LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2



 
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 LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2

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MessageSujet: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Lun 7 Jan - 16:03



Taulmaril, la grande cité déchue. Si l'on conte qu'autrefois sa beauté ne pouvait être définie, aujourd'hui, elle n'est plus que ruine et illusion. Il n'y existe plus rien de vraiment vivant, seulement le spectre de la mort. Mais même si tout n'est plus que pierre et gravas, nombreux sont les secrets qui y sont encore enfermés là bas...

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Personnes présentent dans ce lieu :
Sighild (altruiste, contaminé)
Démégor (radical)
Kalysta (altruiste)
Aliénor Isil (altruiste)

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But :
Il y a beaucoup de rumeurs qui courent au sujet de Taulmaril. Tout cela pourrait paraître bien normal, mais aujourd'hui, on y prête plus attention. On prêtant que beaucoup de personnes qui sont passés par la cité perdue aurait contracté la maladie sans raison apparente.
Grâce à de nombreux contacts mais aussi à cause de la curiosité, certaines personnes ont décidé de mener une enquête directe sur le terrain...

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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Lun 7 Jan - 22:14

Les ruines de Taulmaril... C'était assez paradoxal de trouver Kalysta dans un tel endroit, foyer connu et reconnu de la maladie alors qu'elle craignait plus que tout de l’attraper. D'ailleurs, la dernière fois elle avait joué de chance en passant entre les goutes. Quand elle avait vu la maladie gagner de plus en plus en intensité, elle avait senti le froid de la peur se loger au plus profondément de sa carcasse de syliméa. Alors elle s'était enfermée chez elle, attendant, guettant, les premiers symptômes de ce mal qui vous menait à la tombe. Sauf que rien n'était venu, hormis un sentiment de claustrophobie grandissant qui avait dangereusement fait chavirer sa raison. Elle n'avait rien.. Mais ce n'était qu'une question de temps. Plus que jamais la jeune femme avait conscience qu'elle pourrait fort bien ne jamais passer sa première année d'existence. Après tant de temps enfermée avec les siens, elle ressentait une frustration d'une rare violence. Alors qu'ils avaient enfin la chance de découvrir le vaste monde, même si de nombreuses menaces pesaient encore sur eux, il fallait qu'ils soient libérés en plein durant cette pandémie.

Alors la nérozia avait pris sur elle. A nouveau elle s'était drapée dans son cuir, dans sa cape, ne laissant que ses yeux traîtres sans protections bien que sa capuche ne permette jamais de vraiment les discerner. La peur de la maladie n'avait pas été suffisante face à cette frustration grandissante. Finalement la situation était relativement simple... Si elle voulait enfin vivre librement, tout comme les siens d'ailleurs, il fallait que cette maladie soit complètement décortiquée. Et qu'un remède soit trouvé également. Et si les syliméa savaient bien une chose c'était que le savoir était le pouvoir. Alors Kalysta commença à vraiment se renseigner sur l'épidémie, à noter les rumeurs, les recouper avec les histoires que certains malades transmettaient. Et c'est ainsi qu'au fil de ses recherches, elle avait remarqué que les ruines de Taulmaril avaient un statut un peu particulier. Suffisant en tous cas pour la pousser à y retourner malgré les risques...

Et aujourd'hui, elle se promenait à nouveau au milieu de ce reliquat de ville... La jeune femme ne savait pas ce qui avait bien pu se passer pour qu'il n'en reste que pierres épars et légendes sinistres. Peut-être que d'autres le savaient. Ou l'avaient vécu. Mais elle ne se pencherait sur ces mystères là que bien plus tard, une fois qu'une sécurité relative serait revenue sur Isthéria, quand elle n'aurait plus à se préoccuper que de la réactions de ses habitants et des sylphides. Ombre parmi les ombres, la demoiselle n'avait malheureusement pas assez d'expérience pour savoir par quel bout prendre le problème... Elle avait bien essayé de se procurer une carte des lieux mais cela s'était révélé être une gageure tant les ruines avaient sinistre réputation... Pour l'instant, elle n'avait que quelques idées de ce qu'elle cherchait. Il devait forcément il y avait quelque chose ici qui propageait la maladie. Un quelque chose naturel ou non. Cela pouvait être une source d'eau, par exemple, à laquelle les voyageurs s'étaient abreuvés sans penser à prendre les précautions d'usage... A moins que ce ne soit un insecte, plus pernicieux, qui véhiculait le virus via une simple piqûre.

Et au-delà de ces hypothèses "naturelles" restaient les doutes. Et si tout cela n'avait rien de naturel justement. Si cette maladie était le fruit du travail de quelqu'un, dérangé à n'en pas douter...? Un tel travail nécessitait un laboratoire, de préférence dans un lieu isolé, loin des curieux, avec une aura de mystère afin que personne ne s'étonne que des choses étranges s'y produisent. Comme les ruines de Taulmaril par exemple... Et, dans ce cas, le fait que certaines personnes se retrouvent contaminées sans raisons pouvait trouver une certaine logique. Mais une logique qui faisait froid dans le dos ! C'était donc avec cette sinistre hypothèse trottant dans un coin de son esprit, que la jeune femme s'aventurait dans les ruines, cherchant des traces de passage, des indices quelconques sur une façon de transmettre la maladie sans que personne ne s'en rende compte...







Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Lun 7 Jan - 22:29

Le monde était entré dans un état de paix relative durant lequel tous se complaisaient dans leur petite vie, qu’elle soit insignifiante ou extraordinaire à leurs yeux. Tous ne jouissaient pas de la même façon d’une paix et d’un calme que cette terre avait attendu depuis trop longtemps malgré les quelques petits troubles mineurs inhérents à une présence humaine. Mais venue des fins fonds du monde, venue des entrailles les plus profondes et inconnues de cette terre était apparue une maladie qui, dès sa sortie, n’avait cessé de s’éparpiller à travers le vent comme une peste que rien ne semblait pouvoir arrêter. Certains s’étaient tournés vers la religion pour trouver une raison à ce fléau ou au moins un moyen de trouver du réconfort ; d’autres voyaient en ce chaos naissant un moyen de s’enrichir ou de pilier les demeures des personnes malades ou mourantes tandis que d’autres se laissaient mourir de désespoir et de peur. Et il y avait les autres, il y avait ceux qui se battaient pour survivre et ceux qui se battaient pour que d’autres survivent…ceux-là seuls luttaient réellement contre ce fléau et essayaient de sauver autant de vies qu’ils pouvaient.

Qu’ils soient radicaux ou non, qu’ils essayent de soigner les malades ou d’éviter qu’ils ne contaminent davantage de personnes, ces personnes avaient réussi à surmonter la peur, le désespoir et la tristesse pour s’emparer du peu d’espoir qui subsistait et s’en service comme source de motivation pour continuer d’avancer. Et vous de quel camp faites-vous partie ? De ceux qui se battent ou de ceux qui se résignent ?

Le fléau se propageant, Démégor avait appelé un grand nombre de cavaliers à voyager à travers le monde pour récolter le moindre ragot, la moindre histoire, le moindre bout d’information pouvant aider à comprendre cette maladie, son origine, et peut être même un moyen de la combattre. Mais Démégor ne pouvait pas rester inactif, il ne pouvait rester sur ce trône de métal et de sang en attendant des nouvelles de ses frères d’armes…comment pourrait-il se proclamer leur supérieur s’il n’était pas capable d’en faire autant, voire davantage, que ce qu’il venait de leur demander ? Non, il se devait d’agir pour le bien de ses frères d’armes et des habitants de la cité noir…beaucoup des régions avoisinantes venaient implorer aux portes de la cité pour y trouver refuge…trop peu étaient acceptés, beaucoup trop étaient rejetés et renvoyés dans leurs contrées natales avec pour seule récompense une morte presque certaine à leur retour.
Leur leader s’était donc rendu dans un temple honorant une divinité salvatrice et guérisseuse en supposant que là-bas, peut-être, il pourrait trouver quelqu’un à même d’endiguer la propagation de ce fléau ou au moins de la ralentir ne serait-ce qu’un peu. Mais malgré les rencontres qu’il avait pu y faire cela avait été en vain et il était donc reparti à la recherche de réponses, encore une fois.
Combien de jour avait-il chevauché sur le dos de son fidèle compagnon et ami de toujours avoir de recevoir cette nouvelle ? Il ne le sut. S’il avait été dans de bonnes disposition il aurait sans doute sourit en apprenant que sa prochaine piste, aussi farfelue soit-elle, allait le mener dans les ruines de Taumaril.

Les cavaliers avaient fait germer dans cette ville et dans les autres les graines de la peur qui finirent par pousser pour devenir la guerre. Chevauchant son ami aussi sombre que les ténèbres de son âme, le leader balayant calmement de son regard les ruines de ce qui fut autrefois une des plus belles cités de ce monde. Non il ne pouvait se permettre d’éprouver du regret dans cette destruction, il ne pouvait pas non plus critiquer les actions de son prédécesseurs ayant ordonné tout cela car rien ne pouvait ramener cette cité. Il n’était pas là pour ça, il n’était pas là pour ressasser le passé mais pour vérifier si les rumeurs étaient vraies…certains disaient que tous ceux qui étaient passés par là avaient été touchés par le fléau. Etait-ce vrai ou une simple coïncidence ? Ce lieu apportait-il le fléau ou les porteurs du fléau étaient-ils tous passés par ici ? C’était la raison de sa venue.

Sentant le craquement de la pierre blanche sous les sabots de son ami, le leader sentait bien que son compagnon n’aimait pas être ici tout comme lui d’ailleurs…mais tous deux n’avaient pas le choix et le guerrier passa une main gantée contre le cou de son ami pour le rassurer.
Bientôt il descendrait de sa monture pour jeter un œil mais pour le moment rien ne le poussait à le faire. Il n’y avait rien…rien d’autre que les ravages du temps et de la mort.
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Sighild

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Lun 14 Jan - 17:57

    Taulmaril. Bien plus qu'une cité en ruine, c'était aussi le tombeau du passé de Sighild. C'était là où elle avait tout perdu, c'était là où Jézabel Shemahazaï s'était éteinte. Quelle ne fut donc passa surprise quand elle entendit encore de nouvelles rumeurs au sujet de cette ville maudite. Ne pourrait-elle donc jamais oublier? Ne pourrait-elle jamais tourner la page? Il y avait tant de souvenirs dans cet endroit, tant de choses auxquelles elles n'aimeraient plus penser... Mais impossible. Tout la ramenait ici. A chaque fois. Y avait-il un message du destin derrière tout cela? Fallait-il comprendre qu'il y avait quelque chose qu'elle n'avait jamais terminé ici? Peut-être était-elle au final tout aussi maudite que cette cité, pour y avoir combattu, pour y avoir tué, pour y avoir survécu... Si peu pouvait encore estimer être le témoin du charnier que fut cette guerre.

    Toutefois, elle n'était pas ici pour se rappeler quoique se soit mais bel et bien pour savoir ce qui pourrait éventuellement être à l'origine de sa maladie. Beaucoup de discours, d'hypothèses circulaient en ville, du bouche à oreille qui pouvaient parfois être totalement déformé au fil des conversations. Les rumeurs allaient donc bon train et on ne savait plus que faire. Les médecins croulaient sous les malades, au péril de leur propre vie... et les patients se faisaient toujours de plus en plus nombreux. Quant à la situation même de Sighild, les choses n'allaient guère mieux. Le temps et la maladie avaient fait que son mal s'était étendu. Aujourd'hui, la moitié de sa cuisse était recouverte d'une plaque de pierre, l'empêchant de se mouvoir convenablement. Elle boitait lourdement et ne pouvait se déplacer qu'en utilisant un appui. D'autres part, une nouvelle marque était apparu sur son bras, et une autre dans son dos. Si on ne trouvait un remède, il lui faudrait peu de temps avant qu'elle ne puisse plus bouger.

    Pourtant, la lhurgoyf se refusait à se laisser aller, qu'importe la douleur que cela lui causait. C'était pour cette raison, bien que cela avait représenté un risque non négligeable, qu'elle s'était rendue dans la grande capitale. A cause de ce mal, les soldats ne prêtaient que peu attention aux individus recherchés, et c'était sans compter l'attitude vagabonde qu'elle se donnait pour ne pas éveiller la vigilance de ceux qui la pourchassaient. C'était ainsi qu'elle avait ouï dire d'un homme qui était revenu malade de Taulmaril, mais rien ne prouvait que cela pouvait venir de là bas. D'ailleurs pourquoi cela viendrait de là bas? Il n'y avait rien de vivants, c'était sans nul doute quelque chose qu'il avait contracté sur le chemin du retour. La jeune femme avait alors essayé de savoir qu'elle fut sa route afin de le prendre à son tour. Mais elle ne rencontra rien d’inhabituel.

    Comment avait-elle effectué tout cela en étant handicapé par sa maladie? Et bien, elle avait décidé de chevaucher Hugin, son fidèle compagnon. Elle savait qu'elle lui faisait prendre un risque, toutefois, elle avait tout fait pour qu'il n'y est pas "d'accident". Dans un premier temps, Sighild avait recouvert chacun de ses membres par des bandages épais, et apposé un baume sur ses plaies. D'autres part, elle avait pris le soin de se vêtir de manière plus masculine : pantalon, bottes, chemises à longues manches, gants de cuir, manteau épais dont le col lui remontait jusqu'au nez, ne laissant apparaître uniquement ses yeux. Ses cheveux qui de naturel étaient détachés, avaient été réunis en une grosse natte. Ainsi, elle ressemblait plus à une cavalière mercenaire qu'à une amazone de la forêt. Mais de tout cela, si elle daignait ôter son manteau, on pouvait percevoir que ses bandages remontaient jusqu'à sa nuque. Au final, il n'y avait que son visage qui n'était pas complètement couvert. Quant à sa monture, exceptionnellement, elle avait réussi à faire porter une scelle à Hugin. Pour le reste, elle portait toujours Azazel dans son dos et Diantrès à sa ceinture.

    Ce fut donc ainsi qu'elle était parvenue sans trop souffrir de sa hanche jusqu'à Taulmaril, avec amertume cependant. Maintenant, il fallait savoir où commencer à regarder...
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Aliénor Isil

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mar 15 Jan - 3:57

    Combien de temps ? Combien de temps encore restait-il à ce bas monde avant que tout s'écroule ? Depuis que cette épidémie est apparu au coeur d'Istheria, Aliénor n'avait jamais sentie cette sensation de crainte persister durant chaque jours que les bons Dieux donnaient à leurs pauvres créations. A chaque fois qu'elle ouvrait ses yeux au monde à l'aube d'un nouveau jour, elle ne cessait de se questionner sur l'avenir de ce monde, sur le siens, sur celui de ses soeurs, de chaque peuples... et surtout, celui de Sighild. Depuis que la Rôdeuse eut appris que sa tendre marraine fut atteinte de ce mal dévastateur, jamais ne s'était-elle arrêtée de trouver un remède pour cette épidémie qui entraînait de jour en jour Istheria dans le chaos... Tout n'était qu'une question de temps.

    Et ce temps, cruel ennemi dont les Hommes ont tant de fois tenter de le dompter, de se l'approprier, de l'arrêter, le ralentir, l'accélérer... Aujourd'hui voilà qu'il devient l'allié de la Sarnahroa et l'ennemi des Peuples ! Quel ingrat ! Mais Aliénor ne voulait guère se plier à lui et ne perdit pas une seule seconde pour chercher un moyen pour arrêter cette catastrophe. Cela entraîna de nombreuses insomnies, des lectures à ne jamais en terminer, de la fatigue, des nerfs qui lâchaient, la dépression, le désespoir, ... mais la Rôdeuse eut bien raison de prendre son mal en patience ; ses recherches finirent finalement par prendre de l'essors en tombant sur un vieux carnet ayant appartenu jadis à un médecin. Il n'abordait pas le remède qu'elle cherchait, mais peut-être bien l'origine de la Sarnahroa.

    La jeune femme ne savait guère si elle était dans le bon chemin ou non, mais au point où elle en était, qu'importe ! Tout était bon à prendre et il fallut peut de temps à la nomade de se convaincre d'aller voir d'elle même si ce que le bon docteur disait vrai. Si origine il y a avait, alors plus facile sera d'enfoncer le poignard... Telle était la pensée de la Rôdeuse en prenant la route vers sa nouvelle destination : les Ruines de Taulmaril.

    *~*~*

    La cité de Taulmaril... Un tas de ruine blanche dont les horreurs de la guerre, qui jadis a ravagé ce lieu, étaient gravés dans la plus petite des pierres qui jonchaient ces terres damnées. Ce n'était plus qu'un cimetière et l'atmosphère lourde, quasi oppressante, présent en ces lieux était tout ce qu'il restait des vestiges passés et des abominations qui empoissonnèrent l'air. Au loin, une jeune femme encapuchonnée d'une cape noire mouchetée de bleue, était recroquevillée sur le dos d'un immense loup blanc. Elle s'accrochait fermement à son pelage, les jambes serrés contre le corps de son compagnon et le visages enfuit dans son cou. Il courait à un vitesse folle ou chaque pas menaçait Aliénor de tomber lourdement à terre. Le coeur de la Rôdeuse s'emportait dans la cadence du souffle de la bête ; elle avait l'impression de faire un avec lui, que leurs coeurs battaient au même rythme. C'était une expérience des plus singulières de s'élancer au galop au dos d'un loup gigantesque dont le sol semblait trembler sous ses pattes imposantes...

    La bête immense s'arrêta finalement sa course en hauteurs, sur un rochet blanchâtre, vestige sans nul d'un ancien bâtiment. Sa compagne finit ainsi par se redresser sur son dos et profita d'une brise de Riguéar pour reprendre son souffle et abreuver ses poumons de la fraîcheur de ce lieu... Mais un frisson d'horreur finit par apparaître le long de l'échine de la jeune femme. Cet air était empoisonné, le simple fait de la respirer donnait la nausée à Aliénor qui sentit comme une main divine écraser ses épaules. Dieux sait que des âmes tourmentés rodaient en ces lieux, rendant ce lieux bien plus dérangeant qui ne l'était déjà. Même Fenrir, oreilles plaquées contre le crâne, ne semblait pas tranquille, le rendant particulièrement nerveux et sur ses gardes. L'Eryllis tenta alors de la rassurer, caressant doucement ses oreilles en prononçant des paroles aussi douce qu'un zéphyr :

    - Je suis désolée de t'endurer cela, mon ami... Mais je ne crains que nous ayons guère le choix... Allons faire un tour si tu veux bien.

    L'animal ne s'y opposa, bien que cela ne le rassurait guère de se promener dans cette cité perdue. Qu'est-ce que sa campagne pouvait bien chercher dans ce lieu maudit ? Elle ne savait pas d'ailleurs, la cité était grande, recelant de nombreux mystère enfouis dans les tréfonds de cet endroit, et la Rôdeuse ne savait où se donner de la tête pour commencer ses recherches... Les notes du docteur n'indiquait aucune indication qui aurait put faciliter la tâche et cela était fort dommage. Mais ne perdons pas espoir et commençons donc par délimiter le terrain pour ainsi se faire une idée de la carte géographique de ce lieu ; quel dommage qu'elle n'en avait pas une sur elle !
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mar 15 Jan - 23:11

Partout où il regardait le guerrier qu’il était ne voyait que la désolation dans un lieu qui empestait la mort et le désespoir des âmes qui perdirent la vie ici. Non ce ne fut pas le lieu d’une simple bataille anonyme, cette ville fut le théâtre d’une bataille sanglante et acharnée entre l’armée de cette grande ville qu’était Taulmaril et celle de Phelgra. Evidemment cette bataille avait été depuis longtemps oubliée et n’était présente que dans les livres d’histoires, mais pour ceux qui l’avaient vécu c’était comme si cette bataille avait eu lieu hier, comme si hier encore ces magnifiques tours blanches s’étendaient fièrement comme si elles souhaitaient, dans leur arrogance la plus belle, touche du doigt le ciel et percer les nuages. Cette cité avait autrefois été la ville la plus animée et la plus sublime que cette terre ai jamais portée et les graines de la suspicion l’avaient finalement amenées jusqu’à sa destruction.

Quelle coïncidence que le leader de l’ordre ayant semé ces mêmes graines, ayant failli embraser le monde dans son entièreté, était celui qui venait de poser le pas dans cette ville de nouveau après tellement de temps, n’est-ce pas ? Non il n’était pas celui qui avait ordonné aux cavaliers de répandre des rumeurs de guerre et de complots aux nations environnantes jusqu’à ce que celles-ci se mettent à renforcer leurs armées et se préparer à s’attaquer les unes les autres. A l’époque il avait beau être déjà vivant il n’était cependant pas encore Démégor mais en prenant ce rôle il avait accepté de faire siennes toutes les décisions, aussi insignifiantes soient-elles, que tous les leaders de cette caste avaient pris avant lui depuis que les cavaliers existaient. Et cela remontait à loin. Aujourd’hui il restait à peine quelques ossements de ceux qui étaient tombés ici, et certaines cadavres en décompositions de pillards ou de voyageurs passants par là et qui étaient simplement tombés au mauvais endroit et au mauvais moment. Pas de chance.

Balayant les alentours de son regard pour y trouver peut être un cadavre plus frais portant les marques de la maladie avec un peu de chance, le guerrier ne trouva évidemment rien de probant parmi les ruines et les ossements et continuant d’avancer sans avoir besoin de guider son compagnon qui avait l’habitude de ce genre de balades et savait que celui qui le montait lui ferait savoir s’il prenait la mauvaise direction. Et bientôt, au détour d’une bâtisse en ruine, Démégor donna une très légère impulsion sur les rennes de son compagnon pour lui signifier qu’ils étaient arrivés.

*C’est mince mais on s’en contentera*

En un instant Démégor retomba lourdement sur le sol, écrasant quelques briques effritées au passage, avant de se diriger vers les restes d’un feu de bois. S’approchant, une fois arrivé à hauteur le guerrier s’accroupi et posa sa main sur les restes de bois pour ne plus sentir aucune chaleur, ce feu de camp était froid et bien froid il était donc impossible de savoir depuis combien d’heures ou de jours il était là. Il y avait bien quelques traces de pas ça et là mais tous se concentraient principalement au pied de cette tour, juste devant le feu, comme si quelqu’un y était resté quelques temps. Aucun outil, aucun objet, aucune tente, aucun vêtement, il n’y avait strictement rien excepté ce feu de camp, des traces de pas et de grosses pierres attestant de la destruction de ce qui du être une assez grande tour.

Aucun indice apparemment. Les choses commençaient bien.

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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 16 Jan - 19:47

Si l'imagination de la syliméa était des plus fertile, même si c'était pour produire des scénarios catastrophes, la réalité ressemblait bien plus à une morne plaine. Une plaine assez arides et inhabitée parsemée de ruines inquiétantes. Malheureusement pour elle, si son hôte avait été assez doué pour détrousser ou assassiner ses congénères, il n'avait guère développé de compétences de pistage. Alors qu'elle furetait un peu partout, au petit bonheur la chance finalement, elle se demandait si elle ne serait pas capable de passer à coté de traces aussi évidentes que celles du passage d'une armée de carrosses… La jeune femme avait jeté son dévolu sur les ruines car c'était la source de nombreuses rumeurs en rapport avec la maladie mais elle n'avait pas été en mesure d'obtenir plus d'informations.

La peste soit de son jeune âge et de son inexpérience ! Elle avait l'impression de prendre un attelage en pleine course, essayant de s'y agripper désespérément avec le mince espoir qu'il la mènerait à bon port. Sans savoir duquel il s'agissait en plus ! Etant donné que taper dans un caillou en ronchonnant et en maudissant les dieux n'était pas une attitude constructive qui lui permettrait de résoudre ses problèmes, la nérozia persistait donc à chercher, essayant de quadriller les ruines avec autant de logique que possible. Privée de carte, elle s'était sélectionnée des repères visuels suffisamment élevés pour qu'elle puisse les voir sur sa zone de recherche… Et inlassablement, elle scrutait les lieux, observant les possibles traces qu'elle pouvait relever, s'attardant sur ce que les ruines pouvaient lui révéler, à son faible niveau de connaissance. Y'avait-il des traces d'activité? Les éléments révélant la présence pérenne de quelqu'un? Ou les reliques d'un campement ou d'une occupation plus longue? A moins que ce ne soit quelque chose propre aux ruines, un élément oublié de l'histoire rendu à cette époque avec son cortège de malheurs? Ou, plus prosaïquement, les espoirs fous d'une gamine qui n'avait pas trouvé mieux pour se rendre utile…

Sur l'idée dérangeante qu'elle était peut-être en train de faire les mêmes bêtises que Scale, la jeune femme se dirigea vers l'un des quatre coins qu'elle avait sélectionné à sa zone de recherche… Il s'agissait des restes d'une tour, quelle que fut son utilité, qui s'élevait encore juste assez pour qu'elle puisse la repérer de loin. Et elle l'aurait probablement atteinte si elle n'avait pas senti qu'elle n'était plus seule… Ce n'était pas un quelconque sixième sens qui était à l'œuvre, juste la déduction logique d'une somme d'éléments. A être concentrée pour relever le moindre élément inhabituel, les petites choses vous sautez aux yeux. Ou aux oreilles en l'occurrence… Le cliquetis discret du métal signifiant la présence d'un homme en arme, probablement en armure lourde sans que ce soit inhabituel pour lui puisqu'il ne faisait pas non plus le tintamarre trahissant les personnes ne sachant pas se déplacer une fois intégralement harnachés. Le bruit qu'il avait fait en mettant pied à terre laissait sous-entendre qu'il devait faire une certaine masse, probablement bien plus imposante que celle de la nérozia. Il y avait aussi le souffle profond et grave d'une grande bête qu'elle estima être un cheval… Uniquement parce que si elle avait raison au sujet du "chevalier", elle le voyait mal venir à pied dans ces ruines, équipé de pied en cape…

Essayant de se faire aussi petite et discrète qu'une petite souris, se servant autant que possible de son environnement pour ne pas se faire voir, la jeune femme se risqua à se rapprocher suffisamment de la source des bruits. Pour l'instant, elle se sentait plutôt bonne à rien alors si elle pouvait voir si ses déductions, rendues possibles grâce aux expériences de son hôte, étaient bonnes…. Mais si elle espérait voir un homme en armure, épée au coté, destrier attaché non loin, elle ne s'attendait pas à la vision de l'imposant cavalier... Si elle fut ravie de constater qu'elle n'était pas si mauvaise que cela au jeu des déductions, l'apparence générale de Démégor eut l'effet escompté, à supposer qu'il cherchât à être aussi intimidant pour une enfant que le père fouettard en personne. La nérozia comprit immédiatement qu'il était le pot de fer et elle le pot de terre et entreprit de rebrousser chemin… Il y avait forcément des choses à découvrir ailleurs, non?






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Aliénor Isil

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 23 Jan - 17:46

    Plus Aliénor avançait dans ses recherches, plus une certaine exaspération prenait de plus en plus part d'elle. Voilà un moment que la Rôdeuse et son compagnon à quatre pattes se déplaçaient dans ce lieu lugubre à la recherche d'un quelconque indice. En délimitant le périmètre, elle pensait pouvoir se faire une idée de l'endroit où pourrait se situer la source de tout les maux. Mais son enthousiasme avait bien du mal à persévérer tant l'épreuve lui paraissait insurmontable. Taulmaril était une cité immense et dieu sait que cela aurait été bien plus pratique si elle était encore sur pieds. Cela aurait permis de se repérer plus facilement. Car il y avait un autre obstacle plus embattant encore qui coupait la route de la guérisseuse ; où ? Oui, où se situait la source ? Aliénor avait beau lire entre les lignes du journal du Docteur Elendë Firien, elle ne trouva aucun indice qui pourrait l'aider. Tout ce qu'elle savait, c'était que cela se situait dans les ruines de Taulmaril. Mais cette expédition s'est déroulé il y a combien de temps ? Plusieurs semaines, plusieurs mois, années, siècles ? Pas la moindre idée. Le seul moyen de savoir était de trouver une activité humaine dans ces ruines. Mais comment peut-on savoir si c'était réellement le fruit des premiers malades ayant fait des recherches en ce lieu, ou de simples explorateur ?

    - Autant chercher une aiguille dans une botte de foins...

    C'est en tout cas ce que conclut Aliénor assise en hauteur sur un rocher blanc. Caressant machinalement Fenrir qui avait repris sa forme initiale et s'étant couché à ses côtés, elle observait l'horizon d'un air pensif. Peut-être essayait-elle de voir à quoi pouvait ressembler cette cité avec le peu de pierres se tenant debout. Elle avait beaucoup lu le peu d'ouvrages traitant de cet endroit ; on la citait comme étant la plus splendide des cités. Encore plus belle que celle de Canopée ? Sans nul doute, mais très difficile d'imaginer à moins d'avoir une imagination bien fertile. Aliénor soupira, et reprit ses réflexions à haute voix :

    - Si j'étais chercheur, où voudrais-je faire des recherches : la salle des trônes ? Les donjons ? Le cimetière ? Les chambres funéraires ? Tsss... Je ne sais même pas si tout cela se trouvent dans ses ruines ! Mais admettons qu'il y aurait tout cela ; où le mal réside ? Peut-être était-ce là une maladie du à des corps pourrissant venant d'un quelconque cimetière ou des chambres funéraires... Ou alors... une malédiction d'une entité tourmenté dans un lieu qui lui était chère...

    Aliénor soupira profondément alors que son visage se fit plus grave.

    - Non, je ne pense pas...

    Elle n'eut pas le temps de continuer son monologue, que Fenrir releva subitement la tête, les oreilles bien dressés sur son crâne. Aussitôt, l'Eryllis fit accroître son ouïe et s'immobilisa tout comme son compagnon à la recherche d'un quelconque bruit singulier. Quelques secondes s'écoulèrent et finalement, ce fut son ami aérien qui lui murmura à l'oreille un bruit familier. Afin d'avoir le coeur net, la Rôdeuse se mit sur pieds et sauta de son perchoir pour atterrir au sol avec animalité suivit de très près par son compagnon.

    La jeune femme se coucha aussitôt et posa son oreille contre la terre avant de fermer ses yeux et de laisser son ouïe vagabonder dans les tréfonds de Délil. Elle resta dans cette position un petit moment dans un silence troublant avant de se relever et de faire signe au loup blanc de la direction à suivre. Ainsi, Fenrir prit sa forme monumental et la jeune femme eut tout juste le temps de le chevaucher avant qu'il parte dans une course folle. Étrangement, plus l'animal avancé et plus il devenait nerveux, agité... Aliénor ne s'en rendit pas compte, absorbée par son objectif qu'est de rejoindre le cavalier caché par ses immenses pierres blanches qui jonchaient ce lieu. Elle le savait tout proche et il fallut très peu de temps pour le trouver.

    Fenrir prit son élan et grimpa sur un pilier à demi couché, babines retroussées et yeux féroces posés sur l'étranger. Si il avait prit de la hauteur, ce n'était pas pour rien, il voulait surplombait l'humanoïde offrant ainsi la possibilité de le mettre à terre et de lui arracher tendrement la gorge si il présentait le moindre geste hostile. Aliénor se redressa alors sur le dos de son ami et son regard se posa à contrebas, sur le cheval noir et son cavalier en armure... Son sang ne fit qu'un tour. L'homme empestait la puissance et le pouvoir, la domination et la froideur tandis que son austérité ne fit que s'accentuer avec cette armure imposante... Un homme si imposant qui arracha un mot murmuré à la pauvre Rôdeuse totalement soumise par sa présence :

    - Démégor...

    Un vent glacial fit claquer sa cape noir mouchetée de bleu. Un nom qui semblait interdit à être soufflé du bout des lèvres tant cet homme était redouté à travers Istheria. Peut-être bien que cela n'était pas lui, que c'était un simple chevalier, mais aucune de ses suppositions portèrent jusqu'à l'esprit de la jeune femme tant elle était certaine d'être face à lui. Et tandis que le vent gémissait, Aliénor, elle, resta solennellement dressée sur le dos du loup géant, n'émettant aucun geste hostile. Mais ses yeux brillaient d'une lueur singulière...
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Sighild

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Jeu 31 Jan - 16:14

    Taulmaril, c'était de vieux souvenirs pour Sighild. C'était revenir des siècles en arrière, c'était lui rappeler quelle fut sa vie autrefois, c'était lui susurrer à l'oreille quelle femme elle fut, Jézabel, une lhurgoyf impitoyable au combat, formant un trio infernal aux côtés de son frère et de son amant de l'époque. Cette guerre ne fut pas sans conséquence pour elle, car elle y perdit les deux hommes de sa vie, mais aussi tout ce qui fut ses convictions, ses aspirations... face à l'horreur des combats, face à la souffrance inutile qu'elle put contempler, ce fut tout ce en quoi elle croyait qui fut chambouler. Pourtant, ces ruines, elle les connaissait, peut-être plus que n'importe qui car après tout, qui pouvait estimer avoir pu contempler la grandeur de ce lieu? Très peu d'individus avaient survécu à la guerre, ou tout du moins, peu de combattants. Et les témoins des temps emplis de félicité? Peut-être y avaient-ils? Qu'importait de toutes façons, cela n'avait plus d'importance aujourd'hui car le sang versé avait maudit ce lieu à jamais. Plus rien ne pourrait reprendre vie ici, pas après l'horreur.

    La jeune femme se promenait donc sereinement sur le dos de son compagnon car ici plus rien ne pourrait véritablement la surprendre. Il fallait aussi noter que chaque année, inlassablement, tel un pèlerinage, elle venait de manière récurrente sur la tombe de son frère. Elle s'était toujours demandée si il n'aurait pas été mieux qu'elle ramena son corps à Phelgra puisque ce fut le lieu qui le vit au monde. Mais avec le recul et sa personnalité, peut-être que l'endroit où il tomba était le plus approprié. Autant furent-ils tous les deux radicalement différents, autant lui manquait-il toujours un peu plus, même après tant d'année. Elle avait toujours cru que ce fait était dû à leur nature jumelle. Mais qu'en savait-elle après tout. Il était juste son frère, il avait été autrefois son unique famille.

    Balayant alors de son regard félin les environs, l'Eryllis s'étonnait du calme étrange qui enveloppait les ruines. Généralement, tout y était si oppressant mais aujourd'hui, elle était prise par un tout autre sentiment. Avançant, elle sentit soudainement Hugin ralentir son pas. L'animal n'était pas à l'aise, quelque chose n'allait pas. Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre qu'elle ne pourrait pas aller plus loin avec ce dernier. C'était bien sa vaine, mais heureusement, sa jambe ne lui semblait pas trop douloureuse pour le moment, cela viendrait après sans nul doute. Prenant alors le temps de descendre en faisant attention, elle se munit de sa faux pour en faire un appui. Elle tapota la croupe de son cheval pour lui intimer de partir puis prit alors la route à pied, en boitant légèrement.

    Le hasard, comme il semblait bien curieux, poussa Sighild à se trouver nez à nez avec une étrange jeune femme. Cette dernière se tenait embusquée, scrutant alors un homme à quelques mètres de là. Et au même moment, une autre jeune femme apparut. C'était véritablement une étrange situation. Mais toute chose en son temps.

    Notre lhurgoyf se tenait donc là, droite, impérieuse avec son immense faux couleur de sang. Son visage était à demi caché et elle était couverte de bandage. On ne pouvait pas dire que l'impression générale qu'elle dégageait était avenante, mais sa voix sombre fut beaucoup plus chaleureuse.

    " Vous devriez faire attention. Les dangers de Taulmaril ne se dévoilent pas toujours à la vue de tous. "

    Puis aussitôt, toujours d'une démarche un peu boiteuse, la jeune femme s'avança jusqu'au vieux feu de camp. Le cavalier? Oh! Elle le reconnaîtrait entre tous. Cette armure, elle l'avait déjà vu de près. Elle ne lui jeta qu'un vague regard avant de se tourner vers un visage beaucoup plus amical.

    " Voilà bien un lieu où je ne pensais pas te rencontrer mon amie... "

    Un faible sourire s'afficha sur son visage, mais il fut difficile à voir...
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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Jeu 31 Jan - 19:16

Si le bruit qu'avait fait le chevalier, qui qu'il soit, avait attiré la nérozia, d'autres s'étaient montrés bien moins discrets qu'elle… La jeune femme venait tout juste de se tourner pour prendre discrètement la poudre 'escampette lorsqu'elle se figea comme une biche au bout de la flèche d'un chasseur. Quelqu'un 'autre venait d'arriver, quelqu'un qui connaissait visiblement l'occupant de la boite de conserve. Retenant sa respiration, elle pivota doucement pour ne pas se faire remarquer et bénéficier d'un angle de vue suffisamment dégagé pour pouvoir voir à qui elle avait maintenant à faire…

Une fine sueur froide commença à descendre le long de son dos quand elle put enfin voir la scène. Le chevalier avait toujours autant l'air impressionnant et peu commode. De ce coté là, rien de nouveau… Mais maintenant une femme à l'air peu amène, elle ne savait pas ce que ces deux-là partageaient et elle ne voulait pas en savoir plus d'ailleurs, semblait se dresser de toute sa hauteur contre lui. Lui qui devait s'appeler "Démégor" si elle avait bien entendu, à moins que ce ne soit une quelconque insulte dans une langue qu'elle ne connaissait pas. A la façon dont la jeune femme l'avait prononcé, cela devait à peu près revenir au même…

Au-delà de cette impression d'être au milieu d'un combat de titans qui ne la concernait en rien, un élément bien plus grave inquiétait la syliméa. La nouvelle venue chevauchait un loup d'une taille absolument horrifique à ses yeux. Une bête certes magnifique mais absolument monstrueuse de par son garrot. Et le fait de le voir grognant et agressif ne faisait que renforcer son inquiétude… Il lui semblait bien que l'attention de l'animal était concentrée sur Démégor mais elle ne pouvait en être complètement certaine. En plus, même s'il ne la voyait pas, il pouvait très bien la sentir. Et là…

Sachant que sa peur ne ferait qu'empirer les choses, la nérozia ferma brièvement les yeux. Elle essaya de s'imaginer dans un endroit calme, en sécurité, sans le moindre soucis… C'était un petit exercice de relaxation qui portait, parfois, ses fruits. Dans le cas présent cela calma partiellement son rythme cardiaque, repoussant une crise d'angoisse qui aurait été très malvenue. Si elle n'avait aucune envie de se frotter à l'homme, ou à la femme, elle ne voulait surtout pas avoir à faire au loup.

La répulsion, ou la peur, elle ne savait pas trop, qu'elle inspirait aux animaux était un état de fait avec lequel elle avait apprit à vivre. Kaly prenait ainsi toutes les précautions possibles, gardant une distance prudente avec les représentants de la faune naturelle… Elle avait vu ce que sa présence provoquait chez eux. Et c'était très mauvais… Tous ne réagissaient pas de la même façon. Certains paniquaient juste et prenaient rapidement la fuite. Mais les pires avaient tendance à se sentir acculer et à attaquer, devenant presque fous. Et elle n'avait aucune envie de voir ce loup monstrueux lui sauter à la gorge juste parce qu'elle lui faisait peur…

Pourtant, si elle pensait pouvoir vider les lieux sans soucis, elle en fut pour ses frais. A peine se retournait-elle à nouveau pour fuir qu'elle se retrouva quasiment nez à nez avec une nouvelle personne. Ces ruines n'étaient-elles pas sensées être abandonnées? Elle les trouvait un peu trop fréquentées à son goût, elle… La sensation d'être ainsi prise par surprise était particulièrement désagréable. Son cœur manqua un battement et elle chercha ce qu'elle pouvait faire ou dire pour sauver sa vie…

Sauf que personne ne chercha à la tuer… Dubitative, elle observa Sighild partir vers Démégor et l'autre jeune femme en se demandant si elle n'était finalement pas arrivée au milieu d'une réunion prévue de longue date. Elle n'eut même pas l'occasion de bredouiller une réponse quelconque, regardant plutôt cette guerrière de renom qui portait les bandages, stigmates de la maladie ambiante, saluer les personnes déjà présentes. Elle était figée par la surprise, oubliant toute discrétion, se demandant finalement si ces trois là n'en savaient pas plus qu'elle sur cette mystérieuse épidémie…





Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Ven 1 Fév - 19:39

Certains ne sont pas fait pour rester sur le devant de la scène, sous les lumières des projecteurs, et préfèrent donc revêtir le manteau de la timidité et de la discrétion pour ne pas avoir à être ainsi mis en avant. Il fut un temps où Démégor, quand il n’était pas encore Démégor, était un peu comme cela lorsqu’il préférait bien plus parler avec sa lame qu’avec sa bouche. En effet, trop téméraire pour réfléchir et agir calmement, il était toujours le première à plonger au cœur de l’action et le dernier à en sortir une fois que le sol était jonché de cadavres. Si cette attitude avait parfois du bon, elle lui avait amené son lot de problème et le plus gros était bien sûr d’être passé de vie à trépas. Même si, après sa renaissance, cela lui pris beaucoup de temps et d’efforts, l’homme qu’il était avait pris assez de recul sur sa situation pour se rendre compte que son attitude avait été la source de tous ses problèmes et que sa mort n’était, au final, que la résultante de cette accumulation d’ennuis. Avait-il mérité tout cela ? Très certainement mais il n’avait aucun regret car cette vie il l’avait vécu pleinement sans presque aucun regret. Mais aujourd’hui il était mort et il n’était plus personne. Personne ne l’attendait, personne ne le pleurerait, personne ne le chercherait…là où d’autres y verraient une situation désastreuse, lui put y voir une opportunité de recommencer à zéro, une chance de liberté comme il n’en avait jamais eu avant.
Si au début l’idée de se créer une nouvelle identité paraissait déroutante, il se fit rapidement à l’idée dès qu’il trouva l’armure qu’il porterait pour cacher son corps aux yeux du monde ainsi que le nom que le public mettrait sur cette armure. Mais alors qui était le vrai ? Démégor, fruit de l’imagination d’un homme désireux de repartir à zéro ? Ou son alter égo, mort il y a des années de cela ? Cet être était un peu des deux en tout cas. Aujourd’hui il était devenu plus que juste un homme, il était bel et bien un symbole à part entière. La preuve, si quelqu’un venait à revêtir cette armure à sa place, qui verrait la différence ? Ainsi, si un jour il se lassait de ce rôle, il pourrait perpétuer son nom à nouveau sans que quiconque puisse voir la différence. C’est l’avantage de n’être connu que de son armure, n’est-ce pas ?

Mais aujourd’hui son rôle et son identité n’avaient aucune espèce d’importance, aujourd’hui ce n’était pas le leader des cavaliers de Sharna ou le guerrier qui venait visiter les ruines d’une ville détruire par la faute de son ordre. Aujourd’hui c’était le dirigeant qui venait pour trouver une solution au mal frappant son peuple. Pourquoi se préoccuperait-il des autres ? Chaque pays et chaque nation avaient leurs propres problèmes et il n’avait que faire des problèmes des autres. Aujourd’hui il était là pour son peuple et rien d’autres, les autres pouvaient toujours crever cela lui serait totalement égal.
Toujours accroupi face à cette tour, ou ce qu’il en restait du moins, le guerrier en armure ramassa une brique dans sa main, la soupesant, mais celle-ci s’effrita instantanément et ses restes glissèrent entre les deux de Démégor comme autant de grains de sable. Si ces pierres étaient en si piteux état c’était à se demander comme ces bâtisses arrivaient encore à tenir debout après tout ce temps. Ne prenant pas la peine de se relever tout de suite, le guerrier fit mine de ne pas faire attention aux quelques présences qu’il percevait autour de lui car si lui avec son armure n’était pas discret, et ne cherchait pas à l’être, la tension qui émanait de ces personnes était tout aussi facilement palpable. Redressa la tête vers la gauche il aperçut soudain, à quelques dizaines de mètres de là, ce qui semblait être une entrée.

Posa ses mains sur ses genoux, l’armure se redressa d’un seul coup et le guerrier, ignorant royalement ces personnes n’ayant même pas pris la peine de se présenter, se dirigea vers cette entrée. Creusée dans la roche, cette entrée était malheureusement bloquée par un gros rocher bloqua une bonne partie du tunnel qui courrait derrière et empêchait donc Démégor de passer. Ni une ni deux, ce dernier empoigna ce rocher d’une prise puissante et ferme et c’est sans réel épuisant effort qu’il souleva cet imposant rocher avant de faire quelques pas en arrière et le reposer lourdement sur le sol, fendant ainsi les quelques dalles encore en état. Ce tunnel semblait bien préparé puisque, pour lutter contre les ténèbres qui se profilaient tout au bout de ce couloir, quelques torches étaient disposées ça et là. Sans perdre davantage de temps Démégor empoigna deux cailloux et les frottas violemment et rapidement l’un contre l’autre afin de créer assez d’étincelles pour allumer la torche qu’il ne tarda pas à empoigner : voilà au moins une bonne chose de faite !

Devait-il se retourner pour appeler les autres ? Non, il passerait devant et les laisseraient se débrouiller comme elles le souhaitaient sans y prêter une once d’attention. C’est donc sans prononcer le moindre mot qu’il s’enfonça dans ce tunnel aux allures de souterrains avec pour seules armes cette torche et sa fidèle alliée de métal dans son dos. Bientôt, à travers ce rideau de ténèbres, il verrait ce que cachait ce souterrain et s’il avait eu raison de s’y enfoncer. De toute façon, mis à part cette piste, il n’avait aucun autre chemin à suivre dans les ruines de cette cité.

*Espérons que je ne sois pas venu pour rien*
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Aliénor Isil

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Sam 2 Fév - 18:21

    Le hasard faisait bien des choses décidément. Si Aliénor fut en premier temps surprise de voir l'Impérial et serviteur de Sharna dans ce lieu, elle en fut tout au temps quand une femme qui ne lui était guère inconnue à ses yeux fit son apparition. Le coeur de la Rôdeuse se rétracta en une fraction de seconde tandis que le visage sombre et austère de l'Eryllis se décomposa de douleur. Elle n'avait plus revu son aînée depuis cette terrible réunion à Samhach, quand elle avait annoncé à toutes ses cadettes qu'elle fut atteinte par ce mal et qu'elle avait prit la décision de les quitter durant un temps indéterminé. Elle avait gardé en mémoire l'image d'une Sighild solennelle et fière. Aujourd'hui et sous ses yeux, elle ne trouva en rien le dernier souvenir gardé de sa marraine. La voir ainsi, boiteuse et couverte de bandages eut l'effet d'un coup de poignard dans le coeur.

    Aliénor se sentit défaillir, Fenrir le sentit aussitôt de part leur lien empathique. Inquiet, il en oublia durant un instant cette aura menaçant qui planait au dessus d'eux et se hâta de descendre de son perchoir, craignant que sa protégée ne perde équilibre sur son dos et s'écroule à terre. Aliénor glissa lentement hors du dos de son compagnon a quatre pattes, les jambes moins solides qu'elles ne devaient être et dut se tenir à son ami. Celui-ci, redevint nerveux, les oreilles plaqués sur le crâne et grognant sauvagement en direction d'une inconnue qui semblait les épier. Elle craignit alors que le loup blanc perde le contrôle, une situation des plus terribles pour Aliénor ; empêcher un loup d'un mètre quatre-vingt au garrot d'égorger vif un humanoïde était une situation des plus délicates. Elle n'eut d'autres choix que d'utiliser son pouvoir contre lui :

    - Va-t-en ! Hors de ma vue !!

    Sa voix retentit comme un ordre cinglant et sans appel. L'animal eut soudain un geste de recul, semblant vouloir résister à l'ordre, mais le pouvoir de sa compagne eut raison de lui ; il jeta un regard meurtrier à Aliénor avant de faire demi-tours et de partir au galop. La jeune femme l'observa s'éloigner en se tenant légèrement le cou ; elle allait vivre un cauchemars à son retour, ainsi était le désavantage de partager sa vie avec un animal si sauvage.

    Elle se retourna et vit que Démégor s'en allait vers une entrée bloquée par une immense pierre. Elle le regarda partir en penchant la tête d'un mouvement interrogateur, tandis qu'elle s'avançait vers Sighild. Décidément, cet entité était des plus singulier... La Rôdeuse posa son regard ensuite sur celui de sa chef, avec douleur et mélancolie. Elle n'arrivait pas à supporter cette vue de la voir ainsi dans cet état. Aliénor tendit alors une main vers son aînée, mais se ravisa au dernier moment, laissant tomber son bras mollement en détournant sa tête. Quelle cruelle situation ; ne pas pouvoir toucher celle qu'elle chérissait au risque d'être contaminée. Elle porta alors son attention vers l'inconnue. Penchant à nouveau la tête comme un animal, elle le dévisagea de la tête jusqu'aux pieds, sans la moindre once d'animosité mais plutôt le regard luisant de curiosité. Elle prit finalement la parole d'une voix particulièrement posée :

    - J'imagines que tu es ici pour la même raison que nous ; trouver l'origine de ce mal ? Ah moins que nos bourses t’intéressent...

    A peine avait-elle prononcé sa question qu'un bruit singulier perça le silence et fit sursauter l'Eryllis. Quelle fut sa surprise de trouver le grand Impérial se débarrasser de cette pierre qui entravait sa route d'un simple mouvement de bras... Aliénor fut littéralement figée sur place, les yeux agrandis de stupeur. Elle dut attendre que Démégor disparaisse dans les ténèbres de ce tunnel pour que ses lèvres décident enfin à se mouvoir :

    - C'est dans ces moments pareils que je me demande si ce n'est pas Sharna lui-même qui se trouve en dessous de cette armure...

    Que des mystères envers cet homme. Il n'eut même pas pris la peine de les regarder, comme si elles étaient invisibles. C'était tout bonnement déroutant et angoissant... Quoi qu'il en soit, il semblerait avoir flairé quelque chose. Aliénor avait parcourut les alentours, cherchant un quelconque indice mais en vain. Si seulement elle savait quoi chercher, cela aurait été tellement plus facile. Quelques bâtisses étaient encore debout et pouvait être fouillées ; mais elle n'avait encore jamais remarqué un tunnel formé dans la roche. Les mots du Docteur lui revint en mémoire et l'Eryllis avança d'un pas sauvage vers cette entrée. Quelques choses l'intrigua aussitôt : les torches.

    - Le bois est un matériaux facilement périssable... Il est quasiment impossible que cela date de la Guerre qui eut lieu dans cette cité... Cela ne peut-être que plus récent... Quelqu'un est venu ici.

    Une certaine excitation fit vibrer ses tripes ; se pourrait-il que Démégor ait mit un pied sur un indice capital ? Aliénor inspira profondément, et tandis quelle relâcha la pression, un courant d'air s'engouffra dans le tunnel, fouettant cet homme en armure et manquant d'éteindre son feu. Le cri du vent s'éleva d'une manière horrifiante, assombrissant l'aspect de ce tunnel plongé dans les ténèbres tandis que l'Impérial commençait à s'effacer au loin.

    - C'est profond...

    La Rôdeuse détacha une torche et sortit deux silex de sa sacoche. Après que les étincelles prirent feu, elle en profita pour en allumer une deuxième et se retourna vers les deux femmes :

    - On y va ?

    Quelques soient leurs réponses, la nomade rejoindra l'homme en armure. Hors de question de faire demi-tour maintenant que la curiosité dévorait ses tripes. Mauvais chemin ou non, il fallait qu'elle satisfasse cette envie dévorante.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Lun 4 Fév - 17:45

    La situation était étrange. Ils étaient tous là et pourtant, c'était comme si chacun était invisible pour les autres. Toutefois, Sighild offrit un vague signe de tête à la jeune inconnue qui faillit la bousculer, lui spécifiant ainsi que ce n'était rien après les quelques mots qu'elle lui offrit pour la rassurer. Par la suite, elle se dirigea simplement vers sa jeune camarade, la jeune Aliénor. Elle avait cette dernière en grande affection, elle était la petite sœur qu'elle n'avait jamais eu. Cela lui brisait le cœur de percevoir son visage si déconfit face à son état... Malheureusement, elle ne pouvait rien faire, ni même se laisser trop facilement submerger par ces émotions.

    Lorsque que la jeune femme lui tendit la main et se rendit compte que son geste était vain, Sighild ne put retenir un sourire. Elle la reconnaissait bien là... et elle savait qu'elle ne pouvait se permettre de telle proximité. Courageuse, intelligente et pleine de sagesse. Aliénor deviendrait sans nul doute une grande femme, la lhurgoyf en était sure, mais faudrait-il d'abord qu'elle se montra un peu plus prudente. La voir ici ne la rassurait pas, mais l'Eryllis n'était plus une enfant depuis longtemps.

    " Tu es devenu sage Aliénor, cela me ravie... j'espère que tu vas bien, tout comme les filles du village. "

    Puis ce fut alors que l'attention se tourna vers l'énigmatique Démégor. Ce dernier ne daigna pas regarder ou même entamer la moindre discussion avec les jeunes femmes. Pourquoi? Il y avait tant de raisons. Mais Sighild savait que cela serait inutile, d'une part parce que leur objectif n'avait pas la même finalité, d'autre part, parce que leurs méthodes étaient radicalement différentes. Toutefois, la jeune femme se devait d'avouer que cela ne serait pas un mal d'avoir sa compagnie ici-même. Est-ce que Sighild l'appréciait? Bien sûr que non. Elle lui reconnaissait cependant de posséder des talents qui pourraient leur être utile. Ils ne travailleraient certainement pas ensemble, mais l'exploiter indirectement... Comme à cet instant là, où le cavalier débusqua une entrée qu'il dégagea avec une facilité déconcertante. D'ailleurs, sa jeune amie ne put s'empêcher de faire une remarque à ce sujet.

    Tournant alors son visage vers l'Eryllis, la lhurgoyf pointa des yeux compatissants qui se voulaient aussi rassurants.

    " Bien que je ne sache qui se cache derrière ce masque, il ne s'agit que d'un homme. Ne nous attachons pas aux superstitions et aux mythes. Ils entretiennent la peur... ne nous laissons pas berner par elle. "

    En attendant, Démégor avait mis la main sur une entrée qui débouchait sur des tunnels. Des souterrains à Taulmaril? Cela n'avait rien de surprenant pour une cité, mais là il s'agissait de véritables constructions et non d’égouts ou de conduites d'eau. Écoutant alors les déductions d'Aliénor, elle ne pouvait que saluer ses remarques. L'endroit avait dû être visité récemment. Est-ce qu'il s'agissait d'une découverte importante? Peut-être pas car on en attendit aucun échos. Toutefois, il pourrait s’avérer enrichissant d'y faire un tour.

    La jeune Eryllis semblait presser de descendre, et puisqu'elles étaient là, autant se rendre dans ses souterrains. Sighild fit alors signe à sa congénère de passer devant, puis elle se tourna vers celle qu'elle ne connaissait pas.

    " Mademoiselle? Souhaitez-vous venir avec nous ou continuer votre chemin? Si tel est le cas, passez devant moi. Je fermerais la marche. Il me faudra un peu de temps pour descendre...en vue de mon état. Autant de pas freiner votre excursion. "

    La malade passerait en dernier. Il faudra qu'elle s'y prenne avec souplesse pour descendre puisqu'elle évitait à tout pris d'utiliser sa magie.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Jeu 7 Fév - 1:14

Il avait combattu de toutes ses forces depuis sa naissance, autant sa première que sa seconde, il était un homme qui s’était lui-même forgé par le métal de sa lame et le sang qu’il avait fait couler depuis qu’il avait la force de porter un objet tranchant. AU début par obligation et ensuite par envie, il avait passé toute son existence à se défendre contre ceux qui lui voulaient du mal, à lui ou à sa famille, et à tuer tous ceux qui représentaient un danger ou une gêne pour lui. Pensez-vous que quelqu’un puisse grandir sainement et devenir quelqu’un de respectable et d’équilibré en ayant ce genre de vie ? Si vous demandiez à l’homme sous l’armure il vous répondrait certainement que ce monde était pourri et corrompu par la main de l’homme et donc, de ce fait, personne ne pouvait réellement être innocent dans un tel monde. Ce n’était pas totalement faux mais il comprenait néanmoins l’appréhension qu’on pouvait avoir à son égard car tous n’étaient pas encore prêts à comprendre son but et les moyens qu’il emploierait bientôt pour y arriver. A part les cavaliers, qui le pourrait d’ailleurs ?

Mais aujourd’hui il n’était pas question de lui, de son enfance, de sa renaissance ou de ses frères d’armes. En endossant le rôle de leader de cet ordre guerrier il avait également accepté d’endosser le rôle de dirigeant de la cité noire, immense cité où les cavaliers s’étaient installées depuis longtemps déjà et où ils régnaient d’une main de fer…dans un gant de fer ou de velours, selon les personnes et les circonstances. Ce n’était peut-être pas ce qu’on s’imaginait de lui, puisqu’on le connaissait à travers le monde comme un guerrier implacable et froid, mais même s’il ne le montrait pas il avait à cœur le bien-être de ses sujets car s’ils respectaient son autorité et, pour beaucoup, le craignaient, combien de temps penserait-il garder leur confiance s’il ne faisait rien pour eux ? Même s’il n’y était pas très coutumier au début, il savait que c’était là la responsabilité de tout dirigeant, c’était du donnant donnant et aujourd’hui c’était à son tour de donner de sa personne et de mouiller sa chemise…ou mouiller son armure plutôt. Il s’était donc rendu sur le lieu de cette bataille qu’il connaissait si bien, là où une des plus merveilleuses villes de cette terre avait été détruite à cause de la peur des hommes et de l’ambition de son prédécesseur l’ayant amené à semer les graines de la peur et de la guerre jusqu’à ce que le monde s’embrase…Et cette ville en avait payé les frais, au prix fort.

Laissant de côté ces vieux souvenirs du passé, c’ets la torche à la main que le guerrier en armure progressa dans ce tunnel en sentant et entendant bien que les demoiselles avaient décidées de suivre son chemin, piquées par la même curiosité que lui le poussant à mettre un pied devant l’autre pour savoir ce qu’il se trouvait au fond et qui avait justifié la construction de ce tunnel. C’est donc après plusieurs minutes de trajet, et après avoir passé une entrée bouchée que le guerrier arriva devant une porte en bois dont les planches semblaient sur le point de tomber à tout moment. D’une simple pression de sa main valide il poussa donc cette porte qui sortit de ses gonds avant de se fracasser par terre en dizaines de bouts de bois.

Avançant d’un pas décidé dans la pièce qui était en fait un demi-cercle. Balayant cette pièce du regard, la main gauche toujours légèrement levé pour ne pas se brûler avec sa propre torche, l’impérial observa que le demi-cercle était rempli d’alcôve avec, dans chacune d’elle, un coffre qui semblait assez ancien. Il s’avança d’ailleurs pour ouvrir le premier à sa gauche pour n’y découvrir que poussière et toile d’araignée…soit quelqu’un était déjà passé, sois cela sentait le sapin. Mais bien vite son regard fut attira par la partie plate du demi-cercle, face à la porte d’entrée.
En effet sur le mur, en face duquel il était à présent, était accroché un tapis ouvert en deux et qui faisait office de double rideaux plutôt qu’autre chose de ce que Démégor pouvait voir. Il l’observa tout d’abord pendant quelques secondes sans arriver à en retirer aucune information déchiffrable ou utile…de ce qu’il voyait ce n’était qu’un banal tapis, mais il voulut regarder ce qu’il cachait derrière.
Taillés dans la pierre se trouvaient des symboles gravées et, çà et là, des pierres de sphène vides. Pourquoi ces pierres ? Et que signifiaient ces motifs en arabesques sur le mur ? Essayant de tous les mémoriser pour chercher dans les archives de la cité noire et essayer de trouver leur signification, il tendis sa main droite et la posa sur le mur et les pierres de sphène en espérant avoir une illumination, en espérant qu’en touchant ces symboles, et pas seulement les regarder, il comprendrait ce que cette pièce et ce mur signifiait.

*Encore une autre impasse ?*
Même s’il n’écartait pas cette possibilité il espérait que ce ne soit pas le cas.


Dernière édition par Démégor le Ven 8 Fév - 1:45, édité 1 fois
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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Jeu 7 Fév - 17:39

Kalysta, mine de rien, était bel et bien venue dans ces ruines dans l'espoir d'en apprendre plus sur la maladie. Pourquoi les gens passant ici étaient finalement contaminés, si cela venait de quelque chose de bien précis, si on pouvait empêcher la contamination… Pourtant, elle avait un peu l'impression d'être un jeune chaton se retrouvant dans les pattes de créatures autrement plus expérimentées et puissantes. Certaines plus sympathiques que d'autres mais toutes probablement aussi dangereuses les unes que les autres. S'il n'y avait eu que Démégor la jeune femme aurait probablement rebroussé chemin, tentant sa chance ailleurs et passant ainsi à coté du plus intéressant. Mais grâce à l'intervention, plutôt bienveillante en comparaison, de Sighild, elle avait osé s'avancer…

Et pendant un instant elle cru vraiment que cette décision avait été une très, vraiment très, mauvaise décision. Le loup eut l'une des pires réactions à laquelle elle pouvait s'attendre. Le grondement sourd, les oreilles rabattues… L'animal et elle se regardaient dans les yeux… Que voyait-il donc pour avoir autant peur? N'avait-il pas conscience que si affrontement il y avait ce serait forcément elle qui perdrait? Ne voyait-il pas qu'elle n'aurait pas la moindre chance? La jeune femme déglutit difficilement, n'arrangeant rien à la situation en laissant sa peur accentuer encore plus l'excitation du loup. Mais contre toute attente la jeune femme qui le chevauchait parvint à le maîtriser. L'ordre claqua, probablement donné à contrecœur, et la syliméa put à nouveau respirer librement. C'était la moindre des choses que de soumettre docilement à l'examen d'Aliénor bien qu'elle prit garde de ne jamais croiser son regard… Elle fit tout de même en sorte de la remercier d'un mouvement du chef.


-J'étais effectivement à la recherche d'éléments pouvant aider à lutter contre la maladie…

Elle fut tout autant surprise qu'elles lorsqu'elle vit passer la pierre, arrachée de l'entrée par un Démégor plein de surprise. S'il était capable de ce genre d'exploit comme on se recoiffe, il était encore plus redoutable qu'elle ne le pensait déjà. Si les paroles de Sighild étaient pleines de sagesse, il allait être difficile de passer outre l'apparence menaçante du cavalier, ainsi que sa petite démonstration de force. Mais elle aurait à faire avec car l'Eryllis avait fait des remarques pertinentes. Ce tunnel avait été emprunté depuis que la ville n'était plus que de simples ruines. Cela pouvait donc dire qu'il y avait peut-être quelque chose de pertinent au bout…

-Très bien, faisons ainsi…

Présentement, la jeune femme avait deux envies paradoxales. La première: se trouvait en tête histoire de voir si aucune "surprise" n'avait été abandonnée à l'intention de curieux tels qu'eux. La seconde: fermer la marche pour ne pas avoir d'inconnu dans le dos… Mais elle ne pouvait faire ni l'un, ni l'autre aussi s'accommoda-t-elle de cette situation en se focalisant sur le fait qu'elle oeuvrait pour bien plus important qu'elle. Pensée à laquelle elle dut ardemment se raccrochée dans ces souterrains bas et clôt… Malgré une amélioration de sa situation grâce à Aliénor qui préféra la laisser passer devant, elle devait faire avec... Elle se concentrait sur son environnement, cherchant d'autres traces d'occupations ou des gravures… Pour l'instant elle constatait juste que la structure était dangereusement instable et que certaines parties s'étaient déjà effondrées… 

Il finirent par déboucher dans une salle en arc de cercle. Des alcôves abritant des coffres se trouvaient de part et d'autre de la pièce, celle-ci se terminant sur un mur plat, en face de la porte, mettant en valeur une sorte de tapisserie murale… La jeune femme alla observer les coffres, craignant qu'ils n'abritent un quelconque piège mais elle ne découvrit ni mécanismes ni runes de protection. Quant à leur contenu… A moins de vouloir faire une collection de poussière… Elle s'intéressa bien vite à la tapisserie, tout comme Démégor qui lui bouchait un peu la vue avec sa stature imposante…


-Excusez moi…

En se rapprochant, elle put voir des arabesques et des pierres sans pouvoir de vue d'ensemble à cause de la tapisserie. Rien sur ce dernier ne lui semblait visible ou pertinent d'ailleurs… Alors pour qu'Aliénor et Sighild puissent elles aussi voir et que tous puissent disposer d'une vraie vue d'ensemble en reculant un peu, la jeune femme entreprit d'enlever la tapisserie en tirant dessus…

-Ca vous parle?






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Aliénor Isil

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Jeu 7 Fév - 20:58

    Aliénor attendait sagement à l'entrée du tunnel que les jeunes femmes se décident à la rejoindre. Sans étonnement, toutes deux avaient décidé de ne pas rebrousser le chemin et de suivre la Rôdeuse... Sérieusement ? Ah non, c'était hors de question pour l'Eryllis d'ouvrir la marche ! Sighild croyait vraiment qu'elle allait prendre de l'avance par rapport à elle ? C'était mal la connaître. Alors quand l'inconnue passa près d'Aliénor qui n'avait pas bougé de l'entrée, elle lui intimida d'un signe de tête de suivre Démégor pendant qu'elle refermerait la marche avec sa marraine. La jeune femme attendit ensuite patiemment que son aînée la rejoigne avec un pincement au coeur. Cette dernière avait de la difficulté à avancer ; elle boitait en tentant vainement de marcher en s'appuyant sur sa faux. La contamination a du se faire au niveau de la jambe... Mais qu'il était douloureux de voir ce qu'on aime souffrir et de les regarder agoniser les bras croisés. Aliénor voulait tant la prendre par la taille pour lui prêter main forte, mais cela serait un geste purement inconscient et stupide. Il manquerait plus qu'elle soit contaminée elle aussi...

    La flamme vacillait dans les ténèbres, illuminant le visage austère de la jeune femme. Elle se dressait fière et droite, semblant observer Sighild comme un animal sauvage. Son corps se mouva enfin quand son aînée se retrouva à sa hauteur. Elle lui tourna le dos, sans lui porter le moindre regard, comme si elle tentait de fuir la lueur d'or des yeux de sa compagne avant de murmurer d'une voix sombre :

    - Je ne t'abandonnerai pas...

    Sa cape claqua. Voilà une façon de couper court aux éventuels reproches de Sighild, une preuve qu'elle ne renoncera pas à trouver ce remède, tout comme pour lui montrer qu'il en fallait bien plus pour qu'elle se décide à mettre son aînée en retraite. C'était peut-être à ce moment précis qu'on remarqua à quel point l'habit ne faisait pas le moine. Qui pourrait croire que sous cette cape sinistre et ce visage austère se cacherait un coeur tendre ? En même temps, Aliénor faisait tout pour préserver cette image sinistre que beaucoup avait d'elle. Mais pourquoi faisait-elle ça ? Allez savoir...

    La Rôdeuse s'avançait d'un pas léger et lent. Elle ne prononça aucun mot et n'était guère enclin à répondre à la moindre question. A dire vrai, elle semblait pensive, observant droit devant elle avec un regard vitreux et dénuée de lueur de vie. Parfois, elle jetait quelques regards en arrière pour s'assurer que Sighild allait bien, ralentissait le pas et reprenait sa contemplation. Cet état comateux lui fut subitement retirer par un bruit qui lui arracha des frissons. On dirait que quelques choses était tombé au loin... Démégor aurait-il fait encore des siennes ? A cette idée, un sourire au coin apparut sur les lèvres de la Rôdeuse. Elle découvrit alors sur leur passage une porte éclaté au sol, sûrement la source du bruit. Aliénor ne put s'empêche d'hausser un sourcil d'étonnement avant de l'enjamber et rentrer dans la salle qui s'ouvrait à elle.

    C'était une salle qui s'ouvrait en demi-cercle dans les murs présentaient des alcôves. Dans certaines il y avait des coffres qui furent examinés par la nouvelle venue. Il semblerait en tout qu'ils soient vides, mais qu'ont-ils pu contenir ? Mystère... Espérons que ce n'était pas quelque chose d'important quoi qu'il en soit, parce que cela serait réellement frustrant. La Rôdeuse suivit ensuite Kalysta du regard repartir en arrière, c'est à ce moment là que l'Eryllis remarqua le tapis déchiré contre le mur de l'entrée. Intriguée, et la tête légèrement penchée sur le côté, elle s'y approcha tandis que l'inconnue retirait le tissus pour laisser entrevoir des inscriptions des plus étranges à même le mur, décoré de nombreuses pierres de sphènes.

    Aliénor en fut ébahis, les yeux brillant d'émerveillement. Voilà une trouvaille à ne pas sous-estimer et des plus exceptionnelle. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien être ? La Rôdeuse tendit un peu plus sa torche pour éclairer le mur tandis qu'elle s'y rapprocha pour examiner les inscriptions.

    - Je n'ai jamais vu ça auparavant...

    Elle caressa la pierre, passant ses doigts sur les motifs en fronçant légèrement les sourcils. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien dire ?
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Sighild

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 27 Fév - 2:03

    Les lhurgoyfs étaient une race fière et qui s'estimaient - à tord ou à raison - noble à plusieurs points de vue. Il n'était certes pas connu pour être de grands humanistes, mais comme tous les autres - ou tout du moins ceux dont les peuples étaient un peu guerrier - n'aimaient pas la faiblesse. C'était ironique de croire qu'aujourd'hui Sighild se vouaient à protéger les jeunes femmes qui étaient encore faibles ou qui le furent un bref instant. Cela allait en réalité à l'opposition même de sa nature. Un lhurgoyf "normal" n'aurait que peu de considération pour les petits qui se feraient manger, mais l'Eryllis luttait contre ces visions archaïques de son peuple. A ces yeux, elle ne protégeait pas les faibles mais l'innocence. Toutefois, en ce jour, elle, elle vivait une situation de faiblesse qui entachait sa fierté et son orgueil. Bien qu'elle ne le montrait pas, elle était résolument en colère contre elle-même bien qu'elle restait assez lucide pour savoir que la maladie pouvait frapper n'importe qui. Pourtant, cela la frustrait, déraisonnablement. Se voir ainsi, estropiée, se savant condamnée si aucun savant n'était capable de trouver un remède, elle en venait parfois à préférer une mort rapide et plus digne.... mais elle avait des responsabilités, et elle savait que sont travail au village était bien loin d'être terminée. Abandonner lui était interdit.

    Descendant alors dans le tunnel comme elle le pouvait, une petite douleur lancinante se propagea dans sa cuisse contaminée. L'engourdissement de son muscle, sa paralysie par la pierre, était une gêne plus terrible que l'on pouvait le penser. Toutefois, elle s'efforçait à ne rien montrer et se contenta uniquement de suivre les jeunes femmes qui étaient en sa compagnie.

    Malgré la pénombre, elle voyait et sentait l'attention de sa camarade à son encontre. Aliénor, bienveillante, était une jeune femme que Sighild estimait beaucoup et admirait pour ses qualités. Elle était une personne de confiance et aux valeurs sures, mais pour des raisons qui lui échappaient, elle ne pouvait voiler quelques sentiments d'angoisse à ce sujet, et s'étonnait à prier que la terrane ne perde jamais tout ce qui la rendait si altruiste. Si un jour les ténèbres devaient la toucher, cela lui briserait le cœur....

    Alors qu'elle avançait tranquillement à son allure, l'amazone eut un petit sourire face aux murmures de sa consœur. De la détermination pleine de conviction ou de l'obstination malsaine? Sighild ne pouvait la juger car sans nul doute ferait-elle la même chose dans pareille situation, s'entêtant à vouloir aider les personnes qui lui paraissaient précieuses. En attendant, toutes les questions qu'elle se posait ou ses pensées furent chassées par le brouhaha que causa une porte rapidement expédiée à terre. S'ensuit alors la découverte d'une salle à forme géométrique, un demi-cercle. Il n'eut alors que plus d'interrogations à se poser...

    Démégor et les jeunes femmes examinèrent alors un mur où se trouvaient beaucoup de glyphes, mais aucune d'elles n'avaient de significations pour eux, rien de commun. La lhurgoyf, elle, posa son regard sur les coffres et fut possédée par une drôle de sensations. Il y en avait des centaines voir même beaucoup plus, et tous placés dans des trous. Cette image lui évoquait des catacombes, un tombeau. Lorsqu'elle constata qu'à l'intérieur on ne trouvait que de la poussière, elle soupira à la pensée que c'est tout ce qui resterait de chacun d'entre eux. Simplement un sable gris.

    " Ces symboles ne m'évoquent rien non plus... mais je ne me sens pas à l'aise non plus dans cette salle. Tous les coffres que je viens d'examiner contiennent de la poussière, bien plus que le temps l'aurait naturellement permis... surtout en étant fermé. Si c'est ce que je crois... nous sommes dans un cimetière.... et je ne suis pas sure d'aimer savoir pourquoi il en est ainsi. "

    Sighild regarda alors passivement la pièce, une ultime fois. Avant d'entrer, elle avait remarqué que le couloir s'était effondré sur lui même, bouchant le chemin. Cela les laissait sur un cul-de-sac. Et puisqu'il ne comprenait pas un traitre mot de ce qui se trouvait sur le mur....

    " Nous ne devrions pas rester ici. Cela ne nous mène à rien. "

    La jeune femme tourna alors le dos au petit groupe, et reprit le chemin inverse. Elle ne tarderait pas alors à remonter à la surface et sans nul doute chercherait-elle encore des réponses. D'ailleurs, si l'on venait à lui poser la question, elle vous répondrait qu'elle resterait à Taulmaril quelques temps, qu'elle camperait dans les environs et qu'elle chercherait d'autres indices. Si tout était parti d'ici, alors peut-être qu'il y avait encore quelque chose à déterrer....
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Mer 27 Fév - 2:08

Il n'y a plus rien à découvrir vis à vis de la salle, les glyphes ne sont pas déchiffrables. Néanmoins, que ceux qui ont touché le mur de glyphes se sachent contaminés. Vous en ferez la découverte rapidement, soit en usant de votre magie, soit trois jours après cette découverte.

Si vous participez à l'acte final et que vous combattez le mal, deux choix s'offrent à vous :
_ soit vous restez sur place à Taulmaril ( l'acte 3 se déroule chronologiquement à une semaine d'intervalle avec l'acte 2)
_ soit vous quittez le lieu, mais sachez que vous n'aurez pas connaissance du remède en cours d'exécution, seulement des rumeurs (et bien entendu, vous ne possèderez pas le remède au cours de cet acte ou de quoi faire face à la sarnarhoa).


Vous êtes libre de poster un dernier message pour dire ce que vous faites.



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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - acte 2   Dim 3 Mar - 20:14

Cela n’avait pas de sens... C’était comme dans un labyrinthe, quand on était à une cloison de la sotie... Sauf qu’il y avait tout un chemin tarabiscoter à trouver pour l’atteindre pour de bon. Alors qu’il aurait suffit de faire tomber cette foutue cloison ou passer au travers. Son vieux bout de tapisserie encore serré entre ses doigts, la jeune femme observait ce mur dénué de sens pour tous. Pourtant on ne faisait pas ce genre d’oeuvres d’art sans raisons, non? Il devait bien y avoir un message caché quelque part... Sans compter la théorie de Sighild qui lui semblait plutôt plausible. Dans les cimetières on cherchait à laisser trace de ces occupants un peu particulier histoire que les futurs personnes de passage puisse entendre les messages du passé. Sauf qu’ils n’étaient pas foutus de le déchiffrer.

Un juron bien senti s’échappa de ses lèvres, expression plutôt imagée de sa frustration. Pour la peine elle suivit le conseil de la lhurgoyf, tournant les talons pour quitter ces souterrains dont les parois semblaient se refermer sur elle. Elle avait besoin de prendre de grandes bouffées d’air pour essayer d’oublier son impuissance et son inutilité crasse. Tout ces gens semblaient tellement plus efficaces qu’elle! Plus informés aussi... Elle ne donnait peut-être pas l’air d’être affreusement jeune mais, pour la peine, elle le sentait bien cette fois-ci. Elle n’était qu’une gêne... Pour autant elle ne se sentait pas de baisser les bras. Un peu comme si elle n’en avait pas le droit. Aussi parce qu’elle était affreusement têtue...


-Je vais rester dans le coin, des fois qu’il y ait autre chose...

Elle avait attendu que les filles sorten, laçant cela par dessus son épaule... Démégor lui faisait encore trop peur pour qu’elle s’adresse aussi directement à lui, sans compter qu’elle était à peu près certaine qu’il se préoccupait de ses intentions comme du premier rivet de son armure... La jeune femme haussa les épaules, dépitée. Elle était prête à continuer à chercher mais elle était plutôt en mode “broyage de noir” pour l’instant... Inutile d’assombrir encore le ciel des deux eryllis, elles avaient suffisamment de soucis à gérer sans avoir à s’occuper d’une gamine boudeuse. Et puis Aliénor n’aurait probablement aucune difficulté à lui mettre la main dessus si elle avait besoin d’elle...

Leur laissant leur espace, la jeune femme s’éloigna dans les ruines... Elle finirait par trouver quelque chose, même si elle devait soulever chaque caillou pour voir ce qu’il y avait en dessous. Et elle garderait aussi les autres à l’oeil, si elle pouvait. Parce qu’ils étaient, à l’évidence, bien plus doués qu’elle...





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