GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak



 
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 GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak

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MessageSujet: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 10 Jan - 3:33

Rappel:

Citation :
La mort de Dreak, maire d'Hesperia.
La mort du maire s'est rapidement répandue dans tout Eridania et la stupeur semblait avoir saisi le peuple, allant jusqu'à bouleverser la monarchie même. Le Prince héritier lui-même aurait demandé une enquête sur cette tragique disparition, soulevant alors des affaires étonnantes au sujet du puissant homme politique. Toutefois, il semblerait que sa mort n'ait pas été gratuite, et de curieux indices semblant être une énigme auraient été laissés sur la scène du crime. Ceux qui enquêtaient sur le meurtre étant dans une impasse, l'énigme du tueur aurait été publiée dans le journal d'Istheria afin de mettre à contribution le public dans la compréhension de l'indice.


Nous ne sommes que peu de choses.

Depuis le début du déclin de la monarchie, il fut un homme qui sortit du bois, un loup intransigeant mais profondément droit. Un homme qui croyait en ce qu’il faisait, en ce qu’il appliquait. Il croyait qu’il sortirait ce pays de la pente dans laquelle le prince l’avait précipitait, qu’il éviterait que tous, ils ne sombrent dans la fosse commune à tous les royaumes oubliés.

Cet homme se prénommait Dreak. Il fut le maire d’Hesperia où il se partagea l’autorité avec le prince héritier durant un temps. Désormais, il n’est plus qu’un cadavre comme un autre aux ambitions déchues et aux rêves brisés du simple fait d’un traitreux assassin. Qui a bien pu commettre cet acte ? Le prince ordonne qu’on démasque ce coupable. Le fidèle homme de main de Dreak est le référent suprême de cette affaire. C’est lui qui est venu vous chercher sur le parvis de la marie d’Hespéria et c’est lui qui vous introduit dans ce bureau sombre pour que vous y apportiez vos lumières.

Il n’y a que quelques chandelles qui éclairent mal l’intérieur de cet endroit à l’ambiance pressante et pourtant à la superficie plus que respectable.
Pas de tableau, pas de décoration quelles qu’elles soient si ce n’est un buste de marbre noir tourné vers le mur en face de la porte d’entrée.
Plus loin sur la gauche, dans l’angle, un pupitre et un tabouret à trépied semble se faire minuscule à côté de la large bibliothèque sur le mur en face du bureau ; ce bureau sur votre droite lorsque vous entrez, cet imposant meuble si peu encombré que l’on pourrait douter même qu’on ne s’y soit jamais assis pour y travailler, cette place largement éclairée par le vitrail derrière lui.

Sur ce bureau si bien rangé, on trouve un encrier au bord de votre côté. Bien en évidence et centré. Dans un coin, un empilement de papiers, dans l’autre, une chemise cartonnée, vide.

Ce vitrail ne représente rien, si ce n’est un magnifique contraste apaisant de plusieurs couleurs chaudes, entremêlées dans de parfaits volutes comme l’encre plonge dans un verre d’eau. Mais peut-être n’est-ce pas cela qui vous a le plus intéressé en le voyant. Peut-être votre regard s’est à nouveau promené sur l’énigme écrite en lettre de sang au milieu du carreau.

"La lueur de sa mort sait vers où se tourner.
La sombre ignorance ne peut y séjourner."


Le plus large carreau du milieu est flanqué de deux autres plus mince et ils forment à eux trois une humble oriel donnant vu sur les toits de la capitale. Au loin, sur la gauche, pointent les tours du palais royal. C’est l’autre point culminant avec la marie. Même la bibliothèque de la ville dépasse à peine des maisons pour ne pas entrer dans la compétition des deux têtes de la ville.

Il n’y a pour s’assoir, mis à part au pupitre du fond, que deux imposantes chaises en cuir matelassé face au bureau où, derrière, le fauteuil du maire n’ait guère que la vraie marque d’importance. Un cuir rouge bordeaux le tapisse et ses accoudoirs sont cloutés de bronze.

Vous ne trouverez pourtant nul corps ici. La date de l’assassinat remonte à quelques jours déjà et le cadavre a depuis longtemps été transféré dans un lieu plus convenable.

Une fois tous entrés, l’homme de main referme la porte, et le loqué cliquette doucement contre la porte comme la clef vibre dans la serrure. L’homme se tient devant, face à vous, droit, presque noble si son visage n’était légèrement incliné vers le bas alors qu’il vous regarde de sous ses sourcils.
Il vous informe que vous n’êtes pas ici sans condition, qu’en répondant à l’annonce dans le journal, vous vous êtes engagés, comme dit dans l’article, à vous plier à toutes les règles qui vous serez dictés le moment venu. L’homme à l’allure austère vous expose alors la situation. Il vous dit que la politique n’est pas un milieu simple. Il est constitué de deux faces : une face publique et une face, non pas secrète, mais plus discrète. Certaines affaires exigent que certains détails ne soient révélés qu’aux personnes dont l’a mise au courant serait expressément nécessaire. Vous n’êtes ici qu’en tant que simple consultants, sous ordre du prince, parce que les enquêteurs officiels municipaux et royaux n’ont pas réussi à percer les mystères de cette affaire. En la qualité de simples observateurs, vous ne serez autorisés à savoir que ce qui expressément nécessaire à cette enquête et rien d’autre. L’accès à cette pièce constitue l’opportunité pour vous de vous enquérir d’informations sur les affaires les plus capitales de l’état. Il est exclus qu’il en soit ainsi. Aussi, cette présence sera pour vous la deuxième entrave à cette circonstance inconvenante. La première, il n’est pas expressément nécessaire que vous la connaissiez.
Néanmoins, sans toujours laisser filtrer la moindre émotion, cet homme atypique vous informe presque humblement, que comme le désire le prince, il reste à votre disposition dans la mesure où vous auriez besoins de quelque information que ce soit, dans la limite des conditions précédemment exposées, bien entendu.

Suite à ce discours ou durant celui-ci même, si vous avez eu l’idée de préférer l’observation à l’écoute, vous avez pu découvrir une chose étrange : une étrange tâche de sang sur la porte, à quelques centimètres de la poignée de la porte claire, derrière votre guide et surveillant.
Avec un peu d’observation, il ne sera pas difficile de repérer d’autres pointes de sang. Au final, on en compte trois apparentes. Une sur la porte donc, une à vos pieds, au milieu de la pièce, et une sur le rebord, sous le vitrail.

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Irina Dranis

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 14 Jan - 4:33

Les temps étaient compliqués dernièrement, et surtout pour les gens qui était affairés toute la journée et toute la nuit. C'était le cas de pratiquement toutes les prêtresses de Cimmeria bien entendu, et Irina ne dérogeait pas à la règle. Elle était souvent amenée à intervenir dans les cas les plus désespérés et c'est exactement pour cette raison qu'elle était là aujourd'hui. C'était officiellement qu'elle avait fait le déplacement en ville, ce qui la faisait faire un déplacement conséquent pour étudier un cas déjà perdu. Le Maire n'était plus et cela avait fait grand bruit... Bien qu'à titre personnel la demoiselle s'en fiche royalement. C'était en tant que médecin et qu'agent spécial de l'Ordre qu'elle était là, et elle comptait bien mener sa mission à bien. Seulement voilà... des affaires urgentes l'avaient retenue plus longtemps que prévu et le corps du maire n'était plus là. C'était du moins ce qu'elle avait rapidement appris par Guisor, son homme de main.

Pénétrant dans la pièce en dégageant la capuche qui lui voilait le visage, Irina était discrète et muette. Elle avait effectivement reconnu quelques visages plus ou moins familiers, dont Ision et la dame de l’Épine, qu'elle avait croisé à un bal mondain. Et dire qu'après tout ce temps elle côtoyait des nobles malgré elle... Le destin était bien ironique. Enfin cela n'empêchait pas de tenir cette classe sociale en horreur, ce qui lui donnait une moue indifférente mais ennuyée. Cependant quiconque la verrait ne pourrait douter qu'une vive intelligence se cachait derrière ce petit gabarit frêle enveloppé dans les pans de sa tunique immaculée tissée d'or. Même ici, si loin de son temple et de ses sœurs, elle avait décidé de garder la tenue rituelle, ne laissant aucun doute possible sur son « métier ». Il n'y avait en elle rien d'ostentatoire ni d'arrogant, mais une certaine assurance était indéniable. Ses yeux émeraude perçaient tout et observaient les environs tout comme les présents avec la même froideur visionnaire, ses cheveux ardents cascadant simplement sur ses épaules.

Laissant les autres enquêteurs en herbe trifouiller et fouiner un peu partout dans le bureau du défunt comme si ils étaient chez eux, elle se contenta d'observer pendant un bon moment, ne jugeant pas utile de participer à ce capharnaüm. Elle n'avait pas non plus accepté les friandises d'un des hommes dans la pièce, n'y voyant pas vraiment d'intérêt. A la place elle écouta les différentes suppositions, comme pour s'en imprégner et juger leur pertinence. De plus elle sentait que ses pouvoirs étaient totalement bridés, ce qui l'irritait sensiblement. Non seulement elle n'avait aucun accès à la dépouille qui aurait pu être une immense source d'informations, mais en plus de ça elle ne pouvait pas non plus laisser ses dons s'exprimer. Serrant les dents pour ne pas se laisser aller à la rage, Irina ignora les protestations de la jeune Sindarin rousse. En fait elle se sentit davantage proche de Drayken Olmir, car elle partageait ses inquiétudes somme toute « biologiques ». Elle se posta à ses côtés et ouvrit alors la bouche pour interroger Guisor, à qui elle parla d'un ton neutre.


« Quand et à quelle heure précise le corps du maire a-t-il été retrouvé ? »

« Malheureusement, l'aube n'était pas encore là et nos cadrans solaires n'ont pas affiché tout de suite les 7h30 lorsqu'elle le fit. Je dirais qu'il s'est écoulé une heure entre ma découverte du corps et le lever du premier soleil. »

La réponse lui parut peu précise et insatisfaisante, mais elle en déduisit qu'elle ne tirerait guère plus d'informations de la part de cet homme. Ce n'était probablement pas le genre de choses dont il se souciait de toute façon, alors insister serait inutile. Son cerveau était déjà en train de fonctionner à mille à l'heure et en train d'envisager toute les théories même les plus farfelues dont une mise en scène de sa propre mort de la part du maire lorsqu'Ision la fit revenir assez brusquement à la réalité. Sa question la prit un peu au dépourvu, mais ce poème qu'il déclama ne lui suscita absolument aucun souvenir. Si elle avait entendu pareille histoire elle s'en serait souvenue, c'était un sentiment qui ne la quittait pas. De plus, au plus les présents partageaient leurs remarques au plus tout semblait se brouiller. Irina qui avait l'habitude de se recueillir au calme pour réfléchir avait l'impression que son cerveau se liquéfiait.

« Non je regrette, personne ne m'a jamais conté cette drôle d'histoire. Je ne me souviens pas de l'avoir lue non plus, bien que mon répertoire soit assez vaste. »

Elle avait prit la liberté de parler au lord d'égal à égal comme si ils se connaissaient depuis des années, ce qui n'était pas vrai. Heureusement ils avaient juste assez de souvenirs en commun pour que leur entente soit moins tempétueuse que fut un temps. Quoi qu'il en soit la jeune femme ne s'attarda pas plus à ses côtés, faisant semblant de ne pas avoir vu les papiers qu'il avait dissimulés. Ce qu'il fabriquait lui était indifférent, car elle l'interrogerait là dessus plus tard. Il n'était pas le meurtrier et il n'avait à priori pas de raisons de dissimuler des preuves. Lui tournant le dos, elle s'approcha de Drayken... se disant qu'il pourrait faire un bel allié pour la cause scientifique. Elle examina également les tâches de sang de plus près, s'accroupissant au milieu de la pièce pour mieux les voir. Alors elle captura une petite goutte isolée sur son index, palpant la texture et reniflant l'odeur. C'était très certainement la même encre sanglante et artificielle qu'il avait mentionné. Approuvant sa constatation elle lui sourit légèrement et joint sa connaissance à la sienne. Se dirigeant alors vers la fenêtre ou plutôt le vitrail qui était derrière le bureau tant examiné, Irina observa l'énigme de près, une expression très sérieuse sur le visage.

« Je vois... tous ces chiffres ne sont peut être pas la cause de sa mort... quoiqu'il en soit... quelqu'un d'autre a t il trouvé quelque chose d’intéressant? »

Elle répondit alors calmement au jeune homme, prenant son temps pour ne pas faire de conclusions hâtives. Puisqu'ils ne disposaient pas du corps, il lui fallait se pencher sur les indices qui restaient, et tout principalement sur les traces qu'elle connaissait bien. Se mettant sur la pointe des pieds pour faire pencher la partie supérieure du vitrail, elle se rendit qu'il était entrouvert. Probablement pour laisser filtrer la lumière et faciliter l'aération... ce qui ne l'arrangeait pas. Personne n'avait pu sortir par là, puisque c'était la seule ouverture et que l'espace était bien trop étroit. L'hypothèse qu'un assassin soit entré était donc rayée de la liste, et un tireur embusqué n'était pas non plus une théorie viable vu qu'apparemment le défunt avait été étranglé. Ce n'était pas une donnée fiable à ses yeux car elle ne l'avait pas vu de ses yeux, mais elle devrait partir du point que c'était la vérité pour l'instant.
En tout cas une chose était sûre... En sa qualité de médecin elle ne pouvait que remarque l'odeur masquée mais omniprésente d'un cadavre entré en décomposition. Que ce soit le maire ou non, un mort avait bel et bien été dans cette pièce récemment. Faisant quelques aller retours entre le vitrail, le bureau et la porte, elle attesta que toutes les différentes traces avaient été faites par cette même encre macabre. Même odeur, même consistance, même couleur... Il n'y avait pas d'erreur possible à ce niveau. Vérifiant une nouvelle fois en s'approchant de la fenêtre, Irina relut l'enigme comme pour s'en imprégner. Elle se la répéta encore et encore, appréciant la calligraphie presque parfaite. Cependant le 'O' du mot 'mort' semblait légèrement plus grand et moins soigné. Alors elle se demanda si ce n'était pas tout simplement une faute volontaire. Une autre façon d'indiquer un 0.

« Regardez ça. L'inscription est aussi propre que si on l'avait écrite à la plume et pourtant cette lettre est un peu différente des autres. Vous pensez qu'il pourrait s'agir d'un zéro ? De plus elle est assez basse pour que l'on suppose que son auteur était assis. Je n'irais pas pour autant jusqu'à affirmer que c'est le maire qui l'a écrite. »

La serpentine avait parlé à voix haute sans forcément s'adresser à quelqu'un en particulier. Néanmoins elle se disait que l'un des plus motivés finirait bien par relever son interrogation. Ce n'était qu'une parmi tant d'autres, même si la plus pressante restait le pourquoi de toute cette mise en scène. Quelqu'un qui était sur le point de mourir ne se donnait pas la peine de faire des énigmes. Ces personnes criaient à l'aide ou luttaient pour leur vie... C'étaient les priorités les plus évidentes. Qui plus est une mort par strangulation était lente et douloureuse, loin de laisser le temps pour tout ceci. Ce n'était pas comme si il avait été atteint par une flèche et se vidait de son sang...
En outre depuis le début quelque chose la chagrinait profondément. Elle n'avait toujours pas la moindre idée de comment l'assassin avait pu entrer et sortir de la pièce, ce qui était fort fâcheux. Il était encore assez plausible que quelqu'un soit parvenu à s'introduire ici lors de la brève absence de Guisor, mais alors comment avait il pu sortir tout en fermant la porte de l'intérieur ? En tant qu'ancienne voleuse Irina connaissait des techniques pour s'introduire dans une pièce fermée de l'intérieur, mais de là à en connaître d'autres pour la refermer de la même façon derrière soi... à moins de pouvoir traverser les murs, auquel cas il faudrait savoir si le dispositif qui bridait leurs pouvoirs était été installé avant ou après le meurtre. Elle interrogea donc Guisor une nouvelle fois, de manière assez directe.


"Il y a t-il une pièce secrète derrière la bibliothèque ou accessible depuis cette pièce ?"

"Derrière cette bibliothèque-ci ? J'en doute. En tout cas, le maire ne m'en a jamais fait part, si c'est le cas."

« Bien. Cela n'empêche que tout ces chiffres ont été faits avec la même encre chimique, et je peux également affirmer que le sang utilisé est humain. Celui des animaux possède d'autres propriétés et aurait déjà coagulé depuis le temps, avec ou sans additifs chimiques. Donc soit le maire avait effectivement des mœurs plus que discutables, soit il a utilisé son propre sang dans l'opération, ce qui me semble invraisemblable. Il n'y a pas d'armes tranchantes ici, et de toute façon je ne vois pas pourquoi il aurait fait une telle chose. »

Enfin c'était bien ce qui l'intriguait le plus ici, plus que de savoir qui était le responsable, Irina souhaitait comprendre le pourquoi de tout ceci. On ne peut pas dire en somme que ses motivations soient altruistes, mais elle était sérieuse et sa nature de perfectionniste la forcerait à faire les choses méticuleusement. Si il y avait un moyen d'en savoir plus... Elle finirait bien par le découvrir.



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 18 Jan - 22:17

Pour le moment, ils n’avaient pas fait de découverte que ceux qui étaient passés avant eux n’ait déjà faite. Il avait été décidé qu’aucune aide ne leur serait fournie. Ils devaient tout découvrir par eux-mêmes pour éviter de les mener dans la même impasse que leurs prédécesseurs…

Guisor restait presque totalement impassible aux divers agissements de ces amateurs visiteurs.
La seule fois où il avait failli perdre son calme fut lorsque cette Sindarin l’accusa. Même à ce moment-ci, elle n’avait pas été beaucoup plus loin que les précédents enquêteurs officiels. Eux aussi l’avaient suspecté. Mais le prince lui faisait confiance. Il avait longtemps vu ce monarque à travers les yeux du maire. Maintenant que Dreak n’était plus là, il voyait cet homme sous un nouveau jour. Mais peut-être était-ce dû à un changement de personnalité de l’héritier du trône dû à la crise…

Quoi qu’il en soit, il avait carte blanche de sa part pour superviser toute cette affaire. L’idée du prince de convier des étrangers sur cette scène de crime l’avait cependant refroidi. Cela faisait maintenant longtemps qu’il était au côté du maire. Ce bureau était un peu leur lieu à eux. Ce pupitre là-bas l’avait longtemps accueilli pour régler des papiers et aider Dreak…

Pourtant, avec toutes ces suppositions de ces inconnus, il commençait à se poser des questions. Et si le maire lui avait caché des choses ? Et si la sensation de ces derniers jours, ce sentiment qu’il s’éloignait n’était pas qu’une impression ?
Toutes ces lectures étranges… Pourquoi n’en avait-il jamais entendu parler ? Seraient-ce de simples éléments posés là par le tueur pour constituer son énigme ?
Et quel était ce jeu macabre ?

Les diverses suppositions des invités tournaient dans sa tête. Il était sûr d’une chose : ce n’était pas lui le coupable.

Les deux soleils avaient finis par atteindre l’horizon et la luminosité dans la pièce devenait des plus insupportables. Il était temps d’allumer le lustre. Pourquoi ne pas l’avoir fait avant ? Parce que ce n’était pas indispensable et parce que ce n’était pas le cas lorsqu’il avait trouvé le corps. Mais le fait est que dans le noir, l’affaire n’avancerait plus.


-Pardon.

Il écarta la noble jeune femme près de la porte pour accéder à une corde qu’il dénoua du mur et laissa descendre doucement un lustre large est compact. Le fait est que son ombre, projeté au plafond par les bougies du dessous se dissipa doucement et laissa voir aux personnes présentes un nouvel élément.

-Ne commencez pas à vous plaindre que je vous avais caché quelque chose. Nous avons trouvé la salle lustre éteint. Le prince voulait vous laisser suivre votre cheminement sans aucune intervention. Mais je pense que vous n’irez pas loin dans le noir.

Alors qu’il allumait les bougies une à une, les autres pouvaient bien voir sans problème l’énorme œil dessiné au plafond avec le même sang que partout dans la pièce. Il semblait fixer la pièce dans son ensemble, toisant chaque élément et personne de là-haut.

-Nous y verrons un peu plus clair de la sorte. Vous avez trouvé ici un trois et un sept enchevêtrés messire. Nos experts les ont déjà déchiffrés.

Fixant le terran qui s’était intéressé au centre de la pièce, il remonta l’éclairage tout en haut. La poussière blanche qui régnait déjà dans la pièce s’en était vue d’autant plus présente.

-Quant à Messire Lorindiar, le journal qu’il tient dans les mains arbore sur sa tranche un cinq.

Revenant vers la porte, Guisor tira le loquet de la pièce et ferma la porte à clef, jetant un coup d’œil à la dame de l’épine, il garda un air froid et las tout en s’expliquant.

-Simple oubli de ma part. Personne n’est parfait. Cette porte était ainsi lorsque j’ai découvert le corps.

Laissant la clef dans la serrure comme elle y était au moment des faits, il se retourna, face à la pièce, attendant qu’ils continuent.

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Irina Dranis

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 3 Fév - 19:38

Avec son sérieux et sa minutie habituels, Irina avait préféré rester en retrait pour ne pas être distraite par les différentes suppositions, plus ou moins farfelues, qui fusaient. Au final bien qu'elle ait manqué de se boucher les oreilles pour parvenir à faire abstraction de ce désagréable bruit de fond. Il faut croire qu'elle était trop habituée à travailler seule, ce qui ralentissait ses facultés de réflexion de manière significative. Cependant et alors qu'elle était sur le point de perdre patience, Guisor leur fit le grand honneur de se rendre utile pour une fois. Avec un dévouement tout aristocratique il se décida à leur faire lumière, dans l'espoir sans doute que la nuit qui tombait finisse par porter conseil. Ce fut alors que deux nouveaux symboles leur furent révélés au plafond, non loin d'un immense œil qui semblait les observer. Macabre et glauque à souhait, mais pas assez pour que la seconde de l'Ordre n'en soit émue plus que ça. Du sang elle en voyait à longueur de journée, ce qui d'ailleurs lui fit constater que la quantité qui avait été nécessaire pour toutes ces indications mystérieuses était conséquente.
Pendant que le distributeur de bonbons interrogea Guisor dans l'espoir d'en tirer des informations intéressantes, Irina préféra fouiner dans la pièce une nouvelle fois pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres chiffres dissimulés. Quelque part. Elle regarda par terre dan les autres coins de la pièce, et sur le siège du bureau notamment, mais il n'y avait là rien de suspect, hormis les tâches d'encre causées par Ision et son arrogance habituelles. Faisant le tour sans avoir rien de neuf, elle dit tout haut à l'encontre des autres présents.


« Il n'y a pas d'autres indices ensanglantés dans cette pièce. Vous pouvez toujours vérifier, mais vous perdrez votre temps. »

Elle était sûre de ce qu'elle disait parce qu'avait l'esprit scientifique, précis en toutes circonstances et surtout lorsqu'elles étaient graves comme c'était le cas ici. Réfléchissant toujours aux emplacement des chiffres qui avaient été trouvés, elle essayait de trouver une logique à ces derniers, persuadée qu'elle était qu'ils étaient là pour une bonne raison, même si elle ignorait encore laquelle. Sa mémoire étant particulièrement bonne, elle ne se sentait pas le besoin d'écouter le récapitulatif de Guisor, qui pouvait de toute façon être volontairement ou involontairement incorrect. Cela ne l'empêcha pas d'écouter d'une semi oreille le raisonnement partagé de Baptisma, pondérant ses propos intéressants mais avec lesquels elle n'était pas tout à fait d'accord.
Cette piste de la magie noire lui semblait trop évidente, trop facile. Ce n'est pas qu'elle doute que le Maire en ait été incapable, après tout elle ne le connaissait pas du tout personnellement, simplement cela ne collait pas. Et quand bien même elle n'avait toujours aucune idée sur la raison de la présence des chiffres, d'une chose elle était sûre : leur disposition n'avait rien à voir avec un pentacle d'après la conception des points reliés qu'elle en avait fait. Néanmoins elle voulait tout de même explorer la piste de la créature surnaturelle, qui bien que peu plausible au premier abord, devait être explorée. Ne jamais écarter une hypothèse jusqu'à avoir une preuve de son invalidité... l'une des règles de base. Sans trop en attendre, Irina interrogea Guisor au sujet de ce « Borgalem » ; cet être supérieur engendrant de nombreux enfants, mentionné dans la légende lue par Esméralde un peu plus tôt.


« Guisor, est-ce que le nom de 'Borgalem' vous évoque quoi que ce soit, ou est-ce que le maire y a jamais fait référence ? »

« Je n'avais jamais entendu ce nom auparavant. D'où vous vient-il ? »

« Borgalem est l'esprit originel qu'a mentionné la dame de L’Épine en traduisant les pages arrachées. Selon cette légende il est le père de tous les esprits élémentaires. Je me demandais donc si ce nom ou cette croyance vous évoquaient quelque chose. »

« Je vous le répète, c'est la première fois que je l'entends prononcer. »

« Est ce qu'une créature surnaturelle aurait récemment sévi dans la ville ou ses environs? Ou bien est ce qu'une série de meurtres inexpliqués aurait eu lieu dernièrement en ville? »

« La seule créature dont on parle en ville est celle que la rumeur soupçonne d'avoir tué un dénommé Ivan Mackorl dans la forêt de Noathis, encore que d'autres soutiennent que c'est certainement les Erillys les meurtrières. Quant aux meurtres, notre ville est l'une des plus sûr du continent. Les rares qui se produisent sont imputés à de petites frappes que nous recherchons ardemment. Rien d'extraordinaire. »

La prêtresse acquiesça sobrement, ne voyant nulle utilité à insister encore. L'homme de main était une fontaine d'informations tarie, ne laissant filtrer qu'une goutte par ci par là de temps en temps, et ce dans le meilleur des cas. C'est pourquoi elle l'avait questionné plus par conscience de rigueur qu'en réelle attente de résultats mais après tout pourquoi pas... Après tout il avait suffi de demander pour qu'ils aient enfin accès à la dépouille ! Rageant de l'incompétence de ceux qui avaient organisé cette mascarade, la demoiselle essayait de ne pas se laisser déconcentrer malgré tout. Si certains comme Ision semblaient se complaire dans l'intrigue et le jeu théâtral, elle elle avait de bonnes raisons de prendre ceci au sérieux... et le fait qu'elles ne soient pas purement altruistes n'y changeait rien.
Soulagée du fait que la porte ait été ouverte en grand, elle eut une mine approbatrice à l'initiative du sylphide qui pour une fois lui facilitait la tâche. Cela faisait du bien de respirer un air plus pur que celui de cette salle oppressante, sans parler du fait qu'ils ne risquaient pas d'être interrompus par un élément extérieur étant donnée la garde qui était postée dehors. Écoutant et intégrant attentivement les quelques détails sur le mode de conservation du corps, elle les nota dans un coin de sa tête. Notant qu'Ision se mettait à s'amuser de l'état des lieux, tout comme à faire tomber tout le contenu de la bibliothèque, Irina continua de travailler de son côté. Si il voulait exploiter l'idée qu'elle avait soumise selon laquelle il y avait un accès inconnu dans cette pièce, libre à lui. Si tout cela n'était qu'une mise en scène pour tout mettre en désordre c'était une autre histoire. Noble ou non elle n'aimait pas qu'on lui traîne dans les pattes et encore moins qu'on pollue ce qui était une scène de crime.

L'ignorant pour l'instant afin de ne pas s'énerver tout de suite, la rouquine décida d'utiliser l'encre déjà répandue à terre qui était encore fraiche pour faire la démonstration de ce qu'elle avait en tête. Si elle avait bien calculé la disposition des différents chiffres successifs le tout formait tout de même un motif, tout comme elle l'avait suspecté. Allant successivement du bord de la fenêtre à l'ancien emplacement de l'encrier, à l’œil au plafond, à la porte d'accès, au livre barbouillé, au buste et finalement de retour à l’œil... le tout formait une fléche. Une flèche rendue claire par l'encre rouge qu'elle avait réutilisée... et qui indiquait tout droit vers la bibliothèque, le même endroit qui avait suscité la curiosité d'Ision, qui pour la peine avait même daigné s'adonner à quelques acrobaties.
Agissant aux antipodes du lord, Irina n'avait pipé mot au sujet de sa découverte, qui de toute façon se passait de commentaires. Aucun besoin d'en rajouter donc, ce qui avait un effet autant si ce n'est plus attirant pour l'attention que le style « m'as-tu vu » du sylphide. D'ailleurs pour elle qui connaissait sa vraie nature tout ceci n'en était que plus comique à défaut d'être admirable. Elle ne perdit par conséquent pas l'occasion de se moquer ouvertement de lui pendant qu'il entamait sa descente vers la terre ferme.

« Allez-y doucement, Sire. Ce serait trop bête de vous casser le bassin avec une mauvaise chute. Surtout que je sais qui s'y collerait pour vos soins. » Elle pouffa doucement, sans complexes et s'en fichant totalement de ce que les autres pouvaient penser. L'aristocratie était détestable à ses yeux, tout comme toute forme d'arrogance. Ision en ayant à revendre de l'un et de l'autre, la conclusion en était très simple. Il était une cible parfaite pour son ironie et ses sarcasmes. « Je crois que j'ai résolu au moins en partie le casse tête qui occupait notre ami confiseur ici présent. Il ne manque plus qu'à trouver quelqu'un qui se dévoue pour explorer ce qui ne l'a pas encore été. J'irais bien moi même... mais pour des raisons évidentes, la décence m'en empêche. » Débrouillarde comme elle était, Irina n'avait jamais refusé de faire quoi que ce soit, ni n'avait fui à une tâche sous prétexte d'être une femme. Seulement comme elle ne s'attendait pas à crapahuter elle était logiquement vêtue de la longue robe blanche et or des prêtresses, ce qui rendait l'escalade impossible sans bafouer certaines règles de la bienséance. Et puis avec tant de monde présent il y aurait bien quelqu'un pour prendre sa place non ?



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 7 Fév - 10:09

[Fin de ce tour/Les retardataires ne sont pas éliminés, pas d'inquiétude]

Finalement ils n’étaient pas si gourds que cela. Certes, le fait d’avoir retiré plusieurs documents officiels et « compromettants » avait certainement simplifié l’investigation. Mais on ne pouvait leur retirer que malgré les étranges bifurcations alambiquées qu’ils manquaient sans cesse d’emprunter, ils avançaient à grand pas dans la bonne direction. Ils en étaient arrivés là où tous les autres avaient échoué.
L’ébéniste qu’il avait appelé ne viendrait pas. Il avait même cru voir l’un des gardes sourire à cette requête qu’il devinait fausse. Le pauvre homme était dans un bien triste état depuis qu’il avait tenté de forcer l’accès à cette étrange antichambre.
Mais le prince avait été clair : ils devaient être orientés le moins possible et recevoir l’assistance la plus réduite. Si Guisor ne leur cachait rien de ce qu’il savait sur des détails collatéraux, malgré ce que certains semblaient penser, il ne leur révèlerait rien avant qu’ils ne l’aient découvert.
En attendant cet artisan, il espérait bien qu’ils continuent à chercher et c’est ce qu’ils faisaient. Si l’envie leur prenait de tenter leur chance et forcer le meuble, soit ! Il ne tenait à aucun d’eux qui ne le traitaient qu’avec peu de respect.

Ils n’étaient pas loin de la réponse, il en était sûr, du moins il le supposait. Personne n’avait réussi à ouvrir cette issue.
Cependant, le fait qu’il ignore son existence jusqu’au début de cette enquête le plongeait dans une certaine mauvaise humeur.
Il avait envie, autant qu’eux d’ouvrir ce passage. Que pouvait-il manquer ? C’était une simple porte. La serrure à son sommet était déverrouillée par la clef, la poignée était trouvée et pourtant rien ne se passait lorsqu’on l’abaissait, pourtant, le livre émettait bien un déclic.
Revenant vers la porte, il l’examina et se dit que le loquet devait être tiré. Mais par quoi serait matérialisé ce troisième élément ?

Énumérant encore une fois les rares choses de la pièce pouvant attirer l’attention, il détailla le bureau qui avait été déjà tant de fois inspecté de fond en comble, la fenêtre magnifique entachée de cette énigme sordide, les murs dénudés comme toujours, le plancher simplement poussiéreux et grinçant, le lustre qui créait cette ambiance si particulière de sa lumière dansante, cette œil morbide, le buste horrible, le pupitre si pauvre, la bibliothèque désormais bien peu attrayante ainsi maltraitée, les trois sièges confortables et la porte bien sûr.

En repensant à cette entrée, je m’étonnais que personne n’ait encore noté le loquet neuf et le bois fendu au dessous…

L’air de la pièce était toujours lourd et poussiéreux et cela n’allait pas s’arranger avec la venue de cette nouvelle odeur : celle du corps de Dreak.

Deux gardes l’apportèrent sur une civière, recouvert d’un drap blanc et le déposèrent au milieu de la pièce, sous le lustre.
Guisor se referma d’avantage à la vue de cet homme auquel il été si lié et qui serait bientôt assaillis par ces charognards en manque de spectacle cadavérique.


Dernière édition par Le Messager le Lun 5 Mar - 9:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 19 Fév - 20:25

Le cerveau d'Irina était en ébullition, cimentant de nombreuses théories qui se faisaient et se défaisaient au fur et à mesure que les autres présents apportaient leur pierre à l'édifice. Ce n'est pas pour autant qu'elle appréciait leur présence sur les lieux, ce qui à ses yeux ralentissait sa réflexion plus que cela ne faisait progresser les choses. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle était à deux doigts de les ignorer, absorbée qu'elle était par ses déductions. Lorsqu'enfin le corps sans vie du maire fut déposé dans la pièce, cela ne fit qu'exacerber son comportement, détournant définitivement son attention. Puisqu'une bonne partie des gens sur les lieux semblaient apathiques et silencieux, comme si ils avaient décidé de devenir la nouvelle série de statues décorant la pièce, Irina s'inclina respectueusement au dessus de la dépouille. Mettant le voile de sa tenue dans sa position habituelle, soit en couvrant son nez et sa bouche, la demoiselle se sentit moins dérangée par l'odeur renfermée et tenace exhalée par l'objet de son étude à venir.
La force de l'habitude l'avait heureusement entraînée à ce genre de tâches moins enviables, et lorsqu'elle s'agenouilla près de la dépouille, elle prit garde de ne pas se salir du sang ou de l'encre qui maculaient le sol. Avec un respect d'une neutralité certaine elle découvrit le visage du défunt, qu'elle regarda patiemment. Elle avait été à proximité lorsqu'Ision s'était approché, afin de se certifier qu'il ne ferait rien de suspect. Dans cette situation peu probable ils avaient rarement eu le contrôle, mais désormais qu'on lui offrait la chance de se rendre utile dans son domaine de connaissance, elle comptait bien faire les choses. Personne ne corromprait les données scientifiques en sa présence, même pas Ision. Qu'il soit lord ou sans terre n'y changerait rien, et le fait qu'elle le connaisse non plus.


« Ne me regardez pas comme si j'étais une saleté de vautour. Je n'ai aucun plaisir morbide à ausculter quelqu'un qui n'est plus. Seulement si je ne peux pas avoir accès à ce qui devrait être la plus grande source d'informations pour mon métier, alors à quoi serais-je donc utile ? »

C'est ce qu'elle avait marmonné à voix basse à l'encontre de Guisor, n'attendant pas de réponse pour autant. Tournant le dos aux autres mais inspectant Dreak dans un angle ou son interlocuteur pouvait tout voir, Irina tenait à lui montrer qu'elle jouait franc jeu. Quitte à ce que cela la fasse entrer dans ses bonnes grâces – ce à quoi elle ne croyait pas trop – au moins cela lui donnait une chance qu'il coopère dans la mesure du possible. Pendant qu'elle tâta le corps à la recherche de traces suspectes ou de marques qui ne seraient visibles qu'après le décès, la prêtresse interrogea l'homme de main afin de se certifier de certains détails. Bien plus terre à terre et moins politiques que ceux du sylphide, mais qu'importe... Après tout chacun avait ses propres inquiétudes. Et bien que la rouquine ne soit pas stupide quant aux possibles conséquences de cette mort, elle ne comptait pas s'en formaliser dans l'immédiat. Chaque chose en son temps...

« Qui a été chargé du transport, de l'examen et de la conservation de feu monsieur le maire ? »
« Moi même. Je l'ai ensuite confié à la charge du général Vanec, ici, dans le couloir. »
« Je suppose donc que lorsque vous l'avez trouvé, vous avez jugé utile de préserver sa dignité en l'habillant correctement et en nettoyant son corps. Est-ce qu'il y avait quoi que ce soit de particulier ? Des vêtements qu'il n'avait pas l'habitude de porter, un détail étrange ? »
« Je n'ai rien eu à faire et je n'ai rien fait. Voici le corps tel qu'il a été découvert, rien de plus rien de moins. Et je le trouve tout à fait ordinaire. »

La jeune femme avait sobrement acquiescé sans prolonger l'échange, s'attelant plutôt à l'examen du corps. Désormais elle aurait enfin des informations fiables concernant ce qu'il s'était passé, bien au delà de ce qu'avaient pu lui voir les médecins incompétents qui l'avaient précédé. Elle estimait qu'aucun ordre, pas même celui des Eclaris ne possédait un savoir comparable à celui de son ordre, et quelque part, elle n'avait pas tort. Après tout la médecine était une discipline qui avait vu le jour par ses consœurs, et qui n'avait été transmise qu'ensuite, au fur et à mesure des années en fonction de la disponibilité des prêtresses les plus douées.
Inspectant avec respect mais sans état d'âme la dépouille de Dreak, Irina fut au moins rassurée par l'approche d'Ision sur un point. Il s'agissait visiblement du dit maire, qu'elle ne pouvait par ailleurs pas identifier formellement. D'autre part il n'y avait rien de particulier à signaler concernant son habillement qui était somme toute militaire et simple. Une tenue qui tenait plus de l'uniforme qu'autre chose en des tons bleu marine, chic mais très discrète.

D'un autre côté son visage était de cette pâleur figée apportée par la Faucheuse, et sa peau était extrêmement froide, ce qui devait être provoqué par sa récente conservation. Tâtant ses membres, Irina dégagea son col afin d'inspecter sa nuque. Ce qu'elle y découvrit ne l'étonna pas, mais la consterna plus qu'autre chose. Des hématomes de part et d'autre de son cou ne laissaient pas de toute quand au décès par strangulation, sans doute à mains nues. Sa gorge portait des traces d'enfoncement, ce qui témoignait de la violence de cette agression... mais suscitait certaines questions quand aux circonstances dans lesquelles elle avait eu lieu. Dreak ne comportait pas de blessures de défense sur les bras ou le visage, rien qui pourrait laisser croire qu'il avait tenté d'arrêter son meurtrier. Réfléchissant toujours à tout cela, elle s'exprima finalement tout haut en employant des mots simples, parlant de la voix monocorde de quelqu'un de professionnel et dont l'attention est monopolisée par quelque chose d'important.


« Le maire est mort étranglé, la gorge écrasée ne lui a laissé aucune chance. Malgré la lenteur de cette mort, il ne semble pourtant pas s'être débattu. »

Ce dernier point l'ennuyait beaucoup, car il lui semblait totalement impossible que quelqu'un ne succombe à ce genre de sévices sans tenter de s'en sortir. En fait même si le maire avait pu être surpris ou attaqué alors qu'il s'était endormi, cela lui paraissait surréaliste. Quelque chose clochait et elle était incapable de mettre le doigt dessus. Dreak était un homme dans la fleur de l'âge mais qui était apparemment en bonne santé. C'était un ancien militaire d'après les recherches qu'elle avait faites, alors comment se pouvait-il qu'il ait été abattu aussi... aussi simplement ?
Le peuple ne l'appréciait pas tant que ça, et il devait certainement avoir de nombreux rivaux et ennemis. On en avait forcément lorsque l'on occupait une position qui donnait accès au pouvoir... Et quelque chose lui disait qu'ils était bien plus nombreux que ce que Guisor ne voulait bien leur faire croire, ou qu'il croyait lui même peu importe. Le prince était bien entendu un bon client en la matière... Mais il manquait du courage et de la résolution pour faire une telle chose, ou même la commanditer.

Laissant toutefois les spéculations politiques et autres à Ision et ses comparses, Irina se mit à espérer qu'ils trouvent d'autres pistes viables, car celles apportées par le corps ne semblaient mener nulle part. Cependant quelque chose lui trottait dans la tête depuis un moment... Se pourrait-il que Dreak ait simulé sa propre mort afin de dresser un écran de fumée sur ses réels projets ? Se pouvait-il qu'il ait délibérément choisi la mort pour devenir lui aussi l'une de ces répugnantes créatures non vivantes dont elle avait si souvent entendu parler ? Certes elle avait pu en voir de ses yeux quelques fois... mais malgré ses études en la matière, elle n'avait encore jamais trouvé quoi que ce soit qui puisse les identifier. Ils comportaient des blessures auxquelles personne ne pourrait survivre alors qu'ils se tenaient toujours sur leurs deux jambes... Mais les blessures sur un mort, c'était justement ce qui le définissait en règle générale. Noyant son envie de chatouiller ce corps pour s'assurer qu'il ne faisait pas semblant d'être mort par son bon sens, la demoiselle se releva après avoir recouvert le corps de son drap.


« J'ai aussi noté une coupure mineure sur l'un de ses doigts. Elle est fine et peu profonde, comme si il s'était coupé sur du papier. Je ne sais pas si cela a de l'importance, mais je préfère le faire remarquer. Peut être que l'un de vous comprendra mieux que moi la signification que cela peut avoir... »



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 25 Fév - 4:29

Guisor fixait le cadavre à nouveau révélé de son ancien ami et maître. Il ne put cependant pas continuer longtemps et décida de reporter son attention sur le vitrail. Loin comme il était, il voyait à travers le verre et le O de la « mOrt ». Au milieu de l’étang de bâtisses noires pointillées de lumières de chandelles, une masse en forme de demi-cercle se démarquait et emplissait la moitié du rond dessiné par la lettre si intéressante : le dôme de la bibliothèque des lumières.
Il hésita un moment et puis s’approcha lentement de cette fenêtre. Cela faisait maintenant plus d’une semaine qu’il côtoyait ce lieu et cette énigme et qu’il la retournait sous toutes les coutures dans son esprit. Ces chiffres sindarins formaient bel et bien une flèche à travers la pièce. Une flèche pointant du bureau vers les étagères désormais vides de livres.
Il ne manquait pourtant plus grand-chose, il le sentait. C’était là, tout près. Qu’est-ce qui pouvait bien leur manquer.
Ses yeux se posèrent sur le confiseur. L’une de ses premières actions fut de s’intéresser au buste. Peu de gens l’avait fait en réalité, et encore, pas longtemps. Il était extrêmement lourd et particulièrement désagréable à regarder. Mais qu’est-ce qui était agréable dans cette pièce désormais ? Des tâches de sang partout, une odeur de mort et une obscurité écrasante,…

L’homme de main s’approcha de la sculpture et réfléchi encore un instant. La lueur de sa mort… sombre ignorance. La bibliothèque des lumières en point de mire… Tout n’était qu’une question de regard,…
Il prit fermement le buste et le tourna vers le bureau et la fenêtre, tentant de lui faire fixer avec la meilleure précision possible le fauteuil. Soudain, il y eut un déclic entre ses doigts et à travers le marbre compact. Toujours précautionneusement, il tourna lentement le visage du mort déformé. Le maire immortalisé balaya la pièce de son visage et, arrivé près de la bibliothèque si sombre la journée, Guisor redoubla de vigilance, jusqu’à ce qu’il sente un nouveau déclic.
À ce moment, il demanda à la dame de L’épine de bien vouloir faire ce qu’elle aurait voulu tout à l’heure : abaisser le livre.
Chose faite, un nouveau déclic survint, en provenance du meuble littéraire cette fois. Il y eut un petit courant d’air qui agita la poussière blanche et Guisor s’approcha de sa source.

-Aidez-moi je vous prie.

Alors que plusieurs personnes s’intéressait à cette nouvelle issue, l’un des investigateur remarqua que cette manipulation du buste avait fini par dégager un papier de sous la pierre. C’est un morceau de lettre déchirée sur lequel on ne peut lire que la fin :

"...ut cela en définitive pour vous annoncer la décevante nouvelle que vous craigniez peut-être avoir apprise entre ces lignes de verves verbueuses.
Monsieur, je suis au regret de vous annoncer que ce que vous cherchez à vous approprier ne peut avoir de maître ni ne peut être utilisé à quelconque avantage personnel. Cependant, sachez que, si votre projet n'aboutit pas, il en servira un autre bien plus beau et plus grand. Si vous désirez une plus concrète conclusion, nous pouvons toujours nous rencontrer une dernière fois. Je doute que ce que j'ai à vous dire de supplémentaire ne vous fasse plus plaisir mais je reste jusqu'à demain votre obligé.
À notre prochaine rencontre précoce ou bien à jamais monsieur le maire."


À nouveau la feuille est déchirée et la signature est illisible. Seul un morceau de nom ou de prénom est peut-être déchiffrable : "Toren..."

Les autres ne tardèrent pas à réussir à faire pivoter l’étagère et derrière elle, une échelle les invitait, descendant dans l’obscurité.

-Saisissez-vous d’un ou deux chandeliers et préparez-vous à enfin vous élancer sur un sentier qu’aucun autre n’a découvert avant vous.

*

En bas, un souterrain s’élançait vers l’obscurité et sans les chandeliers, il semblerait suicidaire de s’y aventurer.

Pourtant, il fallut un bon moment avant que quoi ce soit ne se passe et ils progressèrent sans embuches.
Une bourrasque de vent souffla les bougies et avant que quelqu’un n’ait le temps de réagir, une voix s’éleva, résonnante et caverneuse.

« Le mot de passe ? »

Comme personne n’osa répondre assez vite au goût de la voix, elle reprit, plus menaçante.

« Vous ne savez pas qui vous avez réveillé, intrus ! »

Deux petites lueur s’allumèrent au bout du couloir, deux flammes blanches et pâles oscillant doucement, puis de plus en plus vite, jusqu’à sembler bondir et grossir. Soudain, une forme ténébreuse se dessina dans l’ombre, plus brumeuse, plus compacte et plus emplie de flammes sombres.
La gigantesque silhouette sembla canine à Guisor qui se demandait s’ils étaient encore dans le tunnel de tout à l’heure pour qu’une telle chose puisse y tenir. Il tenta, en vain, d’user de ses pouvoirs, juste avant qu’il ne se fasse faucher comme plusieurs autres par le passage de ce monstre.
La douleur fut semblable à une haute chute à plat ventre et une atroce sensation de brûlure dévorait son visage et son tronc.

Déjà la créature faisait demi-tour et revenait à la charge, ouvrant sa gueule où se mélangeait une sorte de lave obscure et d’où jaillissait des braises et des flammèches enragées.

Dans sa chute, l’ancien second du maire avait été épousseté de toute cette poussière amassé durant leur séjour dans le bureau. Ce qu’il ne savait pas, c’est que cette poudre était en fait de l’intra pulvérisé finement.


[Trouvez le moyen de survivre et peut-être de vaincre cette créature démoniaque. Vous possédez à nouveau vos pouvoirs.]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 10 Mar - 20:20

[Intervention subsidiaire. Nous sommes toujours dans le même tour et les personnes ayant déjà répondu ne peuvent le refaire.]

« Pauvres fous... »

Les deux yeux flamboyant apparurent au-dessus du jeune Olmir et d'un puissant coup de patte, il le renvoya aux pieds des autres.

« Vous ne savez pas qui vous avez réveillé, intrus ! »

Il cracha une boule de feu qui alla exploser au milieu du groupe, projetant flammes et flammèches en tout sens, finissant de disperser la fumée sans en annuler les effets.

« Vous mourrez dans les ténèbres que j'ai modelé ! »

Alors qu'il avançait d'un pas qui sembla gigantesque, sous sa patte, une ondulation lumineuse rampa sur le sol à une vitesse folle. Filant dans toutes les directions, elle semblait montrer qu'ils n'étaient plus dans le couloir. Cet univers était infini et l'onde continuait de s'éloignait sans jamais s'arrêter, révélant que tout autour des aventuriers n'était que ténèbres immenses, et nulle part on ne voyait la moindre lumière à part celle des deux yeux et de la gueule de lave qui continuaient de se rapprochaient.
Désormais, on ne trouverait plus de mur, ni d'espoir d'échappatoire ; nulle part où se cacher. Il n'y avait plus qu'eux et le monstre qui continuait de s'approchait et de les fixer, chacun et tous à la fois, de ses yeux brillant comme deux étoiles lointaines au-dessus du gouffre crépitant de rage.


[Réponses attendues de Follen, Esméralde de L'Épine, Adhénora Nox, Ision Lorindiar, Irina Dranis et Glanael.
Pas d'ordre de passage imposés.]



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Lun 26 Mar - 17:35

L'enquête qui les avait tous amenés ici avait eu beaucoup de mal à démarrer, d'autant plus qu'ils étaient d'horizons très différents... Mais maintenant que le rocher avait dévalé la pente, il semblait avoir amené avec lui une avalanche toujours grandissante et imminente. C'était pour cette raison même qu'Irina était restée en retrait alors que la plupart des présents s'était précipitée dans ce passage récemment révélé, à la recherche de nouveaux indices. Laissant les plus impatients partir devant, elle réfléchissait encore à cette situation particulière, ayant un mauvais pressentiment aussi inexpliqué que tenace. Restant penchée sur le corps du maire plus de temps qu'il n'était réellement nécessaire, la jeune femme cogitait. Elle avait un sentiment de malaise en sa présence, et cela n'avait pourtant rien à voir avec la puanteur qui en émanait.
Un mort était un mort, et elle n'avait aucune compassion particulière étant donné qu'elle n'avait pas de lien avec lui, ni de près ni de loin. Peut être se réveillerait-il de son sommeil supposé être éternel... Après tout il ne serait pas le premier d'après les légendes, et d'après des rumeurs qu'elle jugeait fondées. Quoi qu'il en soit la prêtresse émergea de ses réflexions en entendant un concerto de bruits disparates qui indiquaient qu'il y avait un affrontement le long de ce maudit couloir dévoilé par la bibliothèque. Prenant donc sa sacoche en bandoulière tout en la protégeant contre son corps au cas où, la rouquine s'engagea à la suite de ses comparses.

En premier lieu ce fut cette obscurité opaque et impénétrable qui la frappa, plus que les cris de douleur et le chaos causé par une bataille improvisée dans un espace aussi exigu. Projetée contre l'une des parois lors d'une explosion qu'elle ne vit pas venir, elle se soutint contre cette dernière pour ne pas tomber, ce qu'elle parvint à faire de justresse, moyennant un choc non négligeable. Se couvrant les yeux et la bouche pour ne pas respirer ce gaz inconnu, elle toussa brièvement mais s'en sortit avec une douleur fulgurante aux poumons et des larmes aux yeux. Elle attraperait l'incompétent fini qui avait eut la magnifique idée d'hausser le défi... et lui collerait la rouste du siècle. Jurant à voix basse, Irina était la colère même, non contre la créature, mais contre le coupable qu'elle cherchait vainement du regard.
Il était évident que ceux qui avaient de l'expérience en combat n'avaient pas évalué l'environnement et la force de leur adversaire à sa juste valeur, ce qui n'aidait pas. En parlant d'adversaire elle essaya de distinguer quelque chose... mais tout ce qui lui fut visible fut le corps blessé de Guisor, blessé par la créature inconnue qui menaçait de tous les réduire en cendres, c'était le cas de le dire. S'adossant précautionneusement au mur, la demoiselle extirpa une fiole de sa sacoche et la lança dans le giron de l'homme de main du maire en profitant d'une maigre lumière causée par les flammes de cette espèce de chien géant. La fiole de verre atterrit effectivement sur l'homme, mais elle ne lui jeta pas d'autre regard pour autant. Adhénora lui avait donné les premiers soins suffisants pour éviter l'hémorragie immédiate, et la potion qu'elle lui avait fournie devrait le remettre sur pieds. Mais en attendant cela ne résolvait pas leur problème le plus urgent et le plus... volumineux.

Déjà son cerveau s’essorait à force de vouloir trouver ce satané mot de passe qui devait certainement être la clé de leur survie, quand bien même elle n'était pas certaine que cette chose tienne parole et les laisse passer. Mais étant donné qu'elle ne pouvait pas se battre à cause de cette troupe hétéroclite pratiquement obligée de se tenir en file indienne, il ne lui restait qu'à faire fonctionner ses méninges. Pourtant certains continuaient de tenir au front, se débattant jusque dans la gueule de la bête pour essayer de la mettre hors d'état de nuire. Toutefois rien n'y faisait et leurs efforts s'avéraient vains. Leurs blessures semblaient de plus en plus profondes et le temps leur était compté, lorsque finalement Ision décida de jouer le héros sur son cheval blanc, le pseudo-sauveur prêt au sacrifice ultime... Déclenchant son hilarité plus que toute autre chose, Irina lui parla pour essayer de lui faire entendre raison, même si il n'écouterait probablement pas.


« Cessez ces balivernes et ce spectacle de prestidigitateur, Ision. Il n'y a personne à impressionner ici, si ce n'est vous même. C'est nos vies qu'il faut sauver ! »

Sa voix était sortie proche d'un cri rauque à cause du bruit ambiant de métal qui s'entrechoque, tout comme de ce crissement horrible provenant de ce gardien canidé. Il y avait un boucan de tous les diables et pourtant les soldats ne leur portaient pas secours, tout comme elle s'y était attendue. De toute façon leur présence aurait été complètement inutile, tant et aussi longtemps que ce combat ne se déroulerait pas en terrain ouvert. Essayant de tirer Ision par la manche comme pour le faire reculer et abandonner son idée stupide de s'opposer ouvertement à cet être d'un autre monde, Irina échoua et fut aveuglée par la lumière perçante qui se dégagea de lui. Le contraste entre lumière et ténèbres était trop vif pour qu'elle puisse les regarder en face... Alors sa voix se perdit dans les échos de ce supplice sonore.
Un instant encore elle espéra que cet éclat puisse faire reculer leur ennemi, mais finalement lorsqu'elle put rouvrir les yeux le sylphide avait disparu aux yeux de tous. Irina avait encore la sensation causée par l'étoffe coûteuse de son accoutrement dans sa paume, alors qu'il n'était plus là. Où était-il passé, c'était une bonne question mais hélas elle ne possédait pas la réponse. Énonçant un autre chapelet de jurons bien sentis, la demoiselle se redressa bien droite, n'essayant pas d'éviter une autre déflagration qui lui brûla une partie du bras. Sa peau toute entière sembla prendre feu et sa manche partit en fumée presque instantanément, consumée par ces flammes surnaturelles. Malgré cela, la rouquine ne recula pas ni ne trembla... tandis que sa derme pâle se reconstituait déjà progressivement, les plaies profondes se refermant. Cela prendrait du temps pour qu'elle puisse utiliser ce bras, mais au moins elle ne serait pas trop handicapée si il lui fallait fuir. Tentant d'ignorer les dernières paroles d'Ision, qui semblaient faire écho dans sa tête, elle défia le chien du regard. Ses prunelles émeraude brillaient de détermination, alors que sa voix retentit dans ce couloir comme un coup de tonnerre.


« L'un de nous tombe, mais les autres se lèveront. Je ne connais pas la peur ! Les ténèbres que tu maîtrises sont aussi mon domaine, et leur emprise ne peut obscurcir mon jugement. Moi, servante de Kesha je te somme de reculer, gardien obscur. Quitte ce monde, BORGALEM ! »

Ce dernier c'était soudainement arrêté et redressé, reconnaissant l'appel. Mais la serpentine n'attendit pas et joignit l'acte à la parole, utilisant sa télékinésie pour léviter et surplomber les présents de par sa hauteur, les entourant par un bouclier translucide. Alors en canalisant son énergie de son seul bras valide grâce au catalyseur de son bracelet, elle fit également léviter Borgalem qu'elle enveloppa de cette poussière sablonneuse qui était au sol. Causant une espèce de mini tornade de laquelle ils étaient protégés, la jeune femme semblait transportée par une fureur incontrôlable, qui avait rendu ses yeux entièrement noirs, dénués de prunelles. Ce n'étaient plus que deux gouffres insondables surplombant progressivement l'obscurité qui se dissipait maintenant, sans être contrée par une quelconque lumière.

« Borgalem... Oui, je suis Borgalem... »

Ce n'était plus que le râle d'une créature mourante sur le point de disparaître, tout comme le feu et la noirceur qu'elle avait engendrée. Le vide noir se dissipa alors tout d'un coup, laissant place à une absence de luminosité tout ce qu'il y a de plus naturel. Une immense explosion éclata alors, dans une détonation assourdissante qui les aveugla tous, les plongeant sans un profond sommeil qui les fit tomber à terre un par un, là où ils se trouvaient. Un socle de pierre soutenait une gemme cristalline et brillante... qui sembla contempler leur chute d'un air moqueur. Irina eut alors à peine le temps de voir les autres choir autour d'elle, avant de perdre connaissance à son tour.

[HRP : Je ne me permets pas d'imposer quoi que ce soit pour la fin de mon post, je ne fais que respecter les consignes du Messager. A la disparition de Borgalem nous sommes tenus de tomber dans un sommeil profond, et nous réveiller à proximité d'un grand exa. Je vous laisse le soin de vous endormir et réveiller à votre guise, je préfère laisser mon propre réveil pour le prochain tour =) ]



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 29 Mar - 2:46

Guisor se réveilla le premier. Que s’était-il passé ? Allongé un peu à l’écart, il se releva, le thorax comme étreint d’une étrange chape de plomb. Il se souvint du coup de patte de la bête et puis plus rien après. Il se sentait fatigué et ne comprenait pas pourquoi il ne voyait aucune trace de brûlure sur ses bras nus. Il avait pourtant bien reçu des braises au passage du monstre, d’après ses souvenirs embrumés. Il lui semblait d’ailleurs toujours ressentir des picotements le démanger sous la peau…
Mais où était-il ce monstre d’ailleurs ?

Tout autour de lui, les autres étaient à terre. Il se pencha auprès de l’un d’eux et constata qu’il ne faisait que dormir. Étrange… Étaient-ils tous assoupis ? Il semblait bien.
Il s’approcha d’une sorte de petite estrade au centre de laquelle brillait à la lumière des torches un énorme joyau. Ce pouvait-il que tout ceci n’ait été qu’une illusion ? Que cette pierre étonnamment grosse soit un Exa ? L’une de ces rares pierres de sphène à pouvoir emmagasiner une magie ?
Quoi qu’il en soit, elle semblait simplement inactive désormais cette pierre, brillant comme un gros diamant à la lueur des torches rallumés par on ne savait quelle magie. Comment cet artéfact était-il arrivé ici ? Était-ce un piège de l’assassin ?
Il repensait à cette scène de crime théâtralisée, il examina l’architecture de ce passage secret, tenta de s’orienter et de déterminer la destination de ce long couloir sous-terrain rectiligne.

L’un des enquêteurs se réveilla à son tour. Guisor le rejoint d’un pas pressé.


-Aidez-moi à tous les réveiller. La bibliothèque n’est plus très loin.

Alors qu’il aidait les autres à émerger, il expliqua ce qu’il avait compris.

-Nous avons déjà quitté le palais. Ce sous-terrain est très ancien. Toute grande ville en possède. Il doit rallier un autre grand monument vue sa facture. Je crois que nous nous dirigeons vers la bibliothèque des lumières.
Cette structure date depuis bien longtemps avant le mandat de Dreak. Et cette gemme devait être un système de défense que celui dont nous suivons la trace a su utiliser à son avantage.
Je suppose que nous avons été plongés dans une illusion en l’approchant et l’un d’entre nous a dû donner ce fameux mot de passe que le monstre a demandé au début, je me trompe ?
Je ressens encore les effets de son attaque contre mon esprit mais déjà ils sont moins forts. Certainement disparaîtront-ils avant longtemps.


Il ne s’attarda pas, voulant continuer sa route, lorsqu’il remarqua que tout le monde était désormais ranimé, excepté Ision Lorindiar.
Lorsqu’il se pencha sur lui, il chercha son souffle et puis appela l’un des médecins du groupe d’un air grave.
Son pouls soit faible et sa respiration très lente. Si son hypothèse était exacte, le lord avait peut-être sombré dans un sommeil très profond dont il peinait à sortir maintenant que le sort était levé.
Mais quelques sels et une violente claque parvint à le tirer de ses songes. Mas on pouvait encore voir dans ses yeux embrumés les ténèbres d’une nuit qui aurait put être sans fin pour lui.


-Bien. Aidez-le à marcher ou portez-le. On ne peut pas le laisser ici. Et empêchez-le de se rendormir.

Il le secoua fermement lorsqu’il le vit refermer les paupières. Il ne savait pas ce qui était arrivé mais manifestement, le noble avait moins bien supporté l’illusion que les autres. Bien que Guisor ne sache quoi faire, il se doutait qu’il ne devait pas le laisser à nouveau sombrer dans ce dangereux sommeil.

*

-Teneis toute puissante ! Vous m’avez fait peur !
-Qui êtes-vous et que faites vous ici ?
-Moi ? Mais rien ! J’ai l’autorisation ! La bibliothécaire m’a fait signer le registre, je…
-Silence. Allez chercher des gardes dehors et dites que Guisor les demande ici.
-Bien messir.


Le bras droit du défunt maire rangea sa dague et aida les autres à porter le blessé à travers l’étroit passage dissimulé derrière une autre étagère pleine de livre. Ils installèrent sir Lorindiar sur une chaise et Guisor alla à ce dit-registre.

-L’un de vous connait-il cette salle ?

Simple question sans réponse attendue. Il voulait simplement attirer leur attention.

-C’est une salle des archives de la bibliothèque des lumières. Ici sont conservés les plus précieux écrits. Son accès y est très réglementé. Seule une poignée de personne possède un seau permettant d’y accéder.

Il tourna une page du gros registre et son regard s’illumina.

-Et je crois que la piste continue bien plus loin. Que ceux qui veulent connaître le fin mot de cette histoire fassent leurs bagages.

Il tourna le pupitre d’un geste magistrale et pointa du doigt ce qu’il avait trouvé.

-C’est le seau du maire qui est incrusté dans la cire, ici, mais ce n’est pas sa signature. Je ne saurais dire à qui appartient ce paraphe, mais cette écriture est celle de la lettre trouvée dans le bureau. Quant à ce nom…

Il alla donner une nouvelle gifle à Ision qui tournait de l’œil et finit son explication :

-Je crois que c’est notre assassin qui nous guide et qui nous teste depuis le début et qu’il vient de nous indiquer sa prochaine cible.

Le nom de Kodran était inscrit et le livre disait qu’il aurait consulté un traité sur la dictature de Ridolbar le soir même de la mort de Dreak.

-Ça ne fait aucun doute, il nous faut nous rendre à Ridolbar. Enfin la piste semble concrète. Que ceux qui veulent m’accompagner me retrouve dans deux heures à la sortie ouest de la ville. Que les autres attendent leur notre retour ici s’il désire leur récompense.

*

Une quinzaine de garde Hesperian fut escortée avec les enquêteurs et Guisor jusqu’aux portes de la mairie de Ridolbar où le chef de la garde arriva tout déconcerté.

-Qu’est-ce qui se passe ici ?
-Je viens voir Kodran ?
-Pour qui te prends-tu Guisor ?
-Je veux simplement voir le maire, Ulrick. Laisse-moi passer.
-Il ne veut pas être dérangé.
-Il est en rendez-vous ?
-Aucune idée…
-Ulrick, c’est une question de vie ou de mort !
-Mais qu’est-ce que tu me racontes ?
-Dreak est mort ! Et j’ai peur que ce ne soit le tour de Kodran !
- Holà ! Du calme ! Tes propos frôlent la déclaration de…


Un magistral crochet du droit envoya le garde au tapis.

-Au bureau ! Vite !

Les gardes de Ridolbar mettraient un temps à s’organiser, surtout sans leur capitaine. C’était leur chance. Guisor aurait mis sa main à couper qu’il était là, que Kodran était encore en vie et que c’était leur chance !

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 14 Avr - 19:01

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Une demi-douzaine de gardes Ridolbarois s’était jetée sur le groupe à l’entrée de la mairie. En faction à la grand-porte d’entrée du bâtiment ou à l’intérieur du bâtiment, effectuant une ronde dans les rues tout près… Tous avaient eut un regard suspicieux pour cette attroupement hétéroclite d’étrangers.

Déjà, de ceux-ci, il n’en restait plus qu’un. Le chef que Guisor avait envoyé au tapis. Ils échangèrent d’ailleurs un regard et le bras droit du maire lui lança un « c’est pour ton maire. »
Mais une dizaine d’homme était venue en renfort, ameuté par le vacarme du combat soudain engagé dans la nuit calme.

Quelques uns des enquêteurs étaient parvenus à pénétrer le grand hall, à la suite de Guisor et de Baptisma Maverick. Des gardes de Thémisto qui avaient accompagné le groupe, il n’en restait que huit.
Trois encadraient vaillamment Guisor, un au regard étrange se battait au côté du petit groupe du lord et deux semblaient assez impressionnés par l’aura de l’aventurier qui avait ouvert la porte pour le suivre de près.


-À l’étage !

Deux escaliers descendaient le long des murs à droite et à gauche. Sous cette arche inclinée faite de marches et de rambardes, de portes s’ouvrirent et une douzaine de garde arrivaient au compte goutte vers eux.

Alors qu’il s’approchait du pied d’un escalier, Guisor manqua de percuter une porte qui s’ouvrit à la volée mais pas l’homme qui la passait. Bouscula violemment Follen et une douleur aigue lui saisit l’épaule.
Alors qu’il identifiait l’homme qu’il avait poussé contre le mur, il porta sa main au carreau fiché dans son épaule.
Un garde voulu l’aider mais Guisor le repoussa.


-On avance !

Il brisa le trait d’arbalète et s’élança douloureusement dans les escaliers en haut desquels déjà s’avançaient des hallebardiers.
En bas, les quatre poursuivants de Follen se joignaient aux nombreux antagonistes qui envahissaient le hall telle un ras de marée d’épées, d’haste et de rares arbalètes.



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Lun 23 Avr - 12:33

Le réveil avait été long... et difficile. Avoir retenu Borgalem le temps de le renvoyer d'où il venait lui avait demandé beaucoup d'énergie, et bien entendu ce n'était pas sans conséquences. Lorsqu'enfin Irina ouvrit les yeux en s'arrachant à un sommeil empli de cauchemars, tous les autres étaient déjà partis. Ils avaient certainement besoin de premiers secours, notamment Glanaël et Follen qui avaient tenu leurs positions en première ligne. Quoi qu'il en soit que ce soit pour ces raisons ou bien par pure indifférence cela n'y changeait rien, car aucun des combattants ne vint s'enquérir de l'état de la Serpentine. L'un des gardes se sentit pourtant pousser des ailes et osa essayer de soutenir la jeune femme... il fut rapidement refoulé. Irina était peut être épuisée et son bras mal en point, mais son honneur et sa dignité n'avaient pas de prix. Réprimant un juron qui lui brûlait les lippes, elle ne s'attarda pas lorsqu'elle dut repasser par le bureau, désormais sans dessus dessous et habité par une puanteur innommable.

La prêtresse prit toutefois soins de donner quelques rapides directives aux soldats, afin qu'ils évacuent le corps de Dreak dans les meilleures conditions possibles. Certains d'entre eux semblèrent irrités qu'elle soit la seule figure d'autorité alentours, mais ils finirent par obéir tout de même. Après tout aucun d'eux ne voulait assumer la responsabilité de la détérioration de la dépouille de celui qu'ils avaient servi. Celui là même qu'ils n'avaient pas réussi à protéger, à cause de leur incompétence. Il n'y eut aucun besoin qu'elle spécifie sa pensée sur la question, car son seul regard suffit à le leur faire deviner, elle en était sûre. De plus son corps était toujours à bout, et le « sommeil » improvisé ne l'avait pas du tout remise d'aplomb. Il lui faudrait une bonne nuit pour récupérer, et certainement quelques soins rudimentaires qui empêcheraient l'aggravation de son état. Alix était cependant la seule qui pourrait l'y aider, car en ces temps troubles elle était la seule personne en qui elle ait confiance. Ses acolytes allaient s'organiser de leur côté, c'était une certitude... Ce qui signifiait que leur coopération s'arrêtait toujours aux frontières du chacun pour soi. Il n'était pas question pour autant qu'elle reste en arrière. Ce n'était pas qu'elle se sente personnellement impliquée dans cette affaire, après tout cela n'avait jamais été le cas, mais bien sûr d'autres raisons la poussaient à prendre ces risques.
Saluant plus que succinctement les gens sur son passage, Irina prit la direction des quartiers modestes de la ville, avec son air sombre habituel. Il lui fallait un minimum de tranquillité pour prendre une décision définitive. Allait elle prendre part à cet assaut ou resterait elle en retrait, attendant sagement le retour des blessés qui auraient besoin de ses services ? C'était la question qui lui était naturellement venue, d'autant plus que la patience n'était clairement pas son fort. Attendre n'était pas une occupation à sa mesure, alors que d'un autre côté elle se voyait mal risquer sa vie pour des gens dont elle n'en avait rien à faire, ou tout donner pour défendre une cause qui n'était même pas clairement définie.

Après quelques minutes de marche dans le froid de la nuit tombée, la rouquine entra enfin dans la vieille bâtisse. C'était une grande maison de fonction occupée par les prêtresses en voyage dans la capitale, d'une architecture ancienne mais maintenue en bon état. Le quartier était populaire et plutôt résidentiel, ce qui la rendait relativement calme à cette période de l'année. Alix l'y attendait avec l'impatience de celui qui s'inquiète, faisant les cent pas devant le feu de la cheminée. L'apprentie la bombarda alors de questions, s'exprimant dans le langage des signes avec urgence. Leur conversation se poursuivit alors pendant les soins prodigués par la jeune fille qui ignorait les protestations de sa patiente spéciale avec une incroyable et désarmante patience. Son sourire timide témoignait de son affection mais n'en effaçait aucunement l'expérience, ce qui rendait l'épreuve supportable. Irina finit donc de ronchonner plus par pur principe que par réelle conviction, et son bras fut entouré de bandelettes jusqu'à l'épaule. Fort heureusement la bénédiction de Kesha devrait lui permettre de ne garder presque plus aucune trace le lendemain, lorsqu'elle les retirerait. Les heures passèrent, et bien qu'elle se sente mieux, la demoiselle était si fatiguée qu'elle ne parvenait à réfléchir. Alors avec son indifférence et sa nonchalance qui étaient les siennes, elle prit une pièce d'argent qui traînait au fond de sa sacoche... et la lança en l'air. Le sort en déciderait.


***


Quelques maigres provisions dans sa sacoche, et surtout avec le plein de fioles et autres composants organiques, Irina se sentait en forme après la chevauchée jusque Ridolbar. Autant qu'il était possible pour quelqu'un qui avait rôti vivant quelques jours auparavant dans tous les cas. Encore qu'elle ne portait plus de traces extérieures de ses blessures, malgré ses muscles encore endoloris, qui mettraient encore un peu de temps à se remettre totalement. Mais tout cela n'avait que bien peu d'importance. Désormais mêlée à une razzia qui n'avait rien de personnel, elle allait tuer au nom d'une cause qui n'était pas la sienne... Autant dire que c'était la curiosité et la cruauté qui la poussaient, et non une sacro-sainte loyauté à feu monsieur le maire, qui ne lui avait en aucun cas rendu le moindre service de son vivant. Enfin... le dieu Greis avait du souffler afin que cette pièce tombe du mauvais côté... qu'importe.
Parée d'une tenue de cuir léger qui était aussi malléable que de bonne facture, Irina avait abandonné sa robe immaculée habituelle pour plusieurs raisons. Évidemment il en allait de sa sécurité avant tout, mais également d'un moyen indispensable de préserver l'Ordre et son impartialité. Ce n'était pas au nom de Kesha qu'elle se trouvait ici aujourd'hui, et aussi détachée qu'elle soit, elle ne mettrait pas ses sœurs en danger pour de telles broutilles. Il n'était pas question qu'un fuyard compromette son rang et son foyer uniquement parce qu'il avait reconnu sa tenue et qu'il avait été assez rapide (et lâche) pour s'enfuir. Quoi qu'il en soit son épée fouet et bien entendu une série de dagues d'argent complétaient sa panoplie d'aventurière, témoignant que derrière son métier se trouvait une jeune femme très différente que beaucoup s'évertuaient à ignorer.

Attachant son cheval à une distance raisonnable de Ridolbar, la rouquine s'assurait que sa monture ne serait pas bêtement abattue, tout comme elle endossait un style plus discret. Sa capacité à se fondre dans le décor serait sa plus grande alliée, et il était clair qu'elle faisait plus confiance à son savoir faire qu'à l'aide que pourraient lui apporter les quelques malheureux gardes Hespériens. Ignorant complètement les deux ploucs qui avaient manifestement décidé de la « protéger », elle s'assura qu'ils comprennent sa façon de penser en utilisant des termes simples.


« Cessez de me suivre comme des cabots, je n'ai pas que ça à faire que de m'assurer que vous restiez en vie. Ne restez pas plantés là, remuez vous et faites ce que vous avez à faire ! Battez vous pour votre honneur et mourrez pour lui s'il le faut ! »

Rassurés ou non, le fait est que les deux hommes finirent par acquiescer sans un mot et s'engager dans la direction d'où venait le bruit causé par les affrontements. Ce qui enfin lui donnait l'espace et la liberté dont elle avait besoin, le dernier coup de pouce qui lancerait son initiative pour de bon. Affichant un sourire mauvais et une folie à peine dissimulée dans le regard, Irina semblait se repaître des cris de douleur et de l’entre-choc des lames. C'était l'heure de l'assaut, et la demoiselle comptait bien participer à cette toile sanglante. Brisant deux minuscules fioles transparentes sur la pointe de ses deux bottes, elle fut satisfaite en voyant une épaisse fumée s'en dégager. Ce n'était pas dangereux pour ses yeux, et ne ferait tousser personne, mais en revanche c'était juste le nécessaire pour l'envelopper toute entière et la soustraire aux yeux non avertis.

Cette armure immatérielle ne durerait pas longtemps, mais elle lui permettrait de faire un maximum de dégâts dans les rangs ennemis tant que l'effet de surprise durait encore. Une fois celui-ci passé, cette ruse ne lui serait plus d'aucune utilité... et sa tâche se compliquerait d'autant plus. Fonçant à toute allure comme si elle marchait sur des nuages, la Serpentine lança ça et là quelques cailloux qu'elle imprégna d'énergie cinétique, enflammant presque instantanément quelques touffes d'herbe ça et là. Pas assez pour déclencher un vrai incendie à court terme, mais suffisamment pour que sa couverture soit crédible. Alors la jeune femme se mit à courir, frappant chirurgicalement deux des gardes qui se dirigeaient vers la mêlée. Elle eut également le temps de blesser sérieusement un troisième en se faufilant ça et là, comme une brise légère et meurtrière.
C'est à ce moment là, alors qu'elle était prise d'une furie aveugle et presque mystique, que la fumée qui la protégeait commença à disparaître, doucement mais sûrement. Bien assez vite elle fut à nouveau visible, redevenue une combattante fragile, menue et maigre. Un petit bout de femme-enfant qui faisait et ferait des ravages dans les effectifs ennemis. Et étonnamment les gardes qui lui faisaient face semblait l'avoir compris... ou peut être la voyaient-ils juste comme une proie facile. Reculant de quelques pas, elle déploya son fouet écaillé avec la même fluidité qu'un artiste bougeant son pinceau. Les choses allaient être plus compliquées maintenant que l'alarme avait été donnée et rester en vie serait un défi... D'autant plus que dans sa soif de sang elle avait une place un peu trop centrale dans ce bourbier. Reculant encore, la Venimeuse finit par tomber dos contre dos contre Malekith, l'un des larbins du grand et majestueux lord Ision. Lui lançant alors un regard sarcastique elle haussa un sourcil et esquiva plusieurs coups d'épée, qu'elle trouva d'ailleurs trop près à son goût.


« Votre maître a oublié de me préciser que son garde du corps était aussi séduisant. »

Observant sans trembler les trois hommes qui les entouraient, Irina ne tremblait pas, ni ne ressentait la moindre peur. Ce n'était pourtant pas de l'insouciance ou un sentiment contrôlé... c'était juste chez elle une attitude aussi naturelle que respirer, avec l'absence de toute crainte, qu'elle ne pouvait ressentir. Insufflant alors naturellement un courage semblable à Malekith sans presque le faire exprès, elle inonda son cœur d'une bravoure égale à sa loyauté pour Ision. Quelques secondes s'écoulèrent à peine, que déjà leurs trois opposants se trouvaient là, gisant décapités pour l'un, éventrés pour les deux autres.
Quand Irina leva les yeux, elle s'aperçut que le noble, ainsi que sa groupie préférée vivaient encore et ne semblaient pas blessés. Ils avaient en effet amorcé la marche à la suite de Guisor, le suivant attentivement, mais avec une distance de sécurité qui ne laissait aucun doute sur leur envie de se prendre une flèche à sa place. Cela eut en tout cas le mérite de la faire rire, à défaut de l'étonner. Se mettant à l'abri derrière une colonne de marbre dans cette pièce qui devait être le grand hall, la prêtresse réfléchissait rapidement à une alternative. Si ils les arrosaient de carreaux pendant encore longtemps, elle finirait fatalement par se faire toucher... Et seule Kesha savait de quelle saleté ils les avaient enduits. Se rendant compte que de nombreux gardes munis de lances et de hallebardes déboulaient à toute allure, l'assassine joua de son fouet pour se hisser rapidement sur le chandelier qui dominait la pièce. Contrainte d'ouvrir les bras quelques secondes pour s'habituer au balancement causé par son poids, elle réussit en prenant une grande inspiration. Repliant son fouet, elle parvint à désarmer un des gardes avant de le rattacher à sa taille. Il n'y avait plus qu'à espérer que de son perchoir elle pourrait utiliser ses couteaux de lancer à bon escient. Enfin bon escient... tout était question de point de vue.



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 13 Mai - 13:17

[HRP] Non. Tu as eu raison. Il est temps d'en finir. Pensez à décrire votre trajet jusqu'au deuxième étage tout le monde. Ision et ses deux laquais ne peuvent vous avoir voler toute la gloire ! Surtout qu'il faut couvrir nos arrière.[/HRP]

Le nombre de garde hesperians avait déjà diminué de moitié. Si peu des enquêteurs avaient abandonné, il semblerait qu'il ne reste pas les moins courageux ou talentueux. Guisor avait commencé à ouvrir la marche mais sa blessure l'entrava assez pour qu'il concède à Ision revenu à ses côtés la tête de l'assaut. Il le suivit cependant de près avec ses hommes. Si l'effet de surprise avait diminué, il restait tout de même présent chez les quelques gardes à l'étage qui était tout bonnement surpris de les voir déjà arriver sur eux.
Arrivé à mi-chemin du premier étage, il abandonna une fraction de seconde son groupe pour venir en aide à Esmeralde de l'Épine resté en difficulté à l'arrière. Malgré sa blessure à l'épaule, sa main directrice était encore indemne et il n'eut aucun mal à pourfendre le phelgran d'un coup de dague dans la nuque.
Entrainant la noble à sa suite, il rejoint sans mal Ision et ses hommes au second étage qui fut plus facile à traverser. Il para une attaque d'un des gardes en armure lourde mais n'eut pas le temps de faire grand chose de plus.

C'est avec surprise qu'il vit cette porte s'ouvrir sans mal. Celle au sommet de la tour devait être mieux protéger que celle-ci. À l'intérieur de l'escalier exigus en colimaçon, il vit de nouveau la même poussière blanche et brillante que dans le bureau du maire Dreak... Le même système de sécurité. La magie ne serait plus possible là-haut.

Guisor se tourna vers ses hommes, jetant des regards inquiets mais déterminés au reste du groupe en arrière garde.

-Vous deux, restez ici. Vous, retournez aider les autres à l'arrière. Le reste, suivez-moi.

Mais à peine avait-il dit ça qu'un hurlement le surpris à sa gauche. Le chef assommé à la grande porte avait dû emprunter un autre chemin et les avait rejoins, se jetant sur Guisor. La dague para juste à temps l'épée mais les deux hommes roulèrent à terre. Pourtant, par miracle ou par la grande maîtrise du bras droit du maire d' Hesperia, celui-ci se retrouva bien vite au-dessus et menaçait la gorge du chef de la garde d'une dague.

-Viens avec nous. Ton maire est en danger. Je t'expliquerai tout plus tard. Tu dois me faire confiance Ulrick.

Il vit dans son regard que ce ne serait pas si simple. Il ordonna alors à l'un de ses hommes de le désarmer et de le faire suivre.

-On monte.

[HRP]Une fois que tout le monde aura répondu, un autre MJ prendra ma place et vous lancera sur la dernière action de cet event.
Réponse attendues : Maverick Baptisma, Esmeralde de l'Épine, Follen, Irina[/HRP]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 19 Mai - 17:32

Dans la confusion créée par l’entre-choc des armes, Irina jouait à chat perché pour éviter le pire, quitte à manquer de se briser le cou une paire de fois. La vérité était qu'elle ne comptait pas pas prendre de risques inutiles, et encore moins s'interposer pour sauver qui que ce soit. La rouquine n'avait jamais prétendu être une héroïne, et encore moins quelqu'un d'assez altruiste pour donner sa vie pour en sauver une autre... Ision ne faisait pas exception. Il était bien assez vieux et riche pour se débrouiller seul, et avec les deux énergumènes qui lui servaient d'ombre, il ne semblait pas y avoir de raisons de s'inquiéter ; du moins si elle en avait éprouvé la nécessité. En outre il ne fallait pas que lui sauver la mise devienne une habitude... Après tout elle ne lui avait rien demandé en retour. Certes même si cela avait été le cas il ne lui aurait probablement rien accordé, mais soit. Il n'était pas interdit de rêver à un changement de ce qui était pour elle la nature même des Sylphides.

Regardant cette confrontation avec le recul procuré par la hauteur, la prêtresse put abattre deux gardes de plus grâce à ses couteaux, qui firent des dégâts considérables dans les rangs ennemis. Ses lancers mortels prouvaient qu'un tout petit bout de métal pouvait être autant si ce n'est plus efficace que toutes ces épées et ces hallebardes. Une fois dans un crâne ou un cœur, l'effet était exactement le même ! Ce n'était donc pas ce sindarin prétentieux qui la convaincrait du contraire, quand bien même il possédait une certaine finesse. Lorsque ce dernier lui répondit elle ne fit que sourire, comprenant bien là où il voulait en venir, sans pour autant lui donner vraiment raison. Oui Ision éviterait d'engager quelqu'un qui ne serait pas doté d'une certaine beauté. Mais si l'argent ou sa vie en dépendaient, elle n'était pas si sûre qu'il se pose de questions. Le jour ou ce mâle ne lui serait plus utile ou bien il lui faillirait, il serait sommairement jeté, comme n'importe qui d'autre. Mais ne voulant pas le désappointer, la demoiselle répondit avec un léger sarcasme mais d'une voix suave, juste être après être descendue de son perchoir en se laissant tomber gracieusement au sol..


« Tout dépend des circonstances... Et puis le Lord n'est pas du genre à aimer qu'on lui fasse de l'ombre. Il veut que le monde entier soit éclairé par la lumière de sa magnificence, et on ne peut décemment lui en vouloir pour ça, n'est-ce pas ? Mais je suis d'accord avec vous, il y a bien une forme de beauté dans ce ballet létal, bien que peu de gens sachent l'apprécier comme il se doit. »

Passant un bras par dessus l'épaule de Malekith, elle avait planté son couteau dans la jugulaire d'un garde qui avait voulu passer dans son dos. Pour cela elle s'était approchée et pris appui sur son torse, afin de compenser la différence de taille assez conséquente qui les séparait. Pourtant il n'y avait aucune intention lubrique dans son geste, et aussi rapidement qu'elle avait frappé, elle avait également reculé. Irina avait de nombreux défauts il est vrai, mais une chose était certaine, on ne pouvait nullement lui prêter ce genre de pensées. Ce n'était pas qu'elle soit naïve à ce niveau ni même ignorante, seulement ce genre de choses lui paraissait si horriblement bas et sans intérêt qu'elle avait vite pris la décision de ne pas s'y attarder.

Leur conversation fut de courte durée évidemment, puisque aucun d'entre eux ne perdait de vue son réel objectif, ni l'endroit où ils se trouvaient. Irina laissa alors son interlocuteur prendre les devants là où était sa place, en première ligne. Toutefois elle le suivit de près, marchant côte à côte avec Imnia, à qui elle n'adressa même pas un regard. Pour elle une femme qui s'abaissait à abdiquer de sa propre existence pour suivre un homme de la manière la plus aveugle qui soit n'était pas digne d'intérêt. Une femme se devait de compenser le manque de puissance imposé par la nature par d'autres moyens, et celle là ne l'avait pas compris. Elle n'était donc à ses yeux qu'un gaspillage d'air et d'espace... Rien de plus.
D'un pas rapide Irina se pressa vers l'escalier, montant les marches sans difficulté. Malgré sa petite stature et son physique fragile, la jeune femme était une femme habituée au combat grâce à l'entraînement draconien qu'elle s'infligeait quotidiennement. Tout ceci n'était encore rien... Rien par rapport à ce qu'elle avait pu connaître. En cela même les ordres impitoyables et un peu trop suzerains d'Ision ne la déstabilisèrent pas. Bien qu'elle ne comprenne pas l'urgence de tuer tous ces hommes, ce n'était pas elle qui connaîtrait des remords pour autant. Ce n'étaient que quelques vies de plus. Des gens qui avaient tenu leur poste et qui avait résisté alors qu'ils auraient simplement pu choisir de défendre leurs vies. Ils avaient fait leur choix, et ils n'ignoraient certainement pas que cela pouvait les conduire à une mort violente. C'étaient des soldats... pas des des civils.

Son regard se porta alors sur le sol, et un juron peu gracieux s'échappa de ses lèvres. D'un geste elle désigna cette maudite poudre recouvrant le sol à ses comparses, les prévenant que toute magie serait impossible une nouvelle fois lorsqu'ils franchiraient le seuil de la porte menant au deuxième étage. Laissant alors les autres prendre de l'avance, Irina resta à l'arrière du groupe, en compagnie des deux gardes envoyés par Guisor. Ils étaient tous lancés dans le feu de l'action mais ils en oubliaient les règles élémentaires de stratégie. Si jamais ce petit groupe était pris en tenaille dans cet escalier en colimaçon, ils n'arriveraient pas à se défendre... Et encore moins avec leurs armes si volumineuses... En revanche les armes blanches assez courtes qu'elle possédait pourraient leur être d'un grand secours... sans parler du fait qu'elle ne tenait pas à être privée de ses pleins pouvoirs. Se ravisant donc et redescendant jusqu'à la fameuse porte, elle cria vers ses acolytes avec un semblant d'humour cassant l'instant solennel sans vergogne aucune.


« Si jamais vous avez besoin qu'une dame vienne vous sauver les fesses, faites moi signe. En attendant on monte la garde au cas où l'on aurait encore de la compagnie. »



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 8 Juin - 15:24

[ HS: Afin de pouvoir avancer et mettre un terme à l'Event, je saute le tour de Follen dont je n'ai pas de nouvelle,et Esméralde qui est ralentie. ]

***

Guisor ne chercha pas à vérifier si ces compagnons le suivaient, car qu'importait alors, l'urgence était plus pressante que jamais. Suivit donc par ses hommes qui maintenaient le chef de la garde fermement, l'homme de main parvint alors devant la porte qui donnait accès au bureau du Maire. Bien rapidement, ce dernier fut alors rejoint par le dénommé Baptisma qui tenta à son tour vainement d'ouvrir l'entrée d'un brutal coup de pied. Mais rien n'y fit. Il était impressionnant de constater que sans la magie, la plupart d'entre eux étaient si démuni. Quoiqu'il en fut, Guisor jura dans sa barbe jusqu'à ce que l'aventurier terran tenta une approche tout aussi expéditive, qui, cette fois, sembla fonctionner. La première idée de Guisor aurait été de faire sauter les gongs, mais puisque cet autre méthode avait fonctionné, il était inutile de tergiverser autre mesure. Néanmoins, est-ce que cela était le plus important? Non... et malheureusement pour eux...

Alors qu'un trou béant apparut dans la porte, les premiers arrivés se rendirent compte qu'une petite commode avait servit de maigres barricades. Mais cette dernière avait été repoussée au même instant où les planches avaient été écartée par le coup de pied de l'aventurier. Sans chercher à comprendre, Guisor entra rapidement, passant avant les autres, ses soldats ou mêmes ceux qui l’accompagnaient. Il était armé de sa dague mais au lieu de la brandir, il soupira lourdement. Il était trop tard. Là, sur le mur, le cadavre de Kodran était épinglé comme le corps d'un insecte à l'aide d'une lance. En y regardant de plus près, il était aisé de s'apercevoir que cet objet avait été pris sur les lieux car une élégante armure de décoration n'avait plus sa lame. On pouvait alors voir le visage bouffi du politicien, du sang dégouliné du bord de ses lèvres sèches et la couleur de la mort voiler ses yeux. Ce dernier s'était lamentablement avoir et avait dû baisser sa garde, trompé comme Dreak. Mais le coupable? Ho il était bien là.

En effet, serein et tranquillement assis sur le fauteuil du bureau de celui qu'il venait d'assassiner, un homme à l'étrange allure donna l'impression d'attendre tous les protagonistes. C'était comme si il venait d'accomplir son travail et qu'il attendait, presque résolu à se faire attraper... Autant dire que cet étrange comportement était dès plus inquiétant... tout comme ce qu'il se dégageait de lui. L'assassin n'avait pas l'image de ce que l'on aurait pu attendre de quelqu'un d'intelligent et de sournois, loin de là. Il se présentait avec un physique bien atypique, couvert de bandage de la tête aux pieds, même ses mains. On ne voyait de lui qu'une touffe de cheveux brune et un regard de dément... jusqu'à ce que ces dents blanches ne dessinèrent un sourire carnassier. C'est alors qu'il se mit à rire de façon cynique et commença à applaudir à chaque nouvelle entrée dans la pièce.

" Haaaaaaaaa! Mes pauvres amis! Vous avez raté le meilleur!!!! Kodran a appelé sa maman dans son dernier soupir! Qui l'eut cru!!! Je n'ai jamais compris pourquoi tout le monde appelle sa mère quand la mort est là. "

Guisor ne bougea pas. Il n'avait techniquement rien à craindre, la magie ne fonctionnait pas ici et l'assassin semblait désarmé. Il lui était également impossible de fuir, il était piégé comme un rat. Toutefois, il ne comprenait pas pourquoi ce fou les avait tous attendu, sagement.

" Je suppose que vous êtes là pour m'arrêter? C'est effrayant, j'en tremble de peur. L'inquisition d'Hesperia va vouloir me faire la peau. Bouuuuuuuh! Vous avez été plus rapide que ce que je croyais en plus. Pas drôle."

L'inconnu paraissait s'amuser de la situation et était détendu au possible. Il n'était définitivement pas normal ou tout simplement sado-masochiste. En attendant, sa voix était particulièrement irritante et ses provocations eurent raison du chef de la garde. En effet, il se dégagea des mains des hommes de Guisor et fondit en direction de l'assassin pour lui donner un coup de poing au visage... et ils étaient près à recommencer si il n'avait pas été retenu tout aussi rapidement afin de le calmer, en colère parce qu'il avait failli à sa tâche, parce qu'il n'avait pas vu le loup s'immiscer dans la bergerie... Guisor pouvait comprendre sa détresse. Il avait failli lui aussi.

L'assassin, sous la violence du coup, fut projeté en arrière et son siège bascula. On ne distingua alors de lui que ses jambes bandées et son rire étouffé.

" Hahahaha! Hahahaha! Cela remet les idées en place!! Hahaha! Cela fait du bien. "

Avec la souplesse d'un chat, il roula en arrière afin de se relever puis commença à se masser la mâchoire où une goutte de sang perlait sur le coin de sa bouche. Mais qui était-il?

" Bon. Je suppose que le jeu est fini. C'est dommage. Soyons fair-play et direction le juge, n'est-ce pas? "

Mystérieusement, l'assassin tendit les poignets, guettant qu'on lui mette des menottes. Un horrible sentiment de frustration habita alors Guisor. Il se... rendait? Il les avait attendu et maintenant il se donnait littéralement. qui était-donc ce fou qui lui donnait alors l'impression qu'ils avaient été manipulé depuis le début? Pourquoi avait-il l'impression que tous les coups avaient été joué d'avance pour arriver à cette fin là?

" Et bien qu'est-ce vous attendez? Nous avons rendez-vous non? Je n'aime pas me faire attendre. "

" Qui êtes-vous? "


Un sourire carnassier s'étira sur son visage.

" Quelle question ennuyeuse... mais appelez-moi Torenheim. Maintenant si vous voulez bien, arrêtez moi et emmenez-moi face à mes bourreaux. Nous discuterons sans doute plus là bas.... et il faut dire que j'aime parler en public. "

Guisor fit un signe à un soldat et quémanda à ce que l'on place des menottes à l'assassin. Cela ne parut satisfait qu'une fois la chose mise à ses poignets. Il l'admira même d'une manière curieuse comme si cela fut des bijoux. D'un autre geste, il demanda alors au chef de garde qui s'était reprit, de faire quelque chose pour la dépouille de son Maire. Pourquoi? Pourquoi tout cela? Pourquoi maintenant? C'était l'incompréhension générale... et puis, qui était ce Torenheim?


***

[ HS: Pardonnez moi d'avoir précipité les choses, mais cela durait depuis bien trop longtemps.
Vous avez l'occasion maintenant de répondre comme bon vous semble.
Sachez que Torenheim vient d'être arrêté et il va être emmené par Guisor et ses hommes à la Capitale pour répondre de ses actes et subir son jugement. Si vous avez des questions à lui poser, c'est maintenant.]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 17 Juin - 18:38


Impénétrable personnage que le coupable, impénétrable sourire que celui qu'il affichait. Quelque furent les menaces ou les gestes étranges que l'on tentait à son encontre, il se moquait et se plaisait à rire de façon effronté. Qu'on le fouille? Il annonçait clairement que vous le chatouillez. Que vous le griffiez? Il riait de plus belle... Et quoi de plus frustrant qu'un homme qui refusait de vous répondre ou qui ne vous accordait simplement le sourire d'un dément?

Mais qu'importait les questions qui pouvaient vous taraudez, les hommes de l'homme de main emportèrent Torenheim sans vous laisser la moindre chance de l'interroger plus. Tous attendaient avec impatience que cet homme soit condamner à mort à Hesperia, car à ne pas ne douter, c'était la seule chose qui pourrait l'attendre, non?

Tout aussi tôt, des soldats de Ridolbar pénétrèrent dans le bureau de leur Maire, par la porte principale. Là, ils retrouvèrent tout le beau monde qui leur fournirent alors le plus d'explication possible. Sans trop attendre, tout le monde fut chassé : ce qui concernait Rodilbar devait rester à Ridolbar. Le corps du maire devait d'ailleurs être rapidement inhumé. Les soldats prirent aussi la peine de fouiller ceux qui avaient pénétré dans le bureau de leur Maire décédé, vérifiant qu'il n'avait volé aucun papier diplomatique ou quoique se soit ayant appartenu à Kodran.

Ce fut ainsi que ce termina la longue quête de cette tragique série de disparition. Un jeu de dupe qui ne semblait ne pas avoir de véritable fin et qui laissait tout le monde dans l'incertitude. Néanmoins, pouvait-on véritablement parier que tout était fini? Le Grand Final n'était peut-être pas encore annoncé...


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