en butant sur le premier mot.

« Voyage de par delà les mers et les océans à la recherche d'autres cultures. »

Elle commençait à lire, à haute voix puis s’arrêta taisant sciemment la deuxième ligne de la page, autrement dit son auteur : Ignasil Palavar, un Eclari et un sylphide. Lentement elle regarda un à un les autres enqueteurs, elle ne les connaissait pas sauf un. Un seul qui comme elle parviendrait certainement à déchiffrer ces quelques mots et qui peut être connaissait ce Ignasil Palavar. .. Son regard poursuivit sa lecture

« Hum…. Ce journal ne me semble pas présenter un grand intérêt… » Continua-t-elle en tournant les pages les unes après les autres, enfin ce qui en restait.

« Quant à ceci » dit-elle en montrant un chapelet de feuilles arrachées « il est question de mythologie. »

Elle se mit à lire la légende consignée.

"Il était un peuple vénérant des esprits. Il y en avait de toutes sortes et représentant l'âme de toute chose et tout être. Une sorte de hiérarchie existait parmi eux. Certains noms imprononçables se mêlaient à d'autres proches de ceux de nos propres croyances de l'époque.
Les esprits élémentaires étaient les premiers fils de l'esprit originel, le plus puissant de tous. On trouvait ainsi le père qui avait tout créé à partir des ténèbres immenses que pas même le soleil n'existant pas encore n'aurait pu éclairer. Pour ainsi faire le monde, il enfanta huit enfants.
Pour les nommer, il leur donna à chacun pour première lettre de leur nom, l'une du sien.
Ainsi furent les esprits élémentaires.
Baraldor pour l'esprit de la terre. Oromir vint après mais resta toujours au-dessus de lui, dans le ciel. Raldir coure de l'un à l'autre dans l'eau quand son cadet, Gavrone, brûle de ses milles feux en tous deux. Alanis, des plantes, précéda Leonard des animaux sur la terre. Et puis vint Eleonore, la nuit, et enfin Maelar du jour.
Nota.Bene.: ces deux derniers mirent au monde deux enfants avant de se fâcher pour l'éternité. Ils les aiment énormément et les envoient prévenir chacun leur tour le père ou la mère lorsque vient le soir puis le matin. On peut voir que Gavorne s'entend très bien avec ses deux plus jeunes cadets, changeant de forme pour leur faire plaisir et accompagnant Aurorae et Vêpras, leurs enfants, souvent de ses plus beaux états."

« Il n’y a rien de plus dans ce livre, j’en suis navrée. »

Elle s’adressait au jeune homme qui avait découvert ce journal, et même si les traces de sang attestaient de l’importance de cet ouvrage, de même que les passages arrachés, elle ne comprenait pas pour quelle raison. En fait énormément de questions se posaient et aucune ne trouvait réponse dans cette littérature. Naturellement, elle tendit le tendit à Ision, ouvert sur la première phrase qu’elle avait lue. Puis s’en retourna à ses observations silencieuses.

Les autres devisaient, elle, elle furetait tranquillement soumettant le bureau à une fouille visuelle. Elle commença par la statuette dont le chiffre 6 trônait sur le front. Elle continua vers l’énigme sanglante de la fenêtre avant de retourner vers la porte d’accès au bureau là ou se tenait autre tache rouge, étonnamment minuscule. En regardant avec minutie elle nota également la forme d’un chiffre. C’était fin, difficile à deviner à moins de se pencher totalement dessus mais néanmoins il apparaissait, sans l’ombre d’un doute un second chiffre en Sindarin.


« Je dirais qu’il y a un autre chiffre, ici, dans la tache de sang… en Sindarin également. Un 4 si je ne m’abuse » annonça-t-elle-en s’écartant pour laisser aux autres le plaisir de s’en rendre compte par eux même.

Entre les chiffres en sindarin cachés un peu partout, le sortilège ou les pierres de pouvoir qu’elle soupçonnait bloquer ses dons et le livre en sylphide ancien….. Esméralde se demandait si le maire était réellement ce qu’il avait paru…. Ou alors était-ce juste un fouineur dont le museau s’était égaré dans la mauvaise poche. En tout cas le mystère loin de s’éclaircir, s’épaississait.
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 11 Jan - 22:46

    Adhénora avait été intriguée par ce meurtre. Hesperia semblait pourtant couler des jours heureux ces derniers temps, sans trop de catastrophes et d'atrocités. Cependant, cette mort si soudaine et inexplicable l'avait forcée à se présenter aujourd'hui. Elle n'était cependant pas seule, sept autres personnes étaient présentes, ce qui ne l'enchantait pas tant. Elle ne connaissait personne, elle se raidit encore. De plus, cette salle bloquant la magie, elle n'avait pas pu changer de forme. Raté. C'était pour le moins embêtant... Un jeune homme avait commencé l'enquête en offrant des sucreries, qu'elle avait refusé par pure méfiance évidemment. Posant ses hypothèses, cherchant des preuves, il énonçait tout ce qui lui passait par la tête et jusqu'à maintenant tout semblait juste. Ce fut ensuite le tour d'un homme qui semblait plus jeune, dégageant une aura assez particulière, presque animale. Elle n'aurait su dire quoi exactement... Ce dernier avait trouvé un carnet qu'il ne parvenait pas à déchiffrer, il sollicita donc l'aide des autres personnes présentes dans la salle. Puis, une jeune Terran s'avança jusqu'à la bibliothèque, commençant à lire, au début, butant un peu sur les mots, et enfin avec plus de fluidité. Histoire sans beaucoup d'intérêt visiblement. Mais, ce qui avait retenu l'attention de Eil était cette ouverture sur le monde extérieur. Ces lettres tracées grâce à un liquide rouge qui avait fini par sécher lui semblait plus importantes que toutes les autres pistes. Elle brisa alors le silence, à contre coeur, essayant de garder une expression calme, ne laissant transparaître son déplaisir et son anxiété, formant une phrase courte, et audible de tous. Sa neutralité était déroutante.

    Y a-t-il un rapport avec la lumière ?

    La réponse ne se fit pas attendre. Glaciale et prenant le ton d'un être vexé, offensé, comme elle s'y attendait d'un personnage si peu affable. Il la dévisagea.

    Sous-entendez-vous que je sois l'auteur de cette énigme ? Si c'est le cas, je crains de décevoir vos attentes. Je précise immédiatement que ce n'est pas moi non plus qui ait tué le maire au cas où quiconque ici en douterait.

    Il finit par se calmer. L'atmosphère était oppressante et pesante de par les mystères et les soupçons qui régnaient ici.

    Maintenant, si vous voulez simplement savoir ce que je pense de cette énigme... Je dirai simplement que ce genre de chose n'est pas ma tasse de thé. Plusieurs hypothèses ont été émises par nos enquêteurs mais personne n'a réussi à se mettre d'accord. Aucune des pistes suivies n'a d'ailleurs conduit à quelque chose de concluant. Mais dois-je vous rappeler que c'est aussi pour cela que vous êtes ici ? Peut-être voudriez-vous abandonner dès maintenant...

    Eil, piquée au vif conserva sa sérénité habituelle, mais commençant à perdre patience, elle finit par hausser le ton, rétorquant froidement son désaccord certain avec l'homme.

    Évidemment, votre réponse évite en tout points la question que je vous ai posé, mais je n'en attendais pas moins de toute façon, ça ne m'étonne en aucun cas. - elle soupira - Et honnêtement, je n'ai que faire de votre avis sur ce meurtre. Je vous rappelle juste que nous sommes ici afin de résoudre ce meurtre énigmatique, comment voulez-vous que nous réussissions à percer ce mystère si on ne nous donne même pas toutes les preuves possibles ? Et puis, bien sûr que je vous suspecte. Tout le monde l'est dans une telle affaire. C'est évident, vous devriez en être le premier au courant étant donné votre position.

    Aucune réponse, la jeune Sindarin n'en fut pas surprise. Elle posa son regard félin sur chacun, s'attardant longuement, soutenant leur regard, tour à tour. Puis celui-ci finit par s'arrêter sur la fenêtre. Adhénora relu le message à voix basse. Elle se déplaça jusqu'au rebord accueillant le vitrail, regardant au travers, scrutant au loin. Puis elle reprit, moins mal à l'aise que quelques minutes auparavant :

    Il y a un rapport avec la lumière, j'en suis sûre. Les chiffres. Ils représentent peut-être une heure, non ? Mais ce n'est qu'une hypothèse... Donc peut-être attendre une certaine heure, et voir comment évolue la lumière ? Simple supposition.

    Effectivement, ce n'étaient que des hypothèses puisque l'homme n'avait pas souhaité divulguer plus d'informations concernant la lumière, mais ces chiffres ? Une hypothèse également, mais il devait y avoir un rapport. Sauf que si peu d'indice n'apportaient pas grand chose à dire vrai... Mais ils finiraient bien par découvrir d'autres choses. Se tenant toujours à côté de la source de lumière, Eil scruta la pièce de là où elle était, revenant toujours aux autres enquêteurs. Oui, l'énigme serait résolue, ils n'avaient pas l'air bien mauvais dans ce domaine, ça promettait d'être assez amusant. Enfin, plus ou moins... Certains ne c'étaient pas encore prononcés, restant silencieux. Mais malgré la sympathie des premiers à avoir pris la parole, sa méfiance légendaire demeurait parmi ces parfaits étrangers. Elle songea alors à son passé. Puis revenant à la réalité, elle secoua doucement la tête, perplexe.
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 12 Jan - 1:55

Quelques temps auparavant, bureau personnel d'Ision Lorindiar, sont présent Imnia, Malekith et Anissa...

"Quoi?"
"Je... suis désolée seigneur..."
"Imbéciles! Crétins! Donnez moi une seule bonne raison de ne pas me séparer de tout ce que je pouvais nommer un réseau d'espionnage si vous n'êtes même pas fichu d'éviter ce genre de chose... je m’évertue d'organiser des réception, d'adopter un héritier, de pouvoir à un avenir convenable pour nous tous et voilà que cet imbécile me claque entre les doigts!"

Les trois serviteurs d'Ision étaient à genoux devant lui, regardant le sol, aucun ne riait ni n'osait le contredire, depuis qu'il avait apprit la nouvelle ce matin, la furie du Lord n'était pas à prendre à la légère. Faire sortir Lorindiar de ses gonds était une compétence rare, mais l'assassin du maire y était parfaitement parvenu, il avait chiffonné le journal et continuait de maudire la terre entière et particulièrement ses troupes. Comment avaient elles put être abusées de la sorte. Elles n'avaient jamais faillit à la tâche qu'il leur avait confié, la preuve, il était toujours en vie! Il était de retour depuis trop peu de temps pour avoir fait attention à ce qui s'était passé à Hespéria. Mais ce qu'il haïssait le plus, était le fait qu'il n'avait rien vu, aucune vision, rien ne l'avait prévenu, pour la première fois depuis très très longtemps, il avait été surprit par quelque chose. Mais le pire était là, ses plans, tout ce qu'il avait prévu tombait en ruines, il devait passer au plan B. Enfin Imnia fut la première à parler malgré la fureur de son maître...

"Monseigneur, il semblerait qu'ils recherchent des enquêteurs... si vous me laissez y aller..."

Ision la foudroya du regard...

"Restez ici! Croyez vous que je vais confier ce genre d'enquête à des personnes telles que vous incapables de me fournir le moindre indice... faites marcher nos réseaux, tous mes réseaux, et amenez moi quelque chose..."

"Qu'allez vous faire Altesse?"
"Je vais me charger de cette enquête en personne..."

Temps présents...

Ision avait fait préparer ses affaires, magnifique comme à son habitude, mais il avait troqué les vêtements bleu contre des vêtements entièrement noir avec des fils d'argent, des gants noir recouvrant ses mains. A sa ceinture était son immuable katana bien visible et, dans ses vêtements, dissimulé cette fois, était Kami, sa magnifique dague. Il avait été présenté ses condoléances aux proches du maire, mais n'avait pas eut le droit de se recueillir sur sa dépouille. Peu importe, ce crétin avait décidé de mourir et de le laisser dans l’embarras, il lui rendrait un hommage en souvenir de leur collaboration, mais mourir si tôt n'était vraiment pas de bonne augure. Heureusement, Lorindiar avait rendu publique l'adoption de Véto Havelle avant le drame, tout comme il avait intronisé la jeune Chrysallia dans la noblesse... finalement tout n'était pas perdu, il avait prit les disposition pour que son commerce ne souffre pas trop de cette perte et avait fait préparé en secret suffisamment de provision pour un voyage rapide vers Cimmérium. Mais après tout... une place de Maire d'Hespéria était à pourvoir.

Le Lord avait été désagréablement surpris de voir autant de gens présent dans le bureau de feu monsieur le maire. Il avait salué la Dame de L'Epine ainsi que Irina Dranis, il les connaissait toutes deux et chacune avait sut trouver quelque chose dans le Lord pour attirer son attention et faire partie de sa vie.

"Puisse qu'il est coutume de se présenter pour ceux et celles que je ne connais pas, je me nomme Ision Lorindiar, notable de cette ville, commerçant et aubergiste, je viens enquêter sur ce qui attriste notre ville et notre souverain, j'ose espérer que notre Prince gérera la situation avec notre aide..."

Il écouta brièvement les analyses des personnes présentent avant de s'asseoir directement au bureau, avant d'avoir enlevé gentiment Baptisma de là avec un geste afin qu'il puisse prendre place lui même derrière ce siège qu'il avait si souvent vu quand il rencontrait son ami, là où le maire passait le plus clair de son temps. Il fut interrompu par Esméralde qui lu un texte et lui tendit le manuscrit sur lequel il pu reconnaitre une inscription en Sindarin, un chiffre, écrit sur les pages du livre avec du sang à nouveau, visiblement seulement sur les tranches si le livre était fermé, un 5 à n'en pas douter. Ision était gêné dans cette pièce qui empêchait ses pouvoirs de s'exprimer clairement, il avait l'impression d'être un Terran de base...
Il fut exaspéré par cette Eryllis présente, aussitôt se sentir attaqué...

"Évitez de parler, qu'avez nous à faire de qui se sent agressé ou non ici? Nous honorons par notre présence la mémoire d'un homme qui réclame Justice, un de mes amis proche..."

Ision laissa la phrase en suspend, il prenait le ton et l'attitude de circonstance, cela va de soi, il observait le bureau sous toutes ses coutures, les différentes piles de document, les affaires courantes qu'Ision laissa rapidement de côté, aucun intérêt de savoir combien de fleur seraient bientôt planté dans Hespéria. Cependant tout semblait parfaitement à sa place sur le bureau sauf cet encrier, légèrement décalé, prêt à tombé. Ision ne se fit pas prier il le poussa d'un doigt et le fit se renverser sur le sol, c'est ainsi qu'il aurait dût finir de toutes façons, le lord se pencha pour ramasser le pot désormais vide. Au moins il ne s'était pas salit avec l'encre. Du bout des doigts il prit l'encrier avec un sourire complice à Esméralde, autant rester dans le ton de la scène de théâtre qu'il brodait, sur le verre il vit un chiffre en Sindarin, un 2.

Le premier tiroir lui résista, il n'insista pas, ouvrant le second qui contenait une magnifique dague incrustée de Zircon. La lame est en cuivre. Étrange idée mais fort utile lorsqu'on connait les propriétés de ce métal. Ici, la lame a une couleur vert-de-gris plutôt prononcée. Ision ne put s'empêcher de la contempler un peu avant de passer au troisième tiroir qui contenait ce qui semblait être une ancienne légende, un comptine qui étrangement disait quelque chose à Ision, mais sans ses pouvoirs, il avait de grandes difficultés à se souvenir où il l'avait entendu, était ce le maire qui par le passé le lui avait raconté? Il plia la feuille et la rangea dans sa veste et regarda Irina en lui parlant à haute voix...

"Dans le passé, votre mentor vous a t elle raconté cette histoire?...

Une mère, pour son plus grand bonheur, se vit donner par la nature quatre enfants.
Chacun semblait différent, chacun avait ses qualités et imperfections.
Mais de tous, il en était un particulièrement polisson.
Il rendit par plusieurs fois fou sa pauvre mère qui ne sut lui faire entendre raison.
" Tu attireras les foudres de l'ignoble Syli si tu n'es pas sage ", lui disait-elle,
" Il viendra te prendre une nuit et te rongera jusqu'à la moelle. "
Mais qu'importait les paroles effrayantes de sa mère, le garçon ne tremblait pas.
Au contraire, il continuait ses mauvaises actions de bien vilain garnement.
Toutefois, une nuit, une étrange lumière apparut devant la fenêtre du petit vaurien.
Attiré, il alla vers elle et tenta de l'attraper alors qu'elle attirait dehors.
Mais voilà que soudain, la petite lumière se mit à parler :
" Que voilà un curieux garçon, dehors à une heure si tardive. "
Ce dernier se vanta et répondit rapidement.
" Je suis presque un homme, et j'en ai la force. "
Bien loin de rester muette, la lumière parla à nouveau.
" Voilà qui me convient, je préfère les petits garçons dodus à ceux qui n'ont que la peau sur les os."
Le pauvre garçonnet ne comprit que trop tard son malheur.
La belle luciole se transforma alors à un bien hideux monstre qui l'avala tout cru.
Il ne resta plus rien du chenapan que le cuir de ses chaussures.
Le lendemain, il eut alors une mère qui pleura, avec ces trois derniers, la disparition de son petit vilain.
" Voilà ce qui l'en coûte de ne pas écouter et de mal se comporter,
le Syli a tôt fait de vous emporter.

Je ne me souviens plus où est ce que j'ai pu l'entendre?...
(puis il regarda les autres) rajoutez donc un 2 et un 5 aux autres chiffres découverts jusqu'à présent, Dame de L'Epine, souhaitez vous les énumérer à nouveau?"

Puis il se leva, dégainant d'un geste simple et sûr son katana de son fourreau il commença à vouloir forcer la serrure du premier tiroir quand Guisor s'effraya et l’interrompit, un couteau de lancé arrivant sur le pommeau de l'arme du sylphide, Ision rangea son arme en voyant l'homme lui jeter une clef...

-Vous ne pouviez pas demander ? Après tout, ça vous appartient.

"Si je l'avais fais, peut être vos yeux auraient ils fini par se liquéfier à force de regarder la Dame près de la fenêtre, aussi ais je bien fais d'attirer votre attention, non?"

Un léger sourire et il déverrouilla la serrure avec la clef, lorsqu'il vit les documents, Ision eut ce sourire amusé que Esméralde ou Irina lui connaissait bien, il avait trouvé en partie ce qu'il était venu chercher...

"En effet, cela m'appartient, je suis heureux d'en reprendre possession, merci Guisor. Peut être pourriez vous me dire où se trouvent les papier qui était dans l'enveloppe nommé "à traiter" et si Dreak avait un agenda ou quelque chose sur lequel il notait ce qui l'attendait..."

-Ces papiers ne vous sont pas expressément nécessaires à la compréhension de ce meurtre. Le maire ne tenait pas d'agenda et s'en débrouiller très bien. Je l'ai laissé le soir, après notre dernier rendez-vous : un marchand de légume désireux d'ouvrir une étale sur la place publique. Vous trouverez cet accord du maire paraphé par lui-même parmi les papier sur le bureau. Ensuite, il s'est enfermé dans son bureau alors que je raccompagnais le maraicher à l'extérieur. C'était son habitude. Je ne pense pas qu'il ait eu de rendez-vous après ça à moins qu'il ne m'en ait pas informé. Il était assez tard. Le soleil s'était couché peu après le début de l'entretient avec ce marchand.

"Je vois... tous ces chiffres ne sont peut être pas la cause de sa mort... quoiqu'il en soit... quelqu'un d'autre a t il trouvé quelque chose d’intéressant?"

Ision rangea précieusement dans sa sacoche les papiers du premier tiroir, tous le concernait, les affaires qu'il avait traité avec le maire, leurs projets, tout était là, certains inoffensif, d'autre à ne pas mettre entre d'autres mains que celles du Lord. Personne au risque d'y jouer sa vie, ne pouvait lui arracher cette sacoche, ingénieusement placé sur l'intérieur de son bras, elle pouvait contenir peut, mais était extrêmement utile pour garder des documents importants.


HRP : En espérant ne m'être trompé sur aucune des règles de cet event xD Je reprécise ici, j'ai oublié de le faire durant mon poste, mais pour ceux qui ont connu Ision aveugle, il ne l'est plus (rp que je vais faire prochainement) il a seulement des stigmates de sa cécité autour de ses yeux qui restent rouges et avec des cicatrices le long de ses veines autour des yeux.FIN HRP


Dernière édition par Ision Lorindiar le Sam 14 Jan - 4:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 13 Jan - 2:59

Dans ce monde d’égoïsme, où chaque personne est un ennemi, je m’étais efforcé, depuis plusieurs années, de me frayer un chemin à travers les défenses des autres, et de créer moi même une brèche dans celles-ci pour l’utiliser ensuite à mes fins. Il arrivait, cependant, que la brèche se créer tout seul, et qu’elle n’attende que d’être exploité. À ce moment, il faut saisir l’occasion, et en savourer chaque instant.

Ainsi, le maire d’Hesperia était mort, nouvelle s’étant rapidement rependu comme la peste dans le petit peuple. Le meurtrier était inconnu et la scène du crime étrange, disait-on. Une énigme indéchiffrable y avait été dissimulée. Les enquêteurs avaient échoué et on n’avait réussit à lever le mystère. C’était des circonstances extraordinaires, qui nécessitaient des moyens extraordinaires. C’est pour cela que le Prince avait fait une demande à quiconque voulait bien aider la couronne et enquêter sur cette mort.

Une occasion en or d’accéder à ce que les communs des mortels ne pouvaient accéder en temps normal. La possibilité de côtoyé les secret les plus sombre de cette noblesse. De plus, cette situation rentrait complètement dans mon domaine : celui de la connaissance.

Car, autant dans l’offre que dans la demande, la connaissance était au cœur de cette enquête. On offrait la possibilité de se rapprocher de toutes ces informations capitales, tout en demandant un peu de notre connaissance afin de résoudre cette énigme. Autant l’offre m’intéressait, autant je pouvais satisfaire la demande. C’était l’occasion rêvé, rien de moins.

Ainsi n’était-il pas surprenant de me voir, en ce jour, devant le second du défunt, dans le bureau de ce même défunt, afin d’aider dans cette enquête. Conscient cependant que je jouais dans la cours des grands, j’étais alerte à tout danger potentiel, et écoutais chaque mot qu’avait à dire cet homme. Grâce à cela, j’appris avec amertume que la couronne n’était pas aussi naïve que je l’aurais espérer et, tout à fait conscient du pouvoir que la connaissance allouait, voulait recevoir la notre tout en dévoilant le moins possible de la leur. Il tentait de marcher sur la mince ligne où il pourrait retirer tout ce dont ils avaient besoin de nous sans perdre des plumes pour autant. S’il allait être plus difficile d’accéder à ces informations, cela était loin d’être impossible. Tôt au tard, l’enquête allait demander un peu plus de contribution de leur part…
Tout ce qu’il fallait, c’était un peu de patience et de prudence. Une fois le discours de l’homme terminé, avant même d’observer les lieux, je commençai à analyser chacun de mes « partenaires » dans cette enquête. Comme à l’habitude, je plaçais ceux-ci selon leur dangerosité potentielle.

Je découvris donc, dès le départ, deux personnes de la première catégorie, celle ou la générosité stupide diminue de beaucoup le danger. La première personne était un terran, dont la proposition de sucrerie, nullement adapté à la situation, m’assura de sa naïveté. Pour s’en défendre, il ne fallait que s’assurer de rester en bon terme avec lui et la politesse était la seule arme nécessaire. Ainsi je refusai poliment ses sucreries, avant de continuer mon investigation.

La deuxième personne était, si je me fiais à son apparence et à mes connaissances du corps humain, un Yorkas et, juste par son aura de nonchalance, j’étais persuadé de son appartenance à la première catégorie.

Il me fallait donc trouver qui appartenait aux deuxième groupe, soit les gens se sachant égoïste, et ceux appartenant aux troisième groupe, soit les gens se sachant égoïste et étant conscient de l’importance de la connaissance dans ce combat qu’était la vie.

Malheureusement, un seul regard n’était pas suffisant pour pouvoir catégorisé les trois femmes présentes en ce lieux, que je ne connaissais nullement et je dû rapidement passer aux prochains protagonistes…

…qui me fit manquer un battement de cœur.

Un homme, riche, à l’allure noble et à la supériorité évidente. Je l’avais déjà vu. Aussitôt, je me rappelai une réunion entre mon père et cet homme, moi regardant entre la porte entrebâillé, dont le but était d’établir un partenariat commercial. Je n’avais jamais vu quelqu’un traiter mon père avec autant de condescendance que cet homme. Même à cet âge, j’avais réalisé que le marchant de contrebande qu’était mon père, même au niveau d’influence qu’il avait atteint, malgré la réputation qu’il s’était faite et la crainte qu’il inspirait à ses hommes, n’était qu’une fourmis face à et homme, qui avait rejeter sa proposition sans aucune considération.

Ision Lorindiar, c’était son nom et, à coup sûr, il faisait partie de la troisième catégorie. Un homme dangereux que j’espérai ne pas avoir à côtoyé trop longtemps durant cette enquête.

Histoire de me calmer un peu, je passai donc à la dernière personne dans cette salle…

… et je faillis lâcher un cri de stupeur.

Glanael Eihwaz

Lui ici!? Mais que cherchait-il!? Qu’est-ce que ce maniaque avait à gagner à ce retrouvé ici!? Il ne fallait surtout pas qu’il me mette des bâtons dans les roues! Cet homme imprévisible ne faisait partie d’aucune catégorie : c’était un fou extrêmement dangereux donc les motivations ne pouvait être compris par un homme sain d’esprit comme moi. Mais il y avait pire : il savait qui j’étais, et m’avait vu, il avait vu mon âme nue, les tréfonds de mes pensées, de mes émotions, de ma colère dans son cas, comme nul autre homme ne m’avait jamais vu avant.

Les choses commençaient très mal… et pour cette raison je m’enfermai dans un mutisme, me contentant d’observer les lieux et d’écouter ce que les autres avaient à dire.

Je ne répondis donc pas lorsqu’Ision fit acte de politesse, réaction qui était apparemment partagé par les autres enquêteurs. Ensuite, lorsque l’enquête commença enfin, je me contentai de prêter oreille, sans même daigner regarder dans la direction de mes « coéquipier », alors qu’ils se déplaçait, ça et là, comme des enfants affolés. J’écoutai, attentif, le terran découvrir le six sur le buste. Cependant, ce qui attira mon attention était tout autre :


« Donnez moi tout ce qui vous est autorisé de dire sur les circonstances du crimes et l'état du corps s'il vous plait. »

« Le Maire a été retrouvé à son bureau. On suppose qu'il est mort étranglé au vu des marques sur son cou. Que je sache, il était seul dans son bureau mais il est tout à fait possible qu'il ne m'ait pas informé de tous ses rendez-vous. Quoi qu'il en soit, lorsque nous avons trouvé le corps, la porte était fermée. Nous avons presque tout remis en place comme au moment de la découverte du corps. »

L’élément qui avait attiré mon œil, bien évidemment, en bon médecin que j’étais, c’était les tâches de sang. De plus, pour moi, les circonstances de la mort étaient, non seulement dans mon domaine, mais aussi capitale dans cette situation. J’avais donc écouté avec attention la réponse et avait analysé chaque mot. La conclusion était simple : cela n’avait aucun sens.

J’écoutai donc à demi l’autre question du terran, perdu dans mes réflexions, à fixer la tâche au centre de la pièce.

Mon attention se renouvela cependant lorsque le Yorkas revint sur le sujet :


« Mais quelque chose me tracasse dans cette pièce. Ses traces n'ont pas une odeur de sang digne de se nom! Avez-vous essayé de les nettoyer? Effacer quelque chose je ne sais pas... »

Le sujet devenait de plus en plus intéressant et, sans détacher mon regard de la tâche, j’écoutai maintenant la suite avec un intérêt renouvelé, ce qui me permis de capter la réponse du second, qui m’amusa plus que m’informa.

« Effacer ces traces aurait conduit à perdre des preuves potentielles. »

Oui, comme déplacer un cadavre peut aussi le faire… le jeu n’étais pas équitable et je trouvais de plus en plus malhonnête de leur par de nous lancer dans l‘inconnu en voulant à tout prix que l’on résoudre l’énigme par nous même, tout en faisant acte de politesse et de bonne volonté. L’hypocrisie aristocratique, je présumai.

Je revins malgré tout rapidement au sujet utile et recommença à réfléchir à la situation. J’écoutai avec attention le Yorkas lorsqu’il investigua la bibliothèque -meuble que je considérais non négligeable lorsque l’énigme au centre de ce mystère faisait allusion à la l’ignorance- mais mon attention retourna vite vers le sang lorsque la traduction de sa découverte n’amena qu’à une légende des plus inconnus de ma part. Seul lorsque la femme donna la trouvaille à ce Ision, mon attention se raviva l’espace d’un instant. Un intérêt inutile dans ce contexte d’investigation, où le sujet était plutôt tourné vers Dreak que vers Ision, qui s’éteignait aussitôt.

Ainsi écoutais-je à peine lorsqu’on trouva un autre chiffre et écoutai à demi lorsque la deuxième femme se mit à s’emballer avec notre « guide ». Nullement intéressé, je ne fis qu’une constatation amusé : pour sûr, cette femme ne faisait partie de la troisième catégorie, ne pouvant, à la limite, n’être qu’une naïve égoïste au tempérament fragile, ce qui était facile à manipuler. Mon amusement atteint son paroxysme lorsqu’Ision se mit de la partie et répliqua à la femme. Était-ce vraiment nécessaire cher homme? Quel était l’intérêt de répliquer à cette pulsion colérique? Ne venez pas me dire que vous regrettez vraiment cet « ami proche »… il ne faudrait pas me prendre pour un con…

Il s’ensuivi cependant un événement de la plus haute importance. Ision s’appropria des documents, dans le bureau même du maire, soit disant lui appartenant. C’était un réel supplice que cette visite en cet endroit : tant d’informations précieuses, tant de savoirs cachés, inatteignables, mais si proche. C’était comme faire du lèche vitrine devant le produit de nos rêves, tout en sachant pertinemment que le prix à payer pour l’avoir le rendait hors de porté. J’avais cependant espoir : avec un peu de patience et de vigilance, l’opportunité se dévoilerait tôt ou tard.

Trêve de rêverie, je devais retourner à l’événement à l’apparence anodin qui avait hautement attiré mon attention : l’encre tombé des mains d’Ision. Une encre de la même couleur que les tâches éparpillées ici et là dans la salle si ce n’est qu’elle avait un atout incontournable : elle n’était pas encore sèche, encore en état liquide.


« Je vois... tous ces chiffres ne sont peut être pas la cause de sa mort... quoiqu'il en soit... quelqu'un d'autre a t il trouvé quelque chose d’intéressant? »

« La tâche au centre de cette pièce semble représentée deux autres chiffres sindarins. Ne connaissant assez cette langue, je laisse cela à votre discrétion. »

J’avais dit ces mots sur un ton neutre, complètement détaché, en n’accordant pas le moindre regard à mes interlocuteurs. J’avais les yeux fixé sur l’encre et, aussitôt ma phrase achevé, je laissais leur attention se river sur ces symboles pendant que j’allais investigué le liquide.

Avec un seul touché, je pu tout de suite reconnaître ses constituant. C’était donc bien du sang, du sang qui, de plus, était mélangé à un anti coagulant. Plongé dans mes réflexions par cette découverte macabre, je dis, les yeux toujours rivés sur la flaque, d’une voix forte, pour enterrer toutes discussions sur le symbole que j’avais désigné.


« Votre patron avait des goût des plus particuliers. Cela faisait-il longtemps qu’il écrivait avec du sang à coagulation retenue chimiquement? »

J’avais jeté ces dernières paroles tout en attendant aucune réponse de sa part. Qu’il en a une ou non, je passai tout de suite au sujet qui me tracassai l’esprit, histoire d’en avoir le cœur net sur son lien avec l’énigme du carreau.

« D’ailleurs, le cadavre, vous dites qu’il a été tué par étranglement, mais n’avait-il pas d’autre trace d’affrontement? Une coupure quelconque?»

« Le corps du maire était en parfait état mis à part sa gorge tuméfiée. Nous supposons que sa trachée a été écrasée après qu'il ait rapidement perdu connaissance suite à un étranglement sanguin. C'est ce qui expliquerait qu'il n'ait pas eu le temps de se débattre et que la pièce soit restée dans cet état. »

De plus en plus intéressé, je me retournai complètement vers mon interlocuteur avant d’ajouter :

« Et, dans quel position était-il? »

« Le corps était assis dans son fauteuil et disposé de manière décontracté. Tous ses muscles relâchés. C'est ce qui nous amène à penser qu'il s'est évanoui avant de mourir. Il n'y avait rien de particulier à remarquer sur ce corps je pense. »

Le regard perdu, encore dirigé vers l’homme, je réfléchissais longuement à ce qui venait de m’être dit, puis je rajoutai, à l’intention de tout le groupe :

« N’est-ce pas étrange de retrouver des trace de sang après un assassina n’ayant causé aucune plais? La salle au complet semble avoir été disposée en ayant qu’un but en tête : bâtir une énigme. Chaque tâche est ainsi un symbole et a été fait volontairement, avec l’encre macabre de l’encrier, si je ne m’abuse. Rien n’est laissé au hasard, ici… »

Je faisais donc mon bon joueur. Le but était de résoudre l’énigme et, pour l’instant, il fallait bien que je contribue en faisant par de toutes mes pensées. Si en général je me garde de livrer aux autres des informations à mon sujet, jusqu’à mes raisonnements, mes impressions, pour faire avancer les choses, il me fallait bien coopérer. Je m’abstins cependant de les informer de ma théorie avortée : si j’avais douté que la phrase « La lueur de sa mort sait vers où se tourner » signifiait que le cadavre désignait littéralement ce qu’on recherchait, la description de la dépouille de l’homme avait repoussée cette idée. Ayant épuisé les questions d’ordre biologique, il me fallait me tourner vers ce que j’avais mis de côté depuis le début : les symboles gravées dans la pièce et les étranges légendes mystérieusement mises en évidence.

Mais, sur ce domaine, je devais me fier aux connaissances de mes « acolytes » .


Dernière édition par Drayken Olmir le Jeu 19 Jan - 4:45, édité 1 fois
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Irina Dranis
MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 14 Jan - 4:33

Les temps étaient compliqués dernièrement, et surtout pour les gens qui était affairés toute la journée et toute la nuit. C'était le cas de pratiquement toutes les prêtresses de Cimmeria bien entendu, et Irina ne dérogeait pas à la règle. Elle était souvent amenée à intervenir dans les cas les plus désespérés et c'est exactement pour cette raison qu'elle était là aujourd'hui. C'était officiellement qu'elle avait fait le déplacement en ville, ce qui la faisait faire un déplacement conséquent pour étudier un cas déjà perdu. Le Maire n'était plus et cela avait fait grand bruit... Bien qu'à titre personnel la demoiselle s'en fiche royalement. C'était en tant que médecin et qu'agent spécial de l'Ordre qu'elle était là, et elle comptait bien mener sa mission à bien. Seulement voilà... des affaires urgentes l'avaient retenue plus longtemps que prévu et le corps du maire n'était plus là. C'était du moins ce qu'elle avait rapidement appris par Guisor, son homme de main.

Pénétrant dans la pièce en dégageant la capuche qui lui voilait le visage, Irina était discrète et muette. Elle avait effectivement reconnu quelques visages plus ou moins familiers, dont Ision et la dame de l’Épine, qu'elle avait croisé à un bal mondain. Et dire qu'après tout ce temps elle côtoyait des nobles malgré elle... Le destin était bien ironique. Enfin cela n'empêchait pas de tenir cette classe sociale en horreur, ce qui lui donnait une moue indifférente mais ennuyée. Cependant quiconque la verrait ne pourrait douter qu'une vive intelligence se cachait derrière ce petit gabarit frêle enveloppé dans les pans de sa tunique immaculée tissée d'or. Même ici, si loin de son temple et de ses sœurs, elle avait décidé de garder la tenue rituelle, ne laissant aucun doute possible sur son « métier ». Il n'y avait en elle rien d'ostentatoire ni d'arrogant, mais une certaine assurance était indéniable. Ses yeux émeraude perçaient tout et observaient les environs tout comme les présents avec la même froideur visionnaire, ses cheveux ardents cascadant simplement sur ses épaules.

Laissant les autres enquêteurs en herbe trifouiller et fouiner un peu partout dans le bureau du défunt comme si ils étaient chez eux, elle se contenta d'observer pendant un bon moment, ne jugeant pas utile de participer à ce capharnaüm. Elle n'avait pas non plus accepté les friandises d'un des hommes dans la pièce, n'y voyant pas vraiment d'intérêt. A la place elle écouta les différentes suppositions, comme pour s'en imprégner et juger leur pertinence. De plus elle sentait que ses pouvoirs étaient totalement bridés, ce qui l'irritait sensiblement. Non seulement elle n'avait aucun accès à la dépouille qui aurait pu être une immense source d'informations, mais en plus de ça elle ne pouvait pas non plus laisser ses dons s'exprimer. Serrant les dents pour ne pas se laisser aller à la rage, Irina ignora les protestations de la jeune Sindarin rousse. En fait elle se sentit davantage proche de Drayken Olmir, car elle partageait ses inquiétudes somme toute « biologiques ». Elle se posta à ses côtés et ouvrit alors la bouche pour interroger Guisor, à qui elle parla d'un ton neutre.


« Quand et à quelle heure précise le corps du maire a-t-il été retrouvé ? »

« Malheureusement, l'aube n'était pas encore là et nos cadrans solaires n'ont pas affiché tout de suite les 7h30 lorsqu'elle le fit. Je dirais qu'il s'est écoulé une heure entre ma découverte du corps et le lever du premier soleil. »

La réponse lui parut peu précise et insatisfaisante, mais elle en déduisit qu'elle ne tirerait guère plus d'informations de la part de cet homme. Ce n'était probablement pas le genre de choses dont il se souciait de toute façon, alors insister serait inutile. Son cerveau était déjà en train de fonctionner à mille à l'heure et en train d'envisager toute les théories même les plus farfelues dont une mise en scène de sa propre mort de la part du maire lorsqu'Ision la fit revenir assez brusquement à la réalité. Sa question la prit un peu au dépourvu, mais ce poème qu'il déclama ne lui suscita absolument aucun souvenir. Si elle avait entendu pareille histoire elle s'en serait souvenue, c'était un sentiment qui ne la quittait pas. De plus, au plus les présents partageaient leurs remarques au plus tout semblait se brouiller. Irina qui avait l'habitude de se recueillir au calme pour réfléchir avait l'impression que son cerveau se liquéfiait.

« Non je regrette, personne ne m'a jamais conté cette drôle d'histoire. Je ne me souviens pas de l'avoir lue non plus, bien que mon répertoire soit assez vaste. »

Elle avait prit la liberté de parler au lord d'égal à égal comme si ils se connaissaient depuis des années, ce qui n'était pas vrai. Heureusement ils avaient juste assez de souvenirs en commun pour que leur entente soit moins tempétueuse que fut un temps. Quoi qu'il en soit la jeune femme ne s'attarda pas plus à ses côtés, faisant semblant de ne pas avoir vu les papiers qu'il avait dissimulés. Ce qu'il fabriquait lui était indifférent, car elle l'interrogerait là dessus plus tard. Il n'était pas le meurtrier et il n'avait à priori pas de raisons de dissimuler des preuves. Lui tournant le dos, elle s'approcha de Drayken... se disant qu'il pourrait faire un bel allié pour la cause scientifique. Elle examina également les tâches de sang de plus près, s'accroupissant au milieu de la pièce pour mieux les voir. Alors elle captura une petite goutte isolée sur son index, palpant la texture et reniflant l'odeur. C'était très certainement la même encre sanglante et artificielle qu'il avait mentionné. Approuvant sa constatation elle lui sourit légèrement et joint sa connaissance à la sienne. Se dirigeant alors vers la fenêtre ou plutôt le vitrail qui était derrière le bureau tant examiné, Irina observa l'énigme de près, une expression très sérieuse sur le visage.

« Je vois... tous ces chiffres ne sont peut être pas la cause de sa mort... quoiqu'il en soit... quelqu'un d'autre a t il trouvé quelque chose d’intéressant? »

Elle répondit alors calmement au jeune homme, prenant son temps pour ne pas faire de conclusions hâtives. Puisqu'ils ne disposaient pas du corps, il lui fallait se pencher sur les indices qui restaient, et tout principalement sur les traces qu'elle connaissait bien. Se mettant sur la pointe des pieds pour faire pencher la partie supérieure du vitrail, elle se rendit qu'il était entrouvert. Probablement pour laisser filtrer la lumière et faciliter l'aération... ce qui ne l'arrangeait pas. Personne n'avait pu sortir par là, puisque c'était la seule ouverture et que l'espace était bien trop étroit. L'hypothèse qu'un assassin soit entré était donc rayée de la liste, et un tireur embusqué n'était pas non plus une théorie viable vu qu'apparemment le défunt avait été étranglé. Ce n'était pas une donnée fiable à ses yeux car elle ne l'avait pas vu de ses yeux, mais elle devrait partir du point que c'était la vérité pour l'instant.
En tout cas une chose était sûre... En sa qualité de médecin elle ne pouvait que remarque l'odeur masquée mais omniprésente d'un cadavre entré en décomposition. Que ce soit le maire ou non, un mort avait bel et bien été dans cette pièce récemment. Faisant quelques aller retours entre le vitrail, le bureau et la porte, elle attesta que toutes les différentes traces avaient été faites par cette même encre macabre. Même odeur, même consistance, même couleur... Il n'y avait pas d'erreur possible à ce niveau. Vérifiant une nouvelle fois en s'approchant de la fenêtre, Irina relut l'enigme comme pour s'en imprégner. Elle se la répéta encore et encore, appréciant la calligraphie presque parfaite. Cependant le 'O' du mot 'mort' semblait légèrement plus grand et moins soigné. Alors elle se demanda si ce n'était pas tout simplement une faute volontaire. Une autre façon d'indiquer un 0.

« Regardez ça. L'inscription est aussi propre que si on l'avait écrite à la plume et pourtant cette lettre est un peu différente des autres. Vous pensez qu'il pourrait s'agir d'un zéro ? De plus elle est assez basse pour que l'on suppose que son auteur était assis. Je n'irais pas pour autant jusqu'à affirmer que c'est le maire qui l'a écrite. »

La serpentine avait parlé à voix haute sans forcément s'adresser à quelqu'un en particulier. Néanmoins elle se disait que l'un des plus motivés finirait bien par relever son interrogation. Ce n'était qu'une parmi tant d'autres, même si la plus pressante restait le pourquoi de toute cette mise en scène. Quelqu'un qui était sur le point de mourir ne se donnait pas la peine de faire des énigmes. Ces personnes criaient à l'aide ou luttaient pour leur vie... C'étaient les priorités les plus évidentes. Qui plus est une mort par strangulation était lente et douloureuse, loin de laisser le temps pour tout ceci. Ce n'était pas comme si il avait été atteint par une flèche et se vidait de son sang...
En outre depuis le début quelque chose la chagrinait profondément. Elle n'avait toujours pas la moindre idée de comment l'assassin avait pu entrer et sortir de la pièce, ce qui était fort fâcheux. Il était encore assez plausible que quelqu'un soit parvenu à s'introduire ici lors de la brève absence de Guisor, mais alors comment avait il pu sortir tout en fermant la porte de l'intérieur ? En tant qu'ancienne voleuse Irina connaissait des techniques pour s'introduire dans une pièce fermée de l'intérieur, mais de là à en connaître d'autres pour la refermer de la même façon derrière soi... à moins de pouvoir traverser les murs, auquel cas il faudrait savoir si le dispositif qui bridait leurs pouvoirs était été installé avant ou après le meurtre. Elle interrogea donc Guisor une nouvelle fois, de manière assez directe.


"Il y a t-il une pièce secrète derrière la bibliothèque ou accessible depuis cette pièce ?"

"Derrière cette bibliothèque-ci ? J'en doute. En tout cas, le maire ne m'en a jamais fait part, si c'est le cas."

« Bien. Cela n'empêche que tout ces chiffres ont été faits avec la même encre chimique, et je peux également affirmer que le sang utilisé est humain. Celui des animaux possède d'autres propriétés et aurait déjà coagulé depuis le temps, avec ou sans additifs chimiques. Donc soit le maire avait effectivement des mœurs plus que discutables, soit il a utilisé son propre sang dans l'opération, ce qui me semble invraisemblable. Il n'y a pas d'armes tranchantes ici, et de toute façon je ne vois pas pourquoi il aurait fait une telle chose. »

Enfin c'était bien ce qui l'intriguait le plus ici, plus que de savoir qui était le responsable, Irina souhaitait comprendre le pourquoi de tout ceci. On ne peut pas dire en somme que ses motivations soient altruistes, mais elle était sérieuse et sa nature de perfectionniste la forcerait à faire les choses méticuleusement. Si il y avait un moyen d'en savoir plus... Elle finirait bien par le découvrir.



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 17 Jan - 7:19

    Un meurtre agitait profusément la capitale d'Eridania. Une dépouille de la haute importance, pour le peuple, à l'échelle sociale plongeait confusément Hesperia dans un déstabilisant climat d'appréhension. Une énigme, reliée à l'importante infraction, connaissait le jour entre les singulières lignes du Journal d'Istheria. Un mouvement considérable ressortait de ce tragique évènement. Nombre d'inspecteurs tourbillonnaient autour de cette affaire telle une bande de vautours pathétiques. Ce fait restait, à mon avis, une certitude monumentale. Pourquoi rédiger une annonce publique si ce n'était que les maîtres du crime ne parvenaient guère à résoudre la mort de leur supérieur ?

    Un nid grossier d'abeilles envahissait désormais les appartements du dit défunt Dreak tandis que la reine de ce complot figurait peut-être aux premiers rangs, remuant frénétiquement des antennes. J'ignorais d'ailleurs si un membre de la guilde avait participé à cette œuvre majestueuse. Généralement ce type de grand coup ne restait pas sourd très longtemps chez les ladrinis. Si l'un de mes collègues s'avérait être l'auteur d'une pareille effusion, la nouvelle viendrait tôt ou tard se loger au creux de mon oreille. J'aillais à mon tour rejoindre cette troupe d'enquêteurs improvisés.. qui se dirigeaient peu à peu sous la juridiction du prince héritier.

    Autant dire que cette mise en scène artificielle m'exaspérait dès le départ. Observer les tableaux des autres accordait néanmoins à l'esprit un moyen d'éviter les potentielles erreurs conduisant inéluctablement vers la vérité. Également fasciné par l'énigme conduisant vers la fin, j'essayerais avec un plaisir démesuré de démystifier cette petite intervention de bourgeoisie.

    Je surveillais mon hôte avec une attention particulière dès l'instant où il nous accueillit aimablement dans le vaste bureau du maire. À mesure que se déroulait l'entretien avec ce dernier, ses répliques dénotaient une grande lassitude. Je me doutais que les précédent inspecteurs ne l'avaient point ménagé. La courtoisie du terran présent possédait nul doute une mince limite avec laquelle mes curieux coéquipiers - bien que je me démarquais largement du lot comme étant le seul lhurgoyf assassin du groupe - s'obstinaient plantureusement.

    Je remarquai aussitôt deux visages familiers dans l'assemblée. Le premier, que je saluai d'un hochement de tête entendu, était l'un de mes collègues ; un voleur hors pair que l'on surnommait la panthère folle. Le second, quant à lui, restait sur la liste des « drôles de connaissances ». Bien que sa logique restait difficilement compréhensible, je gardais néanmoins un bon souvenir de ce marchand aux connaissances débordantes. Depuis le début de cette enquête, j'observais en silence. Des indices ou encore des fausses pistes naissaient de part et d'autres alors que je semblais des plus taciturne. Un chapeau légèrement haut de forme surplombait ma longue chevelure de neige. Un sourire charmeur se dessina telle une ombre vacillante tandis que je m'approchai du jeune Olmir qui souleva une hypothèse intéressante.


    - Si je m'en tiens à ta théorie et les fait jusqu'ici exposés, quelqu'un a utilisé son propre sang ou un autre n'appartenant pas au maire afin colorer sadiquement les lieux…


    Ces flagrantes taches de sang desséché devaient en répugner plus d'un. Moi-même, je ne trouvai guère intéressant le bourdonnement insoutenable des mouches qui virevoltaient au-dessus des traces écarlates. La lumière repoussaient faiblement les insectes agglutinés contre le vitrail. Ces créatures préféraient-elle errer dans l'obscurité alors que l'énigme s'y trouvait encore plongée ?

    Je m'adressai aimablement à mon hôte avec une certaine mascarade. Un parfait trompeur n'ignorait comment déceler les inexactitudes au chevrotement d'une voix.


    - Permettez-moi de vous demander... Existe-t-il certaines personnes qui n'apprécient pas particulièrement le maire ou qui n'éprouvent aucune sympathie à son égard ?

    - Les ennemis sont légion pour tout homme politique, en particulier pour le Maire qui voulait nettoyer cette ville. N'importe quel malfrat était susceptible de vouloir sa mort et la fin de son exercice intransigeant. En ce qui concerne la politique... Je ne vois vraiment pas qui prendrait de tels risques. Le maire était puissant et avait de nombreux partisans au pouvoir non négligeable. Si le moindre soupçon subsiste, les retombées politiques seraient catastrophiques pour lui.


    Alors que je toisai Guisor de mes prunelles d'un bleu électrique, j'eus la nette illusion qu'un seul mot pendait éternellement au bout de ses lèvres : nettoyer…
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 18 Jan - 22:17

Pour le moment, ils n’avaient pas fait de découverte que ceux qui étaient passés avant eux n’ait déjà faite. Il avait été décidé qu’aucune aide ne leur serait fournie. Ils devaient tout découvrir par eux-mêmes pour éviter de les mener dans la même impasse que leurs prédécesseurs…

Guisor restait presque totalement impassible aux divers agissements de ces amateurs visiteurs.
La seule fois où il avait failli perdre son calme fut lorsque cette Sindarin l’accusa. Même à ce moment-ci, elle n’avait pas été beaucoup plus loin que les précédents enquêteurs officiels. Eux aussi l’avaient suspecté. Mais le prince lui faisait confiance. Il avait longtemps vu ce monarque à travers les yeux du maire. Maintenant que Dreak n’était plus là, il voyait cet homme sous un nouveau jour. Mais peut-être était-ce dû à un changement de personnalité de l’héritier du trône dû à la crise…

Quoi qu’il en soit, il avait carte blanche de sa part pour superviser toute cette affaire. L’idée du prince de convier des étrangers sur cette scène de crime l’avait cependant refroidi. Cela faisait maintenant longtemps qu’il était au côté du maire. Ce bureau était un peu leur lieu à eux. Ce pupitre là-bas l’avait longtemps accueilli pour régler des papiers et aider Dreak…

Pourtant, avec toutes ces suppositions de ces inconnus, il commençait à se poser des questions. Et si le maire lui avait caché des choses ? Et si la sensation de ces derniers jours, ce sentiment qu’il s’éloignait n’était pas qu’une impression ?
Toutes ces lectures étranges… Pourquoi n’en avait-il jamais entendu parler ? Seraient-ce de simples éléments posés là par le tueur pour constituer son énigme ?
Et quel était ce jeu macabre ?

Les diverses suppositions des invités tournaient dans sa tête. Il était sûr d’une chose : ce n’était pas lui le coupable.

Les deux soleils avaient finis par atteindre l’horizon et la luminosité dans la pièce devenait des plus insupportables. Il était temps d’allumer le lustre. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Parce que ce n’était pas indispensable et parce que ce n’était pas le cas lorsqu’il avait trouvé le corps. Mais le fait est que dans le noir, l’affaire n’avancerait plus.


-Pardon.

Il écarta la noble jeune femme près de la porte pour accéder à une corde qu’il dénoua du mur et laissa descendre doucement un lustre large est compact. Le fait est que son ombre, projeté au plafond par les bougies du dessous se dissipa doucement et laissa voir aux personnes présentes un nouvel élément.

-Ne commencez pas à vous plaindre que je vous avais caché quelque chose. Nous avons trouvé la salle lustre éteint. Le prince voulait vous laisser suivre votre cheminement sans aucune intervention. Mais je pense que vous n’irez pas loin dans le noir.

Alors qu’il allumait les bougies une à une, les autres pouvaient bien voir sans problème l’énorme œil dessiné au plafond avec le même sang que partout dans la pièce. Il semblait fixer la pièce dans son ensemble, toisant chaque élément et personne de là-haut.

-Nous y verrons un peu plus clair de la sorte. Vous avez trouvé ici un trois et un sept enchevêtrés messire. Nos experts les ont déjà déchiffrés.

Fixant le terran qui s’était intéressé au centre de la pièce, il remonta l’éclairage tout en haut. La poussière blanche qui régnait déjà dans la pièce s’en était vue d’autant plus présente.

-Quant à Messire Lorindiar, le journal qu’il tient dans les mains arbore sur sa tranche un cinq.

Revenant vers la porte, Guisor tira le loquet de la pièce et ferma la porte à clef, jetant un coup d’œil à la dame de l’épine, il garda un air froid et las tout en s’expliquant.

-Simple oubli de ma part. Personne n’est parfait. Cette porte était ainsi lorsque j’ai découvert le corps.

Laissant la clef dans la serrure comme elle y était au moment des faits, il se retourna, face à la pièce, attendant qu’ils continuent.

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 19 Jan - 4:43

Spoiler:
 

Si un mot ne définissait pas l'aventurier, c'était bien le mot patience, et en ce moment, il n'aurait pas refusé d'enquêter sur un autre meurtre, celui de ce petit bonhomme méprisant par exemple. Quand Ision le bougea de sa chaise, il était bien trop occupé à tenter de résoudre l'énigme qu'il ne s'en rendit pas compte. Différents points arrivaient à son esprit mais ne s'agençaient pas, et que signifiait Borgalem? Curieux mots qui lui courait dans l'esprit.

La discussion d'Ision avec l'empêcheur d'enqueter en rond apporta un élément qui faillit lui échapper. La dernière fois qu'il avait été vu, c'était au moment que le soleil se couchait. Il a donc été retrouvé le lendemain, il y aurait amplement le temps pour cette mise en scène macabre, mais qu'aurait eu son meurtrier à faire de tous ces signes.

Plus il écoutait, moins ceci n'avait de sens, et ce Borgalem qui dansait dans sa tête, il semblerait qu'un élément de réponse se trouvait dans son inconscient, Mais tant qu'il n'en comprendrait pas le sens, il ne verrait pas son utilité.

La suite lui apporta de nouveaux détail, comme il s'en était douté, le corps du maire avait été trouvé à l'aube. Étranglé et... évanoui... Sans blessures ni produit? Qu'est ce que tout ceci signifiait.Qu'avait-il pu se passer entre le crépuscule et l'aube?

À tout hasard, il s'assit sur une chaise en face du bureau et nota tout ces renseignements dans son compendium.


'Le maire est mort assassiné, étranglé. Ce sang est donc un message, la question est: écrit par qui, sur le buste un 6, sur l'encrier un 2, par terre un 3 et un 7 entremêlés, sur la porte un 4, sur la tranche du livre est un 5. Enfin, il y a ce drôle de 0, mais était-ce un zéro ? Et cette tâche devant la fenêtre ? De plus il était évanoui quand c'est arrivé. Et cet œil au plafond, je veux comprendre quelque chose, peut-être que si ...'

Il allait encore une fois devoir parler à guisors, et curieusement, il pensait connaître la réponse.

-Excusez-moi,mais quand le maire a-t-il acquis ce buste?

Il a passé commande d'un buste représentant sa personne il y a deux ans. Il l'a eu l'année suivante mais c'est seulement depuis le jour où nous l'avons retrouvé mort qu'il a été remplacé par celui-ci au visage déformé.

Évidemment, rien pour rendre la chose plus simple hein? Et le buste se serait mis à faire la grimace comme ça! Il s'arrêta net.

Il fouilla dans les papiers à la recherche d'un document qui serait une des affaires courantes. Puis il referma les yeux un instant.

Il avait un sourir de triomphe quand il reprit.


-Pourrait on avoir les documents que le maire a utilisé pour son invocation? Je crois qu'il s'agit de note écrites, des schémas de pentacles, ce genre de choses...

-Je ne vois pas de quoi vous parlez. Je n'ai jamais été mis au courant d'une telle pratique du Maire.

-Peu importe, que vous les ayez ou pas, voici une des premières hypothèses... non-valables!

Il se redressa et commença son discours pour les autres. Il avait besoin de voir où cette hypothèse non-valide casserait avant d'en chercher une autre.

-Tout d'abord, cette hypothèse pourrait-être réfutée en de nombreux points, étant donné qu'il est possible humainement d'assassiner le maire et de ramener tout ces objets, quoique je me demande ce qu'on dirait de la garde. D'abord ces signes fait avec du sang mais pas celui du maire. La question est qui a pu faire toutes ces marques? Le maire, vu l'acharnement mis, je ne crois pas que ce soit lui qui ait écrit ce signe ou du moins pas pour dénoncer un assassin. Et pourquoi l'assassin mettrait tout ces signes. Mais plus encore, ce qui me frappe c'est l'état du corps, mort étranglé, mais sans blessures ni poison pour l'évanouir. Je ne vois que deux choses pour l'expliquer, la peur ou une autre forme d'inconscient le sommeil. Enfin, la clé dans la porte nous indique que le maire avait sciemment fermé celle-ci. Il ne voulait pas être dérangé, pourquoi? La réponse est dans ces tâches de sang, supposons que le maire ait écrit avec ce sang, mais que ce sang a une autre fonction que désigner son assassin. Alors tout devient clair, le maire a voulu invoquer quelque chose et ces signes en seraient la clé, quand à ce qu'il a voulu invoquer, il y a un jeu de jour et de nuit n'est ce pas, ce qui nous ramène au carnet que vous tenez messire Lorindar, aux deux derniers enfants de cette créature étrange. Maintenant, la mort du maire est arrivée durant la nuit, en fait entre le coucher et le lever du soleil. Entre les vêpres et l'Aurore.Qui sont les nom des enfants du jour et de la nuit. Le seul moment ou jour et nuit sont réunis, je dirais aussi que c'est le seul moment où il devrait en théorie invoquer ce qu'il souhaite invoquer. Maintenant, dans l'esprit que ce n'est qu'une hypothèse, j,ai moi même du mal à y croire, il devient évident que ces préparatifs lui ont fait rater les vêpres et qu'il a du attendre l'aurore. La créature invoquée est donc apparue à ce moment précis et aurait étranglée le maire, il reste à savoir comment elle est partie, mais je crois que ça à un rapport avec cette idée de nettoyage, hmm?
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 19 Jan - 11:10

"Médecin, voilà une profession bien loin de celle de ton père Drayken... mais bon une fois libéré des chaines paternelles tu peux enfin t'épanouir, enfin... essayer... "

Ision ne perdait pas patience, un léger sourire s'était même affiche sur son visage après cette phrase. Il avait même entendu que Drayken et lui partageaient le même ordre, les éclaris, mais à un tout autre niveau... quelques années pour cet apprentis médecin, des siècles pour lui. Ision connaissait Drayken, enfin ils s'étaient croisés une seule fois, lorsque le lord avait été demandé par son père, un imbécile qui pensait faire fortune dans les trafic illégaux, le lord avait refusé cela à Hespéria et avait lui même fait colporté certaines rumeurs sans que l'on sache d'où cela pouvait provenir. Il n'était pas à l'origine de la mort de son père, mais le fait est que cela lui profitait bien entendu. Lorindiar s'était couvert de l'avoir rencontré, après sa mort dans un communiqué où il expliquait ce qui lui avait été honteusement proposé, un coup de maître pour blanchir sa réputation qui était déjà translucide.

Il laissa Drayken à ses illusions, écoutant les différentes réponses et formulations fait par tout ceux autour de lui, les conclusions du médecin et de la prêtresse étaient intéressantes. Il écouta les conclusion de l'homme pressé dont il avait prit le siège, par tous les dieux son cerveau devait finir par se liquéfier s'il réfléchissait toujours autant pour un simple terran. Guisor vit le soleil descendre et sortit d'on ne sait où un chandelier, cet homme était décidément irrécupérable, un valet parfait duquel il ne fallait attendre que des réponses mais aucun fonctionnement véritablement interessant... oui, non... Ision se dit que finalement il pourrait peut être l'embauché en tant que portier, voilà une place qui lui irait certainement à merveille. Quoiqu'il en soit l’œil de sang fascina Ision même s'il ne s'y attarda pas il se demanda comment avait pu le tracer, le maire n'était pas assez grand pour cela, il aurait fallut être accroché au plafond, suspendu au lustre ou... sortir de par la trappe... amusant. Quoiqu'il en soit Ision restait désormais pour le spectacle, il avait récupéré les papiers qui le concernait c'était l'essentiel du tableau, maintenant il voulait découvrir les petits secret de celui qu'il appelait son ami, il avait véritablement de la sympathie pour l'homme et surtout le commerçant, sans lui, Ision aurait eut bien plus de mal à créer son empire commercial dans cette partie du monde, mais voilà... désormais qu'il était installé les actions du maire étaient devenues, presque inutiles, il était simplement allié contre le prince et cela oui, il devrait y pallier. Ision regarda Esméralde à ce moment là, elle ne pouvait pas savoir ce qu'il pensait et même leur lien sylphide paraissait rompu dans cette pièce.
Les yeux saphir d'Ision se posèrent à nouveau sur Guisor...


"Cette pièce, bride les pouvoirs de chacun des gens présents, des dons que nous pourrions mettre à la recherche du meurtrier, hélas c'est impossible... n'y a t il aucune possibilité de... détruire ce système? Et ouvrez donc la porte ou nous finiront tous asphyxiés comme lui avant de résoudre cette énigme..."

-Depuis le lendemain de la nomination du maire, cette salle a toujours été ainsi. Poussiéreuse, obscure, oppressante et nous empêchant d'utiliser la magie... Quant à cette porte, je ne voulais pas que vous puissiez m'accuser de vous cacher des éléments...


Il déverrouille la porte, loquet et clef.


"Nous cacher des éléments... voyons Guisor, hormis la jeune femme là bas personne ne vous a suspecter... mais dites moi... Le maire, quand va t il être enterré? je suppose que cela sera fait dans les règles et que tous pourront honorer le cadavre car je dois bien vous l'avouer, sans cadavre et sans trace de crime comment être certain que le maire est bien décédé... nul homme auquel je peux me fier a vu le corps de mon ami, on m'a refusé à moi de me recueillir auprès de lui et ne me dites pas qu'il n'est pas présentable, il existe de nombreux procédés à présent pour conserver les corps."

Guisor sembla énervé, la porte encore ouverte il appela un garde...


-Faites porter le corps jusqu'ici.


Lorsqu'il referme, il vous lance un regard méprisant.

-On n'embaume pas nos cadavres ici. La seule conservation que nous avons se fait dans la glace. Préparez vos narines. Dans une demi-heure, votre curiosité malsaine sera rassasiée.

"Parce qu'un majordome devrait mieux savoir que moi ce que vaut sa parole? Méprisez moi de vos yeux autant que vous le voulez, vous avez un médecin et une prêtresse ici et vous ne leur offrait même pas ce sur quoi ils peuvent être le plus utile. S'ils ne trouvent rien de plus... je veillerai à ce que ma fortune soit utilisée pour payer des funérailles plus somptueuses que celles prévu et veillez à laissr le corps à l'extérieur de la pièce, je ne souhaite pas qu'il puisse servir de nouveau pour cette chose malsaine qui pourrait vivre ici..."

De la glace voilà un procédé bien moderne pour l'époque (bah oui quand même des glaçons au moyen âge xD), mais Ision n'y prêta pas plus attention, les cadavres si seulement Guisor savait, la vue de ces derniers n'avaient jamais gêné Ision et encore moins maintenant, il allait feindre la tristesse bien entendu, mais après tout n'était ce pas le propre des nobles. Oui Ision usait de son statue pour être supérieur au majordome, jusque quand ce dernier allait il le supporter, c'était justement ça qui était interessant. Lorsque Guisor voulu à nouveau fermer la porte, Ision se leva du bureau et plaqua sa main pour l'en empêcher...

"Laissez cette porte... ouverte en grand..."

Le sylphide ne plaisantait pas, le seul fait d'avoir passer sa tête et sa main dehors lui avait fait sentir que ses pouvoirs étaient toujours là, juste derrière. Il avait ordonné à Guisor avec la ton impérieux dont il était capable lorsqu'il parlait à son propre personnel, il valait mieux que l'homme ne discute pas plus avec Ision sauf si il voulait lui même servir de clef pour ouvrir la serrure. Le lord avait déjà expérimenté cela par le passé, on pouvait parfaitement tailler une clef à partir d'un os, certes elle ne servait qu'une fois à cause de la fragilité mais bon, c'était tout aussi interessant qu'une véritable clef. Ision était loin de l'énervement, mais si une chose pouvait se faire, pourquoi ne pas la faire.
Il réfléchis un moment à l'hypothèse de Baptisma, qui pouvait paraitre folle mais après tout... il s'en retourna et s'adossa à la bibliothèque...


"Si vous dites vrai alors... un peuple vénérant des esprits plus puissant? Et dans mon poème, le terme Syli, un enfant dévoré parce qu'il s'est prit pour un homme. Ce n'est que moi ou cela me semble étrangement familier? On dit que les sylphides sont un peuple d'esprit, plus puissant que la plupart des autres peuples, Sylphide... Syli... le soleil, l'ombre, une eclipse ou effectivement, la fin de la journée, le maire est mort pendant la nuit, si quelque chose l'a tué qui nous dit que les ombres de la nuit ne viendront pas... pour nous également? Notre magie bridé, celle du maire devait l'être également, du sang, des livres... un mort... et le jour lorsque Guisor arrive, rien, un cadavre, une porte fermée..."

Ision laissa sa phrase en suspend, il ne croyait pas véritablement à l'histoire d'une créature ou de quelque chose dans ce goût là, mais porter les soupçons sur son propre peuple (Irina et Esméralde étant les seules de la pièce à connaitre et pouvoir reconnaitre sa véritable nature) l'amusait énormément. Mais un meurtre dans une pièce fermé... non, c'était trop simple, beaucoup trop et pourtant, lui même l'avait bien fait...

Il se retourna et se mit à fouiller dans la bibliothèque, soulevant un à un chacun des livres et le faisant tomber au sol, des classeurs se trouvaient là avec un ingénieux système d'anneaux pour porter les feuilles, Ision se promit de faire la même chose avec ses dossiers en rentrant dans sa demeure. Il les passa au crible un à un sans exception, même si son "don" d'apprentissage et de mémorisation n'était pas actif, il avait apprit à lire rapidement et à retenir l'essentiel, pendant que les autres faisaient autre chose ou réfléchissaient il fouilla la bibliothèque pendant de très longues minutes, continuant de mettre un à un les dossiers à terre et empêchant de son simple regard Guisor d'intervenir. Deux classeurs retinrent son attention, l'un était tout simplement vide et l'étiquette décrivant son contenu avait été en partie arrachée. On ne pouvait encore y lire ce mot ou morceau de mot "...tabili...", le second résistait un peu, rien de plus. Ision n'insista pas dessus tout de suite, désormais vidé de tout contenu, la bibliothèque devint le terrain de jeu d'Ision, il frappa sur le bois et ô surprise, ce que Guisor pensait inexistant ne pouvait qu'exister, de endroits plus ou moins creux... il ne fallait pas être un génie pour comprendre que derrière ce meuble se trouvait quelque chose qui donnait on ne sait où.

Le fait d'avoir vider la bibliothèque lui offrait un magnifique escalier où s'accrocher pour atteindre le dessus de la bibliothèque, attrapant la chaise du guéridon non loin il s'y plaça pour se donner un appuie et commença son ascension, son corps n'était pas fait pour le combat ou ce genre de chose, mais attraper un livre ou arriver en haut d'un meuble restait à sa portée. Le chandelier offrait une luminosité parfaite, on remarquait un petit interstice dans le bois encerclé de métal. Se laissant redescendre avec plus de précaution que dix terran en auraient prit il redescendit somme toute assez fier de son petit effet de scène.

"Une interstice dans le bois encerclée de métal se trouve tout en haut. Ma... condition fait que me rendre une nouvelle fois là haut pour voir si cela peut déclencher l'ouverture d'un panneau ou de ce qui se trouve derrière la bibliothèque m'est impossible, aussi si l'un de vous se dévoue, je lui cède ma place et nous pourrions peut être avancer à moins que le maire ne soit devenue rudement farceur durent ces dernière année pour avoir une bibliothèque qui sonne creux à certains endroits sans rien avoir derrière. Et s'il s'agit de ce qui bride nos pouvoirs... il serait judicieux d'y jeter un œil non?"

Ision ne dit plus rien, il jouait son rôle de noble supérieur à merveille et expérimenté beaucoup de chose grâce à cela, tout le monde avait un point de rupture... croisant ses mains il attendait la venue de ce "monstre" de pied fermes avec déjà plusieurs options... sauter par la fenêtre, courir vers la porte ou prendre tout être vivant comme bouclier pour sauver sa propre vie en cas de besoin enfin tout être... il devait déjà en exclure deux.
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Irina Dranis
MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 3 Fév - 19:38

Avec son sérieux et sa minutie habituels, Irina avait préféré rester en retrait pour ne pas être distraite par les différentes suppositions, plus ou moins farfelues, qui fusaient. Au final bien qu'elle ait manqué de se boucher les oreilles pour parvenir à faire abstraction de ce désagréable bruit de fond. Il faut croire qu'elle était trop habituée à travailler seule, ce qui ralentissait ses facultés de réflexion de manière significative. Cependant et alors qu'elle était sur le point de perdre patience, Guisor leur fit le grand honneur de se rendre utile pour une fois. Avec un dévouement tout aristocratique il se décida à leur faire lumière, dans l'espoir sans doute que la nuit qui tombait finisse par porter conseil. Ce fut alors que deux nouveaux symboles leur furent révélés au plafond, non loin d'un immense œil qui semblait les observer. Macabre et glauque à souhait, mais pas assez pour que la seconde de l'Ordre n'en soit émue plus que ça. Du sang elle en voyait à longueur de journée, ce qui d'ailleurs lui fit constater que la quantité qui avait été nécessaire pour toutes ces indications mystérieuses était conséquente.
Pendant que le distributeur de bonbons interrogea Guisor dans l'espoir d'en tirer des informations intéressantes, Irina préféra fouiner dans la pièce une nouvelle fois pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres chiffres dissimulés. Quelque part. Elle regarda par terre dan les autres coins de la pièce, et sur le siège du bureau notamment, mais il n'y avait là rien de suspect, hormis les tâches d'encre causées par Ision et son arrogance habituelles. Faisant le tour sans avoir rien de neuf, elle dit tout haut à l'encontre des autres présents.


« Il n'y a pas d'autres indices ensanglantés dans cette pièce. Vous pouvez toujours vérifier, mais vous perdrez votre temps. »

Elle était sûre de ce qu'elle disait parce qu'avait l'esprit scientifique, précis en toutes circonstances et surtout lorsqu'elles étaient graves comme c'était le cas ici. Réfléchissant toujours aux emplacement des chiffres qui avaient été trouvés, elle essayait de trouver une logique à ces derniers, persuadée qu'elle était qu'ils étaient là pour une bonne raison, même si elle ignorait encore laquelle. Sa mémoire étant particulièrement bonne, elle ne se sentait pas le besoin d'écouter le récapitulatif de Guisor, qui pouvait de toute façon être volontairement ou involontairement incorrect. Cela ne l'empêcha pas d'écouter d'une semi oreille le raisonnement partagé de Baptisma, pondérant ses propos intéressants mais avec lesquels elle n'était pas tout à fait d'accord.
Cette piste de la magie noire lui semblait trop évidente, trop facile. Ce n'est pas qu'elle doute que le Maire en ait été incapable, après tout elle ne le connaissait pas du tout personnellement, simplement cela ne collait pas. Et quand bien même elle n'avait toujours aucune idée sur la raison de la présence des chiffres, d'une chose elle était sûre : leur disposition n'avait rien à voir avec un pentacle d'après la conception des points reliés qu'elle en avait fait. Néanmoins elle voulait tout de même explorer la piste de la créature surnaturelle, qui bien que peu plausible au premier abord, devait être explorée. Ne jamais écarter une hypothèse jusqu'à avoir une preuve de son invalidité... l'une des règles de base. Sans trop en attendre, Irina interrogea Guisor au sujet de ce « Borgalem » ; cet être supérieur engendrant de nombreux enfants, mentionné dans la légende lue par Esméralde un peu plus tôt.


« Guisor, est-ce que le nom de 'Borgalem' vous évoque quoi que ce soit, ou est-ce que le maire y a jamais fait référence ? »

« Je n'avais jamais entendu ce nom auparavant. D'où vous vient-il ? »

« Borgalem est l'esprit originel qu'a mentionné la dame de L’Épine en traduisant les pages arrachées. Selon cette légende il est le père de tous les esprits élémentaires. Je me demandais donc si ce nom ou cette croyance vous évoquaient quelque chose. »

« Je vous le répète, c'est la première fois que je l'entends prononcer. »

« Est ce qu'une créature surnaturelle aurait récemment sévi dans la ville ou ses environs? Ou bien est ce qu'une série de meurtres inexpliqués aurait eu lieu dernièrement en ville? »

« La seule créature dont on parle en ville est celle que la rumeur soupçonne d'avoir tué un dénommé Ivan Mackorl dans la forêt de Noathis, encore que d'autres soutiennent que c'est certainement les Erillys les meurtrières. Quant aux meurtres, notre ville est l'une des plus sûr du continent. Les rares qui se produisent sont imputés à de petites frappes que nous recherchons ardemment. Rien d'extraordinaire. »

La prêtresse acquiesça sobrement, ne voyant nulle utilité à insister encore. L'homme de main était une fontaine d'informations tarie, ne laissant filtrer qu'une goutte par ci par là de temps en temps, et ce dans le meilleur des cas. C'est pourquoi elle l'avait questionné plus par conscience de rigueur qu'en réelle attente de résultats mais après tout pourquoi pas... Après tout il avait suffi de demander pour qu'ils aient enfin accès à la dépouille ! Rageant de l'incompétence de ceux qui avaient organisé cette mascarade, la demoiselle essayait de ne pas se laisser déconcentrer malgré tout. Si certains comme Ision semblaient se complaire dans l'intrigue et le jeu théâtral, elle elle avait de bonnes raisons de prendre ceci au sérieux... et le fait qu'elles ne soient pas purement altruistes n'y changeait rien.
Soulagée du fait que la porte ait été ouverte en grand, elle eut une mine approbatrice à l'initiative du sylphide qui pour une fois lui facilitait la tâche. Cela faisait du bien de respirer un air plus pur que celui de cette salle oppressante, sans parler du fait qu'ils ne risquaient pas d'être interrompus par un élément extérieur étant donnée la garde qui était postée dehors. Écoutant et intégrant attentivement les quelques détails sur le mode de conservation du corps, elle les nota dans un coin de sa tête. Notant qu'Ision se mettait à s'amuser de l'état des lieux, tout comme à faire tomber tout le contenu de la bibliothèque, Irina continua de travailler de son côté. Si il voulait exploiter l'idée qu'elle avait soumise selon laquelle il y avait un accès inconnu dans cette pièce, libre à lui. Si tout cela n'était qu'une mise en scène pour tout mettre en désordre c'était une autre histoire. Noble ou non elle n'aimait pas qu'on lui traîne dans les pattes et encore moins qu'on pollue ce qui était une scène de crime.

L'ignorant pour l'instant afin de ne pas s'énerver tout de suite, la rouquine décida d'utiliser l'encre déjà répandue à terre qui était encore fraiche pour faire la démonstration de ce qu'elle avait en tête. Si elle avait bien calculé la disposition des différents chiffres successifs le tout formait tout de même un motif, tout comme elle l'avait suspecté. Allant successivement du bord de la fenêtre à l'ancien emplacement de l'encrier, à l’œil au plafond, à la porte d'accès, au livre barbouillé, au buste et finalement de retour à l’œil... le tout formait une fléche. Une flèche rendue claire par l'encre rouge qu'elle avait réutilisée... et qui indiquait tout droit vers la bibliothèque, le même endroit qui avait suscité la curiosité d'Ision, qui pour la peine avait même daigné s'adonner à quelques acrobaties.
Agissant aux antipodes du lord, Irina n'avait pipé mot au sujet de sa découverte, qui de toute façon se passait de commentaires. Aucun besoin d'en rajouter donc, ce qui avait un effet autant si ce n'est plus attirant pour l'attention que le style « m'as-tu vu » du sylphide. D'ailleurs pour elle qui connaissait sa vraie nature tout ceci n'en était que plus comique à défaut d'être admirable. Elle ne perdit par conséquent pas l'occasion de se moquer ouvertement de lui pendant qu'il entamait sa descente vers la terre ferme.

« Allez-y doucement, Sire. Ce serait trop bête de vous casser le bassin avec une mauvaise chute. Surtout que je sais qui s'y collerait pour vos soins. » Elle pouffa doucement, sans complexes et s'en fichant totalement de ce que les autres pouvaient penser. L'aristocratie était détestable à ses yeux, tout comme toute forme d'arrogance. Ision en ayant à revendre de l'un et de l'autre, la conclusion en était très simple. Il était une cible parfaite pour son ironie et ses sarcasmes. « Je crois que j'ai résolu au moins en partie le casse tête qui occupait notre ami confiseur ici présent. Il ne manque plus qu'à trouver quelqu'un qui se dévoue pour explorer ce qui ne l'a pas encore été. J'irais bien moi même... mais pour des raisons évidentes, la décence m'en empêche. » Débrouillarde comme elle était, Irina n'avait jamais refusé de faire quoi que ce soit, ni n'avait fui à une tâche sous prétexte d'être une femme. Seulement comme elle ne s'attendait pas à crapahuter elle était logiquement vêtue de la longue robe blanche et or des prêtresses, ce qui rendait l'escalade impossible sans bafouer certaines règles de la bienséance. Et puis avec tant de monde présent il y aurait bien quelqu'un pour prendre sa place non ?



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 3 Fév - 21:09

La Dame écoutait chaque scénario de possibilités, explorait chacune des théories exposées, sans savoir réellement quoi penser. Pour sa part si elle avait jugé le maire relativement amitieux, son inimitié l’obligeait à le considérer comme un parvenu mesquin, insipide et inapte à mettre sur pied de telles machinations. Un point semblait-il absolument incorrect au vu de cet œil triomphant auréolant le plafond.
Mais de tout ce qui avait été découvert ce fut la trouvaille d’Ision qui éveilla en elle, un intérêt tout particulier. Elle s’approcha du tabouret sur lequel il avait grimpé. Des livres arrachés à la bibliothèque et projetés sur le sol, il n’en restait qu’un… parfaitement droit et en place comme si rien ne différait d’auparavant. La Sylphide jaugea de la pulpe de son doigt, sa tranche tout en remarquant l’absence de titre. Il ne bougea pas d’un pouce. Un soupir s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle tenta de le tirer comme parfois le faisait-on pour certaine porte dérobée. Evidemment là encore, elle n’arriva à rien.


« Il doit bien il y avoir un moyen…. »

Remplaçant Ision sur le tabouret trépied, elle se hissa pour jeter un coup d’œil à ce fameux interstice. Sous ses pieds, son escabeau trembla, légèrement bancal. Ce qui pour Ision n’était qu’un interstice ressemblait, pour la jeune noble à une étrange serrure. Ses doigts dessinèrent le contour de cette fente courte crénelé dont le centre semblait plus large et circulaire.

« On dirait une serrure … » annonça-t-elle tout en redescendant de son perchoir.

La réflexion alluma ses prunelles d’ébènes. Ouvrir la porte lui semblait à présent être le premier pas vers la solution véritable de cette énigme. Trouver la clef devenait donc l’objectif primordial. S’avançant vers l’assistant du défunt maire, elle l’interrogea d’une voix aussi posée que charmante
:

« Vous qui avait collaboré longtemps avec le Maire, de ce fait on peut estimer que vous êtes ici le plus à même de le connaitre. Auriez-vous remarqué une clé qu’il aurait gardée près de lui, autour de son cou, ou rangée dans un coffre ? Quelque chose de suffisamment précieux pour qu’il rechigne à s’en séparer ou qu’il s’essaye à la dissimuler ? »

« Je crois l'avoir vu un jour ranger une clef dans un tiroir avec précipitation alors que je me présentais en avance à l'un de nos rendez-vous. Il était de plus en plus discret ces derniers temps. »

Mais Ision avait fouillé tous les tiroirs du bureau sans rien découvrir…. Restait une solution fiable quoique plus contraignante et plus longue….

« Si aucun de nous trouve comment l’ouvrir, ne pouvons-nous faire appel à un Artisan. Le Prince, dont cet affaire cause bien des tracas, sera très certainement heureux de nous envoyer son ébéniste personnel. Au moins cette bibliothèque ne présentera plus un mystère supplémentaire. Pourriez-vous faire le nécessaire Monsieur ? »

L’assistant appela immédiatement un garde du bout du couloir, et lui transféra ses ordres. Un détail, cependant, chiffonnait toujours la Dame sans qu’elle sut réellement pourquoi. Irrésistiblement attirée par ce tabouret branlant, dont le seul fait de s’en servir comme piédestal s’avérait difficile à cause de ce défaut de quelques centimètres au niveau d’un des pieds. Si la serrure était en haut. Que le siège servait automatiquement à l’atteindre alors cette bancalité rendait systématiquement la manœuvre périlleuse….. elle entrevoyait un problème sans réellement parvenir à le nommé lorsque son regard fut attiré par un papier plié déposé sur le pupitre, là d’où venait le tabouret.

« Une cale ? » songea-t-elle en s’en emparant.

Ce papier etait une lettre chiffonnée et déchiré, tâchée même qui ne laisse plus lire que peu de chose .Elle le lut, lentement, à mi-voix

"Monsieur le maire
[texte manquant] avais une question : après tout ce temps, vous n'avez toujours pas mis au courant votre plus fidèle dévot [texte manquant] Notre affaire [texte manquant] me parait étrange. Auriez-vous plus confiance en moi désormais qu'en lui ?[texte manquant] »

Esméralde dubitative plissa les yeux et rangea la lettre dans son réticule avant d’ouvrir un leste large le pupitre. Après tout si on avait abandonné sur ce meuble la cale, pourquoi pas aussi la clef ? Vide. Entièrement vide. A quoi servait donc un rangement vide… sauf … si… Sa main parcourut les coins de cet emplacement déserté. Elle jouait vers les interstices, tapotant de temps à autre le fond en bois. Un sourire ourla ses lèvres lorsqu’elle découvrit une clef cachée dans le faux fond.

« Finalement…. Nous n’aurons pas besoin de cet artisan ! » Clama-t-elle en désignant son trésor. « Monsieur Lorindiar, aidez-moi je vous prie, à monter »

Une fois perchée, elle inséra la clé dans la fente ….
Elle n’oubliait pas le petit papier encore logé dans son réticule, il lui dévoilerait ses mystères en temps voulu, mais pour l’instant elle n’avait qu’une seule envie : savoir ce que receler le compartiment secret de la bibliothèque

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Lun 6 Fév - 6:41

    Quelques somptueux bougeoirs se virent illuminés de flammes naissantes. La clarté fusa graduellement dans la pièce, dévoilant des précisions plus nettes aux symboles plus tôt représentés. Des marques écarlates se distinguèrent du plafond, profilant à celui-ci un aspect tout autre. Un œil piqué à vif griffonnait la voûte terne. Son champ d’observation se limitait à l’imagination divagante des enquêteurs. Ce symbole restait certainement pour moi le plus descriptif, tant par son absurdité que les sens indéniables que l'on lui attribuait. Le fluide rougeoyant découlait, lui aussi, de la mystérieuse encre utilisée. Face à cette déclaration des moins inattendues de la part de notre hôte, je constatai qu’aucune hypothèse fixe ne méritait manifestement sa place à ce stade vaporeux. Sans doute avait-on tout bonnement tenté d'écarter la justice de la vérité en proposant un élément indubitablement perturbateur.

    Quoi qu’il en soit, la découverte de la lettre attira davantage mon intention. Un peu plus tôt, j’avais interrogé ce cher Guisor quant aux relations du maire sans pourtant trouver dans ses répliques quelque réponse suffisante. La correspondance dont le texte manquait régulièrement à l’appel me ramenait dans mon répertoire de questionnement de base. Le défunt partageait assurément quelques entretiens peu conventionnels, ce qui échappait naturellement à son majordome… et expliquait cette omission flagrante d'explications. J’interrogeai alors le plus fidèle serviteur de l'ancien dirigeant.


    - Cette lettre prouve indubitablement qu’une affaire peu nette reliait le maire à une autre personne. J’ai cru comprendre cependant, que le Maire avait grande confiance en vous... Hormis sa discrétion plus ponctuée ces derniers temps. Seriez-vous porté à croire, en relisant ce message, qu’il vous dissimulait une partie de ses activités ?

    Un brève pause s’installa dans l’atmosphère pour alourdir mes propos.

    - L’écriture, quant à elle, vous est-elle familière ?


    - Je crois que tout le monde ici a bien compris que j’avais été écarté de cette affaire, monsieur.

    On voyait dans le regard qu’il lui lançait l’amertume de sentir le couteau ainsi remué dans la plaie.


    - Nous avions trouvé cette lettre avec les investigateurs officiaux. Une étude graphologique a été faite sur ce peu de mots. Les experts, comme n’importe qui pourrait le faire je pense, semblent sûr que la calligraphie de l’énigme sur la vitre, des chiffres et de ce billet est la même. Il faut croire que ces inscriptions sont l'œuvre d'un seul et même homme, cultivé, méticuleux et très énigmatique... Personnellement je trouve ces pompeux calligraphes particulièrement peu utile.

    Il rattrapa la dame de l’épine qui allait échapper à Ision et se pencha sur l’étagère au dernier livre.

    - Personnellement, j’ai rarement vu une si belle écriture mais si j’ai bonne mémoire... Une seconde...

    Il s’interrompit pour se tourner vers la noble obnubilée par la bibliothèque :

    - Permettez que je vous évite une vilaine humiliation madame.

    Il abaissa lui même d'un geste assuré le livre qui s’inclina sans résistance.

    - Vous en êtes désormais au même point que les autres enquêteurs de ce côté-ci.

    La bibliothèque n’avait pas bougé d’un pouce et on avait à peine entendu un cliquetis sans conséquence.

    - Je disais donc... Il y a eu une lettre qui m'avait surpris de par sa signature : “ Un ami qui vous veut du bien. ” Elle était adressée au maire et c’est moi qui la lui ait apporté alors que je triais son courrier comme me l’imposent mes fonctions. Elle me semblait sortir du lot, n’est-ce pas ? C’était un homme qui se présentait comme un historien et un grand érudit. Il proposait ses services au Maire. Étrangement, après que j’eus remis la lettre à Dreak, je n’en entendis plus parler. Mais je crois bien que l’écriture et certaines rondeurs de lettres étaient semblables à celles-ci.

    Quelqu’un correspondait depuis peu avec le maire. La mort de ce dernier avait mit fin à l’entretien. L’auteur de ces mots figurait parmi la liste des suspects les plus envisageables. Seulement, en quoi accuser un étranger quelconque aboutissait ? Il restait à trouver le fin mot du meurtre. Déplier ce tissu opaque d’énigme n’était guère aussi évident qu’il y paraissait. Une nouvelle observation vers le vitrail suffit à confirmer mes doutes. Certaines similarités tel que l’oeil des caractères, les empattements particuliers et les rondeurs plus accentuées ne trompaient pas. Les preuves se reliaient à mesure que l’enquête progressait.

    Les papiers tenus entre les mains du noble se révélaient désormais de la plus haute importance. Connaissant de sa propre personne l’ancien détenteur de ces appartements, rien n’indiquait qu’il ignorait l’identité du potentiel être soupçonnable. De surcroît, il tenait peut-être à protéger l’identité de celui-ci. Inutile de m’empêtrer dans cette histoire cauteleuse. La progression des évènements tirait un trait de la fourberie.


    - Je vous remercie pour ces précisions.

    Mes globes oculaires se perchèrent à nouveau au-dessus de la dépouille glacée. Un croissante lueur de désolation croissait en eux. Hors de cette pièce, qui m’exacerbait de plus en plus, l’enveloppe gelée se serait aussitôt transformée en une marre d’eau tiède.


Dernière édition par Glanael le Ven 10 Fév - 2:54, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 7 Fév - 10:09

[Fin de ce tour/Les retardataires ne sont pas éliminés, pas d'inquiétude]

Finalement ils n’étaient pas si gourds que cela. Certes, le fait d’avoir retiré plusieurs documents officiels et « compromettants » avait certainement simplifié l’investigation. Mais on ne pouvait leur retirer que malgré les étranges bifurcations alambiquées qu’ils manquaient sans cesse d’emprunter, ils avançaient à grand pas dans la bonne direction. Ils en étaient arrivés là où tous les autres avaient échoué.
L’ébéniste qu’il avait appelé ne viendrait pas. Il avait même cru voir l’un des gardes sourire à cette requête qu’il devinait fausse. Le pauvre homme était dans un bien triste état depuis qu’il avait tenté de forcer l’accès à cette étrange antichambre.
Mais le prince avait été clair : ils devaient être orientés le moins possible et recevoir l’assistance la plus réduite. Si Guisor ne leur cachait rien de ce qu’il savait sur des détails collatéraux, malgré ce que certains semblaient penser, il ne leur révèlerait rien avant qu’ils ne l’aient découvert.
En attendant cet artisan, il espérait bien qu’ils continuent à chercher et c’est ce qu’ils faisaient. Si l’envie leur prenait de tenter leur chance et forcer le meuble, soit ! Il ne tenait à aucun d’eux qui ne le traitaient qu’avec peu de respect.

Ils n’étaient pas loin de la réponse, il en était sûr, du moins il le supposait. Personne n’avait réussi à ouvrir cette issue.
Cependant, le fait qu’il ignore son existence jusqu’au début de cette enquête le plongeait dans une certaine mauvaise humeur.
Il avait envie, autant qu’eux d’ouvrir ce passage. Que pouvait-il manquer ? C’était une simple porte. La serrure à son sommet était déverrouillée par la clef, la poignée était trouvée et pourtant rien ne se passait lorsqu’on l’abaissait, pourtant, le livre émettait bien un déclic.
Revenant vers la porte, il l’examina et se dit que le loquet devait être tiré. Mais par quoi serait matérialisé ce troisième élément ?

Énumérant encore une fois les rares choses de la pièce pouvant attirer l’attention, il détailla le bureau qui avait été déjà tant de fois inspecté de fond en comble, la fenêtre magnifique entachée de cette énigme sordide, les murs dénudés comme toujours, le plancher simplement poussiéreux et grinçant, le lustre qui créait cette ambiance si particulière de sa lumière dansante, cette œil morbide, le buste horrible, le pupitre si pauvre, la bibliothèque désormais bien peu attrayante ainsi maltraitée, les trois sièges confortables et la porte bien sûr.

En repensant à cette entrée, je m’étonnais que personne n’ait encore noté le loquet neuf et le bois fendu au dessous…

L’air de la pièce était toujours lourd et poussiéreux et cela n’allait pas s’arranger avec la venue de cette nouvelle odeur : celle du corps de Dreak.

Deux gardes l’apportèrent sur une civière, recouvert d’un drap blanc et le déposèrent au milieu de la pièce, sous le lustre.
Guisor se referma d’avantage à la vue de cet homme auquel il été si lié et qui serait bientôt assaillis par ces charognards en manque de spectacle cadavérique.


Dernière édition par Le Messager le Lun 5 Mar - 9:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 16 Fév - 16:11

Ision ne dit rien, la remarque d'Irina le fit sourire, peu lui importait ce genre de choses, s'attaquer à lui, beaucoup osaient, rarement en face, mais quelle importance, la découverte d'Esméralde vint lui mettre la puce à l'oreille. Mais voilà, quand le corps arriva, Ision prit toutes les postures nécessaire, il ne dit rien, ferma les yeux et soupira, ce drap blanc, ce corps....
Il fut le premier à s'en approcher, comme pour être sûr que l'on ne pouvait pas lui jouer de mauvais tours, il retira lui même le drap blanc délicatement, après tout, Ision savait s'y prendre avec les morts, il en avait certainement cotoyé plus que des vivants et tous les vivants qu'il avait pluis ou moins rencontré jusqu'à ce jour étaient mort. La loi immuable de sa condition de sylphide, enterrer tout ceux qui se trouvent un jour à nos côtés, amis comme ennemis, bien qu'Ision n'avait jamais prit le temps d'avoir de réel ennemis, ils n'avaient jamais vécu assez longtemps.
Quoiqu'il en soit lorsqu'il vit qu'il s'agissait bel et bien du corps de son ami, il déposa sa main sur son front, comme un geste d'affection...


"Et bien... mon vieil ami, il semblerait que se soit votre tour à présent... à nouveau. Vous m'en voyez désolé Dreak, j'avais espéré que nous puissions nous rencontrer à nouveau autour d'une tasse de thé, à présent, les médecins vont faire leur travail, nous ne vous auront pas tiré de ce repos sans trouver quelque chose. Adieu, mon ami."

Il se moquait bien que quelqu'un puisse l'entendre ou le juger. Etait ce une compassion, une amitié feinte ou sincère? Impossible à dire tellement elle paraissait réelle, mais pourtant, certain savaient qu'il était sylphide, pas d'attachement... oui mais pour le commerce... pour les affaires... Ision était avant tout connu pour ça, pour faire des affaires prospères et en toute légalité. Ision s'agenouilla un moment, lui le grand sylphide qui les dépassait tous en taille, en fortune et en importance, posa un genou à terre, comme il l'avait fait devant la statue de Keisha, Irina s'en souviendrait. Quelques secondes, quelques mots bredouillés dans une langue ancienne, du terran ancien à n'en pas douter.
Puis il se releva, tournant le dos au corps, il laissa Irina s'en approcher, il semblait sincèrement bouleversé, il ne dit plus un mot, se posa à côté d'Esméralde et de Guisor.
Il s'adressa à ce dernier d'une voix compatissante...


"Je regrette, mais nous devions savoir. Je ferai en sorte qu'une partie de mes biens aillent pour que ses funérailles ne soient jamais oubliés. Après tout, n'est ce pas dans la mrot que l'on reconnait la grandeur d'un homme lorsqu'il a été vivant? Nous nous sommes rarement parlé Guisor et il est vrai que je voyais le maire en dehors de votre présence, mais croyez le ou non, Dreak était un ami et je l'estimais et j'avais beaucoup de choses prévu avec lui..."

Il tapa sur son avant bras pour montrer les papiers qu'il avait reprit dans le bureau quelques temps auparavant...


"Qu'en est il de sa succession? Vous savez comme moi si nous laissons trop longtemps le fauteuil vide, Thyrénium, tout comme le Prince ne seront bientôt plus qu'une poudrière géante. Je ne veux pas éclipser l'ombre de Dreak, mais je sais aussi où se tourne la politique, ils dévorent tout, ils sont pire que les corbeaux..."


Il posa une main compatissante sur l'épaule de Guisor, c'était un homme bon en fin de compte, bien qu'il ne dise rien, le sylphide comprenait que sa douleur entretenait le mutisme plus encore qu'une quelconque volonté d'entraver l'enquête.


"Y a t il eut des mots? Un testament retrouvé ou ouvert devant notaire? Qu'y avait il à l'intérieur?... Guisor, vous comme moi, savons que nous n'avons pas de temps à perdre. Cette enquête élucidera cet homicide mais... à quel prix? Vous même ne l'avez que trop payez..."


Il se referma, Guisor ne fit aucun geste, il se contenta de ces quelques mots...

-Pour le moment, tous les pouvoirs municipaux ont été gelés ou transférés aux mains du prince. Je me doute que ceci ne vous réjouisse pas énormément mais des élections devraient voir le jour sous peu. Pour ce qui est d'un testament, nous avons retourné son bureau avant vous et n'avons rien trouvé de plus. Vous savez comme le maire n'était pas du genre à se sentir mortel. Quant à son habitation, cela faisait des mois qu'il n'y retournait plus et qu'il n'y avait plus aucune attache. Il se tuait au travail. De plus, le papier que la dame de l'épine a trouvé m'intrigue. Il semblait sur une affaire ardente et je suppose qu'elle accaparait tout son esprit. Ce papier est le premier indice de l'existence de cette affaire. Nous n'avons rien trouvé d'autre qui aurait pu porter à croire qu'il préparait quelque chose d'envergure.


Des élections... combien de temps cela prendrai, Ision devait y veiller, il ne devait absolument pas y avoir de corruption, pas pour cette élection là. Et Véto qui ne revenait pas... Il regarda Esméralde, la sylphide savait ce qu'il avait en tête bien qu'extérieurement il ne laissait rien paraitre. Pas de testament, cela signifiait que ses biens iraient aux enchères publique, hors de question, trop de secret, trop d'histoire était dans les meubles de Dreak pour les laisser partir.

"Il se tuait au travail... oui c'est le moins que l'on puisse dire... (Ision s'adressa ensuite à Esméralde) vous savez comme moi que le Prince ne rendra pas facilement le pouvoir, mais la guerre lui couterait plus qu'une élection publique, j'ose croire qu'il ne fera rien pour que cela soit l'un de ses candidats qui soit élu...(puis se retournant vers Guisor) cette affaire ardente vous semblez ne pas en savoir énormément à ce sujet. Mais je me porte garant pour qu'aucun des biens du Maire, qui ne soit pas quelque chose appartenant à la ville, ne soit éparpillé aux quatre vents. Un érudit, beaucoup peuvent se targuer de l'être, mais les seuls les Sylphides sont reconnu comme étant de plus grands érudits que les Eclaris non? Deux fois que ce nom revient... mais sans voir cet expéditeur... peut être pourrions nous faire un peu de lumière? Avez vous essayer de passer la lettre sous la flamme d'une bougie? Un procédé assez peu connu mais certaines personnes utilisent une encre qui s'efface au fil du temps ou encore du jus de citron, bien que je réprouve ce dernier procédé qui abîme considérablement le papier... mais en le passant sous la flamme d'une bougie par moment, nous pouvons récupérer ce qui a été écrit..."

Ision laissa sa phrase en suspend, les sylphides... Esméralde devait y avoir pensé également, Irina aussi peut être... mais si un sylphide était derrière tout ceci, Ision prendrait alors les choses en mains et mieux valait pour ce sylphide qu'il ait une excellente raison d'avoir provoqué tout cela.
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Irina Dranis
MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 19 Fév - 20:25

Le cerveau d'Irina était en ébullition, cimentant de nombreuses théories qui se faisaient et se défaisaient au fur et à mesure que les autres présents apportaient leur pierre à l'édifice. Ce n'est pas pour autant qu'elle appréciait leur présence sur les lieux, ce qui à ses yeux ralentissait sa réflexion plus que cela ne faisait progresser les choses. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle était à deux doigts de les ignorer, absorbée qu'elle était par ses déductions. Lorsqu'enfin le corps sans vie du maire fut déposé dans la pièce, cela ne fit qu'exacerber son comportement, détournant définitivement son attention. Puisqu'une bonne partie des gens sur les lieux semblaient apathiques et silencieux, comme si ils avaient décidé de devenir la nouvelle série de statues décorant la pièce, Irina s'inclina respectueusement au dessus de la dépouille. Mettant le voile de sa tenue dans sa position habituelle, soit en couvrant son nez et sa bouche, la demoiselle se sentit moins dérangée par l'odeur renfermée et tenace exhalée par l'objet de son étude à venir.
La force de l'habitude l'avait heureusement entraînée à ce genre de tâches moins enviables, et lorsqu'elle s'agenouilla près de la dépouille, elle prit garde de ne pas se salir du sang ou de l'encre qui maculaient le sol. Avec un respect d'une neutralité certaine elle découvrit le visage du défunt, qu'elle regarda patiemment. Elle avait été à proximité lorsqu'Ision s'était approché, afin de se certifier qu'il ne ferait rien de suspect. Dans cette situation peu probable ils avaient rarement eu le contrôle, mais désormais qu'on lui offrait la chance de se rendre utile dans son domaine de connaissance, elle comptait bien faire les choses. Personne ne corromprait les données scientifiques en sa présence, même pas Ision. Qu'il soit lord ou sans terre n'y changerait rien, et le fait qu'elle le connaisse non plus.


« Ne me regardez pas comme si j'étais une saleté de vautour. Je n'ai aucun plaisir morbide à ausculter quelqu'un qui n'est plus. Seulement si je ne peux pas avoir accès à ce qui devrait être la plus grande source d'informations pour mon métier, alors à quoi serais-je donc utile ? »

C'est ce qu'elle avait marmonné à voix basse à l'encontre de Guisor, n'attendant pas de réponse pour autant. Tournant le dos aux autres mais inspectant Dreak dans un angle ou son interlocuteur pouvait tout voir, Irina tenait à lui montrer qu'elle jouait franc jeu. Quitte à ce que cela la fasse entrer dans ses bonnes grâces – ce à quoi elle ne croyait pas trop – au moins cela lui donnait une chance qu'il coopère dans la mesure du possible. Pendant qu'elle tâta le corps à la recherche de traces suspectes ou de marques qui ne seraient visibles qu'après le décès, la prêtresse interrogea l'homme de main afin de se certifier de certains détails. Bien plus terre à terre et moins politiques que ceux du sylphide, mais qu'importe... Après tout chacun avait ses propres inquiétudes. Et bien que la rouquine ne soit pas stupide quant aux possibles conséquences de cette mort, elle ne comptait pas s'en formaliser dans l'immédiat. Chaque chose en son temps...

« Qui a été chargé du transport, de l'examen et de la conservation de feu monsieur le maire ? »
« Moi même. Je l'ai ensuite confié à la charge du général Vanec, ici, dans le couloir. »
« Je suppose donc que lorsque vous l'avez trouvé, vous avez jugé utile de préserver sa dignité en l'habillant correctement et en nettoyant son corps. Est-ce qu'il y avait quoi que ce soit de particulier ? Des vêtements qu'il n'avait pas l'habitude de porter, un détail étrange ? »
« Je n'ai rien eu à faire et je n'ai rien fait. Voici le corps tel qu'il a été découvert, rien de plus rien de moins. Et je le trouve tout à fait ordinaire. »

La jeune femme avait sobrement acquiescé sans prolonger l'échange, s'attelant plutôt à l'examen du corps. Désormais elle aurait enfin des informations fiables concernant ce qu'il s'était passé, bien au delà de ce qu'avaient pu lui voir les médecins incompétents qui l'avaient précédé. Elle estimait qu'aucun ordre, pas même celui des Eclaris ne possédait un savoir comparable à celui de son ordre, et quelque part, elle n'avait pas tort. Après tout la médecine était une discipline qui avait vu le jour par ses consœurs, et qui n'avait été transmise qu'ensuite, au fur et à mesure des années en fonction de la disponibilité des prêtresses les plus douées.
Inspectant avec respect mais sans état d'âme la dépouille de Dreak, Irina fut au moins rassurée par l'approche d'Ision sur un point. Il s'agissait visiblement du dit maire, qu'elle ne pouvait par ailleurs pas identifier formellement. D'autre part il n'y avait rien de particulier à signaler concernant son habillement qui était somme toute militaire et simple. Une tenue qui tenait plus de l'uniforme qu'autre chose en des tons bleu marine, chic mais très discrète.

D'un autre côté son visage était de cette pâleur figée apportée par la Faucheuse, et sa peau était extrêmement froide, ce qui devait être provoqué par sa récente conservation. Tâtant ses membres, Irina dégagea son col afin d'inspecter sa nuque. Ce qu'elle y découvrit ne l'étonna pas, mais la consterna plus qu'autre chose. Des hématomes de part et d'autre de son cou ne laissaient pas de toute quand au décès par strangulation, sans doute à mains nues. Sa gorge portait des traces d'enfoncement, ce qui témoignait de la violence de cette agression... mais suscitait certaines questions quand aux circonstances dans lesquelles elle avait eu lieu. Dreak ne comportait pas de blessures de défense sur les bras ou le visage, rien qui pourrait laisser croire qu'il avait tenté d'arrêter son meurtrier. Réfléchissant toujours à tout cela, elle s'exprima finalement tout haut en employant des mots simples, parlant de la voix monocorde de quelqu'un de professionnel et dont l'attention est monopolisée par quelque chose d'important.


« Le maire est mort étranglé, la gorge écrasée ne lui a laissé aucune chance. Malgré la lenteur de cette mort, il ne semble pourtant pas s'être débattu. »

Ce dernier point l'ennuyait beaucoup, car il lui semblait totalement impossible que quelqu'un ne succombe à ce genre de sévices sans tenter de s'en sortir. En fait même si le maire avait pu être surpris ou attaqué alors qu'il s'était endormi, cela lui paraissait surréaliste. Quelque chose clochait et elle était incapable de mettre le doigt dessus. Dreak était un homme dans la fleur de l'âge mais qui était apparemment en bonne santé. C'était un ancien militaire d'après les recherches qu'elle avait faites, alors comment se pouvait-il qu'il ait été abattu aussi... aussi simplement ?
Le peuple ne l'appréciait pas tant que ça, et il devait certainement avoir de nombreux rivaux et ennemis. On en avait forcément lorsque l'on occupait une position qui donnait accès au pouvoir... Et quelque chose lui disait qu'ils était bien plus nombreux que ce que Guisor ne voulait bien leur faire croire, ou qu'il croyait lui même peu importe. Le prince était bien entendu un bon client en la matière... Mais il manquait du courage et de la résolution pour faire une telle chose, ou même la commanditer.

Laissant toutefois les spéculations politiques et autres à Ision et ses comparses, Irina se mit à espérer qu'ils trouvent d'autres pistes viables, car celles apportées par le corps ne semblaient mener nulle part. Cependant quelque chose lui trottait dans la tête depuis un moment... Se pourrait-il que Dreak ait simulé sa propre mort afin de dresser un écran de fumée sur ses réels projets ? Se pouvait-il qu'il ait délibérément choisi la mort pour devenir lui aussi l'une de ces répugnantes créatures non vivantes dont elle avait si souvent entendu parler ? Certes elle avait pu en voir de ses yeux quelques fois... mais malgré ses études en la matière, elle n'avait encore jamais trouvé quoi que ce soit qui puisse les identifier. Ils comportaient des blessures auxquelles personne ne pourrait survivre alors qu'ils se tenaient toujours sur leurs deux jambes... Mais les blessures sur un mort, c'était justement ce qui le définissait en règle générale. Noyant son envie de chatouiller ce corps pour s'assurer qu'il ne faisait pas semblant d'être mort par son bon sens, la demoiselle se releva après avoir recouvert le corps de son drap.


« J'ai aussi noté une coupure mineure sur l'un de ses doigts. Elle est fine et peu profonde, comme si il s'était coupé sur du papier. Je ne sais pas si cela a de l'importance, mais je préfère le faire remarquer. Peut être que l'un de vous comprendra mieux que moi la signification que cela peut avoir... »



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 25 Fév - 4:29

Guisor fixait le cadavre à nouveau révélé de son ancien ami et maître. Il ne put cependant pas continuer longtemps et décida de reporter son attention sur le vitrail. Loin comme il était, il voyait à travers le verre et le O de la « mOrt ». Au milieu de l’étang de bâtisses noires pointillées de lumières de chandelles, une masse en forme de demi-cercle se démarquait et emplissait la moitié du rond dessiné par la lettre si intéressante : le dôme de la bibliothèque des lumières.
Il hésita un moment et puis s’approcha lentement de cette fenêtre. Cela faisait maintenant plus d’une semaine qu’il côtoyait ce lieu et cette énigme et qu’il la retournait sous toutes les coutures dans son esprit. Ces chiffres sindarins formaient bel et bien une flèche à travers la pièce. Une flèche pointant du bureau vers les étagères désormais vides de livres.
Il ne manquait pourtant plus grand-chose, il le sentait. C’était là, tout près. Qu’est-ce qui pouvait bien leur manquer.
Ses yeux se posèrent sur le confiseur. L’une de ses premières actions fut de s’intéresser au buste. Peu de gens l’avait fait en réalité, et encore, pas longtemps. Il était extrêmement lourd et particulièrement désagréable à regarder. Mais qu’est-ce qui était agréable dans cette pièce désormais ? Des tâches de sang partout, une odeur de mort et une obscurité écrasante,…

L’homme de main s’approcha de la sculpture et réfléchi encore un instant. La lueur de sa mort… sombre ignorance. La bibliothèque des lumières en point de mire… Tout n’était qu’une question de regard,…
Il prit fermement le buste et le tourna vers le bureau et la fenêtre, tentant de lui faire fixer avec la meilleure précision possible le fauteuil. Soudain, il y eut un déclic entre ses doigts et à travers le marbre compact. Toujours précautionneusement, il tourna lentement le visage du mort déformé. Le maire immortalisé balaya la pièce de son visage et, arrivé près de la bibliothèque si sombre la journée, Guisor redoubla de vigilance, jusqu’à ce qu’il sente un nouveau déclic.
À ce moment, il demanda à la dame de L’épine de bien vouloir faire ce qu’elle aurait voulu tout à l’heure : abaisser le livre.
Chose faite, un nouveau déclic survint, en provenance du meuble littéraire cette fois. Il y eut un petit courant d’air qui agita la poussière blanche et Guisor s’approcha de sa source.

-Aidez-moi je vous prie.

Alors que plusieurs personnes s’intéressait à cette nouvelle issue, l’un des investigateur remarqua que cette manipulation du buste avait fini par dégager un papier de sous la pierre. C’est un morceau de lettre déchirée sur lequel on ne peut lire que la fin :

"...ut cela en définitive pour vous annoncer la décevante nouvelle que vous craigniez peut-être avoir apprise entre ces lignes de verves verbueuses.
Monsieur, je suis au regret de vous annoncer que ce que vous cherchez à vous approprier ne peut avoir de maître ni ne peut être utilisé à quelconque avantage personnel. Cependant, sachez que, si votre projet n'aboutit pas, il en servira un autre bien plus beau et plus grand. Si vous désirez une plus concrète conclusion, nous pouvons toujours nous rencontrer une dernière fois. Je doute que ce que j'ai à vous dire de supplémentaire ne vous fasse plus plaisir mais je reste jusqu'à demain votre obligé.
À notre prochaine rencontre précoce ou bien à jamais monsieur le maire."


À nouveau la feuille est déchirée et la signature est illisible. Seul un morceau de nom ou de prénom est peut-être déchiffrable : "Toren..."

Les autres ne tardèrent pas à réussir à faire pivoter l’étagère et derrière elle, une échelle les invitait, descendant dans l’obscurité.

-Saisissez-vous d’un ou deux chandeliers et préparez-vous à enfin vous élancer sur un sentier qu’aucun autre n’a découvert avant vous.

*

En bas, un souterrain s’élançait vers l’obscurité et sans les chandeliers, il semblerait suicidaire de s’y aventurer.

Pourtant, il fallut un bon moment avant que quoi ce soit ne se passe et ils progressèrent sans embuches.
Une bourrasque de vent souffla les bougies et avant que quelqu’un n’ait le temps de réagir, une voix s’éleva, résonnante et caverneuse.

« Le mot de passe ? »

Comme personne n’osa répondre assez vite au goût de la voix, elle reprit, plus menaçante.

« Vous ne savez pas qui vous avez réveillé, intrus ! »

Deux petites lueur s’allumèrent au bout du couloir, deux flammes blanches et pâles oscillant doucement, puis de plus en plus vite, jusqu’à sembler bondir et grossir. Soudain, une forme ténébreuse se dessina dans l’ombre, plus brumeuse, plus compacte et plus emplie de flammes sombres.
La gigantesque silhouette sembla canine à Guisor qui se demandait s’ils étaient encore dans le tunnel de tout à l’heure pour qu’une telle chose puisse y tenir. Il tenta, en vain, d’user de ses pouvoirs, juste avant qu’il ne se fasse faucher comme plusieurs autres par le passage de ce monstre.
La douleur fut semblable à une haute chute à plat ventre et une atroce sensation de brûlure dévorait son visage et son tronc.

Déjà la créature faisait demi-tour et revenait à la charge, ouvrant sa gueule où se mélangeait une sorte de lave obscure et d’où jaillissait des braises et des flammèches enragées.

Dans sa chute, l’ancien second du maire avait été épousseté de toute cette poussière amassé durant leur séjour dans le bureau. Ce qu’il ne savait pas, c’est que cette poudre était en fait de l’intra pulvérisé finement.


[Trouvez le moyen de survivre et peut-être de vaincre cette créature démoniaque. Vous possédez à nouveau vos pouvoirs.]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 9 Mar - 21:32

Voici donc le secret de cette office! Une biblliothèque amovible! Mais tant mieux! Après tout, il préférait cela à une histoire de fantôme ou de dieu d'un ancien temps, il avait déjà fort à faire avec trois! Autant ne pas en ajouter un quatrième! Autre problème, plus d'actualité, en supposant que le maire ait été assassiné par les types venus de ce passage secret, alors pourquoi laisser ces inscriptions. C'était vraiment bizarre...

« Le maire est mort étranglé, la gorge écrasée ne lui a laissé aucune chance. Malgré la lenteur de cette mort, il ne semble pourtant pas s'être débattu. »

Pas débattu, il était donc ou lié ou drogué. Même attaché, cependant, il aurait pu s'agiter. N'y avait-il vraiment aucune autre trace de lien, pas d'hématomes! Assurément,tout cela ne coincidait pas et puis l'humeur de l'oeil n'était-elle pas vitreuse, la salive plus épaisse? Quoi qu'il en était, il allait devenir fou! Ce mystère prenait de moins en moins de sens. Le maire était mort mais avant de mourir, il avait laissé un message qui indiquait où se trouvaient ses assassins. Plusieurs heures auparavant!

Oui voilà l'élément qui lui manquait! La dernière pièce du puzzle!! Si le maire a été assassié longuement, il n'aurait jamais eu le temps d'ecrire ce message. Puisqu'il serait mort avant le départ de son assassin, alors celui-ci voulait que l'on trouve le secret de cette bibliothèque! L'heure était-elle à l'action? Nullement, il manquait une dernière investigation à faire.

D'un pas tranquille il se rendit devant la jeune dame, et se pencha sur le cadavre. Quels fûrent ses sentiments le concernant? Pas grand chose, d'habitude les cadavres lui courraient derrière! Alors que celui-ci reste immobile! Oui, il en était gré! Et il n'allait pas en avoir honte.


« J'ai aussi noté une coupure mineure sur l'un de ses doigts. Elle est fine et peu profonde, comme si il s'était coupé sur du papier. Je ne sais pas si cela a de l'importance, mais je préfère le faire remarquer. Peut être que l'un de vous comprendra mieux que moi la signification que cela peut avoir... »

-Quoi qu'il en soit, l'examen du cadavre permet enfin de faire la lumière sur toute cette mystérieuse affaire, je vous serai aussi gré de revérifier si le corps ne comporte aucun bleu ou des signes d'entraves, de plus il se peut que l'inconscience ait été causée par empoisonnement!

Elle avait parlé d'une coupure de papier. Il y avait de forte chances que cette coupure soit antérieure à l'assassinat et elle pouvait représenter un indice de taille! Naturellement, ses yeux se portèrent sur les livres tombés de leur piédestal! De plus que faisait un conte pour enfant dans le tirir du maire. Et puisqu'on devait chercher les incohérences! Un classeur servait de poignée mais l'autre qui était ouvert et qui gisait avec son étiquette à moitié déchirée! '...tabili...' Il le rangea dans son sac.

-Et maintenant, les choses deviennent de plus en plus clair!

Il sortit le compendium et reprit la lecture du texte que leur avit déjà si gracieusement offert celle qui avait trouvé le moyen de déverouiller la bibliothèque! Un instant... il avait noté ceci automatiquement, mais... un détail venait de balayer sa théorie de base! Le maire n'avait pas écrit cela! Non! Ce n'était pas le maire et sa déduction sur l,auteur n'était plus faussée! Comment avait il pu rater cela. Le fil devenait tellement évident à suivre!

-Borgalem se trouve bien ici en fait! D'ailleurs nous l'avons croisé durant cette enquête.Enfin il suffisait juste de lui demander pour connaître la clé de cette mystérieuse affaire. Le mobile est simple, le vol. Ou plutôt, la disparition du maître de ce jeu macabre! Il y a bien eu une invocation!

Il ramassa la feuille blanche qui dépassait de la pierre de ce cher maire grimaçant et commença à la lire à haute voix.

"Tout cela en définitive pour vous annoncer la décevante nouvelle que vous craigniez peut-être avoir apprise entre ces lignes de verves verbueuses.
Monsieur, je suis au regret de vous annoncer que ce que vous cherchez à vous approprier ne peut avoir de maître ni ne peut être utilisé à quelconque avantage personnel. Cependant, sachez que, si votre projet n'aboutit pas, il en servira un autre bien plus beau et plus grand. Si vous désirez une plus concrète conclusion, nous pouvons toujours nous rencontrer une dernière fois. Je doute que ce que j'ai à vous dire de supplémentaire ne vous fasse plus plaisir mais je reste jusqu'à demain votre obligé.
À notre prochaine rencontre précoce ou bien à jamais monsieur le maire."..."Toren..." Et notre vide dossier est la clé de notre enquête. Un dossier nommé tabili, vide de surcroît rangé à côté de la poignée de porte que ce cher Toren, dont je pense le nom être Tabili nous a gentiment désigné! Comme quoi messire Guisors, cette étude graphologique ne nous fût pas si inutile.

Nous savons désormais que le dénommé Toren a rencontré le maire Dreak à propos d'une mystérieuse affaire, précisément pour y mettre fin, le maire était-il au courant de ses projets néfastes, je n'ai guère de réponse là-dessus. Il nous est en effet impossible de savoir si cette feuille a été placée là par les soins du maire ou par notre prévenant organisateur. Après avoir assassinée le maire, il s'est emparée de la correspondance rangée dans le dossier Tabili. Et cette correspondance devait exister, les lignes verbeuses le prouvent ainsi que la cnfiance qu'avait le maire à son égard. Ensuite, il disposait du temps et des moyens de faire cette divertissante quoi qu'un peu glauque mise en scene.

Bien sûr, puisque notre ami Toren nous a désigné la route, il devient évident que c'est un piège... Je me demande juste pourqoi il souhaite éliminer la garde de la ville, probablement pour en prendre le contrôle...Un fin stratège nul doute.


Son petit discours terminé, il se rendit tranquillement vers le chandelier et en prit une bougie,Neige se rendit sur son épaule. Et il fit face au souterrain. Son sourire de défi était accroché à son visage.

-Par contre je me demande ce qu'il est arrivé à la porte d'entrée... Bon vous venez!

Partout autour d'eux les ténèbres. C'était rageant! Certes ils s'enfonçaient vers la vérité que ce mystérieux Toren leur révélait, mais tout comme l'obscurité alentour, celle-ci était hors de leur portée.

-En fait je me demande si son but n'était pas de l'éliminer dès le début pour que son petit jeu commence.

Mais c'était prendre un bien grand risque! Quelle était son assurance que les soldats qu'il attendait ne puissent l'arrêter? Et si le maire ne s'était pas défendu... Et si la magie l'avait tué! Et s'il avait été possible qu'il n'y ait pas d'inhibiteur au moment de l'assassinat? Et si ce qu'ils allaient rencontrer disposait toujours de ses pouvoirs? Ca serait un autre défi intéressant. Survivre en milieu hostile hein?

Il voulait attirer les gardes, en leur faisant chercher les lettres. Voulait-il vraiment disparaître? Il ne pouvait pas être quelqu'un d'autre, ces lettres auraient été retrouvées dans l'office. En fait, il arait-été arrêté à son domicile. Il n'y avait aucun doute, il chercheraità les éliminer dans ces souterrains. Il y avait juste une chose qu,il n'avait pu atteindre.



« Le mot de passe ? »

Et allons donc, voici que commençaient les hostilités, à son avis, le mot de passe avait gentiment été offert ax investigateurs, ça ou cette voix menacante était la réponse contre les soldats de la ville. N'ayant guère envie de se prendre d'avantage la tête, Trickster se dévêtit de son fourreau.

-Je trouve quad même dommage que notre hôte se livre à de telles bassesses... Pourquoi peindre une flèche si c'est pour en fiir si tôt. J'aurais bien voulu savoir ce que contenaient ces lettres. Enfin... peut-être est-ce là une sorte d'écremage.

« Vous ne savez pas qui vous avez réveillé, intrus ! »

Et deux lueurs blanches commencèrent à s'agiter avant de tourbilloner s'enfler et former un gros chien enragé! Un chien de ténèbre, il eût juste le temps de crier atten... que celui-ci fût sur eux. Ses éflexes lui évitèrent de s'encastrer dans un mur, mais les roulades qu'il avait du faire lui avaient méchamment frotté le dos.

-La prochaine fois...préviens!

-Mais bien sûr! À la prochaine attaque d'un chien haut comme une maison je te fais signe!

-Tu devrais commencer!

L'aventurier vit l'animal foncer sur l'assistant du défunt maire qui était en passe de devenir le défunt assistant du défunt maire.

-Pas si je peux l'empêcher!

Un tentacule d'ombre l'envoya voler droit dans les bras de l'aventurier qui était passé hybride. Apparemment, celui-ci avait été salement amoché! Il était désolé pour lui, mais il devra connaître la fin de cete histoire dans le journal.

-Séparrrons nous en trrrois groupes! Le prrremier devrrrra protéger messirrrre Guisorrrs et le rrrramener en surrrrface! Le deuxième devrrrra retenir notre ami, et le trrrroisème aurrrrra la joie de faire la connaissance de cet attentionné organisateurrrr!

Il creusa ensuite un trou dans le mur a coté de lui et y déposa l'adjoint. Puis avec un sourire de défi, il se mit face à la créature.

-Je vous laisse deviner où va ma prrréferrrence!












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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 10 Mar - 0:06

J’avais aidé à l’avancement de l’enquête. J’avais été utile. J’avais donc fait ma part pour qu’on me permettre de rester ici. Une fois fait, cependant, je ne dis plus un mot. Je n’étais pas ici pour aider l’état et je n’avais plus aucun intérêt à faire avancer l’investigation. Bien entendu, si celle-ci se mettait à stagner, j’aiderais mes « comparses » afin qu’on avance un peu plus et que je puisse acquérir une connaissance non négligeable –soit l’explication de tout ce mystère. Cependant, si ceux-ci se débrouillaient tout seul et m’amenaient ces informations sur un plateau d’argent, pourquoi ne pas les laisser silencieusement faire?

Je préférai de loin le mutisme

Ainsi, je ne réagissais pas quand l’une des femmes fit montre d’une certaine complicité. Si je fus amusé de constater qu’elle faisait partie de la première catégorie, celle qui cherche de « joyeux coéquipiers » et non des « partenaires au but commun », je gardai cette réaction pour moi. Je ne lui renvoyai pas son sourire, mais je ne lui fis pas montre de froideur non plus : si je n’étais pas doué pour tomber dans cette camaraderie, je savais en même temps ne pas me créer inutilement des ennemis. Je ne réagissais tout simplement pas, rien de plus, rien de moins.

Pas plus que je ne réagissais lorsqu’Ision fit montre de sa supériorité. En fait, plus je le regardai aller, plus ce dernier me semblait moins dangereux que je l’avais imaginé. Peut être l’avais-je dépassé, depuis notre dernière rencontre, en terme de sagesse et d’intelligence. Quoi qu’il en soi, si je figeai, en premier lieu, lorsqu’il me dit:


« Médecin, voilà une profession bien loin de celle de ton père Drayken... mais bon une fois libéré des chaines paternelles tu peux enfin t'épanouir, enfin... essayer... »

Je me remis bien vite de ma première impression. Bien sûr, au premier plan, je n’étais guère heureux de constater que cet homme se souvenait de moi. Par contre, je ne voyais pas l’utilité de ses paroles. Je ne voyais qu’une montée d’égo inutile dans cette déclaration théâtrale. Quelque fois –et même plus souvent qu’autrement- il vaut mieux se taire et garder ce que l’on sait pour soi que de le crier haut et fort pour intimider. Si de déclarer ainsi qu’il me connaissait avait eu un grand effet sur moi, mon ignorance sur sa connaissance aurait été peut être encore plus profitable pour lui. De me le faire savoir ne me rendait que plus méfiant, donc plus apte à faire face à toutes représailles. Mais je compris bien vite qu’Ision était ainsi. Si j’avais l’impression que nous nous ressemblions sur quelques points –comme le fait d’appartenir à la troisième catégorie- nous nous différentions aussi sur plusieurs autres. S’il parlait haut et fort et prenait le devant du groupe, moi, en revanche, je restais en retrait et j’observais.

Même lorsqu’ils amenèrent le corps du maire, qui pourtant était une fabuleuse opportunité pour moi de servir dans cette enquête, je ne m’approchai pas de la dépouille. Je laissai ma «nouvelle amie » s’en charger et je ne me contentai que de regarder de loin la dépouille pour confirmer son verdict et m’assurer quelle ne nous cacherait rien.

Je n’aidai donc plus à l’enquête et elle ne s’en portait pas plus mal. Elle avançait, lentement mais surement. Elle prit même une tournure particulièrement intéressante lorsque Guisor passa de son absence de coopération à une implication directe dans l’enquête. Ce fut lui qui permit à la troupe de finalement découvrir ce qu’il se cachait derrière cette bibliothèque.

C’était donc à lui qu’on devait la nouvelle tournure des événements…

Puisqu’une fois la cachète découverte, il nous fallait l’investiguer…

Je suivais donc à contre cœur mes coéquipiers, sentant que j’allais une fois de plus contre mon principe de la prudence, ne pouvant, pour l’appliquer, que m’assurer que j’étais le dernier de la filé.

Mais la précaution s’avéra inutile…


« Le mot de passe ? Vous ne savez pas qui vous avez réveillé, intrus ! »

Ce fut les deux dernières phrases que j’entendis avant d’être frapper de plein fouet par je ne sais quoi.

J’en étais donc là… rare était les fois où j’avais gouté au risque jusqu’à le sentir sur ma chair. Ces derniers temps, j’avais été habitué au risque psychologique, celui qui menace à tout instant de devenir physique, mais je me gardais en général d’être atteint physiquement. Cette fois-ci, cependant, je fus pris de cour, c’était apparemment le risque de trop, et je me voyais à moitié sonné, aveugle par l’absence de lumière, un goût de sang dans la bouche. À cet instant, même mon intellect ne pouvait me servir, mes pensées trop embrouillées pour réfléchir clairement. Ainsi, devant le danger, je ne pus que penser à ma représentation personnelle de la sécurité : mes tussis. Ce fut comme un déclic naturel, une impulsion. Mon cerveau ne réfléchit pas longtemps, il ne considéra même pas la petitesse du couloir et la proximité de mes coéquipiers. Je ramassai autant de tussis que je réussis à atteindre avec ma rapide recherche dans les poches de mon vêtement. Je laissai ensuite trois de mes inventions vers le monstre… et le groupe…

Le résultat fut assez dramatique. Les trois épais nuages ainsi rependus après le bris des trois petites sphères cachèrent le reste de lumière que projetait le monstre, empêchant à quiconque, même ceux ayant le don de voir dans le nuit, de percevoir quoique ce soit devant eu. En même temps, la poudre volatile n’hésita pas longtemps à intoxiquer tous les membres présents, provoquant à tous, ainsi, je l’espérais, qu’à l’ignoble monstre, une douloureuse quinte de toux qui allait durer dix bonnes minutes, de quoi les empêcher de se concentrer sur quoi que ce soit de trop complexe, comme le combat ou la magie. Leur situation était assez désespérée, et, une fois mon erreur constatée, j’espérai de tout mon être que Glanael avait inhalé l’antidote sur une base quotidienne comme il était sensé, pour qu’au moins une autre personne que moi dans le groupe soi apte à se battre et à tirer avantage de la situation.

Ensuite, le reste vint tout naturellement : ayant en tête le seul désir de m’enfuir de cet enfer, je marchai, en m’assurant que je longeai le mur de ma main gauche, vers ce que je croyais être la sortie. La terreur me pris lorsque je constatai que je n’avais toujours pas sentis l’échelle sous mes doigts, et que je me dirigeai donc dans la mauvaise direction, m’enfonçant encore plus dans le danger…


[Je m'exuse pour mon absence trop longue.. mais bon j'ai répondu. Je me suis aussi permis de rajouter un peu plus de défi aux autre joueurs... Et désolé Glanael, j'ai du prendre pour acquis que tu avais bel et bien acheté mes tusis, où au moins l'antidote]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 10 Mar - 20:20

[Intervention subsidiaire. Nous sommes toujours dans le même tour et les personnes ayant déjà répondu ne peuvent le refaire.]

« Pauvres fous... »

Les deux yeux flamboyant apparurent au-dessus du jeune Olmir et d'un puissant coup de patte, il le renvoya aux pieds des autres.

« Vous ne savez pas qui vous avez réveillé, intrus ! »

Il cracha une boule de feu qui alla exploser au milieu du groupe, projetant flammes et flammèches en tout sens, finissant de disperser la fumée sans en annuler les effets.

« Vous mourrez dans les ténèbres que j'ai modelé ! »

Alors qu'il avançait d'un pas qui sembla gigantesque, sous sa patte, une ondulation lumineuse rampa sur le sol à une vitesse folle. Filant dans toutes les directions, elle semblait montrer qu'ils n'étaient plus dans le couloir. Cet univers était infini et l'onde continuait de s'éloignait sans jamais s'arrêter, révélant que tout autour des aventuriers n'était que ténèbres immenses, et nulle part on ne voyait la moindre lumière à part celle des deux yeux et de la gueule de lave qui continuaient de se rapprochaient.
Désormais, on ne trouverait plus de mur, ni d'espoir d'échappatoire ; nulle part où se cacher. Il n'y avait plus qu'eux et le monstre qui continuait de s'approchait et de les fixer, chacun et tous à la fois, de ses yeux brillant comme deux étoiles lointaines au-dessus du gouffre crépitant de rage.


[Réponses attendues de Follen, Esméralde de L'Épine, Adhénora Nox, Ision Lorindiar, Irina Dranis et Glanael.
Pas d'ordre de passage imposés.]



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Lun 12 Mar - 23:40

L'enquête avait été bien ennuyeuse après ses quelques découvertes mineur, il se cala dans un coin et ne bougea plus. Observant se qu'il se passait, analysant chaque action, mots, ou encore regard. Ils semblaient tous attendre quelque chose, tous semblaient attendre la fin de se mystère. Quand enfin le grand moment arriva, l'armoire fut déplacée, les chandeliers allumés, et le passage secret révélé. Une vague odeur de noirceur taquina les narines de la panthère, avant que cette dernière qui est aussi et surtout un dernier décide de l'oublier. L'idée que le Maire puisse être un parfait escroc, pourrissant dans les complots lui traversa l'esprit, peut être que sa mort avait servit pour une cause plus noble. Peut être qu'il oeuvre sans le savoir pour masquer une vérité, et construire une histoire, qui se transformerait en légende.

Ce fut donc la tête ailleurs que la panthère folle pénétra dans cet étrange couloir, ses yeux lui permettait de mieux distinguer les formes dans le couloir mais ça ne lui donnait pas un avantage réellement conséquent, l'ombre était tellement forte, que même leurs lumières semblaient éphémères. Quand soudain, coup classique de toute les histoires et aventures les plus réussites, un coup de vent surnaturel souffla leur seul chaleur. Leur seul espoir, leur rempart contre la panique, emportant dans sa froideur la lumière qui permettait à Follen de se raccrocher à quelque chose de sûre. Un soupire suivit d'un baissement de bras, succéda aux paroles du monstres qui apparut devant eux.

Il fut miraculeusement épargné de tout les sales coups, jusqu'à ce qu'un nouvel écran de fumée noire vienne s'infiltrer en lui. Qui pouvait bien être le fous ayant inventé un truc pareil, un traître, un monstre, un original? Qu'importe, un nouveau mouvement du chien fous souleva toute la fumée de l'appareil malfaisant, sans en amoindrir les effets malheureusement. Sa toux fut fulgurante, mais pourtant dans un accès de désespoir, voyant les deux yeux brûlant de ce canidé il dégaina le sabre qui pouvait inversé la balance. Enfin, sabre soyons plus précis et restons dans la légende!

Follen se releva et dégaina d'une main d'expert l'épée aux cerisiers, des pétales d'un rose fascinant s'échappèrent du fourreau traversant dans un vol doux et serin le néant qui s’étendait autours d'eux. Si le pouvoir de cet épée était réel, chaque membre du groupe pouvait sentir monter en lui un sentiment de calme et d'assurance poussé par l'espoir. Malheureusement il ne passa pas inaperçu aux yeux du monstre lâchant pour seule parole une fois son regard planté dans le siens:

-Miaouu...

Il tenta d'esquiver la charge du monstre, mais le brasier infernale émanant de sa gueule finit par l'atteindre, les pétales que le monstre touchait se transformait en bout de cendres rougeoyant. Encourageant Follen à la vue de se spectacle affreux à se relever. son bras droit lui faisait mal, mais il ne semblait pas être en lambeaux. Les ondes blanches l'intriguait, était-ce aussi un indice pour les mener sur le chemin de la vérité, ou simplement un moyen de leur montrer qu'ils allaient tous mourir. De chaque pétales émanait une faible lueur, mais même cette faible lumière permettait à la panthère de se sentir revivre.

Dans un cris déterminé il déclara à l'assistance:

-Si on suit toujours le plan, je reste ici pour botter les fesses de se clébard mal léché.

Il planta son épée qui laissa une nouvelle vague de pétale roses s'envoler, pour ensuite se faire de nouveau à moitié consumer par l'enfer noir que dégageait cet être infernale. Il semblait absolument vouloir les tuer dans les ténèbres, alors Follen allait faire tout son possible pour pénétrer à l’intérieure de cette chose qui semblait si ardente. Comme il l'avait fait d'autre fois son corps commençait à se immatériel, pourtant il restait à la vue de tout le monde. Immobile, les yeux planté dans son adversaire, et un sourire indéchiffrable déformant son visage.

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 13 Mar - 12:48

(HS : Je suis réellement désolée de ma longue absence et de mon incapacité à répondre à l'event ce qui n'a fait que le retarder... (même si je ne suis pas seule) Mais je tenais à m'excuser.)

    L’enquête avançait à grands pas. Cependant, Eil restait un peu en retrait, réfléchissant à toute vitesse. Les différents morceaux de l’énigme se bousculaient dans sa tête et formaient une sorte de capharnaüm infernal qui ne parvenaient, malgré ses efforts, à se mettre en place. Finalement elle fit abstraction de toutes ces nouvelles découvertes et se concentra sur le passage qui avait été dévoilé à l’assistance grâce à un fin mécanisme. Adhénora avait décroché depuis longtemps, tout ces discours ne lui plaisaient guère et elle pouvait s’en passer, tout autant que de côtoyer une bonne majorité du groupe. Son regard ambré fit un aller-retour entre Guisor, qui commençait à donner les instructions et à allumer des torches afin de les distribuer aux meneurs du groupe et aux plus volontaires, et entre le passage qui ne semblait être que néant qui vous happait une fois la première marche de l’échelle passée.

    Finalement et après être descendu un à un le groupe se retrouva au complet dans le tunnel plongé dans une obscurité effrayante. Le plus étonnant fut qu’il n’y eu aucune protestations… Seules les torches éclairaient un peu le passage, les petites flammes des bougies ondulaient, se reflétant sur les parois rocheuses de l’Antre. Eil se contentait de suivre, les sens en alertes, n’ayant pour seul objectif celui de distinguer si quelque chose était tapi sournoisement dans l’ombre. En effet la recherche s’avéra fructueuse et la jeune Sindarin distingua à une vingtaine de mètres environs une bête d’une envergure impressionnante et pour le moins redoutable. Une voix d’outre-tombe à glacer le sang se fit entendre lorsqu’un souffle violent fit succomber la seule source de lumière disponible.

    “ Le mot de passe ? ”

    Comme aucune réponse ne vint et que personne n’osa répondre, la bête chargea. Seuls ses deux yeux luminescent permettaient de constater ses déplacements. Tout se passa extrêmement vite. Grâce à ses sens, Eil pu éviter à temps le monstre qui faisait déjà demi-tour, prêt à charger une nouvelle fois. Un corps fut projeté contre une paroi, corps, qui semblait être celui de Guisor et d’autres s’écrasèrent au sol dans des soupirs de douleur. La jeune femme eut juste le temps de se diriger vers le second du défunt maire, et même si elle ne l’appréciait pas, elle n’allait pas le laisser mourir, ainsi que tout les autres. Elle se concentra du mieux qu’elle le pu et constata que les dégâts étaient assez important, brûlures, fractures… Adhénora avait peu de temps, et d’ailleurs comme chacun d’entre eux. Elle plaça ses mains au-dessus de la cage thoracique de Guisor et une douce lueur demeura durant quelques secondes à peine. Mais elle n’eut pas le temps d’éviter le monstre qui chargeait de nouveau et fut également projetée un peu plus loin. Malgré tout, elle tenait debout, et alla se réfugier près de l’autre blessé recommençant la même opération que pour le second. Puis une gueule s’ouvrit sur ce qui semblait être une boule de feu qui fut projetée jusqu’au fond du tunnel, obligeant le groupe à se disperser davantage. Cependant une épaisse fumée se répandit dans l’Antre, ce qui eut pour effet de provoquer à toutes et à tous une insupportable quinte de toux et de déconcentrer la jeune femme. La seule chose qu’elle pu effectuer fut une petite bourrasque, pas assez importante malheureusement pour dissiper le brouillard mais assez pour le projeter un peu plus vers la bête monstrueuse.

    “ Qui est l’idiot… qui a fait ça ?! ” réussit-elle à articuler entre deux quintes, désemparée.

    L’Eryllis eut alors la présence d’esprit de se reculer un peu essayant ainsi d’échapper à la brume toxique et le signala aux autres.

    “ Reculez-vous ! On va mourir asphyxiés si ça continue ! ”

    Attendant que l’épais nuage disparaisse elle élaborait déjà un plan afin de vaincre la diabolique apparition. Mais qui composerait les groupes ? De toutes manière il fallait un nombre plus important de personnes pour tuer cette abomination mais beaucoup moins pour les autres charges. Malheureusement, il était impossible de faire cela posément. Les groupes seraient fait sur le tas, selon les envies et compétences de chacun. On voit au premier coup d’œil si l’on est à la hauteur ou non face à une bestiole pareille…
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 15 Mar - 22:03

Ision avait suivit le groupe en dernier, fermant la marche il n'avait nullement l'intention de descendre dans les ténèbres sans que quelqu'un soit devant lui pour pouvoir lui servir de bouclier humain. La bibliothèque s'était ouverte, tout allait selon ce qu'il pensait, le sylphide riait intérieurement de cette situation qui allait devenir enfin intéressante, le petit jeu des énigmes était terminé à présent, désormais était venu le temps des révélations. Ils descendaient tous un peu plus loin dans les ténèbres, pour le lord, il avait affronté ses propres démons voilà bien longtemps à présent et ne craignait en rien d'être dans l'obscurité la plus totale, surtout lorsqu'il se rendit compte que ses pouvoirs revenaient peu à peu, on lui brisait ses chaines mystiques, son esprit revenait, sa capacité à voir l'avenir, à apprendre mais également ses défense psychique, toute la force de son mental. Il referma aussitôt son esprit pour que personne ne puisse y pénétrer et ferma les yeux, Guisor était là lui aussi, bon et loyal Guisor, Ision venait de voir sa fin, dommage mais inévitable. Il continuait d'avancer dans le néant lorsqu'ils furent tous plongé dans les ténèbres.

Ce n'était pas noir ou simplement de l'obscurité, c'était une sorte d'autre monde, comme s'ils avaient franchit la prote du monde des ténèbres qui les enveloppait et les tiraillaient de plus en plus. Devant eux se dressait un être créé par ces ténèbres, par la folie de cet autre monde, ce chien... un chien? Un vulgaire animal? Ision faillit s'en détourner, il était presque déçu de la situation...

Mais voilà qu'ils s'en mêlaient tous, peut être l'état de Guisor leur faisait prendre conscience de la situation. Ision restait là, les bras croisés derrière le dos, regardant ces combats, aussi puissant soit il, il ne remettait pas en cause leur adresse avec une lame, être expulsés, et Drayken, peut être le plus inconscient de tous, utiliser uen de ses sphères pour attaquer les poumons... des poumons? Sur un être de ténèbres? Autant essayer de creuser un tunnel avec une petite cuillère... mais voilà, par ce seul geste il avait mit en péril al santé de tout ses compagnons, Ision comprit. Le Lord s'était échappé, juste avant que la sphère ne délivre son mortel message, si cette poudre n'était pas mortel pour les terran et autre race, Ision en serait certainement mort en quelques secondes si il en avait inhalé.

Mais voilà, il restait le seul debout et dans les ténèbres restait une lumière. Lui, entouré d'une sorte de halo de lumière que les ténèbres aux alentours tentaient de dévorer tendit de le chien poussait son hurlement. Ision se posta devant Irina et Esméralde, les deux seules personnes qui ne devaient pas mourir aujourd'hui, et lui non plus d'ailleurs...


"Vous n'êtes que des inconscients, vous vous attaquez aux ténèbres sans avoir vaincu vos propres peur, vous attaquez avec des armes et des sorts ce que l'on ne peut voir ni toucher... Vous n'avez donc pas encore comprit ce qu'était le véritable pouvoir?..."

Sur ces mots il fit mine de chercher quelque chose dans sa poche et projeta en l'air des centaines de lucioles de lumière qui explosèrent et éclairent peu à peu les ténèbres, mais que faire face à un monde tout entier. La créature s'adressa alors à Ision...

-Que cherches-tu, intrus ? Voudrais-tu partir ? Tu es dans mon monde.
C'est moi qui décide qui vient et qui repart. Tu n'aurais jamais dû
affronter l'inconnu !

"L'inconnu? Ce ne sont finalement... que les ténèbres. Ce que je cherches la réponse est pourtant simple... un remède."


Et alors Ision concentra tout ses pouvoir entre ses mains, usant du catalyseur à l'intérieur de son avant bras pour l'amplifier un peu plus et il se mit à projeter des rayons de lumière pure dans les ténèbres en continuant d'avancer vers la créature, les yeux fermé, le visage calme, il avançait un peu plus et là où ses lucioles avaient été avalées par des serpents de ténèbres sa lumière créaient de véritables déchirure aux pieds du lord alors qu'au dessus la voute restait comme étant le néant...

"Disparait!"

Ision leva son bras, matérialisant une immense lame de lumière qui vint trancher l'animal qui posa un genoux à terre, laissant dévoiler sous elle le sol de pierre...

"Car on ne peut reposer dans les ténèbres..."

Un autre coup, Ision puisait dans ses plus puissantes attaques qui ne semblaient toujours pas provenir de sa propre personne, il devait garder ce secret ou faire semblant de garder un secret.
Sous la bête, un flaque de couleur grise devint visible, la pierre au centre de laquelle se trouvait un cristal d'où luisait une étrange lumière


"Je suis un humble médecin, venu guérir les blessures de ce monde..."


Bientôt Ision n'était plus que lumière, de sous sa peau, tout autour de lui, il semblait être un de ces anges mythique venus sauver le monde. Comme si sa puissance seule avait pu sauver Taulmaril, de ses yeux, il ne restait que de la lumière, ce n'était en rien sa forme éthéré, simplement son plus puissant pouvoir poussé à son paroxysme. Mais l'animal s'était déjà relevé grognant, aboyant après le sylphide, il lui envoyant une vague de ténèbres qui recouvrit le sol, mais voilà il ne pouvait pas atteindre Ision. Mais voilà, l'essence divine, aussi puissant fut elle déployée par le lord, s'épuisait peu à peu, ses jambes furent les premières atteinte, des serpents de ténèbres l’enlaçait, sur le front d'Ision parlaient la sueure, mais il ne sentait aucune douleur, bénédiction de sa race, il ne sentait rien, aucune douleur, alors il pouvait continuer à déployer sa force, mais voilà les ténèbres montait sur son corps. Son buste, ses bras, bientôt il ne pouvait plus bouger.

-Dans ces ténèbres, aucune lumière ne peut percer. Je suis seul à pouvoir les modeler.

"Et je suis le seul à pouvoir y vivre..."

Mais bientôt il ne restait plus que son visage hors des ténèbres, la créature s'était rematérialisé, penché sur lui, heureuse et à la fois incomprise...

-Tu as compris, intrus. Je le sais. Non, je ne décide pas. Et toi tu ne te battra plus. N'avais-tu pas le mot de passe ?


Il ne restait presque rien d'Ision, il prononca seulement ce mot, un dernier mot...

"Alana... m'a éclairé..."

Et il disparut, la lumière n'était plus, il n'y avait plus rien, le sylphide semblait ne plus être là, il était détruit, en tout cas il marchait dans les ténèbres à l'intérieur d'un gouffre. Plongé dans une illusion, le lord avait disparu de la surface d'Isthéria...
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