EVENT : Le Réveil



 
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 EVENT : Le Réveil

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:: The Boss ::

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:: The Boss ::
Le Messager

MessageSujet: EVENT : Le Réveil   Sam 14 Mar - 17:15



Il y a des choses auxquelles on ne s'attend pas. La plus grande en ce jour était de ce dire que l'on foulait le dos d'une créature si immense qu'elle était à elle seule une île entière. Mais n'était-ce pas logique? Après tout, cela expliquait bien des choses non? La disparition de la lignée ascane originelle, la disparition d'une île et sa soudaine apparition... Mais pourquoi à nouveau?

Qu'importait car des choses bien plus importantes attendaient les Istheriens. Alors que le colosse dressait sa tête immense, de drôles de choses se passaient sur l'île. Les animaux paniquaient mais ne fuyaient pas alors que les hommes étaient saisis d'étranges tremblements. Une force mystérieuse semblaient les saisir jusqu'à ce que brutalement, elle les rejeta de l'île. Etait-ce une magie du colosse? Sans nul doute. Mais qu'importait leur position sur l'île, leur patrie les expulsait.

En quelques minutes, toutes les personnes se trouvant sur l'île se retrouvèrent plonger dans les eaux froides de l'océan. Mais à peine eurent-elles le temps de réaliser, qu'une immense bouclier impénétrable se mit à couvrir tout El Bahari, telle une carapace. Et ce fut à ce moment là que l'île se mit en mouvement. L'île s'éloignait des côtes... faisait naître des d'immenses vagues dans sa lente avancée...  Est-ce que les ascans étaient voués à s'éteindre à nouveau? Et qu'adviendrait-il des côtes d'Argyrei?



₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

- VOTRE SITUATION -
Le temps joue contre vous. Vous avez trois possibilités :
_ Sauvez les ascans qui se sont retrouvés expulsés de l'île. Le remous des eaux, le choc et la fatigue pourraient avoir raison de leur civilisation. Sauvez le plus d'hommes possibles.
_ Protégez les côtes et les berges. Très fréquentez en cette saison, il faut éloigner les personnes présentes.... avant qu'un véritable tsunami vienne s'abattre.
_ Tenter de ralentir ou d'abaisser la puissance de la vague à venir pour éviter les dégâts. (Noter que même si vous possédez un pouvoir de contrôle de l'eau, vous arrêterez pas la vague tout seul!)
Si vous n'êtes pas une personne de cœur, vous pouvez toujours piller le coin.


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

- PERSONNES PRÉSENTES -

Kalysta Elyomar
Marcus Archeon
Duscisio Balibe
Lomion Viska
Psyche Corona
Aliénor Isil
Callum
Fenris Skirnir
Brom
Gahrr
Mirage Parks
Seisyll Catsnarl
Dolan Kane
Lun Fanti

₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

- REGLEMENT -

_ Vous devez poster au moins 3 messages.
_ Il n'y a pas d'ordre de postage afin de ne bloquer personne.
_ Vous avez trois semaines pour poster vos 3 messages, soit jusqu'au 4 Avril.

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:: Esprit Libre ::

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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 14 Mar - 19:42

Avec les récents évènements, Kalysta avait ressenti le besoin de revenir un peu "chez elle", même si cette notion n'était pas entièrement vraie. Elle bougeait désormais bien trop souvent pour parvenir à appeler un lieu sa "maison" en particulier. Et plus le temps allait, plus elle se demandait si elle pourrait encore considérer Kodolm comme un quelconque refuge. Cette constatation la peinait mais elle ne pouvait pas vraiment y faire grand chose pour l'instant, juste subir et survivre. Et essayer de visualiser les prochains coups pour ne pas trop perdre la main. Autant dire qu'elle ne possédait plus vraiment de temps libre, alors quand elle parvenait à en grappiller un peu, elle recherchait calme et solitude. Le plus proche pour cela se trouvait être les Berges Dorées... Si on faisait abstraction de certaines zones d'activités, on avait franchement l'occasion de se perdre en contemplation.

Et c'était probablement parce qu'elle était perdue dans ses pensée, la vue rivée sur l'horizon, qu'elle remarqua que quelque chose n'allait pas. Malgré tout il lui fallut tout de même quelques secondes pour parvenir à décrypter ce que ses yeux essayaient de communiquer à son esprit las et momentanément incapable d'assimiler l'énormité de la chose. L'île, là-bas, bougeait. Ce qui, normalement, n'était pas vraiment le cas. Certes, elle avait "mystérieusement" apparue il y a peu mais ce monde était imprégné de magie. Il pouvait y avoir des centaines de raisons à cela, des centaines autres que l'île étant tout simplement une partie d'un colosse particulièrement impressionnant et qui venait de décider que son étape près des Berges Dorées touchait à sa fin. Les yeux rivés à l'horizon, Kalysta blêmit en comprenant ce dont elle était le témoin involontaire. De vagues flashs de colosses, vaguement familiers, s'imposèrent à son esprit avant qu'elle ne parvienne à reprendre les rennes de son calme. Les deux dernières fois elle n'avait pas vraiment pu faire quoi que ce soit, simple témoin impuissante. La syliméa était réaliste, elle n'était pas plus à la hauteur à ce jour...

Et ce n'était pas vraiment comme les dernières fois à bien y pense. En fait, c'était probablement pire puisqu'ils n'avaient même pas subi d'étranges signes annonciateurs. Il y avait des gens qui s'étaient installés sur cette île, qui y avaient fait leur vie, installé leurs maisons et leurs familles. Que se passait-il pour eux à cet instant...? A observer ce colosse lentement se réveiller et se redresser, la jeune femme eut l'image d'un immense chien s'ébrouant pour se débarrasser des puces qui le parasitaient... A cette distance, elle n'était pas à même de tout voir mais elle avait une idée assez sinistre de ce qui devait se passer pour ceux sur l'île même... Parvenir à rester sur place malgré des mouvements particulièrement violents ou partir directement à la baille. Et probablement à une mort assurée et douloureuse. Combien de personnes allaient périr durant cette nouvelle catastrophe...?

Puis la dangerosité de la situation lui apparût brusquement de plein pied. Cette chose risquait bien de se diriger vers les berges, même un simple mouvement serait lourd de conséquences pour tous. Elle ne pouvait rien faire pour les occupants de l'île mais ils n'allaient pas être les seuls à subir les retombées de ce réveil... Et Argyrei était devenue sa patrie par procuration en quelque sorte... Ceux qui étaient en mer avaient bien du se rendre compte de ce qui se passait avec l'île, et ils étaient définitivement inatteignables, mais les autres...? Trop occupés avec leurs tâches quotidiennes? Trop choqués pour avoir une vue d'ensemble et de ce qui se préparait...? Sans compter ceux qui étaient plus loin dans les terres mais qui n'en étaient pas pour autant en sécurité... Kalysta devait rapidement trouver un moyen de prévenir un maximum de monde, pour les faire reculer autant que possible dans les terres avant que tout ne dégénère...

La jeune femme entreprit donc un sprint vers le bord de l'eau et ses occupants, ce qui était probablement un peu suicidaire, mais il fallait qu'elle prévienne les gens et qu'elle trouve un oiseau messager au plus vite... Autant pour le repos et le calme qu'elle avait envisagé en venant ici...





Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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:: Le rosier blanc ::

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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 14 Mar - 21:59

Cela fait déjà quelques jours que Duscisio se trouve sur l'île d'El Bahari. Il prend un peu de recul dans le coin le plus isolé qu'il puisse trouver, mais aussi prêt d'amis qu'il a toujours eu dans son coeur. Les Ascans l'ont accueillis parmi eux malgré le fait qu'il vive différemment. Vivre sur l'île ne l'aurait pas déplu. Les richesses végétales étaient toujours aussi étonnante. Sa présence avait aussi un autre point. Le fait que l'un d'eux vienne directement chez lui pour lui apporter un message du peuple. Il devait donc venir pour une raison qu'il ignorait totalement et pourtant la surprise restait jusqu'à son arrivée. Sur la plage, puis au village, Isaril fut le premier à le saluer avec une joie immense. Depuis le temps qu'il ne s'était pas revu, celui-ci demanda donc des nouvelles tout en l'accompagnant à l'intérieur pour se reposer d'un long voyage. On lui donna rapidement une hutte et Isaril restait à ses côtés pendant que Duscisio contait ses récits. Un autre ascan arriva dans la hutte, le chef du peuple lui fit signe de tête et arrêta l'albinos en lui prenant part qu'il avait un présent pour lui. Mais pourquoi un présent ? L'herboriste ne comprenant pas en quel honneur il recevrait un quelconque cadeau de la part des Ascans.

À vrai dire, on n'a pas vraiment de raisons, mais on a partagé beaucoup se serait dommage de ne pas te rendre un peu la pareille.

Isaril était quelqu'un de vraiment étonnant, mais aussi très généreux. Non loin d'être ravi il restait tout de même septique. Quand Isaril sortie, un croassement accueillit un oiseau tout ce qu'il y a de plus blanc. Les yeux écarquillés, le corbeau aussi pale qu'une rose de Pistilose. Celui-ci battait des ailes un peu comme s'il demandait de le laisser un peu tranquille. Il semblait encore un peu sauvage, pourtant quand il leva le bec pour croasser à nouveau une petite pierre de sphène grisée s'y présentait tout son cou.

--- --- --- ---

Présenter comme son ami, le corbeau blanc n'eut pas trop de mal à exprimer ce qu'il avait à dire. Son don de parole brisait le silence que Duscisio avait tellement l'habitude d'avoir. Un silence pesant, étouffant parfois alors la compagnie de cet animal était une bénédiction dont il avait bien besoin. Apportant un peu de gaité, sur le visage de Duscisio en voulant connaître un peu plus l'oiseau. Tuanio, c'est comme ça qu'il fut enfin nommé. D'un croassement de joie, d'un battement d'ailes, il fut content d'avoir autre chose qu'une nomination que « l'oiseau », « corbeau blanc » ou « la pie bavarde ». Le dernier surtout était presque une injure, vu qu'il n'était aucunement une pie, mais il était vrai qu'il était particulièrement bavard, ce qui n'était pas le cas avant. La connaissance avec Duscisio semblait lui avoir donné une certaine osmose et d'un lien d'amitié qui commençait déjà à germer. Dans son petit sac se trouvait un peu de quoi manger, bien qu'il n'était pas très éloigné du village.


Quand une chose étrange commençait à l'instant, la panique pris part d'une certaine surprise. Aucune connaissance d'avoir eu de tremblement de terre sur cette île ne devait rien présager de bon. Tuanio s'envola également paniqué et Duscisio prit d'un seul coup par une force magique dont il n'en connaissait même pas l'existence. Agrippé à son sac et son épée il réalisa soudainement qu'il fut expulsé de l'île, à quelques mètres au-dessus de l'océan.

Battre des bras ne servait à rien, mais dans la panique quand on cherchait ce qu'il se passe les actions étaient toujours confuse. Pour se retrouver dans les airs ainsi, ce n'était pas une force banale. Il n'avait que quelques secondes pour réagir. La première chose à penser était de se délivrer du bracelet de Baria pour pouvoir se sauver de cette situation et essayer d'appeler un peu d'aide divine :

Acri...

Il n'eut guère le temps de formuler quoi que ce soit qu'il fut plongé dans l'eau froide de l'océan agité dans un fracas aquatique. Un gros plouf que Tuanio n'eut pas de mal à apercevoir. La seule pensée qu'il eut à avoir dans un moment pareil était qu'il venait de perdre un ami qu'il venait d'avoir.
L'albinos était un peu assommé, mais il reprit rapidement ses esprits, regardant les bulles de ses poumons partir à vitesse grand V vers la surface. Il en fit de même. Son bracelet encore à la main par on ne sait quel miracle, il se débarrassa de son sac et suivi les bulles d'air.
Une fois à la surface, il appela le corbeau blanc pour aller chercher de l'aide, alors le corbeau ne tarda pas à chercher les plus proches terres pour s'y rendre.
Duscisio lutant pour rester à la surface et donc survivre fit de même. Voir ou était les côtés alors que les vagues lui bouchaient la vue, vagues provoquer par un colosse dont il voyait à peine la tête, s'éloigner peu à peu du continent.

Sa seule chance maintenant était de savoir si Tuanio allait rapidement prévenir les secours...


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 15 Mar - 23:08

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Psyche Corona

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 17 Mar - 22:12

Une brise froide et frappante s'engouffrait en sifflant dans la ruelle que la prêtresse tentait de remonter, les bras tendus en avant. Elle sentait des fantômes paniqués la frôler, leurs étoffes claquant contre les siennes, un flux ondulant et chaotique d'essences s'affolant dans son esprit aveugle. Elle allait à contre-sens de la foule, les griffes de ses gantelets en évidence pour mieux se frayer un chemin en évitant toute bousculade. La Gorgoroth finit par sentir la densité d'individus baisser, devinant qu'une majorité d'entre eux avaient déjà pris la fuite et que ce sur quoi elle venait de déboucher était une large allée directement menacée par la catastrophe imminente. Les hurlements ne se firent pas plus lointains pour autant et, agacée, la prêtresse cessa de se concentrer sur son sens de l'ouïe ; elle ne percevait désormais plus les exclamations qu'à travers un filtre cotonneux et arachnéen, leur donnant une teinte éthérée. Une bourrasque vint soulever ses jupes et la mort-vivante put sentir sur ses lèvres le goût salé des embruns de l'océan qui s'emmêlèrent dans ses cheveux pâles, tirant sa tête lourde vers l'arrière. Elle demeura longuement crispée, seule au milieu de cette large route qui longeait les quais des Berges, devinant à la fraîcheur de son visage que le vent devenait frigorifiant.

« Maître Viska ? tenta-t-elle d'articuler, mais le vent dévora ses paroles et elle n'eut pour réponse qu'une longue complainte. »

           Elle progressa de quelques pas vers ce qu'elle devinait être le port et rencontra une nouvelle fois la résistance d'une foule en détresse qui manqua de la noyer dans une cascade de perceptions. Elle se débatit avec une rage grandissante, luttant néanmoins pour ne blesser personne, et parvint à se dégager en prenant l'allure de ce qui pouvait bien être le salut de toute cette populace. On lui adressa quelques mots qui s'apparentaient à des supplications mais la Gorgoroth n'y prêta pratiquement aucune intention, désormais figée dans sa posture noble et conquérante habituelle. Elle attendit qu'un périmètre raisonnable soit dégagé puis plia un genou et posa la paume d'une main leste sur le sol. Elle sentit le fluide excitant de son essence filer comme de la soie de son esprit  à sa dextre, le long de son bras fin, puis plongea dans une transe lucide.

           Elle vit une immense vague sombre, comme une langue monstrueuse, s'abattre sur les berges et engloutir les habitations qui l'entouraient encore à cet instant. Elle éclata en une pluie assomante, noyant tout sur son passage dans une écume sale, coulant les bâteaux du port et fouettant les pierres des digues. Psyche tressaillit et décolla prestement sa patte livide du sol, mettant fin à sa prémonition. Sa bouche fut déformée d'un rictus contrarié, dévoilant ses dents blanches et ses gencives violacées.

           La Gorgoroth se savait incapable de faire quoi que ce soit contre une vague d'une telle puissance mais son rang de prêtresse avait peut-être une chance de lui donner assez de charisme et d'autorité pour organiser un peu la fuite et sauver un maximum de monde. Après tout, à quoi servait son monstrueux couvre-chef si ce n'est à impressionner autrui ? Elle se remit sur pieds en un bond et, se basant sur l'environnement que sa vision venait de lui dépeindre, se mit à trotter en direction de la zone qui serait touchée la plus violemment, adoptant une allure qui inciterait chacun à se mettre hors de son chemin. Après plusieurs mètres, elle se rapprocha de la série d'habitations sur sa droite et se mit à enchaîner les visions les unes après les autres, effleurant les murs, passant dans les ruelles, suivant un parcours aléatoire et tortueux pourvu que dans la bonne direction. Elle était ainsi en train de dessiner une carte des Berges dans sa tête, les images se superposant en un filigrane imbibé de son essence.

           Elle finit enfin par se retrouver sur une place plus large, carrefour où l'on cédait encore à la panique et où les bousculades se transformaient lentement en émeute. La prêtresse y vit une chance d'attirer l'attention et de donner un peu d'ordre à l'évacuation.


Lacrimosa

   
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Alastor

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 20 Mar - 18:52

Aux premiers sons de la terreur, des anciens souvenirs avaient su refaire surfaces.  L’érudit avait une excellente mémoire, c’est un fait, mais une telle chose, n’importe quel être aurait su s’en souvenir malgré tout.  Dès le premier tremblement, le sang du vagabond se refroidi, son visage habituellement si place afficha un brin de surprise !   Sa conversation avec la prêtresse de Kron avait été coupée court alors qu’elle commençait à être intéressante, mais des affaires bien plus urgentes demandaient maintenant son attention !  Oui, sa curiosité possédait une limite et dans ce cas ici la limite possédait le visage d’un colosse.   Bien qu’il ne connaisse nullement son espérance de vie, l’érudit avait espéré ne pas avoir à leur faire face une fois de plus depuis sa dernière rencontre avec les créatures.  Il connaissait que trop bien leur puissance et la capacité destructrices de ces êtres.

Au sein de l’auberge, nul ne resta en place, sortant immédiatement afin de voir ce qui en était.  L’érudit aurait préféré que la prêtresse de Kron demeure en place, car dans le chaos à venir, le don de la vue pourrait lui être bien utile… mais d’un autre côté, de ne pas être en mesure de voir à quoi ils faisaient faces jouait possiblement en sa faveur…  

A la sortie de l’auberge, le regard de l’érudit se posa sur le désastre à l’horizon. Les vagues dévastatrices se fracassaient contre les berges, emportant tout ce qui s’y trouvait.  Déjà, en moins de quelques minutes, il avait perdu tout contact avec Dame Corona.   Alors que les gens courraient dans tous les sens, il lui était difficile de voir où celle-ci se trouvait.  Il put cependant apercevoir Animus.

‘’Animus, retrouve la prêtresse de Kron, dame Corona, devient ses yeux et offre lui ton aide, je vais voir tenter d’assister aux berges afin d’aider à l’évacuation…
-D’accord maître’’

Alors que l’oiseau pris son envol, l’érudit progressa vers les berges à travers les foules.    Il avança  pas à pas avant de grimper sur une caisse.  La voix calme, mais puissante de l’érudit ce fit alors entendre.

‘’Éloigner vous des berges, laisser tout derrière, prenez refuges plus haut’’ dit-il en démontrant un lieu plus élever  ‘’Vous ‘’ en démontrant un groupe d’homme dont l’apparence démontrait très clairement qu’il s’agissait d’homme habituer au travail manuel… charpentier, marin… bref des hommes pouvant être bien utile

‘’Venez avec moi… nous devons sauver le quai afin que les navires puissent revenir.
-T’es qui toi grand galet pour nous donner des ordres comme ça!
-Un homme qui a déjà fait face au colosse et a survécu…’’ répliqua-t-il .


Dernière édition par Lomion Viska le Ven 27 Mar - 3:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 20 Mar - 21:01

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 21 Mar - 3:04

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 23 Mar - 0:56

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 24 Mar - 2:45

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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Jeu 26 Mar - 12:10

    Les deux pieds dans l’eau le chevalier au grand cœur prenait un peu de temps pour lui dans ce lieu presque paradisiaque qu’est la plage sur ces cotes. Mais, pour une raison inconnu, les éléments en avait décidé autrement et avait donc décidé de tester la volonté de ce magnifique et fantasque guerrier. Devant loin, bien loin en mer, une chose étrange s’était réveillée et avait décidé de commencer une longue marche en emportant avec elle rien de moins qu’une île entière après avoir craché ses habitants dans l’eau. Comme quoi une ile paradisiaque n’est pas forcement sympathique et étonnamment, même avec ses habitants.

    Pourtant le vieux et sage forgeron se retrouva bien penaud sur la plage à regarder dans son oculaire apporté là pour regarder les oiseaux voltigé et chassé dans l’espoir de percevoir un semblant de futur ou la courbure d’un sabre dans la façon dont ils percutent l’eau. Car Brom n’aime pas l’eau, ou plutôt l’eau aime bien trop le forgeron n’étant pas repoussé par les apparences premières et sachant lire le cœur des gens : Depuis des années l’eau qui repousse les hommes à sa surface pour les aidé à nager veux manger le forgerons bien trop dense pour que la poussé d’Archimède soit d’une efficacité quelconque. De plus ses quelques quintaux ne lui permettent pas d’embarquer sur un navire de haute mer sans être considéré comme une cargaison que l’ont doit attacher pour ne pas déséquilibré le bateau, et donc un poids mort n’aidant en rien …

    Il se précipite donc vers le village le plus proche pour aider à faire le nécessaire et se rend compte que la tortue, non contente d’avoir jeté ses habitant dans une débauche d’essence divine dépassant l’entendement, avait aussi choisit de bouger ses membres histoire de vérifier que tout le monde était bien noyé sous les vagues, or la vague elle s’approchait avec rage et une certaine envie de fracas.

    N’écoutant donc que son courage l’être accélère, faisant résonner sur le sol son pas puissant qui fait écho à ce poids qui le gène pour toutes les aventures maritimes. Il court, vole et traverse les distances telles ou boulet lancer vers l’espoir et un but plus grand, trop grand, infini et magnifique, un but à sa mesure, débordant. Et arrive donc au village en hurlant gaiment à qui veut bien l’entendre, et aux autres au vue de la porté de sa voix fantasque, qu’une vague arrive et qu’il est temps de se réfugier vers les hauteurs.

    Là son œil expert se posé sur les hommes dont il a entendu parler, les hommes de l’homme prisé, avec un petit sourire sur son visage dont toute la grâce est intérieur et invisible, ils les laissent s’occupé de faire bouger les citoyen. Il a hurlé assez fort pour qu’ils soient tous au courant et, même si la fatigue de la course effrénée commence à se faire sentir il n’a pas finit, il est très loin d’avoir finit, la vague vas percuter le village et si sauver des vies humaines est important il n’en est pas moins d’essayer de sauver aussi des maisons et des habitations, toutes ces choses. Or si elles se prennent la dite vague c’est tout le village qui disparaitra sans mystère aucun, ou du moins si la vague arrive de front et au plein de force …

    Son regard tourne follement, puis percute des tôles et divers objets qu’il lui faut. Il n’a jamais travaillé sur des bateaux, ou trop peu pour avoir se savoir de là, mais il sait, il sait déjà que tout vient de là, que tout vient du Dieu, il sait comment fabriquer des digues, comment redirigé des flux, comment bâtir des barrages, il sait comment forger, comment faire, l’artisanat est un étincelle qui est tout inscrite dans Bor, or Bor lui murmure chaque nuit.

    Toujours dans la précipitation il se jette sur les tôles, les pièces de métal, parcours le village toujours au pas de course, renversant de temps à autre un habitant qui sort précipitamment d’un coin de rue, explosant une porte à la volé, cassant sans le vouloir une clôture dans laquelle sa jambe se prend. Mais quel géant, quel titan ferait attention à ça ? Quel monstre serait-il si le fait qu’un homme qui lui arrive à la taille le percutant le fasse sortir de sa transe et de sa poursuite du salut pour ce village ?

    Quelques secondes plus tard il est sur la rive avec pièces bien trop lourds pour êtres porté, des planques, des poutres, des arbres et des outils, des clous et des espoirs pour tout le monde. Dans un souffle, si quelqu’un s’approche il l’interpelle, il a besoin de lui pour tenir cette pièce bien droite, bien sur qu’elle est lourde mais toute chose trop fragile sera emporté par la vague. Il a besoin de quelqu’un pour trouver des clous, pour ramener plus de bois, mais du beau bois, lourd, du chêne par exemple, pas un de ses suraux ou de ces noyé qui plie, encore que, en premier lieu, pour amortir la première onde … Finalement qu’ils ramènent ce qu’ils trouvent …

    Il explose de rire puis tout en travaillant se lance dans un tirade pour tout ceux qui l’écoute mais surtout pour lui-même car au font, qui l’écoute dans ce marasme ? Qui ne veut pas fuir ? Est-il sur que les gens qu’il interpelle ramèneront quelque chose ?


    “Courrez fous, déployez-vous, volez vers votre espérance perdu, qu’on me ramène du bois, du métal et tout les matériaux que vous trouverez, qu’on me ramène de l’espoir sous toutes ses formes que la digue et le brise vague tienne, alors vos maisons seront pleines d’eau, détrempé, mais votre toit tiendra encore, votre vie passé ne partira pas avec le reflux, et puis courrez, laissez ceux qui sont trop lourds pour les vagues se tenir sous les flux alors que l’eau arrive, car lorsqu’elle arrivera elle ne s’arrêtera plus, ça bouge là bas, cas joue dans son bain, et tant que ça secourra les pattes, les vagues arriverons les unes après les autres.”

    Il lance sa longue vue démesuré à un être qui passe trop près pour ne pas s’impliqué, il n’a que faire de qui jouera à son jeux, au fond il est certain que certain habitant sont bien assez nobles pour venir défendre leur village au péril de leur vie, et lui risque fort peu que sa noblesse d’âme le protège autant que sa carrure puis il lui demande de sa voix la plus calme possible pour ne pas que l’être ne s’affole devant la stature démesuré et son visage qui est bien loin de reflété sa beauté intérieur.

    “Monte sur mon épaule, pose y toi, agrippe toi, et regarde, ou alors sur ce toit là bas, c’est aussi haut au final … Puis dit moi où n est la vague, dit moi si elle arrive, dans combien de temps encore, tu devra me dire chacune d’elle, le temps qu’il nous reste entre chaque effluve pour renforcer le barrage. Ton rôle est vital petit(e) …”

    Il sourit puis dans un ramure rajoute pour lui-même : “Et dire que j’étais venu prendre des vacances …”


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:: Le Loup Borgne ::

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Fenris Skirnir

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Jeu 26 Mar - 21:24

Chapitre III: Le Réveil

Acte I: Not As We

Son esprit fulminait devant l'urgence indéniable de la situation et la méfiance instinctive de l'homme blond qui lui faisait face. Son expression furieuse, identique à la sienne, lui était renvoyée avec la fidélité d'une glace à la surface limpide. Seior le dévisageait sans en démordre, les mains appuyées sur la clôture, faisant obstacle de tout son corps pour l'empêcher d'approcher de sa maison et du jardin fleuri qui l'entourait. Il agissait comme si sa seule présence en ces lieux pouvait suffire à faire désagréger les contours heureux de la bâtisse qui abritait sa famille, la seule descendance portant le nom Skirnir.

« Qu'est-ce que tu fous là ? J'ai pas été assez clair la dernière fois ? Je veux rien à voir à faire avec toi et encore moins te voir rôder aux alentours de la maison. Le monde est grand, alors pourquoi tu t'installes pas quelque part loin d'ici, ou ne reprends pas le large comme tu l'as fait tant de fois ? Pourquoi tu persistes à nous harceler, ma famille et moi ? » Ses mains noueuses d'orfèvre se resserrèrent rageusement autour du bois, sans qu'il cède d'un pouce. Son regard allait souvent jusqu'à sa propriété, comme s'il espérait mettre fin à cette discussion avant d'attirer l'attention des enfants qui curieux par nature, ne manqueraient pas de poser mille questions sur ce bonhomme qui ressemblait à leur père comme deux gouttes d'eau.
« J'suis pas là pour me faire à nouveau jeter comme un mendiant trop insistant, alors pour une fois arrête tes conneries et écoute-moi, c'est important. » Le borgne ravala la suite de réponse agressive qui lui brûlait la langue, ainsi que les souvenirs douloureux évoqués par cette navigation. Un voyage qui l'avait privé de son œil et bien d'autres choses invisibles… Il mit même de côté la rancune d'être ainsi exclu de ce noyau parental indivisible, que le mariage semblait lier plus solidement que le sang, pour ne garder que l'essentiel : le danger qui bouillonnait dans les eaux translucides et que les flots allaient bientôt engloutir. « El Bahari est en train de dériver, l'île bouge ! Les marées sont complètement chamboulées et n’arrêtent pas de monter. Il faut que tu prennes tes gamins et que vous quittiez cet... »
« Attends, attends. Qu'est-ce que tu m’chantes, là ? C'est encore une de tes combines à deux ronds ? » Seior l'interrompit et s'approcha brusquement de plusieurs pas, comme si en approchant à moins de deux mètres il venait de briser une frontière instaurée depuis longtemps. Il franchit à contrecœur le seuil de sa porte et fixa son frère dans le blanc de l’œil, avant de renifler ouvertement son odeur. Il fut alors surpris de n'y trouver que des relents doucereux de tabac mêlés à l'iode marin, sans une once d'alcool qui pourrait expliquer un discours aussi décousu. Il lissa les pans de sa tenue de travail couverte d'un tablier et y essuya nerveusement ses mains, cherchant à comprendre quelle lubie tirée par les cheveux lui préparait son jumeau.

« Je ne plaisante pas. L'île, c'est le dos d‘un colosse immense, comme celui... ceux qui sont déjà apparus ailleurs. Me demande pas comment c'est possible que cette bête soit restée immobile si longtemps, ni pourquoi elle a maintenant décidé de se bouger, j'en sais foutrement r... rien. » Il bégaya tout à coup, à la vue d'une petite tête blonde haute comme trois pommes apparue derrière la remise dans le jardin. Silencieuse comme une petite souris, la fillette aux cheveux tressés les écoutait, comme hypnotisée par ce qu'elle voyait. Son regard intrigué se portait de l'un à l'autre des adultes, avec la ferme impression de voir double. Un inconnu qu'elle n'avait jamais vu... et qui ressemblait à papa. Avec des cheveux longs, de la barbe et un chapeau en plus. Fen hésita à poursuivre, mais n'osa dénoncer la présence de la plus âgée de ses nièces. Elle avait quoi maintenant, dix ans ? Il trépigna, baragouina des excuses incompréhensibles, puis reprit. « Bordel. Cesse de me regarder comme si j'étais tombé sur la tête et sors le nez de ton putain d'atelier ! Tu crois que les cris qu'on entend depuis le port c'est pour fêter l'arrivée du festival de Taulmaril, ou quoi ? »

« Avec le bruit des machines, j'ai rien entendu. » Son ton était défensif, et surtout il n'avait pu s'empêcher de se justifier sur le fait qu'il ne se soit pas rendu compte du vacarme de plus en plus confus qui émanait de la côte. De plus, malgré la virulence de son visiteur, Seior était forcé de prendre en compte son désespoir et la possible menace qui pesait sur son foyer. Évidemment il avait du mal à avaler une histoire aussi incongrue, mais il savait que malgré la séparation qu'il avait imposée depuis des décennies, son frère n'avait pas changé au fond. Fenris était un irresponsable, un être imprévisible et manipulateur qui pouvait perdre le contrôle sur sa bête intérieure à tout instant. C'était un gars sans attaches qui se fichait pas mal de verser dans l'interdit, tant qu'il pouvait continuer de mener sa petite vie sans prétentions.
Toutefois en dépit du passé chaotique qu'ils avaient jadis partagé et les fautes impardonnables qui le jalonnaient, cette supplique désespérée dans son œil unique, il la connaissait bien. C’était la rage de vivre et la peur de celui qui tient à lutter de toutes ses forces. Le même regard, quoique désormais éclopé, qu’il avait eu pendant qu’il l’avait entraîné par le bras, le forçant à infiltrer la cale d’un navire de Mavro Limani, il y a de ça plus de deux siècles. Une décision certes on ne peut plus folle, qui pourtant leur avait sauvé la vie, et permis d’être là aujourd’hui. Son regard s’adoucit à ces pensées, même si son attitude n’en changea pas. Il ne détestait pas son Autre, seulement il le craignait plus qu’il ne pouvait l’expliquer, et ce sentiment dévorait ses tripes de l’intérieur. Parfois même il se détestait profondément de le rejeter de cette façon, mais ne pouvait se raisonner à risquer la vie de ses enfants et de son épouse. Des enfants qui issus de ce même sang maudit, finiraient forcément par se transformer un jour… en des créatures que l’effroi ne lui permettait pas d’imaginer. Les cauchemars qui hantaient ses nuits étaient des rappels suffisamment douloureux comme ça, couvrant de pression les recherches intensives qu’il faisait sur son médaillon.


« On n’a pas le temps de tailler bavette, frère. » Il mit de l’emphase sur ce dernier mot, gravant dans la pierre de sa tête dure une fatalité que ses efforts ne pourraient jamais effacer. Son œil se ceignit des nuages mauvais que la revanche silencieuse soufflait en lui, et il vit avec une satisfaction presque malsaine sa nièce plaquer ses deux mains contre sa bouche pour couvrir un hoquet de surprise. Cette dernière se trahit néanmoins en trébuchant sur un tas de bois, ce qui la fit repérer de son père, qui ne réagit pas assez vite. Elle était déjà partie à l’intérieur de la maison en claquant la porte sans mot dire, exposant son géniteur au doute soulevé par ses non-dits. Fen s’empêcha in extremis de sourire. Seior tenait tellement à préserver son monde parfait, l’image trompeuse de ce paradis qui n’existait que dans sa tête… qu’il s’était enchaîné à un avenir sous conditions. Ils étaient aussi prisonniers l’un que l’autre, et tout à coup il n’était plus seul dans sa dérive. Impitoyable, le borgne enfonça le clou.

« Tu étais si occupé à défendre ta ‘famille’ du monstre que je suis, que tu en as oublié que le monde a continué de tourner. Les Colosses n’en ont rien à foutre de ta petite routine, de tes idéaux, ou des considérations précieuses d’une vie ‘honorable’. » Il fourra les mains dans ses poches dans une tentative désespérée de ne pas lui casser la figure, en même temps que ce palais de cristal que représentait sa vie parfaite. « Tu es comme moi, Seior. La seule différence entre nous c’est le médaillon, rien de plus. Le seul rempart qui te sépare de ce que tu es vraiment, et caches chaque fois sous le tapis. » Il le nargua et alluma une cigarette sous son nez. « Et puis… Si vous ne déguerpissez pas en triple vitesse, tu auras fait tout ça en vain. Alors plutôt que de perdre ton temps et le mien à faire la morale,… Prends tes affaires et barre-toi. Considère ça comme une dernière marque d’humanité de la part d’un démon. » Il cracha la fin avec dégoût puis lui tourna le dos et s’en fut comme il était venu, se mêlant rapidement aux allées et venues de personnes qui fuyaient en tous sens.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Fenris pressa le pas et trancha dans la foule pour se frayer un chemin jusqu’au port, en effervescence à cause des vaisseaux qui rentraient dans la panique causée par la houle inégale. Marins, pêcheurs et transporteurs essayaient de se mettre à l’abri, avec le bon espoir que le Colosse El Bahari soit plus pacifiste et faible que ses aînés. On notait forcément un grand malaise dans l'air, une activité chargée et confuse de gens qui se croisent et se rentrent dedans. Pourtant quelque chose n’allait pas. Cet événement avait quelque chose d'artificiel qui chagrinait le Lhurgoyf qui se défendait des émotions étrangères comme il pouvait. Impuissant, il resta là un moment, à scruter avidement l’horizon comme si ce dernier pouvait lui apporter des réponses ou un indice sur la voie à suivre. Les eaux translucides d’Argyrei étaient aussi agitées que des sables mouvants, et d’après les nouvelles rapportées par les navigateurs de retour, le Colosse -qu’il ne pouvait voir à l’œil nu à cette distance- s’était redressé il y a un moment déjà pour jeter chacun de ses anciens colons à la flotte. Désormais entouré d’une étrange carapace qui empêchait quoi que ce soit de la traverser, il prenait lentement le large à la vitesse de quelques nœuds à peine, ce qui était néanmoins suffisant à troubler les océans qu'il connaissait si bien.
Assez désemparé, il était d’abord resté de longues minutes sur les quais supérieurs, à fixer l’eau révoltée moussant en vagues qui s’écrasaient lourdement contre les récifs. El Bahari était sa terre d’accueil, et sa patrie, bien qu'il ait choisi de s'en écarter depuis des années. Il y avait vécu une bonne partie de sa vie et bien qu’il n’ait pas eu l’occasion d’y retourner récemment, il faisait toujours en sorte de prendre des nouvelles quand il pouvait. Le sable de ces plages lui manquait et le souvenir de la vie solitaire mais heureuse qu'il avait menée dans sa jungle tropicale ne le quittait pas. C’était un lieu chargé de sens et de vécu, un symbole de sa renaissance si chèrement acquise, et l’idée de ne jamais le revoir lui tordait les boyaux. Il se demandait où étaient Vaeran, Isaril et les autres, mais savait également qu’à cette distance et sans bateau, il lui faudrait des jours pour arriver sur place. En fait même s'il arrivait à embarquer, ce ne serait pas plus rapide, même en s'épuisant à gonfler les voiles de l'air qu'il manipulait. La mer était comme un épais manteau agité par la colère, et aucun homme sain d'esprit n'irait défier Soulen en pareilles conditions.

Autant dire que pour l'instant il était pieds et poings liés, dans l'incapacité d'aider son ancienne tribu. Frustré, Fen tira une bouffée sur sa cigarette et fouilla dans son baluchon, réfléchissant à toute allure. De nombreux bateaux comptaient reprendre la mer pour prêter secours aux Ascans dès que possible, seulement ils avaient déjà bien du mal à gérer la violence de l'eau qui cognait contre les digues pour retomber en grosses trombes sur les pavés. Le ciel était clair mais les navires des berges étaient dangereusement ballottés au gré de l'ondulation impitoyable, au grand dam des quelques malheureux qui essayaient encore de décharger pour se mettre à l'abri. Son œil se porta vers les voiles les plus proches. Elles bougeaient à peine, ce qui était très préoccupant. Si par malheur le vent venait à se lever, les choses empireraient encore. Il jura et se mit en marche, s'approchant prudemment des docks tout en gardant de la hauteur lorsque c'était possible.
Au passage il croisa plusieurs personnes étranges, dont une femme avec une coiffe qui aurait aussi bien pu lui crever un œil s'il s'approchait de trop près ; un vieillard dont le courage frisait sans doute la folie, et bien d'autres visages qui ne tardèrent pas à se mélanger en un tourbillon de couleurs. Son attention fut ensuite attirée par un homme étrange et au port altier -qui imbu de sa position supposément supérieure à en juger le mépris qu'il exhalait- remontait la rue sur sa fringante monture, sans même accorder un regard aux gens qui l'entouraient et qu'il avait manqué de faire tomber. Quelques habitants furent obligés de s'écarter précipitamment sur son passage et l'insultèrent copieusement pour la peine. Le borgne dodelina de la tête, agacé par cette indifférence de noble qui ne se sent pas concerné par une catastrophe qu'il ne pourrait éviter. Combien de temps tiendrait-il sur son beau destrier, une fois que le raz-de-marée l'emporterait avec le reste ? À moins qu'il ne compte inventer un nouveau sport, la noyade équestre sur fond d'orchestre pour mieux faire retentir les louanges à son illustre personne ? Non mais sérieusement... Quel abruti.

Fen lui-même était loin d'être un exemple d'altruisme, mais il ne pouvait s'empêcher de se distinguer de ce genre de fumiers. Il était une autre sorte de connard... Ceux qui ne demandent qu'à vivre sans se prendre au sérieux, plutôt que ceux qui écrasent pour se donner de l'importance. Agacé et inquiet, il se força à mettre de côté son frère et sa famille pour l'instant. Il ne pourrait pas faire grand chose de plus pour eux, alors autant se rendre utile au bord de l'eau, ou son expérience en mer pourrait éventuellement amortir les dégâts. Marchant à grandes enjambées il s'approcha du vieillard qu'il avait vu plus tôt et posa amicalement une main sur son épaule. Il fallait bien que quelqu'un lui fasse entendre raison, non ?


« J'sais pas trop où vous allez, l'ancêtre,... mais c'est pas une bonne idée d's'approcher de l'eau. » Une évidence certes, mais apparemment pas pour le troisième âge en manque de sensations fortes. Il fit obstacle de son corps à un couple qui manqua de leur rentrer dedans, évitant au papy de se faire renverser. Il n'y prêta pas vraiment attention pour autant. Avec une certaine angoisse il leva l’œil vers la rive, et les gerbes d'eau vomies par dessus les bastingages des bateaux et les bâtiments qui en étaient proches. Deux navires qui manœuvraient étaient d'ailleurs sur le point de se rentrer dedans, ce qui déclencha une drôle d'émeute à bord. Le bruit d'une corne résonna désagréablement à ses oreilles, pointillé de cris et d'ordres donnés par le capitaine de la marine locale, qui beuglait des instructions comme il pouvait. Il mit une dernière tape dans le dos du vieil homme et sur une dernière recommandation de prudence, s'approcha du capitaine pour aider les marins à arrimer. Pendant de longues minutes il prêta ses bras et ses forces en surveillant la coque humide qui lui semblait bien fragile au milieu du tumulte aquatique. Il ne pouvait pas arrêter les vagues, alors il aiderait à sauver ceux qui pouvaient l'être.
Et d'autres eurent la même idée que lui. Un peu surpris, il vit un homme barbu et un des rares êtres qui dépassait de loin ses deux mètres dix courir en sa direction aussi vite que lui permettaient ses jambes. Il paraissait aussi vieux que l'ancien qu'il avait croisé un peu plus tôt, mais physiquement... une abîme d'énergie les séparait. Charismatique et peu complexé, le bonhomme avait pris les devants sans hésiter, gagnant progressivement son respect. Il avait l'air d'un type bien.
Instinctivement Fen prit la température des émotions du géant pour juger de ses intentions. Cet homme à la large carrure dégageait quelque chose de puissant et de solide à la fois, une certaine forme de sagesse bien que son attitude insouciante face aux vagues la mette un peu en question. Il était téméraire et savait visiblement ce qu'il faisait, c'était tout ce qu'on pouvait lui demander. Attachant solidement une dernière amarre, Fenris confia le reste aux pêcheurs qui s'équilibraient comme ils pouvaient pour sauter sur la terre ferme, dansant un drôle de ballet ivre au gré des oscillations. Puis il s'arma du bois sec des plus grandes caisses abandonnées sur le port, éventrées de part en part par le courant, et les amena à Brom. Déposant plusieurs voyages de matériaux aussi vite que lui permettait son gabarit, il gueula un bon coup pour demander de l'aide aux gens qui débarquaient.


« Allez mesdemoiselles, z'avez quand même pas cru que j'vous avais aidé pour vos beaux yeux de p'tites pucelles, hein ?! La croisière est finie donc magnez-vous l'train, on a besoin de monde par ici ! » Il les nargua avec humour, posa ses rares affaires dans un coin, et alluma une clope qu'il coinça entre ses lèvres tout en priant pour que cette dernière ne soit pas éteinte par une douche forcée. Ensuite il aida trois gars à transporter une poutre de fer qui avait servi de passerelle et s'arrêta enfin pour souffler et s'éponger le front. Ses cheveux blonds étaient collés à sa nuque par l'effort, mais son œil sain balayait les alentours à la recherche de ce qui pourrait leur servir. Il était trop grand et trop lourd pour monter sur les épaules de Brom, alors il laisserait un autre volontaire se servir de lui comme d'un mât. De son côté il fallait trouver autre chose à faire... Et de fait, ce n'étaient pas les tâches qui manquaient. Il aborda une jeune femme brune aux allures de coursière, et l'encouragea à se dévouer.

« Si tu montes au troisième étage et que tu fais bien ton boulot, je t'emmènerai en rendez-vous galant. » Il rit. « Je plaisante, va. Je te paierai grassement pour la peine, promis. » Il lui fit un clin d’œil joueur et s'amusa de son expression désarmée. Elle ne s'attendait pas à ce qu'on puisse faire preuve d'autant de bonne humeur dans une situation pareille et il était difficile de lui en vouloir pour ça. D'un autre côté paniquer et crier au désastre ne servait plus à rien, maintenant... Alors autant masquer les effluves d'appréhension qui lui bouffaient le ventre à chaque pensée pour son jumeau et sa famille. Indiquant à deux jeunes mousses où se trouvait le réparateur le plus proche, il leur demanda de chercher des outils, des marteaux, des clous et tous le matos de base qu'ils pourraient trouver. Il leur faudrait au moins ça... Agitant la tête, il revint sur terre, juste à temps pour que son chapeau soit dégagé par une lourde pluie salée venant du large. Il le rattrapa à terre en râlant, le vissa à nouveau sur son crâne de chien mouillé, puis soutint solidement la pièce verticale de ses deux mains. « Brom, c'est bien ça ? Mon frère m'a parlé de vous. Et sa description est plutôt fidèle, c'qui sans vouloir vous vexer est plutôt facile. » Il agrippa un peu plus fort la poutre. « Léo. Un chic type tout le temps mal luné, un sindarin. Vous lui avez fait plutôt forte impression, c'est une des seules fois depuis des lustres. Littéralement, j'veux dire. »


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Sinking deeper into danger every day
Cut through all their shit with a brazen wit
Moulding puppets from their minds of clay
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Psyche Corona

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 0:47

Solidement ancrée dans le sol poussièreux et martelé de la place, la Gorgoroth attendait qu'un être un peu plus robuste et imposant que la moyenne passe près d'elle. Les membres fragiles qui s'agitaient autour d'elle dans une sinistre tarentelle l'atteignaient à peine, l'effleurant en de vifs courants d'air. Elle ne percevait que des vagues brumeuses d'essence qui tournoyaient assez pitoyablement dans leurs enveloppes charnelles sous l'effet de l'excitation ; toutes présentaient de trop faibles densités. Lorsqu'enfin, une tache plus condensée et large s'approcha à grande vitesse, Psyche tendit un bras crispé et fit claquer le métal de ses gantelets contre la protection à la poitrine de l'individu.

           « Pas si vite ! Je vais avoir besoin de votre aide, déclara-t-elle en tournant la tête vers l'inconnu, lui laissant ainsi croire qu'elle le voyait comme lui la voyait. Son ton sérieux et solennel sembla faire son effet puisqu'elle put percevoir un mouvement vertical lui indiquant que l'élu acquiesçait. Un sourire satisfait passa en un éclair sur les lèvres de la prêtresse qui prit par la suite une pause plus avenante. Vous m'avez l'air d'un homme sage, le flatta-t-elle sans rien en penser, vous allez m'aider à donner de l'ordre à cette foule, d'accord ? Tout ce qu'il lui fallait était un homme assez grand et large pour inspirer le respect et l'obéissance et c'était précisément ce que la forme du panache pâle qu'elle pouvait percevoir semblait dépeindre. J'aimerais que vous me guidiez vers une estrade, quelque chose d'où je pourrais être vue de tous, pouvez-vous faire cela pour moi ? Elle décolla sa main du plastron et la présenta élégamment devant elle afin d'inciter l'étranger à la prendre. Sa voix grave et sépulcrale ne résonnait pas comme elle le faisait d'ordinaire, elle se noyait dans le flot de hurlements paniqués que les ombres macabres de l'océan arrachaient aux gorges, elle s'élevait à peine au dessus de la masse folle. Elle sentit pourtant une pression sur ses doigts d'acier et son bras, puis son buste, furent tirés en avant. La trépassée et son guide entamèrent une marche tortueuse jusqu'à ce que son poignet soit levé et que l'on lui souffle à l'oreille :

           « Prenez garde, c'est une fontaine. Il y a là un rebord assez large... L'individu avait une voix grave et une intonation bourrue, en particulier pour sa façon relativement soutenue de s'exprimer. Sous ses lanières de cuir, Psyche souleva un sourcil amusé, songeant qu'elle ne s'était point imaginé le bonhomme avec un verbe fin. Elle leva un genou et gravit la haute marche qui la séparait bientôt de la cohue en délire et pivota de façon à avoir l'eau dans le dos. Lâchant prestement la dextre de son allié, elle s'adressa de nouveau à lui.

           « Connaissez-vous bien la ville, Monsieur ? »

           « Je peux m'en sortir... répondit-il, la voix ondulente sur une note d'amertume. Mais je sais où trouver la garde. Psyche hocha la tête avec un enthousiasme forcé. »

           « Très bien, je peux m'occuper de l'attroupement ici mais il faut s'assurer que les habitations soient évacuées. Essayez de vous faire assister de la garde pour donner de l'ordre dans les rues qui font face à la mer, ordonna-t-elle en tirant sur ses poumons. Et n'hésitez pas à exiger de l'aide de la part d'autrui. Les gens obéiront toujours à une figure forte et impressionante, d'accord ?

           Elle perçut le nuage grisâtre se dissiper dans la foule et se redressa sur le rebord en pierre glissante de l'édifice. Alors, d'un geste raide et soudain, elle tendit les deux bras vers le ciel et laissa un fluide vif et frissonant parcourir chacun de ses doigts. Un éclair bleuté s'en échappa, frissona, gronda et électrisa l'air pendant une courte seconde. Toutes les têtes se tournèrent vers la prêtresse, certains corps se figèrent, d'autres poursuivirent leur course et se rentrèrent les uns dans les autres. Après une vague de hoquets, cependant, les hurlements se turent et, ramenant ses bras près de son corps et adoptant une posture héroïque, la Gorgoroth laissa sa voix caverneuse pénétrer les esprits troublés.

           « Céder à la panique ne nous mènera nulle-part, commença-t-elle. »

           La trépassée entama un court discours galvanisant au cours duquel elle demanda aux doués de magie et aux plus forts de s'armer de courage et de joindre l'effort. Sa harangue fut plutôt bien reçue et très vite, les seules voix qui perçaient plus que les autres proféraient des ordres que les civils exécutèrent nerveusement.

           Pendant ce temps, Psyche, toujours perchée sur sa fontaine, posa une main sur le marbre derrière elle et déclencha de nouveau une vision, désireuse de savoir dans combien de temps la vague allait engloutir cet endroit. Elle vit l'ombre gourmande de la vague s'abattre sur la place dans un éclat féroce mais seuls les bâtiments les plus en bordure furent endommagés. Quelques silhouettes disparurent dans les flots mais il semblait que la place avait été relativement bien dégagée. Ce fut directement à la sortie de sa transe qu'une voix qu'elle semblait connaître vint résonner à ses oreilles. Elle se cogna à l'écrin de soie originel dans lequel la Gorgoroth s'était lovée mais la mort-vivante fit de nouveau basculer sa concentration pour mieux entendre.

           « Mademoiselle Corona ? perçut-elle. Maître Viska m'envoie. »


Lacrimosa

   
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Alastor

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 4:18

Les premières vagues avaient déjà su dévaster les côtes et là, il ne s’agissait que du premier round. La cause de cela était certes bien loin des yeux de tous, mais tout être ayant vécu plus d’un siècle ne possédait aucun doute en ce qui concernait la source du cataclysme. Toutefois, là n’était pas le moment de se laisser emporter par les souvenir sombres de jours anciens, car les nuages gris du jour était au-dessus de leur tête et le danger bien présent. Cependant, un petit homme tel que Lomion ne semblait pas être une source d’autorité, un être d’une si petite taille était souvent ignorer par la populace bien qu’il pouvait être par moment la voix la plus sage. Ses paroles ne furent que reçus et répondu par un être simplet du coin, un être dont la seule réponse à la requête de l’érudit fut de complètement se moquer de celui-ci.

S’ils ne souhaitaient pas survivre… alors qu’il en soit ainsi. L’érudit avait vécu plus de 300 ans… il ne possédait aucun attachement pour les êtres simplets qui ne faisait que l’ignorer. Sans réponse positive de la part de ces derniers, Lomion débarqua de la caisse et se dirigea vers le port sans véritablement savoir qui allait le suivre. Au port, il y avait quelques êtres qui travaillait d’arraches pieds à maintenir le tout dans un état acceptable afin de conserver le quai. Pressant le pas, l’érudit approcha un groupe d’homme qui tentait de soutenir le tout.

‘’Utilisez cette poutre comme un levier afin de soutenir la structure!’’ Cria-t-il à l’un d’entre eux tout en s’approchant.

Évidemment, sous cette forme, dans cette enveloppe, le Lhugoyf ne possédait pas nécessairement la force physique requise afin de bien soutenir le tout, mais cela ne l’empêchait pas d’essayer avant d’être pris d’assaut par une vague qui venait de s’écraser un peu plus loin. Trempé de la tête aux pieds, il continua de tenter de soutenir la structure, espérant l’arrivée des navires d’ici peu. Sa personne semblait bien misérable aux cotés des géants présents…

********

Le vieux hibou avait parcourus l’endroit à la recherche de dame Corona, qui ne devait pas être bien difficile à retrouver en principe. Une fois que ses yeux furent posé sur celle-ci, il fit son atterrissage non loin de celle-ci avant de s’adresse à la dame aveugle.

‘’ Mademoiselle Corona ?’’ Dit-il d’une voix tout aussi sobre que celle de son maître et ami ‘’ Maître Viska m'envoie. ‘’ Poursuivit-il tout en regardant la foule de gens et le chaos environnant.

‘’Il m’a demandé de vous venir en être… je suis à votre service’’

Jamais il n’avait servis, mais à la demande de Lomion il devait se plier à faire ainsi. Non parce qu’il était la possession du Lhurgoyf, car leur relation n’était pas ainsi. Les requêtes de celle-ci était rare… mais tous devaient être prise sérieusement, car elle n’était jamais sans raisons.
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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 15:17


    Bien que le vieux forgerons était là pour aider les gens, certes son cœur de chevalier n’avait pas flanché, certes il était droit et digne, fier et fort, merveilleux dans la sueur de ses mouvement habile qui enfin montent le brise vague en accord avec les quai dans le but que la petite margelle de pierre qui sert de digue joue le reste de son rôle, il n’aura surement pas le temps de faire mieux…

    C’est certain il était un de ces hommes droits et fort, dure à la tache et dont les bottes ferré ne flanchait pas facilement, et si il avait fait une rapide réponse à coup de :


    “Grand Bor il parle de moi en plus ? En tout cas vous ne vous êtes pas trompé mais je doute qu’on puisse confondre un farcies qui fait réfléchir les prostitué et un corps comme le miens avec quiconque dans ce foutu monde où tout le monde fait un concours de beauté…
    En quoi lui ai-je fait bonne impression ? Lever ça plus haut, vous êtes grand pour un gamin, votre mère vous à allaité à quoi ?
    M’enfin ça fait plaisir de croisé quelqu’un de fiable. D’ailleurs si vous trouvez plus de métal en parlant de fiable. Ho et cette caisse là bas sera parfaite pour callé ça …
    Et vous êtes lourds comment ? Vous m’aiderez à tenir sous la première vague, le flux puis le reflux callera le reste du montant dans le sable et la fin étant collé au port on devrait arrivé à juste avoir à consolidé.”


    Non tout ça n’était pas la question, la question était plus précise. Alors qu’il plantait, dans les quais du port, un des longs clous de charpentier qu’il avait trouvé, dans le but d’y arrimé son brise-vague, un coup de tonnerre retenti faible mais assez puissant, avec un flash lumineux, ce qui eut le don de le déconcentré ; le coup partant de travers fit sauté qui le clou qui passa à deux centimètre de l’œil d’un être déjà assez affolé comme ça pour ne pas voir des bouts de métal volé. Et tout ça pour quoi ? Pour un discourt dont on entend même pas les premier mots tellement celle qui le prononce est loin et dont ne devine la suite. Certain, plus proche sont peu être vaguement galvanisant alors que la demoiselle qui le dit a un charisme moyen porté sur la manipulation et non le charme à la faculté de poussé une foule … Quelque fois il se demande si les politiques savent ce qu’ils font.

    Mais, et comme un coup du sort c’est à cet instant qu’un freluquet, probablement un Eclaris mais qu’il ne connait pas personnellement et qu’il croise à peine du coin de l’œil lui explique son métier. Il regarde quelques instants son camarade de travail puis lâchant une main et donc un poids fantasque sur les bras de Fenris il se retourne vers le gamin :


    “Ok, je vais être clair, je ne doute pas que tu es un jeune héros plein de bonne volonté, mais tu ne vas pas m’apprendre mon travail, soit tu aide ici et tu me ramène des boites de grand clous, même un freluquet comme toi peu le faire, soit tu vas faire le guet, soit tu vas aider les gens à quitté la ville, mais si tu t’avise encore de m’expliqué mon travail alors que je suis maitre artisan dans un marasme sans fond et avec de l’eau dans les bottes, qu’un cruchon vient de me faire sursauté avec un éclaire alors que tout le monde est assez stressé qu’il y a de grandes chances que ça déclenche plutôt une panique que le calme qu’il cherche pour parler, et que j’ai fait la connerie de choisir d’aider des gens pas respectueux alors que j’aurais put simplement attendre la douche. Alors dans ce cas là je te promets que je trouve une place entre une poutre en métal et deux clous dans le bois dans ce brise vague ou dans la digue qui vient après. D’accord monsieur l’inspecteur ?”

    Puis il se retourne vers le compagnon d’infortune tout velléité c’était éteinte dans ses yeux perdu sous les sourcilles broussailleux, il n’y avait plus que la lueur de son sourire qui passait par là, posé sur son visage si étonnant qu’il lui donnait presque un air humain. Mais à quoi bon être humain quand vous êtes un chevalier forgerons ? Un maitre artisan, la main de Bor lui-même ?

    “Excuse moi pour la présentation, j’espère que celle que tu as trouvé pour s’occuper de prévenir de la vague auras assez de voix pour nous prévenir, sinon je te promets une bonne tasse et l’eau salé c’est drôlement mauvais. Alors comment tu as connais Léo ? Je n’ai aucune idée de qui tu es et je ne crois pas qu’il ait abordé ton nom durant nos conversations … ou alors je l’ai oublié, ce qui est possible aussi. La dernière fois que je l’ai vue il était plus mince et moins musclé qu’un Ecalirs le pauvret. On aurait dit une pucelle anorexique ! On a discuté armes, c’était sympathique, il a repris un ventre à bière raisonnable depuis ?”

    Tout en disant cela il fixa une dernière caisse et bougea vers un autre point du brise vague qui vue d’en bas ressemblait plus à un amas de choses lié ensemble par la volonté d’un artiste contemporain qui, en manque de fond, avait acquis de la mairie du petit village le droit de venir craché son art sur la plage de simple fin contre une rémunération tout à fait relative au prix de la chose. Malheureusement pour Brom il n’était point payé pour faire cela et c’était son grand cœur qui s’occupait de la paye. Cependant, quand on quittait les yeux des hommes pour prendre ceux des dieux, plongeant depuis le ciel, on pouvait voir la courbe parfaite du brise-lame légèrement concave pour déflecter plutôt qu’absorber le choque de la vague et donc épargné les digues portuaire et surtout les habitations proches de la toute puissance de la lame. En aucun cas elle ne les épargnerait de se faire mouillé, il n’avait pas le temps de construire une digue si haute ou si loin en mer, il couperait juste la force sous les pas de vagues, justes. Mais ces efforts valaient bien les maisons qu’il sauverait ainsi.

    Au loin il entendit le bruit des hommes de Marcus qui évacuait les hommes dans le meilleur ordre possible, le discourt de la demoiselle, es bruits de courses des uns et des autres, les mouvements de chacun, les pas de tous, il n’était pas sindarins mais qui pourrait ne pas sentir l’agitation, la peur, le terreur qui prend les gens qui découvre la débâcle …

    Mais surtout il fallait que les bateau parte vite, avant la première vague, sinon ils seraient bloqué à quai à raclé le quai par la force du courant et risquait de tout détruire, de venir, porté par les vagues sur les maisons … Une chose à faire, il s’adressa encore à Fenris :


    “Gamin, fait partir tout les bateaux qui peuvent pour sauver les gas de l’île qui patauges, serre les ancres et les attaches des autres, et surtout coules et leste tout ceux qui n’ont pas d’attache assez solide. Bientôt plus personne ne pourra quitter le port. Je vais juste couper la force de la vague avec sa machin, si un bateau monte dessus et est posé contre ou sur une maison, il détruira autant que si on avait rien fait…”

    Il fallait parfois savoir faire des sacrifices pour sauver la multitude.


Résumé:
 


Dernière édition par Brom Ode'Bahalmarche le Lun 30 Mar - 13:26, édité 1 fois (Raison : /!\ Edition, mauvaise estimation des distances)
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 27 Mar - 17:02

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Kalysta Elyomar

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 28 Mar - 4:26

La course vers l'eau n'était vraiment pas quelque chose de naturel pour la syliméa qui sentait bien que chaque mètre parcouru dans cette direction entamait sérieusement son espérance de vie... Dans le chaos ambiant, elle essaya d'apporter son aide ici et là, s'assurant que les maisonnées les plus excentrées étaient informées elles aussi. Elle tambourinait aux portes en criant aux occupants de sortir au plus vite et de prendre la fuite... Elle n'avait pas vraiment à s'attarder en explications, il suffisait que les occupants sortent pour entendre les cris ambiants. A partir de là l'instinct primaire de survie prenait le dessus et ils se précipitaient vers l'intérieur des terres. La plupart du temps... Elle n'allait certainement pas se mettre plus en danger pour ceux qui ne voulaient pas comprendre et préféraient essayer de sauver leurs biens plutôt que leur vie ou leurs proches... Dans ces maisons éloignées Kalysta n'avait pas eu trop de mal à trouver la personne qu'elle cherchait, l'un des nérozias en place ici et en charge de communiquer avec le QG. Même si elle se doutait qu'il ne s'agissait là que d'un énième rapport traitant du même sujet, elle fit tout de même envoyé un message décrivant rapidement la situation dans le village, avant de dire à son collègue qu'il avait tout intérêt à prendre ses jambes à son cou, qu'il reste au moins un témoin des choses qui puisse tout rapporter à leurs chefs respectifs...

Il y avait quelque chose de vaguement rassurant de voir qu'elle n'était pas la seule suicidaire dans cette histoire. Si la grosse majorité des personnes qu'elle croisait couraient dans la direction qu'elle venait, certains s'étaient regroupés au plus près de l'eau pour trouver une solution permettant à tous ces gens de gagner quelques précieuses secondes. D'autres essayaient, et réussissaient parfois, à organiser le chaos ambiant histoire que la panique ne fasse pas plus de victimes que le tsunami en lui-même... Remontant maintenant une rue en courant, la jeune femme provoquait elle-même sa propre vague de chaos, faisant paniquer encore plus les quelques animaux qu'elle avait le malheur de frôler. Ce fut d'ailleurs le cas d'un haut destrier monté par un homme semblant ne pas trop comprendre ce qui était en train de se passer. Remontant difficilement le flot de la foule, elle fut obligée d'un peu trop se rapprocher de lui, provoquant la panique de la monture. Mais elle ne perdit pas de temps à rester pour voir ce qui en avait découlé, profitant d'une ruelle pour gagner un peu de terrain et de répit dans sa lutte pour atteindre le bord de l'eau...

C'est là qu'elle eut presque un haut-le-coeur en sentant la présence, proche sans être immédiate, d'un autre syliméa. Ils n'étaient vraiment pas assez nombreux pour venir se perdre ici, à se battre contre des évènements sur lesquels ils n'avaient que trop peu d'influence. Malheureusement, si elle savait que l'un des siens était à proximité, elle était bien incapable de dire de qui il s'agissait avec précision. Sans cela elle l'aurait probablement pris par le col pour le pousser vers la sortie le plus rapidement possible... Sauf qu'il y avait bien trop de monde pour cela... Il, ou elle d'ailleurs, pouvait être n"importe où et n'importe qui. Le juron qu'elle laissa s'échapper de ses lèvres traduisait fort bien sa frustration et aussi les longues années que son hôte avait du passer à fréquenter les marins de noxis... Elle essaya de chercher la foule du regard alors qu'elle continuait à avancer mais elle ne vit personne de sa connaissance, du moins aucune apparence qu'elle avait déjà croisé... Son frère, ou sa soeur, devrait donc se débrouiller seul en attendant, à moins qu'il ne parvienne à lui mettre la main dessus.

Luttant contre le sens de la foule, elle parvint tout de même à atteindre les quais, constatant qu'une forme de "résistance" s'était déjà organisée, notamment autour et sous les ordres avisés d'un colosse ayant l'air... En fait il faisait un peu peur sans avoir l'air méchant. De toute façon si on cherchait ainsi à aider son prochain au détriment de sa propre sécurité, c'était qu'on avait forcément un bon fond, malgré un sérieux délit de sale gueule. La jeune femme n'eût pas vraiment le temps de rester subjuguée par Brom puisqu'on s'adressa à elle de façon un peu cavalière, pour ne pas dire complètement. Elle s'offrit une paire de secondes de scepticisme face à un tel comportement avant de se souvenir que leur situation n'avait rien de brillante. Chacun tenait le coup comme il pouvait... Et puis de toute façon elle était venue jusque là pour aider... Elle s'empara donc de l'impressionnante longue vue avant de la sécuriser dans son sac et d'offrir un clin d'œil à son inconnu...


-Peut-être que je prendrai le rendez-vous galant en guise de paiement qui sait...?

Puis elle s'empressa de se diriger vers le bâtiment dont le toit lui offrirait la meilleure vue. Y grimper ne représentait pas vraiment un obstacle insurmontable et elle fut en position en un rien de temps. Juste assez pour entendre un discours proclamé d'une voix de femme et le roulement distinctif d'une voix grave et masculine qui semblait bien râler en réponse... Cela permit au moins à Kalysta de comprendre que personne ne l'entendrait si elle se mettait à crier... Alors, étant finalement suffisamment loin des regards trop indiscrets et sachant qu'une expérience de mort imminente était toujours une excellente diversion, la syliméa modifia un tout petit peu son apparence, se faisant juste un peu plus grande et robuste. Ce n'était certainement pas au point de rivaliser Brom mais, au moins pouvait-elle manipuler la longue vue plus facilement, et elle en avait aussi profité pour modifier ses cordes vocales. Associées avec un poil plus de coffre, elle parviendrait à se faire comprendre une fois l'attention attirée.

Déployant la longue vue, la jeune femme se mit en position et finit par retrouver le colosse, ayant l'air aussi avenant que ses deux cousins terrestres, puis la vague. Et quelle vague ! Une telle puissance brute et sans volonté faisait froid dans le dos. La jeune femme se permit quelques minutes d'observation pour être certaine de son estimation. Puis elle se redressa, attrapa un fragment de tuile et le lança en direction du colosse. Le terran, ou le lhurgoyf,bref le bipède, pas l'île. Sa télékinésie fît le reste, permettant au fragment d'attirer son attention en lui tapotant la tête jusqu'à ce qu'il la tourne au moins partiellement vers elle afin de s'assurer qu'il l'entende. Une fois certaine que son attention était vers elle, Kalysta cria le plus fort qu'elle pût, atteignant un niveau honorable de "Matrone Mal Lunée Un Matin De Criée".


-PREMIERE VAGUE MOYENNE DANS CINQ MINUTES ENVIRON.

Elle vérifia si le message était bien passé, prête à se répéter au besoin, avant de reprendre sa surveillance...

Résumé:
 





Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 28 Mar - 10:36

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 5:18

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 8:32

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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 12:21

Duscisio ne pouvait que constater l'étendu de son impuissance face à se qui se déroulait devant ses yeux. Restant le plus longtemps possible à la surface ses yeux étaient principalement rivé sur la créature colossale à quelques centaines de mètres. Il était inutile pour lui d’espérer quoi que se soit. C'est fini de lui. Si la noyade n'est pas la cause de sa mort la fatigue lui y mènera bien assez vite. Un miracle, il ne manquerait qu'un miracle pour qu'il se sorte de là. Aguirki la divinité de l'eau dont il croit tant parmi tant d'autre. Même Soulen ferai l'affaire. Ses pensées n'étaient tourner que vers ses deux divinités, car l'espoir ne se tournait vers aucun autre. Tuanio n'aurait pas non plus la chance de trouver un navire alors que les vagues déferlaient une à une pour les éloigner à fur et à mesure du colosse que Duscisio voyait se déplacer lentement.
Les côtes se trouvaient à plus d'un millier de kilomètres, Duscisio ne pourra jamais rester cinq jours à nager pour rester en vie. Un navire peut-être. Dans ce chaos marin, voir un homme nagé n'a jamais été facile. Pour rassembler se qui lui restait d'espoir de vivre, il profita d'un très court moment de calme aquatique pour lever la main vers le ciel et crier au plus fort qu'il pouvait.

Virnis mi fuxdir !
Venez à moi, foudres !


Un petit nuage noir se forma et tournoyait au-dessus de lui, un orage magique qui gronda dans un flash lumineux et un bruit sourd qui devient bien attirer l'attention de quelqu'un sur l'absence de banalité de cette action.
Une houle prit à nouveau le dessus de l'herboriste à reprendre ses deux bras pour se maintenir à la surface. Pendant qu'il se trouvait un peu plus haut que le niveau de la mer d'un petit mètre il semblait avoir vu un navire qui semblait flotter, l'un des navires qui venait de Mavro Lumani qu'il avait pris il y a quelques jours pour aller sur l'île qui venait de l’éjecter. Un mirage que provoquait la volonté de vivre ou bien une coque de noix bien réel, il ne pouvait le dire alors il retenta un appel à l'éclair pour signaler sa présence en faisant appel au bon sens des marins à décerner un fait naturel à celle d'un acte délibéré. Les allez et venue de ses navires étaient de plus en plus courant ses derniers temps pour ceux qui voulait faire un peu de commerce avec les Ascans. Hurler pour les prévenir aurait été inutile, il était bien trop loin, mais il semblait approcher, même s’arrêter par endroit comme si quelques Ascans se trouvait également dans les environs.
Alors, se qui fut un mirage semblait avoir lancer quelques choses dans sa direction, une petite ombre qui devenu assez grande dans le ciel pour ressembler à un oiseau. Celui ci semblait avoir grandi démesurément pour prendre son envol vers Duscisio. Un marin semblait l'avoir vu par l'éclair qu'il avait appelé. Malheureusement, ses forces commencent déjà à le quitter. Le débattement pour rester à la surface lui avait coûté beaucoup, et sa vision devenait trouble et l'eau l'enfonça dans ses bras aqueux. La main vers le ciel, ses yeux se fermèrent mais un grand plouf parvenait à ses oreilles après quelques minutes. D'énorme pattes prirent son corps et il remonta plus vite qu'il ne s'était enfoncer dans l'océan.

Crachant l'eau de ses poumons, deux oiseaux se tenaient à côté de lui en plus d'un marin qui avait fait tout le nécessaire pour le sauver. Sa vision encore trouble semblait disserter quelques paroles et la lumière du jour. Allonger sur le pont, il continua de tousser l'eau qui l'étouffait. Ses oreilles se vidaient aussi et la voix d'un animal qu'il connaissait bien demandait de ses nouvelles, un petit oiseau à coté de se qu'il ressemblait être un fou de bassan, oiseau capable de plonger dans l'eau pour pêcher ses proies.

Soulen soit loué, fit un marin à ses côtés. Vous êtres revenu de loin, jeune homme vous savez. Vous devez la vie à ce corbeau qui nous avez vu il y a à peine une heure alors que nous faisons le tour du monstre.

Duscisio semblait esquisser un sourire. Sa vision flou reprit petit à petit sa clareté alors qu'il regardait le marin puis les deux volatils. L'un d'eux prit la parole ouvrant une aile.

J'avais peur de perdre un ami que je venais d'avoir rencontré.

Nous avons vu un éclair dans le ciel, alors Tuanio nous a sembler comprendre qu'il s'agissait de vous. C'est un très bon réflexe que de signaler votre présence comme cela. Alors je vous ai envoyer mon familier pour secourir. Sa capacité de gigantisme lui a facilité le trajet autant que votre transport.

Ne pouvant parler pour le moment, un peu dans les pommes, il semblait inquiet pour les Ascans maintenant qu'il était sauvé. La fatigue l’empêchait de parler. Le marin ordonna à ses hommes de l'emmener dans l'une des cabines pour qu'il se repose. Le corbeau blanc se posa sur lui pendant qu'il se faisait transporter sur un brancard.
Il entendit peu après le capitaine hurler à son équipage de reprendre son poste, leur mission n'était plus de faire du simple transport de personne, mais bien de sauver le plus de monde possible. D'autres personnes étaient peut-être encore en train de se débattre pour rester en vie.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit



Dernière édition par Duscisio Balibe le Dim 29 Mar - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 29 Mar - 18:05

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Psyche Corona

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 30 Mar - 15:35

Une petite tache grisâtre et dense lévitait au dessus d'elle, s'allongeant sur les côtés en deux voiles qui semblaient onduler régulièrement. La Gorgoroth qui sentait l'inquiétude monter en elle, mit un certain temps à comprendre que ce devait être le compagnon de Maître Viska, l'oiseau avec qui il avait échangé quelques mots avant qu'ils n'entrent dans la taverne. Elle laissa un soupir étonné s'échapper de ses lèvres et acquiesça en un rapide mouvement de tête.

           « Très bien, confirma-t-elle. Un volatile est un excellent atout. Survolez largement les alentours et revenez me voir pour me donner une idée de la situation. Tout comme la panique, l'ordre est contagieux et si nous parvenons à l'établir là où on en a le plus besoin, l'évacuation sera d'autant plus facile. C'est d'accord ? »

           L'élégant rapace sembla esquisser un léger signe de tête et s'envola en de rapides battements d'ailes. La prêtresse descendit du rebord de la fontaine en un bond agile et plongea dans une courte méditation.

           Bien que de nature flegmatique et raisonnable, elle ne pouvait pas se prévaloir de ne jamais céder à la panique et, même si elle se croyait parfaitement capable de rester sereine et d'organiser la fuite, elle ne pouvait nier la présence de cette peur bouillonnante dans son estomac. Son essence s'excitait dans son esprit et ses membres s'agitaient encore de quelques spasmes après l'utilisation de sa puissance électrique. La prêtresse n'était pas prête de perdre toute confiance en elle mais elle devait admettre qu'elle n'avait encore jamais eu affaire à une telle catastrophe. Elle s'imaginait difficilement tout ce petit monde arrêter la vague et il y aurait toujours de pauvres âmes piégées ici et là ou trop butées pour laisser quoi-que-ce-soit derrière elle. Sentant l'affolement lui serrer la gorge, elle prit un instant pour se concentrer sur son essence et se referma dans le cocon de soie que sa mort avait tissé pour elle, s'éloignant, pour quelques secondes, du bruit, des odeurs de sel, des bousculades et des tourbillons de vie autour d'elle. Toutes les sensations lui parvinrent avec lenteur et légèreté, adoucies et affinées dans ce qui ressemblait plus à un bal et à des chants qu'à une foule terrorisée. La Gorgoroth ressentit l'apaisement partout dans son corps froid, le fluide frais de sa magie parcourant ses nerfs et ses membres avec délicatesse... C'est ainsi que la trépassée parvint à atteindre un état de calme flottant, ou plus exactement, son illusion.

           Elle fut extirpée de sa transe par l'écho d'une voix lointaine mais définitivement à son adresse, plus distincte que les vagues sonores ambiantes. Psyche s'empressa de faire basculer toute sa capacité de concentration sur son sens de l'ouïe – provoquant ainsi un tourni nauséeux – et releva soudainement la tête, comme brusquement réveillée. La transition difficile ne l'empêcha pas de reconnaître le timbre d'une jeune femme qui, contrairement à la majorité des autres, ne tremblait pas de peur. Le nuage d'essence qui la représentait était mince et dense, traduisant ainsi un potentiel magique. La prêtresse laissa son enthousiasme paraître.

           « Je vous suis volontiers ! »

           Sa lucidité revenaint lentement et son environnement se faisait un peu plus clair, aussi la mort-vivante songea qu'elle n'aurait guère besoin de guide et parviendrait à se faufiler d'elle-même, à condition que la nouvelle venue ne cavale pas.

           La prêtresse se savait de force physique moyenne et espérait qu'elle ne se retrouverait pas impuissante face à des débris et des ruines dont il faudrait extirper des malheureux, mais sa force de persuasion pouvait encore se montrer plus ou moins efficace. Au pire, elle pouvait user de son don d'hypnose pour influencer les plus récalcitrants, puisqu'eux étaient sans aucun doute les plus gros freins à une opération de sauvetage efficace. Elle trottait derrière ce qui lui semblait être une Sindarin, luttant pour rester en vue depuis le ciel pour que le hibou de l'Eclari puisse la retrouver, donnant encore ici et là quelques ordres à ceux qui tentaient visiblement d'aider sans savoir comment le faire. Les rues étaient déjà jonchées de biens perdus et plus les deux femmes progressaient, plus les alentours se transformaient en chaos.

           Et alors que la pieuse ralentissait le pas, intriguée par une énorme masse sombre sur le sol qui, par la couleur et la forme de son essence ressemblait plus à un animal défunt qu'à une des nombreuses charrettes qu'un géant semblait avoir semées sur le chemin, toute sa vision s'assombrit soudainement. Les cris se firent encore plus intenses et les claquements de l'eau contre les toits vinrent percer les tympans. Dans un réflexe idiot, la prêtresse leva la tête et, en recevant les premiers embruns de l'immense vague qui venait déjà engloutir les bâtiments, laissa échapper un soupir terrifié.



Spoiler:
 


Lacrimosa

   
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Fenris Skirnir

MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 30 Mar - 18:06

Chapitre III: Le Réveil
Acte II: Thoughts and Prayers

Fenris fut surpris de voir que la jeune femme qu’il avait engagée sur le tas avait accepté de jouer les yeux de Brom, et qu’elle avait pris sa plaisanterie avec humour en plus du reste. Un certain soulagement avait alors levé un poids de sa poitrine, même si à bien y réfléchir, lorsqu’il levait la tête et voyait son chapeau égoutter l’eau salée qui tombait par trombes denses, il se demandait sincèrement ce qu’il foutait là, au milieu de ce guêpier. Il aurait été tellement plus facile de tourner le dos à cette mission suicide, de faire comme s’il n’était plus du tout concerné par la possible disparition de son île d’accueil, et préparer le trajet le plus sûr pour Seior et ses marmots... Pourtant il était là. Il s’était contenté de sourire sans grande conviction à Kalysta, la regardant prendre de la hauteur pour se tenir courageusement face à l’abîme hurlante et tempétueuse qui leur arriverait bientôt dessus. A croire que même un irresponsable comme lui ne pouvait plus ignorer l’ampleur d’une catastrophe qui touchait même les plus solitaires. Il étudia la syliméa du coin de l’œil, tirant une bouffée sur sa cigarette. ‘J’espère qu’on aura l’occasion de rire de tout ça dans quelques heures, ma belle. Par Soulen je l’espère. ’

Son visage affable de bon vivant était flegmatique mais ses sourcils s’étaient froncés de souci, tandis qu’il raffermissait sa prise. Il rit de bon cœur aux observations du forgeron qui savait au moins rire de son physique peu commun. De l’autodérision c’était une denrée rare par les temps qui couraient, et c’était fort appréciable. Il n’eut d’ailleurs qu’à baisser le regard pour compatir à ces apparences peu flatteuses. Un géant grognon taillé dans le roc et un géant plus petit, mal rasé, qu’un œil et trempé jusqu’aux os. Magnifique, ils étaient prêts pour un défilé de cirque. Fenris se retroussa rapidement les manches, se faisant à l’idée des regards sur les épaisses chaines autour de ses poignets. Ces dernières tintèrent lorsqu’il reprit ce qu’il avait commencé un peu trop brusquement, mais il fit comme si de rien n’était. Il s’exécuta selon les demandes de Brom, se pliant à jouer les assistants vu que personne d’autre n’avait le physique pour ça. Les marins s’occupaient bien des tâches mineures et de l’approvisionnement, ce qui leur ôtait une épine du pied.

« Hmm oui je dépasse mon jumeau de quelques pouces, également. Mais j’ignore ce ma vieille mère m’a donné à manger à l’époque. Enfin… certainement un peu de toute ce qui traînait, étant données les conditions à Mavro Limani à l’époque. Au fait, j’m’appelle Fenris. » Il haussa les épaules et beugla aux marins de chercher plus de métal, ce qu’ils acceptèrent malgré les ronchonnements. Ils savaient qu’il était marin de profession et le connaissaient au moins de vue. La plupart avait déjà bu en sa compagnie ou joué aux cartes, ce qui lui donnait une certaine légitimité, au moins temporaire. Les capitaines eux étaient en train de discuter -ou hurler ?- avec les autorités locales, qui n’auraient jamais imaginé devoir affronter pareil danger dans ce petit coin de paradis.
« J’dirais lourd comme un homme dont un des plus grands plaisirs est de manger et de boire. Je tiendrai le coup, z’en faites pas pour moi. Dites-moi simplement quoi faire, je m’occupe du reste. » Au pire il pourrait toujours recourir à la magie pour se mettre à l’abri et éviter la vague. Et il n’était pas sûr non plus qu’être massif soit un vrai avantage, après tout même les massifs rocheux sur la plage allaient trembler devant la masse d’eau. Il n’était pas là pour jouer les héros, de toute façon il serait pathétique même s’il avait voulu parodier ce cliché. Mais il n’allait pas non plus déserter maintenant, après que leur plan soit presque mis en place.
Sursautant en voyant un clou fuser, il eut tout juste le temps de dévier sa tête. Brom ne pipa mot mais il fut clair qu’il était agacé par ce qui se passait autour d’eux, aussi il fit profil bas le temps que passe la tempête, et se garda d’intervenir directement. Quelques minutes précieuses s’écoulèrent et le calme revint, cadencé par leur avancée… Cependant un homme blond vint les trouver pour proposer son aide, mais surtout distribuer des ordres dont personne n’avait besoin. Lui-même se demanda d’où débarquait cet architecte à la science infuse, qui s’immisçait dans un projet déjà pris en mains, sauf qu’il fut devancé dans la remise en place en règle par le représentant de Bor, qui assomma l’inconnu aussi fortement que s’il l’avait frappé avec son marteau. Bon c’était mérité… bien qu’un peu disproportionné. Fenris sentait la colère envers cette ingratitude émaner de l’artisan qui bouillonnait en une fournaise intérieure. Au passage le transfert de poids le prit par surprise, et il grogna sous l’effort physique qu’il renforça avec sa magie de l’air. La poutre déclina sur son épaule qui encaissa le choc, ce qui lui coupa le souffle mais lui permit de garder l’équilibre. Se faisant médiateur il râla puis posa une main amicale sur son épaule.
« C’est bon je crois qu’il a compris l’idée, l’ami. Ne perdons pas de temps en disputes qui ne nous mèneront nulle part. En plus, j’vais pas m’en sortir tout seul. »

Il jouait sur sa conscience perfectionniste plus que sur l’affection au premier regard qu’il pouvait vouer à un inconnu. Tout au plus était-il un ami par procuration, le reste devrait se construire petit à petit, peut-être en même temps que cette protection improvisée. Il sourit, quand même un peu étonné du changement radical de ton en si peu de temps. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ancêtre savait comment séparer les choses ! Fenris fut soulagé que le fardeau soit à nouveau partagé et se tourna vers Kalysta, qui était déjà en position en hauteur. Il secoua la tête, perturbé. Il n’aurait décidément pas cru qu’elle était aussi grande. Etrange, sa vision devait lui jouer des tours… « Ça va là-haut ? Oh euh… On a été concurrents en affaires pendant pas mal de temps. A force de se tirer constamment dans les pattes on a décidé de bosser ensemble. On a pas mal galéré… un naufrage nous a fait atterrir à El Bahari, où on a vécu ensemble dans une cabane au milieu de nulle part, coincés ensemble pendant cinquante ans. Une vraie histoire d’amour. » Il ironisait évidemment, mais son lien fraternel avec Léogan était bien réel, lui. Fen se dégagea quand ils eurent terminé le plus urgent, ponctuant la discussion d’une remarque spirituelle, comme à son habitude.

« P’tain… et dire que j’ai vécu sur le dos de ce truc pendant tout ce temps, sans même m’en rendre compte… » Le borgne dodelina de la tête et aida avec les caisses les plus lourdes, calant une main sur la garde du sabre à sa ceinture pour faciliter ses déplacements. Il ne lui venait même pas à l’esprit de s’en délester, même pour deux minutes, même si pour l’heure il n’était pas susceptible de s’en servir. « Nah, il a perdu pas mal de poids depuis la dernière fois que je l’ai vu. Toujours pareil… il se met à causer de boulot et on le perd pendant trois bonnes heures. Le nord le rend malade, dans tous les sens du terme. Faudra qu’on aille boire un coup tous les trois un de ces jours, ça lui redonnerait des couleurs. » S’ils s’en sortaient vivants, haha. Une ombre de pessimisme défila un instant sur son visage, avant de disparaître. Les remarques de Brom étaient pertinentes, et bien qu’il y ait déjà pensé lui-même, il hésitait sur cette décision. Il avait bien conscience qu’ils ne pourraient pas secourir tout le monde, mais il avait des scrupules à regarder des camarades mourir en mer. Non, il devait y avoir un autre moyen.

Courant presque à l’annonce des cinq minutes qui leur restaient, Fen se dirigea vers le capitaine de la marine, qu’il interpella en interrompant les trois Noxiens qui l’entouraient. Ils se disputaient justement au sujet de la protection des navires, qui bien que déchargés, étaient en péril et menaçaient également les habitants. Ce tsunami les charrierait sans doute à l’intérieur des terres et ils ne pourraient rien y faire. De plus il était trop tard pour prendre le large et tenter de s’abriter aux criques. C’était trop loin, ils n’avaient pas le temps.

« Il faut que les plus gros navires s’enferment dans les radoubs, histoire de limiter la casse et gagner du temps. La dernière fois que je les ai vus ils étaient vides. Maintenant que la belle saison approche, tous ont déjà fait les réparations majeures. On pourrait les y clore le temps que passe la tourmente. Les digues les protégeront et même s’ils heurtent les rochers, ce sera toujours plus facile à gérer que de les laisser à quai, sans défense. »
« Pour qui tu te prends, d’arriver comme ça ? On paie des taxes, on a le droit d’être défendus ! » Le capitaine d’un galion des Eaux Dorées était décidé à obtenir gain de cause, et visiblement il ne lâcherait rien, quitte à se faire balayer par la vague, planté là comme un crétin. Fen l’ignora complètement.
« Ils ont descendu leurs marchandises, ils pourront se déplacer plus rapidement sans ce poids. Il reste tout juste le temps de se bouger, alors faites-le. »
« Je n’ai pas d’ordres à recevoir d’un… d’un moins que rien. Capitaine, je vous interdis d’écouter cet énergumène tout juste débarqué. La compagnie des Eaux Dorées ne vous pardonnera pas v… »
« Bon sang vous allez la fermer, oui ? J’en ai rien à fiche de vos menaces, allez pleurnicher dans les jupes d’Omério si vous voulez… z’en aurez tout le temps si on se sort de ce merdier. » Il jaugea Fenris d’un œil critique. Il n’appréciait pas du tout de voir un énième inconnu débarquer pour lui dire quoi faire, mais l’idée n’était pas mauvaise. En fait c’était le seul moyen de protéger les navires qui faisaient la richesse des Berges Dorées, mais aussi de préserver les civils qui pourraient mourir écrasés sous des tonnes de bois. Il se tourna vers ses hommes qui attendaient une décision. « Ouvrez les herses et préparez le nécessaire ! Et vous, embarquez vos hommes si vous voulez avoir une chance de retrouver votre navire un jour. »
« Vous pouvez toujours prendre le large, si vous n’êtes pas content… » Fenris sourit pour le provoquer, fier de cette petite victoire. Une victoire qui n’aurait aucune portée si la vague venait à bout de l’œuvre de Brom. Le ventre noué, il ne tarda pas à l’apercevoir et à retrouver sa compagnie en triple vitesse. Les cloches d’alarme se mirent alors à sonner, alertant tout le monde à l’arrivée imminente du courroux de Soulen. Poings serrés, il se défit de Gleipnir et Bianca, qu’il enferma dans un coffre de métal qui servait de cache d’armes à la marine. Vide, parfait. Il devrait être assez lourd pour ne pas être emporté par la marée artificielle, et il pourrait garder les armes qui ne lui seraient bientôt d’aucune utilité. « Brom, où dois-je me tenir, de quoi avez-vous besoin ? » En plus de force et de beaucoup, beaucoup de chance ? Probablement pas grand-chose…



Résumé:
 



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Cut through all their shit with a brazen wit
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