LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2

Bienvenue

Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

Liens rapides

Effectifs

• Eryllis: 2
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 2
• Nérozias: 2
• Gélovigiens: 8
• Ascans: 1
• Marins de N.: 2
• Civils: 9

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Béamas Mois:Tiria
[Décembre/Janvier en temps réel]

Membres du mois


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Lun 7 Jan - 15:18



La connaissance est précieuse. Une plume peut être plus dangereuse que n'importe quelle lame. Si l'on ne voit pas toujours l'utilité d'un livre, il n'en reste pas moins un bout de mémoire, d'un ancêtre, d'un sage, de l'écrivain d'un jour. Mais quelques mots, un cours discours, peuvent révéler plus d'informations et de sagesse que ne le fera jamais un professeur bien payé...

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Personnes présentent dans ce lieu :
Amon (opportuniste)
Verna Luxis (altruiste)
Baptisma Maverick (altruiste)

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

But :
La Sarnarhoa fait toujours des ravages, et l'on en sait toujours si peu. Il sera donc de votre devoir de faire des recherches beaucoup plus approfondies sur les origines de ce mal.
Il y a quelques semaines, le nouveau propriétaire de la bibliothèque des Lumières, Amon, a demandé de l'aide à ses camarades Eclaris d'Argyrei. Il a demandé que certains ouvrages anciens lui soient envoyés afin de les étudier.
Baptisma et Verna, dans votre désir d'en savoir toujours plus, vous allez pouvoir fouiner...

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Règles :
_ Vous devez poster au moins 3 messages.
_ Il n'y a pas d'ordre de postage afin de ne bloquer personne.
_ Vous avez trois semaines pour poster vos 3 messages, soit jusqu'au 28 Janvier.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar Invité
Invité

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mar 8 Jan - 18:58

La maladie continuait ses ravages encore et toujours et sans arrêt. La poussière des morts nouveaux se mélangeait à celle des anciens morts, et à ce stade, il devenait inutile de chercher un quelconque premier contaminé encore vivant. Les règles de la quarantaine devenaient plus fortes. Et de l'interdiction de quitter une zone on était passé à l'assignation à résidence. Les libres voyageurs se faisaient rares et étaient plutôt mal accueilli. Les gens avaient fini par comprendre que si on s'isolait suffisamment longtemps pour que les derniers contaminés explosent, alors il n'y aurait plus de maladie... enfin c'était comme ça dans la plupart des villes, ici avancer sans toucher personne relevait de la gageure. Fort heureusement, personne n'osait s'approcher de sa garde personnelle.

Toujours fidèle à son rôle, il avait adopté les vêtements amples, la capuche et le loup. Edge rentrait en jeu et le spectacle de toute ces poussières ne faisait apparaître en lui qu'un rictus amusé tandis que dans sa tête "poussière, tu retourneras à la poussière" se répétait comme une comptine inlassablement. Ses recherches n'avaient pas été vaines loin de là. En plus d'une idée détaillée des symptômes, il avait trouvé deux sources possibles. Les documents étaient formels, les premiers à voir un médecin venaient ou de Taulmaril ou d'Hesperia et selon certaines archives, certains tombaient malades parce qu'un proche venu les visiter était malade ou qu'un étranger l'avait touché dans une auberge. Encore une fois, la piste était ténue mais les deux villes revenaient inlassablement.

Maintenant, si Edge n'avait jamais mis les pieds dans la ville morte, cela ne signifiait pas qu'il ne s'en rappelait pas la configuration, les failles, les lézardes... Autrement dit chercher une origine dans la ville morte revenait de la gageure. Il se referma sur lui même pour réfléchir de nouveau à son plan d'action.


'Taulmaril et Hesperia, deux possibles sources de contamination...Quelle ville doit être inspectée maintenant?. Comme je le sais déjà Taulmaril est dangereuse, et les formes de vies sont rares, je crois pas qu'on puisse trouver le lieu où tout a commencé ...non soyons logique... A cause de l'absence de vie, y a t il une manière de trouver des traces de la maladie? hmm si je me souviens bien... La sarnahroa est une maladie qui change la victime en poussière et transforme leur coeur en pierre de sphène. Oui y a un lien, Si il y a eu par miracle un mort dans les ruines alrs on trouvera une pierre de sphène. Mais à cause du délai d'incubation... Les chances de trouver une pierre de sphène près de la source sont nulles. Maintenant concentrons nous sur Hesperia. Supposons que la source soit Hesperia. Alors il y a forcement des traces d'activités dans cette ville. Néanmoins, trouver la source primaire sera compliquée car si le foyer est ici, alors on a plusieurs vagues qui se mélangent... Ce n'est pas impossible de le trouver mais compliqué, je vais avoir besoin de documentation... En fait les papiers officiels passent par la bibliothèque des lumières, et si Taulmaril est le lieu de contamination où est allé le premier malade? Je ferais bien de donner une certaine importance à cette information... Les sources possibles de contaminations sont Hesperia et Taulmaril. Hmph, le lien est là. Puisque les deux sources sont Hesperia et Taulmaril. Le premier malade, contaminé à Taulmaril s'est rendu ensuite en Hesperia. Oui, je m'approche de mon premier malade. Du coup s'il a consulté, et comme cette maladie était inconnue...'

-Il l'a touché!

'Dans ce cas, il n'y a pas de doute, ses notes sont à la bibliothèque. Dans tous les cas ce que je cherche se trouve dans la bibliothèque des lumieres!'


Justement, il venait d'arriver devant le bâtiment, son enquête préliminaire était terminée. Son équipage l'escortait et celui qu'ils avaient désigné comme étant le nouveau bibliothécaire était en vue. Maintenant, Edge ne s'abaisserait sûrement pas à aller se présenter, ses hommes allaient bien gentiment lui amener l'individu, tandis que le capitaine Finn irait explorer une certaine galerie pour lui ramener un certain exa. Pour cette occasion,il avait récupéré une certaine clé qui avait été découverte dans un certain bureau. Ce dont il était certain, c'est que beaucoup de questions incertaines trouveraient avec certitude une réponse qui éloignerait l'incertitude.

Seule Verna Luxis, une civile qui avait su montrer son utilité disposait de certaines latitudes. Après tout contrairement aux outils sous ses ordres, la demoiselle était capable de réflexion et une enquête de son côté pourrait apporter un éclairage nouveau à celle qu'il menait.

Son plan établi, il alla s'asseoir tranquillement et amena un livre à lui, un qui devait être très prsé vu le titre accrocheur... "Fureur Divine". Il semblait juste si en dehors de cet univers, de cette peur qui les prenait tous si calme au milieu de toute cette agitation.
Revenir en haut Aller en bas
avatar Invité
Invité

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 16 Jan - 3:16

La bibliothèque des lumières… Voilà un lieu des plus singuliers. Nombre d’histoires et de contes y était rattachés, certains parlant d’ouvrages recelant autant de savoir, de connaissances, et d’expérience que celles accumulé par plus d’un millier de vies d’hommes. D’autres plus exotiques conterait les amours de nombre de personnes. Cet endroit pour faire plus simple un puits infini de connaissance pour qui aurait la patience de s’y pencher pleinement, et puisqu’il s’agissait d’une bibliothèque, l’on pouvait même trouver nombre d’ouvrage contant des histoires fictives plus passionnantes les unes que les autres.

Si Verna se trouvait devant en cet instant c’était en raison de la Sarnahroa qui n’avait de cesse de faire toujours plus de victimes à mesure que les jours passés. On commençait à avoir peur de tout le monde, et les autorités muré derrière un perpétuel mutisme n’osait même pas faire mention du nombre de victimes au publique. Le pays était déjà très certainement frappé par une importante chute démographique.

La petite Lhurgoyf passait en cet instant la massive porte d’entrée de la bibliothèque, secondant de près un Maverick toujours dissimulé derrière un masque de loup et un long manteau noir, tant et si bien qu’il ne s’agissait même plus vraiment de Maverick mais plus d’un fou à lier nommé Edge, brandissant ses articles de lois avec autant d’agressivité qu’un barbare brandit son épée sur un champ de bataille. Elle s’aventura dans la pièce principale à proprement parler, là où la quasi-totalité des livres étaient exposés, rangés de façon irréprochable. Au loin Verna pouvait percevoir un homme qui était probablement (avec Verna, Maxine, et Rick y compris) l’une des rares personnes présentent en ce lieu, le reste du personnel ayant fuit la maladie eux aussi. L’homme semblait occupé, aussi la rouquine ne lui prêta pas plus attention et se tourna vers une des allées que constituait le cœur du bâtiment. Elle leva les yeux et tomba sur un écriteau précisant qu’il s’agissait d’un rayon principalement porté sur la botanique, les plantes répertoriées, ainsi que la culture de ces dernières et les vertus curatives qui leurs étaient connues. Chose qui intrigua grandement la jeune Maxine…


« De ce que l’on en sait, la Sarnahroa est une maladie qui nous totalement inconnue alors inutile de perdre notre temps à chercher dans des ouvrages médicales. »

Verna fut intriguée par la réflexion de sa suivante et l’invita à poursuivre dans ses explications.

« Tu as une meilleure idée ? »

La jeune albinos fut quelque peu hésitante, mais finalement expliqua à sa maitresse ce qu’elle avait en tête.

« Eh bien oui en effet. Je pensais plus me pencher sur ce genre d’ouvrage. Qui sait, peut-être que je trouverai une plante qui pourrait nous aider. »

La lhurgoyf hésita quelques instants et finit par encourager Maxine à poursuivre dans cette voie tandis qu’elle se dirigeait vers le rayon où étaient répertoriés tous les registres médicaux ainsi que les journaux des médecins qui avaient souhaités les conserver ici. L’avantage venait du fait que la maladie n’était apparue que récemment, et devant la virulence de cette dernière, nombre de médecin avait cessé d’exercer de peur d’être frappé eux aussi. Aussi les archives de ces derniers s’arrêtaient quelques semaines avant le début de ce mal. Il fallait donc chercher autour de la date de parution de la sarnahroa et c’est ce que fit alors Verna. Elle commença par chercher dans les archives, daté d’une semaine après l’hypothétique date de recensement du patient numéro Un.

Combien de temps s’écoula entre ces deux instants ? Difficile à dire. Plusieurs heures probablement, peut être même une demi journée, ni elle ni Maxine n’y avait vraiment prêté attention… Tout ce qui importait maintenant c’est que Verna courrait en cet instant en direction de Maverick, enfin Edge.


« Procureur… vous pouvez dire merci à la créature qui vous fais face. Je l’ai trouvé ! »

De son coté, l’albinos aussi avait trouvé une piste intéressante.
Revenir en haut Aller en bas
avatar Invité
Invité

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mar 22 Jan - 3:04

De son côté, le procureur avait eu beaucoup moins de chance. Inutile perte de temps sur papier et déchets de l'esprit s'accumulaient. Ceci était loin de ressembler à une enquête menée avec sa logique diabolique. Et pourquoi? Parce que le bibliothécairen'avait pas jugé bon de venir le saluer et du coup obtenir ses instructions. Donc, il n'y avait plus qu'à prendre au hasard. Et si un hasard calculé pouvait aider une enquête, n'utiliser que le hasard créait l'effet contraire. Les livres, documents ou traces qu'il cherchait étaient noyés par un désordre incommesurable de pertes de temps et preuves d'absences de talent couchées sur papiers et parchemins.

Bref, il n'était pas impossible qu'après cette fouille, il organise un immense autodafé et y fasse jeter le bibliothécaire. Au moins celui-ci connaîtrait sa place. Tout du moins il le ferai probablement incarcérer pour obstruction à la justice. Il s'était lui-même montré très compréhensif, très... humain. Au lieu d'exiger qu,il vienne se prosterner devant lui à quatre pattes et dérouler le tapis rouge, bref qu'il soit à sa place, il avait juste attendu que celui-ci vienne pour éxecuter ses ordres. Nommément, lui fournir la documentation nécessaire pour trouver le foyer de l'épidémie.

Il fût dérangé par l'arrivée du capitaine Finn. Néanmoins, à voir l'exa qu'il transportait, il avait complété cette mission. Bien ce cher capitaine allait l'amener dans son bureau. Cette bibliothèque réveillait réellement trop de souvenirs, et il n,avait pas besoin de s'en encombrer pour le moment.

Il trouva par hasard un journal en très mauvais état, déchiré par endroit et commença à lire quelque chose à propos d'une maladie bizarre. La fièvre rouge... Cela pouvait peut-être avoir un lien avec l'affaire mais se débarasser de la Sarnahroa nécessitait-il de faire un exorcisme? Il était temps pour lui d'aborder le problème sous un autre angle, un jeu de possibilité.


'Ce document parle-t-il vraiment de la Sarnahroa? Dans ce cas, il y a à l'intérieur quelque chose qui la mentionne. Quel élément relie ce parchemin à notre affaire? La réponse est évidente... il s,agit de fièvre.Contre argument maintenant! Quel élément pourrait faire de ce parchemin une perte de temps? Deuxième évidence,on parle de fièvre rouge! Se changer en pierre n'a rien à voir avec le rouge. Me revoici au point de départ... Non, je vais faire comme lorsque mon adversaire croit avoir trouvé un défaut dans mon raisonnement. On ne peut pas dire avec certitude qu'il ne s'agit pas de la Sarnahroa, le doute planera jusqu'à ce que je trouve de quoi il s'agit. Puis-je déduire avec les moyens actuels à quoi il est fait réference? Non, je ne peux pas déduire, tant que l'ombre d'un doute planera , je dois étudier ce document. Quelque chose pourrait appuyer mon contre argument. Admettons que ce document parle de la Sarnahroa. Quelle partie contredit cette information? Il m'a fallut apprendre tous les gestes d'exorcisme. Ce point fait plus réference à une possession et qui dit possession dit Sylimeas. Si ce texte fait vraiment réference à l'extermination des Syliméas il me faut un lien, je refuse d'introduire un sujet aussi grave sans éléments. Quel élément rattache le massacre des Sylimeas à ce carnet? Puis ils sont arrivés, plein de lumière... Oui, on pourrait croire qu'il s'agirait des sylimeas... néanmoins... Quelque chose me dérange... Je ne sais pas si on peut leur faire confiance... Ils sont revenus, ils nous ont dit quoi faire, mais est-ce que cela fonctionnera? Pourquoi ne peuvent-ils pas le faire eux-mêmes? Ces êtres de lumières seraient les sylphides quand à pourquoi ils n,ont pas intervenus directement, là n'est pas le problème. Le M.O. est le même. Oui, il peut s'agir de l'extermination des syliméas. Toutefois...un terme me dérange... Pleins de lumière. J'ai vu les sylphides, mais d'après Syssian ils ne peuvent pas communiquer sous leur forme éthérée. Donc il pourrait s'agir d'une autre race, ce qui n'est pas impossible. Mais d'un autre côté... Cette lumière pourrait aussi signifier leur "pureté"... Encore une fois je me retrouve dans une impasse. Néanmoins ces deux hypothèses prennent plus de poids sans parler d'un troisieme cas. Y a t il une preuve concrète de l'un ou l'autre de ces cas? On devra transporter ce mal dans ces drôles de jarres et les faire disparaître. Il y a trop de correspondances pour que ce soit une coïncidence... Ce texte est donc lié aux Syliméas et du coup, ces ingrédients seraient le moyen de rejeter la possession. Ce... ce serait... Non, raisonnons, inutile de nous emballer... Y a-t-il un contre argument possible? Hmph je peux pas croire que j'ai failli me faire avoir. Oui, il y a un contre-argument possible... La fameuse preuve du diable. De la même manière que je ne peux pas prouver quelque chose, je ne peux pas prouver son contraire. Je suis d'accord, ces jarres sont bien la preuve que ce texte concerne les syliméas. Mais de la même façon. L'origine de la maladie étant inconnue, il n,est pas impossible que celle-ci ait été scéllée dans une jarre. Il est inutile d'aller plus loin! Que ce soit mon affaire ou l'autre, l'imporance de ce document n'est plus à établir. Quoi qu,il en soit, je n,ai plus qu'à déterminer la location de ce tertre. Source de la maladie ou tombeau des sylimeas, je vais définitivement trouver quelque chose là bas.'

Un sourire froid apparut sur son visage. Il en avait eu de la chance, oh oui beaucoup de chance. Ce document était précieux pour son enquête. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à...

« Procureur… vous pouvez dire merci à la créature qui vous fais face. Je l’ai trouvé ! »

La rouquine arriva en trombe devant lui, un journal dans les mains. Cela aiguisa la curiosité du procureur. La demoiselle n'était pas du genre à s'exciter pour rien. Ce devait-être une trouvaille capitale avec un C majuscule pour qu'elle soit dans cet état.

-Je serai le seul juge de cela... Maintenant mademoiselle Luxis qu'est ce qui a bien pu vous plonger dans un tel émoi? Ce carnet que vous tenez dans la main? Eh bien je vous en prie, vos recherches doivent-être complètes... Votre exposé, résoudra sans aucun doute les mystères qui planent sur cette affaire.

Son sourire se fit plus cruel, preuve évidente que la susnommée avait acquis l'attention qu'elle lui avait cherché.
Revenir en haut Aller en bas
avatar Invité
Invité

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 30 Jan - 5:07

La lhurgoyf s’éclaircit la voix avec une petite touche de désinvolture qui lui était si propre, faisant fi de ce sourire carnassier qui se dessinait sur le visage de celui qu’elle savait être Maverick, certes transformé, mais toujours le même. Elle montra alors le journal qu’elle tenait entre ses doigts fragiles avec une petite lueur de malice dans les yeux. La couverture de l’ouvrage était d’un cuir beige abîmé, ternie par le passage du temps, bien que sa dernière utilisation ne remontait qu’à l’échelle mensuel. Elle ouvrit le journal et montra la première page à Maverick, agissement qu’elle accompagna de la parole.

« Journal du docteur Elendë Firien. »


Elle tourna ensuite le livre dans sa direction, balaya les pages prestement avant de s’arrêter sur l’une d’elle de façon précise.

« La première fois que je l'ai vu, je n'avais rien détecté. Il se plaignait simplement de douleurs musculaires et de maux de tête, et que sa jambe le démangeait. Mon patient m'avait simplement raconté qu'il était chercheur et qu'il pensait avoir fait une découverte majeure dans les ruines de Taulmaril. »
Elle marqua une pause et descendit plus bas. « Mais voilà, il est venu me voir le lendemain et il semblait mystérieusement paniqué. Il me criait que mon baume avait fait empiré les choses. Il me montra alors sa jambe et je vis que sa peau avait pris une teinte grise. Mais au toucher, c'était dur, comme de la pierre. C'était la première fois que je voyais ça. »

Elle reprit succinctement son souffle et poursuivit.

« J'ai rencontré un nouveau patient qui semblait avoir les mêmes symptômes que le premier. Il disait être un de ses collègues. Ils avaient parlé des fouilles de son camarade, qu'ils avaient tous bu un verre dans une taverne. […] Cela me parut plutôt bizarre puisque lui n'était pas allé à Taulmaril. Avait-il vraiment contaminé son ami si rapidement? C'était bien la première fois que je voyais cela. Pour me rassurer, j'ai envoyé quelques courriers à d'autres médecins, peut-être qu'ils en savaient plus que moi sur cette étrange infection. »

Elle sauta une page et enchaina, une certaine excitation dans la voix.

« Je suis atteint aussi. Je n'y crois pas, je suis atteint aussi! Je me suis réveillé avec des plaques sur l'abdomen et sur mon coude. Je ne peux plus plier mon bras gauche et j'ai du mal à respirer. Je vais devoir fermer mon cabinet. Mon premier patient est passé me voir hier, il marchait avec une canne, en trainant sa jambe. Elle est complètement pétrifier maintenant et cela commence également à lui atteindre le bras. Cela semble s'étendre à une vitesse fulgurante. Je n'ai toujours pas eu de nouvelles des autres médecins mais je suis plutôt inquiet. »

A ce stade elle sauta deux pages et reprit sa lecture plus calmement.


« Je n'ai jamais vu une chose pareille. Je ne peux plus marcher aujourd'hui, mes jambes sont faites de pierre maintenant. Mais je m'étonne moi-même de mon calme... peut-être est-ce la sagesse qui va de paire avec mon âge avancé ? Allez savoir. Malgré mon état, j'ai quand même trouvé le moyen de me rendre chez mon premier patient. Il était au lit, paralysé de toute part. Cela faisait deux jours qu'il n'avait pas bougé, ni même mangé... il était en train de mourir quand je suis arrivé. N'ayant pas de famille, personne ne s'était rendu compte de l'état avancé de sa maladie. D'ailleurs, de mémoire d'homme, c'est la première fois que l'on voit une chose pareille. Aucun collègue ne semble en avoir entendu parlé. Je l'ai moi même nommé " Sarnahroa", un vieux langage qui signifie "corps de pierre". Je pense que c'était l'appellation la plus appropriée. Toutefois, ce n'était pas le plus grave. J'étais venu accompagné d'un prêtre, un gélovigien qui avait bon cœur. Il m'avait porté jusqu'à chez cet homme et nous avons assisté à un drame mais aussi à un fait extraordinaire. En effet, mon patient s'est éteint, et son corps s'est vu entièrement recouvert de pierre. Mais alors que je pensais que c'était la fin, il a commencé à se craqueler, puis il est tombé en fine poussière. Mais voyez-vous, tout s'était émietté, sauf une chose. J'ai vu une pierre briller, mais c'était plus qu'une pierre, c'était une pierre de sphène !Mais c'était aussi... c'était aussi son cœur. Son cœur s'était cristallisé ! Rendez-vous compte ce que peut représenter pareille découverte! Mais peut-être que je m'emballe. Il faudrait pouvoir étudier tout cela. En tout cas, le prêtre à mes côtés pensait qu'il s'agissait d'un message des dieux. Miracle ou punition, je n'aurais su dire si c'était cela qui l'exaltait. »

Elle ferma le journal puis regarda le procureur dans les yeux.

« Les écrits s’arrêtent là. Pour avoir consulté les registres, le médecin en question est décédé deux jours après avoir écrit cette dernière page. Je ne pense pas qu’il soit utile de chercher ce prêtre, il est très probablement mort aujourd’hui. Nous savons maintenant où tout cela à commencé, Taulmaril. Je vais voir avec Maxine si l’on ne peut rien trouver d’autre. Nous allons consulter les rayons dans lesquels sont classés les ouvrages les plus anciens. Et il y en a nombres qui proviennent de Taulmaril. »


Joignant cette fois l’acte à la parole, elle tourna les talons et alla chercher Maxine qui était penché sur un écrit traitant sur les Carnéas, et juste à côté d’elle, un livre était posé, un marque page glissé en son centre. Verna l’ouvrit et put voir que la page marquée parlait de la Salutis Sanitis, une plante aux vertus curatives sans précédent. Elle ferma l’ouvrage et le posa à côté de sa suivante qu’elle interpella avec douceur.

« Tu pourras poursuivre ta lecture un autre jour. Nous allons jeter un œil dans les anciennes archives, je pense que nous risquons de trouver quelque chose. Regarde tout ce qui provient de Taulmaril, c’est ce qui nous intéresse. »

La lhurgoys dégagea une de ses grosses couettes en arborant un sourire malicieux. Tout cela l’excitait au plus haut point.
Revenir en haut Aller en bas
avatar Invité
Invité

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 30 Jan - 22:59

Parmi les documents que le procureur avait consulté, il y avait une légende urbaine, comme quoi, les troubles arrivés aux gorgoroths étaient dûs à un seul individu survivant de Taulmaril. Encore un conte pour enfant. Il y avait aussi les états d'âme d'un cartographe qui ne trouvait pas une cité légendaire. Pauvre petit chou! Et l'admiration d'un savant appelé Eucléis pour Lokram. Perte...de... temps... Alors bien sûr ce carnet inconnu avait semblé une bonne pêche. La rouqine quand à elle était venue avec un ouvrage assez précieux. Si l'on ne savait rien de la maladie. Néanmoins, une chose était devenue sûre la maladie semblait venir de Taulmaril et il y avait fait une découverte majeure.
Soit, dans ce cas quelle était sa découverte? Qu'avait-il pu mettre à jour Qui le condamnât. Avait-il vraiment découvert quelque chose lié au ruine?


Il ressortit ce document du cartographe déprimé. Et eût un sourire carnassier, comme quoi le malheur des uns faisait le bonheur des autres. Pour son explication, il griffonna sur la carte que toutes personnes sensée devait posséder.

Il manquait de documentation aussi. Avec un soupir masqué, il se replongea dans les documents. Mais finalement il n'eût pas à chercher longtemps. Comme il semblait au seul endroit où la bibliothèque ne possédait pas de classement. ellement de livres inutiles et enfin un carnet en mauvais état limite invisible sur les états d,âmes d,un soldat de la guerre de Taulmaril.

Tout cela était suffisant, tous les éléments s'étaient réunis. Il avait une bbonne idée de ce qui avait été découvert. Sur un ordre il réunit ses troupes et les deux jeunes femmes.


-Bien l'enquête est officiellement close mais tout d'abord, je vous donne l,occasion d'exercer votre logique. Voici ma déclaration préliminaire. En remontant le long de l'épidémie, nous pouvons avec certitude affirmer que la piste s'interrompt à Taulmaril, comme l,indique ce journal.

Il présenta le journal et le posa au centre de la table.

J'ai aussi trouvé un cas d'épidémie, mais nous pouvons aussi avec certtude affirmer que celui-ci ne parle pas de notre cas. En mettant en commun ce document:



et celui-ci...


[i]Il posa au centre de la table le document de ce pauvre cartographe qui ne trouvait pas Elgondor.


-En marquant sur la carte les zones de contaminations et les influences rouge étant bien sûr les plus haut taux de contamination et vert les plus bas, nous pouvons conclure que le foyer s'il n'est pas à Taulmaril se trouve entre les croix, c'est la zone hachurée en rouge. Maintenant permettez moi de citer ce passage.
Citation :
Si c'était dans un sens géographique, cela me permettrait de situer ce lieu vers Argyrei... sauf qu'il n'y a jamais eu de forêt là bas. Alors où? Eridania? Noathis? Ce sont les seuls lieux convenablement boisés pour correspondre.
Un lieu boisé! Mais comme vous pouvez le constater il n'y a aucun bois dans la zone de foyer possible. Ni quoi que ce soit qui ne soit visible.

J,aimerais maintenant attirer votre attention sur ce document.


Il posa enfin le carnet du soldat au milieu de la table et se prépara à larguer ses bombes.

-Je vais attirer votre attention sur ce point.
Citation :
Il se passe des choses étranges... [Texte manquant]... des prêtres bizarrement vêtus viennent aider les blessés depuis quelques temps... [Texte manquant]... et je ne l'ai plus revu. Je suppose qu'il est mort. Mais qu'ont-ils fait de lui? J'ai l'impression que dès que l'on rentre dans cet endroit, on n'en sort jamais... sauf ces prêtres avec des sacs. Un soldat m'a dit que c'était des cendres.
Cela ne vous rappelle rien? Alors permettez moi d'ajouter ceci.
Citation :
en attendant, je suis les ordres de mes supérieurs. Mais je n'en comprends plus trop le sens. Le dernier des ordres a été de soutenir les forces de nos magiciens, des spécialistes dans le domaine de leur dons parce que maintenant, on nous rationne de cette manière. En fonction de nos magies, et non nos compétences. On envoie au charnier ceux qui possèdent des pouvoirs de régénération, de célérité ou même de force. Ceux qui possèdent des magies curatives sont étroitement protégés ou tout du moins "mis de côté". Les autres magiciens qui ont des pouvoirs d'attaques, on les place en hauteur, sur nos murailles ou tout autre endroit... [Texte manquant]... mais je ne comprends pas d'où ils peuvent ainsi s'approvisionner. Possédons-nous des alliés aussi riches? J'ai vu l'un d'entre eux en sortir au moins trois de sa poche avant qu'une flèche vienne l'abattre
le contexte est important, maintenant quelle denrée, chère puisque trois semblent énormes, qui tient dans une poche pourrait être utile après trente ans de guerre pour les magiciens? La réponse est évidente, des pierres de sphènes. Un lieu d,où personne ne ressort, des sacs de cendres, une abondance de pierres de sphènes ça ne vous dit rien? Voici donc le foyer, Taulmaril et particulièrement, le temple où la sarnahroa a été mise au point.


Il ne parla pas d'El Gondor, à quoi bon, puisque ce n'était pas la sarnahroa, c'était les syliméas. Ni de la suite de son raisonnement pour la sarnahroa, et même si la logique se tenait les chances étaient minces. Mais pourquoi cette différence de cinq cent ans? Cela ressemblait difficilement a du hasard. Et même si les deux hurluberlus avaient parlé d'un maître, ils n'avaient pas fait réference à son nom. Et si quelqu,un pouvait bien faire un sort aussi dangereux c'était bien lui! Un sourire froid apparut sous son masque.

Ce serait à Taulmaril que la dernière énigme serait résolue.
Revenir en haut Aller en bas
avatar Invité
Invité

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Sam 2 Fév - 4:16

Visiblement, c’était là une fausse alerte. Maverick avait de son côté, trouvé énormément de chose, des informations concernant même la probable origine de cette épidémie, un homme se croyant au dessus des lois et se jouant de la vie des autres, cantonnant cette dernière à la valeur d’un léger stock d’essence divine. For de ces découvertes aussi déconcertante qu’encourageante, le procureur confirma la pensé de Verna, la suite de cette histoire se déroulerait à Taulmaril, dans les tréfonds de la ville.

Pour rajouter un peu de piquant dans cette intrigue, ils allaient donc devoir traquer le fantôme d’un ancien scientique fou à lier, ayant réussi à se jouer de la mort, et qui, si l’on en croit les légendes écrites sur les parchemins dispersés devant Verna, avait sacrifier un voyageur un peu trop curieux pour se refaire une santé. Il paraissait presque totalement improbable qu’il n’y ait pas d’affrontement une fois là bas, et en partant du principe qu’ils ne se soient pas complètement plantés sur les origines de ce mal. Enfin, il serait faire preuve de pessimisme des plus insultants que d’ainsi penser alors qu’ils étaient aussi proches du dénouement de toute cette sordide histoire.

La lhurgoyf saisit alors sa suivante par le bras, et l’invita à ranger les ouvrages en respectant scrupuleusement l’ordre dans lequel elles les avaient trouvés en arrivant. Maxine fit ensuite part de ses quelques découvertes concernant la Salutis Sanitis ainsi que les Carnéas. Au final la fine équipe aura passé près d’une journée entière dans les bouquins, ce qui est, contrairement à ce que l’on pourrait croire, un exercice bien plus éprouvant qu’il n’y parait. Ereintée, Verna n’avait qu’une envie, celle de se vautrer sur le lit moelleux qu’elle avait réservée dans une des auberges du coin, une des dernières encore ouverte de toute la ville.
La rouquine fit une aimable révérence à son partenaire de route, l’informant au passage des prochaines démarches de la soirée à venir.


« Procureur, nous allons nous retirer pour le reste de la journée à l’auberge "L’éclipse Lunaire". Nous viendrons à votre rencontre aux aurores demain. »

Sur ces paroles se joint l’acte et Verna disparut accompagné de Maxine qui gardait sur elle quelques notes sur ce qu’elle avait découvert dernièrement.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   

Revenir en haut Aller en bas
 
LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1
» LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1
» LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1
» LA GRANDE EPIDEMIE - acte 1
» LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Istheria, le monde oublié :: Argyrei, le pays mauditTitre :: Amaryl, la ville mauditeTitre :: La Masure des Erudits-
Sauter vers:  

(c) ISTHERIA LE MONDE OUBLIE | Reproduction Interdite !