Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]

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• Civils: 21

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cladil
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 Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]

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MessageSujet: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeDim 8 Juil - 17:34

De quoi rêvez-vous ? Vers quels paysages luxuriants votre esprit vous mène-t-il lorsque c’est lui qui mène la danse, et que vous restez, poings fermés, allongé dans votre lit ? Qu’est-ce que votre subconscient peut bien choisir de vous montrer afin de vous apaiser, ou non, et de vous maintenir dans cet état de semi-conscience ? La plupart des gens l’esprit du commun des mortels se complait à fouiller dans la période la plus heureuse de votre vie et ressort les souvenirs les plus calmes, apaisants et heureux pour vous offrir le plus doux et réparateur des sommeils. Quand vous rêvez, généralement ce sont des souvenirs de votre enfance qui ressortent comme des repas au coin du feu, comme la première fois que vous avez un quelconque contact physique avec une personne du sexe opposé…ce genre de petites expériences qui forment vos souvenirs de jeunesse. Mais qu'en est-il de ceux qui n’ont pas eu ce genre d’expériences, ou pire, qui n’ont pas eu la chance d’avoir une enfance particulièrement heureuse ? Qu’en est-il de ceux dont la mémoire est jonchée de souvenirs particulièrement atroces et que n’importe quel être mentalement équilibré souhaiterait oublier à tout jamais ? Ceux-là n’ont pas cette chance, rares sont ceux d’entre eux arrivant à trouver un sommeil doux et réparateur.
C’est en un soir comme un autre que l’impérial sortit calmement de son sommeil bercé de visions de mort et de batailles passées. Par une journée calme il avait senti le besoin de s’allonger un peu pour retrouver calme et sérénité et, étrangement, ce sont des visions violentes et cauchemardesques qui réussissaient le mieux à imposer le calme dans son esprit. Etait-il pour autant mentalement déficient de ne ressentir aucun dégoût face à ces souvenirs ? Non, il était un être faisant partie intégrante de ces anciennes batailles, il était un être dont le quotidien était un perpétuel affrontement et en cela il acceptait ces souvenirs avec joie, comme un rappel perpétuel de ce qu’il était vraiment et renier ce rappel serait renier qui il était et la voie qu’il avait choisis. Pourquoi ? Il était satisfait ainsi, ces souvenirs étaient aussi doux pour lui que ne le serait un souvenir de chaleureux repas de famille pour quelqu’un d’autre.

Ce fut la fin d’une bataille particulièrement sanglante qui finit par réveiller l’impérial qui se redressa alors sur son lit, tournant la tête vers la fenêtre, le plus sereinement du monde, pour essayer de deviner depuis combien de temps il dormait…quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il put voir que la nuit était tombée et que les ténèbres régnaient déjà en maître sur son domaine. Se tourna, il se leva de son lit et marcha dans ses grandes appartements, les pieds nus à même le sol, avant de s’arrêter devant le meuble supportant les différentes parties de son armure. Peu importe le nombre de fois où il regardait ce chef d’œuvre, cela lui était toujours aussi étrange de regarder ce qui lui semblait être son propre reflet. Il leva alors le bras droit et décrocha le casque avant de le position face à lui, plongea alors son regard d’un jaune orangé dans les orbites vides de l’armure qu’il portait en permanence. Cette armure était son reflet sans vraiment l’être, Démégor était une partie de l’être complexe qu’il était, un morceau de son âme ayant survécu à sa première mort…à moins que ce soit là qu’elle soit réellement née. Qui pouvait bien comprendre ce qui se cachait son cette carapace ? Personne, et par moments l’impérial avait l’impression d’avoir du mal à se reconnaître totalement…c’était un sentiment très bizarre de se sentir comme un étranger dans son propre corps…un sentiment indescriptible.
Reposant son casque à sa place, il entreprit alors d’effectuer son rituel habituel et d’enfiler les parties de son armure une à une, avant de finir par le casque comme la cerise sur le gâteau.

Il arpenta alors les longs couloirs du manoir afin de se diriger vers la salle de repos, car en cette froide nuit un bon feu ne lui semblait pas superflu. Il ne lui fallut que quelques minutes avant d’arriver sur les lieux et de contempler tout le luxe de cette pièce. Ce lieu était un sanctuaire pour les cavaliers, un lieu où tous pouvaient se reposer après d’âpres combats et il y avait ici tout ce qu’il fallait pour les contenter. Feu, sièges et canapés, boissons et nourritures étaient installées à profusion en ce lieu et Démégor jeta donc son dévolu sur le canapé devant la cheminée centrale dans laquelle se consumaient plusieurs buches sous la chaleur des flammes. Le bois craquait avec un bruit caractéristique rappelant à Démégor des scènes similaires au coin du feu. Entre le canapé et la cheminée était installée une petite table sur laquelle était déposé un plateau de fruits ainsi que plusieurs pichets de boissons dont principalement de l’eau et du vin de qualité. Il s’enfonça alors au milieu du canapé, la tête penchée en arrière contre le siège et il ferma alors les yeux. Les moments de calme que celui-ci étaient trop rares pour être gaspillés et il profiterait de chaque seconde de calme que Sharna pourrait lui offrir…jusqu’à ce que quelqu’un d’autre entre pour venir se reposer également.
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Anonymous Invité
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MessageSujet: Re: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeDim 8 Juil - 18:47

**Chaos.
Tout n'était que chaos.
Un chaos indescriptible, sanglant, métallique et poussiéreux... un chaos magnifique. Ici des cavaliers venant à la rescousse d'une infanterie lourde, et se faisant prendre au piège des lanciers... ici des hommes dont on ne savait plus de quel camp ils étaient, se battant à mort tels des chiens enragés –je ne les comparerai pas à des loups, ces majestueux animaux n'ayant rien à voir avec ces lourdauds maniant leurs armes comme des outils de paysans.

Un cri.
Unique. Bestial.
Un cri inhumain qui déchira l'air saturé de poussière du champ de bataille.
Il prit fin aussitôt. Dans un gargouillis inaudible pour des oreilles humaines –mais pas pour les miennes. Ce n'était pourtant pas le seul bruit de ce champ de bataille, loin de là ! Le bruit du métal contre le métal, le bruit de chairs déchirées par un instrument de mort, le bruit des catapultes qui au loin déchargeaient leurs cargaisons de pierres, le bruit du galop des chevaux piétinant les corps des morts, le bruit des râles des mourants, le bruit de mon cœur affolé... de mon cœur affolé ?**

J'ouvris grand les yeux dans le noir.
Où étais-je ? Où était le champ de bataille ? Pourquoi ne me battais-je pas l'arme à la main en ce moment ? Aurai-je succombé ? La guerre serait-elle terminée ? J'inspirai un grand coup. Odeur de poussière. Odeur de sang. Odeur de métal. Mais... ce n'était pas pour autant l'odeur du champ de bataille. Ici, le sang était froid. La poussière –une partie du moins– était immobile depuis des lustres. Et le métal n'étais pas souillé et froissé par le combat et la guerre.

Le Manoir.
Un rêve donc. Une autre vision.
Une vision offerte par Sharna. Je ne savais pas encore si c'était une vision du passé ou du futur, mais j'avais toujours ce calepin sur moi, ce cahier sur lequel je marquais mes visions pour les décrypter au mieux, plus tard. En général, ce sont les détails qui me permettent de savoir si il s'agissait du passé ou du futur. Quels détails y avait-il, dans ce chaos-ci ? Mmh... les drapeaux... comment étaient-ils ? Ah oui ! Et de marquer tout en détail sur le papier doté de lignes avec le cœur bleu nuit du crayon. Mon écriture, simple mais lisible et rectiligne, ne rendrait en aucun cas compte du chaos qui régnait encore à l'intérieur de moi.

Oui, car les visions de mon Dieu me remplissaient toujours de fierté.
Et de bonheur. Oui, car il m'avait choisit ! Je m'empressai de m'habiller, posant sur moi chemise et pantalon de lin, puis cotte de maille couleur de nuit, et diverses pièces d'armure noires –sauf mon casque, que je laissai pendre au bout de mon bras– avant d'adresser une prière à Sharna. Puis je rouvris les yeux, avec toujours cet étonnant mélange de tristesse, de cruauté et de joie, et m'étirai comme un chat avant de descendre l'immense escalier de marbre noir sans faire le moindre bruit.

Je penchai la tête sur le côté.
Je n'avais pas de mission aujourd'hui... que faire ?
Un sursaut un peu à gauche dans ma poitrine m'indiqua qu'Il était réveillé, et qu'Il m'attendait. Avec un sourire, je me dirigeai sans hâte apparente –mon œil !– vers l'écurie, et rendit visite à Poupre. Mon compagnon d'âme. Et de sauvagerie. Je ne me sentais réellement puissante et belle que lorsque nous étions tous deux réunis sur le champ de bataille, lui à broyer des os et moi à trancher la chair.

Belle vision que celle-la.
Caressant son doux chanfrein, j'utilisai un instant ma télépathie pour lui transmettre mon impatience à le rejoindre dans un prochain combat, et il me répondit par une série d'image signifiant clairement qu'il avait hâte de galoper de nouveau sur les cadavres de nos ennemis. Avec un dernier sourire, je pris congé de lui –quel dommage qu'il ne puisse m'accompagner partout où je le souhaiterai... mais il faut dire qu'il est aussi majestueux qu'encombrant– pour me diriger vers les salles d'entraînement.

Pourquoi y allais-je ?
C'était simple, je n'étais une Cavalière de Sharna que depuis deux ans, et deux ans, dans une vie de sindarin, ce n'est rien, rien du tout. Cela passe en un éclair. C'est pourquoi j'étais certaine de devoir m'entraîner encore pendant dix ou vingt années avant d'être apte à défier l'un des autres cavaliers. Pourquoi je devais les défier ? Pour être forte. Pour devenir la meilleure. Je le devais à mon maître, à mon unique et véritable maître : Sharna.

J'entrai dans une des salles.
Mes armes habituelles d'entraînement n'était pas ici, mais j'avais la flemme de chercher ailleurs. Je pris donc le même modèle que mon sabre sur l'un des reposes-armes, voyant qu'il n'y avait d'arbalètes accrochées nulle part. Qu'importe, ce sera suffisant. Je me mis devant une des machines d'entraînement –de diaboliques mannequins de bois et de paille bardés de fer qui tournaient sur eux-même à chaque coup, vous balançant leurs épées ou fléaux d'armes sur la tête ou les côtes. Et envoyai le premier coup.

¤

La porte de la salle d'entraînement s'ouvrit.
J'en passai le seuil avec l'impression d'avoir mille ans. Mes muscles courbatus refusaient de bouger, les coups que j'avais reçu allaient me couvrir de bleus et de contusions, et c'était à peine si je ne me traînais pas le long des couloirs, sans véritable but mais –ô heureuse fortune– sans croiser âme-qui-vive. Mes pas finirent tout de même par me mener à un endroit que je ne connaissais que de nom : la salle de repos. Pas une seule fois en ces deux années je n'y avais mis les pieds.

Eh bien, il y a une première fois à tout.
Et mes pieds, visiblement, étaient d'accord avec ce dicton. Après avoir monté le grand escalier de marbre noir et être passés par différents couloirs, j'atterris devant une porte sans savoir si je devais entrer. Ce fut l'odeur et le bruit du bon feu de bois qui y flambait qui me décida à pousser la porte.

Et ce fut avec un soupir de soulagement que j'entrai dans la pièce chaude...
...et ô combien accueillante ! Tout y était doux, vêtu de couleurs chaudes –rouge, rouge orangé ou pourpre– et de noir. Partout n'était que doux coussins brodés, simples mais belles tentures, et canapés ou fauteuils moelleux. Rien à voir avec ma chambre au mobilier spartiate, bien qu'il ne tenait sans doutes qu'à moi d'y remédier.

J'inspirai sans bruit.
Et expirai, soupirant presque, quoique toujours aussi silencieuse. Puis, comme hypnotisée par le feu qui brûlait dans l'âtre devant moi, je m'y dirigeai comme un fantôme, armure noire rougie par le sang que m'avaient ôtés les diaboliques mannequins d'entraînement, et me glissai en soupirant dans le fauteuil pourpre à côté du feu... sans voir l'ombre pourtant immense –du moins, comparée à moi– déposée sur le canapé à côté de mon fauteuil, et dont la tête était tournée vers moi.
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Anonymous Invité
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MessageSujet: Re: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeDim 15 Juil - 18:00

Croyez-vous en la paix ? Croyez-vous en la possibilité que l’homme puisse vivre en harmonie avec ses congénères, pour l’éternité, sans que ses instincts animaux les plus primaires ne ressortent et ne viennent nuire à ce doux équilibre ? Certains passent leur vie à croire farouchement en une possible cohabitation pacifique entre tous les habitants de ce formidable monde. Ils passent leur vie à se battre pour cette cause en usant de toutes les solutions diplomatiques possibles…en vain. Savez-vous pourquoi cette cause est perdue d’avance ? Pouvez-vous deviner pour quelle raison la recherche d’une paix durable n’est qu’une chimère en ce monde ? Car ce n’est pas le monde qu’il faut changer pour y arriver, ce n’est pas le monde qui a déréglé la nature de l’être humain mais bien son exact opposé. C’est bien l’homme qui a rendu ce monde aussi pourri et corrompu.

L’homme est un loup pour l’homme.

Aussi longtemps que la civilisation existera, et avec elle la hiérarchie sociale que nous connaissons tous, tous les pantins dotés d’un peu de pouvoir sur autrui chercherons à imposer leur vision des choses et devenir le roi des rois. Est-ce mal ? Non, cette hiérarchie existe jusque dans la nature la plus profonde, dans chaque groupe d’animaux s’installe une hiérarchie aussi naturellement que possible. Mais aujourd’hui ce qui exaspérait le plus Démégor, et sans doute la majorité des serviteurs de Sharna, c’était le fait que des individus sans aucun mérite et aucune réelle puissance s’autoproclamaient roi, princes ou que sais-je encore. Seuls les plus puissants méritaient d’être au sommet, alors comment accepter cette parodie de paix qui s’était installée avec le temps ? Comment accepter que de ridicules pantins mènent la danse alors qu’ils n’avaient aucunement gagné leur place si ce n’est par leur lien de sang ? Cela allait à l’encontre de toutes les lois de la nature, et cela allait à l’encontre de la nature elle-même que des faibles soient dirigés par un être aussi faible que ses sujets. Ce n’était pas une paix, juste une parodie de paix qui n’avait aucune valeur. Jamais les hommes ne cesseraient de se battre entre eux, jamais ou jusqu’à ce qu’un être soit assez puissant pour leur faire tous courber l’échine. C’est à ce moment-là, et à ce moment seulement que tous se soumettraient et cesseraient ces ridicules guerres intestines pour que le monde devienne enfin la méritocratie qu’il aurait toujours dû être.

Qui pouvait donc se prétendre assez fort pour briser le monde entier afin de le reforger ? Qui pourrait détruire une création éternelle pour la reconstruire ? Seuls les élus du dieu de la guerre en personne pouvaient se vanter d’être taillés pour ce rôle sur mesure. Les cavaliers de Sharna étaient considérés comme le bras armé du dieu de la guerre, et à leur tête se trouvait l’être appelé par certains « La voix de Sharna ». Etait-ce vrai ? Cela restait un mystère mais l’impérial prenait ce rôle très à cœur. Et s’il y a bien une seule personne au monde qu’il respectait, malgré sa position, c’était bien la divine créature qui entra silencieusement dans cette pièce alors qu’il se reposait.
Sombre comme la nuit et silencieuse comme la mort elle-même, cette demoiselle était gracieuse et divinement belle à tel point qu’elle aurait pu avoir tous les hommes à ses pieds sans efforts, et vivre ainsi une vie faite de richesse, luxe et opulence jusqu’à la fin de ses jours. Mais elle en avait décidé autrement, elle était une esclave et Sharna l’avait choisie pour partager ses visions, pour devenir ses yeux et cette créature s’était, dès lors, battu avec acharnement jusqu’à atteindre le rang qu’elle avait aujourd’hui. Sa détermination et sa foi forçaient le respect de l’impérial. Elle avait choisi la voie guerrière car Sharna le lui avait demandé.

Démégor considérait cette demoiselle comme l’oracle de Sharna.


« Bonsoir mademoiselle Volensergh. Que me vaut le plaisir de cette visite ? »

C’est ainsi que l’impérial lança la conversation alors qu’il se penchait sur le plateau de fruit pour y cueillir deux raisins avant de tendre le plateau à la demoiselle. De sa main valide il plaça entre ses deux mâchoires les deux raisins avant de faire claquer ses dents les unes contre les autres, sentant le jus couler dans sa gorge alors qu’il s’en délectait. Même si ses sensations s’étaient amoindries depuis sa résurrection, il était encore capable de savourer de la bonne nourriture : ce n’est déjà pas si mal, non ?
Que faisait cette demoiselle en ces lieux alors que le manoir était désespérément désert en cette froide soirée ? Se sentait-elle seule ou était-ce simplement le feu qui l’avait mené ici ? Toutes ces questions auraient bientôt une réponse.

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Anonymous Invité
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MessageSujet: Re: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeMar 17 Juil - 19:53

Un son.
Un son formant des syllabes.
Ces syllabes elles-mêmes formant des mots.
Et pour finir ces mots formant une phrase.
Impossible.

Une vision ?
Non. Pas alors que j'étais réveillée et que je sortais d'une autre vision.
Estomaquée, je fixai le feu un instant. Impossible. Tout doucement, comme on tourne la tête d'une poupée de porcelaine pour ne pas la briser, ma tête se tourna lentement, très lentement vers le canapé à ma gauche, que j'avais remarqué sans y prêter attention.

Grave erreur.
Là, reconnaissable entre toutes, une silhouette immense, imposante, y était assise.
La silhouette d'une armure. Asmodée. Une œuvre d'art à elle seule. Magnifiquement ciselée. Et mortelle. Et sous cette armure... gasp !


–Hein ? Vous... Je...

Mon cœur s'était mit à battre follement, me faisant perdre mes moyens.

–Démégor ? ...Maître ? Que...

Clignant des yeux, deux fois au moins, j'inspirai un grand coup et essayai de calmer les battements de tambour dans ma poitrine.

–Vous ici ? Je ne pensais pas... enfin...

Lui ? Ici ?
Pourquoi ? Comment était-ce possible ?
Que fait-il ici ? Il n'avais pas besoin de se reposer ! Ça n'était pas un homme, c'était tout simplement plus qu'un homme. Mon respect pour lui était bien plus grand que pour n'importe qui –excepté Sharna bien sûr– c'est lui qui m'avait sauvé de la misère la plus noire de ce bas-monde, lui qui m'avait offert une porte et un avenir. Lui, celui à qui je devais tout.

Alors finalement... que faisait-il ici ?
Je n'avais pas la réponse, mais je n'allais certes pas la lui demander. Notre dernière entrevue avait été disons, écourté par l'arrivée d'un cheval couleur de nuit, et la première n'avait évidemment pas été à mon avantage... mais passons. Me rendant compte qu'il attendait une réponse, j'essayai de faire fonctionner le peu de neurones qui réagissaient encore à mes injonctions, et répondis :


–Bonsoir Démégor, mais... enfin, je... cette visite ne vous était pas destinée, enfin pas personnellement, je... je venais simplement (rougit) me reposer... me pardonnez-vous cet accès de faiblesse ?

Je vis alors ce qu'il me tendait.
Un plateau de fruits. D'une main timide, je pris une pomme rouge et la portai à mes lèvres avant de murmurer un "merci" au maître des lieux. Et pour la première fois, je m'interrogeai : que pouvait-il bien y avoir sous cette armure ? Il ne pouvait tout de même pas ne rien y avoir... si ?
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MessageSujet: Re: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeMar 17 Juil - 23:26

Pourquoi se reposait-il ? Pourquoi était-il affalé sur ce canapé pour que son corps se repose alors que celui-ci n’en avait plus besoin ? Techniquement parlant il n’était plus être un vivant, son corps n’était plus qu’une épave qui resterait dans cet état actuel pour des centaines et des centaines d’années…ou jusqu’à ce que quelqu’un soit assez puissant pour arriver à séparer sa tête de ses épaules. Son corps ne ressentait plus la faim ou la soif, ses sensations furent clairement amoindries par cette mort prématurée et il réalisait l’ampleur de cette perte chaque jour un peu plus…cela ne s’aggravait plus, mais chaque action lui rappelait ce qu’il avait perdu et ne pourrait jamais regagner. Rien n’est supposé pouvoir vivre éternellement, cela allait à l’encontre de l’ordre naturel des choses et qu’un être mort puisse être ramené spontanément à la vie et puisse vivre pour l’éternité était une aberration encore plus gigantesque.
C’était dans l’ordre des choses qu’un être meure et laisse sa place à un autre ; chaque être avait un cycle de vie naturel bien que celui-ci ai tendance à être drastiquement raccourci en temps de guerre. Même le plus puissant guerrier voyait avec le temps ses capacités diminuer jusqu’à ce qu’il soit vaincu par un autre…imaginez-vous les opportunités pour un guerrier ayant la possibilité de vivre sans doute à jamais ? Même si vivre à jamais était l’assurance de voir vos proches mourir bien avant vous, c’était également l’assurance de voir vos capacités martiales rester exactement les mêmes pour des années et des années. Pour tout homme ayant choisie la voie des armes c’était une occasion en or.

Alors pourquoi faire semblant ? Pourquoi faire croire que son corps pouvait être fatigué par un quelconque effort physique ? Parce que nul ne savais qui il était réellement et c’était mieux ainsi. Pour que les apparences soient sauvées il devait prétendre être encore humain et avoir les besoins physiques inhérent à tout être vivant : se nourrir, dormir et compagnie. Jouer un rôle ne le dérangeait pas puisqu’il le faisait déjà tout à fait naturellement. Mais après tout était-ce réellement important ? Qui était le plus important ? L’armure elle-même ou ce qu’il y avait en dessous de l’armure ? C’était une question que se posait souvent l’impérial lorsqu’il voyait quelqu’un le regarder avec insistance, comme s’il cherchait à percer le secret qui n’en était finalement pas vraiment un.

Bientôt la divine créature qui venait d’apparaître se rendit compte de la présence de l’impérial et fut quelque peu décontenancée de cette rencontre surprise. Que ce soit simulé ou non, sa naïveté et son innocence amusait toujours Démégor qui ne pouvait pas ne pas se délecter de la surprise et de la gêne naissant sur ce sombre visage. Evidemment qu’il savait que cette rencontre n’était qu’une coincidence car il n’avait pas prévu d’y venir initialement. Bien sûr qu’il savait qu’elle était uniquement là pour se reposer après un entraînement éprouvant, et ne cherchait que le repos du guerrier bien mérité. Il savait tout ça mais il aimait taquiner cette demoiselle, par moments, pour voir comment sa naïveté et son innocence allaient la faire réagir.

« Nous sommes entre nous, détendez-vous. Vous pouvez vous laisser aller.»

Elle n’avait aucune raison de stresser ou d’être intimidée en sa présence, c’était ici la seule personne qui n’avait pas besoin de faire de manières avec le maître des lieux car ce dernier la tenait en très haute estime. Le protocole ne la concernait pas vraiment, et compte tenu du talent dont Sharna l’avait gratifiée elle pouvait agir le plus naturellement du monde en présence du seigneur et maître des cavaliers…mais elle ne le faisait pourtant jamais, ou du moins Démégor ne l’avait encore jamais vu faire : preuve d’une certitude politesse et retenue de sa part…une qualité bien trop rare de nous jours.
« Je n’ai rien à vous pardonner, ma chère. Même si votre détermination est infatigable, le corps aura toujours besoin d’un peu de repos. »

Gorgoroths mis à part, nul corps n’était infatigable et nul être ne pouvait combattre pendant des semaines entières sans jamais être épuisé. Connaître ses limites faisait également partie des attributs de tout bon guerrier qui se respecte et la fatigue physique était la principale limite que les entraînements quotidiens permettaient de repousser chaque fois plus loin. Savoir quand se reposer, savoir quand reculer pour revenir au top de sa forme était quelque chose que chacun devait acquérir avec le temps…elle était donc sur la bonne voie. Reprenant des raisons dans sa main droite il fut amusé de sentir le regard discret que la demoiselle lui portait…elle aussi était en train de réfléchir à quel type d’être pouvait venir se reposer ici, à qui elle pouvait avoir à faire…à ce qui se cachait sous le voile.

Et peut-être déciderait-il, un jour, de lui montrer ce qui se cachait dessous.


« Profitez de ce moment de répit. Bientôt ils ne seront que trop rares. »
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MessageSujet: Re: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeMar 7 Aoû - 13:31

Je baissai les yeux.
Excès, pas accès. Je ne savais même plus parler correctement.
Mes oreilles pointues s’aplatirent sur mon crâne comme l'auraient fait celles d'un cheval. J'avais fait d’énormes efforts pour apprendre exactement la (les) langue(s) connues sur ce continent, posséder un vocabulaire extrêmement varié, ne pas me laisser submerger par les tonnes de bouquins qui s'alignaient dans les rayonnages de la bibliothèque du Manoir... tout ça pour me ridiculiser aussi facilement.

Heureusement, il ne releva pas.

–Nous sommes entre nous, détendez-vous. Vous pouvez vous laisser aller.

Étrange.
Démégor semblait tout faire pour nous mettre en confiance.
Pourtant, qu'étions-nous au final ? Une simple cavalière, n'ayant prit qu'un seul échelon depuis qu'elle était arrivée ici, il y a deux ans. Entièrement noire comme du charbon qui plus est. Trop mystérieuse pour être belle. Pas assez dangereuse pour être envoûtante. Il me semblait impossible qu'il ressente pour moi la moindre attirance. Même si lui, il était clair qu'il m'attirait. Je songeai que si j'avais pu rougir, je l'aurais fait.

Étrange mais bienvenu, car je cessai de bafouiller :
–Oh, merci, fis-je en souriant timidement.

Je soupirai intérieurement.
Et qui était intéressée par lui, hein ? Suie ou Draomea ?
Il ne me fallu pas un instant pour comprendre que c'était Draomea. Suie, elle, la petite voleuse qui était mon... dédoublement de personnalité, aurait juste été effrayée par l'armure, si elle s'était réveillée à ce moment-là.

D'un autre côté, qui était le dédoublement de l'autre ?
Suie était là avant. C'est ainsi qu'on m'avait appelé toute ma vie durant.
Draomea était... autre chose, quelque chose de plus. Le prénom de ma mère ainsi que son nom. Mais comme elle n'était plus, je pouvais très bien prendre son nom, elle n'en serait pas dérangée outre mesure. D'ailleurs, sur le champ de bataille, on l'appelait Furia.
Ce simple surnom résumait tout.

–Je n’ai rien à vous pardonner, ma chère. Même si votre détermination est infatigable, le corps aura toujours besoin d’un peu de repos.
–Oh, je suis heureuse que vous compreniez.

Je souris, manquant de rougir.
Ce n'était pas tous les jours que le Maître des Cavaliers était aussi compréhensif.
Cela avait dû être une bonne journée pour qu'il soit aussi détendu. Bien entendu, à moi, il ne m'avait jamais rien fait, rien reproché. Étrange d'ailleurs, mais passons. Aux autres... je l'avais vu démembrer de pauvres hères avec la facilité que j'aurais eut sur un vrai champ de bataille, mais lui, il arrivait à le faire de sang froid. Et je ne sais pas si j'arriverai à torturer de sang froid. Ou alors, c'est juste quelque chose qui s'apprend.

Moi, je n'avais tué qu'une seule personne de sang froid. Un cavalier.

Je frémis à ce souvenir.
Je ne regrette pas d'avoir enfoncé mon sabre dans sa gorge mais...
Disons que c'était une expérience qui me laissait encore dubitative. A-t-on réellement besoin de tuer les autres Cavaliers pour gravir les échelons ? Cela ne fait qu'éclaircir nos rangs... d'un côté, les faibles ne méritent pas d'être des cavaliers, c'est certain, mais de l'autre... et si j'avais à tuer un des cavaliers pour lesquels j'avais le plus d'estime ? Y arriverais-je ?

Si je me répondais oui, je me mentirai à moi même.
Si je me répondais non, je me dégoûterai avec ma propre lâcheté.

Alors je ne me répondis pas.
Démégor reprit quelques raisins avant de continuer d'un ton que je lui connaissais déjà un peu plus :
–Profitez de ce moment de répit. Bientôt ils ne seront que trop rares.

–Ne vous en faites pas, fis-je avec, cette fois, un franc sourire. Je serais prête.

Puis je laissai passer un long silence.
Je réfléchissais à la manière dont je devais lui exposer mon projet.
Et soudain, je relevai les yeux.

–Maître, j'aurais aimé que vous m'accordiez une faveur.

Sentant son regard fixé sur moi, je continuai, encouragée par son silence.

–Eh bien... aussi loin que remontent mes souvenirs, je ne suis jamais sortie du continent sombre. Pourtant, dans les livres, les cartes sont immenses, et possèdent plusieurs continents, tous aussi étranges et beaux les uns que les autres ! Je... j'aimerai prendre un ou deux ans de ma vie pour explorer ce monde, avant de revenir ici, avec des connaissances et des expériences avec moi.

Je relâchai la pression que mes muscles s'étaient infligés tout le long de ma tirade.
Je gardai les yeux fixés sur son masque, guettant une réaction, une réponse. Je déglutis. D'un autre côté, c'était évidemment qu'il me laisserait partir. Chaque cavalier était libre d'aller et venir ici.

–Oui, je sais que chaque cavalier est libre d'aller où bon lui semble, mais je pensais qu'il serait bien que je vous demande avant, si c'est pour une période aussi... longue.

En vérité, j'y pensais depuis des mois.
J'avais juste peur que les cavaliers tombent dans un piège ou une embuscade qu'une de mes visions leur aurait évité. Malgré les rivalités constantes dans l'actuel groupe des cavaliers, où chacun voulait tuer les autres, moi, ce que je voulais, c'est que le plus grand nombre s'en sorte et devienne toujours plus fort.

Pour Sharna.



[désolée pour le retard !]
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MessageSujet: Re: Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]   Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh] Icon_minitimeMar 7 Aoû - 23:32

Que pourrais-je bien faire comme introduction? Quels mots pourrait-je employer comme prémices à cette intervention à venir du seigneur des cavaliers de Sharna? Quels mots pourraient vous transmettre le ton et l'atmosphère qui pesaient à cet instant dans cette salle de repos? Non en fait, rien ne me viens à l'esprit pour vous décrire l'ambiance calme et sereine qui flottait dans cette immense pièce. Alors pourquoi s'embêter en sempiternelles phrases dénuées de tout sens alors qu'il suffirait d'aller simplement à l'essentiel? Oui, c'est ça! Et c'est justement ce que je vais faire! Aller, on est partit!

« Je ne doute pas que tu le seras. Tu ne m’as encore jamais déçu »

Ce n’était ici pas une question de confiance mais plutôt de respect mutuel tacite. L’avantage d’être entouré uniquement des meilleurs dans leur catégorie, c’est que chacun savait intuitivement ce que l’on attendait d’eux à chaque instant sans avoir besoin de le leur rappeler sans cesse…exception faite des petits nouveaux, bien entendu, qui ne mettent pas longtemps à prendre leurs nouvelles fonctions et les responsabilités qui vont avec. Chacun était un guerrier né, mais au cours de leur séjour ici ils apprenaient également à être des leaders et finissaient, pour les meilleurs d’entre eux, par avoir l’étoffe de généraux d’armées lorsque la situation l’exigeait. En prêtant serment de servir Sharna de tout leur être, chaque cavalier présent en ces terres savait très bien ce qu’on attendait de lui tous les jours, mais était surtout conscient de ce qu’on attendrait de lui le jour où Démégor lancerait enfin l’appel tant attendu. Au fond l’impérial savait que tous n’attendaient que ça, que tous n’espéraient que de le suivre sur le champ de bataille afin de changer le monde pour qu’il devienne comme il aurait toujours dû être. Et ce jour viendrai…et alors nul noble, nul prince ou roi ne trouverait un endroit assez sûr pour se cacher de la fureur guerrier des serviteurs de Sharna.

Bientôt le mystérieux dirigeant écarta son regard de la table devant lui et releva légèrement la tête, plongea son regard perçant dans les flammes qui crépitaient avec insistance devant lui depuis plusieurs minutes. Comme contemplant un coucher de soleil, ou encore les flammes d’une bataille ravageant une terre désolée une toute dernière fois, le regard du guerrier se perdit dans cette chaleur meurtrière sans qu’il ne s’en rende vraiment compte au final. Le feu avait toujours été une source d’admiration pour lui : c’était une force libre, bestiale et incontrôlable par-dessus tout. Mais fort heureusement ses pensées furent quelque peu perturbées par la demoiselle présente qui souhaitait demander une faveur à l’impérial. Que pouvait-elle bien vouloir, malgré son rang, qu’elle soit obligée de demander la permission ?

« Si tu penses que d’une certaine façon cela te sera bénéfique, alors prend le temps qu’il te faudra… »

Que pouvait-il lui répondre ? Non ? Tous les autres cavaliers avaient carte blanche, elle était la seule à être venu lui demander la permission, et il devait lui refuser cette demande ? Non, bien sûr que non, cela n’aurait absolument aucun sens. Certains cavaliers préféraient s’exiler pendant quelques temps pour améliorer leurs talents guerriers, mais celle-ci avait décidé de découvrir le monde, le plus simplement du monde si j’ose dire. Quel mal y avait-il à cela ? Elle pouvait faire ce que bon lui semblait du moment qu’elle ne trahissait pas son serment, du moment qu’elle continuait d’obéir à l’homme qui était assis à côté d’elle quand celui-ci en aurait besoin.

« …seulement le jour où j’aurais besoin de toi, le jour où nous prendront les armes au nom de Sharna, j’aimerai que tu sois parmi nous, à mes côtés. Je ne pense pas avoir besoin de te rappeler l’importance que tu as, n’est-ce pas ? »

Savait-elle pourquoi ? Savait-elle que le fait que Sharna l’ai choisi pour lui transmettre ses visions faisait d’elle l’oracle et, dans un sens, un des leaders religieux les plus précieux de tout Phelgra…ou du moins pour tout serviteur de Sharna qui se respecte. Cette demoiselle avait tendance à diminuer ses propres capacités et l’importance qu’elle avait au sein de cette fratrie, il était donc de bon ton pour le maître des lieux de lui faire un petit rappel à l’ordre de temps en temps. Chaque cavalier de Sharna était libre de faire ce qu’il voulait, mais tous étaient sous les ordres du leader des cavaliers, tous devaient répondre à son appel lorsqu’il jugeait nécessaire de regrouper les cavaliers…ce qui précédait généralement une intervention armée. Tous ceux qui ne respectaient pas leur serment et trahissaient leur devoir était immédiatement déchus de leur position ainsi que des droits et privilèges qui allaient avec ce poste. Il en avait toujours été ainsi depuis la création de ce poste, trahir ses collègues pour accéder à une position plus importante au sein des cavaliers était toléré ; mais trahir l’ordre des cavaliers dans son ensemble, ainsi que leur but commun était sévèrement puni.

Elle était trop importante pour être abandonnée, et également trop précieuse pour être mise en cage car à vouloir enfermer un animal, celui-ci ne finira que par chercher la liberté. Non, il ne souhaitait pas la priver du droit de découvrir le monde dans lequel elle vivait, il ne souhaitait pas la priver des droits les plus simples. Mais il ne voulait pas qu’elle oublie son rôle, son importance et son statut.
Car bientôt tous les moutons seraient rappelés par leur berger, car bientôt Sharna murmurerait sa volonté à l’oreille de l’impérial. Et l’impérial, sans sourciller, rassemblerait tous les serviteurs de Sharna pour enclencher le changement tant attendu, le changement désiré par cette divinité guerrière. Pas un ne serait épargné, pas un ne pourrait échapper à son devoir.
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Le repos du guerrier [PV Draomea Volensergh]
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