EVENT : Le Réveil



 
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 EVENT : Le Réveil

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:: The Boss ::

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Le Messager

MessageSujet: EVENT : Le Réveil   Sam 14 Mar - 17:15



Il y a des choses auxquelles on ne s'attend pas. La plus grande en ce jour était de ce dire que l'on foulait le dos d'une créature si immense qu'elle était à elle seule une île entière. Mais n'était-ce pas logique? Après tout, cela expliquait bien des choses non? La disparition de la lignée ascane originelle, la disparition d'une île et sa soudaine apparition... Mais pourquoi à nouveau?

Qu'importait car des choses bien plus importantes attendaient les Istheriens. Alors que le colosse dressait sa tête immense, de drôles de choses se passaient sur l'île. Les animaux paniquaient mais ne fuyaient pas alors que les hommes étaient saisis d'étranges tremblements. Une force mystérieuse semblaient les saisir jusqu'à ce que brutalement, elle les rejeta de l'île. Etait-ce une magie du colosse? Sans nul doute. Mais qu'importait leur position sur l'île, leur patrie les expulsait.

En quelques minutes, toutes les personnes se trouvant sur l'île se retrouvèrent plonger dans les eaux froides de l'océan. Mais à peine eurent-elles le temps de réaliser, qu'une immense bouclier impénétrable se mit à couvrir tout El Bahari, telle une carapace. Et ce fut à ce moment là que l'île se mit en mouvement. L'île s'éloignait des côtes... faisait naître des d'immenses vagues dans sa lente avancée...  Est-ce que les ascans étaient voués à s'éteindre à nouveau? Et qu'adviendrait-il des côtes d'Argyrei?



₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

- VOTRE SITUATION -
Le temps joue contre vous. Vous avez trois possibilités :
_ Sauvez les ascans qui se sont retrouvés expulsés de l'île. Le remous des eaux, le choc et la fatigue pourraient avoir raison de leur civilisation. Sauvez le plus d'hommes possibles.
_ Protégez les côtes et les berges. Très fréquentez en cette saison, il faut éloigner les personnes présentes.... avant qu'un véritable tsunami vienne s'abattre.
_ Tenter de ralentir ou d'abaisser la puissance de la vague à venir pour éviter les dégâts. (Noter que même si vous possédez un pouvoir de contrôle de l'eau, vous arrêterez pas la vague tout seul!)
Si vous n'êtes pas une personne de cœur, vous pouvez toujours piller le coin.


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

- PERSONNES PRÉSENTES -

Kalysta Elyomar
Marcus Archeon
Duscisio Balibe
Lomion Viska
Psyche Corona
Aliénor Isil
Callum
Fenris Skirnir
Brom
Gahrr
Mirage Parks
Seisyll Catsnarl
Dolan Kane
Lun Fanti

₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

- REGLEMENT -

_ Vous devez poster au moins 3 messages.
_ Il n'y a pas d'ordre de postage afin de ne bloquer personne.
_ Vous avez trois semaines pour poster vos 3 messages, soit jusqu'au 4 Avril.

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:: Esprit Libre ::

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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 14 Mar - 19:42

Avec les récents évènements, Kalysta avait ressenti le besoin de revenir un peu "chez elle", même si cette notion n'était pas entièrement vraie. Elle bougeait désormais bien trop souvent pour parvenir à appeler un lieu sa "maison" en particulier. Et plus le temps allait, plus elle se demandait si elle pourrait encore considérer Kodolm comme un quelconque refuge. Cette constatation la peinait mais elle ne pouvait pas vraiment y faire grand chose pour l'instant, juste subir et survivre. Et essayer de visualiser les prochains coups pour ne pas trop perdre la main. Autant dire qu'elle ne possédait plus vraiment de temps libre, alors quand elle parvenait à en grappiller un peu, elle recherchait calme et solitude. Le plus proche pour cela se trouvait être les Berges Dorées... Si on faisait abstraction de certaines zones d'activités, on avait franchement l'occasion de se perdre en contemplation.

Et c'était probablement parce qu'elle était perdue dans ses pensée, la vue rivée sur l'horizon, qu'elle remarqua que quelque chose n'allait pas. Malgré tout il lui fallut tout de même quelques secondes pour parvenir à décrypter ce que ses yeux essayaient de communiquer à son esprit las et momentanément incapable d'assimiler l'énormité de la chose. L'île, là-bas, bougeait. Ce qui, normalement, n'était pas vraiment le cas. Certes, elle avait "mystérieusement" apparue il y a peu mais ce monde était imprégné de magie. Il pouvait y avoir des centaines de raisons à cela, des centaines autres que l'île étant tout simplement une partie d'un colosse particulièrement impressionnant et qui venait de décider que son étape près des Berges Dorées touchait à sa fin. Les yeux rivés à l'horizon, Kalysta blêmit en comprenant ce dont elle était le témoin involontaire. De vagues flashs de colosses, vaguement familiers, s'imposèrent à son esprit avant qu'elle ne parvienne à reprendre les rennes de son calme. Les deux dernières fois elle n'avait pas vraiment pu faire quoi que ce soit, simple témoin impuissante. La syliméa était réaliste, elle n'était pas plus à la hauteur à ce jour...

Et ce n'était pas vraiment comme les dernières fois à bien y pense. En fait, c'était probablement pire puisqu'ils n'avaient même pas subi d'étranges signes annonciateurs. Il y avait des gens qui s'étaient installés sur cette île, qui y avaient fait leur vie, installé leurs maisons et leurs familles. Que se passait-il pour eux à cet instant...? A observer ce colosse lentement se réveiller et se redresser, la jeune femme eut l'image d'un immense chien s'ébrouant pour se débarrasser des puces qui le parasitaient... A cette distance, elle n'était pas à même de tout voir mais elle avait une idée assez sinistre de ce qui devait se passer pour ceux sur l'île même... Parvenir à rester sur place malgré des mouvements particulièrement violents ou partir directement à la baille. Et probablement à une mort assurée et douloureuse. Combien de personnes allaient périr durant cette nouvelle catastrophe...?

Puis la dangerosité de la situation lui apparût brusquement de plein pied. Cette chose risquait bien de se diriger vers les berges, même un simple mouvement serait lourd de conséquences pour tous. Elle ne pouvait rien faire pour les occupants de l'île mais ils n'allaient pas être les seuls à subir les retombées de ce réveil... Et Argyrei était devenue sa patrie par procuration en quelque sorte... Ceux qui étaient en mer avaient bien du se rendre compte de ce qui se passait avec l'île, et ils étaient définitivement inatteignables, mais les autres...? Trop occupés avec leurs tâches quotidiennes? Trop choqués pour avoir une vue d'ensemble et de ce qui se préparait...? Sans compter ceux qui étaient plus loin dans les terres mais qui n'en étaient pas pour autant en sécurité... Kalysta devait rapidement trouver un moyen de prévenir un maximum de monde, pour les faire reculer autant que possible dans les terres avant que tout ne dégénère...

La jeune femme entreprit donc un sprint vers le bord de l'eau et ses occupants, ce qui était probablement un peu suicidaire, mais il fallait qu'elle prévienne les gens et qu'elle trouve un oiseau messager au plus vite... Autant pour le repos et le calme qu'elle avait envisagé en venant ici...





Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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:: Le rosier blanc ::

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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 14 Mar - 21:59

Cela fait déjà quelques jours que Duscisio se trouve sur l'île d'El Bahari. Il prend un peu de recul dans le coin le plus isolé qu'il puisse trouver, mais aussi prêt d'amis qu'il a toujours eu dans son coeur. Les Ascans l'ont accueillis parmi eux malgré le fait qu'il vive différemment. Vivre sur l'île ne l'aurait pas déplu. Les richesses végétales étaient toujours aussi étonnante. Sa présence avait aussi un autre point. Le fait que l'un d'eux vienne directement chez lui pour lui apporter un message du peuple. Il devait donc venir pour une raison qu'il ignorait totalement et pourtant la surprise restait jusqu'à son arrivée. Sur la plage, puis au village, Isaril fut le premier à le saluer avec une joie immense. Depuis le temps qu'il ne s'était pas revu, celui-ci demanda donc des nouvelles tout en l'accompagnant à l'intérieur pour se reposer d'un long voyage. On lui donna rapidement une hutte et Isaril restait à ses côtés pendant que Duscisio contait ses récits. Un autre ascan arriva dans la hutte, le chef du peuple lui fit signe de tête et arrêta l'albinos en lui prenant part qu'il avait un présent pour lui. Mais pourquoi un présent ? L'herboriste ne comprenant pas en quel honneur il recevrait un quelconque cadeau de la part des Ascans.

À vrai dire, on n'a pas vraiment de raisons, mais on a partagé beaucoup se serait dommage de ne pas te rendre un peu la pareille.

Isaril était quelqu'un de vraiment étonnant, mais aussi très généreux. Non loin d'être ravi il restait tout de même septique. Quand Isaril sortie, un croassement accueillit un oiseau tout ce qu'il y a de plus blanc. Les yeux écarquillés, le corbeau aussi pale qu'une rose de Pistilose. Celui-ci battait des ailes un peu comme s'il demandait de le laisser un peu tranquille. Il semblait encore un peu sauvage, pourtant quand il leva le bec pour croasser à nouveau une petite pierre de sphène grisée s'y présentait tout son cou.

--- --- --- ---

Présenter comme son ami, le corbeau blanc n'eut pas trop de mal à exprimer ce qu'il avait à dire. Son don de parole brisait le silence que Duscisio avait tellement l'habitude d'avoir. Un silence pesant, étouffant parfois alors la compagnie de cet animal était une bénédiction dont il avait bien besoin. Apportant un peu de gaité, sur le visage de Duscisio en voulant connaître un peu plus l'oiseau. Tuanio, c'est comme ça qu'il fut enfin nommé. D'un croassement de joie, d'un battement d'ailes, il fut content d'avoir autre chose qu'une nomination que « l'oiseau », « corbeau blanc » ou « la pie bavarde ». Le dernier surtout était presque une injure, vu qu'il n'était aucunement une pie, mais il était vrai qu'il était particulièrement bavard, ce qui n'était pas le cas avant. La connaissance avec Duscisio semblait lui avoir donné une certaine osmose et d'un lien d'amitié qui commençait déjà à germer. Dans son petit sac se trouvait un peu de quoi manger, bien qu'il n'était pas très éloigné du village.


Quand une chose étrange commençait à l'instant, la panique pris part d'une certaine surprise. Aucune connaissance d'avoir eu de tremblement de terre sur cette île ne devait rien présager de bon. Tuanio s'envola également paniqué et Duscisio prit d'un seul coup par une force magique dont il n'en connaissait même pas l'existence. Agrippé à son sac et son épée il réalisa soudainement qu'il fut expulsé de l'île, à quelques mètres au-dessus de l'océan.

Battre des bras ne servait à rien, mais dans la panique quand on cherchait ce qu'il se passe les actions étaient toujours confuse. Pour se retrouver dans les airs ainsi, ce n'était pas une force banale. Il n'avait que quelques secondes pour réagir. La première chose à penser était de se délivrer du bracelet de Baria pour pouvoir se sauver de cette situation et essayer d'appeler un peu d'aide divine :

Acri...

Il n'eut guère le temps de formuler quoi que ce soit qu'il fut plongé dans l'eau froide de l'océan agité dans un fracas aquatique. Un gros plouf que Tuanio n'eut pas de mal à apercevoir. La seule pensée qu'il eut à avoir dans un moment pareil était qu'il venait de perdre un ami qu'il venait d'avoir.
L'albinos était un peu assommé, mais il reprit rapidement ses esprits, regardant les bulles de ses poumons partir à vitesse grand V vers la surface. Il en fit de même. Son bracelet encore à la main par on ne sait quel miracle, il se débarrassa de son sac et suivi les bulles d'air.
Une fois à la surface, il appela le corbeau blanc pour aller chercher de l'aide, alors le corbeau ne tarda pas à chercher les plus proches terres pour s'y rendre.
Duscisio lutant pour rester à la surface et donc survivre fit de même. Voir ou était les côtés alors que les vagues lui bouchaient la vue, vagues provoquer par un colosse dont il voyait à peine la tête, s'éloigner peu à peu du continent.

Sa seule chance maintenant était de savoir si Tuanio allait rapidement prévenir les secours...


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 15 Mar - 23:08

Le vent. Qu'il soit froidement vindicatif, doux et accueillant ou d'une chaleur asphyxiante, le vent est un bienfait inégalable, indissociable, pour Gahrr, de la notion de liberté. Passez un siècle dans des quartiers troglodytes, battez-vous dans la moiteur d'une Fosse creusée dans une terre argileuse et pour une vie au moins, vous admirerez les vertus d'une brise légère sur votre visage en ruine, vous éprouverez la joie hilare de sentir votre corps contesté par les éléments... pour une vie au moins, vous vous sentirez vivant. Le Zélos, un instant rêveur et conscient de ce sentiment enivrant, reste béat devant l'étendue de la mer sur laquelle miroite la vive lumière des soleils.
Dans le port d'Eralm règne une activité apaisante en ce début de journée. Quelques pêcheurs ont installé leur stand de vente sur les quais, alpaguant les badauds, chargeant et déchargeant des cagettes en quantité. Il semblerait que la pêche ait été bonne, ce matin. D'autres marchandises sont également débarquées de navires plus imposants, des caravelles aux voiles tantôt carrées, tantôt triangulaires, tantôt blanches et frappées d'armoiries ou de symboles, tantôt drôlement bigarrées. Un bâtiment déploie d'ailleurs ses voiles immenses, d'un rouge-orangé éclatant, dans un ronflement caractéristique et s'apprête à quitter la jetée. A son bord, les hommes s'activent dans un ballet étudié, répété. Ils transpirent l'expérience maritime, la symbiose avec leur navire. Pour le vétéran, il s'agit-là d'un spectacle des plus impressionnants.
Ailleurs, et plus loin, au-delà des limites des quais, quelques colonnes de fumées aux nuances grisâtres commencent à s'élever au-dessus de quelques chaumières, des tavernes, boulangeries et autres négoces artisans. L'air se remplit doucement de délicats parfums, bien vite emmenés par les courants tourbillonnant des vents marins. Le cadre est simple. Simplement reposant.
Seuls quelques détails subtils, échappant aux yeux de tous, manifestent de la réalité imperceptible. Les mouettes, tournoyant habituellement au-dessus des quais en quête de poissons délaissés, ont un comportement légèrement déviant. Certaines se frôlent dangereusement, tandis que d'autres restent perchés sur les mâts ou les toitures des entrepôts et des chaumières de la ville. Les chats solitaires, normalement affairés à chasser, eux aussi, les restes de poissons voire les mouettes pour les félins les plus courageux, se montrent plus vigilants qu'à l'accoutumée... Bref, un évènement se prépare dans les coulisses et personne dans le port ne semble l'avoir remarqué.


Capitaine ?

Gahrr, demeuré perdu dans la redécouverte inlassable des sensations libres, redescend paresseusement. Une recrue de la Force Écarlate, l'un des Dolofonos de l'Homme brisé dont il a la charge, l'interpelle.

Humpf ?

D'ores et déjà habitué aux réponses parfois lacunaires du Vétéran, Henaüs ose un léger sourire avant de reprendre sur son ton habituellement traînant :

Capitaine, l'intendant est là.

L'intendant, oui. Gahrr, Capitaine de mission bénévole pour le compte de son libérateur, exécute quelques missions pour le groupe, toujours en compagnie de recrues. En effet, le Zélos se trouve être un escorteur assez compétent pour trouver grâce aux yeux de Marcus Archéon et de la plupart de ses guerriers. C'est ainsi que cette fois, il se trouve dans ce port afin de garantir le bon transport du ravitaillement mensuel en matières premières de la Force Écarlate. Une mission suffisamment importante pour légitimer la présence de la douzaine de Dolofonos et des quelques Sans-visages éclaireurs.
Gahrr, retrouvant de son allant, s'avance donc d'un pas décidé vers l'entrepôt, accompagné par deux recrues : Henaüs et Le Blanc. La porte pivote sur ses gonds et dévoile une cale sèche accueillant un navire modeste à la voilure rabattue, ainsi que des caisses empilées de toutes parts, parfois même jusqu'aux combles du bâtiment. Quelque part sur la gauche, un étroit et haut bureau est perché sur une simple estrade de bois, un petit homme se tenant derrière, les mains dans le dos. Son regard est fixé sur le Zélos, habitué à pareil attention. Les trois compères s'avancent donc d'un même pas vers l'intendant de la compagnie marchande.


Bien le bonjour à vous, guerriers ! Tout d'abord, je m'excuse pour mon retard. Il est malheureusement des affaires qui s'éternisent... Cela étant dit, vos marchandises ont été contrôlées et aucune ressource ne semble manquer.

Henaüs, vérifie la cargaison.

D'un hochement de tête, la recrue s’exécute, précédée par l'un des hommes de main de l'intendant. Il le suit, dans un silence professionnel, vers une dizaine de caisses, aussi larges que hautes, marquées de l'emblème de la Compagnie du Renard Aveugle. Dix caisses de matériels, de minerais et de matières premières. Henaüs demande l'ouverture d'une caisse, désignée par ses soins.

Tout est en ordre.

L'intendant sourit, sans doute amusé d'assister à la suspicion du Zélos au cuir anthracite, puis s'incline afin de souligner sa bonne foi.

Bien. Le Blanc, va chercher Len', Cousard, Théol et Old et embarquez-moi ça.

Reçu, Capit...

Capitaine ! Faut qu'vous v'niez voir ça ! On a comme qui dirait un problème...

Alarmé par le ton avec lequel la recrue avait meuglé, c'est un Zélos preste et alerte qui allonge ses jambes afin de sortir de l'entrepôt au plus vite. Dehors, la petite troupe n'est plus en position. Les recrues sont agglutinées près des navires amarrés aux jetées. Toute une foule s'est d'ailleurs formée autour des quais, une rumeur brouillonne et sonore s'en élevant. Les visages sont fermés, curieux, inquiets et se tournent vers une poignée de marins perchés sur leur nid-de-pie, longue-vue braquée sur l'horizon. Gahrr n'aime pas ça.

Que se passe-t-il ? Old ! Cousard !

La voix du Zélos retentit puissamment, suffisamment pour que la foule cesse un instant ses murmures incessants et lui jette un regard teinté d'une peur certaine. Cousard apparaît alors soudainement, s'extirpant de la foule avec une lunette de marin à la main.

Je... je ne sais pas comment le dire. Regardez par vous-même.

Arrachant la longue-vue des mains de la recrue, Garrhulfdor s'impatiente. Que peut-il bien se passer ? Cherchant un instant comment observer à travers un objet qu'il n'avait encore jamais vu, le Zélos finit par trouver le bon bout et par voir... Voir une île. L'île d'El Bahari. Mais une chose étrange sauta aux yeux pourtant non-avertis du Zélos. Une vague semblait précéder ou suivre l'île.  

Elle s'pointe par ici ! C'est sûr ! Déchargez les navires, vite !

La foule ne semble pas prendre la mesure de l'évènement. Car en effet, la vague semble lentement, paresseusement grandir. Mais elle grandit, elle avance. D'abord interloqué, certainement plus encore que les autres, le Vétéran ne dit mot. Cependant, il se reprend bien vite et d'une voix mesurée, il donne ses consignes à ses hommes.

Henaüs, prends deux gars avec toi et charge ce que tu peux sur des chevaux. Tu retourne au camp. Cousard, rassemble les autres, les gardes, les hommes et tous les volontaires. Tentons d'organiser une évacuation efficace. On fait des groupes, on balaye les quartiers, on récupère tout le monde et on s'en va. Rapidement et proprement, d'accord ?
Théol ! Théol. Trouve Regard d'acier. Dis-lui de prévenir Marcus...
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Psyche Corona

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 17 Mar - 22:12

Une brise froide et frappante s'engouffrait en sifflant dans la ruelle que la prêtresse tentait de remonter, les bras tendus en avant. Elle sentait des fantômes paniqués la frôler, leurs étoffes claquant contre les siennes, un flux ondulant et chaotique d'essences s'affolant dans son esprit aveugle. Elle allait à contre-sens de la foule, les griffes de ses gantelets en évidence pour mieux se frayer un chemin en évitant toute bousculade. La Gorgoroth finit par sentir la densité d'individus baisser, devinant qu'une majorité d'entre eux avaient déjà pris la fuite et que ce sur quoi elle venait de déboucher était une large allée directement menacée par la catastrophe imminente. Les hurlements ne se firent pas plus lointains pour autant et, agacée, la prêtresse cessa de se concentrer sur son sens de l'ouïe ; elle ne percevait désormais plus les exclamations qu'à travers un filtre cotonneux et arachnéen, leur donnant une teinte éthérée. Une bourrasque vint soulever ses jupes et la mort-vivante put sentir sur ses lèvres le goût salé des embruns de l'océan qui s'emmêlèrent dans ses cheveux pâles, tirant sa tête lourde vers l'arrière. Elle demeura longuement crispée, seule au milieu de cette large route qui longeait les quais des Berges, devinant à la fraîcheur de son visage que le vent devenait frigorifiant.

« Maître Viska ? tenta-t-elle d'articuler, mais le vent dévora ses paroles et elle n'eut pour réponse qu'une longue complainte. »

           Elle progressa de quelques pas vers ce qu'elle devinait être le port et rencontra une nouvelle fois la résistance d'une foule en détresse qui manqua de la noyer dans une cascade de perceptions. Elle se débatit avec une rage grandissante, luttant néanmoins pour ne blesser personne, et parvint à se dégager en prenant l'allure de ce qui pouvait bien être le salut de toute cette populace. On lui adressa quelques mots qui s'apparentaient à des supplications mais la Gorgoroth n'y prêta pratiquement aucune intention, désormais figée dans sa posture noble et conquérante habituelle. Elle attendit qu'un périmètre raisonnable soit dégagé puis plia un genou et posa la paume d'une main leste sur le sol. Elle sentit le fluide excitant de son essence filer comme de la soie de son esprit  à sa dextre, le long de son bras fin, puis plongea dans une transe lucide.

           Elle vit une immense vague sombre, comme une langue monstrueuse, s'abattre sur les berges et engloutir les habitations qui l'entouraient encore à cet instant. Elle éclata en une pluie assomante, noyant tout sur son passage dans une écume sale, coulant les bâteaux du port et fouettant les pierres des digues. Psyche tressaillit et décolla prestement sa patte livide du sol, mettant fin à sa prémonition. Sa bouche fut déformée d'un rictus contrarié, dévoilant ses dents blanches et ses gencives violacées.

           La Gorgoroth se savait incapable de faire quoi que ce soit contre une vague d'une telle puissance mais son rang de prêtresse avait peut-être une chance de lui donner assez de charisme et d'autorité pour organiser un peu la fuite et sauver un maximum de monde. Après tout, à quoi servait son monstrueux couvre-chef si ce n'est à impressionner autrui ? Elle se remit sur pieds en un bond et, se basant sur l'environnement que sa vision venait de lui dépeindre, se mit à trotter en direction de la zone qui serait touchée la plus violemment, adoptant une allure qui inciterait chacun à se mettre hors de son chemin. Après plusieurs mètres, elle se rapprocha de la série d'habitations sur sa droite et se mit à enchaîner les visions les unes après les autres, effleurant les murs, passant dans les ruelles, suivant un parcours aléatoire et tortueux pourvu que dans la bonne direction. Elle était ainsi en train de dessiner une carte des Berges dans sa tête, les images se superposant en un filigrane imbibé de son essence.

           Elle finit enfin par se retrouver sur une place plus large, carrefour où l'on cédait encore à la panique et où les bousculades se transformaient lentement en émeute. La prêtresse y vit une chance d'attirer l'attention et de donner un peu d'ordre à l'évacuation.


Lacrimosa

   
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Alastor

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 20 Mar - 18:52

Aux premiers sons de la terreur, des anciens souvenirs avaient su refaire surfaces.  L’érudit avait une excellente mémoire, c’est un fait, mais une telle chose, n’importe quel être aurait su s’en souvenir malgré tout.  Dès le premier tremblement, le sang du vagabond se refroidi, son visage habituellement si place afficha un brin de surprise !   Sa conversation avec la prêtresse de Kron avait été coupée court alors qu’elle commençait à être intéressante, mais des affaires bien plus urgentes demandaient maintenant son attention !  Oui, sa curiosité possédait une limite et dans ce cas ici la limite possédait le visage d’un colosse.   Bien qu’il ne connaisse nullement son espérance de vie, l’érudit avait espéré ne pas avoir à leur faire face une fois de plus depuis sa dernière rencontre avec les créatures.  Il connaissait que trop bien leur puissance et la capacité destructrices de ces êtres.

Au sein de l’auberge, nul ne resta en place, sortant immédiatement afin de voir ce qui en était.  L’érudit aurait préféré que la prêtresse de Kron demeure en place, car dans le chaos à venir, le don de la vue pourrait lui être bien utile… mais d’un autre côté, de ne pas être en mesure de voir à quoi ils faisaient faces jouait possiblement en sa faveur…  

A la sortie de l’auberge, le regard de l’érudit se posa sur le désastre à l’horizon. Les vagues dévastatrices se fracassaient contre les berges, emportant tout ce qui s’y trouvait.  Déjà, en moins de quelques minutes, il avait perdu tout contact avec Dame Corona.   Alors que les gens courraient dans tous les sens, il lui était difficile de voir où celle-ci se trouvait.  Il put cependant apercevoir Animus.

‘’Animus, retrouve la prêtresse de Kron, dame Corona, devient ses yeux et offre lui ton aide, je vais voir tenter d’assister aux berges afin d’aider à l’évacuation…
-D’accord maître’’

Alors que l’oiseau pris son envol, l’érudit progressa vers les berges à travers les foules.    Il avança  pas à pas avant de grimper sur une caisse.  La voix calme, mais puissante de l’érudit ce fit alors entendre.

‘’Éloigner vous des berges, laisser tout derrière, prenez refuges plus haut’’ dit-il en démontrant un lieu plus élever  ‘’Vous ‘’ en démontrant un groupe d’homme dont l’apparence démontrait très clairement qu’il s’agissait d’homme habituer au travail manuel… charpentier, marin… bref des hommes pouvant être bien utile

‘’Venez avec moi… nous devons sauver le quai afin que les navires puissent revenir.
-T’es qui toi grand galet pour nous donner des ordres comme ça!
-Un homme qui a déjà fait face au colosse et a survécu…’’ répliqua-t-il .


Dernière édition par Lomion Viska le Ven 27 Mar - 3:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 20 Mar - 21:01

Il existait bien des mystères au sein d'Istheria, El Bahari en était un de plus au panel de ce monde. L'île avait autrefois disparu dans des circonstances inconnues, bien que les savants pensèrent qu'un cataclysme climatique en fut l'origine. Elle reparut alors un peu plus d'une décennie auparavant ce jour, sans qu'on puisse l'expliquer concrètement. Beaucoup de théories circulaient à ce sujet et certains allaient même jusqu'à affirmer qu'une malédiction divine s'abattait sur ses habitants, les Ascans. Le non-vivant avait beau être un véritable croyant, il avait longuement douté de la véracité de cette assertion quelque peu fantaisiste et sans fondement. Malgré cela, Seisyll ne soupçonnait certainement pas qu'il pourrait un jour assister à une scène aussi spectaculaire. En selle sur sa jument, les bras croisés, le cavalier observait la créature que l'on nommait toujours El Bahari. Immense et puissant, le monstre avait sorti la tête de l'eau. De nombreuses questions trouvaient à présent des réponses claires et évidentes, mais de nouvelles interrogations naîtraient sûrement de ce tumulte.

Ce colosse ne semblait pas le premier à s'éveiller. Certains récits parvenaient encore à Umbriel concernant le porteur de la Sarnahroa tandis que le cracheur de myste rouge avait poussé le serviteur de Sharna à quitter son fief. À l'image des statues marmoréennes, le Gorgoroth paraissait stoïque et immobile. Il était plongé dans ses pensées, se demandant si les récents événements n'étaient tout simplement pas les signes d'un plus grand bouleversement. Ces immenses bêtes seraient-elles annonciatrices d'une fin ou d'un éventuel renouveau ? Quels autres drames suivraient celui-là ? Qu'adviendrait-il des Ascans et des habitants du coin ? L'avenir paraissait flou, incertain. Les plus attentifs apercevaient au loin de vagues silhouettes ballottées dans l'océan, rejetées par ce qu'elles considéraient certainement comme leur terre. Même si l'épéiste n'en laissait rien voir, il n'en restait pas moins surpris par la scène qui se jouait sous ses yeux. L'ancien Sindarin n'imaginait pas un seul instant assister à ce genre de spectacle. Le Grand Veilleur mit quelques secondes avant d'afficher un étrange sourire mutin, presque enfantin.

L'eau agitée par les remous et les vagues menaçaient de s'abattre avec virulence sur la berge. Au loin, la plèbe désordonnée, apeurée, s'affolait dans tous les sens à la recherche de son salut. Le cavalier levait les yeux au ciel en soupirant, exaspéré par ce vent de panique. Le spectacle prenait une tournure désagréable et particulièrement laide. L'épéiste ne voyait rien d'amusant dans cette foule dominée par la frayeur d'une catastrophe imminente. Ne souhaitaient-ils pas préserver leurs biens et leur patrie ? Combien parmi eux avaient-ils pensé à affronter l'océan déchaîné ? Pourquoi tenter d'échapper à une mort inéluctable – car Kron n'oubliait jamais aucun mortel – si c'était pour tout perdre ? Rien de tout cela ne semblait avoir de sens pour l'elfe à l'essence décharnée. S'adressant à lui-même, il susurrait sur un ton empli de mépris à l'égard de ces rats incapables de fuir le navire sans aide.


    - Tremblez tant que vous le pouvez encore, car même les lâches ne peuvent fuir éternellement la fatalité.


D'un geste délicat, le religieux flatta l'encolure de sa monture et la fit avancer lentement en direction des habitations les plus proches. Seisyll comptait principalement sur le fait qu'il montait Ochta pour se faire remarquer. Il fendait tranquillement la foule de fuyards, se frayant doucement un chemin à travers la peuplade avec indifférence. Son attitude froide et posée au beau milieu de ce vent de panique finirait certainement par attirer l'attention, mais le cavalier n'attendrait pas que cela se produise. Il freina sa jument. D'un geste brusque, le non-vivant sortit Wenesse de son fourreau et la pointa vers le ciel. Avec ce mouvement, il espérait que les regards se tourneraient vers lui tandis que la stupeur imposerait un bref moment de silence afin qu'il puisse s'exprimer. Qu'allait faire le gracieux étranger à ces pauvres malheureux qui couraient pour leur survie ?
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 21 Mar - 3:04

La tranquillité dans un monde guerrier discipliné est bien rare. Il est rare de pouvoir simplement s'asseoir, regarder les nuages et mangeant un pomme et se dire, la vie est belle. S'asseoir sur le bord de la mer, les pieds dans le sable mêlé a l'eau et savourer la chaleurs des rayons du soleil dans un calme et atmosphère apaisante. Ce mode de vie, raconté dans les bonnes histoires qui finissent bien, n'étaient qu’illusion pour les guerriers. La constance demande d'amélioration, de perfections et surtout de surpassement était toujours constant, ne laissant jamais de repos aux guerriers qui cherchaient a atteindre une perfection casi-inexistante.
Mais aujourd'hui, Marcus permis a lui et sa troupe de choc un repos bien mérité. Assistant de loin une opération bien basique, un zélos libéré de sa condition d'esclave, porté volontaire pour une mission de l'ordre, était avec des recrus pour un déchargement de bien au nom du clan.

Couché sur un rocher plat, ne portant pas sa légendaire armure, le chef de guerre mordit dans une pomme verte, fixant le ciel qui pour une fois était dégagé. La troupe qui l'accompagnait, une dizaine de Myrmidons, eux semblait faire de même, soit en s'étirant ou simplement en jouant a différent jeux d'esprit. Même les plus féroces et sanguinaires guerriers peuvent s'adonner a des passes-temps que n'importe qui s'adonneraient.

-Crois tu qu'il fera l'affaire ? Demanda l'un des soldats occupé a bouger son pion.

-Depuis quand doute tu de mes choix Zev ? Répondit Marcus.

-Je doute de toi au moment ou tu ma pris dans ta garde. Le soldat éclata de rire en même temps que sa défaite.

-En effet, ton idiotie fait de toi un soldat incroyablement efficace mais un imbécile légendaire. Le rire du chef de guerre se noya dans une généreuse bouché dans le fruit vert.

Marcus avait une grande confiance en ce Zélos, autant en ses talents de combats qu'en sa façon de commander les recrues. Après tout il y'a un début a tous. Se situant non loin du site, il pouvait assister en cas de problème la troupe sur les lieux, mais pour Marcus, la journée était calme et reposante, quelque chose qu'il avait le plaisir de savourer que très rarement. Depuis la connaissance de lui et son ordre, plusieurs contrats quotidien gardaient ses hommes en mission ou lui a rédiger des lettres ou manuscrit, il avait vite appris a développer son talent de plume il faut dire.

Ce calme a la fois rare et reposant n'allait être que de courte de durée.  L'un des myrmidons qui vérifiait le tranchant de son glaive se leva d'un mouvement sec, avertissant les autres d'un sifflement séquencé, l'approche d'un cheval a grande vitesse. Que se passait il ? Une attaque surprise, une alerte venant d’ailleurs ? Un message de grande importance ? A peine le soldat envoyé par Gahrr pour avertir du problème que Marcus lui même ce leva, l'oeil qui lui restait, grand ouvert sur la vue que leurs avant poste leurs donnaient. La vague mais surtout le mouvement de l'îls qui s'activait depuis un moment capta le regards de la dizaine de soldat d'élite présente en ce lieu.

-Marcus ! Marcus ! Vite... Tu dois venir au port ! Il y'a quelque chose d'anormal qui se passe et le Capitaine réclame ta présence !

-Fait reposer la bête, nous allons nous rendre sur les lieux. Myrmidons, prenez vos chose, les vacances sont fini.

Les soldats, dépourvu d'armure avait pris un temps record pour s'armer de leurs armures sombres forgé par L'homme Brisé lui même. Des armures aussi noir que la nuit et aussi solide que le plus dure métal forgé par les forgerons reconnus. Leurs casques semblable a celui de leurs chef, portant simplement un panache noir croisé au blanc, représentait leurs rangs, celui le plus haut dans ce clan guerrier. Les Myrmidons.

Une fois en selle, le groupe prit le même chemin emprunter par le soldat pour venir a eux, pouvant assisté a l'horreur que présentait la vague s'approchant du port.

-Vous connaissez les ordres les gars, récupérer le plus de civiles, les objets ne sont que secondaires et uniquement si vous en avez la force de les porter avec rapidité et sans gênes.  Priorité les vies humaines ! HOUA !

A l'approche du port, le groupe ce sépara chacun de leurs cotés, a la recherche de la perfection de leur mission. Sauver le plus de vie que possible, mettant la leurs a risque. Étant les seuls a manipuler certaines sorts spécifique, les Myrmidons sont autant offensive que défensive dans leurs art du combat, mais en ce moment troublant, leurs boucliers magique allaient être d'une utilité incomparable pour bloquer objets ou débris volant. Mais il fallait que le groupe ne soit plus présent avant la frappe, personne ne pourrait survivre a un impacte aussi violent.

Pour sa part le chef de guerre trouva enfin son protéger.

-Gahrr ! Au rapport. J'ai vue de loin ce qui se passait a l'approche de ton messager, qu'a tu ordonner aux hommes ?

Marcus approcha a la marche rapide du Zélos, la main devant son visage avec l'eau qui chutait au dessus d'eux.

Les remous causés par la vague principale laissait de plus petites heurter le rebord du port, causant une fine pluie au dessus des têtes tout en emportant parfois structure en bois ou partie de bâtiment trop près du bord de l'eau. Les débris allaient s'écraser un peu partout dans le port alors que les civiles ou autres personnes sur le port prenaient leurs jambes a leurs cou en emportant leurs choses loin de la zone qui allait être frapper.
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 23 Mar - 0:56

« Je vole. Non il n’y a pas d’air ici, juste des milliers de consciences oniriques. Il serait plus juste de dire que je flotte au milieu de toutes ces consciences. Je cherche, inlassablement, j’avance je recule, sans ordre précis. Tout est informe et rien ne dure, aucun point de repère dans ce monde depuis que j’ai perdu truc et Bidule. Un monstre, un arbre, un mari infidèle, je vois des enfants qui courent. Un écureuil haut comme cinq hommes mis bout à bout, passe devant moi. Tous ceux que je croise me paraissent fades. Tous ceux je croise sont sans intérêt. Leurs yeux sont ternes. L’œil est le reflet de l’âme. C’est ainsi que je sais qui ils sont. Qui ils ne sont pas. Les seuls dont l’âme n’a jamais brillé dans ce monde sont truc et Much. Une pierre roule, je la suis un instant et je débouche dans un cirque ou les gens hurlent de rage contre une fleur qui pousse au milieu de l’arène. Sur la fleur une abeille enfile un manteau et sors dans la nuit noire. Un croissant de lune brille faiblement. Je suis maintenant dans une ville que je ne reconnais pas. Les murs la route tout est flou. Une dague surgit de nulle part et me transperce. Je tombe face contre… un lit. Je suis dans un lit. Deux hommes m’embrassent sauvagement et je quitte le rêve prestement.  Heureusement, je ne suis pas impuissant face à cette succession de rêve infinie et je peux fuir cette scène plutôt gênante. Je n’ai pas le temps pour ça. Je demeure dans un équilibre précaire entre plusieurs rêves. Je tourne à gauche- mais y-a-t-il seulement un sens dans ce monde ? – Je suis sur un chemin de campagne, un jeune homme coure à toute vitesse devant moi. Je tente de le suivre mais le vent est contre moi et m’emporte dans l’autre direction. J’atterris sur une petite colline. Un pas, deux pas, trois coups sont frappés. J’ouvre une porte en bois massif et j’entre dans une maison, à l’intérieur  c’est un trou noir qui m’aspire et me voilà dans l’eau. Immense et majestueuse. Paisible et sans fin. Un autre rêve m’appelle mais je décide de rester la quelques minutes. L’eau qui m’entoure est… mais quelque chose change. Quelque chose d’immense, ou d’essentiel. Je monte à la surface. Je reconnais au loin les berges dorées. Mais un élément n’est pas à sa place. Le monde onirique a changé..."

Quand il repensait au rêve qui l’avait conduit sur les Berges Dorées Callum se demandait bien ce qui lui avait pris de venir vérifier par lui-même ce qui s’y passait. RIEN ne s’y passait voilà tout. Il était persuadé que le problème du monde onirique se traduisait par un événement inhabituel en réalité mais le lequel ? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Depuis des mois qu’il parcourrait le monde onirique une fois toutes deux nuits, il était bien placé pour savoir qu’il était complexe et quasiment impossible de se fier à ce qu’il y voyait, sauf pour reconnaître les siens.

Quatre jours et toujours rien. Aucun syliméa dans les environs, en tout cas d’après ce qu’il avait p voir en rêve, ce qui n’était certes, pas une science exacte. Le petit port paraissait mener sa vie de port, tout allant parfaitement bien dans le meilleur des mondes. Le seul point positif étant qu’il ait réussi à vendre pas mal d remèdes et de poisons aux marins de passage.

Pourtant, aujourd’hui, Callum su enfin qu’il ne s’était pas trompé, mais qu’il avait fait une erreur. Il y avait bien un problème. Mais il n’aurait jamais dû venir. En même que les habitants et les marins des Berges, il comprit que l’île était un colosse –encore un ?- et que de son déplacement résulterait un raz de marée sur les Berges. « Surtout, ne pas céder à la panique » songea le syliméa. Comme d’habitude, il avait justement pris l’apparence d’un homme entre deux âges qui boitait et s’appuyait sur un bâton pour avancer. Brillante idée vraiment. Il se serait bien mis à courir dans tous les sens comme tout le monde, mais la peur d’être percé à jour restait plus forte que la peur de la vague…pour l’instant. Boitillant le plus vite possible, il tenta de rejoindre un endroit où il ne risquait pas de mourir piétiner, c qui serait idiot alors qu’il avait la chance de pouvoir mourir sous un raz de marée, ce qui était autrement plus original!

Alors qu’il déboucha sur une place, où les gens courraient en tous sens. N’auraient-ils pas dû tous courir dans la même direction, celle où il n’y avait pas de géant ou de tsunami en face ? Une étrange créature, coiffée d’un casque impressionnant, tout en cuir et en corne s’avançait d’un pas décidé. Callum décida de la suivre de loin, s’était surement quelqu’un d’important. En tout cas elle semblait en avoir l’attitude...
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 24 Mar - 2:45

Des rapports, toujours des rapports à éplucher, à lire ou à interprêter. Il faut dire qu'Isthéria est en effervescence ces temps-ci. Le chef des nérozias ne savait plus trop où donner de la tête ! Némésis et son service était performant, trop même. De son bureau à Kodolm, le lion avait vent de tout ce qui se passait sur le continent.

Enfin, presque tout car même le meilleur service de renseignement le plus performant n'aurait pu prévoir un tel événement. Alors que le juge se triturait l'esprit sur un rapport de situation en Cimméria, on entra violemment dans son bureau.

C'était un des gardes de la crique qui surveillait les navires marchands du clan. Sans même lever la tête de ses papiers le juge pris parole avec un ton assez amusé :


- Que me vaut le plaisir d'une entrée aussi théâtrale ?
- Seigneur Dolan, une chose énorme bouge dans l'océan ! La tour sud a aperçu au loin un monstre gigantesque selon ses dires. L'eau du port n'a jamais été aussi agité !
- Voyez-vous ça ! Comme c'est cocasse soldat. Et de quelle direction vient t'il se monstre ?dit t'il en relevant la tête.
- Il semblerait qu'il vienne de El Bahari monsieur mais cela ne peut être qu'une simple coïncidence.


Un léger rictus se marqua sur le visage de Dolan. Cela avait titiller son intérêt. Sans un mot, il se leva, accrocha sa masse à sa ceinture et quitta la salle rouge pour se rendre au port de la cité. Le soldat le suivit comme un chien alors que le juge traversait au fur et à mesure le dédale de souterrain de la cité cachée.On y pouvait entendre le fracas des vagues sur les récifs. Ce son pourtant si mélodieux et reposant en temps normal était moins régulier, plus vivace et donnait une autre ambiance que celle dont les hommes du clan avaient l'habitude. Ce sont ce faisait plus oppressant et résonnait comme une alerte, un danger imminent.

Arrivé aux portes de saphir, le juge put constater de lui-même le phénomène étrange qui pouvait se passer vers l'horizon. La mer devenait agitée et les différents navires de la flotte marchande amarrés dans la crique semblaient dansé sur l'eau turquoise.

Septique et inquiet à la fois, le juge s'avança jusqu'aux bout des quais et pris dans son sillage une longue vue qui trainait sur un tonneau. D'un geste vif, il étira la longue vue et l'apporta à son oeil droit. Sa vue de sindarin lui permis de voir avec plus ou moins d'exactitude une ombre gigantesque, comme si une île entière était en mouvement.
Etrange, n'est-ce pas ? Mais le juge n'était pas dupe, plus que sa curiosité légendaire, son instinct lui indiquait bien que cela ne pouvait être que source de problèmes.

Un bref soupir s'extirpa de sa bouche avant que le juge noir ne prit la parole. Le soldat qui létait alors à quelques centimètres écouta attentivement les ordres de son chef :


- Cher enfant, je crois que nous sommes face à un problème d'envergure. Soldat, veuillez prévenir le scorpion noir afin de décréter l'état d'urgence maximale ! Je veux que les portes de saphirs restent fermées jusqu'à nouvel ordre et que 3 frégates en plus de la La Rose Rouge soit prêtes et armées dès que possible !
..... Et une dernière chose, informer les membres du conseil encore présent que je serais sur la Rose Rouge, on ne sait pas ce qui nous attends en mer.


- A vos ordres !

La cloche d'alarme retentissait tandis que le soldat donnait les instructions aux autres. Le juge lui, restait encore à scruter l'horizon en se demandant bien ce qu'il pourrait bien trouver ...................
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Jeu 26 Mar - 12:10

    Les deux pieds dans l’eau le chevalier au grand cœur prenait un peu de temps pour lui dans ce lieu presque paradisiaque qu’est la plage sur ces cotes. Mais, pour une raison inconnu, les éléments en avait décidé autrement et avait donc décidé de tester la volonté de ce magnifique et fantasque guerrier. Devant loin, bien loin en mer, une chose étrange s’était réveillée et avait décidé de commencer une longue marche en emportant avec elle rien de moins qu’une île entière après avoir craché ses habitants dans l’eau. Comme quoi une ile paradisiaque n’est pas forcement sympathique et étonnamment, même avec ses habitants.

    Pourtant le vieux et sage forgeron se retrouva bien penaud sur la plage à regarder dans son oculaire apporté là pour regarder les oiseaux voltigé et chassé dans l’espoir de percevoir un semblant de futur ou la courbure d’un sabre dans la façon dont ils percutent l’eau. Car Brom n’aime pas l’eau, ou plutôt l’eau aime bien trop le forgeron n’étant pas repoussé par les apparences premières et sachant lire le cœur des gens : Depuis des années l’eau qui repousse les hommes à sa surface pour les aidé à nager veux manger le forgerons bien trop dense pour que la poussé d’Archimède soit d’une efficacité quelconque. De plus ses quelques quintaux ne lui permettent pas d’embarquer sur un navire de haute mer sans être considéré comme une cargaison que l’ont doit attacher pour ne pas déséquilibré le bateau, et donc un poids mort n’aidant en rien …

    Il se précipite donc vers le village le plus proche pour aider à faire le nécessaire et se rend compte que la tortue, non contente d’avoir jeté ses habitant dans une débauche d’essence divine dépassant l’entendement, avait aussi choisit de bouger ses membres histoire de vérifier que tout le monde était bien noyé sous les vagues, or la vague elle s’approchait avec rage et une certaine envie de fracas.

    N’écoutant donc que son courage l’être accélère, faisant résonner sur le sol son pas puissant qui fait écho à ce poids qui le gène pour toutes les aventures maritimes. Il court, vole et traverse les distances telles ou boulet lancer vers l’espoir et un but plus grand, trop grand, infini et magnifique, un but à sa mesure, débordant. Et arrive donc au village en hurlant gaiment à qui veut bien l’entendre, et aux autres au vue de la porté de sa voix fantasque, qu’une vague arrive et qu’il est temps de se réfugier vers les hauteurs.

    Là son œil expert se posé sur les hommes dont il a entendu parler, les hommes de l’homme prisé, avec un petit sourire sur son visage dont toute la grâce est intérieur et invisible, ils les laissent s’occupé de faire bouger les citoyen. Il a hurlé assez fort pour qu’ils soient tous au courant et, même si la fatigue de la course effrénée commence à se faire sentir il n’a pas finit, il est très loin d’avoir finit, la vague vas percuter le village et si sauver des vies humaines est important il n’en est pas moins d’essayer de sauver aussi des maisons et des habitations, toutes ces choses. Or si elles se prennent la dite vague c’est tout le village qui disparaitra sans mystère aucun, ou du moins si la vague arrive de front et au plein de force …

    Son regard tourne follement, puis percute des tôles et divers objets qu’il lui faut. Il n’a jamais travaillé sur des bateaux, ou trop peu pour avoir se savoir de là, mais il sait, il sait déjà que tout vient de là, que tout vient du Dieu, il sait comment fabriquer des digues, comment redirigé des flux, comment bâtir des barrages, il sait comment forger, comment faire, l’artisanat est un étincelle qui est tout inscrite dans Bor, or Bor lui murmure chaque nuit.

    Toujours dans la précipitation il se jette sur les tôles, les pièces de métal, parcours le village toujours au pas de course, renversant de temps à autre un habitant qui sort précipitamment d’un coin de rue, explosant une porte à la volé, cassant sans le vouloir une clôture dans laquelle sa jambe se prend. Mais quel géant, quel titan ferait attention à ça ? Quel monstre serait-il si le fait qu’un homme qui lui arrive à la taille le percutant le fasse sortir de sa transe et de sa poursuite du salut pour ce village ?

    Quelques secondes plus tard il est sur la rive avec pièces bien trop lourds pour êtres porté, des planques, des poutres, des arbres et des outils, des clous et des espoirs pour tout le monde. Dans un souffle, si quelqu’un s’approche il l’interpelle, il a besoin de lui pour tenir cette pièce bien droite, bien sur qu’elle est lourde mais toute chose trop fragile sera emporté par la vague. Il a besoin de quelqu’un pour trouver des clous, pour ramener plus de bois, mais du beau bois, lourd, du chêne par exemple, pas un de ses suraux ou de ces noyé qui plie, encore que, en premier lieu, pour amortir la première onde … Finalement qu’ils ramènent ce qu’ils trouvent …

    Il explose de rire puis tout en travaillant se lance dans un tirade pour tout ceux qui l’écoute mais surtout pour lui-même car au font, qui l’écoute dans ce marasme ? Qui ne veut pas fuir ? Est-il sur que les gens qu’il interpelle ramèneront quelque chose ?


    “Courrez fous, déployez-vous, volez vers votre espérance perdu, qu’on me ramène du bois, du métal et tout les matériaux que vous trouverez, qu’on me ramène de l’espoir sous toutes ses formes que la digue et le brise vague tienne, alors vos maisons seront pleines d’eau, détrempé, mais votre toit tiendra encore, votre vie passé ne partira pas avec le reflux, et puis courrez, laissez ceux qui sont trop lourds pour les vagues se tenir sous les flux alors que l’eau arrive, car lorsqu’elle arrivera elle ne s’arrêtera plus, ça bouge là bas, cas joue dans son bain, et tant que ça secourra les pattes, les vagues arriverons les unes après les autres.”

    Il lance sa longue vue démesuré à un être qui passe trop près pour ne pas s’impliqué, il n’a que faire de qui jouera à son jeux, au fond il est certain que certain habitant sont bien assez nobles pour venir défendre leur village au péril de leur vie, et lui risque fort peu que sa noblesse d’âme le protège autant que sa carrure puis il lui demande de sa voix la plus calme possible pour ne pas que l’être ne s’affole devant la stature démesuré et son visage qui est bien loin de reflété sa beauté intérieur.

    “Monte sur mon épaule, pose y toi, agrippe toi, et regarde, ou alors sur ce toit là bas, c’est aussi haut au final … Puis dit moi où n est la vague, dit moi si elle arrive, dans combien de temps encore, tu devra me dire chacune d’elle, le temps qu’il nous reste entre chaque effluve pour renforcer le barrage. Ton rôle est vital petit(e) …”

    Il sourit puis dans un ramure rajoute pour lui-même : “Et dire que j’étais venu prendre des vacances …”


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Fenris Skirnir

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Jeu 26 Mar - 21:24

Chapitre III: Le Réveil

Acte I: Not As We

Son esprit fulminait devant l'urgence indéniable de la situation et la méfiance instinctive de l'homme blond qui lui faisait face. Son expression furieuse, identique à la sienne, lui était renvoyée avec la fidélité d'une glace à la surface limpide. Seior le dévisageait sans en démordre, les mains appuyées sur la clôture, faisant obstacle de tout son corps pour l'empêcher d'approcher de sa maison et du jardin fleuri qui l'entourait. Il agissait comme si sa seule présence en ces lieux pouvait suffire à faire désagréger les contours heureux de la bâtisse qui abritait sa famille, la seule descendance portant le nom Skirnir.

« Qu'est-ce que tu fous là ? J'ai pas été assez clair la dernière fois ? Je veux rien à voir à faire avec toi et encore moins te voir rôder aux alentours de la maison. Le monde est grand, alors pourquoi tu t'installes pas quelque part loin d'ici, ou ne reprends pas le large comme tu l'as fait tant de fois ? Pourquoi tu persistes à nous harceler, ma famille et moi ? » Ses mains noueuses d'orfèvre se resserrèrent rageusement autour du bois, sans qu'il cède d'un pouce. Son regard allait souvent jusqu'à sa propriété, comme s'il espérait mettre fin à cette discussion avant d'attirer l'attention des enfants qui curieux par nature, ne manqueraient pas de poser mille questions sur ce bonhomme qui ressemblait à leur père comme deux gouttes d'eau.
« J'suis pas là pour me faire à nouveau jeter comme un mendiant trop insistant, alors pour une fois arrête tes conneries et écoute-moi, c'est important. » Le borgne ravala la suite de réponse agressive qui lui brûlait la langue, ainsi que les souvenirs douloureux évoqués par cette navigation. Un voyage qui l'avait privé de son œil et bien d'autres choses invisibles… Il mit même de côté la rancune d'être ainsi exclu de ce noyau parental indivisible, que le mariage semblait lier plus solidement que le sang, pour ne garder que l'essentiel : le danger qui bouillonnait dans les eaux translucides et que les flots allaient bientôt engloutir. « El Bahari est en train de dériver, l'île bouge ! Les marées sont complètement chamboulées et n’arrêtent pas de monter. Il faut que tu prennes tes gamins et que vous quittiez cet... »
« Attends, attends. Qu'est-ce que tu m’chantes, là ? C'est encore une de tes combines à deux ronds ? » Seior l'interrompit et s'approcha brusquement de plusieurs pas, comme si en approchant à moins de deux mètres il venait de briser une frontière instaurée depuis longtemps. Il franchit à contrecœur le seuil de sa porte et fixa son frère dans le blanc de l’œil, avant de renifler ouvertement son odeur. Il fut alors surpris de n'y trouver que des relents doucereux de tabac mêlés à l'iode marin, sans une once d'alcool qui pourrait expliquer un discours aussi décousu. Il lissa les pans de sa tenue de travail couverte d'un tablier et y essuya nerveusement ses mains, cherchant à comprendre quelle lubie tirée par les cheveux lui préparait son jumeau.

« Je ne plaisante pas. L'île, c'est le dos d‘un colosse immense, comme celui... ceux qui sont déjà apparus ailleurs. Me demande pas comment c'est possible que cette bête soit restée immobile si longtemps, ni pourquoi elle a maintenant décidé de se bouger, j'en sais foutrement r... rien. » Il bégaya tout à coup, à la vue d'une petite tête blonde haute comme trois pommes apparue derrière la remise dans le jardin. Silencieuse comme une petite souris, la fillette aux cheveux tressés les écoutait, comme hypnotisée par ce qu'elle voyait. Son regard intrigué se portait de l'un à l'autre des adultes, avec la ferme impression de voir double. Un inconnu qu'elle n'avait jamais vu... et qui ressemblait à papa. Avec des cheveux longs, de la barbe et un chapeau en plus. Fen hésita à poursuivre, mais n'osa dénoncer la présence de la plus âgée de ses nièces. Elle avait quoi maintenant, dix ans ? Il trépigna, baragouina des excuses incompréhensibles, puis reprit. « Bordel. Cesse de me regarder comme si j'étais tombé sur la tête et sors le nez de ton putain d'atelier ! Tu crois que les cris qu'on entend depuis le port c'est pour fêter l'arrivée du festival de Taulmaril, ou quoi ? »

« Avec le bruit des machines, j'ai rien entendu. » Son ton était défensif, et surtout il n'avait pu s'empêcher de se justifier sur le fait qu'il ne se soit pas rendu compte du vacarme de plus en plus confus qui émanait de la côte. De plus, malgré la virulence de son visiteur, Seior était forcé de prendre en compte son désespoir et la possible menace qui pesait sur son foyer. Évidemment il avait du mal à avaler une histoire aussi incongrue, mais il savait que malgré la séparation qu'il avait imposée depuis des décennies, son frère n'avait pas changé au fond. Fenris était un irresponsable, un être imprévisible et manipulateur qui pouvait perdre le contrôle sur sa bête intérieure à tout instant. C'était un gars sans attaches qui se fichait pas mal de verser dans l'interdit, tant qu'il pouvait continuer de mener sa petite vie sans prétentions.
Toutefois en dépit du passé chaotique qu'ils avaient jadis partagé et les fautes impardonnables qui le jalonnaient, cette supplique désespérée dans son œil unique, il la connaissait bien. C’était la rage de vivre et la peur de celui qui tient à lutter de toutes ses forces. Le même regard, quoique désormais éclopé, qu’il avait eu pendant qu’il l’avait entraîné par le bras, le forçant à infiltrer la cale d’un navire de Mavro Limani, il y a de ça plus de deux siècles. Une décision certes on ne peut plus folle, qui pourtant leur avait sauvé la vie, et permis d’être là aujourd’hui. Son regard s’adoucit à ces pensées, même si son attitude n’en changea pas. Il ne détestait pas son Autre, seulement il le craignait plus qu’il ne pouvait l’expliquer, et ce sentiment dévorait ses tripes de l’intérieur. Parfois même il se détestait profondément de le rejeter de cette façon, mais ne pouvait se raisonner à risquer la vie de ses enfants et de son épouse. Des enfants qui issus de ce même sang maudit, finiraient forcément par se transformer un jour… en des créatures que l’effroi ne lui permettait pas d’imaginer. Les cauchemars qui hantaient ses nuits étaient des rappels suffisamment douloureux comme ça, couvrant de pression les recherches intensives qu’il faisait sur son médaillon.


« On n’a pas le temps de tailler bavette, frère. » Il mit de l’emphase sur ce dernier mot, gravant dans la pierre de sa tête dure une fatalité que ses efforts ne pourraient jamais effacer. Son œil se ceignit des nuages mauvais que la revanche silencieuse soufflait en lui, et il vit avec une satisfaction presque malsaine sa nièce plaquer ses deux mains contre sa bouche pour couvrir un hoquet de surprise. Cette dernière se trahit néanmoins en trébuchant sur un tas de bois, ce qui la fit repérer de son père, qui ne réagit pas assez vite. Elle était déjà partie à l’intérieur de la maison en claquant la porte sans mot dire, exposant son géniteur au doute soulevé par ses non-dits. Fen s’empêcha in extremis de sourire. Seior tenait tellement à préserver son monde parfait, l’image trompeuse de ce paradis qui n’existait que dans sa tête… qu’il s’était enchaîné à un avenir sous conditions. Ils étaient aussi prisonniers l’un que l’autre, et tout à coup il n’était plus seul dans sa dérive. Impitoyable, le borgne enfonça le clou.

« Tu étais si occupé à défendre ta ‘famille’ du monstre que je suis, que tu en as oublié que le monde a continué de tourner. Les Colosses n’en ont rien à foutre de ta petite routine, de tes idéaux, ou des considérations précieuses d’une vie ‘honorable’. » Il fourra les mains dans ses poches dans une tentative désespérée de ne pas lui casser la figure, en même temps que ce palais de cristal que représentait sa vie parfaite. « Tu es comme moi, Seior. La seule différence entre nous c’est le médaillon, rien de plus. Le seul rempart qui te sépare de ce que tu es vraiment, et caches chaque fois sous le tapis. » Il le nargua et alluma une cigarette sous son nez. « Et puis… Si vous ne déguerpissez pas en triple vitesse, tu auras fait tout ça en vain. Alors plutôt que de perdre ton temps et le mien à faire la morale,… Prends tes affaires et barre-toi. Considère ça comme une dernière marque d’humanité de la part d’un démon. » Il cracha la fin avec dégoût puis lui tourna le dos et s’en fut comme il était venu, se mêlant rapidement aux allées et venues de personnes qui fuyaient en tous sens.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Fenris pressa le pas et trancha dans la foule pour se frayer un chemin jusqu’au port, en effervescence à cause des vaisseaux qui rentraient dans la panique causée par la houle inégale. Marins, pêcheurs et transporteurs essayaient de se mettre à l’abri, avec le bon espoir que le Colosse El Bahari soit plus pacifiste et faible que ses aînés. On notait forcément un grand malaise dans l'air, une activité chargée et confuse de gens qui se croisent et se rentrent dedans. Pourtant quelque chose n’allait pas. Cet événement avait quelque chose d'artificiel qui chagrinait le Lhurgoyf qui se défendait des émotions étrangères comme il pouvait. Impuissant, il resta là un moment, à scruter avidement l’horizon comme si ce dernier pouvait lui apporter des réponses ou un indice sur la voie à suivre. Les eaux translucides d’Argyrei étaient aussi agitées que des sables mouvants, et d’après les nouvelles rapportées par les navigateurs de retour, le Colosse -qu’il ne pouvait voir à l’œil nu à cette distance- s’était redressé il y a un moment déjà pour jeter chacun de ses anciens colons à la flotte. Désormais entouré d’une étrange carapace qui empêchait quoi que ce soit de la traverser, il prenait lentement le large à la vitesse de quelques nœuds à peine, ce qui était néanmoins suffisant à troubler les océans qu'il connaissait si bien.
Assez désemparé, il était d’abord resté de longues minutes sur les quais supérieurs, à fixer l’eau révoltée moussant en vagues qui s’écrasaient lourdement contre les récifs. El Bahari était sa terre d’accueil, et sa patrie, bien qu'il ait choisi de s'en écarter depuis des années. Il y avait vécu une bonne partie de sa vie et bien qu’il n’ait pas eu l’occasion d’y retourner récemment, il faisait toujours en sorte de prendre des nouvelles quand il pouvait. Le sable de ces plages lui manquait et le souvenir de la vie solitaire mais heureuse qu'il avait menée dans sa jungle tropicale ne le quittait pas. C’était un lieu chargé de sens et de vécu, un symbole de sa renaissance si chèrement acquise, et l’idée de ne jamais le revoir lui tordait les boyaux. Il se demandait où étaient Vaeran, Isaril et les autres, mais savait également qu’à cette distance et sans bateau, il lui faudrait des jours pour arriver sur place. En fait même s'il arrivait à embarquer, ce ne serait pas plus rapide, même en s'épuisant à gonfler les voiles de l'air qu'il manipulait. La mer était comme un épais manteau agité par la colère, et aucun homme sain d'esprit n'irait défier Soulen en pareilles conditions.

Autant dire que pour l'instant il était pieds et poings liés, dans l'incapacité d'aider son ancienne tribu. Frustré, Fen tira une bouffée sur sa cigarette et fouilla dans son baluchon, réfléchissant à toute allure. De nombreux bateaux comptaient reprendre la mer pour prêter secours aux Ascans dès que possible, seulement ils avaient déjà bien du mal à gérer la violence de l'eau qui cognait contre les digues pour retomber en grosses trombes sur les pavés. Le ciel était clair mais les navires des berges étaient dangereusement ballottés au gré de l'ondulation impitoyable, au grand dam des quelques malheureux qui essayaient encore de décharger pour se mettre à l'abri. Son œil se porta vers les voiles les plus proches. Elles bougeaient à peine, ce qui était très préoccupant. Si par malheur le vent venait à se lever, les choses empireraient encore. Il jura et se mit en marche, s'approchant prudemment des docks tout en gardant de la hauteur lorsque c'était possible.
Au passage il croisa plusieurs personnes étranges, dont une femme avec une coiffe qui aurait aussi bien pu lui crever un œil s'il s'approchait de trop près ; un vieillard dont le courage frisait sans doute la folie, et bien d'autres visages qui ne tardèrent pas à se mélanger en un tourbillon de couleurs. Son attention fut ensuite attirée par un homme étrange et au port altier -qui imbu de sa position supposément supérieure à en juger le mépris qu'il exhalait- remontait la rue sur sa fringante monture, sans même accorder un regard aux gens qui l'entouraient et qu'il avait manqué de faire tomber. Quelques habitants furent obligés de s'écarter précipitamment sur son passage et l'insultèrent copieusement pour la peine. Le borgne dodelina de la tête, agacé par cette indifférence de noble qui ne se sent pas concerné par une catastrophe qu'il ne pourrait éviter. Combien de temps tiendrait-il sur son beau destrier, une fois que le raz-de-marée l'emporterait avec le reste ? À moins qu'il ne compte inventer un nouveau sport, la noyade équestre sur fond d'orchestre pour mieux faire retentir les louanges à son illustre personne ? Non mais sérieusement... Quel abruti.

Fen lui-même était loin d'être un exemple d'altruisme, mais il ne pouvait s'empêcher de se distinguer de ce genre de fumiers. Il était une autre sorte de connard... Ceux qui ne demandent qu'à vivre sans se prendre au sérieux, plutôt que ceux qui écrasent pour se donner de l'importance. Agacé et inquiet, il se força à mettre de côté son frère et sa famille pour l'instant. Il ne pourrait pas faire grand chose de plus pour eux, alors autant se rendre utile au bord de l'eau, ou son expérience en mer pourrait éventuellement amortir les dégâts. Marchant à grandes enjambées il s'approcha du vieillard qu'il avait vu plus tôt et posa amicalement une main sur son épaule. Il fallait bien que quelqu'un lui fasse entendre raison, non ?


« J'sais pas trop où vous allez, l'ancêtre,... mais c'est pas une bonne idée d's'approcher de l'eau. » Une évidence certes, mais apparemment pas pour le troisième âge en manque de sensations fortes. Il fit obstacle de son corps à un couple qui manqua de leur rentrer dedans, évitant au papy de se faire renverser. Il n'y prêta pas vraiment attention pour autant. Avec une certaine angoisse il leva l’œil vers la rive, et les gerbes d'eau vomies par dessus les bastingages des bateaux et les bâtiments qui en étaient proches. Deux navires qui manœuvraient étaient d'ailleurs sur le point de se rentrer dedans, ce qui déclencha une drôle d'émeute à bord. Le bruit d'une corne résonna désagréablement à ses oreilles, pointillé de cris et d'ordres donnés par le capitaine de la marine locale, qui beuglait des instructions comme il pouvait. Il mit une dernière tape dans le dos du vieil homme et sur une dernière recommandation de prudence, s'approcha du capitaine pour aider les marins à arrimer. Pendant de longues minutes il prêta ses bras et ses forces en surveillant la coque humide qui lui semblait bien fragile au milieu du tumulte aquatique. Il ne pouvait pas arrêter les vagues, alors il aiderait à sauver ceux qui pouvaient l'être.
Et d'autres eurent la même idée que lui. Un peu surpris, il vit un homme barbu et un des rares êtres qui dépassait de loin ses deux mètres dix courir en sa direction aussi vite que lui permettaient ses jambes. Il paraissait aussi vieux que l'ancien qu'il avait croisé un peu plus tôt, mais physiquement... une abîme d'énergie les séparait. Charismatique et peu complexé, le bonhomme avait pris les devants sans hésiter, gagnant progressivement son respect. Il avait l'air d'un type bien.
Instinctivement Fen prit la température des émotions du géant pour juger de ses intentions. Cet homme à la large carrure dégageait quelque chose de puissant et de solide à la fois, une certaine forme de sagesse bien que son attitude insouciante face aux vagues la mette un peu en question. Il était téméraire et savait visiblement ce qu'il faisait, c'était tout ce qu'on pouvait lui demander. Attachant solidement une dernière amarre, Fenris confia le reste aux pêcheurs qui s'équilibraient comme ils pouvaient pour sauter sur la terre ferme, dansant un drôle de ballet ivre au gré des oscillations. Puis il s'arma du bois sec des plus grandes caisses abandonnées sur le port, éventrées de part en part par le courant, et les amena à Brom. Déposant plusieurs voyages de matériaux aussi vite que lui permettait son gabarit, il gueula un bon coup pour demander de l'aide aux gens qui débarquaient.


« Allez mesdemoiselles, z'avez quand même pas cru que j'vous avais aidé pour vos beaux yeux de p'tites pucelles, hein ?! La croisière est finie donc magnez-vous l'train, on a besoin de monde par ici ! » Il les nargua avec humour, posa ses rares affaires dans un coin, et alluma une clope qu'il coinça entre ses lèvres tout en priant pour que cette dernière ne soit pas éteinte par une douche forcée. Ensuite il aida trois gars à transporter une poutre de fer qui avait servi de passerelle et s'arrêta enfin pour souffler et s'éponger le front. Ses cheveux blonds étaient collés à sa nuque par l'effort, mais son œil sain balayait les alentours à la recherche de ce qui pourrait leur servir. Il était trop grand et trop lourd pour monter sur les épaules de Brom, alors il laisserait un autre volontaire se servir de lui comme d'un mât. De son côté il fallait trouver autre chose à faire... Et de fait, ce n'étaient pas les tâches qui manquaient. Il aborda une jeune femme brune aux allures de coursière, et l'encouragea à se dévouer.

« Si tu montes au troisième étage et que tu fais bien ton boulot, je t'emmènerai en rendez-vous galant. » Il rit. « Je plaisante, va. Je te paierai grassement pour la peine, promis. » Il lui fit un clin d’œil joueur et s'amusa de son expression désarmée. Elle ne s'attendait pas à ce qu'on puisse faire preuve d'autant de bonne humeur dans une situation pareille et il était difficile de lui en vouloir pour ça. D'un autre côté paniquer et crier au désastre ne servait plus à rien, maintenant... Alors autant masquer les effluves d'appréhension qui lui bouffaient le ventre à chaque pensée pour son jumeau et sa famille. Indiquant à deux jeunes mousses où se trouvait le réparateur le plus proche, il leur demanda de chercher des outils, des marteaux, des clous et tous le matos de base qu'ils pourraient trouver. Il leur faudrait au moins ça... Agitant la tête, il revint sur terre, juste à temps pour que son chapeau soit dégagé par une lourde pluie salée venant du large. Il le rattrapa à terre en râlant, le vissa à nouveau sur son crâne de chien mouillé, puis soutint solidement la pièce verticale de ses deux mains. « Brom, c'est bien ça ? Mon frère m'a parlé de vous. Et sa description est plutôt fidèle, c'qui sans vouloir vous vexer est plutôt facile. » Il agrippa un peu plus fort la poutre. « Léo. Un chic type tout le temps mal luné, un sindarin. Vous lui avez fait plutôt forte impression, c'est une des seules fois depuis des lustres. Littéralement, j'veux dire. »


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Sinking deeper into danger every day
Cut through all their shit with a brazen wit
Moulding puppets from their minds of clay
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Psyche Corona

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 0:47

Solidement ancrée dans le sol poussièreux et martelé de la place, la Gorgoroth attendait qu'un être un peu plus robuste et imposant que la moyenne passe près d'elle. Les membres fragiles qui s'agitaient autour d'elle dans une sinistre tarentelle l'atteignaient à peine, l'effleurant en de vifs courants d'air. Elle ne percevait que des vagues brumeuses d'essence qui tournoyaient assez pitoyablement dans leurs enveloppes charnelles sous l'effet de l'excitation ; toutes présentaient de trop faibles densités. Lorsqu'enfin, une tache plus condensée et large s'approcha à grande vitesse, Psyche tendit un bras crispé et fit claquer le métal de ses gantelets contre la protection à la poitrine de l'individu.

           « Pas si vite ! Je vais avoir besoin de votre aide, déclara-t-elle en tournant la tête vers l'inconnu, lui laissant ainsi croire qu'elle le voyait comme lui la voyait. Son ton sérieux et solennel sembla faire son effet puisqu'elle put percevoir un mouvement vertical lui indiquant que l'élu acquiesçait. Un sourire satisfait passa en un éclair sur les lèvres de la prêtresse qui prit par la suite une pause plus avenante. Vous m'avez l'air d'un homme sage, le flatta-t-elle sans rien en penser, vous allez m'aider à donner de l'ordre à cette foule, d'accord ? Tout ce qu'il lui fallait était un homme assez grand et large pour inspirer le respect et l'obéissance et c'était précisément ce que la forme du panache pâle qu'elle pouvait percevoir semblait dépeindre. J'aimerais que vous me guidiez vers une estrade, quelque chose d'où je pourrais être vue de tous, pouvez-vous faire cela pour moi ? Elle décolla sa main du plastron et la présenta élégamment devant elle afin d'inciter l'étranger à la prendre. Sa voix grave et sépulcrale ne résonnait pas comme elle le faisait d'ordinaire, elle se noyait dans le flot de hurlements paniqués que les ombres macabres de l'océan arrachaient aux gorges, elle s'élevait à peine au dessus de la masse folle. Elle sentit pourtant une pression sur ses doigts d'acier et son bras, puis son buste, furent tirés en avant. La trépassée et son guide entamèrent une marche tortueuse jusqu'à ce que son poignet soit levé et que l'on lui souffle à l'oreille :

           « Prenez garde, c'est une fontaine. Il y a là un rebord assez large... L'individu avait une voix grave et une intonation bourrue, en particulier pour sa façon relativement soutenue de s'exprimer. Sous ses lanières de cuir, Psyche souleva un sourcil amusé, songeant qu'elle ne s'était point imaginé le bonhomme avec un verbe fin. Elle leva un genou et gravit la haute marche qui la séparait bientôt de la cohue en délire et pivota de façon à avoir l'eau dans le dos. Lâchant prestement la dextre de son allié, elle s'adressa de nouveau à lui.

           « Connaissez-vous bien la ville, Monsieur ? »

           « Je peux m'en sortir... répondit-il, la voix ondulente sur une note d'amertume. Mais je sais où trouver la garde. Psyche hocha la tête avec un enthousiasme forcé. »

           « Très bien, je peux m'occuper de l'attroupement ici mais il faut s'assurer que les habitations soient évacuées. Essayez de vous faire assister de la garde pour donner de l'ordre dans les rues qui font face à la mer, ordonna-t-elle en tirant sur ses poumons. Et n'hésitez pas à exiger de l'aide de la part d'autrui. Les gens obéiront toujours à une figure forte et impressionante, d'accord ?

           Elle perçut le nuage grisâtre se dissiper dans la foule et se redressa sur le rebord en pierre glissante de l'édifice. Alors, d'un geste raide et soudain, elle tendit les deux bras vers le ciel et laissa un fluide vif et frissonant parcourir chacun de ses doigts. Un éclair bleuté s'en échappa, frissona, gronda et électrisa l'air pendant une courte seconde. Toutes les têtes se tournèrent vers la prêtresse, certains corps se figèrent, d'autres poursuivirent leur course et se rentrèrent les uns dans les autres. Après une vague de hoquets, cependant, les hurlements se turent et, ramenant ses bras près de son corps et adoptant une posture héroïque, la Gorgoroth laissa sa voix caverneuse pénétrer les esprits troublés.

           « Céder à la panique ne nous mènera nulle-part, commença-t-elle. »

           La trépassée entama un court discours galvanisant au cours duquel elle demanda aux doués de magie et aux plus forts de s'armer de courage et de joindre l'effort. Sa harangue fut plutôt bien reçue et très vite, les seules voix qui perçaient plus que les autres proféraient des ordres que les civils exécutèrent nerveusement.

           Pendant ce temps, Psyche, toujours perchée sur sa fontaine, posa une main sur le marbre derrière elle et déclencha de nouveau une vision, désireuse de savoir dans combien de temps la vague allait engloutir cet endroit. Elle vit l'ombre gourmande de la vague s'abattre sur la place dans un éclat féroce mais seuls les bâtiments les plus en bordure furent endommagés. Quelques silhouettes disparurent dans les flots mais il semblait que la place avait été relativement bien dégagée. Ce fut directement à la sortie de sa transe qu'une voix qu'elle semblait connaître vint résonner à ses oreilles. Elle se cogna à l'écrin de soie originel dans lequel la Gorgoroth s'était lovée mais la mort-vivante fit de nouveau basculer sa concentration pour mieux entendre.

           « Mademoiselle Corona ? perçut-elle. Maître Viska m'envoie. »


Lacrimosa

   
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Alastor

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 4:18

Les premières vagues avaient déjà su dévaster les côtes et là, il ne s’agissait que du premier round. La cause de cela était certes bien loin des yeux de tous, mais tout être ayant vécu plus d’un siècle ne possédait aucun doute en ce qui concernait la source du cataclysme. Toutefois, là n’était pas le moment de se laisser emporter par les souvenir sombres de jours anciens, car les nuages gris du jour était au-dessus de leur tête et le danger bien présent. Cependant, un petit homme tel que Lomion ne semblait pas être une source d’autorité, un être d’une si petite taille était souvent ignorer par la populace bien qu’il pouvait être par moment la voix la plus sage. Ses paroles ne furent que reçus et répondu par un être simplet du coin, un être dont la seule réponse à la requête de l’érudit fut de complètement se moquer de celui-ci.

S’ils ne souhaitaient pas survivre… alors qu’il en soit ainsi. L’érudit avait vécu plus de 300 ans… il ne possédait aucun attachement pour les êtres simplets qui ne faisait que l’ignorer. Sans réponse positive de la part de ces derniers, Lomion débarqua de la caisse et se dirigea vers le port sans véritablement savoir qui allait le suivre. Au port, il y avait quelques êtres qui travaillait d’arraches pieds à maintenir le tout dans un état acceptable afin de conserver le quai. Pressant le pas, l’érudit approcha un groupe d’homme qui tentait de soutenir le tout.

‘’Utilisez cette poutre comme un levier afin de soutenir la structure!’’ Cria-t-il à l’un d’entre eux tout en s’approchant.

Évidemment, sous cette forme, dans cette enveloppe, le Lhugoyf ne possédait pas nécessairement la force physique requise afin de bien soutenir le tout, mais cela ne l’empêchait pas d’essayer avant d’être pris d’assaut par une vague qui venait de s’écraser un peu plus loin. Trempé de la tête aux pieds, il continua de tenter de soutenir la structure, espérant l’arrivée des navires d’ici peu. Sa personne semblait bien misérable aux cotés des géants présents…

********

Le vieux hibou avait parcourus l’endroit à la recherche de dame Corona, qui ne devait pas être bien difficile à retrouver en principe. Une fois que ses yeux furent posé sur celle-ci, il fit son atterrissage non loin de celle-ci avant de s’adresse à la dame aveugle.

‘’ Mademoiselle Corona ?’’ Dit-il d’une voix tout aussi sobre que celle de son maître et ami ‘’ Maître Viska m'envoie. ‘’ Poursuivit-il tout en regardant la foule de gens et le chaos environnant.

‘’Il m’a demandé de vous venir en être… je suis à votre service’’

Jamais il n’avait servis, mais à la demande de Lomion il devait se plier à faire ainsi. Non parce qu’il était la possession du Lhurgoyf, car leur relation n’était pas ainsi. Les requêtes de celle-ci était rare… mais tous devaient être prise sérieusement, car elle n’était jamais sans raisons.
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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 15:17


    Bien que le vieux forgerons était là pour aider les gens, certes son cœur de chevalier n’avait pas flanché, certes il était droit et digne, fier et fort, merveilleux dans la sueur de ses mouvement habile qui enfin montent le brise vague en accord avec les quai dans le but que la petite margelle de pierre qui sert de digue joue le reste de son rôle, il n’aura surement pas le temps de faire mieux…

    C’est certain il était un de ces hommes droits et fort, dure à la tache et dont les bottes ferré ne flanchait pas facilement, et si il avait fait une rapide réponse à coup de :


    “Grand Bor il parle de moi en plus ? En tout cas vous ne vous êtes pas trompé mais je doute qu’on puisse confondre un farcies qui fait réfléchir les prostitué et un corps comme le miens avec quiconque dans ce foutu monde où tout le monde fait un concours de beauté…
    En quoi lui ai-je fait bonne impression ? Lever ça plus haut, vous êtes grand pour un gamin, votre mère vous à allaité à quoi ?
    M’enfin ça fait plaisir de croisé quelqu’un de fiable. D’ailleurs si vous trouvez plus de métal en parlant de fiable. Ho et cette caisse là bas sera parfaite pour callé ça …
    Et vous êtes lourds comment ? Vous m’aiderez à tenir sous la première vague, le flux puis le reflux callera le reste du montant dans le sable et la fin étant collé au port on devrait arrivé à juste avoir à consolidé.”


    Non tout ça n’était pas la question, la question était plus précise. Alors qu’il plantait, dans les quais du port, un des longs clous de charpentier qu’il avait trouvé, dans le but d’y arrimé son brise-vague, un coup de tonnerre retenti faible mais assez puissant, avec un flash lumineux, ce qui eut le don de le déconcentré ; le coup partant de travers fit sauté qui le clou qui passa à deux centimètre de l’œil d’un être déjà assez affolé comme ça pour ne pas voir des bouts de métal volé. Et tout ça pour quoi ? Pour un discourt dont on entend même pas les premier mots tellement celle qui le prononce est loin et dont ne devine la suite. Certain, plus proche sont peu être vaguement galvanisant alors que la demoiselle qui le dit a un charisme moyen porté sur la manipulation et non le charme à la faculté de poussé une foule … Quelque fois il se demande si les politiques savent ce qu’ils font.

    Mais, et comme un coup du sort c’est à cet instant qu’un freluquet, probablement un Eclaris mais qu’il ne connait pas personnellement et qu’il croise à peine du coin de l’œil lui explique son métier. Il regarde quelques instants son camarade de travail puis lâchant une main et donc un poids fantasque sur les bras de Fenris il se retourne vers le gamin :


    “Ok, je vais être clair, je ne doute pas que tu es un jeune héros plein de bonne volonté, mais tu ne vas pas m’apprendre mon travail, soit tu aide ici et tu me ramène des boites de grand clous, même un freluquet comme toi peu le faire, soit tu vas faire le guet, soit tu vas aider les gens à quitté la ville, mais si tu t’avise encore de m’expliqué mon travail alors que je suis maitre artisan dans un marasme sans fond et avec de l’eau dans les bottes, qu’un cruchon vient de me faire sursauté avec un éclaire alors que tout le monde est assez stressé qu’il y a de grandes chances que ça déclenche plutôt une panique que le calme qu’il cherche pour parler, et que j’ai fait la connerie de choisir d’aider des gens pas respectueux alors que j’aurais put simplement attendre la douche. Alors dans ce cas là je te promets que je trouve une place entre une poutre en métal et deux clous dans le bois dans ce brise vague ou dans la digue qui vient après. D’accord monsieur l’inspecteur ?”

    Puis il se retourne vers le compagnon d’infortune tout velléité c’était éteinte dans ses yeux perdu sous les sourcilles broussailleux, il n’y avait plus que la lueur de son sourire qui passait par là, posé sur son visage si étonnant qu’il lui donnait presque un air humain. Mais à quoi bon être humain quand vous êtes un chevalier forgerons ? Un maitre artisan, la main de Bor lui-même ?

    “Excuse moi pour la présentation, j’espère que celle que tu as trouvé pour s’occuper de prévenir de la vague auras assez de voix pour nous prévenir, sinon je te promets une bonne tasse et l’eau salé c’est drôlement mauvais. Alors comment tu as connais Léo ? Je n’ai aucune idée de qui tu es et je ne crois pas qu’il ait abordé ton nom durant nos conversations … ou alors je l’ai oublié, ce qui est possible aussi. La dernière fois que je l’ai vue il était plus mince et moins musclé qu’un Ecalirs le pauvret. On aurait dit une pucelle anorexique ! On a discuté armes, c’était sympathique, il a repris un ventre à bière raisonnable depuis ?”

    Tout en disant cela il fixa une dernière caisse et bougea vers un autre point du brise vague qui vue d’en bas ressemblait plus à un amas de choses lié ensemble par la volonté d’un artiste contemporain qui, en manque de fond, avait acquis de la mairie du petit village le droit de venir craché son art sur la plage de simple fin contre une rémunération tout à fait relative au prix de la chose. Malheureusement pour Brom il n’était point payé pour faire cela et c’était son grand cœur qui s’occupait de la paye. Cependant, quand on quittait les yeux des hommes pour prendre ceux des dieux, plongeant depuis le ciel, on pouvait voir la courbe parfaite du brise-lame légèrement concave pour déflecter plutôt qu’absorber le choque de la vague et donc épargné les digues portuaire et surtout les habitations proches de la toute puissance de la lame. En aucun cas elle ne les épargnerait de se faire mouillé, il n’avait pas le temps de construire une digue si haute ou si loin en mer, il couperait juste la force sous les pas de vagues, justes. Mais ces efforts valaient bien les maisons qu’il sauverait ainsi.

    Au loin il entendit le bruit des hommes de Marcus qui évacuait les hommes dans le meilleur ordre possible, le discourt de la demoiselle, es bruits de courses des uns et des autres, les mouvements de chacun, les pas de tous, il n’était pas sindarins mais qui pourrait ne pas sentir l’agitation, la peur, le terreur qui prend les gens qui découvre la débâcle …

    Mais surtout il fallait que les bateau parte vite, avant la première vague, sinon ils seraient bloqué à quai à raclé le quai par la force du courant et risquait de tout détruire, de venir, porté par les vagues sur les maisons … Une chose à faire, il s’adressa encore à Fenris :


    “Gamin, fait partir tout les bateaux qui peuvent pour sauver les gas de l’île qui patauges, serre les ancres et les attaches des autres, et surtout coules et leste tout ceux qui n’ont pas d’attache assez solide. Bientôt plus personne ne pourra quitter le port. Je vais juste couper la force de la vague avec sa machin, si un bateau monte dessus et est posé contre ou sur une maison, il détruira autant que si on avait rien fait…”

    Il fallait parfois savoir faire des sacrifices pour sauver la multitude.


Résumé:
 


Dernière édition par Brom Ode'Bahalmarche le Lun 30 Mar - 13:26, édité 1 fois (Raison : /!\ Edition, mauvaise estimation des distances)
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 17:02

A peine les ordres sont-ils transmis que les recrues s'élancent déjà avec ardeur dans leur nouvelle affectation. Henaüs siffle, deux doigts en croissant sous sa langue, pour avertir deux de ses compagnons de le rejoindre. Tous trois rallient l'entrepôt, ouvrent certaines caisses et sortent quelques lourds ballots de marchandises. Là, un étui en cuir contient quelques lingots de métal. Ici, des tissus sont emmaillotés dans un filet de corde tressée. Les presque-guerriers s’arnachent donc de ce qu'ils peuvent trouver de nécessaire dans les caisses et ressortent avec promptitude du hangar, cherchant du regard les montures quelque peu excitées par l'animation alentour.
En effet, le port est pris de la fièvre des masses. Ordonnez qu'une évacuation se passe dans le calme et vous serez sûr que cela ne sera pas le cas. Il y a toujours quelqu'un qui panique et transmet sa peur à son voisin... et au final vous obtenez un beau chantier. Certaines rues sont inaccessibles tant il y a de passants cherchant à s'y engouffrer, parfois même accompagnés de charrettes imposantes. Des gens en piétinent d'autres sans même sans apercevoir, des enfants sont séparés de leurs parents. Cousard, à la tête d'un petit groupe d'hommes courageux, s'escrime presque vainement à tenter d'organiser un tant soit peu l'évacuation du port. Occupé à dessiner une colonne ordonnée afin que les civils puissent emprunter une rue plutôt étroite, il ne peut voir le drame de la rue principale, encombrée par quelques chariots tractés par des chevaux peu habitués à une telle agitation. Citoyens bloqués dans leur avancée, renâclements sonores des chevaux, marchandises étalées au sol provoquant des chutes... Un sacré bordel, comme dirait l'autre.
Gahrr témoin éloigné de la scène, siffle à son tour, cherchant l'attention de Cousard. Peu doué dans cette pratique nouvelle, le Zélos finit par fendre la foule à grandes enjambées. Aussi délicatement que possible, il frôle les habitants du port, et manquant tantôt de trébucher, il bouscule une personne. Pas le temps de voir de quoi il s'agit.


'Solé !

Il atteint finalement l'embouchure de la rue surchargée. Un homme se tient la tête. L'air sonné, il est appuyé contre le chambranle de l'une des maisonnées bordant la droite de la rue pavée. Sur la gauche du Zélos, une enfant pleure. Enfin, à deux pas devant lui, une charrette renversée créée un embouteillage certain. Et au milieu de tout ça, quelques recrues éparses tentent de fluidifier le trafic.

Len' ! La gamine !

Tout en meuglant son ordre et en indiquant la position de l'enfant - rapidement prise en charge par la recrue - le Zélos cherche des yeux le responsable de ce foutoir. Par terre s'étalent des biens de toute sorte. Linges, vêtements, bibelots, nourriture. Mais personne ne semble en être le propriétaire. Ou du moins, le propriétaire ne semble pas avoir eu la décence de rectifier son erreur. Alors le vétéran s'accroupit, rétablit la charrette sur ses roues, avant de la renverser une seconde fois sur le bas-côté de la chaussée, libérant ainsi un espace supplémentaire pour organiser l'évacuation.
Plus haut, un autre embouteillage s'est crée. Un chariot, bien plus imposant que le premier, est tiré par deux chevaux. Un homme s’époumone et fait de grands gestes. Les chevaux semblent excités par l'agitation alentour et il n'en faudra certainement pas beaucoup plus pour qu'ils se mettent à ruer. Et là, ce sera problématique. Hélas, le flot d'habitants est encore relativement imperméable, même pour la carrure du Zélos. Surtout pour la carrure du Zélos. En voulant fendre la foule dans sa largeur, il pourrait causer plus de tort qu'autre chose. C'est donc par hasard autant que par chance que Cousard, ayant terminé d'organiser la petite colonne latérale, se fait invectiver par son Capitaine de mission.


Hep, Cousa...

Bien reçu, Capitaine.

Brave Cousard. Une bonne recrue. Comme la plupart des Dolofonos de la Force Écarlate. L'ordre dispose de bons recruteurs et de formateurs de qualité. Pour la plupart. Cousard se fraye donc un chemin à la force de ses épaules, tout en évitant consciencieusement de causer plus de chaos qu'il n'y en a déjà. Arrivé devant le char, rempli à ras-bord de vivres, de marchandises emballotées et d'un vrac de vieilleries, la recrue se poste devant les chevaux et leur maître, flattant les premiers afin de les apaiser et dardant un regard sombre sur leur propriétaire, toujours furieux de ne pouvoir avancer et de recevoir les insultes des pauvres âmes qu'il empêche de progresser.  

Toi. Prend tes chevaux, ce que tu peux y percher sur leur croupe et fous-moi ce chariot sur le côté.

Co... comment ?! Aidez-moi plutôt à le faire avancer, bougre d'imbécile ! Vous avez entendu ? Faites place, bande de crétins consanguins !

Malheureusement pour le riche citoyen, probablement marchand, Cousard est le rejeton d'une union consanguine. Au quatrième degré. Mais quand-même... Qu'on lui balance sur un ton de franche camaraderie qu'il n'est qu'un bâtard consanguin, il peut l'accepter, cela fait partie d'un comportement typique des hommes d'armes, mais qu'un petit bourgeois pédant et égoïste ose cracher de telles saloperies, ça...
Cousard, l'air éminemment remonté, dégaine sa lame et, dans la masse informe de la foule, la pointe sur le torse du grossier personnage.


Tu prends ce que tu peux et tu te tires. Vite.

Devant l'impression incrédule du prétendu marchand, Cousard vocifère sourdement :

Soit tu te tires, soit je te tue ici et maintenant.

Là, le message passe enfin. Autant apeuré qu'énervé, l'homme décroche son attelage, se saisit de quelques babioles brillantes et s'engouffre dans le chaos ambiant, cherchant à mettre le plus d'innocents entre lui et le soldat. Une fois l'homme hors de vue, Cousard, au demeurant fort bien bâti pour un terran, s'attelle à renverser la charrette sur le côté de la voie pavée. Il y parvient finalement, aidé par quelques badauds concernés et une recrue parvenue tardivement au chariot.
Gahrr campé sur sa position, en aval du Dolofonos, lui adresse un signe de tête appuyé avant de relever un jeune homme à la démarche hésitante, presque dramatiquement pathétique. Finalement, le flot semble fluidifié dans l'artère principale et l'office de Cousard semble avoir porté quelques fruits. Certains locaux se sont joints aux force du petit contingent de Dolofonos et aident tant bien que mal à sauver certaines personnes, victimes des piétinements de la meute affolée et guident quelques enfants égarés vers leurs parents inquiets.
Redescendant vers le port et alors que le chahut masque encore les voix, une magie résonne subitement  dans l'air en une sorte de vrombissement sourd et électrique. Certains visages en cherchent la provenance, d'autres se décomposent devant une énième source d'angoisse. Le Zélos, sans pour autant ralentir, est intrigué. Qui pourrait avoir la brillante idée d'user de magie dans une circonstance déjà critique ? Et pour quelle raison ?

Alors qu'il pénètre à nouveau dans l'enceinte même du port, un tantinet plus calme qu'auparavant, le vétéran assiste à un spectacle pour le moins étrange. Perchée sur une fontaine, telle une prédicatrice funeste, une singulière bonne femme harangue la foule dans l'espoir que certains se joignent à l'effort collectif et si la plupart des pauvres hères semble juste égarée, quelques individus rallient une petite troupe en position près des quais, grossissant de fait les forces en présence. D'ailleurs, un peu à l'écart de ladite troupe, un individu massif s'acharne manifestement à bricoler quelque-chose, tout en proférant des suites de mots obscurs aux oreilles lointaines du Zélos.
Bref, alors que l'évacuation se déroule d'ores et déjà dans un chaos plus ou moins contrôlé, certains nouveaux venus semblent prendre la menace on ne peut plus au sérieux et se préparent à contrer ses effets sur le port et la ville s'étendant au-delà.


-Gahrr ! Au rapport. J'ai vue de loin ce qui se passait a l'approche de ton messager, qu'a tu ordonner aux hommes ?

Marcus, enfin là, et accompagné de quelques flamboyants myrmidons, s'avance de son pas résolu habituel avant de se planter devant le Zélos, main en parapluie de fortune.

J'ai demandé à Henaüs de prendre deux hommes et de ramener le plus important de la commande au camp. Cousard a rassemblé ceux qu'il a pu trouver et, avec nos hommes, le groupe a plus ou moins organisé l'évacuation du port. La ville se vide, mais...

Jetant tout d'abord un regard alentour, passant en revue les forces en présence - la femme étrange, le géant en pleine discussion avec un nouveau venu, le petit groupe de volontaires - puis observant les flots, le vétéran soupire.

Que peut-on faire contre "ça" ?

Car Gahrr ignore parfaitement de quoi il s'agit. Et s'il savait. Tout ce qu'il voit pour le moment ne ressemble qu'à une grosse vague et il ne peut rien contre les vagues. D'autant qu'il ne sait ni naviguer, ni nager.

Vos ordres, chef ?
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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 28 Mar - 4:26

La course vers l'eau n'était vraiment pas quelque chose de naturel pour la syliméa qui sentait bien que chaque mètre parcouru dans cette direction entamait sérieusement son espérance de vie... Dans le chaos ambiant, elle essaya d'apporter son aide ici et là, s'assurant que les maisonnées les plus excentrées étaient informées elles aussi. Elle tambourinait aux portes en criant aux occupants de sortir au plus vite et de prendre la fuite... Elle n'avait pas vraiment à s'attarder en explications, il suffisait que les occupants sortent pour entendre les cris ambiants. A partir de là l'instinct primaire de survie prenait le dessus et ils se précipitaient vers l'intérieur des terres. La plupart du temps... Elle n'allait certainement pas se mettre plus en danger pour ceux qui ne voulaient pas comprendre et préféraient essayer de sauver leurs biens plutôt que leur vie ou leurs proches... Dans ces maisons éloignées Kalysta n'avait pas eu trop de mal à trouver la personne qu'elle cherchait, l'un des nérozias en place ici et en charge de communiquer avec le QG. Même si elle se doutait qu'il ne s'agissait là que d'un énième rapport traitant du même sujet, elle fit tout de même envoyé un message décrivant rapidement la situation dans le village, avant de dire à son collègue qu'il avait tout intérêt à prendre ses jambes à son cou, qu'il reste au moins un témoin des choses qui puisse tout rapporter à leurs chefs respectifs...

Il y avait quelque chose de vaguement rassurant de voir qu'elle n'était pas la seule suicidaire dans cette histoire. Si la grosse majorité des personnes qu'elle croisait couraient dans la direction qu'elle venait, certains s'étaient regroupés au plus près de l'eau pour trouver une solution permettant à tous ces gens de gagner quelques précieuses secondes. D'autres essayaient, et réussissaient parfois, à organiser le chaos ambiant histoire que la panique ne fasse pas plus de victimes que le tsunami en lui-même... Remontant maintenant une rue en courant, la jeune femme provoquait elle-même sa propre vague de chaos, faisant paniquer encore plus les quelques animaux qu'elle avait le malheur de frôler. Ce fut d'ailleurs le cas d'un haut destrier monté par un homme semblant ne pas trop comprendre ce qui était en train de se passer. Remontant difficilement le flot de la foule, elle fut obligée d'un peu trop se rapprocher de lui, provoquant la panique de la monture. Mais elle ne perdit pas de temps à rester pour voir ce qui en avait découlé, profitant d'une ruelle pour gagner un peu de terrain et de répit dans sa lutte pour atteindre le bord de l'eau...

C'est là qu'elle eut presque un haut-le-coeur en sentant la présence, proche sans être immédiate, d'un autre syliméa. Ils n'étaient vraiment pas assez nombreux pour venir se perdre ici, à se battre contre des évènements sur lesquels ils n'avaient que trop peu d'influence. Malheureusement, si elle savait que l'un des siens était à proximité, elle était bien incapable de dire de qui il s'agissait avec précision. Sans cela elle l'aurait probablement pris par le col pour le pousser vers la sortie le plus rapidement possible... Sauf qu'il y avait bien trop de monde pour cela... Il, ou elle d'ailleurs, pouvait être n"importe où et n'importe qui. Le juron qu'elle laissa s'échapper de ses lèvres traduisait fort bien sa frustration et aussi les longues années que son hôte avait du passer à fréquenter les marins de noxis... Elle essaya de chercher la foule du regard alors qu'elle continuait à avancer mais elle ne vit personne de sa connaissance, du moins aucune apparence qu'elle avait déjà croisé... Son frère, ou sa soeur, devrait donc se débrouiller seul en attendant, à moins qu'il ne parvienne à lui mettre la main dessus.

Luttant contre le sens de la foule, elle parvint tout de même à atteindre les quais, constatant qu'une forme de "résistance" s'était déjà organisée, notamment autour et sous les ordres avisés d'un colosse ayant l'air... En fait il faisait un peu peur sans avoir l'air méchant. De toute façon si on cherchait ainsi à aider son prochain au détriment de sa propre sécurité, c'était qu'on avait forcément un bon fond, malgré un sérieux délit de sale gueule. La jeune femme n'eût pas vraiment le temps de rester subjuguée par Brom puisqu'on s'adressa à elle de façon un peu cavalière, pour ne pas dire complètement. Elle s'offrit une paire de secondes de scepticisme face à un tel comportement avant de se souvenir que leur situation n'avait rien de brillante. Chacun tenait le coup comme il pouvait... Et puis de toute façon elle était venue jusque là pour aider... Elle s'empara donc de l'impressionnante longue vue avant de la sécuriser dans son sac et d'offrir un clin d'œil à son inconnu...


-Peut-être que je prendrai le rendez-vous galant en guise de paiement qui sait...?

Puis elle s'empressa de se diriger vers le bâtiment dont le toit lui offrirait la meilleure vue. Y grimper ne représentait pas vraiment un obstacle insurmontable et elle fut en position en un rien de temps. Juste assez pour entendre un discours proclamé d'une voix de femme et le roulement distinctif d'une voix grave et masculine qui semblait bien râler en réponse... Cela permit au moins à Kalysta de comprendre que personne ne l'entendrait si elle se mettait à crier... Alors, étant finalement suffisamment loin des regards trop indiscrets et sachant qu'une expérience de mort imminente était toujours une excellente diversion, la syliméa modifia un tout petit peu son apparence, se faisant juste un peu plus grande et robuste. Ce n'était certainement pas au point de rivaliser Brom mais, au moins pouvait-elle manipuler la longue vue plus facilement, et elle en avait aussi profité pour modifier ses cordes vocales. Associées avec un poil plus de coffre, elle parviendrait à se faire comprendre une fois l'attention attirée.

Déployant la longue vue, la jeune femme se mit en position et finit par retrouver le colosse, ayant l'air aussi avenant que ses deux cousins terrestres, puis la vague. Et quelle vague ! Une telle puissance brute et sans volonté faisait froid dans le dos. La jeune femme se permit quelques minutes d'observation pour être certaine de son estimation. Puis elle se redressa, attrapa un fragment de tuile et le lança en direction du colosse. Le terran, ou le lhurgoyf,bref le bipède, pas l'île. Sa télékinésie fît le reste, permettant au fragment d'attirer son attention en lui tapotant la tête jusqu'à ce qu'il la tourne au moins partiellement vers elle afin de s'assurer qu'il l'entende. Une fois certaine que son attention était vers elle, Kalysta cria le plus fort qu'elle pût, atteignant un niveau honorable de "Matrone Mal Lunée Un Matin De Criée".


-PREMIERE VAGUE MOYENNE DANS CINQ MINUTES ENVIRON.

Elle vérifia si le message était bien passé, prête à se répéter au besoin, avant de reprendre sa surveillance...

Résumé:
 





Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 28 Mar - 10:36

Le chaos était bien ancré. Elle se rependait comme une contamination, d'une personne a une autre, elle se propageait a une vitesse alarmante jusqu'au moment ou tout le monde est prise dans cette panique, créant une panique général.
Le commandant pouvait voir cette force destructrice s'emparer des pauvres gens présent, les rendant fou même frénétique, ne se préoccupant que de leurs propres personnes et non de ceux qui les entouraient.
Certains avaient abandonnés leurs choses au sol, d'autres cherchaient absolument a sauver leurs marchandises au périls de leurs vie, une telle obstination pour des choses matériels restaient idiote puisqu'il ne vaudraient plus rien s'ils mourraient a tenter de les amener avec eux.

L'approche a cheval avec ses Myrmidons, Marcus remarqua par de léger coup d’œil au tour de lui, que d'autres personnages aussi inconnu ou connu, approchaient pour mettre un grain de sel dans l’événement surnaturel qui se passait. Venait ils étudier le phénomène ?
Aider les pauvres bougres encore coincé dans le port  ou simplement profiter du chaos pour piller l'endroit. Seulement leurs actes allaient répondre a Marcus. Mais ce qui attira son attention était la présence de Brom.
Ce colosse plus grand que lui, plus large et surtout pratiquant le même art. Sa présence restait pour le moins étrange. Pour le commandant, il espérait que ce colosse était la pour mettre a l'oeuvre sa force pour aider ce dans le besoin. Mais le chef de guerre avait d'autre chat a fouetter.

Son ordre était simple, ses Myrmidons c'étaient déployés avec rapidités sans aucune hésitation. Ils savaient tous quoi faire et leurs disciplines de fer le prouva sans difficulté. Cinq d'entres eux étaient resté a cheval, contournant le port par les endroits les plus accessible a cheval, faisant plusieurs allée, un réfugier en selle.  
Souvent certains avait trop peur pour sortir et préférait ce cacher, ne voulant pas finir dans la foule frénétique qui se grouillait comme une fourmilière.
Les cinq autres pour leurs parts, équipé de leurs grands boucliers, ratissait un a un les bâtiments du port, a la recherche d'éventuel personnes qui chercheraient eux aussi une cachette loin de la foule en furie.
Leurs talent pour le combat était quelque chose d'exceptionnel mais ils avaient tous aussi un coeur qui ne voulaient qu'aider son prochain.  C'est avec leurs boucliers et leurs déterminations que les guerriers d'élite se déplaçaient avec agilité, évitant ou bloquant les débris qui pouvaient surgir.

-Marcus !... Marcus ! MARCUS !

La tête du guerrier se tourna directement vers le doigt pointant du soldat, pointant quelque chose. Ce quelque chose se rapprochait rapidement de lui et Gahrr et ce fut dans mouvement instinctif que le chef de guerre plongea vers l'avant, poussant le capitaine avec lui pour ainsi échapper au débris qui alla s'écraser directement a leurs ancienne position. Aidant le zélos a se relever, Marcus entendis la mise en garde d'une femme plus loin. Cinq minutes avant un impacte de moyenne intensité.

-Supporte les hommes, récupère des blessées et éloignes les le plus possible. Tu as cinq minute ! Ne perd pas de temps !

Pour sa part Marcus se retourna en se craquant les doigts. Il était temps de faire de plus grand passage pour les fuyards. Ayant remarqué plusieurs passages bloqués par des chariots ou des caisses, Marcus se précipita directement a l'un des chemin bloqué. un chariot habituellement tiré par des chevaux, bloquait complètement l'allé.
De ses deux mains, le guerrier pris l'une des deux barres en bois servant a attacher les animaux au chariot, il planta solidement ses pieds et dans un grand effort mêlé a sa force surhumaine, il écarta le chariot, le dégageant du passage pour permettre une meilleur fluidité a ceux toujours derrière.
Il ne restait approximativement que deux minutes avant l'impacte moyenne. Dans sa recherche, dans les recoin un peu plus vide, une femme en pleure surgie devant le guerrier. Elle réclamait de l'aide car sa fille était coincé dans l'un des entrepôt et la porte était bloquer. Zev qui arriva près de son chef a ce moment, suivit Marcus dans l'ouverture de la porte coincé.
Un chariot était renversé sur la porte, bloquant l'entré et empêchant la porte de s'ouvrir. Portant toujours de caisse le chariot était d'un poids considérable et Marcus savait qu'il allait devoir de démolir le dos pour le déplacer, mais quand une vie est en jeu, ses propres douleurs étaient secondaire.
Placant ses doigts sur le bois rugueux, son visage se crispa alors que les muscles de ses cuisses se contracta a leurs tours pour permettre de bouger le charge en bois et permettre au soldat de passer rapidement. Après quelques seconde une jeune fille sortie a quatre pattes et en pleure mais le passage de deux hommes en courant bouscula Marcus, le faisant tomber sur le dos alors que Zev était toujours dans l’entrepôt. Se relevant en titubant, le chef de guerre fut aggripé par l'épaule par deux de ses hommes.

-On doit partir Marcus ! VITE !

-Non ! Zev est coincé je dois l'aider !

-On n'a plus le temps ! Nous sommes trop proche ! On va tous y rester si l'on reste la !

Ne pouvant abandonner l'un des siens, Zev hurla a Marcus de partir mais ce fut les deux hommes qui traîna de force le chef de guerre par les épaules. La vague malgré de force moyenne, allait engloutir une bonne partie des bâtiment sur le bord du port et celui-ci se trouvait directement a cet endroit. Il fut traîné par ses hommes alors qu'il se débattait pour vouloir y retourner.
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 5:18

Au cœur de l'agitation sans nom qui régnait autour d'elle, Lun avait oublié jusqu'à la raison de sa venue ici. Bien campée sur ses deux jambes, elle observait l'action tout en accusant les ruades du peuple autour d'elle. Tantôt ballotée à droite ou à gauche, elle tentait d'insuffler le courage suffisant à ses membres pour remonter le courant de la rue. Les chariots renversés, les cris de terreur et, surtout, ce vent de panique lui donnaient le tournis. Pendant quelques instants, elle demeura immobile, incapable de formuler une pensée concrète qui la conduiraient vers une action utile. Tout était arrivé si vite.
La jeune femme finit par se faufiler avec difficulté jusqu'à la façade d'une maison, dont elle franchit la porte déjà grande ouverte. Les quelques pillards présents dans la pièce ne la regardèrent pas. Trop pressés par le temps pour s'occuper d'elle, ils ramassaient l'argenterie, les bijoux et les quelques objets qui pouvaient se vendre à bon prix. Elle ne leur accorda qu'un regard avant de se diriger à grand pas vers l'arrière de la maison. Une jeune fille en larmes s'étaient recroquevillé dans un coin du couloir que Lun traversa. Prise d'un élan de compassion, la brune se mit à sa hauteur et lui attrapa les épaules. Le regard affolé de la jeune fille se planta dans le sien et elle la força à se redresser.

"Vas-t-en ! La vague arrive !" Voyant qu'elle ne réagissait pas, Lun la secoua sans douceur pour la faire sortir de sa torpeur. "Laisse ce que tu as derrière toi et fui ! Tu vas mourir si tu restes ici!"

Ces paroles semblèrent la choquer. Avec un glapissement plaintif, l'adolescente se dirigea vers la sortie et se fit happer par la foule, non sans hésitation. Elle chercha une fenêtre ou bien une porte qui la conduirait vers une ruelle plus calme dans laquelle elle pourrait progresser. L'objet de sa convoitise se présenta au fond de la maison. Se penchant pour regarder à travers les carreaux, elle observa une ruelle d'une largeur ridiculement mince qui se dirigeait droit vers le port. Ou, de l'autre côté, vers la sortie de la ville. La jeune femme eut un instant d'hésitation avant de tirer sur le loquet de la fenêtre, mais sa résolution se raffermit au moment ou elle se glissa par l'ouverture. Il fallait qu'elle aille voir au port.

Ce foutu sens héroïque me coutera la vie, un jour. Se dit -elle à elle même, ironique, non sans penser que sa curiosité prenait la plus grande partie de son "sens héroïque".

La clameur de la ville était si forte qu'elle entendait à peine le bruit de ses pas sur les pavés salles de la rue. Elle dut s'aplatir contre le mur à plusieurs reprises pour laisser passer des villageois en pleine course. Seules quelques personnes allaient dans le même sens qu'elle, une lueur de détermination prédominant la terreur visible sur leur visages. Elle accéléra le rythme déjà soutenu de sa marche et, au bout de quelques minutes, se retrouva de nouveau dans une grande allée bondée. Dans la rue, des enfants pleuraient, accrochés au bras de leur mère, des hommes hurlaient tandis que d'autres cherchaient à dominer le vacarme assourdissant afin de donner un peu d'ordre à cette fuite. Plaquée contre un mur, Lun continua sa course vers le port.
Elle finit par arriver sur un endroit un peu plus dégagé où l'agitation prenait une nouvelle forme, bien plus anarchique. Incapable de décider de quel côté se diriger pour continuer sa route, la jeune femme reprit son souffle durant quelques secondes, dressée sur la pointe des pieds. L'endroit était structuré autour d'une fontaine, certains chariots avaient été renversés au début de la fuite et jonchaient maintenant le sol lui même recouvert de débris. Un grand bruit la fit soudain violemment sursauter. Elle tourna la tête vers l'origine de cette agitation et aperçu une silhouette longiligne, debout sur la fontaine. Pour la première fois, un vent de calme s'abattit sur les lieux. La voix de la femme s'éleva dans les airs, priant tout le monde de ne pas céder à la panique. Les plus courageux furent appelés pour redonner un peu d'ordre à l'endroit. Les pas de Lun la conduisirent auprès d'hommes et femmes regroupés non loin de la fontaine, galvanisés par le discours, ils s'organisaient pour conduire des groupes de gens hors d'atteinte de la vague.
Son regard se posa sur le visage de celle qui avait parlé un peu plus tôt. La place se vidait peu à peu, l'empressement faisant place à un certain ordre fébrile. Elle fit le tour de quelques maisons déjà vides de leurs propriétaires, puis se dirigea vers la femme toujours postée sur son promontoire. Un étrange hiboux partageait sa compagnie. Elle hésita une seconde, puis s'avança vers la singulière meneuse.

"Votre remise d'ordre était efficace ! Si vous avez le courage de m'accompagner, je pense que d'autres endroits comme celui ci auraient besoin de main d'œuvre ou juste d'aide."

Elle avait parlé avec rapidité et sans la forme, sentant que les minutes qui leur restaient avant le premier assaut de l'océan s'amenuisaient.
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 8:32

L'agitation de la foule laissait place à la stupeur. Des regards étonnés et inquiets se tournaient vers la lame et son porteur. Les badauds aux alentours s'imposaient le silence, comme si un seul mot pouvait les faire basculer de vie à trépas. Malgré cela, Wenesse regagnait promptement son fourreau, comme si elle s'y était toujours trouvée. Les yeux rubescents du supposé Sindarin se posaient sur chacun des fuyards avec une étrange cruauté. Sa simple présence avait momentanément permis aux vivants d'en oublier la catastrophe à venir. Sûrement parce que ce danger paraissait plus soudain et moins éloigné encore que la vague qui menaçait de tout emporter sur son passage. Le cavalier se raclait discrètement la gorge. Sa bouche s'ouvrit lentement, bien trop pour sembler naturelle.

    - Stupides insectes grouillants...


Le Grand Veilleur se ravisa aussitôt, balançant la tête de droite à gauche en signe de désapprobation. Sa voix se voulait aussi froide que la glace et bien plus tranchante qu'un glaive. Les personnes aux alentours ne pouvaient qu'entendre ces injures provocatrices. Ses mots et son intonation suffisaient à rendre palpable le mépris qu'il ressentait à l'égard des lâches. Au loin, la foudre venait de s'abattre sur l'océan.

    - Non... Même des insectes seraient plus combatifs que vous ! Les Dieux ne vous ont-ils pas offert de quoi vous défendre contre vos adversaires ? Cette mer enragée n'est-elle pas un ennemi qui menace vos terres, vos possessions, vos proches et vos propres vies ?


L'être à la longue chevelure d'ébène marquait une courte pause dans ses propos. Petit à petit Seisyll laissait son pouvoir prendre le dessus, éveillant progressivement le démon qui sommeillait en chaque villageois. Le serviteur du dieu menteur se ménageait, utilisant son don de manière presque anodine. Son but n'était pas de créer l'anarchie, mais de stimuler et rediriger la rage que chaque vivant autour de lui ressentait. Le Gorgoroth restait pourtant imperturbable, concentré sur le choix de ses propres mots et l'impact qu'ils pouvaient avoir. Il ne fallait clairement pas s'éterniser et palabrer jusqu'au moment critique, seuls les actes comptaient vraiment.

    - Que fait-on d'un ennemi qui nous menace ?


Le cavalier sortait de nouveau sa lame tandis qu'Ochta s'agitait subitement. L'animal renâclait et battait le sol de ses sabots. Quelque chose d'étrange et d'incompréhensible se produisait et le Grand Veilleur se rendit compte qu'il perdait progressivement le contrôle de sa monture, celle-ci s'apprêtant déjà à se cabrer pour ensuite foncer au beau milieu du troupeau attentif. Sans même le remarquer, par pur réflexe, Seisyll sortit de nouveau sa lame. D'un mouvement rapide, l'acier dur et froid pénétra avec précision la nuque de l'animal. La bête émit un hennissement empli de douleur, se débattant vivement. D'un bond agile, le Gorgoroth se retrouvait les pieds au sol. Sa lame décrivit alors un arc de cercle, égorgeant sa propre monture avec force. Le sang se mit à couler à flots, maculant le pelage blanc de l'équidé tandis que des gouttelettes d'hémoglobine éclaboussaient l'épéiste et les personnes alentour. L'animal fit quelques pas maladroits avant de s'écrouler sur le sol pour y agoniser le corps agité de spasmes macabres et écœurants. S'il avait pu ressentir ces sentiments qui faisaient partie intégrante de lui lorsqu'il était bel et bien vivant, l'elfe décharné aurait sûrement versé une petite larme. Il restait pourtant impassible, froid et sérieux. La bête rejoindrait Kron en tant que sacrifice en hommage à Sharna.

    - On l'abat sans autre forme de procès !


Il levait alors son épée, encore teintée de liquide carmin, vers le ciel. La foule, tantôt médusée tantôt effrayée par la scène, finit par imiter le geste de l'être à la chevelure d'ébène, tendant les mains en direction de la voûte céleste. Voyant que ces soldats improvisés se trouvaient galvanisés par son discours et sa magie, Seisyll n'avait plus qu'à donner ses directives.

    - Que ceux qui possèdent des pouvoirs élémentaires se joignent à moi, nous ralentirons la vague quoiqu'il en coûte ! Quant aux autres, trouvez des mages élémentalistes et ramenez les moi sur la côte... De gré ou de force !


D'un geste lent, le combattant fit une révérence à ses interlocuteurs. Un fin sourire vint étirer ses lèvres. Sa voix devint un peu moins impérieuse, laissant place à un ton mielleux et empli de conviction. Le guerrier semblait persuadé que la magie pouvait les aider. Était-il certain qu'ils pourraient venir à bout de cette vague ? En aucun cas. Malgré cela, il restait sûr de lui. La foule se dispersait rapidement. Certains suivaient alors le non-vivant qui courait en direction du lieu le plus surélevé, là où chacun pouvait admirer l'océan déchaîné. D'ici, les mages pouvaient préparer leurs sorts et profitaient d'une vue dégagée. Il fallait à présent compter sur le courage des personnes présentes et prier pour que les recherches de volontaires soient fructueuses. Bien qu'il soit incapable de jouer avec les éléments, Seisyll prenait à cœur de superviser les opérations. Le noble déchu criait ainsi des ordres clairs.

    - Il faut des personnes capables de maîtriser l'eau et le vent pour ralentir la vague ! Prenez garde aux survivants et ne touchez pas les bateaux ! Ceux qui contrôlent le feu et la terre, préparez-vous à utiliser vos pouvoirs comme jamais auparavant !
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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 12:21

Duscisio ne pouvait que constater l'étendu de son impuissance face à se qui se déroulait devant ses yeux. Restant le plus longtemps possible à la surface ses yeux étaient principalement rivé sur la créature colossale à quelques centaines de mètres. Il était inutile pour lui d’espérer quoi que se soit. C'est fini de lui. Si la noyade n'est pas la cause de sa mort la fatigue lui y mènera bien assez vite. Un miracle, il ne manquerait qu'un miracle pour qu'il se sorte de là. Aguirki la divinité de l'eau dont il croit tant parmi tant d'autre. Même Soulen ferai l'affaire. Ses pensées n'étaient tourner que vers ses deux divinités, car l'espoir ne se tournait vers aucun autre. Tuanio n'aurait pas non plus la chance de trouver un navire alors que les vagues déferlaient une à une pour les éloigner à fur et à mesure du colosse que Duscisio voyait se déplacer lentement.
Les côtes se trouvaient à plus d'un millier de kilomètres, Duscisio ne pourra jamais rester cinq jours à nager pour rester en vie. Un navire peut-être. Dans ce chaos marin, voir un homme nagé n'a jamais été facile. Pour rassembler se qui lui restait d'espoir de vivre, il profita d'un très court moment de calme aquatique pour lever la main vers le ciel et crier au plus fort qu'il pouvait.

Virnis mi fuxdir !
Venez à moi, foudres !


Un petit nuage noir se forma et tournoyait au-dessus de lui, un orage magique qui gronda dans un flash lumineux et un bruit sourd qui devient bien attirer l'attention de quelqu'un sur l'absence de banalité de cette action.
Une houle prit à nouveau le dessus de l'herboriste à reprendre ses deux bras pour se maintenir à la surface. Pendant qu'il se trouvait un peu plus haut que le niveau de la mer d'un petit mètre il semblait avoir vu un navire qui semblait flotter, l'un des navires qui venait de Mavro Lumani qu'il avait pris il y a quelques jours pour aller sur l'île qui venait de l’éjecter. Un mirage que provoquait la volonté de vivre ou bien une coque de noix bien réel, il ne pouvait le dire alors il retenta un appel à l'éclair pour signaler sa présence en faisant appel au bon sens des marins à décerner un fait naturel à celle d'un acte délibéré. Les allez et venue de ses navires étaient de plus en plus courant ses derniers temps pour ceux qui voulait faire un peu de commerce avec les Ascans. Hurler pour les prévenir aurait été inutile, il était bien trop loin, mais il semblait approcher, même s’arrêter par endroit comme si quelques Ascans se trouvait également dans les environs.
Alors, se qui fut un mirage semblait avoir lancer quelques choses dans sa direction, une petite ombre qui devenu assez grande dans le ciel pour ressembler à un oiseau. Celui ci semblait avoir grandi démesurément pour prendre son envol vers Duscisio. Un marin semblait l'avoir vu par l'éclair qu'il avait appelé. Malheureusement, ses forces commencent déjà à le quitter. Le débattement pour rester à la surface lui avait coûté beaucoup, et sa vision devenait trouble et l'eau l'enfonça dans ses bras aqueux. La main vers le ciel, ses yeux se fermèrent mais un grand plouf parvenait à ses oreilles après quelques minutes. D'énorme pattes prirent son corps et il remonta plus vite qu'il ne s'était enfoncer dans l'océan.

Crachant l'eau de ses poumons, deux oiseaux se tenaient à côté de lui en plus d'un marin qui avait fait tout le nécessaire pour le sauver. Sa vision encore trouble semblait disserter quelques paroles et la lumière du jour. Allonger sur le pont, il continua de tousser l'eau qui l'étouffait. Ses oreilles se vidaient aussi et la voix d'un animal qu'il connaissait bien demandait de ses nouvelles, un petit oiseau à coté de se qu'il ressemblait être un fou de bassan, oiseau capable de plonger dans l'eau pour pêcher ses proies.

Soulen soit loué, fit un marin à ses côtés. Vous êtres revenu de loin, jeune homme vous savez. Vous devez la vie à ce corbeau qui nous avez vu il y a à peine une heure alors que nous faisons le tour du monstre.

Duscisio semblait esquisser un sourire. Sa vision flou reprit petit à petit sa clareté alors qu'il regardait le marin puis les deux volatils. L'un d'eux prit la parole ouvrant une aile.

J'avais peur de perdre un ami que je venais d'avoir rencontré.

Nous avons vu un éclair dans le ciel, alors Tuanio nous a sembler comprendre qu'il s'agissait de vous. C'est un très bon réflexe que de signaler votre présence comme cela. Alors je vous ai envoyer mon familier pour secourir. Sa capacité de gigantisme lui a facilité le trajet autant que votre transport.

Ne pouvant parler pour le moment, un peu dans les pommes, il semblait inquiet pour les Ascans maintenant qu'il était sauvé. La fatigue l’empêchait de parler. Le marin ordonna à ses hommes de l'emmener dans l'une des cabines pour qu'il se repose. Le corbeau blanc se posa sur lui pendant qu'il se faisait transporter sur un brancard.
Il entendit peu après le capitaine hurler à son équipage de reprendre son poste, leur mission n'était plus de faire du simple transport de personne, mais bien de sauver le plus de monde possible. D'autres personnes étaient peut-être encore en train de se débattre pour rester en vie.


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Merci Othello pour le Kit



Dernière édition par Duscisio Balibe le Dim 29 Mar - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 18:05

Supporter les hommes, récupérer les blessés et éloigner tout le monde de la vague... autant que faire se peut, tout du moins. Le Zélos, presque soulagé de ne pas affronter la vague de front, acquiesce silencieusement, d'un signe vigoureux du chef. Sans attendre davantage il s'élance de son pas lourd et maladroit en direction des volontaires aidant encore à tenter d'organiser la marée humaine qui s'échappe péniblement des murs de la ville. Parmi le brouhaha ambiant, certaines voix s'élèvent, appelant à la foi et au courage plutôt qu'à la fuite inconsidérée. La femme de la fontaine s'est tue et c'est un homme dont la voix résonne désormais tant bien que mal dans le chahut, qui remplace son invective. Les volontés semblent se multiplier, les efforts, plus nombreux.

A l'embouchure des rues menant au port, toujours encombrées et parsemées, çà et là, de pauvres âmes égarées, battues, vaincues par la folie de la foule, Gahrr rassemble sa volonté et la projette alentour. Il relève tantôt les piétinés, porte les enfants perdus, met fin aux bousculades en aboyant des réprimandes sèches et sans doute mal placées. Ce faisant, il avance, petit à petit, avec ce qui reste des habitants du port. Bon gré mal gré, il réussit à franchir l'enceinte séparant le quartier du port, avec ses entrepôts de bois, ses navires secoués par la houle menaçante et ses chaumières de pierres et de chaume. Un quartier, plus vaste, composé de maisons cossues en pierre et aux toits de tuiles, s'étend à présent devant lui. Les rues pavées s'infiltrent sinueusement entre des blocs d'habitations, se rencontrant tantôt en une croisée pragmatique, tantôt en une charmante placette. Quelques arbres au tronc noueux, épais, sans doute âgés de quelques décennies, parsèment les voies les plus larges, tandis que les venelles ne s'habillent que de l'architecture pittoresque des élévations des demeures.
Dans tout cet espace urbain, parmi la foule, quelques recrues Dolofonos accompagnent le Zélos. Cousard rejoint d'ailleurs le côté de son Capitaine, à l'arrière du cortège. Ensemble, ils scrutent les environs, sans dire mot, surveillant à la fois les éventuels incidents et les débordements des quelques pillards bourdonnant déjà dans les ombres. L'évacuation progresse ainsi que la foule. Trois minutes ont ainsi passé et l'enceinte principale de la ville apparaît déjà. La franchir pourrait être salvateur. Les murs épais de moellons équarris pourraient si ce n'est empêcher l'eau de progresser, au moins briser son élan. Quoique la vague principale soit assez haute pour engloutir le tiers du continent. Mais cela Gahrr ne peut même l'envisager. Ce qu'il a aperçu dans la lunette laissait certes présager un danger, néanmoins, comment un Zélos ayant vécu dans un trou pourrait-il soupçonner la force de cette eau déchaînée ?


Old ! Continue à mener les civils hors de la ville. Maintiens l'ordre de la colonne. Len', Veri, Théol, prenez l'ouest du quartier, écumez-moi un maximum de rues et redescendez vers le port. Au pas de course. Cousard, avec moi.

Bien qu'ayant veillé à ne laisser personne derrière, le vétéran, soucieux de remplir sa mission à bien, n'escompte pas partir sans vadrouiller dans la ville. Il ne laissera personne se faire malmener par la Grande étendue. Le Capitaine et sa recrue laissent donc les quelques retardataires les engloutir dans leur flot modeste. S'extirpant ainsi de la masse, ils quittent l'artère principale d'un pas rapide et énergique et s'engouffrent dans les ruelles attenantes. Ils vérifient avec précision et vivacité les alentours, les portes et les fenêtres des habitations, une à une tout en tendant une oreille aiguisée afin de percevoir quelque bruit que ce soit. Le temps compte et dans le silence relatif de la ville presqu'abandonnée, le son de la première véritable vague se répand comme une traînée de poudre. Le cœur du Zélos se serre sous l'effet de l'angoisse. La puissance des éléments est une chose effrayante.
Soudainement, alors que Cousard et lui allaient bifurquer sur leur droite afin de retomber sur le port, le regard de la recrue s'arrête sur quelque chose. Sur le pas d'une porte de bois lourde et ceinte de bandes de fer, un petit homme les observe, à demi dissimulé derrière une peluche de soie. Son air gauche sans même qu'il soit en mouvement et sa timidité évidente fait s'élancer un sentiment certain dans le cœur du Zélos graniteux. Il est attendrissant, vulnérable.


Dis, petit homme. Tu ne devr...

Alors que le Zélos et le Dolofonos s'étaient arrêtés net à quelques mètres de la porte, et que le premier avait posé genou à terre afin de ramener sa taille à une dimension moins impressionnante, l'enfant ne peut retenir une expression terrifiée devant la profondeur caverneuse de la voix du vétéran. Lâchant son doudou, il se précipite alors dans la seule direction possible - la demeure se trouvant dans un angle entre une ruelle menant au port et une autre parallèle audit port.

Non, attends !

Cousard amorce un mouvement spontané et se met à courir après le garçonnet. Conjointement, Gahrr s'élance à sa suite sans même se relever au préalable. Lancé comme une flèche - une flèche de deux cent cinquante livres - et passant les habitations sans réfléchir, il poursuit sa recrue. Moins de trente secondes plus tard, et alors que l'enfant se tient debout, sur les pavés lisses du port, la première vague s'écrase contre la roche taillée des quais, emportant avec elle certaines des embarcations laissées à l'abandon.
Dans une glissade étrangement maîtrisée et alors que le temps semble s'étirer sous l'effet de l'adrénaline, Gahrr dépasse l'enfant, captivé par la force des flots, et l'attrape de ses grands battoirs. Pivotant, il offre son dos puissant aux éléments, cherchant ainsi à protéger le petit homme. Celui-ci, défiguré par la terreur, hurle à pleins poumons. Mais aucun son ne franchit ses lèvres.
Le Zélos invoque sa puissance et assène un violent coup de talon sur le sol. L'onde de choc brise les pavés et découvre une terre espérée. Sous une impulsion magique instinctive, Gahrr élève enfin un rempart de terre, assez large pour accueillir sa silhouette quelque peu recroquevillée. Et alors que la dernière parcelle de terre mobilisable s'écrase contre le mur magique, la vague submerge le Zélos et ses deux protégés.
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Psyche Corona

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 30 Mar - 15:35

Une petite tache grisâtre et dense lévitait au dessus d'elle, s'allongeant sur les côtés en deux voiles qui semblaient onduler régulièrement. La Gorgoroth qui sentait l'inquiétude monter en elle, mit un certain temps à comprendre que ce devait être le compagnon de Maître Viska, l'oiseau avec qui il avait échangé quelques mots avant qu'ils n'entrent dans la taverne. Elle laissa un soupir étonné s'échapper de ses lèvres et acquiesça en un rapide mouvement de tête.

           « Très bien, confirma-t-elle. Un volatile est un excellent atout. Survolez largement les alentours et revenez me voir pour me donner une idée de la situation. Tout comme la panique, l'ordre est contagieux et si nous parvenons à l'établir là où on en a le plus besoin, l'évacuation sera d'autant plus facile. C'est d'accord ? »

           L'élégant rapace sembla esquisser un léger signe de tête et s'envola en de rapides battements d'ailes. La prêtresse descendit du rebord de la fontaine en un bond agile et plongea dans une courte méditation.

           Bien que de nature flegmatique et raisonnable, elle ne pouvait pas se prévaloir de ne jamais céder à la panique et, même si elle se croyait parfaitement capable de rester sereine et d'organiser la fuite, elle ne pouvait nier la présence de cette peur bouillonnante dans son estomac. Son essence s'excitait dans son esprit et ses membres s'agitaient encore de quelques spasmes après l'utilisation de sa puissance électrique. La prêtresse n'était pas prête de perdre toute confiance en elle mais elle devait admettre qu'elle n'avait encore jamais eu affaire à une telle catastrophe. Elle s'imaginait difficilement tout ce petit monde arrêter la vague et il y aurait toujours de pauvres âmes piégées ici et là ou trop butées pour laisser quoi-que-ce-soit derrière elle. Sentant l'affolement lui serrer la gorge, elle prit un instant pour se concentrer sur son essence et se referma dans le cocon de soie que sa mort avait tissé pour elle, s'éloignant, pour quelques secondes, du bruit, des odeurs de sel, des bousculades et des tourbillons de vie autour d'elle. Toutes les sensations lui parvinrent avec lenteur et légèreté, adoucies et affinées dans ce qui ressemblait plus à un bal et à des chants qu'à une foule terrorisée. La Gorgoroth ressentit l'apaisement partout dans son corps froid, le fluide frais de sa magie parcourant ses nerfs et ses membres avec délicatesse... C'est ainsi que la trépassée parvint à atteindre un état de calme flottant, ou plus exactement, son illusion.

           Elle fut extirpée de sa transe par l'écho d'une voix lointaine mais définitivement à son adresse, plus distincte que les vagues sonores ambiantes. Psyche s'empressa de faire basculer toute sa capacité de concentration sur son sens de l'ouïe – provoquant ainsi un tourni nauséeux – et releva soudainement la tête, comme brusquement réveillée. La transition difficile ne l'empêcha pas de reconnaître le timbre d'une jeune femme qui, contrairement à la majorité des autres, ne tremblait pas de peur. Le nuage d'essence qui la représentait était mince et dense, traduisant ainsi un potentiel magique. La prêtresse laissa son enthousiasme paraître.

           « Je vous suis volontiers ! »

           Sa lucidité revenaint lentement et son environnement se faisait un peu plus clair, aussi la mort-vivante songea qu'elle n'aurait guère besoin de guide et parviendrait à se faufiler d'elle-même, à condition que la nouvelle venue ne cavale pas.

           La prêtresse se savait de force physique moyenne et espérait qu'elle ne se retrouverait pas impuissante face à des débris et des ruines dont il faudrait extirper des malheureux, mais sa force de persuasion pouvait encore se montrer plus ou moins efficace. Au pire, elle pouvait user de son don d'hypnose pour influencer les plus récalcitrants, puisqu'eux étaient sans aucun doute les plus gros freins à une opération de sauvetage efficace. Elle trottait derrière ce qui lui semblait être une Sindarin, luttant pour rester en vue depuis le ciel pour que le hibou de l'Eclari puisse la retrouver, donnant encore ici et là quelques ordres à ceux qui tentaient visiblement d'aider sans savoir comment le faire. Les rues étaient déjà jonchées de biens perdus et plus les deux femmes progressaient, plus les alentours se transformaient en chaos.

           Et alors que la pieuse ralentissait le pas, intriguée par une énorme masse sombre sur le sol qui, par la couleur et la forme de son essence ressemblait plus à un animal défunt qu'à une des nombreuses charrettes qu'un géant semblait avoir semées sur le chemin, toute sa vision s'assombrit soudainement. Les cris se firent encore plus intenses et les claquements de l'eau contre les toits vinrent percer les tympans. Dans un réflexe idiot, la prêtresse leva la tête et, en recevant les premiers embruns de l'immense vague qui venait déjà engloutir les bâtiments, laissa échapper un soupir terrifié.



Spoiler:
 


Lacrimosa

   
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Fenris Skirnir

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 30 Mar - 18:06

Chapitre III: Le Réveil
Acte II: Thoughts and Prayers

Fenris fut surpris de voir que la jeune femme qu’il avait engagée sur le tas avait accepté de jouer les yeux de Brom, et qu’elle avait pris sa plaisanterie avec humour en plus du reste. Un certain soulagement avait alors levé un poids de sa poitrine, même si à bien y réfléchir, lorsqu’il levait la tête et voyait son chapeau égoutter l’eau salée qui tombait par trombes denses, il se demandait sincèrement ce qu’il foutait là, au milieu de ce guêpier. Il aurait été tellement plus facile de tourner le dos à cette mission suicide, de faire comme s’il n’était plus du tout concerné par la possible disparition de son île d’accueil, et préparer le trajet le plus sûr pour Seior et ses marmots... Pourtant il était là. Il s’était contenté de sourire sans grande conviction à Kalysta, la regardant prendre de la hauteur pour se tenir courageusement face à l’abîme hurlante et tempétueuse qui leur arriverait bientôt dessus. A croire que même un irresponsable comme lui ne pouvait plus ignorer l’ampleur d’une catastrophe qui touchait même les plus solitaires. Il étudia la syliméa du coin de l’œil, tirant une bouffée sur sa cigarette. ‘J’espère qu’on aura l’occasion de rire de tout ça dans quelques heures, ma belle. Par Soulen je l’espère. ’

Son visage affable de bon vivant était flegmatique mais ses sourcils s’étaient froncés de souci, tandis qu’il raffermissait sa prise. Il rit de bon cœur aux observations du forgeron qui savait au moins rire de son physique peu commun. De l’autodérision c’était une denrée rare par les temps qui couraient, et c’était fort appréciable. Il n’eut d’ailleurs qu’à baisser le regard pour compatir à ces apparences peu flatteuses. Un géant grognon taillé dans le roc et un géant plus petit, mal rasé, qu’un œil et trempé jusqu’aux os. Magnifique, ils étaient prêts pour un défilé de cirque. Fenris se retroussa rapidement les manches, se faisant à l’idée des regards sur les épaisses chaines autour de ses poignets. Ces dernières tintèrent lorsqu’il reprit ce qu’il avait commencé un peu trop brusquement, mais il fit comme si de rien n’était. Il s’exécuta selon les demandes de Brom, se pliant à jouer les assistants vu que personne d’autre n’avait le physique pour ça. Les marins s’occupaient bien des tâches mineures et de l’approvisionnement, ce qui leur ôtait une épine du pied.

« Hmm oui je dépasse mon jumeau de quelques pouces, également. Mais j’ignore ce ma vieille mère m’a donné à manger à l’époque. Enfin… certainement un peu de toute ce qui traînait, étant données les conditions à Mavro Limani à l’époque. Au fait, j’m’appelle Fenris. » Il haussa les épaules et beugla aux marins de chercher plus de métal, ce qu’ils acceptèrent malgré les ronchonnements. Ils savaient qu’il était marin de profession et le connaissaient au moins de vue. La plupart avait déjà bu en sa compagnie ou joué aux cartes, ce qui lui donnait une certaine légitimité, au moins temporaire. Les capitaines eux étaient en train de discuter -ou hurler ?- avec les autorités locales, qui n’auraient jamais imaginé devoir affronter pareil danger dans ce petit coin de paradis.
« J’dirais lourd comme un homme dont un des plus grands plaisirs est de manger et de boire. Je tiendrai le coup, z’en faites pas pour moi. Dites-moi simplement quoi faire, je m’occupe du reste. » Au pire il pourrait toujours recourir à la magie pour se mettre à l’abri et éviter la vague. Et il n’était pas sûr non plus qu’être massif soit un vrai avantage, après tout même les massifs rocheux sur la plage allaient trembler devant la masse d’eau. Il n’était pas là pour jouer les héros, de toute façon il serait pathétique même s’il avait voulu parodier ce cliché. Mais il n’allait pas non plus déserter maintenant, après que leur plan soit presque mis en place.
Sursautant en voyant un clou fuser, il eut tout juste le temps de dévier sa tête. Brom ne pipa mot mais il fut clair qu’il était agacé par ce qui se passait autour d’eux, aussi il fit profil bas le temps que passe la tempête, et se garda d’intervenir directement. Quelques minutes précieuses s’écoulèrent et le calme revint, cadencé par leur avancée… Cependant un homme blond vint les trouver pour proposer son aide, mais surtout distribuer des ordres dont personne n’avait besoin. Lui-même se demanda d’où débarquait cet architecte à la science infuse, qui s’immisçait dans un projet déjà pris en mains, sauf qu’il fut devancé dans la remise en place en règle par le représentant de Bor, qui assomma l’inconnu aussi fortement que s’il l’avait frappé avec son marteau. Bon c’était mérité… bien qu’un peu disproportionné. Fenris sentait la colère envers cette ingratitude émaner de l’artisan qui bouillonnait en une fournaise intérieure. Au passage le transfert de poids le prit par surprise, et il grogna sous l’effort physique qu’il renforça avec sa magie de l’air. La poutre déclina sur son épaule qui encaissa le choc, ce qui lui coupa le souffle mais lui permit de garder l’équilibre. Se faisant médiateur il râla puis posa une main amicale sur son épaule.
« C’est bon je crois qu’il a compris l’idée, l’ami. Ne perdons pas de temps en disputes qui ne nous mèneront nulle part. En plus, j’vais pas m’en sortir tout seul. »

Il jouait sur sa conscience perfectionniste plus que sur l’affection au premier regard qu’il pouvait vouer à un inconnu. Tout au plus était-il un ami par procuration, le reste devrait se construire petit à petit, peut-être en même temps que cette protection improvisée. Il sourit, quand même un peu étonné du changement radical de ton en si peu de temps. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ancêtre savait comment séparer les choses ! Fenris fut soulagé que le fardeau soit à nouveau partagé et se tourna vers Kalysta, qui était déjà en position en hauteur. Il secoua la tête, perturbé. Il n’aurait décidément pas cru qu’elle était aussi grande. Etrange, sa vision devait lui jouer des tours… « Ça va là-haut ? Oh euh… On a été concurrents en affaires pendant pas mal de temps. A force de se tirer constamment dans les pattes on a décidé de bosser ensemble. On a pas mal galéré… un naufrage nous a fait atterrir à El Bahari, où on a vécu ensemble dans une cabane au milieu de nulle part, coincés ensemble pendant cinquante ans. Une vraie histoire d’amour. » Il ironisait évidemment, mais son lien fraternel avec Léogan était bien réel, lui. Fen se dégagea quand ils eurent terminé le plus urgent, ponctuant la discussion d’une remarque spirituelle, comme à son habitude.

« P’tain… et dire que j’ai vécu sur le dos de ce truc pendant tout ce temps, sans même m’en rendre compte… » Le borgne dodelina de la tête et aida avec les caisses les plus lourdes, calant une main sur la garde du sabre à sa ceinture pour faciliter ses déplacements. Il ne lui venait même pas à l’esprit de s’en délester, même pour deux minutes, même si pour l’heure il n’était pas susceptible de s’en servir. « Nah, il a perdu pas mal de poids depuis la dernière fois que je l’ai vu. Toujours pareil… il se met à causer de boulot et on le perd pendant trois bonnes heures. Le nord le rend malade, dans tous les sens du terme. Faudra qu’on aille boire un coup tous les trois un de ces jours, ça lui redonnerait des couleurs. » S’ils s’en sortaient vivants, haha. Une ombre de pessimisme défila un instant sur son visage, avant de disparaître. Les remarques de Brom étaient pertinentes, et bien qu’il y ait déjà pensé lui-même, il hésitait sur cette décision. Il avait bien conscience qu’ils ne pourraient pas secourir tout le monde, mais il avait des scrupules à regarder des camarades mourir en mer. Non, il devait y avoir un autre moyen.

Courant presque à l’annonce des cinq minutes qui leur restaient, Fen se dirigea vers le capitaine de la marine, qu’il interpella en interrompant les trois Noxiens qui l’entouraient. Ils se disputaient justement au sujet de la protection des navires, qui bien que déchargés, étaient en péril et menaçaient également les habitants. Ce tsunami les charrierait sans doute à l’intérieur des terres et ils ne pourraient rien y faire. De plus il était trop tard pour prendre le large et tenter de s’abriter aux criques. C’était trop loin, ils n’avaient pas le temps.

« Il faut que les plus gros navires s’enferment dans les radoubs, histoire de limiter la casse et gagner du temps. La dernière fois que je les ai vus ils étaient vides. Maintenant que la belle saison approche, tous ont déjà fait les réparations majeures. On pourrait les y clore le temps que passe la tourmente. Les digues les protégeront et même s’ils heurtent les rochers, ce sera toujours plus facile à gérer que de les laisser à quai, sans défense. »
« Pour qui tu te prends, d’arriver comme ça ? On paie des taxes, on a le droit d’être défendus ! » Le capitaine d’un galion des Eaux Dorées était décidé à obtenir gain de cause, et visiblement il ne lâcherait rien, quitte à se faire balayer par la vague, planté là comme un crétin. Fen l’ignora complètement.
« Ils ont descendu leurs marchandises, ils pourront se déplacer plus rapidement sans ce poids. Il reste tout juste le temps de se bouger, alors faites-le. »
« Je n’ai pas d’ordres à recevoir d’un… d’un moins que rien. Capitaine, je vous interdis d’écouter cet énergumène tout juste débarqué. La compagnie des Eaux Dorées ne vous pardonnera pas v… »
« Bon sang vous allez la fermer, oui ? J’en ai rien à fiche de vos menaces, allez pleurnicher dans les jupes d’Omério si vous voulez… z’en aurez tout le temps si on se sort de ce merdier. » Il jaugea Fenris d’un œil critique. Il n’appréciait pas du tout de voir un énième inconnu débarquer pour lui dire quoi faire, mais l’idée n’était pas mauvaise. En fait c’était le seul moyen de protéger les navires qui faisaient la richesse des Berges Dorées, mais aussi de préserver les civils qui pourraient mourir écrasés sous des tonnes de bois. Il se tourna vers ses hommes qui attendaient une décision. « Ouvrez les herses et préparez le nécessaire ! Et vous, embarquez vos hommes si vous voulez avoir une chance de retrouver votre navire un jour. »
« Vous pouvez toujours prendre le large, si vous n’êtes pas content… » Fenris sourit pour le provoquer, fier de cette petite victoire. Une victoire qui n’aurait aucune portée si la vague venait à bout de l’œuvre de Brom. Le ventre noué, il ne tarda pas à l’apercevoir et à retrouver sa compagnie en triple vitesse. Les cloches d’alarme se mirent alors à sonner, alertant tout le monde à l’arrivée imminente du courroux de Soulen. Poings serrés, il se défit de Gleipnir et Bianca, qu’il enferma dans un coffre de métal qui servait de cache d’armes à la marine. Vide, parfait. Il devrait être assez lourd pour ne pas être emporté par la marée artificielle, et il pourrait garder les armes qui ne lui seraient bientôt d’aucune utilité. « Brom, où dois-je me tenir, de quoi avez-vous besoin ? » En plus de force et de beaucoup, beaucoup de chance ? Probablement pas grand-chose…



Résumé:
 



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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mer 1 Avr - 11:28

Traîné de force par ses hommes, Marcus ne pouvait se calmer. Il avait vue l’entrepôt être balayer par l'impacte de la vague et cette image le rendait encore plus furieux. Mais il devait rapidement se calmer, car dans un atmosphère aussi chaotique il ne pouvait pas sombrer dans la colère comme sa pour son propre bien, évitant ainsi de faire une autre erreur idiote. L'eau salé qui perlait de son casque arriva jusqu'a ses yeux, le forçant a se frotter le visage de ses mains pour retirer la sensation désagréable mais aussi pour remarquer qu'il n'était pas le seul a réagir face a la catastrophe. Certains hurlais, d'autres agissaient  sans rien dire. Tous semblaient s'entraider face a la mort qui allait s'abattre sur eux. Se serrant les coudes, il retourna a cheval pour se saisir de son bouclier mais ces avec dégoûts que des pillards semblaient profiter de cette occasion pour voler les autres.

-Lâche ce sac maintenant si tu tiens a garder tes mains.

L'homme littéralement surpris lâcha le sac avant de brandir une masse face au guerrier. L’incertitude était présente dans son regarde autant que la surprise de se retrouver face a un guerrier en armure plutôt qu'un simple voyageur. Continuant de marcher vers eux, Marcus voyait toujours du noir et il n'avait qu'une idée en tête, tordre le cou de ce misérable voleur et de ses compagnons. L'attitude calme de Marcus et son regard perçant semblait effrayer le pillard plus que sa stature, même qu'il finit par lâcher sa masse et prendre ses jambes a son cou en voyant les deux autres hoplites arriver dans le dos du chef de guerre.

-Prenez vos boucliers, nous allons supporter ceux qui tente de ralentir cette vague.

-Mais comment chef ?

-Pose pas de question et suivez moi.

Les deux soldats ne comprenant pas ce que voulait dire Marcus, récupéra leurs larges boucliers attachés aux chevaux. Le plan du chef de guerre était simple, avec tout ses hommes il voulait crée une phalange devant les pratiquant élémentaire pour ainsi former un mur qui bloquerait débris ou impactes de vagues isolés dans leurs directions. Les myrmidons avec leurs boucliers magiques allaient être encore plus efficaces puisque la protections allaient être encore plus grande. Ils ne pouvaient pas rester la les bras croisés.

-Gahrr !

Marcus Hurla le nom de son capitaine plusieurs fois avant de le voir courir après un jeune enfant effrayé. A son tour il piqua du talon pour partir a la suite du Zélos.

-Gahrr ne va pas par la !

Les hurlements de Marcus résonnait dans le vide alors que le bruit de l'eau submergeait sa voix mais ce qui faisait battre le coeur du guerrier a une vitesse effrayant était la seconde vague qui avait suivit la première, elle allait engloutir une seconde partie du port, l'endroit ou son capitaine se trouvait. Sprintant du mieux qu'il le pouvait, la fatigue prenait rapidement le dessus sur son corps âgée et son souffle rauque avait pris la place a sa respiration autrefois silencieuse. Il n'allais pas laisser un autre de ses hommes disparaître dans cette eau trouble une seconde fois, il était déterminer a les rattraper  et tenter quoi que se soit pour au moins couvrir les trois malheureux. A bout de souffle, Marcus tourna un coin de rue et tomba sur Gahrr, qui fit surgir un muret de terre du sol. Sans perdre de temps il plongea vers eux, voyant sans aucune difficulté la vague qui plongeait sur eux et il leva les mains au dessus du Zélos et des ses deux protéger, créant une barrière bleuté magique qui allait faire dévier l'eau, jumeler au muret crée par le Zélos.

Durant se temps, guidé par les Myrmidons, les hoplites Dolofonos équipés de leurs boucliers forma rapidement un mur de bouclier de métal ou magique devant les mages élémentaire regroupé par un être mystérieux. Regroupant mage de terre, air et eaux, ils allaient tenter de bloquer l'avancé de la vague pour tenter de sauver quelque chose du port. L'avant garde de bouclier allait leurs offrir une petite protections autant pour l'eau montante ou les débris de bois ou de pierre qui voleraient vers eux.

-Soldats, Bouclier levé ! Resté a votre poste est la priorité donné par le chef, vous ne bougez pas !

Le myrmidons prenant le commandement a la palce de Marcus hurla d'une voix forte et bien distinct pour que les Dolofonos comprennes bien.  

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