Dans le cœur des flammes



 
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 Dans le cœur des flammes

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Shiva

MessageSujet: Dans le cœur des flammes   Ven 10 Jan - 15:09


Une odeur âcre et amère se dégageait sur sol, comme une moiteur vaporeuse qui s’élevait directement de la terre humide que leurs souliers remuaient incessamment depuis qu’ils étaient arrivés à la cité. Autour d’eux, des colonnes immenses se dressaient où des fumées blanchâtres répandaient des odeurs âcres de souffre et de terre battue. Et au-dessus d’eux, une large voûte de pierre dont la distance ne permettait pas de révéler si celle-ci était taillée ou laissée brute. Le sol avait était recouvert de dalles… Mais les pas répétitifs des habitant et des condamnés l’avaient recouvert, progressivement, d’une épaisse couche de boue et de vase – si il n’y avait que cela. Et les ténèbres… Seules quelques torches éclairaient hasardement leurs passages. Des zélos, des hommes assombris leurs faisaient face de tous bords, de tous instants. Umbriel était donc si brisée que ça ? Un simple regard vers lointain permettait de comprendre pourquoi la ville faisait si peur que cela aux habitants des pays voisins. Sans que des mots précis puissent décrire ce phénomène étrange, une oppression féroce avait assaillis le petit groupe, alors qu’ils venaient à peine de franchir le seuil menant à la cité. Encore une longue route à faire… Et les regards qu’on leur lançait étaient déjà tout sauf des messages de bienvenus.

Il fallait dire que dans la cité profane, le trio qui avançait pouvait paraître bien hétéroclite. Trois formes encapuchonnées et vêtues de longues capes glissant sur le sol d’un blanc crème où l’on apercevait çà et là quelques arabesques et dorures représentant le sceau de Delil. Dans l’obscurité des sous-sols, on ne voyait d’eux que de rares éclats de peaux, des ombres de regards, des fantômes de pupilles braquées sur la ville. On ne pouvait distinguer ni leur visage complet, ni leur personne sous ces drapés épais. Seule leur appartenance au temple de la vie était certaine. Nul doute qu’il passait mal dans la ville où elle était mise à mal dans des prisons horribles, où le sort des prisonniers était plus qu’incertain. Les cris, les tortures… Cette ambiance macabre avait de quoi impressionner. Mais bizarrement, le groupe marchait déterminé vers le lieux où les attendait leur but. Et alors qu’ils essayaient au mieux d’éviter de croiser le moindre regard et de passer le plus discrètement possible autour de tous ces spectres obscurs révélés par les torches, ils se voyaient quand même au cœur d’interrogations. Qu’est-ce que ces gélovigiens venaient faire ici ?

Et au cœur de cette troupe, marchant bravement au centre, la tête haute, le visage masqué par un foulard opaque et mauve, un regard bien plus vide que ses compagnons essayait de dévorer la route des yeux, espérant bientôt pouvoir arriver au lieu voulu alors qu’elle dispersait autour d’elle les effluves agréables de ses parfums. Elles ne devaient plus être très loin à présent, ils marchaient depuis un certain temps déjà. Et dans ces caves assombris où régnait une puanteur digne des morts, plus vites seraient-ils arrivés, mieux ce serait. Nul doute qu’elle n’apprécierait pas le séjour dans ce lieu sombre. Mais il était nécessaire pour pouvoir assister au mieux son temple… Ses pieds trainaient sans arrêts dans cette boue noircis et visqueuse, s’accrochant sauvagement à ses chaussures comme si elle voulait les avaler. Quel dommage pour la soie qui enveloppait ses chaussures… Elle n’aurait plus qu’à les jeter, une boue aussi terne ne partirait probablement jamais. Pour de si jolies chaussures, c’était vraiment une honte. Un soupire long s’échappa de ses lèvres, transperçant le tissu de son foulard pour répandre devant elle un éphémère fantôme de brume qui s’évada dans le néant.

Rarement elle ne s’était sentie autant prise au piège qu’en ce lieu. Sombre. Froid. Fermé. Une cave semblable à une tombe, où elle aurait dût reposer il y avait des années de cela maintenant. Cette situation la rendait particulièrement mal à l’aise. Bien que le Haut-Prêtre forgeron était en place depuis bien plus longtemps qu’elle – Et c’était presque un euphémisme – elle n’avait jamais eut l’occasion de le rencontrer, et en connaissait encore moins sur lui, mise à part les qualités exceptionnelles de ses manufactures vendues à travers le monde.  Et avec les temps qui courait, la demoiselle fraîchement en place se savait menacée de toute part par des détracteurs qui voyaient en sa présence une menace et une honte pour Delil, alors qu’elle avait été choisie par lui-même et qu’elle le représentait avec brio. C’était donc avec une idée en tête qu’elle s’était mise à rechercher, où qu’elle le pouvait, des aides et des alliées pour l’aider dans sa tâche, lui donner les conseils et les alliances qui affirmerait sa position… Mais aussi qui pourrait aider son temple en cas de problème. Des alliances, ouvertes ou officieuses, qui uniraient les temples, se promettant soutient et renfort en cas d’attaque ou de révolte. Elle avait tout son temps pour les faire, mais les derniers évènements impliquant les éclaris avait mis le feu au poudre et l’avait poussé à venir à la rencontre de celui qu’elle considérait comme l’un des Haut-prêtre les plus influents… Comme l’un des plus mystérieux.

Au bout de longues minutes de marche, enfin, elles furent à vue. Les Grandes Forges de Bor – son temple, ou au sein même de celui-ci. Royale, majestueuse, imposante, la bâtisse était une pure représentation du génie de son créateur et de la fougue créatrice et brûlante du Dieu qu’elle honorait. Un souffle chaud s’en dégageait perpétuellement, et des grandes meurtrières qui servaient de fenêtre luisaient perpétuellement la lumière des flammes qui devaient s’élever dans les bas-fonds. Du reste, l’ombre ne permettait pas d’en distinguer plus. Un long, très long et froid frisson parcourut tout son dos, puis ses jambes longues. Ce n’était pas un lieu pour elle, loin de là. Elle n’avait emportée aucune de ses armes, se vouant à la représentation de son temple plutôt que la guerrière stratège qu’elle avait jadis été. Et même sa magie n’aurait aucune utilité ici. Inutile de vouloir contrôler la nature, il n’y en avait nul présence ici. Même le ciel était hors de sa portée. Il ne lui restait que le contrôle de la terre en cas de problème, et dans une ville souterraine, il pouvait s’avérer redoutable. Mais après tout, elle n’était pas là pour ça. Bientôt, elle rencontrerait le Cœur de Bor qui battait dans ces forges…

Le moment était venu. D’une main, elle fit signe à son groupe d’avancer et de pénétrer les lieux. Ne connaissant pas l’accueil qu’ils recevraient, la Sainte Macabre fonça tout de même, fière de son rang, et portant élégamment son titre devant la chaleur du lieu. La porte s’ouvrit timidement, suffisamment pour qu’ils s’y engouffrent. La chaleur était étouffante. Il était dur de respirer… D’un geste elle tendit son foulard à un de ses disciples qui avait du mal à respirer, lui lançant un regard lourd de paroles. Quand un prêtre vint finalement à leur rencontre, la jeune femme mis en place sa mécanique d’apparat, faisant couler sa capuche sur ses épaules, dévoilant sa peau translucides et blêmes, et ses yeux opaques et morts.


« -Nous sommes à la recherche du Cœur de Bor, le Haut-Prêtre du grand Forgeron. Est-il ici ? »


Dernière édition par Shiva le Mer 15 Jan - 18:47, édité 1 fois
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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Ven 10 Jan - 16:36

Le monde n’a que peu d’influence et la vie et la mort semble ce qui régit tout les êtres de chair et sang. Deux prêtres, deux hauts prêtres puissants par leur culte et bien plus facilement révéré qu’un dieu artisan bien que créateur de l’âme même du monde avant qu’il soit poursuivirent par d’autres. Et dans la chaleur perpétuel du temple une des deux grandes figures de ce que révère et craignent les hommes se présentait, aucun semblant de doute n’était possible et c’est se pauvre Adam qui avait eut le malheur de croisé la route de la blanche dame damné.

Le fait est qu’elle n’était pas plus attendu que tout les hommes, les êtres ou les clients qui parcours ce lieu et l’homme qu’elle venait d’interpellé était un de ses simples novices qui tournait la tête et ne faisait semblant de ne pas avoir entendu à moi que ce fusse pour une noble dame. Coup de chance ou du sort pour ce dernier, tout les être de se temple aurait répondu à l’appelle de ses grands yeux et de cette peau opaline. Coup du sort car se jeune mouton aurait préféré évité d’avoir la chance de mettre en rogne la moitié de ses supérieur pour avoir bafouillé devant une personne importante, l’autre moitié voudrais simplement le tuer … Alors, lorsque l’homme est beige, pour ne pas courir au désastre il devient muet.

Levant imperceptiblement les yeux de désespoir vers les voutes eternels où les étoiles avait été gravé, il s’incline le plus bas qu’il peut avec un geste à la fois ridicule et comique d’un apprenti qui n’as connu des nobles que ce qu’en a raconté sa grand-mère qui en avait vue un passé dans son village alors qu’elle était jeune. Et, alors qu’il se redresse en se rappelant qu’il doit garder le dos droit, bombé le torse, ne pas la regarder directement dans les yeux ni à une zone inferieur, ni même regarder ses pieds, et le tout en essayer de juguler cette vague de ridicule et se sentiment de devoir s’excusé … Un ensemble de chose complexe qu’il réussit avec bien peu de maitrise tout en portant son doigt sur ses lèvres. Un autre geste maladroit, il allait se faire bruler ou écorché vif par ses superieur, lui qui voulais signaler son mutisme venait de demander le silence … D’un brouhaha de langage corporel il tenta de faire comprendre qu’il ne voulait ou ne pouvais parler mais que les gens en avait le droit. Puis laissant tombé ses épaules il leur fit signe de le suivre en évitant de pensé à son futur châtiment.

Ses pas non plus n’étaient pas ceux d’un noble, ni d’un épéiste rêveur ou d’un poète voleur, il était ceux d’un homme simple, un de ces artisans ou hommes qui étaient maintenant accepté comme les autres au service du dieu. Mais le lieu contrastait tellement avec la simplicité de l’homme que personne ne pouvais simplement faire attention à lui. Au plafond, éclairé par des pierres étranges des scènes de la vie de Bor et de ses hérauts. Au mur des milliers de petites loges où était présenté des armures, des coupes, des épées et des bijoux qui pouvais valoir bien plus cher que la vie d’un homme dans ces pays où elle n’as pas de prix.

Ici une épée, là un vase en fine porcelaine cuite dans les fours et le rythme connu de tous ceux qui connaissait la main commençait à vivre. Le dédale de couloir qui constituait les premier six mois de l’apprentissage des novices qui perdrait sans compromis qui conque n’avait de guide atténuait les sons. Pourtant il n’y avait de doute, là bas, au tréfonds de CoeurVent, bien loin sous ses pieds, le métal prenait la vie que le marteau lui insufflait avec adresse.

A loin un jeune garçon parti en courant à la réponse d’un des signes du guide qui ne les avait plus regarder depuis qu’il avait pris la route, et à mis chemin le battement de cœur qui grandissait se turent et les dernières minutes de marches se firent dans le silence. Même Adam qui pourtant vivait ici à temps plein ne pouvais s’empêcher de jeter un œil aux œuvre qu’il connaissait par cœur mais admirait toujours autant. Un œil vif, le rythme de sa marche et les battements de son pantalon en toile rêche ne laissait pas vraiment le temps à l’oisiveté contemplative. Il voulait se débarrassé de se travail ingrats.

Enfin la délégation arriva devant une grande porte ouverte d’où suintait la lumière paresseuse des forges et des feux perpétuellement allumés. Sur la lourde porte de métal des signes s’entremêlait formant ici et là des rappels de son nom sans jamais les montré ostensiblement, CoeurVent vivait tranquillement derrière se pas. Sans attendre le jeune homme baisse le regard et s’incline pour les invité à passé sans lui, puis une fois que toutes ses frauduleuses simulacres de fanfaronnades furent bien éventé et que les trois êtres ne l’eurent plus en ligne de vue il disparut de la vue des hommes à la vitesse d’un enfant qui à autre chose à faire … De très important.

Là, devant la délégation se présentait une table autour de laquelle trônais des chaises en chêne massif bien trop lourde pour être déplacé par un seul homme. Divers dessin avait été fait et même si les mains maniant le ciseau avait été celle de novice elles auraient put être vendu pour des chaises de maitre à n’importe quel noble n’ayant pas une connaissance poussé de l’art. Sur la table attendait une théière fumante probablement légèrement plus chaude que la pièce, et divers assemblage de petits gâteaux et de viandes séchés. Quatre tasses en ébènes regardaient les nouveaux arrivants en racontant diverses histoires d’armes de légende ou de cornes d’abondances.

Mais la chose la plus impressionnante se trouvait sur la quatrième chaise qui semblait, malgré sa constitution exceptionnelle, hurlé sous le point. La main de Bor était là dans une chemise nouvellement passée qui ne comportait pas les traces de brulure de son pantalon ou du tablier de forgeron, qui aurait put servir de tente pour deux personnes, qui avait lancé près des feux. De sa fantastique main il tenait une pipe juste allumé et de l’autre il fit signes aux gens de Delil de bien vouloir s’assoir et brisa la loi du silence.


-“Sainte, je suis bien heureux de vous voir ici, j’aimerais savoir ce que fait la prêtresse de l’une des divinités les plus aimé de ce monde dans les tréfonds du cœur même du dieu créateur. Cependant, avant de débattre de choses fâcheuses, car je doute que vous veniez m’acheter des armes, j’aimerais que vous goutiez ce thé que j’ai fait venir des iles reculé, il est exquis et je ne m’en lasse jamais.”

Sa voix était aussi chaude que son sourire et si son corps était loin d’être beau, sa voix elle avait ce petit quelque chose qui fait que l’ont doute que cette personne puisse, un jour, vouloir du mal à quelqu’un. Une de ses peluches d’ours que l’on donne aux enfants et qui les protèges de tout les mauvais rêves et non pas un homme qui se bats tout les jours pour garder son post. Pourtant la vérité est bien rarement dans les apparances.
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Mer 15 Jan - 18:46

La réaction du petit disciple fut particulièrement étonnante, ce qui causa aux deux accompagnateurs un regard mitigé et anxieux. L’un d’entre eux avala bruyamment sa salive, produisant un écho guttural au milieu des métalliques sons des forges. Sans mot dire, le jeune homme leur fit le geste de le suivre, puis se dirigea de lui-même vers le fond du temple, s’engouffrant dans des dédales et des chemins qui auraient fait pâlir les premiers venus tant l’édifice souterrain était un labyrinthe. Des dizaines de passages sombres et faiblement éclairés qui partaient dans toutes les directions. Avançant rapidement, la meute réunie au nom du Vivant éprouvait la plus grande peine à suivre le petit ingénu dans le clair-obscur des passages. Mis à part son apparence fragile et ses jambes squelettiques abritées par une longue robe et un manteau de soie, le tout caché par sa cape blanche, la vierge pourpre était probablement celle qui parvenait le mieux à rester dans ses jeunes pas, ne prêtant attention qu’à son dos juvénile qu’elle couvait de son regard mort et doré, brûlant d’une détermination sans épreuve. Ce n’était pas le cas des deux compères, dont les yeux étaient bien plus attirés par les murs.

Leurs pas, leurs démarches étaient aléatoires, laissaient entendre les tâtonnements timides de leurs bottes contre le sol poussiéreux, leurs allez et venus à des vitesses variantes en fonction de leur attention au chemin entrepris par leur guide et leur prêtresse. Ils avaient sans cesse le regard rivés sur les creux taillés à même les murs et ce qui étaient exposés à l’intérieur. Des bijoux, des armes, des vases et autres objets, d’une finesse incroyable et d’une beauté sans pareille. La qualité des matières les transcendaient complètement, alors que leurs surface parfaitement entretenus luisait magnifiquement à la lueur des torches, laissant resplendir le savoir-faire et la capacité de celui ou ceux qui en étaient les créateurs. Le temple de Delil étant bien moins remplis et bien plus simples, il ne faisait aucun doute que ces deux disciples n’avaient jamais pu voir de telles manufactures de leurs jeunes vies, et appréciaient particulièrement le spectacle, au risque de ralentir toute la troupe. Mais plus les secondes passaient dans la contemplation général, plus un rictus agacé se dessinait aux coins des lèvres de la macchabée qui ne trouvait pas à son goût le vagabondage de ses protégés. Brisant le silence instauré par leur timide accompagnateur, elle leur lança sèchement pour les sortir de leurs admirations:

« - Vous aurez tout le temps d’admirer la splendide manufacture présentée dès que vous serez libérés de vos obligations. Et cela pourrait arriver bien vite si vous continuez à rêvasser comme des enfants. Soyez dignes de votre Dieu et avancez plus vite. »

Le ton de glace de la macabre remit aux deux hommes les idées droites, et une marche stoïque. Elle avait bien trop de préoccupations vagabondes dans l’esprit pour devoir se soucier également des enfantillages de ses deux disciples qui ralentissaient leur délégation. Et trop de pensées parasites n’étaient jamais bonnes dans un moment comme celui-ci… Elle ne comptait pas se présenter devant le maître forgeron avec deux petits les yeux pleins d’étoiles et perdant leur noblesse à la moindre lame brillante ou au moindre diamant taillé. Nul ne doute qu’ils auraient le temps de lui transmettre leurs sentiments et leurs compliments plus tard, mais pour le moment des choses bien plus sérieuses étaient à discuter. Pourtant, une déviance de son regard topaze vers un sceptre d’or présenté sur le mur la fit pliée quelques secondes. Les objets qu’ils confectionnaient étaient vraiment splendides. Shiva reprit alors son air décidé, bien plus déterminée à rencontrer le grand créateur qui officiait en ce temple.

Les couloirs s’énuméraient, se multipliaient encore et encore jusqu’à ce que finalement, une porte ne leur soit présentée. Ne se sachant pas d’une première jeunesse, la Haut-Prêtresse était heureuse de constater qu’ils étaient enfin arrivés à destination. Plus les secondes passaient, plus l’omniprésence de sa mort habitait son esprit alors que sous les tissus de sa jupes, ses jambes commençaient à trembler. Mais ce n’était ni le lieu ni le moment de flancher. Derrière cette porte se trouvait sans aucun doute l’objet de leur venu. Elle avait entendu mille et une rumeurs à son sujet, de son élection au siège de représentation vivante du Dieu des flammes créatrices aux doutes qui subsistaient autour de celle-ci, à sa nature démoniaque jusqu’à des torts qu’on lui aurait prêté. Ce serait un homme dantesque, titanesque, aux mains plus grandes que la tête de trois hommes et au corps sur dur qu’aucune lame ne pourrait le transpercer. Que la suie aurait finie par recouvrir son cœur devenu noire, et son sang devenu lave. Jamais la dame n’avait été très impressionnable. Aussi elle avait fait taire beaucoup de ces rumeurs, et ne s’en été tenu qu’aux faits. Mais ceux-ci étaient si mystérieux que pour une fois, elle ressentait avant de franchir cette porte une forme d’appréhension.

Puis ils entrèrent, oubliant le jeune disciple qui apparemment était ravi de ne plus avoir ce groupe saugrenu sur les bras. Là, devant eux, se présentait une table somptueuse, avec un ensemble de chaises lourdes et taillées de la façon la plus habile et la plus admirable, reflétant avec goût et beauté les scintillements paresseux et agréables du feu qui se dispersait dans la pièce en dizaines de mouvements de lumières. L’atmosphère était à la fois raffiné et austère, rendu aussi chaleureux par le feu et travailleur par les perpétuels éclats de métal qui raisonnaient de toutes parts. Sous sa peau grisâtre, presque mauve sous l’orange des jubilés, la Dame était impressionnée par tant de goûts dans la noblesse du mobilier que par l’homme qui se tenait dans le fauteuil dans le fond de la pièce, leur faisant face. Son regard se braqua immédiatement sur lui, posant ces iris dorées et macabres sur cette peau tannée, marquée de cicatrices multiples, ces yeux brillants, renvoyant l’air des forges, le tout dans une chemise immense pour cacher son corps de géant. Il aurait pu la briser d’un geste s’il l’avait voulu, ou la croquer d’un coup de mâchoire. Mais il n’émanait de cette carrure de roc qu’une impression de sagesse et de raffinement qu’elle avait rarement connu chez autrui, et qui ici paraissait bien étonnante.

Sa voix chaude ne tarda pas à résonner dans les lieux avant qu’elle n’ait pu dire quoique ce soit. Ils prirent tous place autour de lui, la gorgoroth, le cou haut et le visage relevé dans une position parfaite au centre, ses deux acolytes, ouvertement impressionnés par l’homme du feu, autour d’elle, s’abritant sous leurs capes dans un manque de conviction apparente. En les voyants ainsi, Shiva eut un rictus d’agacement pointu. Elle aurait mieux fait de venir seule, peut-être aurait-elle parue plus brave. D’abord surprise par le fait qu’il connaissait son identité – et par la même la renommée de la Vivante divinité – sa politesse l’étonna ensuite. Alors qu’aucun des deux hommes n’osaient attraper une tasse après y avoir été invités, elle fut la seule à saisir une hanse, remarquant au premier coup d’œil les détails de la porcelaine.


« - La qualité de votre service est déjà à la hauteur de votre manufacture, Haut-Forgeron. Nous ne doutons pas que le thé en sera tout aussi remarquable. »

En effet, une gorgée plus tard, et la dame était conquise, relevant les notes agréables et fleuries malgré son palais affecté par la mort. Reposant le contenant devant elle dans un geste délicat, elle regarda de nouveau le grand homme, invitant d’une main ses disciples à reproduire ce qu’elle venait de faire.

« - Tout d’abord, laissez nous vous remercier pour votre accueil en ces lieux. Même si notre guide n’aura pas été très bavard… J’ai conscience d’arriver inopinément dans vos forges, mais vous l’aurez deviné, j’aimerai m’entretenir avec vous sur certains points sombres qui pourraient toucher nos deux églises… » Se taisant ensuite pour savourer une nouvelle gorgée, elle poursuivit. « Vous avez amplement raison, le thé est délicieux. »
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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Jeu 16 Jan - 10:27

Brom sourit, c’était plus une habitude qu’autre chose mais dans ce corps de géant disproportionné c’était la seule chose qui le raccrochait encore à l’humanité aux yeux de ceux qui ose l’observer. Et alors que sa main tenait une tasse deux fois plus impressionnante que celle de ces invités, elle paraissait minuscule sous ses mains de forgerons. Il était conscient d’être impressionnant tout autant que l’était Cœur, mais comme Cœur il ne cherchait à joué.

Dans son esprit, le chemin avec Adam se fit, le jeune homme n’aimait pas parler de peur de se ridiculisé, il n’aimait pas jouer de la voix, mais sa main était celle d’un artiste, il jouait du ciseau, probablement à ce moment même comme un des hommes de Fen aurait put chanter, même si ces chants en question qui accompagnait les bruit des copaux de bois était des plus désagréables. Alors ils leurs avait surement fait le coup habituel… Ainsi était née la légende qu’on ne devait parler dans le temple même de Bor. Les gens l’avaient interprété, fait croitre, grandir et rêver, on murmurait que le dieu voulait entendre les marteaux et les mains travaillé. On rêvait que le moindre bruit autre que celui des artisans déconcentrait l’homme et faisait de son travail un échec qu’il se devait de recommencé. Ce n’était pas tout à fait faux, car au moment même ou la prêtresse avait parlé dans les couloirs, quelques portes plus loin un des novice avait un mouvement qui sonnait faux et, dans un silence douloureux, recommençait à nouveau les gestes qu’il finirait par connaitre de toute son âme. Mais les légendes restent des légendes même si elle puise sur une vérité, souvent aberrante…

Mais Brom aimait particulièrement les légendes, comme Bor il avait une considération particulière pour ce qui reste encré dans le temps même, perdure et vie plus que l’instant présent. Des centaines de présents, des milliers de vie concrétisé dans l’instant, la redondance même d’une histoire … Une nouvelle fois il se demanda la vrai relation entre Fen et Bor, si proche et pourtant si loin. Mais la question, le débat n’était pas là, la femme avait parlé, et quelle femme.

L’être en question, demoiselle ou dame une créature des plus étonnantes, une morte beauté dévoué au dieu qui hurle la vie et ne que faire des apparences … Il en savait beaucoup sur elle comme il cherchait à en savoir sur les maitres de chaque temples car il en allait de sa vie, de leur vie le jour ou le conseil se réunirait à nouveau et où il devrait suivre la voix bien difficile de Bor. Ses grand yeux, perdu dans le silence presque aveugle de la mort gardait pourtant une étincelle où l’ont pouvais voir Delil en personne. Puis venait son visage droit, noble, qui, même si il avait été attrapé par la mort, gardait les vestiges de sa beauté d’antan. Elle était marquer du seau perpétuel de la noblesse, coup haut, lèvres suivant les devoir de l’étiquette, visage calme posant un masques nécessaires aux frasques de la cours, elle était la politicienne qu’il ne serait jamais, la beauté fané qu’il n’avait jamais eut, mais qui, dans sa mort, se cristallisait sur les points de magnificence… Quelque chose de grandiose orchestré par deux être tout aussi proche et lointain que Bor et Fen. Sa main jouait avec sa tasse, sa peau trop tiré sur ses os, ses muscles presque invisible, quelque chose le gênait toujours autant dans ses créature qui semblait pouvoir être brisé d’un mouvement ou d’un souffle mais qui montrait une résistance bien plus impressionnante que leur constitution ne pouvais le faire croire.

Alors qu’il buvait les paroles de la dames autant que son thé elles le replongèrent dans la doucereuse réalité, elle était ici pour parler politique et non thé, voilà encore une nouvelle chose qui était fort dommageable. Elle était venu, entouré de deux moufflet qu’elle avait du choisir pour se sécurisé la route dans ses contré où, si l’ont tombe sur un être seul, il est permis de le vendre et de le faire retombé à l’état de chose avant qu’il ait le temps de comprendre qu’il avait été brisé. Mais il devait exister dans gens bien plus présent dans se temple, avec plus de présence, plus de muscle ou d’ossement, car il n’impressionnait en rien le géant et semblait bien plus impressionné par ce qu’ils avaient autour d’eux. Il prit note dans un coin de son esprit de ne se faire accompagné que de lui-même ou d’une délégation choisit sur le volet de gens qu’il ne pouvait laisser seul dans le temple sans qu’il complote contre lui … Ces deux personnes ne pouvais être de ces gens là, elle ne leur aurait permis de passé la porte alors pourquoi ?

Il posa sa tasse de thé dont les senteurs et les effluves lui rappelaient ses courses dans la foret des Eryllis alors qu’il essayait de sentir la présence du dieu dans les pierres courant sous ses pieds. Il aimait ce thé autant qu’il aimait cette forêt, mais elle n’était faite pour lui. Il était fait pour la pierre dure qui le supporte et qui ne craint pas son corps trop chaud pour laissé vivre quelqu’un aux alentours. Puis, alors que l’être qu’il admirait d’un œil étonné à la fois d’homme et d’artisan finit ses quelques paroles, il la prit à son tour.


-“Je ne peux qu’approuver sur le bien être de ce thé, la douceur et le gout qu’il procure me rappelle les alentours du temple de Fen, je vous conseil d’allé y faire un tour même si, l’homme qui était grand prêtre au dernières nouvelles et être née de l’essence même de la politique, un certain Tekum Tse des plus intéressant. Je ne sais s’il tient toujours les reines …

Pourtant je doute encore, comme il se doit de la raison de votre venu, une chose qui pourrait toucher nos deux églises. La dernières fois que cela eut lieux c’était durant les guerres de religion, une magnifique action de Shanra vous ligan contre votre adversaire et ami de toujours, les touts aussi heureux que votre père, le dieu de la mort. Mais cette époque était une époque de profit et le temple de Bor à fait ce qu’il à toujours fait, armé les deux adversaires en fonction seul de ce qu’ils avaient à proposé comme payement. Or nous n’étions intéressé ni par une éternelle vie, ni par un non mort … Les débuts furent … ensorcelant.”


Les bases du discours était posé, il ignorait encore bien des choses sur la dame, il n’avait qu’un faible réseau d’information née surtout des gens et autres aventurier qui venait aux forges changer d’équipement. On apprend beaucoup par ses gens là, mais rarement la politique interne d’un temple ou ses problèmes.

“Je ne suis pas un de ces politicien qui aime danser des heures autour du pot, vase dans lequel vous mettez des belles roses aux senteurs magnifiques, promettant mont et merveilles mais, pour lesquelles vous ne précisé que rarement l’existence d’épine empoisonné. Je ne suis pas politicien mais je sais jouer à ce jeu. Pourtant j’ai beaucoup de respect pour vous et je ne veux danser cette valse ridicule avec vous. Ce n’est pas le cas de toute autre danse que vous me proposerez qui sera pris avec grande considération tout en sachant que j’ai une fâcheuse habitude à marcher sur les pieds de mes cavalières.”

Ayant dis cela d’un ton neutre, presque oppressant il retrouva son sourire en quelques secondes alors qu’il parlait de ces fâcheuses habitudes –bien vrai ! Dans un sens comme dans l’autre, je veille aux deux. Il continua donc sur sa lancé, il n’entrerait le premier dans le vif du sujet car c’était à la demandeuse de jouer ces cartes –On peu ne pas être politicien sans être stupide … J’aime ce thé, il me réveille.

“Je prend ce thé à une jeune homme avec des enfants magnifique et une famille bien heureuse. Une petite exploitation familiale proche de la forêt ou vive les Eryllis. Je lui bois tout son stock moins celui qu’il vend à prix d’or aux nobles à qui j’ai eut le malheur de le faire gouté…”

En réalité, il aimait danser, toutes les autres passes qui n’étaient pas la valse des nobles-Chut ! C’était un secret …
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Sam 25 Jan - 15:06

Loin, dans les caves enflammées, les bas-fonds vibrants de la chaleur des forges, les marteaux tombaient dans cesse dans une frénésie créatrice, et la sueur se mêlait au métal coulant qui était amené à devenir la plus fine des manufactures. Dans cette petite pièce isolée, ces chants et ces hommages n’étaient pas audible pour les oreilles, accoutumées ou non, de l’assemblée croyante. Seul le bruit irrégulier des tasses que l’on repose sur le bois, de cet infime éclat de porcelaine se heurtant au bois laqué était à portée de tympan pur tout l’auditoire. Dans cette valse délicate, les doigts rouillés des deux compères s’échangeant à fréquence rapide des regards interloqués, choqués, amusés avaient le plus de peine à trouver le bon moment pour récupérer leur récipient ou a le faire d’une façon délicate et discrète comme n’importe quelle personne civilisée. Mais la mauve sylvestre n’avait plus que faire de la danse ridicule de ses deux accompagnateurs, ses yeux absents étaient captivés par un nouveau spectacle à la hauteur de sa surprise.

Le colosse qui leur faisait face, tenant dans sa grande main charnue une tasse aux proportions tout à fait respectable pour le commun des mortels – et des trépassés, avait tout d’un mystère pour les quelques inconnus qui lui faisaient face. Rares étaient les instants, aussi bénis soit-il, où Shiva avait été amené à ressentir de l’étonnement. Etrangement, depuis son passage vers l’état de décédée, ses émotions s’étaient faites plus froides, mesurées, et elle calculait la moindre chose pour pouvoir effacer la possibilité de l’imprévu. Mais la machinerie de courtoisie et de délicatesse qu’elle avait devant les yeux réussissait l’exploit de mettre à mal ses pensées et ses prévisions, et d’illuminer ses sombres prévoyances par une image des plus agréables. Sous ses airs dantesques et ses traits burinés, ses innombrables cicatrices, souvenirs de bataille ou d’accident de forge, ses yeux sauvages et bouillonnant comme les perpétuels flammes qui devaient brûler dans le cœur de ce temple, Brom avait tout l’air d’être un des êtres les plus civilisés qu’elle ait été amenée à rencontrer, du moins depuis qu’elle était à la tête de son église. Delil devait être remercié – ou plutôt Bor, dans un tel cas – d’avoir su choisir un être aussi surprenant pour être sa main et son marteau.

Mais, alors qu’elle buvait une nouvelle gorgée du liquide chaud qui caressa sa langue et son palais pour y déposer un goût agréable pendant quelques secondes, le haut-prêtre prit de nouveau la parole, coupant la macabre dans ses pensées. Gardant sa tête haute et ses doigts osseux enroulés comme des vipères autour des hanses et de la céramiques, elle reposa à nouveau ses yeux sur lui, prenant le plus grand soin de ressentir la moindre de ses expression. Les maigres informations qu’elle avait eut sur le géant des forges de Bor, et qui subsistaient inchangées, faisaient état d’un homme directe qui irait droit au but. En cela, ses bienveillantes rumeurs n’avaient pas tort. Et dans son apparence, il semblait bien être une représentation de cela. Mais alors que ses premières pensées allaient étrangement au temple de Fen et à son ancien prêtre, Shiva reposa sur lui ses yeux opaques et intrigués. Si la raison qu’il supposait n’était pas improbable, il ne touchait pourtant pas au but. Mais sachant ce prochain sujet sensible, elle minauda un roulement de tête, semblant évasée la question comme pour la faire fuir des oreilles de ses deux disciples.

Les deux hommes qui avaient abaissés leurs capes étaient toujours en train de siroter gaillardement leur nectar, l’air distrait, et le regard rivé, quand ce n’étaient pas sur leurs yeux mutuels, sur l’hôte de maison qui les accueillait et qui semblait avoir sur eux un effet hypnotique. Comme un charmeur de serpent, il les charmait avec la plus grande facilité, ce qui étonna la dame de tant de faiblesse. A moins que ce ne soit son physique impressionnant qui ne coupe leur envie de résister, et qui créait dans leurs regards cette étincelle à la fois fascinée et terrifiée. L’un de, le plus grand, muni d’une barbe bien fournie et colorée, avait même avancé son visage que quelques centimètres comme pour pouvoir le dévorer un peu plus du regard, comme un homme qui découvrirait une nouvelle espèce, ou qui se retrouverait nez à nez avec un taureau prêt à lui foncer dessus. L’autre restait en retrait, une expression très pénible sur son visage, comme si la malveillance habitait tous ses traits et que la méfiance faisait rage dans son esprit. Soupirant silencieusement face à leur comportement, la demoiselle se promit de ne pas les garder au moment de parler des choses… plus sérieuses.

Le Grand Homme avait tout à fait raison, de surcroit, sur les frasques de son attitude. De tout temps, la dame avait été entraînée à danser son rôle dans le grand ballet protocolaire des conversations officielles. Et jusqu’ici, tout en avait les traits. Le décor grandiose et droit que l’on pouvait prêter à la pièce, le subtil breuvage de politesse et de courtoisie que l’on propose amicalement, les premiers mots, aimables et plaisants. Tous respectaient les codes remis en question. Mais c’était bien masques et illusions que ces jeux-là. Mais si la macchabée acquiesçait silencieusement de cet abolition de faux-semblant et de cet avènement de réalité, elle se promit de continuer de jouer à ce jeu encore quelques secondes, le temps d’être sûr de pouvoir se débarrasser de deux de ses cartes qui devaient se tenir éloignées du secret.

Finalement, le géant conclut, étonnement sur la danse, et de nouveau sur le thé pour qui il nourrissait une réelle affection. Il n’avait pas tort, le breuvage était réellement excellent, même pour les papilles déjà fantôme de la Sainte qui n’y trouvait plus que l’ersatz du goût qu’il devait avoir. Reposant alors sa tasse, et relevant élégamment son regard opaque, la dame sourit, un de ces sourire intriguée et complice qui trouble et renverse. Elle avait une idée derrière la tête, et elle allait devoir la développer si elle voulait retrouver avec le géant une conversation des plus spontanées et des plus intéressantes. Remontant sa main jusqu’à son cou dans un geste instinctif pour le reposer ensuite sur la table, libérant dans l’air l’un de ses parfums fleuris, elle se tourna ensuite vers ses deux accompagnateurs, toujours autant troublé par l’étonnant courtois qui se cachait dans le corps de granit de l’homme qui dirigeait ce temple et qui, de toute évidence, les laissait toujours sans voix.


«- Messieurs, il me semble que vous étiez attirés par les objets présentés ici. Je vous offre les prochaines minutes pour aller les admirer à votre guise, et avec toute la passion que vous voulez. Essayez donc de trouver un présent à Delil à la hauteur de sa grandeur. »

A ces mots, les deux compères se regardèrent intrigués et graves. Laisser la Haute-prêtresse seule ? N’était-ce pas contre les ordres qu’elle avait elle-même donner ? Et n’était-ce pas dangereux ? Après tout, cet homme pourrait la casser en deux en quelques secondes, et la rendre à la tombe. Shiva, agacée, la moue hautaine et déconfite finit par rajouter le ton plus autoritaire :

« - Ai-je besoin de vous rappeler que mon cœur est déjà froid ? N’ayez crainte. Je pense que notre hôte a déjà prouvé qu’il tient bien plus du gentilhomme que de la menace, et qu’il ne fera rien qui pourrait attenter à nos églises. »

Alors, les deux prêtres hochèrent leur visage, et sortirent silencieusement de la pièce, le visage froid et le pas lourd, pour refermer la lourde porte derrière eux. Enfin, le marteau de Bor et la sainte macabre se faisait face dans un premier silence qu’elle voulut religieux, le temps que ses yeux dorés l’observe respectueusement, avant qu’elle ne reprenne une nouvelle gorgée avec son sourire énigmatique.

« - Ces hommes ne sont pas de mauvais bougres, mais je dois admettre qu’ils ont le don de m’agacer. Mais malgré les apparences, ce sont de puissants guerriers qui ont su gagner ma confiance. Ils viennent tous deux de Noathis… Non loin de la forêt de Sphène, en territoire Eryllis. Ce lieu abrite le temple que je dirige. Vous avez donc une affection particulière pour ce lieu ? Nous serions ravis de vous y recevoir, pour que vous puissiez visiter les bois à votre convenance. Ce serait un réel honneur de vous avoir comme inviter. Et si vos réserve de thé viennent à manquer…» Une invitation déguisé, mais bien sincère de la part de la pourprée, qui nourrissait pour le géant une sympathie grandissante.
« - Mais comme vous l’avez si bien dit, cette danse est à éviter. Pour ce qui est des autres, je suis une bien mauvaise partenaire, et vous prie de bien vouloir m’en excuser. De ma vie, je n’eus pas le droit de l’apprendre, et de mon trépas, mes membres risqueraient de m’abandonner lâchement. Enfin, des sujets plus épineux nous attendent malheureusement. Vous n’êtes pas sans ignorer les récents évènements qui ont touchés notre monde, et la crise qui nous touche tous. »

Derrière son teint de verre, une expression lourde s’était lentement mise en mouvement, laissant paraître sous l’opaline de sa peau une mécanique de compassion pour les siens qui souffraient. La Sarhnaroa les avait touché il y a peu, et la mort du jeune Grimi avait aussi causé le trouble dans l’ordre fragile qui régissait ces terres. La sacralité de leurs pouvoirs et la grandeur des Dieux avaient été mis à mal, voir même trahis par certain fidèles. Des temps sombres et durs étaient à craindre, et les divinités seraient sûrement mis en doute plus d’une fois durant les prochaines années. C’était pourquoi Shiva s’était décidé de venir chercher de l’aide. Et non pas inopinément. De tout ce qu’elle avait entendu sur Brom, un détail bien particulier avait attiré son attention. Sa place… Si elle ne se trompait pas, celle-ci était particulièrement convoitée par ses pairs, qui ne souhaitait qu’une chose : le renverser. Même si il les guidait depuis des années, il devait toujours être sur ses gardes. En cela, ils étaient les mêmes. Traqués, remis en cause, craignant perpétuellement d’être évincés, devant être sur leurs gardes, sans cesse… C’était la croix qu’ils devaient porter pour le bien des Divinités qui les avait choisis. De plus, en tant que maître forgeron, ils avaient des ressources que les autres temples étaient incapables de fournir. Peut-être devait-elle être délicate, plus elle avançait. Gardant son visage haut, et un ton plus courtois et élégant que jadis, peut-être par cette intimité retrouvée, elle poursuivit finalement.

« - J’ai peur que nous, plus que d’autres, soyons les proies de détracteurs, d’athées qui mettent à mal nos croyances et notre place. C’est pour cela que je venais vous proposer notre aide, exclusive, si une telle crise venait à se reproduire… »

Elle n’en dit plus, mais elle espérait qu’une alliance officieuse - amitié, officiellement - ne viennent les unir, et calmer les peurs qui assiégeaient son cœur mort depuis plusieurs mois.
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Lun 27 Jan - 16:31

Il sourit, en premier lieu elle avait mit dehors ces hommes et maintenant elle se lançait dans son jeux. A la fois politicienne et prêtresse, bien plus danseuse que lui avec un doute que ce puisse être contre son gré. Elle était à sa place et a maitrisait parfaitement, la morte ne jouait pas un rôle, elle en prenait pleinement la consistance. Et ce n’est que par cette vitalité qui s’efface devant lui tout en restant l’essence même du Dieu qu’il est légèrement déstabilisé.

Car au milieu de la chaleur des forges, au centre du son de la création même, au cœur du labyrinthe qu’est le temple de Bor, Brom avait laissé échapper une fine lueur, le reflet d’un espoir presque perdu, l’espoir dans les siens. Quelques instants plus tôt, elle avait ouvert sa garde, laissé vagabondé des hommes qui ne devait pas savoir, fait fuir les dernier résident de la forge car mis à par sa formidable carrure il n’y avait personne en CoeurVent qui ne représentait Bor, le haut prêtre était le seul à avoir le droit de travailler dans ces lieu. La Main et la Sainte, les deux responsables non pas les plus influant mais les plus préventif. Ceux qui chassé l’un comme l’autre avait une chance de rester car il construisait, ils forgeaient perpétuellement, créait pour leur futur. Jamais un vœu ne suffit, il faut savoir travailler et vivre pour avoir ce que les étoiles promettent.


-“Vous savez, vous vous êtes renseigné, et vous êtes plutôt habile sans le montrer, c’est un don des plus rare que vous à fait votre dieu, un don des plus précieux dans votre monde… Et malheureusement dans le miens tout autant. Je ne pourrais dire, sans signé mon arrêt de mort que je ne suis pas tout les jours mis dans des situations difficile ni même que les changements du monde ne m’inquiète. Mais la vie est ainsi faite.”

Disant cela il se lève et sort de la forge une longue barre de métal rougeoyant et la porte à hauteur de ses yeux. Les nuances de couleurs se reflètes et s’éveille, d’un blanc des plus pure par endroit à une rouge qui se fonce, sans être homogène comme si l’alliage absorbait et réémettait la couleur par states.

“Il fut un temps, dans les ancienne traditions, où les chefs s’aveuglait, avec une barre de métal comme celle-ci, appliqué sur leurs yeux avec force pour ne pas qu’ils puissent se laissé perdre par les futilités du monde, pour qu’ils guident seulement par l’esprit et ne connaisse pas la peur futile, ni oublie ce qu’ils sont vraiment. Pour qu’ils puissent toujours des vrais chefs, des âmes pures et puissantes. Mais ces traditions ont été oublié, passé à la trappe, considéré comme inhumaine, martyrisé un chef, vous imaginé ? Quel intérêt si l’ont ne peux plus baver sur le postérieur de votre jeune subordonné ? Vivre au jour le jour et puiser dans chaque chose, on a fait de chef un rôle qui, si l’on le veut, peu oublier toute contrainte et avoir nombre d’avantage, un rôle bien heureux pour tout ceux qui ne le sont pas. Mais même si l’ont pourrait croire que ce que vous me dites est futile n’importe quel chef des temps ancien remarquerais l’importance de ce mouvement du monde. Il n’y a pas de non choix, toujours une course qu’on ne peut oublier, qu’on ne peut que vivre pleinement. Nous ne somme pas ces chefs perdu mais nous avons la volonté de rester digne, aussi digne qu’eux, c’est pour cela que je ne vous ai pas fait jeter dehors sans me salir les mains. J’ai une certaine estime pour vous.”

Il tend sa main et la longue épée de lumière et de flamme devient le prolongement de son bras. Il la fait tournoyer un instant, dessinant des arabesques dans les ombres de la salle, et danse comme un maitre d’arme ferait une passe de démonstration. Puis en un instant s’arrête, la lame n’est plus qu’une barre et l’épée plus qu’une création bien loin de sa finalité. Pourtant tout est identique, seul la couleur s’est relativement estompé.

“Rien n’est figé, tout viens du mouvement que l’ont veux bien lui donné, bien lui faire prendre. Tout vient et vie par la volonté de ceux qui ont le pouvoir de vous faire bouger. Vous comprenez je suis sur où je veux en venir chère sainte. Car même si je n’ai fait cette rapide démonstration qu’avec une barre de métal elle est vraie pour toute arme, des plus aiguisé et des mieux forgé. Mais tout arme peu aussi tuer son propriétaire, sa vie, son sang. Elle n’oublie pas, elles ne se perdent pas.
Jamais.

Cette barre est un damas, un assemblage certain de couches de métal qui se regardent et partage leurs capacité, il se souvient de chaque coup de marteau que je lui ai donné, chaque vibration de la forge, chaque souffle, chaque passage ou refonte. Pourtant ce qui fera la lame, ce que les gens verront se sont les principales événements, mais lesquels sont-ils ?”


Il sourit et la repose au feu, puis s’assaillant à nouveau, il fait grincer le bois qui pourrait soutenir une dizaine de personne et dans le même mouvement, finit sa tasse de thé. Puis, pendant quelques instant il fixe la sainte, la regarde de ses yeux entouré de quelques mèches de cheveux teinté de gris et de noir par la forge, ou de marron par la vie tout autant que de blanc sous-jacent qui indique sa nature. Il n’a toujours pas donné sa réponse mais tout montre qu’il réfléchit, que son esprit parcours les terres de ses anciens aveugles pour espéré trouver ce qu’il y cherche : le savoir et le temps.

“Vous connaisse les passes et les sentes du futur aussi bien que moi je l’espère, c’est-à-dire si peux que seul les projections de votre esprit peuvent se permettre d’espéré arpenter l’une des plus probable. Pourtant vous êtes venu vers moi et pas vers un de nos frères, et non pas pour mener une guerre et chercher des armes mais pour mener une vie et trouver une armure. C’est bien rare, bien trop, mais bien heureusement rare. Je ne vois donc qu’une seule réponse à vous donné :

Bor n’est est ne sera jamais exclusif, qui conque cherche les armes et donne ce qu’il doit en échange pourra les trouvé. Qu’il soit assassin, fou ou même dieu cela ne compte pas, ici les hommes vives et son égaux, ici les être n’ont de souvenir que dans l’espoir et la création. Le mot exclusivité n’existe donc plus.

Par contre ce n’est le cas du mot alliance dans l’adversité, alliance dans le besoin. Car la simple alliance de principe, coucher sur le papier se fait avec shanra, celle qui nous importe, celle qui nous fait vivre et la seul que nous acceptons est celle qui bat lorsque la vie même s’effrite, celle sur qui vous pouvez réellement compter, non pas bien sur pour ne pas vendre à votre ennemi car toute le monde est égaux, mais bien pour vous tendre la main, pour vous sortir des débits ou pour soulever se toit qui tombe sur vos épaules…

Et vous, que proposé vous ?”


Il repose sa tasse et continu à la fixé, un sourire toujours fixé sur les lèvres. Il est particulièrement contant de la tournure que prennent les événements.
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Shiva

MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Dim 9 Fév - 16:00

L’adversité est un siège infâme où ne règne qu’égoïsme et égocentrisme, où ne s’affronter que des centaines d’individus pour leur propre bonheur, mettant parfois ceux de milliers de personnes sur le fil du rasoir. Mais parfois, au nom d’un Dieu, certains êtres parvenaient à s’élever et à grandir. Assise dans sa chaise monumentale pour son corps victime du temps, la Sainte Macabre s’était évertuée de rester silencieuse pendant tout le discours que l’élu de Bor venait de faire. Se sentant comme le Cavalier sur un jeu d’échec, il était sage pour elle de l’attendre, et qu’il finisse son tour comme il le voulait, faisant utilisation de tous les moyens qu’il voulait. D’abord de ses propres mots, puis de l’étrange barre encore rougeoyante qui sortait du feu qu’il agita ensuite dans la pièce comme un sabre, une épée flamboyante à la lame encore irisée. Il la maniait comme un maître tout droit sorti d’une école militaire. Ce spectacle la replongea pendant quelques secondes dans une rêverie mémorielle où, piégée dans l’école de soldat où on l’avait enfermée, le petit oiseau violet assistait impuissante et docile, à de nombreux défilés de ce genre.

Combien de temps aura duré ce jeu de passe d’arme, elle ne saurait le dire. Ses cheveux hauts, relevés dans leur écrin d’arabesque, ce chignon noble que porte les dames bien élevées, avaient tremblés plus d’une fois au passage de la barre devenue arme, quand dans un geste calculé il était amené à la frôler. Le visage sage, la tasse piégée entre ces doigts, elle l’observait du coin de l’œil sans jamais laissé paraître une once d’inquiétude sur son visage. Même si elle ne côtoyait cet homme que depuis quelques minutes maintenant, elle savait qu’elle lui devait, au moins une confiance timide. Et ce n’était pas chose difficile que de lui donner. Unis par les liens de la crainte et de la survie, elle se sentait proche de cet homme immense et au corps dantesque.
Puis finalement, le géant des forges décide de retourner à son siège tout aussi immense que son corps le permet, et s’y repose silencieusement, redonnant à la barre métallique son simple rang de morceau de métal incomplet, dans la solitude des flammes. Finalement, l’esprit d’un objet en perdition pouvait être bien triste. Les yeux dorés de la morte croisèrent les irisations métalliques argentées et rouge du long cylindre laissé à l’abandon du feu. Finalement, ils étaient relativement similaires, ces deux choses. Et sans la bouche de la forge, ne serait-elle pas tout aussi froide que le squelette recouvert de chaire qui continuait de prêter une oreille attentive de l’autre côté de la table ?

Ce qu’il s’en suivit était difficilement descriptible. L’avatar du Haut Forgeron sembla rentrer dans une introspection intense, alors que ses yeux sombres, perçant un rempart de èches éparses et colorés étrangement d’une multitude de teintes proches de la suie, de la terre et de la cendre qui faisaient naître leurs œuvres, s’attardait sur les deux billes jaunes et opaques qui servaient encore de regard à la macchabée. Celle-ci roula félinement son visage sur la gauche, comprenant qu’elle avait un as à jouer ici. Et à aucun moment, elle ne se laissa aller à la gêne ou à la faiblesse en brisant ce contact éphémère et oculaire. Car elle sentait que si elle l’avait fait, si elle avait un instant plié le regard, elle aurait perdu. Décidément, cet joute – et cet échange – était un moment fascinant, proche de l’intense pour la dame qui n’avait connu depuis longtemps de discussion aussi intéressante, et de bataille dd’esprit aussi tacite dès la première rencontre. Avalant elle aussi ce qui lui restait de thé, elle eut néanmoins bien vite un amer arrière-goût qui lui râpa le fond de la gorge dans ses futurs paroles.

La faute n’était qu’à elle. Il était vrai qu’elle avait été plutôt maladroite dans son choix de paroles pour le grand forgeron (et aussi devait elle se l’avouer, elle était particulièrement surprise de la verve et de la vivacité d’esprit de son comparse de parole). Aucune exclusivité ne pourrait leur être fournise, et une fin en queue de poisson qui lui imposait un pied maladroit sur lequel danser. Shiva resta déroutée quelques secondes… Avant qu’un sourire malin n’illumine ses lèvres d’un pourpre lunaire, ne lui créant un visage au comble de la joie et de l’amusement, rendant même pendant quelques instants une once de vie à sa vue dépérie. Ce jeu était étonnent et ravageur, une joute agile des deux camps pour mener une danse calculée et brillante. La Dame était fascinée, et ne se gênait pas pour le laisser paraître. Reposant sur la table de bois sa tasse dans une lenteur spectral et un habile jeu de doigt, elle releva son regard vers le forgeron. Son esprit se préparant de nouveau à la bataille, elle tâchait de fairede son mieux pour structurer son discours.

« - Nous voyez-vous vraiment comme ces anciens chefs ? Les futilités du monde nous entourent toujours, et il est vrai que nous en sommes les premières victimes. Mais il serait réducteur de dire qu’ils ne nous forgent pas tel que nous sommes, et ne nous poussent pas à rester alertes. Après tout, les yeux percés, pourrions-nous encore voir les couteaux que l’on nous lance ? » Après tout, ils étaient tous les deux les victimes des idiotes idées de leurs confrères, faisant parfois preuve d’autant de stupidité et d’idiotie que des singes dans un zoo. « Je dois admettre que vous m’impressionnez, maître Brom, tant par votre contrôle de la lame que par votre maîtrise des mots. »

Ne bougeant à peine et gardant ses yeux braqués sur lui, elle croisa simplement ses jambes minces, avant de continuer son discours avec l’agilité d’un oiseau.

« - Il est vrai que je me suis exprimée maladroitement tout à l’heure. Pardonnez mes offenses si j’ai commis l’affront de vous vexer. Nous ne sommes pas à la recherche ni de vos armes, ni de votre entière et unique coopération… » Inclinant sa tête, elle souhaitait lui faire comprendre qu’elle ne jouait que la carte de la sincérité. Ses excuses étaient parfaitement spontanées, et elle pensait chaque mot. La réalité sur sa requête était bien plus complexe que cela. « Vous n’êtes pas sans savoir que parmi nos fidèles, nous ne retrouvons que peu de guerrier et de puissances armées, même si certains de nos mages dépassent l’entendement et que notre puissance magique, en terme de contrôle de la nature nous environnant n’est pas à refaire. Mais je me dois d’être honnête avec vous. A part un toit, des soins et des prières, nous n’avons que peu de chose à offrir. Nous ne sommes pas comme Les disciples de Sharna qui maîtrisent la guerre à la perfection, ou comme ceux de Kron qui on – à juste de titre – un amour de la mort qui leur permet de tout affronter.
Et une chose est sûre : j’ai peur pour mes disciples si une guerre venait à se présenter entre les hommes d’esprits et nous autres, hommes de foi. C’est pourquoi je viens me présenter à vous, dans la recherche d’un soutien et d’un allié, et non pas d’une exclusivité complète
. »

Espérant avoir relevé une partie du voile qu’elle avait placé sur son mystère, mais également contrariée d’avoir du se dévoiler un peu trop, la dame se releva brusquement, espérant prendre en contrepied la conversation. Et à présent qu’elle se sentait vulnérable, la sainte macabre n’avait plus qu’une envie, retrouvé son statut et son bouclier. S’approchant dans sa démarche fantomatique de l’homme assis, elle lui tendit sa main squelettique, recouverte de cette peau si spectrale qui lui allait tant. Ses lèvres pourpres s’étaient déjà pâmées d’un énigmatique sourire qui paraissait indécrochable. Le jeu ne faisait que commencer…

« - Si vous souhaitez autant danser, alors dansons. »
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Lun 10 Fév - 15:14

Regardant la dame il sourit, elle était bien elle qu’elle prétendait être, haute prêtresse digne de son rang et de sa stature, ne pliant que devant son dieux lui-même et pas devant une montagne représentant de Bor sur terre –et gros nounours … Normal donc- à la carrure exceptionnel faisant oublié le fait que son Cœur n’aimait se servir de la force pour autre chose que l’artisanat. Il souriait tout bonnement comme sourit un enfant, sans toute ses arrières pensé pleine de fourberie, comme sourit un Cœur encore bien pure pour la place qu’il a, comme sourit quelqu’un qui n’as pas encore vendu sa dignité et n’as aucunement l’intention de le faire, un sourire qui ne regrette rien –ni le … !

Alors, dans un mouvement digne il se relève et s’étire.

Fluidité. C’est le mot qui fait écho à son action, à son geste presque irréel, il s’écarte d’une chaise sans l’apercevoir, il se positionne comme un guerrier et dans la même phrase se place doucement en face d’elle. Rien n’est sorti du mouvement, pas même la main qui à commencer sa course alors qu’elle quittait le siège pour aller cueillir celle de sa cavalière. Fluidité…

Passion. Dans le regard, dans le sourire, sur ce visage buriné au contour mal taillé, passion du geste, passion de l’instant des plus plaisant quand une femme vous invite a dansé avec le sourire, une pointe d’ironie non contre vous mais contre le monde, et le même mouvement d’âme et de Cœur que celui qui résonne.

Mouvement. C’est ce qui s’enclenche dans un geste presque fou et que seul les fou appelle danse car il n’a de danse que le nom de ceux qui le regarde, pour ceux qui joue ce théâtre il s’appelle bien autrement, ronde, sentiment, guerre, bataille, et l’ont en revient à danse mais toute les intonation y sont et on oublie l’ancien mot, la danse n’est plus, c’est la Danse qui prend sa place… Et même si elle pourrait être ridicule pour ceux qui l’ont élevé au rang de sport elle est pleine et en ça, jamais le simple sport ne se mettra sur ce niveau, une danse d’artiste et non de sport…

Le premier pied s’en va et la parole revient :


-“Alors ainsi vous voulez faire bien plus qu’une guerre, bien plus que toute ses choses, car si la guerre se déclenche entre vous et les savants perdrez, vos hommes ne sont pas assez fort sur ce plan, sur ce point. Vous vous devez donc d’éviter ce plan là, le plan où il m’est pourtant bien plus simple de vous aidé. Car soyons franc, c’est le point où les prêtres de Bor ont toujours excellé, avant de devenir forgeron et de pouvoir touché l’excellence il faut connaitre le maniement de chaque arme, l’équilibre et ses notions, les mouvements qui s’enclenche et se dansent … Vous êtes donc dans un temple de guerrier.”

Mouvement de pied, il pense à ses pas, à ses volts, à ses actions qui glissent et dansent doucement et avec rage, un mélange infini entre la douceur d’une passe d’arme et l’action rêver qui nait de l’esprit. L’esprit qui à été aiguisé, affuté avant de savoir réellement comment on affute une lame, car on affute une lame pour une main et non pas pour le regard d’un maitre qu’on ne comprendrait pas. Alors il volt.

“Mais cette autre guerre vous ne pouvez non plus la lancer une fois qu’elle est déjà parti comme vos position sont encore plus faible que les miennes vis-à-vis d’elle. Car si le temple de Bor est déstabilisé c’est un domaine du luxe qui s’effondre, des objets qui n’arrivent plus, et des objets dont les Eclaris ont besoin et qu’ils n’ont d’autre choix que de nous commandé car la précision, la maitrise parfaite de l’art est demander pour fabriqué la volonté qui leur permettra de cherché.

Vous, vous êtes une cible, un être de grâce, important pour les gens de toute extinction car tout le monde regarde la vie à plus ou moins long terme. Or si l’ont frappe il faut frapper sur ce qui vous dérange le moins et ce qui vous avantage le plus … Vous, pas Fen, ni Bor, le premier car il n’accueil que les êtres spéciaux, trop rare et les amoureux transit, encore plus esseulé. Le second car ont en a besoin. Ou alors par mégarde, mais qui viendrait dans ses contré frapper des gens que l’ont sait entrainer à se battre et armé jusqu’aux dents…

Il vous faut donc frapper, frapper sur ce plan que j’abjure et surtout frapper avant eux ou avoir monté un plan qui les oblige à ne jamais vous toucher, ne jamais vous approché et ne pas se ligué avec les ombres de votre ordre qui ont le malheur de venir frapper à leur porte un sourire aux lèvres car ils savent ce qu’ils ont à y gagner : Tout.”


Un nouveau pas, comme un poème qui virevolte et tournoi avec pour seul sont la voix et le Cœur de la forge qui résonne toujours et encore. Le son du feu et du monde, l’écho des dieux et de leurs créations pour seul guide et seul musique.

“Mais je ne vous aiderais pas à frapper, cela me mettrait bien trop en danger par rapport à mes hommes qui en profiterait pour vois si mon dos n’est pas assez tendre pour y planté une jolie flèche ou un poignard finement ciselé. Attaquer me mettrait dans la position que je fuis, celle d’ennemi des sciences alors que Bor est neutre, neutre devant tous et principalement devant les hommes. Il n’est là que pour crée, le bien comme le mal, la mort comme la vie, il crée et les autres l’utilise comme ils le souhaitent faisant le bien et le mal ainsi, bien après la création.

En autre lieu, si vous avez un plan, un plan bien fondé, construit sur des fondations solides qui ne demandent que quelques pierres et quelques actions de ma part, alors, à cet instant je suis preneur. Les savant ont besoin de nous mais nous n’avons pas besoin des savants, ce que nous savons vient des âges, viens des dieux et aucun de ces êtres ne peux prétendre en savoir autant que l’envoyé de Bor sur l’artisanat et ce qu’ils appellent avec tant de bravoure, sa science. Mais avez-vous se plan ou venez-vous quérir l’hypothèse ?”

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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Sam 15 Mar - 12:31

C’est dans une valse maladroite que les deux partenaires s’élancèrent. Leurs mouvements étaient vastes et fluides, tournoyant dans un maelstrom frénétique, délicat, au milieu de cette froide salle de pierre. Il était inutile d’essayer de comprendre le mystère de cette surprenante union entre le géant de métal et de fer, et le cadavre fragile et bleuté. Délicatement saisie par les grandes mains usées de l’homme, taillées par les flammes et les années, la macchabée se surprise à penser que si ses deux acolytes rentraient à ce moment dans la salle, ils seraient surpris de la trouver dans une pareille situation, elle qui habituellement était rebutée à la simple vue d’une salle de bal. Mais qu’à cela ne tienne, la conversation était déjà une forme de joute en soit, alors pourquoi ne pas la pimenter un peu? Une danse est une danse, qu’elle soit vocale ou physique. Et le haut-prêtre de Bor allait de surprise en surprise, se révélant point par point pour montrer une personnalité altruiste et particulièrement calme, ouverte pour un homme qui devait subir jour après jour les regards froids et mornes de ceux qui se prétendaient ses suivants.


Ils étaient tous dans un monde de boucher… Un monde où, quand l’on devient quelqu’un, que l’on a l’occasion de déposer son séant sur un siège important, on se retrouve avec un millier de regards braqués sur soit, et une nuée de flèches prêtes à être décochées à se planter dans votre cœur - c’était à cette occasion que la Sainte était bien heureuse que le sien ait déjà trouvé sa fatalité, au moins elle ne succombera plus au couteau qui pénètrera sa chaire. Le géant de Bor était lui aussi, et certainement bien plus qu’elle, sujet à l’envie et à l’égoïsme des âmes perdus qui hantaient ce monde. Celles qui lorgnaient la moindre occasion de porter un titre, d’accéder à la gloire, la richesse, de franchir le fameux palier des quelque grands de cette terre. Lui qui siégeait sur le trône du roi des forges depuis tant d’années… Ces sujets devaient brûler d’envie. Quels étaient les réels sentiments qui s’écoulaient des fournaises? Est-ce que le sujets de l’homme-dieu étaient aussi sages qu’ils voulaient bien le dire?


Dans une étreinte tiède, les doigts squelettiques de Shiva s’agrippèrent aux plis de l’épaisse chemise de son cavalier. Les règles de la danse voulu qu’elle eut posé sa main sur son épaule: sa taille immense la contraint à s’accrocher à son bras. Leurs mouvements non plus n’avaient rien de codés. Mais au final, qu’étaient les règles dans ces instants si rares et précieux? De simples obstacles à la suite de la séance, des ennemis vicieux qui s’approchaient des danseurs en leur retirant toute leur frénésie et leur volonté d’agir. Dans sa jeunesse, la gorgeront avait reçu cet enseignement, l’art de bien danser. Mais alors qu’elle tournoyait dans les bras de Brom, elle fit raz de toute loi et de toute règle. Ils ne dansaient pas comme dansaient les aristocrates: ils valsaient comme l’auraient fait des lions ou des oiseaux dans leur folie tournoyante avant de s’abattre de concert sur la même charogne. L’instant était insensé mais foncièrement intéressant, et intérieur, la demoiselle jubilé de ce qu’il se passait. Et puis, elle devait admette que la présence du géant était agréable, et qu’elle appréciait cette entrevue. Même si la teneur du discours semblait s’éloigner de plus en plus de ses besoins.

Une des choses qui la surprenait le plus était sa parole. Sous ses airs durs, ses traits taillés, il semblait être un homme bavard. Un vrai philosophe dans le corps d’un forgeron. Et là, alors qu’il y avait quelques instants elle sentait la bataille se renfrognait et l’être de feu s’éloigner un peu plus à chacune de ses paroles, elle fut surprise que de l’avoir si près d’elle parvenait à délier ses mots. Cela ne faisait aucun doute: il parlait beaucoup, mais il parlait bien. Et ses phrases firent parties des plus sages qu’elle n’avait jamais entendu. Derrière son masque sinueux, il avait des paroles clairs et un avis sage, contrairement à ses pas, spontanés et maladroits, ce qui leurs donnés tous leurs charmes.


« - Vous allez bien loin, mon cher. Je n’aspire pas à la guerre ni même à la bataille. Nous n’avons pas cette prétention là, et ô quel abject insulte au Très Saint si nous répandions la mort en son nom. Ce ne serait juste ni pour Delil, ni pour ses enfants qui l’auraient trahis. Je n’attaquerai donc pas. »

D’un geste élégant, elle se laissait doucement faire, vacillement adroitement entre les deux bras massifs qui la soutenaient, passant comme un paon d’un pied à l’autre dans un geste abyssale aux retombés inaudibles. Seuls les plis de sa robe fouettaient parfois contre un coin de meubles où glissaient tendrement contre le sol. Et maintenant ses mains crochues et le fixant toujours de son regard mordoré, la Sainte ni pliait pas mais se laissait guidée. Un rayon de lune en pleine danse avec une gerbe de flamme.

« - Mais vos paroles sont justes. Il m’est actuellement impossible de faire quoique ce soit contre ces hommes de connaissances - c’est tellement dommage, je les aime presque. Ils sont altruistes et philosophes pour beaucoup, ceux là ne sont pas de mauvais bougres. Vous pourriez avoir avec eux de savoureuses conversations. Ce sont avec les pires que nous pourrions avoir du fil à retordre… Surtout en ces tristes temps. Mais ils ne tenteront rien contre vous, comme vous l’avez soulignés. Ici vous avez votre foyers, et vos fidèles, déjà armés et de la plus sublime des façons. Vous n’avez rien à craindre. Ni d’eux ni de moi: je ne vous retirerai pas cette sécurité en vous demandant une aide absurde. »

Sa voix était calme et ses mots de velours, comme une promesse soufflée à un ami. Si Bor pouvait paraître impressionnant, elle était presque persuadée qu’il se cachait sous cette peau épaisse un vaste univers peuplés de forêts immense et de lacs de mercure, où dormaient tapis sous d’immenses torchères des salamandres brûlantes aux corps de feu. C’était un homme de bien. Et elle n’avait aucune raison ni aucun droit de lui imposer des caprices idiots de guide débutante. Jamais elle ne pourrait mettre à mal le confort et la paix qu’il s’était battu pour avoir - et pour qui il se battait toujours. Mais à présent éclairée par ses paroles, elle se retrouvait au pied du mur: Ce qu’elle pouvait prendre pour un plan était bien maigre, et elle en était à présent dépourvu.

« - Ils ont la science… N’est-ce pas bien maigre? Mais pourtant, ce domaine m’intrigue beaucoup. Tout ce à quoi j’aspire est une protection, pour nos fidèles et notre forêt si celle-ci est menacée. Je sais sur qui compter en cas d’attaque, mais j’ai peur - aujourd’hui plus que jamais - que nous soyons trop faibles comparés aux pouvoirs de ces gens. Il me faudrait alors sauver toute une terre? Car oui. Jamais notre temple ne tombera, même si il est l’un des plus friables et qu’il ne reste plus que moi pour le protéger. »

A présent la vision lunaire se parlait à elle-même plus qu’à son auditoire, débattant intérieurement dans un débat enfantin annonçant presque une fin du monde en mouvement. Mais il n’en était rien bien sûr, sa paranoïa la reprenait simplement. Glissant encore comme un esprit, elle décida de changer de sujet, préférant remettre battre en retraite le tempe d’affuter ses armes plutôt que de s’avouer vaincue.


« - Vous êtes assis sur le trône de Bor depuis plusieurs siècle maintenant. N’avez-vous jamais craint un conflit entre les hommes de science et nos hommes de foi?… » Sa voix se fit plus feutré, et effacé, laissant supposer par la gravité de son regard mort des paroles interdites. «  Ces hommes de foi qui sont nos frères… Que valent-ils? Sont-ils aussi fiables et valeureux qu’on me l’a soufflé jadis? »

L’incendie des forges faisait rage, alors que le condor et le roitelet bleu tournoyaient toujours.
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Mer 19 Mar - 16:04

Il s’arrête, stoppe la danse, ne tournoie plus pour ainsi dire, et laissant ses yeux continuer ce qu’il a suspendu dans le geste le condor aux ailes trop grandes et aux mouvement disproportionné la fixe, laissant ses yeux de forge plonger dans la mer de nacre et de mort que porte la prêtresse de la vie.

La danse, les mouvements et les pas, tout était magnifique, dans un rythme qui leur était propre et n’aurait put être perçut par personne d’autre comme ce qu’il était vraiment : un étalage d’instant qui se fondent et se mélange pour ne faire qu’un mouvement qui s’éternise pour le plaisir. Elle avec le souvenir des bals d’hantant qu’elle avait tant donné et où elle avait été reçut, mais aussi les marques d’une guerrière. Lui bien plus violant, des pas de maitre d’arme, les pas d’un homme qui sait se battre et donc bouger en toute circonstance, les pas d’un homme qui sait voir et se mouvoir pour tuer, sans autre but. Un bal magnifique d’esquive qui prend fin et ne reste qu’un instant dans les yeux, qu’il ferme comme si la colère montait…

Alors tout bascule, le monde, la danse et le temps, sa peau se fait brulante, bien trop chaude pour que des mains humaine ne puisse la touché et les quelques goutes de sueurs qui était sur lui commence à murmuré… L’odeur aussi s’emballe, une senteur de chaleur bien plus proche, car c’est le corps du prêtre de Bor qui s’embrase ou tout du moins chauffe.

Mais ce n’est pas de la colère qui sort de sa bouche qui s’ouvre en grand, mais plutôt un rire tonitruant, un grand rire presque violant et sourd. Quelques notes qui résonne comme celle d’un homme qui devient fou, et qui d’un coup s’arrête alors qu’une larme perle sur sa paupière, le colosse ouvre à nouveau les yeux et peine à se contrôler. L’envie de rire est toujours là, cacher sous le regard tendre comme on regard un enfant qui fait une bonne boutade ou une amie qui vient de dire une aberration … Mais une aberration bien drôle.


-“Ma chère, ma très chère prêtresse, arrêter de vous voilez la face. La science, leur science n’est pas ce prétendu bien peu que vous aimeriez leur donné. Ils sont puissant, bien plus puissant que nous l’étions jadis car ils ont acquis des savoir qui leur permette bien des choses. En fait ils s’acharnent à trouver ou chercher ce qui nous a été refusé par les dieux et il n’est pas en notre pouvoir de dire ce qui est et ce qui n’est pas contre nature. Peu être trouveront-il une poudre qui fait explosé la roche … Quand trouveront-ils les racines du mal qui ronge les hommes ? Quand seront-il capable de faire, sans besoin de magie, ce que nous faisons grâce au pouvoir des Dieux ?

Depuis que je vie les hommes de fois se battent avec les hommes de sciences, depuis toujours ils sont là, lattant, cherchant chaque instant à prouver que monde n’as pas été fait par les Dieux mais qu’il est aux hommes de le façonné comme il le leur faut vraiment. Aux hommes de se prendre pour des Dieux. Nous les avons mangé, dévoré, mais ils nous on reprit. L’épidémie leur à donné encore plus de pouvoir, plus d’influence…

Vous n’avez que deux choix, ou vous êtes prêt à leur faire la guerre, ou vous chercher activement un autre chemin, car eux, de par leur nature chercherons à nous anéantir. Nous somme leur mort autant qu’ils sont la notre deux ennemies qui ne peuvent cohabiter, mais nous pouvons très bien vivre sans l’autre. Chaque jour Bor inspire des prêtres, chaque jour Keysha guérie des malades, chaque jour Krom prend des hommes, et chaque jour les Eclaris tente de s’immiscé dans la roue, prétendant qu’ils sont plus efficace que votre dieux, qu’ils peuvent retarder la venu de Krom, qu’ils font mieux les choses que jamais Bor ne les fera …”


Il pose quelques instant la voix et se resserre une choppe de thé et la vide d’une traite, il s’est contrôlé et sa chaleur est redescendu, plus rien ne semble vouloir agresser le monde qui l’entour, l’homme est redevenu de pierre et de chair, agréable et moins fou. Mais, quelques instant au par avant il semblait plutôt fait de lave en fusion, de folie et de violence alors que croire ?

Il a reposé sa tasse, et à reprit sa place, en face de la demoiselle, digne, droit, puissant et pesant, un colosse de fer et de muscle, on monstre bien plus qu’un homme mais un monstre si souriant qu’on en oublierait presque que, pour pouvoir rire, il a faillit vous tuer et qu’à l’instant présent il semble l’avoir oublié. Alors qu’il tend la main pour lui proposé de continué la danse il continu surtout à parler :


“Mais je vais vous donner un conseil, ou plutôt je vais vous dire un secret, une chose des plus secrète que tout le monde sait tellement qu’on oublie de le dire. Et c’est pourtant ce qui régit le monde : les hommes sont des hommes, avec leurs qualité et leurs défauts, ainsi aucun n’est valeureux avant qu’il ne soit question de lui-même ou ses croyances propre, tous ne vont penser qu’à eux avant de pensé à l’ordre, ils voudront agir seul pour être libre alors qu’on est bien plus libre à plusieurs car on a bien plus de possibilité. Mais les hommes, comme ceux qui ont encore leurs yeux, sont dans le brouillard et ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, que leur propre vie…

Mais alors il existe un autre type d’être, ceux qui passe par delà ce brouillard, cette stupidité trop commune … Oui, surement, mais combien on le courage de se l’avoué, combien ont la volonté de brisé leur chaines, de brisé ce cercle de facilité, combien, même si ils voient, le prenne en compte ? Alors il reste quelques êtres, la plus part sont dangereux, vile, et fourbe, vous prendront pour une marionnette mais ils sont partout, autant dans la foi que dans la science, dans la politique ou dans les ombres … Jamais en bas, toujours en haut ou au cœur.

Il n’y a qu’une seule et unique catégorie d’homme de foi sur lequel vous pouvez vraiment compté, quelques un de ces êtres qui feront passé leurs dieux et leurs idées avant toute chose, mais ceux-ci sont aussi dangereux, on les appelle les fanatiques. Pourtant je vais vous dire quelque chose, j’en ai fait une légion, et ceux qui le savent ne pense plus à m’attaqué, car ils n’ont pas peur de la mort et veulent juste que leur Dieu, qui leur a ordonné de défendre le temple et son très haut prêtre, vive. Eux ne se considère pas comme important, ils porte souvent le nom de Main, de Voix ou de Lame … on les retrouve partout, entourez vous en mais fuyez les comme la peste si un jour vous faite quelque chose qui ne sied pas à leur vision du Dieu, car c’est leur vision qu’il suive et non pas le Dieu, pensez-y.

Mais n’est-ce pas notre cas à tous ? Nous suivons ce que nous pensons être sa volonté propre … C’est notre chemin, notre tard, notre croix. Mais aussi notre défi, le contenté.

Vous comprenez maintenant ? La danse est importante, et il faut toujours marcher, toujours avancer dans les pas que l’ont a choisit, se tracer son chemin, car partout les hommes sont des hommes, prédateur d’eux même et danger du monde. Il faut vivre et marché, mais se battre, même pour rester neutre. J’ai parlé à ces hommes de science, il m’arrive de les apprécier, mais nous sommes ennemi mortel.

Mais je m’égare, reprenons notre danse voulez-vous plutôt que ces monologues assommant sensé vous dire des choses que vous savez. Vous disiez ne pas vouloir mener un batail tout en défendant une terre ? Car votre Dieu, étant porteur de vie, trouverait ça honteux que vous donniez la mort ? Quelque chose m’échappe, la notion même de temps et celle de vie, n’existe que par le fait qu’il existe une mort, alors pourquoi votre dieu abjurerais ce qui le fait être ? Ne l’admettrait-il pas comme une nécessité ? Et si il peu donné la vie ne peut-il pas aussi la reprendre à ceux qui le défie ?”
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Mar 20 Mai - 17:10

Sans s’en douter, ses mots froids eurent un effet givrant, qui figea leur posture et leur valse irréelle dans une image immobile, une vraie statue de cire à la lueur de l’âtre. Enveloppant chaleureusement sa main froide de toute vie, l’immense paume de Brom s’était arrêtée, et ne l’entraînait plus dans les tournoyants sentiers qu’ils empruntaient depuis maintenant de vagabondes minutes. La sainte Macabre se sentit soudain ravie, transportée par le regard de sulfure et d’onyx du brûlant marteau de Bor qui la fixait intensément dans cet immobile instant, un regard de force et de puissance qu’elle sentait presque creuser jusqu’au fond de son âme. Qu’avait-elle dit ou fait qui avait pu causer ce soudain arrêt, et ce déferlement troublant dans ses yeux ?
Dans cette patiente immobilité, elle hésita quelques instants entre s’enfuir et rester, ne sachant si le moment était venu pour elle de quitter cette danse aussi délicate et sauvage, comme la rencontre étrange d’un chardon rouge et d’une fleur de lys sur l’onde hésitante d’une rivière fluette, et d’une longue chasse douce et ravissante jusqu’à ce que le torrent les sépare au hasard des chutes. Peut-être que ces yeux bouillonnants voulait dire une offense. Shiva pencha la tête sur le côté, dans un geste interrogatif, serrant ses yeux dorés entre ses paupières diaphane comme pour chercher des réponses dans cette étrange attitude.


Sous des mains, soudain, une chaleur naquit, qui se fit piquant sur sa peau si froide. Que voulait faire Brom, que se passait-il ? La Sainte se retrouvait-elle coincée entre une porte fermée et les bras puissants et épais du forgeron ? Pour la première fois depuis son entrée dans la ville engloutie, la dame se sentit ébranlée, douteuse, et surtout surprise : la confiance qu’elle commençait à ressentir s’en trouver étouffée, car le forgeron, sous ses discours élégants, et ses paroles fortes, pouvait se montrer imprévisible. Et soudain il ouvrit ses lèvres épaisses et charnues de géants, pour laisser échapper un rire immense, impressionnant, qui restera bloquée dans l’esprit de la Vierge Pourpre pendant de nombreux mois encore. Ne sachant plus sur quel pied danser, elle hésita quelques secondes entre le fait de rire aussi, de se libérer de cet étreinte qui sonnait aussi sauvage qu’un rugissement de lion et qui semblait si glaçant, ou de se montrer méprisante et vexé par cette réaction si cassante venant de cet homme géant. Mais finalement, quand elle remarqua à nouveau son regard honnête et ses yeux attendris, elle se renfrogna, et opta alors pour des traits gênés et troublés. Ce n’était rien de plus que le rire spontané d’un cœur honnête.

Et apparemment, quand il leva la voix, ils venaient de passer un nouveau cap, qui rendit la prêtresse plus satisfaite et confiante qu’à son entrée. Il lui parlait comme à un élève, à une amie avec qui on sermonne et on débat, on s’emporte contre les tourments qui assiègent et assaillent. Shiva lui offrit bien volontiers ses oreilles dans ce discours enflammé, chaleureux, qui suintait le mépris et une violente colère contre les scientifiques qui pullulaient aux dehors comme le feraient des chacals affamés ou des insectes abrités dans leur caverne. Plus il parlait, plus elle trouvait son avis et son opinion juste, réfléchit. Mais dans un même temps, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir pour les scientifiques une ignorance et une nonchalance sans retenue. Elle ne s’intéressait pas à leurs travaux, même si certains avaient des paroles et des opinions qui l’intriguaient. Elle ne les supportait pas, ne les aimait pas, mais ne les haïssait pas non plus. Cependant, elle devait s’avouer qu’elle partageait une opinion à leur sujet : ils essayaient de se mettre à la place des Dieux. C’était une attitude qu’ils avaient, fourbes et arrogantes, comme si avec leurs calculs et leurs découvertes ils pouvaient recréer le monde à l’image de l’homme, et non à l’image des Dieux qui leur avait offert la vie.

Plus qu’un autre, elle était sensible à ce présent, s’étant vue arracher la vie au fond d’un lac et offerte de nouveau sur un plateau d’argent, s’éveillant dans cette même cage humide comme un spectre mystérieux s’élève dans la nuit. Ce cadeau était incroyable, et devait être chéri de tous, même de ces infâmes scientifiques qui se voulaient capables de réveiller les morts, de contrôler la vie comme ils contrôlent les maladies et la médecine. A cette pensée, ses lèvres ses pincèrent dans un arc violacée et lunaire, donnant à son visage sous la lumière chaude des teintes rougies comme si le corps que le géant avait sous les yeux étaient encore doté d’un cœur battant.

La fin de son discours étant cependant plus sombre et obscur qu’elle n’aurait pu l’imaginer, et cela la plongeant dans un état de doute, alors que, toujours piégée dans la cage de Brom, elle laissait ses doigts vagabonder sur ses imposantes phalanges. Être prêt à leur faire la guerre… N’était¬-ce pas extrême pour un temple qui prônait le maintien et la préservation de la vie ? Et vouloir se retrouver face à une armée de scientifiques férocement armés lui faisait particulièrement peur. Mais le visage du forgeron était sérieux, était grave, était dur. Il pensait chacun des mots qu’il disait. Ses mains la lâchèrent subitement, il s’éloigna vers la table, se servant gravement une tasse du breuvage chaud qu’ils aspiraient tous les deux depuis l’arrivée de la Dame dans le sanctuaire du feu. Alors une bataille était en préparation, ou faisait déjà rage depuis des années, voir même des générations. Elle n’avait jamais su impliquer son esprit dans ces querelles de voisinages, et du temps de sa jeunesse elle voyait plutôt cela comme une dispute idiote et des phrases lancées en l’air comme des pavés dans la mare. Mais son confrère avait diaboliquement raison dans ses phrases, ses démarches. A présent, elle n’était plus une duchesse, une noble qui volait à sa hauteur comme l’oiseau qu’elle fut jadis. A présent elle était la tête d’un temple, de tout un peuple et de toute une croyance.

La tasse tomba sur la table dans un bruit froissé de porcelaine, sitôt étouffé par la lisse laquée du bois. Et aussitôt, il revint auprès d’elle, lui proposant de nouveau sa main, son bras pour poursuivre là où ils s’étaient figés. Pendant quelques secondes, elle fixa gravement cet entrelacement usé de doigts, cette paume épaisse et travaillé, où l’on distinguait les traces de brûlures. Devant cette chaire, cette peau, elle avait l’aigre sensation que la saisir serait lourd en conséquence, et qu’elle impliquait de nombreuses choses, des dizaines même, de conséquences qui lui échappaient subtilement. Mais pourtant elle la saisit. Délicatement. Doucement. Comme une plume qui se pose sur un roc. Et aussitôt ils repartirent, et le colosse poursuivit son discours éclairé.

Il parla justement. D’une voix claire. Un discours étonnant venant d’un forgeron, mais digne des plus grands philosophes, et des plus hauts penseurs. Et alors qu’il parlait, qu’il vagabondait par des chemins d’idées et des sentiers de passions, elle le suivait docilement, acquiesçant d’une façon tacite, n’osant parler de peur de perturber le géant de feu. Finalement, il se rembrunit, bifurque, et se retourne pour revenir sur le premier sentier qu’ils connurent et qu’ils parcoururent ensembles. Cette valse qu’ils dansaient été bien plus symbolique, à présent, qu’elle ne l’était quand ils l’avaient entamé plus tôt. Mais Shiva l’appréciait toujours autant, avec toujours plus de calme, et de ferveur, grisée d’un étonnant sentiment de plénitude.


« - Vous me poussez vers un terrain fort théologique, et la question est à mon humble avis ailleurs. C’est hélas une conviction personnelle que de vouloir préserver la vie. De laisser à Delil – ou plutôt Krom – la liberté de l’ôter. Mais n’allons pas déformer mes propos. Si nous sommes menacés directement, nous nous battrons. Beaucoup des nôtres sont mêmes près à se sacrifier pour le bien de nôtre Eglise. C’est simplement… Si nous pouvons éviter que le sang coule, nous le ferons. Si malheureusement cela est inévitable… Eh bien, qu’il en soit ainsi. »

Elle avait prononcé les derniers mots sur un ton las et grave, presque ennuyé. Des années de guerres et de stratégies militaires lui avaient appris, à force de mauvais exemples et de batailles idiotes, à employer avec modération la force militaire, et même à haïr cette pratique. Elle lui préférait bien plus la démocratie. Entre deux passes de jambes, elle tenta de changer de sujet.

« - Vous me comprenez certainement, vous aussi avait le poids d’une Eglise sur vos épaules. Ces âmes, ces forgerons sont sous votre coupe comme sous votre aile, et vous leur devez pouvoir autant que protection. Seriez-vous prêts à les voir périr dans une bataille ?
Vous avez peut-être déjà du faire face à des cas similaires par le passé… Vous, Brom, main de Bor, vous êtes Haut-Prêtre depuis des siècles. Racontez-moi ce que vous avez du affronter.
»

Son ton était calme, et ses pieds vigoureux. Et à présent, la macabre, dans tant de détour, brûlait d’en savoir plus sur cet homme mystérieux, ce colosse de bronze, de suie, et de feu.
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Jeu 22 Mai - 14:56

    Le colosse tout comme elle tourne et vole, tournoie simplement comme pourrait oublier de tourné un derviche et choisir de rêver une toupie. Il tourne et rond, mais n’est pas fait de bronze, mais de chaire glauque et tendre, de cher douce et fragile, de chair corrompue et humaine en tout point si ce n’est ce que Cœur laisse de lui. Et, dans cette même optique de travail et de rêve, d’humanité et de divinité que se côtoient sans vraiment chercher à se comprendre, la suie ne lui colle à la peau qu’à cause de la sueur dont il charrie encore si facilement l’odeur forte et plein de suc.

    “Je ne suis pas un de ces héros de conte de fée, je ne sauve personne et ne réduisez pas le culte de Bor à une bande de forgerons, Bor prend sous son aile tout les artisans, les gens l’oublient bien souvent mais il y a ici bien plus de souffleur de verre qu’il n’y a de forgerons ou de carreleur …

    N’oublié jamais petite demoiselle, ici personne ne sauve personne, nous somme dans le vrai monde, ici Krom parcoure les terres, ici votre Dieu n’est pas le seul résignant, et si, dans un instant, vous douté, alors l’ennemi prendra le reste de vos vie. Il n’est pas de place pour le doute dans la guerre, pas de place dans un essaye de sauvez la vie de l’ennemi, la guerre et ce qu’il y a de plus impitoyable ici comme ailleurs seul le monde des livres et des contes, seul l’imaginaire considère encore qu’on puisse vivre dans une guerre en cherchant à ne pas tuer. On fait des escarmouches dans ce but, mais on oublie les guerres, or pour faire une escarmouche il faut avoir l’initiative, rien qu’un cours instant, nous en revenons donc au même, il faut être apte et d’accord pour vendre l’âme de vos ennemi à Krom dès le tout première instant.

    J’avais cru comprendre que vous aviez reçut une formation de guerrier, de capitaine, alors vous savez tout cela. Quand à moi, quand à ce que j’ai vu ? Une guerre ne se fait pas sans arme, les hommes ont arrêter de se taper dessus avec des cailloux depuis qu’ils savent que certains d’entre eux peuvent fabriquer haches et des épées, ont ne tape donc jamais sur un forgerons en temps de guerre, on le prend, on le capture, on le fait travailler de force en torturant sa famille, mais même si j’envoyait les forgerons en première ligne ils seraient des armes bien plus efficaces que des hommes car tout le monde à besoin d’eux durant la guerre.

    J’ai vue des guerres mais je n’y ai envoyé aucune armée, le temple à bien souvent armé les deux camps, sans même se préoccupé d’autre chose que de l’argent qui entre dans les caisses. Les guerres sont pour nous de véritables festins, l’un vient pour des réparations, l’autre pour de nouveaux messagers d’une mort plus certaine encore. Ici, sous ce toit personne ne frappe sur personne, personne n’agresse personne. Ou du moins c’est ce que croient les étrangers. Car les guerres et les haines qui ont tué des hommes ici bas sont les fratricides, les guerres de successions, les guerres violentes qui servent à savoir qui restera ou qui sera à la tête de l’église de Bor.

    Pourtant, bientôt, et si les choses ne changent pas, les hordes que j’entraine et que j’entretiens devrons déferler sur le monde pour écrasé tout ceux qui veulent prendre la place des dieux, alors, en ce jours sombre et funeste, il n’y aura pas de neutre car les plus neutre auront dût prendre les armes … Voilà ce que je crains, voilà ce que je veux éviter, et ce que je crois venir car l’homme est homme et que je ne suis pas héros.

    Que croyez-vous ? Que j’ai sauvez des hommes, que je n’en ai jamais envoyé à la mort ? Que la guerre ne fait que des heureux ? Qu’en brandissant un drapeau blanc on l’arrête ? Non si l’ennemi à décidé de se battre alors on meurt et la guerre continu sur ceux que vous vouliez protéger et détruit les choses qui vous tiennes à cœur. J’ai vue le monde par le passé, il est brusque et violant, il est emplie d’homme et je suis certain que vous savez ce que sont les hommes.”


    Pendant tout ces instants il a dansé, sans jamais s’arrêter, la mine grave et sérieuse il enfonce encore le clou douloureux de sa vérité dans la poitrine de sa compagne d’un soir. Il ne veut changer de sujet, elle est venu pour cela et comme à la guerre, on ne change de sujet, on ne change de bataille que lorsque cette dernière est finit, achever et que les êtres sont tombé d’accord soit faute de combattant, soit par un glorieux hasard.

    Brom, malgré les apparences est un homme qui à vue la guerre, un homme qui à réfléchit aux monde et même si il est prompte à sourire et a jouer, il sait que jamais le monde ne le lâchera et est toujours prêt à le combattre. Il a forgé une philosophie dure et violente dans la haine que l’ont trouve si facilement de par le monde, une moral aux allures de bouclier mais aux bords bien plus tranchant que des épées, un sentier bien plus brutal que ne le mérite certaines partie du monde. Alors et comme pour s’excusez aux près de ces derniers, il ressemble à ce gros ours mal léché, puant et rigolard. Mais là aussi il n’a rien d’un héros et tout d’un homme des plus normal si ce n’est qu’il à eut le temps d’apprendre et de réfléchir.

    En son sein, un petit lézard se demande encore s’il a vraiment des arguments pour contredire les siens, s’il pourrait un jour montré que le bon coté de ce monde est plus puissant que l’autre ? Car Brom vois bien les deux, il fait juste bien plus attention à l’un.
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Sam 17 Oct - 21:07

Si jadis dans des âges lointains et sûrement oubliés, on aurait pu comparer la femme à un cygne, elle n’avait dans les mains du géant plus l’air et l’âme que d’une marionnette usée, dont les gestes, mécaniques et osseux, n’avaient de fureur que les chaînes de la mort. Mais dans ces voltiges effrénés, il y a une ambivalence délicate qui se créer entre ces deux êtres que tout oppose, semble-t-il, jusque dans leur stature et leur façon de danser. Dans les mains bourrues et humides, couvertes d’huile et de sueur, de suie, Shiva semble se perdre, retrouver un peu de sa chaleur et de sa vie d’antan. Et quand Brom parle, ses tympans semblent revivre d’une fougueuse façon, sonnant comme la forge sur laquelle s’abat le marteau.

Ses os désarticulés semblaient se tordre à chaque mouvement. La Sainte lui prêtait une oreille attentive, mais quelque chose dans son discours la gêna brusquement. Et plus il parlait, plus elle avait envie qu’il se taise. Elle voulait fuir, fuir cette bouche immense, ces mains titanesques, mais ne parvenait pas à se libérer de leur emprise. Pourquoi tant de mépris ? Les courbes, les valses lui donnaient le tournis, et il lui semblait que ses jambes frêles devenaient du coton, de la soie, de la poussière froide qui ne la soutenait plus. Elle n’était plus qu’un pantin de tissu entre les mains du maître des forges, prisonnières de ses mots.
Pourquoi faisait-il preuve de tant de mépris ? Avait-il une réponse pour la traîter avec tant d’arrogance ? Elle était venue en quête d’appui et de conseil, pas en tant que pion idiot qu’on peut rabaisser à sa guise. Et dans ce jeu de dupe et de faux-semblant, elle commençait à croire que jusqu’ici, le gentil géant lui avait montré un visage faux et hypocrite. Elle se sentait comme la dernière des chiennes, qui vient docilement renifler vos jambes pour finir repousser par un coup de botte, et condamnée à revenir, encore et encore, pour être toujours plus repoussée. Mais elle n’était nul esclave, nul victime de la véhémence et de la misogynie de cet homme. Elle n’était nul petite fille, et elle n’était sûrement pas la sotte qu’il imaginait. Il ne voulait pas de son respect ? Très bien. Alors elle danserait comme tel.

Effectivement, elle avait reçu une formation de belligérante, mais ce n’était pas pour autant qu’elle soutenait le combat, bien au contraire. Elle haïssait la guerre. Elle la méprisait, la détestait, l’abhorrait, l’exécrait autant que son cœur pourrissant le lui permettait. Si elle venait en ce lieu, c’est qu’elle craignait pour les siens. Et, bien qu’il n’avait pas la même vision des choses, Shiva admettait bien volontiers qu’elle n’était pas banale femme, mais qu’elle était bien à la tête d’une Eglise, avec toutes les responsabilités que cela incombait. Mais la sac d’os, bouillonnante, se laissa ensuite un peu assagir. Certes, elle était comme une lionne en cage, mais il fallait bien taire sa furie cadavérique. Quel qu’elles soient, il devait avoir ses motivations, aussi obscurs et douteuses soient-elles.
Il poursuivit, alors que la morte continuait à sentir ses jambes lentement l’abandonner. Il racontait son passé, d’une façon un peu abrupte, un peu détaché. Mais quand il commença a parler de guerre, la trépassée frémit impassiblement. Un conflit ? Une guerre ? En savait-il plus qu’il ne voulait le montrer ? Cela ne l’étonnerait qu’à moitié. Après tout, dans ce jeu des temples, elle n’était rien de plus que la bleusaille, la nouvelle venue laissée quelque part un peu trop de côté. Mais elle se savait une femme de potentielle, et qu’avec un peu de pratique, ce serait un jeu qu’elle maîtriserait bien.

Brom craignait la bataille, donc. Qui ne la craignait pas ? Seul les fous et les assoiffés de sang aimaient la guerre, et pourraient trouver dans le conflit un quelconque intérêt. Sans compter les politiques… Et quelques brigands du pouvoir. C’était de ces conflits qu’elle voulait épargner ses croyants, aussi inutiles et aussi faibles puisse-t-il penser qu’ils soient. Quand finalement il eut finit, Shiva tremblait, et elle se détacha un peu brusquement dans une impulsion furieuse et affaiblie. Pour sa fierté seule, elle tituba doucement, le dos droit, le menton haut, pour aller trouver ridiculement un siège sur lequel se rassoir quelques minutes devant sa tasse de thé.


« - Eh bien, mes jambes ne sont plus ce qu’elles étaient.. Vous parlez beaucoup, Brom. » Dit-elle simplement, regardant sa tasse avec un maigre intérêt, adoucit néanmoins par l’odeur. « Il y a-t-il quelque chose qui justifie que je sois la cible de toutes vos attaques ? Car si vous me voyez comme un ennemi – ou pire un jouet – autant couper court à tout cela. » Son ton n’était pas agressif, mais plutôt résilié, d’une sincérité piquante qui vient du fond du cœur.

A ce stade, elle avait croisé ses longues jambes minces, les laissant pendre sur le côté de l’axe de son buste. Ses doigts jouaient sur la table, longues mentes pâles, qui se chassaient infiniment sans jamais se croiser.

« - Par la même, veuillez m’excuser si je vous ais porter quelconque offense. Loin de moi cette idée, vous le pensez bien, et si vous voulez vous refuser des titres, navrée d’avoir parjuré avec votre fierté. »

Un sourire âcre éclaira quelques secondes ses lèvres diaphanes. Ô qu’elle connaissait le cœur des hommes, leur désir et leur fourberie, mais aussi leur immense naïveté face au pouvoir. Capables de tout pour un peu de puissance… Un titre, un rang, de l’argent et des femmes. Celui qui a réunis tout cela est appelé un homme puissant. Mais la sainte ne voyait qu’en eux des hommes faibles. Le roi des forges touchait habilement juste en soulignant ce point. Il est vrai que la cupidité des hommes et des faibles femmes n’a pas de limite.

« - Vous prédisez une guerre proche donc… Qu’est-ce qui vous motive à proférer ces paroles ?... Je n’ignore pas non plus que le monde est un cycle éternel qui oscille timidement entre barbarie et calme, l’un étant bien sûr plus puissant que l’autre, ni que la période de maigre tranquillité que nous connaissons n’est qu’une illusion, et que l’on ferait aussi bien de marcher sur des charbons ardents plutôt que de nous attendre à une paix éternel. Taulmaril ne nous aura certainement pas suffit à comprendre nos erreurs. La guerre et le sang est une erreur dont on ne tirera jamais aucun enseignement, nous sommes condamner à la commettre de nouveau, encore et encore, à travers les siècles.
Mais si une guerre est réellement à nos portes, je serais curieuse d’en savoir plus. Comme vous l’avez si bien dit, aucun ne pourra être neutre… Alors quel que soit son importance, j’aimerai pouvoir prendre une décision par moi-même
. » Ces mots sonnaient comme des marteaux tombant sur des enclumes, et si il regardait habilement, il pourrait entrapercevoir ses traits gâtés se brouiller et se faner un peu plus. La Sainte perderait-il son tempérament ? Finalement, elle passa ses doigts las sur ses tempes pour les masser lourdement. Son dos était voûté, et son air glorieux commençait à se perdre doucement dans un visage esseulé et épuisé. « Je ne viens pas avec mes forces, maître Brom. Mais avec mes faiblesses. » Comprendrait-il qu’elle ne cherchait pas en lui un énième ennemi ?
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Lun 19 Oct - 14:11

    Il s’assit lui aussi, s’assit sans douceur sous ce corps démesuré dans un fauteuil du même écho, perdu dans les toises, un être au delà de la dizaine de pieds qui se pose et fait écho à sa façon d’être, à la fois digne étonnante, dépassant ce classique commun qu’il trouve sans intérêt et d’une droiture qu’on ne peux voir si l’on ne cherche pas bien plus profond. Il la regarde, l’observe dans son désir de se débattre, dans son désire de refusé et de voir autre chose qu’une pure vérité fondu qu’il a déversé sur elle, sans douceur certes, sans l’amitié d’une main tendu, mais juste, comme elle l’a demandé, à ses yeux à lui, simplement brutal, sa vie, son monde, sa vision.
    Et si le poids et la chaleur d’une vérité porté à blanc n’est souvent pas acceptable pour un être, si la douceur des mots est souvent une signe d’une diplomatie et une nécessité dans les paroles entre hommes et femmes de riches vertu, elle n’est pas quelque chose qui sort de la forge de Bor. Cette forge qu’il a fait soufflante et grinçante, puissante et … Aussi pleine de rêve qu’elle en est vide.

    Et son sourire revient quand elle parle de son flots, de sa parole qui ne s’arrête, il le sait il expose sans relâche, il parle dans de lourds démonstrations qui n’ont pas la finesse des comtes du Duc de Seh, ou les méandres caverneux plein de rêverie des racontars d’un sindarin bien connu. Non il est juste cette brute sortie des forges à l’aspect d’un ligot autant dans la parole que dans ses façons.

    Alors il la laisse finir, sans plus sourire vraiment, les mains croisé sur son ventre arrondit qui définit bien la force du colosse, une force construite par le travail et non pas une de ses forces faites pour impressionné, une force du temps long. Et puis toujours dans cette posture un peu protectrice si il en est, il reprend la parole à son tour :


    “Je prédis la guerre comme je prédis la mort, elle reviendra et sera, aussi grande qu’elle fut, car Shanra vie toujours et même si le Dieu mourrait il n’en resterait pas moins son essence même encré dans le cœur des hommes et des femmes. Et non seulement des êtres faibles, mais bien de tous. Cette écharde enflammer, cette petite braise que l’on essaye de souffler et qui vivote plus que jamais et menace de flambé … Cette petite braise qui, lorsqu’elle s’arrête, à finit par bruler tout le cœur.

    Je ne suis pas un devin, et vous ne m’avez pas offensé, bien au contraire, je vous parle simplement sans retenu comme je le fait avec les gens pour qui j’ai un brin d’estime. Si vous penser que c’est une agression, alors je ne vous retiens pas, et si je dois admettre qu’un instant je vous ai prit pour une jeune enfant qui ne savait pas sur laquelle j’ai versé l’une des vérités, ma vérité, je m’en excuse. Il n’est reste pas moins que c’est ce en quoi je crois sans même les voiles de cette indolente diplomatie qui à la fâcheuse tendance de ne pas voir la vérité.

    Sachez maitresse Durgas que je parlerais sans fin devant Shanra elle-même, que je me permettrais d’apprendre la guerre à Wode si il me sort des absurdités et je ne retiendrais pas ma verve devant Dame Dranis ou le Roitelet Timothée si ils me poses des questions comme la votre sur la guerre, quitte à les offenser, quitte à les agresser, quitte à les faire quitté leur petit nid douillets d’aise bien aisé née de la croyance, de la diplomatie, ou d’un quelconque statue.
    Après tout ne suis-je pas détester et craint pour ça ? Je ne cherche plus des amis, j’ai passé l’âge après tout, je cherche juste à parler franc…”


    Il se tait quelques instants fermant les yeux comme pour voir les paroles douce d’un Bor qui le surveille, comme pour chercher sa connexion avec lui, et si la dame, par un moyen ou un autre peut voir l’essence divine doucement couler, alors elle pourrait voir que Brom pendant le temps d’un souffle dirige la sienne à la fois vers la forge les cieux et la terre, partout où est son dieu, son créateur qui semble lui répondre par ses filins incertains.

    “Mais Bor ne m’a donner que le savoir de la forge, sachez juste que les cavaliers s’impatientent, qu’ils se morfondent, ils sont née pour la guerre et si une occasion s’y présente il y a des fortes chances qu’ils y précipitent le monde. Je crains que la prochaine guerre ne soit pas encore la plus grande, qu’elle ne soit pas celle ou nous devront vraiment prendre les armes, mais qu’elle soit tout aussi meurtrière. Qu’elle soit simplement une guerre. Car beaucoup en veulent une, les hommes comme les autres races trouvent bien facilement dans la guerre un moyen de changer leur quotidien pour un futur hypothétique mais radieux.

    Après tout qui n’a pas d’armée ? Et qui dans cette armée n’attend pas, tout au fond de lui, là, en sa petite étincelle vivace, de reprendre le chemin de la guerre ? Moi-même parfois je me reprends à me demander ce qui se passerait si j’étais encore dans l’armée à laquelle j’ai appartenue … Mais si vous voulez savoir où sera la prochaine guerre, et ce qu’elle impliquera ce n’est pas à moi qu’il faut le demander, mais à ceux qui le sauront en premier lieu, bien avant moi-même alors que fournirait des armes pour tout les généraux de tout les camps …

    Mais je parle trop il semble… Vous dame Durgas, vous que voyez vous ?

    Et sachez une chose, tant que vous êtes conscient de vos faiblesses, tant que vous les connaissez et ne les oublier jamais, ce sont parmi vos plus grandes forces, vous venez donc toujours avec vos forces ma cher, toujours, ne vous dévalorisé que quand il est question de politique, de cœur et de diplomatie. Oublier ça ici, vous êtes dans une forge et la seule chose que je ne travail pas sont les cœurs.”


    Il sourit doucement, ce sourire de vieil homme qui bien qu’il a tout vue apprécie encore les tournures et les mots, apprécie encore quelques rares personnes, et acceptera ce qui se passera avec ce même étonnant sourire perdu dans les méandres d’un visage qui, à première vue ne semble pas fait pour le porter mais pour inspiré la peur panique au milieu d’un bain de sang.

    Pourtant il n’avait rien dans son âme qu’une noblesse particulière, une noblesse folle qui lui a permis de traverser les âges malgré ce qu’il a vu, mais une noblesse qui ne cherche pas à se faire des ennemis, et qui souvent n’a que faire de ses êtres porté sur la haine de l’autre.

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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Mer 11 Nov - 21:56

Dans un craquement néfaste, la Sainte s’était redressée sur son fauteuil, étendant son dos dans une voûte des plus célestes, agitant ses longs doigts sur la table dans un mécanisme rigide. Un sourire jaune éclairait son visage. Encore une fois, il voyait habilement juste. Les cavaliers… Ces vendeurs de mort. Des gens nés pour la bataille, pour le combat, pour répandre les préceptes barbares et brutaux de leur dieu. Cela était infortuné, mais tristement vrai.
La guerre était inévitable. Grande ou petite, qu’importe. Seulement, elle allait se produire, quoique l’on dise, et quoique l’on veuille bien croire. Shiva se perdit sur la silhouette imposante du Haut-Prêtre des forges – à vrai dire, comment faire autrement ? – dont l’odeur de sueur et de soufre commençait à se mêler habilement aux effluves fleuries de la pourpre, comme si, à présent, la pièce était rempli d’encens.
L’air de l’homme, d’ailleurs, se fit plus calme et plus spirituel. Il avait l’esprit ailleurs, loin, très loin d’elle, quelque part avec ses marteaux et ses forges qui résonnaient jusqu’à leur petit cocon. Un sourire tendre éclaira le visage de la belle morte qui le couvait tendrement du regard. Il était sûrement rare – agréablement rare – de le saisir avec cette expression de paix et de sérénité sur le visage. Consciente qu’elle vivait un instant privilégié, elle se tu, se laissant bercer par sa voix grave et imposante, dont elle sentait les fréquences jusque dans ses côtes.

Ah, la magie de la guerre. Il n’y a pas de guerre sans mort, elle en était tristement alerte. Sa famille s’était illustrée de cette façon, après tout. Des années et des années de morts, encore et toujours. « Ca, une guerre sans mort… que Delil m’entende, j’en crèverais sur le champ. Définitivement, en plus. » pensa-t-elle pour elle-même, baissant le visage vers son reflet sur la table. Mais il est vrai que fondamentalement, une guerre est toujours véhiculé par un faux espoir d’utopie. Par la volonté, le besoin de changer la voie d’un pays, d’un peuple. Mais malheureusement, un despote en remplace bien souvent un autre, et si aucun dictateur n’est comparable, ils n’en demeurent pas moins des salauds de la pire espèce.
Pourtant, ses prochains mots la firent presque bondir de sa chaise. Tous une armée ? Tous attendant secrètement de pouvoir l’utiliser, et de voir le sang couler pour sa bonne cause ? Ce n’était pas tout à fait vrai. Shiva n’était pas de ceux-là, et de très loin. Si certains de ses suivants étaient effectivement des maitres d’arme et de grands guerriers, elle redoutait le jour où une guerre éclaterait entre les gélovigiens et les sceptiques, et que ses enfants devraient, comme leurs paires, se rendre sur le champ de bataille. Cette opinion était pour elle grotesque, égoïste, et indigne de ceux qui se disaient porteur d’une croyance. Elle se garda de réagir tout de suite, et le laissa poursuivre son récit.

« - Vous avez amplement raison maître Brom. Et je suis bien sûre tout aussi au fait de mes forces que de mes faiblesses. Et peut-être que c’est vrai, que mes faiblesses me hantent, et me déstabilisent. Je n’ai pas l’expérience que vous, ou que maître Seh avez. Je suis bien nue face à vous, si j’ose dire. Et mes forces, je les ais apprise de la guerre et de mes maîtres, et pas de mon prédécesseur. Le pauvre bougre nous a quitté avant même ma résurrection. Enfin, il a retrouvé notre Saint Créateur. Et est certainement bien plus heureux que nous tous ici-bas.
Cependant, vous vous méprenez quand vous dites que nous avons tous une armée prête, et qu’au fond de nous, nous aspirons tous à la voir se lever et vaincre. Je ne partage pas cette opinion, et redoute la guerre autant que je la méprise.
» Elle marqua une courte pause, laissant ses mots suspendu dans l’air comme des papillons de verre, attendant qu’ils s’effondrent d’eux-mêmes sur le sol et viennent se briser à leur pied.
« Et bien, ce que je vois… A vrai dire, ce que je vois n’est guère joyeux. Je partage votre opinion, des choses graves se préparent. Serait-ce une guerre, un cataclysme ? Je ne pourrais le dire. Mais les présage et les augures n’annoncent rien de bon. L’épidémie passée nous l’a prouvé, après tout. La mort est partout, à chaque tournant, et nous attend patiemment à chaque faux pas, à chaque croisement du destin.
Et je dois avouer… Quelque chose au fond de moi, jusque dans mes os, me dit qu’il est temps de se préparer. Qu’il est temps de s’unir. Car des temps obscures s’annoncent et que nous, plus que quiconque, seront attaqués et mis à mal. Bien sûr, je ne saurai vous dire pourquoi… J’aime à croire que c’est l’intuition féminine qui s’exprime. Ou Delil qui aimerait ouvrir mes yeux.
» A ces mots, elle battit des sourcils un peu plus frénétiquement, sans s’en rendre compte, pourtant, essayant de pousser le voile de mort qui couvrait ses iris, et de libérer son esprit du drap de la mort.
« A vrai dire, c’est pour cela que je suis ici aujourd’hui. J’ai dans l’espoir de rallier les temples entre eux, de créer une force unique, un rideau d’acier face aux détracteurs, afin d’assoir nos croyances. Nous pourrions même nous surprendre en ouvrant les yeux aux sceptiques ? Après tout, un groupe uni est toujours plus valorisant que quelques unités éparses. » Elle respira largement, laissant s’échapper de ses lèvres un doux soupir. « J’aimerai lier nos églises, maître des forges. Que nous soyons alliés, et non deux êtres hostiles. »

Ses doigts s’étendirent vers lui, dans l’espoir d’être saisi. Pourtant elle savait son geste risqué, et sûrement prématuré. Après tout leur discussion, bien que profonde, était encore précoce et fragile, et qu’il était sûrement trop tôt pour pouvoir proposer ce type d’alliance. Et le géant, plus que quiconque, était un homme difficile à cerner, et surtout difficile à convaincre. Mais elle ne devait pas se voiler la face pour autant. Son dos était droit, sa posture forte et sereine, et surtout son visage brûlant de détermination. Shiva était une femme impulsive par moment, et savait que certaine bataille pouvait se remporter en attaquant le premier. Si elle ne faisait pas le premier pas vers lui maintenant, quand le ferait-elle ? Elle espérait à présent ne pas avoir été trop avide, et surtout trop imbu d’elle-même pour avoir perturber le grand géant dans sa brûlante tanière.
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MessageSujet: Re: Dans le cœur des flammes   Jeu 12 Nov - 17:05

    Elle n’y croyait pas, elle croyait que le cœur pourrait encore tout sauvez que chaque homme n’avait pas en lui cet instinct qui, une fois remis au rang qu’il n’aurait jamais dût quitter. Pourtant lui l’avait vue, il avait vécu les affres, plus qu’elle semble-t-il, plus que la morte, il avait et sentait encore sur sa peau la chaleur doucereuse de la guerre qui, dans la peur, vous promet que tout est permis à condition que vous défendiez votre vie, que les vainqueurs, quoi qu’ils arrivent ont toujours raison, et que la différence entre terroriste et résistant n’est qu’une question de point de vue.

    Elle exposa sont point de vue comme si elle était coincer derrière le dogme de son dieux, comme si elle avait perdu de vue la réalité crue que même une église, une religion se doit de connaitre. Elle parlant quelques instant pour arrivé à ce qui devait être son plus grand espoir, où du moins l’espoir de cette discussion, une alliance, une prétendu puissante alliance, des mots fort étonnamment tourné comme sa main qui se tendait vers lui.

    Alors, en bon chevalier il l’attrapa avec délicatesse de l’autre coté de la table, cette petite main qui aurait du mal à prendre sa place dans la sienne, cette petite main aux doigts fins qui trônaient dans deux de ses doigts comme si il était le genre de bras qu’elle avait l’habitude de prendre, cette petite main qui n’était pas une main de guerre. Alors comme à son habitude, doucement il sourit et son regard dans le siens il répondit à toutes ces paroles comme il est politiquement correcte, en un long monologue sans même l’avoir coupé :


    -“Ma chère, je ne doute pas que vous ayez des maitres d’armes, suivant un principe étonnant tout le monde ici a ou connait un maitre d’arme… Alors même que la guerre n’a plus lieux, on à tous connu un maitre d’arme, on est tous passer par les mains de ces derniers, que l’ont vienne comme il est coutume de la haute noblesse, ou que l’ont soit juste un paysans qui l’a vue passé dans la campagne. Sachez que dans le cœur, et dans les veines de ces maitres vivent les armes, et que les armes même au rang d’art ne sont ni plus ni moins qu’un écho de la guerre, et si l’écho est trop lointain alors il ne mérite pas leur titre.
    Mais je suis d’accord avec vous, jamais une guerre n’est belle et si nous pouvons l’évitez, alors évitons là, dansons dans cette politique qui a pour but initial de l’évité, de passé à coté, de remplacer les armes par des mots tout aussi dangereux, car au fond la guerre n’est qu’un refuge de la politique souvent lorsque l’ont ne souhaite avoir tord … Malheureusement nous sommes des guides spirituels ma très chère, et par se biais nous ne pourrons jamais évité la guerre car elle vient bien rarement de l’esprit mais des pulsation du corps.

    Mais cessons de parler de guerre, vous êtes de la vie, et je suis des forges, je fabrique des armes pour qu’elles vivent en tuant et vous prié pour que la mort ne soit porté qu’à ceux qui ont finit de vivre … Nous somme par nature même opposé sur ce sujet. Venons-en à ce qui vous amène ici, votre main, si belle soit elle.

    Car vous êtes là pour que je la prenne bien plus que dans un geste, mais dans un geste plein d’une autre signification, celui d’une vraie et stable alliance. Je crois, belle dame, vous avoir déjà répondu à celle-ci :
    Je ne suis et ne serait jamais votre ennemi, je n’ai rien contre vous ou contre votre culte, mais si je peux prendre parti quelque part le culte de Bor, et Bor lui-même est souvent neutre face à l’histoire, il protège les faibles, il forge l’aegis, mais reste souvent de marbre.
    Si donc dans l’idée je peux vous accorder mon soutient, vous dire que je ferais tout pour que vous restiez à votre post car vous êtes quelqu’un de droit et le changement de haut prêtre est toujours délicats dans les affres de la religion. Je ne peux vous accorder une alliance forger de sang qui me mettra à vos coté quoi qu’il arrive. Bor ma chère, reste et survivra en temps que Bor, et je ne serais pas l’homme qui le déshonorera une nouvelle fois. Son culte ne suit pas des besoins humains d’alliance et de droiture. Son culte, et donc moi en temps que haut prêtre, dans la mesure de mes possibilités, n’est autre qu’un reflet, un écho de Bor, et nous ne pouvons donc nous permettre ce genre de simagrée dangereuse que sont les vraies alliances bien forger.

    Cependant je peux vous promettre que si les incroyant s’attaque aux temples, alors je serais là, je peux vous promettre que je suivrais les choix du conseil qui est, lui déjà, sensé être et représenté ce rideau de fer unis devant l’adversité que nous somme. Mais ces rideaux là ce forge au haut monastère, et avec l’accord d’une majorité, ils n’ont pas d’existence entre deux temple si ce n’est un soutient que je vous accorderais toujours, mais comme je l’accorde à d’autre… Avec plus ou moins de cordialité je dois l’admettre…

    J’espère que vous ne m’en voudrez pas, je prends donc votre main, mais je ne peux couvrir tout vos espoirs je le crains car je ne suis que l’humble suivant de Bor.”


    Il regarda la main s’attendant à ce qu’elle la retire, qui sait, en tout cas ces paroles claires clôtureraient surement la réunion fort intéressante, la danse dans le cœur des flammes.
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