Bye bye combat truqué ! (mission) - Page 2

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 Bye bye combat truqué ! (mission)

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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Ven 13 Fév - 16:27

    Faisant un effort pour ouvrir un peu plus les yeux il hôte sa chemise sous le regard de la demoiselle ou plutôt suite à son regard et à sa prise du pot, il ne lui aurait pas demandé lui-même, après tout il ne sait ni qui elle est ni ce qu’elle a traversé et même si elle est prêtresse il est sur que les soins ne sont pas son métier, les armes sont bien trop encré dans ses mouvements.
    Quelques gestes suffisent à première vue quelqu’un l’avait déjà aidé à défaire les complexes lacets de ses protections sur la route, il jette donc ses bracelet sur le lit où ils reprennent en écho les quelques lumières qui daignent arriver jusqu’à eux puis y pose sa large chemise, sans frivolité ni geste impromptue, c’est juste un combattant et homme fatigué qui hotte ses vêtements, pas un de ces hommes qui cherche la grâce par la musculation.
    D’ailleurs son corps est au reflet de cette théorie, il est bien plus proche du corps du bucheron que du corps d’un rodeur aux muscles d’acier. Dure, carré, il a oublié le “V” que les femmes aiment tant et travail juste dans la droiture. Il dévoile donc d’abord un léger ventre soutenu par une forte ceinture abdominal ayant travaillé aussi bien sur les transverses que sur les abdominaux fronteaux qui forme les belles tablettes de chocolats qu’il n’a pas, ou plutôt qui sont là mais invisible, ici, comme sur tout le reste de son corps des poils poussent comme si rien ne les guidaient, les plus jeunes sont blond, d’autres noir brulé, enfin certain sont de cette couleur brune qui fait sa barbe et ses cheveux. Sont torse se révèle être cette amas de muscle auquel on pouvait s’attendre, des pectoraux monstrueux qui viennent joindre des épaules démesuré apte à broyer un arbre simplement en le serrant dans ses bras noueux. Mais surtout ici et là de nombreuses cicatrices qui se dévoilent petit à petit, la plus part viennent d’armes, certaines viennent du feu et d’objets trop chaud qui sont rentré en contacte avec la peau, certaines sont profonde d’autres non, elles parlent d’un métier passé, d’un métier de combat, alors que celles du feu chantes les louanges de l’apprentissage et des erreurs qui sont humaines. Enfin quelques écailles rappelle qu’il n’est ni humain, ni Zélos, ni toutes ces choses qu’on pourrais espéré mais bien une noblesse encore plus grande car dans le cœur d’une créature dont les pulsions sont meurtrière de part sa race même.

    Enfin son épaule est nue, dévoile l’étendu des dégâts, rien de cassé chance ou action divine, mais un bleu d’une taille fantastique généré par deux frappes qui ont probablement fait des dégâts à l’intérieur du muscle, un coup de chance que Cynn ai une mage de soin, ou juste une normalité si on la considère pour ce qu’elle est, l’une des personnalités d’une pègre tentaculaire et fantastique généré par un Duc tranquillement assit en Arghanat à géré la politique et la tactique de tout son domaine. Les bords, déjà rougeoyant sont donc encré en filament généré par les muscles, en leurs centres deux marques bleu violettes de la taille d’un poing et d’une paume … Le bougre à forcement utilisé de la magie pour venir percer la carapace de cuire du géant, et surtout, une pâtie du bleu, à cheval sur les écailles que comporte ses épaules n’a pas été arrêté.

    Sa main quand à elle a probablement des os brisés et est rougeoyante lorsqu’il la pose sur la soie de son lit, il doit se reposer, décontracter ses muscles pour que la demoiselle puisse faire son travail tout à l’heure. Alors il laisse sa main sur la couverture de ce lit honteusement large mais qui ne pourra accueillir personne d’autre une fois qu’il sera couché dessus, et se rappelle la douceur d’Arghanat, les vertes prairies, les odeurs des montagnes, des fleures, de la neige, et il ne se demande plus pourquoi le luxe est une de ses spécialités et pourquoi cette auberge ressemble à un écho d’Arghanat dans cette ville qui semble si sombre. Chalet de bois et de pierre au milieu d’une honte de pavé et de fange …

    Il se détend.


    -“Pour l’onguent, je suis seul, n’en met pas aux endroits que je ne pourrais pas atteindre, il est là pour diminué la douleur et décontracter les muscles pour que la mage de soin puisse faire son travail tout à l’heure. Dès qu’elle viendra, une heure ou deux dirons-nous …

    Bien passons aux choses sérieuses, elle frappera avant d’entrer, ici les gens sont comme les Arghanatiens, plein de respect pour les lois et l’intimité.
    Comme tu as put le voire ma côte est au plus bas, parier sur moi est sur et les gens viennent surtout pour voir les matchs, si quelqu’un propose une cote intéressante, pour peu qu’il se fasse un peu de pub et disparaisse après, tout le monde viendra parier chez eux. Même ceux qui ont voulut me tester ont du croire que je suis invisible vue comme j’ai rossé leur champion. Si ce gamin m’avait donné deux coups de plus j’aurais surement perdu …
    Mais visuellement je suis sorti vainqueur et indemne, à par Cynn, sa soigneuse et un de ces gars personne n’as vue mes blessures. Et Cynn est protéger par le Duc de Seh et l’auberge paye sa dîme à la Plume du Serpent, aucune autre pègre ne se risquera à l’embêté.
    Tu es ici sur le territoire de la Plume si tu ne le savais pas, dans cette ville chaque commerce est sous la protection d’une pègre à qui il paye une dîme, auberge y comprit, ce n’est pas un choix malheureusement, les temples y échappe par chance mais aucune forge ne peux vivre sans payer la protection de celui qui rampe sous son quartier.

    Maintenant ma question qui vas définir si j’abandonne et je déclare forfait, les laissant se débrouillé ou si j’obéis à leur ordres, ou enfin si je continu avec toi : Qui as-tu trouvé ? Ils ont une seule personne au temple ? Sont-ils du genre à faire chanter stupidement ou juste à chercher des renseignements ? Au temple assassin ou personne d’un rendez-vous ? Comment se déplaçait leur espion ? Et bordel ma tête, je déteste ce mal de tête !

    Attend attend … Moi ? Ils veulent me faire chanter en prenant des gars du temple en otage ? Les hommes du temple sont libre et ne sont pas de mon état, je suis leur chef mais si ils peuvent en tuer un ou deux mo seul devoir est de les venger, je n’ai pas de famille en vie et je doute qu’ils s’attaquent à un de mes peu nombreux amis … Donc ils vont venir avec de l’argent et tu liras leur soulagement dans leurs yeux lorsque je dirais que l’argent me vas. Ils tenteront peut être le coup du poison mais depuis le temps je doute qu’ils y croient encore. J’ai rencontré un apothicaire qui disait vendre un anti poison universel un jour, je n’en connais pas à part de faire chauffé ton corps pour dégradé le poison … Et encore à condition que le poison soit organique, mais si ce n’est pas le cas alors je compterais sur toi pour aller le volé … Mais sincèrement je doute qu’il soit stupide au point d’essayer d’empoisonné un homme qu’ils ont vue explosé dans une arène et qui pourrait faire de leur tête de la charpie … Les négociations tournerons cours si ils essaye de m’empoisonner … Donc je penche sur l’argent.

    Quel est ton plan ?”


    Il avait toujours le sourire aux lèvres à l’idée que des hommes puissent tenter de le faire chanté, il se souvient des dernier et de leur regard hagard lorsqu’il avait lui-même exécuter le prêtre qui faisait parti de ceux qui avait manigancer contre lui par le passé, combien ne l’avaient fait ? Ils se comptent sur les doigts des main d’un manchot amputé de quelques doigts … Puis ses kidnappeur en gardant un en vie pour en apprendre plus, qu’importe il avait vengé l’homme et ce dernier n’avais pas souffert. La mort est douce.
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Orchid Orcirdr
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mar 17 Fév - 12:03

Le combattant n’était pas du genre à faire des chichi, en quelques gestes dont l’amplitude n’était contrariée que par la lassitude et peut être la douleur, il se défit de ses effets qui masquaient ses blessures. Son physique n’était pas celui d’un statuaire Sindarin, mais tout en lui, reflétait la puissance la force brute contrastant en cela par la technique qu’elle avait pu voir dans l’arène. Le forgeron était un homme plein de contraste, mais des contrastes qui formaient à la fois un personnage entier et complexe comme elle avait commencé à s’en rendre compte lors de sa brève enquête sur lui. La force brute pour le forgeron et la technique pour le guerrier ? Elle n’arrivait pas se contenter de cette hypothèse. Un forgeron de sa réputation se devait certainement de posséder une technique irréprochable à moins que ce ne fut une technicité irréprochable, plus contenue dans la connaissance des métaux et du feu que dans un geste précis même si elle se doutait qu’on ne frappe pas sur l’enclume n’importe comment, le point d’impact du marteau se doit d’être atteint avec force et précision… Mais tout ceci n’était qu’imagination et hypothèse d’une novice en forge, elle ferait mieux de se concentrer sur ce qu’elle savait faire et ce pour quoi elle était là…

Alors que le lit se couvrait de son accoutrement de lutteur, elle ouvrit le pot dont le contenu était censé préparer les soins de la mage qui allait se présenter. Avant de plonger ses doigts dans la pâte luisante à l’aspect onctueux, elle observa la peau du colosse. Marquée par les cicatrices de tous ordres. Il était évident que dans tous les sens du terme, il avait vécu plusieurs vies. Les années étaient passées nombreuses sur lui pour prendre le temps de se couvrir de tous ces stigmates et la nature différente des marques révélait la vie de forgeron mais aussi celle du guerrier. Certaines plus marquées que d’autre indiquaient qu’il avait dû affronter des périls qui en aurait effrayé et tué plus d’un. Elle se félicita de pouvoir compter sur un allié de son acabit… Elle ne fit aucune remarque sur les écailles qui couvraient par endroit son derme épais et qui devait à lui seul pouvoir lui tenir lieu d’armure et s’attarda plutôt à examiner la blessure de l’épaule. Quel était donc cet adversaire qui avait non seulement réussi à passer la garde du chevalier forgeron, mais encore était parvenu à lui infliger de telles marques ? Elle ne put s’empêcher de l’admirer intérieurement se demandant ce qu’il était devenu pour sa part… Elle ne put s’empêcher de remarquer que les écailles n’avaient été s d’aucune protection. Elle passa le doigt sur l’une d’elle au milieu de l’hématome. Rugueuse et dure, était-il possible que le combat ait opposé deux êtres de même nature ? Les spectateurs devaient de toute façon en avoir eu pour leur argent.

Durant une fraction de seconde elle essaya de s’imaginer deux Brom Ode'Bahalmarche face à face, spectacle titanesque s’il en est, puis se reconcentra sur sa tâche d’infirmière. Par chance, l’épaule est normalement atteignable en grande partie par le blessé lui-même, malgré la largeur de son torse qui pourrait faire barrage à son allonge extraordinaire. Enfin elle plongea ses doigts dans le baume et se mit en devoir de l’appliquer sur la blessure. Les poils accrochent ses ongles et les écailles irritent ses doigts et le haut de sa paume alors qu’elle rente de faire pénétrer l’onguent pour qu’il agisse le plus en profondeur possible. Le derme est épais et rigide sous les écailles ce qui rend encore plus admirable la blessure ou plutôt le coup qui l’a provoqué. Elle sent la chaleur de la préparation médicinale dans ses doigts et continue son massage jusqu’à ce que la peau ne semble plus pouvoir en absorber. La main sur le lit a déjà attiré son attention, mais elle ne dit mot à ce sujet. Elle a comme l’intuition que l’orgueil du forgeron aurait du mal à accepter trop de sollicitude. Il est en outre personne à savoir jusqu’où il peut aller. Il ne mettra pas en danger son outil de travail. Elle sait que son art est la plus importante part de lui-même. Ne plus pouvoir l’exercer ne doit pas être envisageable pour lui.

Durant le massage de la prêtresse, il ne perd pas de temps confirmant qu’il est toujours dans l’action et ce sans arrière-pensée… Igrim a toujours tendance à écouter plus qu’à parler et donc à diriger. Elle se contente de hocher la tête en signe de compréhension ou d’approbation. L’arrivée de la soigneuse ne sera pas un problème. Elle jette un rapide coup d’œil sur l’armoire qu’elle a eu tout le temps d’observer durant son attente, mais que son regard machinalement toise pour se confirmer une nouvelle fois s’il en était besoin qu’elle pouvait se glisser rapidement à l’intérieur. Si l’on considère qu’elle à l’échelle du lit du géant, tout le monde comprendra que ce ne peut être qu’une formalité…

Les reste est plutôt rassurant, à part bien sûr les dégâts encaissés par la main du colosse. Ce dernier semble avoir analysé les choses comme elle. C’est un bon point de départ. La question de la pègre est un tantinet plus dérangeante. Paradoxale aussi pour les deux complices. Comment justifier que l’on s’en prenne à une petite bande de tricheur qu’on ne se formalise pas de l’existence des confréries plus tentaculaires et sans doute plus influentes et plus dangereuses ? Pour le colosse, la Zélos ne possède pas la réponse. Pour ce qui est de son point de vue, Igrim ne se fait plus d’illusion depuis longtemps. L’existence des pègres de toute sorte est une chose entérinée depuis longtemps et si l’on y de plus près elles contribuent à une certaine stabilité des cités. De leur côté, les forces de l’ordre ne sont pas assez présentes pour jouer le rôle de tutélaire qu’elle devrait tenir. En outre, la prêtresse en a plus après ceux qui s’enrichissent sur le dos de combattants. Si elle en avait le pouvoir elle mettrait fin à ce genre de spectacle… qui lui avait laissé un souvenir cuisant. Elle oubliait souvent que les combattants qui se présentaient dans les arènes le faisaient de leur plein gré non après avoir été vendus comme esclaves comme cela avait été son cas à l’époque…

Mais était venu le temps pour elle de rendre compte de son activité durant cette journée où Brom Ode'Bahalmarche avait risqué son intégrité physique. Elle pouvait au moins se targuer de ne pas être restée inactive, mais elle ne savait pas si cela suffirait à se rendre crédible aux yeux de son partenaire qui lui montrait une nouvelle fois qu’elle avait encore à faire ses preuves à ses yeux. Elle ne pouvait lui en tenir rigueur et elle-même agirait de la sorte dans sa situation. Cela lui mettait juste un peu de pression, elle qui n’était pas à l’aise en position d’oratrice… Heureusement son activité de masseuse improvisée la plaçait un peu derrière le colosse et la rassurait un peu, hors de son champ de vision qu’elle était. Elle prit une respiration d’élan avant de commencer :

« Je vais essayer d’être le plus clair possible. Si j’oublie des détails qui vous emblent importants n’hésitez pas à me couper et à me poser des questions.
Comme vous l’aviez supposé, dès l’inscription vous avez été repéré et suivi jusque devant cette auberge ce qui m’a permis d’arriver jusqu’à leur repère… »


Elle passa sous silence le tâtonnement que la découverte de leur cache lui avait occasionné. Ce n’était pas là l’important.

« Apparemment c’est une bande peu nombreuse. J’en ai vu trois mais il est probable qu’ils soient plus, je dirais entre cinq et dix… Parmi les trois, il y a celui semblez chargé des missions d’espionnage _peut être n’est-il pas le seul, à leur place…_ le bookmaker et la servante qui officie au temple. L’espion fut assez facile à filer. Il se déplace en silence et d’ombre en ombre, mais il oublie de vérifier que lui-même n’est pas suivi… Le bookmaker semble être un petit malin assez bon commerçant, mais sans doute pas le chef de la bande, quant-à la femme, comédienne mais… Il faudrait pousser la surveillance pour faire un tour plus exhaustif de leur gang et surtout identifier le cerveau…»

Pour répondre à la question fatidique elle prit deux secondes de réflexion ?

« Je pense que c’est une bande qui en est encore à ses débuts. Qui se débrouille bien, mais qui doit encore se faire une place au soleil. Ils viennent apparemment de mettre leur officine sur la place publique. Il est donc possible que qu’ils aient envie de passer à la vitesse supérieure après avoir peut être amassé de quoi se payer peut être des espions ou des hommes de main. Ils ne doivent pas avoir franchi le cap de la violence et doivent donc normalement essayer de passer par des voies pacifiques, de corruption. Ce qui ne veut pas dire que s’ils grossissent, ils ne soient pas contraints à faire du ménage au besoin… La fille au temple n’est pas là depuis longtemps, elle doit être arrivée là en urgence pour juste essayer d’en savoir plus sur vous, si ce que vous dites est vrai. En tout cas je l’espère, sinon… »

Elle se pencha devant le torse et le visage du colosse afin de vérifier que ce qu’elle avait énoncé depuis quelques minutes avait été compris mais surtout pour s’inquiéter de la santé du géant.

« Votre tête ?... Vous avez quelque chose pour ça ?... »

Elle espérait que ce n’était pas les conséquences du tournoi ni… Non ce n’était pas possible que le breuvage ou le baume ait été empoisonnés… Etant donné la remarque du haut prêtre sur les antidotes, il était peu probable qu’il soit sensible à cela mais sa paranoïa ne put s’empêcher de se réveiller. Elle jeta à la bassine et le bocal un regard en coing.

Son plan… Comme le lecteur le sait déjà il y avait le plan facile t réalisable et puis l’idéal qui la ferait jubiler. Chacune des possibilités avait ses objectifs différents et il lui était difficile de faire des choix seule. Elle attendait donc de savoir quel était le niveau d’implication que le combattant voulait prendre. Il lui faillait juste encore faire un effort d’explicitation de ses désirs et des projets qui allaient avec.

« Mon objectif est de réduire à néant les projets de ses gaillards, mais aussi de faire passer pour quelques temps l’envie à d’autres d’occuper le terrain. »

Comprenons, la nature a horreur du vide et dans l’esprit de la Zélos, il était évident que si cette bande disparaissait une autre prendrait la place.

« J’aimerais donc bien que la fin de cette association de malfaiteur soit assez sanglante pour frapper les esprits. S’ils parviennent à flouer assez de monde pour les mettre en colère, rien de plus simple ensuite de les désigner à la vindicte populaire qui se chargera de les lyncher… »


Vous aurez noté dans cette dernière partie du vocabulaire bien mal assorti à notre maîtresse des basses œuvres, vocabulaire emprunté à son mentor, la raffinée et cultivée Elerinna Lanatae. A certains moment, la fréquentation de cette dernière avait réussi à lui inculquer un vernis de sophistication qu’elle n’était d’ailleurs pas en mesure de maintenir bien longtemps.

« Le principe serait donc dans un premier temps de jouer leur jeu en incitant directement ou non les gens à parier sur vous, ce qui ne devrait pas être bien difficile et surtout que les mises explosent à un tel niveau que lorsque, vous gagnerez, il soit impossible d’honorer tous les paris. J’envisage donc de parier gros sur vous et d’être la première à réclamer mon du afin de contribuer à vider les caisses de ces salopards. D’autant que même à deux contre un, personnellement… »

Elle eut un petit sourire amusé en pensant que si on lui avait dit qu’elle se ferait de l’argent sur des paris et plus encore sur des paris aux arènes elle aurait certainement poussé de hauts cris, mais que les circonstances vous amènent parfois à faire les choses les plus étranges qui soient, y compris celles qui sont le plus étranger à votre nature ou vos convictions. La Zélos, habituée à se salir les mains dans les opérations les plus improbables en avait déjà fait l’expérience, mais elle ne cessait de s’étonner de tout ce qu’elle était capable de faire pour arriver à ses fins… Elle poursuivit et l’enthousiasme montait dans son ton si ce n’était dans le volume de la voix. Il ne fallait pas en effet que des passants innocents ou non se doutent de sa présence dans la chambre du Haut Prêtre de Bor…

« Dans l’idéal je trouve un pauvre bougre qui irait parier à ma place. Le plus simple aurait été que je le fasse moi-même, mais j’ai peur d’être reconnue après ma maladresse d’hier… »

Elle hésita un peu à ce moment, car au fil de la journée sa position avait changée plusieurs fois et l’avis de son complice serait des plus précieux. Moins d’intermédiaires il y avait et mieux c’était. Cela évitait une trahison qui ferait tout capoter, mais comme elle s’était faite un peu remarquée… En même temps elle avait bien précisé à l’auberge du temple qu’elle se ferait un plaisir de parier sur lui… Bref, parfois elle était prise d’hésitation et elle se rendait copte que se servir de ce qu’il y a dans deux tête était plus intéressant que de se contenter de ce qu’il y a dans une seule. En contrepartie, en agissant en solo elle ne s’exposait qu’à un échec personnel que personne d’autre ne devait supporter. En l’espèce, elle avait un partenaire et se sentait la responsabilité de ne pas l’entrainer là où il ne voulait pas…

« S’il s’avère que vous avez raison et que personne du temple n’est réellement en danger, cela nous simplifiera les choses. Le plus difficile sera de nous répartir et de coordonner la suite des évènements… »


Ce dernier point n’était pas le moindre. La Zélos se voyait déjà obligé de se trouver à différents endroits à la fois pour protéger les prêtres et être présents aux arènes et pourquoi pas au repère des malfaiteurs…
La peau rugueuse du colosse commençait à demander grâce et n’absorbait plus de baume. Ses mains finissaient par en absorber bien plus. Ce n’était pas forcément désagréable, mais pas nécessaire.

« Bon je crois que j’ai fini… »


Cela pouvait aussi bien se référer au soin qu’elle s’était appliquée à prodiguer qu’au résumé de ses projets… Elle finit donc par se rasseoir face au colosse attendant son opinion sur tout ce qu’elle avait puy débiter depuis les dernières minutes.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 18 Fév - 16:27

    Au fur et à mesure du massage l’épaule de Brom se détend, il la laisse faire, il écoute avec toute son attention. Car malgré le fait qu’il soit un titan, un géant de contes, un murmure oublié d’un passé violant, un chevalier dans on armure de peau d’or et de bronze, il n’en est pas moins un homme et toute cette humanité est contrainte par la douleur à ne pas résister, à écouté ce bourdonnement sourd, à avoir cette part du cerveau qui parle à elle-même en répétant, en hurlant même. En vérité si Brom n’avais pas été cette être de légende au grand cœur, cette être tailler par Bor lui-même et munie non seulement d’une résistance physique mais aussi mental et une aptitude à oublier la douleur, tout homme dans sa condition serait en train de hurler sur le sol de l’arène et aurait perdu le combat. Mais pour lui, pour la nature divine qui se cache en lui et murmure, la douleur n’est qu’un signale comme un autre, un de ceux dont on peu passé outre … Outre et si loin.

    Alors il tend son esprit, tout son esprit, sa force vertigineuse qui lui a permit de rester à son poste malgré tout les gens qui veulent sa place pour en faire un poste purement politique, un poste pour soit, une chaire confortable couverte de coussin, il la tend et l’arrime à la voie de la Zélos. Il écoute donc patiemment, il essaye de pensé, il cogite, il tire des traits de flamme au milieu des murmures de la douleurs entre les choses, pour s’en souvenir, pour les inscrire dans un grand tout, une pièce, une œuvre qu’il contemple, regarde et complète, oui la douleur en dessine les bords, en ronge des détailles, mais après tout son travail n’est pas de peindre le grand œuvre dans son ensemble, mais juste d’aider la demoiselle, pourquoi ? Pour la forge, pour rien d’autre, pour son murmure et sa puissance, pour sa vérité : la forge.

    Il sourit et quelques instants il oublie, il se remet à penser aux différents styles qu’il a vue, à ceux qu’ils à senti, le monde se tend vers une force brute, une absence de précision et à la fois une étrange recherche des ses figures folles qui ne marchent que dans les espoirs les plus fou … Pour quel raison absurde ? Il ne le sait mais il va devoir s’y faire, faire des armes légères, équilibré en arrière, les gens veulent pouvoir agité une épée longue, agité une épée longue ? Avez-vous vue plus aberrant ? Pourtant son travail est de rendre ça possible ! Alors équilibre sur l’arrière, arme légères, alliage fin et noble, un bon module, une hardness des plus respectable, les armes vont demander du Damas, encore que la nouvelle génération semble être toute bien forgé, large d’épaule pour les hommes, fine mais musclé pour les demoiselles, et beau à en mourir de jalousie, c’est incroyable le nombre de beaux êtres dans cette génération … Non pas qu’il ne soit beau, il est le magnifique titan de Bor, mais lui-même ne veut voir cette beauté et se fit au regard des autres qui ne voient pas sa noblesse, qui le considère comme un monstre …
    Même les cicatrices les rendent beau… Cicatrices ? Alors il repense à ses cicatrices. A la main de la demoiselle qui quitte enfin sa peau, son regard divagant se fige et il murmure :


    “Réveille moi … Cœur ?” Puis reprend “Reveille moi !”

    Dans son cœur un petit lézard ouvre enfin les yeux pour voir ce qui se passe, plus de violence, plus de malheur, juste des faits pour aider son prochain, il peu le supporté, il contemple donc les dégâts, -et ce n’est pas beau à voir, déjà de base ce n’est pas beau à voir mais là il s’est pris quoi ? L’arène sur l’épaule ?- puis son regard se tourne vers l’extérieur, vers la demoiselle et son mouvement et dans les yeux de Brom s’allume à nouveau cette lueur généreuse et merveilleuse, cette lueur de son Grand Cœur tellement lumineux qu’il en rejoint son regard comme pour essayer de sortir de ce corps …
    Il n’a aucune idée elle vient de se faire mal sur son visage fort et carré, mais il sait que sa joue le pic assez pour qu’il puisse à nouveau se concentré sur ce monde et ne pas se perdre dans ses pensé. Pourquoi une autre douleur permet-elle ça ? Car l’autre est beaucoup trop sourde, elle s’en transformé en monstre rampant que le cerveau cherche à fuir, celle-ci est plus … Plus.
    Elle vient de se mettre face à lui il la détaille un instant, cherchant le plus possible à ce rappeler de tout ce qu’elle à dit, tout ce qu’il a put retenir… Puis se lance :


    -“Merci, je crois que c’est à moi, alors je vais essayer d’être clair, et pas trop confus … Ce qui je l’avoue s’avère de plus en plus complexe. Commençons donc :

    La demoiselle que tu as vue au temple n’a aucun moyen de pression sur moi, ils peuvent le tenté mais je doute qu’ils soient assez stupide lorsque je leur aurais exposé les fait tel qu’ils sont dans quelques heures, car si tu ce que tu dis est vrai ils doivent déjà attendre dans la grande salle. Cynn fait du bon travail personne n’a encore frappé à la porte n’est-ce pas ?

    Deuxième point, demain matin mes deux premier combats seront simple, mais je suis venu ici pour la forge, et je ne changerais pas d’avis, je ne t’aiderais pas entre les combats et je regarderais ce qui se passe, ceci dit tu pourras toujours venir me voir dans ma cage, je pense que les gens de l’arène se font un fric fou avec ça, en graissant un peu la pate d’un des gardiens du couloir tu doit même pouvoir venir me voir sans que personne ne soit là en même temps. Sache cependant qu’ils ne toucherons pas à ce qui m’es cher car c’est bien défendu …”


    Un instant il repense à Lupen et Tekum, il se demande ce qu’est devenu ce rodeur qu’il avait croisé, Léo ? Les Eryllis, ces femmes qu’il livre en arme … Il a peu de relations, peu d’amis, mais tous sont hors d’atteinte d’une simple pègre. Puis replonge dans les yeux d’Orchid avant qu’elle décide de lui mettre une seconde torgnole, il aime bien ces yeux, ils ont une vrai détermination.

    “Je suis encore là, je disais donc, sachant cela tu auras donc moins de travail que prévu, dans ce domaine ça devrait rembourser le fait d’un type qui ne peux en rien être discret ne t’aide pas outre mesure. Quand à ta question … Tu peux parier toi-même tu ne devrais pas attirer trop l’attention des parieurs, par contre vas y un minimum costumé, car c’est le peuple qui vas te reconnaitre quand tu viendras retirer tes gains. Or le peuple est facilement dupable … La preuve, il parie encore.

    Enfin la guilde, pour moi il y a anguille sous roche, soyons franc je ne vois pas comment 5 ou 10 personnes peuvent s’implanté sur l’arène, il y a des années qu’il y a des paris, des années qu’il y a des trucages, ce n’est pas neuf, ça fait partie du spectacle. Nous avons donc trois possibilités :

    Ils ne sont pas seule et ils essayent de se faire une place, ce qui est plus que probable soyons franc, mais comme ils ne se sont pas encore fait manger ils sont soit trop petit et compte grossir d’un coup, soit ont des alliances.
    Ce qui me donne la seconde possibilité, c’est une succursale, une filiale d’une guilde plus grosse qui ne veut pas affiché son nom. Ce qui est bon pour moi car cela veut aussi dire qu’elle n’est pas assez grosse pour mettre des moyens assurant la sureté de son annexe, et elle la coupera comme une gangrène si cela tourne mal. Donc pas une des grandes qui n’investissent qu’avec des moyens.
    Enfin la dernière possibilité, la plus avantageuse pour nous, il y a eut un règlement de compte, une descente des autorités récemment, et une place a été laissé vacantes, tes renard ont donc monté une fourrure dans l’urgence en voyant la manne leur tendre les bras, mais ne sont pas des pros …

    Et grand Dieux ce que ce gamin à touché juste, c’est … Obnubilant. Dernier point, si tu manque d’argent ou que tu préfère je suis sur que je peux demander à Cynn de parier, mais il y a des chances que la Plume en profite…
    Ceci dit c’est toi qui a le dernier, tu es ma chef ici, je suis juste un têtue qui est officiellement à tes ordres mais qui décide lui-même ce qu’il fait. Et même si je le voulais je serais incapable de prendre la tête de cette histoire, la mienne bourdonne bien trop fort …”


    Il sourit comme pour atténué cette insolente douleur qui traine dans ses gestes et ses yeux, pour une raison inconnu il ne veut pas vraiment l’inquiété, mais en vérité c’est simplement par noblesse.
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Orchid Orcirdr
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Jeu 19 Fév - 22:31

Honnêtement la Zélos ne savait trop quel avait été l’effet du massage sur le colosse blessé. Si cela n’avait pas eu les effets escomptés, cela ne lui avait certes pas fait de mal, mais il était tout de même souhaitable que la mage guérisseuse qui allait suivre puisse travailler en toute efficacité. Elle avait ce soir pas mal de travail et d’autre part, si les deux alliés de circonstances voulaient avoir un peu de marge de manœuvre, il était préférable que tout deux soient en pleine possession de leurs moyens, celui qui allait combattre en particulier… Considérant son infortuné patient _infortuné car malgré son titre de prêtresse de Kesha, la Zélos était loin d’être une guérisseuse émérite_ elle eut la sensation étrange qu’il était entré en lui-même et n’osait imaginer ce qui lui était parvenu de son discours. Il avait réagi par quelques exclamations au début, mais depuis quelques minutes, une force mystérieuse semblait l’accaparer. Etait-ce là le signal pour lui asséner la claque qu’il avait demandé plus tôt ? Sans doute pas car malgré son état qu’elle avait tendance à qualifier de second, le haut prêtre était bien conscient… De plus elle avait du mal à imaginer le colosse terrassé par quelque chose de terrestre. Ni adversaire, ni maladie… Une catastrophe naturelle peut-être et encore…

Et l’image du dieu Bor revient encore à son esprit. Comme lui, il a le détachement des affaires du commun des mortels. Alors elle se demande pourquoi il a accepté de l’aider car somme toute ce doit lui paraître bien futile de vouloir débarrasser la cité d’une bande de tricheurs. Bien sûr, il y a leur accord, sa promesse d’un service en échange, mais elle doute que ses compétences qu’elle n’a guère montrées jusque-là soient suffisantes pour intéresser quelqu’un d’aussi puissant que le forgeron… Le regard du géant tourné semble-t-il vers l’intérieur ne lui donnera pas la réponse cette fois. Sans doute n’osera-t-elle jamais la lui poser.
Elle est loin en tout cas de supposer ce qui peut agiter son esprit en ce moment même. Elle se contentait de guetter les changements de respiration et d’éventuels déséquilibre dans ses postures. De fugaces sourire la rassurent tout autant qu’ils ne l’inquiètent car rarement interprétable directement par rapport à ce qu’elle vient de dire ou à son état physique, sans doute une réponse à la force intérieure qui semble ne pas le quitter… L’injonction la prend presqu’au dépourvu tant son éventualité restait plus qu’hypothétique. Mais trop désireuse de ne pas être prise en défaut, son coup est armé presque simultanément à sa frappe. Son bras fouette l’air et sa main ouverte claque sans retenue sur la face de granit. Une fois une fois seulement, suffisante pour lui donner l’impression d’avoir giflé une statue. Si le visage de Bor avait eu plus de relief elle se serait sans doute cassé un carpe, là elle en était pour sentir un brulant fourmillement sur toute la surface de sa paume et de ses doigts, mais elle se doit d’être stoïque et laisse la douleur irradier sans sourciller, prête à recommencer si l’effet escompté ne se fait pas sentir.

Le regard des forges se rallume alors et elle est sûre à présent qu’elle a bien le forgeron face à elle. Le forgeron ou le chevalier et qui sait peut-être aussi le prêtre. Tous présents derrière la lueur chaude de ses prunelles. Tel un être de légende, elle l’imagine en pleine transe forger les armes les plus magiques, sans concession aux avatars de la flamme ou du minerai, chevalier de la forge, son ennemie est l’imperfection. Qui alors est donc digne de manier les lames sortie de la fournaise de son atelier ?

La première intervention du géant confirma le fait qu’il n’était pas tout à fait présent pendant les dernières minutes, mais il fut facile à la Zélos de le rassurer sur le fait que personne n’avait tenté d’entrer ou de se faire introduire.

« Non personne »


Dans le cas contraire, la gifle se serait abattue plus tôt et elle aurait intégré l’armoire dans la foulée…

Les propos du prêtre étaient en outre rassurant sur les moyens de faire pression sur lui. Si les prêtres n’étaient en rien menacés, il serait plus facile de gérer la suite de l’histoire, si tant est qu’elle soit capable de ne pas commettre trop de maladresses. Leur rapports allaient pouvoir être moins discrets et cela allait faciliter les choses ‘ils pouvaient si besoin communiquer en cours de journée le lendemain. Par contre les raisons et les moyen de protection du temple restaient encore mystérieux pour l’aventurière _car elle était bien plus une aventurière qu’une prêtresse en ces jours où ses agissements de reposaient que sur sa libre initiative. Pour ceux qui la croiraient trop inféodée à la grande prêtresse Elerinne Lanatae c’était une preuve qu’elle était capable d’agir et de penser de façon autonome. Après, libre à chacun d’approuver ou non ses actes, elle n’en avait cure. Que ce soit par motifs idéologique ou pour son simple plaisir et la satisfaction d’une intuition voir d’un instinct, elle était capable de répondre de chacun de ses actes… Elle agissait pour sûr souvent au coup par coup sans un dessin général lorsqu’elle était hors de l’emprise de la grande prêtresse de Kesha et c’était bien des réactions instinctives qui la guidaient le plus souvent et le plus fréquemment, ses vieilles haines prenaient le dessus sans lui laisser le loisir d’intellectualiser une quelconque règle de conduite qui pourrait la rendre plus cohérente qu’elle ne l’était… C’’est pourquoi elle était cfonsciente d’avoir souvent besoin de conseil lorsqu’elle n’engageait pas qu’elle seule dans une aventure. Celui de Brom Ode'Bahalmarche sur la possibilité de parier elle-même était donc le bienvenue et elle hocha la tête en signe de d’approbation autant que de satisfaction. Il lui faudrait sans doute faire quelques emplettes pour se vêtir de façon à être quelqu’un d’autre que le va-nu-pieds qui avait parié aujourd’hui et miser assez pour faire pencher la balance du bon côté des évènements. De son côté pour la première fois le prêtre avait laissé supposer un jugement de sa part sur la crédulité des gens. Cela étonna un peu Igrim qui le pensait au-dessus de ces considérations.

Le dernier point abordé par con partenaire lui montra combien elle avait encore à apprendre sur les organisations souterraines qui sévissent dans les cités. Par contre, le colosse semblait bien les connaître et ce n’était pas la première fois qu’il faisait allusion à sa connaissance des pègres en tout genre. Les yeux de la Zélos se plissèrent intriguée par tant de connaissance pour un artisan prêtre de surcroit. Mais le débit d’informations était tel qu’elle préféra remettre à plus tard ses réflexions sur le sujet et s’appliquer plutôt à évaluer les conséquences de cette nouvelle donne.

Aucune des possibilités ne changeait vraiment les projets qu’ils avaient. Si les renards étaient indépendants et petits comme elle l’avait supposé de prime abord, ce serait relativement facile, encore plus s’ils étaient novices, mais cela relevait plus de la chance et il valait mieux se préparer à affronter des professionnels aguerris plutôt que d’avoir de mauvaises surprises en n’ayant pas pris assez au sérieux l’ennemi. Si ce gang avait passé des accords avec d’autres pour avoir les coudées franches, cela ne changeait pas grand-chose non plus si ce n’était la possibilité de faire avoir d’encore plus gros ennuis aux renards, les alliances ça se monnaie et ne pas honorer ses engagements ça se paie également… La succursale comme se plaisait à la qualifier le combattant pourrait mettre indirectement la mafia mère en difficulté au moins un temps si cette branche venait à connaître des déboires. Igrim n’avait pas l’intention d’aller voir plus loin en tous les cas pour le moment avec les faibles moyens qui étaient les siens… Elle était assez réaliste pour savoir qu’une personne seule ne pouvait qu’avoir une influence limitée dans ce milieu…

Visiblement, il était temps que la soigneuse arrive car malgré son endurance, la douleur semblait accaparer une grande partie des facultés du forgeron et elle ne pouvait s’empêcher de se faire du souci pour lui et pour les combats à venir même si le blessé les avait présentés comme faciles.

« Je pense jouer un millier de Dias… Evidemment si Cynn comme vous la nommez peut ajouter au volume de paris à rembourser, ce ne sera que mieux. Ce n’est pas le gain qui m’intéresse en premier lieu,  donc si « La Plume » veut prendre son éco sur le résultat, je me contenterai de ce qui restera… »

Elle ne contredit pas la distribution des rôles qui finit le discours de son compère même s la position de chef lui était étrangère. Elle n’avait jamais donné d’ordre à une quelconque troupe étant donné son travail en solitaire, mais elle admettait qu’elle était à l’origine de leur association et du projet de démantèlement et se devait d’assumer un certain nombre de prérogatives. Elle ne perdit donc pas de temps et informa son complice de ce qu’elle avait l’intention de faire.

« Voici comment je vois les choses demain. J’arriverai pour les premiers combats ni en prêtresse ni en mendiant. J’assisterai à vos premiers combats qui devraient permettre encore à votre côte de descendre. Ensuite je viendrai vous voir dans votre cellule des arènes hors des oreilles indiscrètes. Cela aura pour objectif de montrer que je m’intéresse à vous avant d’aller parier sur votre victoire finale de façon à que cela se sache. A cette occasion nous pourrons réajuster notre stratégie s’il devait se produire des évènements imprévus. Lors de la finale vous gagnez. Cynn et moi allons demander notre dû de quoi déjà mettre en difficultés les goupils. Le peuple devancé ne peut que se mettre en colère. Si l’adresse du repère arrive à ses oreilles je ne donne alors pas cher de leurs abatis… »


C’était simple, voir primaire, mais elle pensait ce plan apte à la faire parvenir à ses fins. Si des failles à son plan apparaissaient, elle pensait pouvoir compter sur l’esprit critique de son partenaire même s’il ne semblait pas au mieux depuis le milieu de leur conversation. De son côté, elle devait s’acquitter de quelques détails à la première heure. En premier lieu se trouver une tenue plausible pour parier et être repérée sans être trop tape à l’œil. A noter qu’un millier de Dias pour la prêtresse était un investissement raisonnable compte tenu de son dégoût pour l’idée d’échouer et le faible besoin de liquidité qu’elle avait. L’ordre subvenait à la plupart de ses besoins et thésauriser les largesses de Cimméria n’avait pas grand intérêt pour la louve de Kesha dont le mode de vie la tenait bien loin des besoins de consommation que pourraient avoir d’autres personnes.

Mais il n’était plus temps pour ce genre d’élucubration. Trois coups furent frappés à  la porte comme pour annoncer une nouvelle pièce. Igrim jeta un dernier regard vers le blessé, ce devait être sa soigneuse. Avant de se glisser dans l’armoire bien peu encombrée et dont la position centrale sur le mur à droite du lit permettrait de voir quelques petites choses de la scène qui se déroulerait dans la chambre. Les quelques millimètre d’entrebâillement allaient ménager de larges angles morts, mais c’était mieux que rien et la lumière était assez tamisée pour qu’elle n’ait pas à craindre qu’un rai de lumière vienne la trahir dans sa cachette…


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 23 Fév - 12:25

    La douleur qui sourde, le monde instable qui tangue et parle comme parle un vieille homme face à la mer, à sa mer bien aimer, elle parle avec amour et une passion inaudible, avec un bruit de fond, perpétuelle et presque, non absolument perdu, perdant, fort sans l’être mais d’une redondance affolante, un ressac, un oubli. Ho le doux oubli, un pure bonheur serin qu’est l’oublie mais il n’en était pas temps, pas tant, il garde les yeux ouvert et se concentre sur sa jeune protéger. Pourquoi protégé ? Pourquoi tout ce cirque ? Cœur le savais surement –bien entendu- mais Brom, Colosse de chaire et de sang, loin des considérations métaphysique d’une âme démoniaque n’en avait que faire, il ne le cachait pas derrière une noblesse ou un acte chevaleresque, ce qui était le cas –en partie ?-. Il vivait simplement le jour présent, comme chaque heur, comme on apprend à vivre quand on vie sur un front, quand on vie des guerres, des gangues, qu’on connait la pègre, qu’on a côtoyé la mort.
    Mais malgré tout ça Cœur est bien là, son regard ne s’est pas éteint, la vie pulse encore dans ses yeux perdu dans la face de marbre et de granite, dans ce visage casquer de chevalier servant. Alors il lâche quelques mots, et surtout un sourire, un de ceux qu’on distribue, toujours par apaiser, après tout c’est un colosse presque divin n’en est-il pas ?


    -“Parfait, je le dirais à Cynn … Quelques dix milles dias de plus ne feront pas de mal et vue ma cote ils risquent d’en souffrir … Pour les premier combats, vas faire autre choses, ils n’auront pas d’intérêt, ne seront que du spectacle, demain, avant la final il n’y aura que du spectacle, du trucage… Et les gens qu’on peu se permettre de laisser libre.”

    Puis il se laisse tomber encore un peu plus sur lui-même alors qu’elle fuit vers la protection du bois cachette éthéré d’espoir de d’œillade, et si le poids des âges ne l’atteint pas de part sa race la fatigue et la fatigue physique, le désespoir face à ce monde qui ne peut et ne demande même pas d’être sauvé, qui fait tout pour s’enfoncer seule, ce désespoir là lui pèse. Alors comme son Dieu et comme tout homme bon qui garde les yeux ouvert et ne se met pas d’honteuses œillère, il regarde de plus loin, ne s’attache plus à ces hommes mais à ce qui traverse le temps, et alors que la femme entre il ne la regarde même plus, il a les yeux perdu entre la forge et les combats, les yeux dans ses mouvements qu’il a vu, dans la réflexion du métal… Les hommes se battent dans le spectacle, les armes prochaines seront équilibré en arrière mais à combien ?

    Elle ? Petite demoiselle aux épaules nues où l’on peu entrevoir la plume du serpent, elle entre, elle semble ne pas s’attarder sur la chambre, ni sur le reste, elle regarde son patient de ses yeux à la fois plein d’admiration et vide d’espoir. Elle sait qu’elle fait parti des esclaves les mieux traité, et si parfois des nuits sont dure, avec sa maitresse a le droit de refusé, mais elle n’a pas choisit de faire se métier, ni de soigné ni de rendre les nuits de gens de passages plus heureuses contres quelques pièces. Pourtant dans le regard perdu du colosse, et dans son sourire vague de celui qui l’aperçoit entre les brumes de ses pensé elle sait que ce soir elle n’aura rien à craindre, et son frisson de peur face à la stature démente de l’homme dont elle s’était rappeler s’éteint. Il attend juste qu’elle le soigne, simplement de ses blessures physiques.
    Cynn lui a demandé de faire plus, d’un coup d’œil à une main sort d’une blessure il lui indique le contraire, mais ce n’est pas vraiment un regard agressif, il est juste dure, sortant brutalement des brumes, mais toujours posé sur ce sourire doux, c’est un ordre, mais un ordre de compassion.

    Alors elle se lance dans sa médecine, dans ses soins, la magie coule de ses mains comme on transfère un espoir de guérison. Ces mages sont courant et de nombreux esclaves de la plumes ont cette capacité, d’autant plus ici, tout près des quartiers de la Plume où viennent se reposé au calme ceux qui n’en peuvent plus, où certains ont besoin de soin suite à une affaire qui tourne mal, il y a ici du monde tant de personnes qui gravitent dans cette ville … Un petit monde qui rampe sous les pieds et les pavé, bien avant d’y trouver l’espoir ou une scène quelconque, mais bien mieux caché.

    Brom ferme donc à nouveau les yeux alors que ses phalanges se ressoudent, il suit les indications, les demandes, bouge ses doigts lorsqu’il le faut, malgré la douleur, à demi là, à demi dans ses brumes où le monde n’as pas d’importance, où seul vie l’Art.

    Et demain ? Ho grand dieux il sait déjà avec quoi il jouera demain, demain quand les armes seront permises il s’amusera avec ce qu’il doit, avec sont rêve, il se souvient encore des heures qu’il a passé sous le feu rougeoyant à la regarder le métal se tordre, puis le damas, les coups, l’écho qui résonne, malgré toutes ses cherches il n’est jamais arrivé à donné l’écho qu’elle lui a fournit, il doit encore chercher, pour comprendre comment donné cette âme divine aux objets, comme donné l’écho à cette âme si spécial qu’on leur insuffle. Il a lut, il a apprit de Bor lui-même, dans ses rêves, toutes ces choses, mais quelque chose, quelque chose de lui manque encore…

    La douleur revient, trop violente alors qu’un nerf se coince entre deux os qui se rejoignent, il grommèle, la demoiselle recule, prise de terreur, elle ne sait ce qu’elle a fait, ne sait si elle survivrait à une frappe de cet homme, même juste incontrôlé. Alors il baisse les yeux, et regarde sa main, bouge ses doigts, bouge son épaule, il est parti si longtemps, presque une heure d’après ce qu’il sait de ce genre de magie.
    Et, alors qu’elle tremble de tous ses membres il lui tapote gentiment la tête, puis comme un vieux grand père caresse doucement les cheveux de sa petite fille, et s’excuse :


    “Merci petite demoiselle, merci beaucoup, ouvre la commode, tu y trouveras une lettre cacheté avec mon sceau, donne là à Cynn elle devrait te permettre de prendre quelques vacances à partir de demain soir, une fois que tu auras fait la fin de ton travail, une amie risque d’avoir aussi besoin de toi demain soir … Repose toi bien, je compte sur toi.
    Merci encore.”


    Toujours ce sourire, ses membres ne lui font plus mal, elle a fait son office, il ne souvient presque plus, quelques images flou d’elle tournant autour de lui, parfois sur le lit, parfois non, quelques ordres, quelques mouvements, une espèce de folie dans l’euphorie de la douleur. Rien de marquant, justes quelques fait. Il se rend alors compte qu’Orchid à dût voir le tatouage, le connait-elle ? Elle qui semble tout ignoré des pègres, que pense-t-elle de lui maintenant ? Et si cette question se pose quelques secondes, quelques secondes de trop pour quelqu’un comme Brom perdu dans le fil du temps, elle ne reste pas, elle est libre de pensé, c’est la seule liberté inaliénable, et la plus belle, qu’elle en profite.

    Il se relève alors que la demoiselle sort avec ses petits yeux qui pétilles, elle est belle, petite, des formes agréable, ni trop rondes ni trop faible, elle ne fait pas partie de ses filles qu’on a peur de brisé en serrant dans ses bras, il ne se demande pas pourquoi elle a autant de succès et donc pourquoi Cynn lui a attribué cette dernière. Il espère juste que la lettre fera son effet, cela fera un petit manque à gagner pour Cynn mais contre ce qu’il va lui proposé …

    Elle entre à son tour, dans l’embrasure de la porte, ses cheveux court, son sourire narquois, son petit nez, ses grands yeux et ses gestes fins, un peu trop plates, cette pensé fait sourire le colosse et l’entretient arrive rapidement :


    -“Ils sont là pour toi, deux différents, tu vas gagner ou perdre ?”
    -“Gagner, je te laisse l’honneur de parier, parie chez les renards, mas cote y sera basse, et, officiellement je vais perdre, mais flûte, l’autre sera trop faible … Je n’aurais pas put me retenir, qu’en dis-tu ? Ca arrive on ? Je t’en aurait bien demander plus sur les renards mais je doute qu’on ait le temps … Bon paris, ça remboursera la dette de la petite …”


    Il sourit à nouveau alors qu’elle sort et que le tour du premier homme qui va devoir négocier arrive, il est temps de prendre un peu de plaisir dans cette histoire, alors il pose sa chaise, dos à la porte et s’y assoit, puis écoutant les gonds qu’on tire pour refermer derrière soit il sort de sa voix grave et puissante :

    “Je vous attendais monsieur … approchez-vous, n’hésitez pas, je ne vais pas vous manger, je l’ai déjà fait pour tout ceux que vous m’avez envoyé dans l’arène j’ai un appétit d’Ogre mais je ne suis pas stupide, Cynn ne le permettrait pas, personne ne tue personne dans cette auberge, règle édicté par ses protecteurs.”
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 9 Mar - 0:07

Les premières remarques soulagent en partie des appréhensions de la Zélos. Pas de remarques qui lui laissent penser que son rapport n’est pas assez précis ni que son plan ne tiendra pas la route. Au contraire même, la promesse de cette somme inespérée qu’elle n’a jamais possédée la conforte et lui fait presque croire que la perte des escrocs est déjà acquise. Mais elle sait bien qu’il y a loin des lèvres à la coupe et qu’elle doit demeurer circonspecte et concentrée. Quelle que soit l’inexpérience supposée de ce gang, ils ne doivent pas non, plus être complètement naïfs et avoir envisagé d’être poursuivi, pas seulement par le maréchaussée, mais aussi comme le suppose Brom par des rivaux avides de mettre la main sur leur combine somme toute assez juteuse pour en attirer plus d’un. Quoi qu’il en soit elle est reconnaissante au colosse qui la soutient et l’aide plus que ses paroles ne le laissent supposer. Derrière chacune d’elle se cache à la fois comme un défi ou une menace déguisée et pourtant son sourire est généreux et ses actes loyaux. C’est un peu comme si son physique destructeur allait avec ses paroles et que son regard plus que pour quiconque était le reflet d’une âme chaude et bienfaisante. Cette dichotomie interpelle Igrim en même temps qu’elle remercie intérieurement son partenaire, même s’il se défend de l’être. Son implication lui en donne le titre dans les faits. Elle le sait, elle en même fière car elle a rarement rencontré de personne de cette trempe. Malgré elle son regard perd un peu de sa froideur et on peut y lire la reconnaissance que l’on doit à de tels gens.

Mais l’action a ses priorités et la prêtresse n’est pas prompte aux effusions. Demain en effet lors de la première partie des rencontres, elle aura à faire : affiner ses informations et parier aussi parier pour laisser croire que les flambeurs sont suffisamment appâtés. Ce ne sera qu’en fin de tournoi lorsque _ elle l’espère, les projets des tricheurs auront du plomb dans l’aile_ que les choses pourront devenir dangereuses. Un animal acculé peut devenir dangereux…

Blottie dans l’armoire, elle récapitule les derniers évènements, les dernières informations et puis comme reprises des tics de l’espionne qu’elle est à l’occasion, sans doute plus souvent qu’elle ne s’en rend compte, elle jette un regard à travers l’interstice de la porte. En fait comme pour beaucoup de ces ouvrages, il y en a trois d’intéressants. L’entrebâillement bien sûr qui donne assez directement dans la chambre sur le pied du lit où est encore installé le haut prêtre, mais aussi, de l’autre côté » du battant, son alter égo entre les gonds qui donne sur le fond de la chambre. En dernier lieu, pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, la fente horizontale en bas du cadre de la porte qui donne sur le parquet et peut servir à observer les pieds et leurs allers et venus dans la pièce si tant est qu’ils se déroulent assez près de l’armoire…

Seul le frôlement de l’air lui parvient dans un premier temps. Les pas légers lui indiquent que la personne qui est entrée est d’un gabarit modeste et d’une démarche humble et discrète. Lorsqu’elle passe devant le blessé, elle ne le masque presque pas et la Zélos se demande bien comment une si frêle personne peut soigner un combattant de cette stature. Mais la magie n’est pas une question de taille. Elle se contente d’observer la femme remplir son office en silence et consciencieusement sur les blessures du géant docile vouté sur lui-même comme prostré. Elle est gracieuse dans ses gestes et la plume danse sur son épaule à mesure que ses bras et ses mains accompagnent sa magie. Une plume c’est la deuxième fois depuis qu’elle a rencontré Brom Ode'Bahalmarche. Un hasard ? Rien n’indique qu’il s’agisse d’une plume de serpent, mais une intuition qu’elle ne parvient pas à finaliser germe dans son esprit. Elle se heurte cependant au style de vie qu’elle a tissé autour de son compère qui ne correspond pas à celui d’un mafieux. Ce ne doit être qu’un tatouage comme un autre, plutôt joli d’ailleurs et discret. La fille s’affaire sans crainte apparemment. Comme la Zélos elle a compris la bienveillance qui réchauffe son âme… L’esprit de la Zélos va de la femme au colosse, de la taverne si bien fréquentée qu’elle possède son propre guérisseur. Non content d’être un être surnaturel, c’est comme ça qu’elle le voit, il semble aussi organisé et prévoyant. Elle se souvient de la promesse qu’elle lui a faite et… Un soupçon de fierté passe en elle. Elle ne s’imagine pas qu’il s’encombre de quelqu’un qu’il jugerait inutile voir nuisible…

La mage, murmure à peine pour se faire comprendre et le géant obéit, docile et confiant. Il semble à peine présent et pourtant son attention semble toute acquise à sa soigneuse. Même les imprévus douloureux confirment la bonhommie du prêtre de Bor. Ses gestes son précautionneux et presque tendre et ses paroles se soucie de la condition de l’esclave. La Zélos baisse un instant la tête, émue plus que de raison.

Lorsqu’elle relève la tête c’est au léger déclic de la porte qui s’ouvre. Une nouvelle voix, la voix d’une personne qu’elle ne connait pas qui apparemment introduit de nouveaux arrivants si l’intuition du combattant est bonne, ce devrait être les renards… Une nouvelle tension prend possession de l’espionne. Elle sait que son partenaire n’a pas besoin de son aide, mais elle sait aussi que tout ce qui se dira ici aura peut-être son importance. C’est comme si ses oreilles s’étiraient vers la chambre et que ses yeux se faufilaient dans les interstices. La femme, car c’est une femme qui parle à n’en pas douter semble être aussi une personne de confiance. Décidément Brom Ode'Bahalmarche connait beaucoup de monde ici !... Elle se doute des affaires traitées ici et pourtant elle ne semble pas effrayée, en parle librement. Une initiée à n’en pas douter. Une mafieuse aussi ? Une repentie ? La plume lui revient en mémoire. Quelque chose empêche les pièces du puzzle de s’emboîter et ce quelque chose c’est pourtant le point commun entre toutes ses questions, Brom Ode'Bahalmarche quelle ne parvient pas à mettre dans le rôle d’un mafieux, même s’il semble en connaître beaucoup, plus qu’elle en tout cas, même si les gens qui gravitent autour de lui… Mais il n’est pas temps de pousser les déductions plus loin.

La porte se referme et des talons durs de botte raclent le parquet. De ce qu’elle peut en voir, l’homme est bien mis mais simplement. Rien qui n’attire l’attention plus que de raison. Il lui tourne le dos, elle ne voit pas son visage. Sa stature ne lui rappelle pas ceux qu’elle a déjà identifiés. Un nouveau donc à mettre sur la liste.

Les basses de la voix du prêtre retentissent les premières et font leur effet à en juger par le temps de silence qui les suit. L’homme prend enfin la parole. Son timbre est affable et suave…

« Bonsoir mon seigneur. C’est un honneur de rencontrer un combattant de votre trempe. »

Il en fait un peu trop, mais c’est assez compréhensible. On ne prend jamais assez de précaution face à une montagne de puissance et surtout on n’est jamais assez flatteur pour s’assurer les bonnes grâces de cette même montagne. Il fait le tour de la chaise pour se placer face à son interlocuteur et de ce fait face à l’armoire. Il arrive à hauteur de visage de Brom assis en face de lui. Son regard est vif et la moustache fine et bien taillée. Serait-ce possible qu’il soit le chef de la bande, ou n’est-ce qu’un négociateur ? En son for intérieur, elle parierait pour la tête de gang et s’il vient ce soir c’est qu’il n’a pas encore assez de personnel sous ordres ou qu’il n’a personne d’assez digne de confiance… I jette un regard alentour comme pour admirer la chambre avant de se ressaisir et de reprendre d’un voix qui a pris de l’assurance.

« Je ne vais pas vous faire perdre votre temps. La journée à été rude et vous avez mérité de vous reposer… »

Il marque une courte pause avant de reprendre et pour quelqu’un qui s’annonce comme directe s’offre le luxe d’une introduction oratoire.

« Vous êtes un combattant d’exception chacun vous voit invincible. De ce fait, les paris ne présentent plus guère d’intérêt. »

Il soupire faussement comme pour attirer la complicité du champion qui attend patiemment la suite du discours. Il n’est rien pour sa part auquel il ne s’attende et laisse le poisson entrer dans la nasse.

« Pour que cela change, il faudrait une surprise… »


L’homme se penche un peu vers le visage de granit impassible.

« Vous savez de quelle surprise je veux parler. L’intérêt serait relancé. Pour vous et moi… »

A-t-il éveillé l’intérêt du forgeron ? Il patiente quelques secondes sans doute espère-t-il que ce dernier va reprendre la balle au bond, mais c’est le silence qui lui répond. Un petit bruit de succion impatient chuinte entre les dents.

« Je m’explique. Vous connaissez le principe j’en suis sûr. Si vous perdez en finale dix pour cent de mes gains vous reviennent… »

Le colosse se contente de croiser les bras, mais garde le silence. Le renard ne voit plus la même bonhommie dans ses yeux.

« Je peux même vous promettre quinze étant donné tous ceux qui vont parier demain… cinq milles Dias minimum»

C’est apparemment le dernier mot du soudoyeur. Il attend sa réponse avant de reprendre la porte. L’entretien n’a que très peu duré. C’est sans doute ainsi que les affaires malhonnêtes se traitent. La Zélos reste songeuse dans l’obscurité de l’armoire. Le forgeron n’a donc qu’à aller retirer son gain une fois le combat perdu ? Le tricheur compte-t-il sur cinquante mille Dias de gain ? Elle doit bien l’avouer, elle n’arrive pas à se faire une idée des sommes engagées lors de ces mises. Ces dernières doivent être bien disparates. Entre les petites du peuples qui rêve de mettre un peu de beurre dans les épinards, les plus grosses des flambeurs qui mettent toute leur vie en danger, pour le rêve d’un gain qui les mettra à l’abri du besoin et celle plus conséquentes des bourgeois, et seigneurs qui veulent se donner quelques frissons…

Mais la soirée n’est pas finie et un deuxième personnage pénètre dans la chambre. Un homme encore. A-t-il croisé le précédent ? La tenancière de l’établissement a-t-elle instauré des circuits afin que cela ne se produise pas ? Ici, pas de botte mais des bottines de luxe. Un pas plus décidé et vivement un ton plus sûr de lui presque menaçant. Il tourna autour de Brom Ode'Bahalmarche presque hautain. Il a enlevé son chapeau de feutre brodé ton sur ton et joue machinalement avec le ruban intérieur. Il ne semble pas pressé et commence par faire les cents pas dans la chambre. Il horripile Igrim qui essaie de se mettre à la place du prêtre. Il n’aurait qu’à tendre le bras pour assommer ou pire le bellâtre…  Soudain il s’arrête de profil par rapport à son interlocuteur et lui parle sans le regarder.

« Félicitation pour votre dernière victoire ! »

Il finit enfin par croiser le regard de Brom.

« Le rôdeur était notre homme et il était supposé aller en finale vous comprenez ? »

Si le pauvre adversaire du géant lui avait été opposé pour le tester, certains avaient pour lui d’autres ambitions. Visiblement cette défaite était contrariante pour le nouveau venu, mais il forçat un sourire vers le forgeron puis alla s’appuyer contre le mur à côté de la fenêtre avant de reprendre.

« Mais personne n’est indispensable et vous devenez de fait le nouveau champion et favori. Quelques personnes de mes… amis… ont même parié gros sur vous »
Il avait traîné de façon entendue sur le mot « ami ».


Même Igrim novice dans le milieu comprit qu’il s’agissait de pigeons qui ne demandaient qu’à se faire plumer.

« Et pour être tout à fait honnête, cela me plairait assez qu’ils se trompent. Ils viennent de la très haute société et leurs mises sont à la hauteur de leur position et de leur fortune… Six milles Dias si vous perdez !... »

Décidément d’un côté ou de l’autre les paris rapportaient de petites fortunes que l’on brasse l’argent du commun des mortels ou celui de l’élite ! L’impassibilité de Brom n’avait pas dû se démentir, car il poursuivit.

« Je savais que je n’avais pas affaire à un naïf… On fait comme ça donc ? »

Quelle assurance le silence du prêtre lui avait-il fourni ? La Zélos aurait été bien incapable de le dire. Toujours est-il qu’il semblait très sûr de la coopération du combattant. Il fit claquer son chapeau contre sa cuisse avant de prendre congé. Il s’arrêta cependant à la porte pour se retourner et lâcher un dernier :

« Que voulez-vous j’ai horreur de perdre… »


La porte se referma sans discrétion avant que le silence ne retombe. Dans sa cachette, la louve de Kesha rongeait son frein et cherchait déjà le moyen de châtier cet aigrefin prétentieux... Elle attendit cependant patiemment que son partenaire vienne lui indiquer qu’elle pouvait à présent sortir de l’armoire.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Jeu 26 Mar - 14:42

    La fatigue, intense prenante, dans ses idées peu claires, et tourmenté à n’en plus finir, elle reste dans les os, elle se pose dans les muscles pour ne plus être qu’un amas de douleur que seul les fous ou les âmes nobles peuvent surmonter. Et si certain diraient que Brom est fou, fou de se mettre dans cette situation, fou de suivre cette femme qu’il connait si peu, fou de ne pas fuir face aux implications, fou d’être dans ce corps… Mais il est fait que c’est sa force morale fantasque et rêver par les plus insensés qu’il traverse ce problème et non par un quelconque stratagème indigne. Son esprit à déjà perdu toute trace de la demoiselle dans le placard quand l’homme entre, en vérité il n’en a que faire, il fait attention à ne pas montré sa fatigue, à ne pas laisser percevoir ce qui la nuit se chargera de cacher demain en plus des deux premier combats qui s’annoncent pour le moins simpliste.

    Le premier des deux hommes ne lui fait pas une très bonne impression, légèrement débutant, il est là pour se posé, pour s’affirmé, il croit à ce qu’il fait mais il n’est pas sur de pouvoir se posé face à lui, c’est donc lui qui a dût chercher, lui qui le plus de renseignement, lui qui sait qu’il est dure à atteindre … Peu être l’autre aussi le saura, qu’importe, il ne cherche pas à l’intimidé mais à l’acheté, la chose la plus classique.

    Sans chercher plus loin Brom répond d’un hochement de tête, il est d’accord, il ne voit pas pourquoi il ne le serait pas d’ailleurs, il ne demande même pas un avance, de toute façon l’argent et l’or ne l’intéresse pas, c’est une nécessité, une vérité de fonctionnement mais ça n’a qu’une impacte moyenne sur le cours de sa vie alors à quoi bon en chercher plus ? Il n’en a que faire et n’en aura que faire par le future ce n’est pas son problème …

    Mais sur ces réflexion l’autre entre, lui fait partie d’une vrai mafia, d’une vrai pègre, il est sur de lui, il est contrarier mais à bouger, à changer, à moi qu’il fut un de ces joueurs qui joue avec l’argent des autres, pour le plaisir. Non, le pluriel est un emploie qui se fait fort peu, notre majesté n’est que trop digne pour le rend de l’homme. Oui lui est un homme de pègre, un de ces dirigeants. Il lui sourit, le silence est un mot, le sourire un accord, il sait tout à fait à quoi s’attendre, il acceptera, et sera accepter par cet homme qui voit ce qu’il veut, juste ce qu’il veut dans le magnifique et noble sourire du forgerons.

    Mais il n’est pas d’une grosse pègre, non certainement pas, il n’a pas l’influence qu’il se prête car il est légèrement imbécile car c’est devant la porte, au dernier moment qu’il lance sa menace. Sa bravade ? Car on ne menace pas un homme dont on connait fort peu dans la tanière d’une autre pègre, on ne menace pas un homme dont on ne sait pas si il n’a pas la protection d’un monstre tel que la plume comme ça, au milieu de son terrier, de son territoire … Il sourit à l’homme qui sort, en vérité il connait bien la Plume.

    La porte se ferme à nouveau et Cynn fait juste entré un plateau de nourriture chaude qu’elle pose sur la table avant de lui sourire en quittant la pièce. Brom lui s’est déjà posé sur le lit quand l’odeur de la nourriture le fait revenir à ses esprits et posé les yeux sur l’armoire qu’il regarde un instant avant de commencer à parler une fois sur que Cynn est loin :


    “Tu as déjà tout entendu, donc pas le moindre souci, je vais me battre, ces deux premier combats seront facile, écrasant, le dernier, je n’en sais rien, celui en face de moi semblera faible et arrivé là par chance par rapport à moi. Mais je doute que l’un et l’autre est le loisir de jouer sur une vrai faiblesse.

    Mon dernière adversaire sera donc probablement assez fort mais je n’aurais pas dût me débattre pour les combats de la journée, lui si. Je gagnerais donc, je t’en fais la promesse.

    Maintenant les faits plus intéressants, la première pègre s’est avoué vaincu, l’homme que tu as vu à probablement aucun moyen de pression sur moi et l’as admis à demi-mot. Il s’en prendra donc à moi après l’Arène comme vengeance si il en l’occasion … Si il en a l’occasion uniquement car je lui fais peur, d’autant plus si tu le mets sous la pression de la foule.
    Quand au second, c’est une autre histoire, il prétend avoir un moyen de pression sur moi, j’en doute, il ne m’a pas touché et rien fait avalé, la cuisine de Cynn et cette taverne est sur, je pense donc qu’il pense stupidement à quelqu’un de vivant sur qui appuyé … Qui ? Pourquoi ? Ca n’as pas d’importance, il suffira que tu le file à la sorti du combat pour trouver tes petits …

    Soyons claire, je gagne ce sixième combat demain, et je disparais, je quitte la ville et vais retourner dans un endroit sur à mes occupations, je te conterais rapidement après pour que tu me rendes l’appareil … Le reste est à toi, entre tes mains, je ne suis responsable de rien de plus et déjà d’assez de problème. Est-ce claire pour toi ?”


    Il n’attendit qu’une réponse pour continué, si c’était non il abandonnait et perdu au dernier combat, si c’était oui, alors ils se reverraient si un des deux imbécile ne le tuait pas d’ici là, mais après tout, un ennemi de plus ne constituait pas grand-chose pour le chevalier forgerons, tellement d’homme détestait déjà sa grandeur.

    Mais l’odeur vis à ses narines, le corps plein d’antalgique il ne put que reconnaitre l’odeur douce des marrons mélangé au panais de la recette familiale que Cynn et son frère gardait jalousement … Quelques instant il hésita à aller se servir puis se reprit, il n’aurait pas le gout ni les saveurs suaves et rêveuses, il n’aurait pas la texture croquante et parfaite, il n’aurait rien de tout cela, ce serait gâché, d’autant plus que, plus pragmatiquement, il préférait ne rien manger au cas où les blessures le réveillait dans la nuit et surtout histoire d’évité un étouffement stupide, son corps ne répondait plus vraiment comme il le devait. Et que Bor dévore les tricheurs et les mages.


    “Si tu veux dormir un peu avant de vaqué à tes occupation tu trouveras bien un bout de matelas que mon corps n’utilise pas, et sert toi dans la nourriture, elle ne vaut pas celle de son frère, mais Cynn fait tout de même partie des meilleurs cuisinières de la région. Je pense que la différence vient des ingrédients, Arghanat est doué pour la perfection, ici nous somme juste chez des marchants et le meilleur n’a pas d’importance, on cherche le suffisant…”

    Il regarda un instant la demoiselle, écouta probablement sa réponse, mais, à part sir quelque chose d’étonnant se passait il y a de fortes chances que le sommeil prenne le noble chevalier après quelques dizaines de minutes passé. Alors le monde des songes empilerait à nouveau sa vie et Bor lui parlerais surement de ses savoir qu’il veut qu’il apprenne …
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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Sam 4 Avr - 16:01

Dans l’armoire qui lui sert de cachette, de poste d’observatoire, la Zélos guette les réactions de son complice mais outre qu’elle a bien du mal à le cerner lorsqu’l lui fait face, il lui tourne le dos à cet instant, chose bien pratique pour observer les nouveaux arrivants mais bien peu commode pour sonder l’âme du combattant. Elle reconnaît simplement le dos du blessé qui se concentre contre la douleur et ses blessures, un dos légèrement vouté, un monolithe de puissance agressé par un orage qui attend juste qu’une nuit vienne sécher ses assauts,  comme quelque chose d’irrémédiable qui feront paraître cette pluie étrangère. Combien en faudra-t-il comme celle-ci pour entamer la rudesse et la solidité du granite ? Le colosse passe à travers le temps et les bourrasques sans sourciller ou plutôt est-ce le temps qui s’agite autour de lui. Le temps qui a raison de toute chose se brise les dents sur la cuirasse du géant, malgré toutes les embuches qu’il dresse sur sa route qu’Igrim imagine solitaire.

Les deux indélicats se sont succédé dans son repère sans que son attitude ne change. Un hochement de tête à peine. Elle se demande ce qui se passe dans sa tête, mais également dans celles de ses interlocuteurs Comment ne pas être déstabilisé par tant d’éternité qui émane du géant ? Voilà pourquoi ce dernier semblait si sûr que les fourbes n’avaient pas grand moyen de l’atteindre à part  en s’en prenant directement à lui !...

Les deux entrevues sont rapidement conclues et les deux hommes repartent comme ils étaient venus chacun avec son style sans avoir marqué l’humeur de leur proie qui vient de les ferrer sans qu’ils ne s’en doutent. Le jeu est fin. Igrim plus habitué à des confrontations plus directes apprend. Elle apprend la patience des manœuvres. Elle fait la part des choses entre ce qui lui sera difficile et les qualités qu’elle possède déjà. Elle doit apprendre le fonctionnement des pègres, leurs forces et leurs failles. A reconnaître celles qui sont dangereuses parce que si bien organisées qu’elles ne laissent rien au hasard ni se mettre sur leur route de celles en construction, encore fragiles parce que peu nombreuses et à la hiérarchie trop instable, qu’il est facile de les manipuler. Ces organisations sont différentes des institutions officielles qu’elle a déjà pénétrées, mais elles semblent avoir quelques traits communs : impitoyables et hiérarchisées. De son côté elle se sait patiente. La meute lui a enseigné à maîtriser la fougue Zélos et depuis longtemps elle évite de laisser transparaître ses émotions lorsqu’elle est en mission. La chose est moins aisée lorsqu’elle est personnellement partie prenante dans une relation, mais ça aussi elle le sait…

Sans chercher plus loin Brom répond d’un hochement de tête, il est d’accord, il ne voit pas pourquoi il ne le serait pas d’ailleurs, il ne demande même pas un avance, de toute façon l’argent et l’or ne l’intéresse pas, c’est une nécessité, une vérité de fonctionnement mais ça n’a qu’un impacte moyenne sur le cours de sa vie alors à quoi bon en chercher plus ? Il n’en a que faire et n’en aura que faire par le future ce n’est pas son problème …

Elle s’essaie alors à l’analyse qu’elle a entendu son complice pratiquer, mais doit bien avouer que les codes lui sont encore étrangers et si elle veut progresser, elle aura besoin de temps et de pratique. Le danger que cette dernière implique ne la rebute pas mais c’est le temps qui risque de lui manquer. Les services de la grande prêtresse sont exigeants et la liberté qu’elle a prise pour cette affaire est déjà suffisante à la faire culpabiliser, mais elle doit assumer ce choix. Comme on dit : lorsque le vin est tiré… En outre il serait ridicule d’avoir mené cette affaire jusqu’à ce point pour abandonner maintenant.

Les affaire prennent fin et vient l’heure du réconfort pour le combattant qui a pris sur lui pendant tout ce temps à donner l’image du roc indestructible. Mais pour paraître roc, il faut nourrir la chair. Il ne l’invite à pas à sortir de sa cachette non, il se contente de lui adresser la parole comme il le fait depuis leur première encontre, faisant la synthèse des informations et de ses exigences. La prêtresse clandestine en profite pour sortir de sa cache. C’est un peu comme si elle reprenait pied dans la vraie vie réduite quelques secondes encore à quelque rais de lumières. La chambre en comparaison apparait comme un nouveau monde. Elle essaie alors de combler les vides de ce qu’elle a observé en faisant le tour du regard de la pièce. Les allers et venues sont comme des pièces de puzzle qui prennent place dans le cadre d’une œuvre plus grande.

Pendant ce temps l’assurance de son complice augure de la poursuite sereine de leur projet, ou du sien car Brom Ode'Bahalmarche le réaffirme c’est à elle qu’incombe la responsabilité des choses, même si pour le moment c’est lui qui prend la majeur partie des risques et tous les coups. Les choses sont claires et pour que leur plan fonctionne il doit gagner et il n’hésite pas à défier les incertitudes du sort qui pourrait lui opposer un adversaire inattendu et apte à trouver une faiblesse dans ses techniques. Elle sait que personne n’est invincible mais la tranquille assurance du forgeron, les combats auxquels elle a assisté ainsi que le physique hors norme de du haut prêtre la rendent confiante. Ses yeux pétillent de confiance  et elle se doit de mériter la même confiance de sa part. Elle entend la menace qui peut peser sur lui et elle sait que s’assurer que son partenaire ne coure aucun danger doit être une préoccupation. En effet, si la foule se retourne contre celui qui l’a trompée, il n’aura sûrement pas le loisir de tenter quoi que ce soit contre le combattant, mais sait-on jamais quelle retraite il aura préparée qui lui permette de diriger sa colère contre le colosse. Mais comment être sur le front du deuxième mafieux en même temps que de protéger son complice contre le premier ? Elle devra jouer avec le temps avec précision et déjà elle échafaude des chronologies tout en hochant la tête aux informations et aux plans d’avenir du Haut Prêtre qui l’aura aidé si efficacement quel que soit le dénouement de cette histoire.

« Tout est clair pour Igrim »


La seule chose qui continue à l’interroger est la façon qu’il emploiera pur disparaître. Un être de son physique et de sa réputation ne passe pas facilement inaperçu. Il ne pourra pas être avalé par la terre et devra subvenir à ses besoins. Il faut donc que des gens lui viennent en aide. Des gens discrets des gens efficaces. Le symbole de la plume danse devant ses yeux. Comment se fait-il qu’elle ait autant de mal à imaginer le serviteur de Bron engagé dans une pègre ? Celle-ci aurait-elle une dette, un contrat avec le forgeron ? Sur tout cela elle ne peut que supputer et comme le lui fait comprendre le mélange de danger et de bonhommie, il est temps de prendre quelque repos avant la longue journée du lendemain.

Elle le regarda se nourrir sans plaisir et devina la frustration qu’il devait en supporter lorsqu’il évoqua la nourriture. Visiblement le plaisir de la table lui tenait à cœur. Elle accepta l’invitation à se servir. Ce n’était pas prudent d’envisager l’action sans être un minimum rassasiée. Elle mangea au tranchoir et à la dague appréciant au passage la qualité du cuistot et imaginant les prouesses que pouvaient réaliser le frère du dit Cynn, car la chaire était bien délectable déjà. Elle ne pouvait s’empêcher en même temps de scruter le géant entre deux bouchés. Elle passait son temps à conjecturer sur lui, mais lui, que pensait-il d’elle ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à lui faire confiance ? A voyait-il comme une novice inexpérimentée qui s’était lancée dans une aventure plus grosse qu’elle ? Si c’était le cas il n’envisagerait pas de lui demander un service en retour bien que cela dépendît du genre de service auquel il pensait et qu’il n’avait pas dévoilé. Elle si méfiante d’ordinaire s’était laissé lier par une promesse qu’elle pourrait bien regretter et pourtant une voix à l’intérieur d’elle lui disait qu’elle pouvait faire confiance à l’homme de cuir et de pierre. Elle finit par essuyer sa lame dans le pli de son coude avant de la remettre au fourreau et d’envisager le sommeil. A côté du géant il n’en était pas question. Il avait droit à une nuit reposante afin de démarrer la prochaine journée dans les meilleures dispositions et elle…

Elle trouva dans l’armoire assez de couvertures pour se faire une natte de fortune et ne pas souffrir du froid. Elle installa sa couche de fortune dans un angle mort de la pièce et s’allongea peu de temps après sur le dos, les yeux perdus dans le plafond sombre de la chambre, les mains croisées sur l’estomac.

« Que la nuit vous soit douce… »

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, la nuit était encore tout puissante étendant sa domination sur le monde. Elle se leva sans bruit. La respiration de son colocataire, si elle pouvait ainsi qualifier la personne qui l’avait invitée, était calme profonde et sonore. Elle ne chercha pas à savoir s’il était éveillé déjà ou s’il dormait. Elle se coula jusqu’à la fenêtre et y entrouvrit légèrement les rideaux épais pour s’assurer que l’auberge n’était pas surveillée de ce côté. Si tel était le cas c’est que les commanditaires de la veille n’étaient pas très sûrs de la loyauté de leur proie et ce n’était pas bon signe pour la prochaine journée. Mais elle ne vit rien de suspect. Cependant elle n’était pas présomptueuse au point de penser que ses sens étaient infaillibles et à ce stade de la tâche qu’elle s’était imposée, elle ne voulait prendre aucun risque. Elle se concentra sur les ombres de cette nuit dont s’étaient déjà retirés Maara et Ignias, Talum lançant un dernier rayon blafard derrière les toits. L’ombre des murs et des arbres allaient maintenant lui servir de manteau jusqu’à ce qu’elle soit assez éloignée de l’auberge et puisse ne compter que sur ses compétences acquises auprès des loups des steppes glacées.

Elle avait milles choses à faire avant le dénouement qui approchait. En particulier elle devait s’arranger pour ne pas avoir à faire tous ces allers et retours de la veille pour changer d’apparence ou quérir les objets nécessaires. Elle rejoignit promptement ses quartiers pour s’y changer, il fallait qu’elle puisse aller parier le reste de ses économies et prendre le sac qui lui servait durant ses déplacements et qui contiendrait de quoi assurer la sécurité de son partenaire. La difficulté serait de trouver un endroit propice à le dissimuler et à le garder à portée de la prêtresse. Lorsqu’elle parvint aux arènes l’horizon est rosissait des feux de Doroma. Il lui faudrait trouver ce qu’elle cherchait au plus vite avant que la cité ne s’anime. Elle scuta les alentour tentant de trouver une cache qui pourrait accueillir ce sac toujours trop volumineux. µLes arcades de la place autour des arènes pouvaient proposer des supporte en hauteur et on sait que peu sont ceux qui levers les yeux vers les hauteurs des architectures, mais il suffisait d’une personne intriguée pour que ses effets disparaissent et elle ne voulait pas courir le risque de se trouver démunie au moment crucial… Elle tiqua de désappointement seules les comptoirs des officines des bookmakers attrapaient encore son regard. Elle s’approcha de celle du renard. Elle haussa les épaules. Après tout si vous voulez dissimuler quelque chose mettez-la sous les yeux de celui à qui vous désirez la cacher… Ce n’était qu’une sorte d’estrade sur pied, légèrement inclinée. Elle posa son sac à terre pour examiner la dite estrade et surtout en évaluer la profondeur. Elle ne put réprimer un sourire de satisfaction en découvrant les deux entretoises qui donnaient sa rigidité à la caisse soutenu par les pieds robustes. Elle s’empressa d’y poser son sac. Elle se recula pour s’assurer qu’il était ainsi invisible, puis, satisfaite, elle l’ouvrit pour ne plus avoir à le faire en cas d’urgence et l’abandonna. Elle n’était plus maintenant qu’une parieuse comme une autre qui viendrait déposer sa mise en même temps que les restes des aficionados.

Comme prévu elle déposa ses 1500 Dias non sans émettre un avis émerveillé sur la côte de Brom Ode'Bahalmarche qui était de quelques points supérieure dans l’officine du Renard par rapport à ses concourants. Cependant, elle aurait eu tort de penser qu’elle était la seule à s’en être aperçue et bientôt, une petite foule se massa devant l’étal du goupil et les paris allèrent bon train chez tous ceux qui cherchaient sécurité et gain maximum. Il en était encore qui semblaient vouloir prendre des risques et Igrim ne pouvait s’empêcher de spéculer sur leur compte. Flambeur ou initiés ? Il était difficile de le savoir… Lorsque les grilles d’entrée des arènes se levèrent pour laisser passer les spectateurs elle suivit sans hâte le flux humain et se retrouva bientôt au milieu du public. Bientôt les trompettes résonnèrent pour indiquer que les combats allaient reprendre et le héraut rappela des règles que personne sen sembla écouter. Pour l’assistance, qu’importait que les règles fussent ou non respectées du moment que le spectacle était assuré ! Comme la veille, les premiers combats opposaient des combattants de valeurs si différentes qu’ils ne laissaient pas beaucoup de place au suspense, c’était bien que le public n’avait pas envie de devoir jouer des coudes au moment des combats finaux qu’il était déjà là. A moins qu’il ne se repaisse de voir se faire massacrer des gringalet de tout poil. Igrim était capable d’apprécier un beau combat, mais pour y avoir goûté directement elle détestait le principe de ces joutes. Son regard de toute façon n’allait pas vers les assauts que se livraient les combattants les uns derrière les autres, mais plutôt à la foule. Elle ne voulait pas se trouver à improviser une protection hasardeuse pour son complice une fois qu’il aurait déçu ses tricheurs. Si elle pouvait retrouver le visage des membres des deux gangs incriminés elle pourrait mettre sur pied peut être une stratégie afin de ne pas risquer de perdre le forgeron auquel elle vouait de plus en plus d’estime. D’ordinaire elle aurait pris son parti d’une telle fin. Après tout, les gens qui s’engagent dans de telles entreprises en connaissent les risques et étaient prêt à prendre des coups sinon pire. Cependant, quelque chose chez le haut prêtre de Bor en faisait quelqu’un d’à la fois initié et retord mais aussi innocent et comme une victime désignée et quelque chose en elle ne supportait pas qu’il puisse endurer les conséquences de ses projets…

Après le deuxième combat elle repéra contre toute attende le deuxième visiteur de la nuit passée. Il se trouvait dans les loges des personnes fortunées qui ne voulaient pas souffrir la promiscuité avec le bas peuple. Elle l’observa quelques instant. Il passait de personne en personne, paraissant distribuer bon mot et description des combats en tout cas c’est ce que son sourire mondain et son doigt désignant fréquemment la piste lui laissaient supposer. S’il était là pour affaire, et elle n’en doutait pas, il avait jeté son dévolu sur une autre population que les membres du gang du renard. C’était peut-être pour cela qu’ils se toléraient. Lui visait visiblement des mises importantes même si elles étaient moins nombreuses.  Elle imaginait les grosses sommes s’entasser dans quelques coffre d’un boudoir de la haute société d’Hellas. Elle imaginait même qu’il ait fait mine de miser la même chose que ses pigeons afin de donner le change et feindre la déception à l’issu du combat. Elle pouvait même imaginer qu’il parvienne de ce fait à leur faire avaler la pilule et recommencer la prochaine fois, arguant de la noble incertitude du sport. A ces pensées elle se demanda si elle ne devenait pas pire que le tricheur aux beaux atours. Elle avait fini par le désigner comme cela ne connaissant pas son identité.

*Si Igrim savait où se trouvait son repère, elle pourrait tenter quelque chose…*

Mais elle n’était pas naïve au point de penser qu’il le lui dirait sur sa bonne mine qui ne lui paraîtrait pas si bonne que cela. Elle n’oubliait pas qu’elle était Zélos et que son peuple n’avait pas si bonne réputation… Il faudrait donc l’inciter à le lui dire sans s’adresser directement à lui, mais elle n’était pas télépathe. Elle repensa alors à l’allusion de son complice aux enfants qui trainent autour et dans les gradins de l’arène… Une idée venait de germer, une idée qu’elle n’aurait encore jamais eu il y a quelques semaines de cela mais elle devait l’admettre elle vivait une période de sa vie où elle apprenait beaucoup de la nature humaine et de la façon de la manipuler. Question de rencontre sans doute…

Elle descendit rapidement dans la rue et trouva assez rapidement ce qu’elle cherchait. En premier lieu, un bossu à parchemin, un de ses petits métiers qui permettent aux personnes difformes de gagner quelque pièce en vendant de quoi écrire et le support de leur bosse pour le faire. Elle griffonna du mieux qu’elle put un laconique : « Les mises ont disparu ! » Elle renonça à contrefaire son écriture, consciente que sa manœuvre allait relever plus du bluff que d’un plan mûrement réfléchi. La chance et le manque de sang froid de sa cible seraient ses meilleurs alliés. Elle avisa ensuite un vendeur ambulant de friandise qui portait sa caisse sur son ventre, retenue par une longue et large lanière de cuir derrière la nuque. Elle lui acheta alors un cornet complet de friandises en tout genre de quoi allécher la tête blonde la plus difficile. Rester à trouver le dite tête blonde. Elle ne fut pas longue à croiser près des porte de l’arène le regard famélique d’une gamine, une terrane qui devait avoir une douzaine d’année, une gamine des rues si la Zélos pouvait faire confiance à son apparence crasseuse et ses vêtements élimés.
Elle s’approcha d’elle tout en ouvrant le cornet

« Bonjour petite. Tu crois que tu pourrais me rendre un service ? »

Elle lui tendit le cornet dans lequel la fille plongea sa main

« Ca dépend du service »

Elle fourra trois caramels dans sa bouche et Igrim se demanda comment elle parviendrait à continuer à parler les dents collées…

« Porter un message. »

Elle leva son index et son majeur entre lesquels sa lettre hâtivement cachetée apparaissait, explication suffisante pour l’enfant dont le regard allumé par les friandises en disait long sur sa débrouillardise, confirmée par sa réponse.
« Et j’y gagne ?...
_Le reste du cornet...
_ Et chinq diash !... »


Le ton de la fillette ne laissait pas de doute sur sa détermination et son sourire mutin finit par convaincre la Zélos qu’elle s’était adressée à la bonne personne.

« Evidemment en toute discrétion…
_Evidemment ! »


La gamine tendit la main. La prêtresse y posa un dia et trois friandises colorées.

« Le reste lorsque je serai certaine que le travail a été bien fait. »

La fille eut une petite moue contrariée, mais fairplay.

« Bien M’dam ! Pour qui le meshage ?»

La Zélos entraîna le petite dans l’allée d’entrée d’où on pouvait deviner les loges sans pour autant sortir de l’ombre.

«Le type là-bas au grand chapeau de dandy…
_ C’est comme shi ch’était fait !
_ Très bien ! Je t’attends ici… »


Elle détala comme la bise sur les plaines du nord et Igrim la suivit des yeux. La missive mit moins de deux minutes à être délivrée. Le mafieux sembla chercher des yeux quelque chose dans les gradins quelques secondes avant d’ouvrir le pli le parcourir des yeux et le froisser. Elle imagina ce que pouvait penser l’aigrefin en cet instant. De qui croyait-il recevoir ce message ? D’un complice, d’un concurrent ? Soit le piège était trop grossier pour lui mais il se demanderait au moins qui essayait de le piéger. Pour le moins cela lui mettrait une certaine pression. Soit il avait moins de sang-froid et il se devait de vérifier que l’information était exacte. La fillette revint illico chercher son dû qui lui fut remis sans discussion avant qu’elle ne disparaisse dans le quartier. Au moins n’avait-elle pas pour projet immédiat de jouer double jeu auprès de sa proie. Pour la Zélos il ne restait plus qu’à attendre… Un bon quart d’heure, passa. Le tricheur avait un peu perdu de sa superbe en même temps que son sourie, mais ne semblait pas vouloir bouger. Igrim commençait à se faire une raison, lorsqu’ il disparut des loges et apparut quelques secondes plus tard au bout du couloir de sortie des arènes.

L’espionne fit mine d’entrer et de se diriger vers les gradins. Lorsqu’elle fit demi-tour et atteignit la place, il disparaissait dans une des rues qui se dirigeait vers le sud de la ville. Elle lui emboîta le pas en prenant garde de ne pas se faire repérer. Ce serait sans doute moins facile que durant sa nuit de filature car le gaillard devait être sur ses gardes et ne manquerait pas de se retourner et de vérifier ses arrières régulièrement après les mauvaises nouvelles qui venaient de lui parvenir. En outre, en plein jour ses talents de manipulation des ombres n’étaient pas d’une grande utilité… Elle en fut donc quitte pour laisser une bonne distance entre sa proie et elle avec le danger qu’elle ne disparaisse sans laisser de trace. Autant qu’elle pouvait en juger le bookmaker de le « haute » prenait des tours et détours mais restait aux alentours de l’arène. Sans doute son repère n’en était-il pas très éloigné ce qui était assez logique, bien que risqué… Une fois elle fut persuadée de l’avoir perdu, mais ses propres méandres le remirent en vue de la Zélos qui n’en demandait pas tant. A prendre trop de précaution, il avait fini par je rejeter dans la gueule du loup. Ils parvinrent enfin à la porte d’une maison de maître semblait-il.

*Pas mal pour donner le change à la bonne société et conclure des paris entre gens de bonne compagnie…*


Elle sentit qu’elle touchait au but et par peur de tout gâcher au dernier moment, elle resta derrière le coin de la rue le temps que l’homme s’assure qu’il n’était pas suivi et se décide à entrer. Ce ne fut qu’alors qu’elle s’approcha de la façade. Elle fut prise d’une hésitation entre suivre le l’homme dans la bâtisse au risque de se faire prendre car il connaissait les lieux ou patienter et n’y pénétrer qu’une fois qu’il serait reparti, car elle n’en doutait pas une fois rassuré il repartirait vers l’arène… Oui mais en se demandant encore bien plus à quoi rimait ce message et à part l’obliger à se rendre là où était caché les paris, quelle pouvait en être la raison ? Il lui serait alors facile de prévenir ses complices ou de revenir la surprendre… Sauf si elle parvenait à s’acquitter de sa mission assez vite… Pour cela elle devait aller directement à la cache des paris qui ne devait pas trainer bêtement sur une table…


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 8 Avr - 14:53

    Il est tôt, le temps du chant d’un coq avare en cire dans cette ville trop peuplé, ou d’une prouesse d’un adolescent qui pour une raison indue, bête ou perdu dans les méandres d’une histoire qui s’empresse de l’oublié pour ne pas s’étouffé de stupeur est tombé du lit. Pourtant c’est le temps où le vieux forgerons qui a compté les hivers depuis bien trop longtemps sort de la torpeur et comme tout les hommes d’un certain âge, se lève avant que l’aube ne pointe ces heureux rayon vers son visage empli de la sagesse de l’homme qui dort. D’un coin de l’œil il regarde les couvertures, elle n’a pas dormit sur le lit mais sur le sol, dans un coin, et dans un soupire il déclare qu’il ne comprendra donc jamais les femmes… Mais il ne le cherche pas outre mesure et remet ses bottes sur les habits avec lesquelles il a passé la nuit. Il se lavera entièrement ce soir, avant ce sera juste ces blessures qui seront passé à l’eau et désinfecter avec ce qu’il faut de hargne et de regard dans le morceau de métal qui le renvoi ce reflet qui cache si bien la bonté bien plus grande que chez la plus part des gens.

    Déjà la demoiselle à quitté son esprit, tout un chacun à son travail et si sa première pensé au lever était pour elle, surement en train de jouer les folles quelque part pour une raison inconnu ou de se livré à quelques exploits incongrue, mais nécessaire, il l’a vite chassé de son esprit. En vérité c’est une femme, lui qui la pensait plus animal, mais aucun être sensé n’aurait refusé un bout de matelas pour aller se coucher sur le sol dure … C’est donc une femme. Un sourire avait étiré ses lèvres à cette pensé quelque peu misogyne car il se doutait bien que certains hommes aurait aussi refusé le danger de dormir à coté d’un titan avec le risque de mourir dans la nuit si il décidait de ce retourné mais le reste des raisons lui passèrent bien au dessus.

    Sortant de la chambre pour se dirigé vers les sous-sols et la salle d’eau il échangea quelques mots avec la tenancière elle aussi de la race de ces gens qui considère que la vie commence avant l’aube, au dessus d’une bourse qu’elle amènerait dans quelques heures ils parlent, discutent un peu de tout et surtout de ce grand rien qui fait une conversation. La pluie, le vent, la demoiselle qui aura des vacances suite à la demande de Brom, la Plume, ses portes de sorties, la porte est par exemple et une des calèches de la plumes qui s’en vas. Ou les souterrains partant de la taverne. En tout cas la plume, en prenant une petite part des paris, gagne bien assez pour lui remboursé sa fuite, et puis n’est-il pas un des êtres qui marqua son nom au coté du Duc ? Le passé lointain s’effrite dans les pensé du forgeron, cette époque où il était bien autre chose. Il essaye de se souvenir, oui quelque bride, il le contera au coin du feu, et le Fils de Fen, comme dans sa grandeur passé complètera les dires avec ses chants … Un moment agréable dans la perspective d’un passé songeur et d’une vérité des plus partiels. Vaguement il sourit avant de se dirigé enfin vers ses ablutions laissant Cynn à ses affaires nombreuses : On ne fait pas disparaitre un titan d’un claquement de doigt.

    En puis le temps passe et s’efface alors qu’il ressort du sous sol et de la taverne dans un même élan qui le mène en direction de l’arène. Ce jourd’hui les armes et la magie sont de raison, la mort est proche, même si elle n’est pas souhaité, chaque fois qu’un tournoie de cette ampleur est jouer elle vient et se murmure …

    Les yeux d’un passant ce tourne et le détaille. Sa tenu n’a pas changé par rapport à la veille, toujours ce même damasquinage, toujours ce cuire, toujours ces vêtements assez amples, mais cette fois-ci si ce n’est son visage et les deux dernier doigts de sa main droites, pas un pant de sa peau n’est visible. Un gant d’archè sur sa main d’arme, un complet et renforcé de plaque de damas sur sa main faible. Le gantelet remonte jusqu’à son coude dans un dédalle de serpent susurrant les couleurs noires et grises d’un damasquinage classique dans ces acier de nickels et de carbones, cette alliance souple et forte, ces moments et ces mouvements qui s’assemblent. Dans un éclaire on peu voire à sa ceintures quatre hachettes équilibré pour le lancer de chaque coté, enfin, il en est ainsi pour le chevalier, entre les mains d’un homme elle ressemblerait à ces lourdes francisques qui peuples les contes les plus fous dans les mains de l’ami du chevalier, car le chevalier dans les contes à une épée. Alors que dans la réalité de chevalier à un long marteau à la mesure de sa taille, le manche métallique et travaillé semble ne pas vouloir dévoiler les secrets de son enchevêtrement pourtant ceux qui cherchent pourraient bien y voire des scènes du passé, de la guerre compté dans le damas. Elles se meuvent avec le marteau pour passé à une autre, remontant vers la tête qui dévoile un marteau de forge, un coté large portant la sceau de Bor, l’autre précis portant le même dessin s’entourant d’exploit de lignes et de phrases gravé dans le langages de sa race par ce qui semble être des griffes. Elles sont bien trop petites pour être visible mais raconte une histoire, son histoire, la belle comme l’affreuse, la mort qu’il a passé son temps à donné et la vie qu’il donne à présent à l’acier et cuire, au bois et à la terre …

    Il a effacé son sourire en entrant dans l’arène, son visage est calme alors qu’il défile avec les autres qu’il détaille les armures, les muscles et les armes de ses adversaires, son œil d’expert est déjà posé sur chacun, il sait que son adversaire final doit donner le change, doit avoir une cote basse et être las par hasard, mais on ne peux risquer de confier au hasard une telle chose … D’autant qu’ils sont plusieurs sur le coup et si il reconnait sans souci aucun l’homme des renards, il sait que celui qu’il est affrontera est la femme posé là par l’autre homme et qui, voyant son regard fixer sur elle lui fait un clin d’œil. Elle croit avoir déjà gagné, avoir passé l’accord, voilà qui est fort triste. Il n’était plus que douze, le premier combat contre trois, puis deux, ces deux là seraient rapide, triché, pas le moindre souci, les autres auront surement été payé pour perdre… Simpliste mais triste. Mais il souriait d’avance à son dernier combat.

    Il se retira rapidement laissant les autre jouer leur combat, il serait le quatrièmes de ces combats, et si il observa avec application la demoiselle qu’il ne rencontrerait qu’en final, les autres ne furent que rapidement ballayé du regard, douze personnes à payé, c’était une honte mais d’une facilité déconcertantes, toute était déjà jouer d’avance, du théâtre sauf pour un combat dont il se délecta. Juste avant le sien.

    La grille s’ouvre, il souffle et se lève.
    Trois personnes sur le sable de l’arène.
    Trois danseurs le temps d’un instant qui tournent s’observent,
    Puis le magie fuse, feu et glace, ils ont été payer, le géant le fait aucun effort pour les esquivé, le ridicule de l’instant à ces yeux brise le mouvement, il s’en en que faire, se jette par-dessus la magie et dans un roulé boulé alors que le vent magique l’atteint à la cheville il à lancer deux hachettes. Les cries de douleurs couvert par les chants de la foulent ne lui font rien, il se concentre et son corps se réchauffe là où la glace avait trouvé prise. Il ne craint pas le froid, il est homme des forges, son sang même forge en permanence les battements de son cœur fou, il est loin de tout cela. Il se redresse et marche à nouveau et dans le regard des deux hommes il voit l’incompréhension autant que la douleur, l’un à la lame fiché dans le jambe, l’autre en perdu le bras. Il n’en a que faire, il va ramasser ses armes couvertes de sang et de sable, il sait déjà que les hommes en bon idiots s’étaient crus épargné, il faut un vainqueur. Le prochain fera probablement plus attention. Il le voie tremblé dans sa cage, lui adresse un sourire qui ne fait qu’empirer les choses.
    Il a gagné sans difficulté, il peu déjà voir sa cote explosé …
    Cynn a bien fait de parier tôt.

    Dans son cœur Cœur à faillit s’étouffé à cette pensé qu’il avait crue laissé au temps anciens, mais Brom, comme lui, qu’il ne le veuille ou non, est une machine à tuer, un des chasseurs, un des vrais, et si il a bien plus de bonté en son cœur brulant que tout les hommes de cette arène réunie, lorsqu’il laisse son sang coulé il n’est rien d’autre qu’un maitre d’arme, une machine transformé par un autre forgerons avant de ce rendre compte de la vie de Bor. Crachotant il maudit cet homme du passé qu’il aime autant qu’il ait, cet être qu’il nome encore aujourd’hui ami.

    Assis dans sa cage, à même le sol il ne se retourne même pas vers l’homme qui se tient de l’autre coté de la grille, il lui répond juste simplement avant même qu’il n’ouvre la bouche, il sait qui l’envoi et de quoi il se plaint :


    -“Vous m’avez dit de gagner, j’ai gagné, il en sera de même jusqu’à ce que je doive perdre. Regardez cette foule, elle veut parier sur un monstre, un chasseur qui fait couler le sang. Même si ils n’ont aucune idée que je suis loin d’être le plus dangereux de ces chasseurs, ils en veulent un qu’ils peuvent voir, une montagne de puissance qui ne se cache pas qu’ils craignent et adulent. Faite venir les soigneurs je viserais la main du suivant, renforcer son bras pour qu’il ne la perde pas mais que ça arrête le combat.”

    Calmement il regarde la demoiselle arrivé sur le sable, elle le regarde du haut de sa carcasse de terrane, il la trouve soudainement belle, les cheveux long attaché en une natte serré doivent être magnifique relâché, sa poitrine serrer contre son torse par des bandages doit être juste au dessus de la moyenne une fois relâché, ses muscles fin, délier, sa taille, ses courbes, certains y verront surement un léger surplus de poids, lui y trouve des formes, des vrai, et pas ce calvaire de demoiselle qu’une simple embrassade doit être fait avec toutes les précautions. Ses pieds posé à dix heures dix ne trompent pas, c’est une guerrière et une mage, et même si elle joue les effarouché chanceuse elle sait ce qu’elle fait, ses mouvements sont juste, elle se garde, elle use peu sa magie, ses magies. Une certitude, le vent est avec elle, elle s’en sert pour faire semblant, pour se fauché les jambes, pour miraculeusement tomber et échappé aux gerbes, elle est vive et rapide, amuré de cuir … Il n’aura qu’une seule vrai chance, elle croit qu’elle doit gagner, qu’il a accepté … Oui il devra jouer sur ce point. Il sourit en la voyant mettre à mal l’homme des renards sans vraiment savoir qu’ils sont là pour la même chose. Triste mais vrai, elle use plus de magie qu’elle ne le devrait, elle se fatigue plus car c’est là que ce joue sa victoire et celle de sa pègre … Qui avait eut la bonne idée de garder quelqu’un en réserve après la disparition de leur homme.

    Il ferme les yeux et s’adosse écoutant les bruits du sable, elle joue bien avec le vent, et peu être les ombres, en voilà une de plus, la glace craquelle doucement sous les pieds de son adversaire … Et la dernière, dans un souffle de l’assemblé il l’a trouvé, elle vient de passé à travers une des armes de son adversaire.

    A son tour il se lève à nouveau et ouvre enfin les yeux alors qu’il sort de sa cache, de sa cage, il fixe son adversaire non sur de lui et alors que la cloche sonne et que tout le monde attendait la danse classique il lance la bolasse qu’il cachait dans son dos avec sa main droite, elle empêtre les pieds de l’homme qui dans un soupire de soulagement pense le combat finit alors que le titan lui arrive dessus et lève sa hache tout en lui plaquant le visage sur le sable de la botte sa main gauche emprisonné sous la main du géant l’autre sous son genoux, il entend la foule crié, hurler, enfin ils se mettent tous d’accord et scandent en cœur
    “A mort, à mort !”.

    L’homme paralysé ne peux rien faire, il jure, il essaye de hurler alors que seul le sable entre dans sa bouche, les organisateurs s’affolent alors qu’il abat sa hache tranchant nette la main renforcer rependant le sang que le peuple attend, du sang, encore du sang, voilà ce qu’ils veulent de la violence et du sang …

    Alors qu’il entre dans sa cage tout en sachant qu’il lui reste deux heures avant son combat suivant il crache sur le sol car il ne craché sur le peuple qui traine dans l’arène, et alors que son regard se lève il reconnait la demoiselle aux cotés de Cynn, ainsi qu’un panier de repas frugal, l’esprit lui revient, il est midi, il la remercia d’un sourire alors qu’elle s’éclipse après lui avoir rapidement expliqué son plan de fuite. Il la laisse seul avec la demoiselle moins apeuré que la veille, un massage et de la nourriture qu’il déguste sans gout, ce peuple, ces hommes le dégoutent toujours plus.

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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Dim 12 Avr - 20:59

Elle déteste son état ! Celui de l’indécision. Cet état où aucune solution ne semble la bonne et ou pourtant il faut emprunter un chemin que l’on sent piégé de toute façon. Elle se met dans la tête du dandy appâté par un message mystérieux. Les mises sont toujours là où il les a laissées ! Cela signifie qu’il a été l’objet d’une fausse information mais pourquoi ? Une seule réponse doit s’imposer à son esprit. Quelqu’un essaie de le piéger. Le piéger pour quel avantage ? S’en prendre à l’argent pour le moins mais aussi à lui et sa pègre sans doute ? Que faire alors ? Que ferait-elle à la place du mafieux ? N’a-t-elle pas eu les yeux plus grands que le ventre de vouloir « attraper » les deux gangs ? Lui, devra sans doute retourner faire son numéro de charme à ses pigeons, donner le change pour pouvoir plus tard recommencer son escroquerie en toute impunité, mais il ne peut laisser maintenant les mises sans protection… Ou celle qui existe déjà est suffisante ou bien il va la renforcer. Il doit sans doute improviser. Que ferait-elle dans sa position ? Elle ferait appel à sa pègre pour venir surveiller le précieux butin ou essaierait de piéger elle-même le petit malin qui doit l’avoir sans aucun doute suivi jusqu’à la cache. Elle sent qu’une partie d’échec est engagée et que l’avantage qu’elle avait en premier lieu sera éventé dès que le tricheur aura vérifié que les Dias sont toujours en place. Ce sera alors à lui de pousser un pion. S’il ressort bientôt c’est qu’il aura trouvé le moyen de prévenir ses complices ou qu’il tentera de la piéger seule en faisait croire à son départ ou encore que la protection existante est suffisante. S’il s’attarde, c’est qu’il attend une relève pour surveiller le butin. Une chose est sûr toute attente relèverait de la prudence… Mais fut-elle si prudente que cela en envoyant ce billet ? Elle laisserait à sa proie l’initiative de l’action. Agir maintenant serait sans doute risquée mais détruirait la logique du jeu chacun son tour, elle garderait encore l’initiative et laisserait à la pègre ou en tout cas son représentant sur la défensive voir prise au dépourvu…

Ces pensées se bousculaient à toute vitesse dans la tête de la Zélos, cela faisait moins d’une minute que « l’autre » avait pénétré dans la maison, mais cette sombre indécision avait étiré le temps comme la langue du caméléon au travers de la fraction de seconde qui le sépare du criquet imprudent. Un regard pour scruter les fenêtres de la façade et s’assurer que personne de surveillait les abords de la maison et en quelques bonds élastiques elle traversa la rue pour se trouver devant le porte. Prudemment elle actionna la clenche, partie extérieur d’un loquet. Un léger cliquetis se fit entendre, mais elle passa outre misant sur le fait que le dandy était fort loin de là, occupé à vérifier la présence du butin…

La maison avait l’allure quez ses extérieurs laissaient supposer, cossue, elle avait tout de maison bourgeoise. L’entrée lambrissée offrait quelques tapisseries tendues au mur au regard du visiteur et un couloir menait sans aucun doute aux pièces de service alors qu’un bel escalier de pierre claire devait mener aux pièces à vivre aux niveaux supérieurs. Elle tendit l’oreille, elle ne pouvait se permettre de visiter tous les recoins de la demeure. Le temps lui était compté si elle voulait miser sur la rapidité de l’action et la surprise. Aucun son ne parvenait du rez-de-chaussée. Elle jeta un œil vers les hauteurs de l’escalier et se décida alors à en gravir le plus silencieusement possible les degrés. La pierre fut pour elle un allié, nul besoin avec ce matériau de craindre un grincement sous sa stature de Zélos et avancer sur la pointe de ses pieds précautionneux devait suffire à étouffer leur rencontre avec les marches. En arrivant sur le palier elle perçut des bruits qui la figèrent sur place. Une porte était entrebâillée sur un couloir ou un espace de dégagement, elle ne pouvait être sûre, de sa place, de l’un ou de l’autre. En tout cas quelqu’un s’affairait dans cette direction. Redoublant de précautions, elle jeta un œil par l’ouverture. Un petit rire lui parvint d’une des trois portes ouvertes qu’elle apercevait là.

« Bon …
Toujours là…
… déjà ça… »


Elle reconnut la voix du mafieux qui avait rendu visite au forgeron. Visiblement il semblait soulagé… Elle baissa les yeux vers le sol. Un parquet de chêne faisait place au palier de pierre. Si cette essence était moins propice à au grincement que d’autres comme les résineux, elle ne pouvait pas compter qu’il ne la trahirait pas. L'homme continuait semblait-il à parler tout seul.

« Bizarre, je me demande… »

Les rouages de l’esprit du dandy indélicat semblaient se mettre en action. Igrim traversa l’espace qui la séparait de la porte. L’homme lui tournait le dos et se tenait devant une table sur laquelle il refermait un coffre. Une lame de parquet grinça.

Il commença à se retourner sans hâte, sans doute attendait-il quelqu’un, une personne de la maison...

« Personne ne m’a suivi ? »

Son regard croisa celui de la prêtresse. Il se figea une fraction de seconde, interloqué. Elle ne lui laissa pas le temps de réagir et se précipita sur lui et lui assena un crochet du droit alors qu’il tentait de dégainer une dague. Il bascula en arrière sur la table et contre le coffre. D’une main, elle saisit le poignet armé pour l’écraser contre l’arête de la table. L’arme tomba au sol dans un tintement métallique. A l’aveuglette, l’homme tenta un coup de son autre poing. L’attaque était bien trop imprécise et elle se saisit du poignet avant d’effectuer une clef de bras qui arracha un cri de douleur à son adversaire et le fit pivoter face à la table. Lâchant le poignet blessé désarmé, elle saisit le dandy par les cheveux et lui projeta de toutes ses forces la tête contre les ferrures du coffre. Le corps perdit son tonus et elle le laissa rouler au sol. C’est alors qu’elle entendit les pas feutrés derrière elle. Elle se retourna vivement mais pas assez pour éviter l’attaque de la femme qui arrivait derrière elle en brandissant une dague au-dessus de sa tête. Heureusement ce ne semblait pas être une guerrière sinon les conséquences de cette inattention auraient pu être bien plus fâcheuses. Igrim se protégea de son bras, la lame déviée mais perça tout de même sa veste de cuir et entama son deltoïde. La prêtresse grimaça de douleur, mais cueillit la femme à l’estomac d’un coup de genoux. Le souffle coupé et pliée en deux elle ne put éviter le coup de poing derrière la nuque, les os craquèrent et la pauvre femme s’effondra. Igrim tendit l’oreille en portant sa main à sa blessure. La maison semblait maintenant silencieuse. Elle prit quelques secondes pour évaluer sa blessure. Pas trop sérieuse, elle allait être un handicap pour d’autres combats aujourd’hui si elle ne faisait rien. Mais pour le moment le temps lui était compté. Une petite mise en scène s’imposait… Elle n’aurait pas le temps de la peaufiner, mais elle espérait qu’elle suffirait à faire réaliser aux pigeons qu’ils avaient été bernés.

Elle se baissa pour trouver le battement des carotides de ses adversaires allongés à ses pieds. L’homme était simplement assommé, mais il n’y avait plus rien à faire pour la femme dont la nuque n’avait pas résisté… Le coffre était renversé sur la table et une dizaine de bourses rebondies étaient étalées sur la table. Elle s’en empara et fit, des yeux, le tour de la pièce. Ses combats ne lui avaient pas encore laissé le loisir de l’identifier. Cela ressemblait à une sorte de pièce de travail avec cette table qui semblait être plutôt un bureau, deux grandes bibliothèques face à la fenêtre. Deux fauteuils avaient été renversés dans la lutte. Elle les remit d’aplomb du bout du pied
.
*Pas de cachette où dissimuler autant de bourse… *


Elle se résolut à se rendre dans une pièce attenante, sorte de boudoir cossu où trônait dans un coin un petit bar à alcool. Elle l’ouvrit et parvint à y dissimuler au fond, les bourses. Puis elle revint en hâte dans le bureau afin d’y ligoter et bâillonner solidement le dandy avec les gros cordons qui servaient d’embrasse aux lourds rideaux de la pièce. Les poignets reliés aux chevilles derrière le dos il lui faudrait un miracle pour se libérer lorsqu’il reviendrait à lui. Une fois découvert, il aurait toute les peines du monde à justifier la disparition de l’argent surtout si un petit mot venait mettre sur le piste des bourses dans son propre bar. Il pourrait toujours essayer d’assurer qu’il avait été agressé et qu’il s’agissait d’un coup monté. Si les parieurs étaient assez crédules pour le croire, ils méritaient bien de se faire plumer d’autant que, membres de la haute société, ils n’étaient certainement pas aux abois financièrement et ne méritaient pas plus que cela la compassion de la Zélos. Igrim fit main basse sur les deux dagues qui trainaient encore au sol et tira le corps de la femme jusqu’à une chambre, le glissa sous le lit… Il lui fut ensuite facile de mettre le main sur la clef de la demeure et de la fourrer dans une poche.

Elle ressortit bien vite des lieux en essayant d’évaluer où pouvait en être le tournoi. De toute façon elle n’avait pas de temps à perdre… Elle grimaça en voulant prendre le pas de course. Il était urgent de faire quelque chose pour ce bras. Elle ouvrit le haut de sa veste pour y glisser la main qu’elle appuya sur sa blessure. Sa concentration se diffusa bien vite dans ses doigts et elle sentit une énergie nouvelle envahir son membre blessé. Si elle n’était pas d’une grande utilité aux autres lorsqu’il s’agissait d’administrer des soins, ce pouvoir de régénération lui était bien utile et lui avait mainte fois sauvé la mise alors qu’elle n’était pas encore parmi les guérisseuses de Kesha. La blessure n’était pas complètement guérie mais suffisamment au moins pour finir la journée. Le reste se ferait avec le temps. Elle aurait peut-être encore besoin de magie avant que cette histoire ne prenne fin etr elle devait peser les ressources qui lui restaient et celles qui lui seraient nécessaires…

Elle reprit alors le chemin des arènes, un sourire satisfait malgré son épaule qui lui lançait. Elle arriva moins alerte que la première fois eu égard à sa blessure. Elle se mit alors en toute hâte en demeure de rédiger un nouveau message dans lequel elle plia la clé de la demeure qu’elle venait de visiter. La petite messagère fut une nouvelle fois mise à contribution :

« Tu as bien compris ? A la fin du dernier combat, pas avant, mais tout de suite après… »


Elle venait de trouver grâce à elle un moyen de se dédoubler à la fin du tournoi et cela valait bien les quelques Dias investis. Il ne lui restait plus qu’à reprendre place dans les gradins pour assister aux derniers combats en espérant que rien de fâcheux n’était arrivé à son complice. Elle dut se retenir pour ne pas aller lui rendre visite dans sa cellule d’attente mais elle ne voulait pour rien au monde éveiller les soupçons plus que nécessaire. Elle trouverait bien un moyen au cours d’un combat d’échanger avec lui un clin d’œil complice ou d’encouragement…


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Jeu 23 Avr - 12:42

    Juste un instant rêvons, rêvons de grandeur, d’un être éveillé et calme, d’un être qui marche calmement dans le sable chaud où le sang cool, non sans façons, non sans grimaces,
    Jusqu'à ce que vous criiez grâce, tout ça dans la tradition des grandes maisons, un être digne d’une noblesse ne craignant l’infamie, un être droit et rêveur, un être dans ce songe qui s’éveille alors que le dernier cliquette de la grille se fait entendre et que le bruit de l’arrêt de cette dernière dans sa position ouverte se claque pour ne plus faire qu’un avec ce crochet.
    Mais ce n’est pas un homme qui marche là, qui foule le sable de ses pas lestes mais empreint d’une précision féline. Ce n’est pas non plus un rêve, une créature d’éther et de soupire perdu dans la nuit. C’est bien un être de chair et de sang, une droiture qui ne souffre de rien, un visage calme dont le vent balaye les cheveux collés par les précédents combats et la chaleur étonnantes des cellules de l’arène.

    Sur son visage, perdu dans les méandres d’un désire divin de ne crée qu’un roc et non un être, on peut y lire le calme qu’il a crée le même, se refugiant dans son esprit, dans cette instant d’oublie où seule les connaissances et les réactions ont de l’importance, où la douleur n’est rien qu’une idée perdu, ce calme là. On peut aussi y voir, sous ces traits bourru, dans ce faciès carré taillé par un burin trop grand pour fournir des détailles autres que l’éclat profond de ses yeux et une âme belle à n’en plus finir, ce sourire qui ne le quitte plus depuis que la grille c’est lever.

    Depuis qu’elle s’est lever car avant est une autre histoire, deux heures l’ont séparé de ce combat, de cette instant prison où l’ont peu le voir, l’observer avant que ces muscles n’explosent. Dans cette prison de l’espace et non du temps, il avait laissé son esprit vagabondé, rouméguant sur les hommes et leurs passions du sang sans même connaitre l’art du combat. Sur leur respect pour la mort qui se mut en une impie folie quand il est question de quelqu’un d’autre, de quelqu’un qu’on a entre des doigts virtuels qui ne se saliront pas. De leur facilité à ce dénigré les responsabilités et leur volonté de le faire, car après tout se faire volé des libertés au nom d’une cause ou d’une autre est toujours un passe temps pour les hommes. Perdant ses droits ils ne sont plus responsable de rien et peuvent vivre sans remord, ils ont fait ce qu’il fallait ils ne peuvent le faire autrement. Alors on leur propose de tuer par un vecteur, par la main d’une brute, d’un être qu’il considère comme un monstre alors que c’est bien la seule âme blanche qui parcourt ces lieux.
    Blanche et rouge de sang certes, mais d’un sang prit avec le prix, un sang voler en regardant les yeux de celui qui meurt, en plongeant dans son âme, en souffrant avec lui, toujours avec des armes, toujours proche, toujours sentant, sentiant, toujours connaissant la cause de cette tache, de cette mare de sang dans laquelle il se baigne et toujours rendant pour chaque vie prise, une action, une vie, un sentiment profond et réel, une espèce d’équilibre d’espoir.

    Il avait donc laisser son corps aux mains de la demoiselle là, sans chercher à le sentir, sans surveiller ce qu’elle en faisait confiant simplement son outil de travail et de vie à quelqu’un comme on prête une pièce à un ami de longue date, comme un laisse sa vie à son amour. Fermant les yeux il avait encore senti ses mains parcourant les blessures et s’attardant sur les marques de l’autre jour, d’un autre jour, la magie faisant des merveilles. Il avait regardé Cynn partir avec son mouvement de hanche caractéristique, ni belle ni laide, perdu dans ce lieu où seul l’âme déterminé la beauté et son âme elle aussi était au milieu, magnifique mais inflexible, droite envers son maitre mais infâme quand on juge suivant la norme. Battant légèrement, de bâbord à tribord, comme un bateau qui ne sait s’il est dans une mer d’été ou dans un océan tempétueux, il l’avait laisser partir en direction de sa route, de ses souterrains, il ne quitterais pas l’arène vivant, alors il la quitterait par la passe sécurisé des morts et des esclaves. Cette ville accueille bien trop de monde, c’est un gruyère puant de fange et d’odeur bien pire encore, percluse de troue, traversé de tunnels qui draine la vermine la ville soufflait au rythme de son cancer grondant. Et qui n’est mieux pour protéger un mort autant qu’une prise que le cancer qui tue ?

    Il s’était fait la réflexion un instant, ou il se la fit, puis il perdit la trace de ce balancier et revint à ses histoires, à son sang, à ces problèmes qu’il passa doucement comme une marée, remontant et descendants dans les affres de ses humeurs. Il restant là, perdu dans son être, dans ses méandres deux longues heures, mangeant par habitude, doucement, une quantité que seul les grand fauves peuvent avaler avant de se reposé pendant jours voir des semaines, et puis, bout de viande après légumes, toastes et sandwichs après douce odeur de sauce et potage, il finit par s’éveiller quelques minutes avants l’instant.

    Son corps était doux, perdu, langoureux après les longs massages de la demoiselle qui avait finit par se retiré dans un coin de la cellule après lui avoir posé une question à laquelle il n’avait répondu trop perdu qu’il était. Il s’étire, se redresse, d’un signe signale à un homme dans l’arène hurlant à a enfolire la foule qu’il est las d’attendre. La foule, ce fourbie d’homme et de femme se demandant d’où vient la violence, hurlent qu’ils sont prêt, qu’ils veulent voir du combat, des morts, du sang, de la rage et de la haine, eux aussi son las d’attente. Alors, le cliquetis se fait entendre.
    Quelque part derrière ce mure, un homme, un être ou un enfant force sur ce rouet mortel qui soulève la grille d’un grand fauve, tirant sur les échardes de bois il fait monté la grille dans un bruit sourd, et dans un souffle il relâche et le dernier clang se fait entendre, on rejoint le rêve.

    Dans une lueur de conscience bien plus basse mais bien plus réel que son état actuel il scrute la foule à la recherche de la demoiselle pour les beau yeux de laquelle il va devoir combattre, ne pas abandonné, ne pas relâché. Il ne comprend toujours pas pourquoi elle l’a voulut et n’est toujours pas vraiment sur de pourquoi il a fait l’action, certes elle est magnifique mais il n’attend rien d’elle, il n’a même pas essayé. Quand à trouver une compagne de voyage, il aurait suffit qu’il demande au Duc d’Arghanat, non il ne sais pas, seul Cœur doit savoir mais Cœur est loin, si loin … Alors sans vraiment savoir pourquoi il la cherche des yeux, tournant pour la foule en délire, et lorsqu’il la croise le temps ne fait plus qu’un instant, un long instant, un long temps entre les temps il cherche son âme si elle sait pourquoi il se bat, pour quel action de grâce stupide il na vas pas s’avoué vaincu. Il plonge dans son âme et en disparait aussi vite, l’in-s-temps est terminé, effacé, et son regard continu à parcourir la foule comme si de rien n’était. L’habitude, le temps passé, il a envie d’aller en parler avec lui, autour d’un feu, il ira.

    Finissant son large cercle il se retourne vers elle, à sa main droite un lourd marteau attend la tête posé sur le sol, à sa gauche, son dos, derrière lui, perdu, invisible, il s’incline bien bas marquant son respect. Il est prêt mais l’est-elle, ne s’est elle pas bêtement épuisé à son dernier combat non sûr ? N’est-elle pas certaine de le gagner et dans cet esprit n’a-t-elle pas usé toute son énergie, toute sa magie pour le précédent affrontement ?

    Lui n’en sais rien, il est là pour un véritable combat et ses yeux le disent à eux seules, il détaille la demoiselle la laissant parcourir de ses yeux ce réservoir d’arme qu’il est toute agencer pour ne pas diminué ces mouvements déjà rendu difficile par sa masse.

    Il sourit
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Orchid Orcirdr
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mar 26 Mai - 22:26

Elle sourit. Elle entre sur le sable et respire profondément. Autour d’eux, les gradins les dominent de leur désir de sueur et de sang. Les acclamations sont pour elle comme un nectar revigorant. Qu’ils soient des encouragements ou des insultes, chacun d’eux à sa façon la remplit de cette énergie guerrière qu’elle aime sentir couler dans ses veines.

Elle a choisi une tenue légère. Elle sait que même dans une armure, les coups du géant la réduiraient en miette, soit écrasée dans le métal martelé et déformé soit liquéfiée comme une méduse secouée dans un bocal. En outre, se départir de la vitesse face à un adversaire de cette puissance lui ôterait le seul avantage réel qu’elle pourrait avoir. Enfin, légère sans pour autant oublier de se protéger. Elle est couverte de cuir, plus rigide et articulée par de solides rivets aux endroits vitaux. Elle a un moment hésité à doubler par endroit cette protection de mailles, mais y a renoncé… Elle n’a pas encombré sa tête d’un casque qui n’aurait comme seul effet de lui restreindre le champ de vision.

On l’a assurée de la victoire, mais sans doute, pour que la chose ne paraisse pas si facile, se défendra-t-il. S’il a la même fierté qu’elle, il voudra montrer qu’il est capable de justifier de sa présence en finale.
De plus, elle n’a pas envie de prendre de coups inutiles et son orgueil de guerrière se trouve mis en jeu. Certes les choses sont déjà arrangées, mais n’est-elle pas capable de venir à bout de la montagne de granit sans avoir recours à de tels procédés ? Ses commanditaires ont bien tort de sous-estimer ses compétences. Après tout, ses précédents adversaires n’ont pas tenu longtemps face à elle. Assise comme tous les combattants dans sa cellule d’attente, elle n’a pas vu le colosse combattre, on lui a raconté sa puissance et sa vivacité inattendue, même si elle n’est pas celle de l’éclair. Elle sait qu’elle ne doit pas être atteinte sous peine de voir ses espoirs anéantis. Un seul impact serait pour elle la fin de ses espoirs et qui sait, la fin tout court.

Mais elle n’a pas peur. Elle a vécu ces derniers jours pour rencontrer un adversaire à sa mesure et ne va pas reculer au dernier moment. Elle conçoit pourtant qu’un seul de ses coups risque de ne pas suffire pour venir à bout de ce colosse. Son aspect naturel combiné avec ses protections lui assurent assez de résistance pour encaisser la charge de la plus grosse créature. Elle sait donc qu’elle devra miser sur la vitesse, la surprise et la patience, le harcèlement. Cette patience qui fait si souvent défaut dans une arène. Celle qui parviendra à lui faire trouver les failles car forcément, il y en a dans cette œuvre monstrueuse forgée pour briser ses challengers, il y en a forcément une. Elle serait bien folle d’essayer de viser un endroit vital d’entrée. Comme le chasseur qui traque une proie bien plus grosse que lui, elle devra d’abord le pousser dans ses retranchements, lui couper petit à petit toutes ses ressources. Mais qu’elles sont-elles ?

Elle examine le guerrier bien ancré dans le sol, elle le sait, sa passivité apparente n’est qu’un leurre. Même ce regard qu’il lance dans les gradins ne peut être qu’une tromperie et en tout cas pas mis sur le compte d’une quelconque distraction. Elle n’a pas encore compris sa garde, mais elle ne doit pas essayer de la percer, mais plutôt frapper là où il ne s’attend pas à être visé. Lentement elle fait le tour de son adversaire qui ne la quitte pas des yeux même s’il reste impassible. Elle sait que la précipitation serait une erreur qui pourrait se payer comptant. Ne pas confondre vitesse et précipitation voilà qui pourra la sauver ou lui donner l’avantage. Tout ce qu’elle fera devra être enchainé sans faille et sans erreur. Son équilibre, voilà son avantage, sa force, si elle parvient à rompre cet équilibre, il pourra être plus vulnérable… Se servir de sa force colossale contre lui car elle le sait, la plupart de ses coups seront chiquenaude pour cette énorme carapace de cuir et d’écailles. Il faut donc le faire agir sans prendre de coups inutiles. Qu’il agisse et rompe l’assise de la montagne, et entre dans la danse de l’inertie.
Elle tourne autour de son adversaire avant de choisir son arme. Elle a dans le dos attend une arme étrange, manche de buis court et enchâssé de deux lames un peu plus longue. Elles étincellent de la soif de boire le sang du colosse. A sa taille est enroulé un fouet tressé du meilleur cuir et trois poignards à lancer tiennent compagnie à un glaive acéré. Enfin, derrière elle, traine un large filet de grosse corde, grosse mais souple dont les marges sont lestés de petits poids destiné à guider la trajectoire de l’ensemble des mailles lorsqu’elle fouettera l’air avec ou qu’elle le lancera. Elle le tient pas le centre, toile arachnoïde replié en fuseau. Elle connait les mouvements qui le garderont fermé et dur ou l’étaleront pour envelopper sa cible. Elle ne se fait pas d’illusion, si elle avait voulu envelopper complètement le géant il lui aurait fallu un filet bien plus grand qu’elle n’aurait sans doute pas pi manier avec assez de force ou de précision, mais il suffit à envelopper le haut du monstre et à entraver les mouvements de ses bras, de ses épaules et au passage lui brouiller la vue…

Elle aurait pu attendre le premier assaut du forgeron, mais ce n’est pas dans son tempérament de se cantonner à la défense. Elle saisit son arme à deux lames et la présente à bout de bras à son adversaire avant de glisser son manche sous son aisselle pour s’en assurer la prise. Ses doigts de la main gauche changent la prise du filet. Elle a pris sa décision. Rapide, elle entame une course infléchie pour se déporter vers la droite du géant. Cette manœuvre elle vient de la répéter trois fois dans sa tête et elle ne s’arrêtera qu’une fois menée à bien. A trois mètres de ma montagne vivante, son, bras fouette l’air tandis que son poignet ordonne au filet de s’ouvrir et de se déployer vers le côté droit de guerrier, celui qui tient le marteau. Son but entraver ne serait-ce que momentanément ses gestes et la trajectoire de cette masse d’airain qui pourrait la briser au premier impact et brouiller la vision de soin challenger. Avec un peu de chance la poussière de l’arène prise dans les fibres et le mailles du treillis y participeront. Elle sait qu’elle n’a pas le temps de vérifier que cette attaque a porté ses fruits. Elle continue sa course avant de se projeter en avant au ras du sol glissant sur le côté de sa cuisse et son genou gauches le pied droit en avant. La double épée tourbillonne au bout de son bras pour atteindre les muscles et les tendons du genou gauche tandis que sa glissade s’arrête à un mètre derrière sa cible et qu’elle se détend en arrière pour finir de se mettre hors de portée d’une riposte. Alors seulement elle peut vérifier les conséquences de son attaque. Le manche de son arme a retrouvé sa place sous son aisselle tandis que sa main se porte à un de ses poignards.

Peut-être aura-t-elle la chance de voir le forgeron plus entravé qu’elle ne l’espérait ce qui lui donnerait le temps de reporter une attaque. Une victoire peut aussi se jouer sur une opportunité saisie ou non…


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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Mer 10 Juin - 11:51

    Jouons, jouons petite chose, dansons comme dansent les morts, comme dansent les forges, comme résonnent les marteaux, dansons sur le rythme des pas, sous les choques du vent, sous les bruits, sous les crissements, dansons simplement car il est temps de montrer aux hommes ce qu’est une danse, une véritable et magnifique danse digne des hommes. Dansons et jouons sur les battements d’un cœur invisible mais bien présent pour ces guerriers.

    Elle s’élance, comme le cerveau du chevalier qui décortique le moindre de ses mouvements, ses jambes qui prennent appuient, ses mouvements rapide et plein, son pieds qui se pose en travers, signe d’un mouvement du bras qui s’enclenche, elle vas lancer le filet, alors il arme son coup, frapper un épée qui frappe n’est pas vraiment différent à frapper un filet en vole, hors il est voltigeur en ce jour. Son bras explose et quitte la garde nonchalante où il avait placé son marteau et commence à remonté. Puis il frappe le filet qui s’enroule autour de lui, le marteau, être plein d’une vie immobile est enchainé à lui-même alors qu’un bout ferré du filet traine dans les airs.

    Le mouvement du marteau n’est pas finit, il vient juste de toucher la tresse, quand la main gauche se décale de derrière le dos et décroche la chaine qui était enroulé en son tour, le mouvement du bras est parfait, le bolas décolle et se dirige droit vers la demoiselle qui plonge alors qu’il peut remettre sa concentration sur son marteau qui finit continuant sa courbe se retrouve au dessus de sa tête, totalement armé.

    Les réflexions vis-à-vis de la Zélos sont vite tournées, elle ne peut rester dans ses jambes avec sa vitesse et elle y prendrait trop de risque, cependant dans le doute il lève son pied droit et durant sa volte frappe le sol brutalement, alors qu’il y pose sa magie renforçant sa peau qui est tranché à hauteur de la cuisse, rapidement la chaleur se déverse dans le point  et le peu de sang qui en sort est déjà noir de jais. Mais dans sa position il ne prend pas de risque, si il y a le moindre poison il se doit de le réduire à néant et de le bloquer dans le sang. La douleur elle n’a pas d’importance, il sait passé outre, depuis longtemps, il n’y attache qu’une importance minime tout en se retournant dans le mouvement de son marteau qui traine toujours le filet alors qu’il est armé, puissant au dessus de la tête du géant qui bondit dans le dos de la demoiselle pour frapper son coup.

    Un volte dans la voltige, tourné est naturelle, tourné autour de l’autre ou sur soit même, dans le but d’augmenté la puissance de la frappe. Alors que tout tourne il reste stable, son saut et presque parfait et le rapproche de la demoiselle alors qu’il frappe posant son pied droit en premier dans un bruit sourd.

    Il l’a visé elle, parfaitement, alors qu’elle se retourne, si par miracle il ne l’atteint pas elle n’aurait plus aucun doute, il est là pour se battre, ou alors il a une total confiance en ses capacité, mais qui peu se permettre ce genre de chose ? Qui peut esquiver un coup frapper avec tant de puissance après avoir esquivé ou pris une bolas et être de dos sur des appuie faible qui demande encore à se relever ?

    Car il faut savoir que sur un tel coup un homme normalement continué déploie avec une épée classique deux tonnes de puissance, détruisant sans souci les os d’un crane, mais dans le cas du chevalier, du colosse, de la main de Bor, on peu sans souci monté dans la dizaine de tonne d’équivalent poids déployé au point d’impact.

    Cependant, déployant toute sa force, il arrête son marteau quelques minutes d’angle après l’endroit où aurait dut se trouver le corps de son adversaire si elle n’a pas esquivé dans le mouvement, ce qui impliquerait une poursuite de l’arme qui l’aurait attrapé à coup sur, si elle a, par miracle, esquivé elle n’a pas fait de cette manière. Le marteau s’arrêtant le filet qui est y était bloquer par le mouvement se libère avec force et se retrouve propulsé avec toute la force transféré du marteau à la gauche d’un Brom au regard toujours aussi calme.

    Il contemple les effets de son action tout en remettant son marteau en garde comme une épée au fourreau, de sa main libre il a récupéré une hache à sa ceinture.
    Sour sa gauche le filet à courut jusqu’au mur de l’arène où l’un des poids s’est fiché avec force de bruit, il est hors jeu et personne ne pourra le récupéré, au dessus de lui, les êtres reprennent leur place après les avoir quitté dans la précipitation.
    Sa jambe est entailler au niveau de la cuisse, le tendons lui n’a pas souffert mais le sang y est déjà cautérisé et si la douleur est grande comme l’est toujours ce genre de blessure il passe outre sans souci tout en remerciant Bor d’avoir solidifié son corps par sa magie lui évitant de perdre un tendons, son corps si lourd semble toujours fait d’acier.

    Si Brom a été fabriquer par Bor pour forger, ce dont il ne doute plus, il a passer la plus part des années de sa vie à se battre comme mercenaire, puis pour un maitre bien précis qui devint son ami durant la grande guerre, toutes ces choses qui sont faites pour la forge son si utile pour le combat qu’il a longtemps douté d’avoir été fait pour autre chose que pour le combat…

    Mais lui ne cours pas après les réflexions philosophique, lui regarde la terre sous ses pieds, lui observe l’arène jusqu’au moindre détaille à la recherche d’un signe de vie de la demoiselle, toujours très calme il sait que la magie fait souvent des effets dramatiques. De plus il écoute, il ne sait pas si elle ne se rendra pas, peu de personne pourrait résister à la peur déployé par un tel coup si précis qui les vise. Il sait dès à présent que les choses vont commencer à se mettre en place, les hommes vont être lancés pour essayer de le remettre dans le giron des parieurs, le faire abandonné. Il est prêt.
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Orchid Orcirdr
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Sam 11 Juil - 12:56

Elle avait à peine eu le temps de plisser le nez en voyant la lame trancher dans la jambe du forgeron que déjà c’était fini. Une gerbe de sang était montée à la bouche de la combattante alors que le marteau lui écrasa la poitrine, puis plus rien. Le corps déformé gisait sur le sable de l’arène tandis que le filet faisait de même contre la paroi qui séparait le public de la scène de mort qui venait de se dérouler.

La Zélos plissa des yeux et eut un sourire amusé autant que soulagé. Elle ne prit pas le temps pourtant d’admirer la posture vainqueur mais simple et majestueuse de son complice. Elle comptait bien que les représailles si représailles il y avait aurait lieu hors de la lice histoire de ne pas avouer aux yeux de toute la cité que les combats donnaient lieu à une tricherie organisée. Ce serait donc au sortir des arènes que le danger deviendrait évident.

Son regard se tourna donc bien vite vers la loge des invités. La petite main remit le message comme convenu, il était temps d’aller jeter un œil à ce qui se préparait déjà sans doute à l’extérieur. Elle fendit la foule qui déjà se levait en chantant les louanges du géant tout en convergeant vers les orties pour toucher le résultat de leurs paris. Elle n’avait cure de récupérer sa mise mais devait s’assurer que les tricheurs ne s’en tire à bon compte. Connaissant une bonne partie du scénario pour l’avoir écrite, elle avait pu se faufiler tant bien que mal dans l’avant -garde de l’assistance, quitte à jouer un peu des coudes. Sa stature de Zélos lui facilitait la tâche dans ce genre de circonstances. En outre, la bonne humeur des parieurs sachant qu’une belle somme les attendait rendait tout un chacun des plus compréhensif à l’égard de cette indélicate qui grognait pourtant quelques excuses.

« Pardon…
…Igrim s’excuse…
…Désolée… »


Choses qui pouvaient bien paraître incongrue pour ceux qui connaissaient un peu la prêtresse.
Mais son objectif était atteint et elle se trouva parmi les premiers devant l’étal du « renard ». Le bookmaker avait bien entendu les cris de triomphe de la foule et à sa mine on devinait qu’il avait un doute sur la façon de les interpréter. Il était inconcevable que le géant est trahi sa parole mais dans ce cas, pourquoi ces cris de liesse ? Trois personnes avant Igrim avaient déjà récupéré leur mise ne laissant plus de doute au malheureux dont les mains commençaient à trembler visiblement préoccupé et cherchant sans doute un moyen de se sortir d’affaire. Derrière la Zélos qui lui souriait visiblement très satisfaite  les rangs des parieurs s’épaississaient au fil de secondes.

« J’ai bien eu raison de vous faire confiance… »


L’ironie de ses paroles ne faisait aucun doute.

« Vous me devez une petite somme je cr… »


Elle n’eut pas le temps d’en prononcer d’avantage. Le bookmaker se volatilisa devant elle. Il devait avoir trouvé mieux à faire ailleurs c’est-à-dire sauver sa peau avant que la foule ne comprenne qu’il ne pourrait honorer ses dettes et ne décide de se payer sur sa personne. Son premier réflexe fut de fouetter l’air de son bras pour saisir celui avait pu se rendre invisible, mais elle ne rencontra que le vide. Il avait sans doute plutôt utilisé un sort de téléportation. Elle se haussa sur le pointe des pieds puis bondit sur l’étal pour essayer de localiser le fuyard alors que les regards des parieurs ébahis  et interloqués s’entrecroisaient et cherchaient au hasard à repérer le fuyard ou à obtenir une réponse à cette disparition. Elle n’eut le temps que de voir une silhouette disparaître au coin de la place alors qu’à une autre sortie les notables pigeonnés se dirigeaient vers la demeure de leur escroc. La machine qu’elle avait mise en place se mettait en branle et plusieurs personnes dans cette cité allaient passer un mauvais moment et peut être bien le dernier de leur vie. Une foule mécontente est capable de faire tant de choses déraisonnables !…

Il fallait cependant lui donner un dernier coup de pouce car Si ces messiers de la haute avaient tous les éléments pour retrouver leur aigrefin, le renard allait s’en tirer à trop bon compte. Déjà les premiers cris de colère et les premières vociférations montaient dans la foule. Elle avisa un ancien qui brandissait sa canne et s’approcha de lui par derrière.

« Ils ont leur repère dans l’échoppe abandonnée, place des Tanneurs. Cherchez un souterrain dans l’atelier… »

Le petit vieux se tourna visiblement interloqué mais la femme s’était déjà éloignée en quête d’une autre oreille attentive.

« La place des tanneurs, l’échoppe abandonnée… »

Bientôt les renseignements passèrent de bouche à oreilles et les premiers cris de vengeance montèrent de la cohue.

« A la place..
Ils vont le payer!!!!
En avant !!!
Pour qui qui nous prennent
L’échoppe abandonnée !
Allons-y !
On va pas laisser passer ça !
Place des Tanneurs ! Dépêchons-nous !»


Au bruit d’agitation de la cohue, les forces de l’ordre alertées approchèrent pour tenter de comprendre de quoi il retournait. Mais le flot de la populace frustrée de ses gains les déborda et se mit bien vite en branle en direction du repère des tricheurs. La Zélos regarda le cortège s’éloigner, les hommes d’armes contraints de suivre une foule bien trop compacte pour qu’ils puissent en venir à bout…

Elle récupéra alors son sac dans sa cachette d’où elle sortit ses armes qu’elle se hâta de mettre en place tout en retournant aux arènes étonnamment calmes après l’excitation du spectacle. A partir de maintenant elle se sentait responsable de ce qui pouvait arriver à son complice. S’il avait prouvé ne pas craindre grand-chose d’une attaque au corps à corps, une tentative de nuire à distance pouvait peut être le mettre à mal. Aussi avait-elle en main son arc et trois flèches prêtes à être encochées sur la corde à la moindre alerte.

Elle pouvait cependant craindre être interceptée par le service de sécurité des arènes qui ne verrait pas d’un très bon œil une femme armée jusqu’aux dents déambuler dans les couloirs des coulisses du spectacle malsain et pourtant s prisé des habitants. Elle se devait donc d’être des plus discrètes. Elle avait prouvé à maintes reprises qu’elle était capable de passer inaperçue et de se faire oublier. Combien de fois n’avait-elle été oubliée au côté certes de son mentor bien moins effacée qu’elle ? Combien de fois ses proies ne l’avaient-elles pas vue arriver. Elle avait cultivé cette furtivité au contact de la vie sauvage mais la magie était venue appuyer cette compétence. Elle commença par raser les murs dont les ombres se fondaient avec son accoutrement sombre. Elle croisa des guérisseurs et autres masseurs qui ne firent pas attention à l’ombre qui glissait sur les parois des couloirs. Elle se contraignit à utiliser un peu de sa magie pour s’envelopper d’ombre au passage d’une patrouille. Celle-ci détendue à la fin du tournoi qui s’était ma foi fort bien passé ne l’aurait peut-être pas remarquée, mais elle préféra ne pas prendre ce risque…

Elle arriva bientôt aux cellules d’attente des combattants.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 13 Juil - 14:26

    Il pose ses yeux sur son action, peux de gens, peu d’être auraient put éviter ça, ses grands bras, la vitesse prise, sa capacité à résisté à la douleur pour oublier sa jambe souffrante, tout étaient entré en résonance pour ne plus faire qu’un, une action rapide et prompte, puissante, un mouvement d’une fluidité affolante se terminant un en geyser de sang noirâtre et collant. Une flaque digne de celle faite par quelqu’un qui aurait frappé dans une bombe à eau contenant du liquide incarnat qui se serait rependu sur le sol, un demi litre à vu d’œil, le reste était resté dans la corps, par instinct bizarre, le cœur ayant maintenant plus envie de s’arrêter que de jouer à la pompe folle même si un résidu de battement fait encore sorti l’essence de la vie dans un rythme si particulier.

    Le chevalier alors relâche ses appuis qu’il avait garder quelques longues secondes le temps que le souffle revienne aux hommes, le temps qu’ils se disent qu’il était un monstre et que quelqu’un l’acclame tout de même histoire que les autres, dans un moutonnisme dégoulinant puisse reprendre en cœur une chose qui a les fois les attire et les effraye. A quoi bon sont ses êtres ? Si ce n’est à balancer leur pulsion sur quelqu’un d’autres ? Combien répéterait son mouvement pour faire croire qu’ils ont eux aussi participé à cette victoire ? Combien même dirons que c’est leur victoire ? En quoi peut-on s’attribuer la victoire de quelqu’un pour qui on a fait que crier et craindre ? Il ne sait pas, et comme pour le sang sur son marteau, il s’en débarrasse en un geste. Il n’est pas temps de jouer à l’idiot. D’un souffle il renforce sa cuirasse, s’incline quatre fois, quatre longues fois, puis rejoins sa cellule.

    Là, sans même un regard en arrière, le forgerons passe le long manteau en cuire qui lui est tendu, un cache poussière de cette taille, toute en cuire brun épais et tout aussi monstrueux que son propriétaire. Il tire sur son visage la lourde capuche de ce peignoir de peau et sourit à la demoiselle qui lui indique la sorti, cette même demoiselle dont il ne sait si elle prend des risque inutiles parce que Cynn lui a demandé ou si c’est une question de respect pour ce qu’il lui a accordé. D’un coup de main il lâche un petit anneau dans la poussière sur lequel est gravé le signe de Bor et de son temple. Puis il le recouvre du pied de sable. Si la chance le veut elle le trouvera, sinon quelqu’un d’autre, un jour, et le destin en fera bonne usage.

    Les couloires, les uns après les autres, un homme les rejoins, un petit voyous qui regarde de travers la demoiselle, mais il porte le signe sur son épaule, alors il n’y fait pas attention, puis un autre, du même acabit, et un troisième et un son guttural arrive en même temps qu’une douleur stupide dans les rein, un imbécile à tenter de lui enfoncer un poignard, à lui dont la peau est du métal, le son à dût l’étonné car il ne réagit pas assez vite lorsque l’immense main de Brom vint le percuté au visage. La taloche aura remit ses idée à leur place, au pied du mure avec les reste de son crane dégoulinant dans la fange et les restes d’urines de ces couloirs glauques et sombre. Mais le second à attraper la demoiselle et la tiens avec un poignard sous la gorge, ses yeux sont grands ouverts dans une espèce de crainte et d’espoir, un mélange infâme et ingrats pour son regard si bleu et beau. Le titan prend une inspiration et récite, très calme :


    -“Je n’ai rien à voir avec elle, mais comme tu peu le voir elle est de la plume, si tu la tue ils te feront souffrir bien plus que je ne le pourrais jamais et crois moi je te livrerais. Tu ne me crois pas ? Alors vas y, prend son seins gauche, fait toi plaisir c’est la seul fois où tu pourras le touché, redresse le, et regarde dessus, esclave de la plume pour la plume, tu connais ce Symbole, et tu peux y lire la catégorie, elle coûte plus cher que ta maison, et ta famille, alors lâche là et décampe, si tu la touche ils t’en voudrons, si tu fuit peu être t’en sortiras-tu … Oui tu sais, tu connais, fuit petit d’homme disparaît, on ne touche pas à la plume.



    Il en savait trop, je m’excuse pour votre seins, mais passez devant je pense que c’est une meilleur idée, où venez là…”


    Il a un sourire calme, un sourire qui contraste parfaitement avec l’action qu’il vient d’entreprendre, alors que le jeune homme regardait le sein de la demoiselle par-dessus sa douce épaule dénudé il avait été obligé de relâché la vigilance sur son couteau, alors d’une main experte il avait refermé sa main sur celle de l’homme tendu que sa seconde prenait la tête de cette chose qui ressemble plus à un verre qu’à un être digne. Alors il avait fait appelle à Bor et avait refermé ces poings avec cette force qui lui permet de plier des barres de tungstène. Dans la douleur la petite chose avait réagit en serrant sa seule main valide laissant une marque avant qu’elle ne se relâche suite à l’explosion de la boite crânienne.

    Laissant deux corps au visage défoncer et un autre à la gorge tranché ils partirent à leur tour dès que Brom eut brulé le tatouage de la plume sur le corps de la vermine morte. La plume n’existe pas, la plume ne meurt pas … Il se souvenait encore de ses paroles, de cette voix, sa voix qui allait avec se regarde si doux et si fort, perdu dans les méandres de l’ancien temps.

    Le sable foulé continuait à partir derrière eux alors qu’ils rejoignirent Cynn dans un sous sol, le chemin était fait, elle lui sourit, lui glissa un mot sur les émeutes à l’air libre et sur la place que la plume prendrait, il lui rappela la lettre qu’il avait faite pour la demoiselle qui se tenait apeuré, rouler en boule dans un coin de la salle, enfin libre de toute pression. Puis se baissant il disparut dans les couloirs des ombres sous cette ville que la Plume comme les Ladrinis aimait tant. Il avait un nouveau guide, et quatre êtres avec lui dont il n’avait vue que le reflet des ombres, il était en sûreté tant qu’il n’avait pas déranger assez gros ou assez stupide pour se lancer dans une guerre avec la plume.

    Dans un sourire il marcha sous la ville, dans un regard il disparu.

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MessageSujet: Re: Bye bye combat truqué ! (mission)   Lun 13 Juil - 17:25

La cellule, était déjà vide et une sorte d’évidence frappa la Zélos. La mission était menée à terme… Peut-être a-t-il tout de même laissé un message ? Mais les banquettes austères ne laissent nulle place pour dissimiler une missive et les murs n’ont de gravures que les alignements de bâtons des vainqueurs ou les graffitis salaces des désespérés qui veulent encore faire un pied de nez à la vie. Son pied frappe le rendez-vous manqué, malheureuse terre battue couverte de sable et de poussière qui recouvre le sol du sombre endroit. L’éclair jaune tinte, heurte le mur et roule dans le coin le plus sombre. Personne n’aurait laissé un tel objet tomber de sa poche sans le chercher activement. Elle s’accroupit et ramasse l’objet. L’anneau exhibe alors l’emblème dont elle ne sait que peu de choses, hormis qu’elle ne peut qu’avoir à faire avec le géant. Elle sourit, se redresse. Prestement elle dénoue ses cheveux maintenus pas la lanière de cuir y enfile l’anneau, la passe au cou et vivement, cache la signature sous ses vêtements.

La certitude du départ du colosse emplit sa raison mais malgré tout, elle explora les différents couloirs cellules et les salles de massage. Deux corps ornent un passage, comme des sentinelles protégeant un départ. Elle n’était pas là pour le protéger et il l’a fait seul malgré la blessure du combat. Une vague de culpabilité bouscule la satisfaction d’une mission plutôt bien réussie… Elle sait qu’elle devra aller vérifier deux endroits… Mais là, elle tombe sur les deux femmes. L’une d’elles rassemblait quelques, affaires alors que l’autre se relevait lentement les yeux encore rougis de larmes, le sourire hésitant.

La première ne lui adresse pas un mot et la Prêtresse reconnaît la guérisseuse. Elle lui adresse un regard interrogateur auquel l’autre ne répond que par un déni de la tête. Quelques empreintes la guident alors jusqu’aux souterrains mais le pavé et l’eau sont des alliés précieux pour le fuyard ou le champion en exil. Elle tend l’oreille mais seules les courses des rats se trahissent. Elle baisse la tête et ressort de l’arène la tête pleine du géant de ses actes et de ses rares paroles.
Sur la place des tanneurs pendent les corps des renards extirpés de leur terrier. La femme semble avoir disparu. La louve sourit :

*En s’approchant de Bor, elle en a gagné la protection*

L’image du colosse et son sourire bienveillant s’affiche sur le souvenir de la petite espionne. La Zélos hausse les épaules.

Elle repense à la petite fortune cachée dans un bar dans une maison cossue. Elle repense à l’homme ligoté et aux pigeons en colère. Elle rejoint bientôt la rue toujours aussi calme. La porte est grande ouverte et nul son ne parvient de l’intérieur. Elle jette un regard vers les fenêtres des niveaux supérieurs. Aucun signe de vie…

Bien vite elle se coule jusqu’au boudoir. Dans une pièce non loin de là, un visage bleui fixe des mondes effrayants. Les sacs sont encore là. Elle ne sait pas si elle en est heureuse. De toute façon, elle ne sait pas quoi faire de tout cet argent. D’autres en auraient meilleure utilité. Un visage famélique la fait sourire. Elle prend une bourse rebondie et retourne aux arènes. Tandis qu’elle retrouve son sace sous un étal abandonné, une cavalcade s’arrête non d’elle. La petite est là et lui adresse un sourire complice. Un mouvement sec de tête de la prêtresse la fait s’approcher.

« Comment tu t’appelles ?
_ Eliska
_ Tiens Eliska. Je sais que tu en feras bon usage… »


Elle jeta un regard vers les autres marmots qui sont resté en arrière.
La petite fait sauter la bourse dans sa menotte pour la soupeser et regarde la femme l’air interrogateur mais celle-ci tourne les talons.

« Et toi m’dame comment tu t’appelles ? »

Sans se retourner elle fait un geste de la main. Le Nord la rappelle déjà. Elle pense à ces derniers jours, à la satisfaction d’avoir accompli ce qu’elle désirait, à l’amertume de ne pas avoir remercié son complice. Aux leçons qu’il lui a données sur sa vanité de vouloir changer les choses en commençant n’importe où.

Derrière les portes de la cité s’étend des étendues qui lui conviennent mieux… Loin au Nord un Messie fragile pourra changer ce monde injuste où les tricheurs plumes les honnêtes gens, où les puissants opriment les faibles au lieu de les protégers...

FIN:
 


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Bye bye combat truqué ! (mission)
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