Tremblez gorges ! [Terminé]



 
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 Tremblez gorges ! [Terminé]

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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mer 7 Jan - 11:52

    Un groupe, constitué de bric, de broc, de bras cassé et d’un noble et valeureux forgeron c’était formé autour de la recherche d’une arme perdu dans les méandres des gorges de Paramis. Malheureusement ces dernières, en grande partie sur le territoire d’Arghanat, ne sont pas accessible à tous et fortement surveillé, d’autant plus lorsqu’il est question d’aller fouillé dans une caverne ou une autre à la recherche d’un artefact perdu, c’est donc après une grande suite de lettre pouvant se résumé rapidement par :

    “Je vous l’accepte car je connais votre valeur, mais cependant, pour des question de sureté et d’égalité des droits, je me voit dans l’obligation de vous faire accompagner, malgré tout le respect que je vous doit, par un de mes hommes. Dans le but d’être à la mesure de votre quête qui se trouve dans une zone dangereuse de mon territoire, je me permets de vous envoyer l’un de mes meilleurs hommes. Vous serrez donc escorté par le second de la Première Phalange : Lupen Z’En Rahar, que vous connaissez personnellement.”

    Or, si le Duc à bien relever la valeur inconcevable et la noblesse inné de la main de Bor, ce dernier ne pouvait s’empêcher de se posé des questions quand à la raison de cette autarcie d’Arghanat et de cette xénophobie ambiante. Ayant déjà de nombreuses fois traverser la contré, titulaire d’un passeport le permettant, Brom connaissait les gens du crut, bourru, tellement droit qu’il ne viendrait à l’esprit de personne de ne pas suivre les règles, et surtout vouant un culte au combat, à la guerre et aux armes, jamais personne n’oserais leur faire du mal, même dans leurs campagnes.
    Et si certain disait qu’il avait quelque chose à caché, mis à par le trésor fantastique du Duc d’Arghanat et leur bonheur étonnant, le vieux forgeron penchait plutôt pour des raisons historique à cette mentalité particulière. Ayant toujours vécu dans des contré proche des frontière, à la jonction entre trois territoire ou plus, sur des zones où chaque homme est un espion, où chaque être peu vous en vouloir, on crée facilement un ensemble de groupuscule repoussant tout étranger au rang de danger malgré sa capacité à l’abattre ou à le maintenir en respect.
    Ainsi, en plongeant dont l’histoire il avait trouver une raison qui le satisfaisait ne doutant pas un instant qu’il était si proche et si loin de cette vérité crue que les hommes préfère oublié si jamais ils ont eut le malheur de la voir.

    Toujours est-il qu’il attendait calmement assis dans une jolie auberge de pierre et de bois, construit comme un chalet au toit pentu qui compose la majorité des maisons du territoire. La première chose qui frappait en entrant ici était la main du tavernier sur votre épaule, sympathique gaillard, bien plus ouvert que les gens du crue, il laissait voir sa nature joyeuse et presque Brommesque à tout les voyageurs de passage, car nous somme à la frontière d’Arghanat, quelque par entre les gorges et Thyrénium la villes des échanges et la taverne est bondé d’homme qui attendait leur passeport pour aller faire leur travail dans cette riche contré.

    La deuxième chose étonnante, que Brom, de sa place pouvait voir sans le moindre souci, était l’effet maniaque qui est inhérent à la culture Arghanatienne, ici tout est propre, on se couche à 23h au plus tard, et on peu se lever quand on veux à partir de 4h du matin mais personne ne fera un bruit avant que le soleil ne soit lever. Le respect est là, des lois, et des autres, mais aussi de la nature dont le petit jardin que le patron entretenait pendant que cuisent les pains dès potron-minet. Quand on oublie cette sensation, cette police omni présente, le fait que les êtres sont xénophobe et que la délation est une valeur morale on ne peut que se sentir bien en Arghanat. Regardant le dit jardin composé d’un petit kiosque, d’un petit chemin de pierre et de divers verdure de montagne il laissa sont regard viré vers la porte des cuisines, devant celle-ci se tenait un massif qu’il aimait particulièrement : un ensemble hétéroclite d’herbes vertes plein d’une beauté odorante. Derrière se fenêtre parfaitement clair il imaginait les sentir. D’abord la verveine qui posait son doux gout légèrement acide sur le font du palais, puis la ciboulette venait complété vers l’avant, non il s’aventurerait pas vers la menthe, même si son poivre était tentant, mais il irait plutôt vers la sauge, puis le persil à l’odeur si faible qu’on le croirait frêle, avant de quitté le massif encore si bien fournit, aneths, ails des ours, mélisse, estragons pour ne cité qu’eux se battaient pour essayer de captivé votre nez, mais la lavande, ou plutôt les lavandes posé à quelques pas, autour du chemin ne pouvaient être résisté, alors, soupirant d’aise, son imagination s’y posa quelques secondes avant d’être ramener à la dure réalité des choses.

    La dure réalité ? Une odeur que le cuisinier, un certain Fuay, jeune homme blond et souriant, perdu dans ses pensés s’amusait à faire tourné sur une broche sur un feu de hêtre, fumant tout en cuisant dans la douce odeur. Couramment il revenait puisez dans la petite marmite qui pendait en dessous du sanglier un jus rougeoyant veiné d’un jaune safrané qu’il déposait sur la peau qui grillait. Alors à nouveau l’odeur venait prendre, sous la graisse grillée, le safran, et ces épices rare tel que le girofle, une pointe de moutarde et le sésame, mais aussi des bien plus communes, un laurier pour la chasse, le musque du cerfeuil, et d’autres. Mais ce qui mettait surtout l’eau à la bouche du géant c’était la douceur qui venait envelopper tout cela, dans la farce qu’on sentait poindre au centre, de la bête, surement faites d’entrailles et de bonnes viandes, on sentait murmurez les châtaignes … Et alors qu’enfin le cuisinier se décida à couper sa tranche griller à point et à récolté une belle dose de farce sur ce cochon sauvage qui avait demandez l’aide de trois homme pour le soulever et le broché, le vieil homme put retenir sa salive et lancer sur ses genoux la serviette. Il aimait cette auberge plus que toutes les autres sur sa route, certes elles étaient toutes aussi belles, toutes aussi généreuses sur les services, et malheureusement toutes aussi cher, car le train de vie en Arghanat était bien plus haut que celui des autres duchés, mais aucune ne réussissait aussi bien cette spécialité du crue, cette broche de sanglier que seul Fuay arrivait à garder à la fois fondante et croquante.

    Sur son assiette, en plus du jus de vin et d’épice, des panais et quelques pommes de terre grillé sous feu venait compléter la vision paradisiaque et permettre de rendre agréable l’attente. Car notre homme était là pour attendre comme le montrait les deux autres couverts posé à la table, l’un pour Lupen qui lui avait fait découvrir la dite taverne alors qu’il venait prendre les mesures des nouveaux gardes de la Première Phalange pour leurs armures, et une certaine Orchid qui remboursait ici un service qu’elle lui devait depuis une sombre histoire de combat truqué résolu il y a quelques jours à peine.

    En vérité, pour une fois, il portait pas juste le masque de son sourire habituel, il était vraiment heureux, le paysage était magnifique, il s’apprêtait à parcourir les montagnes et les vallées d’Arghanat et au-delà, et surtout, plus que toute la nourriture sonnait merveilleusement bien. Car nous n’avons pas parlé du vin mais il s’était fait servir, sur la note de la Première Phalange comme il avait été autorisé par la lettre, un petit rouge fort claire et pourtant plein de gout que le patron réservait aux hommes de la Première de passage et qui portait tout le gout de ses vignes sauvages qui ne poussait que sur les pentes d’Arghanat autour des gorges. Le vin murmurait la douceur du fleuve et la fraicheur de ce dernier, mais il criait surtout à la vigueur du soleil qu’il voyait tout les jours malgré la fraicheur de l’altitude à laquelle il poussait. Il était interdit de visité ses vignes malgré les demandes qu’il en avait fait, car, disait-on, le terrain était trop dangereux. Ce n’était que part de vérité car chaque année la dangerosité de la terre tuait des dizaines d’esclave pour pouvoir faire quelques milles bouteille de ce crue que seul les rois et les hommes directement sous la protection du Duc d’Arghanat et donc vénéré par ceux qui trime dans le duché pouvait s’offrir, de temps à autre.

    Avec ça, un petit thé du duché frère, Niveria, la terre d’Irina et l’allier d’Arghanat attendait les nouveaux arrivants qui viendraient, sans aucun doute à la table d’ici quelques minutes ou heures. Qu’importe le rendez-vous était fixé et le regard posé sur des cartes anciennes et leur collègues fournit par le Duc, Brom mangeait en attendant. Le sourire aux lèvres, fermant ses yeux, il laissa exploser les saveurs sur ses papilles. Il adorait et vénérait tout autant que la forge la bonne nourriture, malheureusement, au contraire de la forge, et parmi ses maigres défauts venait le fait d’être incapable de reproduire une tel merveille.


Dernière édition par Brom Ode'Bahalmarche le Lun 19 Oct - 14:14, édité 1 fois
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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mer 7 Jan - 16:23

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    Il était grand, il était beau, posé sur son destrier blanc, fier de nacre et d’or, couronné d’un simple filet de cuire sombre, il courait dans la plaine. Alors que les nuages de poussière venait compléter le son répété et enivrant des sabots au galop qui aurait put aller délivré une princesse ou occire un monstre terrifiant la populace, se reflétait dans ses yeux claire la lueur blafarde d’un soleil couchant. De sa gloire passé les bardes, toujours ému faisait des poèmes, de la grandeur les skald emplissait les tavernes de chant et …

    Non c’est ridicule on parle de Lupen ici, pas moyen que je bavouille du gras à la Bob, dans son monde à lui il n’y a pas de poney qui mange des arcs en ciel et font des caca-papillons mais juste une bonne grosse dose de fange et les porcs qui s’y roulent. Donc on reprend :

    Juché à la hussard (on rappellera ici que les hussards sont une cavalerie légère des pays de l’est qui à terrorisé l’Europe et Napoléon) sur un cheval au gallot le Zélos tenait aussi bien que tout un chacun, à qui ont aurait expliquer comment faire et à qui ont aurait dit à quoi servait le bout qui fait mal aux partis si apprécier des hommes lorsque le canasson à décidé que courir c’était pour les faibles et arrêter là, maintenant, tout de suite, parce que … C’était une bonne et excellente idée. Le dit cheval était celui qu’il prenait la plus part du temps, sans être le sien dresser comme ça cours les rue dans ce monde, au doigt et à l’œil faisant le beau et réagissant au sifflement, il était tout à fait digne d’un membre de la dite Phalange car, si il semblait avoir passé sa vie dans les mines et être un croisé entre un Merens et un Percherons plus large que haut, il était surtout habitué et dresser au combat et préférait piétiné avec une agresse digne d’un Disney ce qui lui fait peur plutôt que d’aller voir ailleurs. Autant dire, un bon cheval habituer à être monté par la masse qui lui massacrait le dos. Car la masse n’était pas tendre : Sinople bien sanglé il était un amas disparate de cuire et de métal que seul un habituer du combat savait reconnaitre comme un œuvre merveilleuse d’un artiste hors du commun qui l’attendait dans une taverne à cette instant même.

    Autant dire que l’armure, aux yeux d’un combattant arrivait à elle seul à faire l’impossible, rendre Lupen agréable à regardant, car le jeune Zélos jouait un duel serrer sur ce point avec Brom, le front en avant, les petits yeux enfoncés, la mâchoire carré ayant dût demander plus de testostérone à faire grandir que tout ce que l’on pourrait prélever dans une vie d’un schwarzenegger exsanguiné par le dispositif. Autant dire que la chose entre l’ours, le bucheron, le troll et le Zélos, et qui en a l’odeur, se portait bien et le vit pas trop mal car de toute façon, ici bas, son nom seul suffit à lui ouvrir toutes les portes.

    Lulu se jeta donc à terre avec l’habilité d’un gas qui vient de passé huit longueurs heures en selle et plusieurs au gallot, c'est-à-dire un peu près la même que l’ours de tout à l’heure mais avec un tutu rose et des ballerines trop petite, et traversa le petit jardin de sa taverne préféré avec la dignité d’un cow-boy après avoir jeté quelques pièces à gamin qui, béat d’admiration devant l’un des grands non d’Arghanat, aurait put les laissez tomber si Lupen n’avait pas ce semblant d’agilité qui donne la classe quand on balance de la caillasse à un gamin et qui évite qu’il se retrouve avec un pièce dans l’œil, ce qui, contre tout avis des film hollywoodien que j’ai put m’enfiler, n’est pas aisé.

    C’est donc toujours plein de cette grâce qu’il entre dans l’auberge alors que son cheval se dirige, sous les mains du gnome, vers l’écurie épuisé entre le temps passé au pas de course et le poids non négligeable qui lui a été refourgué. Notre mouton noire quand à lui, même si il aime les boissons à base d’orge, ayant toujours un peu de mal à digéré le foin, entrant dans la taverne … Et oui pas de coup de pied dans la porte ni de regard sombre à l’assemblé, petit un les portes coutent cher à remplacer et le tenancier ont rarement assez d’humour pour payer seul, petit deux il est ici comme chez lui et surtout dans un auberge bien vue, peuplé de marchant et de gens de passage qui n’ont rien à se reproché et que ne baissent pas leur visage à l’arrivé d’un représentant de l’autorité. Il aurait d’ailleurs plutôt tendance à venir voir si ce dernier, contre pièce et vin, n’aurait pas “L’extrême amabilité qu’on lui connait tant et qui fait parti de ses nombreuses qualités” de faire avancer leur demande de passeport.

    Mais, étonnement, Lupen, ses deux canines qui sortent, sont taux de testostérone, son odeur et son aire martial, n’était pas vraiment tout de suite engeant pour taper la discutions autour d’un petit vin frais. Peux être un autre … Cependant, alors que le cuisinier, le reconnaissant, lui fait un signe de main et un grand sourire, et s’attelle de plus belle, Lupen lui cherche des yeux un vieux gâteux attablé la bave aux lèvres et c’est très dessus qu’il se rend compte que BoB a déjà été servit.

    Alors avec un bruit délibéré il fait raclé sa chaise sur le sol, ce qui à pour effet de faire lever la tête admirative du géant et de l’interrompre durant sa fourchetée l’obligeant par la même à essayer d’articulé quelques mots la bouche dégoulinante de sauce et un petit bout de Sanglier coincer dans la barbe … Il n’y a pas à dire, ce tableau en valant bien un autre, le Zélos s’assit, faillit rater sa chaise et se rattrapa à l’extrême limite avant de posé ses fesses tout sourire et d’avoir à son tour les yeux qui pétille.

    La raison du feu d’artifice ? La tranchasse que Fuay, maitre queue de sont état lui apportait sur une de ses assiette en bois qu’il utilisait plutôt que le simple pain.
    Le tranchoir, pour autant n’était pas oublié, posé sur la place d’olivier légèrement évidé il baignait dans le jus de vie et de gras que d’autres ont mis tant d’application à décrire, la mie, déjà commençait à pompé le nectar se colorant et se veinant avec grâce alors que pain, richement crouté avec la bonté de rester entier et de ne pas se délité. Nageur perdu autour dans ce grand océan de paradis les navets, les panets et la pomme de terre légèrement roussit pour avoir fréquenté le feu d’un peu trop près, ou de juste assez près, barbotait comme des gamins sans bouée dans une belle piscine : en plongeant au fond sans trop remonté, ou alors en faisant le gros dos parce que ça à de l’humour un enfant.
    Dessus ? Ahh dessus, il y a des choses qui n’ont pas d’humour et avec lesquelles ont ne rigole pas, jamais, et qu’il vaut mieux laisser dans le silence béat d’une admiration sans borne digne de mes collègues. Dessus disais-je, venais trôner, digne roi d’un royaume sanguinaire et n’ayant de la violence que pour les papilles dans une explosion de saveur, la part de porc sauvage. Sanglier doucement confit depuis plusieurs heures, la viande s’effilant doucement sous le couteau, qui, en un instant rencontre la croute qu’à former la sauce, la peau et la graisse au contacte du feu et de la douce odeur âcre de la fumé du hêtre. Elle craque doucement sous le couteau, puis d’un coup se brise emportant avec elle un morceau de chaire filante comme se doit d’être le confit de porc, digne du muscle qui l’a crée. Puis alors que le couteau, à nouveau planté dedans se relève avec la proie il embarque un bout de mie imbibé, un instant d’histoire et quelques légumes.
    Dignement dresser devant les yeux du Zélos la viande le défie un instant et, dans un instant de grâce réussit à l’obligé à son ultime but, se précipité entre les puissantes mâchoires. La quelques instants, et toujours se frétillement dans l’âme, elle parle, elle murmure, puis elle hurle, elle marmonne et se brouhaha se mélange à l’odeur du brouet qui, enivrante s’est déjà posé dans les narines de l’ours.
    Alors il ferme les yeux et écoute les notes suaves, les croches pétillantes du safran, les blanches graves et douces des marrons, et doubles et triples croches des herbes, de la girofle et du laurier, puis une ronde qui se pause, ou est-ce une carré ? Qu’importe car c’est la viande, le sauvage du muscle que seul un sanglier chassé peu avoir, et la, perdu, le souffle du pain que compose le tranchoir et les légumes.

    En un regard ils se comprirent, pas besoin de bonjour ni même de long discourt, non cela était réserver à cette êtres qui piaillent à tout bout de champs dans le seul espoir de faire entendre une chose sans intérêt pour qu’on en déduise la vérité bien caché derrière des faux semblant et des long discours. Non, pour l’instant, le temps était réserver à la gastronomie, et même si ils étaient heureux de se voir, même si ils avaient des choses à se dire, jamais personne n’as le droit de brisé l’instant magique d’une première bouché, personne ne parle avant que la sauce ai révélé ses secrets les plus intimes et que le vin est passé sa douce caresse par-dessus, on regarde, on parle avec les yeux, mais la bouche et les mains ont une autre nécessité, une vital nécessité menaçant la survit même de l’espèce : Faire de ce repas ce qu’il est, un pure régal.



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:: La Louve de Kesha ::

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Orchid Orcirdr

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Ven 9 Jan - 19:41

Timbell, la hallebarde tremblante… Un mirage, une légende que racontait son père les soirs de nostalgie. Il ne lui restait que peu de souvenir de son enfance, balayée depuis longtemps par les multiples tempêtes qui avaient jalonné son chemin. Et pourtant cette histoire, il lui en restait des bribes. Assez pour partir à l’aventure et retrouver une relique, vestige d’un passé et d’un talent incertain ? En temps normal, elle ne se serait même pas donné la peine de risquer un jour pour se lancer dans de telles recherche mais la vie vous fait croiser des âmes, des pas, des histoires, des talents et des rêves et vous entraine à leur suite pour un motif ou un autre, une estime réciproque, une dette, une amitié naissante peut être si ce mot avait encore un sens pour la Zélos qui avait plus d’allégeance que d’amitié. La missive l’avait trouvée au monastère et lui avait tiré un des rares sourires qu’il lui était possible de donner, un sourire d’amusement et d’excitation à la fois. Elle ne s’attendait pas à avoir si vite des nouvelles de son expéditeur mais elle en était heureuse, heureuse comme un enfant qui sait le jour de la rentrée des classes qu’il va retrouver des potes avec qui il va oublier les leçons et les réprimandes, mais aussi avec lesquels il a de forte chance de se chamailler de se brouiller mais surtout de se réconcilier.

Alors la voici arpentant les pistes louvoyant pour éviter d’Arghanat la droite, Arghanat la vertueuse. Arpentant disons chevauchant, quoi que chevaucher donnerait à imaginer une fière cavalière or ce serait vantardise de sa part de se présenter ainsi. Si elle sait tenir en selle à toutes les allures, si sa monture la porte toujours là où elle le désire, une selle n’est pas l’endroit de prédilection de la Zélos. Si elle a dressé sa monture, ce n’est qu’affaire de communication qu’elle a appris petit à petit lors de sa vie sauvage et non habileté de maquignon et son plus grand mérite est d’avoir réussi à faire accepter le loup par l’étalon. C’est pourquoi, si le lieu de rendez-vous et le délai n’avait pas été, l’un si éloigné et l’autre si court, elle se serait contenté de le rallier à pied accompagnée simplement de Grimrl, fidèle et plus proche compagnon comme avant lui ses ancêtres. En effet, Igrim possédait un côté misanthrope que toux ceux qui connaissent un peu sa vie pourront aisément comprendre. De fait, elle n’a pas l’habitude d’agir en équipe et ses rapports avec les autres mettent parfois du temps à s’établir et tout au moins à sortir du cadre purement professionnel. De même, le regard que peuvent poser autrui sur elle n’a que peu de valeur la plupart du temps, ou alors, en acquiert soudain une trop grande. Contradiction me direz-vous ? Sans doute, mais qui n’en a pas ? Et si l’on prend quelques instants pour s’interroger sur cette étrangeté, les choses s’expliquent aisément. Le rejet qu’elle cultive de l’autre la fait d’ordinaire se soucier comme d’une guigne de l’opinion de son prochain. Par contre, le mépris dans lequel elle a été trop longtemps tenue n’a pu qu’entretenir chez elle un sentiment d’infériorité que sa réhabilitation au sein de l’ordre n’est pas parvenu à chasser. Au fur et à mesure de sa prise de conscience de ce qu’avait été sa vie et de son travail pour prendre une place méritée dans l’ordre de Cimméria et dans la société plus généralement, elle se construisit dans le désir de réussir ce qu’elle entreprenait. L’échec est de ce fait insupportable et les quelques personnes à qui elle accorde crédit et estime ont de ce fait ce pouvoir de lui renvoyer l’image de ses insuffisances. Ces dernières sont de véritables tortures, même si elles sont aussi des moteurs de travail et d’amélioration. Ceux qui ont suivi les pas d’Orchid Orcirdr savent déjà que la personne qui possède cette influence poussée à l’extrême est la Grande Prêtresse de l’ordre, mais certains autres en certaines circonstances peuvent en user… Les villages qui la virent les traverser ne reçurent donc aucune attention de sa part et les regards de mépris que sa race concentre depuis toujours sur elle, glissèrent sur sa peau bleutée comme l’ombre du choucas sur les neiges des sommets…

De toute façon elle n’avait pas l’intention de s’attarder avant son arrivée au point de rendez-vous. Attentive à la fatigue de sa monture, elle alternait les galops modérés, laissant la souplesse de son bassin s’accorder avec les ondulations des trois temps de cette allure plus confortable que le trot, avec des pauses durant lesquelles l’étalon menait un pas allongé. A de nombreuses reprises elle descendait de selle à la fois pour soulager sa monture dans de raides ascensions mais aussi pour redonner à ses jambes les sensations de la marche. L’équitation, pour qui n’est pas une experte sollicite tant les muscles internes de la cuisse que le retour au sol est parfois au minimum surprenant… Elle en profitait parfois pour vérifier les sangles et la bonne tenue de son harnachement. De ses fontes émergeaient son arc ainsi que les flèches de son carquois. Son précieux katana, quant à lui, pendait dans son fourreau à l’avant de sa selle. Cette lame, chère à son cœur de par sa provenance, car cadeau de la grande prêtresse, provoquait une intense contemplation lorsqu’elle la sortait du fourreau pour son entretien. Elle était incapable d’en déterminer la raison, peut-être la fascination de la mort rapide qu’elle avait l’habitude de dispenser, ou bien celle de ses reflets bleutés. De temps à autres elle avait des envies de la baptiser comme si quelque chose en elle était vivant, mais elle n’avait trouvé aucun nom lui convenant et elle ne se sentait pas assez poète pour en chercher un du fond de sa piètre culture.

De temps à autre elle se penchait pour vérifier qu’une blessure ni aucune inflammation ne venait handicaper le pied de l’étalon. Elle laissait sa main glisser du haut vers le bas de la jambe équine guettant la plaie ou l’échauffement qui demanderait repos ou soin. Le sabot retenait toute son attention, un caillou coincé dans la fourchette pouvait suffire à imposer une fausse allure à sa monture entrainant par la suite d’autres désagréments en premier lieu pour le cheval certes, mais aussi pour le cavalier empêché d’atteindre son but dans les délais.
Elle avait maintenant quitté les régions les plus inhospitalières du nord et le changement de végétation et l’abaissement du relief indiquaient à la voyageuse qu’elle touchait enfin au but. Elle savait que le duché n’était pas des plus accueillants pour ceux de sa race. Leur trop grande différence apparente n’aidait pas à passer outre le manque de tolérance de beaucoup, mais elle espérait que si peu enfoncé encore dans les terres son périple ne lui imposerait pas de rencontre désagréable. Le rendez-vous avait été fixé dans une auberge et le peu qu’elle connaissait du forgeron lui permettait de prédire que la chair y serait bonne, même si elle ne faisait pas partie des gourmets, son souci de la nourriture n’ayant été longtemps que celui de la survie, elle en appréciait par avance l’augure…
S’il était une chose que la Zélos ne supportait pas c’était d’arriver en retard à un rendez-vous. Ce souci aurait pris tout son sens dans des contrées comme le duché d’Arghanat où le couvre –feu n’était pas un vain mot. Il y était inutile de se trouver confronter à une maréchaussée pointilleuse pour un simple délit d’horaire… Mais pour ici et pour le moment, nul tracas de la sorte. Les deux fanaux qui illuminaient le ciel d’Isthéria n’étaient couchés que depuis peu et l’horizon était encore largement teinté des feux de la fin du jour lorsque le point de rencontre se découpa sur la pénombre de l’heure bleue. Malgré le détour qu’elle avait, été contrainte d’effectuer pour éviter les territoire cités plus haut, elle savait maintenant qu’elle serait dans les temps. Elle n’avait pas de contact qui eût pu la recommander aux autorités du duché et en sa qualité de Zélos, elle n’avait même pas essayé d’en obtenir un. Oh ! Bien sur en faisant intercéder la grande prêtresse en sa faveur les choses auraient pu s’arranger assez promptement mais elle était en route pour affaire privée qui ne regardait pas l’Ordre et avait préféré n’en rien dire, même à Elerinna…

Un petit sourire satisfait déforma ses lèvres bleues sombre et elle porta son dos droit en arrière pour stopper sa monture avant de mettre pied à terre. Elle se tourna vers un repli du sol où elle savait trouver le grand loup et se dirigea vers lui. Elle mit un genou en terre et la bête vint y poser son museau. Habitué aux longues traques le voyage ne l’avait pas fatigué outre mesure et les teintes rosées qui maculait ses babines indiquaient qu’il devait même avoir pris le temps de chasser pour se nourrir. Elle enchaîna une suite de caresse, de grognements et de plaintes. Il était inutile que sa présence soit prise comme une infraction à elle ne savait quel règlement ou pire comme une agression et elle lui faisait savoir qu’il devait rester en arrière. Sans protester, le canidé tourna sa tête vers la lande avant de s’éloigner. S’il accompagnait volontiers la prêtresse où qu’elle le lui demandât, elle essayait toujours de ne pas contrarier sa nature sauvage et lui de son côté n’avait jamais manifesté de goût pour la société des bipèdes.

Elle parcourut alors les derniers hectomètres à pied, tenant son cheval par la bride. Sa lourde cape de voyage qui la protégeait du froid durant le voyage, mais aussi comme couverture lors des éventuels bivouacs, la couvrait presque entièrement ne laissant paraître que le bas de ses bottes. Le vaste capuchon était rejeté en arrière et pendait largement étalé dans son dos. Le reste de sa mise n’était pas très originale. Elle portait vêtements de cuirs souples, pourpoint noir sur tunique grise et culotte du même cuir, ajustée à ses jambes musclées, entrant dans ses bottes. Pour finir une sorte de harnais aux sangles croisées dans le dos et lui enserrant les épaules attendait qu’elle y refixe fourreaux et carquois.
Son premier geste fut de passer à l’écurie pour y installer l’étalon qui l’avait fidèlement portée jusque-là et s’assurer que le foin et la paille s’y trouvait en qualité et abondance. Elle désangla, dessella pansa et enfin, emporta ses fontes jetées sur son épaule et ses armes rassemblées grâce aux diverse lanières au bout de son bras gauche.

Bien avant d’arriver à le huis d’entrée, les odeurs de cuisine alléchèrent ses narines. Elle poussa le ventail cherchant du regard de Brom Ode'Bahalmarche. Chercher était un peu exagéré car la stature du haut prêtre ne laissait pas longtemps à le localiser d’autant qu’il était accompagné d’un Zélos de haute stature également. Le couple faisait comme un point d’arrêt aux regards qui parcouraient la salle. D’un geste sans agressivité mais explicite, elle arrêta le garçon qui semblait venir aux nouvelles de ses désirs et sans lui adresser un regard, se dirigea vers le couple atypique attablé devant un début de festin.
Elle tira une chaise, déposa son fait à côté, le fourreau de sa lame accroché au dossier, puis s’assit, laissant son regard aller d’un visage à l’autre puis d’une assiette à l’autre :

« Messieurs… »

Preuve s’il en fallait que l’enseignement des bonnes manières avait porté ses fruits depuis qu’elle fréquentait les prêtresses, même si le ton gardait la rudesse de la Zélos sauvage qui était arrivée au monastère.

Elle jeta un regard vers la cheminée, écrin flamboyant au joyau gustatif qui caramélisait lentement au-dessus des braises. Le cochon sauvage avait l’avantage sur ses congénères domestiques d’inverser les proportions de graisse et de muscle et promettait de larges tranches fermes. Sa surface avait pris de belles teintes allant de l’ambre au brun et malgré le jus épais versé par le garçon de cuisine, de jolie craquelures plus claires la striaient et laissaient sourdre des larmes de graisse qui après avoir ajouté leur glaçage à celui du coulis, s’écrasaient sur les brandons affamés et tavelés du bleu des flammèches. Un joyeux grésillement précédait alors les nouveaux effluves de grillades, mêlées aux parfums des aromates. De gourmandes langues cuivrées montaient alors brièvement à l’assaut des chairs suaves. Les membres n’avaient qu’en partie été raccourcis afin de faciliter la rotation de la pièce de viande et par endroit les coutures destinées à retenir la farce avait cédé sous les boursouflures odorantes grillant à leur tour, promesse de nouveaux bouquets de saveurs. Avisant le dit garçon de cuisine elle se fit comprendre d’un regard désignant le vide désespérant sur la table devant elle et d’une invitation du menton l’enjoignit de la servir.

Bientôt, sans façon elle put accompagner ceux, qui devaient devenir ses compagnons, dans leur repas épicurien. Le réconfort d’une longue journée à chevaucher pouvait bien faire attendre les projets du lendemain surtout lorsque les arômes et les sucs caressaient babines et papilles avec tant de délicatesse et d’empressement…


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mar 13 Jan - 14:25

    Tous les invités étaient à table et la demoiselle, dans un effort venait de faire ce que les hommes avaient décidé de ne pas faire, les courtoisies. Il tend donc la main vers la taverne et répond avec une emphase digne de celui qui adore l’endroit et qui fait partager ce petit coin secret à des amis sincères :

    -“Vous ne pouviez pas savoir mais, on goute d’abord le repas avant de parler ici, on savoure la première bouché et on sourit, Arghanat à ça à donner et elle le fait fort bien alors il est vital de ne pas l’oublier. Ensuite, bien venu, c’est la meilleur taverne que je n’ai jamais trouvé ici bas et elle m’a été montré par le malotrue qui vas faire équipe avec nous …”

    Lorsque une petite tape par rapidement de la main du vieux chevalier et vas percuter l’arrière du crane d’un certain Zélos dont le regard était trop fixe pour le vieil homme qui tenait à une entente cordial de son groupe malgré sa connaissance de ce personnage entier qu’est Lupen Z’En Rahar et la sureté que tout cela dégénèrera probablement à un moment ou un autre … Mais il venait de voir le vice ou l’admiration, dans les yeux du Zélos alors qu’il se tournais vers lui pour le présenté et pria un instant pour que Orchide ne l’ai pas repéré.

    Souriant en réponse au regard de l’envoyé du Duc il attend sa réponse qu’il écoute toujours avec ce même sourire aux lèvres, posé là au milieu de son visage torve et de ses petits yeux calmes, il voulait une explication, et même un repentir si besoin est. Pourtant l’être est ce qu’il est et il ne peut résister au charme étonnant à au style particulier de cet homme qu’il connait depuis quelques temps déjà, alors, tout de bonté son visage se calme et redevient celui du vieil homme sympathique mais mal tailler qu’il a toujours eut. Un petit sourire au coin des lèvres il retourne son regard vers la femme dont les arguments avaient attiré vers elle la convoitise d’un homme puissant.

    Tranquillement et pour respecter ses propres paroles il attend qu’elle soit servit, et du coin de son œil digne, perdu sur la broussaille des âges, il guette le regard de Lupen qui, lorsqu’il le suit en direction du cuisinier qui s’éloigne et plus particulière son postérieur musclé comme il se doit pour cet homme qui n’est pas seulement cuisinier de cette petite taverne mais aussi chasseur et rejoignant l’équipe du Duc lorsque ce dernier fait des banquets … Il sourit de plus belle et laisse à nouveau son regard divaguer de l’assiette de l’assassin à son visage plein de charme, surtout pour un être sa race pour lui demander de gouté malgré l’accueil malheureux qu’elle à surement mal prit…

    Alors le regard brillant il guette sa première bouché, son premier instant de plaisir, ses lèvres qui se referment sur la viande, la mâchoire qui la déguste, comme si il avait participé à faire ce chef d’œuvre, comme si il était pour quelque chose dans la cuisine de Fuay et cette pure merveille, quelque chose d’autre que la simple présentation de la taverne …

    Et, après cette première bouché il sort enfin les cartes expliquant la taille de la table qu’il avait réservé et qui recouvrent entièrement son centre rapidement dénudé de tout autre objets qui aurait put gêner. Sur les dessins des cartes de l’Arghanat nord fourni par le Duc lui-même et quelques autres cartes plus au nord, moins bien dessiné, sur les terres sauvages des gorges, rapidement on peu voir des croix posé de ci de là, avec des petits numéros alors que les doigts de guerrier du forgerons commence à jouer sur les cartes, il se retient quelques instants, le temps de posé la question, avant d’enchainé après un petit blanc attentif à la réponse la plus importante de cette quête !


    - “Je vais vous posé la question qui sera le fondement de tout, bien plus vital que tout autre discussion que nous pourrons avoir plus tard ! Belle demoiselle, que pensez-vous de la cuisine du maitre de maison et de cette Auberge ?”



    “Bien, je pense que tu peux faire parti du groupe de bras cassé que nous constituerons à partir de ce soir comme nous appelle Cœur. Mais parlons bien car vous savez tout les deux que je n’aime pas parler peu, ce n’est pas dans ma nature…

    Ces cartes représente Arghanat la nouvelle et les terres présentes à sa frontière nord, nous y irons par ce chemin, nous aurons donc une journée de chevauché en Arghanat jusqu’à ce petit village ou Lupen nous a déjà réserver une barge Arghanniène pour descendre le fleuve dans les gorges car les chevaux y seront inutile, le reste de notre ravitaillement sera pris là bas, ainsi que les cordes et les pitons d’escalade, enfin tout le matérielle nécessaire pour faire des recherches dans cette zone-ci. J’ai fait prévoir deux semaines de vivres, mais j’espère que cela durera moins longtemps, et nous chasserons et je pècherais tout les jours je doute donc que les vivres diminues si rapidement a moins que l’un de nous soit encore plus glouton que Lupen … Ce qui relève de l’exploit vue ta planche parfaitement propre…

    Ou peu être est-ce juste pour le plaisir de faire faire des aller-retour à Fuay …”


    Il sourit à ces quelques mots, le regard en coin appuyé dans le but d’essayer de rendre son sourire d’arrivé à Lupen. Car il est vrai que la planche du garde était parfaitement vide comme si il n’avais jamais été servit et qu’elle attendait là propre, ce qui n’avait pas échapper à Fuay qui venait déjà avec une seconde planche sous l’avalanche de compliment que Brom, mais aussi Lupen lui faisait sur sa cuisine et se couvrant d’excuse typiques tel que “Je mange moins vite que lui mais je parle”, “Ce n’est qu’un glouton de toute façon et tout Arghanat le sait pourtant il mange encore mieux et plus que dans d’autres auberges” … Il était incontestable que les deux êtres se côtoyaient souvent et avait l’habitude de jouer ensemble …

    Alors que Fuay s’en retourne à ses affaires et que Brom attire le regard de son ami sur les cartes il recommence ses gestes précis mais qui, de part sa nature taillé dans un roc, semble montré la moitié d’un des multiples feuillets que compose sa carte annoté.


    “Nous allons donc, disais-je avant d’être pris à défaut par quelqu’un qui mange plus qu’il ne m’écoute, traverser rapidement Arghanat pour lesquelles les vivres sont dans mon chariot, nous partirons demain matin et les chambres sont déjà réserver ici, j’ai prit deux chambres, une à trois lit et une chambre seul pour toi, celle seul pouvant encore être négocier avec un de ces marchants, je sais que certain n’ont pas de chambre et l’auberge est toujours complète, c’est donc plus agréable que de dormir dans la grande salle … Sachant que nous dormirons souvent à la belle étoile, même si j’ai demander à Lupen de prendre deux tentes je ne sais si nous pourrons toujours les planter et si nous resterons assez près de la barge pour ne pas avoir à en faire un paquetage bien compliquer à suivre.

    Mais pourquoi cette zone ? C’est simple, cela fait plusieurs années que je sais que l’arme est quelque part dans ses crevasses, j’ai donc mené une longue et fastidieuse enquête, avec des dates, et même des heures du jour pour établir la réponse sismique de la zone, ainsi les quelques tremblement qui sont ressenti par tout le continent son connu, mais dans ses régions on a aussi un écho à ceux-ci, certain parles des falaises et disent que l’histoire vient de là, je pense surtout que c’est la hallebarde qui libère son pouvoir suite aux tremblement …

    Nous avons donc ici le front qui a avancer il y a déjà un an de cela, et si vous regarder ici il y a un cercle étonnant, c’est l’écho du séisme qui a parcouru la région … On en trouve un second autour de ce premier, puis un troisième, malheureusement les gorges sont peu voir pas peuplé nous avons donc ce cercle comme plus grande zone, si l’ont se réduit en se disant qu’un cercle nait forcement d’un cercle donc d’un point … On arrive ici !

    Sauf que tout mes cercles sont des ellipses et nous donne donc quatre crevasses connues à exploré, toutes en dehors d’Arghanat, et donc toute sur cette zone frontalière où sont repoussé tout les brigands et où passe les charriots qui n’ont pas l’argent pour se permettre de payer la taxe de passeport d’Arghanat.

    C’est donc aussi pour cela que je vous ai fait venir, tant que nous seront sur le fleuve les hommes du Duc surveille toute sa descente à cause de ses bateaux et sont implanté dans les grottes qui donne sur le fleuve dont ils ont fait des postes avancer où nous pourrons laisser la barge, et où les grottes ont été exploré et ne possède donc pas la lame de mes pensées, mais dès que nous seront hors de ces zones là, le danger sera réel : Pousser hors d’Arghanat par votre milice nombreuses et le faites que vous appreniez à tout vos citoyen à se battre avant de savoir lire et à faire l’armée, les bandit pullule sur ces terres et se rabattent sur tout ce qu’ils trouvent … Il y a donc peu de chance que nous ne nous battions pas et les tours de garde vont être plus qu’important.

    L’un de vous à des questions ? Un avis, quelque chose à dire ?

    Lupen ? Puis Orchide …”

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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mar 13 Jan - 17:15

    Et voilà, l’instant critique du bavouillit Brommien était arrivé, finit la belle et douce sieste mélanger au far nienté qu’est la spécialité de lupen, au premier regard sur Brom il s’était rendu compte que le dernier membre du groupe était arrivé. Déjà dans l’esprit de notre jeune Zélos il se demandait quel géant dessiné à l’arrache par un dieu fatigué et bourré allait rejoindre le groupe et c’est avec le même regard qu’un cocaïnomane venant de faire une overdose bien large qu’il regarda un instant la demoiselle s’assoir. La Demoiselle ! Pas de gros barbare, pas vieux chnoque à longue moustache maitre d’un art perdu, pas d’ancien boucherons, non bien une femme, et une Zélos en plus, certe elle était trop fine, trop fade, trop silencieuse, mais Lulu qui avait vue défilé autant belles femmes que tout être qui est dans le top ten d’un trafique d’esclave, autant dire assez pour ne plus avoir la mâchoire qui se décroche lorsqu’un Jessica Rabbit passe à portez de vue et sifflote à votre attention, en restait bouche bé. Car ce n’était pas seulement une Zélos, mais quel Zélos !

    D’un coup plus d’idée, plus de recherche, plus de pensé pour le bavouillit Brommien qui restait la spécialité de cet ami parfois fortement bavard, non il était question de visage bien ovale, d’une bouche bien faite et de lèvres merveilleuses et surtout de formes, d’arguments plus que généreux, une paire de discourt plus que marquant et fortement bien fait, bien posé, d’une forme agréable qui appelait en écho au reste des formes … Paf, une taloche à assommé un cheval venait de lui percuté l’arrière du crane, heureusement Lupen avait le crane plus dure que celui d’une mule et avait le cou de la taille d’une belle encolure équine. La baffe, ou petite tape du monstre qui se tenait à sa droite le fit juste plier le coup alors qu’elle aurait tué sans autre forme de procès n’importe quel marchant.

    Pourtant en premier lieu le reflexe naturel fut classique, son regard se transforma en une chose froide, plus violente que le métal, et dans sa paume apparut une carte. Disparaissant dans le même centième de seconde la carte et le regard se fondirent dans l’odeur virevoltante des plats fantasmabuleux que la taverne proposait et c’est dans un sourire qu’il répondit au vieux sage forgerons philosophe qui le regardait avec l’instance d’un serial killer à qui l’ont aurait volé puis renverser sur les pieds sont bol matinal et sacré de Kellogg’s et de lait … Amicalement ?


    -“Mon cher, nous le savons tout les deux, les préceptes du hussard sont formels, il faut profiter de la beauté quand on la croise, et en aucun cas il n’est permis de ne pas se pâmé devant quelque chose d’aussi bien fait, surtout quand on a en autre choix ta face ou la mienne. Formellement, et en moins philosophique, j’ai le droit d’admiré une belle épée, une arme magnifique que tu fais, ou un des trésors de Bor, à ce même titre j’ai le droit de regarder un arme merveilleusement bien finie par le dieu de la vie non ? Et puis sincèrement tu me colle pas une taloche quand je regarde les fesse de ton assistant alors que dès que si il avait été question d’un assistante tu m’aurait démonté le peu de charisme qu’il reste à ce magnifique visage ?”

    Etait-ce son sourire ou l’intensité sincère que Lulu avait mis dans son discourt, qu’importe quand on ne sait pas si on va vivre demain on profite toujours du jour avec une certaine envie et on regarde ce qui se doit d’être regarder en se foutant royalement du regard des autres.

    D’ailleurs en ce qui était question d’être regarder, Fuay venait de servir la belle demoiselle et lorsqu’il fit demi-tour il dévoila un autre chef d’œuvre de la nature. Non pas que son visage et ses long cheveux châtain claire n’étaient pas agréable à regarder, mais légèrement trop fin, tailler uniquement pour l’agilité l’homme n’était pas particulièrement attirant. Juste bien bâti, juste souriant, juste avec des yeux magnifique bleu portant une couronne marron sur un liserait vert, autant dire un véritable arc en ciel d’amour tendre qui change de couleur en fonction de la lumière. De quoi faire chavirer n’importe quel femme qui les voit car le cuisinier porte des binocle en forme de cul de bouteille, complètement miro, myope comme une taupe, il a ses yeux étonnamment invisible sous ses verres, alors que ses fesses … Légèrement rebondit, on voyait son habitude à marché, juste marquer sur une pantalon large, musclé comme un chasseur, parfaite pour y déposé une main, à première vue dure à en mourir d’envie … Incontestablement elles étaient et seront jusqu’à ce qu’elles soit aussi ridé que le pyjama de peau que la mamie de la jeune boulangère d’Arghanat portait pour dormir à coté de la fenêtre de sa petite fille dont elle voulait conserver la pseudo virginité. Efficace à en mourir, de quoi rendre moue le plus entreprenant des hommes …

    Pendant que le vieille homme commença enfin son charabia dont il connaissait déjà les tenant et les aboutissant, vue qu’il en avait été informé pour vérifier le trajet, il aurait été triste qu’ils doivent les tué car ils sont tombé sur quelque chose qu’ils n’auraient pas dût voir, c’est vrai. Encore que, pour la demoiselle il aurait put trouver une autre vocation, souvent mal vue par les professeurs et les parents alors que c’est un métier très digne qui assure le bonheur de son prochain et de ses ami ! Mais qu’importe le forgerons avait balancer des bases en plomb avec des jolies petites piques tremper dans le venin, il ne devait pas touché … Sans autorisation écrite en quatre exemplaires signé de la main de la demoiselle disant devant témoin qu’elle est consentante, et des témoins sur … Autant dire, pas touché, car le vieux pouvais être, et était dangereux et peu être plus important que lieu au yeux de son protecteur … Alors les conneries et les impulsions masculines ça sera pour une autre fois ou en toute discrétion.

    Alors Brom bavouille autant qu’un chien devant sa gamelle et jappe sur des histoires de vivre autant que le dit chiwawa qui aurait retrouvé sa maitresse perdu depuis des semaines parce que la robe machin allait être en solde et qu’elle ne pouvait pas la raté (marche aussi pour la “nouvelle” Pomme), il s’arrête en voyant Lupen faire signe à Fuay et lui indiquer son auge parfaitement vide et s’en suivit la, déjà compté par un narrateur plein d’amour bisounquesque, poursuite de compliment Fuayesque et les sourires des deux compagnons heureux de se retrouvé ici encore une fois autour d’une aussi bonne pitance, et apte à faire bombance en bonne compagnie.

    Puis vient le gros de l’explication, il savait que Brom avait posé des questions dans les villages alentour, il avait même été escorté par des hommes de la Phalange pour ça, mais de là à avoir fait une carte aussi précise et bien faite, il en restait ébaubie. A première vue l’homme devant lui dévoilait un autre coté de ses atouts, il ferait un bon général. C’est alors que lui revient le souvenir de ses discutions avec le Duc, “Brom est le meilleur des forgerons car il connait le combat et la guerre de font en comble […] Ainsi il sait ce dont les hommes ont besoin, et comment ils vont employer ce qu’on leur donne en plus de savoir forger et crée des choses aussi belle que les poèmes de Fen. C’est un homme précieux […]”. Il comprenait enfin l’avis de Tekum.

    Puis c’est à son tour de bavé, de dire ce qu’il en pense en essayant de se faire un peu moussé, car après out, rien n’est plus agréable que de se faire moussé, si vous ne vous faite pas vous-même les compliments qui aura l’audace de vous les faires ?


    “Pour ce qui est d’Arghanat je peu parler, j’ai vérifié comme tu me l’as demandé, personne n’a vue ton arme, ensuite, les règles … Tant qu’on est sur ces terres et même à proximité, je garanti votre sécurité tant que vous restez avec moi, si vous sortez de ma ligne de vue, comme vous êtes sans passeport vous devenez hors la loin. Nous ne dormirons pas dans les postes de gardes pour ne pas troubler la vie stricte qu’ils mènent mais ne vous en faites pas pour la barge, et tout ce que j’ai fait préparer, la Première Phalange doit bien sa réputation à quelque chose. Je regrette juste qu’on ne fasse pas plus de voyage en Arghanat, je vous aurez montré la beauté de sa terre et la gentillesse de ces gens … Là on vas juste traverser, mais si vous avez du temps au retour la visite sera gratuite, si je ne me fait pas rappeler par le Duc, j’ai aussi d’autres travaux que celui de guide touristique !”



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Orchid Orcirdr

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mar 20 Jan - 1:21

Les conventions sociales sont parfois un mystère et un encore plus grand pour la Zélos, que les réflexes animaux n’ont jamais totalement quittée. J’en vois qui crient au scandale pensant que je fais allusion à la rudesse et le manque de savoir-vivre légendaire de ce peuple. Mais il s’agit bien là en effet d’une légende car quoi que différente la civilisation Zélos n’a rien à envier aux autres, même si certains spécimens… Non c’est à son histoire qui l’a obligée à oublier toute notion de civilisation justement pour sombrer d’abord dans la barbarie puis dans l’animalité. Je laisse à chacun le soin de juger lequel de ces deux concepts est le pire. Longue introduction pour expliquer le désarroi d’Igrim en se voyant reprochée son effort de civilité. Heureusement son hôte affable a toujours le don de la mettre à l’aise malgré cette remontrance.

Les nouvelles façons de faire auxquelles on lui demandait de se plier lui convenaient parfaitement hormis la façon de dévisager les inconnus car s’il était une chose qui avait le don de vriller la susceptibilité de la Zélos c’était bien de se faire dévisager en tant que femelle, objet des raideurs incontrôlées des mâles apparemment constamment obnubilés par leur libido. Bien qu’elle ne possédât point les mots à mettre sur la rage que ce genre de regard ne manquait, jamais de faire monter en elle, elle connaissait, par cœur pour les avoir subis comme prélude aux tortures quotidiennes qu’elle devait endurer dans la prison des déments, les mâchoires pendantes, la bave aux lèvres, le regard hagard. Se lever, et reprendre la route lui traversèrent l’esprit à moins que ce ne soit l’idée de… Trop tard ! L’appendice palmaire du prêtre venait de s’abattre derrière le crâne de son congénère manquant de lui plonger le mufle dans son assiette. Mufle ? Vous avez dit mufle ? Elle manqua d’éclater de rire devant cette scène du maître d’école corrigeant de façon paternelle les mauvaises manières de son élève et en conçut une grande reconnaissance à l’égard du géant qui s’était occupé de réfréner les ardeurs de celui dont elle ne connaissait pas encore le nom mais qui était en passe de se trouver une foultitude de surnoms.

Les narines appelées par les parfums de chairs grésillantes, elle aurait sans doute fini alors par tourner son regard vers la broche support de tous les délices, si le Zélos n’avait revendiqué sa posture et essayé de la justifier par une sorte d’épicurisme qu’elle ne pouvait partager. Pourtant l’argument de l’arme fit mouche, bien que le malaise ne se dissipât pas immédiatement en elle. Quelque part elle avait le sentiment de se faire rouler dans la farine par plus habile qu’elle sur le plan de la rhétorique. Ce n’était pas la première fois, mais à chaque fois ce manque avait quelque chose d’humiliant. Même si petit à petit elle apprenait à analyser plus vite à trouver les mots qui lui manquent plus rapidement, elle tombait toujours sur des individus qui lui imposait le silence par leur simple habileté dans le verbe. Seul son regard lourd d’orage pouvait alors exprimer la blessure qui était la sienne…

Le raclement gréseux de la céramique sur le bois devant elle lui fit baisser les yeux qui tombèrent sur sa palette de bois dur garnie à en faire oublier toutes les offenses ou presque…

Elle avait été dressée sur un lit de doucette dont la provenance en cette saison restait mystérieuse. Epaisse à souhait sans tomber dans le grotesque, la tranche trônait sur la droite da la planche de buis couronnée d’un vert sombre qui mettait en valeur ses couleurs ambre et ocre, héritées de sa longue cuisson et de son arrosage régulier de ses propres sucs récoltés dans un bol de grés sous la broche. Le ruban de peau crouté laissait deviner le croustillant qui allait contraster avec le fondant des chairs rosées et marbrée des pâles inclusions d’un gras propice à exalter les saveurs et les arômes. En son centre, l’or de la farce répondait au caramel de la robe extérieure et les parfums de gingembre et se safran s’exhalaient en relents capiteux. Elle laissa monter en elle les fumeroles humides d’effluves épicées qui chatouillèrent ses narines frémissantes. Ses yeux portèrent alors vers le petit pot de vert-jaunet et sa cuillère de bois. Délicieuse attention pour ceux qui, comme elle, avaient un faible pour le safran et le gingembre déjà présents dans la farce. Sa couleur répondait comme en une nuance de palette de peintre aux teintes de la farce. La gourmandise montait déjà aux papilles de la Zélos tandis que le tranchoir sans doute en mal d’attention mêla ses fragrances végétales et minérales aux épice de la viange. Elle en souleva le couvercle découpé en son centre pour découvrir les panais au cumin liés dans un bouillon odorant, sans doute à base du jus que les flammes avaient extrait du cochon.
Elle leva des yeux gourmands vers le haut prêtre qui semblait-il savait choisir ses étapes. Elle Saisit le couteau dont le pointe vint taquiner la croute croustillante et dorée de la viande afin d’en vérifier le croquant. Puis elle sépara la tranche en deux moitiés. La facilité de la lame à la pénétrer confirma le fondant visuel de la viande. Ainsi découpée il était plus aisé de mêler les différentes partie du met dans une bouchée qui se voulait extatique. Aidée du chapeau du tranchoir ses papilles impatientes accueillirent enfin leur première goulée. Une à une sans pourtant être complètement séparées les différentes textures de la tranche s’exprimèrent, emplissant sa cavité buccale d’une symphonie de saveurs. La force des épices se mariant à la douceur des châtaignes, tandis que l’acidité du grillé, se déliait dans la viande parfumée des herbes des bois. Ses mâchoires devenues délicates par la magie de la tendresse de la chair, en faisait couler le discours au fond de son gosier charmé. Un soupir de satisfaction trahit sans mot dire le plaisir offert par le met sublimé par le savoir-faire du maître-queue des lieux. Lorsqu’elle se tourna vers les légumes nageant au sein du pain du tranchoir, elle découvrit combien la simplicité de cette recette pouvait toucher au sublime seulement par la lenteur de la cuisson que le fondant des dés de panais ne pouvait que trahir. Elle hocha la tête d’approbation, cherchant des yeux le poète qui avait rédigé cette ode aux papilles…

La Zélos n’était pas difficile question repas et alimentation. Habituée longtemps à se contenter de la générosité du hasard et de la nature elle faisait son ordinaire de fruits et de racine, accompagnés selon, de viande séchée ou du produit d’une chasse erratique. Cependant elle savait reconnaître un plat d’exception lorsqu’il lui était proposé et ses sens exercés ne pouvaient rester indifférents aux alliances d’arôme dont un cuisinier les composait.

Encouragée par ces premières bouchées, la prêtresse poursuivit son repas en silence. Elle essayait les mélanges de la viande et des légumes, l’adjonction de sauce vert-jaunet afin de définir laquelle de ces combinaisons la transportait le plus. Du coin de l’œil, elle observa détachée le déballage et l’étalage des cartes sur la table. Les gestes du géant étaient posés et sans hâte et elle ne perçut aucune urgence à arrêter sa dégustation, bien que les ustensiles inutiles aient été évacués pour permettre au papier et autres parchemins de couvrir le centre de la table.

Elle se figeant néanmoins, la bouche encore pleine, à l’annonce de la question capitale s’attendant à être conviée à prêter un serment quelconque ou à être testée sur l’une de ses qualités ou compétences supposées. Mais la question était bien pire. Si le forgeron s’attendait à ce qu’elle ait autant d’emphase et de lyrisme que lui, il serait très certainement déçu et si la mission devait reposer sur sa réponse, elle ne donnait pas cher de leur succès… Elle finit de déglutir et elle devait bien l’admettre cette dernière bouchée avait été un peu gâchée par la colle posée par le forgeron qui s’installait petit à petit comme la cheville ouvrière et le guide de cette quête.
Elle eut cependant un franc sourire qui découvrit un peu plus ses crocs :

« Un enchantement roboratif »

C’était peu, mais comment exprimer autrement le fait qu’elle se sentait prête à partir à l’aventure après avoir été servie comme un roi ? Elle avait trouvé ces deux termes au fond de sa pauvre culture et les avait lancé par instinct plus que réflexion et attendait le verdict de Brom Ode'Bahalmarche. Celui-ci tomba sans ambages encourageant même si elle se demanda s’il exprimait un regret du peu de mots qui sortaient de sa bouche. De son côté, que quelqu’un parle à sa place lui convenait tout à fait…

Elle osa finir son repas avant d’être complètement attentive aux explications du maître de l’expédition, mais elle n’avait pas besoin de toute son attention pour en retenir les grandes lignes. Elle était habituée à écouter les désirs de la grande prêtresse et à comprendre à demi-mot les consignes et les recommandations. Visiblement, mais elle le savait déjà , le prêtre n’était pas un aventurier de pacotille. Il avait tout prévue et laissait même entendre qu’il était capable de subvenir à ses besoins si les vivres se faisaient rares. Elle ne put retenir un sourire en coin aux piques lancées en direction de Lupen. Elle n’avait qu’à moitié digéré leur premier contact et le voir infantilisé de la sorte convenait parfaitement à son orgueil. Elle-même n’aurait pas su décocher ce genre de flèche et qu’un autre s’en charge lui valait toute l’estime de la Zélos. Elle n’était pas sûre de comprendre les allusions au garçon de cuisine, mais qu’importait, elle en comprenait le but…

D’un autre côté elle ne pouvait s’empêcher de se trouver là un peu comme une pièce rapportée car la complicité des deux êtres ne faisait pas de doute. Leurs regards échangés en disaient long sur la compréhension tacite qu’il y avait entre eux. D’un autre côté, elle n’était pas assez attachée aux gens en général et à ceux-ci en particulier pour l’instant pour s’en formaliser plus que cela. Elle essayait juste de sonder jusqu’où cette complicité allait de décoder les sous-entendus, son regard allant du colosse au Zélos, et du Zélos au beau gosse, attentive à tous les signes comme la compagnie des loups le lui avait appris.
En fait ce qui la dérangeait le plus était de devoir partager une chambre avec un marchand. Mais après tout si cela venait à se produire, elle prendrait ses cliques et ses claques pour aller dormir à l’écurie près de sa fidèle monture. Elle était capable de dormir en tout lieu et une bonne couche de foin ferait très bien l’affaire…

Petit à petit, les contours de la quête se dessinaient et les indices glanés çà et là au fil du récit du haut prêtre assemblaient un puzzle qui ne pouvait pas déplaire totalement à la louve de Kesha. Si ce n’avait été la présence de Lupen, les choses eussent été idéales, mais ce dernier ne parvenait pas à obtenir sa confiance. Les premiers ressentis avaient été par trop négatifs…
Heureusement son esprit était pour l’instant concentré sur les explications des recherches préalables effectuées par le Brom Ode'Bahalmarche. Elle était assez admirative de la patience qu’elles avaient due lui demander. Ces relevés semblaient précis, même si le point désigné recouvrait forcément une zone conséquente pour trois personnes. Elle fronça le nez et les lèvres en essayant d’imaginer leur fouille des crevasses incriminées en tenant compte de la fréquentation des lieux dont elle venait d’être avertie. Son rôle serait donc d’exercer ses qualités de guetteuse et peut être d’éclaireuse. Enfin, lorsqu’ils seraient sorti du duché car dans l’intervalle elle serait comme en laisse de son manque de passeport et donc à la merci du bon vouloir de Lupen. Cette situation la mettait de plus en plus mal à l’aise. N’était-il pas étrange que ce soit un de ses congénères qui ait cet effet sur elle ? Ne devrait-elle pas au contraire être en confiance à ses côtés ? Peut-être que son attachement au duché et donc à une contrée réputée pour sa xénophobie y était-il pour quelque chose. Etait-il encore plus dénaturé qu’elle ? Aurait-elle jamais envie de visiter quelque lieu que ce fût en sa seule compagnie ? Si parfois elle se faisait reproche de son caractère qu’elle savait ombrageux en l’espèce elle avait du mal à convenir que le malaise pouvait aussi venir d’elle. Non décidément, c’était lui la menace, le danger qui allait planer au-dessus d’elle et elle pouvait craindre que ce manque de, confiance puisse mettre en péril la réussite de de leur quête. Elle avait promis d’accompagner le forgeron et ne se dédierait pas et la complicité entre les deux hommes les rendaient inséparables. Serait-elle la cause d’un échec ? C’était hors de question mais elle sentait que les cartes lui échappaient…

Elle se contenta de hocher la tête afin de signifier qu’elle avait compris et garda ses réflexions pour elle. De toute façon, la conférence était terminée tout comme le repas et elle avait hâte que le lendemain pointe à l’horizon et que les choses commencent enfin. Elle jeta un regard interrogateur au forgeron dont la passion à rechercher la hallebarde était visible dans chacun de ses propos et de ses regards pétillants. Elle ramassa ses affaires et s’éloigna en direction de l’écurie…


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mer 21 Jan - 12:19

    Un regard à Lupen qui s’étire, puis un à la demoiselle qui se dirige vers la sortie, le chevalier, Cœur sur la main décide qu’il a une mission des plus importantes, et même vitale, la cohésion du groupe, la maintenance de celle-ci, et si il sait qu’il peut faire confiance à Lupen même si cette homme est très loin des élans noble qui peuple Brom et apte à faire les choses les plus horribles, il est, comme sont maitre, un homme de parole et d’attachement, il ne fera donc pas de mal à la demoiselle, pourtant son regard est claire, elle oscille et si elle semble vouloir faire confiance au noble dont elle a surement vue l’âme, elle ne peut se résoudre à regarder Lupen en face.

    Un coup d’œil au Zélos, puis à son assiette, et maudissant Cœur et sa bonne volonté –Encore de ma faute ? J’y suis pour rien si j’aime aider les gens bon …- il sort à la suite de la Zélos et la rattrape de ses grandes enjambés curieusement souples. Puis lui posant une main sur l’épaule il lui indique une place dans le jardin où un banc de pierre semble vouloir lui aussi observer le magnifique paysage qu’offre Arghanat.
    Et quand on parle de merveilleux paysage la vue qu’offrait le banc après que Brom se fut assit sur ce dernier laissant une place à la demoiselle, Arghanat ne fait pas dans la demi-mesure. Derrière eux le soleil se couchait donnant des reflets cuivré au ciel se charbonnant doucement, quelques premières étoiles mettait un point d’orgue à essayer de sortir les premières de ce paysage grisonnant, enfin, pour rehaussé ce ciel de rêve, quelques nuages venaient refléter les mélanges de lumières et diffuser le début de Lune qui avait décidé de venir pointer son nez couronné. Puis le regard se baisse vers Arghanat, car quelques lumières sont visible au Sud, posé sur le début des montagnes qui ornent les gorges, la ville commence à s’allumé doucement et déjà on voit les reflets se posé vers les léger nuages de fumés qui s’échappes des maisons qui se chauffent dans le silence grisant des pleines verdoyantes. Demain tout sera blanc, demain on parlera de montagne et de rêve car déjà la première lune, pas encore levé, est couronné de fée. Il neigera. Mais déjà les montagnes ont les sommets blancs, déjà la plaine verte de cette herbe rase qui tient à la neige dans les pays où la terre est fertile est magnifique, déjà les quelques forêts qui se détache dans la noirceur marque aux yeux bon, la proximité de l’altitude et la beauté de la vie. Là bas, au font, près d’Arghanat le Lac noire reflète comme un miroir les derniers rayons de cuivre et d’or qui fuient le soleil. Le monde se meurt comme il s’endort et tranquillement la chaleur monte autour de Brom pour devenir tout à fait acceptable comme si l’homme rayonnant de bonté chauffait aussi l’atmosphère par celle-ci, ou par magie.

    Tranquillement il attend que la demoiselle vienne se poser à coté de lui puis il prend la parole comme le vieil homme qu’il est, avec sa voix douce et paternel qui contraste tant avec se corps de colosse et ce visage marquer par la forge, les combats et la vie rude :


    “Je ne sais pas ce qu’a été ta vie, elle est tienne, et elle est surement rude, mais elle est aussi derrière toi, après demain nous seront sur une des terres dangereuses d’Istheria, dangereuse car l’hiver est là, dangereuse car des brigands y sont, et dangereuse car en cette saison les bêtes réveillé ont faim. Je t’ai demander ce service car tu est agile, discrète, et rusé, que ton fond m’as semblé bon et que mon instinct me dit que tu est quelque de merveilleux cacher là tout au fond de ton cœur, cependant nous ne survivrons pas sans confiance, nous avons besoin de tout le monde et de chacun ici bas, nous serrons probablement mener à bout et même si les vivres ne risque pas de manqué grâce à la générosité du Duc, ce n’est pas ça que nous devons craindre …

    Nous allons former un groupe, un groupe perdu au milieu du monde sauvage, obligé de dormir dans des grottes, proches les un des autres, et obliger de dormir, et en cela nous devons faire confiance aux deux autres. Or vue le regard que tu porte à Lupen tu ne lui fait pas confiance. J’ai donc des questions, ceci vat-il t’empêché de dormir la nuit ? Ceci vat-il t’empêché de te battre ? Ceci vat-il t’empêché de vivre pendant les quelques semaines que nous allons avoir ?

    Avant que tu répondes je vais te raconter une histoire, une histoire vraie et une histoire passé, donc derrière moi, et si elle influence encore mes choix, elle reste encrée comme du passé. Un jour, il y a déjà quelques années, j’ai vue cette énergumène entré dans ma forge avec son maitre, le Duc D’Arghanat, Tekum Seh, dont tu as dût entendre parler. Nous avons longuement parler discuté débattu, de prix et de toute ses choses, ils voulaient faire crée par moi des armures pour une force spécial du Duché, autant dire une bande de brute qui ne vivent que pour servir leur maitre et se battre, car Arghanat est un duché à tradition guerrière … Tu n’imagine probablement le prix que je leur ai demander, un forfait, un contrat, je travaillait pour faire des armures sur mesure à chaque Membre de la Phalange, il payait le dit contrat et chaque armure, les quelques réductions qu’il a eut sont des échanges de bon procédé. Autant dire que trouver quelqu’un qui fait ça plus vite et de qualité, pour moins cher n’était pas dure, pourtant Tekum m’avait promis ce travail quelque soit mon prix, il a tenu parole.
    Pourtant si je mourrais cela réglait le problème des finances du Duc, que je ponctionne avec allégresse, et je vais te dire un secret, tu trouveras facilement des gens prêt à payer pour ma mort… Tekum est reparti me laissant avec Lupen que j’ai longuement soupçonné, car il trainait partout. Cet imbécile cherchait ceux qui m’en voulaient sur ordre du Duc, il mettait sa vie en jeux, par jeux, mais surtout par promesse. Un jour je l’ai vue du coin de l’œil sortir son arme, je me suis retourné prêt à l’affronté en le traitant de tout les noms, mais il s’est jeter sur quatre assassins, j’ai mit du temps à réagir, il venait de me prévenir en se mettant en vue alors qu’il avait été engager par le commanditaire, et qu’il avait participé aux frai pour le faire tombé, puis surtout, voyant que les chose lui échappait il a vraiment mis sa vie en jeux pour la mienne.
    Là si tu suis et que tu sais qui est le Duc, tu te dit que c’est un plan de ce dernier, en fait le Duc lui avait juste demander de me protéger, il a prit le reste des initiatives lui-même et n’en a jamais parler au Duc pour ne pas qu’il me demande un retour en échange, je ne doit rien pour cette histoire à Tekum Seh, même si je l’apprécie et je lui doit des choses pour d’autres. Mais je dois ma vie à peu de gens, Lupen en fait parti. Son maitre nous l’a envoyé pour nous aider, et il fera à sa manière, en s’y donnant corps et âme et même si son âme et bizarre et que la mission finit, si vous vous rencontré à nouveau vérifie avant de lui faire à nouveau confiance. Tant que nous somme dans cette mission, il ne te fera rien, et il se mettra sur le trajet d’une flèche pour te sauver la vie. Ce Zélos est stupide, il considère qu’en temps que main du Duc D’Arghanat tout lui est dût, mais si il a une seule qualité c’est un homme de parole.

    Dernier point, tu as une chambre pour toi toute seul ce soir, profite en, nous dormirons assez dehors le reste de l’aventure.”


    Enfin il se retourne vers la demoiselle, son regard est calme, c’est celui d’un de ses êtres dont le fond se reflète dans ses yeux pour enfin parcourir l’espace et percuté les gens. Ces yeux, se visage voulaient vraiment deux choses, le bien être de cette entreprise, mais surtout le bien être de la demoiselle, et il ne cherchait pas à le caché. Comme un être prend soin de ses enfants Brom, si loin de sa race prenait soin des gens qu’il appréciait comme si il était ses enfants…


Citation :
[Hrp : A Orchid, Lupen reviendra quand tout le monde vas se couché, à-parté lancer]
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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Sam 24 Jan - 13:14

La Zélos prenait la direction des écuries et se sentait déjà soulagée de ne plus supporter les bipèdes. Pour ceux qui la croiraient misanthrope ou quelque chose de ce genre, qu’ils se détrompent sure le champ. Le problème de la Louve de Kesha est plutôt que les gens sont censés correspondre à l’image qu’elle s’en fait et les relations qu’ils entretiennent avec le monde ne doivent pas la mettre dans l’embarras. Et aujourd’hui, le Zélos qui partageait sa table avait croitre en elle une tension qu’elle avait dû maîtriser et que seule la présence du haut prêtre et le repas exceptionnel auquel elle avait été conviée lui avaient permis de vaincre faute de quoi elle serait déjà en selle sur le chemin du retour. D’un autre côté, elle connaissait le handicap, que pouvait générer son intransigeance à l’égard d’autrui. Depuis longtemps elle avait intégré que c’était elle qui était anormale. Elle le voyait bien en observant les gens autour d’elle. Cependant une révolte permanente semblait gronder en elle, contre sa condition de femme qu’elle revendiquait cependant à la face du monde, ultime fierté que lui avait inculquée Elerinna Lanatae, mais surtout contre ce qu’elle imaginait que cela suscitait dans le regard des hommes. C’était quelque chose qu’elle devait surmonter, mais si elle avait surmonté bien des difficultés durant sa vie et depuis son arrivée au temple, certaines choses semblaient rester immuables comme de larges cicatrices contre lesquelles les soigneurs ne pourraient rien. Sa soigneuse à elle avait été ni plus ni moins que la grande prêtresse de l’ordre qui avait reconstruit son âme et son esprit, mais qui n’avait jusqu’à présent faire autrement que de laisser ces séquelles relationnelles.

L’air du dehors lui fait déjà du bien mais les pas qui arrivent derrière elle, ne sont pas bien difficile à reconnaître. Elle lutte contre sa paranoïa après tout, il n’est peut être sorti que pour ses affaires : vérifier l’approvisionnement de la mission ou encore prendre l’air après le repas délectable qu’il avait pris. Elle se força donc à le pas ralentir le pas, mais ne fut pars surprise de sentir sa main lourde mais amicale se poser sur son épaule. Leur récente collaboration lui avait permis de mesurer que le personnage n’était pas forcément plus facile à vivre qu’elle, mais qu’un fond d’humanité et de bonté guidait de façon générale ses actes. C’est donc sans arrière-pensée et sans déplaisir qu’elle ne suivit dans le jardin, avec pourtant une idée du pourquoi cette entrevue. Elle était en train de retourner ses difficultés dans ses pensées et ne pouvait donc être en aucun cas étonnée. Connaissant Brom, elle savait qu’il irait droit au but. Elle s’assit donc à côté de lui, penchée en avant, les avant-bras posés sur ses cuisses tenant encore ses fontes posées à terre au bout de ses doigts, les yeux fixés quelque part sur l’horizon rougeoyant. L’extérieur et les grands espaces qui entourent l’auberge sont comme une bénédiction, un baume à passer sur ses plaies intérieures. Les loups lui ont appris à apprécier la lande et la nuit, le passage des cycles saisonniers et nycthéméraux. Dans ce paysage sauvage, les indices de la présence de civilisation ressemblent à des balafres mais ne parviennent pas à masquer les trésors de vie qu’elle sait animer chaque brin d’herbe obstiné, chaque rongeur cherchant où hiberner après un été trop court passé à faire des réserves de graisse ou de nourriture, chaque prédateur quêtant pour sa survie sous une nouvelle bourre qui lui annonce déjà les temps rude et glacés…

Elle sait qu’elle n’aura pas longtemps à attendre pour que le chef de leur quête car c’est aussi ainsi qu’elle le considère n’aborde ce qu’il a en tête et qu’elle soupçonne déjà. Si elle le considère comme le chef ce n’est pas, uniquement parce qu’elle n’a aucunement les épaules d’une meneuse, ni parce que, comme certains mauvaises langues que j’entends déjà le disent, elle en a besoin pour continuer à se complaire dans la posture du bon petit soldat. Non, mais bien parce que, outre le fait que l’objet recherché le motive plus que tout autre, il sait parler aux âmes et prévoir les difficultés qui les attendent et surtout parler vrai.
Les paroles du forgeron ne peuvent décevoir la Zélos car il a entièrement raison. Elle sait plus que quiconque ce que signifie le mot confiance, sa nécessité dans toute mission où la survie est en jeu. Les pièges de l’hiver elle les connait, les pièges des bipèdes cupide ou désireux de survivre, elle en a endurés et déjoués tellement qu’elle ne peut plus les compter. Les paroles sont rudes à entendre en même temps qu’elles réchauffent l’âme à l’énumération des qualités qui lui sont prêtées. Plisse légèrement la bouche et hoche la tête pour montrer qu’elle comprend, sans quitter la première étoile de l’hexagone d’hiver des yeux.

Certaines légendes prétendent qu’elles sont les diamants offerts à Kesha par Sharna mais qu’elle jeta dans le ciel par défiance… La défiance, il s’agit bien de cela. La défiance qui peut mettre en péril chacun des membres d’un groupe soumis à la pression d’un milieu hostile lorsqu’il pense plus au poignard que son camarade peut brandir contre lui qu’au danger de l’extérieur. Mais la défiance de la Zélos n’est pas de cet ordre. Elle fait bien assez confiance à au chevalier forgeron pour faire confiance aux capacités et à la loyauté dans l’adversité des gens dont il s’entoure. Elle déteste simplement_ ces deux termes sont tellement dérisoires_ pour dépeindre l’aversion, la haine, la rage, la révolte, issues d’un cauchemar de plusieurs années que lui inspire ceux qui regardent les autres comme des objets de consommation à un titre ou un autre. Elle déteste dont simplement la façon de Lupen de la regarder de l’envisager. Elle hait tous les souvenirs que son regard fait resurgir, elle exècre tout ce qui fait de lui un mâle avant d’être un aventurier. Sa qualité de Zélos aurait pu faire une différence. Un congénère pourrait être considéré comme moins dangereux, mais cela ne changeait rien. Il y avait aussi des Zélos dans la prison des déments…

Les souvenirs communs de Brom Ode'Bahalmarche et de Lupen ne changeraient rien à la chose. Dur à cuir, c’était sûr, il n’y avait qu’à le regarder pour comprendre toute la puissance et la malice qui le composaient, digne de confiance sur un champ de bataille, au moment crucial dans un éboulement de roches sans doute, comprenant la nécessité de maintenir la cohésion d’un groupe sans aucune hésitation, mais il y avait ce premier regard, ce premier discours. Parviendrait-elle à les oublier ? Elle avait fait une promesse au prêtre de Bor et ce serait sans doute cette promesse qui l’aiderait à faire de son mieux et à oublier le Zélos lubrique pour ne se rappeler que de l’homme de main de parole et possiblement désintéressé… Encore une fois elle n’avait aucune raison de douter des faits qui lui étaient exposés. Le fait que le forgeron chevalier lui doive, du moins en partie, sa vie en disait long sur le dévouement dont il pouvait faire preuve et sur la puissance de combat qu’il représentait pour le groupe. Il y avait juste une différence entre le prêtre et la prêtresse, l’intérêt que chacun d’eux pouvait représenter au point de vue de la jouissance d’un des hommes les plus puissants d’Arghanat.

Un mot revenait à intervalle régulier dans le discours du prêtre paternel à la parole chaude et bienveillant : le passé. Le passé qui fait que les choses sont dépassées, que les cauchemars restent au rang de cauchemar et que le jour qui les suit vous apporte la tranquillité. Tout cela elle l’avait bien compris et depuis longtemps. Ces paroles semblaient venir en écho de celle de la grande prêtresse de Cimméria et leurs voix semblaient se mêler dans l’esprit de la Zélos.

Intellectuellement elle savait tout cela, les choses sont faciles à écrire sur un papier vierge, facile à relire le soir avant de se coucher, mais le passé n’est pas une simple esquisse que l’on peut gommer ou dont on peut déchirer le parchemin. Le passé vous forge, le passé vous tatoue et pour le modeler à sa convenance, il faut l’amener à se plier et à entrer dans une poche que l’on a prévu pour le garder à disposition mais dans laquelle il doit pouvoir rester tant qu’on l’a décidé. Certaines pages du passé tombent en poussière avec le temps et une mémoire sélective, d’autres dociles encore deviennent des tigres de papier, de cocottes avec lesquelles on peut jouer à sa fantaisie et d’autres encore sont d’acier où les doigts se lacèrent à force de vouloir le dompter. Parfois on croit avoir trouvé une prise une faiblesse qui vous donne la tranquillité d’esprit. Cela peut s’appeler monastère, haine et vengeance. Et puis les doigts glissent et on se réveille en nage au milieu de la nuit parce que les démons du passé se réveillent alors que l’on croit les avoir vaincus ou oubliés ou encore on rencontre un regard qui vous en remémore des centaines d’autres. Cela ne signifiait pas qu’elle soit incapable de supporter la présence d’un mâle, le haut prêtre en était la preuve vivante, mais le regard de ces hommes était tellement scruté, soupçonné, qu’elle ne leur laissait en général aucune chance d’erreur. Cela avait justifié des renoncements, des grincements de dents, des rixes et des meurtres… Décevoir Brom Ode'Bahalmarche était une des dernières choses qu’elle désirait et elle ferait ce qu’il fallait pour éviter de trahir sa confiance ce serait son arme et peut être pourrait-elle se dire plus tard que ce qui ne l’avait pas tuée l’avait rendue plus forte…

La distance entre les réels problèmes d’un groupe en mal de confiance réciproque et le souci de confort d’une nuit à l’auberge provoqua un petit sourire en coin amusé chez la Zélos et lui indiqua que le prêtre bienveillant avait terminé. Elle se redressa, laissant ses fontes finir de choir au sol et se tourna vers le visage taillé à grand coup d’acier dans le granit. Elle plongea ses yeux noirs dans les miroirs de bonté du forgeron indiquant qu’elle parlerait aussi vrai que lui et que chaque mot serait pesé comme un serment qu’elle lui faisait en même temps qu’une promesse qu’elle s’imposait à elle-même. Elle hésita consciente de sa difficulté à manier le verbe avant de se lancer.

« Je ne vais pas vous mentir, je n’aime pas Lupen, mais il n’est pas utile d’aimer les gens pour travailler avec eux. Vos choix ont pour moi valeur de garantie. Si vous l’avez choisi c’est qu’il mérite notre confiance à tous. Pour cette mission, c’est tout ce qui compte pour moi. Mes sentiments pour lui ne m’empêcheront donc ni de dormir, ni de me battre, ni de vivre durant notre quête. »

Les phrases étaient courtes et aussi précises qu’elle les avait voulues, le ton ferme et franc. Elle savait que ce n’était peut-être pas suffisant pour le forgeron et qu’il pouvait très bien lui demander de rentrer chez elle ce qu’elle ferait le lendemain si nécessaire mais il avait eu raison sur un autre point :

« Vous avez raison, je crois que je vais profiter de ma chambre… »

Alors seulement ses yeux quittèrent ceux du prêtre. Elle ramassa ses affaires se leva lentement afin de laisser le temps à Brom de clore cet entretien ou de la ramener dans la suite de celle-ci si suite il devait y avoir…


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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Lun 26 Jan - 13:29

    Il sourit, comme un vieil homme qui remercie un enfant d’avoir fait le bon choix. Comme un forgeron qui, les yeux posés sur une création se rend compte qu’elle sera bien parfaite pour ce qu’elle doit faire. Comme un chevalier le Cœur plein de noblesse et d’âme, un simple Brom Ode’Bahalmarche, entier et calme, un de ces chefs qu’on aimerait avoir de temps à autre. Redressant les yeux il regarde l’horizon et d’un murmure, dans un simple “Merci”, la libère et la laisse aller prendre possession de sa chambre.

    Lui jette encore un dernier long regard sur ses montagnes couvertes de neiges, sur ces endroits où l’ont dort sur ses deux oreilles, où même si l’armé part en campagne il restera des gens apte à se défendre car tout le monde sait manier une arme, car ses cours là sont aussi important que le langage … Pourquoi les autres peuples ne le font pas ? Pourquoi on ne trouve pas ça dans les villes ? Car on ne laisse pas la sécurité des hommes à eux même, car l’état, si il veut être puissant doit avoir les reines de la peur, les reines de la justice et de l’autorité. Si chacun sait se défendre à quoi sert l’état puisqu’il n’est plus là pour protégé ? Pourtant avec un peuple fort, avec un dirigeant charismatique, avec des actions faites, peu d’impôts, et une psychologie particulière, Arghanat tourne rond. Alors il se prend à espéré que d’autres états, d’autres pays puissent faire de même, mais il se rappelle. Les souvenir sont là, le roi est redevenu fort car il a des ennemis, le roi est redevenu fort à cause d’un attenta pour lequel il n’a rien fait si se n’est se mettre dans le feu des projecteurs et dire combien il était indigné, combien il fallait qu’il fasse quelque chose, et voilà, la population est à nouveau à ses pieds. Les hommes sont aveugles.

    Dans un soupir il se redresse, et regardant autour de lui une dernière fois, guettant se paysage splendide, il laisse sont regard se posé enfin sur la porte de l’auberge, il a attendu de vérifier que la Zélos y entre au bien, au besoin lui lançant un regard d’encouragement emplie de mots tel que “Profite”, et “Je te le dois”. Mais il est maintenant temps pour lui de rentré. Passant la lourde porte de chêne, il laisse Fuay fermer le loquet derrière lui, puis prenant le pichet de leur table qu’il passe sans plus qu’un regard, il se dirige vers la chambre du rez-de-chaussée. Cette dernière forme une petite annexe à l’auberge, le toit y retombe rapidement comme il le fait souvent dans ses pays où la neige vas et vient bien trop couramment et où elle s’accumule avant de s’alourdir … Trois lits sont là, l’un est vide, l’autre est peuplé de ce loup chiant qui joue avec ses cartes, son Tarot. Quelques instants il le regarde, puis sans rien dire il se couche, ils savent tout les deux de quoi il en retourne, ils savent que Brom à arranger les choses et que la mission reste, quoi de plus à dire ? Sinon une bonne nuit vite répondu, et un sourire. Le chevalier s’endort comme un homme en présence d’amis, le sommeil sur.

    --------

    Le lendemain, au matin claire et alors que le soleil ouvre ses riant rayons vers la campagne blanche de givre et de rêve, il éclaire un forgerons qui, dans l’écurie, prépare déjà le chariot et vérifiant que tout est bien agencer, mais surtout en regardant les roues et les essieux, toutes ses choses qui doivent être vérifier avant qu’une masse fantastique monte sur la chose et ne risque de faire craquer un bois qui n’as pas été renforcer. Six roues sont là pour répartir le poids du géant. Et déjà il tourne autour, le cheval lui attend encore dans son box, et attendra quelques instants de plus car l’odeur qu’il attendait monte enfin de la cuisine …

    Sans attendre le géant se rue à l’intérieur où il s’attable sans autre forme de procès et, dans un élan gastronomique comparable à celui de la vieil il contemple la dite tablé qu’on approvisionne sans fin sachant que l’affamé le plus renommé de la première Phalange vas venir s’assoir ici. Et si la noblesse et la bonne tenu demanderait d’attendre la présence de tous à la table pour se jeter sur la nourriture il n’est pas dans la nature de Brom d’attendre avant de remplir son estomac, et, l’œil malin, il choisit sa cible avec un sourire de gratitude.

    Son assiette se remplit donc, une chocolatine vient prendre place première sur la planche de bois plus simple à nettoyer que la table elle-même. Puis un croissant, mais pas n’importe quel croissant, car si il n’est plus nécessaire de décrire les chocolatines –Ou pain au chocolats pour certain qui aurait l’audace de ne pas connaitre le terme-, le croissant lui laisse pantois et rêveur. Il ressemble en premier lieux à ces classiques ronds de pate feuilleté bien levé à qui l’ont à demander de doré uniformément et avec une grâce certaine. Et qui, non contant de faire plaisir, l’a fait avec une perfection proche d’un monde onirique, mais ce dernier avait aussi été tranché et emplie d’un mélange de frangipane et de crème pâtissière qui avait dégouliné lors de la cuisson donnant par cette disgrâce un petit coté sauvage et imparfait qu’on apprécie toujours par d’autres passes. Sans attendre il croque dans ce dernier, et fermant les yeux commence par le gout du sucre glace qui venait napper le dessus encore chauds, puis l’amande et le croissant se mélange dans un semblant de crème qui à croquer comme il se doit sous la croute fine mais parfaite…

    Le gout est toujours aussi important, alors sans faire attention à qui arrive en premier et qui en second, il les accompagne par son repas, prenant au choix, des petits gâteaux au miel, ou simplement du pain et de la confiture que les autres se feront surement un plaisir de décrire, et que, par souci de redondance nous n’allons aborder.
    Puis une fois que tout le monde à enfin croquer dans son choix, et manger un peu buvant parmi les choix diverses entre le thé qu’affectionne Brom et le Jus de pomme qu’il vide avec une absence de pitié, dans le but, d’une fois encore, sentir ce mélange étrange de fraicheur du fruit point trop sucré pour désaltéré à merveille et pas une once d’acidité, enfin le petit gout du fut en chêne dans lequel il est conserver avant d’être servit au pichet, et qui, il serait criminel de ne pas le signalé, se marie parfaitement avec le croissant aux amandes donc le géant raffole en se léchant les doigts, oubliant même sa dignité de chevalier pour faire honneur au cuisinier.

    Une fois donc que tout le monde à daigné se remplir un peu le ventre il peut commencer à parler :


    -“J’espère que tout le monde a passé une bonne nuit car aujourd’hui c’est route à cheval, le prochaine arrêt se faisant à midi pour un repas qui n’aura pas d’égale avec celui-ci, en pleine campagne, et retour sur les routes, jusqu’au soir où nous nus poserons enfin sur la barge pour passé la première nuit à quai et nous habituer à sa manœuvre.

    Monsieur et mademoiselle, explosé vous la pense, c’est peu être la dernière fois de votre vie que vous mangerez aussi bien, demain nous serrons sur un territoire de brigand, et dans une heure il faudra choisir qui d’entre nous est le meilleur cuisinier, et ce n’est certainement pas moi …”

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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Sam 31 Jan - 10:37

Libérée après un entretien franc qui eut le mérite de la rasséréner, elle cassa légèrement le buste pour saluer le doux colosse, inclinant légèrement la tête suer le côté:

« Igrim vous souhaite une nuit sereine »

Lorsqu’elle pénétra de nouveau dans l’auberge, les chandelles qui avaient entre-temps été allumées donnaient une atmosphère dorée à l’endroit alors que l’arrière comptoir se nimbait d’obscurité feutrée. Le patron de l’auberge semblait attendre le Zélos mais dans un établissement de la qualité de celui choisi par Brom Ode’Bahalmarche, ce devait être une vertu de base et chaque client devait ressentir cette impression. Elle retira le numéro de sa chambre et sa clé et monta lestement les degrés qui menaient à l’étage où elle allait pouvoir prendre quelque repos avant le départ prévu le lendemain. Le Forgeron n’avait pas l’air plus pressé que cela. Orchid se disait que si elle convoitait quelque chose au point où semblait être arrivé le géant, elle serait sans doute plus bouillonnante d’impatience que cela. La crainte que quelqu’un mette la main dessus avant, ou tout simplement l’impatience enfantine de tenir entre ses mains le précieux objet. Cependant elle n’était pas très bonne juge car la convoitise n’était pas des émotions familières à la Zélos. Accoutumée à vivre de peu, ses possessions actuelles étaient pour elle déjà du luxe. Que pouvait-elle bien désirer de plus ? Elle se prenait parfois à rêver d’une lame forgée par le Brom Ode’Bahalmarche depuis qu’elle l’avait rencontrée, mais elle avait définitivement renoncé à cette prétention en notant qu’une arme exceptionnelle se devait d’appartenir à un guerrier exceptionnel ce qu’elle n’était pas. Opportuniste oui, habile à l’esquive oui, assez endurante pour attendre la faute de l’autre et s’engouffrer dans une garde mal assurée avec sans doute bien peu de panache pour être classée dans les grandes guerrière. Lorsqu’elle prenait l’initiative, elle agissait le plus souvent par surprise et avec rapidité et violence définitive pour éviter les engagements prolongés qui pouvaient la mettre à mal.

Elle arriva sur ses pensées à sa chambre, en poussa la porte largement pour en avoir une vue d’ensemble avant d’y pénétrer, mais aussi vérifier que rien ne se trouvait derrière la porte et ne l’empêchait de s’ouvrir, tric paranoïaque acquis au fil des années à se faire des ennemis au service de la grande prêtresse. Bien qu’elle essayât toujours de rester dans l’ombre et de pas attirer les soupçons sur le elle et l’ordre, elle savait que la clandestinité ne pourrait sans doute pas rester éternelle et que les épées désireuses de l’envoyer rejoindre Kron verraient le nombre croitre. Rassurée elle pénétra dans la chambre et se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit en grand pour aerer mais aussi pour chercher des yeux la silhouette d’un loup. En vain. Grimrl devait être déjà en chasse… . Elle referma donc le volet et ne fut pas longue à se coucher, non sans avoir mis la chaise derrière la porte et la table avec son aiguière à eau sous la fenêtre. Non qu’elle pensât que ses obstacles arrêteraient qui que ce fût de déterminé, mais sonnerait assez pour la réveiller au cas où… La toilette fut rapide, mais le lecteur ne s’en soucie que peu. Et nous retrouvons notre Zélos aux aurores équipée de pied en cape après une nuit ma foi fort bonne à peine troublée par quelques rêves ou venaient se mêler le sourire du haut prêtre et les crocs du guerrier Zélos qui allait les accompagner.

Elle descend déjà avec son maigre bagage et se rend directement au soleil frileux dans lequel elle trempe son visage fouetté par le vent glacial du matin de la saison. Sa complicité avec la nature est une des rares choses qui la fait paraître innocente et presque insouciante comme une enfant qui découvre chaque jour les choses et les gens qu’elle connait pourtant par cœur, qui ressent de dire à sa mère et à la vie qu’elle les aime. Le colosse est déjà là à vérifier l’équipement de la mission. Elle meurt d’envie de vérifier quelques détails, elle a beau avoir une totale confiance en Brom Ode’Bahalmarche, il serait stupide de se rendre compte qu’il manque un ou deux grappins et quelques mètres de cordes lorsque l’on part explorer des gorges abruptes. Pour le reste son briquet de pyrite et son arc pourraient suffire pour sa survie, mais elle faisait confiance au forgeron pour ne pas se contenter de quelques racines ou d’un lemming pour tout repas… Elle se retient donc et le laisse finir son inspection méticuleuse et préfère s’occuper de sa monture qu’elle trouve reposée et nourrie dans son box. Elle flatte son encolure soucieuse de devoir l’abandonner à la rivière. Un cheval est une proie de choix pour une meute et ne lui laisserait, dans la lande, aucune chance… Bizarrement le sort de ses compagnons à quatre pattes la préoccupait souvent plus que celui des bipèdes…

Elle finit tout de même par quitter Garbold et rejoindre la salle commune. Le forgeron semblait avoir terminé son, inspection et elle ne put résister à la curiosité de jeter un coup d’œil dans le charroi. Tout était soigneusement emballé, bâché et sanglé. Elle en fut donc pour ses frais et pénétra un peu frustrée dans l’auberge. Le colosse était déjà là et faisait honneur au petit déjeuner
Elle tira une chaise et ayant retenu la leçon de la veille, s’inquiète de son estomac avant la courtoisie. Elle sait que la journée sera longue même si elle ne sera sans doute pas la plus pénible du voyage. Tenir en selle l’estomac vide est des plus inconfortables. Elle jette un regard à la planchette du colosse. La chocolatine est tentante, mais d’autres mets plus simples attirent son appétit. Elle saisit une poignée de noix qu’elle pose sur son propre plateau de bois d’if à côté de tranches de pain aux figues dont la couleur bi et les inclusions fruitées la font déjà saliver. Pour l’accompagner quoi de mieux qu’un bon miel ambré. Seule sucrerie prodiguée par la nature, elle en avait fait son réconfort lors de sa vie sauvage et bravait grâce à sa peau de Zélos les piqures des abeilles. Aujourd’hui, le fluide doré et parfumé allait se laisser déguster de façon plus confortable. Le filet translucide, véritable rayon de soleil coulant de la cuillère de bois, couvrait lentement de sa douce transparence la mie un peu dense, et intensifiait les signaux gourmands des éclats de figues. Par endroit, la couche débordait et coulait sur les doigts de la Zélos qui les suçait avec délice au mépris des bonnes manières. On ne laisse pas perdre ce nectar que nos sœurs les abeilles ont mis tant de temps à confectionner et puis avoir les doigts qui poissent pour se servir le thé est des plus incommodes.

Le thé ! Un des découvertes faites au monastère dont elle est le plus reconnaissante. Leurs variétés leurs parfums délicats contrastent avec la nature brute de la Louve de Kesha. Elle pose la main, sur la sorte de samovar qui trône sur la table afin d’en vérifier la température. Ce breuvage ne supporte pas la tiédeur ! Servez-le brulant ou glacé, mais tiède ! Son bol de grès grossier accueille le thé et en devient la tasse raffinée d’une cour de roi. Les exhalaisons de bergamote et de cannelle prédisent une excellente journée. Elle moule ses mains autour des rondeurs du bol et accueille la chaleur de la boisson matutinale. Elle approche les lèvres de la poterie des siennes. Les vapeurs chaudes caressent ses narines avant que l’élégante infusion ne brule délicatement sa langue et sa gorge accompagnée des arômes subtils que lui ont conférés les écorces qui l’ont accompagné dans les boites de bambou contrecollé et verni. Alors elle peut planter ses crocs dans la tartine et alterner avec des noix qu’elle casse entre des pouces et index, jouant à retirer le cerneau opalin en un seul bloc.

C’est à peine si elle prête attention à l’arrivé de Lupen qui attaque sans cérémonie son premier repas de la journée. Les tartines se sont succédées devant la Zélos qui passait pour un solide appétit au monastère, mais elle devait bien admettre que chef de la première phalange la faisait certainement pour un moineau anorexique…

Elle hocha la tête aux paroles de Ode’Bahalmarche toutes plus sensées les unes que les autres. Pour Igrim le début de l’aventure était un soulagement, l’attente n’était pas son fort. Cependant la question de la cuisine n’en étant pas une d’ordinaire pour elle en  devenait une effective, entourée qu’elle était de deux estomacs respectables tant par leur taille que leur exigence. Elle pouvait préparer des repas de bivouacs mais rien de plus et elle s’en contentait le plus souvent. Résultat de chasse et de cueillette, à l’occasion aromatisés d’herbe si le hasard les avait mises sur son chemin, mais c’était à peu près tout. Elle voulait bien se charger de cela si nécessaire sans même faire preuve de susceptibilité quant-à la répartition des rôles, mais il faudrait que ses compagnons s’en contentent…
Cependant le moment crucial du choix du cuisinier était encore éloigné et elle ne pipa mot sur ses considérations. Elle se contenta de saisir une chocolatine qui marquerait la fin de son petit déjeuner :

« Barge avec ou sans voile ? »


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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Ven 13 Fév - 10:41

    Et Lupen dans tout ça ? Pendant que le vieux veillant à ce que la demoiselle torturé ne balance pas par la fenêtre un mission qu’il prépare de longue date, le Zélos tout aussi fin et habile s’était lancer dans un de ces concours préféré avec six marchants, celui qui mangera le plus de plat principale. Petit un car ce dernier était fantasmabuleux, petit deux parce qu’il mangeait à l’œil étant de la première Phalange, petit trois parce que les autres concurrents payait eux leur repas. Autant dire que le dit concours, en plus d’avoir une mise, était de base un bénéfice pour la taverne... Et si parmi les hommes l’un d’eux venait souvent a Arghanat et connaissait la réputation du Zélos, les autres, plutôt rond et amoureux de bonne chair de par les cliché de leur condition de riche, était certain d’avoir une chance.

    En premier lieu, comme je raconte ce haut fait comme si c’était un temps soit peux quelque chose d’exceptionnel, ils n’ont aucune chance, en second lieu rendons-nous à l’évidence, à partir de la sixième par ça dégouline de jus sur les visages, il commence à y en avoir par terre et sur les genoux, la si bonne sauce si bien décrite viens nourrir les lattes de bois clair du planché flottant … C’est loin d’être gracieux et c’est aussi virile qu’un film hollywoodien : ça dépend de votre définition du mot. Cependant, et contre toute attente, Lupen rafle la mise de ce concours d’orgie gastronomique une fois le sanglier n’ayant plus aucune viande et massacrant ses concurrent en finissant les desserts de la veille … Parce que les reste c’est mal. Mais surtout par simple plaisir de bien montré sa supériorité dans ce domaine.

    C’est donc avec la grâce et la douceur d’un type qui viens de s’enfourner plusieurs kilos de nourriture qu’il vient se posé sur sa couche et ronfle avec la finesse d’un tremblement de terre comblé de la douceur d’une charge de rhinocéros. Il est gracieux ce petit ange, et qu’est ce qu’il est mignon quand il dort, ne seront encore une fois pas dit durant cette nuit mais le chiffre d’affaire de Fuay sur les boules-quies explosa. Encore une victoire pour le Zélos !

    C’est donc tout ragaillardit mais plus tardif qu’il fit l’honneur de montré sa belle tête blonde de Zélos qui a encore la marque de l’oreiller, les cernes sous les yeux, le visage jovial de l’être qui a mal dormit et la bouche pâteuse de celui qui a ronflé toute la nuit, sans parlé de l’haleine. Autant dire, un Lupen en parfaite condition !

    Il arrête donc la phrase de son employeur d’un geste de main, lui lance un regard en coin révélateur, de ceux qu’on peu voir dans les films mais avec un tant soit peu plus de subtilité, le but n’est pas que les spectateurs le voit révélateur mais juste Brom qui doit probablement en explosé de rire. Puis, et avec les précautions d’une gueule de bois, il remplit son assiette.

    Et c’est là que j’en veux personnellement au narrateur qui arrive à trouver BoB gracieux et noble car ce dernier m’a volé la description de la meilleur pâtisserie au monde : Le croissant aux amandes, et c’est pour cette raison que Fuay a préparé, à la demande de son client préféré, et juste pour lui, un chocolat royal qu’il amène avec dextérité. Mais qu’est donc ? Une douce vengeance …

    Doucement les yeux de Lupen se rallumèrent d’une lueur vive et joviale qui manque souvent dans les yeux des hommes ivres de la veille et plein d’une merveille. Il lance un sourire à Brom, puis un magnifique qui vaut tout le remerciement à Fuay et plonge délicatement son couteau dans le gâteau.
    Ainsi il traverse la première couche, un nappage de cacao trop fin pour que le couteau l’observe et s’enfonce dans la mousse dense de chocolat. Les bulles explosent et le bruit caractéristique se fait entendre lentement alors qu’une faible pression est exercée. Puis le couteau s’arrête, brusquement, une nouvelle couche demandant un peu plus de force résiste un instant, puis craque, la génoise se fend et se meurt ne reste plus que le biscuit qui finit aussi par cédé laissant voir cet assemblages de couches, ce damas chocolaté, cette merveille de pâtisserie. Puis, de ses doigts de guerrier, si étonnant, si bien entretenu qu’il ressemble plutôt à l’outil d’un voleur tout en gardant la taille respectable de ceux d’un Zélos, on est loin du pianiste, il prend la part d’une bouché la fait disparaitre.
    Ce qu’il ressent, les gouts, restera un mystère –à moins que quelqu’un n’aligne les billets, je suis juste incorruptible, très cher pour les incultes- mais dans ses yeux les lueurs se succèdes, le plaisir du sucre, la douceur du chocolat, le gout parfait qui s’éveille, un orgasme gustatif digne de celui de la veille mais plus sucré et plus suave. Plus féminin pour ainsi dire.

    Une gorgé de thé et il regarde enfin ses compatriotes d’infortune, le groupe de bric, de broc et de bras cassés va pouvoir commencer ça randonné acidulé, mais avant tout les politesses réglementaire et une petite mise au point s’impose :


    -“’Jour, aujourd’hui c’est moi le chef, pauvre de vous, donc départ chariot dans 30 minutes, Brom l’a surement déjà préparé, je me trompe mon vieux ? Donc, la demoiselle monte dans le chariot et attache son cheval au chariot, ça le fatiguera moins, moi j’ouvre la marche, où je ballade à coté, si il y a assez de place je prendrais même une place dans la chariote. On a un arrêt à midi pour changer des chevaux, et manger, puis jusqu’à ce soir où on arrive à la barge, on regarde mais on ne touche pas, et faites pas chier les Arghanatiens, ici tout le monde nait avec une arme dans les mains et une haine profonde des étranger ainsi qu’un désire de guerre. J’ai mis quelques années à m’y habitué mais j’ai assez vite comprit.

    Ha et il est impolie de jeter un œil ! On ne regarde donc pas par les fenêtres, par les embrasures des portes, c’est vraiment très très mal vue ici. Ca fait parti du folklore. On sera en ville avant le couvre feu donc pas de souci à ce niveau là, comme Brom le sait ici en Arghanat il y a un couvre feu pour les étranger, pas d’étranger hors des tavernes après le couché du soleil sinon c’est frontière et amande.

    Des questions ? Sinon je me bâfre et on décolle, mon baluchon est déjà près et sur la barge.”


    Sans attendre il se met à manger tout en répondant aux questions de la demoiselle si elle en a et ose les posé, Brom n’as probablement pas de questions depuis el temps qu’il fréquente ces terres telle un parfait petit touriste ne cherchant pas plus loin, la culture de ce lieu lui vas à première vue, alors pourquoi chercher la merde ? Et puis il sait qu’ici ils ne rigolent pas ni avec les armes, ni avec la police et les lois … Donc il fait bien.

    Rapidement il se lève donc de table puis se dirige vers les cuisines où il entre sans frappé, puis en ressort une petite dizaine de minutes après le sourire aux lèvres en direction des écuries où sans question il bavouille quelques secondes sur le chariot en ce disant que les vieux forgerons ferait un parfait mettre de maison probablement monomaniaque et qu’il faudrait un jour qu’il pense l’invité à ranger chez lui … Puis se rappelle qu’il a une femme de ménage et des domestiques maintenant et sourit. Ha oui la femme de ménage …

    Aidant Brom à sortir le chariot il attache son cheval en longe aux anneau prévu à cette effet puis se pose sur le banc après avoir vue Brom indique la place la plus confortable à la demoiselle, le tas de couverture qu’il pose toujours derrière le banc à l’abris. Un peu jaloux de cette attention particulière qu’il lui porte il sourit en se rendant compte de sa gaminerie et en posant son cul en essayant de faire jouer autant que Brom les amortisseurs du banc et du chariot. Peine perdu, ce n’est pas faute d’être un monstre il n’équivaut pas à la masse fantasque du colosse qui doit faire pété toutes les balances de l’époque et donc ne même pas pouvoir faire attention à sa ligne. Le pauvre.

    Puis, alors que Brom lance les chevaux il se met à jouer avec les cartes d’un jeux de tarot qu’il porte toujours sur lui, incontestablement, si il a une qualité, c’est sa dextérité, le Zélos tout de montagne née fait soudainement penser à un de ces magicien de foire qui espère gagner quatre sous en montrant des choses qu’il fait peu être avec sa magie. Du beau, du mouvement … Quelque chose connu par les tricheurs en vérité. Puis se retournant vers la demoiselle il demande :

    “Une petite partie ? Avec un paris bien entendu !”

    Son sourire ne semble probablement pas des plus agréable à la Zélos mais c’est surement à cause des idées qu’elle s’en fait ! C’est vrai Lulu est juste un connard ! Mais un odieux connard !


[Je ne sais pas si vous voulez jouer le voyage, si on commence à faire autant de poste que pour la taverne on n’est pas rendu, donc comme vous le sentez.]



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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Ven 13 Fév - 14:47

    Il avait regarder ses deux compagnons arrivé, le sourire aux lèvres, calme et bien heureux, simplement en bonne compagnie, la si rare et si précieuse bonne compagnie dont tout le monde parle tant sans l’avoir. Et c’est d’ailleurs sans aucun dédain ni haine profonde qu’elle aurait put susciter que notre Brom au grand Cœur regarda Lupen engouffré dans ses entrailles sans fond ce qu’il appela une par mais qui ressemblait plus à un gâteau complet de tailles conséquente comme on en commande pour des banquets ou des réceptions. Mais après tout il ne s’était jamais demander d’où venait la couche de gras qui protégeait du froid son musculeux compagnon.

    C’est donc après la grande et longue annonce qu’il reprit la parole pour répondre à la question de sa nouvelle recrue, la demoiselle qu’il avait trouver dans cette histoire de combat et qui avait déjà prouver son efficacité à plus d’une reprise. Comme a son habitude sa voix empreinte de cette noblesse qui lui est si particulière se fit paternelle et sage, cette voix d’aïeul qui raconte son histoire, presque barde, surement skald, mais hautement agréable et que certain direct en contraste choquant avec son physique, qui au final n’est rien d’autre que la volonté d’un dieu, son Dieu.


    “Barge avec une voile, centrale, les plus simples à conduire, mais de toute façon Arghanat n’a que des bateau fluviaux et de basse mer, qu’ils soient militaire ou de commerce ici on ne fait pas de haute mer donc on se contente souvent d’un mats, toujours montable. Et comme le vent s’engouffre souvent dans les gorges il est facile de remonté à la voile tant qu’on reste dans la bonne saison, donc toute une voile. Cependant pour la descente nous compterons sur le courant car le vent sera face à nous.”

    Et alors que Lupen se lève pour aller en direction de la cuisine et que Orchid semble avoir finit son repas le colosse de bonté et d’airain continu de manger tranquillement le temps qui lui est impartie. Après tout, comme il l’a déjà dit, il ne sera pas le cuisinier et ne peux en aucun cas garantir un tel privilège de plats raffiné et de douceur pour le reste de la promenade de santé qui s’annonce, il est donc de sont devoir de faire honneur aux plats.

    […]

    Enfin lorsque Lupen revient tout de sourire et de joie il se lève de sa table qu’il affectionne tant, jette un regard au petit jardin qu’il aperçoit par porte grande ouverte et se dirige vers les écuries, il est temps de faire valise et de quitter la bombance. Même si l’âme du forgeron est complètement tournée vers sa quête il ne peut s’empêcher de regretter un peu son départ de cette douce taverne, comme a chaque fois. Mais cela aussi fait parti du plaisir avec lequel il y revient.

    Avec l’aide de Lupen et surement celui d’Orchid, il attelle donc les deux chevaux sur la charrette avec une précision née de l’habitude. Après les avoir penser une dernière fois, puis cureté, il vérifie les attaches et les sangles, les boucles de métal, le jeux des barres et toutes ces choses, rien ne doit bouger, rien ne doit taper contre les flancs ou le museau de ces êtres serviables. Alors enfin, une fois que tout le monde s’impatiente peu être il les guide à l’extérieur de l’étable et les mets sur la route de terre battu juste à coté de celle de pavé joint qui passe devant la taverne et d’un geste, grimpe à la place du conducteur.

    Devant tout le poids de sa bonté et de sa noblesse sans pareille le chariot bouge et les amortisseurs, plaques de métal posé en une sorte de carré donc les arrêtes s’incurvent vers le centre, semble envieux de cette être si plein d’exception qu’il les fait plier alors même que tout le chargement les avait à peine fait bouger.

    Puis, une fois positionné à leur position d’équilibre et Brom placé au centre du banc, il indique la place à la demoiselle, tel que Lupen l’a décrit, vers ce mélange de regard paternel et de simple bonté d’âme.
    Derrière lui, sur la dite place, un amas de couverture et de sac de grain forment un écrin bien plus moelleux que le bois ou que le dos d’un cheval. La couverture supérieure est un tartan de laine orange, fer et rouge aux couleurs de Bor qui a été posé sur la pile de couvertes, à droite et à gauches, un sac de farine et l’autre de grain, surement du blé ou de l’avoine, de quoi faire un gruau quelconque mais qui calle pour le mieux. Enfin, derrière elle, pour compléter le tout les récipients de lait lui serve de dossier. Enfin elle peu voir, sous les mouvements de la bâche tendu sur le reste de la cargaison divers pièces de viandes d’un total de plusieurs kilos, des armes et des légumes tous par sacs entier …

    Et dirent que les deux compères affirment haut et fort que ce n’est qu’une partie du chargement, que le reste est dans la barge veux aussi dire que le cuisiner aura probablement beaucoup de travail pour assuré la subsistance du noble guerrier dont la taille impose un fort apport nutritionnel et de sont glouton de compagnon qui joue aux cartes.


    “Par contre si tu te met là tu aura une obligation, celle de faire passé la nourriture et l’eau vers l’avant si on t’en demande, il est formellement interdit de tout manger toute seule ! On t’as vu avec Lupen manger le plat que Fuay a préparé, cela ne prend pas avec nous, on va être à cours de vivre d’ici deux jours si on s’y met tous …”

    Le sourire avec lequel il ajouta les dernières paroles permirent d’être certain que ces quelques mots étaient là pour être sur de détendre l’atmosphère et non pas un quelconque reproche. Et alors qu’il regarda les mains de Lupen commencer à jouer avec son Tarot il se dit que c’était de lui qu’elle aurait vraiment eu besoin pour s’occupé de la pègre qu’elle voulait faire disparaitre de l’arène, et non pas de cette masse qui ne reconnait pas toute la noblesse qui constitue sont Cœur.

    En faisant claquer les reines dans les aires il sa rappelle l’histoire du temple de Bor, celle où il observe Lupen jouer en pariant à mis voix avec les disciples du temple, jouer à des jeux qu’il a toujours maitrisé, perdant sur les paris sans importance afin d’instauré la confiance et gagnant uniquement lorsqu’il le voulait, lorsqu’il le devait … Cela lui avait permis d’obtenir les information qui lui manquait, de le sauver, dire qu’il avait été près de l’assassiné histoire de ne courir aucun risque …
    Ainsi il ne peut s’empêché de sourire lorsqu’il propose à la demoiselle de jouer avec des paris bien entendu, il connait Lupen et connait aussi son fond.



[Je laisse le choix à notre invitée, les deux me vont]
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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Sam 14 Fév - 16:11

Spoiler:
 

Alors qu’elle se demandait encore si elle avait bien fait de se contenter d’une part de Zélos comme petit déjeuner, elle se leva en même temps que le maître forgeron. Lupen avait réussi à lui mettre le doute sur l’intervalle qui les séparait du prochain repas. Il avait beau être de robuste constitution même pour un de ses congénères, elle se demandait vraiment pour quelle durée de disette, il se préparait lorsqu’il engloutissait toute cette nourriture. Le plus simple était assûrément de le mettre dans la case « grand jouisseur » et c’est ce qu’elle s’empressa de faire. Non qu’elle fût adepte des étiquettes et de la classification des gens mais plutôt pour arrêter de se poser des questions sur lui dans l’immédiat d’autant que le message de Brom Ode'Bahalmarche était bien passé et avait reposé durant la nuit. Elle se devait de faire quelques efforts à l’égard de la face de loup. Déjà face de loup était un compliment considérant l’affection que la Zélos portait à la gent lupine. Grand jouisseur faisait appel à  des choses qui lui étaient inconnues, mais qu’elle pouvait comprendre et accepter. Depuis qu’elle avait été séparée de sa famille, elle n’avait plus eut la possibilité de s’engager dans cette voie philosophique si tant est que les choix de vie du chef de phalange puissent être apparentés à de la philosophie. Sa survie avait toujours été liée à de la vigilance, du combat, de l’entrainement et depuis qu’elle était au monastère, même si les sœurs n’étaient pas des ascètes, le quotidien restait tout de même frugal.

Bref, lorsqu’elle quitta la table en emboîtant le pas du prêtre de Bor, elle avait réussi à placer l’amateur de chocolat dans un coin de son cerveau où il ne la perturberait pas trop. Chose bien utile après que ce même amateur de chocolat se soit posé en chef de l’expédition. Elle lança un regard au colosse qui l’avait embarquée dans une aventure qui peinait à démarrer. Son regard amusé lui renvoya son acceptation de la chose. Il était vrai que les arguments de connaissance du terrain ne serait-ce qu’ethnique et coutumier le faisait désigner tout naturellement pour cette tâche. En outre, elle dut bien le concéder, sa façon de présenter les choses avait été bourrue, mais comment en pouvait-il être autrement, mais tellement sur jouée qu’elle prit cela comme de l’humour et accepta toutes les consignes de bon cœur. Rien de bien extraordinaire dans ses demandes. Même le mot « demoiselle » ne réussit pas à passer comme une référence péjorative. Les règles érigée par une communauté ne se discutait pas. Il suffisait d’être au courant. De toute façon, pour Orchid, ce ne devait être qu’un transit sans intérêt particulier même si toutes ces informations seraient soigneusement mémorisées : on ne savait jamais...

Elle l’avait donc écouté, les bras croisés sur le table, la tête légèrement baissée, un petit sourire en coin, amusé ou narquois, selon l’interprétation, aux lèvres. C’est le problème avec les crocs proéminents des Zélos c’est que le sourire le plus innocent peut être interprété comme au minimum carnassier et très vite comme agressif. Pas sûr que pour Igrim le contresens soit si important, mais une personne aussi douce et affable que Lupen avait dû pâtir de ce genre de confusion…
Elle attendit patiemment donc que celui faisait de plus en plus figure de patriarche du groupe ait fini de se restaurer, l’accompagnant en se servant une dernière bolée de thé avant de lui emboiter le pas pour sortir finir les derniers préparatifs. Elle se dirigea donc en premier lieu vers l’écurie où l’attendait Garbold et son harnachement. Elle le mena donc par le licol jusqu’au charriot qu’elle noua à l’arrière par une longe assez longue, pour lui permettre de manœuvrer de brouter, mais assez courte pour qu’il ne puisse pas s’entraver et se blesser en trébuchant dedans et ce à bonne distance de celle de Lupen.

« Nos chevaux ? Utiles donc, là où nous allons…? J’en conclus que la barge est de taille raisonnable ? »


Raisonnable devait être un euphémisme lorsqu’il s’agissait de trouver une embarcation capable de transporter leur colosse de gentil organisateur sans qu’il ne passe à travers le fond. Rien à voir donc avec un vulgaire bac ou radeau, non une vraie barge.

*Et bien ça va pas être coton à manœuvrer ça…*

Elle avait pourtant été rassurée par la succincte description que le Haut prêtre en avait faite à l’intérieur, mais là elle essaya d’imaginer la taille de la voile évoqué à ce moment et surtout celle du gouvernail… Elle espérait tout au moins que le courant ne les entraînerait pas trop vite…

*Ne rêve pas trop, je te rappelle qu’on va dans les gorges là !... Il y aura au moins des passage rapide si ce n’est des chutes…*

Elle déposa ses fontes et ses armes à la place qui lui avait été assignée et jeta un coup d’œil en direction de l’ondulation de train derrière laquelle elle avait laissé Grimrl. Elle ne savait pas trop si elle devait en parler à  ses compagnons, les loups ne sont pas toujours bien acceptés et certains chevaux peuvent prendre le mors aux dents  en leur présence... Habituer sa monture à sa présence avait été un vrai travail de dressage… De plus, elle avait promis la confiance à Brom Ode'Bahalmarche. Cela devait aller dans les deux sens…

« Un loup m’accompagne. J’espère que ça ne pose pas de problème ?… »


En cas de souci elle pouvait très bien le renvoyer à ses landes nordiques, mais partir sans lui était assez rare pour qu’elle le fasse sans plaisir. Les deux mâles étaient bien suffisants pour atteler les chevaux, mais il était hors de question qu’elle passe pour un poids mort dès les premiers instants de leur périple ? Elle s’attacha donc à passer les harnais en vérifiant qu’ils ne soient pas torsadés, cause de blessure plus fréquente qu’on ne le pense souvent des animaux, même si ceux-ci ne semblent pas devoir être arrêtés par une petite égratignure. Avec la masse qu’ils auront à tirer, il s’agit là des plus robustes bêtes de trait qu’elle ait eu l’occasion de voir. Les arrêtes des sangles de cuir restent pour tous les annimaux, même les plus endurants, à la longue sur leur peau de vraies cause d’irritation et escarres… Tout en se doutant qu’un de ses compagnons l’avait déjà fait elle profita qu’ils fussent encore sur un terrain horizontal pour vérifier le fonctionnement du frein à manivelle. Tout était graissé où il fallait et rien ne semblait empêcher le bon fonctionnement de cette mâchoire qui empêchait le charriot de pousser les chevaux dans les pentes ou de les tirer inutilement en arrière lors des arrêts en terrain accidenté.

Puis elle grimpe derrière le banc de conduite et s’installe à la place qui lui est assignée non sans remarquer le rictus qui se dessine sur le mufle de son Zélos de compagnon d’aventure. Elle saisit une couverture et la lui tend. Après tout rien n’interdit que les conducteurs aient leurs popotins maltraités par les chaos de la route !... Le charriot s’affaisse mais tient bon alors que le forgeron prend place. Elle profite des derniers ajustements de fessier sur les planches pour jeter un coup d’œil sous les bâches qui arrivent à sa hauteur d’yeux. L’attirail et les vivres sont si impressionnants qu’elle ne se fait pas de mouron sur la méticulosité de la préparation. Tout a bien dû être prévu, jusqu’à la dernière corde et au dernier grappin. Elle espère seulement qu’ils ne passeront pas plus de temps à se nourrir qu’à essayer de mettre la main sur le trésor tant convoité… Tout semble paré et les choses intéressantes vont pouvoir commencer. Devant elle, les mains expertes jouent avec les cartes et elle ne peut s’empêcher d’admirer la dextérité des grosses mains.

Une petite partie !!! Elle a beau sortir d’un monastère, elle a aussi traîné dans les basfonds de bien plus d’une cité et elle connaît le principe. Gagner les premières parties pour se faire appâter et puis ensuite n’avoir plus aucune chance. On lui a même explique le principe de la manipulation une fois : laisser glisser une des cartes lorsque que plusieurs sont l’une sur l’autre et le manipulateur habile ne laisse jamais voir laquelle et c’est là que tout se joue. A se demander même si au bout du tour, le tricheur sait lui-même où se trouve la carte convoitée… Mais bon, on ne pourra pas dire qu’elle n’a pas fait d’effort et puis cela fera passer plus vite les premières lieues…
Elle sort de sa poche de ceinture quelques dias :

« Combien je suis sensée perdre ? »


Mais elle n’a pas le temps d’entendre la réponse que la grosse voix du cocher de luxe la prend à partie sur son appétit et sa mission durant le trajet. Elle tourna vivement la tête vers Brom et croisa son regard rieur.  Elle retient un rire qui lui montait du fond de la gorge :

« Vous ne comptez pas me rationner tout de même. Apprenez qu’une DE-MOI-SELLE affamée est de TRES mauvaise compagnie ! »


Elle avait pris soin de bien détacher les trois syllabes à l’intention de Lupen dont elle attendait avec impatience qu’il la considère comme partenaire dans leur affaire commune et non comme une demoiselle susceptible d’être en détresse et donc par la même occasion, de devenir pire qu’un poids mort…
Elle tapa du plat de la main de dossier du banc de guidage.

« Bon on la fait cette partie ou vous comptez attendre que j’aie épuisé les provisions ? »

Elle jeta un regard vers l’arrière où l’auberge disparaissait déjà derrière le pli de terrain. Qui eut cru qu’elle aurait pu abriter les deux monstres qui l’accompagnaient ?


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Jeu 19 Fév - 13:29

    Ha qu’en voilà une belle ballade, une belle route tournant vers le levant, une course poursuite vers le soleil irradiant joie et bonheur avec un groupe rêver, magnifique et plein de grâce qui … Non décidément ce n’est pas possible, c’est eux quoi ! Au moindre chaos de la route les suspensions du chariot souffrent sous la masse du monstre et du Zélos, les chevaux aussi gros que des bœuf devront être changé à la mis journée, ils transportent en bouffe de quoi faire une orgie, et la actuellement le Zélos rie de bon cœur à la blague et en se faisant plumé par la demoiselle en face de lui retourné sur le banc ne regardant même pas la route en bon chef d’expédition.

    Bon ne nous voilons pas la face, les petites victoires du Zélos compensent parfaitement les belles et cuisantes victoires d’Igrim mais il triche comme il respire, c'est-à-dire beaucoup et bien, comme un guerrier, pas bruyamment et flute j’arrive à lui faire des compliments ! Il joue donc aux cartes sans Brom parce que le gas est juste un rabat-joie sans vergogne et qu’en plus d’empêché à ce fier jeune Zélos qu’est Lulu de chevauché en montrant à la compagne du groupe les joies du corps, il ne veut pas se faire plumé ni jouer car il sait très bien qui vas gagner. En vérité il a l’esprit concentré sur son bout de métal alors que Lulu lui n’en a foutrement (c’est le cas de le dire) rien à ciré, il fait ça uniquement pour les bottes de son patron et un semblant de sentiment d’amitié, si un être tel que lui peu en ressentir vraiment. Disons une espèce de vague sensation d’appartenance à une famille.

    Mais là il s’amuse, il boit, il rit, rapidement il a commencé à demander qu’on fasse passer “l’entré du pique-nique“, c’est comme ça qu’il a appelé le premier jambon sur son os qu’il a fait passer à Brom demandant ensuite le siens qu’il a attaqué à pleine jouant et trichant d’une seule main, l’autre étant occuper faire bouger, agité et amener à sa bouche un lourd jambon fumé et séché sur son os de quelques kilos … Il éructe, raconte des histoires et mange comme un vrai Zélos, parfois il laisse ses cartes, parfois il reprend le jeux, il parle de tout et de rien, d’histoires, des villes qu’il a visité, des combats qu’il a mené, il narre, bavouille et baratine.

    Dans tout son fatra d’histoire qu’il raconte et dont il est le héros on comprend vite qu’il a lui aussi vécu l’esclavage, mais pas si mal que ça, puis qu’il a été voleur, brigand, homme à femme quand il était riche (ce sont ses histoires préféré mais à la première claque derrière la tête de Brom lui font ralentir sur celle-ci), Zélos à emerde quand il était pauvre. Puis depuis qu’il est avec Tekum, si on le croyait, il vivrait une vie parfaite de femme (nouvelle taloche), d’argent bien gagné, de droiture et d’ordre, puis aussi de chasse au brigand … Alors que sincèrement il est plus souvent employé par la plume en temps que Frau le mage blanc, costumé et le visage légèrement transformé par la magie de son sous lieutenant, ancien pirate et l’une des têtes de l’hydre qu’est la plume du serpent …


    Mais revenons-en à nos moutons, la question principale de cette quête : sincèrement, vraiment, en les regardant bien, ou même de loin, juste à l’odeur ! Comment, par tous les dieux, pouvez-vous les qualifier de chevaliers et de groupe merveilleux ? C’est un tas de truc constituer de monstres qui serait parfait pour faire des quêtes admettons le.
    Mais qui, petit un, en ont absolument rien à ciré, et petit deux, dont la personne la plus stable du groupe est Irgim ! Et je pèse mes mots. Même pour tout l’or du monde je ne partirais pas avec eux, qu’est ce que je fais là ? Trop longue histoire …

    Rapidement à midi ils changent les chevaux dans un petit gite où ils en profitent pour se dégourdir les jambes. Lulu n’as même pas besoin de montré son insigne pour qu’on lui sorte deux bêtes aussi “Belle” que les précédentes et monstrueusement forte et à la carrure marqué. Ils se dégourdissent les jambes, autant dire que vous avez un Zélos qui saute de partout et qui fait montre d’une grande souplesse tout en enchainant les âneries dans le but d’essayer de faire rire la demoiselle (il ne s’avoue pas vaincu si facilement). Et hop sur les mains, on marche tout en faisant semblant de marquer avec ses jambes, on se votre volontairement sans grâce pour jouer sur le ridicule … Enfin il fait son spectacle comme il l’a déjà fait dans les rues pour ramassé quatre piécettes d’argents et douze Dias, un truc bien roder.

    Puis ils poussent la ballade tournant le dos au soleil couchant, ça aurait put être beau si Lupen ne s’était pas mis à chanter pour accompagner leur marche, est-ce vraiment nécessaire de dire qu’il chante faux ? Et des chansons plus ou moins paillardes accompagner de la voix de centaure de Brom après qu’il l’ai poussé en lui hurlant dans les oreilles à chanter avec lui. Tout y passe, chanson de marin, paillards, populaire, religieuses … Et c’est sur une chanson étonnamment belle, mais guerrière de part ses son, chanté par Lupen seul, que notre équipé retiendra comme étant un chant d’Arghanat, ce qu’il est, pour une fois Lulu ayant sortie une vérité de son chapeau à ineptie ! C’est donc sur cette chanson disais-je avant de m’étonné moi-même, qu’ils arrivent au petit village de marchant.

    Est-il important de précisé qu’à cette instant ils ont bien commencé à s’enfoncer dans les gorges et que déjà face à eux se dresse des falaises abruptes et les bruit caractéristique du fleuve ? Que l’air c’est fait plus frai et plus humide et que l’on voit à perte de vue les magnifiques montagnes d’Arghanat ? Arrêter de me regarder comme ça, Arghanat est magnifique qu’y puis-je ? Des paysages montagneux à perte de vue, des routes bien entretenues, des maison à rendre la vue à un aveugle …

    Comme à notre habitude et dans le but d’évité de faire chier nos peu nombreux lecteurs, nous allons zapper le nom du village que personne ne retiendra et l’appeler Aramis parce que ça fait gorges, mousquetaire et sympathique, ce qu’est le petit village. C’est donc dans un parvis de terre battu que se dressent des maisons au rez-de-chaussée en pierre blanche surmonté par un étage de bois et un toit très pentu en Ardoise comme sont la plus part des maisonnettes d’Arghanat. Encore une fois on s’étonnera des jardins tous bien tailler, des maisons propres et des entré balayer. Encore une fois on s’ébaubira devant les senteurs, les parfums, les perce-neiges qui sortent fièrement, la douce flagrance des feux de cheminées et des repas du soir qui cuisent doucement. Puis comme tout bon aventurier on jettera un œil à la barge qui les attend derrière un gamin qui attend pour récupérer les chevaux.

    Et là, là c’est le bonheur, Lupen quitte la charge de commandant du groupe qui revient à Brom et il se dirige vers la dite barge. En bois, elle est faite pour une dizaine de personne, le fond est juste assez incurvé pour allé en basse mer mais surtout survivre aux remous du fleuve mais nous resterons sur le mot barge. Une calle déjà rempli de nourriture, de cordes, d’amadou et d’autres objets nécessaires et dans une suffisance digne de la nourriture (il s’est quand même farcie un jambon sur la route plus plusieurs légumes et un kilo de viande de bœuf séché le Lulu quand au BoB n’en parlons pas, et là on entend déjà son ventre crié famine !). Sur l’arrière une seul cabine qui est faite pour contenir cinq ou six personnes, ici elle contient un lit à la taille de Brom et deux hamacs, ainsi que des chaises, une petite table et un nécessaire à cuisine. Enfin au dessus de la cabine le poste de pilotage est inspecter par Lupen, à le voir il est incontestable qu’il a l’habitude des bateau, ou du moins qu’il a appris pour savoir de quoi il parle quand il se prétend pirate. Il juge donc tout ça avant de se posé devant Brom au Garde à vous :


    -“Mon commandant, la barge est prête dès que vous aurez finit de décharger le chariot, on prend le fleuve demain, on laisse les chevaux ici ils ne nous seront plus d’aucune utilité, on se fera remonter par les bœuf qu’on prendra au poste de change où on voudra remonter. Puis on reviendra ici avec votre objet, jusqu’à cette instant c’est vous le chef cher vieux machin ! Cependant je me donne un dernière ordre, comme je ne veux pas mourir empoisonné je m’ordonne d’aller faire à manger pour ce soir, on a une cabine à investir, on dort dans la bateau ! Le dernier arrivé est le premier balancé à la flotte en cas de problème !”

    Et en disant cela il se jette avec une agilité déjà démontré vers le bateau.



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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Lun 23 Fév - 17:11

    Comment qualifier ce voyage si ce n’est de part sa beauté que les plus grands bardes pourrait nous envier ? Comment ne pas voir l’effervescence flagrantes des paysages, comment ne pas se pâmé devant la blancheur nacrée des monts qui entour le petit groupe en soif d’aventure ? Comment ne pas rêver simplement de passé la nuit sur l’herbe verte de la plaine, douce à l’œil et épaisse comme il se faut en cette période de l’année ? Comment ne pas entrapercevoir, juste entendre murmurer la poésie de ses bois que le Duc D’Arghanat et grand Prêtre de Fen trouve lui-même merveilleux ? Comme ne pas ressentir de frisson sur ces routes de terres battu séparé par une chaussé centrale en pierre qui remonte comme une colonne vertébrale le long de toutes les routes principales d’Arghanat, un pavé pour les piétons, et de la terre pour les chevaux et les chariots, plus plats, moins agressif pour les sabots des chevaux, elles zèbrent le Duché reliant ainsi les grands lieux, une fois sur une de ses routes on peut aller partout et des dizaines de postes, des centaines d’auberges se postent espacé comme il se faut pour des demi journées de marches vrai …
    Qui ne frissonnerait pas d’admiration en voyant le groupe parcourir Arghanat ?

    Et non pas seulement pour Arghanat mais aussi pour le petit groupe. Qui pourrait se plaindre d’un groupe aussi joyeux, contre toute attente Orchid et Lupen semblait tout les deux faires des efforts dans la bonne direction, malgré quelques dérapage de leur fougueux guide vite remis en place. Ainsi les sourires, les jeux et la joie de vivre et de manger était de rigueur.

    Brom, dans toute sa noblesse fit honneur aux repas préparé par Fuay, car c’était lui qui avait fait séché et préparé la plus part des mets qui furent sorti du chariot, il avait choisit parmi sa réserve les meilleures douceurs, des légumes encore frais et beau malgré la saison avancer, et des viandes juste séché à point. Ainsi faire honneur à tout ces plats, à ce jambon juste doux, avec cette flagrance de hêtre qui s’enfonce jusqu’à l’os, peu de gras, et cette résistance parfaite, un pure bonheur auquel on ne peu résisté. Quand à la viande séchée, elle avait été dessalé dans l’hypocras, ainsi les épices s’étaient infiltré dans cette dernière jusqu’au cœur de la fibre du muscle pour ne laissé personne indifférant. Et contre toute attente, alors que ces viandes sont souvent finit en croute de sel, l’air saint et sec d’Arghanat et du séchoir de la petite auberge avait permis de ne pas remettre du sel après le premier dessalage, conservant ainsi le gout parfait et sans être trop salé. Les seaux de lait frai étaient donc parfait pour aller avec une telle merveille, tout comme les fromages et les fruits des bois qu’il leur avait préparé, la bonté même et un mélange exquis qui n’avais laissé le chevalier et son grand Cœur indifférent –c'est-à-dire qu’il a manger plus que Lupen, je traduit quand même …-.

    C’est donc à la mis journée que nos amis firent une rapide pose, supervisant en premier lieux le changement des chevaux, non par manque de confiance mais juste par noblesse d’âme et volonté d’aidé, Brom s’en était très vite retrouvé à parler tremblement de terre avec le jeune homme qui n’en avait cure mais qui, bien élevé répondait aux questions de chevalier avec le plus de précision possible, ce dont le chevalier prenait note, avec passion. C’est donc pendant que Lupen faisait sa prestation qu’il rajouta un point sur sa carte, un point de plus, de quoi tout changer, l’espoir, il jeta un coup d’œil à la représentation de Lupen pour les beaux yeux de la Zélos et sourit, l’espoir que tout se passe à merveille.

    Ils repartirent, et c’est sous les aires entrainant de Lupen que le vieil homme se mis aussi à chanter, des chansons anciennes, des chants religieux, des magnifiques champs propulsé par sa voie suave et profonde qui faisait écho aux monts qui se rapprochaient alors qu’ils quittaient la route principale pour s’enfoncer, après un voyage agréable et beaux, et alors que le soleil se couchait doucement dans leur dos, dans les gorges.

    C’est donc auréolé, sous la douce lumière fraiche d’un soleil d’hivers, que le village fit son apparition. Encore de magnifiques maisons de montagnes toutes de pierres et de bois, encore des toits à pente forte, encore des maisons fleurit, encore des pots aux fenêtres rentré contre le gèles qui laisse encore entrapercevoir la verdure et quelques fleures guillerettes dans les bleus et les blanc en écho à cette neige si près sur les monts environnants. Mais ici le fleuve imposait son climats, et si il était encore fort et digne des gorges, il n’en restait pas moins aménager par la population Arghanatienne. C’est donc un joli port avec six embarcadères de bois sombres qui était installé sur un replat du fleuve qui pouvait ressembler à un lac artificiel, et en face d’eux la barge.

    Si Brom avait assez peu de peur, et encore moins de terreur, de par son passé et sa psychologie peu commune mais très noble, il n’aimait pas l’idée des bateaux et encore moins des ponts, en vérité c’était plus dût au fait que sa densité l’empêchait de nagé le faisait coulé à pic, et du fait que peu de pont pouvais résister à son poids. Il avait donc demandé une barge faite pour la livraison de métal dans ses lettres aux Ducs, choses qu’il avait eut à en regarder l’oiseau. De fait, si Brom savait instinctivement la plus part des secrets de l’artisanat de par sa connexion avec Bor, il n’avait aucune idée de comment utilisé ou manœuvré un tel engin et c’est aussi pour cela que Lupen lui était fort utile.

    Il donna donc un coup de main au déchargement du chariot, qui fut fort rapide vue le nombre de choses que peuvent porter ses deux longs et puissants bras, mais tout aussi rapidement Lupen vient lui faire son annonce avec sa candeur habituel et c’est avec joie qu’il accepta son offre vis-à-vis des cuisines quand à la courses, armé de son perpétuel et magnifique sourire, il ne se fit pas prié pour faire une réponse :


    -“En temps que capitaine et sachant que je ne peux nager, et ce n’est pas juste une excuse car je ne sais pas, je serais de toute façon le dernier à quitter le navire en cas de problème, donc c’est entre toi et Orchid, moi je ne concours pas sur ce genre de chose. Et puis si je saute dans la bateau tu vas avoir une voix d’eau … Moi je me charge dans la cabine et je n’en bouge que pour sortir de la barge demain soir … Sinon c’est bien trop dangereux.”

    Il laissa donc ses deux compagnons faire la course et monta avec toutes ses précautions dans le navire. Et ce qu’il avait dit n’était pas une aberration, rapidement on pouvait devenir où Brom était par rapport au centre de gravité du navire car c’est un fait, toute sa noblesse, sa bonté et son honneur avait un poids qu’on ne pourrait réfuter, le poids du savoir et de la foi. Il s’installa donc comme promis dans la cabine laissant les autres déplacer le stock en conséquence –plusieurs (avec un gros S) quintaux son nécessaire pour contrebalancer la masse de mon BoB favori-. Et, alors qu’il s’installe, il se penche à nouveau sur sa carte, commençant une série de calcule sur un coin de feuille dans l’espoir de resserrer encore le périmètre grâce à ce nouveau point, ils ne se sont pas loin, mais demain, demain est un autre jour plein d’espoir.

    Il attend donc Lupen et la nourriture, car si il vas surement expliquer à la Zélos son travail sur le navire, il sait aussi qu’il viendra lui apporter un des plats dont il a le secret, qu’avait-il manger la dernière fois qu’ils avaient bivouaqué ensemble ? Il se perdit un instant dans ses pensé avant de revenir à sa carte.

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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Dim 1 Mar - 10:22

Elle sourit. Et oui, elle sourit. Le début de la journée est un régal et si en se dirigeant vers le levant le charriot n’avait aucune chance de gagner une quelconque course, encore moins que s’il se dirigeait vers le couchant, il cahotait aussi paisiblement que la charge dont il était lesté le lui permettait et en tout cas pas de façon que trois aventuriers puissent s’en offusquer hormis s’ils étaient en passe de confondre quête et croisière ce qui équivaudrait à confondre un garagos et un veau. De plus l’arrimage du chargement à l’arrière prévenait toute velléité de chute sur le chemin ou de glissade impromptue et contraire aux nécessités de l’équilibre.

En outre et à la grande surprise de la Zélos, la compagnie était plutôt agréable. Vous avez bien lu, agréable ! Qui aurait pu le croire cela après l’entrée en matière désastreuse de la veille ? Nul besoin de s’appesantir sur le personnage du colosse bonhomme et bienveillant accaparé par la conduite du charriot. Vous l’aurez compris, la louve de Kesha se sentait moins carnassière à son contact. Tout le monde a le regard tourné vers le chef autoproclamé de la journée. Alors ne nous faisons pas d’illusions. Elle n’en est pas à conter fleurette, ni même à placer son congénère parmi les personnes les plus raffinées qu’elle ait rencontrées, mais sa simplicité du moment lui convient et il parvient à être correct et sans détour.
Quoi me direz-vous en quel honneur cette demie-louve, cette sauvageonne peut-elle se targuer de d’identifier une quelconque finesse chez son prochain ? Vous avez raison, elle n’en a certes pas les compétences. Cependant, elle est capable de faire la différence entre le personnage détestable de la veille et celle qui partage cette étape de cette aventure ma foi fort bien préparée. Etait-ce la même au demeurant ? Physiquement il n’y avait aucun doute, mais ses préoccupations ont l’air d’avoir bien changé et d’autres détails sur lesquels nous reviendront ne pouvaient qu’être appréciés de la prêtresse.

En premier lieu, elle s’attendait parfaitement à perdre, mais ponctuer ses déroutes de quelques victoires faisait passer la pilule bien mieux que sa susceptibilité n’aurait pu le croire. Elle ne savait trop si elle le devait à sa chance voire à son talent ou au contraire à la dextérité de son adversaire aussi habile à perdre qu’à gagner, cela rendait les choses plus drôles et moins monotones. D’autant qu’elle devait bien  l’avouer Lupen n’avait pas le triomphe trop railleur. Bref, perdre dans ces conditions était acceptable voir plaisant.

Malgré les grincements le charriot n’avait rien d’inconfortable et l’assurance de manger à  sa faim sans trop d’effort si ce n’est celui de supporter les talents culinaires des uns ou des autres, permettait d’avoir l’esprit dégagé de la plupart des soucis matériels. De son côté, le guide de l’attelage à qui les suspensions devaient de souffrir, leur tournait le dos, mais Igrim se plaisait à imaginer sur ses lèvres un sourire bienveillant. Il devait bien être la seule personne à pouvoir faire cohabiter les deux Zélos si dissemblables malgré les apparences. Quelque part, Orchid lui en était reconnaissante. Elle se trouvait capable de supporter un des genres de personnes qu’elle ne se serait jamais attendue à supporter. D’un autre côté, elle devait bien admettre que le manipulateur de carte faisait des efforts de bonne conduite qui pouvaient lui valoir un bon point. En cet instant elle croyait facilement le récit de la veille du colosse à propos de leur compagnon. Il pouvait bien être en effet quelqu’un d’honorable et de fiable. Alors pourquoi en douter ?
Sans se poser de question, elle passe les victuailles qui lui sont demandées. Elle n’a qu’à tendre le bras la plupart du temps ou juste faufiler une jambe entre deux caisses pour accéder à la corne d’abondance de l’arrière du charriot. Oh ! Elle a bien un temps de retard sur ses deux compagnons et se contente dans un premier temps de les regarder comme une poule qui aurait couvé un canard.
A leur habitude, les soupirs de contentement du prêtre et la voracité du Zélos en disent long sur le fumet des mets qu’elle leur prodigue et elle ne met pas longtemps à les accompagner dans leur repas même si comme la veille elle ne leur arrive pas à la cheville en matière de capacité à ingurgiter des quantités impressionnantes. Sa préférence allait aux fromages, manière aisée de conserver et transporter du lait. Elle n’osait envisager qu’ils aient été affinés dans la cave de l’auberge, tant leurs parfums set leurs aromes étaient délicat. Là non plus elle n’était pas experte, mais elle n’envisageait pas que cette diversité ait pu souffrir de promiscuité dans la même cave, mais depuis la veille, plus rien ne pouvait l’étonner quant-aux compétences culinaires des hôtes de l’auberge.

Elle écoute les histoires fabuleuses d’un héros mythique nommé Lupen Z'en Rahar, le regard pétillant et le sourire amusé. Amusé par quoi ? Par le doute ou par la gouaille du conteur ? Elle ne sait trop, mais elle n’y voit aucune vantardise ni aucun affront car les légendes sons si bien narrées qu’on en oublie les filets de bave qui enguirlande les commissures et leur repas… Fille du nord, elle voyage avec lui de cité en cités là où elle n’a jamais mis les pieds. Elle ne sait si cela lui sera un jour utile, mais chacune d’elle sous les mots du Zélos est plus pittoresque que la précédente… Par la même occasion elle comprend plus de choses comme les relations de Brom Ode'Bahalmarche du Zélos et de la plume du serpent. Elle s’était plutôt montrée discrète sur le sujet depuis qu’elle avait rencontré le haut prêtre, mais les récits de Lupen ainsi que celui de la veille de la part du colosse dont la masse menace à chaque chao de briser le banc de guidage ajoute quelques pièces à ce puzzle atypique. Quant-aux vantardises de séducteur du conteur, elle ne s’en offusque pas. S’il est des choses sur lesquelles elle est susceptible au regard de sa propre personne elle sait bien que le jeu de la séduction est le jeu le plus répandu en ce monde avec celui qui consiste à donner la mort à son prochain et de toute façon, de ce qu’elle en sait, c’est à peu près le même chose, elle préférant le deuxième au premier. A chaque taloche bromesque elle baisse la tête pour cacher le sourire amusé et ne le dissimulons pas satisfait que celui dessine sure le visage.

Ce voyage a des allures potaches durant lequel si la Zélos, reste encore sur la réserve observant les rapports entre ses deux acolytes, elle ne parvient pas à bouder son plaisir d’une journée de transition plutôt agréable. Hier ils festoyaient ensemble, aujourd’hui, les planches du charriot leur échauffait les lombaires avant que demain sans doute ils ne poursuivent à pied ou par un moyen moins confortable s’escrimant avec une embarcation qu’ils ne maîtrisent pas autant qu’elle le voudrait en tous les cas…

Vous l’aurez compris la prêtresse ne parvient plus à regretter d’être engagée dans l’aventure qui s’annonce comme une parenthèse dans sa vie agitée d’espionne, de tueuse, de rapteuse ou même de protectrice

La pose ne la fait que peu revenir dans la réalité d’un voyage trop bien organisé pour que les choses durent ainsi jusqu’au bout. Elle ne comprend pas toujours le comportement du jouer de carte qui se mue aussi facilement en bouffon qu’en  conteur, mais elle ne perd pas une occasion de laisser un sourire narquois illuminer son visage d’ordinaire si austère, lançant des coups d’œil complice au colosse occupé autour de l’attelage et de sa carte et une piécette à l’acrobate alors qu’elle veille avec le géant à ce que le relais des bêtes se passe dans les meilleurs conditions possibles et que les sangles soient aussi bien passées et ajustées qu’au départ de l’auberge du matin.

Elle profite de cette pose et du rempart proposé par le charriot pour vérifier la souplesse de ses articulations et de son dos et retrouver un peu d’influx après cette longue séance de paresse.

Mais les meilleures choses ont une fin et elle laisse se perdre son regard dans les feux du couchant lorsque les deux amis se mettent à chanter, façon de faire abstraction des fausses notes et des paroles. Le reste de la journée s’est si bien passé grâce à la bonne humeur de Lupen que c’est bien à son tour de faire des efforts. Elle n’a aucun talent de société et ne parvient guère à maintenir alors son sourire. Le mieux qu’elle puisse faire c’est sortir sa pierre à affuter et son katana et s’occuper de l’entretien de sa lame tandis que les couplets s’égrainent le long du chemin. Oh ! Ce n’est pas qu’elle en ait véritablement besoin tant elle y est quotidiennement attentive, mais c’est un bon dérivatif un peu comme parler à un ami imaginaire lorsque l’environnement n’est plus aussi agréable… Les talents de chanteurs du forgeron ne peuvent couvrir les couinements inavouables du manipulateur de tarots.

Heureusement la journée touchait à sa fin et déjà le but de leur étape se profilait en même temps qu’une dernière chanson vantant les mérites du duché résonnait au-dessus du charriot, sans perturber plus que les autres vocalises du Zélos les bêtes qui le tiraient obstinément. L’atmosphère et le relief changèrent en même temps. Elle rangea la lame au fourreau pour contempler ce qui mettait tant en joie le chef de la phalange. Elle ne pouvait nier que le spectacle était magnifique. Le charriot s’enfonçait lentement par la piste prévue à cet effet entre les parois de la gorge qui embrassait le fleuve tandis que les montagnes semblaient à l’occasion d’une courbe, lui barrer l’horizon. Le village était là où il devait être tel une gravure de conte pour enfant. Quelque chose de suspect ne pouvait cependant s’empêcher de faire tiquer Igrim. Quelle force pouvait bien imposer tant de constance, tant de raison et de valeurs uniformément partagées aux habitants. Les différentes règles énoncées plus tôt par Lupen devaient bien être complétées par quelques injonctions à la propreté et à l’ordre des villages. C’était sans doute le prix à payer pour la sécurité, mais que restait-il de la liberté ? Elle n’entama pas le débat avec son congénère consciente de l’amour qu’il semblait nourrir pour le duché et après tout, le concept de liberté… Elle se contente donc d’admirer les agencements réguliers et la propreté suspecte, l’ordre donné même aux éléments de la vie sauvage. Elle pensa au grand loup et le chercha des yeux constatant avec soulagement son absence dans les alentours immédiats. Il était assez facile d’imaginer que des animaux avec une réputation aussi néfaste que les grands canidés devaient être chassés avec entêtement, à moins qu’il ne serve d’exutoire à une population trop encadrée capable alors d’admirer un symbole d’indépendance et de liberté, encore elle… Elle saute du charriot à l’approche de la barge curieuse de voir ce qui allait les mener le plus proche possible des falaises où ils allaient chercher un objet comme une aiguille dans un meule de foin malgré les enquêtes préalables de Brom et ses efforts pour réduire le périmètre des recherche. Etait-ce les chants de Lupen, le bel optimisme du début de journée avait quitté la prêtresse. Lupen dira peut-être que c’était son côté austère naturel qui reprenait le dessus alors qu’il pouvait se montrer fier de l’avoir un peu déridé une bonne moitié de cette journée.

Elle ignore le gamin et se plante devant le fleuve au-dessus du plat-bord de ce qui deviendra leur embarcation. Son impatience dictée par une certaine inquiétude, l faut bien l’avouer, la laisse abandonner le chef de l’expédition, le haut prêtre_ car malgré la convention du jour, c’est bien lui le chef et le Zélos n’est rien d’autre qu’un spécialiste des lieux, sans jugement péjoratif à son égard_ abandonner donc Brom au déchargement du charriot. Le port d’attache est une merveille du hasard creusé sans doute par les remous du fleuve à cet endroit des gorges. Sans doute un roc ou une marmite sou marine a-t-elle imposé à la puissance du fleuve de se débattre contre les rives et voilà comment toute une communauté peut alors trouver un lieu propice où jeter les amarres sans mauvais jeu de mot.

Elle jauge la coque, sa longueur sa largeur, elle qui ne connait rien à la marine et à la navigation. Rien ne la choque évidemment et elle est même rassurée en observant que les choses se présentent un peu comme elle l’avait imaginé : compliqué ne serait-ce que d’envisager de manœuvrer une telle masse sur un fleuve qui ne cache pas son débit et son courant. C’est à peine si elle écoute les dernières remarques du Zélos qui se jette dans la barge en une dernière pirouette disproportionnée à la situation, mais encouragée, elle suit le mouvement pressée d’explorer cet esquif qui devra les mener à destination. Tout semble prêt pour une croisière. Elle ne cesse depuis qu’elle a rejoint les deux compères de s’étonner de l’importance du confort pour les deux complices. Rien n’en est gâté, mais pour elle qui a l’habitude de vivre de peu et avec un minimum de commodité, tout cela reste nouveau. Elle a fini par comprendre les nécessités alimentaires pour le haut prêtre qui doit nourrir un métabolisme tout autant hors du commun que sa stature, mais confort de la cabine … Elle ne va pas non plus se plaindre soyons clair. Elle est juste surprise… Elle monte prestement à ce qu’elle a réussi à identifier comme le poste de pilotage. Elle craignait qu’un simple gouvernail à perche ne le constitue mais la présence de la grande roue de la barre la rassure. Elle semble bien plus aisée à manipuler… Elle rejoint le pont sur lequel émarge Lupen déjà chargé des ingrédients qu’il s’est mis en tête de préparer pour le bivouac. Décidément dès qu’il s’agit de remplir son estomac, il n’y a jamais une minute à perdre !

La barge prend du gite et s’agite alors que le colosse monte à bord et ne reprends son assiette qu’une fois que le nouveau venu à bord a rejoint la cabine pour apparemment ne plus vouloir en sortir. Le géant avait donc bien un point faible ! Elle ne l’aurait jamais imaginé ! Se dire que le simple fait de tomber à l’eau pouvait le mettre en péril la laissa un instant interdite, mais elle garde ses réflexions pour elle et descend à la cale pour aider à stabiliser l’embarcation. Enfin, elle se retrouve bientôt seule sur le pont, un peu interdite ne sachant que faire de sa personne. Aller tenir compagnie au prêtre ou aider le maître queue du jour ? La facilité lui dicte de retrouver Brom Ode'Bahalmarche dont elle se sent bien plus proche. Sans doute à cause de leur aventure commune de quelques semaines auparavant, mais sans doute aussi de son côté paternel qui l’enveloppe à la fois d’incertitude et de bienveillance. Mais elle a fait une promesse et elle n’a pas pour habitude d’abandonner les travailleurs à leur tâche sans au moins se proposer ses services. Elle se dirige donc vers son congénère déjà entouré de monceaux d’ingrédients parmi lesquels de légumes visiblement destinés à être épluchés pour le moins et sans doute un minimum émincés.

Sans mot dire, elle s’installe en quadrature avec Lupen et se saisit d’un couteau avant de se mettre en demeure de le seconder dans la corvée de pluche. Le regard baissé sur ses mains et les légumes qui luisent de couleurs plus vives à mesure qu’elle les débarrasse de leur robe terne, elle n’a pas l’aisance de trouver que dire. Les actes se suffisent souvent à eux pour la Zélos…


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mar 3 Mar - 15:20

    Lupen Z’en Rahar, rien que ce nom permet de faire d’un petit texte un long machin baratiné, c’est pour dire l’importance du dit nom, ça donne des impressions, des bases, des conneries, ça bave dans les coins et sa fait sourire la rombière. Dans notre cas on dit juste de qui en parle en en profitant pour brodouillé vaguement car on n’a rien à dire, mais ceci reste une discrète introduction après tout.

    Lupen disais-je, avant que vous ne cherchassiez à m’embrouiller, s’était lancer dans l’épluchage des légumes et la préparation du plat comme elle est faite par un type dans un bateau en pleine aventure, sans grandes précautions, et certain iraient même jusqu’à dire, à l’arrache. Le vieux loup de mer était donc au milieu d’un tas de légume parfaitement agencer, si si, à ses yeux en tout cas, à droite des pommes de terres, à coté des pommes de terre pelé, à gauche un choux, à gauche aussi du navet, des carottes, des poireaux, et là vous le voyez venir gros comme une maison, et bien oui, quitte à continué dans les repas équilibré, à coté du bouquet garni, fort beau d’ailleurs, attendait une bout de palette … Respectable d’après le Lulu, monstrueux d’après un homme de constitution normal, alors d’après votre copine, ne lui posé même pas la question ! Ainsi que le jarret, les saucisses et tout le bordel classique que nous laisserons à Brom le plaisir de détailler alors qu’il se rependra sur la nourriture préparé.
    En face de lui la marmite était posée au dessus de la zone du foyer, car la plus part de ses bateaux, dans le but de ne pas mourir de froid dans ses régions montagneuse ont deux foyer, l’un ouvert pour la lumière et la lourde cuisine, l’autre dans un poil dans la cabine mais qui n’allait pas servir outre mesure vue que Brom était présent dans le bateau.

    Le feu avait déjà prit et l’eau commençait à bouillir quand la demoiselle finit par choisir ce qu’elle devait faire, et qu’elle s’installa donc à coté d’un Lupen interloqué … Non pas qu’il ne croyait pas à la bonté humaine ou autre mais pour lui la farouche donzelle avait décidé que c’était juste un imbécile d’homme des cavernes et qu’elle était bien trop évolué pour ce genre de chose. Lulu de plus n’avais jamais fréquenté de prêtresse il se disait donc que c’était probablement dans le métier de la chose que de considéré ça. Pourtant elle était venu l’aider, alors certes elle ressemblait plutôt à une espèce de tombe qui à décidé qu’il fallait qu’elle aide car sinon sa maman lui dirait que ce n’est pas bien et quand on est chez des amis il faut faire la vaisselle, mais c’était déjà un début… Encore qu’il n’aimait pas trop les filles trop jeunes qui écoutaient encore leurs mères, sauf en jeux, en jeux ça peu être drôle. Mais bon qu’importe, dans le but d’une bonne entente cordial et d’évité de se prendre une taloche mémorable par papa Brom il décida d’entamé la conversation avec un temps soit peu de délicatesse, et si ça lui arrive :


    “Joli descente, et sachant qu’aucun de nous n’est capable de jeter Brom à l’eau, et que je suis arrivé en premier à la course, c’est donc toi qui passe à la baille si il y a un problème c’est ça ? Plus sérieusement demain j’aurais besoin de toi, Brom ne peu pas bouger tant qu’on n’est pas amarré, question de poids, tu seras donc charger de voile et d’amarrage, le fleuve est rapide on aura donc une petite demi journée de descente jusqu’au prochain poste, là-bas on laissera la bateau, tu seras donc chargé de leur lancer les cordages. Si il y a un problème tu sera aussi charger de monter au mats pour la voile, je doute qu’on en ai besoin sur cette partie mais bon, et si je te regarde fixement à ce moment là c’est juste pour savoir si tu vas bien, pas besoin de m’assassiné de suite.

    Pour le reste, j’espère que tu aime la potée parce que ce soir et demain à midi c’est le même repas, parait qu’elle est bonne, ça permet surtout de faire des viandes qui périme pas, d’apporté des légumes et d’avoir une eau bouillit à boire qui n’est pas mauvaise. L’eau d’Arghanat est très bonne, mais bon, des vieux reflexes, et je suis sur que Brom sera contant que je les ai gardé.

    Tu l’as connu le vieux toi ? Parce que je doute qu’il t’ai engagé sur un vrai coup de tête, il a dût t’observer avant, puis te sourire, moi il a hésité à me tuer la première fois qu’il m’a vue, et la deuxième aussi, je crois que la cinquième il a faillit, puis ça lui est passé … Comme quoi même à lui ça lui passe des envies comme ça alors y’a une chance que tu ne me tue pas avant la fin de la promenade de santé.”


    Il se tourne enfin vers la demoiselle et lui sourit. Torse nue malgré le froid il a posé son cuire ainsi que son lourd chemisier en toile sous les légumes épluché pour ne pas qu’ils soient sur le sol. Oui dit comme ça, ça fait classe, mais il faut pas oublier que c’est Lupen, qu’il a une face carrée, monstrueuse, des dents qui sortent n’importe comment, et que même si c’est sur sa cuirasse de cuire que repose les légumes épluché pas encore balancer dans la marmite, et gloire à dieux ils ne sont pas nombreux, moi j’aimerais mieux qu’il soient posé par terre. Je vous rappelle que même si la ballade était en chariot ça reste une grosse ballade et pas des moindres, donc le chemisier sent un peu l’homme qui à vue l’homme qui à vue l’ours… Ou même l’ours en faite.

    Finissant d’épluché ses légumes il écoute la demoiselle si elle daigne lui raconté un peu quelques bouts de sa vaillante histoire avec son forgeron d’ami, puis, après avoir tout balancer dans l’eau, la potée à ce coté merveilleux qu’il n’y a rien a faire à par attendre que ça cuise quelques deux heures, il enlève son pantalon large tailler lui aussi dans un gros cuire ainsi que ses bottes en se dirigeant vers le bastingage, il y pose sa ceinture, son jeux et ses vêtements et lance un regard vers la Zélos :


    “Je ne sais pas ce que tu en dis mais la flotte est fraiche ici, ça fait le plus grand bien de s’y laver, elle est très belle et la plus part du temps tu as pied, et sinon, tu peux toujours t’amusé dans le courant, gaf aux marmites par contre.”

    Puis sans attendre sa réponse il saute à l’eau dans un magnifique salto parfaitement mené, et oui, il est agile le bougre, et si comme d’habitude le seule but est d’impressionné la veuve et de butté l’orphelin qui voudrais essayer de faire pareille, ça reste tout de même très impressionnant, sans élan sa force de Zélos c’était déployé avec vitesse et précision le propulsant fort haut et lui permettant de retombé dans un trou d’eau visible depuis le navire sans une éclaboussure.

    Dehors la luminosité baissait, dans une heure et quelques briquettes il ferait nuit et la seule lumière serait celle du bateau et des habitations environnantes, le courre feu serait sonné et sortir deviendrait interdit surtout dans ses villages reculés loin dans les gorges et si proche de la frontière d’Arghanat et donc d’Eridannia. Le vent frais soufflait sans merci dans ces période encore hivernales et l’eau atteignait vainement la température “Ho bordel c’est glacé !” pas loin des dix dégrées, pourtant le Lulu ne semblait pas vraiment s’occupé de ce froid, le couche de gras qu’il porte au dessus des ses muscles roulants ? Les muscles faisant une compètent de “Je suis le plus gros ouech madame regarde moi !” ? Un mélange des deux ? Qu’en sais-je et surtout qu’en ai-je à faire, il se baigne dans l’eau froide si il veut moi je les regarde de loin et je ne fait que vous raconter ! Tant mieux d’ailleurs.


[Hrp : Je te laisse répondre on revient à BoB quand on lui apporte le repas, on va lui évité le plus possible les postes en bateau son perso se fait chier dans sa cabine et bosse sur les cartes qu’il connait par cœur, et comme là aucun de nous ne lui tape la discu … C’est pas comme si il avait quelque chose à faire ;)]



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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Ven 6 Mar - 19:04

Elle se demandait bien à quelle sauce elle allait être mangée car si dans l’action, l’entrainement et les réflexes ainsi que l’intuition lui étaient d’un grand secours, lorsqu’il s’agissait de faire acte de compagnie et ce, la moins mauvaise possible, elle était souvent bien mauvaise. Pas forcément sa compagnie mais elle… Elle garda donc dans un premier temps le silence occupée à sa tâche de marmiton. Si elle affichait la même gêne que la fille snob qui cherche à faire étalage de ses bonnes manières ce n’était en rien un reflet de son caractère. Comme dit plus haut, elle avait promis de faire des efforts à l’égard du Zélos qui leur tenait lieu de guide en Arganath et elle ne voulait pas se dédire. D’autre part les petites corvées de la sorte ne la rebutaient en aucun cas. Elle en avait accomplies des bien moins gratifiantes et des moins propres et ragoutantes…  D’ailleurs il n’y avait qu’à regarder ses mains qui sans être couvertes de cal à l’égal celles de Brom, ou même de son congénère, n’avait plus rien à voir avec les mains délicates des femmes de salons, des prêtresses habituées aux prières et aux cérémonies.

A regarder le monceau de victuailles à préparer, elle savait qu’elle était là pour un bon moment et qu’elle aurait sans doute à faire un minimum de conversation si elle en croyait la gouaille affichée de Lupen. Autant dire qu’elle n’était pas très à son aise, elle qui préférait les repas seule et improvisés avec pour tout compagnie les animaux qui la suivaient d’ordinaire et qui n’étaient pas très exigeants question échange philosophiques. Elle chassa ses craintes par quelques réflexions très terre à terre comme envisager ses deux compagnons à se serrer la ceinture à cause d’imprévus les privant de leur garde-manger. Il était en effet difficile d’imaginer la mauvaise humeur du guerrier cuisinier en temps de disette, mais il était préoccupant de se poser la même question pour le Haut Prêtre dont les besoins en nourriture devaient être considérables et pouvait sans doute le mettre à mal en cas de famine prolongée. En même temps la vue des émincé qui n’ont rien de mince justement la rassure quant-à la qualité des pluches qu’elle est sensée exécuter. Elle n’aura pas besoin de développer de complexe par rapport à cela et tout compte fait, pour les ventres insatiables de ses compagnons, les morceaux seront toujours intact et avec le même goût, même si pour elle, plus les morceaux sont petits plus les arômes… Mais foin des leçons de cuisine. L’heure n’y était pas propice et ils avaient sans doute autre chose à faire que de passer des heures à disserter sur la taille des dés de légume ou la taille des pièces de viandes…

Elle gardait donc la tête baissée sur l’ouvrage, les mèches échappées de sa lanière de cuir qui les tenait en arrière au matin pendant de chaque côté de son visage. De temps à autre elle était obligée de les chasser en arrière ou les glisser derrière l’oreille de temps autre elle jetait un regard à la flamme non plus surveiller le foyer et l’ébullition du contenu de la marmite, mais parce que son oreille  et sa joue exposées à la chaleur chauffaient plus que de raison et prenaient une teinte cramoisie sympathique et éloquente quant-à l’inconfort que l’âtre procurait à la Zélos ou alors la concentration qu’elle mettait à son occupation… C’est à l’occasion d’une de ces ajustage de chevelure qu’elle se rendit compte que son compagnon de cuisine avait enlevé le haut pour y déposer le produit de leur pluche. Elle resta deux secondes interdites à la fois en rapport à cette pratique étonnante_ elle aurait plutôt lancé les légumes dans une bassine d’eau claire, mais elle ne dit mot _ mais aussi en rapport avec la tenue dépoitraillée du guerrier. Certes, cela était courant parmi les baroudeurs ou les travailleurs de force de « se mettre à l’aise », mais on, ne pouvait pas dire que leur activité nécessitait une telle débauche d’énergie. Pour ceux qui s’attendent à ce qu’Igrim se laisse envahir  par une quelconque angoisse, qu’ils se rassurent. Elle n’est pas névrosée au point de ne pas supporter la vue d’un torse à partir du moment où on ne lui demande d’entrer en contact avec lui. Si cela ne l’émoustille nullement elle en prend son partie…  

Lorsque le maître coq _ joli jeu de mot pour le tombeur de ces dames, enfin si on en croyait ses prétentions _ lorsque le maître coq donc, rompit le silence ce fut un soulagement pour la prêtresse. Habituée aux chausses trappe de Léogan elle s’attendait à subir un assaut en règle sur sa conduite, ses valeurs que savait-elle encore, mais il se borna à rester dans le domaine de la mission qui les préoccupait et c’était fort bien  ainsi… L’action et juste l’action c’était tout ce qui importait la plupart du temps pour la louve de Kesha dont les débats intérieurs étaient peu nombreux. Elle écouta en silence l’allusion largage de lest. Elle eut même un petit sourire à cette grosse blague qui si elle devait devenir réalité ne la gênerait que peu, abstraction faite d’un courant trop violent car cela peut toujours se trouver ou une eau trop froide pour que la chaleur de la nage ne suffise à la contrer. Tout ça pour dire que nager était parfaitement dans ses cordes. Et en parlant de corde, le lendemain promettait d’en réserver quelques-unes à la Zélos. Elle écouta avec attention et sans mot dire_ oui sans mot dire et non sans maudire, je dis ça pour éviter les malentendus qui fleurissent assez entre les deux Zélos_  les indications à propos des manœuvres à venir. Elle relava la tête en se passant une nouvelle fois une mèche importune derrière l’oreille et regarda la capitaine de manœuvre, le regard clair.

« Pas de problème. Il faudra juste qu’Igrim fasse un peu le tour des cordages pour repérer lequel commande quoi pour un peu anticiper… »


Bon petit soldat, elle avait horreur d’être prise au dépourvu et en défaut et comme elle n’avait aucune expérience de la marine et des différentes lisses et autre gréements, elle préférait aller voir comment ça se passait. Elle choisit de ne pas relever la dernière partie de l’intervention de Lupen. Elle n’était pas non plus paranoïaque. Ce qui la mettait enrage était le regard dont elle était consciente ainsi que les discours de certains mais elle ne passait pas non plus son temps à se demander comment les regards se posaient sur elle. C’était le genre de chose qui vous rend vite cinglé et elle était assez « névrosée » comme ça ! Il y avait de forte chance pour que si assassinat il y avait il se face les yeux dans les yeux, enfin si le guerrier la laissait faire, car la montagne de puissance n’était sans doute pas du genre à se laisser faire ni même à se poser en victime…

« La potée ? Igrim n’est pas difficile… »


Elle retourna à sa tâche, toujours aussi concentrée… La réponse ne débordait pas d’enthousiasme, mais était simplement le reflet de ce qu’elle était, pleine de circonspection et peu encline à s’enflammer surtout pour un repas de bivouac. Cela n’avait rien d’une attaque à propos du repas, même si le lecteur peut comprendre que Lupen se sente un tantinet vexé, enfin, s’il a des prétentions gastronomiques en plus de la séduction qu’il exerce sur les dames bien sûr. Ce qui retint surtout son attention c’est le soin que le cuisinier apportait au forgeron. On aurait dit, une petite mère qui choie son grand ado de fils qui a grandi trop vite sans qu’on s’en aperçoive. Le regard de la prêtresse pétilla d’amusement sous son écran de mèches sombres. Le temps était donc venu de faires des confidences. Entre le baby-sitting que le Zélos prodiguait au Yurglof et sa curiosité pour les routes de hasard qui avaient mené la marmitonne il était dit que les choses iraient plus vite pour faire connaissance que ce à quoi elle s’attendait.

« Hum… Igrim s’était lancée dans une croisade personnelle à  Tyrhénium. Il a bien voulu me donner un coup de main en échange d’un service. Voilà le service. »

Elle fit un large geste sans lâcher son couteau pour montrer tout ce qui représentait leur aventure autour d’eux. Son sourire était franc. En fait on pouvait facilement comprendre qu’elle n’était pas mécontente de s’acquitter de sa dette, dans le sens où le géant derrière ses dehors bourrus, râleurs autoritaires était très attachant et avait eu une façon singulière de prendre sous son aile la prêtresse qu’elle appréciait plus que sans doute elle ne voulait se l’avouer.

« Il n’a pas encore essayé de me tuer… Il ne doit pas encore apprécier suffisamment Igrim alors… »


Quelque chose chantait à la femme que Lupen pouvait bien  être jaloux de ceux qui attiraient la sympathie du Forgeron, mais elle se trompait peut être. En tout cas, elle ne souhaitait pas prendre une place qui n’était pas la sienne ni même inspirer ce genre de sentiment au baroudeur.

« Pas d’inquiétude, je ne tue pas les amis de Brom »


Au moins les choses étaient claires. Elle allait se tenir à la promesse qu’elle avait faite la veille et cela ne comprenait pas l’élimination du chauvin Arganathien. D’ailleurs en parlant de ça une question tournait dans la tête de pioche comme se plaisait à l’appeler Léogan.

« Arganath ? Depuis longtemps ? »


Question courte ? Non vous croyez ? Oui mais que voulez-vous, on se transforme pas en reine des oratrices comme ça !
De banalité en confidence, le tas de légumes avait demandé grâce et se vit en moins de temps qu’il ne faut pour dire « potée », plongé dans la marmite en ébullition. Le devoir accompli, le Zélos eut soudain des velléités de propreté et d’hygiène et ce n’était pas du luxe. De son côté, sa complice de cuisine ne valait sans doute guère mieux, mais quant-à prendre un bain en sa compagnie il était un plongeon qu’elle… Enfin vous voyez quoi. Pour faire court, et en rendant grâce à quelques clichés et contradictions chez la dame (oui et pourquoi pas la dame ?), elle aimait être propre et ne reculait jamais devant un bain dans un lac une rivière ou autres étendues d’eau claire, mais nager nue en compagnie d’un homme c’était là une chose qui lui était encore impossible. Durant sa fuite en compagnie de la « grande meute », elle avait dû se passer de la possibilité de se laver d’autant qu’une partie de la reconnaissance en son sein passait par les odeurs, et donc quelques heures de plus à macérer dans son jus ne l’effrayait pas plus que de risque de supporter le regard d’un homme sur son anatomie. Elle profiterait de cette possibilité quelques heures plus tard lorsque les deux compagnons seraient endormis… Elle se leva pour contempler quelques instant le fleuve et dû admettre que le guerrier avait raison, mais l’onde serait toujours là plus tard…

Elle se contenta donc d’admirer l’ultime acrobatie du Zélos_ décidément il ne pouvait rien faire sans essayer un peu d’esbroufe_ et se retourna ensuite vers le foyer. C’était la viande qu’il restait à apprêter… La faire bouillir directement… Parmi les rares choses qu’i lui rester de sa mère c’était la vision d’elle en train de la faire griller avant de la laisser mijoter… Elle retourna donc au foyer, mais elle dut renoncer à son idée. La marmite était trop basse sur le foyer pour y glisser le poêlon qu’elle avait repéré dans la cale un peu avant lors de l’équilibrage de la barge et la quantité d’eau et de légume qui la chargeait, la marmite, interdisant qu’elle parvienne à la soulever pour la rehausser sur sa crémaillère et ce malgré sa force de Zélos. Elle retourna donc contre le plat bord de l’embarcation et s’appuya contre le bastingage pour observer les ébats aquatiques de Lupen. Seule sa tête était maintenant visible à cause de l’obscurité qui gagnait et de la réverbération de la faible lumière. La brise qui l’enveloppait faisait remonter à ses naseaux ses effluves de fin de journée, manière élégante de dire qu’elle commençait à sentir le poney. Et puis les règles d’Arganath lui revinrent en mémoire.

*Couvre-feu ! Par les chaleurs de la grande louve!*

Il n’allait bientôt plus y avoir moyen de se rafraichir dans tous les sens du terme et la cabine allait avoir des relents de fennec d’autant qu’apparemment il n’était pas question d’espérer que le Haut Prêtre prenne un bain… Elle haussa les épaules de dépit et se décolla de la lice pour traverser le pont. Et descendre à terre, longer la rive tout en observant les alentours. Il s’agissait de ne pas trop s’éloigner mais de trouver un endroit hors d’atteinte des regards indiscrets. Elle trouva bientôt une sorte d’anse de trois mètre de large seulement mais suffisante pour en faire son propre port d’attache. Elle se dévêtit en toute hâte, on ne savait jamais et se coula dans le lit du fleuve sans soulever le moindre clapotis. La température la saisit immédiatement. Heureusement elle n’en était pas à sa première expérience du froid. Sa vie de louve dans les landes du nord lui avait imposé des températures bien plus sévères. Cela n’empêcha pas la Zélos de nager énergiquement pour faire circuler son sang dans ses veines. Sous l’effet du froid, tout son corps se durcit, mais une fois les premières dizaines de secondes passées, elle s’habitua à la morsure de l’eau sur sa peau. Elle se dirigea vers la proue de la barge à la fois pour rester à portée de voix de l’embarcation mais aussi pour rester à l’abri des regards  qui viendraient du dessus et d’ailleurs… Elle joua avec le courant perturbé par la coque de la barge et plongea sous son étrave, entre le fond et la carène. Maintenant que le géant était stabilisé dans la cabine elle ne risquait pas de mauvaises surprises… La seule précaution étant d’émerger du côté du large pour ne pas se faire coincer entre le l’embarcation et le quai... A chaque fois elle jetait un regard prudent pour s’assurer que son compagnon de cuisine ne trouvait pas trop à proximité et se gardait bien de l’interpeler lorsqu’elle apercevait sa tête ou son buste sortir de l’eau. De son côté elle ne profitait pas du fait d’avoir largement pied et gardait les jambes fléchies pour ne laisser dépasser que sa tête aux cheveux plaqués par l’eau sur son cou et ses épaules.

Lorsque le jeu aquatique eut assez duré, elle se laissa glisser entre deux eaux en direction de l’endroit où elle avait laissé ses effets entre deux pierres…


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Lun 23 Mar - 15:37

    Ça nageouille, sa fait des bulles comme un gamin dans les eaux froides d’une rivières hivernales, ça barbottes et barbouille sa gueule délabré de flotte dégoulinante et après s’être asperger son torse musclé à l’eau froide puis retourné pour voir le visage probablement énamouré de la belle Zélos disparut il se laisse juste tombé sur le dos. Un grand splach plein d’un classe que l’on cherche encore retenti alors que, tranquillement bloquer dans un des contres courant de ce fleuve que les hommes du Duc commence à dompté à cette heure, le Zélos pense, car oui, parfois, il pense, c’est rare mais c’est un fait, c’est, pour mon plus grand déplaisir un être pensant. Pourquoi mon déplaisir ? Car ça me rappelle que la plus part du temps il ne pense pas le bougre, ou l’afflue de sang l’empêche de pensé, ou alors la testostérone, or il sécrète tout le temps de quoi nourrir douze bodybuilder et de temps à autre, assez souvent en faite, il se vide avec sa grâce toute particulière pour le plaisir d’une femme, ou le déplaisir mais restons à ce qu’il croit.

    Comme personne ne sait lire dans les pensé je vais garder ces quelques débats hautement intellectuel pouvant vous donné l’impression que l’être est d’une finesse sans pareille alors que c’est un coup de bol, pour moi, et je vais passer à la suite. Alors que la demoiselle sort des eaux froides telles une sirène dans ses océan esseulé et se retrouve au bateau –fichtre je fais presque du Brom- le lourd badot qui a décidé de prendre le rôle de l’insupportable du voyage est déjà sur le pont en train de servir des auges qui ressemble plus à des plats sans arrivé à vidé plus de la moitié de la marmite.

    Car oui, pour des raisons de “Quand-est-ce qu’on tape ?” nous considèrerons que le soleil commence à dire au revoir plutôt sèchement, nous somme en montagne et en hivers pour rappelle, il y a deux minutes il faisait encore jour, là c’est nuit noire qui traine et seul le feu réchauffe encore les cœurs esseulé de cette communauté de bric, de broc, et de bras cassé. Puis il se dirige sans plus prêter attention à la demoiselle, vers la cabine cabinative d’un capitaine consigné par son poids et ses désagréments physiques. Il n’y a pas que des avantages à être un monstre … En faite pas beaucoup de privilège en vérité d’autant plus quand le monstre est aussi moche que BoB et aussi lourd et dense que lui, c’est plutôt un tare, mais passons, lui à un compteur qui l’aime et ça donne l’impression que le personnage est classe !

    Fort rapidement posé autour de la table, fort rapidement riant, fort rapidement discutant de bout de gras avec son vieux compère parlant de tout, de rien, d’histoire, de comment on envoi volé la tête d’un homme sans que le corps ne parte, de comment se défendre contre tel ou tel coup, parfois Lulu se lève, même des mouvements, il laisse BoB le corrigé, essaye d’impliquer la donzelle dans l’histoire pour qu’elle fasse tel ou tel prise, qu’il test tel ou tel action, mais très vite son regard sur elle à changer, est-ce les quelques mots échanger mais inaudible avant qu’elle entre ? Qu’importe, on s’en fou ! L’important c’est que le Lulu, semble avoir admis son échec de séduction, même si il se prend toujours pour le plus grand des séducteurs hein, les ravages de l’argent, c’est incroyable le nombre d’êtres qui se jetteraient dans un lit juste pour être riche.

    Puis ça devient l’heure de ronflé et j’ai la flemme de compté les discutions qu’un groupe de gamin pourrait avoir au pied d’un feu alors qu’un être qui se prêtent maitre d’arme et leur à montré qu’on tenait un couteau par le manche est arrivé quelques instants plus tôt pour squatté leur brouet même si ce dernier n’est pas si mauvais.

    Métro, le voyage est fait, boulot, la bouffe et la discutions passé, il reste dodo et que vous décrire, lulu se couche en premier en insistant sur le fait que c’est la dernière nuit sans personne de garde, et que demain ça sera surement bonbon, baston et compagnie, et qu’il vaudrais mieux ronflé sèchement et se couché tôt car lui ronfle comme un sonneur et qu’une fois endormi vous pouvez toujours siffler. Puis quelques dix minutes après, c’est parti il ronfle et incontestablement ses paroles étaient véridique car depuis le hamac montent un bruit de tosquin qui pourrait faire croire qu’une armé dors là. Une méthode naturel pour repoussé les prédateurs ? Surement, ça lui a sauvé la vie plus d’une fois, qui attaquerais une armé même endormit à lui tout seul, et tenté de passé trop près risquerais de les réveiller. Il y a donc quelques raisons qu’il ai survécu jusqu’ici.

    Ensuite et bien il en sait rien car il dort, les deux autres peuvent bien faire ce qu’ils veulent il a vraiment le sommeil lourd et à moins qu’un des deux vienne lui balancer un seau d’eau ou lui renverser son hamac il ne se réveillera pas avant le lendemain matin …

    Donc si vous voulez parlez de la nuit aller y moi j’enchaine sur le lendemain parce qu’il me faut ma dose de sang sinon aucun intérêt à suivre lulu.



    Le lendemain donc on retrouve donc la même bande d’hurluberlus, qui c’est lever en premier ? Qui à bouger son cul ? Qui a réveiller les autres, personne n’en a rien à faire, ils ont donc petit déjeuné à la viande, parce que c’est des hommes, des vrai, avec des poils, puis Lulu est partie lancer la dérive sans avoir plus besoin que ça de la demoiselle jusqu’au premier poste de garde atteint dans l’après midi, là, au pied de la falaise et en haut d’une écluse, ils ont lancer les amarres aux soldats de gardes qui se sont empresser de stationné le bateau et alors que le Zélos se gaussait du géant descendant précautionneusement du navire il ont commencer à se charger et à aller faire joujou sur les via. Car tailler à même la roche un petit chemin nécessitant de temps en temps de l’escalade monte vers les cieux éthéré et claire et vers le monde grandiose de la suite des gorges hors d’Arghanat la belle, ces endroits où les terres appartiennent à personnes sauf à celui qui le prend et aux monstres qui y rodent.

    C’est donc sans aucune crainte, sans doute, et sans reproche, ou alors plein de reproche dont il a n’a que faire que Lulu prend pied le premier sur le chemin après quelques mots échanger avec les gardes et, agile et vif, il gravit la pente comme on monte … Rhooo elle était pourtant belle celle-là non ? Bon et bien je vous laisse la parole alors puisque c’est ça …



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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mar 5 Mai - 11:28

    Il est question de grand soir et de soirée magnifique, de ciel étoilé et de douceur d’un air pure qu’on commence à perdre déjà dans les villes vicier par les affres des gens et leur non respect de ce qui les entours. Aucune lumière parasite ci ce n’est un ciel de rêve et de bonheur, mais un ciel que le chevalier ne voit pas de sa cabine où il est enfermé, calmement, se réconfortant dans son propre souffle, cherchant une quelconque méditation dans ses respirations épiques et dans ce travail qu’il a déjà fait des centaines de fois. Il observe ses cartes, il revoit ses calcules, regarde le monde à travers des bouts de papier et de cuire, à travers les dessins sur un vélin ancien ou plus récent et les laisse s’encrer encore et encore dans son esprit prenant le dessus sur le faible roulis qui transporte le bateau.

    Car ce n’est pas seulement sa masse qui le désavantage ainsi, ni même sa densité qui fait qu’il par de part le fond au moindre problème, non c’est plus instinctif, plus violent, plus virulent : Cœur à peur de l’Eau –C’est pas vrai ! … Bon ok un peu.- Et comme il réside dans les tréfonds de Brom il lui transmet sa frayeur. Ainsi si une pluie est un bienfait, si un bain est agréable, si une douche est une pure caresse et un sauna un moyen de laisser ses muscles se détendre dès que la hauteur de cette dernière dépasse la taille d’un être normal, donc celle de ses hanches l’eau devient un bourbier effrayant, froid contre sa chaleur naturel, brulant de froid, vrombissant autour de lui, l’affolant et le meurtrissant. Or, sous le pont de bois, l’eau dépasse cette dite hauteur presque critique, et il y est rajouté du courant.
    Et si sans Cœur Brom n’en aurait surement que faire, il n’en est pas moins prit de tremblement dès que sa pensé s’y range trop, l’eau qui brule, l’eau qui noie, cette eau là le terrifie.

    Et c’est donc un Brom fort peu à son aise, et parfois, loin de la vue de tous, tremblant à cause de Cœur, qui limite le moindre de ses mouvements qui accompagne ces deux amis dans la soirée, mangeant, parlant, bougeant avec un économie de geste et une main qui se raccroche à l’anneau le plus proche dès que le bateau bouge un peu trop.
    Il mange donc sur son lit qu’il n’a pas quitté, explique les choses à Lupen depuis cette même place et rectifie ses mouvements sans même bouger son assise. Pourtant dans son regard il le remercie de faire des efforts pour lui faire quitter l’idée de ce bateau il le remercie pour cette discussion et quand Lupen quitte la table pour rejoindre son lit c’est rapidement qu’il salue la demoiselle et positionne comme un enfant sous ses draps, tenant d’une main ferme le bord de son lit encré dans le sol par des chevilles métalliques comme il est courant dans les bateaux.

    Ainsi ceux qui le connaisse, et ceux qui l’ont déjà vue dormir pourront le voir faible, presque apeuré lui ce géant de noblesse et de gloire, lui cet être proche du divin à cause de son essence, à cause de son Cœur qui jamais ne regrette et sourit le reste du temps mais qui là, dans les entrailles d’un géant qu’il retourne, ne ressemble qu’à une petite flammèche folle.

    Finalement, il s’endort.

    ….

    Le lendemain est comme la veille un jours de bateau, un de ces jours affreux où le chevalier ne ressemble qu’à une armure vide, qu’importe les étoiles, qu’importe le soleil, qu’importe les eau bleu à en faire rêver un homme, qu’importe le paysage franc et beau qui ferais envie à une femme, qu’importe les pierres et les défilé, qu’importe le monde qui l’entour car sous lui joue l’eau.
    Il mange donc, tel un pantin, s’accroche quand le bateau quitte le quai seul dans sa cabine, sans mal de mer, sans problème d’estomac ou corps, mais avec un problème de Cœur qui fait que le déjeuné, sans vouloir aller voir le monde, se fait lourd.

    Il laisse donc les autres à leur occupation et fait son possible pour s’occuper de ses nécessité, de ce qu’il doit, de son futur, et de son devoir, il chercher la moindre occupation pour son esprit, les questions les plus folles, et les calcules les plus complexes.

    Quand le bateau s’amarre il a refait de tête les calcules, à affiné un cercle et à même sourit en voyant qu’il s’arrêtait à proximité des crevasses où la chance de trouver la légende était, d’après ses calcules, la plus grande.

    C’est donc d’abord une immense mains rendues moites par les longues heures de peur qui s’accroche à la chambranle de la porte du château de poupe, puis un visage en sort alors que les militaires d’Arghanat et les marins tendent les cordes pour stabiliser le bateau. Puis des pas mal assuré se font sentir sur les mains des hommes qui connaissait la légende mais ne croyait pas cela vraiment possible et dure faire appelle à leur camarade rester dans le poste pour observer alors que Lupen riait à gorge déployé sans faire le moindre effort pour aider les siens.

    Enfin après quelques longues minutes d’efforts un soupire de soulagement fut poussé par le géant des forges et il s’assit en se laissant presque tombé sur le quai de sable et de pierre. Il était enfin en sureté. Le monde pouvait redevenir tel qu’il a toujours été.

    Et ce fut peu dire, en quelques minutes il s’harnacha de son lourd sac à dos de plusieurs litres portant de quoi nourrir un régiments et assez de corde pour faire un pont par-dessus les gorges, autrement dit de lourds kilos qu’il amorti avec justesse sur ces épaules. Il aurait fallut trois Zélos pour porter le paquetage que le titan avait pris sur son dos. Piton, piques de fer, tente, matelas roulé, nourriture, il portait à lui seul plus des trois quart de la charge, alors que le reste fut mis d’office sur les épaules de Lupen laissant la demoiselle libre de ses mouvements.


    “A partir de maintenant tu es notre éclaireur, j’ai besoin de Lupen près de moi pour le chemin, il est le plus agile, mais est aussi celui qui connait le mieux les choses d’ici, il sera plus utile à mes cotés. Je te laisse donc les cartes, Lupen connait la sente et moi, je connais Lupen. De plus tu pourras te cacher et les prendre par surprise ce qui est plus proche de ton style alors que Lupen et moi somme bien plus direct en combat, tu serais gênée par un paquetage, tu es parfaitement construit pour le combat, mais pas pour la guerre. Car nous allons nous battre. Ce soir nous dormirons en haut de la première crevasse, sur un petit renfoncement sous la surface des gorges, invisible aux yeux des hommes … Mais peut être devrons nous le regagner.”

    Il sourit à la demoiselle et lui montre le chemin que Lupen à déjà commencer à emprunter, finit le regard vide, finit la coque de damas, le monde, le Brom est à nouveau plein, à nouveau plein de son sourire et de sa joie de vivre, à nouveau plein de cette passion pour la quête épique que le groupe mène.
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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mar 2 Juin - 23:53

C’est assez vite que la prêtresse finit de tremper et une fois séchée et rhabillée remonte sur le pont de la barge. Là elle retrouve le cuisinier du jour. Elle se disait bien aussi que les ébats de ce dernier seraient devenus subitement bien discrets et on ne peut plus contre nature. Cette pensée fugace fait sourire Igrim qui le rejoint près du feu où il est occupé à remplir les auges de la préparation qui semble avoir eu le temps de mijoter assez au goût du préparateur.

Le soleil est déjà en partie parti se cacher derrière les crêtes peu pressé de tendre ses bras secourables à même une nuit qui tombe majestueusement sur le barge et le port qui l’accueille pour cette nuit encore. Elle considère alors, un sourire amusé aux lèvres, le maître-queue qui s’éloigne pour porter sa pitance au phare de cette expédition. Elle hésite, laissant son regard aller et venir du feu à la cabine, de la cabine à la marmite avant de hausser les épaules, de s’emparer d’une écuelle qui est restée là de se servir avant de rejoindre ses compagnons de route. Elle aurait fort à son aise sous la solitude nocturne mais elle a promis de faire des efforts et elle sait gré à Lupen de ceux qu’il a bien voulu consentir. En outre c’est parfois dans ces moments que des informations importantes pour ne pas dire primordiales sont échangées et elle n’aime pas imaginer que cela puisse être cas en son absence. Elle sait maintenant à peu près à quoi s’attendre en entrant dans l’abri de Brom et elle n’est à l’évidence pas déroutée. Le Zélos laisse un nouvel aperçu de sa faconde prendre possession de l’espace de parole, regardé en cela avec bonhommie par le guide de l’expédition qui lui répond avec plaisir mais comme à chaque fois sans excéder le nombre de mots juste pour que le message passe. Elle comprend sans peine le malaise qui accompagne les mouvements économes du haut prêtre. Nul besoin de risquer d’envoyer leur moyen de transport par le fond. Elle n’envisage pas que la masse imposante du forgeron soit accompagnée de la terreur de l’élément liquide et la main qu’il porte à l’anneau au dessus de sa tête n’est pour elle qu’une précaution.

Il est vite évident pour la Zélos que si les deux compères devaient se disputer la parole leur amitié n’en serait pas si paisible et la femme les regarde le regard malicieux jouer de leur complicité. Elle participe même à l’occasion aux démonstrations et apprentissages. Après tout, on n’a jamais fini d’apprendre à survivre. La course entre le prédateur et la proie est un éternel renouvellement dans lequel les deux partis s’emploient à trouver de nouvelles parades à de nouvelles attaques et inversement. Sa fréquentation de la faune sauvage lui en avait souvent apporté la preuve. Elle avait donc appris l’humilité et à ne jamais se sentir trop sûre d’elle dans les combats même si elle avait toujours réussi à survivre. Survivre c’était bien là une des choses que la vie lui avait apprise et elle avait expérimenté le fil auquel était suspendue cette survie en toute circonstance. Il suffisait d’une demie seconde d’inattention, d’une arme mal fourbie, d’un combattant de trop, d’un excès de confiance. Aussi lorsqu’elle roula au sol lors de cette séance de sparing partner, elle ne pouvait qu’être reconnaissante de ce qu’elle en gardait comme nouvelle expérience à moindre frais de nouvelle technique même embryonnaire ; à elle ensuite de perfectionner tout cela durant les entrainements qu’elle s’imposait quotidiennement lorsqu’elle n’était pas en mission.

C’était l’occasion pour elle de réellement les considérer comme des camarades d’aventure et sans doute la première fois où elle ne sentit pas seulement observatrice du duo que les deux forces de la nature formaient mais aussi de se considérer elle-même comme un membre à part entière de cette équipe. Cette pensée lui plut et lui arracha un sourire.

Mais après avoir chu sur le fleuve, la nuit insista pout que les trois convives se couchent. Le lendemain comme le rappela le Zélos leur imposerait sans aucun doute d’avoir déjà toutes leurs capacités afin de ne pas tomber comme les premiers aventuriers venus dans la première embuscade tendue, tout cela parce que le plaisir d’une compagnie et de ses récits leur avaient fait perdre de vue leurs objectifs et leur avait embrumé cerveau et mirettes rougies par le manque de sommeil. Aussi elle imita bien vite ses compagnons en s’enveloppant dans sa fidèle cape pour chercher un sommeil réparateur pas si mérité que cela au vu de la journée passée, mais nécessaire pour répondre aux imprévus que l’avenir ne manquerait pas de leur réserver. C’était sans compter avec les ronflements du guerrier. Si elle avait pu sans peine prendre quelques repos quelque semaines de là dans la même chambre que le haut prêtre et ce malgré sa respiration de soufflet de forge, le grondement poitrinaire de son congénère était autrement plus sonore et obsédant. Bien vite elle se résolut à sortir de la cabine non sans lancer un regard navré à la couche du forgeron qui lui, devrait supporter le tonnerre en approche qui emplissait la chambre qu’il ne lui était pas possible de fuir sous peine de de faire sombrer la barge. Elle ne sut dire dans l’obscurité, si le malheureux avait tout de même réussi à trouver le sommeil. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle note le changement d’attitude du colosse. Bien à son aise malgré les blessures lors de leur prime aventure, il n’a jamais eu cette attitude recroquevillée. Monstrueux fœtus sur sa couche, il a l’attitude apeuré de l’enfançon perdu loin du sein de sa mère. Et c’est avec cette image en tête qu’elle atteint la proue de la barge et s’y love bien emmitouflée même si elle a depuis longtemps l’habitude des nuits froides. Celle-ci en outre était bien moins glaciale que les hivers de Cimmeria… Avant de s’endormir, elle retourne cette image dans son esprit curieux. Ce peut-il que le haut prêtre de Bor ait un point faible ? Evidemment chacun doit composer avec un talon d’Achille, mais elle n’en avait imaginé aucun jusque-là pour la douce puissance de leur guide. Un hurlement familier lui arrache un sourire attendri. Habituée aux bruits de la nuit, depuis longtemps les sons intrus savent la sortir de son sommeil aussi sûrement qu’un seau d’eau glacé sur la face ronflante et grognante d’un Zélos repu. Mais au diable les lecteurs en quête de rixe systématique, cette nuit parvient à céder  la place au jour sans que le sommeil de la petite bande ne soit troublé par autre chose que les vrombissements du même Zélos repu…

C’est avec l’impatience du loup qui sent le gibier proche que la prêtresse se réveille. Quelque chose dans l’air lui confirme que l’approche tranquille de leur objectif touche à sa fin et que les choses sérieuses vont enfin commencer. Après un encas moins princier que d’ordinaire en compagnie de ces deux jouisseurs que sont le guerrier et le haut prêtre, la barge prend promptement le fil de l’eau sous la houlette de Lupen qui semble plus à son aise qu’elle ne l’aurait imaginer. Son aide ne semble pas des plus urgente et elle en profite pour scruter le paysage. Les gorges se font de plus en plus escarpées de part et d’autre du courant faut à quelques endroits où la barge pourrait en cas de problème accoster, à condition d’avoir un pilote capable de se jouer de la force du courant et de réussir une manœuvre désespérée. De temps à autres elle débusque les indices de la présence de pistes ou de chemin à flanc de falaise ou de pente. Tout le monde apparemment ne se risque pas dans le lit du fleuve. A cette pensée elle s’inquiète de temps à autre de l’état d’âme du forgeron immobilisé dans sa cabine et va s’enquérir de ses besoins. Elle ne pose aucune question sur ce qui se confirme être une fragilité, mais lui tend breuvage et ustensiles divers, rouleau de carte mis hors de sa portée par le roulis de la barge sur le fleuve.

On comprend alors bien mieux que ce dernier est plus emprunté par des voyageurs au long cours, ne serait-ce qu’à cause du faible nombre de possibilité d’amarrer les embarcations. En outre les qualités requises à diriger les barges ne sont pas données à tout le monde. Les coureurs de montagne  ou de lande ne sont pas forcément des marins même d’eau douce. De petits convois d’ânes et de mules sont d’abord aperçus mais au fur et à mesure que le voyage se poursuit, leur nombre diminue jusqu’à ce que les rochers ne semblent plus vouloir accepter quelque forme humaine que ce soit. La vie elle est au contraire bien présente. Grands rapaces et choucas sillonnent le ciel alors que quelques chèvres des montagnes semblent de rire des précipices. Dans les pentes moins abruptes, des prédateurs se coulent d’ombre en replis sans doute dans l’espoir de surprendre l’une d’entre elles imprudemment restée en arrière sur un terrain trop praticable… Pour l’instant aucun bipède ne daigne montrer le bout de son nez ou de son arc.

Finalement, la barge accoste la dernière base fluviale d’Arganath. Alors qu’elle se dirige vers la cale pour aider à décharger mais surtout à maintenir le gite de l’embarcation au débarquement de Brom, visiblement soulagé de retrouver la terre ferme, elle envoie un signe de tête et une moue admirative au pilote pour cet appontage presque en douceur. La barge tangue et danse sur l’élément liquide une sarabande incertaine mais finalement, grâce aux efforts de chacun et des cordages qui grincent contre le plat bord, tout le monde et les paquets se retrouvent bientôt sur le quai. Les choses rentrent dans l’ordre et le géant redevient invincible…

Un instant offusquée comme seule elle sait l’être, elle darde des yeux furibonds sur les deux machos qui se chargent de tout le paquetage, mais la magie de la voix profonde et chaude de Brom opère une nouvelle fois. Ses arguments sont irréfutable et elle ne parvient pas à trouver la hargne qui d’ordinaire la sienne lorsqu’on fait mine de la surprotéger ou de la sous-estimer sous prétexte qu’elle appartient au sexe dit faible. Une fraction de seconde elle lance un regard soupçonneux au Zélos comme pour le défier de penser qu’elle ne pourrait porter elle aussi sa part, mais se rend à la raison du forgeron. Un instant raidie, elle se détend se promettant de se montrer digne de la tâche qui lui est confiée.
Elle prend les cartes qui lui sont confiées en hochant la tête et repère le point de chute de la journée qu’elle est chargée de reconnaître. Il est compréhensible que dans un univers aussi escarpé cet ilot d’horizontalité soit convoité. La région ne lui est pas familière aussi se prépare-t-elle à toute les rencontres possibles. Dans ces reliefs les montres ne sont pas courants, leur taille n’est pas propice à des manœuvres à flanc d’escarpement. Les bipèdes vont sans doute se révéler les monstres les plus à craindre…

Le chemin commence de manière confortable les choses étroites et encaissées les attendent plus loin mais autant les anticiper. Elle avise une corde dans le paquetage de Brom. Il lui suffit d’un regard pour que ce dernier la comprenne et elle enfile rapidement l’écheveau en bandoulière vérifie que ses armes sont bien en place puis s’élance à l’avant de ses compagnons. S’élance ? Evidemment il ne s’agit pas ici de courir un marathon  en montagne. Ce serait stupide à plus d’un égard. Le terme se veut ici décrire l’empressement de  la Zélos à remplir sa mission et donc à prendre le tête de la petite troupe. A quoi sert un éclaireur qui reste en arrière ?

Les premiers hectomètres de la piste serpentaient de façon assez confortable et elle en profita aussitôt pour quitter le chemin. Elle choisit de le longer mais en prenant un peu d’altitude. Si jamais embuscade il y avait, le meilleur moyen de s’en apercevoir et de l’éviter était encore de prendre le même parti que les agresseurs potentiels. Elle aurait ainsi une chance de les débusquer et d’aviser ensuite. Le terrain alternait petites étendues couverte d’herbes rases et de lichen avec des éboulis épars. Ces derniers étaient stabilisés et elle ne risquait pas trop de se tordre une cheville en les traversant. Petit à petit ils se transformèrent en marches rocheuses encore facile à gravir quitte à s’aider que quelques tractions de bras entre les différents niveaux. De temps en temps elle surveillait la progression de ses compagnons en contre bas. Tant que le chemin serait assez large il n’y aurait pas de difficulté particulière, elle craignait simplement que le chemin ne se rétrécisse trop pour laisser le passage au forgeron. Ses mensurations ainsi que son chargement pouvaient vite devenir un obstacle à eux seuls.

De son côté elle se devait de scruter également les pentes et les parois afin d’anticiper sa progression d’escarpements en éboulis, en évitant les dévers et les parois trop à pic pour espérer la franchir. A ce petit jeu elle prit vite de l’altitude et dominait une grande partie des gorges et bien entendu la piste principale.

Cela faisait environ deux heures qu’elle progressait ainsi. Elle constata qu’elle avait pris une certaine avance sur Lupen et le haut prêtre et décida que c’était le moment de faire le point sur sa progression. Elle s’assit sous un surplomb qui formait un abri et la gardait dans l’ombre et donc à l’abri relatif des regards. Elle ressortit les cartes et n’eut pas de mal à la faire coïncider avec le chemin principal et le fleuve au fond de la vallée. A en juger par le trajet déjà parcouru, le but de la journée pouvait être atteint un peu plus vite que prévu si les deux guerriers ne rencontraient pas de difficultés particulière et pour le moment le chemin semblait dégagés et assez praticable.

Quelques pierres tombèrent du surplomb devant elle. Elle leva les yeux comme si elle allait pouvoir percer du regard l’épaisseur de roche et tendit l’oreille. Un faible raclement sur la roche lui indiqua que quelque chose se déplaçait au-dessus d’elle. Elle retint sa respiration pour ôter ce bruit parasite de son écoute attentive. Ça se déplaçait dans le sens du chemin et du fleuve et, problème, d’une position qui la dominait et elle avait horreur de ça. Elle ne pouvait pas se permettre d’être maintenant repérée par l’arpenteur de falaise si ce n’était déjà fait mais elle ne pouvait non plus se passer d’apprendre ce qui se trouvait là-haut et quelles étaient ses intentions vis-à-vis du petit groupe. Avec mille précautions pour délier tous ses gestes et éviter ainsi au maximum, les bruits de chocs, elle se décida à rebrousser chemin sous la roche afin de trouver le moyen de se hisser au moins au même niveau que la créature qui l’avait alertée. Elle arriva bientôt à l’extrémité de l’avancée qui l’avait protégée jusque-là. Elle formait une sorte de cheminée qui pouvait représenter un moyen de se hisser plus haut au prix de quelques mouvements d’escalade. Prudemment elle entreprit donc d’emprunter cette voie. Le plus dure était d’allier cet exercice au silence… Bientôt elle passa prudemment les yeux au-dessus d’une sorte de palier rocheux. Nulle trace de présence à cet endroit. Aussi finit-elle de se hisser sur cette petite terrasse en restant la plus repliée possible afin d’éviter d’être aperçue. De là elle ne pouvait apercevoir ses compagnons mais ne voyait pas non plus ce qui l’avait attirée ici. Il ne lui restait plus qu’à prendre la même direction que celle qu’elle avait prêtée à ce qui avait troublé ses conjectures. Elle resta pliée en deux à la fois pour être moins imposante dans ce décor de plus en plus minéral mais aussi pour assurer son pied sur la roche. Le relief de l’endroit lui imposa de monter encore mais elle se dit que son gibier devait avoir fait de même et elle se plia aux caprices de la roche, scrutant les renfoncements, les accidents du terrain. Elle craignait qu’à ce jeu de cache-cache elle ne soit repassée devant sa proie et se retournait régulièrement pour s’assurer qu’elle n’était une chasseuse chassée. Enfin, un mouvement attira son attention plus qu’elle ne vit de quoi il retournait. Elle hâta l’allure afin de ne pas perdre de vue la créature. En même temps elle s’évertuait à rester à niveau de la falaise supérieur afin d’éviter de se faire repérer.

Petit à petit elle gagna du terrain sur qui à l’évidence était un bipède. Sa carrure lui laissa supposer qu’il s’agissait d’un mâle. Il semblait à son aise sur ses pentes abruptes. Il devait être un habitué des lieux et possédait là un sérieux avantage sur le Zélos qui devait envisager les divers passages qui s’offraient parfois à elle avant de s’engager. Lui semblait connaître tous les méandres ménagés par les rochers. Heureusement pister permettait à Igrim de suivre au besoin les pas de sa cible.

Après avoir fait mine de descendre vers des niveaux inférieurs, l’homme, sans doute un Terran de belle carrure obliqua sa course vers les hauteurs et la Zélos dut prendre garde à ne pas s‘offrir alors à son regard. Le « rôdeur » imprimait une bonne allure et son agilité donnait du fil à retordre à Orchid qui mettait de son côté un point d’honneur à ne pas perdre son gibier de vue et à ne pas se faire distancer. Sa respiration se fit plus profonde et la transpiration perla à son front. Elle n’avait pas le temps de se demander ce qu’il advenait de ses compagnons Regardant dans la direction de la fuite, il lui parut assez vite évident qu’elle était entrainée vers le renfoncement dont lui avait parlé, le forgeron.

En effet, ils arrivèrent au bout d’une bonne heure de cette escapade inattendue en vue d’une plateforme s’enfonçant sous la roche. On pouvait y voir trois autres personnes et Igrim laissa le Terran les rejoindre. Elle se dissimula derrière un gros bloc de calcaire afin d’observer la suite. Sa proie fut accueillie avec empressement par les autres et deux autres mâles se joignirent à une conversation inaudible, mais facilement compréhensible à en juger par les gestes de ce qui devait être l’éclaireur qui désignait fréquemment la direction d’où les aventuriers arrivaient. Un des hommes qui se présenta alors comme devant être le chef fit de grand signe de ralliement vers l’intérieur et 6 autres coureurs de falaise débouchèrent et se lancèrent bientôt, armés jusqu’aux dents dans une descente en direction des voyageurs qu’ils ne semblaient pas vouloir accueillir très pacifiquement.

La Zélos n’avait que peu de temps de réflexion pour adopter une stratégie. Elle serait sans doute distancée si elle ne réagissait au plus vite. Elle s’élança alors à la suite des guerriers avec pour intention de les devancer. Mais cette entreprise se révéla en dehors de ses compétences tant les bandits étaient à leur aise sur ce terrain et bientôt elle ne se fixa comme but que de les suivre sans être vue. Elle se demandait en même temps à quel niveau ses compagnons étaient arrivés et dans combien de temps ils seraient rejoints par leurs assaillants. Moins d’une heure en vérité suffit à cette rencontre. Brusquement les hommes obliquèrent vers des rochers qu’ils semblaient priser pour la commodité des cachettes qu’ils offraient. Déjà elle aperçut ses deux compères déboucher d’un coude. Elle ne pourrait jamais les rejoindre avant qu’ils ne soient assaillis par les rôdeurs. Elle agit presque par réflexe. Elle prit une flèche et s’entailla de la pointe le gras de la paume avant d’y faire six marques de son sang noir sur la hampe. Elle banda ensuite son fidèle arc et mit en joue Lupen en calculant les effets de la pesanteur et du peu de vent qui régnait à cette heure. Elle décala son tir vers l’avant. La flèche décrivit une parabole encore tendue avant de se ficher à deux pas du guerrier.

Elle espérait que cette alerte serait assez explicite pour les prévenir du danger et avec un peu de chance, les six marques leur indiqueraient le nombre de leurs agresseurs. L’effet de surprise ne serait plus un handicap et si la moitié des vantardises du guerrier d’Arganath était vraie, six hommes des montagnes ne seraient pas d’un grand danger… De son côté, elle renonça à suivre la réaction de ses compagnons pour se se rapprocher et se concentrer sur les rochers derrière lesquels les embusqués avaient disparu. Elle prit cinq flèches de son carquois qu’elle plaça empennage en l’air dans la sa main qui tenait l’arc. Ainsi il lui serait plus facile de décocher des tirs rapprochés si nécessaire juste en amenant les encoches sur la corde pour la tendre dans le même geste…


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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Ven 26 Juin - 16:19

    Et ça papotte et ça papote on dirait deux adolescente en train de faire du shopping au coin d’une rue bonder, sur le trajet est chiant, sur il n’est pas facile de faire tout ces kilomètres tout en ouvrant son clapet toute les deux minutes pour raconté un truc mais bon ils étaient comme ça les deux quand ils sont ensemble, pas un pour rattraper l’autre, depuis qu’ils sont sorti de la partie de grimpette ils papotes comme des greluches en pleine âge saut, mais ils na parlent pas des amourettes de machin et chose, dont ils se fiche royalement, mais plutôt d’armes, de tel et tel pègre qui est sorti récemment du caniveau où elle vivait, des actions publiques du Duc, d’un peu de ce qu’il fait en privé étant tout les deux des amis proche de ce dernier. Ca glousse quand on parle d’armes et ça bavouille quand le vieux forgeron en sort une belle, enfin ça jouerait bien à c’est qui qui qu’a la plus grosse ? Mais de toute façon c’est BoB qui gagne vue sa collection.

    Ils se sont bien inquiété de la disparition de la demoiselle aux cheveux noirs de jais car rappelons qu’elle est partie une bonne heure passé, mais se sont très vite dit qu’il était de leur devoir de continué et vue la confiance que le vieux forgerons lui faisait il n’y avait aucune raison de se ronger les sangs pour autant. Moi je dis, ça sent le backstab mais c’est une autre histoire, sincèrement quand votre éclaireur disparait plusieurs heures en terrain difficiles vous faites quoi vous ? Et bein euh ils parlotte gentiment l’air de rien clopin clopant et bein t’ent ça leur apprendra !

    C’est donc après avoir finit de franchir le seuil montagneux, quelques demi heure après la donzelle, m’enfin quand on pèse plusieurs quintaux il faut les soulever et l’escalade c’est un sport pour les cracottes, d’ailleurs c’est les cracottes des champions d’escalade aux contraire des altérophilistes ou des combattant poids lourd (qui c’est bien connu, explose les combattant poids léger pour une histoire de résistance et de force vue qu’ils perdent assez peu en vitesse). Donc ils ont parler chemin faisant de la pluie et du beau temps des pègres ainsi que de toutes ces choses bien heureuses qui font la vie d’un Z’En Rahar et d’un Ode’Bahalmarche, c'est-à-dire la bouffe … Oui y’a d’autres choses mais quand on compare au poids de la bouffe si on prend les deux en compte … Bein sincèrement le reste c’est niet. Y’a les femmes pour Lulu mais ça met mal à l’aise la disparue alors …

    Et c’est donc sur une réflexion aussi intelligente qu’habile que Lupen se retrouve avec une flèche entre les jambes en disant peu ou proue ces mots :


    “Et c’est donc pour ça qu’on utilise des vessies de porcs … Mais elle veut me butter cette gourdasse ! Je reconnais ces flèches !”

    Mais dans son dos il avait montré à Brom un nombre avec les doigts, cinqs plus un … Il lui indiqua la droite tout en plongeant de son coté dans les buissons. Pour ceux qui ne suivent pas lui prend la gauche. Rapide comme un petit éclaire verdâtre gremlinseux, il remonte dans les branches en deux sauts et y laisse son sac qui s’est accroché de lui-même. Puis repérant le premier homme derrière le caillou qui met du temps à réagir il ouvre sa main qui tenait ni plus ni moins qu’une carte de tarot qui fuse droit vers son adversaire.

    Le huit d’épée fille contre le vent dans un léger bruit que seul la flutte sait rendre à merveille et se retrouve rapidement à la jonction de la collerette de son adversaire d’où elle disparait laissant un geyser de sang digne d’un animé japonais ou d’un film hollywoodien. On a à tous cassé quelques litres de sang et c’est le cœur qui pompe, pas une espèce de turbine haute pression ! Donc on change ça, laissant derrière elle un ralle glougloutant parfaitement raffiné qui aurait probablement put permettre de discuté avec Chthulu mais bon “Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn” alors il a autre chose à faire qu’a écouté celui qui bavouille son propre sang, et puis d’abord il écoute pas ici le pauvre glutineux…

    C’est donc avec une joie immense qu’il lance en premier la comptabilité en hurlant par-dessus la forêt et tout en se laissant tomber de l’arbre pour se mettre à courir droit vers l’homme qui arme déjà son arbalète :


    “Un !”

    Il faut toujours regarder les yeux, les yeux vous disent tout, surtout dans un combat, pourquoi les gens ne le savent pas, on cherche toujours des yeux ce qu’on va viser, et on vise toujours avec ses yeux, même les meilleurs tireurs son obliger de percuté du regard leur cible, alors un tireur à l’arbalète, je ne vous raconte pas. Alors qu’il remonte donc son arme Lupen met sa main devant comme un homme désespéré avec se regard de celui qui vas mourir qu’il fait si bien ! Il se jette sur la flèche qui devrait l’empaler et …

    “Pas de chances … DEUX !”

    Hurle-t-il toujours aussi fort histoire que Brom comprenne bien qu’il prend de l’avance sur lui et qu’il arrive dans la mêler. Derrière l’autre homme à aussi la gorge tranché alors qu’il n’a toujours aucune arme en main. Sa grande agilité allié à sa vitesse et a sa force font des merveilles. Les hommes sont sur que la main qui passe à quelques centimètres d’eux les a raté et se prépare à leur réaction alors qu’apparait entre des doigts une carte plus tranchante qu’une épée.

    En vérité certaines des arcanes de Lupen sont même capable de tranché une armure, elles coupent comme un dimant fin et taillé mais le problème et que Lupen consomme une grande masse de magie et celles-ci ne peuvent être activé qu’une fois et doivent ensuite être réactivé. Or la poussière de catalyseur coute cher et même Tekum n’a pas forcement les moyen d’abreuvé son homme de poussière. Il fait donc attention et utilise des lames moins tranchantes mais tout aussi efficace quand il est question de peau du cou.

    Alors vieux chevalier noble au grand cœur et demoiselle aux cheveux noirs de jais, votre joyeux drille s’en fait combien en une passe hein ? Et oui c’est le seul moment où on peu être fier de Lulu et vous faire baver alors j’en profite !




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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mer 1 Juil - 13:27

    La monté avait été des plus rudes mais jamais il n’avait renoncer, toujours forçant, tirant sa masse musculeuse et impressionnante, le colosse avait gravit les étapes les unes après les autres, se laissant parfois distancer par les deux autres, et alors que Lupen revenait à ses coté comme était son rôle, Orchid elle disparut rapidement comme il se devait, laissant le titan forgeron et sa masse tout autant que sa discrétion assez loin derrière pour pouvoir pourvoir au besoin du groupe en cherchant les danger avant qu’il n’apparaissent.

    Il ne fut donc pas étonné et put rassurer son collègue quand ils se retrouvèrent simplement à deux en haut de la monté, et il commença donc la conversation après quelques secondes de repos et de remise de son sac de manière à mieux convenir à la marche plutôt qu’à l’escalade.
    Car la conversation était des plus importante, ayant une entière confiance en Orchid il ne connaissait pas parfaitement ses capacités d’infiltration, et bien qu’il en avait une vague idée après l’histoire de l’arène, deux précautions valaient mieux qu’une. Il avait donc décidé de jouer le voyageur innocent et ignorant et de discuté tranquillement dans le but d’être sur que la moindre bruit de sa protégée ne serait pas accueillit par un concert d’arme et de sang. De plus il ‘était à peu près certain de ses capacité et surtout de celle de Lupen avec qui il s’était déjà battu, et même au coté de qui.

    Posé sur son savoir il répondu donc à Lupen lançant les choses lorsqu’il était sur d’être seul, rebondissant sur des sujet plus bateau mais tout aussi intéressant lorsqu’il n’était pas sur de la forêt. Ils parlèrent de tout comme de rien, mais surtout de Tekum, Brom n’ayant pas eut le temps de lui rendre visite depuis quelques temps il se renseignait sur les choses sachant comme son vieil ami était pris par le temps et préfèrerait parler de choses qu’ils ne pouvaient apprendre ou dire à d’autres. Ils passèrent donc rapidement sur les accointances in-officielles pour se concentré sur les choses qui pouvait être appris en vivant en Arghanat ou en mettant les deux pieds dans la politique.

    Le fait que les choses se gâtaient au nord, qu’on parlait déjà d’une possibilité de traitrise de la grande prêtresse, des histoires de longues oreilles qui aurait été vue loin de leur cité natals, de rumeur sur lesquelles tout à chacun devrait jeter un œil, mais qui à elles seules n’étaient pas suffisantes pour être autre chose que des rumeurs.
    Les histoires, les grands travaux qui avançait, le fleuve des gorges sur lequel on pourrait bientôt rejoindre la mer sans problème aucun, les hommes refugier du myste qu’on faisait travaillé pour ces choses là et qui avaient tout à y gagner. De ces petites colonies qui s’étaient crée à la frontière de ces gens qui n’avait pas le droit de vivre en Arghanat mais qui y travaillait tout de même, de toute cette économie qui s’était crée juste sur cette zone externe d’Arghanat qui leur avait été accordé de bonne grâce. Ces camps avaient poussé rapidement autour des petites maisons des maitres d’œuvre et des ouvriers compétant espérant être engagé pour le travail de demain et celui du mois qui viendrait. Car on y voyait une opportunité de travail qui demandait juste de la force et de la discipline, ce que toute personne voulant juste travailler et gagner quelques sous pouvait faire. Or c’était vrai, les hommes de Tekum ne s’intéressait pas à qui vous êtes tant que les lois étaient respectées.

    Le vieux forgeron souriait, son ami n’avait toujours pas changé, malgré les années et malgré ses épreuves, tout avançait droit, et tout ce qui n’était pas droit était simplement écarté, un model qui avait fait ses preuves malgré le coté brutal de ce dernier.

    Puis la flèche tombât, une de celle qu’il avait vue dans le carquois de la demoiselle le premier geste de Lupen fut de se mettre devant lui en protection, et de lui faire des signes derrière son dos tout en rallant à voix haute. Il sourit de plus belle, le gamin avait promis à son maitre de le protéger au péril de sa vie et Tekum ne prenait que des hommes d’honneur et de paroles …

    Lupen se jeta sur la gauche, où les arbres étaient plus frêles et plus fin, Brom put donc venir jouer sur la droite de sentier mais avant ça il fit un rapide calcule pour savoir la provenance de la flèche, il repéra l’arbre, et sans chercher plus loin envoya deux hache en faire le tour, passant à moins d’un mètre de lui elles avaient pour but de vérifier que personne n’avait commencé à essayer de le grimpé. Car n’importe lequel des hommes pouvait faire le même calcule que lui. Mais si l’un avait commencé à s’en approché il y réfléchirait à deux fois à présent.

    Dans sa main gauche il prit son marteau, tandis qui sa droit récupéra un petit tomawak pour sa main gigantesque. Puis avançant calmement parmi les fourrés il écouta se concentrant sur Bor et ses paroles autant que sur les bruits de la forêt, plus aucun animal ne bougeait, et si quelque petites choses respiraient surement dans leur terrier il cherchait des respirations bien plus grosses, bien plus impressionnantes …

    Elles lui vinrent, au dernier moment, il lança sa main gauche plus que son marteau et renforça son corps dans toute les prières de Bor et attendit l’impact. La première fut celle qu’il attendait, deux hommes étaient sortis des buissons devant lui, et l’un d’eux ne respirait pas. Ce dernier récupéra la main de la main de Bor lancé au faite de sa puissance ainsi que le manche du marteau dans ce qui restera comme son visage, le reste décida que le choque était trop violant et qu’il ferait mieux d’aller voir ailleurs dans un craquement sinistre et violant. Le manque de sang du mort ne permis pas de repeindre les arbres alentour, mais la force de la frappe parla d’elle-même alors qu’un des os vint se ficher dans l’arbre.

    Le second choc fut moins plaisant, c’était celui d’une arme sur son bras, un tintement métallique hautement désagréable car même si tout cela n’avait entaillé la peau que Bor lui avait faite, la percussion et la violence du choque avait engendré une certaine douleur. Il s’estima heureux que l’homme ai une épée et non un bec de corbin lorsqu’il entendu Lupen hurler “Deux”. Il ouvrit donc les yeux et regardant le petit être qui regardait avec étonnamment son épée et l’absence de sang, un sourire légèrement malsain se posa sur ses lèvres :


    “Un ! mais je te rejoins ! Petit ?”

    Alors qu’il s’apprêtait à lui décocher un coup de hachette le jeune fit une action héroïque et lâchant son épée il prit ses jambes à son coup. Il connaissait la réponse de Lupen, la fuite ne compte pas, il ne faut pas lui permettre de prévenir les autres groupes, il lança son arme parfaitement équilibré avant qu’il n’ait put s’éloigner assez pour se mettre à couvert.

    “Un gorgo et un fuyard ! Ca fait deux !”

    Il chercha Orchid du regard.
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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Mer 8 Juil - 23:26

La prompte réaction de ses deux compagnons finit de la rassurer s’il en était besoin sur la qualité au moment où il fallait réagir et improviser. Alors que le guerrier Zélos disparaissait dans les taillis, il n’était guère compliqué de suivre la progression du forgeron dont le volume suffisait à indiquer sa position tant la végétation s’écartait et se balançait à son passage. En outre les cris qui jalonnaient leurs progressions en disaient assez de ce qui manquait à son regard. Visiblement les deux compères s’amusaient beaucoup et si un mauvais coup ne venait pas les ralentir ou les atteindre, les agresseurs seraient vite défaits.
Son rôle dans cette rixe ne serrait alors que celui de couverture. Elle s’évertua donc à garder sa position en altitude, tout en essayant de s’approcher le plus possible des caches que les rochers et le relief ménageaient aux assaillants.
Un instant le buste de Lupen émergea de la végétation sans doute pour repérer sa proie suivante. Le regard de la prêtresse en profita pour scruter les points d’embuscade d’où pourrait  bien être lancé une nouvelle attaque. A ce moment, le cri de victoire du haut prêtre retentit. Elle étira sa bouche au-dessus de son croc gauche en un rictus de dépit. Si elle était à la place des derniers gredins qui avaient pensé se débarrasser des soi-disant touristes, elle jugerait plus prudent de battre en retraite pour aller chercher du renfort. Ceci dit ils n’étaient peut-être pas passez raisonnables pour opter pour cette stratégie. L’orgueil et la colère vous font parfois faire des choses inconsidérées. Malgré l’alternative qui se présentait à elle, son hésitation fut de courte durée et même moins longue que cela. Les deux guerriers en goguette se feraient une joie de se défaire des fadas qui pouvaient encore espérer les vaincre si elle se trompait. Si en revanche elle perdait du temps à leur venir en aide, ils devraient peut être venir à bout d’une troupe autrement mieux organisée et autrement plus nombreuse.

Elle se détourna donc la scène dont les mères ont déjà détourné les yeux de leur progéniture pour reprendre l’ascension en direction d repaire des brigands. L’objectif était bien de couper la route aux éventuels fuyards pour les empêcher de donner l’alerte… Elle avait cette fois l’avantage de l’anticipation et d’avoir une fois déjà parcouru le terrain en plus de celui d’être en position dominante. Ses sens, l’ouïe en particulier, se tendaient tous vers les indices qui pouvaient lui indiquer les mouvements des fuyards. De fait elle ne devait pas forcer ses talents de pisteuse cette fois. Etait-ce la frayeur ou la hâte toujours était-il que la première préoccupation des deux spadassins était la vitesse au mépris de la discrétion. Elle ne pouvait pas encore les voir, mais était pourtant capable d’orienter sa propre course en un mouvement tournant qui devait si ses calculs étaient bons lui permettre de leur couper la route. Ce faisant, elle rangea ses flèches. Celles-ci pouvaient devenir une denrée rare et si elle le pouvait, il valait mieux les économiser…

Lorsqu’il déboucha des rochers, il trouva donc la prêtresse bien campée sur ses jambes son katana à la main. Un rictus mauvais se peignit sur son visage mal rasé et luisant de la sueur de sa course. Tandis qu’elle prenait une garde haute les deux mains sur la fusée de son arme il ne put s’empêcher de la railler.

« Une femelle ! Et bien elle va payer la première la mort de nos camarades »

Et sans en ajouter d’avantage, il sortit du fourreau de son dos  une épée et  il se précipita en hurlant vers la Zélos. Le coup d’estoc qu’il adressa directement en direction de l’abdomen de son adversaire en dit assez long sur le peu de respect qu’il avait pour les compétences d’Igrim. Elle n’eut besoin que d’une esquive pour laisser le fer passer devant elle et abattre sa lame sur l’avant-bras armé qui tomba sur le rocher encore crispé sur son arme. Les yeux de l’homme s’agrandirent de stupeur fixés sur son moignon qui laissait le sang se répandre sur la roche. Sa tête roula dans une crevasse rocheuse. Son corps n’avait pas fini de s’affaisser qu’elle était déjà prête à subir l’assaut de son compagnon, mais rien ne vint. Se pouvait-il ?... Elle promena son regard sur le paysage. Il ne pouvait en être autrement. Si le premier n’avait pas été secondé par son frère d’arme ce ne pouvait être que pour une seule raison : faire diversion et donner le temps au second de prévenir le reste de la troupe. Elle serra les mâchoires de dépit. Elle ne s’attendait pas à ce que l’esprit de sacrifice n’habite les hommes des montagnes.
Elle essuya sa lame entre son bras et son flanc. C’était un tic qu’elle avait pris de son maître d’arme afin d’éviter au sang de coaguler sur l’acier voire de l’oxyder, même si dans ses projets, il boirait encore le liquide vital avant que cela n’arrive.

Simultanément, elle reprit sa course vers la grotte dont elle connaissait maintenant l’endroit et glissa sa lame dans son fourreau. Cela lui permettrait de se déplacer plus vite… Un instant elle maudit le chef de l’expédition. Il fallait que cela ait lieu dans les montagnes et les gorges ! Cela ne pouvait pas arriver dans les landes ou les forêts ! La mèche qui avait échappé à la lanière de cuir qui maintenait ses cheveux sur sa nuque était maintenant collée à sa tempe par la sueur et elle commençait à désespérer de rattraper sa proie.

Soudain un mouvement furtif entre les rochers trahit une présence, la présence tant recherchée. Elle leva les yeux en direction de la grotte. Elle ne parviendrait jamais à le rejoindre avant qu’il ne puisse donner l’alerte ! Elle devait donc le stopper le plus vite possible et son arc allait être en cette occasion son meilleur allié même si l’opération ne serait pas des plus aisées. Elle n’avait pourtant pas le choix et le l’arc revint bientôt au bout de son bras accompagné par trois flèches qu’elle avait saisie à l’aveuglette pour ne pas perdre sa cible des yeux et continuer sa poursuite à rythme soutenu, suffisamment soutenu pour lui permettre de gagner assez de terrain pour lui permettre d’ajuster un tir avec assez de précision. De toute façon si elle n’arrivait pas à ses fins avec cette triplette, elle aurait certainement échoué dans sa mission, ce qu’elle refusait d’envisager. Se couvrir de ridicule à la première difficulté ! Elle imaginait déjà les quolibets de Lupen qu’elle serait obligée de supporter… L’homme bondissait de rocher en rocher, restant de ce fait à découvert. Pour lui la vitesse était primordiale mais le gardait dans le champ de vision de sa poursuivante.

Cette dernière s’arrêta soudain et encocha sa première flèche avant de tirer la corde au niveau de son œil. Elle sentait le sang battre à ses tempes et un pouls violent affluer à intervalle régulier dans son bras qui ne pouvait maintenir l’arc immobile. Elle savait qu’elle ne pouvait pas espérer une assez grande précision dans ces conditions et qu’elle devait prioriser l’atteinte de sa cible avant même une mise à mort trop improbable. L’axe vertical du tir devait donc occuper toute son attention. Elle suivit des yeux sa flèches qui atteignit miraculeusement le fuyard qui s’écoula dans une anfractuosité de roche. Elle se précipita alors sur les lieux afin de finir le travail car la blessure ne pouvait être mortelle. En arrivant sur place, elle dut admettre qu’elle avait raison. Elle ne trouva que sa flèche cassée sans sa pointe et quelques traces de sang. Elle se consola en espérant que l’homme avait encore la pointe dans son corps. Une respiration rauque mal contrôlée lui fit dresser l’oreille. Apparemment il n’avait pas eu le temps d’aller bien loin. Elle prit une nouvelle fois sa lame et s’approcha prudemment de l’endroit d’où le halètement provenait.

Elle le trouva adossé contre une paroi rocheuse et bondit en arrière. Une flèche vint s’écraser contre le rocher au niveau de sa hanche. Encore un qui l’avait vue plus petite qu’elle n’était… Pas question de le laisser amer un second tir. Elle se jeta en avant en essayant de décaler sa course, la main en forme de bouclier dérisoire. Sa lame fendit l’air en oblique cassant net l’arc. Le second coup s’enfonça sous la pomme d’Adam hâtant le dernier souffle du malheureux qui s’écroula face contre terre. Visiblement il avait été atteint à la jambe à en juger par ses braies  rougies par son sang. Elle ne prit pas le temps d’en voir d’avantage.

Ses compagnons devaient se demander ce qu’elle pouvait bien trafiquer et le temps était une donnée importante s’ils ne voulaient pas que le reste des bandits ne soupçonnent la défaite de l’escouade qui était partie en éclaireur. Elle se hâta donc de rejoindre la piste, le forgeron et le guerrier. Elle ne pouvait masquer son essoufflement mais un sourire satisfait éclairait son visage. Lorsqu’elle les retrouva ils avaient déjà repris leur progression ce qui ne manquerait pas de leur faire gagner de précieuses minutes. Elle leur indiqua de la main le direction du repaire qu’en outre, le prêtre avait mentionné.

« Ils sont encore nombreux là-haut. Si on attend trop ils seront sur leur garde… »


Elle n’était sans doute pas aussi habile stratège que le guerrier d’Arganath aussi s’en tint-elle là attendant la tactique que ses compagnons préféraient mettre en œuvre. Après tout, leurs compétences pouvaient peut-être s’accommoder d’une perte de temps ou encore d’attendre la nuit pour profiter de l’obscurité… Elle leur lança un regard interrogateur tinté d’un peu d’impatience tout de même…


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MessageSujet: Re: Tremblez gorges ! [Terminé]   Jeu 16 Juil - 15:27

    Tata Yoyo, au bordel que c’est plaisait, voilà, voilà enfin à quoi est bon le petit Lulu, et si vue de loin on dirait ce chiwawa cocaïnomane perdu dans un champs de tire en plein milieu d’essaye de 33, à y regarder précisément il ressemblait plus à un vieux psychopathe à qui on aurait volé ses céréale pour le petit déjeuné. Et son coté jurant comme quoi Brom en était au même nombre que lui, et murmurant des “petit petit” lui rajouter un coté pervers du bois qui était fort plaisant et allait, doit-on le dire, très bien avec son regard un peu fou et sa physionomie franchement désagréable si l’on omet le coté armoire à glace blinder de pognons. Y’en a qui ça suffit hein …

    Il se retrouve donc rapidement avec Brom se rassemblant au milieu de le connerie respective de vieux guerrier qui ont prie gout à tuer et à massacré, même si il y a quelque chose de pas très sain là dedans beaucoup de psychologue vous dirons que c’est surement pour se protéger de la volonté du combat et de la sureté de la vie que leur surmoi impose à leur ça une espèce de violoné infâme qui fait la vie des autres dans ces cas là, et ho grand dieux et coup de chance dans ces cas là seulement, sinon c’est de la folie entendant nous bien. Et accessoirement ça fera cinquante euros. Moi je suis plus terre à terre et je pense que c’est déjà de la folie et de l’inaptitude à la vie en société mais bon, quand on parle de Lupen on en est plus à ça près.

    Il se retrouve donc à se retourné dans un même mouvement vers l’endroit où la demoiselle à prit la poursuite des deux andouilles qu’ils ont vu partir du coin de l’œil sans trop pouvoir en faire quelque chose étant déjà occupé avec les autres et ayant une zone de tire bien trop courte pour pouvoir les atteindre. En vérité Lupen n’en a vue partir qu’un mais en regardant les trace il se rend compte de sa bévue et du fait qu’il n’aurait pas du attendre comme ça et plutôt se précipité à leur poursuite, il ne pouvait se permettre de terminé sur une égalité.

    Au premier cadavre il fut déçut, il était mort et bien mort, pas moyen de faire des points en prétendant l’achever ce n’était pas crédible, il si il était capable de mauvaise fois en forte dose, il y a des points sur laquelle même la pire des crapules ne s’avance pas, et celui de la course à la mort en fait parti. Il faut au moins qu’il tente encore de respiré. Au moins un peu, par exemple on peu lui faire un massage cardiaque, et si le cœur repart le tuer une seconde fois. En règle générale ça ne marche pas plus de trois fois, et il faut que la mort soit fraiche. En pratique si un ami à lui s’est venté de cette technique il pense plutôt que ce dernier doit ça à ses pouvoirs de guérison plutôt qu’a un simple massage cardiaque, pour avoir essayé.

    Il n’empêche les deux joyeux troubadour se retrouve donc rapidement au niveau de la demoiselle et de son premier cadavre que lulu inspecte rapidement avec espoir sous les rires de Brom avant de commencer à s’expliquer :


    “On est à deux partout là, c’est une égalité, c’est honteux, à Freux ET à Bominable ! Ce qui fait deux destination différente et même en prenant le petit village entre les deux, qui se situe pas très loin de Troce, c’est à revoir.

    Or tu dis qu’il y en a encore là bas, genre plein beaucoup des masses, et ça, ça c’est plaisant car on va pouvoir se départager. Sur un point purement technique je suis d’accord avec toi, si on attend trop ils seront sur leurs gardes et je n’ai pas envie de faire joujou au concon à ressortir en format hérisson. Donc je vais commencer par mettre Sinople tout en continuant a discuté. Si tu veux te rincer l’œil fait toi plaisir.”


    Il commença donc à fixer les pièces de son armure dont la plus part étaient encore dans son sac pour une raison fort simple appeler escalade. Je l’ai déjà décrite, je ne vais pas me retapé tout le tintouin, Sinople est une belle, voir magnifique armure faite par Brom lui-même, utile, elle est dans les ton vert et faite dans une majorité de tungstène et de carbure de tungstène pour certaines pièces. Le reste étant en damas acier tendre aluminé cupré et tungstène presque pure légèrement allier pour une question d’adhérence dans le damas à du cuivre. L’aspect vers étant donné par une couche de cuivre et de fer oxydé habilement géré par le maitre forgerons et fixé grâce à une technique dont je ne connais rien. Autant dire que ça boite du tank panzer avec un seul doigt de pangolin asthmatique.
    Deuxième point important, pour le public féminin (comme si en on avait en dehors de notre Zélos, la pauvre ...) qui n’aime probablement pas lupen, une armure s’enfile par-dessus le pantalon et le tabar de cuire pour la plus part des plaques. Le schtroumf à donc dit ça plutôt pour rire car au lieu de se foutre à poil et de faire l’hélicoptère il a plutôt ajusté ses vêtement, enlever juste deux trois trucs et son sac à dos (Youhou, strip-tease du sac à dos !) et rajouter des plaques et des liens.


    “Classiquement, mais tu vas me dire si j’ai tord mon grand, Je passe par un coté je m’approche le plus près possible, La demoiselle s’infiltre de la même façon, voir même dans le camps si tu es aussi forte que ce que Brom le pense, et BoB tu fais la diversion, tu marche genre tu cherche des champignons, ils risque d’être désorienté quelque peu, et là tu charge format brute épaisse caché derrière une crosse écorce ou un gros tronc pendant que nous on fait de même de deux autres cotés … Dans la limite du passage On a pas vraiment le temps de faire mieux malheureusement et c’est pas comme si on pouvait compté sur la connaissance du terrain. Nous reste la surprise, l’infiltration, et la force brutal. Et il nous reste 30 minutes avant que la surprise ne soit plus grand chose.”



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