Viwien de Caledor, souveraine de Canopée



 
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 Viwien de Caledor, souveraine de Canopée

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MessageSujet: Viwien de Caledor, souveraine de Canopée   Lun 22 Déc - 5:13



QUELLE PERSONNE ES-TU ?
Toi qui voyage sur ces terres oubliées



Viwien de Caledor
" Gouverner, c’est prévoir "


SURNOM: Les Eryllis ont connue Viwien, pour celles qui sont assez âgée pour s’en souvenir et l’avoir connue, sous le pseudonyme d’Ariel. La souveraine est encore trop jeune pour avoir un titre royal (celui-ci vint souvent après la mort, comme « Le Sage » pour son père), mais certain lui ont attribuée avec le mépris le titre d’Impétueuse, ou d’Amazone, ce qui peut tourner à l’insulte sur le manque de féminité supposé de la reine.
AGE: 284 ans
SEXE: Féminin
PEUPLE: Sindarin
CASTE: Ex-Eryllis
METIER: Viwien est la Souveraine de Canopée, ainsi que par tradition la figure la plus importante de la maison royale de Caledor, qui dirige le royaume depuis des générations.


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ARMES PRINCIPALES:
Serre de l’Aube : La Serre de l’Aube est un arc aux propriétés magiques construit a Canopée, mais les exigences de la souveraine quant à sa conception sont issue de son expérience chez les Eryllis. Il s’agit d’une arme élégante et plus légère qu’on ne pourrait le croire ou l’on trouve un orifice afin d’y glisser un catalyseur : à chaque tir, l’arc puise dans celui-ci afin de tirer une flèche magique qui prendra une teinte dorée : même les lourdes armures ne feront pas le poids contre cette flèche et la reine a déjà prouvée ses talents de virtuose dans le domaine de l’archerie
Croc du Soleil : Epée longue effilée, Croc du Soleil est davantage une arme rituelle qu’une véritable arme de combat : elle est transmise à chaque roi et reine de Canopée lorsque ceux-ci sont couronné et conserver par ses derniers jusqu’à leurs morts. Très bien entretenue, Croc du Soleil est une arme raffinée symbole du pouvoir des Caledors et chef d’œuvre des forges Sindarins, toutefois, ce n’est pas une arme magique.
AUTRES POSSESSIONS:
Pendentif Lunaire : Viwien c’est toujours sentie plus proche de la Lune que du Soleil. Lorsqu’elle était chez les Eryllis, elle assuma la plupart des gardes de nuits et on lui forgea en symbole ce pendentif lunaire. Mais alors que tous pensait que la jeune femme le porterait comme n’importe quel pendentif, elle en fit une sorte de diadème prenant place sur son front afin de retenir une partie de sa chevelure. Il n’a aucun pouvoir particulier, mais la souveraine y tient beaucoup.
DON:
Sens Développés
POUVOIRS:
Contrôle de la Nature
Soin Guérisseur
Télékinésie
Rêves
SPECIALITES:
Excellence spécifique [Arc]
Herboristerie
Sens de l’Orientation
Empathie Animale

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Décris-moi comment je te vois...


Viwien de Caledor, dernière-née de la lignée royale de la Canopée, est une femme que l’on peut difficilement ignorer lorsque l’on se trouve dans son entourage. Si elle n’est pas particulièrement grande, elle dégage une aisance et un certain charme qui vous pousserons probablement à tourner votre regard vers elle, peut-être même malgré vous. Si sa silhouette générale à évoluée durant sa vie, ayant retrouvée des courbes plus féminine après avoir atteint une certaine musculature lorsqu’elle se trouvait chez les Eryllis, il reste que certains éléments permettent de la reconnaitre facilement et que sa figure est connue dans le monde entier, et pas seulement à cause de son rang de souveraine.

D’après ceux qui l’on rencontré, la chose la plus difficile à oublier lorsque l’on rencontre la reine est son regard : ses yeux d’un bleu azurée sont magnifique et communicatif, peut-être trop pour la souveraine qui se force souvent à adopter une attitude assez neutre et stricte, mais qui sera souvent trahi par ce regard plus communicatif que sa parole elle-même. Son visage ovale est encadré par une chevelure qui changea de couleur durant la vie de la reine : née blonde, la jeune femme changea de couleur par soucis de camouflage après avoir quittée la Canopée et passa a un chocolat certes ravissant, mais plus passe partout. Elle alterne aujourd’hui les deux couleurs selon ses besoins, préférant la chevelure blonde pour les réceptions ou les périodes de fêtes, et le brun pour les cérémonies plus graves, ou encore les opérations militaires (quoi que cela ne soit pas toujours vrai dans ce cas.) Peu importe la couleur, sa longue crinière sera pratiquement systématiquement coiffée de la même façon : deux tresses encadrent son visage, nouée par un élastique descendant jusqu’à sa poitrine, tandis qu’ils sont laissé le plus souvent libre dans son dos, descendant alors jusqu’au creux de ses reins, bien qu’elle noue parfois l’extrémité selon son humeur.

Ce choix de coiffure laisse ses oreilles effilées l’une des caractéristiques physiques les plus célèbre des Sindarins, bien en vue, puisque toujours dégagée, de tel sorte à ce que rien ne viennent perturber ses sens. De la même façon, la demoiselle porte toujours un diadème sur le front afin de maintenir sa vue dégagée, aucune mèches de cheveux passant devant son regard. Malgré un passé quelque peu mouvementé, son visage n’affiche aucune trace de combat : il est resté immaculé, et n’a rien de réellement particulier en dehors de cette caractéristique : son nez fin et ses lèvres sont mignonnes, mais guère pulpeuse, ce qui n’en fait pas un élément particulièrement remarquable.

La silhouette générale de la reine correspond assez à celle de son peuple : femme de la haute société Sindarin, Viwien ne fait pas partie des rares élues disposant de forme féminine développé, toutefois, comme bien d’autre, voit ses quelques formes marquées par les tenues de fonction, la mode de son peuple marquant les différences entre les sexes. Il n’est pas rare qu’elle soit ainsi dotée de robe à bustier mettant en valeur sa poitrine, même si cette dernière est loin d’être proéminente. Si vous avez la chance de la voir nue un jour (ce qui est toutefois peu probable), vous constaterez que des restes de son entrainement chez les Eryllis sont toujours présents : son ventre n’est pas aussi plat que celui d’une femme normale et si les robes dissimulent aisément la naissance d’une musculature, ce n’est plus possible sans vêtements, et cela se ressentira bien évidemment avec un contact physique. Si elle fut autrefois plus musclée, la reine a tout de même perdue une partie de sa musculature depuis son retour à la canopée : ses bras et ses jambes, qui étaient autrefois ceux d’une vraie guerrière, ont retrouvé aujourd’hui une apparence que l’on attend davantage d’une reine.

Ses tenues vestimentaires sont étudiées afin de tenir compte du protocole, et affiche donc souvent les couleurs de la maison de Caledor. Il s’agit dans la majorité des cas de longue robe bustier assez impressionnante, lui donnant une certaine majesté, mais peut-être également un air plus doux qu’elle ne l’est réellement. Si elle ne dispose pas d’armure complète de combat, plusieurs pièces sont conservée pour le combat, bien qu’il s’agisse avant tout d’apparat : les souverains et souveraines de Canopée ne furent pas tous des combattants et certains ne portèrent les armes que par pur symbolisme. Lors des rares cas où elle n’aura pas à se soumettre aux exigences du protocole cependant, alors Viwien reviendra à des tenues bien plus simple héritée de son passage chez les Eryllis, souvent plus masculine d’ailleurs (toujours en pantalon) bien plus confortable en réalité, qui convienne mieux à ses rares moments ou la souveraine peut enfin redevenir elle-même.


Décris-moi comment tu penses...


Les Sindarins sont un peuple disposant d’une longévité exceptionnelle, ce qui entrainent chez eux des changements de personnalité plus lent, mais également plus profond que chez les Terrans par exemple. Même leur reine, aussi exceptionnelle soit-elle, n’échappe pas à cette règle. Si vous essayez de vous faire une idée de la personnalité de la souveraine de Canopée, les réponses seront donc aussi nombreuses que le nombre de personnes vous en donnant ou presque car la longévité entraine également une mémoire bien plus longue que celle des autres races. Si certains vous décrirons la reine actuelle, assez froide et distante, juste pour certain, égoïste pour les autres, les plus anciens vous décrirons, parfois avec une lueur d’amusement dans le regard, une jeune femme bien plus vive qu’on ne pourrait le croire aujourd’hui, doté d’un tempérament de feu, prompt aux chefs d’œuvres de colère autant qu’aux éclairs de génies, s’enchainant parfois en l’espace d’une poignée de seconde ! La réalité est qu’il est impossible de dissocier un aspect de l’autre de Viwien, bien entendu, l’un a pris le dessus, mais a l’image des Terrans qui ne peuvent lutter contre leurs véritable nature, la souveraine dissimule une partie de son enfance en elle et parfois, cette personnalité espiègle reprend le dessus.

Bien qu’elle soit attachée aux traditions de son peuple Viwien accorde bien plus d’importance à des principes qu’à des notions de respect de la noblesse ou de l’image. La loyauté n’entre bien sûr pas en ligne de compte, mais elle n’a que faire des problèmes financiers de certaines familles nobles, ceux qui s’enrichissent aux dépends des autres ne lui inspirent que le plus grands des mépris et le phénomène de courtisant l’horripile, ce qui explique pourquoi elle ne passe que peu de temps à la cour, dont son père avait fait le terrain principal du gouvernement. Pour Viwien, s’assurer du bien-être de la forêt et du respect des valeurs ancestrales a bien plus d’importance que les arbres généalogiques décrivant l’ascension et la chute des grandes familles de Canopée : au final, les Caledors seront toujours les premiers enfants des Sindarins parce qu’ils sont les seuls à être capable de s’élever au-dessus de cette tourbe idéologique sans fondement. Elle n’est toutefois pas idiote au point de croire qu’elle peut gouverner seule, mais a su s’entourer parfaitement d’une garde rapprochée faite de conseiller, certains hérité de la période de son père reconduit pour leurs loyauté indéniable envers les Caledors, ainsi que d’une garde personnelle totalement remaniée, une première dans l’histoire du royaume, puisque la garde royale a céder a sa place à un corps d’amazone constitué personnellement par la reine de personnalité aux talents martiaux indéniables doublé de capacité de réflexion et d’un sens aigu de la politique nécessaire pour le rôle que la reine comptait leurs confier.

L’esprit de Viwien fut toujours un terreau fertile, mais le changement profond provient de la manière dont elle envisage ses idées et les traitent. Autrefois, certaine du bien-fondé de ses pensées, elle fonçait tête baissé et recherchait la confrontation directement avec ses détracteurs. Aujourd’hui, elle prend le temps de peser le pour et le contre et s’entoure de ses plus fidèles lieutenants (ministre de confiance comme officière amazone) pour savoir comment s’y prendre. Cette manière d’agir n’est pas propre à son éducation Sindarin : c’est en découvrant les Eryllis et en devenant un membre comme les autres de cette communauté que la demoiselle a compris qu’il lui serait impossible d’obtenir tout ce qu’elle souhaitait, même en se contentant de l’ordonner : en tant que reine, elle applique toujours ce principe, sachant que son pouvoir n’est pas aussi absolu qu’elle le voudrait : les plus puissantes maisons nobles intriguerons toujours pour s’attribuer plus d’influence et elle devra parfois couper les branches pourris de ceux recherchant a s’accaparer son trône ou à affaiblir sa position. Contre ses opposants, qui furent nombreux au début de son reine, Viwien fut impitoyable et ses Amazones devinrent son bras armée, pour l’élite, elle incarne l’image d’une femme sans compromis, qui ordonnera ou tuera pour se faire obéir et c’est cela qui prouva qu’elle est devenue plus froide et impitoyable qu’avant.

En revanche, Viwien a toujours ressenti un curieux élan de sympathie pour les gens normaux. Même dans son enfance, ils étaient au centre de ses préoccupations et désormais, elle fait ce qu’elle peut pour s’assurer que les activités qui ont fait la renommée de Canopée dans le monde se perpétuent en toute quiétude tout en permettant aux nouveaux talents ne bénéficiant pas forcément des avantages d’une « bonne naissance » d’y parvenir. Elle n’a pas hésité à descendre dans les arbres les plus peuplé de sa cité pour aller à la rencontre de son peuple, écouter les doléances et prendre des mesures, ce que son père, trop occupé à arbitrer les intrigues de cour plutôt qu’à les juguler, n’a jamais fait. On la caricature comme une femme préférant le peuple que les élites, elle répond qu’elle préfère l’excellence et le bon sens a l’ambition et la médiocrité ! Défendant les traditions et les cultes, Viwien reste tout de même conservatrice sur de nombreux aspects et à l’exception de sa garde, elle a reconduit sa confiance à nombre d’officiers sur lesquelles elle s’appuie, sachant que l’organisation militaire, peu conventionnel de son royaume lui assure une efficacité redoutable si le pire devait se produire. Toutefois, les récents évènements tendent à prouver qu’elle aurait peut-être dû étendre la vague d’épuration de la corruption au secteur militaire également…

Il convient de conclure en parlant de la vie privée de la souveraine, qui est une fois de plus chaotique et fut sujet de nombreux fantasmes : si Viwien a fui le royaume, c’est bien pour échapper à un mariage dont elle ne voulait pas entendre parler avec un prince assez médiocre, mais certains murmurent qu’elle a également fuit les hommes en général. En réalité, l’instinct, ou plutôt les basses pensées de ses détracteurs ne se sont cette fois pas trompée : Viwien est une féministe accomplie et tente de promouvoir la place de la femme dans un monde de noblesse ou le Patriarcat est bien souvent trop fort, c’est l’une des raisons qui l’ont poussé à réformer la garde royale pour en fait un corps d’amazone a son service. Cependant, son cœur même est incapable de battre la chamade pour un homme. Avant même sa vie parmi les Eryllis, elle se sentait déjà plus en confiance et bien plus attirée par les femmes que les hommes et ce constat est toujours valable aujourd’hui, alors qu’elle serait susceptible d’épouser l’homme qu’elle voudrait. S’il lui faudra bien un jour donner descendance a sa lignée et se faire violence, la vie de son conjoint sera probablement une tragédie, reléguer au rang de « reproducteur royal » sans autre utilité que la procréation et bien évidemment privé de tous pouvoirs, car il ne sera jamais un vrai Caledor.


Raconte-moi ce qu'a été ta vie...

Viwien de Caledor est la dernière héritière du trône de Canopée, le royaume Sindarin. Son père, Aethys de Caledor, le roi, était un homme juste et bon que le long règne prospère amena la postérité à lui attribuer le titre de sage. Il s’agissait, lors de la naissance de sa fille, d’un homme dans la force de l’âge dont la voix chaleureuse transpirait la grande bonté. Sa mère, Ariel, était une femme aimante envers sa famille, mais plus dure dans le contact : elle représentait une certaine forme d’autorité plus stricte, s’exprimait d’une manière plus froide et semblait toujours envisager les choses avec l’œil d’une souveraine que celui d’une personne vivante. D’une certaine façon, et Viwien le pense toujours aujourd’hui, ainsi que certains conseiller ayant connu la naissance de la reine, Ariel n’enfanta probablement que parce qu’il s’agissait de son devoir conjugal, car elle ne fit jamais preuve de beaucoup d’amour pour sa fille : elle essaya de lui inculquer les valeurs nécessaires à son destin, car après tout, elle était destinée à devenir la reine, mais rien d’autre, ou si peu que même en un siècle de relation mère fille, cela représentait peau de chagrin en comparaison de la véritable relation mère fille que les Terrans peuvent entretenir entre elles par exemple.

Ceci étant dit, Viwien ne passa que peu de temps durant les premières années de sa vie avec ses parents : lorsqu’elle était trop petite pour comprendre les choses importantes de la vie, ou au moins s’en faire une idée, elle restait dans le palais royal, entouré par les domestiques et les précepteurs que la famille royale avait engagé pour parfaire à son éducation. Cette dernière restait toutefois moins poussée que celle d’un véritable héritier du trône : Aethys souhaitait qu’un héritier mâle soit prioritaire et si, les années passant, la cour réalisa bien qu’Ariel ne donnerait jamais naissance à un autre enfant (sa grossesse, qu’elle ne désirait pas, ayant été pour elle un supplice) le mariage devait amener son mari à monter sur le trône et prendre la succession en acceptant de devenir un Caledor, naturellement. La jeune fille qu’était Viwien à l’époque ne le réalisait pas cependant, du moins, pas tout de suite, et en tant qu’héritière de la lignée, elle avait tout de même accès à nombre de disciplines, certaines essentielles, d’autres pouvant être considéré comme plus futile, mais assistant l’épanouissement personnel, lui permettant de s’accomplir et de s’affirmer en tant que personne.

Ainsi, alors que les années passaient et que l’adolescence se rapprochaient, la petite Viwien montrait déjà de l’intérêt pour les arts, particulièrement les pièces de théâtres, les peintures (elle était toujours prête à poser pour un peintre talentueux et pouvait y passer des heures, au grand désespoir de ses parents comme de ses autres précepteurs) ainsi que les instruments à vent traditionnel dont elle appréciait les musiques simple et délicates, qui lui semblait retranscrire au mieux les charmes de la forêt. Si l’histoire du monde l’intéressa également, elle se montra moins assidue dans ses cours que ceux sur les traditions de son peuple, les traditions les plus ancestrales, celles liées aux cultes des divinités de la nature. Tenue à l’écart de la politique, la jeune femme montra toutefois déjà des rejets de cette notion dans la pratique de ses cours d’histoires. Les manœuvres n’étaient pas vraiment de son goût, elle était jeune, franche et directe et n’appréciait pas les non-dits. Pour cela, elle fit le bonheur des gens simples au service de la famille qui voyait en la fille du roi quelqu’un proche d’eux-mêmes, plus accessibles, mais ils craignaient également qu’elle perde cette innocence au profit d’une résignation lorsque les responsabilités de l’âge adulte pèseraient sur ses épaules.

Si elle n’était a priori pas destinée à monter sur le trône, Viwien restait une Caledor et les membres de la famille royale étaient tous ou presque des grands guerriers, ce qui explique pourquoi la fille fut initiée aux métiers des armes. La jeune fille devint bientôt une virtuose du tir à l’arc, une discipline dans laquelle il était difficile de la surpasser, elle remporta même plusieurs concours d’archerie opposant plusieurs héritiers et héritières des plus grandes maisons nobles de Canopée, mais cela ne fut pas son seul talent : la future souveraine montra également de très bonne disposition dans le domaine de l’escrime ainsi que celui de la stratégie. Ce n’était encore que l’embryon du talent qu’elle a atteint aujourd’hui, mais il ne faisait aucun doute qu’elle deviendrait une personnalité importante. Ariel brisa quelque peu la glace devant ses talents et l’encouragea à suivre les métiers des armes, considérant que l’image d’une femme forte en arme issue de la famille royale ne pouvait que renforcer le pouvoir de celle-ci et faire la fierté de ses sujets. Elle ne s’attendait cependant pas à ce que sa fille aille parfaire ses talents martiaux loin, très loin de Canopée…

Les choses commencèrent a mal tournée lorsque Viwien atteint ses soixante-quinze ans : elle devenait une belle jeune femme et attirait les regards parmi les maisons nobles, mais également les convoitises : toutes réalisaient qu’elles pouvaient voir leurs fils accéder au trône en arrivant à le faire passer pour le candidat idéal auprès de la famille royale, espérant bien que cette promotion inespérée leurs permettraient d’accéder a plus de pouvoir au sein de la cité. Aethys lui-même s’inquiétait de l’avenir de sa fille et du trône et décida qu’il était temps pour cette dernière de fréquenter la cour afin de se mêler aux gens de son âge et d’apprendre les bonnes manières. Ariel fit de son mieux pour essayer de la préparer à cela, mais elle ne parvint jamais à canaliser l’esprit d’indépendance de sa fille. D’une certaine façon, la princesse se fit remarquer : elle possédait bien assez de vocabulaire pour refouler n’importe quel soupirant sans trop de difficulté et certaines de ses tirades amusèrent l’assistance, mais elles ne furent pas du goût de son père et des fissures commencèrent à apparaitre entre lui et sa fille. La seconde reprochant quant-à-elle au premier de se montrer trop faible face aux familles nobles qui intriguaient dans son dos pour obtenir une meilleure place au sein du royaume.

Les disputent devinrent de plus en plus fréquente, père et fille ne semblait plus capable de communiquer, l’un enfermer dans les besoins de son royaume et l’autre désirait l’émancipation et le changement. Au final, cette querelle atteint son point de non-retour lorsque le premier décida seul de désigner celui que la seconde devrait épouser : Viwien fit un chef-d’œuvre de colère, n’affirmant qu’elle n’épouserait personne qu’elle n’aurait pas elle-même choisit et que son père n’avait pas son mot à dire, alors que celui-ci fit valoir ses droits de père et de roi forçant sa fille à obéir. Cette dernière fit preuve d’insubordination à tel point que cet homme, pourtant si sage, ne supporta plus d’entendre sa propre fille proférer ce qu’il considérait comme des mensonges sur sa propre faiblesse et la gifla. Ce simple geste imposa le silence dans la salle et les deux adversaires, comme l’assistance, resta un instant interdit, le père presque surpris d’avoir osé frapper sa fille, la fille interdite devant un geste si déplacé et inédit de la part d’un homme qu’elle considérait comme bon, bien qu’enfermer dans trop de principe qu’elle jugeait alors stupide et les spectateurs, serviteurs de la maison Caledor craignant que la fille n’explose comme une furie. Mais rien n’en fut : choquée, Viwien se retira dans sa chambre en tournant les talons, retenant des larmes en serrant les poings, elle était aussi furieuse que vexée.

Cette dernière réalisa le fossé la séparant de son père et en vint a une seule conclusion : pour s’accomplir dans la vie, elle devait quitter la Canopée. Cela lui faisait mal, car même si elle était très critique envers lui, elle aimait toujours son père, mais elle ne pouvait supporter qu’elle veuille la marier a un héritier qu’elle jugeait comme incapable : il s’agissait d’un homme médiocre à ses yeux et elle était persuadée de pouvoir trouver mieux en quelques instants. Si elle savait grâce à son enseignement ce qui se trouvait autour du royaume, elle ne savait pas vraiment ou se diriger une fois sa fugue accomplie, mais elle déciderait lorsqu’elle aurait réussie à s’enfuir. Elle n’emporta que le nécessaire, à savoir son arc et ses flèches, une bonnes tenue de marche, quelques vivres, et attendit la nuit pour s’enfuir. Malgré tous ses préparatifs : elle fut quand même interceptée par sa mère, qui avait compris en observant les disputes que cet évènement arriverait. Alors qu’elle s’était montrée jusqu’ici froide et impitoyable, Ariel fit preuve de compréhension en affirmant qu’elle comprenait pourquoi elle souhaitait quitter la noblesse pour trouver autre chose : elle s’écarta en lui souhaitant de trouver le bonheur qu’elle ne pourrait jamais lui offrir. Les deux femmes échangèrent une étreinte, la seule de leur existence, puis Viwien tourna les talons et quitta le palais… Elle était partie pour un siècle entier loin de Canopée.


La première idée de la future souveraine fut de visiter la cité d’Elusia. Elle la savait abandonnée, mais Viwien recherchait un contact direct avec la nature et la spiritualité. Dans le fond, elle n’était rien d’autre qu’une jeune idiote partie en quête d’une liberté qu’elle n’était pas capable d’appréhender après n’avoir connue que les dons de la haute société, mais la jeune femme y trouva ce qu’elle recherchait, et bien plus encore : la personne qui l’aiderait à démarrer sa nouvelle vie. Elle croisa sur sa route une rodeuse Terranne qui s’intéressa curieusement à elle plus que de raison. Pourtant, sachant qu’elle était seule et qu’elle aurait besoin d’aide, et cette jeune femme ne semblant pas agressive, Viwien ravala le naturel arrogant de sa race pour faire connaissance et accepta même de voyager quelques temps avec elle. Ingrid la rodeuse était une fille généreuse, qui aimait s’exprimer fort, faire la fête et vivre dans les bois. Elle était venue car elle recherchait un type particulier d’herbe médicinale et demanda à la Sindarin de l’aide. La princesse accepta de lui venir en aide et le duo commença donc à apprendre à se connaître.

A l’insu de Viwien, Ingrid était en train de la tester. La Sindarin se montra évasive sur ses origines, évoquant le poids des responsabilités devenue insupportable et sa recherche d’aventure en dehors de la noblesse, mais elle ne révéla pas non plus qu’elle faisait partie de la famille royale, un fait qu’elle aurait eue du mal à niez à cause de son teint de peau, une caractéristique des Caledor, mais elle espérait qu’il tromperait plus facilement la Terrane. Cette dernière faisait partie de la caste des Eryllis, des amazones vivant dissimulée du reste du monde derrière les protections magiques de leur village forestier et voyait en cette Sindarin une recrue potentielle. Elles voyagèrent longtemps ensemble, les heures devinrent jours, puis mois sans que Viwien ne s’en aperçoivent réellement : Ingrid était une personne cultivée qui avait déjà beaucoup voyagée, elle ne manqua pas de raconter certaines de ses anecdotes a sa nouvelle compagne de voyage, sans toutefois tout lui dire, ne mentionnant pas directement l’existence des Eryllis.

Viwien passa toutefois les premiers examens avec succès, même si elle ne se rendit pas compte qu’elle n’avait pas trompée Ingrid sur sa véritable origine : son père avait bien entendu découvert sa fugue et lancer plusieurs patrouilles à sa recherche. La rodeuse avait simplement fait le nécessaire pour permettre à Viwien d’échapper à ses poursuivants tout en lui apprenant les rudiments de la vie sauvage et nomade. Elle finit par lui proposer de devenir sa marraine, en lui expliquant que si elle remplissait les exigences qu’elle attendait d’elle, alors elle la ferait entrer dans une confrérie ou elle pourrait se construire une nouvelle vie. Pour marquer sa volonté de changer de vie, elle lui demanda de changer de nom. La princesse fut quelque peu prise au dépourvue, mais fit une petite erreur qui lui couta de nombreux mois supplémentaire d’initiation : en symbole de celle lui ayant offert la possibilité de mener cette nouvelle vie et faire ses propres choix, elle prit le nom d’Ariel, sa mère, ce qu’Ingrid savait très bien. Pourtant, cette période lui semble aujourd’hui comme la plus belle de sa vie.

La Terranne appris à la Sindarin à se battre réellement, pas de manière académique, mais en se servant de son environnement, de son instinct et en communiant avec la nature. En bonne fille de sang royal, Viwien fit preuve de capacité exceptionnelle dans l’art de la guerre et s’était la raison pour laquelle Ingrid s’était en réalité intéresser à elle : la rôdeuse espérait en faire une recrue de choix pour sa caste, ce qui fut effectivement le cas. Viwien visita de nombreuses cités, certaines peu recommandable, et découvrit l’immense réseau de connaissance de sa marraine : si beaucoup son mort aujourd’hui, certains sont probablement toujours vivants et aurait bien du mal à croire que la jeune Sindarin a la peau étrange accompagnant une vieille amie disparue était en réalité la souveraine de Canopée en personne ! Ingrid lui transmis également toutes ses connaissances dans les herbes médicinales et les soins, lui permettant de devenir aussi bien guerrière, prenant des vies, que bénédiction arrachant des âmes a la mort. Après deux ans d’errance, elle jugea que sa protégée était prête pour devenir une véritable Eryllis et entrer dans Samhach.

Durant un siècle, elle devint alors Ariel l’amazone. Bien qu’elle n’eut guère le temps de monter les échelons de l’organisation, Viwien devint une sorte de pivot pour le village : elle était volontaire et s’était endurcie sous la tutelle d’Ingrid, prenait volontiers deux fois plus de tours de gardes que ses sœurs et veillait toujours à leur bien-être. Elle devint également assez proche de leurs leaders, Sighild, pour la considérer comme une amie en plus d’un chef. Pour certaine, Ariel représentait l’avenir des Eryllis, d’une façon ou d’une autre, elle aurait un rôle à jouer dans la communauté, mais tout ne se déroula pas comme prévu : des évènements a la Canopée allait soudainement ramener la princesse a un destin bien plus grand que celui auquel elle se destinait alors. Aethys de Caledor tomba gravement malade et malgré la convocation des plus grands soigneurs Sindarin du monde, rien ne pouvait le tirer des griffes de la mort. Il émit le souhait que l’on retrouve sa fille quel qu’en soit le prix ! N’ayant pas d’héritier, il voulait la voir monter sur le trône à sa place, où, si malheur il lui était arrivé, mourir en connaissant au moins le sort de sa fille.

Les Eryllis perçurent cette recherche comme une menace : elles étaient certes très bien dissimulées, mais attirer l’attention sur elle n’était pas leurs buts. Viwien fut plus éprouvée qu’elle ne l’aurait crue de l’annonce de la maladie de son père, l’éloignement avait éteint la peine et la fille réalisait désormais qu’elle ne pourrait plus jamais rattraper le temps perdu. Elle demanda qu’on la laisse au moins se rendre à son chevet pour l’accompagner dans les derniers moments de sa vie. Sighild accéda à sa demande, mais à condition que la princesse s’engage à ne jamais révéler l’existence de Samhach, qui n’était finalement pas si loin de Canopée. Elle accepta et prêta serment, se préparant à la construction de son mensonge, mais ce serment était lourd de conséquence, même si Viwien ne l’imaginait pas encore totalement à l’époque : elle pensait, une fois son père mort, retourner vers les siennes et mettre Canopée définitivement derrière elle, elle avait tort.


La ville ne semblait pas avoir changé en apparence, mais dès qu’elle fut de retour, Viwien perçue immédiatement les tensions qui hantait la cité sur la succession du roi. Personne ne savait encore ce que ce dernier préparé et plusieurs familles essayaient encore de se positionner pour obtenir plus de pouvoir, voire le trône de Canopée, faute d’héritiers. Mais sur l’instant, la jeune femme ne s’en préoccupa point : elle ne songeait qu’à l’état de santé de son père et craignait d’être de ne pas être revenue avant qu’il ne soit trop tard. Bien que très affaibli, Aethys était toujours vivant et son visage s’illumina d’un sourire certes fatigué, mais sincère à la vue de sa fille de retour au pays. Père et fille échangèrent une étreinte et discutèrent de ce mariage qui les avaient séparés : celui-ci n’était plus d’actualité, le promis avait finalement trouvé quelqu’un d’autre. Viwien observa l’état de son père et ne put qu’amèrement constater qu’elle était elle-même impuissante a le sauver, même avec le savoir acquis chez les Eryllis : cette maladie était un mal étrange et incurable, elle ne pourrait qu’alléger ses souffrances en lui préparant des solutions relaxantes. Lorsque l’inévitable survint, le père demanda à la fille de lui succéder sur le trône, un coup de théâtre qui choqua la noblesse comme la principale intéressée.

Elle hésita : son seul souhait était de retrouver ses sœurs, mais comment dire non à un homme mourant qui voulait partir la conscience tranquille. Aethys fut un bon roi, un homme de consensus capable d’éviter les conflits en maniant le verbe, mais Viwien savait qu’elle ne serait jamais ce genre de dirigeant. Toutefois, après un siècle de fuite, il lui semblait désormais impossible de se détourner de son destin, alors elle lui promit de prendre sa place et de veillez à la prospérité de la Canopée après sa mort. Elle assista avec sa mère aux derniers instants de son père, et les deux femmes furent assez fortes pour ne pas pleurer. Comme le voulait la coutume, les funérailles furent célébrées en même temps que le couronnement de la nouvelle souveraine. Les regards n’étaient pas tous amicaux : la reine sentait bien que certaines familles se sentaient flouées, doublé par le retour d’une enfant capricieuse qui avait tourné le dos au pays durant un siècle entier ! Ce jour-là, pour la dernière fois, Viwien choisit la diplomatie en louant le règne de son père et en rendant hommage a ses engagements envers son peuple. Mais dès le lendemain, les choses allaient changer de manière radicale, car Viwien savait parfaitement comment elle voulait diriger le pays.

Les Eryllis l’avaient endurcie, elle avait appris aux côtés d’Ingrid et de Sighild tous les tenants et aboutissants de la politique, mais ne comptait pas entrer dans ce jeu pervers sans s’offrir les moyens de piper les dés. Elle opposa le pragmatisme à la diplomatie : pour s’assurer que le pouvoir royal ne faiblit pas, il fallait faire taire ceux qui se servaient de la corruption et des trahisons pour accroitre leurs propres influences. La première décision de Viwien fut de nommer sa mère Ariel au titre honorifique de « Reine Mère » et d’en faire sa plus proche conseillère. Ariel était au fait des manipulations politique et connaissait bien le jeu des nobles, elle était une femme intrigante qui entretenait depuis longtemps un réseau d’espion, un mal nécessaire selon elle pour s’assurer de la sécurité des intérêts du royaume sous le règne de son mari. Mais aujourd’hui, elle mettrait ce réseau au service du volontarisme interventionniste de sa fille. Si la souveraine ne changea au départ que peu les conseillers tournant autour d’elle, elle prit tout de même une décision radicale sans consulter personne : la création d’un corps d’Amazone assurant sa sécurité, révoquant l’ancienne garde royale qu’elle jugeait peu fiable, car composé de bien trop d’homme de la haute noblesse.

Elle ne l’annonça toutefois pas directement, préférant organiser un tournoi d’escrime au sein de la Canopée en attirant tous les plus grands guerriers Sindarin. Si toutes les maisons nobles choisirent un champion, dans la plupart du temps un homme, Viwien fit assez d’effort pour que la nouvelle se diffuse dans le monde entier afin que des exilés reviennent exceptionnellement pour participer à cette joute. Tous ne vinrent pas, mais la reine considéra qu’ils furent assez nombreux pour que cela soit représentatif. A la surprise générale, c’est une guerrière exilée armée d’une immense épée du nom d’Eldyra qui remporta la victoire. Viwien lui remis personnellement la récompense promise, puis lui proposa de devenir la première de ses amazones, affirmant qu’elle souhaitait des esprits éclairés et libre comme elle pour assurer sa propre sécurité. Eldyra accepta et les deux femmes en recrutèrent d’autre, les guerrières les plus talentueuses de l’armée comme des jeunes exilées aux talents prometteurs. Il ne fait que peu de doute que la souveraine inclus dans le programme d’entrainement de sa garde des techniques qu’elle avait elle-même appris chez les Eryllis, mais elle leurs donna également le rôle d’enquêtrice et toute autorité pour donner justice en son nom.

C’est ici que le réseau d’espion d’Ariel entra en jeu : la reine mère affirma qu’elle avait pris connaissance d’un complot visant à renverser la lignée Caledor et affirma qu’il fallait agir. Sans même en référer au conseil, Viwien demanda à Eldyra de faire le ménage. Cette dernière ne fit pas dans le détail et emmena plusieurs amazones avec elle afin de châtier les traitres. Il n’y eue aucune arrestations : les familles nobles désignés par la Reine Mère furent purement et simplement exterminer en une nuit sanglante pour crime de haute trahison. Cette nouvelle suscita une vague d’indignation, plusieurs conseillers démissionnèrent, mais la reine ne plia point : elle avait envoyé un message à ceux voulant défier son autorité : il n’y aurait ni pitié, ni pardon pour les traitres, seulement la mort. La Reine Mère rendit public les complots des conjurés et s’assura ainsi le soutien des classes les plus basses de la société pour qui un coup de pied dans la fourmilière des corrompus ne pouvaient qu’être une bonne chose. Si Viwien redistribua les domaines abandonnés à des familles qui soutenaient les Caledor depuis des générations, elle soutint également la promotion de lignée plus jeune recherchant une place dans une société trop rigide et utilisa la fortune des traitres pour enrichir la couronne.

La reine n’oublia cependant pas ses sœurs Eryllis. Si elle ne pouvait désormais plus aller jusqu’à elles à cause de ses fonctions, elle ne s’interdit pas de les recevoir. En voyant l’une des leurs devenir reine, les Eryllis ont tout de même obtenu un soutien extérieur dans le monde et savent que lorsqu’elles ont besoin d’un produit de la Canopée, Viwien leur offrira sans aucune hésitation. Elles constatèrent le changement d’attitude de la monarque, dont elles étaient en partie responsable, parfois avec inquiétude, mais toujours avec une certaine bienveillance. Sous son règne, la reine veilla en réalité à faire revenir au premier plan les traditions ancestrales de la vie au sein de la forêt face aux familles de nobles se disputant le pouvoir et, bien que critiquant les Terrans, s’enfermant de plus en plus dans des manoirs qui n’avaient pas grand-chose à envier à ses derniers tout en pratiquant la même politique qu’eux. Elle assura la promotion des artistes, en recevant très souvent à sa cours et encouragea également les découvertes. Venant de l’extérieur, Viwien souhaitait ouvrir quelque peu son pays à certaines influences sans pour autant renier une longue tradition Sindarin, un équilibre difficile entre progressisme et conservateurs.

Alors qu’elle n’avait jusqu’à présent pas procéder à des vérifications ou changement au sein de son armée, qu’Ariel jugeait fiable, Viwien eue la mauvaise surprise de découvrir que la maison des Lannetae, qui s’était montré jusqu’ici fidèle, mobilisa ses troupes et engagea des mercenaires pour porter secours à l’une des leurs, qui était menacée après s’être hissée au sommet de la hiérarchie de l’ordre maudit des prêtresses de Cimmeria. Le conseil fut réuni à la hâte et personne ne sut exactement quel réponse apporter à ce problème, mais Viwien sentait bien que cela allait ouvrir les prémisses d’un conflit bien plus grand qu’une banale affaire familial : elle ordonna la mobilisation générale de ses troupes et demanda à Eldyra de préparer sa garde en vue d’une opération punitive : en levant un ost de guerre, la reine espérait pouvoir mener une course contre la montre et châtier les traitres avant que les dommages collatéraux avec les autres nations ne soient trop important, mais elle manquait cruellement de temps…






QUI M'ACCOMPAGNE
Toi l'animal qui me suit



QUI M'ACCOMPAGNE
Toi l'animal qui me suit


PRENOM:
Griffe Mortelle
RACE:
6 ans
SEXE:
Masculin
POUVOIR:
Gigantisme
DESCRIPTION:
Griffe Mortelle est le Tigre Blanc personnel de la reine. Le catalyseur magique est souvent visible, sertis sur le front de la créature et laissé à l’air libre par le caparaçon créer pour son usage en combat. Griffe Mortelle est cependant également un ami proche et joueur pour la reine, avec qui elle s’autorise quelques rares moments de complicité en jouant comme elle le faisaient avec ses anciennes montures en étant enfant. Il est également très protecteur et territorial, et n’hésite pas à montrer les crocs face à tout ce qu’il pourrait interpréter comme une menace pour la reine.


Dernière édition par Urielle Hope le Jeu 12 Fév - 4:09, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Viwien de Caledor, souveraine de Canopée   Dim 4 Jan - 14:18

Bonjour et bienvenue sur Istheria!!!


Je viens aux nouvelles pour savoir où en est la fiche!


Bonne année au passage!!!! ^^
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MessageSujet: Re: Viwien de Caledor, souveraine de Canopée   Sam 10 Jan - 22:04

Merci !

Désolé de l'absence momentanée, je n'apprécie pas beaucoup les fêtes et j'ai du mal a trouver la motivation pour écrire dans cette période. Maintenant que c'est terminé, je vais repartir du bon pied et cette fiche redémarera dès demain, encore désolé.
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MessageSujet: Re: Viwien de Caledor, souveraine de Canopée   Mar 10 Fév - 23:23

Bonjour/Bonsoir!!!!


Désolée, mais vraiment désolée du retard! Je passe de suite à l'analyse de ta fiche! ^^

_ Nom de famille => Alors, c'est pas le plus embêtant, et je sais que tu es libre de choisir, mais la petite particule "de" ne fait pas très sindarin. C'est pas très elfique comme nom. Je te suggèrerais de l'enlever, sauf si tu y tiens vraiment.

_ Les dragons => Il va te falloir abandonner tout ce qui tourne autour du terme dragon, que se soit ton arme ou tes armoiries. Les dragons n'existent pas sur Istheria, ni même dans le folkore. C'est un choix de ma part d'interdire ce gros bestiaux sous toutes ces formes telles qu'on se l'imagine. Dans le pire des cas, tu peux peut-être piocher dans notre bestiaire pour prendre comme symbole un bestiaux approchants.

_ Description physique => Alors sur Istheria, les sindarins ne ressemblent pas aux elfes de World of warcraft. Même si tu fais partie de la famille royale, tu n'as pas de traits physiques particuliers qui te différencie autant de ton peuple. Il va te falloir prendre une description plus classique, donc pas d'oreille xxl, pas de teint de couleur qui change selon la journée (à part si tu bronzes mais bon, les elfes bronzent pas vraiment ! lool) et les cheveux aussi. Je sais que tu souhaites sans doute être originale et démarquée ton personnage, mais pour le physique à part des cicatrices ou des blessures, tu ne peux pas décrire autant d'extravagance.

_ L'histoire => J'ai un petit soucis dans ta conception de la royauté sindarine. Tu l'imagines un peu trop comme celle des terrans. Il n'y a pas vraiment de système patriarcal chez les sindarins, c'est plutôt un droit d'aînesse, qu'importe le sexe, en suite, c'est une question de faire ses preuves. C'est le roi ou la reine précédent qui décide de son successeur, généralement un de ses enfants et c'est à lui de prouver qu'il a les épaules.

Pour petit rappel également, dans "Politiques et société" (que tu peux trouver dans "Istheria, un vaste monde"), il est spécifié :

Citation :
Canopée, la cité forestières, est seulement constituée d'une population sindarine, gouvernée par une reine actuellement. La politique de cette cité se base sur le bien de tous, et la préservation des coutumes du peuple sindarin. Assez refermée sur elle-même, cette cité reste ouverte au commerce puisque leur art est éminemment reconnu à travers le monde. Civilisée, il n'y a pas de mis à mort mais une justice qui se veut ouverte au débat. La pire punition pour un membre sindarin n'est autre que le bannissement qui représente le déshonneur le plus grand.

[...]

La vie à Cebrenia est très sectaire. Les deux grandes cités vivantes, Canopée et Cimmerium, sont peu ouvertes aux autres civilisations. Sindarins et Sylphides se considérant comme étant des peuples au dessus des autres, ils peuvent parfois faire preuve d'une certaine xénophobie. Toutefois, civilisée, ils n'hésitent pas à dissimuler leur méfiance en se montrant chaleureux envers étrangers.

De ce fait, on reconnaît de loin l'art sindarin, très portée sur le monde floral, mais aussi leur talent dans le domaine de la forge, avec la finesse de leur arme, toujours particulièrement élégante et solide. Il se trouve aussi qu'à Canopée, le peuple est un très grand respect envers les dieux, et il n'est pas rare qu'un sindarin soit un fervent croyant. Il y a rarement de sindarins que l'on peut qualifier de pauvres car leur civilisation est basée aussi sur l'altruisme, ils n'hésitent pas à s'épauler entre eux.

J'ai lu aussi un petit truc qui m'a fait tiquer :" il était impossible de lui effacer la mémoire, la noblesse aurait considérer cela comme trop suspect et il était préférable que la fille d’Aethys construise elle-même son mensonge" => je ne vois pas en quoi il y a impossibilité. Sighild a la capacité de sélectionner les souvenirs à effacer ou à les "flouter" dans ta mémoire. Cela n'aurait en rien interférer avec tes connaissances. Sighild n'efface que les souvenirs des lieux pour empêcher de retrouver le chemin vers Samhach ou simplement dissimuler l'identité des Eryllis, rien de plus. Si elle n'a pas effacé la mémoire de Viwien, c'est uniquement par confiance et respect. Pas par impossibilité de le faire.

Je note aussi que tu souhaites complètement réorganiser ton gouvernement. Pourquoi pas? En ayant le trône, tu peux te le permettre, mais il y a néanmoins des limites. Il y a aussi quelques contradictions : "s’assura ainsi le soutien des classes les plus basses de la société". Il y en a quasiment pas chez les sindarins de Canopée, c'est une cité bourgeoise. Il n'y a pas de guettos ou de quartiers de pauvres, d'autant que les sindarins vivent surtout de ce que la nature leur donne, le concept de pauvreté n'est pas dans leur univers. Il ne faut pas que tu voies le royaume sindarin comme un fief moyen âgeux avec ces nobles et ces gueux. Cela n'a rien à voir.


Ensuite, un petit soucis organisationnel autour de ton armée d'amazone et leur destrier = > "L’une des traditions militaires les plus ancestrales de Canopée est d’entretenir plusieurs élevages de monture de guerre « magique » plus féroce que le cheval ". Alors ce n'est pas une tradition car c'est très peu probable. Les animaux "magiques" sont très rares, et ils ne s'élèvent pas. C'est le hasard qui définie si un animal a une affinité avec un catalyseur qui peut lui offrir un don. C'est pas une acquisition. Donc tu ne peux pas "créer" une armée d'animaux magiques à ta solde, c'est tout simplement pas possible. Ton tigre est une rareté.




Voilou. Je pense avoir fait le tour, et donc du coup, il y aura des petits changements à mener. Au final, pas énorme mais qui doivent être fait. lool


Si tu as des questions, n'hésite pas.^^
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MessageSujet: Re: Viwien de Caledor, souveraine de Canopée   Jeu 12 Fév - 4:38


Hum... Il y a eue quelques petites incompréhension, d'une certaine façon, j'aurais peut-être dû faire plus long, ou expliquer plus. Peu importe, je vais revenir sur les corrections apportées une par une et faire de l'explication de texte.

1 / Je préfère conserver la particule. J'ai rechercher de nombreuses choses capable de démarquer la famille royale du reste de la population, et avec toute les corrections apportée, tu ne m'a laissé que cette particule... Et puis je ne sais pas, je trouve que Viwien de Caledor sonne mieux aux oreilles que Viwien Caledor... Me demande pas pourquoi, c'est purement subjectif, mais j'y tient vraiment.

2 / Je l'ai retiré, mais je vais tout de même me permettre de dire que je trouve ce choix étrange. Nous avons délibérément créer des monstres mythologique qui n'existait pas et utiliser comme symbole sur des armoireries (pas seulement le dragon d'ailleurs, Phénix, Griffon, etc...). Je comprend tout a fait que tu n'ai pas envie d'avoir des dragons sur le forum (encore que dans ce cas, il vaudrait peut-être mieux que le Leviathan n'existe pas dans la base de donnée, car même si tu l'a défini comme Serpent, dans la culture asiatique, les Dragons sont souvent des "serpents marins" et le Leviathan que tu a choisit vient de Final Fantasy, créer par des Japonais) en tant que créature vivante, mais de là a priver son utilisation comme symbole... Je trouve ce choix extrême.

3 / En fait, j'ai la maladie du "changement d'avatar comme l'on change de chemise". Pour tout dire, j'ai pas jouer a WoW, ayant décroché la Licence Warcraft après Warcraft III Frozen Throne, du coup, je voulais juste pouvoir disposer des images de Tyrande venant de toute les sources, et Blizzard a totalement changé l'apparence des Elfes de la Nuits entre War III et WoW. Je ne sais pas du tout comment c'est censé fonctionner a l'heure actuelle dans la licence d'ailleurs. Enfin soit, du coup, j'ai changé d'avatar et fait une nouvelle description physique. C'est l'exercice que je déteste le plus faire, et la précédente fut déjà difficile, donc autant dire que là, j'avoue avoir été totalement a l'essentiel.

4 / La il va falloir que je fasse une partie d'explication de texte :

Le Patriarcat : J'ai fait de l'obsession de l'héritier mâle une caractéristique de son père en changeant quelques mots. L'idée, c'est que je recherchais qu'il y a quand même plus d'enjeu dans cette fugue que juste "il est moche et nul et je veux pas l'épouser". Les conséquences politiques du refus et de la fugue me semblait mieux mise en évidence en y ajoutant cette dimension de la recherche d'un digne héritier en lui offrant la couronne par Alliance. Ainsi, en transformant cela en une excentricité du père, il me semble que cela rentre dans l'idée que tu décrit de la succession et qu'il n'y a plus de problème.

Le retour : Hum... J'ai passé ce passage trop vite et du coup, tu n'a pas compris où je voulais en venir. L'idée de base était de signifier qu'en renvoyant une princesse royale privée d'une partie de ses souvenirs, cela allait faire naitre un climat d'interrogation a la Canopée qui aurait engendré une enquête amenant des agents du royaume a partir au travers le monde pour tenter de retracer son parcours, et donc des risques pour tes filles en voyage. Mais cette fiche n'a déjà que trop tarder dans sa conception et je n'ai pas envie que nous perdions du temps juste pour quelque chose qui me semble futile, alors j'ai fait une simple rature, cette mention a juste disparu, remplacé par le fait que Viwien a préparer seule son mensonge.

Les classes sociales : Alors non, je n'ai pas projetée l'image de la cité du moyen âge typique sur la Canopée. Seulement, j'essaye de jongler entre les données du forum de base et la situation de la ville décrite par Elerinna et Leogan, dont j'ai lu quelques RP histoire de savoir dans quoi j'allais. Tous les deux évoquent des familles puissantes tenant les reines par un habile jeu politique d'influence obtenu depuis des siècles ainsi que des manœuvres visant a préserver leur rangs sociaux. Tout le monde ne peux pas faire partie de cette élite, de ce fait, "les classes les plus basses de la société" se réfère a ce que l'on pourrait nommer la "petite noblesse" : une bourgeoisie d'artiste, de militaire de rang (pas les plus grands officiers) de commerçant, etc... Des vassaux qui ont certes construit une certaine fortune, mais qui n'ont pas l'influence des plus anciennes famille a cause du caractère précoce de cette fortune, ou simplement parce qu'elle n'est pas assez grande, ou qu'ils ne disposent pas des réseaux nécessaire pour cela.

L'idée que j'ai mise en place ici est finalement assez simple : Viwien cherche a remplacer le système héréditaire jusqu'ici en place par quelque chose de plus méritocratique tout en revenant aux valeurs religieuses des cultes les plus proches des Sindarins (vu qu'ils s'agit d'une cité forestière, tout ce qui a attrait a la nature prend naturellement le dessus) et donc faire le ménage parmi la corruption des plus hautes sphères afin de remplacer cette dernière par une autre, plus fraiche, juste et réellement compétente.

Même s'ils sont tous assez riche, ce n'est pas une société démocratique et il y a forcément un haut et un bas de l'échelle, mais j'ai parfaitement conscience que ce "bas de l'échelle" est bien plus haut que celui des Terrans et qu'il n'y a pas de problème de sans domicile fixe, d’illettrisme, etc...

Monture : Mention a la tradition militaire supprimé.

En espérant que cela sera plus clair.
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MessageSujet: Re: Viwien de Caledor, souveraine de Canopée   Ven 13 Fév - 19:37

Bien, alors tes explications me conviennent et je saisis mieux ton histoire, avec les détails que tu me donnes.

Mais dans la foulée, je vais me permettre d'expliquer mon choix pour les dragons. Et l'exception qu'incarne le levianthan. Déjà, le levianthan n'est pas japonais et encore moins propre à Final Fantasy. Toutes les chimères, éons ou créatures d'invoqueur dans les FF sont issus de mythologies aussi diverses et variées (shiva, c'est indou, quetzacoalt les incas je crois, odin les scandinaves...), et d'ailleurs, rarement japonaise. Le léviathan est d'ailleurs issu de la mythologie phénicienne. Si j'ai gardé le nom de levianthan, c'est principalement à cause de l'image monstrueuse que l'on en a et qu'aucun joueur viendrait me demander - normalement - de posséder un tel bestiaux. Le dragon, lui, à une symbolique trop populairement encrée et je ne souhaite pas ici refaire Eragon, Le seigneur des anneaux... ou tous les bons vieux romans de fantasy où il y a toujours des dragons. De plus, le dragon est le sujet d'abus par excellence dans les fofos et autant le supprimer. Et si je ne l'inclus pas non plus dans le folklore, c'est encore pour éviter le problème. Si je l'accepte comme symbole, cela signifierait qu'il aurait une existence potentielle ou qu'il est existé et comme je ne le souhaite pas du tout, autant rayer tout simplement son existence. Quant au phénix et griffon, il n'en existe pas non plus sur le forum. Il n'y a que le leviathan. Et d'ailleurs, ta remarque me prouve qu'il est rare que sur un fofo du même genre qu'Istheria, il n'y est pas de dragon. Donc finalement, on se démarque! loool Et puis, on ne vient pas ici pour se friter avec des dragons comme dans Games of thrones.


Bref voilou. ^^ Mais rassure-toi, cette question m'avait déjà été posée sur les dragons. Je ne comprends pas pourquoi ils manquent autant. On s'en passe très bien ici et je te réserverais de grosses bébêtes! XD



Fiche validée


Tu vas pouvoir faire une demande de rang personnalisé, ouvrir ton compte en banque, ton journal, ta boîte aux lettres et ton inventaire. Si tu as d'autres questions, n'hésites pas!!


Bienvenue chez toi reine sindarine!
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