GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak - Page 2



 
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 GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 16 Mar - 19:38

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Irina Dranis

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Lun 26 Mar - 17:35

L'enquête qui les avait tous amenés ici avait eu beaucoup de mal à démarrer, d'autant plus qu'ils étaient d'horizons très différents... Mais maintenant que le rocher avait dévalé la pente, il semblait avoir amené avec lui une avalanche toujours grandissante et imminente. C'était pour cette raison même qu'Irina était restée en retrait alors que la plupart des présents s'était précipitée dans ce passage récemment révélé, à la recherche de nouveaux indices. Laissant les plus impatients partir devant, elle réfléchissait encore à cette situation particulière, ayant un mauvais pressentiment aussi inexpliqué que tenace. Restant penchée sur le corps du maire plus de temps qu'il n'était réellement nécessaire, la jeune femme cogitait. Elle avait un sentiment de malaise en sa présence, et cela n'avait pourtant rien à voir avec la puanteur qui en émanait.
Un mort était un mort, et elle n'avait aucune compassion particulière étant donné qu'elle n'avait pas de lien avec lui, ni de près ni de loin. Peut être se réveillerait-il de son sommeil supposé être éternel... Après tout il ne serait pas le premier d'après les légendes, et d'après des rumeurs qu'elle jugeait fondées. Quoi qu'il en soit la prêtresse émergea de ses réflexions en entendant un concerto de bruits disparates qui indiquaient qu'il y avait un affrontement le long de ce maudit couloir dévoilé par la bibliothèque. Prenant donc sa sacoche en bandoulière tout en la protégeant contre son corps au cas où, la rouquine s'engagea à la suite de ses comparses.

En premier lieu ce fut cette obscurité opaque et impénétrable qui la frappa, plus que les cris de douleur et le chaos causé par une bataille improvisée dans un espace aussi exigu. Projetée contre l'une des parois lors d'une explosion qu'elle ne vit pas venir, elle se soutint contre cette dernière pour ne pas tomber, ce qu'elle parvint à faire de justresse, moyennant un choc non négligeable. Se couvrant les yeux et la bouche pour ne pas respirer ce gaz inconnu, elle toussa brièvement mais s'en sortit avec une douleur fulgurante aux poumons et des larmes aux yeux. Elle attraperait l'incompétent fini qui avait eut la magnifique idée d'hausser le défi... et lui collerait la rouste du siècle. Jurant à voix basse, Irina était la colère même, non contre la créature, mais contre le coupable qu'elle cherchait vainement du regard.
Il était évident que ceux qui avaient de l'expérience en combat n'avaient pas évalué l'environnement et la force de leur adversaire à sa juste valeur, ce qui n'aidait pas. En parlant d'adversaire elle essaya de distinguer quelque chose... mais tout ce qui lui fut visible fut le corps blessé de Guisor, blessé par la créature inconnue qui menaçait de tous les réduire en cendres, c'était le cas de le dire. S'adossant précautionneusement au mur, la demoiselle extirpa une fiole de sa sacoche et la lança dans le giron de l'homme de main du maire en profitant d'une maigre lumière causée par les flammes de cette espèce de chien géant. La fiole de verre atterrit effectivement sur l'homme, mais elle ne lui jeta pas d'autre regard pour autant. Adhénora lui avait donné les premiers soins suffisants pour éviter l'hémorragie immédiate, et la potion qu'elle lui avait fournie devrait le remettre sur pieds. Mais en attendant cela ne résolvait pas leur problème le plus urgent et le plus... volumineux.

Déjà son cerveau s’essorait à force de vouloir trouver ce satané mot de passe qui devait certainement être la clé de leur survie, quand bien même elle n'était pas certaine que cette chose tienne parole et les laisse passer. Mais étant donné qu'elle ne pouvait pas se battre à cause de cette troupe hétéroclite pratiquement obligée de se tenir en file indienne, il ne lui restait qu'à faire fonctionner ses méninges. Pourtant certains continuaient de tenir au front, se débattant jusque dans la gueule de la bête pour essayer de la mettre hors d'état de nuire. Toutefois rien n'y faisait et leurs efforts s'avéraient vains. Leurs blessures semblaient de plus en plus profondes et le temps leur était compté, lorsque finalement Ision décida de jouer le héros sur son cheval blanc, le pseudo-sauveur prêt au sacrifice ultime... Déclenchant son hilarité plus que toute autre chose, Irina lui parla pour essayer de lui faire entendre raison, même si il n'écouterait probablement pas.


« Cessez ces balivernes et ce spectacle de prestidigitateur, Ision. Il n'y a personne à impressionner ici, si ce n'est vous même. C'est nos vies qu'il faut sauver ! »

Sa voix était sortie proche d'un cri rauque à cause du bruit ambiant de métal qui s'entrechoque, tout comme de ce crissement horrible provenant de ce gardien canidé. Il y avait un boucan de tous les diables et pourtant les soldats ne leur portaient pas secours, tout comme elle s'y était attendue. De toute façon leur présence aurait été complètement inutile, tant et aussi longtemps que ce combat ne se déroulerait pas en terrain ouvert. Essayant de tirer Ision par la manche comme pour le faire reculer et abandonner son idée stupide de s'opposer ouvertement à cet être d'un autre monde, Irina échoua et fut aveuglée par la lumière perçante qui se dégagea de lui. Le contraste entre lumière et ténèbres était trop vif pour qu'elle puisse les regarder en face... Alors sa voix se perdit dans les échos de ce supplice sonore.
Un instant encore elle espéra que cet éclat puisse faire reculer leur ennemi, mais finalement lorsqu'elle put rouvrir les yeux le sylphide avait disparu aux yeux de tous. Irina avait encore la sensation causée par l'étoffe coûteuse de son accoutrement dans sa paume, alors qu'il n'était plus là. Où était-il passé, c'était une bonne question mais hélas elle ne possédait pas la réponse. Énonçant un autre chapelet de jurons bien sentis, la demoiselle se redressa bien droite, n'essayant pas d'éviter une autre déflagration qui lui brûla une partie du bras. Sa peau toute entière sembla prendre feu et sa manche partit en fumée presque instantanément, consumée par ces flammes surnaturelles. Malgré cela, la rouquine ne recula pas ni ne trembla... tandis que sa derme pâle se reconstituait déjà progressivement, les plaies profondes se refermant. Cela prendrait du temps pour qu'elle puisse utiliser ce bras, mais au moins elle ne serait pas trop handicapée si il lui fallait fuir. Tentant d'ignorer les dernières paroles d'Ision, qui semblaient faire écho dans sa tête, elle défia le chien du regard. Ses prunelles émeraude brillaient de détermination, alors que sa voix retentit dans ce couloir comme un coup de tonnerre.


« L'un de nous tombe, mais les autres se lèveront. Je ne connais pas la peur ! Les ténèbres que tu maîtrises sont aussi mon domaine, et leur emprise ne peut obscurcir mon jugement. Moi, servante de Kesha je te somme de reculer, gardien obscur. Quitte ce monde, BORGALEM ! »

Ce dernier c'était soudainement arrêté et redressé, reconnaissant l'appel. Mais la serpentine n'attendit pas et joignit l'acte à la parole, utilisant sa télékinésie pour léviter et surplomber les présents de par sa hauteur, les entourant par un bouclier translucide. Alors en canalisant son énergie de son seul bras valide grâce au catalyseur de son bracelet, elle fit également léviter Borgalem qu'elle enveloppa de cette poussière sablonneuse qui était au sol. Causant une espèce de mini tornade de laquelle ils étaient protégés, la jeune femme semblait transportée par une fureur incontrôlable, qui avait rendu ses yeux entièrement noirs, dénués de prunelles. Ce n'étaient plus que deux gouffres insondables surplombant progressivement l'obscurité qui se dissipait maintenant, sans être contrée par une quelconque lumière.

« Borgalem... Oui, je suis Borgalem... »

Ce n'était plus que le râle d'une créature mourante sur le point de disparaître, tout comme le feu et la noirceur qu'elle avait engendrée. Le vide noir se dissipa alors tout d'un coup, laissant place à une absence de luminosité tout ce qu'il y a de plus naturel. Une immense explosion éclata alors, dans une détonation assourdissante qui les aveugla tous, les plongeant sans un profond sommeil qui les fit tomber à terre un par un, là où ils se trouvaient. Un socle de pierre soutenait une gemme cristalline et brillante... qui sembla contempler leur chute d'un air moqueur. Irina eut alors à peine le temps de voir les autres choir autour d'elle, avant de perdre connaissance à son tour.

[HRP : Je ne me permets pas d'imposer quoi que ce soit pour la fin de mon post, je ne fais que respecter les consignes du Messager. A la disparition de Borgalem nous sommes tenus de tomber dans un sommeil profond, et nous réveiller à proximité d'un grand exa. Je vous laisse le soin de vous endormir et réveiller à votre guise, je préfère laisser mon propre réveil pour le prochain tour =) ]



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 29 Mar - 2:46

Guisor se réveilla le premier. Que s’était-il passé ? Allongé un peu à l’écart, il se releva, le thorax comme étreint d’une étrange chape de plomb. Il se souvint du coup de patte de la bête et puis plus rien après. Il se sentait fatigué et ne comprenait pas pourquoi il ne voyait aucune trace de brûlure sur ses bras nus. Il avait pourtant bien reçu des braises au passage du monstre, d’après ses souvenirs embrumés. Il lui semblait d’ailleurs toujours ressentir des picotements le démanger sous la peau…
Mais où était-il ce monstre d’ailleurs ?

Tout autour de lui, les autres étaient à terre. Il se pencha auprès de l’un d’eux et constata qu’il ne faisait que dormir. Étrange… Étaient-ils tous assoupis ? Il semblait bien.
Il s’approcha d’une sorte de petite estrade au centre de laquelle brillait à la lumière des torches un énorme joyau. Ce pouvait-il que tout ceci n’ait été qu’une illusion ? Que cette pierre étonnamment grosse soit un Exa ? L’une de ces rares pierres de sphène à pouvoir emmagasiner une magie ?
Quoi qu’il en soit, elle semblait simplement inactive désormais cette pierre, brillant comme un gros diamant à la lueur des torches rallumés par on ne savait quelle magie. Comment cet artéfact était-il arrivé ici ? Était-ce un piège de l’assassin ?
Il repensait à cette scène de crime théâtralisée, il examina l’architecture de ce passage secret, tenta de s’orienter et de déterminer la destination de ce long couloir sous-terrain rectiligne.

L’un des enquêteurs se réveilla à son tour. Guisor le rejoint d’un pas pressé.


-Aidez-moi à tous les réveiller. La bibliothèque n’est plus très loin.

Alors qu’il aidait les autres à émerger, il expliqua ce qu’il avait compris.

-Nous avons déjà quitté le palais. Ce sous-terrain est très ancien. Toute grande ville en possède. Il doit rallier un autre grand monument vue sa facture. Je crois que nous nous dirigeons vers la bibliothèque des lumières.
Cette structure date depuis bien longtemps avant le mandat de Dreak. Et cette gemme devait être un système de défense que celui dont nous suivons la trace a su utiliser à son avantage.
Je suppose que nous avons été plongés dans une illusion en l’approchant et l’un d’entre nous a dû donner ce fameux mot de passe que le monstre a demandé au début, je me trompe ?
Je ressens encore les effets de son attaque contre mon esprit mais déjà ils sont moins forts. Certainement disparaîtront-ils avant longtemps.


Il ne s’attarda pas, voulant continuer sa route, lorsqu’il remarqua que tout le monde était désormais ranimé, excepté Ision Lorindiar.
Lorsqu’il se pencha sur lui, il chercha son souffle et puis appela l’un des médecins du groupe d’un air grave.
Son pouls soit faible et sa respiration très lente. Si son hypothèse était exacte, le lord avait peut-être sombré dans un sommeil très profond dont il peinait à sortir maintenant que le sort était levé.
Mais quelques sels et une violente claque parvint à le tirer de ses songes. Mas on pouvait encore voir dans ses yeux embrumés les ténèbres d’une nuit qui aurait put être sans fin pour lui.


-Bien. Aidez-le à marcher ou portez-le. On ne peut pas le laisser ici. Et empêchez-le de se rendormir.

Il le secoua fermement lorsqu’il le vit refermer les paupières. Il ne savait pas ce qui était arrivé mais manifestement, le noble avait moins bien supporté l’illusion que les autres. Bien que Guisor ne sache quoi faire, il se doutait qu’il ne devait pas le laisser à nouveau sombrer dans ce dangereux sommeil.

*

-Teneis toute puissante ! Vous m’avez fait peur !
-Qui êtes-vous et que faites vous ici ?
-Moi ? Mais rien ! J’ai l’autorisation ! La bibliothécaire m’a fait signer le registre, je…
-Silence. Allez chercher des gardes dehors et dites que Guisor les demande ici.
-Bien messir.


Le bras droit du défunt maire rangea sa dague et aida les autres à porter le blessé à travers l’étroit passage dissimulé derrière une autre étagère pleine de livre. Ils installèrent sir Lorindiar sur une chaise et Guisor alla à ce dit-registre.

-L’un de vous connait-il cette salle ?

Simple question sans réponse attendue. Il voulait simplement attirer leur attention.

-C’est une salle des archives de la bibliothèque des lumières. Ici sont conservés les plus précieux écrits. Son accès y est très réglementé. Seule une poignée de personne possède un seau permettant d’y accéder.

Il tourna une page du gros registre et son regard s’illumina.

-Et je crois que la piste continue bien plus loin. Que ceux qui veulent connaître le fin mot de cette histoire fassent leurs bagages.

Il tourna le pupitre d’un geste magistrale et pointa du doigt ce qu’il avait trouvé.

-C’est le seau du maire qui est incrusté dans la cire, ici, mais ce n’est pas sa signature. Je ne saurais dire à qui appartient ce paraphe, mais cette écriture est celle de la lettre trouvée dans le bureau. Quant à ce nom…

Il alla donner une nouvelle gifle à Ision qui tournait de l’œil et finit son explication :

-Je crois que c’est notre assassin qui nous guide et qui nous teste depuis le début et qu’il vient de nous indiquer sa prochaine cible.

Le nom de Kodran était inscrit et le livre disait qu’il aurait consulté un traité sur la dictature de Ridolbar le soir même de la mort de Dreak.

-Ça ne fait aucun doute, il nous faut nous rendre à Ridolbar. Enfin la piste semble concrète. Que ceux qui veulent m’accompagner me retrouve dans deux heures à la sortie ouest de la ville. Que les autres attendent leur notre retour ici s’il désire leur récompense.

*

Une quinzaine de garde Hesperian fut escortée avec les enquêteurs et Guisor jusqu’aux portes de la mairie de Ridolbar où le chef de la garde arriva tout déconcerté.

-Qu’est-ce qui se passe ici ?
-Je viens voir Kodran ?
-Pour qui te prends-tu Guisor ?
-Je veux simplement voir le maire, Ulrick. Laisse-moi passer.
-Il ne veut pas être dérangé.
-Il est en rendez-vous ?
-Aucune idée…
-Ulrick, c’est une question de vie ou de mort !
-Mais qu’est-ce que tu me racontes ?
-Dreak est mort ! Et j’ai peur que ce ne soit le tour de Kodran !
- Holà ! Du calme ! Tes propos frôlent la déclaration de…


Un magistral crochet du droit envoya le garde au tapis.

-Au bureau ! Vite !

Les gardes de Ridolbar mettraient un temps à s’organiser, surtout sans leur capitaine. C’était leur chance. Guisor aurait mis sa main à couper qu’il était là, que Kodran était encore en vie et que c’était leur chance !

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 29 Mar - 19:06

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 30 Mar - 4:50

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 3 Avr - 0:50

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Jeu 5 Avr - 23:39

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 14 Avr - 19:01

Spoiler:
 

Une demi-douzaine de gardes Ridolbarois s’était jetée sur le groupe à l’entrée de la mairie. En faction à la grand-porte d’entrée du bâtiment ou à l’intérieur du bâtiment, effectuant une ronde dans les rues tout près… Tous avaient eut un regard suspicieux pour cette attroupement hétéroclite d’étrangers.

Déjà, de ceux-ci, il n’en restait plus qu’un. Le chef que Guisor avait envoyé au tapis. Ils échangèrent d’ailleurs un regard et le bras droit du maire lui lança un « c’est pour ton maire. »
Mais une dizaine d’homme était venue en renfort, ameuté par le vacarme du combat soudain engagé dans la nuit calme.

Quelques uns des enquêteurs étaient parvenus à pénétrer le grand hall, à la suite de Guisor et de Baptisma Maverick. Des gardes de Thémisto qui avaient accompagné le groupe, il n’en restait que huit.
Trois encadraient vaillamment Guisor, un au regard étrange se battait au côté du petit groupe du lord et deux semblaient assez impressionnés par l’aura de l’aventurier qui avait ouvert la porte pour le suivre de près.


-À l’étage !

Deux escaliers descendaient le long des murs à droite et à gauche. Sous cette arche inclinée faite de marches et de rambardes, de portes s’ouvrirent et une douzaine de garde arrivaient au compte goutte vers eux.

Alors qu’il s’approchait du pied d’un escalier, Guisor manqua de percuter une porte qui s’ouvrit à la volée mais pas l’homme qui la passait. Bouscula violemment Follen et une douleur aigue lui saisit l’épaule.
Alors qu’il identifiait l’homme qu’il avait poussé contre le mur, il porta sa main au carreau fiché dans son épaule.
Un garde voulu l’aider mais Guisor le repoussa.


-On avance !

Il brisa le trait d’arbalète et s’élança douloureusement dans les escaliers en haut desquels déjà s’avançaient des hallebardiers.
En bas, les quatre poursuivants de Follen se joignaient aux nombreux antagonistes qui envahissaient le hall telle un ras de marée d’épées, d’haste et de rares arbalètes.



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Irina Dranis

MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Lun 23 Avr - 12:33

Le réveil avait été long... et difficile. Avoir retenu Borgalem le temps de le renvoyer d'où il venait lui avait demandé beaucoup d'énergie, et bien entendu ce n'était pas sans conséquences. Lorsqu'enfin Irina ouvrit les yeux en s'arrachant à un sommeil empli de cauchemars, tous les autres étaient déjà partis. Ils avaient certainement besoin de premiers secours, notamment Glanaël et Follen qui avaient tenu leurs positions en première ligne. Quoi qu'il en soit que ce soit pour ces raisons ou bien par pure indifférence cela n'y changeait rien, car aucun des combattants ne vint s'enquérir de l'état de la Serpentine. L'un des gardes se sentit pourtant pousser des ailes et osa essayer de soutenir la jeune femme... il fut rapidement refoulé. Irina était peut être épuisée et son bras mal en point, mais son honneur et sa dignité n'avaient pas de prix. Réprimant un juron qui lui brûlait les lippes, elle ne s'attarda pas lorsqu'elle dut repasser par le bureau, désormais sans dessus dessous et habité par une puanteur innommable.

La prêtresse prit toutefois soins de donner quelques rapides directives aux soldats, afin qu'ils évacuent le corps de Dreak dans les meilleures conditions possibles. Certains d'entre eux semblèrent irrités qu'elle soit la seule figure d'autorité alentours, mais ils finirent par obéir tout de même. Après tout aucun d'eux ne voulait assumer la responsabilité de la détérioration de la dépouille de celui qu'ils avaient servi. Celui là même qu'ils n'avaient pas réussi à protéger, à cause de leur incompétence. Il n'y eut aucun besoin qu'elle spécifie sa pensée sur la question, car son seul regard suffit à le leur faire deviner, elle en était sûre. De plus son corps était toujours à bout, et le « sommeil » improvisé ne l'avait pas du tout remise d'aplomb. Il lui faudrait une bonne nuit pour récupérer, et certainement quelques soins rudimentaires qui empêcheraient l'aggravation de son état. Alix était cependant la seule qui pourrait l'y aider, car en ces temps troubles elle était la seule personne en qui elle ait confiance. Ses acolytes allaient s'organiser de leur côté, c'était une certitude... Ce qui signifiait que leur coopération s'arrêtait toujours aux frontières du chacun pour soi. Il n'était pas question pour autant qu'elle reste en arrière. Ce n'était pas qu'elle se sente personnellement impliquée dans cette affaire, après tout cela n'avait jamais été le cas, mais bien sûr d'autres raisons la poussaient à prendre ces risques.
Saluant plus que succinctement les gens sur son passage, Irina prit la direction des quartiers modestes de la ville, avec son air sombre habituel. Il lui fallait un minimum de tranquillité pour prendre une décision définitive. Allait elle prendre part à cet assaut ou resterait elle en retrait, attendant sagement le retour des blessés qui auraient besoin de ses services ? C'était la question qui lui était naturellement venue, d'autant plus que la patience n'était clairement pas son fort. Attendre n'était pas une occupation à sa mesure, alors que d'un autre côté elle se voyait mal risquer sa vie pour des gens dont elle n'en avait rien à faire, ou tout donner pour défendre une cause qui n'était même pas clairement définie.

Après quelques minutes de marche dans le froid de la nuit tombée, la rouquine entra enfin dans la vieille bâtisse. C'était une grande maison de fonction occupée par les prêtresses en voyage dans la capitale, d'une architecture ancienne mais maintenue en bon état. Le quartier était populaire et plutôt résidentiel, ce qui la rendait relativement calme à cette période de l'année. Alix l'y attendait avec l'impatience de celui qui s'inquiète, faisant les cent pas devant le feu de la cheminée. L'apprentie la bombarda alors de questions, s'exprimant dans le langage des signes avec urgence. Leur conversation se poursuivit alors pendant les soins prodigués par la jeune fille qui ignorait les protestations de sa patiente spéciale avec une incroyable et désarmante patience. Son sourire timide témoignait de son affection mais n'en effaçait aucunement l'expérience, ce qui rendait l'épreuve supportable. Irina finit donc de ronchonner plus par pur principe que par réelle conviction, et son bras fut entouré de bandelettes jusqu'à l'épaule. Fort heureusement la bénédiction de Kesha devrait lui permettre de ne garder presque plus aucune trace le lendemain, lorsqu'elle les retirerait. Les heures passèrent, et bien qu'elle se sente mieux, la demoiselle était si fatiguée qu'elle ne parvenait à réfléchir. Alors avec son indifférence et sa nonchalance qui étaient les siennes, elle prit une pièce d'argent qui traînait au fond de sa sacoche... et la lança en l'air. Le sort en déciderait.


***


Quelques maigres provisions dans sa sacoche, et surtout avec le plein de fioles et autres composants organiques, Irina se sentait en forme après la chevauchée jusque Ridolbar. Autant qu'il était possible pour quelqu'un qui avait rôti vivant quelques jours auparavant dans tous les cas. Encore qu'elle ne portait plus de traces extérieures de ses blessures, malgré ses muscles encore endoloris, qui mettraient encore un peu de temps à se remettre totalement. Mais tout cela n'avait que bien peu d'importance. Désormais mêlée à une razzia qui n'avait rien de personnel, elle allait tuer au nom d'une cause qui n'était pas la sienne... Autant dire que c'était la curiosité et la cruauté qui la poussaient, et non une sacro-sainte loyauté à feu monsieur le maire, qui ne lui avait en aucun cas rendu le moindre service de son vivant. Enfin... le dieu Greis avait du souffler afin que cette pièce tombe du mauvais côté... qu'importe.
Parée d'une tenue de cuir léger qui était aussi malléable que de bonne facture, Irina avait abandonné sa robe immaculée habituelle pour plusieurs raisons. Évidemment il en allait de sa sécurité avant tout, mais également d'un moyen indispensable de préserver l'Ordre et son impartialité. Ce n'était pas au nom de Kesha qu'elle se trouvait ici aujourd'hui, et aussi détachée qu'elle soit, elle ne mettrait pas ses sœurs en danger pour de telles broutilles. Il n'était pas question qu'un fuyard compromette son rang et son foyer uniquement parce qu'il avait reconnu sa tenue et qu'il avait été assez rapide (et lâche) pour s'enfuir. Quoi qu'il en soit son épée fouet et bien entendu une série de dagues d'argent complétaient sa panoplie d'aventurière, témoignant que derrière son métier se trouvait une jeune femme très différente que beaucoup s'évertuaient à ignorer.

Attachant son cheval à une distance raisonnable de Ridolbar, la rouquine s'assurait que sa monture ne serait pas bêtement abattue, tout comme elle endossait un style plus discret. Sa capacité à se fondre dans le décor serait sa plus grande alliée, et il était clair qu'elle faisait plus confiance à son savoir faire qu'à l'aide que pourraient lui apporter les quelques malheureux gardes Hespériens. Ignorant complètement les deux ploucs qui avaient manifestement décidé de la « protéger », elle s'assura qu'ils comprennent sa façon de penser en utilisant des termes simples.


« Cessez de me suivre comme des cabots, je n'ai pas que ça à faire que de m'assurer que vous restiez en vie. Ne restez pas plantés là, remuez vous et faites ce que vous avez à faire ! Battez vous pour votre honneur et mourrez pour lui s'il le faut ! »

Rassurés ou non, le fait est que les deux hommes finirent par acquiescer sans un mot et s'engager dans la direction d'où venait le bruit causé par les affrontements. Ce qui enfin lui donnait l'espace et la liberté dont elle avait besoin, le dernier coup de pouce qui lancerait son initiative pour de bon. Affichant un sourire mauvais et une folie à peine dissimulée dans le regard, Irina semblait se repaître des cris de douleur et de l’entre-choc des lames. C'était l'heure de l'assaut, et la demoiselle comptait bien participer à cette toile sanglante. Brisant deux minuscules fioles transparentes sur la pointe de ses deux bottes, elle fut satisfaite en voyant une épaisse fumée s'en dégager. Ce n'était pas dangereux pour ses yeux, et ne ferait tousser personne, mais en revanche c'était juste le nécessaire pour l'envelopper toute entière et la soustraire aux yeux non avertis.

Cette armure immatérielle ne durerait pas longtemps, mais elle lui permettrait de faire un maximum de dégâts dans les rangs ennemis tant que l'effet de surprise durait encore. Une fois celui-ci passé, cette ruse ne lui serait plus d'aucune utilité... et sa tâche se compliquerait d'autant plus. Fonçant à toute allure comme si elle marchait sur des nuages, la Serpentine lança ça et là quelques cailloux qu'elle imprégna d'énergie cinétique, enflammant presque instantanément quelques touffes d'herbe ça et là. Pas assez pour déclencher un vrai incendie à court terme, mais suffisamment pour que sa couverture soit crédible. Alors la jeune femme se mit à courir, frappant chirurgicalement deux des gardes qui se dirigeaient vers la mêlée. Elle eut également le temps de blesser sérieusement un troisième en se faufilant ça et là, comme une brise légère et meurtrière.
C'est à ce moment là, alors qu'elle était prise d'une furie aveugle et presque mystique, que la fumée qui la protégeait commença à disparaître, doucement mais sûrement. Bien assez vite elle fut à nouveau visible, redevenue une combattante fragile, menue et maigre. Un petit bout de femme-enfant qui faisait et ferait des ravages dans les effectifs ennemis. Et étonnamment les gardes qui lui faisaient face semblait l'avoir compris... ou peut être la voyaient-ils juste comme une proie facile. Reculant de quelques pas, elle déploya son fouet écaillé avec la même fluidité qu'un artiste bougeant son pinceau. Les choses allaient être plus compliquées maintenant que l'alarme avait été donnée et rester en vie serait un défi... D'autant plus que dans sa soif de sang elle avait une place un peu trop centrale dans ce bourbier. Reculant encore, la Venimeuse finit par tomber dos contre dos contre Malekith, l'un des larbins du grand et majestueux lord Ision. Lui lançant alors un regard sarcastique elle haussa un sourcil et esquiva plusieurs coups d'épée, qu'elle trouva d'ailleurs trop près à son goût.


« Votre maître a oublié de me préciser que son garde du corps était aussi séduisant. »

Observant sans trembler les trois hommes qui les entouraient, Irina ne tremblait pas, ni ne ressentait la moindre peur. Ce n'était pourtant pas de l'insouciance ou un sentiment contrôlé... c'était juste chez elle une attitude aussi naturelle que respirer, avec l'absence de toute crainte, qu'elle ne pouvait ressentir. Insufflant alors naturellement un courage semblable à Malekith sans presque le faire exprès, elle inonda son cœur d'une bravoure égale à sa loyauté pour Ision. Quelques secondes s'écoulèrent à peine, que déjà leurs trois opposants se trouvaient là, gisant décapités pour l'un, éventrés pour les deux autres.
Quand Irina leva les yeux, elle s'aperçut que le noble, ainsi que sa groupie préférée vivaient encore et ne semblaient pas blessés. Ils avaient en effet amorcé la marche à la suite de Guisor, le suivant attentivement, mais avec une distance de sécurité qui ne laissait aucun doute sur leur envie de se prendre une flèche à sa place. Cela eut en tout cas le mérite de la faire rire, à défaut de l'étonner. Se mettant à l'abri derrière une colonne de marbre dans cette pièce qui devait être le grand hall, la prêtresse réfléchissait rapidement à une alternative. Si ils les arrosaient de carreaux pendant encore longtemps, elle finirait fatalement par se faire toucher... Et seule Kesha savait de quelle saleté ils les avaient enduits. Se rendant compte que de nombreux gardes munis de lances et de hallebardes déboulaient à toute allure, l'assassine joua de son fouet pour se hisser rapidement sur le chandelier qui dominait la pièce. Contrainte d'ouvrir les bras quelques secondes pour s'habituer au balancement causé par son poids, elle réussit en prenant une grande inspiration. Repliant son fouet, elle parvint à désarmer un des gardes avant de le rattacher à sa taille. Il n'y avait plus qu'à espérer que de son perchoir elle pourrait utiliser ses couteaux de lancer à bon escient. Enfin bon escient... tout était question de point de vue.



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 29 Avr - 4:15

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 8 Mai - 18:44

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 13 Mai - 13:17

[HRP] Non. Tu as eu raison. Il est temps d'en finir. Pensez à décrire votre trajet jusqu'au deuxième étage tout le monde. Ision et ses deux laquais ne peuvent vous avoir voler toute la gloire ! Surtout qu'il faut couvrir nos arrière.[/HRP]

Le nombre de garde hesperians avait déjà diminué de moitié. Si peu des enquêteurs avaient abandonné, il semblerait qu'il ne reste pas les moins courageux ou talentueux. Guisor avait commencé à ouvrir la marche mais sa blessure l'entrava assez pour qu'il concède à Ision revenu à ses côtés la tête de l'assaut. Il le suivit cependant de près avec ses hommes. Si l'effet de surprise avait diminué, il restait tout de même présent chez les quelques gardes à l'étage qui était tout bonnement surpris de les voir déjà arriver sur eux.
Arrivé à mi-chemin du premier étage, il abandonna une fraction de seconde son groupe pour venir en aide à Esmeralde de l'Épine resté en difficulté à l'arrière. Malgré sa blessure à l'épaule, sa main directrice était encore indemne et il n'eut aucun mal à pourfendre le phelgran d'un coup de dague dans la nuque.
Entrainant la noble à sa suite, il rejoint sans mal Ision et ses hommes au second étage qui fut plus facile à traverser. Il para une attaque d'un des gardes en armure lourde mais n'eut pas le temps de faire grand chose de plus.

C'est avec surprise qu'il vit cette porte s'ouvrir sans mal. Celle au sommet de la tour devait être mieux protéger que celle-ci. À l'intérieur de l'escalier exigus en colimaçon, il vit de nouveau la même poussière blanche et brillante que dans le bureau du maire Dreak... Le même système de sécurité. La magie ne serait plus possible là-haut.

Guisor se tourna vers ses hommes, jetant des regards inquiets mais déterminés au reste du groupe en arrière garde.

-Vous deux, restez ici. Vous, retournez aider les autres à l'arrière. Le reste, suivez-moi.

Mais à peine avait-il dit ça qu'un hurlement le surpris à sa gauche. Le chef assommé à la grande porte avait dû emprunter un autre chemin et les avait rejoins, se jetant sur Guisor. La dague para juste à temps l'épée mais les deux hommes roulèrent à terre. Pourtant, par miracle ou par la grande maîtrise du bras droit du maire d' Hesperia, celui-ci se retrouva bien vite au-dessus et menaçait la gorge du chef de la garde d'une dague.

-Viens avec nous. Ton maire est en danger. Je t'expliquerai tout plus tard. Tu dois me faire confiance Ulrick.

Il vit dans son regard que ce ne serait pas si simple. Il ordonna alors à l'un de ses hommes de le désarmer et de le faire suivre.

-On monte.

[HRP]Une fois que tout le monde aura répondu, un autre MJ prendra ma place et vous lancera sur la dernière action de cet event.
Réponse attendues : Maverick Baptisma, Esmeralde de l'Épine, Follen, Irina[/HRP]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Sam 19 Mai - 17:32

Dans la confusion créée par l’entre-choc des armes, Irina jouait à chat perché pour éviter le pire, quitte à manquer de se briser le cou une paire de fois. La vérité était qu'elle ne comptait pas pas prendre de risques inutiles, et encore moins s'interposer pour sauver qui que ce soit. La rouquine n'avait jamais prétendu être une héroïne, et encore moins quelqu'un d'assez altruiste pour donner sa vie pour en sauver une autre... Ision ne faisait pas exception. Il était bien assez vieux et riche pour se débrouiller seul, et avec les deux énergumènes qui lui servaient d'ombre, il ne semblait pas y avoir de raisons de s'inquiéter ; du moins si elle en avait éprouvé la nécessité. En outre il ne fallait pas que lui sauver la mise devienne une habitude... Après tout elle ne lui avait rien demandé en retour. Certes même si cela avait été le cas il ne lui aurait probablement rien accordé, mais soit. Il n'était pas interdit de rêver à un changement de ce qui était pour elle la nature même des Sylphides.

Regardant cette confrontation avec le recul procuré par la hauteur, la prêtresse put abattre deux gardes de plus grâce à ses couteaux, qui firent des dégâts considérables dans les rangs ennemis. Ses lancers mortels prouvaient qu'un tout petit bout de métal pouvait être autant si ce n'est plus efficace que toutes ces épées et ces hallebardes. Une fois dans un crâne ou un cœur, l'effet était exactement le même ! Ce n'était donc pas ce sindarin prétentieux qui la convaincrait du contraire, quand bien même il possédait une certaine finesse. Lorsque ce dernier lui répondit elle ne fit que sourire, comprenant bien là où il voulait en venir, sans pour autant lui donner vraiment raison. Oui Ision éviterait d'engager quelqu'un qui ne serait pas doté d'une certaine beauté. Mais si l'argent ou sa vie en dépendaient, elle n'était pas si sûre qu'il se pose de questions. Le jour ou ce mâle ne lui serait plus utile ou bien il lui faillirait, il serait sommairement jeté, comme n'importe qui d'autre. Mais ne voulant pas le désappointer, la demoiselle répondit avec un léger sarcasme mais d'une voix suave, juste être après être descendue de son perchoir en se laissant tomber gracieusement au sol..


« Tout dépend des circonstances... Et puis le Lord n'est pas du genre à aimer qu'on lui fasse de l'ombre. Il veut que le monde entier soit éclairé par la lumière de sa magnificence, et on ne peut décemment lui en vouloir pour ça, n'est-ce pas ? Mais je suis d'accord avec vous, il y a bien une forme de beauté dans ce ballet létal, bien que peu de gens sachent l'apprécier comme il se doit. »

Passant un bras par dessus l'épaule de Malekith, elle avait planté son couteau dans la jugulaire d'un garde qui avait voulu passer dans son dos. Pour cela elle s'était approchée et pris appui sur son torse, afin de compenser la différence de taille assez conséquente qui les séparait. Pourtant il n'y avait aucune intention lubrique dans son geste, et aussi rapidement qu'elle avait frappé, elle avait également reculé. Irina avait de nombreux défauts il est vrai, mais une chose était certaine, on ne pouvait nullement lui prêter ce genre de pensées. Ce n'était pas qu'elle soit naïve à ce niveau ni même ignorante, seulement ce genre de choses lui paraissait si horriblement bas et sans intérêt qu'elle avait vite pris la décision de ne pas s'y attarder.

Leur conversation fut de courte durée évidemment, puisque aucun d'entre eux ne perdait de vue son réel objectif, ni l'endroit où ils se trouvaient. Irina laissa alors son interlocuteur prendre les devants là où était sa place, en première ligne. Toutefois elle le suivit de près, marchant côte à côte avec Imnia, à qui elle n'adressa même pas un regard. Pour elle une femme qui s'abaissait à abdiquer de sa propre existence pour suivre un homme de la manière la plus aveugle qui soit n'était pas digne d'intérêt. Une femme se devait de compenser le manque de puissance imposé par la nature par d'autres moyens, et celle là ne l'avait pas compris. Elle n'était donc à ses yeux qu'un gaspillage d'air et d'espace... Rien de plus.
D'un pas rapide Irina se pressa vers l'escalier, montant les marches sans difficulté. Malgré sa petite stature et son physique fragile, la jeune femme était une femme habituée au combat grâce à l'entraînement draconien qu'elle s'infligeait quotidiennement. Tout ceci n'était encore rien... Rien par rapport à ce qu'elle avait pu connaître. En cela même les ordres impitoyables et un peu trop suzerains d'Ision ne la déstabilisèrent pas. Bien qu'elle ne comprenne pas l'urgence de tuer tous ces hommes, ce n'était pas elle qui connaîtrait des remords pour autant. Ce n'étaient que quelques vies de plus. Des gens qui avaient tenu leur poste et qui avait résisté alors qu'ils auraient simplement pu choisir de défendre leurs vies. Ils avaient fait leur choix, et ils n'ignoraient certainement pas que cela pouvait les conduire à une mort violente. C'étaient des soldats... pas des des civils.

Son regard se porta alors sur le sol, et un juron peu gracieux s'échappa de ses lèvres. D'un geste elle désigna cette maudite poudre recouvrant le sol à ses comparses, les prévenant que toute magie serait impossible une nouvelle fois lorsqu'ils franchiraient le seuil de la porte menant au deuxième étage. Laissant alors les autres prendre de l'avance, Irina resta à l'arrière du groupe, en compagnie des deux gardes envoyés par Guisor. Ils étaient tous lancés dans le feu de l'action mais ils en oubliaient les règles élémentaires de stratégie. Si jamais ce petit groupe était pris en tenaille dans cet escalier en colimaçon, ils n'arriveraient pas à se défendre... Et encore moins avec leurs armes si volumineuses... En revanche les armes blanches assez courtes qu'elle possédait pourraient leur être d'un grand secours... sans parler du fait qu'elle ne tenait pas à être privée de ses pleins pouvoirs. Se ravisant donc et redescendant jusqu'à la fameuse porte, elle cria vers ses acolytes avec un semblant d'humour cassant l'instant solennel sans vergogne aucune.


« Si jamais vous avez besoin qu'une dame vienne vous sauver les fesses, faites moi signe. En attendant on monte la garde au cas où l'on aurait encore de la compagnie. »



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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mar 5 Juin - 18:22

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Ven 8 Juin - 15:24

[ HS: Afin de pouvoir avancer et mettre un terme à l'Event, je saute le tour de Follen dont je n'ai pas de nouvelle,et Esméralde qui est ralentie. ]

***

Guisor ne chercha pas à vérifier si ces compagnons le suivaient, car qu'importait alors, l'urgence était plus pressante que jamais. Suivit donc par ses hommes qui maintenaient le chef de la garde fermement, l'homme de main parvint alors devant la porte qui donnait accès au bureau du Maire. Bien rapidement, ce dernier fut alors rejoint par le dénommé Baptisma qui tenta à son tour vainement d'ouvrir l'entrée d'un brutal coup de pied. Mais rien n'y fit. Il était impressionnant de constater que sans la magie, la plupart d'entre eux étaient si démuni. Quoiqu'il en fut, Guisor jura dans sa barbe jusqu'à ce que l'aventurier terran tenta une approche tout aussi expéditive, qui, cette fois, sembla fonctionner. La première idée de Guisor aurait été de faire sauter les gongs, mais puisque cet autre méthode avait fonctionné, il était inutile de tergiverser autre mesure. Néanmoins, est-ce que cela était le plus important? Non... et malheureusement pour eux...

Alors qu'un trou béant apparut dans la porte, les premiers arrivés se rendirent compte qu'une petite commode avait servit de maigres barricades. Mais cette dernière avait été repoussée au même instant où les planches avaient été écartée par le coup de pied de l'aventurier. Sans chercher à comprendre, Guisor entra rapidement, passant avant les autres, ses soldats ou mêmes ceux qui l’accompagnaient. Il était armé de sa dague mais au lieu de la brandir, il soupira lourdement. Il était trop tard. Là, sur le mur, le cadavre de Kodran était épinglé comme le corps d'un insecte à l'aide d'une lance. En y regardant de plus près, il était aisé de s'apercevoir que cet objet avait été pris sur les lieux car une élégante armure de décoration n'avait plus sa lame. On pouvait alors voir le visage bouffi du politicien, du sang dégouliné du bord de ses lèvres sèches et la couleur de la mort voiler ses yeux. Ce dernier s'était lamentablement avoir et avait dû baisser sa garde, trompé comme Dreak. Mais le coupable? Ho il était bien là.

En effet, serein et tranquillement assis sur le fauteuil du bureau de celui qu'il venait d'assassiner, un homme à l'étrange allure donna l'impression d'attendre tous les protagonistes. C'était comme si il venait d'accomplir son travail et qu'il attendait, presque résolu à se faire attraper... Autant dire que cet étrange comportement était dès plus inquiétant... tout comme ce qu'il se dégageait de lui. L'assassin n'avait pas l'image de ce que l'on aurait pu attendre de quelqu'un d'intelligent et de sournois, loin de là. Il se présentait avec un physique bien atypique, couvert de bandage de la tête aux pieds, même ses mains. On ne voyait de lui qu'une touffe de cheveux brune et un regard de dément... jusqu'à ce que ces dents blanches ne dessinèrent un sourire carnassier. C'est alors qu'il se mit à rire de façon cynique et commença à applaudir à chaque nouvelle entrée dans la pièce.

" Haaaaaaaaa! Mes pauvres amis! Vous avez raté le meilleur!!!! Kodran a appelé sa maman dans son dernier soupir! Qui l'eut cru!!! Je n'ai jamais compris pourquoi tout le monde appelle sa mère quand la mort est là. "

Guisor ne bougea pas. Il n'avait techniquement rien à craindre, la magie ne fonctionnait pas ici et l'assassin semblait désarmé. Il lui était également impossible de fuir, il était piégé comme un rat. Toutefois, il ne comprenait pas pourquoi ce fou les avait tous attendu, sagement.

" Je suppose que vous êtes là pour m'arrêter? C'est effrayant, j'en tremble de peur. L'inquisition d'Hesperia va vouloir me faire la peau. Bouuuuuuuh! Vous avez été plus rapide que ce que je croyais en plus. Pas drôle."

L'inconnu paraissait s'amuser de la situation et était détendu au possible. Il n'était définitivement pas normal ou tout simplement sado-masochiste. En attendant, sa voix était particulièrement irritante et ses provocations eurent raison du chef de la garde. En effet, il se dégagea des mains des hommes de Guisor et fondit en direction de l'assassin pour lui donner un coup de poing au visage... et ils étaient près à recommencer si il n'avait pas été retenu tout aussi rapidement afin de le calmer, en colère parce qu'il avait failli à sa tâche, parce qu'il n'avait pas vu le loup s'immiscer dans la bergerie... Guisor pouvait comprendre sa détresse. Il avait failli lui aussi.

L'assassin, sous la violence du coup, fut projeté en arrière et son siège bascula. On ne distingua alors de lui que ses jambes bandées et son rire étouffé.

" Hahahaha! Hahahaha! Cela remet les idées en place!! Hahaha! Cela fait du bien. "

Avec la souplesse d'un chat, il roula en arrière afin de se relever puis commença à se masser la mâchoire où une goutte de sang perlait sur le coin de sa bouche. Mais qui était-il?

" Bon. Je suppose que le jeu est fini. C'est dommage. Soyons fair-play et direction le juge, n'est-ce pas? "

Mystérieusement, l'assassin tendit les poignets, guettant qu'on lui mette des menottes. Un horrible sentiment de frustration habita alors Guisor. Il se... rendait? Il les avait attendu et maintenant il se donnait littéralement. qui était-donc ce fou qui lui donnait alors l'impression qu'ils avaient été manipulé depuis le début? Pourquoi avait-il l'impression que tous les coups avaient été joué d'avance pour arriver à cette fin là?

" Et bien qu'est-ce vous attendez? Nous avons rendez-vous non? Je n'aime pas me faire attendre. "

" Qui êtes-vous? "


Un sourire carnassier s'étira sur son visage.

" Quelle question ennuyeuse... mais appelez-moi Torenheim. Maintenant si vous voulez bien, arrêtez moi et emmenez-moi face à mes bourreaux. Nous discuterons sans doute plus là bas.... et il faut dire que j'aime parler en public. "

Guisor fit un signe à un soldat et quémanda à ce que l'on place des menottes à l'assassin. Cela ne parut satisfait qu'une fois la chose mise à ses poignets. Il l'admira même d'une manière curieuse comme si cela fut des bijoux. D'un autre geste, il demanda alors au chef de garde qui s'était reprit, de faire quelque chose pour la dépouille de son Maire. Pourquoi? Pourquoi tout cela? Pourquoi maintenant? C'était l'incompréhension générale... et puis, qui était ce Torenheim?


***

[ HS: Pardonnez moi d'avoir précipité les choses, mais cela durait depuis bien trop longtemps.
Vous avez l'occasion maintenant de répondre comme bon vous semble.
Sachez que Torenheim vient d'être arrêté et il va être emmené par Guisor et ses hommes à la Capitale pour répondre de ses actes et subir son jugement. Si vous avez des questions à lui poser, c'est maintenant.]
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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Mer 13 Juin - 18:02

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 17 Juin - 11:54

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MessageSujet: Re: GRAND EVENT - La Mort du maire Dreak   Dim 17 Juin - 18:38


Impénétrable personnage que le coupable, impénétrable sourire que celui qu'il affichait. Quelque furent les menaces ou les gestes étranges que l'on tentait à son encontre, il se moquait et se plaisait à rire de façon effronté. Qu'on le fouille? Il annonçait clairement que vous le chatouillez. Que vous le griffiez? Il riait de plus belle... Et quoi de plus frustrant qu'un homme qui refusait de vous répondre ou qui ne vous accordait simplement le sourire d'un dément?

Mais qu'importait les questions qui pouvaient vous taraudez, les hommes de l'homme de main emportèrent Torenheim sans vous laisser la moindre chance de l'interroger plus. Tous attendaient avec impatience que cet homme soit condamner à mort à Hesperia, car à ne pas ne douter, c'était la seule chose qui pourrait l'attendre, non?

Tout aussi tôt, des soldats de Ridolbar pénétrèrent dans le bureau de leur Maire, par la porte principale. Là, ils retrouvèrent tout le beau monde qui leur fournirent alors le plus d'explication possible. Sans trop attendre, tout le monde fut chassé : ce qui concernait Rodilbar devait rester à Ridolbar. Le corps du maire devait d'ailleurs être rapidement inhumé. Les soldats prirent aussi la peine de fouiller ceux qui avaient pénétré dans le bureau de leur Maire décédé, vérifiant qu'il n'avait volé aucun papier diplomatique ou quoique se soit ayant appartenu à Kodran.

Ce fut ainsi que ce termina la longue quête de cette tragique série de disparition. Un jeu de dupe qui ne semblait ne pas avoir de véritable fin et qui laissait tout le monde dans l'incertitude. Néanmoins, pouvait-on véritablement parier que tout était fini? Le Grand Final n'était peut-être pas encore annoncé...


¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

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Votre récompense sera annoncé dans le forum d'affichage de l'Event.
Merci à tous pour votre participation.



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