LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1

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 LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1

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Le Messager
MessageSujet: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Ven 16 Nov - 18:35



Pas de chance pour le régent, mais sa ville est également touchée par le mal de l'épidémie. Afin de la contenir le mieux possible mais aussi à ne pas nuire à ces affaires, Fanel a réorganisé sa ville et littéralement fait de tout un quartier, celui d'une mise en quarantaine. Mais il serait néanmoins bon de douter de l'efficacité de son choix car il a placé quelques soldats à l'entrée qu'il est plutôt facile de corrompre si on souhaite entrer ou sortir. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit d'une zone parallèle à celle du quartier commerçant. Il existe beaucoup d'hommes et de femmes d'affaires dans les environs, notamment des nobles qui se déplacent beaucoup. Toutefois, il se trouve qu'il s'agit aussi de la zone où il a été recensé le plus de contaminés. Pour cette raison, Fanel aurait fait un appel à tous les hommes de sciences qui pourraient faire en sorte d'éradiquer cette maladie qui nuit à sa bourse...

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Personnes présentent dans ce lieu :
Isara Calaelen (indifférente)
Ademar Zalych (opportuniste)
Urkrass Grompeck (opportuniste)
Enteri Klypsène (dévoué, contaminé)
Erelda (altruiste)
Baptisma Maverick (neutre)
Dolan Kane (altruiste)
Verna Luxis(altruiste)

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But :
Les opportunistes et les altruistes, vous avez entendu l'appel de Fanel. Pour certains d'entre vous, vous avez eu pitié des pauvres bougres qui se trouvent piégés dans leur quartier, pour les autres, il s'agit d'une belle occasion pour récolter des informations et peut-être même des cœurs cristallisés si vous en avez l'occasion. Pour les neutres ou les indifférents, vous avez sans doute des affaires qui vous attendent là bas. Ayez une bourse pleine, car vous risquez de devoir payer les soldats que vous croiserez si vous voulez entrez (pour avoir un papier vous y autorisant de pénétrer dans le quartier)... ou même sortir.

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Règles :
_ Vous devez poster au moins 3 messages.
_ Il n'y a pas d'ordre de postage afin de ne bloquer personne.
_ Vous avez trois semaines pour poster vos 3 messages, soit jusqu'au 7 Décembre.






Dernière édition par Le Messager le Lun 7 Jan - 15:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Sam 17 Nov - 1:06

Représenter le roi signifiait différentes choses. Faire éclater la justice sur ceux qui croyaient lui échapper ou bien apporter un message de paix et de prosperité aux contrées alliées. Il y avait aussi toute la partie pqperasserie, mais ça,ça valait pour tous. Comme le tribunal était réquisitionné pour traiter les malades. Il avait été gentiment prié d,apporter son soutien à Tyrrhénium.

Pour une fois qu'on mettait son coeur à nu. Peut-être que c'était vraiment un cadeau des dieux. Mais quoi qu,il en était, il s'agissait de meurtres, de façon ironique certes, mais un meurtre quand même et si le mertrier était un dieu... Il le ferait intervenir. Mais de toute manière ce n'était ni l'instant Scale, ni l'instant Rick, c'était son instant à lui.

Et son enquête préliminaire avait déjà commencé. Pour cette affaire, il avait fait l'acquisition d'un classeur dans lequel il avait glissé des feuilles rigides. Il y en avait sept en tout.

Le premier portait la mention qui/quoi et comme son nom l'indiquait, il permettait de trouver les responsables.
Le second portait le nom ronflant de quand. Bien que subsidiaire, la question du moment où le premier cas avait lieu pourrait apporter des éclaircissements non négligeables.
Le troisième se nommait bien évidemment où. L'origine de ce mystère, le lieu où tout avait commencé. Le lieu du crime se trouvant être le monde. Il avait de quoi s'amuser.
Le quatrième avait comme mention comment. Il permettrait de savoir précisément comment se propageait la maladie. Et comment le malade originelle l'a contractée.
Le cinquième s'appelait tout simplement pourquoi. Titre risible. Pourquoi les créatures qui rampaient sur cette planète devaient elles chercher la raison de choses qui dépassaiet leur entendement. Toutefois il fallait un motif pour une condamnation.

Cette partie du dossier était bien sûr complétement vide.

Un autre intercalaire se nommait preuve. À l'intérieur, une feuille moins rigide avait été glissée, dessus il avait noté l,inscription qu,il avait vu sur un mur. Quelque chose comme "Le monstre de pierre nous dévorera tous! La malédiction des dieux est sur nous."
Le dernier se nommait hypothèses et réunissait tout ce qu'il avait réuni. Il avait écrit qu,il doutait de l'existence de cette maladie faute de preuves.

-Procureur Edge!

[i] En entendant son nom l'homme masqué et encapuchonné se redressa. Il portait un loup pour cacher ses yeux. Une longue robe noir à capuche cachait le reste de son corps. Un conspirateur, une ombre démoniaque, voilà l'idée première qu'il laissait.


-Avez vous ce que je vous ai demandé capitaine Finn?

L'homme à qu'il s,adressait était un terran âgé d'une trentaine d'année. L'exercice avait permis à son corps d,attendre la proportion normale des terrans soldats en ville. Sa dévotion et ses affiniés avec les gens avaient mené ce brave gaillard au poste prétigieux de capitaine et gagné le respect de ses collègues et subalternes. Son intelligence pratique liée à une forte dose de superstition ne lui permettait pas d'aller plus haut.

-J,ai les deux individus que vous m,avez demandé d'amener. Mais j'ignorais que vous pensiez vous aussi qu,il y a des races inféreiures.

Il avait devant lui un exemple de son intelligence.

-Naturellement que je pense ceci, mais je n'ai encore trouvé aucun représentant de ma race. Alors vous êes tous égaux en termes de races inférieures.

-Ourgf!Bon j'ai compris vous n'êtes pas raciste.

-Brillante déduction...

-Mais pourquoi m'avoir demandé de chercher deux non-morts.

-C'est une précaution, tout simplement! Les non morts
peuvent résister à cette épidémie. Si il y a besoin de s'approcher de la zone sinistrée, ils feront obstacles.


Un sourire dénué d'humour apparut sous la cagoule. Le capitaine se sentit mal à l'aise.

-Euh... procureur Edge, est ce que ça veut dire que l'enquête commence?

-Pas encore j'aimerais d'abord organiser mes pensées.

'L'épidémie qui frappe tous les royaumes est elle réelle? J'ai du mal à le croire. Y a t il une preuve réelle de l'existence de cette maladie? Je devrais me renseigner sur les symptômes.'

-Manifestement, l'enquête ne peut pas encore débuter. J'aurais en tout premier lieu besoin d'informations sur cette affaire.


-À vos ordres! Je trouve que ce truc c'est vraiment horrible, vous imaginez devenir une pierre! Y a pas de doutes quand je pense qu'il y en a qui veulent s'enrichir dessus! C'est vraiment dégueulasse! PAS ÉTONNANT QUE LES DIEUX NOUS AIENT ABANDONNÉS!

Ses mains gantés vinrent se joindre au niveau de ses coudes aux longues manches. Son air de désinterêt fut changé par un sourire cruel.

-C'est là votre énumération des faits?

-Exactement, y a pas plus précis!

'Ce brave capitaine Finn ne changera jamais peu importe le nombre de fois que je le reprends. Il va falloir que je creuse moi-même ce dont j,ai besoin!

-Devenir une pierre?


-Ouais! Au début tu as des plaques de pierre sur la peau, le lendemain ta jambe est en pierre, le jour d'après tu es une statue et ensuite tu exploses! Et ce truc est super contagieux.

-Donc il s'agit d'une pétrification progressive suivi d'une explosion.

- Ouais!

-Et l'explosion est forte?

-Pas vraiment... La statue se fissure et casse... Y a toujours le nuage de poussière, mais vraiment pas de quoi en faire une arme.

-Je vois... Autre chose?

-Non c'est tout!

-Vous êtes sûr?

-Ben j,ai ptetre oublié deux ou trois choses mais je vous ai donné tous les éléments importants!

Sourire de prédateur.

-Décidément capitaine Finn vous ne manquerez jamais de me surprendre. Non seulement votre résumé ne comportait pas que des faits, mais en plus vous omettez des informations essentielles pour la compréhension de cette affaire...

-Hey personne n'est parfait, et puis je suis sûr de vous avoir tout expliqué... Oh je n,aime pas ce sourire, j'ai vraiment oublié un truc important alors.

-Vous avez dit tout à l'heure. "Quand je pense qu'il y en a qui veulent s'enrichir dessus. Mais dites moi, inspecteur qui gagnerait de l,argent sur un tas de gravats!

-Je vois ce que vous voulez dire... Ouais, c,est vrai que ce truc est assez important puisque les gens se battent dessus et tout...

-Oui bon, y a un truc qui devient pas une pierre et c,est le coeur! À la place il devient une pierre de sphène!


'Une pierre de sphène hein? Ce truc ressemble de plus en plus à une légende... Mais je ferais bien de relever les éléments importants. La Sarnahroa serait selon les rumeurs une maladie amenant la pétrification progressive et une desintégration ne laissant que le coeur de la victime sous forme de pierre de sphène et comment pourrait on s'enrichir grâce à une maladie mortelle? Quoi qu'il en soit je dois d'abord m'assurer que cette maladie existe.'
-Merci pour ces informations capitaine, je pense que nous pouvons maintenant procéder à notre enquête.


Le groupe se rendit donc devant un des gardes à qui il présenta l'autorisation de circuler dans la zone en quarantaine.Après tout, Timothée et Fanel avaient pour interêt commun la fin de l'épidémie.

-Ceci est une scène de crime messieurs, veuillez donc vous abstenir de déranger quoi que ce soit. Toutefois, notre premier interêt est de trouver un malade en phase terminale. Cherchez les habitations abandonnées et celles où la lumière de chandelles est visible.

[i]Il resta debout dans l'ombre en attendant des résultats. Ils ne tardèrent pas à venir.


-Procureur Edge monsieur! J'en ai trouvé un!

'Tss, on dirait bien que c,est réel...

Le groupe se dirigea vers une maison plutôt cossue. Le capitaine se trouvait près d'un lit. Dans ce lit uun être surnaturel, étrange grotesque dans le domaine du merveilleux. Une respiration se faisait entendre... sa respiration. Un nez de chaire était posé sur une statue... Les deux gorgoroths firent un pas en arrière. Edge se contenta de sourire un vrai sourire amusé en regardant intensément ce nez respirer. Malgré ce masque sur ses yeux, on n'aurait pu jurer qu'ils allaient quitter ses orbites pour aller toucher cette créature de pierre. Qui était le plus monstrueux?

La pierre avançait doucement, mais vu ce qu'il y avait de chaire, les progrès étaient clairement visibles.


K-KR-KR-KRR-KRAAK!

-C'est déjà fini?

Un nuage de poussière fût soulevé. Il désigna un des gorgoroths.

-Vous, allez me récupérer ce qu,il reste de lui. Et mettez le dans ce sac.

Son oeil vit l'éclat d'un truc rouge et brillant à l'intérieur.

Avec une pince, il récupéra le sac qu'on lui tendait et le rangea dans la partie preuve.

Quel étrange événementque de voir un homme se changer en pierre et cette pierre rouge qu,est ce que c'est? Où ai je déjà entendu ça? La Sarnahroa serait selon les rumeurs une maladie amenant la pétrification progressive et une desintégration ne laissant que le coeur de la victime sous forme de pierre de sphène... Il y a un lien. Ceci est donc la preuve de l'existence de la Sarnahroa. La Sarnahroa est une maladie amenant la pétrification progressive et une desintégration ne laissant que le coeur de la victime sous forme de pierre de sphène ? L'effort commun serait de l'enrayer... comment pourrait on s'enrichir grâce à une maladie mortelle? Il y a un lien. Comment s,enrichir, c,est plutôt simple, il suffit de prendre la pierre de sphène.

-Capitaine Finn combien vaut une pierre de sphène sur le marché?


-Difficile à dire,... Mais c,est pas facile à trouver.

-J,aurais besoin que vous emmeniez faire analyser ce qu'il y a dans ce sac, montrez cette lettre aux gardes et dites leur que je veux cette analyse pour hier.

-À vos ordres!

Le groupe se sépara devant la maison, maintenant que l'enquête préliminaire était terminée, il était temps de commencer la réelle enquête.




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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Sam 17 Nov - 18:10

C'est un déluge d’aboiement qui se déversait ce jour là sur le corps de garde de Tyrhénium. La scène n'aurait rien eu de surprenant si l'auteur n'avait été un Zélos massif vêtu comme un marchand d'Argyrei. Celui-ci tambourinait l'air de ses poings menaçants, pointant des doigts accusateurs sur les gardes postés autour du quartier marchand, qui gardaient prudemment leur main sur leurs armes. Le spectacle durait depuis un moment déjà, et un cercle de curieux c'était formé autour des protagonistes.

- C'est scandaleux! beuglait le Zélos, que la colère étouffait. J'ai connu les sentinelles de cette ville: vos pères étaient des hommes d'honneur, vous faîtes honte à votre lignée!

- Et pour qui te prends-tu, vendeur de carpette? La zone est sous quarantaine, personne n'entre ni ne sort sans mon consentement!

- Oui, pour sûr! grinça le marchand. Et je suppose que votre "consentement" se compte en pièces d'or...?

- Disparais, papi, je ne voudrais pas avoir à faire venir une charrue pour dégager ton cadavre de la place... railla le garde.

Une étincelle sembla traverser le regard du marchand du désert. Cette fois, ça ne rigolait plus.


- Ecoutes-moi bien petit malin: mon nom est Urkrass Grompeck, ma famille fournit à ces citadins de quoi se nourrir et se vêtir chaque jour. Et demain peut-être, je leur apporterai le remède à l'épidémie sur un coussin d'or. Et toi, pauvre larve, tu souhaites m'en empêcher?!

Cette fois, la sentinelle hésita: ce n'était plus le marchand mais lui que la foule dévisageait avec insistance. Urkrass ne l'avait peut-être pas convaincu directement, mais il avait placé le peuple de son côté. L'homme n'avait plus vraiment le choix, c'était ça ou risquer de se faire étriper par une nuée de badauds.

- Rah... en quoi est-ce mon problème de toutes façons...? Passes, marchand, mais n'espères pas t'en tirer à si bon compte!

Des menaces en l'air qu'Urkrass balaya d'un revers de la main.

- Sage décision, conclu-t-il.






***


Grompeck et ses hommes eurent tôt fait de traverser le quartier avec leur caravane. Elle n'était pas particulièrement épaisse, mais le marchand avait misé sur les valeurs sûre: de l'alcool, des tuniques et de la nourriture. Aucun produit de luxe n'était disponible, car les habitants mis en quarantaine n'avaient que faire de mourir de faim devant des assiettes en or. Il avait également chargé une charrette de baumes et de plantes diverses, que les malades s'arracheraient à prix d'or.
Urkrass avait d'ailleurs pris de nombreuses précautions pour ne pas risquer l'infection: tout d'abord, lui et ses hommes avaient revêtu d'épaisses djellabas d'Argyrei, couvert leur têtes de chèches qui ne laissaient voir que les yeux, et conservé leurs mains gantées. Le marchand avait donné pour mot d'ordre de ne laisser personne s'approcher, et tous laissaient leurs armes en évidence. La caravane avait prit des allures de cortège mortuaire oriental. Par crainte d'un malheur, Urkrass avait également laissé Pactole, son cochon domestique, en Argyrei. Il craignait que quelques mendiants en fassent leur repas, ou qu'il ne contracte la Sarnahroa. L'emmener aurait fait planer des risques inutiles.

Ainsi, les charrettes traversèrent les rues à moitié désertes, tandis que les passants se mettaient à former un groupuscule derrière eux. La curiosité et la faim animait ces pauvres hères que tout semblait abandonner. Le Zélos accéléra le pas, pour éviter les débordements, mais ils n'étaient déjà plus très loin de l'entrepôt. Le défilé grotesque s'arrêta devant de lourdes portes de bois, qui dépassaient les trois mètres de hauteur.

Urkrass fit cogner à trois reprises son énorme point contre l'un des battants. Quelques instants plus tard, une petite ouverture apparu dans le bois, laissant entrevoir deux yeux gracieusement féminins. Ces derniers se posèrent sur le marchand:


- Retires ce bandeau ridicule, Urkrass. Je reconnaitrais ton gros nez entre mille.

- Cesses-donc de te moquer de moi, femme, et ouvres!

L'ouverture se referma couvrant le ricanement de celle qui semblait être l'épouse du marchand. Bientôt le battant bascula, et un visage d'une finesse exceptionnelle prit sa place.

- Entrez, fit-elle. Et ne laissez rien dehors.

Un par un, les chariots de marchandise disparurent par la grande porte, sous la surveillance des hommes de main. Puis, tous suivirent, avant que l'entrée ne soit refermée pour de bon.
A l'intérieur, la situation était déroutante: les nombreuses caisses, paniers de marchandises et rouleaux étaient tassés vers le fond, tandis que l'avant de l'entrepôt avait été aménagé pour recevoir les montures. De toute évidence, la prudence était de rigueur: tous les efforts étaient faits pour que l'épidémie ne passe jamais les portes de bois.
A la lumière des torches, la femme d'Urkrass dévoilait sa beauté mystérieuse. Elle était grande, de silhouette athlétique et robuste. Sa chevelure d'un noir profond, interrompues par des oreilles pointues, rehaussait le vert étrange de sa peau. Ses formes généreuses en faisaient une créature hypnotique, ce que ses yeux en amande et ses lèvres en coin ne cessaient de confirmer.
Oui, Zephira plaisait aux hommes, et aucun ne parvenait à réaliser que cette séduisante dame n'était autre que... la femme du marchand le plus rustre et grincheux qui soit.


- Je commençais à croire que tu ne viendrais jamais... siffla-t-elle, l'air faussement boudeur. J'espère que tu m'apportes de quoi te faire pardonner de tes longues absences...?

- Epargnes-moi ton numéro d'écolière gâtée, tu veux...? ronchonna Urkrass. Fais plutôt préparer des rations de nourriture.

- Ici, dans l'entrepôt...? Oh-ho, mon cher mari aurait-il une autre idée brillante derrière la tête...?s'enquit la jeune femme, avec ce regard séducteur qui la rendait irrésistible. J'ai hâte d'en savoir plus...

- Tu sauras en temps voulu, déclara le Zélos avant de disparaître dans un bureau reculé.

Si la beauté de Zephira faisait rêver les mâles de tous types, il ne fallait pas longtemps pour remarquer quel genre de femme elle était: une femme de risque, de magouille, mais surtout, d'argent. Et malheureusement pour les nombreux prétendants, rares étaient ceux qui pouvaient se mesurer à Urkrass en matière de commerce.







***


C'est le fracas d'un tambour qui éveilla les habitants du quartier de la quarantaine, et les attira près de l'entrepôt. Une annonce allait être faîte, et les survivants de l'épidémie étaient toujours avides d'informations. Urkrass, bien que son étalage officiel se trouvait dans le quartier marchand voisin, avait ordonné à ses hommes d'aménager un stand de fortune sur place. L'échoppe improvisée étaient conçue de telle façon que les clients devaient faire la queue devant un panneau de bois basculant, qui une fois ouvert laissait place à un guichet.

Plus haut, telle une déesse sur son piédestal, Zephira était perchée sur le balcon de l'entrepôt. Elle fit cesser d'un geste le bruit du tambour, et s'adressa à la foule d'une voix éclatante:


- Habitants de Tyrhénium! commença-t-elle, le regard pétillant de malice. Comme vous le savez, la maladie décime nos rues, et le quartier est bouclé par les forces de l'ordre.

Un brouhaha s'éleva de la foule, qui visiblement trouvait inconfortable qu'on lui rappelle son épineuse situation.

- La famille Grompeck ne vous oublie pas: vous trouverez ici-même de quoi vous nourrir et vous habiller sainement. Nous fournissons également des remèdes de première nécessité!

Cette fois, c'est une clameur de soulagement qui plana sur la place. Le quartier était en quarantaine depuis des jours et les habitants commençaient à manquer de vivres. Aucune échoppe digne de ce nom n'avait les moyens de se ravitailler, faute au blocus, et nombre d'entre-elles s'étaient barricadées.

- Souvenez-vous: nous acceptions les dias, mais nous sommes ouverts au troc d'objets de valeur. De plus, nous souhaitons enrayer cette épidémie, et seule l'étude de la maladie peut nous y faire parvenir. C'est pourquoi nous offrons d'avantage de vivres en échange des cœurs de victimes de la Sarnahroa. La mort de vos proches ne doit pas être veine!

Les passants échangèrent des regards, certains enjoués, d'autres interrogés. Tous avaient la peur au ventre, la peur de se réveiller sans pouvoir bouger le bras ou la jambe. Tous craignaient de voir leurs proches décimés. Leur donner l'espoir d'une guérison, c'était déjà les convaincre d'agir. Une partie de la foule s'avança vers le guichet, préparant leur bourse. D'autres firent demi-tour avec empressement, pensant à un voisin, un parent ou un ami décédé récemment, et dont ils pourraient récupérer le cœur cristallisé. La magie du commerce opérait...
Urkrass, qui observait la scène au dessus de l'épaule de son épouse, se tenait les bras croisés, impassible. Il était parvenu à maintenir ses activités malgré l'épidémie, mais il espérait sincèrement que la collecte de cœurs de sphène servirait à la création d'un remède. Zephira était certe aveuglée par la perspective de richesse, mais son mari était plus réservé: tout comme les guerres, les épidémies n'avaient jamais rien donné de bon sur le long terme...
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Sam 17 Nov - 20:35

En plein dedans, elle était en plein dedans, et visiblement ça n’allait pas s’arranger de si tôt. Car vu l’ampleur de la crise, ce n’était pas une quarantaine qui était là que pour faire jolie. Ce qui était le plus dérangeant en fin de compte, c’était le brouhaha incessant qui s’était installé dans les rues… La demeure de maître Vincent était certes grande, mais aussi éclairée, par nombre de fenêtres. On pouvait les voir déambuler dans les rues, en entendre d’autre crier, certains allaient jusqu’à profaner des paroles en l’honneur des dieux, quelle stupidité. La petite noble ne tolérait pas que la quiétude de ses repos soit troublée, elle savait très bien le montrer… C’était assise dans un fauteuil de haute facture, accoudé sur ce dernier, le regard tourné nonchalamment vers la fenêtre qu’elle ruminait son mécontentement. Ses jambes étaient élégamment croisées et son pied ballant, battait une mesure précise, et son index suivait ce même rythme, tapant sur l’accoudoir aux fines broderies.

Sa main vacante lui servait à tortiller nerveusement ses épaisses couettes torsadées, un tic qui l’avait toujours hanté quand elle était nerveuse. Cela faisait une petite heure qu’elle était là, assise à réfléchir quand sa main vint parcourir son visage dans un soupir rageur, l’exaspération se faisait trop sentir. Qu’allait-elle faire ? Il lui était impossible de rester ainsi là les bras croisé avant un tel boucan à proximité, et même si cela ne faisait actuellement pas partie de ses priorités, elle allait essayer d’en apprendre un peu plus sur les origines de ce bazar, cette maladie tant effrayante que mortelle, la Sarnahroa. Elle se dit qu’il ne serait pas inutile de savoir comment traité un pareil mal, si quelqu’un de son entourage était un jour touché, elle désirerait pourvoir le sauver, à plus forte raison s’il s’agissait d’elle. Verna se leva alors gracieusement de sa chaise et défroissa sa jupe, elle vérifia que ses couettes étaient bien faites, que son maquillage de débordait pas, que ses bas étaient bien enfilés, puis devant le miroir elle se souvint, alors que ses yeux s’attardaient dans le creux de sa fine main…


*Par contact hein ?*

Agacée, elle ôta les nœuds de ses cheveux, laissant ses larges couettes rousses venir s’écraser contre son corset, elle s’évertua alors à se recoiffer de façon plus convenables, transformant ses couettes en longues anglaises, après quoi elle s’en alla dans sa chambre.
Sa servante s’y trouvait, en plein travail, rangeant l’ensemble des robes et autre vêtement de sa bien aimée maitresse par couleur et par taille, exercice ô combien fastidieux mais apprécié. La demoiselle salua sa maitresse avec autant de douceur qu’à l’accoutumé, que c’était grisant ♪ Elle retourna néanmoins bien vite à son labeur. Verna cherchait de quoi s’isoler de ce mal, aucune de ses robes ne faisait vraiment l’affaire, même si certaines était plus épaisse que d’autres, toute présentaient le défaut de laisser quelques zones dégagée, pour le plaisir des yeux. Quand ce n’tait pas le dos c’était les épaules, quand ce n’était les bras, c’était le nombril et ainsi de suite…


« Vous cherchez quelque chose ma dame ? » demanda l’albinos en se tournant vers sa maitresse.

« Absolument… Mais rien ne semble convenir. » lança cette dernière d’un air désespéré

« Que cherchez vous exactement ? »

« Une longue parure, robe ou autre me couvrant suffisamment pour ne point risquer d’être infecter par le reste de la plèbe. »

Sur ces paroles l’on put voir Maxine cherchait un instant, penchant sa tête sur un côté. Puis un éclair lui vint.

« Pourquoi ne pas aller chercher dans les effets de votre maitre ? »

« Je n’y avais pas pensé en effet, mais rien ne sera à ma taille. »

« Mieux vaut que vous soyez trop protégée que pas assez. »

« Certes… Je vais aller voir ça. »

Sur ses mots, Verna se dirigea à l’étage supérieur, et pénétra les quartiers du vieil homme. Les lieux étaient toujours aussi ternes, la lumière pénétrait fébrilement à travers l’œil de bœuf, de plus que la tenture verte se trouvant assombrissait encore plus les lieux. Comme toujours Carmélia se tenait près du lit, presque immobile, une lhurgoyf elle aussi, même si sa couleur de peau ne le laisser pas suggérer. Le vieil homme était souffrant, toujours aussi bon, si bien qu’il tenta de se lever lorsqu’il vit Verna arriver. Cette dernière se précipita vers lui, le stoppant dans son élan, et l’aidant à se recoucher, tandis qu’une main froide venait caresser sa joue.

« Je vous en prie mon époux, vous ne devez pas. »

Une lueur de tristesse vint se loger dans son regard. Son cœur devenait toujours plus lourd lorsqu’elle se trouvait en présence de son délivreur.

« Verna… je suis désolé, je… »

« Ne dites rien. Mon cœur est lourd de vous voir ainsi, jamais je ne pourrais vous en vouloir. Reposez vous. »

Elle se pencha alors vers lui, accompagnant la main du vieil homme depuis sa joue jusqu’à sa poitrine avant de venir lui donner un tendre baiser. Elle souffrait de le voir aussi misérable, il n’était certes pas atteint de la Sarnahroa, mais même ce genre de maladie pouvait transformer un homme aussi vaillant fusse-t-il en véritable loque incapable de se mouvoir sans assistance. Même si… l’âge y était pour quelque chose, en plus de 30 ans, elle n’avait pas prit une ride contrairement à lui. Tel était le fardeau de ceux qui en aimait d’autres d’une autre espèce. Elle essuya une larme qui commençait à perlait au coin de son œil et s’en retourna vers l’armoire du vieil homme qu’elle ouvrit prestement. Elle regarda son contenu et prit plusieurs manteaux d’un coup avant de quitter la pièce sans se retourner. Elle jeta le tout sur un fauteuil et en fit rapidement le tri, préférant le plus élégant aux autres. Ample, mais serrée à la taille par une ceinture de cuir, elle était protégée des épaules jusqu’au mollet, mais ses bottes de cuir suffisaient amplement à combler le vide. Le col redresser lui arrivait à hauteur des joues et un petit haut de forme venait parfaire l’ensemble, une plume blanche dressé sur ce dernier. Elle allait franchir le seuil de sa demeure quand Maxine arriva, emmitouflée dans un épais voile noir munie d’une capuche, ne laissant que sa bouche de partiellement visible.

« Qu’est ce que tu fais ? »

« Je viens avec vous. »

« Hors de question ! C’est bien trop dangereux. Que se passerait-il si tu étais atteinte à ton tour ? »

« Je suis prête à courir ce risque. Qui veillera sur vous si ce n’est moi ? »

La lhurgoyf tiqua, elle n’avait pas pour habitude qu’elle lui tienne tête…

« Fort bien mais ne me lâches pas ! »

Le petit couple s’aventura alors dans les rues de la zone de quarantaine, un murmure incessant, s’élevant de part et d’autre du quartier sans que l’on puisse en déterminer l’exacte origine. Cependant après quelques minutes elles arrivèrent devant un rassemblement. Une Zélos en tant qu’orateur, étrangement belle pour une Zélos soit dit en passant. Déclarant à haute voix la raison de sa présence, ainsi que celle de son groupe. Des marchands ? Des vivres ? Pas trop tôt… Presqu’une semaine qu’ils n’avaient pas pu réapprovisionner leur stock. Non pas que cela pose le moindre problème à Verna. En revanche, cette idée d’échange avec des cœurs de sphènes…

« Des vivres contres des cœurs de Sphènes !? C’est… »

« Honteux… à croire que certains n’ont pas vraiment de sens morale. Encore un qui cherche à s’enrichir sur le dos des autres… Ne nous attardons pas ici, il y a trop de monde, c’est trop risqué. »

Les petites demoiselles reprirent alors leurs marches, tournant à un petit coin de rue quand un râle les interpella. Un homme était là, étalé à terre derrière quelques caisses vides, dans un recoin sombre à l’abri des regards. Il se mourrait lentement, incapable de se mouvoir car complètement fait de pierre. La main de l’albinos vint se loger contre sa bouche.

« Mon dieu… »

« A un stade aussi avancé, il n’en plus pour longtemps. »

Le regard apeurée de Maxine ne quittait pas l’homme, un instant plus tard l’on pouvait voir une fissure apparaitre le long de sa jambe qui remonta jusqu’à sa tête en une seconde à peine… Puis une autre fissure apparu, une autre, et en une dizaine de seconde à peine, il n’était plus qu’un tas de poussière balayé par le souffle d’une brise fraiche… ne laissant qu’un cœur cristallisé derrière lui.

La lhurgoyf s’approcha alors de la pierre et l’empoigna avant de faire volte face quand un homme apparut au loin, dissimulé sous un long voile noir et accompagné de plusieurs personne, il portait une sorte de masque dissimulant son regard aux autres. Mais surtout il semblait être familier à Verna…


« J’ai l’impression de l’avoir déjà vu… »

Verna glissa alors le cœur de sphène dans la poche intérieure de son manteau et se dirigea dans la direction de cet individu ô combien particulier, espérant qu’il l’ait remarqué elle aussi.
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Deirdre Luberym
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 21 Nov - 17:01

    Que cette situation était pénible! Que cette situation était horrible! Quoi de pire qu'une épidémie pour nuire aux affaires et aux commerces de la chair! Ho! Il y en avait qui était assez fou et, se pensant condamné, n'hésitez pas à faire appel aux jeunes femmes pour un dernier instant de plaisir, mais le problème était qu'il y avait un risque pour toutes celles et tous ceux qui travaillaient pour elle. Mais d'après les échos, - que Kron soit loué - les gorgoroths ne pouvaient pas être atteint par la maladie au nom imprononçable. Un soulagement pour sa petite personne... mais pas pour ses employés. Pour des raisons évidentes, elle avait dû renvoyé chez eux la plupart de ses camarades - à part les gorgoroths à qui elle avait demandé de travailler normalement. Pour ne pas baisser dans ces chiffres d'affaires, elle avait même cherché à engager du personnel pour cette période troublée, et le critère était qu'ils fussent déjà mort. Voilà qui pouvait paraître étrange et discriminant, mais nécessaire vu le travail demandé.

    Mais ceci n'était qu'une partie du problème. Si cette satanée maladie nuisait à l'ambiance folle de la ville, cela paralysait aussi le commerce international. Cela fut d'autant plus le pompon quand le Régent eut la terrible bonne idée de mettre en quarantaine l'un des quartiers où se trouvaient, d'une part de bons clients aux portes-feuilles bien remplis, d'autre part des hommes avec qui elle était en affaire pour la partie plus élégante de son commerce. Ce n'était pas croyable, à tel point que la jeune femme se crut pendant un instant maudite. Accompagné par Magnus, un fidèle employé qui l'aidait dans la trésorerie du "Aux milles couleurs", qui par chance était de même nature qu'elle, la jeune femme cherchait à se rendre dans le fameux quartier que tout individu sain d'esprit chercherait à éviter en tant normal. Pas de chance, mais Isara n'était ni une femme commode, ni vraiment comme tout le monde.

    " Magnus... cette situation m'est pénible. Pourquoi Fanel n'a pas condamné un quartier de pauvres! "
    " Cela aurait nuit à sa réputation, sans nul doute. Mais si cela aurait été plus confortable pour la plupart des nobles et marchands de notre ville, Fanel ne pouvait fermer les yeux sur le fait que l'on dénombre le plus grand nombre de contaminés dans le quartier où nous nous rendons. "
    " Je me doute bien mon pauvre ami. Ma remarque était purement ironique. En tout cas, je suis étonnée que nous ne comptions pas plus de morts que cela. "
    " Que voulez-vous dire? "


    Un large sourire carnassier apparut alors sur le visage de la jeune femme.

    " Je suis étonnée que tu n'y aies pas pensé. "
    " Je suis désolé de vous décevoir dans ce cas. "
    " Me décevoir? Il aurait fallu que j'attende quelque chose de ta part, mais il n'en est rien. Mais d'après les rumeurs, aucun d'entre nous ne semble touchés par la maladie. Si tous ceux qui sont touchés son condamné, il est juste surprenant qu'aucun malade désespéré pense à se donner violemment la mort, plutôt que d'attendre de se transformer en statue ou en poussière. Avec de la chance, il pourrait devenir comme nous... enfin, si Kron a pitié d'eux. "
    " Étrange réflexion que la vôtre, madame. "
    " Je ne la trouve pas si étrange que cela. Si la mort est un état inéluctable, autant choisir sa fin. Moi je n'ai pas eu cette possibilité. Eux la possèdent. Et puis, comme disent les philosophes, il ne s'agit que d'une autre voie, et la mort est une libération de la douleur. "
    " Les vivants ont toujours eu des rapports particuliers avec leur propre existence. Ils s'y accrochent. Prendre le risque de la perdre définitivement ou s'accrocher à l'éventualité d'un remède même si ils doivent en souffrir... Je ne sais pas ce qui est le plus déraisonnable là dedans. "


    La jeune femme ne répondit pas et haussa simplement les épaules avec une petite moue déconfite. Les deux jeunes gens arrivèrent devant les barricades de la quarantaine, et rapidement, le comportement de la patronne du célèbre bordel changea du tout au tout. Plus souriante, plus chaleureuse et mielleuse, elle tenta d'amadouer les soldats comme elle savait si bien le faire. Cela ne fut pas difficile, d'autant plus que certaines d'entre eux étaient... des clients.

    " Mes pauvres chéris... Que l'état de Tyrhénium se montre cruel envers vous pour vous donner aussi ingrat travail que de devoir faire face à une foule mécontente. Cela doit être bien pénible."
    " Merci de votre sollicitude Madame Calaelen. "
    " De rien mon ami. Mais je ne suis malheureusement pas venu pour vous être agréable comme d'habitude. Je me dois de rendre visite à un ami de l'autre côté. Ce dernier n'est pas contaminé d'après les missives qu'il m'envoie mais il refuse de sortir. Il a peur que l'on vienne piller ses biens. Pour cette raison, moi et mon camarade avions choisi de prendre le risque de venir nous même. Pourriez-vous nous laisser passer? "
    " Madame, j'ai pour ordre de ne laisser passer personne, à par ceux qui possèdent une dérogation spéciale. "
    " S'il vous plaît? "


    Isara s'approcha de ce dernier et se montra entreprenante, comme elle le faisait toujours pour rendre plus doux ceux qui faisaient preuve de réticence. Là, elle lui murmura quelque chose à l'oreille, et le soldat se mit à rougir. Magnus, lui, se mit à sourire quand il comprit le genre de promesse qu'avait dû lui faire sa patronne. En attendant, aussitôt, ce dernier se poussa pour la laisser passer. Friponne, cette dernière lui fit un clin d’œil et lui promit de lui faire un prix quand il viendrait la voir. Un marché qui ne se refusait pas, visiblement.

    Une fois dans le quartier, il s'agissait maintenant de trouver l'habitation concernée. Toutefois, les propos de la gorgoroth n'avaient été qu'une demi-vérité. Il ne s'agissait pas de la visite à un ami, mais à celui d'un homme d'affaire. Il devait lui apporter des épices rares des quatre coins du monde, mais elle n'avait rien reçu, ce qu'elle estimait inacceptable. Qu'importe la situation de l'épidémie, elle n'en avait cure. Alors qu'elle cherchait sa bonne adresse, son attention fut retenue par une petite foule qui encerclait une roulotte, des marchands de passage sans doute. Au moins, il y en avait pour qui le travail marchait....
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 22 Nov - 2:34

Pour mener une enquête comme il se devait, il existait différentes méthodes, mais toutes se résumaient en trois points fondamentaux. Examiner les lieux, relever les indices et écouter les témoignages quand il y en avait.
L'examen des lieux commençait par une vue générale et s'achevait sur une analyse détaillée des plus précises de de la scène du crime. Ici cela risquait de se montrer infructueux, surtout vu la taille de la scène de crime. Rien que ce quartier sinistré entrait dans l'analyse détaillée. Et il devra chercher encore plus précis pour ce qui était de relever des indices.
Les indices maintenant. Chaque acte laissait une trace. Ces traces permettaient à ceux qui les découvraient et réfléchissaient un peu de reconstituer partiellement les évènements. Il fallait bien sûr que ces éléments soient cohérents avec les faits. Si l’on trouvait un hache dégoulinante de sang alors que la victime avait été étranglée et trouvée sans entailles, il y avait de fortes chances que cette hache n’ait pas servi à tuer la victime. Ces traces pouvaient-être une bonne chose, mais parfois, elles se révélaient une malédiction. Après tout, si le criminel voulait brouiller les pistes, il n’y avait juste qu’à ajouter des éléments qui semblaient liés au crime. De plus, supposons que la scène de crime ne soit pas préservée, toutes les traces importantes seront couvertes par d’autres plus récentes. Mais fatalement, le passage d’une foule laissait des témoins. C’était ça le plus ironique, il fallait que la scène soit dérangée pour que celle-ci soit signalée.
On en arrivait donc aux témoins. C’étaient des individus qui avaient vu ou entendu les évènements ou quelque chose en rapport avec les évènements. Ils représentaient la source la plus versatile de renseignements. Que ce soit volontaire ou non. Certains pouvaient mentir pour cacher leur implication ou d’autres crimes. Mais il ne fallait pas oublier que le coupable était le témoin idéal en termes d’informations.

Le travail suivant à fournir était de recouper ensemble les informations et trouver les contradictions. Il restait ensuite à déterminer quelle source ne convenait pas et parfois changer toute une ligne de logique pour que tous les éléments se recoupent. Quand tous les points sombres étaient éclaircis, une théorie pouvait être énoncée.
Bien sûr son travail allait plus loin. Mais pour le moment, c’était les points qu’il allait aborder. Trouver des indices dans un chemin constamment traversé allait se révéler une perte de temps sans indications. Alors la meilleure méthode était sans aucun doute de commencer à interroger les témoins. Dans tous les cas cela devait amener quelque part.
Il fallait imaginer ceux-ci comme un nuage. Supposons qu’un crime ait lieu. Le centre du nuage sera bien sûr la zone du crime et les témoins directs. Plus il y aura de témoins directs et plus il y aura de chance que l’information se propage. On commence donc à s’éloigner du centre de ce nuage. Les témoins indirects permettront une certaine compréhension de l’affaire mais à ce niveau, les informations seront partiellement erronées. Les informations seront ensuite de plus en plus dissipées et finalement les seules informations seront sur les sources. Ce serait la périphérie du nuage. Mais en théorie, une chaîne de personnes qui lie aux évènements si elle est suivie intelligemment comporte en moyenne 5 ou 6 maillons.
Mais pour ce crime, le nuage se désagrégeait en partant du centre. Autrement dit c’était une véritable course contre la montre s’il souhaitait trouver les bons témoins.


’Les renseignements préliminaires sur la Sarnahroa permettent de soupçonner un éventuel trafic de pierre de sphènes , néanmoins, le système de lois est à l’arrêt tant que cette maladie n’est pas éradiquée. Je possède bien quelques informations basiques, mais il me faut des renseignements. Quels sont les symptômes exacts de cette maladie? Quel est son moyen de propagation? D’où vient -elle? Pour le moment, je me concentrerai sur ces points… Bien mon enquête est prête à commencer.

Durant sa réflexion il avait entendu l’annonce de la famille Grompeck. Devant lui, il y avait deux potentiels témoins recouverts d’étoffes et de tissus. Le potentiel témoin aux yeux gris clair se dirigeait vers lui d’un air résolu. Il y avait une chose dont il était sûr concernant ce témoin. Lui, Edge ne l’avait jamais vu ni rencontré auparavant.
Il lui restait maintenant à choisir entre interroger les Grompeck et interroger le témoin. Il était clair que s’il allait voir les marchands, il obtiendrait des informations sur les études et le commerce des cœurs de victimes, ça ou il avait à faire a des trafiquants plutôt directs. Et ce n’était pas parce que la loi était arrêtée qu’il ne pouvait pas mettre quelqu’un derrière les barreaux, entendu qu’il trouve un motif. Cependant il perdrait les informations des autres témoins.
S’il choisissait de commencer par interroger ces témoins, il risquait des informations erronées et… c’était tout. Les marchands venaient de commencer leur collecte. Donc il y avait amplement le temps de demander des informations pertinentes. Et vu que ces témoins n’étaient pas tenus de répondre, il devait maintenir leur attention et leur intérêt.


’Avant de commencer ce témoignage, je dois d’abord retenir les informations essentielles de l’annonce des Grompecks. Ils récoltent des cœurs, pour étudier la maladie… Ceci est du moins leur alibi… Donc je devrais confirmer ou infirmer celui-ci. Bien voyons voir ce que ces témoins vont m’apprendre.

Il se décida à parler en premier.

-Belle journée. Enfin c’est ce que je dirai quand cette épidémie sera enrayée. C’est d’ailleurs pourquoi je suis là. Mais permettez-moi de me présenter, Procureur Edge.

II eût un sourire sans chaleur.

-Vous vivez dans les environs, n’est-ce pas? Après tout seules les personnes autorisées et les résidents peuvent se balader à leur guise ici. Peut-être pouvez-vous me parler de cette épidémie…

Les enquêtes officielles attiraient toujours les curieux, en jouant cette carte, il pourrait peut-être obtenir certains renseignements.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 28 Nov - 0:12

L’élégante jeune lhurgoyfs ne put retenir un petit rire qu’elle tenta de dissimuler derrière sa main gantée devant le sarcasme de l’homme masqué. Selon lui, il était là en raison de l’épidémie. Probablement pour enquêter et de ce fait récolter un maximum d’information sur ladite épidémie… sinon pourquoi un tel cortège ? Avec deux gorgoroths qui plus est...
Le procureur Edge ? Procureur ? Voilà qui était singulier, et qui donner la confirmation à la rouquine qu’elle... ne connaissait pas l’homme devant elle. Et ce sourire brrr… il lui avait donné des frissons dans le dos. S’ensuit alors quelques synthétiques interrogations. Si la jeune noble vivait dans les environs et si elle en savait un peu sur ce mal. Ce qu’elle aurait aimé ne point devoir s’introduire… mais son éduction lui imposait de faire le contraire. Aussi elle fit une élégante révérence et poursuivit comme elle se devait de le faire.


« C’est bien la première fois que je rencontre un procureur en de pareilles circonstances… »

Elle en avait déjà rencontré oui, véridiques… mais inutile de s’attarder sur ce sujet. ♫

« Je me nomme Luxis Verna et cette demoiselle, Maxine, est ma suivante. »

Elle se reprit son souffle, fit face à Edge en dégageant une de ses mèches qui lui tombait devant les yeux, la faute à son couvre chef. Elle croisa ensuite ses bras, sous la poitrine… et se dit au même instant que si elle avait une forte poitrine comme nombre de femme en ce monde cela aurait eu un effet assez redoutable sur la gente masculine… ou féminine en fonction de la personne.

« Je vis effectivement dans ce quartier, cette mise en quarantaine fait partie des choses les plus déprimantes que nous ayons pu vivre. En ce qui concerne cette maladie… Hé bien, de ce que j’en sais, elle se transmet par contact physique et entraine pétrification de son hôte. La vitesse varie en fonction de l’espèce et est encore plus rapide si l’on a recours à l’essence divine. Ensuite je sais que les gorgoroths sont immunisés, la raison néanmoins je l’ignore. Une fois que la personne est entièrement pétrifié elle se brise et devient poussière, seul son cœur reste, cristallisé sous la forme d’une pierre de sphène. Mais tout cela vous le saviez déjà non ? »

Sinon je me demande où est ce que vous étiez depuis 2 semaines…
Néanmoins elle hésitait à tout lui dire tout de suite… elle avait envie de jouer un peu, de passer à autre chose, quitte à partir mener l’enquête avec le… oh mais ce serait une bonne idée ça !


« Ensuite le quartier a été fermé il y a de ça plus d’une semaine et si cela peut vous aider, sachez qu’il y a quelques soldats posté dans un bureau près de la place et qui tiennent un registre de tous les défunts depuis la mise en place du blocus. »

Elle gardait encore un ou deux détails pour elle, et attendait de savoir si oui ou non le procureur avait besoin d’autres choses.

« Et vous ? Vous avez appris des choses dessus ? »

S'il lui demandait le pourquoi du comment elle avait pu avoir connaissance de tant de détails... elle savait déjà ce qu'elle lui répondre.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 28 Nov - 1:02

[Les premiers paragraphes précédés d'un titre concernent en priorité les ladrinis et n'ont pas vocation à s'adresser aux autres membres ; s'ils apportent des renseignements, ils ne contribuent pas à l'intrigue c'est pourquoi je les ai séparés de cette façon.]

Quelques semaines avant la décision de quarantaine : retour à Tyrrhénium.

Enteri rentrait à Tyrrhénium accompagné d'une caravane. Il avait rencontré les marchands non loin de Thémisto et s'était présenté comme un mercenaire dénommé Ctésiphon. Les marchands, peu amènes, avaient d'abord refusé son offre mais le ladrini, sous la couverture de mercenaire, avait affirmé qu'il s'était déjà payé avec les biens de valeur qu'ils possédaient. Pris de haine, les hommes voulurent combattre pour les reprendre mais devaient se résoudre à l'impitoyable arithmétique : perdre du temps - et peut-être des hommes parmi la garde qu'ils avaient engagée - avant même le début de leur voyage du retour conduirait à une perte plus importante et un risque considérable, bien plus grave que les biens qu'ils possédaient ; sans compter que la froide assurance du mercenaire, avare en paroles et d'un calme inexpressif, semblait promettre la mort à quiconque voudrait rompre unilatéralement ce contrat qu'il leur avait imposé.
Le voyage se déroula pourtant sans encombre et lorsqu'ils furent arrivés, Ctésiphon leur expliqua froidement que la seule chose de valeur qu'ils lui avaient ainsi donné était de la compagnie. En réalité, il avait de cette façon réussi à semer des poursuivants qui le connaissaient sous un autre pseudonyme.

Trois semaines avant la décision de quarantaine : affaires et fêtes de ladrini.

Les affaires à Tyrrhénium étaient particulièrement bonnes : une loi sur un impôt supplémentaire touchant les maçons avait été abandonnée et une augmentation des libéralités des architectes sur les habitations les plus chères venait de s'appliquer en représailles, réduisant une fois de plus le grand écart entre le confort des plus fortunés et la misère de certains métiers. Des mesures d'autant plus importantes pour les ladrinis que certains se faisaient employer dans ces domaines afin de connaître au mieux les plans de la cité.
Et cette victoire, une succession de plans visant à démoraliser certains hommes politiques et galvaniser les autres parties, avait été glorieusement orchestrée par Erelda et Artémius. Ce dernier était cependant encore loin des siens, à Elusia, mais c'est aussi en son honneur que les ladrinis se réunirent.
Durant les festivités, en fin de semaine, l'heure était également à la plus prudente des prévisions. Une période heureuse semblait s'annoncer et l'ardeur ploutocratique se faisait plus hésitante ; il était donc opportun de tout miser sur le renseignement.

Loin de tout hurlement, à l'écart de tout chuchotement, Enteri avait réuni quelques ladrinis. Le premier s'appelait Galdorion, la seconde Rozalaine et le troisième Geoffroi. Tous trois étaient bien agiles, récemment admis pour les premiers mais vétéran de l'office pour le dernier, et leurs métiers, respectivement voleur, informateur et agent infiltré, formaient une habile synergie.
Dans un silence contrastant radicalement avec l'ambiance dans la salle principale, Enteri observait. Dans une obscurité dissipée par des lumières éparses et des éclats lunaires, les ladrinis attendaient. Dans cette attente, tel un legs solennel, quelque chose d'irréel semblait se produire : sans un bruit, ils s'éprouvaient. Après une grande inspiration, il évoqua leur mission. Il leur faudrait fouiller, écouter, observer les plus hautes sphères de la cité et ses dirigeants, en quête de ce que compte faire le régent et autres gens.
Galdorion, pris de confusion, en demanda la raison ; Rozalaine perdit haleine ; Geoffroi seul cacha son émoi. Car s'il parvenait à mener ses collègues, pour cette exécution il connaîtrait une promotion.

Enteri s'était assis à côté d'Erelda. Là, la joie embaumait l'air tel le parfum de la demoiselle et de sa victorieuse affaire ; alors il espérait en profiter et surtout lui en faire profiter. Elle n'avait pas autant que lui l'habitude des explosions festives ni des fertiles passions des banquets et même s'ils savaient faire preuve de retenue, la fête était le meilleur remède à la sévère pression de leurs dernières actions.
Entre deux rires il parvint à saisir le verre de celle qu'il appelait
princesse et le lui remplit autant que faire se puit : «Bois donc, insista-t-il, en l'honneur de nos frères et sœurs qui ne peuvent en profiter !» Il l'incita encore avant de s'adresser à tous les conviés qui avaient accepté de festoyer - certain ladrinis préféraient l'exil à ces instants de débordement - . «Appréciez cette soirée car la semaine prochaine entraîne une ère prospère. Nouvelle, elle demandera, nécessitera et exigera la plus grande vigueur pour soutenir cette heur de réussite. Appréciez cette soirée, savourez cette sérénité ; demain viendra la marche du destin !» Peut-être en avait-il trop dit mais venant de lui, il n'y avait rien de plus naturel que d'avoir toujours de nouveaux projets. Ce qu'il avait en tête n'était connu d'aucuns c'est pourquoi il était clair sur un point : profiter de la nuit car les ladrinis ne connaissaient pas de vacances. En particulier pour les quelques-uns qu'il avait mobilisés.

Geoffroi, Galdorion et Rozalaine donnèrent rapidement des nouvelles : une étrange maladie menaçait le ville et, à terme, tout le continent. Elle pétrifierait ses victimes dont le cœur se changerait en pierre de sphène. Était-ce naturel ? Systématique ? Y aurait-il un remède ? Était-ce d'origine physique ? Psychologique ? Y devait-on voir un signe divin ? Un tel fléau avait-il pu se terrer loin de toute civilisation ? Pourquoi maintenant ? Les questions se multipliaient à mesure que les pistes se faisaient toujours plus mystérieuses, toujours plus incertaine. Et si ces temps qu'hier Enteri pensaient meilleurs s'ouvraient en réalité sur une époque sombre, comme une transition vers une ère nouvelle ? Seraient-ils capable de s'opposer à une telle menace ?
À l'intention du ladrini qui demandait ce que pouvait être cette maladie nouvelle, Enteri ne répondit que d'une seule phrase :
"Ceci mon ami est une menace."

Deux semaines avant la décision de quarantaine : l'ordre d'éviter la contagion.

Rien n'était moins sûr, à propos de la folie généralisée que provoquait la maladie, que la maladie elle-même ; la chaos était déjà là, tel un opaque rideau se levant lentement devant le premier acte. Les potentiels victimes couvriraient l'intégralité de la population ; aucun antidote n'aurait été trouvé alors même que les plus éminents chercheurs avaient été mandés - si éminent que même la maison Klypsène n'avait reçu aucune invitation ; les solutions envisagées étaient une simple mise en quarantaine...
Lorsqu'il l'apprit, Enteri rugit d'une superbe colère. On
osait, criait-il, risquer de faire contracter la maladie par tous les bourgeois ? Aussitôt, il émit l'ordre - que ce terme était rare ici bas ! - d'abandonner toute mission, toute activité dans ce secteur. Personne ne devait approcher et il fallait, au plus vite, en faire sortir les malheureux qui se trouvaient piégés. Il devrait en faire sortir les malheureux qui se trouvaient piégés. Quiconque transgresserait cette règle devrait être enfermé dans les chambres qui étaient réservées au triumvirat et les meilleurs vétérans devraient se relayer afin que nul, à l'exception de lui et Artémius, n'en put sortir.
Encore embrasé d'une terrible frénésie, il fit flamboyer une profusion d'injonctions, de critiques contre cette emprise et de lamentation pour leur entreprise. On leur enlevait une parcelle de liberté. Lorsqu'il se fut calmé, quand les murs ne vibraient plus sous sa rage, il s'enferma et n'accepta plus que la présence d'Erelda ou de tout ladrini qu'il aurait requis. Le calme après la tempête avait des allures de fin du monde : quel triste nouvelle avait-il pu entendre pour entrer dans une telle crise ? Comme pour répondre à cette inquiétude, Enteri adressa à tous les ladrinis encore présents l'ordre, non moins que ce qu'il avait promis, de se retirer et de fuir cette maladie comme la peste et, subséquemment, d'avertir les autres encore sur la brèche d'abandonner leur directive, voire même de quitter leur office. D'aucuns ne l'auraient pris pour fou s'il n'avait pas acquis, depuis plusieurs années désormais, une réputation des plus clairvoyante.

Aux environs de la décision de quarantaine : le départ du repaire.

De longues journées passèrent où, isolé, Enteri tâcha de remplir un rôle qu'il haïssait : sans même en parler à Erelda - et encore moins à Artémius à qui il avait cependant envoyé un message - , il essayait de prendre des décisions dans ce qu'il estimait être l'urgence de la situation. Et de penser à tout. De penser à prévenir tout le monde de la maladie - dont il ignorait encore le nom complexe mais que la population commençait à craindre - . De penser aux répercussions morales et économiques, sur l'effectif et la popularité des ladrinis ; de penser aux répercussions sur la population également et de fil en aiguille à ce qu'il pouvait obtenir sans ne rien risquer. La sécurité de sa famille primait sur tout autre gain potentiel et ce dédale mental n'aboutissait qu'à une seule vérité : nul ne pouvait y gagner. Nul autre qu'un Dieu... L'idée fit, pour la première fois depuis qu'il eût appris la tournure des récents évènements, sur son visage sombre naître un sourire avant qu'il ne sombre pour dormir.
Sur une affiche, au-dessus du tableau désormais vierge des annonces, il avait convoqué les plus anciens membres ainsi que certains nouveaux éléments qui avaient retenu son attention, non pas tant pour leurs prouesses que pour une mentalité particulière : discrétion, humilité et ambition devaient se côtoyer. C'est ainsi qu'il s'entoura de quatre compagnons, à qui il imposa de ne jamais révéler leur noms, moins d'une demi-heure après avoir affiché son annonce. La rapidité était primordiale afin qu'Erelda n'en fut pas mise au courant. Il espérait qu'elle s'occupât du repaire en son absence...

Après la décision de quarantaine.

La première chose dont les hommes auraient besoin était de passer par le quartier mis sous quarantaine afin de permettre à ceux qui y étaient encore de s'en échapper. Le quartier riche avait perdu de sa superbe à cause de cette surveillance et l'on ne savait pas bien si l'objectif était de protéger les riverains, alors étrange semblait l'idée de les rassembler tous, ou de les emprisonner, sans oublier qu'une part de leur héritage revenait aux finances de la ville ! Le régent était de toute façon un véritable mystère même pour Enteri - et probablement pour tout autre.
Sur le chemin, le ladrini questionna un de ses semblables sur la façon dont pouvait se transmettre la maladie ; un simple contact est susceptible de provoquer la contagion alors qu'il semblait arriver qu'une proximité prolongée ne permettait pas toujours à la maladie de se propager. Enteri s'arrêta aux premiers mots : un simple contact... Avant de pénétrer dans la zone de quarantaine, ils auraient besoin de protection.

Après deux échecs consécutifs, les quatre protagonistes entrèrent dans une boutique de fort mauvaise allure de laquelle ressortait une jeune fille couvertes d'un tel accoutrement que l'on eût dit un mille feuilles humain. Les étoffes présentées dans le magasin n'étaient ni les plus belles ni les moins chères mais l'homme qui les accueillit était de bonne humeur et, a priori, en bonne santé. L'un des ladrinis, portant une tunique sans manche comme ses camarades, demanda sans réelle conviction s'ils pourraient trouver des capes. L'homme les prit des hauts en les traitant de pèlerins avant de faire mille éloges sur lui-même et la façon extraordinaire dont il travaillait toute sorte de tissus.
Enteri disposa quelques pièces de cuivre sur le comptoir en élaborant l'illusion qu'elles fussent en or. Tous deux savaient qu'il n'y avait plus de pèlerin en cette époque troublée, tous deux savaient que ces vêtements seraient une protection contre la maladie - ils le savaient bien, car tous deux s'étaient enrichis grâce à leur intelligence. Mais Enteri ramassa brusquement les piécettes : il affirma n'avoir pas de temps à perdre dans un établissement qui accueille les pèlerins. Pris d'une exaltation mielleuse, le marchand brûla de la joie de savoir que des êtres exceptionnels - disait-il - pourraient peut-être revêtir sa non moins exceptionnelle parure. Après avoir fait attendre ses clients, il leur apporta plusieurs vestes qui leur parurent bien singulières : la soie légère épousait parfaitement les formes de leur corps en enveloppant leurs bras comme la vapeur recouvre les fenêtres ; le torse était renforcé d'un cuir robuste qui semblait décalquer vigoureusement leur thorax tel un acier liquide ; derrière, une cape ondulait avec une intensité rare au point de disputer au vent sa majesté ; tout cet apparat était aux couleurs de l'obscurité et semblait même, dans la pénombre, luire avec la timidité somptueuse des étoiles la nuit.
Un bruit sourd interrompit les présentations. Là où se trouvait auparavant un mannequin en vitrine, une fille aussi rigide que la pierre semblait interroger du regard le vieux marchand. Celui-ci abandonna ses clients pour prendre dans ses bras celle qui devait être sa fille - c'est du moins ce qu'avait déduit l'un des ladrinis lorsqu'il l'avait vue, peu avant d'entrer, et qui était à l'origine de l'illusion - . Sans prêter d'autres considérations à la clameur de l'homme qui tenait dans ses bras un mannequin, les ladrinis quittèrent les lieux en emportant quatre des manteaux qui leur avaient été présentés.
C'était un vol comme il ne les acceptait que très rarement toutefois Enteri n'eut pas la moindre émotion pour ce père en pleurs. Peut-être connaîtrait-il le même malheur dans les jours qui allaient suivre.

La quarantaine était parfaitement surveillée et compter sur la chance pour entrer paraissait stupide : assurément l'ordre de ne laisser entrer personne n'était-il pas aussi impérieux que celui de ne laisser sortir aucun homme ni femme. Le quator discuta rapidement des moyens qu'ils auraient de s'échapper sans recourir à la violence et se trouvèrent rapidement dans une impasse. À vrai dire, le simple fait d'entrer était un problème. Ils imaginèrent alors un petit stratagème : les deux hommes qui demeureraient à la sortie s'équiperaient d'un masque similaire quand les deux autres en mirent un autre : les premiers étaient joyeux quand les seconds paraissaient beaucoup plus tristes.
Contourner les gardes étaient impensable c'est pourquoi les deux ladrinis s'arrêtèrent devant la patrouille. Ils arguèrent être des médecins et, l'ayant déjà vu à plusieurs reprises, Enteri put contrefaire une signature afin de pénétrer dans le quartier. Derrière eux, les gardes leur bloquèrent aussitôt la sortie : comme son intuition l'avait prévenu, partir ne serait pas aussi évident...

Ils firent un premier tour, tels des ombres, afin de vérifier s'ils ne voyaient aucune connaissance. Puisque la mise en quarantaine ne débordait pas sur d'autres quartiers, ils purent commencer à chercher dans certains lieux publiques tels qu'une bibliothèque et s'arrêtèrent finalement dans quelque hôtel. Celle qui l'accompagnait, un membre très anciens, possédait un charisme qui lui avait permis de tisser un réseau impressionnant auprès de la bourgeoisie mais les politiciens la mettaient mal à l'aise. Si elle n'était pas de haute famille, et n'avait pas de demeure telle que celle d'Enteri, il semblait naturel que deux individus aussi raffiné se connaissent c'est pourquoi ils abandonnèrent bientôt la capuche de mauvaise augure qui dissimulait leurs visages et firent choir leurs tristes masques.
Lorsqu'un homme vint vers elle, la même impression de menace les percuta : tout contact pouvait transmettre la Sarnarhoa et il leur était impossible de refuser une embrassade ni une poignée de main à un noble ni à un bourgeois. L'homme qui vint les accompagner semblait d'ailleurs attendre d'autres connaissances, des membres d'une corporation obscure que les protagonistes firent mine de se rappeler. L'étranger, scrutant de temps à autre la compagne d'Enteri, s'adressa à lui avec défiance.
«Mais dites-moi, mon brave, que faites-vous là ? Je ne me souviens pas vous avoir vu déjà ?
- Je suis un ami de madame. Un simple ami. Et je dois dire, mon brave, que je ne comprends pas madame.
- Que voulez-vous dire messire ?
- Sir Klypsène, je vous prie de n'en rien dire !
- Mais si, mon amie, il me faut le dire : celui-ci n'est pas pire. Non, je dois lui dire.
- Messire, n'écoutez pas ses dires !
- Avant vous, quelqu'un lui a fait la cour.
- Un autre homme ?
- Bien plus court.
- Il était bien agréable mais un peu brutal.
- Il vous a dit vouloir partager son lit.
- Il était bien gentil mais un peu impoli...
- Qui ?
- Je ne puis.
- Messire, je vous prie de me dire qui vous fit cette infamie !
- Il ne le puit.
- Pour vous, douce amie ?
- En fait si, je le puis.
- Qui ?
- Il est accompagné de solides guerriers, voyez-vous...
- Êtes-vous pleutre ?
- Je ne le suis.
- Alors dites-moi qui ?»

Il devenait si difficile pour le faux noble d'user de cette langue à ses yeux si désuètes, et si difficile pour l'homme de contenir son rire, qu'il montra timidement du doigt une table au hasard. Une table où quatre personnes discutaient en ingurgitant force bières. Par instants même, ils lançaient des regards lourds de sens aux serveuses qui, par habitude, les ignoraient. Ils n'étaient pas ivrognes ni soûlards et leurs habits trahissaient une noble conduite, n'étaient ces quelques verres déjà engloutis. Mais leur joie de vivre paraissait bien incorrecte même pour le chef de l'établissement qui commençait à garder un oeil sur eux.
L'étranger les regarda avec une haine irraisonnable lorsque, tragique coup du sort, ses trois amis arrivèrent. D'une voix faible, la compagne d'Enteri articula, comme une brise au milieu du tumulte, telle une feuille qui tombe pendant que le temps semble se suspendre, une petite plainte : avec ses hommes dans cet établissement, elle craignait de ne pas pouvoir dormir tranquillement...
Quelques minutes plus tard, la bataille faisait rage mais les deux ladrinis avaient pris la fuite dans l'auberge la plus proche afin de ne pas payer leur repas.

Au petit matin, Enteri était déjà levé : la garde se montrait plus vigilante encore qu'hier quant à la quarantaine. S'ils voulaient vraiment pouvoir s'en aller, il leur faudrait le faire au plus vite sans quoi il risquait de finir à leur tour enfermés. Ainsi, les ladrinis sortirent au plus vite. Le fracas d'un tambour se fit rapidement entendre et comme des lucioles attirés par la lumière, ils se dépêchèrent sur place. Avant qu'ils ne parvinssent à déterminer qui - et d'où - s'adressait la voix assurée d'une jeune femme, celle-ci annonçait vendre toute sorte de vivres et remèdes. Bah, qui pourrait être assez stupide pour...
Bientôt, la foule compaque les empêcha d'avancer si bien qu'Enteri eut mille peine à s'introduire, telle une anguille, dans les premiers rangs. Lorsque l'homme, emmitouflé dans son vêtement, entendit l'avertissement, il se figea. La Sarnarhoa... n'importe qui autour de lui pouvait l'avoir contractée. Son bras sortit de la foule et lança un couteau volé dans une auberge vers l'échoppe. Tandis que l'attroupement commençait à se disperser, Enteri éleva la voix tout en se dirigeant vers une ruelle :
«Et n'oubliez pas que la maladie se propage par contact avec le malade !»
Sinistre, sa voix se répercutait sur les murs du coupe-gorge où il s'était engagé à reculons, hors du champ de vision des marchands qui à l'étage tenait à profiter du malheurs des autres. De sa manifestation seule demeurait le petit message qui était suspendu à un couteau inoffensif qui avait rencontré le panneau de bois basculant : «Ctésiphon». Personne ne s'était encore approché du guichet de fortune c'est pourquoi il était peu probable que quiconque ne vit le bout de papier, avec toute la confusion provoquée par la marchande, avant que le propriétaire de l'étalage ne s'en empare. L'objectif, exempt de toute agressivité, était simplement de se présenter dans l'espoir qu'ils se retrouvent. Aujourd'hui, il n'en avait hélas pas le temps.

Toujours dans la ruelle, l'homme retrouva sa compagne ainsi qu'un individu qu'il eut un peu de mal à reconnaître. C'était, lui aussi, un ladrini, expliqua la femme avec discrétion. Tandis qu'Enteri s'enquit sur ce qu'il faisait ici, il nota qu'une ample cape recouvrait sa peau. Il semblait travailler seul dans les environs c'est pourquoi l'interrogatoire s'arrêta très vite ; le jeune homme eut toutefois droit aux remontrances de la demoiselle. Pendant ce temps, Enteri arpentait la ruelle pour rejoindre une autre artère. À mi-chemin, il siffla faiblement afin d'interpeler ses camarades : ils avaient encore fort à faire.


Dernière édition par Enteri Klypsène le Sam 1 Déc - 19:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 28 Nov - 4:55

Edge écoutait impassible, faisant sauter les détails inutiles tels que la situation cauchemardesque et les détails qu'il en connaissait. Ce qu'il pouvait ajoute aux symptômes était le danger de la magie. Il avait aussi appris que le quartier avait été condmné depuis une smaine quand aux premiers symptômes, ils avaient été décelés il y aait nviron deux semaines, courtoisie de Fanel! Les documents consultés lui avaient permis de se faire une idée rapide des événements qui s'étaient produits. Ce témoignage avait au moins un point de solidité.
Il n'allait pas immédiatemet réveler ses intentions, mais la dénommée Verna Luxis avait précédé ses plans. Elle suivait le plan établi avant même qu'il ne l'avertisse...

Qu'il ne demeure aucun doute Edge n'éprouvait aucune compassion. C'est ainsi qu'il devait être, aussi inique et glacé que la justice. Néanmoins, la demoiselle en face de lui avait ce talent qui lui seraitutile dans cette chasse au passé. Le fait qu'il sauvait des amis en faisait un bénéfice supplémetaire.


'Et moi Baptisma Maverick, mort à temps partiel , mon cadavre est bien conservé non? Maintenat Verna ne sois pas surprise. Je sus revenu de chez les morts pour vous éviter que les votres soient revendus sur le marché. Mais pour ça, il va falloir suivre mes instructions à la lettre. D'abord prépare trois info qu'Edge ne connaît pas. Exige les infos d'Edges, je pourrai come ça te proposer un passe droit. A ce point tu me réveleras une des trois infos. La je me moquerai de ton empressement en te disant que le prix n'était pas défini et te donnerai une info qe tu connais déjà. Il est impératif que je fasse croire qe je n'a aucun interêt à t'aider ou te sauver la vie.. Quand le prix sera fixé tu devras dire ce que je penserai et le payer de ta deuxième info. Garde ta dernière info pour la sortie, c'est le prix de l'autorisation de Max. pendant que j'y suis, je suis vraiment en charge de cette affairem donc toute info est la benvenue.'

Un sourire de prédateur plein d'une cruauté certaine remplaça celui sans chaleur.

'Prépare toi! Ca commence..'

-Je suis désolé mais je ne pux rien révéler concernant l'enquête.


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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 28 Nov - 5:44

Ainsi donc l’intuition de la belle Lhurgoyfs n’était en rien un subterfuge de son esprit torturé… C’était bel et bien Maverick ! Lui qui était supposé avoir péri. Ca ne faisait plus aucun doute maintenant, même sa voix sonnait pareil, quelle joie, quel soulagement. Un sourire se dessina sur le visage de la Lhurgoyf, qui baissa la tête, tirant légèrement sur le bord de son couvre chef afin de masquer son visage un minimum à ceux qui escortaient le procureur.

Verna se ressaisit néanmoins assez vite, essuyant une petite larme qui n’avait pas encore coulé du coin de son œil. Et dire qu’elle s’était fait du soucis pour lui… quelle naïve elle pouvait faire parfois. Enfin… elle supposait qu’il avait ses raisons d’avoir agit ainsi. De la même manière qu’il avait ses raisons de vouloir poursuivre un jeu toujours aussi puéril. Peu importe… elle s’expliquerait avec lui plus tard. Elle releva alors ma tête, avec une flamme nouvelle dans le regard, probablement lié à la joie d’un ami retrouvé. Elle écouta attentivement ses propos, bien qu’elle ne fut pas sûre d’avoir tout assimilé elle poursuivit avec une certaine énergie qui lui était propre.


« Vous ne désirez donc rien vouloir me révéler ? Je puis cependant vous proposer un marché ? Que diriez d’échanger une info contre une autre ? J’ai moi-même un intérêt certain à en apprendre un maximum sur cette maladie. »
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 28 Nov - 20:42

Il allait falloir se montrer beaucoup plus convaincant que simplement suivre le plan qu'il avait établi. Edge était un être sans coeur. Pire, il inspirait la crainte car rien ne semblait le perturber et il semblait se délecter de la souffrance de ses proies. Les rumeurs dans la capitale circulaient bon train sur lui, et vu ce qu,il avait entendu, il devaitt avancer la date des systèmes de défenses anti "accidents". Il n,appartenait après tout à aucun camp politiquement parlant, mais il avait déjà attaquer sur certains de leurs flancs. La contre attaque ne tarderait pas.
En même temps, il était complétement qualifié pour nettoyer la ville de sa racaille. Il était apparu de nulle part, n'avait aucun contact et n'était pas corruptible. Alors Edge, faire preuve de compassion envers deux jeunes femmes. Ce serait tellement inhabituel que leur lien serait aussitôt découvert et donc les vies de ces femmes mises en danger.

Maintenant que Verna était au courant de tout ça, il était temps pour elle de découvrir toute la noirceur derrière Edge. C'était-ça ou mourir d'une manière ou d'une autre. Maintenant pour comprendre ce qu'il se passa, il fallait imaginer les idées les plus noires et les mélanger avec la neige souillée du labyrinthe de Zalera puis de l'insérer de force dans l'esprit du procureur.

Il allait décidément bien s'amuser! Un témoin tentait de lui prendre une information au bluff! Comme si elle allait l'obtenir! Mille morts ne permettraient pas de décrire à quel point il allait torturer son âme. Après tout quiconque attirant sur soi la lame de la justice subirait son coup. De toute façon, il y avait un moyen certain de savoir si elle bluffait.

De l'extérieur, son sourire se fit plus cruel et il était inutile de chercher à retirer son loup pour savoir que la cible de son attention était la demoiselle aux yeux gris.


-Un marché témoin? Il serait plus simple et plus doux à mes oreilles d'entendre tous vos secrets les plus intimes extraits par une "juste" violence dans une geôle oubliée. Qu'en dites vous? Toutefois le temps n,est pas mon allié dans cette affaire. Donc je me soumets à cette condition. Alors allez y je suis toute ouie.

Son sourire de prédateur n'avait pas disparu. Au nom de l'amitié, Rick avait précipité le sort de cette créature entre ses gants. Il allait donc la sauver de la seule manière posible, mais le désirait-elle vraiment?
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Mer 28 Nov - 23:42

Quel désagréable personnage, au moins il n’était pas de ceux qui cherchaient à la dissimuler… bien que cela ne faisait que renforcer cet aspect… disons inconvenant. Verna eu un petit rictus, elle se voyait déjà enfermée dans une petite cellule sombre et humide perdue dans les tréfonds et lugubres souterrains qu’abrité forcément un quelconque cachot alentour. Elle soupira et faisant un petit non de la tête tandis que les dernières phalanges d’une main venaient se poser sur sa tempe, l’autre quant à elle, était sur sa hanche.

Rick était un être particulièrement tordu, pas un mauvais bougre dans le fond, mais d’une irréparable complexité, et d’une indécrottable perversion quand il le voulait. Mais pas la perversion au sens vulgaire, plutôt celle qui savait toujours tourner une phrase pour en ressortir une absurdité parfois aberrante de vérité. Il jouissait aussi parfois d’une capacité à mettre en déroute des esprits parfois des plus éclairé ou des plus rationnels qui soit.

Rick devait avoir ses raisons d’agir ainsi, mais pourquoi fallait-il que cela entraine encore une fois de plus la jeune lhurgoyf dans une situation qui d’avance semblait l’énerver.


« Vous m’en voyez ravie. Néanmoins je trouve avoir déjà bien assez parlé sans attendre quoique ce soit. Le gentleman que vous semblez être me ferait-il l’honneur de commencer ? »
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 29 Nov - 1:34

Urkrass tournait en rond depuis plus de trois quarts d'heure déjà, dans le petit bureau de son entrepôt. Il affichait cet air grave qu'il prenait en temps de profonde réflexion. Dérangé par le brouhaha permanent qui remontait du bas des escaliers, le marchand ne parvenait pas à travailler paisiblement. En effet, son commerce improvisé fonctionnait plus fort qu'il ne l'avait imaginé: les provisions étaient déjà bien entamées, les caisses se remplissaient à vue d’œil, et quatre cœurs de sphène s'entassaient au fond d'un sac. Les affamés en avaient pour leur argent, et nombreux étaient ceux qui insistaient pour acheter une charrette entière en prévision des mois à venir. Le Zélos s'était promis de faire un nouvel aller-retour hors de la zone dans la journée, car les vivres qu'il avait rapporté n'allaient pas tenir plus de deux jours. Il prévoyait même d'acheter deux nouveaux chariots.

Soudain, Urkrass fut perturbé par un grattement d'ongle contre le bois de la porte. Il n'eut pas besoin de lever les yeux pour reconnaître l'une des manies favorites de sa compagne.


- Entres, dit-il simplement.

Aussitôt, une silhouette féline se glissa à l'intérieur du bureau, refermant la porte derrière elle. Zephira s'approcha du plan de travail, l’œil rusé.


- Tu devrais descendre, plutôt que de rester enfermé ici... ricana-t-elle. Sans cela, tu finiras par te flétrir comme un de tes précieux parchemins!

- Si je n'étais pas dans ce bureau à mi-temps, Amaryl s'effondrerait, et les Grompeck et une partie du commerce mondial avec...! rétorqua Urkrass.

Zephira gloussa, laissant glisser ses doigts sur le bois poli du bureau.


- Tu devrais prendre du temps pour toi, profiter un peu de toutes ces belles choses que tu as bâties...

- N'as-tu rien de mieux à faire? grogna le marchand, que la fatigue rendait irritable.

La femme sourit, sans insister. Elle connaissait trop bien son époux pour lui en vouloir. Au lieu de cela, elle sorti un objet luisant d'un plis de sa tunique, qu'elle admira à la lumière de la bougie. C'était un cœur de sphène, sans doute récupéré en bas. Zephira le manipulait entre ses doigts comme un bijou, avec une étincelle d'admiration et de désir dans le regard.


- Qui eut cru qu'une maladie si abjecte pouvait générer de telles beautés...

Urkrass leva les yeux, et eu un mouvement de recul:

- Poses cette saleté immédiatement! gronda-t-il. N'as-tu donc aucun bon sens, femme?!

Zephira leva un sourcil, puis haussa les épaules, conservant le cœur en main.

- Que crains-tu? Ce n'est que de la sphène, non...?

De sa main gantée, le marchand arracha le cristal et le fit rouler sur le bureau. Les sourcils froncés, il gonflait le torse, signe de son irritation grandissante.

- Tant qu'on ne saura rien de cette fichue peste, je t'interdis de jouer les malignes, c'est comprit?

La femme afficha un sourire narquois, et avança sa main dans le but d'ébouriffer la barbe de son époux. Urkrass saisit son poignet et l'éloigna, l’œil sévère. Le message était clair. Vexée, Zephira s'éloigna.

- Tu as une grosse cervelle, mon époux... Mais est-ce que le reste suit?

Avant que le Zélos n'aie pu répliquer, la femme disparu en claquant la porte. Le marchand soupira, et se laissa tomber dans sa chaise. Lui et sa femme n'avaient jamais formé un couple très soudé. Leur mariage arrangé ressemblait plus à un contrat entre familles qu'à une véritable relation. Urkrass et Zephira n'avaient pas les mêmes mentalités, et l'éducation de leur fils Kaleb s'était soldé par un échec déshonorant. Cependant, et il savait l'admettre de temps à autres, sa femme avait la carrure pour assumer un commerce de grande envergure. Ce n'était pas vraiment une femme d'honneur, ni même une femme de confiance, mais elle avait l'intelligence de son côté. Dommage que les dieux en aient fait une telle tête-brûlée...

Urkrass posa les yeux sur le cœur de sphène sur son bureau. Son regard se durci. Foutue peste. Foutus cœurs. Foutue ville. Quelques temps plus tôt, il aurait admiré l'objet avec l'avidité de l'érudit et du commerçant réunies. Mais à présent, le cœur semblait représenter une menace silencieuse...
Avec une certaine amertume, le marchand recouvrit le cristal d'une étoffe, l'enveloppa et le glissa dans son tiroir. Puis, il se leva péniblement, et s'installa sur son lit de paille. L'homme avait sommeil, et ne souhaitait plus penser à tout cela avant le lendemain...
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 29 Nov - 11:50

Peut-être était-ce pour avoir tenu suffisamment ce rôle qu'il pouvait penser à quelque chose d'autre. Mais inspirer cette aura de noirceur nécessitait un effort conscient. Un peu comme s'il essayait de se re ndre antipathique, à cela il devait ajouter différentes visions de son interlocuteur agonisant devant lui. Et le lus dur, y prendre plaisir.

On dit qu'il est impossible de simuler un sentiment, mais impoible ne rentrait pas dans les expressions du terran. Ça et puis il avait préparé un entraînement spéciale pour la cruauté de Edge et un pour l'authenticité de Scale. Il était inutile de dire que son "séjour chez les morts" comme il aimait l'appeler avait créé pas mal de changements en lui et aussi sur le terrain.
Heureusement que sa folie avait fini par lui laisser du répit, non,elle lui avait servi. Tuer une créature inocente avait fini par briser une des illusions qu'il se faisait sur lui. C'était la mort du gamin qui se faisait surnommer le prince fou dans sa ville natale. C'était la mort de cette attirance envers le cavalier de Sharna qui avait fini par le faire sentir plus vivant. Oui,la concrétisation de cet acte de violence gratuit avait brisé la barrière inconsciente qui le maintenait sain.
Il n'y avait plus aucune zone d'ombre. Sa recherche de la douleur, son combat contre le cavalier. Ses élans de psychotisme. Tout lui avait été révélé. Et si les enfants n'avaient pas été kidnappé, il savait qu'il les aurait tous tués de la méthode la plus barbare, la plus longue et la plus douloureuse qui soit. Et cet acte aurait fini de le faire basculer dans la démence.
Après un cauchemard qui semblait durer éternellement les différents hurlements qu'il avait poussé et qui avaient oscillé dans différents tons selon les formes qu'il prenait comme si il avait espéré purger tous ses pêchés par tous les corps qu'il avait emprunté de manière consciente ou non.

Vide, épuisé, sans voix, sale et ayant mal partout! Ne sachant plus si son corps était homme, femme , enfant, vieillard, humanoïde, animal ou unmélange de plusieurs.Voilà l'impression que ça faisait de grandir. Mais en même temps la masse confuse de ses sentiments et de tout ce qui semblait l'accabler avait été balayé par cette révelation. à la place, il ne restait qu'une forme de satisfaction perverse et l'impression de se réveiller.
Il avait fini par comprendre une chose fondamentale le concernant. Il n'était pas le Héros qu'il voulait montrer à tout le monde, ni même un modèle pour les génerations futures. Et le plus grand aventurier que cette Terre ait jamais porté, balivernes! Des amis sur qui compter, des coups de chances, une intervention divine!
Il n'était qu'un smple Terran, parmi tants d'autres avec ses peines et ses joies.

Mais tout cela était pour le mieux. En tout cas, cela allait grandement faciliter son plan. N'étnt u'un simple Terran, il n'était pas exempt de tous les défauts de chacun, tout comme les qualités de tous se trouvaient de façon dosée en lui. Il ne lui restait plus qu'à trouver les dosages de ces éléments qui faisaient de lui Baptisma Maverick, isoler ces éléments et les manipuler à volonté. Autrement dit, il utilisait déjà la métamorphose physique, il était temps pour lui de maîtriser la métamorphose morale.

Son ermitage lui avait permis de faire toutes les expériences et tous les exercices nécessaires à cette acquisition. Pour créer Edge, il avat tué sans regrets aucun tous les animaux qui passaient dans sa proximité. Recherchant cet instant fugace du plaisir de trancher dans la chaire, de sentir la resistance soudaine en enfoncant sa lame, enfin d'être aspergé de sang et de rire à gorge déployée devant le massacre. Puis capter cet instant, en chercher la subtilité,l'essence afin que même des heures après, le bseoin de tuer soit toujours aussi vif. Puis quand la passion atteint son paroxysme, reprendre le chemin inverse jusqu'à ce que l'idée de blesser un être vivant répugne au plus haut point. Refaire l'exercice, encore et encore jusqu'à ce que le changemet se fasse instantanément.
Ensuite il changeait de sentiment. Vil interessé aux perversions inavouables, innocent ingénu et candide. Bon, mauvis, rusé,stupide, pompeux, attentif, égoiste, altruiste, toute la gamme de sentiment y passait, puis les traits de caractère. Et plus il le faisat et plus ça devenit facile de s'affranchir petit à petit de chaque parcelle de son humanité.
Le stade suivant se déroula sans difficulté. Quinze jours dans un état de totale neutralité. C'était tout juste si Neige ne lui disait pas quoi faire. Ce qui n'arriva pas puisqu'il avaitt pris le soin de retirer son collier à l'hermine au début de leur séjour.
Enfin, il s'accorda quinze autres jours à être simplement lui. Curieusement,l n ressentit pascette impression e confort ou d'appartenance qu'il éprouvait en repenant son apparence. Bah il 'agissait de sentiments, ça ne devait pas être la même chose.
Il effectua différents tests, pris différentes apparences et personnalités. Il laissa même la petite fée respponsable de la création de sa guilde jouer un peu dehors quelques jours. Autant dire u'il prit quelqies joursà guérir de se blessures. Mais un doute se faisaitquand à l'après Torren. Et s'il avait vraiment tué Baptisma Maverick?

Edge s'amusait, il s'était delecté de la sensation de malaise. Et en plus, elle continuait de lutter courageusement. Bien il était temps de lui apporter l'espoir pour ensuite devenir capital et donc la blesser plus facilement. Tant qu'elle tiendrait son rôle...

Vraiment? Eh bien quelqu'un comme moi sait que pour ce genre de conversation, l'ir est plutôt nocif à une ladycomme vous. Après tout cela me charinerait que vous ne soyez plus libre de donner votr charmant petit coeur à qui vous plaira. Toutefois... le méritez vous vraiment? Puisque toute chose à un prix, je mets donc un prix à la fin de votre quarantaine...

[i]C'était l'heure du premier coup cruel, et s'il ne pouvait pas réelement profiter du desespoir de cette demoiselle, il pouvait tout à fait sentir la crainte qu'il inspirait à son entourage. À ce stade, le témoin pouvait lui réveler sa première info.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Ven 30 Nov - 1:53

Verna n’aimait pas trop le Maverick qui se tenait devant elle, il semblait différent de celui qu’elle connaissait. Il était comme métamorphosé, mais pas physiquement, il avait vraiment changé, son cœur semblait s’être noirci. Clairement Verna n’aimait pas trop cela, elle avait l’impression d’avoir affaire à un étranger et bien que ce fusse probablement ce que le terran cherchait à faire depuis le début, la lhurgoyf peinait à rester sereine. Heureusement qu’il lui avait parlé juste avant, sinon,il était probable qu’elle aurait déjà pris ses jambes à son cou à l’heure qu’il est.

Certes il l’avait invité à jouer ce jeu puéril mais et Verna allait suivre ses indications comme elle le désirait, car il était sa seule vrai chance de pouvoir sortir du lieu de confinement sans être hors la loi ET lui permettre de récolter un maximum d’informations sur la Sarnahroa… en plus de lui permettre de passer un peu de bon temps en amusante compagnie. Car c’est surtout cela qu’elle cherchait, l’excitation de la découverte.

Elle réajusta son haut de forme, et redressa son col, de façon assez nerveuse et poursuivit sans la moindre hésitation dans la voix.


« Hé bien soit, votre proposition me sied au plus haut point. De ce que j’en sais la Sarnahroa a donc une vitesse de propagation variable en fonction de son hôte. Les premiers symptômes ne se manifestent qu’après quelques jours et j’ai vu certains périr dans les deux ou trois jours qui suivaient. D’autres en revanches étaient déjà atteint lorsque que le quartier fut fermé, et aujourd’hui encore leurs état n’a que très peu empiré. »

Maxine restait près de sa maitresse, comme elle l’avait toujours fait, suivant les règles de sécurité qu’elle lui avait imposées. Son corps toujours intégralement voilé s’agitait quelque peu, comme si elle cherchait quelque chose du regard,à moins qu’elle ne cherchait à s’assurer de ne rien louper de ce qu’il se passait autour d’eux. Au loin elle put apercevoir une silhouette qu’elle reconnut assez vite à la démarche… Etait-ce donc là ce si aimable Enteri ? Tout à fait probable…
Elle signala alors sa présence à Verna


*Ma dame, je crois avoir aperçu Maitre Klypsène là bas.*
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Ven 30 Nov - 23:17

Premier échec, enfin c'est ce qu'il aurait pensé si tout cela n'était pas une mise en scène. Et pour le moment, la demoiselle suivait son rôle. Peut-être pouvait-on appeler ça le rôle de sa vie. Son sourire se fit moqueur mais san chaleur. Il était temps d'amorcer la phase deux de son plan.

'Mais avant ça, un résumé des informations, la maladie se propage à une vitesse variable et certais meurent en quelques jours, d'autres étaient déjà contaminés avant le blocus et leur état n'est guère changé.... Il y a un lien. Dûe à sa vitesse de propagation variable, l'ordre des orts ne permet pas de connaître l'ordre de contaminations, en la combnant avec les gardes tiennent un registre des morts depuis la qarantaine on obtient... Le registre des morts ne nous permettra pas d'atteindre la source de l'épidémie. Mes arguments pour soutenir cette théorie sont, la mort peut survenir au bout de quelques jours, toutefois, une semaine s'est écoulée entre le premier cas et les morts repertoriées. La probabilité de victimes antérieures est assez élevées. Mon deuxième arguments concerne les malades d'avantla quarantaine La fréquence de déssechement n'étant pas la même, il devient impossible de connaître la durée de maturation de la maladie...Autrement dit l'ordre des morts n'est pas lié à celui des maladies. Tout au plus n'obtindrais je que les dates de fin... Au final Consulter les documents du poste de gardes ne me renseigera que sur la date de la mort des individus atteints.'

-... Hé bien, il y a une malade qui transforme les gens en pierre, la Sarnahroa.Je vous conseille d'être prudente pour allonger le temps qu'il vous reste à vivre. Merci d'avoir partagé votre temps précieux avec moi.

Puis aussi simplement il se détouna d'elle. Ses deux hommes de mains le suivant comme son ombre. Il avait assz connu Verna pour savoir qu'elle serait indignée de s'être faite avoir de la sorte, mais tout cela était nécessaire pour que personne ne soupçone le lien qui les unissait. Il espérait juste que dans sa colère elle continue de faire semblant de ne pas le connaître. La meilleur chose à faire c'est qu'elle lui parle de leur arangement et nsite sur le fait qu'elle ait d'autres infos. Là il pourra donnee son prix. Et surtout qu'elle n'oublie pas de garder une dernière info pour laisser Maxine passer les gardes. C'était un jeu qui devenait de plus en plus pervers, mais il était littéralement le seul jeu possible quand il s'agissait d'Edge. Bien sûr, l n'aurait pas eu à préserver la rouquine des intrigues politiques si cette maladie ne s'était pas déclarée. Mais bon, il ne pouvait vraiment pas la laisser devenir une state de pierre. Et puis c'était amusant de voir Verna souffrir un peu.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Sam 1 Déc - 19:11

Le bougre, le malappris, le vil, l’odieux personnage ! Quiconque faisait preuve d’un pareil manque d’éducation à son égard méritait le fer pendant au moins une dizaine de jours. Que pouvait-elle faire si ce n’est contester ? Certes la situation exigeait qu’ils jouent se jeu absurde, mais la façon dont elle se faisait traiter la mettait tout simplement en colère. Elle espérait pour lui qu’il profitait au maximum de la situation, car elle n’allait pas se gêner pour en faire de même dans un futur… proche. Sa colère prit alors le pas sur sa méfiance et elle se planta directement devant le procureur durant sa fuite.

« Comment osez-vous misérables ? Me traiter ainsi moi, avec toute la déférence dont j’ai fait preuve ? Nous avions un accord non ? Vous êtes bien tous les mêmes vous les agents du roi ! Corrompus jusque dans l’âme ! »

Elle serra le poing et les dents, elle aurait aimé pouvoir lui sauter à la gorge et le rouer de coup, le trainant dans la fange et les vermines qui jonchaient les canaux du quartier. Car oui c’était triste mais depuis l’apparition de cette maudite quarantaine le quartier devenait chaque jour un peu plus insalubre…
Verna n’avait pas honte à le dire, mais là tout de suite Enteri était devenu le cadet de ses soucis, tant et si bien qu’elle l’oublia le temps de ce post. Elle échangea quelques rapides pensées avec Max, lui demandant de l’attraper par le bras et de lui murmurer quelques mots bien précis. Frustrée elle s’apprêta à tourner les talons quand la main de Maxine vint la saisir à son bras. La petite Albinos monta sur la pointe de ses pieds et approcha ses lèvres de l’oreille de Verna.
La rouquine lui retourna un petit sourire, lui traduisant ainsi son contentement. Elle tourna alors la tête vers Rick et poursuivit
.

« Enfin libre à vous ! Ce n’est pas comme si je n’avais plus rien à vous dire ! Mais si vous estimez ne pas avoir besoin de ses informations je ne vous retiens pas. »

Néanmoins elle réfléchissait déjà à comment elle pourrait se venger de Rick à l’avenir. Probablement en rajoutant discrètement des piments dans son prochain repas… Ou encore en glissant quelques rongeurs dans ses vêtements.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Sam 1 Déc - 20:47

Les trois individus marchaient, la demoiselle au milieu des deux hommes. À sa droite, Enteri était tout comme elle vêtu amplement et masqué alors que le troisième, bien moins protégé, avançait avec une assurance certaine. Ils avaient cessé de parler depuis quelque temps et maintenant ils erraient, prêt à quitter le quartier. Il leur fallait toutefois tuer le temps car les deux autres ladrinis devaient se voir refuser l'accès à la quarantaine dans un premier temps et promettre qu'ils parviendraient à rentrer malgré tout dans un second temps : dressés exactement de la même façon, Enteri et son amie ressortiraient en arguant être les visiteurs précédents.
En attendant, ils tournaient dans les rues parfois tragiquement silencieuses et parfois un peu plus animées, ce qui ne les inquiétait pas moins. Un simple contact... Il était d'autant plus frustrant qu'il n'y avait strictement rien à faire ici, rien à apprendre, rien à obtenir : ils perdaient purement et simplement leur temps ! Alors qu'il avait voulu retourner vers la charmante marchande afin, espérait-il, d'obtenir un entretien pour parler affaire, il en avait été rapidement dissuadé. Quoiqu'odieuse, la jeune femme semblait pouvoir être un allié intéressant et connaître les différents vendeurs lui était nécessaire s'il escomptait en protéger le commerce.

À mille lieux de cette alternative, ils approchèrent bientôt d'un couple qui semblait discuter d'une manière très particulière et une atmosphère grossière s'en dégageait. Justement, l'homme s'éloigna sur quelques dernières paroles que la distance rendait inaudibles. L'aristocrate tourna les yeux vers sa voisine qui semblait vouloir en apprendre davantage mais il la découragea d'un soupir au moment où la demoiselle qui leur faisait face rattrapa le personnage avec qui elle venait de discuter avec colère. Alors qu'elle commença à l'incendier, plusieurs regards se tournèrent vers eux, se demandant ce que l'homme avait pu lui dire pour l'énerver autant. Puis lorsqu'elle voulut tourner les talons, une petite demoiselle qui était passée inaperçue lui prit le bras et murmura quelque chose à son oreille qui sembla lui satisfaire. Alors la femme sembla lui dire adieu à l'instant où deux des ladrinis, seulement, les rejoignirent.

«Auriez-vous, mademoiselle, un problème ? Est-ce que cet homme si peu amène vous agresse ?»


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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Dim 2 Déc - 7:42

Comme prévu, Verna avait piqué une crise. Elle entrait vraiment dans le personnage et c'étit ce qu'il attendait. Pour un peu, il lui aurait juste dit de relaxer ne serait ce que pour l'enragerun peu plus. Bah une autre fois! Ils allaient enfin pouvoir officialiser son assistance et surtout prsonne ne soupçonnerait leur lien antérieur.
«Auriez-vous, mademoiselle, un problème ? Est-ce que cet homme si peu amène vous agresse ?»
Cette voix et cette façon de faire des rimes lui rappelait qelqu'un. Néanmoins,il n'avait pas le temps de s'en préoccuper. Ce passant allait briser la pièce préparée avec soin. La briser ou... la renforcer, tout dépendait du rôle qu'il allait lui donner. Il tourna son visage couvert d'une capuche et dont les yeuxétaient cachés par un loup vers le nouveau venu. De cruel, son sourire redevint sans chaleur.

-L'agresser, nullement. Dame Luxis ici présente me faisat part, d'une façon assez vive je l'admets, de son dédain pour les agents du roi. Ce qui n'est guère sécuritaire car on ne sait pas qui pourrait écouter.

Les rires des deux hommes engagés se firent entendre dans le silence de la foule qui se massait. Rire qui se tûrent bien rapidement. Pendat ce temps là, le procureur se retourna vers sa "victime". Repassant de sans chaleur à extrême cruauté.

-D'autres informations me dites vous? Après de tels compliments à mon égard, croyez qu'il me sierait d'avantage de vous offrir le gîte et le couvert comme énoncé précedemment. Et je suis sûr qu'e peu de temps nous n'aurions plus de secret l'un pour l'autre. Mais hélàs, le temps nous manque. Toutefois, je tiendrais à vous préciser que comme stipulé dans notre précédent arrangement, j'a tenu mon engagement. Une information pour une autre n'est ce pas? Qui a dit que celle-ci ne devait pas etre connue des deux partis? Bien si vous me laissez vous donner mon prix maintenant...

Il jeta derriere lui une plume, un encrier et deux parchemins que les larbins derrière lui s'avisèrent fort à propos de ratrapr avant qu'il ne touche le sol.

-Notez! Je,soussigné procureur Edge, m'engage à permettre à Vera Luxis le passage libre dans et en dehors de la zone de quarantaine. Cette autorisaton prend effet dès que les trois conditions susnommées seront remplies.
La béneficiaire de ce contrat nommée précedemment sera reconnue nécessaire à l'avancée de l'enquête sur la Sarnahroa.
Sa necessité reconnue, la beneficiaire s'engage à fournir son entière coopération et à se mettre à la disposition de la personne en charge de l'enquête jusqu'au terme de cette dernière.
Enfin en gage de son engagement si la première condition est remplie, la beneficiaire s'engage à donnée une information qui fera avancer l'enquête sur la Sarnahroa.
Si une des conditions venait à ne pas être respectée, ce contrat serait caduque confrmément à...


Il énonça les différentes lois liées au contrat et ouvrit sa main gantée pour qu'on lui remette le parchemin et une plume apres quoi il le data, le signa et y apposa son sceau avant de le présenter à Verna. Il fit sgne à l'autre homme de commencer le procés verbal.

-Pour cette évaluation Dame Luxis, il vous faudra dire comment vous ménerez l'enquête. Puis après un examen intensif de vos propos, vous serez acceptée ou recalée. Vous avez une minute pour préparer votre témoignage.

'L'enquête se fait en différentes étapes. Il faut examiner la scène du crime. Trouver des indices.Et écouter les témoignages. Après quoi en recoupant les différents éléments peut-on savoir ce qu'il s'est passé. Toutefois cette enquête est un peu différente. Ca devrait suffire comme témoignage ensuite je te poserai des questions dessus. Mais je penserais aussi à la réponse, suis le raisonnement et tu pourrs payer ta deuxième info.'

-Le temps est écoulé votre témoignage?


Son sourire se fit sadique. Comme s'il savait d'avance qu'un joli recalé allait orner le parchemin dqns les mains d'un de ses hommes de mains.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Lun 3 Déc - 0:22

Alors qu’elle terminait son petit numéro de fille vexée, Verna affichait une petite mine satisfaite, elle était contente de sa prestation et visiblement les compagnons de Rick furent tous dupés. Avant que ce dernier ne commence à agir comme son rôle le lui imposait, un autre homme fit son apparition. La prestance, et cette façon de converser, il était donc venu à elle. Les yeux de Verna s’écarquillèrent en le reconnaissant, une petite lueur excitée et attendrie se dessinant sur son visage. Enteri ! Ni une ni deux elle plongea dans son esprit, fixant son interlocuteur dans les yeux, de ses belles billes argentés.

*Attends deux secondes Rick, j’ai besoin de m’entretenir avec cet homme.*

« Vous êtes venus ? Quel soulagement de vous voir. »

"C'est toujours un plaisir de vous voir maître."

Ni une ni deux, Verna se jeta dans les bras de l’homme qu’elle serra non sans une certaine tendresse. Elle était vraiment soulagée et heureuse de le voir, au moins elle aurait droit à quelques informations concernant le reste de la guilde.

*Excusez moi Enteri, j’espère que ce n’est point pour moi que vous avez fait pareil voyage. Je suis actuellement en train de travailler sur une façon de m’échapper de cet enfer, avec pour compagnies les agents de notre bon roi. Ainsi je pourrai travailler avec eux et récolter efficacement plus d’informations concernant la Sarnarhoa.*

Elle se sépara alors d’Enteri, laissant ses mains courir le long de son buste et prit quelques pas de recul avant de se tourner vers Rick. Elle lui fit part alors de son consentement et écouta attentivement le fil de sa penser. Elle fit mine de réfléchir tandis que Maxine faisait encore une petite révérence à l’encontre d’Enteri. La petite rouquine arbora alors une pose fière et assez insolente, pointant un doigt volontaire vers le menton du loup.

« Je procèderai en plusieurs étapes : examiner la scène de crime, chercher des indices, écouter les témoignages. Après quoi on recoupe les infos et on peut espérer savoir ce qu’il s’est passé. »

Une fois eut elle finit elle recroisa les bras, arborant un petit sourire satisfait tandis que sa servante venait se recaler bien comme il faut à sa place.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Lun 3 Déc - 1:39

Erelda était restée enfermée toute la matinée dans ses appartements. Elle était étendue sur son divan et retournait le problème dans tous les sens. Elle ne cessait de penser à ce qu'il leur arrivait.

Elle et Artémius avaient donné de nouveaux espoirs aux ladrinis. Depuis l'annonce d'un plan de loi sur un impôt visant une fois de plus les plus pauvres, ils avaient agit de manière à faire oublier aux politiciens leur projet, et étaient même parvenus à inverser leur avis, une augmentation ayant été imposé aux plus riches. Ils avaient joués depuis des semaines entre l'infiltration et le chantage, la persuasion et la pression sur les politiciens et les hauts dirigeants de Tyrrhénium. Alors que la jeune femme séduisait ces hommes pour leur soutirer des informations -peut importe lesquelles tant qu'elles pouvaient faire pression sur les hommes concernés – Artémius lançait les menaces. Tous ces agissement qui paraissaient immorals avait pourtant un but loyal. Erelda aimait à aider le peuple à devenir plus uniforme économiquement et légalement parlant. Chacun méritait la même chance.

Artémius était ensuite parti à Hesperia afin d'y faire courir la nouvelle pour peut être parvenir à cette victoire dans la capitale également. Les ladrinis avaient organisé des festivités qui avaient été leur dernier instant de félicité jusqu'à aujourd'hui. Même si Erelda n'aimait pas être le centre des intérêts, Enteri avait insisté pour redonner espoir à leur famille, et cette soirée avait été bien plus agréable qu'elle ne l'aurait imaginé. Cependant, il avait parlé d'une nouvelle ère, prospère selon lui mais le destin en avait décidé autrement.


Une catastrophe touchait toutes les terres d'Istheria et en moins de quelques jours, une épidémie transformait la population en simple cailloux. Les jours suivants cet instant de bonheur avait complètement basculé par cette nouvelle apportée des ladrinis en mission. Erelda, pensive, se prit à songer que les dieux les avaient peut être tous condamnés et l'amusement de sa propre sottise se dessina sur son visage. Mais ce sourire se dissipa aussi vite pour laisser place au malaise.

Ce n'était pas tellement la maladie en soit qui effrayait la jeune femme, mais le discours qu'avait tenu Enteri juste après l'annonce de la maladie et du plan de mise en quarantaine. Il voulait tout abandonné mais surtout fuir. Il avait décidé que l'on stopperait toute manœuvre peut importe l'endroit, tous devaient se cacher de la maladie et ne prendre aucun risque. L'assassin appréciait beaucoup ce trait de caractère d'Enteri qui l'emmenait à protéger sa propre famille avant tout, mais les ladrinis étaient la seule famille qu'Erelda n'ait jamais eu, et l'idée que cette maladie dont on ne connaissait pas le remède puisse ainsi les séparer lui était insupportable. La sindarin n'en avait pas fermé l’œil de la nuit.

Elle avait passé la veille à faire des aller-retours entre la salle destinée aux seuls Enteri, Artémius et elle-même où ce premier se dérobait ces derniers temps, celui-ci refusant d'épiloguer sur ses paroles. Il était occupé à envoyé l'information des ladrinis éparpillés aux quatre coins d'Isthéria sur la maladie et leur dire d'arrêter tous leurs investissements. La jeune femme tentait de le raisonner :


" Enteri... Je te connais et je ne contesterais pas ta décision, mais es-tu sur qu'il n'y a pas d'autres solution ? "



Elle ajoutait d'un ton qui se cherchait à être implacable :


" Je me tiendrais à mes promesses. Si tu décide de partir, je t'accompagne. "



Mais le Terran ne répondait pas à ces exhortations. Depuis l'annonce de la maladie, il paraissait très distant envers elle, chose loin d'être chez lui habituelle. Ce comportement renforçait l'idée qu'il lui cachait quelque chose. Elle devait absolument savoir pourquoi.



Sous l'impulsion d'un sentiment d'urgence, elle se vêtit d'une simple robe et dénoua ses long cheveux noirs, qui tombèrent en cascade le long de son visage et se dirigea vers la salle principale du repère des ladrinis à toute allure. La jeune femme y aperçut alors une affiche sur laquelle se dessinait l'écriture d'Enteri juste au dessus du tableau des annonces, et y lut qu'il y avait convoqué quelques ladrinis tôt dans la matinée. Erelda commença à redouter le pire et voulut s'en assurer mais la salle dans laquelle le prince des ladrinis avait passé ces derniers jours était désormais vide. Sur son bureau était resté les dossiers dont ils s'occupait depuis qu'il s'était enfermé. Il avait prévenu une grande partie des ladrinis en mission, mais tout n'était pas complet. D'autres explications ne pouvait expliquer son absence. Enteri était parti annoncer les nouvelles conduites à venir aux derniers. Mais Erelda ne comprenait pas pourquoi il ne l'avait pas informé et pourquoi il était parti accompagné. Elle lui avait promis de ne jamais s'éloigner de lui, et en ces temps de troubles, ils avaient besoin d'être ensemble.

Elle se résolu donc à partir à sa recherche. Avec un minimum de perspicacité et si Enteri n'était pas encore très loin, elle avait toutes les chances de le retrouver rapidement. Mais elle devait en premier lieu se préparer pour le voyage. Erelda s'enquit alors de se procurer un accoutrement approprié. Il ne fallait pas qu'elle prenne le risque d'être touchée la maladie, et si celle ci se contractait par un contact physique comme elle en avait été informée, elle devrait se préparer.

De retour dans ses appartements, elle saisit un sac et y jeta tout le nécessaire : son duo de dague, son stylet, une gourde remplie d'eau et des bandages. Sa nature prévenante la poussait à ne prendre aucun risque. Ainsi elle s'enveloppa dans une cape épaisse et s'équipa de son pantalon et ses bottes d'assassin au dessous de sa robe bleue azur. Elle sortit du repaire des ladrinis, et s'élança à la poursuite d'Enteri dans l'enceinte de Tyrrhénium.



La première idée qui lui vint était de s'infiltrer le plus vite dans la zone de quarantaine. Enteri avait du vouloir y rechercher les ladrinis manquant à l'appel. Mais Erelda voulu s'assurer dans un premier temps que le disparu n'était pas seulement retourné à son domicile. Après s'être rendu devant la grande demeure dans laquelle elle tenait ses premiers souvenirs, elle pénétra dans celle ci grâce à ses talents de cambrioleuse. Elle y constata qu'il n'était pas présent et qu'il n'y avait pas mis les pieds depuis un certain temps. Elle se lança en direction du quartier le plus riche de Tyrrhénium. Sur le chemin, elle aperçu sur le côté, un vendeur d'habits en larme sur un mannequin. Quelle étrange spectacle diriez-vous mais cela persuada Erelda que les ladrinis étaient bien passés par là. Elle espérait qu'
un ladrini en particulier y soit passé.

Quelques mètres plus loin, elle vit ce dont elle avait tant entendu. Des gardes étaient posté devant le seul accès à cette zone bourgeoise. Il était impossible d'y pénétrer par un autre endroit.
Elle s'approcha des gardes avec une grande méfiance. Elle observait les différents lieux, boutiques, tavernes, auberges les plus proches en faisant preuve de discrétion. La jeune femme se fondait dans la foule avec une extrême habilité et aperçut une bibliothèque dans laquelle elle avait passé quelques temps. C'était parfait pour son plan d'intrusion.

Elle rejoint la première ruelle sombre et dépeuplé et s'installa contre un muret. Elle ferma les yeux et tenta de se souvenir des détails de cette librairie. Les rangements étaient étroits, et le bâtiment s'élevait sur deux étages, se rejoignant par un escalier en colimaçon fait de bois clair. Dans le second étage, un rayonnage dédié aux poisons étaient situé dans un endroit reclus ; l'endroit parfait. En moins d'une minute, la jeune femme sentit changer le contact des briques pour une sensation plus douce d'un bois lisse. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, des manuscrits sur la préparation de divers poisons étaient face à elle. Erelda s'enquit de couvrir ses cheveux et son visage sous l'ombre de sa cape. Elle s'assura de ne pas avoir été repéré et sortit au plus vite.

La démarche avait été simple, et il lui suffisait de la renouveler pour en sortir. Mais si elle était infectée par la maladie, les choses se compliquerait. Mais l'heure n'était pas à cette pensé. Il fallait retrouver Enteri et les autres ladrinis au plus vite.


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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 6 Déc - 1:18

Jeu, set et match. La pièce s'était déroulée sans accroc. Il était inutile et fastidieux de décrire la longue série de question qu'il posa à Verna dans le but de la confondre. À ce stade, il ne restait plus qu'à obtenir l'info numero deux et remplir la paperasserie. S'il y avait une chose à retenir, c'était que la personne devant lui avait merité sa place dans l'enquête. Les questions posées étaient farcies de pièges qui menaient à d'autres pièges et amenait au final à mettre en doute serieux la solidité d'un témoignage. Bref, n'importe qui aurait pensé que le seul but du procureur était de se débarasser de la jeune femme après l'avoir humiliée publiquement.

Qui était ce type pourr ajouter l'injure à la blessure. S'il ne voulait pas d'elle, il n'avait qu'à le lui dire directement. Finalement tous ces témoins allaient peut-être lui être agréable. De plus c'était grisant de les maintenir dans la peur d'être arrêté alors qu'ils voyaient toute l'iniquité du méchant procureur.


-PROOOOCUUUREEUUR EEEDDDGGGEEE!

Et ainsi, une atmosphère qu'il avait pris le temps de mettre en place se désagrégeait-elle en quelques secondes. Fier comme un conquérant, le capitaine Finn arrivait à toute allure.

-Procureur Edge! Monsieur! J'ai ce que vous avez demandé!

Son sourire passa de cruel à sans chaleur. Garder le contrôle tel était le secret pour maintenir une certaine atmosphère. Par contre il ne daigna pas tourner son loup vers le soldat qui semblait voué à être affecté à chacune de ses affaires. Celui-ci se mit donc devant lui avec son trésor. Heureux les simples d'esprits. Le procureur sortit donc sa cane avec une pince au bout et rangea le sac dans les preuves. Puis, rompu à cette procédure, son subordonné lui fit son rapport.

-Les résultats sont arrivés procureur! Et ils sont tous positifs, il s'agit bien d'une pie...

-Merci Capitaine Finn.

'Il s'agit donc d'une pierre de sphène. Pour une fois les rumeurs sont fondées. La Sarnahroa est une maladie amenant la pétrification progressive et une desintégration ne laissant que le coeur de la victime sous forme de pierre de sphène et La vitesse varie en fonction de l’espèce et est encore plus rapide si l’on a recours à l’essence divine. Le lien est ténu. L'essence divine et la pierre de sphène. Les deux sont intrinsèquement liés! Même si je sais que l,on peut faire de la magie sans utiliser la pierre de sphène. Y a t il une preuve concrète que la maladie est liée à l'essence divine de son utilisateur? '


L'individu encapuchonné croisa les bras et ferma les yeux en baissant la tête. Il était dit que réflechir était un acte divin. Dans la reflexion, il y avait la conception, l'association et le jugement. Autant d'actes spirituelles qui s'ils étaient physiques auraient été décrits comme divins. Et dans son univers de logique, il pouvait approcher plus près de la verité qu'en cherchant au hasard. Donc il allait devoir quitter le monde physique pour qu'il trouve dans son monde spirituel une partie de la vérité du monde physique.


[hrp] Bon, je ne prétends pas avoir la réponse et mon raisonnement est probablement faux. De plus certains préfereront avoir leur raisonnement non biaisé. Donc je spoile cette partie.[/hrp]
Spoiler:
 

Le procureur décroisa les bras et rouvrit les yeux. Le raisonnement n'était peut-être pas la vérité mais il répondait à merveille aux questions soulevées durant cette première enquête. Mais il restait encore énormément à faire, de plus, il ne serait pas étonné si tout son raisonnement se trouvait retourné par un élément. Un sourire froid se dessina sur son visage.

-Voilà qui est intéressant. Veuillez témoin, donner votre information à notre bon capitaine.

La chose faite, le procureur remplit le laissez passer officiel de Verna en assimilant les nouvelles données. Rien qui ne contredisait son hypothèse pour le moment. Maintenant, à moins qu'un autre témoin apporte du nouveau il était temps de chercher des infos.





Dernière édition par Baptisma Maverick le Jeu 6 Déc - 7:24, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 6 Déc - 2:03

C'est avec un air grave qu'Urkrass contemplait le macabre trésor qui s'étendait devant lui. Cela faisait quelques jours que la collecte de cœurs avait commencé, et déjà plusieurs sacs s'entassaient dans les chariots, aussi lourds que remplis. De sa main gantée, il empoigna l'un de ces cristaux, noyant son regard dans ses éclats azurs. Un destin tragique, une vie entière contenue dans ce caillou... et pourtant, impossible de le différencier de son voisin. Urkrass avait l'habitude de la mort, mais sous cette forme, elle avait quelque chose de dérangeant. Le Zélos aimait l'argent et les gemmes, mais pour rien au monde il n'aurait souhaité se changer en statue d'or...

Il chassa ces pensées obscures de son esprit. Après tout, il y avait eu d'autres épidémies aux conséquences bien plus désastreuses. Il fallait simplement espérer que cela ne dure pas trop longtemps, sans cela l'économie mondiale allait en pâtir. En effet, si la maladie semblait pouvoir s'enrayer rapidement, elle semait la terreur et la paranoïa autour d'elle.


- Intendant! appela-t-on soudain. Il reste juste assez de vivres pour le voyage de retour. Ce ne serait pas prudent de patienter plus longtemps...

Urkrass opina du chef. Il avait maintenu l'entrepôt à flots dans le quartier pendant quelques temps, mais si la quarantaine se radicalisait, ils s'en trouveraient piégés. Il valait mieux rejoindre le désert tant que cela était encore possible.

- Rassemblez vos affaires, et préparez les montures. Nous partirons dans la mâtinée.

Si tôt dit, le marchand plia bagage. L'échoppe improvisée ferma son guichet, et les hommes furent rassemblés. Encore restait à convaincre Zephira de faire de même...


- Tu n'espères tout de même pas que je vais faire toute cette route uniquement pour le plaisir de me gaver des pâtisseries au miel dans ce qu'il te reste de maison...? raillait-elle, avant que le Zélos n'aie pu dire quoi que ce soit.

- Si tu ne viens pas de gré, tu viendras de force, femme. L'endroit sera bientôt un foyer de la Sarnahroa, et je ne serais pas surpris qu'elle amène la peste avec elle. Il faut partir.

La femme leva les yeux au ciel, exaspérée.

- Autant mourir ici qu'entre les ruines d'Argyrei, tu ne crois pas?

- Tu trouveras largement de quoi t'occuper, crois-moi...

Zephira haussa les épaules, avant de grimper dans un chariot.

- Tu as intérêt à tenir tes promesses, intendant Grompeck...!

Le marchand répondit par un grognement. Il n'était pas d'humeur à argumenter plus longtemps, et se doutait que, quelque part, sa femme ne souhaitait pas vraiment rester au milieu du champs de bataille. Il s'assura donc d'emporter la totalité de ses affaires et le contenu de l'entrepôt, avant de faire ouvrir les portes.
Couverts de la tête aux pieds, les voyageurs du désert reprirent la route vers leur habitat, chargés de ces cœurs qui n'en étaient plus. Ces objets morbides seraient ensuite déchargés dans l'entrepôt dAmaryl pour être étudiés par les Eclaris. Quelque chose disait à Urkrass qu'il n'en était pas encore débarrassé...


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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 6 Déc - 5:45

Verna regarda le procureur acquiescer à ses déclarations, elle avait fait comme Rick le lui avait suggéré et en cet instant, ce dernier était en train de faire signer quelques papiers à l’un de ses subalternes afin de permettre à la capricieuse jeune lhurgoyf de se faire la malle hors de cet enfer. Elle avait bien joué le jeu, ça l’avait énervé, mais au moins le jeu en valait amplement la chandelle. Un manant fini alors par arriver en quatrième vitesse auprès de Rick, l’appelant par son titre de procureur. Il s’était décemment fait beaucoup de lien le bougre. Tout deux échangèrent quelques mots, et finalement le capitaine Finn en bon figurant qu’il était fini par faire silence alors que le loup venait se perdre dans les méandres de ses propres pensées…

Au début Verna fut stupéfaite devant ce qui se dessinait sous ses yeux, aussi elle préféra quitter prestement l’esprit de Rick avant d’être elle-même atteinte par l’envie de défoncer des murs en volant vers le septième ciel… Elle profita pour laisser son excitation prendre le dessus, prenant sa servante par les mains et sautant sur place telle l’adolescente peu scrupuleuse qu’elle était. Quelques instants après Maverick sorti de sa réflexion haute en couleurs et invita Verna à transmettre le dernier renseignement comme le convenait l’accord qui avait été passé. La demoiselle soupira en dégageant une de ses anglaises.


« Bien sûr monsieur. De ce que j’en sais, les symptômes premiers de ce mal se manifestent sous la forme de fatigue et de douleurs musculaires. Et ces mêmes symptômes n’apparaissent qu’après trois jours, d’une fois que l’on a contracté la maladie. »

Elle se perdit alors rapidement dans ses pensées, et envoya sa servante récupérer nombre d’effets qu’elle jugeait absolument nécessaire à ses hypothétiques périples à venir, laissant Crow servir de guide à l’albinos.
Verna arriva alors devant la limite qu’elle n’avait pu franchir depuis près de deux semaines, accompagnée cette fois d’un simple formulaire aux vertus libératrices. Elle emboita le pas de Rick et ses sous-fifres et passa alors non sans un certain soulagement LA limite, jetant un dernier regard en arrière alors que la jeune terrane arrivait au triple galops, un large sac sur le dos et un corbeau volant au loin devant elle. « Parfait » ajouta la cruelle demoiselle dans un sourire malin. Il était maintenant temps de se tourner vers ce qui portait réellement intérêt à la lhurgoyf et au reste du monde.

[Et voilà que je franchis le cap des 100 XP ^^]
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1   Jeu 6 Déc - 21:25

Tout juste sortie de la bibliothèque, la jeune femme s'avança dans les rues du quartier le plus riche de Tyrrhénium. Toujours cachée sous sa cape, elle regardait le soleil se coucher. Elle était partie tard et la nuit commençait à tomber. Les cris et les combats se faisaient entendre dans les tavernes et auberges mais Erelda n'en tint pas compte. Elle sillonnait les ruelles de la ville à la recherche du déserteur. Lorsque le soleil avait irrévocablement laissé sa place à la majestueuse lune, presque pleine ce soir là, l'assassin se concéda qu'il était inutile de continuer les recherches pour cette nuit. La seule idée qui lui vint fut de le traquer dans toutes les chambres de la zone, mais n'était que pensée saugrenue. La meilleure chose à faire était d'attendre l'aube, en prenant le repos qui commençait à lui manquer.

Erelda s'engouffra dans la première taverne qu'elle atteint, demanda au maître des lieux une chambre simple pour la nuit, et lui offrit une petite poignée de piécettes en échange des clés. Les lieux n'était ni désert, ni trop fréquenté, idéal pour la tranquillité et la discrétion de la sindarin, et elle s'enhardit à monter dans ses appartements. Elle veilla à laisser les abattants et rideaux ouverts à la clarté de la lune puis s'étendit sur la couchette.


Alors que la lumière du jour se glissait sur son visage, Erelda ouvrit doucement les yeux tout en écoutant le bruit des habitants qui bavardaient sur différents sujets. Elle entendit tout à coup le bruit d'un chariot qui ameutait toute la foule et qui venait de l'extérieur de la zone. La jeune femme s'empressa de rejoindre la rue autant qu'il le fut possible, avec la politesse et discrétion nécessaire. Au bout de la rue, une femme zélos se tenait sur un balcon, un homme semblable à ses côtés. Elle expliquait aux habitants que ses marchandises avaient été renouvelées et que des des vivres et des remèdes étaient à la disposition des isolés en échange d'argents mais aussi des pierres de sphère ou autrement dit des cœurs des victimes... Quelle ignominie, ces gens profitaient du malheur et d''une maladie incurable pour s'enrichir. Mais le pire était certainement que les gens n'hésiteraient pas à marchander le cœur de leurs proches contre quelques miches de pain.

Alors que la sindarin se faufilait à travers la foule avec la plus grande prudence, une lame passa non très loin d'elle et alla directement se ficher dans l'annonce du magasin du profiteur. Un morceau de parchemin était accroché à celui ci. Elle du user de concentration pour parvenir à lire le simple nom écrit sur le bout de papier, et grâce à sa vue de sindarin, elle reconnut :
«Ctésiphon». Son visage s'illumina mais alors qu'elle tentait de s’élancer vers la source du projectile, la foule l’entraîna de l'autre coté, cherchant plutôt à s'en éloigner en poussant des cris et des plaintes, effrayée par un simple couteau. Elle parvint après un bon moment à s'extirper de l'attroupement mais Enteri n'était sûrement plus là. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où il pouvait s'être éloigné, les rues étant multiples et les individus trop nombreux. Elle emprunta une ruelle puis une autre et plusieurs à la suite sans aucune trace d'un ladrini. Elle lâcha un juron, pestiférant sur ces imbéciles qui lui avaient fait perdre sa chance, mais ne s'arrêta pas là.


Quelques instants plus tard, alors qu'elle inspectait chaque rue, elle aperçut une seconde charrette et deux personnages qui s'opposaient dans une lutte verbale. Un homme prenait de haut une jeune fille, très certainement une noble selon sa tenue, et celle ci lui tenait tête. Malgré les circonstances, Erelda prit le temps d'écouter les propos et de regarder la demoiselle remettre à sa juste place celui qui se croyait supérieur. La conversation tournait autour de la maladie : La Sarnahroa. Elle avait donc ainsi prit connaissance du nom de cette catastrophe. Alors que la lutte verbale commençait à prendre des tournures de fin, un homme s'avança vers eux enjambé par un second. Mais ce premier était bien trop connu d'Erelda :






«Auriez-vous, mademoiselle, un problème ? Est-ce que cet homme si peu amène vous agresse ?»


Dernière édition par Erelda le Dim 9 Déc - 18:48, édité 1 fois
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