Dans les griffes de la glace

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::  Haute-Prêtresse de Kesha ::

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:: Haute-Prêtresse de Kesha ::
Othello Lehoia
MessageSujet: Dans les griffes de la glace    Lun 14 Jan - 2:44



Les températures étaient idéales sous l’immense masse gelée, avançant d’un seul et unique bloque, régit par des courants incertains. Les trois lunes Istheriennes, parfaites soucoupes de nacre, trônaient dans le ciel parfaitement éclairé de nuit, un splendide mélange d’une bleu indien et d’encre profonde. Le temps était parfait… Un froid sec tempérait l’air au-dessus des glaces cimmériennes qui flottaient lentement à la surface. La cité de Hellas s’était d’ors et déjà bien éloigné, et conservait sa cacophonie et son chaos bien loin de ce bras d’océan qui longeait d’immense falaise de glace. Sa musique, son vacarme ne pouvait les toucher, et il ne diffusait aucun autre écho que celui du vent qui crachait ses cris dans les méandres gelés. Et dans le plus profond de l’abysse, le silence était total. Seul les craquements de la banquise de nombreux mètres vers la surface osaient rompre l’imposant calme qu’il y régnait. A une heure aussi tardive, il était dure de voir loin tant l’eau était sombre. Seule la lumière des astres arrivaient à percer à travers l’eau, contraignant une étrange silhouette à glisser dans des eaux peu profondes…

Cela faisait longtemps que la sirène nageait, laissant onduler sa longue nageoire dans les courants glacés, laissant comme seule indice de sa présence les reflets d’argents de ses cheveux comme de ses écailles. Enveloppée par le silence, elle flottait ainsi depuis des heures. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas pu se transformer… Elle s’était presque faite à l’idée, à cette pensée horrible et blessante qu’elle n’avait plus le temps de s’unir ainsi à cet élément par lequel elle était née et qui gouvernait sa vie. Mais ce jour-là, ses pas dans le temple lui parurent étranges, sa présence auprès des malades lui sembla fausse et lointaine. La mer lui manquait… La sensation de l’eau enveloppant sa silhouette allongée, le sel s’installant petit à petit sur sa peau, ses immenses cheveux alourdis portés par les courants. La sensation même de sa transformation lui faisait défaut. Elle rejoint sa supérieur et disparut des lieux aussitôt, enveloppée de sa cape, faisant immédiatement marche vers les bords de mer et les grandes falaises de glace. Sans crainte, elle laissa là-bas son fidèle compagnon félin, Drasha, sachant qu’elle le retrouverait bientôt. Bientôt, elle se retrouvait devant l’océan.

Le vent marin lui fouettait le visage, laissant sa capuche tomber et se battre avec le vent. Elle ne resta pas longtemps dans les embruns : en quelque seconde elle était dans l’eau, devenue la mythique créature qu’elle était, l’hybride au corps déchiré, celui d’une femme et d’un poisson partageant la même enveloppe. Il était déjà tard, la mer était teintait des étranges dégradés de feu qui parait le ciel de fin de journée. Mais elle s’en fichait, au fond. Tout ce qui l’importait était la mer. Laissant ses affaires sur la banquise, abritées par une couche de glace, elle disparut dans les profondeurs abyssales et traça son chemin sans arrêt ni retour, oubliant tout, même le temps, se laissant grisée par la sensation de liberté immense qui naissait dans son cœur.
A présent au milieu de la nuit, elle devait bien se résoudre à rentrer. Mais quelque chose clochait… Les récifs devenait plus rare, même absent, les courants la guidait bien loin des côtes. Où était-elle ? C’était pour une zone qu’elle devrait connaître, pour être rester si longtemps dans l’océan… Othello arrêta sa nage, se laissant dériver au rythme des vagues, essayant vaguement de se repérer. Ses oreilles marines étaient particulièrement apparentes. Rapidement, le flot de sang qui coulait dans ses veines s’accéléra, alors que ses yeux décrivaient de rapides va-et-viens entre tous les éléments qui auraient pu lui permettre de se repérer dans ces fonds marins. Elle était complétement perdue…

C’était la première fois depuis longtemps que la sirène ressentait ce sentiment, cette peur machiavélique qui se glisser dans un organisme tel un poison pour ralentir tout un esprit, lui laissant faire face à rien d’autres qu’aux doutes et aux craintes. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait plus été sur le terrain, ses réflexes étaient moins vifs, moins aiguisés, sa force moins puissantes, ses instincts moins présents. Que pouvait-elle faire… Son esprit se calma brutalement. Tout cela… Ca ne s’oublie jamais. Elle s’était forgée dans l’océan, et jamais elle n’oublierait cela. D’un coup de nageoire, elle tenta de basculer à droite… mais fut aspirer par un violent courant. Les eux allaient vites. Très vites. Entraînant tout corps vers d’immenses falaises de glace. Othello ferma les yeux, prises à parties par ce phénomène soudain, et ne put que se laissait emporter par les violentes lames de fond qui la guidait jusqu’à cette crique, ce bassin de glace où elle n’avait jamais nagé. Se roulant sur elle-même, blottissant son visage entre ses mains, elle attendit que tout s’arrête, se heurtant à ses pends de glaces, sentant sa peau, ses écailles griffés par des griffes de givre, entaillé par des roches profondes, bouleversée par toute cette force qui la guidait vers l’intérieur de cette baie. Et puis tout s’arrêta.

Quand elle ouvrit finalement ses yeux dorés, ce furent les étoiles et le ciel qui lui répondit. Elle gisait, flottant sur le dos, ses boucles blanches enroulés autour de ses nageoires d’argent tâchée par le rouge de son sang. Le silence l’envahit de nouveau. Un néant presque total… Elle avait mal, c’était une certitude. Ses plaies nouvelles, attaquées par le sel, devait se fermer, mais ses capacités de régénération n’arrivait pas à s’activer dans cette eau gelée. Il lui fallait sortir de la mer si elle voulait pouvoir se soigner… Relevant le visage, elle observa l’endroit où elle se trouvait. C’était une sorte de bassine, une zone fermée de l’océan enfermée par de grandes falaises de glace, envahit par les pans de glace qui flottait, solitaires, sur l’onde d’encre indienne. Au bout de quelques secondes, elle répara la brèche par laquelle elle s’était engouffrée, prise au piège par les courants. Au piège… S’en était bien un. Elle n’avait aucun moyen de sortir si elle se heurtait à se courant. La nuit n’était pas à son avantage également, réduisant brutalement son champ de vision… Othello soupira : elle était dans une mauvaise situation.

Cependant, la sirène n’eut pas le temps de baisser sa garde. Un immense craquement ébranla la glace, se répandant dans l’eau, envahissant tout l’espace autour d’elle, poussant le petit poisson à disparaitre immédiatement dans l’obscurité de l’onde. Ce bruit… Etait-ce un bateau ? Autre chose ? Ses yeux scrutèrent avec tension la surface, prête à attaquer, sentant ses muscles se tendre violement sous l’attente… Mais le mouvement ne vint pas d’en haut, mais du cœur des abysses. La sirène ondula alors vers un iceberg, s’abritant sous la glace. Quoique ce soit, elle n’était pas seule dans cette mer. Ni sous l’eau, ni à la surface…
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