LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte

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An 1305 de l'ère obscure

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 LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte

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:: The Boss ::

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Le Messager
MessageSujet: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Lun 4 Mar - 22:58



Délil, le dieu de la vie. Il est celui versqui l'on se tourne parfois lorsque l'on est désespéré, lorsque l'on s'accroche à son existence et que l'on tient à ce que son souffle continue à être envoyé sur vous. Depuis que l'épidémie a gagné de l'ampleur, le temple a vu son activité à la hausse, et de nombreux prêcheurs viennent pour prier. Mais le monde s'empresse toujours plus depuis que la rumeur parle de la découverte d'un remède au terrible fléau de la "maladie du corps de pierre". Médecins, herboristes, malades désespérés, tous aujourd'hui espèrent pouvoir être les premiers ) bénéficier d'un miracle.

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Personnes présentent dans ce lieu :
Duscisio Balibe
Naïla de Brumes
Elywindëra E. Valgerd
Irina Dranis
Othello Lehoia

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But :
Après de nombreux jours éreintants et de nombreuses tentatives, Irina Dranis, grâce à la fleur de panacée à 5 pétales mais aussi aux compétences de ceux qui l'accompagnaient dont Othello Lehoia, semble avoir réussi à mettre au point un remède efficace. Grâce à l'aide de nombreuses personnes venues offrir leur soutien et leurs compétences dans cette tâche, il est maintenant de leur devoir de produire le remède en grand nombre mais aussi l'appliquer aux malades les plus gravement atteints... et sans nul doute que leur choix en ce qui concerne la gravité des symptômes pourrait créer quelques tensions auprès de certains malades...

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Recette du remède :
_ Fleur de Panacée à 5 pétales entière (pétales+tiges+feuilles)
_ Écorce d'Oréa réduite en poudre (Oréa=arbre commun de la forêt de sphène)
_ Sève de rose cimmérienne
_ 3 Pétales de fleur de lys
_ une cuillère de miel d'abeilles d'Hesperia
_ Beaucoup d'eau

=> Vous devez obtenir une liqueur aux couleurs orangées. Son goût est particulièrement infecte alors que son odeur est agréable. La quantité qui doit être bu dépend de l'état de contamination. Vous devrez en donner tant que les marques ne disparaissent pas (elles disparaissent petit à petit et assez rapidement, toutefois, c'est particulièrement douloureux pour les patients qui ingurgitent le remède, les attacher sera conseillé).

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Règles :
_ Vous devez poster au moins 3 messages.
_ Il n'y a pas d'ordre de postage afin de ne bloquer personne.
_ Vous avez trois semaines pour poster vos 3 messages, soit jusqu'au 25 Mars.




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:: Le rosier blanc ::

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mar 5 Mar - 11:33

Après la récolte il fut chargé d'amener les fleurs à bon port. Il fut séparé des autres pour aller à leur propre but dans cette histoire. Duscisio ayant le sien depuis bien longtemps maintenant. Sa reprise dans le bon côté le vint à mener à ni combattre la source de ce mal, ni a récupéré à nouveau la fleur de panacée à 5 pétales, mais bien à concocter le remède qu'il en suit des efforts. Il ne pensait pas par contre que la recette ne serait pas trouver avant qu'il n'arrive.
C'est une chance de gagner encore plus de temps dans cette affaire, le simple fait de voir gagner du temps est une bénédiction.
Quand ils furent séparé le chemin vers le temple de Délil, le chemin lui fut indiqué, se débrouillant pour la suite, se perdant presque par choix, il eut également la chance de trouver un autre champ de cette fleur qui allait sauver le monde, une aubaine car les dieux sont avec lui. Limiria et Baria semblait l'avoir remarqué au plus profond de sa dévotion à faire le bien à garder la vie que d'envoyer à la mort tout en espérant survivre le plus longtemps possible quel que soit les obstacles à venir.

Le temple de Délil, si l'herboriste avait eu des croyances beaucoup plus courante que les siennes, ce serait cette divinité qu'il chérirait. Le dieu de la flore et de la vie serait surement la plus parfaite des croyantes quand on est une personne comme lui. C'est en arrivant devant le temple, fatiguer du voyage mans ne le montrons pas par simple habitude de ceux-ci, qu'il approcha et prit contacte avec les portes même du temple. Il ne les poussa pas trop violemment mais vite pour annoncer qu'il était bien entré en ses lieux. Ce jeune homme faisait sa livraison comme convenu, pour une première étape à l'aide qu'il allait proposer c'était pas mal. Une fois que les portes grandes ouverte il fit son annonce au vu de l'importance de la livraison.

Balibe Duscisio ! Je viens livrer les fleurs de Panacée à cinq pétales !

Aussitôt ses mots prononcé, plusieurs personnes déjà présent se mirent à le regarder bizarrement. L'herboriste même ne savait pas si tout le monde savait que cette fleur était l'ingrédient principal du remède à venir. Préférant en rester là, il prit un pas avec hâte pour marcher dans l'allée central et rechercher le lieu adéquat qui allait servir d'herboristerie.
Ne s'inquiétant pas pour les outils il marchait rapidement pour porter attention à une personne lui montrant le chemin qu'il devait prendre.

Il y avait déjà plusieurs personnes présente ici. La fameuse Irina donc il ne connait pas encore le nom encore aujourd'hui, c'est la première fois qu'il la rencontrera, et Othello dont il n'a pas encore retenue le nom mais dont le visage était reconnaissable au vu qu'il l'avait aidé à récupérer la Lance de Kron. Quant aux autres, il ne les voyait pas. Étaient t-ils arrivé, ou était déjà en train d'aider les nombreuses personnes déjà présentes dans le temple afin de les calmer, il l'ignorait totalement, mais l'heure n'était pas à cette question qu'il entra dans la pièce, mine prouvant d'un long voyage avec une livraison aussi importante.

Entrant au milieu de la pièce il chercha du regard un coin ou posé les boites qu'il avait dans son grand sac de voyage bien remplit et prenant la forme de plusieurs parallélépipèdes soigneusement ranger afin de prendre le moins de place possible, mais aussi à ne pas le gêner dans sa marche. Une fois trouvé par ses yeux rouge-sang, il ouvrit le sac en question pour prendre une première boite assez grande pour le tenir de ses mains qu'il posa sur la table, puis une deuxième jusqu'à en sortir un total de quatre boites bien remplit de ses fleurs. Il mit temps et cœur à les cueillir, tout en laissant sur place pour les laisser repousser sans peine. Il retira son sac de l'épaule, ses outils de cueillette ne se faisant pas discret sur le coup d'une pause très légère afin de ne pas casser les potions qu'il y avait bien entendu à l'intérieur. Le peu de retardants avait été laisser à ceux qui en avait besoin, au membre de l'expédition précédente, pour les potions qu'il y avait à l'intérieur, la prêtresse de Kesha les connaissait déjà pour en avoir vu leur utilité au temple de Kron. Il en prit une par simple précaution, avant d'ouvrir les boites qu'il avait sorties pour montrer le fruit de son travail et bien entendu le travail qui allait tous les attendre maintenant que les fleurs étaient là.
Elle était étonnamment bien traitée, apparentant aucunement abimé et prête à l'emploi.

Je vous laisse nous dire un peu se qu'il en retourne. Je vais vous aider à en faire en quantité, c'est mon travail également.

Ne prenant pas plus d'avance, il attendait le fait de connaître par les personnes même responsable de cette trouvaille de lui indiqué la marche à suivre. L'odeur des nombreuses fleurs subtilisait le nez de chacun et donnait un peu l'envie de les travailler comme il se doit et sans erreur afin de gagner énormément de temps.

Le temps était à donner l'espoir aux gens de survivre à cette calamité.


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Merci Othello pour le Kit

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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Dim 10 Mar - 22:47

Un, deux, trois, nous irons aux bois


Elle ne savait pas ce qu’elle faisait ici. Ou plutôt elle savait qu’elle devait être ici, après nous pouvons débattre philosophiquement sur la différence entre « devait » et « pouvait » mais même cela n’aurait suffi à expliquer ne serait-ce qu’un tant soit peu le cynisme émanant de sa personne. Elle n’avait pas à proprement parlé « choisit » de s’arrêter en ce lieux après avoir traversé une jungle purulente et des insectes aussi présent que les croutes sur la peau d’un lépreux. Allons souris ! Il est temps de faire une bonne action ! Cette idée lui fit rouler des yeux. Sa spécialité c’était de tuer les gens pas de les soigner alors qu’ils étaient atteint du plus parfait des poisons. Non elle ne saisissait pas l’ironie de la situation franchement….elle aurait préféré prendre un échantillon et puis FIOUP disparaitre aussi rapidement qu’elle serait apparue.
A la place c’était plutôt quelque chose du genre « oh une herboriste nous sommes sauvés ! Aidez-nous. » Euh…oui mais non en fait. Mais bon maintenant qu’elle y était autant s’occuper les mains et l’esprit.

«Maudites soient mes visions…»

Elle pestiféra entre ses dents. Ivy, sa grosse boule de poils qui lui servait de tigre (ou l’inverse … ?) la regarda d’un air désapprobateur. En seule guise de réponse elle lui offrit ses grands yeux d’or écarquillés en lançant un gros « quooooiii ???? »… AAAh la mauvaise humeur… ou la mauvaise foi, dans son cas ça dépendait des jours. Elle était en train de refaire le pansement d’un des contaminés de la maladie quand un ingénu débarqua dans le temple avec ses grands airs de sauveurs. AAAh la mauvaise humeur ça vous change le monde et ça lui donne une couleur des plus exquises. Elle grommela quelque chose en sylvarin, pas très compréhensible, quelque peu atténué et sans doute très peu convenable pour une dame de haute société. Ah oui c’était pratique d’indiquer le nombre exact de pétales d’une fleur ouiiiiii ! Bravo monsieur, c’est sûr que cela va changer la vision du monde entier sur cette fleur !

Elle rumina encore quelques instants dans son coin lorsque quelque chose, que dis-je, LA chose lui frappa l’esprit. Fleur à cinq pétales comme dans sa vision. Elle s’était vue dans ce temple en train de faire une décoction avec cette fleur. Intriguée elle se releva et se dirigea vers le groupe qui s’était formé. Maintenant qu’elle y pensait, à part les prêcheurs, les prêtres et prêtresses, les soigneurs et les malades il y avait ce petit groupe qui n’était pas vraiment totalement dans chacune de ces catégories.
Elle s’immisça succinctement ne voulant pas s’imposer dans ce lieu où elle ne se considérait plus à sa place. Un temple. Un temple ! Bon on ne va pas s’apitoyer plus que ça sur son sort. Alors qu’elle s’avança elle ne put saisir qu’une bride de phrase. Curiosité quand tu nous tient.

«En faire en quantité ? »

Réflexion intense…. Voyons, un temple du dieu de la vie, une maladie apparemment incurable, une fleur à pétales dans une vision…mais bon sang c’est bien sûr.

«Remède ? »

Ses yeux étaient interrogateurs et quelques peu perdus, il faut dire qu’elle arrivait un peu de nulle part la pauvre, elle avait raté au moins deux épisodes dans cette épidémie. C’est ça de passer sa vie à travailler ailleurs qu’a Shamach….

«Euh pardon. Je me présente, Blanche, je suis herboriste, je suis arrivée ici ….un peu par « hasard »…. De quoi parlez-vous au juste ? Je peux vous aider ?»

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 :: Vipère Ecarlate ::

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Irina Dranis
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mar 12 Mar - 21:30

Les jours et les nuits avaient défilé tellement vite, qu'Irina en avait perdu le fil. Enfermée dans ce temple depuis à peu près une semaine, elle avait alterné entre les soins aux malades et un travail acharné sur la recherche d'un médicament. Sa tâche était ardue, éreintante, son corps commençait à lentement faiblir comme une machine trop usée approchant de la surchauffe. Mais la soif scientifique ainsi que la pression procurée par la vision de statues se désintégrant en cœurs de sphène la poussait à continuer, encore et encore, sans relâche.
Dans cette quête désespérée son seul soutien moral comme professionnel fut celui d'Othello Lehoia, la seule autre prêtresse qui ait consenti à tout abandonner à Cimméria pour la suivre en ce qui était considéré comme une mission suicide. Les autres (hormis Alix qu'elle avait interdit de la suivre) n'avaient cependant pas tort. Le risque pris en accompagnant tant d'infectés était de succomber de la même façon qu'eux de la plus horrible des façons. La Sarnahroa était le plus grand fléau qu'ils aient connu depuis la peste ayant fait rage il y a à peu près trente ans de cela.

Ce monde déjà rongé par l'ambition des hauts placés n'avait vraiment pas besoin de cela... Il était déjà suffisamment décadent comme cela. Inconsciemment les images de gens tels qu'Ision Lorindiar, Elerinna, ou du roi Timothée lui vinrent à l'esprit. Tant de pourriture... Une pourriture qui ironiquement n'avait pas encore succombé à la maladie. Peut être que leurs corps étaient justement incapables d'abriter plus de corruption... Cette pensée la fit sourire avec ironie, tandis qu'une fois encore elle tentait de réfléchir à un moyen de perfectionner la formule qu'elle avait découvert.
Depuis des jours elle avait travaillé sur une recette qui pourrait permettre la substitution de la sanitis salutis, en vain. C'était le seul ingrédient qui soit vraiment difficile d'accès, mais aussi l'élément principal du traitement. Grâce au courrier de Veto et ses informations, elle avait pris de l'avance en testant les différentes possibilités, n'hésitant pas à mettre Othello dans la confidence afin de progresser plus vite. Certains malades ne pouvaient pas se permettre d'attendre plus longtemps, et Jonas était l'un d'eux. Cet homme étrange l'avait touchée, et pas simplement parce qu'il était l'un des rares à être complètement seul. Non, les raisons à cela étaient en fait bien plus inavouables.

Il y avait quelque chose de foncièrement sombre chez lui. Quelque chose d'intrinsèque et de lourd qu'elle ne pouvait définir, et dont elle ne pouvait ignorer la présence. Peut être Exanimis la rendait-il plus sensible à certains égards, dont la perception de la noirceur des gens... Dans tous les cas jusqu'à un certain point Irina s'identifiait à lui. C'était quelqu'un de solitaire à n'en point douter, d'indépendant et luttant pour sa vie avec ardeur, qu'importent les conditions. Sa détermination à s'accrocher à la vie était admirable.
C'est peut être pour ça que il y a trois jours de cela elle avait choisi de se servir de lui comme cobaye à ses expériences. Sachant qu'il n'avait plus grand chose à perdre dans son état, les premières ébauches de remède lui avaient été administrées grâce aux panacées ramenées par l'expédition de Veto. La quantité était certes insuffisante pour un soin à grande échelle, mais au moins c'était assez pour permettre aux deux prêtresses de travailler. Mais voilà... depuis qu'elles avaient estimé s'être approchées du but tant que possible, elles avaient été prises au dépourvu par les événements.

Veto était reparti quasi aussitôt pour chercher une autre cargaison de fleurs, ne lui laissant que très peu de temps pour lui parler... Peu de temps après Jonas avait pris la poudre d'escampette dans la foulée, après un traitement imparfait et incomplet, lui permettant tout juste d'être débarrassé de la pierre qui recouvrait son corps. Son organisme en était encore très faible et beaucoup de repos aurait été indispensable... Seulement il avait préféré n'en faire qu'à sa tête et partir sans demander son reste. Non qu'Irina s'attende à des remerciements, mais au moins un peu de respect pour le travail bien fait, ce n'était pas de trop. Enfin... il lui en voulait sûrement de s'être servie de lui, lui faisant subir un traitement si douloureux qu'il avait du être attaché à son lit pendant des jours... Qu'importe. Au moins il vivait... Et pouvait toujours décider de la blâmer plus tard si ça lui chantait. Du moins si il ne succombait pas bêtement d'ici là.


« Tu as l'air fatiguée, comme si tu avais du mal à garder les yeux ouverts. Va manger quelque chose et te reposer un peu. Je m'occupe de tout en attendant. » Dit-elle à Othello.
Un petit tour pour faire l'état des lieux devrait aider à lui changer les idées, alors Irina se leva et se dirigea vers l'aile opposée. La rumeur de l'existence d'un médicament commençait à courir au temple, et de plus en plus des infectés à l'état relativement stable venaient les interroger. Cela ne sentait pas bon, pas bon du tout. Si ils apprenaient qu'un remède, même partiel existait, alors ils auraient une émeute en très peu de temps. Même les soldats de la garde cimmérienne ne suffiraient peut être pas à contenir le peuple... Et les Eryllis ne tarderaient pas à s'en mêler. En bref, il fallait que la situation soit gérée avec une poigne de fer, car dans le cas contraire les choses seraient encore plus compliquées.
La rouquine était penchée sur Main-Lestes, un jeune enfant atteint, lorsque le soudain bruit de l'ouverture des portes lui fit lever la tête. Par réflexe elle s'interposa devant le gamin, s'attendant l'espace d'un instant à voir ses craintes se confirmer. Mais il n'en fut rien, et la seule chose qu'elle vit ce fut un jeune homme étrange entrer avec un énorme sac sur le dos. Les personnes alentours se mirent à le regarder avec curiosité, le dévisageant comme si il venait d'un autre monde. Guère étonnant au vu de son entrée volontairement remarquée.

Alors il ouvrit la bouche, criant sans aucun préambule ni complexe qu'il venait livrer des panacées. La joie et le soulagement qui envahirent son cœur furent grandes, mais pas plus grandes que l'envie de le tuer. Était-il seulement conscient de ce qu'il venait de faire ? Il ne pouvait faire pire... hormis peut être en faisant le tour du camp de fortune en criant qu'il venait pour jouer les sauveurs de tout ce beau monde en train de mourir à petits feux. Irina ne se fit pas prier et l'assassina du regard, lui intimant de se taire par sa seule expression. Approchant de lui rapidement, elle vit une autre jeune femme approcher. Méfiante, elle ne tarda pas à couper court à leur conversation manquant de discrétion.


« Moins fort ! » Elle avait parlé entre ses dents, tentant d'amortir comme elle pouvait le choc que pourrait procurer pareille nouvelle. La suite fut dite à voix basse, à l'encontre des deux présents. « Je suis prête à accepter toute aide que l'on m'offrira, mais une chose doit être claire : c'est moi qui mène la barque. Je ne tiens pas à être dérangée dans mon travail par une file interminable de gens qui aspire à la guérison. Ils l'auront et nous nous en assurerons, mais chaque chose en son temps. Alors s'il vous plaît, veuillez être plus discrets. Ne nous rendez pas la chose plus difficile. »

Soupirant de lassitude autant morale que physique, Irina ne cachait pas les immenses cernes sous ses yeux, ni encore sa tunique jadis blanche toujours tâchée du sang de Jonas. Elle avait bien tenté de la laver, mais impossible de la faire partir... C'est donc une prêtresse certes exténuée mais toujours aussi autoritaire qui leur faisait face.

« Cela tombe bien, Blanche, nous avons besoin d'autant de paire de mains que possible, tant et aussi longtemps qu'elles sont compétentes. Othello et moi avons réussi à trouver un semblant d'antidote grâce à nos recherches. C'est une potion expérimentale que je ne peux pas améliorer davantage hélas. Elle fonctionne, cela je peux vous l'assurer... Moyennant certains effets secondaires lourds. L'effet de la dé-solidification est terriblement douloureux. Les patients deviennent parfois violents et incontrôlables. Sans parler du fait qu'il faille une panacée entière par personne. » Elle posa une main sur l'une des boîtes ramenées par Duscisio. « Je suis soulagée que nous ayons enfin de quoi travailler sur un traitement pour tous, bien que ce dernier doive être administré de manière graduelle, pour les raisons que je viens de mentionner. Il faudrait trier les malades par état de gravité, tandis que d'autres prépareront la potion. Avec un peu de chance nous auront préparé une quantité respectable avant que la nouvelle ne fasse le tour du camp... »



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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::  Infante de Kesha ::

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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mar 12 Mar - 23:16

Un silence de verre entourée la jeune hybride, dont le crâne lourd et humide reposait lourdement sur une petite table. Cela faisait de nombreuses heures qu’elle passait tout son temps dans le grand corridor du temple, cachée dans le cœur même du bâtiment, qui avait été reconvertie en une infirmerie de fortune. Abritée par sa tenue blanche, son ample pantalon de toile et son haut d’étoffe entrelacée dans une pure coutume orientale, toute sa peau recouverte d’une nouvelle couche de voile blanc et translucide, elle avait remonté ses épaisses boucles blanches dans ce qui ressemblait à un lourd chignon tombant, une masse irrégulière et massive attachée rapidement tant l’humidité régnante et l’étouffement qui était devenu roi en ce temple était difficile à supporter. Plus le temps passait dans cette tombe architecturale, plus la demoiselle, lassée, fatiguée, et mise à mal par l’humidité et l’environnement, prenait de moins en moins de précaution pour se protéger de l’épidémie qui touchait la jungle… Et le reste de la population. Vivre en ces lieux étaient devenu une épreuve de tout les jours, affronter les malades et les cadavres devenaient une habitude néfaste et malsaine que chacun commençait à prendre… Et la sirène n’était pas épargnée.

D’un geste long et fatiguée, elle essuya son front sur lequel perlaient de nombreuses goûtes de sueur. Son tour de garde s’achevait bientôt… A force de vivre dans ce temple et d’en surveiller la moindre parcelle, les prêtresses de Cimméria avait finir par s’accoutumer au lieu, y appliquant leurs propres règles de vie ou leurs propre hiérarchie. Les malades comme les gardes commençaient à connaître leurs visages et leurs silhouettes, et, la cohabitation avec les Eryllis se passant à merveilles, plus personne n’osait questionner leurs présences en ces lieux. Mais après tout, par de tels temps, plus personnes n’osaient, ou n’avaient même la force de le faire. Othello regarda pendant quelques secondes sa peau humide, son grain de lait troublé par des reflets aqueux. Ses yeux commençaient à la tromper… L’air lourd et saturé était parfois irrespirable. Parfois, quand elle se retrouvait seule dans un couloir isolé, elle laissait ses jambes trembler librement, abandonnées de leurs forces, avant qu’elle ne s’écroule à bout de souffle et d’espoir contre un des murs humides, s’oubliant quelques secondes avant de reprendre une respiration apaisée, retrouvant son visage froid et absent, et repartant en direction des souffrants. Peu de gens savaient sa condition d’éreintement, et le poisson faisait de son mieux pour l‘abriter.

Un long tremblement s‘empressa de parcourir son dos, démarrant à la naissance de sa colonne pour s‘écouler dans toute l‘étendue de sa fragile anatomie. Tout le monde ici était exténuée… Irina la première. Elle était en première ligne, affrontant tout autant les responsabilités que les malades, mais s’acharnant également à trouver la recette d’un remède. Fidèle, l’ombre blanche décida de la rejoindre, espérant l’aider et la soutenir du mieux qu’elle pouvait. Eh puis, c’était une bonne excuse pour quitter ce nid putride de mourant… Son désir de les soigner et de les aider n’avait pas décliné, au contraire, il ne s’était jamais montré aussi vigoureux. Seulement, rester là, au milieu des gémissements et de la douleur… Son esprit ne pourrait tenir très longtemps. Soulevant en même temps que sa frêle silhouette une vague de froid qu’elle avait générée, Othello finit par disparaitre dans l’ombre du corridor, emmenant avec elle ses quelques mèches qui coulaient du haut de son chignon et qui sautillaient élégamment derrière elle alors que le monde qui l’entourait était triste. Elle ne mit pas longtemps a atteindre le dit-lieux. Marcher entre ces murs étaient devenus une coutume pour elle… Elle aurait tant aimé voir la silhouette de son félin à ses côtés.

La première personne qu’elle remarqua dans le grand hall qui s’ouvrait sous ses yeux étaient la majestueuse et flamboyante prêtresse de première ordre, sa supérieure Irina. Elle devait être sur le qui-vive… Elle nourrissait tellement d’espoir pour la création de ce remède. Voir l’entreprise bientôt possible devait la rendre aussi enflammée qu’éprouvée. Elle la regarda quelques instants, la saluant respectueusement du regard, rejoignant ses côtés. Elle semblait d’ors et déjà bien occupée avec tous les malades qu’il y avait autour d’eux. Levant ses yeux vers elle, elle lui souffla une parole bienveillante, s’interrogeant sur son état affaiblie. Lui répondant d’un regard respectueux mais approuvant, elle resta immobile mais décida que peut-être il était temps pour elle de dormir un peu. Irina avait raison… Elle n’en pourrait bientôt plus. Elle ne comptait plus les heurs passaient debout, à vaquer dans tout l’établissement. Elle eut envie de renvoyer à sa supérieur le même conseil mais elle comprit bien vite que cet acte serait voué à l’échec: Irina ne quitterai jamais son poste, comme un capitaine veille sur son navire.
Silencieusement, remerciant Irina par un regard chaleureux, la marine entreprit de quitter le hall, retournant vers le petit matelas qui lui servait de lit, emmenant son corps brisé à quelques pas… Jusqu’à entendre une voix familière retentissant de l’autre bout de la pièce. Relevant les yeux vers la silhouette pâle surmontée de ses nombreuses mèches d’argent et de deux grenats rougeoyant qui remplaçaient ses yeux, elle reconnut alors Duscisio Balibe, celui-là même qui l’avait aider à récupérer la mystérieuse lance de Kron dans les entrailles béantes d’un temple funéraire… Serrant le poing, il lui semblait qu’elle pouvait encore sentir le manche froid de l’arme dans sa paume.

Il semblait avoir apporté tout le nécessaire à la création du dit remède, la table devant lui étant entièrement recouverte de fleur et autres fioles. L’une d’entre elle attira particulièrement son attention, une belle fleur au parfum subtil et envoûtant, qui la poussa à faire quelques pas en avant. Le jeune homme patientait, prêt à se mettre au travail, que les autres soignants se manifestent. Bien que ces plantes lui étaient pour beaucoup inconnues et qu’elle s’y connaissait bien plus en herbes marines, elle pourrait espérait tout de même trouver une utilité dans toute cette entreprise. Elle aurait probablement l’approbation d’Irina, beaucoup de personnes dans leur caste connaissaient ses capacités d’herboristes. S’avançant avec précaution vers la table, portant son habituelle visage de verre, elle s’apprêta à prendre la parole et se porter volontaire, quand une jeune sylvestre commença à marmonner quelques mots, avant de s’exclamer à voix haute. La jeune femme avait l’air un peu perdue, comme si elle se trouvait là par hasard. Son air et ses traits lui rappelait ceux d’un renard, aussi malin et rusé que lui. Mais elle remarqua tout aussi vite son tigre roux qui la suivait. Il devait être son familier… Ainsi était-elle une dompteuse de félin comme l’était le fantome blanc? Intéressant… Elle avait de toutes évidences les même intentions qu’elle. Mais elle avait simplement parlé au mauvais moment. Car toute cette agitation avait suffit à réveiller la Flamboyante et sa main de fer.

Lancée comme la vive Vipérine qu’elle était, elle avait fendu sur le duo, avouant franchement sa pensée et ses craintes. Encore une fois, elle avait raison. Il était maladroit de souffler ainsi un tel secret au milieu d’une telle vague de malade et de contaminé, prêt à tout pour obtenir le sujet de leur délivrance. Le reste de la discussion se déroula ensuite à huit clos, en chuchotement entre les trois personnages. La marine ne voulut pas en rester là… Elle s’avança timidement, rejoignant le trio dont les mots commençaient à tomber dans les creux de l’oreille. Une fois qu’Irina eut finit, elle se présenta alors, amaigrie et faible, mais fidèle à son habituel neutralité et à sa présence de verre, afin de parler à son tour. Son regard passant de protagoniste en protagoniste, saluant des yeux la jeune femme inconnue et l’herboriste, qu’elle remercia encore une fois silencieusement pour son aide passée.


« - Si vous le juger judicieux, je souhaiterais également vous apporter mon aide. Si je peux vous être utile…»

Ses yeux étaient vifs et vibrants, et elle espérait bien être acceptée pour la concoction de l’antidote. Les gémissements des malades remplissaient toutes la pièce, créant une ambiance terrifiante et désolante. La sirène désirait plus que tout en finir avec ces maux… Et plus nombreux ils seraient à s’affairer, plus vite les mélange pourrait être distribué.
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:: Le rosier blanc ::

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Ven 15 Mar - 18:42

Dès arrivé après avoir entrée dans le temple de la vie, Duscisio fut accueillis par une femme qui avait l'air tout aussi contente que dérangée par les cris de la nouvelles. Sur le moment, il pensait arrivé avec une bonne nouvelle qu'il serait prit à bras ouvert mais il y avait un autre problème à la conception du remède : Ne pas faire paniquer les réfugier malades présentent dans le hall, attendant avec espoir une guérison miraculeuse.
Autre le fait de devoir parler moins fort des conditions pour rester ici à l'aider était de la laisser mener la barque comme elle le disait si bien. Différents points fut expliquer sur la situation de manière très brève. Rester discret. C'était une chose qu'il arrivait à faire bien de temps en temps, et quand il s'agissait de son métier c'était quelque chose de très courant et étant donné la productivité qu'il avait dans sa propre herboristerie, procéder ici ne devrait pas être trop difficile.

Une autre femme se présenta pour donner son aide, aussitôt accepté par la première inconnue, qui parla d'Othello qu'il connaissait déjà, elle était donc là et elle avait aider à l'expérimentation des premiers essais. Posant les boites de miracle, l'albinos pu voir qu'elle était bel et bien contente de voir qu'elle avait de quoi travailler. Différentes consignes furent énoncées.

Très bien. Fit t-il en parlant à voix basse et d'un signe de tête. Apprenez-moi tout de même à concevoir le remède contre ce fléau rapidement. Il ne devrait pas avoir de problème, je travaille dans ma propre boutique depuis un petit lustre en vivant de mes effets.

Il fit une courte pause quand Othello prit apparition pour proposer son aide. Il ne répondit pas tout de suite et prit de son sac une quatrième boite qui n'était pas destinée à l'utilisation actuelle mais à la récolte d'herbe et plantes rare que Duscisio faisait depuis plusieurs semaines maintenant. L'explication était dans son contrôle des plantes qu'il avait que depuis peu de temps et qu'il apprenait à contrôler, principalement pour la Pistilose qui parasitait volontairement son propre corps mais d'où il n'énonça pas présence étant donné que cela n'avait pas sa place ici pour le moment.

J'aurai également besoin d'un petite peu de terreau et de pot pour reproduire ses fleurs en quantité. Par contre je ne sais pas comment procéder si vous le savez je serai honoré de l'apprendre sur-le-champ.

La boite qu'il possédait avec quelques fleurs entières en plus de leur racine. En vu qu'il n'avait pas fini, il regarda Othello un cours instant. Elle qui était au courant de sa situation, il sortit une ou deux fioles qu'elle avait déjà vue auparavant dans le temple de mort. Il lui montra en premier lieu et lui parla directement.

J'aurai besoin peut-être de vous pour me donner mon traitement contre mes douleurs quand les signes apparaitront. Vous vous en souvenez je suppose ?

Il retourna en regardant plus attentivement les deux jeunes femmes qui était dans le temple depuis le début. Blanche n'ayant pour le moment pas son importance, les deux prêtresses par contre montrait des signes importants.

Après quelques taches partagées, je vous conseille d'aller vous reposer. Je prendrai chose en main ici cela ne devrait pas être difficile avec Blanche. Il se tourna vers elle. À ce moment-là mademoiselle vous allez m'assister.




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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Sam 16 Mar - 22:00

Silencieusement, la jeune femme qui venait d’arriver surveilla attentivement la conversation, ne perdant mot de ce qu’ils s’échangeaient. Ses yeux d’ébènes trouvèrent néanmoins refuge sur la sacoche que l’herboriste fraîchement arrivé déployée sous leurs yeux. Les fioles, les boîtes se succédaient petit à petit en un long défilé floral, ou de vide prêt à être comblé. En même temps qu’elle se perdait dans cette vision rafraîchissante, lui rappelant sa propre officine sommeillant loin, perdue quelque part à Hellas, elle écoutait tout ce que Duscisio pouvait dire ou demander. A cet instant, elle comprit que lui et Irina seraient les deux personnes vers qui elle devait se tourner, car après tout, elle ne connaissait pas encore les capacités de la jeune femme inconnue qui se tenait à leurs côtés. Ses yeux roulèrent machinalement vers elle. C’était de toute évidence une sylvestre jeune femme, peut-être un peu plus âgée qu’elle, si seulement leurs deux espèces et espérance de vie étaient comparables. Indéniablement, elle était belle. Mais dans un tel lieu, l’apparence ne ferait rien, la l’hybride devait donc se fier entièrement à ses talents de manipulatrices chlorophyllienne. Espérons qu’elle soit aussi douée que la Flamboyante ou le Blanc, ils seraient ainsi tous assurés de voir leur entreprise de secours couronné de succès.

Levant timidement le regard, elle croisa les deux rubis pourpres qui l’avaient suivis pendant de longues heures dans de lugubres couloirs. Peu de temps après, il sortit à leurs tours quelques fioles remplit du fameux liquide jaunâtre qui avait prouvé son utilité quelques temps auparavant. Ces quelques flasques lui rappelèrent brutalement l’étrange fardeau que le jeune homme devait supporter. Il lui parla ensuite, et elle écouta, attentive, revoyant distinctement dans son esprit ses horribles rictus de souffrance, ses grimaces interminables de douleurs, et la longue tige épineuse qui s’était échappé de son avant-bras. La ‘ronce’ qui parasitait son corps était encore difficilement contrôlable, alors. Dans un geste instinctif, elle agita quelques secondes son poignet, se souvenant de l’attaque qu’elle avait elle-même subit après la crise. Sa peau en était resté immaculée, mais elle ne désirait néanmoins pas qu’une telle chose se reproduise, et être de nouveau témoin d’une si brutale souffrance. Docile et compréhensive, elle ne pu qu’acquiescer, inclinant positivement le visage. Après tout, si ils parvenaient à réduire les effets de la douleur, ils seraient tous bien plus efficace dans la création de ce remède.


« - Je m’en souviens, oui. Comptez sur mon aide le moment venu. » Prononça-t-elle, ne pouvant empêcher ses yeux de plonger légèrement alors qu’elle faisait face au pénible souvenir.

Il poursuivit son discours, s’adressant ensuite à la Flamboyante et à elle-même, achevant ensuite par parler avec Blanche. Il avait remarqué leurs fatigues sans peine… Après tout, elle était bien visible. Un simple regard vers la tunique d’Irina maculée de sang laissait penser aux horreurs qu’elles subissaient quotidiennement depuis quelques semaines. L’hybride détourna ensuite les yeux vers l’extérieur du temple, parfaitement visible depuis leur emplacement. Tous ces êtres qui grouillaient, se noyant dans leurs fatigues et leur maladie… Il était à parier que d’autres fièvres, moins virulentes et bénignes, mais toutes aussi fatigantes, s’étaient logées dans cette foule. Il fallait les aider, et au plus vite. Alors qu’elle les épiait, elle se souvint du travail acharné dont elle avait été témoin lorsqu’elle assisté la prêtresse de première ordre dans sa quête de leur graal, le remède contre la Sarnarhoa. Un serre improvisée, ou plutôt le fantôme d’un laboratoire, avait été construit un peu plus loin à l’intérieur de la bâtisse pour leur permettre de mettre à bien leurs expériences. Des dizaine de plantes avaient défilées dans leurs mains avant de finir noyer dans toujours plus de liquide. Jusqu’au jour où l’un d’entre eux, un fluide bénit, avait finis par voir le jour… Il ne manquait plus pour le finir qu’un seul ingrédient.

Mais pour pouvoir réaliser la recette, encore faudrait-il avoir la recette sous les yeux. Travailler dans le hall même paraissait être une tâche périlleuse… Mais l’herboriste avait déjà sortit tout son matériel qui gisait sous leurs yeux. Elle aurait du mal à les faire se déplacer tous vers le maigre laboratoire qu’ils avaient, et les lieux étaient d’ors et déjà bien comble. Peut-être pouvait-elle alors transporter le matériel à eux ? Cela ne faisait aucun doute qu’ils en avaient déjà une grande partie grâce au Blanc. Seul lui manquait quelques objets et matière première qu’elle pourrait prendre au passage. De cette façon, Irina pourrait lui parler des travaux entrepris en ces lieux, et ils pourraient deviser sur la route à prendre avant son retour, où peut-être une tâche lui serait désignée. Othello approuva intérieurement. Le seul problème qu’elle avait concerné le jeune homme et sa visiteuse peu commune. Mais il ne présentait aucun signe d’attaque, ni rien qui pouvait annoncé une activité du parasite dans les prochaines minutes. Mais elle avait déjà était témoin de l’imprévisibilité de la chose… Elle hésita puis choisit rapidement : elle serait rapide. Après tout, elle et la Flamboyante étaient les seules à connaître l’endroit par cœur, et Irina était bien plus indispensable à l’organisation ici qu’elle. Son rôle était de les assister, et elle annonça alors de sa voix claire et fragile :


« - Permettez moi d’aller récupérer les notes que nous avons recueillis sur le remède. Elles contiennent tous ce que nous avons pu établir sur la recette du remède. » Puis elle ajouta à l’intention de l’herboriste : « Je récupérerai au passage ce dont vous avez besoin pour travailler. »

Sans plus de cérémonie qu’un regard respectueux à leurs intentions à tous, elle tourna les talons et disparu rapidement comme l’ombre blanche qu’elle était vers les entrailles du temple, pressant le pas vers la salle où attendait le précieux document.
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Irina Dranis
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mar 19 Mar - 6:50

C'était avec naturel qu'Irina avait fait une place dans le cercle improvisé d'herboristes pour sa Seconde. Contrairement à beaucoup de religieuses imbues de leur personne et nappées d’orgueil, elle ne ressentait aucun besoin compulsif d'écraser les gens qui l'entouraient. Par son autorité elle le faisait sans doute, mais c'était parce qu'elle aimait le travail bien fait et non par excès d'amour propre. Othello avait du s'en apercevoir depuis ces derniers temps, car l'air de rien cette expédition avait eu une curieuse façon de les rapprocher par la force des choses. Enfin, en y repensant, la rouquine ne voyait pas cela comme une mauvaise chose. Les temps troubles étaient le meilleur révélateur de la vraie nature des gens... Et ce qu'elle voyait en cette Sirène lui plaisait.
Acquiesçant sobrement, Irina approuvait son volontarisme malgré sa fatigue. Certes elle n'en menait pas large non plus, mais son corps, quand bien même épuisé par la seconde vie qu'elle portait, possédait des ressources bien plus conséquentes. Ses yeux émeraude se posèrent sur l'albinos avec perspicacité, et elle ne fit pas secret du fait qu'elle soit en train de le jauger. Méfiante par nature, la prêtresse n'était pas une femme facile à vivre... ni quelqu'un de particulièrement connu pour sa gentillesse. Les plus tolérants diraient qu'elle était dure mais juste. Les plus réfractaires qu'elle était un tyran à la cruauté insoupçonnable.


« Bien. Pour accélérer la production et l'administration Othello et moi vous apprendrons comment faire. » Elle se fichait royalement de la gloire ou de l'avantage qu'elle pourrait en tirer. Ce n'était clairement pas ce qui la poussait. « Néanmoins je vous avertis que si l'un de vous espère en tirer un quelconque profit personnel en détournant le fruit de nos recherches acharnées... Je le retrouverai et le tuerai de mes propres mains. Est-ce clair ? » La tête penchée sur le côté, et un air parfaitement calme sur le visage, la serpentine avait l'espace d'un instant laissé entrevoir dans ses yeux l'éclair de pure folie qui était le sien. C'était une noirceur si profonde et intense qu'elle vous prenait aux tripes et montait en vous dans une peur omniprésente et tenace. La conjugaison des peurs les plus obscures et la certitude qu'aussi menue qu'elle soit, cette femme tiendrait parole, à n'en pas en douter.

Croisant les bras sur la poitrine en une posture d'attente, Irina avait écouté les demandes de Duscisio avec un air critique. Sa façon de regarder Othello lui laissait deviner qu'ils se connaissaient déjà, ce qui en soit était certes possible bien sûr, mais étonnant. La demoiselle n'était pas du genre à se laisser aisément approcher, et Irina ne connaissait pas ce jeune homme comme étant un habitant de Hellas... Ce qui écourtait le nombre de possibilités concernant la nature de leur lien. Ne disant mot à ce sujet, elle ne ressentit pas pour l'instant le besoin de s'enquérir sur ce qu'il en était vraiment. Après tout elle avait aussi le droit d'avoir une vie privée, tant que cela n'avait pas de conséquences sur leur devoir.

Un simple hochement de tête à l'encontre de sa subordonnée lui indiqua qu'elle n'y voyait pas de problème. Cependant une certaine réticence, proche de la crainte fit sourciller la Vipérine. Othello avait peur de quelque chose... Un souvenir désagréable la hantait. Ignorant la légère aura rouge qui émanait d'elle, Irina ferma les yeux un instant. Il faudrait surveiller ces deux-là... après tout on ne sait jamais. Elle ne tenait en tout cas pas à ce qu'il arrive quelque chose à la yorkas.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle observa cette Blanche, qui jusque là s'était tenue silencieuse et en retrait. Son jugement sur elle était on ne peut plus impartial, et elle se mit à se demander si la brune s'était ravisée à l'idée de participer à ce qui allait être un énorme chantier. Pouvait-on même lui en vouloir pour ça ? C'était peut être simplement une preuve de sagesse. Mais alors l'albinos lui suggéra de lui laisser prendre les choses en main, ce qui déclencha chez Irina un sourire ironique. Cette proposition révélait au combien il n'avait aucune idée d'à qui il avait à faire. C'était peut être noble de sa part, mais penser qu'elle accepterait c'était bien mal la connaître.


« N'y comptez pas. Je ne bougerai pas d'ici et ne pourrai songer à me reposer tant et aussi longtemps que des personnes demeureront infectées. Nous nous passerons le relais comme nous l'avons fait jusque là... car nous n'avons pas le loisir de nos accorder du répit, surtout pas maintenant. »

Posant une main protectrice sur l'une des boites emplies de panacées, celle qui était appelée l’œil de Kesha soupira. Bien sûr que la fatigue était présente plus que jamais, seulement il ne lui était pas possible de se laisser aller justement maintenant que le dénouement de cette tragédie à large échelle était proche. Regardant les présents, elle prit un air sérieux et dégagea une mèche ardente de ses yeux. Othello était allée chercher le nécessaire afin qu'ils se mettent au travail, alors elle expliqua les prémices du processus de la recette aux deux civils. Usant volontairement de jargon herboriste, elle testait leurs connaissances. Si ils étaient vraiment expérimentés alors ce ne serait pas un problème. Si ils avaient menti sur leurs capacités, alors ils seraient rapidement percés à jour. Finalement elle reprit, leur expliquant ce qu'ils feraient pour être tranquilles.

« Je ferai fermer les portes du temple en prétextant que plusieurs cas de phase terminale ont éclaté à l'intérieur. Cela a déjà été le cas à plusieurs reprises alors ils ne devraient pas protester. Après tout ils feraient n'importe quoi pour protéger leurs propres vies. » Son regard était dur, mais mélancolique et las. « Les malades à l'intérieur sont trop épuisés pour nous interrompre, alors il n'y a pas lieu de s'inquiéter d'une intervention de leur part. Il ne nous restera plus qu'à réunir ces fleurs et notre laboratoire pour finir ce que nous avons commencé. Cela c'est pour la partie facile. Car le plus dur sera à venir avec la guérison de tous. Leur état est critique... et ce médicament bien qu'efficace est terriblement douloureux. Il nous faudra un moyen d'agir vite et de parvenir à les contenir. Croyez moi ce ne sera pas aussi évident que ça en a l'air... » Posant une main sur sa hanche, la prêtresse s'étira pour chasser la raideur de ses muscles. « Blanche, venez avec moi. Nous pouvons prendre les devants et traiter les malades avec les quelques doses que nous avons déjà préparées. Vous sentez-vous d'attaque ? »



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mar 19 Mar - 21:42

….

Le temps semblait s’être gâté d’un seul coup. Pourquoi ? Elle l’ignorait, ou plutôt il aurait mieux valu que sa curiosité se taise plutôt que de proférer haut et fort que face à ce fléau, en ces lieux « sacrés » une once de rédemption allait voir le jour. Elle ne devait pas se mettre en avant, c’était ce que sa petite voix intérieure lui fit comprendre. Elle s’inclina modestement vers la femme à la chevelure de braise, signifiant avec le plus grand des respects qu’elle s’excusait pour cette malencontreuse faute.
Il faut dire qu’en ce moment, les bonnes mœurs et la sociabilité n’étaient point ses priorités. Elle écouta attentivement les déblatérations qui se propageaient jusqu’à ses oreilles… Quelque chose comme bla bla bla… Allons un peu de bonne foi ! Elle s’empressa de se jurer d’empêcher ses cyniques pensées d’occuper son esprit pendant le bref temps qu’elle passerait en leur compagnie. Elle toussota un peu, essayant d’abaisser sa voix le plus possible – au regard de la fatigue présente sur le visage de la jeune rousse, elle pensa quelque part, qu’il ne fallait pas la contrarier plus qu’elle ne l’était déjà.
«Je vous aiderais autant que possible madame…. »

Elle s’effaça tout aussitôt de la conversation, préférant l’observation à l’expansion physique comme verbale. Elle laissa vagabondait son esprit à la contemplation de ce temple tout en restant attentive à la conversation. Elle en profita pour observer un peu plus les participants à ce cercle, ma foi, fort improvisé. Elle s’intéressa plus particulièrement à Othello et Irina, la première lui évoquait tant par ses traits que par son… comment dire …aura ? Le jeune animal qu’elle caressait d’une main distraite, amusante remarque qui la fit sourire, néanmoins elle ne voulut pas s’intéresser à la jeune demoiselle, de peur que son regard doré et persistant sur sa personne n’évoque en elle quelques frayeurs ou sentiments hostiles. Et puis ses yeux glissèrent sur la tunique blanche que portait la dame. Quelque chose de familier se dégageait de cette personne et elle ne pouvait deviner quoi… Elle aurait pu tricher et regarder le passé de la flamboyante Irina grâce à son « don » mais finalement elle n’en eut pas besoin. C’était cette odeur caractéristique des divers remèdes qu’elle avait pu préparer, du sang des malades ou victimes qu’elle avait pu soigner, de cette prestance à la foi noble, humble et fière…. C’était cette tunique blanche qu’elle portait. Un frisson parcouru l’échine de la sindarine mais si une quelconque expression put se lire sur son visage c’était de la rancœur.

Elle fit abstraction de ce début de …hum….quoi-que-cela-puisse-être puis se rapprocha du protagoniste qui avait ramené toutes ces fleurs.

«Je serais ravie de vous assistez, vous me semblez plus expérimenté et plus apte à remplir cette mission, aussi pourrais-je apprendre un peu plus de mon métier auprès de vous.»

Elle sourit. Il est vrai, un herboriste connait toutes plantes en toutes sortes de remèdes quel qu’il soit… Néanmoins sa spécialité relevait plutôt de l’empoissonnement que du traitement des malades, aussi avait-elle peur qu’un résidu d’un des récents poisons qu’elle avait confectionné ne s’allie au remède si elle en faisait la préparation. Elle mit une petite note au-dessus de son esprit « penser à se laver rigoureusement les mains afin de ne pas provoquer plus de dégâts pour aujourd’hui ».
Bien qu’Irina refusa de se reposer elle s’interrogea si un tel entêtement était-il vraiment bénéfique… Enfin elle ne pouvait la jugeait, elle était elle-même assez entêtée. La seule chose qui lui importait était de travailler. Oui après tout pourquoi avoir une vision d’un remède si ce n’est que pour le confectionner ? On va dire que cela permettra de contrebalancer le certains nombre de personnes qu’elle avait rendue malade au cours de sa vie.

La prêtresse commença son explication sur le remède, rien de bien compliquer aux premiers abords, cela demandait juste des techniques assez spécifique qu’elle avait apprise dans le but de devenir une des servantes de kesha. Elle sourit face à l’ironie de la situation… elle s’était, quelque part au fond d’elle, persuadée que la déesse ne l’avait jamais autant aimé qu’on le lui avait croire , et la voilà qui se retrouvait à nouveau à aider les malades.

«Je me sens parfaitement d’attaque madame, je vous suis.»

Elle s’avança aux côtés de la prêtresse.

«Pour l’administration ne pouvons-nous pas leurs administrer quelques remèdes pour les endormir ? Les sangler me semble être une judicieuse idée, néanmoins ils risquent de se détacher et de vous faire renverser de votre préparation… »

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mer 20 Mar - 16:38

Le fait de demander si elle se souvenait de pourquoi il avait besoin de ce « traitement » semblait lui faire beaucoup de peine. La souffrance dont avait fait preuve Duscisio ce jour-là devait l'avoir marquée en plus de la griffure que sa propre ronce avait fait à sa main. Ne s'attardant pas à là-dessus, cachant bien évidement qu'il avait affaire à plusieurs séances de souffrance ses derniers temps à cause de la Pistilose, la seule chose qu'il redoutait maintenant était qu'elle refasse mouvement dans son corps et grandir comme elle le faisait déjà depuis quelques semaines. C'est se qui causait les douleurs. Quand elle y trouvait la force, elle grandissait encore un peu chacun instant pendant plusieurs heures, provoquant douleur et souffrance pendant ce même temps. La seule hâte qu'il pouvait avoir était bien entendu que la plante parasitaire grandisse à sa forme finale pour pouvoir l'utiliser comme il l'entendait. Ses bras avait déjà marqué qu'une croissance plus ou moins terminé, sinon elle n'aurait pas griffé la prêtresse ce jour passé. Les douleurs se passe néanmoins toujours au même endroit, dans le torse et de plus en plus vers les jambes. Il ne le montrait pas, mais on pouvait voir les ronces sur la surface plane de sa peau à certains endroits, comme les bras et sur quelques points sur le tour des hanches.
Il devient de moins en moins humain, s'hybridant avec une plante. C'est le prix à payer pour son expérience...

Irina approuva le fait de lui apprendre la manière de faire le remède en question. Afin d'augmenter la production de ce dernier c'était la meilleure manière de soigner rapidement et efficacement les premiers patients qui se trouvaient déjà dans ses lieux. Ce serait une première chose. Othello allant chercher les notes sur le remède, Irina profita de cette absence pour lui préciser une chose, ne pas cherche de profils. La réaction immédiate de l'herboriste en était presque surprenante, à la limite de la couper dans cette remarque, marquant le premier mot par un ton assez haut, continuant paisiblement le reste de ses paroles.

Je n'ai aucun intérêt à chercher profil dans mon travail si se n'est ma propre survie. Ne récoltant que le minimum pour pouvoir manger.

L'idée était là mais il en avait pas terminer. En effet il devait préciser une chose que tout le monde savait déjà.

On est combien ? Trois ? Quatre ? Ce nombre peut suffisant va nous obliger à travailler jour et nuit jusqu'à que l'on trouve des personnes assez qualifié pour nous aider dans notre tache, afin de soigner le peuple. Vous le savez déjà Isthéria est entièrement touché, il ne s'agit pas d'une région ou deux. Le travail qui nous attend prendra des semaines si se n'est des mois ou des années.

Parlant avec tract et sérénité, Duscisio ne saurai affirmer si ses paroles était proprement juste au niveau du temps que cela allait prendre. Une chose est certaine. Il allait être occupés pendant un bon moment.

Mais la méfiance était toujours présente. Elle le sera toujours. Rien que par la manière de parler à la yorka éveillait des soupçons qui n'avait pas lieu d'être. Sera t-il également d'expliquer cela au deux femmes ici présentent ? Il préférait éviter...
Portant attention plus tard qu'elle répondrait à son conseil de se reposer, elle l'interpela sèchement à cause de la situation. Duscisio ne pouvait s'empêche de s'interposer plus forcément encore quand parlant plus fort qu'elle.

Nous n'avons pas non plus le luxe de perdre un membre de la troupe quand celle-ci est déjà bien assez mince ! J'exige donc que vous m'expliquez la chose et que vous allier vous repose une heure ou deux pour reprendre plus tranquillement.
Il marqua une pause... et posa un ton plus calme voir presque lier à l'inquiétude.
J'espère que vous comprenez ici, que le but n'est pas de se tuer à la tâche... mais de prendre le temps qu'il faudra pour soigner les malades. Il y aura des morts. Je peux vous le certifier, mais il y en aura davantage si vous n'arrivez pas à vous relever de votre fatigue...

Peu importe la réaction d'Irina, il disait se qu'il pensait, la vérité des plus pures dans la situation actuel des choses.
Blanche de son côté avait accepté le fait qu'il allait avoir besoin d'aide, et l'interlocutrice distribua certaines rôles à faire en premier lieu comme isolé le temple, précisa certains faits comme la douleur provoquer par la guérison. L'albinos sacrifia une idée.

J'ai mon traitement qui peut aider ce point-ci. C'est une potion extrêmement puissante contre la douleur. J'ai assez de fioles pour plusieurs jours, en sacrifier quelques-unes ne devrait pas me poser trop de problème.

Il mentait, et il le faisait très bien, rien ne le montrait. Préférant souffrir de lui-même que voir les autres personnes souffrir à sa place, il préférait sacrifier ses propres potions pour cela, même s'il ne sait pas encore combien de temps il allait avoir besoin de ses dernières...
Il tendait l'une de ses potions avec la crainte que cela soit refuser car on ne savait pas s'il était compatible avec le remède contre la maladie de la pétrification...


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Irina Dranis
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Jeu 21 Mar - 1:17

Les bonnes manières n'étaient pas non plus la priorité de la prêtresse de premier ordre, qui loin de s'occuper de son apparence ou de ce que les gens autour d'elle pouvaient penser, se vouait corps et âme à son travail. En témoignait sa tenue très éloignée de sa propreté habituelle, son visage empli de cernes et ses réactions éruptives qui étaient tout à fait spontanées. La fatigue n'était pas suffisante pour lui faire jeter l'éponge, mais elle l'était pour éroder sa patience, à n'en point douter. Vouloir la contredire sans une bonne raison revenait par conséquent à marcher sur un champ de mines. Des mines empoisonnées et létales, nul besoin de le préciser.
Le fait que les opinions extérieures lui importent autant qu'une goutte de pluie importe à un poisson n'était pas non plus étranger à son attitude. Tant qu'ils faisaient ce boulot correctement le reste lui était indifférent. Soupirant alors qu'elle attendait le retour d'Othello avec une certaine impatience, la demoiselle héla un des prêtres de Delil qui passait dans le couloir et échangea quelques brèves paroles avec lui. Ce dernier partit alors en direction de l'extérieur une fois mis dans la confidence, et fit avertir les gardes de Cimméria de la fermeture imminente des portes.


« Nous sommes quatre herboristes de métier visiblement, mais nous disposons de l'aide des prêtres et prêtresses de Delil ce qui ramène notre nombre à une vingtaine de personnes. Je sais très bien que la tâche qui nous attend est ingrate et éreintante. J'espère néanmoins que dans quelques semaines, lorsque l'épidémie sera enrayée ici, nous pourrons amener d'autres points stratégiques à devenir producteurs en masse du remède. Je pense notamment à Hespéria, Hellas et Canopée. Ce sera la meilleure de façons de démocratiser l'accès à la cure. Sauf si l'un de vous a une meilleure idée. »

Mais voilà que Duscisio choisissait de s'offusquer de ses paroles pourtant prononcées par simple avertissement. Après tout la nature des mortels était de mettre leur vénalité et leur bien être personnel au dessus des valeurs les plus fondamentales. En cela sa critique n'avait été qu'un pas logique sur le chemin qu'ils allaient parcourir. La rouquine ne tenait pas à ce que cette formule soit perdue ou dérobée à des fins malhonnêtes.
Après tout qu'arriverait-il si n'importe qui pouvait mettre la main dessus ? Des potions de tous bords seraient vendues au marché noir dans toutes les régions du monde, et la majorité d'entre elles serait sûrement une imitation à l'efficacité plus que douteuse. Elle ne cultivait aucune obsession pour le secret, mais il était clair que les choses devraient être aussi contrôlées que possible. Sa pensée était celle du long terme, et non seulement un simple raisonnement sur le moment présent. Ces gens manquaient de vision, tout simplement. Haussant les épaules, elle se tourna vers la sindarine et lui répondit, pondérant les diverses possibilités à leur portée.


« Techniquement oui nous le pouvons, mais comme vous le savez sans doute notre stock ne suffira pas pour tout le monde et je préfère garder ces produits pour les cas les plus sérieux. Les sangler par contre sera une condition sine qua non pour les contenir. Ils peuvent bien sûr boire seuls, mais les spasmes et autres réactions imprévisibles qui s'en suivent sont trop dangereuses. »

Irina s'apprêtait à avancer pour joindre l'acte à la parole, mais finalement elle décida de tout de même répondre à Duscisio. L'ignorer aurait tout aussi satisfaisant, néanmoins cela n'aurait pas été aussi « amusant ». Son ton fut donc condescendant, le ton que l'on prenait pour expliquer à un enfant opiniâtre que l'on ne peut céder à son caprice pour la simple raison qu'il crie plus fort.

« Vous n'êtes pas en position d'exiger quoi que ce soit, et encore moins si cela me concerne. J'aurai le temps de me reposer à ma mort. » Son ton était sarcastique et sérieux à la fois. En tant que prêtresse, surtout connaissant sa quasi absence de vie personnelle, Irina passait le plus clair de son temps sur le terrain. Son haut rang ne l'en détournait pas et son corps était depuis longtemps habitué à cette cadence infernale. Soupirant, elle continua en levant les yeux au ciel, une expression irritée sur le visage. Il était plein de bonnes intentions, mais elles étaient aussi inutiles qu'indésirables. « Ne commettez pas l'erreur d'apprendre à un médecin ce que c'est de perdre des patients. Je sais très bien que je ne pourrai pas tous les sauver. J'ai perdu cette naïveté depuis belle lurette, et ceci n'est pas la première épidémie à laquelle je survis. Je ne compte pas crever avant longtemps, si c'est de ça dont vous avez peur. »

Faisant quelques pas en direction des portes principales du temple, elle tendit les mains et les ferma grâce à sa télékinésie une fois que le religieux fut de retour. De toute façon il faudrait plusieurs personnes pour pousser les battants de pierre alors autant gagner du temps. Néanmoins malgré le bruit, la rouquine avait entendu la proposition de l'albinos, et avait dodeliné de la tête d'un air las. Non décidément, cela ne lui paraissait pas une bonne idée, mais après tout libre à lui de faire ses choix tant qu'il assumait les conséquences. Ce fut donc avec ironie qu'elle lui répondit, le laissant réfléchir sur la question :

« Faites comme vous voulez. Toutefois comment comptez vous choisir les heureux élus de cette guérison sans souffrances ? Et comment allez vous expliquer aux autres qu'eux doivent serrer les dents ? Si vous vous sentez capable de faire ça, alors libre à vous de sacrifier votre réserve personnelle, qui je m'en doute vous sera nécessaire à un moment donné. Admettez le... Si vous cédez votre traitement au détriment de votre santé, vous êtes encore moins en position de critiquer mon choix de ne pas aller me reposer tout de suite que ce que je croyais au départ. »

Haussant les épaules d'un air amusé, la prêtresse avant souri et s'était détournée de lui pour se diriger vers l'aile ouest avec détermination. Quelques fioles de remède avaient été préparées et leur permettraient de soigner quelques personnes en attendant des quantités plus conséquentes. Sans regarder derrière elle, la rouquine avait marché avec assurance, comptant se mettre au travail avec ou sans l'aide de Blanche. Après tout ici personne n'était contraint à rien... si ce n'est peut être ceux qui comme elle étaient prisonniers de leur devoir.



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Ven 22 Mar - 0:55

Les bruits de pas rapides tapissaient le couloir. De-ci de-là, sur les carreaux luisants, on pouvait distinguer une ombre, l’éclat d’une silhouette blanche apparaitre comme par magie avant de s’envoler aussi mystérieusement que comme elle était apparue. Les couloirs de ce temple étaient à peu de chose près un véritable dédale, un immense labyrinthe de passages et d’allée qui entouraient, en trois ailes, le hall du temple, servant aussi aux multiples moines de lieux de culte et de rassemblements. Habituellement, ceux-là n’étaient pas aussi létaux, ni aussi funeste que celui qui avait lieux maintenant depuis bien des semaines. La prêtresse aquatique accéléra un peu plus nettement le pas, arrivant alors à une vitesse bien soutenu, bien plus dynamique qu’un pas normal. Ses longues mèches pendantes étaient à présent lourdement agitées, fouettant l’air avec impulsion et vivacité, s’accordant d’une façon chaotique et désordonnée au rythme de marche de la jeune femme, qui se surprenait d’avoir du mal à garder son souffle. Avec sa maigre condition physique et ses jambes tremblantes, un rien, à présent, pouvait la mettre à mal. Puis son esprit se souvint soudain de la ferveur explosive de la prêtresse de premier ordre, sa supérieure… Oubliant sa fatigue, Othello pressa encore un peu plus le pas.

Bientôt, au bout de quelques minutes, la sirène finit par accéder enfin au petit îlot de verdure que cachait le temple, un oasis inopiné et inattendu enfermé entre quatre murs. L’endroit était aussi surprenants que merveilleux à découvrir. Une grande pièce spacieuse et lumineuse donnant sur la luxuriante végétation extérieure, quelques tables dispersées au hasard dans l’espace et recouvertes de fioles, parchemins, et tout autre objet plus ou moins improbables, le tout entouré d’innombrable rangé de plantes, chlorophyllienne ou non, de fleurs aux couleurs chatoyantes, éclatantes, ou d’autres plus passives, plus discrètes, mais dont les formes ou les vertus renfermaient bien des surprises. La sirène s’arrêta alors quelques instants, appuyant son bras contre la porte pour ralentir un peu son souffle saccadé. Un creux infâme s’était créé dans son estomac, comme si le pauvre organe se retrouvait évidé, et pourtant écrasé sous une insupportable pression. Combien de fois avait-elle eut envie de disparaitre, de s’engloutir dans la rivière toute proche depuis leur arrivée? Des dizaines… Mais la fin approchait à grand pas. Et encore une fois, un simple pensée vers Irina, Duscisio, Blanche, tous les malades souffrants lui firent retrousser ses manches: la partie n’était pas finit.

Braquant toute sa volonté pour calmer son cœur, la demoiselle s’élança vers la pièce en désordre envahie de parfums. Les fragrances qui régnaient en ce lieux étaient aussi envoûtantes qu’étouffantes, pour certaines, et pouvaient rapidement provoquer de lourdes migraines. Pendant leurs longues heures d’étude, ces simples éléments avaient permis à de nombreuses reprises de tenir éloigner quelques regards indiscrets ou quelques trouble-fêtes. Une fois l’odeur humée avec délice, Othello jeta vers la salle un œil inquisiteur. Elles avaient éparpillées le fruit de leurs recherches sur de nombreux documents, parfois même dans certains ouvrages eux-mêmes. Quelques notes, griffonnées à la va vite, laissées au hasard des zones encore vierge du papier qu’elles avaient sous la main… Mais, au milieu de toutes les phases de l’élaboration, un seul attirait réellement les intentions de la sirène qui se mettait à présent à retourner toutes les tables pour le retrouver: le document contenant la recette fabuleuse. Il était forcément quelque part… Attrapant au passage quelques notes concernant les différentes étapes de préparation, un mouvement étrange attira soudain son regard…

Là, cachée au milieu des couleurs et des pétales, quelques mèches blondes disparurent par la brèche de la fenêtre, laissant pendant quelques secondes le parchemin tant convoité flotter lentement dans les airs, avant qu’il ne s’écrase avec lourdeur sur le sol. Que venait-il de se passer? N’était-elle pas seule dans ce laboratoire?… La sirène se précipita vers la fenêtre. La vision furtive d’une petite fille lui parut d’abord bien anodine. Et entre mille, elle aurait pu reconnaître cette silhouette innocente: c’était une jeune yorka à l’essence canine dont la mère était déjà mourante. Plusieurs fois, Othello était son chevet, se sentant rapprochait de cette femme malade aux oreilles animales, les liens de l’espèce ayant d’ors et déjà bâtit un respect immédiat entre elles. Elle s’agenouilla et récupéra précieusement entre ses doigts laiteux le document froissé. La petite fille devait certainement fouiné et serait tombé dessus par hasard… La sirène joignit la page aux autres qu’elle tenait déjà et, les posant quelques secondes sur une table, commença à prendre quelques pots de fleur et la terre les accompagnant.

Mais la vérité frappa soudain, et avec elle les pots de terre qui se virent brisé violement sur le sol. Pendant quelques infimes fractions de seconde, l’hybride se retrouva figée dans une position de surprise et de crainte, les mains serrant encore le fantôme des vasques cassés. Si elle connaissait le secret de l’existence d’un remède… A un vitesse à peine croyable pour une demoiselle au corps meurtris, elle rassembla tout ce dont elle avait besoin, pots remplis de terre comme parchemins, et s’élança en courant dans le couloir, sacrifiant maladroitement un autre des récipient en route. Le temps pressé à présent… Il fallait prévenir les autres soignants au plus vite. Car bientôt, tous les malades patientant à l’extérieur seraient tous au courant… La création du remède allait se répandre comme une traînée de poudre, et il était prêt à parier que bientôt, les masses se feraient bien plus curieuses… Et moins contrôlables.

A perdre haleine, la sirène arriva dans le hall par le même chemin par lequel elle était arrivée, mais ayant réussis à réduire considérablement son temps de parcours. L’atmosphère autour d’elle était étrangement électrique… S’apercevant de la tournure qu’avait pris les choses, il était facile de deviner qu’Irina et Dusiscio devaient s’opposer quelques peu par leurs idées et par leurs initiatives. Mais après tout, cela était une chose normal. Par un tel moment, les pressions étaient fortes, et les esprit tendues. Et le caractère impulsif d’Irina étant particulièrement inflammable après tous ce séjour, il était fort probable qu’elle succombe bien plus à ses émotions. Après tout, cela était sa force… Othello la chercha alors du regard, soucieuse de lui expliquer que les choses allaient devoir prendre un rythme bien plus soutenu… C’est l’herboriste qu’elle trouva le premier, et elle se dirigea alors immédiatement vers lui. Posa sur la table les pots et lui tendant alors les notes d’une main tremblante, elle ne pu que balbutier, le souffle court:


« - Savez-vous où se trouve ma consoeur? Nous risquons d‘avoir quelques problèmes… »

Son regard affolé voulait tout dire, bien que sa peau et son visage ne montrait rien. Il était particulièrement aisé de deviner que quelque chose n’allait pas. Quittant son regard de sang, elle commença à balayer le hall à la recherche de la chevelure flamboyante de la prêtresse de premier ordre, élément qui la distinguait immédiatement de la masse grouillante autour d’eux. C’est soudain qu’elle la vit, s’engouffrant soudain vers l’aile ouest. Le temps pressait…

« - Irina! » Cria-t-elle, se surprenant elle-même à pouvoir élever sa faible voix aussi fortement. « - Il y a eut une fuite, tout le campement connaîtra bientôt l'existence de… »

La sirène retrouva brusquement son mutisme. Le dire à haute voix dans le hall n’était point chose sûre non plus, elle et le jeune albinos l’avait démontré auparavant… Les poings serrés, le souffle poignardé et lourd, elle regarda le lointain, espérant que la Rousse, comme leurs nouveaux confrères, eurent tous entendus et comprit l’alerte qu’elle venait de lancer. L’apaisement n’était décidément pas pour maintenant.
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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Ven 22 Mar - 12:18

Death is the road to awe


Que dire en cet instant si ce n’est que les différentes plantes capables d’atténuer ou d’annihiler complètement la douleur traversez son esprit, il y avaient celles qui étourdissaient, celles qui endormaient, celles qui provoquaient des désagréments, celles qui étaient risquées et pleins d’autres décoctions qu’il faudrait ajouter à leurs charges de travail supplémentaire. Les prêtes de Delil pourraient les aider dans la préparation des sédatifs mais qu’en était-il du remède en lui-même ? Chaque chose mérite d’être améliorer mais en l’état actuel de l’épidémie qui frappait istheria mais aussi l’avancé de la maladie sur certains patients pouvait-on réellement se permettre d’améliorer ledit remède ?
Voyons, la douleur devait-être liée à la disparition progressive mais subite des marques, leur peau, muscles, articulations et autres tendons devaient sortir de leurs torpeurs infâme infligée de force depuis déjà plusieurs semaines. Si ce qu’Irina avait raconté été aussi vérace qu’il n’y parait dans ce cas peut-être fallait-il mieux privilégier l’utilisation des sangles à celles des remèdes et autres drogues qui pouvaient rendre les patients, certes insensibles à la douleur mais peut-être plus incontrôlable. Elle s’apprêtait à se diriger vers l’aile où les contaminés séjournaient afin de pouvoir les soigner ; peut-être fallait-il utiliser des sédatifs légers afin de garder le malade sous contrôle ?

En réalité la réflexion d’Elywin fut interrompu par le ton condescendant et ma foi quelques octaves plus hauts qu’avait utilisé Irina pour répondre aux remarques impromptus et princières de jeune herboriste. Face à cette discussion elle ne put que sourire, ils ressemblaient à des lions l’un cherchant à assumer –même indirectement- sa domination sur l’autre et dans ce cas précis, le moyen ou non de diriger sa vie et la manière de gérer son sommeil. La sindarine comprenait le point de vue de la prêtresse, le dévouement qu’elle jetait dans cette tâche au point d’en sacrifier une partie de son bien-être… Elle aurait pu devenir comme elle et quelque part au fond d’elle, elle enviait cette confiance aveugle qu’elle devait avoir en son dieu mais aussi son travail. Et puis elle pesta intérieurement. Les gens étaient différents, les gens changeaient, si aujourd’hui elle se remettait à soigner, ne serait-ce qu’un peu des âmes égarées cela ne voulait pas dire qu’elle pourrait, un jour repartir du côté de cette déesse qui l’avait abandonnée. Elle soupira. Etait-ce vraiment le moment de se remettre en question ? Non pas vraiment, c’était plutôt le moment d’arrêter de se poser des questions et de suivre corps et âme la vision qu’elle avait-eut. .. Sérieusement cette déesse avait le don de l’énerver au plus haut point.

Lorsque le sermon fut terminé et qu’Irina reprit sa marche vers les malades elle sortit de son calme intellectuel momentané, accompagnant la flamboyante jusqu’aux malades.

«Je suppose que vous souhaitez commencer par ceux qui ont un stade moyen voir avancé… Enfin ceux qui sont à un stade avancé souffriront plus et cela risquerait de diminuer très rapidement le stock que vous avez déjà….»

Elle avait deviné que la demoiselle n’était pas d’humeur à être contredite, néanmoins elle n’était pas spécialement docile elle aussi, elle savait suivre les directives mais refusait de se faire écraser sous le poids de cet esprit. En fait pendant la marche elle pensait à voix haute, plus qu’elle n’engageait réellement la conversation, Irina lui donnerait sans doute son avis lorsqu’elle aurait analyser toutes les possibilités, ou alors elle prendrait les devants et lui dicterait quoi faire.

«Les plus atteints seront moins « expansifs » que ceux ayant un stade intermédiaire…un calmant doux à effet sédatif devrait suffire à les contenir s’ils peuvent encore bouger…Voyons, fleur d’oranger, alcool de coquelicot, passiflore… quoi d’autre ? Tant de possibilité…. néanmoins les cris de douleurs ne pourront pas être atténués ! Sangler ceux qui peuvent encore user pleinement de leurs bras et jambes sera plus judicieux après considération … ou les retenir si les prêtres ne sont pas capable de nous fournir assez de sangles… Mais après plusieurs jours nous ne serons pas en condition pour tous les retenir….les endormir posera des problèmes pour l’admission du traitement ils pourraient s’étouffer… »

Elle s’arrêta brusquement.

«Pardon madame, je ne voulais pas vous ennuyez avec ma logorrhée verbale, je pensais simplement à haute voix…»

Et puis une voix retentit dans la salle … Aha des problèmes en perspective, la foule en délire des fanatiques accrochés à leurs vies… Des insectes purulents vers une lumière. D’où venait la fuite ?

«Si la fuite est d’origine humanoïde, ivy pourra vous aider à la retrouver. Chacun devrait gérer un seul problème à la fois où personne ne tiendra le temps de l’élaboration et de l’admission …enfin ce n’est que mon avis…»

Elle lança un regard à Irina. Pouvait-elle réellement ne pas s'écrouler de fatigue si tant d'imprévus s'accumuler ? Bien sur Ely pouvait s'occuper de sa part du travail si la prêtresse ne pouvait le supporter néanmoins une paire de main compétentes en moins serait un handicap.

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Ven 22 Mar - 15:19

Elle apportait nouvelle qu'il n'avait pas ainsi qu'une très bonne raison de se prendre sur soi à s'épuiser à la tâche. Elle qui avait pourtant travailler plusieurs jours et parfois sans passer de nuits à dormir tel était les traits qui pouvait le montrer. Duscisio, lui, n'avait manqué qu'une seule nuit voir deux au vu que sa mémoire lui fait défaut. La dernière étant parcouru d'intense souffrance à son égard dont il retenait les cris de douleur au reste du camp pour éviter d'éveiller des soupçons. Il y avait déjà Othello d'au courant, d'autre peut-être mais leur nom n'était pas dans sa tête.
Savoir qu'il y avait plus que quatre personnes à travailler ici comme les prêtres et prêtresse de Delil était presque un soulagement. Pour la suite, il ne pouvait répliquer. Non en effet elle avait totalement raison. Le secret restait dans le temple mais se n'était pas pour un rien. L'épidémie devait avoir succès ici avant de quitter les lieux et profiter aux nombreuses villes touchées par la Sarnarhoa, Herperia notamment qui était son lieu de travail était devenu impossible de trouver un coin tranquille où pouvoir travailler en paix à cause du fléau. Il gardait un silence comme il le gardait habituellement quand il travaillait, aucun mot aucun soupire aucun geste superflu.

Blanche qui prit la parole soumis une idée de les attacher, Duscisio de prêter son propre traitement. Ne voulant pas commettre d'injustice sur ceux qui devait souffrir ou non pour guérir. Apprendre par ailleurs les effets secondaires à la guérison était important à écouter. Encore, le Rosier blanc resta muet et écoutait avec attention se qu'elle prononçait. Les traits avaient tout de même autre chose que la souffrance – qu'il connaissait plus que bien – avait une importance qu'il ne pouvait pas apparemment corriger. Il y avait déjà eu assez d'effort dans la fabrication du remède, y trouver le moyen de le rendre parfait n'arrangerai pas les choses. De plus, on pouvait prendre ce trait comme une preuve irréfutable d'une guérison certaine. Sur ce point il ne fit pas d'autres propositions mais sur se qui est du repos, elle prononça des mots qu'il ne supportait pas d'entendre.
Elle aura le temps de se reposer après sa mort.
La pire des choses que l'on pouvait entendre c'était bien celle-là. Ne montrant qu'un air affable, son moi intérieur était presque fou de rage, l'envie de donner une énorme baffe à cette femme pour une raison aussi infantile que celle-ci.
N'écoutant pas le reste, se laissant au calme en fermant les yeux momentanément jusqu'à voir qu'elle partit faire son office auprès des malades qui en avaient besoin. À cette humeur la Pistilose avait un peu réagit, provoquant de mince douleur au niveau de ses côtes, mais arrêtant le moindre mouvement après quelques instants quand Duscisio prit les devant et se calme de ses paroles grotesques.

Passant ses mains sur ses côtes l'arrivée presser au bout de quelques instants de la jeune demoiselle qui était partie chercher quelques effets pour travailler, une arrivée plutôt mouvementée, bien trop d'ailleurs pour laisser paraître un tel regard affolé, comme si elle cherchait quelque chose ou quelqu'un avec grande hâte. Seul Duscisio se trouvait sur les lieux, lâchant ses côtes sur l'instant pour entendre que les ennuies commençaient déjà. Il n'était pas la personne qu'elle cherchait, il n'avait pas cette importance encore mais bien d'Irina qui venait de partir et d'où le regard paniqué de la yorka l'avait trouvé dans la foule, criant pour l'appeler et l'interpeller du problème.
Duscisio vint la voir après qu'elle eut prit un mutisme spontané sur le fait qu'énoncer le problème ainsi était dangereux.
Il lui prit l'épaule droite pour la tourner vers lui et lui prendre juste quand elle lui faisait face, les deux épaules pour la regarder dans les yeux, un regard neutre mais presque rassurant afin qu'elle évite de trop paniqué.

Calmez-vous, prêtresse. Dites-moi se qu'il se passe.


Il ne la secouait pas du tout, faisait aucun geste brusque tout ça pour le but de la calmer. Ses yeux reptiliens la fixait attentivement pour sonder la moindre pensée s'il le pouvait afin de deviner par lui-même se qu'il se passait. Ne donnant aucun résultat dans les premières secondes la conclusion ne pouvait qu'énoncer l'une des notes sur le remède qu'elle devait aller chercher. Il en fallait en avoir la certitude mais aussi corriger ça assez vite. Sans ses notes, personne ne pouvait travailler efficacement.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Lun 25 Mar - 0:31

Il fallut quelques longues minutes à la sirène pour comprendre la situation, pour enregistrer la faut qu’elle venait de commettre, pour reconnaitre la sensation de chaleur qui émanait de son épaule et pour pivoter involontairement vers le jeune homme qui la fixait calmement. L’image de la prêtresse de feu disparu lentement de ses yeux, et pendant l’espace d’un instant, son esprit devint entièrement vide. Décidemment, les émotions fortes ne lui réussissaient pas… La demoiselle devait impérativement se calmer. Plongeant ses deux yeux marins devant le regard de félin qui lui faisait face. Il lui fallait retrouver ses esprits, la plénitude qui l’accompagnait à chaque pas. Lentement, ses pupilles se dilatèrent. Elle constata que les lèvres du jeune homme bougèrent, formèrent des mots, mais elle ne les entendait pas… Seul le bruit de masse qui hantait l’immense salle lui répondait. Son cœur battait encore trop vite, et était certainement la cause de son malaise, de sa vision qui se troublait, de tous ces sons qui martelaient ses oreilles. Tous ceux qui vivaient au milieu de tous ces corps statufiés commençait à ressentir petit à petit ce même trouble, tous affaiblis et résistant de moins en moins bien à la panique ou à la peur… C’était un sentiment qui, devant tous cette souffrance, avait disparue. Sa réapparition pouvait causer quelques dommages…

Au bout de quelques minutes, l’organe, le membre battant de l’hybride retrouva son rythme normal, quoique quelque peu rapide, t pu enfin retrouver ses esprits, ou le soupçon d’esprit qu’elle avait. Son visage se fit à nouveau neutre et impassible, pure comme de la neige ou la porcelaine d’une poupée. L’inquiétude qui se logeait encore en elle était uniquement visible dans ses yeux qui eux étaient tournés vers Dusiscio. Elle devait lui dire. Il comprendrait la situation, et prendrait certainement une décision plus sage que la sienne. Après tout, elle lui faisait entièrement confiance. A de nombreuses reprises déjà, il lui avait apporté aide et protection, et l’avait aidé à récupérer un artefact qui aurait pu leur coûter la vie à tous les deux, et ce à de nombreuses reprises… A ce titre, il méritait de savoir, et elle l’estimait probablement autant qu’elle respectait la Flamboyante. Ils avaient tous deux l’étoffe de mener cette mission à bien. A côté d’eux, elle n’était que suiveuse… Eux seuls pourraient canaliser les masses et les calmer suffisamment jusqu’à l’administration totale du remède. Ses épaules tendu s’affaissèrent légèrement sous le poids des mains qui les tenaient et les calmaient, poussant la sirène à s’apaiser avant de rouler son regard vers les portes. Elle lui devait bien cela, après tout.

« - Une enfant à réussi à s’infiltrer dans notre laboratoire tout à l’heure. » Murmura-t-elle, espérant qu’il serait le seul à entendre. « Elle connait l’existence du remède, mais je n’ai pas eut le temps de l’empêcher de fuir… Elle a probablement du prévenir le campement maintenant… Nous devrions rester sur nos gardes… Je crains que nous ayons à faire face à une émeute… »

Doucement, elle retourna au silence, les yeux dans le vague de la porte. Ses dernières paroles avaient été soufflé comme une excuse, ou plutôt une prière pour que ce scénario n’ait pas lieux. Après tout, dans une situation pareille à la leurs, une descente devant le temple serait probablement la dernière des choses auxquelles ils voudraient faire face. Après tout, que faire devant tout un peuple fatigué, éreinté, au bord de la crise ? Ils souffraient probablement bien plus que, épuisés et au bord des nerfs, risquant de perdre des êtres chers à tout instant ou se battant pour leurs propres survies, devant faire face au manque d’hygiène, à la maladie, à la faim récente… Ils auraient peu de chance de les retenir. Sauf si un orateur s’adresse à eux, ou qu’ils n’accélèrent la cadence pour pouvoir répondre à leurs attentes prochainement. C’est vers cette option qu’Othello choisit de se tourner. Après tout, ils avaient encore la recette et les notes concernant le remède avec eux, et ses propres connaissances du sujet pour avoir participé à son élaboration. De plus, il possédait le matériel, les ingrédients… l’heure était venue de se mettre au travail. Récupérant dans sa mains les documents les plus utiles, avec pour chef de file le recette complète, elle les tendit vers l’herboriste d’une main décidée.

« - Voilà tout ce que nous possédons. Nous avons longtemps travaillés à son élaboration. La recette est encore imparfaite, mais les résultats sont concluants. Pensez-vous pouvoir la reproduire en nombre suffisant ? »

Ses yeux étaient sereins et décidés, prêts à se lancer dans la concoction de l’élixir. Sa fabrication était certes rapide, mais technique, et une erreur rendrait la potion inefficace. Mais il était grand temps de se lancer dans la fabrication du liquide et de l’apporter, enfin, à tous les nécessiteux.

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Irina Dranis
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Lun 25 Mar - 10:45

Sans changer d'expression ni laisser voir un comportement suspect, Irina s'était approchée d'un gros caisson de bois qui servait à stocker des draps propres, des oreillers et tout le nécessaire de l'infirmerie. Elle en avait alors extirpé un ensemble de fioles soigneusement rangées dans une sac en cuir : la réserve de médicaments qu'elle avait synthétisé pendant que tous étaient profondément endormis. Là dedans se trouvait la principale raison de son actuel manque de sommeil, mais aussi une avance qui permettrait à ce groupe récemment formé de prendre un peu d'avance.

Marchant aux côtés de Blanche, le sac serré contre sa poitrine et l'expression pensive, elle avait écouté la jeune femme sans l'interrompre. En fait la prêtresse était assez soulagée d'avoir pu s'écarter de cette discussion inutile qui la retenait auprès de Duscisio. En femme indépendante, les inquiétudes dont il faisait preuve lui paraissaient absurdes, à son sens ce n'était rien d'autre qu'une perte de temps. Après tout elle était une adulte, un médecin expérimenté qui savait parfaitement où étaient ses limites. Mourir d'épuisement n'était pas une option, alors lui donner des leçons était stupide. Enfin qu'importe. Il pouvait brailler autant qu'il voulait, de toute façon elle ferait comme elle en avait décidé et puis c'est tout.
Paraissant plus abordable et plus calme maintenant que le sujet était redevenu intéressant, Irina acquiesça en direction de la sindarine, prenant le temps de lui expliquer l'avancée des recherches.


« En fait d'après ce que j'ai constaté, l'effet de dé-solidification est immédiat et assez radical. C'est d'ailleurs pour cette raison que le processus est douloureux pour les patients. Néanmoins la dose nécessaire à la guérison est sensiblement toujours la même peu importe le stade de la maladie... Le mélangé de la panacée et des autres ingrédients doit être dilué dans trois fois son volume d'eau. La recette n'a rien de compliqué,... Je regrette ne pas y avoir pensé plus tôt. » La rousse haussa les épaules dans un simulacre d'indifférence, qui était pourtant trompeur. Si elle ne s'en rendait pas malade, elle pensait sincèrement qu'il aurait été possible d'y parvenir plus vite.

Les demoiselles étaient maintenant au chevet des malades les plus sévèrement atteints, et les râles qui s'échappaient de ces corps en grande partie statufiés avaient de quoi en faire froid dans le dos. C'est néanmoins avec une froideur presque macabre qu'Irina avait poursuivi son explication... chassant son humanité loin derrière des hauts murs desquels elle avait besoin de se protéger en pareilles circonstances. Car même sa résistance avait ses limites.


« Tant qu'il y aura des sangles disponibles, nous les garderons pour les cas les plus agressifs. Cela fait des jours que nous les soignons, alors il ne devrait pas être très difficile de les reconnaître. L'immobilisation sera également de rigueur pour les patients jeunes et vigoureux car ce sont probablement ceux qui ont le plus de forces. Cependant il n'y aura pas de règle stricte. Faites comme vous voulez... vous avez carte blanche tant et aussi longtemps que personne n'y laissa la vie, et que le peu de matériel dont nous disposons n'en souffre pas les conséquences. Je ferai dégager cette aile de tout objet potentiellement dangereux ou fragile, je pense que ça nous facilitera la tâche. » Elle fit une pause, puis répondit avec un demi sourire : « Si vos paroles sont réfléchies et constructives, il n'y a pas de raison qu'elles m'ennuient. Je suis peut être un cerbère... pas une dictatrice. »

A peine avait-elle prononcé ces paroles qu'elle reconnut la voix d'Othello qui la réclamait. Les quelques balbutiements qui suivirent lui firent l'effet d'un électrochoc, faisant immédiatement la fougue et l'adrénaline revenir dans ses yeux fatigués. Les murs de pierre avaient transporté sa voix jusqu'à elle, rajoutant un effet presque dramatique à la scène. L'expression de l’œil de Kesha se referma, son esprit imaginant déjà une solution à ce problème. Les médicaments toujours dans les bras, elle fit demi-tour et se dirigea vers Othello afin d'avoir plus de détails... juste à temps pour écouter l'explication qu'elle donnait maladroitement à l'herboriste albinos.

Posant une main protectrice sur le sommet de la tête de la sirène, Irina lui sourit avec bienveillance et profita de ce contact pour arrêter la progression de sa panique avant qu'il ne soit trop tard. Comme un robinet que l'on ferme, le halo rouge qui émanait d'elle diminua progressivement, jusqu'à disparaître au bout de quelques secondes. Pour l'instant elle n'aurait plus peur d'affronter cette situation ce qui était un avantage... mais c'était à elle de trouver la motivation et les ressources physiques et morales pour savoir l'exploiter. Irina avait fait ce qui était à sa portée, du moins dans ce domaine. Retirant sa main comme une mère embarrassée d'avoir bordé son enfant en public, la rouquine se tourna vers Blanche. Son idée était bonne, seulement désormais cela lui paraissait une cause perdue. Posant une main sur ses hanches, elle s'arrêta un instant pour prendre son souffle, dans une position qui involontairement trahissait sa grossesse. Mais ce n'était pas du tout ce à quoi elle pensait pour l'instant.


« Vous avez raison. Chacun devra s'occuper d'une seule chose à la fois sinon nous nous éparpillerons et ne nous en sortirons pas. Cependant je pense qu'il vaut mieux que vous vous concentriez sur les malades. Je vais m'occuper moi même de cette fuite.. ou plus probablement maintenant, de ses conséquences. Personne ne passera ces portes sans mon consentement ou celui du Haut Prêtre de Delil, ne vous inquiétez pas pour ça. »

Un rictus dansa sur ses lèvres, alors qu'elle retira la bague qui pendait à son cou pour la glisser à son doigt. Exanimis lui donnerait toute la force et l'influence dont elle avait besoin. Si les choses venaient à vraiment dégénérer, elle pourrait sans aucun souci assurer leur sécurité et tranquillité. Ce serait sûrement pas beau à voir, mais ça c'était une autre histoire... Il y avait des priorités dans la vie.
Lorsque la pierre froide entra en contact avec sa peau, Irina se sentit apaisée. C'était comme retrouver un morceau manquant d'elle-même, aussi malsain et sombre soit-il. Un soupir souleva sa poitrine avant que ses yeux ne brillent d'une nouvelle lueur, profonde et ancestrale.


« Nous avons un peu de temps devant nous, jusqu'à ce que le campement se réveille à cette nouvelle et décide d'agir. Damons leur le pion en ayant les capacités d'accueillir les gens pour les soigner, qu'on n'en parle plus. Duscisio, Othello... Je vous confie la préparation. Blanche et moi allons commencer le traitement, comme prévu. »

Sans plus attendre, Irina repartit d'où elle était venue, approchant un vieil homme dont le côté droit était presque entièrement paralysé. Elle s'assit alors dans un tabouret à côté de lui et lui expliqua ce qui allait se passer. Ce dernier, épuisé et affaibli avait besoin d'être rapidement traité... De plus vu son manque d'énergie, il ferait un bon cobaye afin qu'elles se fassent la main sur la meilleure méthode.

« Que fait-on ? Comment voulez vous procéder ? »



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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Lun 25 Mar - 18:37

L'avoir en face pour la calmer était la première chose qui lui venait à l'esprit. N'étant pas au meilleur de sa forme Othello ne semblait pas savoir ou elle se trouvait au moment de l'interpellation du Rosier Blanc. Le bon côté des choses était qu'elle avait vite comprit pourquoi le fait et geste de l'herboriste. Dans un murmure, elle lui expliqua la situation. La rousse qui avait entendu les appels, revenue. C'est d'ailleurs grâce à elle que toute la panique semblait s'être envoler.
Il fallait laisser ça de côté pour le moment. Préférant envoyer quelqu'un pour donner nouvelle du camp.
Qui ferai confiance à une herboriste qui sort de nulle part ?

Rapidement et simplement, celle qui servait de meneuse précisait comme convenu de se concentrer sur le remède en premier lieu. Si l'émeute venait à éclater il fallait aussi une raison à se que tout ceci soit cacher dans les premiers lieux. Evitez la panique chez les malades était important pour éviter de se faire déborder. Irina va occuper des malades, se qui paraissait reposant par rapport à se qu'elle avait traversé pour avoir le résultat d'aujourd'hui. Othello c'était autre chose. Elle ne semblait pas avoir l'habitude d'un tel travail, le moral semblait en prendre un coup, pour le lui remonter, le jeune homme ne semblait pas savoir comment s'y prendre.

Le naturel des choses vint à se que les tache maintenant repartit pour un temps imparti commencèrent dès à présent.
Othello et lui-même était responsable de la préparation pendant que Blanche et la rousse allait soigner les premiers malades.
Le nécessaire apporté par le femme-poisson avait de quoi apparaître le besoin requit pour se qui allait suivre. Il fit oui oui de la tête après avoir remarquer que son regard avait changé. Il sortit plusieurs des fleurs qu'il avait gardé avec leur racine et s'occupa de les planter dans un pot. Pour compléter ceci, il sortie l'un des fruits qu'il avait trouvé il y a maintenant plusieurs heures. Sur les trois qu'il possédait, il en tendit deux.

Ce fruit est celui d'un arbre qui facilite la pousse de la fleur. Presser l'un des fruits sur le terreau du pot et garder l'autre pour pouvoir faire une culture dans les prochaines années de la panacée. Il produit un acide dans le sol par les racines qui est contenu également dans les fruits. Par contre je vous déconseille d'en manger.

Il n'était ni mortel, ni toxique. Ce fruit était celui du synopsis qui était un arbre plus ou moins difficile à trouver et d'on avoir une espèce un peu partout aidait beaucoup. L'effet du fruit en lui-même... réveille les instincts sexuels de celui qui le mange pendant plusieurs heures... d'où le fait de déconseiller de le manger maintenant...
Après lui avoir dit se qu'elle devait faire d'en l'immédiat, il ne se gêna pas pour se mettre à l'aise. Posant arme, cape et tout se qui pouvait le gêner. Il ne lui restait que la chemise malgré qu'il ne fasse pas assez chaud pour se le permettre. Il se retroussa les manches jusqu'à sentir l'une des tiges de ronces qui entourait son bras... il restait momentanément immobile et renonça à montrer davantage pour remettre ses manches. La ronce de son bras droit avait fini de pousser et faisait une sorte de bracelet autour de son poignet. C'était volontaire. Une ronce qui sort de la peau fait toujours mal, mais se n'était rien comparer à la plante qui pousse à l'intérieur de son corps.

Ah oui. Pendant que vous y êtes, prenez l'une de mes potions pour la refroidir comme la dernière fois. Ça ne change pas grand chose mais ça calme vraisemblablement la Pistilose. Si vous avez aussi des ingrédients pour produire un antidouleur puissant je serai content d'en posséder, mais plus tard. Nous avons beaucoup de travail.

Il serait fâcheux que « cela » se produise pendant les prochaines heures. Prendre son antidouleur maintenant n'était pas nécessaire, mais le froid qu'elle produira dans son estomac fera l'effet désiré tout en prévoyant les souffrances prochaines en les calmant un maximum.
Continuant de planter les quelques fleurs, le terran lisait les quelques notes qui était écrite dans les fournitures apportées rendre pour commencer la production. Ayant pris panne à cette lecture, la meilleure façon d'apprendre plus facilement était de demander :

Mademoiselle, vous avez participé à la concoction du remède de contre pétrification. Vous pouvez me donner les consignes ? Se sera plus facile pour moi. Une ou deux fois et je pourrai me débrouiller seul.

Lire des notes n'était pas vraiment son pain quotidien, mais les paroles elle était beaucoup plus facile à retenir que de simple écrit. Malgré qu'il avait appris en grande partie son métier dans les livres ses parents lui avaient enseignés se qu'il y avait à savoir pendant toute sa jeunesse. Le reste s'est fait seul, dans tous les sens du terme.


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MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Lun 25 Mar - 22:11

Tic Toc, goes the clock…and what now shall we play


La raison de cette agitation était donc un enfant… ah les enfants, douce innocence et impassible curiosité, tels des éperviers cherchant une nouvelle trouvaille à chérir. En tout cas la situation allait bientôt être soit incontrôlable soit très étrange. Allons, il y avait mille fois pire dans la vie, la famine, l’épidémie tout ça tout ça quoi ! Elle se concentra et fit le vide dans sa tête alors qu’Irina lui montra le patient…enfin cobaye qu’elles devaient utiliser. Elle devait se focaliser sur ce qu’elle faisait sinon elle risquait d’avoir des visions intempestives qui la dérangeraient… Déjà les fantômes du passé hantaient les lieux de leurs silhouettes que les autres ne pouvaient voir… Vraiment déesse ? C’était VRAIMENT le moment pour lui faire perdre connaissance ? Elle respira un bon coups essayant de trier convenablement les choses dans son esprit… boboum
Elle s’empressa de se gifler elle-même pour empêcher son esprit de partir…quelque chose d’effrayant vint titiller ses entrailles, des frissons de peur glacèrent ses membres et elle devint encore plus laiteuse qu’elle ne l’était…ce n’était pas le moment ce n’était vraiment pas le moment. Malgré cette intuition plus que désagréable elle releva la tête, un sourire un peu narquois mais surtout désolé sur les lèvres.

«Pardon madame… Votre “déesse” allait appeler mon esprit ailleurs qu’ici…elle devra attendre.»

Elle sourit puis, alors qu’elle regagnait des couleurs, examina le cobaye. Le pauvre bougre était âgé et la moitié de son flanc avait déjà été emporté par la maladie. Etait-il réellement nécessaire de le sangler ? A la vue du vieil homme cela lui sembla inutile, sa peau fripée était tel du beurre sur une tartine ; trop étirée, presque desséchée, agonisant et anorexique, ce qu’elle craignait à cette instant n’était autre que son âge ne lui permette pas de supporter la douleur aussi bien qu’il aurait pu quelques années auparavant. Si l’effet de dé-solidification des membres était aussi instantanée alors peut-être bien que les organes internes de l’homme ne tiendraient pas face à un tel choc. Elle s’agenouilla auprès d’irina puis sortit une fiole.

«Inutile de le sangler, je vais juste essayer de l’endormir un peu pour que la douleur lui paraisse moins vive, j’ai peur que ses organes ne supportent un choc aussi violent. »

Elle saupoudra son index d’un peu de poudre puis le passa délicatement devant le nez du vieil homme ; l’effet était quasi instantané pour ainsi dire, mais plutôt que de sombrer dans un profond coma il semblait… déphasé un peu plus égaré qu’il ne l’était quelques secondes auparavant. Elle s’attela afin de redresser un peu la tête de l’homme et lui expliqua calmement que ce n’était qu’un calmant et qu’il devait essayer de boire le remède qu’on lui proposait…. Evidemment qu’il ne pouvait refuser le pauvre était dans un état presque éthylique si l’on peut dire. Alors qu’elle attrapa une des fioles d’Irina pour lui faire boire le remède, un autre frisson lui parcouru le corps. Elywindëra…. elle faillit sursauter ! Qui ? Personne ici ne connaissait son nom alors qui l’avait prononcé ? Après une bref inspection des alentours elle haussa les épaules et s’attela a l’administration du remède. Le vieil homme eut au début un peu de mal à être aussi malléable que prévu, finalement les drogues comateuses étaient une mauvaise idée, cela rendait le patient un peu trop …. Eloigné comme qui dirait. Elle lui fit boire une première gorgée avec laquelle il faillit s’étouffer par ailleurs… Pendant les premières secondes il ne se passa rien, aussi elle crut que la drogue avait atténué sa douleur mais ce n’étaient que les premières secondes…

C’est à ce moment précis que le premier des longs cris qui allaient suivre la guérison des patients retentit. Elle essaya de le calmer alors que le remède faisait effet, elle dut à plusieurs reprise l’obliger à boire afin que les marques puissent disparaitre complètement, mais autant la douleur que la poudre qu’elle lui avait donné lui rendirent la tache presque impossible. Et l’homme criait à s’en arracher les poumons, à s’en décoller la cage thoracique alors que ses marques disparaissent une à une… Au bout d’un temps qui lui parut être une éternité il s’arrêta enfin de crier avant de s’évanouir aussitôt. La douleur avait cessé en même temps que ses forces et ses marques. Elle se redressa passant ses mains devant ses yeux réfléchissant, analysant. Que lui avait appris ce premier patient ? Analyse, analyse plus vite.

Elle inspira un bon coups afin de faire son rapport a irina.

«Favoriser les calmants volatiles, encens, poudres, décoction en fumée, cela sera plus facile à administrer. Il y a un léger décalage entre le moment où la douleur commence –et donc où le remède fait son effet – et le moment de l’admission … donc…hum si la dose est relativement la même pour tous les patients je pense qu’il est préférable de leurs faire boire une seule et unique fois…Après ils risquent d’être trop agités madame ils gaspilleraient plus de remède qu’il n’en faudrait pour les sauver...Mais je pense que nous devrions faire d’autre essais quant à l’admission du remède si elle doit être saccadée ou continue…»

Sa tête commençait à bourdonner mais elle n’y prêta guère plus d’attention.

«Nous devrions profiter des quelques fioles qui nous reste pour tester les meilleurs moyens d’admission et si possible de calmant. Mais je pense que ses derniers devraient être administrer après le remède, les patients risquent d’être trop….à l’ouest si nous les droguons avant ? Hum je n’en sais rien, je m’en remet à vous… Nous avons encore le temps avant que la nouvelle ne devienne une sangsue à notre cou»

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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Ven 29 Mar - 1:09

L’odeur délicate des plantes et des fleurs commençait à embaumer la petite zone qui entourait la table. L’odeur de certaines était très forte, et pour beaucoup pouvait devenir une vraie fascination tant les fragrances étaient sauvages, surprenantes, raffinées ou gourmandes. La sirène, prenant quelques tiges et pétales sous ses doigts blancs et froids, sentant la peau douce et parfumée de chacun des végétaux, elle leva alors les yeux vers l’herboriste qui lui tendait une sphère juteuse et charnue, en lui expliquant ses multiples propriétés. Elle leur serait très utile… Retroussant ses manches, elle s’exécuta, pressant amèrement le fruit dans la terre alors qu’elle continuait d’écouter les paroles du Blanc. En manger ? Elle n’avait coutume de dévorer les objets inconnus qui lui passait sous la main. Et sa chair rosée et voluptueuse semblait cacher quelque chose… Préférant la sincérité et la simplicité des plantes marines, elle choisit de se conserver pour son domaine de prédilection, laissant la découverte de ce qu’elle pressait goulument. Mais elle ne pouvait ignorer que comme tout ce qu’il y avait autour d’eux, l’odeur que dégageait sa substance était agréable et attirante. Mais la sirène avait d’autres chats à fouetter – ou plantes à faire cuire. Reposant sur la table la terre préparée, elle se releva pour découvrir Duscisio en tenue de travail.

Presque involontairement, elle ne put empêcher un léger sourire qu’elle réprima presque immédiatement. Elle qui ne montrait que très peu de sensation, il était rare d’attraper l’éclat d’un sentiment qui traverser son visage calcifié. Mais la pensée de finalement voir le réputé herboriste sur le champ de bataille lui rappela le respect qu’elle avait pour leur profession, et l’enseignement qu’elle pourrait en tirer. Comme une élève attentive regarde son professeur ou une enfant écoute son tuteur, elle remonta légèrement les yeux, prête à prendre son premier cours. Et puis, voir le jeune homme aussi différent que dans les gouffres du temple était rassurant, comme pour lui rappeler qu’ils avaient bel et bien échappés aux griffes de la mort qui les avait menacés là-bas. Retrouvant bien vite son faciès de porcelaine, elle espéra qu’il ne l’ait pas aperçu… Mais un sourire, par des temps pareils, était toujours une bonne chose à prendre. Se sentant bien plus volontaire, la demoiselle prit à son tour ses aises, se passant de l’élégant voile qui l’entourait pour la protéger des contacts qu’elle pourrait avoir les contaminés, quels qu’ils furent. Le posant sur le côté, relevant ses cheveux, elle fut finalement prête à rentrer sur le champ de bataille dans sa parure de guerre.

La première chose qu’il lui dit semblait concerner ses potions. Docilement, elle s’empara d’une des fioles devant elle, laissant le liquide tournoyer dans le flacon alors que sa température chutait brutalement, cessant juste avant d’atteindre le point de solidification, l’empêchant de devenir de la glace. Mais l’herboriste ne ferait probablement pas la différence quand il l’absorberait, et les effets sur la plante parasite devraient être les mêmes… Elle leva ses yeux bruns vers l’homme en pleine concentration, penché sur les notes et les végétaux. Il semblait appliqué, attentif aux moindres détails contenus dans toutes les inscriptions et les différentes écritures répandues devant lui. Pendant quelques instants, la demoiselle s’interrogea sur la ronce qui se logeait dans ses entrailles, sur le stade de leur cohabitation. Si elle avait bien comprit, il venait de s’inoculer la pousse du chlorophyllien quand ils s’étaient rencontrés en Argyrei, d’où la violente montée de douleur qu’il avait soudainement ressentit à l’entrée du bâtiment. Où en étaient ces crises actuellement ? Cet expérience s’avérait-elle concluante ? Elle voulut poser de nombreuses questions, mais s’arrêta bien vite. Ce n’était ni le lieu ni le moment pour s’interroger sur tout cela. Après tout, comme il le disait si bien, ils avaient encore beaucoup de travail. Lui rendant la fiole à présent couverte de givre, elle retourna à ses plants, ne souhaitant l’interrompre dans sa lecture.

Puis soudain il parla de nouveau. Cette fois-ci elle fut étonnée par sa requête, quoiqu’elle fût tout à fait logique et parfaitement légitime. Irina et elle avaient travaillés dur pour découvrir les secrets de cette mixture capable d’arracher la maladie au corps de pierre hors des faibles enveloppes des patients. Elle en connaissait maintenant tous les rites, toutes les habitudes, ses doigts bougeaient d’eux-mêmes pour reproduire le rituel. Mais se voir confier la tâche d’enseigner au maître lui-même lui semblait un brin paradoxale… Mais, d’un autre côté, amusant. S’avançant alors vers lui, elle se saisit elle-même des notes, les parcourant très rapidement des yeux pour en avoir écrit la plupart. Finalement, elle n’en garda qu’une seule, la recette. Une à une, elle plaça sur la table les différents ingrédients dont ils auraient besoin, les trouvant soit parmi les plantes déjà présentes, soit car elle les avait ramenés avec elle, y compris, étonnement, un petit pot de miel venant d’Hesperia. Sa présence dans le remède restait nébuleuse, mais il semblait qu’il permette la protection des parois internes tout en assurant un meilleur goût – bien qu’il soit toujours infect – aux patients. La recette, en elle-même, n’était vraiment pas compliquée. Il fallait simplement guetter attentivement à la cuisson et au timing précis de chaque ingrédient.

Dès qu’elle fut prête, elle plaça devant eux le réchaud et le chaudron. Avec une attention particulière, elle alluma la petite flamme qui permettrai de réchauffer le liquide, le faisant léger pour commencer. Puis elle fit apparaitre entre ses mains un important morceau de glace qu’elle plaça directement dans le récipient. Ils avaient besoin d’une importante quantité d’eau… Avec ses capacités, elle serait en mesure d’alimenté le mélange pendant un certain temps.


« - Voici tous les ingrédients dont nous aurons besoin. » Finit-elle par dire, les yeux rivés sur le glaçon qui se dissolvait petit à petit. «D’abord, la fleur de panacée… »

Ses derniers mots étaient murmurés, comme si la demoiselle se perdait dans la décoction et les méandres de l’alchimie. D’un geste, elle déposa dans l’eau la fleure entière, la regardant tomber dans le fond du chaudron. Attendant quelques secondes pendant lesquels elle expliqua à Duscisio le processus de découverte du liquide, elle finit par se saisir d’un morceau d’écorce d’Oréa important et le déposa devant eux.

« - Celui-ci est trop gros… Je m’en occuperai après. Voilà, de la poudre déjà faite… »

Elle l’avait gardé avec elle de ses précédentes tentatives car elle en appréciait l’odeur. A son tour, les micro fragments d’écorces disparurent dans l’eau brouillée. Et, ainsi de suite, un à un, tous les ingrédients finirent par disparaître, se mêlant les uns aux autres dans une danse bouillonnante, un tourbillon d’odeur qui devenait toujours plus désirable. C’était ainsi que l’on pouvait juger de la qualité du liquide. Plus son parfum était envoûtant, plus la qualité de la potion obtenue était bonne. A en juger par son nez habituellement plein des embruns de la mer, la recette était réussi. Un sourire de soulagement apparut sur son visage fatigué… Elle n’avait ni la sagesse, ni l’expérience d’Irina, et à chaque fois elle n’avait fait que l’assister dans ses actes. Quelque part, elle était fière d’avoir pu ainsi hériter de ses gestes et de ses capacités, et d’avoir pu reproduire le fruit de son travail. Sentant encore ses longs doigts bienveillants dans sa chevelure en bataille, elle se sentait également soulagée. Se retournant vers l’herboriste, cherchant son regard, elle espéra y déceler de la compréhension. Posant une main à côté de la potion, elle lui présenta de l’autre, lui parlant calmement, presque doucement, veillant encore à ce qu’ils ne soient pas écouter par tout le temple… Bien que l’odeur des plantes aient déjà commencé à faire jaser.

« - Cette recette n’offre que très peu de liquide… Mais peut-être qu’en en augmentant les proportions nous devrions pouvoir l’exploiter bien d’avantage. Avez-vous encore d’autres questions ? » Elle tira vers elle l’écorce d’Oréa. « Si vous vous sentez prêt, je resterai là pour vous assister. »

Tel Irina, la sirène ne se laissera pas faire. Prenant exemple sur sa brûlante supérieure, elle décida de rester active jusqu’au bout : la bataille n’était pas terminée.
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Irina Dranis
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Ven 29 Mar - 20:50

« Ma Déesse ? » Avait-elle demandé avant-même de s'en rendre compte.

La remarque lui fit froncer les sourcils, davantage par surprise que parce qu'elle était offensée. Elle respectait tout à fait les croyances ou absences de croyances d'autrui, tant que l'on respectait les siennes. De fait Irina avait des raisons bien propres de s'être dévouée dans un corps religieux, alors même que contrairement aux apparences elle n'était vraiment pas quelqu'un d'altruiste. Sa conception des choses n'avait rien de trivial et encore moins de normal pour la plupart des gens... mais cela ne regardait personne d'autre qu'elle en l’occurrence.
Cela n'empêcha pas que la rouquine se demande pourquoi il y avait une telle hostilité et un tel sarcasme dans la voix de Blanche. Elle qui jusque là avait toujours agi et réagi avec un calme enviable lançait un tel commentaire en l'air. Selon la prêtresse c'était loin d'être anodin... Mais bien que la curiosité soit de mise, cette dernière était sûrement malvenue. Elle décida donc de ne pas poser plus de questions pour l'instant. Son esprit se retourna à nouveau vers leur travail qui certes était important, mais ne nécessitait pas l'entièreté de son attention. La prêtresse resta à proximité et écouta la sindarine sans l'interrompre, se montrant disposée à la seconder en permanence sans être dans ses pattes.


« C'est le plus gros problème avec cette potion. Elle sent très bon, mais son goût est malheureusement infect. J'ai fait ce que j'ai pu pour améliorer ça, mais rien ne semble assez fort pour la sucrer sans en dénaturer les effets. Il faut donc s'assurer que le patient boive tout le contenu de la fiole pendant les brefs moments de latence entre la consommation et l'arrivée de la douleur qui accompagne la guérison. »

Elle avait parlé entre deux crises de spasmes du vieil homme qui criait à s'en casser la voix, son corps frêle secoué par cette bataille étrange de son organisme contre la maladie. Avec fermeté la rouquine avait aidé à maintenir le patient dans sa paillasse jusqu'à ce qu'il perde connaissance, leur laissant enfin un peu de répit. À bien y regarder c'était comme si le remède était en train de chasser un corps étranger par les pores de l'ensemble de sa peau. Petit à petit cette dernière devenait luisante et pâle, une fine pellicule de poussière y restant collée par la sueur. Néanmoins Irina avait bon espoir que ce vieil homme, quand bien même faible, puisse survivre moyennant une surveillance et un traitement régulier bien sûr.
Son expérience lui avait appris que les organes internes étaient la dernière chose à céder à la maladie, comme si le mal dévorait les malades de l'extérieur vers l'intérieur. La preuve en était le fait qu'elle ait réussi à sauver Jonas, un homme en phase terminale qui avait réussi à s'en sortir in extremis, grâce -ou à cause- d'une chirurgie qui aurait été condamnée d'après la plupart des déontologies. Néanmoins ça personne n'avait besoin de le savoir, car Jonas lui n'avait pas l'air de s'en plaindre. Du moins il n'était pas resté au temple suffisamment longtemps pour lui faire savoir son indignation, ce qu'Irina interprétait comme une façon ingrate de la remercier certes, mais aussi une façon indirecte de lui foutre la paix alors qu'elle avait d'autres chats à fouetter, ce qui l'arrangeait.

S'accordant le luxe de s'asseoir quelques minutes, Irina continuait comme à son habitude, sans jamais se plaindre. Tandis qu'elles préparaient un autre patient à la prise du médicament, elle usa de sa télékinésie pour attirer sa sacoche jusqu'à elle. À quoi bon avoir un tel pouvoir si cela ne lui permettait pas d'être fainéante par moments ? Y extirpant un bout de parchemin ainsi que le nécessaire pour écrire, elle commença à dresser une liste de ce qu'il leur faudrait, inventoriant mentalement les produits qu'ils avaient en abondance, et ceux qui commençaient à manquer. Veto pourrait peut être les aider à refaire leurs stocks lors de sa deuxième expédition dans la nature sauvage de la région.


« Si nous administrons quelque chose après le remède, il faut que ce soit quelque chose de foudroyant autrement cela ne servira à rien. Un somnifère ou un antalgique puissant... hum... Du pavot. De la feuille de poivrier. Millepertuis. Passiflore. Chanvre. Houblon. Dans le pire nous pouvons utiliser les tisanes habituelles, mais je doute que cela soit très efficace étant donnée l'intensité de la douleur. Ai-je oublié quelque chose ? » Elle regardait Blanche avec sérieux, considérant autant ses idées qu'elle n'aurait considéré celles d'une autre prêtresse. Un médecin était un médecin, qu'il soit affilié à un dieu ou non.

La jeune femme allait demander quelque chose à sa comparse lorsqu'elle fut interrompue par un prêtre de Delil qui avec maladresse mais délicatesse, lui apportait un corbeau entre les mains. Irina le remercia brièvement avant de simplement tendre son poignet, ou Raven vint sobrement se poser, avec un croassement qui ressemblait étrangement à une protestation. Irina lissa ses plumes ébène d'un toucher qui trahissait l'habitude, et retira quelques feuilles d'entre les ailes de l'animal.


« Oui je sais que tu n'aimes pas que l'on te tienne comme ça. Je lui expliquerai ne t'en fais pas. Allez, arrête de râler. » Elle sourit à demi, prenant le message qui était attaché à sa patte gauche, vérifiant que le catalyseur qui était attaché à la droite soit toujours bien chargé.

Rassurée, elle déplia alors le message dont elle connaissait déjà l'expéditeur. Gratifiant ces mots d'un de ses rares sourires dénués de cynisme, Irina griffonna rapidement une réponse, comme prévu. Raven tombait bien... Il pourrait repartir aussitôt avec une réponse, leur faisant gagner un temps précieux. Une fois fait, elle rattacha sa missive à la patte du corbeau, le laissant libre d'agir comme il l'entendait. Il lui faudrait sans doute un peu de repos avant de repartir, après tout sa tâche était tout aussi ingrate... Et il était assez étonnant qu'il s'y soit plié aussi facilement. Peut être comprenait-il l'importance que cela avait... Ou peut-être voulait-il se dégourdir les ailes par pur caprice. Peu importe au fond. Le mâle se posa sur son épaule, nullement dérangé par ses mouvements. Il se tenait simplement à son épaule, ne la blessant pas le moins du monde. Elle lui avait manqué on dirait... Cela ne lui ressemblait pas de vouloir une telle proximité.

Toutefois son acolyte bipède ne s'en formalisait pas, se relevant pour continuer son travail. Elle tenait à ce que Mains-Lestes soit soigné rapidement, et elle ne se gênerait pas pour s'en assurer. En face du lit du vieil homme se trouvait le garçonnet, désormais immobilisé des pieds jusqu'à la taille, et en prise à des fièvres qui étaient plus le produit de ce climat tropical que de la sarnahroa. S'approchant de lui, elle s'assit sur le rebord du lit et lui expliqua la situation. Le petit lui répondit vaguement par des murmures étouffés, incapable de se concentrer à cause du délire dans lequel il était plongé. Caressant ses cheveux emplis de crasse, la prêtresse se fit rassurante et tamponna son front avec de l'eau froide.
Regardant Blanche avec un air où se lisait son inquiétude, elle lui dit simplement :


« Nous devons le traiter en priorité. Il a apparemment été piqué par une mouche porteuse d'une fièvre des marécages. Les prêtres de Delil m'ont dit que ce n'est pas bien méchant si l'on le surveille... et il a déjà pris un traitement pour ça. Seulement son corps est faible à cause de sarnahroa, et je doute fort que ses défenses puissent fonctionner normalement alors qu'il est dans cet état. Il ne tiendra pas beaucoup plus longtemps à ce rythme. »
Son regard se fit sombre. Perdre Mains-Lestes serait douloureux autant professionnellement que personnellement. C'était un petit voleur des rues de Hellas, un enfant qui avait un sacré caractère et qui était toujours plein de vie. Le voilà pourtant là... cloué dans un lit avec une expression si pâle qu'il en faisait peine à voir. Revenant à quelque chose de plus « neutre », Irina se força à rester inébranlable.

« Au fait si ce n'est pas déjà fait, il faudrait que nous buvions tous un peu de cette potion. À titre préventif une demi fiole devrait suffire. Ce serait dommage que les seules personnes capables de produire ce remède se retrouvent elles-mêmes infectées... »



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: LA GRANDE EPIDEMIE - Dernier acte   Mar 2 Avr - 18:27

Le fait de demander de l'aide pour comprendre se qu'il fallait faire et éventuellement l'ordre des choses n'avait rien d'un hasard. Comme il l'avait dit, même après avoir apprit la plupart des choses ces six dernières années dans les livres que possède sa famille dans la demeure des Balibes, le fait d'apprendre de la part de quelqu'un d'autre est beaucoup plus facile.
On voit se que la personne fait, contrairement au livre où les choses sont simplement écrite. Combien de fois, Duscisio a dû faire des erreurs avant de prendre en main l'Herboristerie de Lumière.
Ici il s'agissait d'apprendre vite et bien pour soigner le plus tôt possible. En plus d'avoir le temps qui joue contre eux après qu'un enfant ai découvert se qu'il ne fallait pas qu'il découvre.
Sans ses protections et ses armes Duscisio avait l'air de quelqu'un tout à faire normal. Il n'avait aucune protection, après tout pour une fois qu'il ne risquait rien à cent pour cent, cela changeait. Autre sa boutique, on ne le voyait jamais comme ça. Le tout poser à côté de son sac on pouvait se rendre compte qu'il avait tout de même un bel attirail.

Le maitre apprend de l'élève. On ne pouvait pas vraiment dire que le Rosier Blanc était un maître, il avait simplement plus d'expérience dans le domaine de l'herboristerie et de la concoction de remèdes, aussi jeune était-il.
Avant qu'elle ne commence, il chercha dans son sac se qui pouvait ressembler à un bloc-note, le même bloc-note qu'il utilisait pour recueillir des informations en tout genre. On pouvait voir des pages remplis de notes de toute sorte, dont l'écriture était pourtant très bien soigner pour qu'il se relise plus facilement.
Inutile de dire qu'il est vain de lire ses notes : C'est écrit dans sa langue natale.
Ce fut suite à un petit bocal d'encre et une plume qu'il posa le tout à côté et laissa ses yeux observés les faits, gestes et explication de la demoiselle qui allait lui apprendre se qu'il avait besoin de savoir pour les prochaines heures de travail qui l'attendent.
Et les choses lui fut expliqué très simplement, on pouvait le voir écrire quelques notes de temps en temps avec une écriture plus qu'étrange, qui allait lui permettre de simplifier sa compréhension si un trou de mémoire allait s'emparer de lui. Il notait chaque chose importante, autant dire qu'il écrivait à chaque étape de la préparation. Et puis au final :

Rien n'est compliquer sur le papier. Sauf si je me trompe, il n'y a pas d'ordre dans le mélange ?

Il posa papier et plume sur le côté et reprit quelques-uns des ingrédients.

Je vois. Augmenter la quantité d'eau d'un quart et augmenter celle de le l'écorce et de la sève d'un cinquième. Ensuite ajoutez un pétale de la fleur de Lys toutes les trois doses.

Il prit une pause de quelques secondes, le temps de regarder ses notes.

Prenez de quoi mélanger plus longtemps pour que tout soit dans une solution homogène. Normalement, la quantité devrait doubler pour ses dosages.
Plus vous mélanger longtemps et doucement, plus la fleur de panacée pourra y diffuser ses effets bénéfiques dans toute la potion. Mais uniquement la quantité changera, mais il sera plus efficace d'en produire de cette manière.
Commencer par doser les ingrédients, pour une part afin d'être certain du final.


Il partit dans le coin ou la terre acidifier par le Citropsis*, pour y planter l'une des fleurs avec les soins nécessaires, sans utiliser de magie pour le moment.


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