EVENT : Le Réveil - Page 2

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 EVENT : Le Réveil

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:: Main de Bor ::

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:: Main de Bor ::
Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mer 1 Avr - 11:35

    Grand Bor tout puissant il régnait ici une forme inconstante de débandade que même le Dieu des forges avait probablement remarqué comme un point brillant de chaos dans le cours du temps qui défile. Car si Brom en grand chevalier ne pouvait en voir la plus part, et donc pouvais se concentré sur la tache qui lui incombait, nombre de choses se passait hors de porté de ses yeux.

    Pourtant la vision inexorable d’un narrateur se doit d’expliqué un temps ce point le monde qui entour le titan pour que vous concevaient l’impacte des efforts surhumain qu’il fait et la bonté même de ses gestes bien plus que propice et espéré par le monde lui-même.

    Ainsi, au loin dans le village, un homme ne comprenait pas la nature humaine ; Il est en premier lieu important de comprendre que l’homme est caché derrière une carasse de politiquement correcte qui fait que ce dernier se comporte non pas comme un loup de l’homme, bien qu’au final les loups soient des créatures fortes sympathiques, mais comme un être de société. Il est donc, derrière ses barreaux doré à se complaire dans ses actions et à repousser ces pulsions, et c’est ce point qui fait que lancer un combat dans une rue avec des gens sobres est d’une difficulté inconcevable. Mais si vous faites explosé cette barrière à grand coup de haine, d’attaque contre eux et leur famille, ces dernier, organisé comme une horde de ses animaux qu’il abjure en se déclarant bien supérieur, se rassemblent et vue achèves d’un coup de couteau dans le dos, ils sont trop nombreux et votre tète roule. Ainsi, et même si vous faites peur, le mouvement de la horde, une fois débarrassé de son carcan par la haine devient violence imprévisible, bouillante, et la lutte se fait pour sa survit éliminant d’abord toute menace potentiel avant de fuir devant la débâcle et ses actions. Alors quand la menace sort une épée pour tuer un cheval … parce que … Il n’y a plus de retenu.

    Au loin, par delà l’océan embrun, un petit homme découvre la pèche électrique quand, mouille de la tête au pied et immerger dans un milieu conducteur, il fait tombé un éclaire sur lui dans le but de faire du bruit et de la lumière. C’est fort triste mais c’est un fait, le monde tourne et tourne d’une rondeur inconcevablement folle, comme une orange que l’on aurait peinte par couche, superposant les jours pour en faire quelque chose alors que ce n’est qu’un fruit qu’un jongleur lance sans raison si ce n’est amusé la foule et expliqué quelque chose inconcevable car loin de toute notion physique réalisable …

    Mais ne nous attachons pas à ces points lointains ni a médire trop souvent, revenons en à notre fier guerrier qui lutte pour le bien de tous d’une façon honnête, sans distillé la haine, sans parcourir le monde de murmure incandescent et de froideur qui le rendrait plus parjure que ce qu’il n’est déjà.

    Là, au pied de l’océan taquin qui s’amuse de flux et de reflux, couvrant d’écume des jours les gens et leurs éphémères chaires et vêtements, un homme prêtes main forte à celui dont la sagesse n’a d’égale que les années à chaque nui, apprendre de Bor. Du coin de l’œil le chevalier l’observe courir, il connait les navires, il sait en jouer, il sait quoi en faire et qu’en faire, il sait ce qu’il doit et où parcourir le monde.

    Mais déjà le temps se fait entendre, il n’as que cinq minutes, pour faire ce qu’il doit, que cinq courtes minutes et si le temps peu paraitre long à un observateur il s’affole dans les oreilles d’un forgerons qui compte à voix haute.


    “Dix” Il vient d’enfoncer son dernier clou, celui qui relit enfin la bouture nord du brise vague à la petite berge de pierre et de bois. Il a choisit le plus grand de ceux qu’il avait qui vas se fiché avec rage dans les montants caché sous le mélange de pierre et de chaux qui a servit à la consolidé.

    “Trente” il court sur le sable fin qui se parsème derrière le brise-lame construit de toute pièce, il teste chaque bout en laissant son esprit égrainé les secondes avec une vitesse folle et une lenteur affolantes. Une espèce de temps qui peut être vue comme vif ou paresseux vers le risque de la mort. Pourtant il reste la, courant sur ce sable de la place qu’il a dénaturé par cette organe dont la beauté ne peu être vue par des néophytes et dont seul l’efficacité compte pour lui, pourtant il ne doute pas, il tient ce savoir de Bor, de ces nuits qu’il passe avec lui, alors à quoi bon douté ?

    “Cent” le temps est fou, il cherche du regard Fen qu’il aperçoit au loin courant et réglant ses souci, sautant il jette un œil par-dessus la digue avant de retombé, a première vue les comptes de la demoiselle seront juste. Ou du moins, moins faut que ce qu’il pourrait croire.

    “Cent nonante … Fen, à la place où je suis au milieu de la digue, encre tes pieds dans le sable, met des bouts de bois de chaque coté histoire de t’en faire des attelles, tes os ne supporterons pas la charge sinon, tout est posé à ta place. Ceux qui veulent mourir viennent aussi, les poches pleines de cailloux, et les chevilles renforcer par des attelles de bois. On va s’enfoncer dans le sable sous la vague avec le brise-lame il faut juste lui tenir sa forme à la première vague, après, avec le sable en soutient bas il sera autonome et on pourra courir s’occuper du reste. Les autres, les légers et le reste, accrochez à ce que vous pouvez, elle arrive !”

    “A peu près deux cent cinquante cinq ? Et puis Dieu, Bor …”
    Il prend une longue respiration et coute, la vague commence à arrivé, encore dix secondes, il avale de l’aire par folle goulées dans son torse monstrueux, il en profite, il se ratatine sur lui, concentre sa magie et la tourne vers Bor lui-même, renforce son squelette par delà ce qu’il est d’habitude, sa peau se couvre d’écailles, son poids grandissant follement le fige dans le sable et ses muscles …

    La vague arrive, les yeux se ferment, les sons sont un fatra immonde de hurlement sous marin et de vaguelette meurtrissant, de courant tranchant et de retour, mais derrière le brise-lame forger des mains de la main de Bor le temps est plus calme, le mouvement est fracassé, brutalement, les courants d’une laminarité brutale deviennent turbulent et s’épuisent sur eux même tout en tournoyant comme des fous dans une cage trop petite entre la digue et le brise vague et, dans leur folie, détruise la puissance même de la vague. Courbé, pulsant de toute sa force pour retenir la pièce centrale de sa création, Brom laisse ses bottes ferrées s’enfoncer dans le sable puis la vague se retire et il se débat déjà pour retiré ses bottes de l’amas avant même d’avoir eut el temps de reprendre sa respiration.

    Un souffle, un sourire, il est vivant, sa création est encrée dans le sable et ses pieds en grande partie sortie de ce dernier. Il s’en extirpe en jetant un regard au reste des gens, à première vue personne n’est mort, mais certains sont bien ensevelie, jusqu’à la taille ? C’est le problème d’un brise-lame, derrière le courant turbulent joue avec le sable … Comme derrière vos petits pied mignon sur la plage. Se tournant vers la vigie il lance :


    “Une dizaine de seconde d’avance sur vos prévisions, bravo ! je compte sur vous pour la prochaine, Fen vous payera pour moi, je doute que mon payement vous intéresse !”

    Puis enfin sorti, son noble cœur se lève et il se jette sur ses compatriotes d’un soir et ceux qui n’ont pas sut ou se mettre pour les aider à sortir du sable. Souvent il les sort d’une main, sans leurs bottes et avec le sourire d’un vieux grand père, son sourire à lui, sympathique sur ce visage si particulier.



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:: Lame de Lune ::

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Alastor
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mer 1 Avr - 20:43

Furieuses étaient les vagues qui s’écrasaient sur les berges, mais le dégât actuellement n’était sans doute rien comparativement à ce qui pouvait être si l’esprit et les corps des hommes et femmes ici présent ne faisait aucunement preuve d’organisation. Bien entendu, il y avait sans doute parmi cette multitude de gens, parmi le chaos quelques brillants esprits capables d’additionner un et un ensemble et d’utiliser leur matière grise de façon efficace ! Il admirait ici les braves gens capable d’utiliser leur force brute afin de maintenir le tout, mais s’ils ne regardaient pas au bon endroit, qui sait ce qui pouvait se produire à leur insu ? De plus, l’érudit, bien que physiquement plutôt freluquet en soi, n’était point sans talents dans ce genre de situation. Il faisait preuve d’autant de calme que possible malgré l’urgence du moment, conservant un esprit actif capable de songer avant d’agir! Toutefois, ce genre d’esprit ne semblait pas plaire à tout le monde, car parmi les brutes travaillant avec ardeur à maintenir la structure, l’un d’eux ne manquant pas une seule seconde avant de lui offrir réplique.

Il ne pouvait certes point blâmer l’homme pour ses manières moins que délicate, la situation ne se présentait pas à la courtoisie! Mais de là à l’envoyer balader ailleurs ? Oh certes, Lomion n’avait pas l’air bien capable et un maitre artisan qui se faisait dire comment faire son travail par un être tel que notre protagoniste pouvait difficilement apprécier la chose. Toutefois, malgré les paroles grotesques du géant poilus comme un ours, l’érudit ne retourna pas d’où il venait. Bien au contraire, celui-ci s’approcha un peu plus de la structure avant d’aider à la maintenir en place. Oh, ne croyez pas qu’il allait ici utiliser la force de ses muscles… là n’est pas son point le plus fort, mais puisqu’il possède certains talents dans ses manches actuellement bien trempée, il utilisa sa télékinésie afin de maintenir et déplacer un pilier du quai qui s’était écraser plus loin dans le but de le remplacer un qui avait ici su céder sous l’assaut des vagues. Évidement il ne s’agissait ici que d’une solution temporaire, cela n’allait certes pas régler le problème un peu plus imminent qui consistait en partie de la prochaine vague… puis du grand génie qui s’amusait à foudroyer la mer !

Bien que notre Eclaris est sans doute considéré comme étant un génie aux yeux de nombreux, cela avec raison, même le plus grands des abrutis sait très bien que l’énergie de la foudre et l’eau ne font aucunement bon mélange. Que croyait-il accomplir avec une telle action ? Attirer l’attention d’un navire au loin afin de les guider jusqu’ici ? Ah mais quel brillance en effet, car aucun matelot pourrait croire qu’il s’agit d’un orage qui s’approche ? Oh oui, c’est de très bon augure ça ! Car les vagues dévastatrices ne les encourageaient pas suffisamment afin de tenter de rentrer, mais un orage dans la direction qu’ils devaient prendre allait sceller leur désir de retrouver la terre ferme ! À moins que ses intentions fussent d’accélérer la mort des gens qui l’entourait, alors si c’était le cas très bien jouer ! Cet être de grand talent semblait ignorer la physique impliqué dans l’utilisation de la foudre, se croyant sans doute comme étant maître de l’élément ! Il ne devait pas s’agir là d’un être de science pour avoir fait une telle chose ! Non mais le génie là, Lomion ne pouvait qu’admirer cet acte qui avait su faire déchoir le quotient intellectuel du collectif ici présent ! Heureusement qu’il y avait ici quelques gens possédant suffisamment de présence d’esprit afin d’accomplir les choses efficacement, même la grosse brutes poilus comme un ours semblait être un véritable érudit en comparaison à quiconque s’amuser à jouer avec la foudre.

Enfin, les choses semblaient être relativement sous contrôle… du moins aussi sous contrôle qu’il était possible de les avoirs… et puis le brutes à la langue si poétique semblait véritablement savoir ce qu’il faisait, cela avait su satisfaire l’érudit en soi, lui permettant de s’aventurer vers un autre domaine… qui était un peu plus son expertise! Trainant dans l’eau, les longs vêtements de Lomion étaient devenus lourds et trempés. Retrouvant la côte, celui-ci cherchait à travers la foule Animus afin de retrouver dame Corona.

Au loin il put apercevoir ce cher oiseau qui semblait soit rechercher la prêtresse de Kron ou bien évaluer la situation. L’érudit se rendit donc jusqu’à lui le plus rapidement possible, tout en tentant de diriger quelques âmes perdus.

‘’Maître Viska, dame Corona n’est pas bien loin
-Montre-moi où elle est’’

Suivant le guide, il cela prit très peu de temps avant qu’il retrouve la prêtresse de Kron.

‘’Dame Corona’’ dit-il hautement tout en s’approchant.

C’est alors qu’il remarqua un visage fort familier.

‘’Maîtresse Fanti, pardonnez-moi de ne pas être plus heureux de vous revoir… ‘’ Dit-il sombrement en retrouvant l’Éclaris.

Enfin, heureux, quiconque étant habitué à l’être des plus stoïques savaient que sa personne heureuse n’était pas du genre à sauter de haut en bas dans la joie.

‘’Comment se passe l’évacuation ?’’ Demanda-t-il à quiconque allait lui offrir une réponse.

‘’Les berges sont presqu’entièrement dégagée... ceux qui reste aide à maintenir le tout pour le retour des marins… du moins pour la plupart… ‘’ Répliqua ce vieil Animus.

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 3 Avr - 12:10

Le message qu'avait tenté de propager le Grand Veilleur semblait se répandre à mesure que la première vague s'approchait. Certains courageux, fiers guerriers et autres magiciens, se joignaient au cortège sur les côtes. L'ancien Sindarin laissait de nouveau son pouvoir s'infiltrer insidieusement en chacun des êtres présents, leur offrant la rage et la violence comme seul salut. Il fallait provoquer en eux l'envie de vaincre la mer déchaînée, donner naissance à la soif de sang sans avoir à en faire couler une infime goutte. L'épéiste persévérait, cherchant à motiver les troupes à sa manière. Tant que la foule ne commençait pas à faire n'importe quoi, comme s’entre tuer, pour se focaliser sur l'adversaire inhumain tout irait bien. C'était, du moins ce qu'il espérait, car le danger imminent se révélait déjà plus que suffisant à gérer. Sans même s'en rendre compte, Seisyll psalmodiait en alfari. Ses prières étaient destinées à demander la miséricorde de Soulen, l'implorant de n'emmener aucun vivant dans les profondeurs de son domaine. Cette litanie servait tantôt à prier pour la survie du plus grand nombre, tantôt à galvaniser les mages à ses côtés.

Même s'il se sentait impuissant contre ce fléau, le non-vivant faisait bonne figure. L'épéiste ne pouvait clairement pas se battre de front, comme on le ferait face à une armée, mais il participait tout de même à l'effort général. Malgré la situation catastrophique, l'elfe à la chevelure d'ébène conservait sa dignité. Avec son allure distinguée, il passait sans aucun doute pour l'un de ces nobles fortunés de Canopée. Qui aurait pu croire qu'il était le Grand Veilleur en personne ? Probablement pas ces pauvres mages, trop occupés à lutter vaillamment contre la colère de l'océan. Un sourire enfantin venait de nouveau étirer ses fines lèvres tandis que la vague s'apprêtait à frapper le groupe de plein fouet. Depuis combien de temps ne s'était-il pas autant amuser ? Des décennies... Plusieurs siècles peut-être. Ce fut à cet instant qu'il comprit que les conflits d'antan lui manquaient. N'était-ce pas la guerre qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui ? Son esprit combatif s'éveillait progressivement.


    - Repos !


Cet ordre s'adressait évidemment à ceux qui tentaient, tant bien que mal, de ralentir l’inéluctable fléau. Quelques regards surpris se tournaient alors vers lui. Comptait-il mener la troupe vers une mort certaine ? Pourquoi les obligeait-il à s'arrêter maintenant que la vague frappait ? La réponse ne tardait pas à arriver.

    - Utilisez la magie pour creuser de petites digues autour de nous ! Combinez la force du vent et des flammes pour changer une partie de l'eau en vapeur ! N'en faites pas trop, celle-ci n'est rien en comparaison de la prochaine...


Avec ça, l'eau perdrait probablement un peu de sa puissance destructrice. Le non-vivant saisissait alors les mains des deux personnes à ses côtés. Les autres l'imitèrent promptement, formant progressivement un petit groupe soudé et protecteur. Seisyll prenait fermement appui sur le sol, prêt à encaisser les flots qui s'abattraient sur eux dans quelques secondes. Puis la vague frappait la terre avec virulence. Il n'eut pas le temps de prendre une bouffée d'oxygène, mais son état lui permettait de s'en passer. La mort offrait de nombreux avantages à qui savait l'apprécier à sa juste valeur. Une langue d'un feu surnaturel et bleuté lécha le maelström, transformant aussitôt quelques débris en cendres. C'était donc à cela que ressemblait la magie quand plusieurs personnes se concentraient sur la même tâche ? Le Gorgoroth paraissait admiratif. Le cavalier crut entendre des cris lorsque, durant un court instant, ils pensèrent que l'eau les submergerait.

    - Nous ne fléchirons pas !


Malgré sa peau rougie par la fournaise et la buée, l'elfe décharné se frappait le poitrail. Il semblait fier de constater que ses camarades et lui avaient survécu au premier assaut de la lame aqueuse. Ils garderaient toutefois cette odeur atypique, mélange d'eau et de sel, pour un petit moment. Personne ne pensa à se sécher, chacun exultait, se réjouissant pour cette réussite. L'heure n'était pourtant pas à la fête. La guerre contre la nature ne s'achèverait jamais aussi aisément. Les berges et ses occupants restaient menacés, car la prochaine serait certainement moins clémente. Le serviteur de Sharna se concentra de nouveau, massant ses tempes du bout des doigts. Durant ce bref moment, Seisyll laissa les mages souffler et se remettre de leurs émotions.
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 4 Avr - 1:48

Chapitre III: Le Réveil

Acte III: To the Heights

Pour Fenris, Brom, Kalysta et les quelques braves types qui s'acharnaient à renforcer le brise-vague il n'y avait ni cris, ni conflit d'autorité. Il n'y avait plus de luttes intestines depuis que les marins restants avaient à nouveau pris la tête de leurs navires pour les abriter dans les radoubs, comme le leur avait ordonné le capitaine de la marine. En fait il n'y avait plus que la voix puissante de Brom, et occasionnellement celle de leur éclaireuse qui étaient écoutées, égrenant le compte à rebours qui mettait leurs vies en suspens. Les derniers ajustements étaient réglés avec empressement, et les secondes perdues enflammaient le cœur du Lhurgoyf qui regardait tantôt l'eau sombre tantôt ses environs, à la recherche d'idées qui pourraient garantir leur survie. Aucune autre illumination ne lui vint néanmoins, ce qui le rendit encore plus anxieux face à l'inéluctable. Tous n'avaient pas le physique ou les capacités extraordinaires de la main de Bor, ce qui rendait leurs options très limitées. Ce n'était pas non plus pour lui même qu'il était inquiet. Il avait toujours une option de secours pour échapper aux vagues, mais les locaux, eux, n'avaient pas cette chance. De fait le seul refuge viable serait soit de s'accrocher désespérément au Géant et à sa structure, au risque de se faire lamentablement emporter ; soit de trouver une place dans les hauteurs des toits, qui allaient probablement s'écrouler de toute façon. Dans les deux cas il fallait se décider vite... ou se résigner à nourrir les poissons.

Il s'approcha de Kalysta et l'invita alors à prendre sa place dans le sable, ce qui paradoxalement était le meilleur moyen de tenir le coup. Elle avait l'air solide et capable de s'adapter, elle aurait donc plus de chances si lui en donnait les moyens. Il posa une main sur son épaule et lui sourit alors, rassuré par le bruit des herses qui se referment. Ils avaient réussi, juste à temps. Avec un peu de chance ils auraient même l'occasion de se planquer.

« Un instant, ne bougez pas... j'vais vous filer un coup de patte. » Fen posa son œil sur le visage de la demoiselle, et une deuxième main sur sa tête. Il vit l'incompréhension de ce contact dans son regard, ce qui ramena à l'instant présent. Il se concentra alors de son mieux pour insuffler de l'air autour de sa tête brune, en une bulle d'oxygène qui lui permettrait de soutenir l'effort sans manquer de ressources, ou du moins l'espérait-il. « Voilà, ça sera toujours plus facile. Je vous laisse ma place. Faites vous petite, ce sera plus facile de tenir le coup en restant juste derrière le corps massif de notre ami Brom. Je suis sûr qu'il est un bouclier encore plus efficace que sa belle muraille toute neuve. Tenez bon, on a pas encore discuté des formalités de paiement. » Le borgne sourit avec espièglerie -malgré la façade effritée de sa confiance- décidé à faire tout son possible pour qu'il y ait le moins de victimes possibles. Il le fallait s'il voulait retrouver El Bahari un jour, sans parler de ses proches. Il respira profondément, encourageant la jeune femme à s'attacher avec une corde si nécessaire. Quand à lui... et bien il prendrait son envol, au moins pour l'instant. Et quand l'effort magique deviendrait trop difficile, bah il s'accrocherait au sol avec les autres. Ça leur laissait en tout cas un peu de répit, au moins le temps qui séparerait les divers reflux.

Fen toucha les bords mouillés de son chapeau en guise de salut négligent, puis le bout de ses doigts se mit à disparaître en une brume intangible et dévorante, une fumée pâle et évanescente qui s'engouffra dans l'air en emportant son corps entier ; très vite transportée dans les hauteurs par les courants ascendants. Le Loup avait cédé son enveloppe, il n'était plus qu'immatériel, une énième partie de l'essence du monde où n'existaient plus ni liberté ni prison, bien que sa conscience entière demeure comme le seul point d'ancrage. Depuis la dizaine de mètres de hauteur qu'il avait pris, Fenris ne put évidemment rien voir de ce qui se passait en bas, ni de la panique désorganisée de tous ces gens qui se faisaient assaillir par l'océan. Toutefois même dans cette forme brumeuse il pouvait sentir le sel pimenter l'air ambiant, charger les senteurs et presser les êtres téméraires qui avaient persisté à résister. La panique et la douleur enflaient sa perception des événements pendant quelques minutes qui lui parurent interminables, ce qui fut suffisant puis lui signifier la fin du danger. Redescendant à hauteur d'une ruelle, il reprit lentement sa forme initiale, son œil unique ne tardant pas à scruter à nouveau les environs avec urgence.
Ses jambes le portèrent alors en foulées puissantes à travers l'eau qui était restée en partie prisonnière, jusqu'à le traîner jusqu'au brise-vagues où Brom se tenait toujours immobile... mais vivant. Fen bénit les dieux de quelques prières puis l'aida à se dépêtrer de son abri, faisant de même avec Kalysta qu'il chercha immédiatement du regard. Lui n'avait rien du tout, mais peu pouvaient en dire autant. Quelques marins restés au port avaient été complètement emportés, et plusieurs d'entre eux s'étaient blessés en se heurtant contre les débris. Il en releva aussi plusieurs qui s'étaient assis au sec, recrachant toute l'eau que venaient d'éponger leurs pauvres poumons. Ils n'avaient perdu personne dans les environs immédiats, mais qu'en était-il des mages et autres militaires postés plus haut ? Il lui semblait hautement improbable qu'ils s'en soient aussi bien tirés, et à vrai dire son instinct lui disait que ce n'était que le début. Combien y aurait-il encore de vagues ? Et surtout, combien de temps tiendrait le brise-vague à ce rythme ? Angoissé, il se permit deux ou trois plaisanteries, mais le cœur n'y était pas. Face à pareil cataclysme, même lui perdait peu à peu de son faux optimisme...



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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 4 Avr - 13:02

Maintenant qu'elle avait prévenu les courageux qui allaient chercher à briser la vague, la jeune femme réalisait qu'elle était coincée sur son toit. Si elle descendait maintenant, elle serait prise en pleine tourmente et même si elle pouvait se rendre plus trapue, cela ne modifierait en rien sa force. Elle serait donc balayée à coup sûr... La seule solution qui lui restait était de rester là en espérant que la vague soit plus petite que le bâtiment qu'elle occupait et qu'il tienne le coup... En attendant il lui restait quelques précieuses minutes pour se préparer. Elle avait déjà fait ce qu'elle pouvait pour les villageois, elle n'était pas en moyen de faire plus étant donné qu'elle ne savait manipuler aucun des éléments. Une rapide recherche de l'étage du dessous ne lui apporta que très peu de matériel pour travailler mais elle ne remonta pas les mains vides. En fait, elle en avait profité pour revenir avec l'un des volets... A bien y réfléchir ce n'était vraiment qu'une très maigre protection mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé pour pouvoir briser un minimum la lame si elle la frappait. Elle n'était pas dénuée de compétences mais elle ne pouvait rien faire sans certaines bases...

Un rapide coup d'oeil à l'horizon lui glaça le sang. Le colosse continuait sa route, complètement oublieux des différentes catastrophes qu'il provoquait, des flottilles de bateaux essayaient de résister face à une mer particulièrement agitée, tentant de sauver leurs peaux et celles des malheureux qui avaient vécu sur son dos. Et c'était sans compter les remous, de simples vaguelettes pour lui qui n'étaient que promesse de mort et de destruction pour les cotes. Un rapide coup d'oeil dans les rues du village qu'elle surplombait lui montra que ceux qui s'étaient chargés de l'évacuation avait bien rempli leur mission. Elles étaient quasiment désertes et seuls restaient en arrière les différents volontaires qui cherchaient à apporter leur aide d'une façon ou d'une autre. Certains petits groupes semblaient avoir été galvanisés par un meneur ou par un autre et on sentait que chacun se préparait aux prochaines minutes. Il faudrait alors prendre son mal en patience tout en espérant que les préparatifs d'un peu plus tôt tiendraient bon.

Difficile de se faire des illusions depuis où elle était placée, si elle allait peut-être avoir les pieds relativement au sec, le bâtiment ne résisterait pas et allait s'effondrer sous elle. Ce qui ne serait pas forcément mieux pour elle. Lui restait donc à faire un choix pour savoir comment elle allait subir les prochaines très désagréables minutes. Se noyer ou briser une bonne partie de ses os...? Le volet lui permettrait d'appliquer sa télékinésie et de briser la vague sur une toute petite portion, juste suffisante pour qu'elle se blottisse derrière en attendant que cela passe. C'était vraiment une solution de dernier recourt, imparfaite et pathétique... Elle pouvait aussi essayer de se téléporter mais les zones qu'elle voyait seraient aussitôt engloutie, la forçant à faire une course avec la vague qu'elle perdrait à coup sûr... Après une dernière observation de ce qui arrivait, la syliméa prit finalement sa décision et retourna sur le plancher des vaches.

Maintenant que les rues étaient plus ou moins vidées et qu'un calme relatif s'était installé, la jeune femme prit brusquement conscience d'un roulement sourd et continu qui ne faisait que gagner en puissance. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu'il s'agissait en fait du bruit de la vague qui s'apprêtait à les frapper aussi durement. C'était un son qui risquait de hanter ses nuits pendant un certain temps et cela signifiait surtout qu'il n'était plus temps de faire des plans sur la comète. La jeune femme se dirigea vers le brise vague avant d'être brusquement stoppée par Fenris. Prise au dépourvu, la nérozia se laissa faire et ne pût qu'être surprise de se retrouver la tête ainsi entourée. Elle porta presque la main à son visage mais pensa mieux, avortant son geste pour plutôt la poser sur l'avant-bras du borgne. Elle lui serra légèrement pour le remercier, le gratifiant même d'un clin d'oeil quand il mentionna son paiement...


-Merci... Et je compte bien en discuter alors soyez prudent vous aussi !

Kalysta se mit donc en position, se calant aussi solidement que possible, profitant d'une corde pour s'arrimer à la structure tout en restant proche de Brom. Et se prit à prier... Le choc de la vague sur le brise vague fut violent mais elle, les volontaires de Brom et ceux du chevalier de Sharna permirent d'atténuer en partie la violence de l'impact. Elle sentit l'eau essayer de l'emporter mais elle parvint à tenir, la bulle d'air de Fen lui permettant de se concentrer sur cette seule tâche. Le fait qu'elle soit plus légère que d'autres lui permît aussi de limiter la casse au niveau du sable. Suffisamment pour qu'elle parvienne à se déblayer seule une fois cette première vague passée. Elle ne pût d'ailleurs pas empêcher un éclat de rire incrédule de passer ses lèvres quand elle réalisa que non seulement elle était vivante mais, en plus, ils n'avaient perdu personne...

Le colosse semblait avoir bien géré son brise lame et ceux qui étaient restés avaient résisté à la vague même s'ils semblaient maintenant plus ou moins bloqués dans le sable. Fen n'était toujours pas réapparut après son tour de magie et cela l'inquiétait mais elle n'avait malheureusement pas le temps de fouiller les environs.  Se détachant, elle salua la remarque de Brom d'un pouce levé et d'un grand sourire, même un poil crispé et complètement trempée, avant de se tourner vers le bâtiment pour reprendre sa vigie. Enfin... Ses restes... Il donnait la sinistre impression qu'il allait s'effondrer au moindre soupir, la vague ayant visiblement sapé sa simple structure... Avec la prudence et la souplesse dont elle faisait habituellement preuve lors d'un cambriolage, elle parvint tout de même à prendre un peu de hauteur, suffisamment pour sortir à nouveau la longue-vue... Même si elle dut batailler avec son sac détrempé pour la sortir puis regarder au travers et que les lentilles avaient moyennement apprécié la baignade...

Le mur d'eau qui allait les percuter était deux fois plus impressionnant que la vague qu'ils venaient d'affronter. La jeune femme déglutit difficilement en constatant cela avant de reprendre ses calculs savants pour estimer un temps d'arrivée sur leur côte. Elle n'était vraiment pas certaine qu'ils s'en sortiraient aussi bien cette fois-ci... Même le grondement était plus puissant encore que le précédent, venant se nicher désagréablement au fond de ses entrailles. A moins que cela ne soit la peur? Réaction tout à fait naturelle au demeurant, il n'y avait aucune honte à avoir. Et ce genre de lame de fond avait véritablement le don de rappeler à tout un chacun que l'on était bien peu de chose face à la violence de la nature. Yada, yada... Pressée par le temps, la syliméa ravala peurs, pensées philosophiques et hystérie pour reprendre son rôle de corbeau de mauvais augure. A nouveau elle prit une grande bouffée d'air iodé pour crier de sa temporaire voix de stentor.


-NOUVELLE VAGUE DANS DEUX MINUTES. DEUX FOIS PLUS FORTE !!

Ce n'était peut-être pas deux fois exactement, probablement moins, mais il valait mieux qu'ils se préparent au pire plutôt que de sous-estimer ce qui allait leur arriver dessus. Dans tous les cas, cette vague serait bien plus puissante que la première et elle allait faire très mal... Le coeur au bord des lèvres, la jeune femme alla de nouveau se mettre en place aux côtés de Brom, prête à suivre ses directives et à user de sa télékinésie sur le brise vague pour l'aider à tenir. Elle eut au moins le soulagement de voir que Fenris était revenu entier lui aussi, même s'il n'y avait pas beaucoup d'espoir dans le regard qu'ils échangèrent...

-Je sais pas trop pour vous mais après ça je vais me faire sécher devant une belle flambée avec un bon verre. Il manquera juste une bonne compagnie, je vous fais confiance pour ça... ?

La remarque était tant pour Fenris et Brom que pour ceux à portée de voix, parce que s'ils se laissaient emporter par l'ambiance générale, ils ne tiendraient pas face à la vague... Une touche de légèreté, un peu de baume au coeur, c'était tout ce qu'elle pouvait offrir... La syliméa ne savait pas encore ce qui allait se passer, si l'eau allait l'emporter pour la noyer ou si elle allait tout simplement la broyer. Dans tous les cas, Kalysta savait qu'elle n'en sortirait pas indemne mais ce n'était pas non plus une raison de se laisser abattre...

résumé:
 


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Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 4 Avr - 19:07

Lun marchait d'un bon pas dans les ruelles soumises au chaos des événements. Les souvenirs de la vie qui avait envahi ces rues quelques heures plus tôt se trouvaient éparpillées sur le sol. Accompagnée de l'inconnue qu'elle avait rencontré quelques minutes plus tôt, l'Eclari cherchait du regard toute personne ayant besoin d'aide. Mais les rues s'évacuaient avec rapidité, rares étaient ceux qui s'aventuraient sur les lieux à présent. La clameur de la ville, bien que toujours présente, se faisait moins assourdissante. En un sens c'était rassurant, pour les habitants. Mais maintenant que les deux femmes se trouvaient en ces lieux déserts, en proie à une catastrophe d'ordre surnaturelle, l'heure n'était pas vraiment à la légèreté.
Le pied de Lun s'enfonça dans un liquide visqueux, dérapant sur la rigole au centre de la rue. La semelle dégoulinante de sang, son regard remonta jusqu'à une forme animale visiblement morte. L'air de la femme à ses côtés lui signifia qu'elles avaient toutes deux remarqué le cheval égorgé. La Sindarine adressa un regard en biais à sa compagne étrange. En d'autres occasions, Lun aurait été plus qu'intriguée par cette singulière jeune femme. En voyant un soupir expirer de la bouche de cette dernière, Lun porta attention à ce qu'elle pouvait bien regarder. Un vent iodé vint déstabiliser Lun, premier présage de ce qui allait suivre. Le coeur battant en observant la vague qui les menaçait toutes deux, Lun chercha du regard un abri assez solide pour les protéger du mur d'eau qui allait s'abattre sur elles dans quelques secondes. La rue était pleine de débris et il n'était pas concevable de rester ici car l'une d'entre elle aurait pu se prendre un quelconque objet contondant, tranchant, ou bien mort, si l'on considérait le cheval qui gisait près d'elles.
Sans réfléchir plus que de raison, Lun attrapa le bras de Psyche et détala vers la porte d'une bâtisse solidement charpentée, faites de pierres cimentées. Elle se jeta sur la porte, l'ouvrit, et s'engouffra dans la maison en entrainant sa comparse avec elle. Les quelques secondes qui suivirent essuyèrent la vague. Lun jeta un regard soulagé vers Psyche.

"Désolée, je n'ai pas pris le temps de te demander ton avis..."

L'accalmie qui suivit la vague fut assourdissante. Lun rouvrit la porte de la bâtisse, étonnée d'être encore sèche. Si la rue avait été envahie par les débris tout à l'heure, c'était peu dire de son état actuel.  Il était quasiment impossible de marcher sans heurter un bout de bois, du tissus, des outils ou bien même de la nourriture. En se retirant, la vague avait entrainé la pluparts des objets les plus léger en contrebas, au pied d'une maison qui avait fait barrage. Lun resta silencieuse un moment, contemplant les quelques êtres vivants qui s'aventuraient encore à l'extérieur. Puis elle se dirigea vers un couple coincé derrière la porte condamnée de le maison. Un chariot s'était à demi rabattu devant l'entrée. Un petit groupe s'occupait de le pousser pour laisser sortir le couple, elle se joignit à eux en dégageant le passage pour permettre au chariot d'évoluer sans être bloqué par des débris encombrant. Ils finirent par arriver à leur fin. Le couple ne demanda pas son reste, et après quelques remerciements empressés, ils coururent vers les hauteurs de la ville, dans un endroit plus sûr. Lun fut tentée de les suivre mais il restait encore moult choses à faire ici en compagnie de sa nouvelle connaissance. Une voix interrompit ses pensées.

‘’Dame Corona’’ Lun se retourna, voyant un homme au visage familier s'avancer vers la femme à ses côtés. Lomion lui adressa un regard lorsqu'il se rendit compte de sa présence. ‘’Maîtresse Fanti, pardonnez-moi de ne pas être plus heureux de vous revoir… ‘’

Lun hocha la tête à son encontre, un léger sourire de bienvenue perçant néanmoins ses lèvres. Croiser un visage connu était toujours agréable, surtout dans une situation comme celle c. L'Eclari s'enquit de la situation, un vieil hiboux lui adressa sans attendre une réponse précise. Lun leva un regard interloqué vers l'animal, se demandant depuis combien de temps il était sur les lieux. Elle n'avait absolument pas noté sa présence jusqu'à maintenant. Il en savait visiblement davantage qu'elle quant au déroulement des événements. Des hommes devaient s'occuper de dégager les berges pour permettre à l'aide d'arriver.

"Je ne sais pas dans combien de temps arrivera la prochaine vague, mais j'ai le sentiment que celle que nous venons d'essuyer n'était qu'un avant goût quant à ce qui va nous tomber dessus par la suite." Lun promena un regard sur les alentours. La mer n'était que très peu visibles depuis leur point de vue, cachée par divers bâtiments. Le peu qui leur était dégagé ne présageait rien de bon. Elle eut un soupir d'appréhension. "Mais je pense qu'il faudrait qu'on s'active si on veut aider, et surtout si on ne veut pas mourir sous le prochain assaut."
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 5 Avr - 10:45

La puissance effroyable de l'eau s'effondre dans un fracas assourdissant et alors que le Zélos, replié sur lui-même et l'enfant affolé, ferme instinctivement les yeux, son mur semble amortir la furie destructrice des éléments. Étonnant, car jamais auparavant son mur n'avait été assez solide pour contenir davantage qu'un coup de masse donné par un féroce Fosseur. La plupart du temps, la terre constituant son rempart est encore meuble et s'effrite par endroit. Alors qu'elle puisse les épargner d'une telle force...
Ouvrant un œil, Gahrr ne perçoit qu'un courant informe, grisâtre et mousseux. La vague s'est écrasée et se répand désormais tout autour d'eux avec véhémence. Autour d'une sorte de barrière immatérielle, invisible. Qui a pu lancer cette protection ? A qui donc doivent-ils leur salut ? Dans le vrombissement ambiant mais néanmoins décroissant, le Zélos relâche quelque peu son emprise sur un garçonnet prostré, ses courts bras cramponnés au biceps imposant de la Montagne Grise. Son visage, figé en une expression de terreur paroxystique, son cri demeuré silencieux... tant de symptômes d'une peur que Gahrr ne peut apaiser. Malgré tout, se redressant légèrement afin de ne pas étouffer son protégé, le Zélos effleure la petite tête blonde, dans un geste se voulant rassurant. Le jeune garçon se recroqueville encore davantage, lâchant le bras de son dévoué protecteur. Gahrr ne comprend que trop bien. Poussant un soupir, il s'étonne d'enfin entendre le son de son souffle. Les flots se sont déversés alentours, se répandant entre les maisons bordant le port marchand, s'insinuant entre ses pavés de pierres blanches. Autour d'eux, la barrière tient encore. Transparente, elle laisse seulement percevoir le ruissellement de l'eau marine constellant sa surface et dessous règne un silence pesant seulement ponctué des respirations du Zélos et de l'enfant. Ce dernier ouvre timidement les yeux, dont les cils englués de larmes battent pendant un moment. Il observe la trogne disgracieuse du Vétéran. Gahrr lui rend son regard et escrime un sourire maladroit.

Finalement, le bouclier se résorbe peu à peu. L'air s'engouffre alors sous la cloche magique, en un léger sifflement, et vient balayer le visage des deux rescapés. Le Zélos se relève, tendant une main bienveillante au petit homme afin qu'il en fasse de même. Après avoir visiblement tergiversé, l'enfant n'en saisit que l'index et se redresse à son tour avec maladresse.
Gahrr maintenant remis du choc, remet également ses idées en place. Il se trouve sur les Berges dorées, une vague colossale menace le port et la ville s'étendant au-delà et sa mission est de protéger la population. Cousard... il était avec Cousard. Balayant les alentours du regard et plissant les yeux, il cherche sa recrue. Les secondes s'égrènent, aucune trace de lui parmi l'eau salée et les débris jonchant la surface de ce recoin de port. Il était pourtant là, à quelques pieds. N'a-t-il pas été protégé par la barrière ?


Cousa... rd...

Son regard se pose enfin sur un monticule de débris, principalement composé des restes de quelques légères embarcations. Des fragments de coque et de mât, un long morceau de voile déchirée et tout un méli-mélo de choses indéfinissables. Mais surtout, une botte en dépasse. Une botte qu'il reconnaît bien malgré lui. D'un pas assez timoré - la peur de la vague lui ayant causé quelques émois - il progresse vers le monceau de décombres. Sans plus attendre, il ôte un à un les débris et découvre progressivement le corps de sa recrue. Cousard, face contre terre, trempe dans un mélange d'eau de mer et de sang. Son crâne est largement ouvert. Un sang rouge et fluide s'en échappe avec une vigueur inquiétante. Le garçon ayant suivi le Zélos, grimace puis détourne le regard de la scène. La plaie n'est pas belle. Cherchant un instant dans son long sac de peau retournée, Gahrr sort un mouchoir, grand comme une nappe, et ,après l'avoir plié un nombre insensé de fois, recouvre la coupure sanguinolente.
Finalement, des pas résonnent sur la pierre des dalles du port, derrière lui. Jetant un regard alerte, il ne découvre personne d'autre que Marcus, chef de la Force. La barrière venait-elle de lui ? Il ne saurait dire.


C'est pas beau à voir... Je l'emmène hors de la ville. Le garçon aussi.

Gahrr, bien que volontaire, n'en reste pas moins sous les ordres de l'Homme Brisé. Mais il sait que ce dernier comprend sa réaction et sa décision. Il ne l'empêchera pas de partir. Alors, sans même attendre la réponse de son supérieur, et après avoir enroulé un bandage serré autour de la tête de Cousard, il le retourne sur le dos et passe ses bras sous sa nuque et ses jambes. Loin de connaître les rouages complexes de la circulation sanguine, il estime néanmoins que c'est sans doute la meilleure manière de procéder. Pas très valorisant pour la recrue, mais qu'importe.
Le Vétéran, de ses grandes foulées de géant, avance d'abord, avant de lancer un regard au petit homme et de lui adresser un signe de tête l'encourageant à le suivre. Le garçon observe la situation. Marcus, le gros monstre gris, la recrue blessée, le port déjà souffrant et une nouvelle vague se dirigeant vers eux et les autres hommes en position. Finalement, en un léger trottinement, il rejoint le côté du Zélos et tous deux prennent la direction de la ville haute et de la campagne s'étendant par-delà ses murs.


***

-NOUVELLE VAGUE DANS DEUX MINUTES. DEUX FOIS PLUS FORTE !!

Dans le silence des rues désertées, une voix retentit avec puissance et avec elle, la promesse d'un vacarme plus important, d'un choc sans précédent. Se hâter. Se hâter et rejoindre la grand'porte et la protection relative des imposantes pierres des murs de la ville. Pour Cousard. Pour le petit. Et pour lui.
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 5 Avr - 16:26

Survivre a la puissance de la nature était une chose, la défier en était une autre. C'est ce que Marcus venait de faire a cet instant, épargnant la vie de son capitaine mais aussi celle du jeune garçon serrer contre lui, jugeant quelle devaient être préservé au risque de sa vie. L'action risqué du chef de guerre était idiote voir complètement imbécile, mais lorsque la vie d'un de ses frères d'armes est en danger, qui ne braverait pas l'impossible pour tenter de le sauver ?  Si la force de la vague aurait été plus puissante, l'eau plus concentré ou une mâte de navire aurait suivi le même chemin, les trois malheureux seraient sans doute morts noyés. Un nombre trop grand de gens ont été victime de malheur surgis de nul part, Marcus ne souhaitait pas que se nombre grandisse encore plus mais la peur l'avait saisi alors que ses forces le quittait et que son bouclier perdait de l'intensité et que l'eau continuait de se mouvoir autours d'eux mais avec chance, la force avait chuté avec rapidité, laissant place a un petit ruisseau d'eau de mer a leurs pieds ainsi qu'une fine pluie salé. Le colosse en armure d'acier retira son casque, laissant ses long cheveux noir trempé retombé sur sa nuque, passant une main sur son front pour essuyer l'eau et la sueur. De son seul œil valide, il fixa durant quelques secondes la chose qui autrefois se tenait immobile au milieu de la mer, telle une île perdu en eau trouble la fin de toute civilisation approchait elle ? Seul le future avait la réponse a cette question.

Au dessus d'eux les mouettes bien qu'effrayées, se laissaient planer a basse altitude, attendant le moment propice pour se lancer dans le festin de ceux qui n'ont pas eux de chance. D'un autre côté, un autre sorte de vautours attendaient dans l'ombre, que la catastrophe soit passé pour venir piller les morts, bateaux en miette ou ruines de ce qui étaient autrefois des entrepôt ou bâtiments du port. Le sans scrupules de certains était écœurants a un point que même Marcus ne voulait pas y penser. Profiter de ce genre de situation pour faire les poches mais, pour l'instant le commandant de la Force avait autre chose a s'occuper, pour commencer leurs remonté vers la ville haute avant qu'une autre vague ne les percutes de plein fouet pour les envoyer dans le royaumes des morts.

Mais Marcus rencontra une autre partie du Zélos qu'il n'avait vraiment jamais vue. La façon dont il c'était précipité vers sa recrut, l'acharnement et rapidité a le libérer des débris, prouvait que malgré son physique, il ne fallait jamais juger un être a quoi il ressemblait et encore une fois, il prouva a Marcus qu'il avait fait un bon choix en lui offrant une place auprès des siens. Gahrr faisait un bon capitaine pour les recrus, peut-être qu'un jour il fera un excellent Myrmidon qui sait !

Venant près du vétéran des fosses, Marcus malgré sa fatigue mêler a celle de son âge apporta son aide a déplacer les débris qui recouvrait la pauvre recrue. Le sang mêler a l'eau était très inquiétant. La blessure confirma le pronostique, il avait mangé un sacré coup lorsque la vague avait frappé... Son bouclier n'a pas réussi a couvrir tout le monde....

-Occupe toi de Cousard, je vais m'occuper du petit.

Voyant Gahrr s'occupé de la recrue blessé, Marcus jeta un coup d'oeil vers l'eau. Comme prédis une vague approcha a nouveau, visible légèrement par les remous de l'eau mais il ne pouvait pas prédire exactement a quel moment elle allait frapper mais une chose était sur, il ne voulait pas rester ici et connaître la force de celle la. En replaçant son casque a panache sur sa tête, Marcus suivit au pas de course Gahrr portant Cousard blessé dans ses bras et il attrapa le gamin dans ses bras pour éviter qu'il tombe ou se blesse.

-On doit sortir d'ici au plus vite.

La forte voix annonçant la frappe de la prochaine vague ce fit ressentir partout dans le port, forçant le petit groupe a accélérer le pas . Ils pouvaient le faire, ils pouvaient atteindre la sécurité avant la vague mais l'eau bloquant leurs avancé et les débris força le groupe a contourné certaines rues, leurs faisant perdre du temps surtout la vue sur les corps des malheureux qui n'ont pas eux la chance de se sauver avec les premières frappes. Pour les deux soldats ce n'était pas choquant mais, pour le gamin c'était quelque chose d'effrayant, peut-être avait il vue ses parents... Le plus grand soulagement fut de voir le reflet des boucliers qui servaient d'avant garde devant les mages qui c'étaient regroupé pour combattre les vagues meurtrières, maintenant Marcus savait que lui, son capitaine, Cousard et l'enfant était en sécurité.

-Akas ! Sort du rang et évacue le blessé. Il a été secoué violemment et a besoin de soin d'urgence. Rappel toi des cours donnés par Irina et sauve le, sa vie est entre tes mains frère.

-Gahrr, reste auprès de Cousard, il va avoir besoin de support et je crois que toi et lui semblez avoir un bon lien ! Évacue le avec Akas.

L'un des Myrmidons sortie du rang, plantant son bouclier dans le sol a l'endroit ou il se trouvait, sa lance planté derrière le bouclier pour venir immédiatement s'occuper de Cousard pour l'évacuer des lieux. Lors du passage d'Irina aux Colonnes, il en avait profité pour initié certains de ses hommes a la médecine car il ne possédait pas vraiment de personnes capable de prodiguer des soins parmi ses hommes, alors il en profité pour former quelques un a cet art utile sur le champs de bataille. Venant prendre la place d'Akas, Marcus ce plaça près d'Hector après avoir reposé l'enfant qui retourna auprès du zélos qui quitta l'endroit chaotique en même temps que son sauveur.

-Zev a été emporté, Cousard est blessé gravement. A ton d'autre perte ?

-Deux Dolofonos ont été pris de court en voulant ouvrir un meilleur chemin a un petit groupe et ils ont été emporté par la deuxième vague. Une partie du groupe a réussi a sortir grâce a leurs sacrifices, ils ne sont pas mort pour rien.

La situation devenait de plus en plus pénible mais il ne fallait pas lâcher prise.

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Lun 6 Avr - 16:45

Ebahit devant le mouvement de foule et le chaos qui en résultait Callum ne savait que faire. Il ne cessait de penser à la vague qui allait immanquablement s’abattre sur lui. Pourquoi avait-il fallu qu’il vienne fourrer son nez ici ? Qu’il se transforme en athlète ou qu’il se dématérialise le plus loin qu’il pouvait, jamais il n’arriverait assez loin pour être en sécurité. Mais la mort n’était pas une option. Pas après ces siècles à attendre d’être enfin libres, pas après le sacrifice de Gorvack.

Il fut sorti de ses pensées, lorsqu’un géant borgne -encore un colosse- l’interpella en lui tapant le dos sans être trop brusque, et lui conseilla de ne pas trainer. « Ancêtre ! Je vais t’en donner moi des ancêtres ! », songea-t-il un peu vexé. Mais le grand blond n’avait pas tort sur le fond, il fallait absolument qu’il se bouge. Etant donné qu’il n’aurait jamais le temps de fuir assez loin sans mettre à mal son déguisement, ce qui était inconcevable pour lui, il décida de rester et d’aider du mieux qu’il pouvait les gens. Il n’était pas le seul à avoir eu cette idée apparemment.

Il s’arrêta net lorsqu’il comprit que la sensation étrange qui l’habitait, que le léger tintement au fond de son esprit n’avait rien à avoir avec la crise actuelle. Un syliméa. Ce sentiment familier, léger mais présent ne trompait pas. Un syliméa se trouvait dans son entourage proche… Autant dire qu’il n’était pas très avancé vu que son entourage proche était actuellement une foule de personnes paniquées cherchant à fuir au plus vite. Si un syliméa était là, Callum devait le trouver et le sauver. Hors de question qu’un des leurs meurt ici. Enfin peut être que l’autre syliméa pourrait le sauver lui, parcequ’il ne savait pas vraiment comment procéder. De nouveau il fut interrompu par un bruit sourd. « Du tonnerre manquait plus que ça ! » s’engouffrant dans une ruelle  latérale presque vide il s’accorda une courte pose «  comment trouver l’autre syliméa ? Ca risquait d’être complexe, il n’avait ni le temps ni les moyens de cherche son frère. Mais la priorité serait plutôt de rester en vie dans l’immédiat, il repartit donc, traversant la foule de moins en moins chaotique.

Continuant à s’approcher de la plage il aidait comme il pouvait les personnes autour de lui. Plus d’une fois on lui conseilla de « déguerpir vite fait » s’il ne voulait boiter des deux jambes ou pire dans un avenir proche.
Plus que cinq minutes criaient les gens restés sur place.

« Lâchez ça et dépêcher vous, jeunes sots! » Vociféra-t-il à un couple de jeunes gens qui tentaient d’emporter avec eux un coffre dont le poids les ralentissait grandement et tous ceux derrière. Il tapa d’un coup sec sur la malle de bois avec sa canne et fit demi-tour marchant aussi vite qu’il le pouvait en direction de la page. Puisqu’il ne pouvait pas fuir le danger, autant aller l’affronter. Avec un peu de chance, un miracle lui permettrait dans réchapper. Il entendit qu’on appelait les élémentaires un peu plus loin. Sa maitrise des plantes ne serait pas dans grand secours et il continua sa route, boitillant le plus vite possible.

La vague arrivait, et il était au milieu d’une rue  qui donnait sur la plage, il allait être frappé de plein fouet si restait là.

En quelques secondes il se dématérialisa, tout son corps s’évaporant progressivement en une épaisse fumée noire qui s’éleva en l’air. Les sombres volutes se rassemblèrent sur le toit d’une bâtisse et Callum se matérialisa dans un équilibre précaire. Au bout de quelques secondes, la vague s’écrasait contre les berges, semblant vouloir tout engloutir sur son passage. Si Callum fut épargné grâce à la hauteur, il ne faisait aucun doute que les vagues qui suivraient seraient surement bien plus puissantes que celle-ci, aussi sa solution ne fonctionnerait pas deux fois.

Il observa l’eau furieuse, qui alors qu’elle refluait déjà semblait vouloir tout emporter avec elle, planches, débris, meubles qui avaient été sortis de leur demeure par les courants puissants qui pénétraient partout. Les dégâts matériels seraient colossaux. Heureusement, Callum ne vit personne se faire emporter par les flots, la majorité des gens avaient eu le temps de partir assez loin… en tout cas il l’espérait.

Alors que l’eau refluait Callum descendit de son perchoir de la même façon qu’il y était monté. Il avisa un groupe de personnes assez hétéroclite derrière une barricade de fortune qui semblait malgré tout avoir plutôt bien supporté l’assaut des flots. Lorsqu’une voix cria que la prochaine vague serait deux fois plus forte Callum douta cependant de la capacité du mur improvisé à résister à nouveau.
Il s’approcha tant bien que mal luttant pour ne pas s’enfoncer dans le sable, ce qui n’était pas chose aisée avec son bâton. Avant que les sempiternels reproches ayants traits à son âge jaillissent, il tendit une main vers la barricade. Une épaisse fumée noir jaillit, tournoyant quelques secondes, et prit la forme de planches de bois noires qui vinrent renforcer la barricade.

« Je ne sais pas si ça suffira ni combien de temps je pourrais tenir. » prévint-il. Il n’était pas nécessaire d’en dire plus. Désormais il fallait juste qu’il reste concentré et qu’il maintienne sa magie le plus longtemps possible et qu’il ne cède pas lors du choc.

La vague, bien plus grande que la précédente frappa. Callum ferma les yeux, comme si il pourrait ainsi échapper plus facilement à ce déchaînement de la nature. Lorsque qu’elle frappa la barricade il gémit mais fit tout son possible pour ne pas faiblir. On aurait dit que l’eau hurlait de rage tant le bruit était assourdissant, il n’entendait même pas les personnes à côté de lui. Il n’y avait que lui et l’eau et la barricade. L’eau qui lui fouettait le visage, ses pieds s’enfonçant dans le sable… mais il ne devait pas lâcher, c’est tout ce qui comptait.
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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Jeu 9 Avr - 12:41

    Il souffle, en vérité il commence à sérieusement être porté sur les nerfs par les gens qui jouent aux imbéciles et pensent tout savoir alors qu’ils n’ont pas vue les plans même de la construction. Pourquoi l’homme as-t-il donc besoin de mettre son grain de sel dans une création d’un être aussi grand et merveilleux que Brom ? Voilà une excellente question car si certain pourrons dire que ce dernier ne peux tout voir, ou qu’il est loin de tout maitrisé et qu’il attache une importance assez faible au bout du quai et reste dans le domaine de l’intérêt du quai où il a attaché son brise-vague pour le brise-lame en lui-même on peu, à ce jour et sans problème aucun, dire que, en temps que maitre Artisant de Bor, et homme dont la légende n’a pas finit de parcourir le monde dans ce domaine, il maitrise ce qu’il fait.

    Jetant un regard à ces deux amis d’un instant la demoiselle est à coté de lui et Fenris fait de même, il n’aime pas diriger mais tout cela lui vient plutôt naturellement, il dirige un temple, il le fait tourné, le fait vivre, il sait donc faire ce genre de chose et avance toujours un pas de plus dans ce domaine qu’il n’a jamais vraiment voulut mais qui lui a été assigné par Bor. N’est-ce pour autant pas mieux que sa nouvelle vie ? Si Cœur n’était pas recroquevillé sous la peur et la pression il serait d’accord avec moi mais pour l’instant il n’était pas question de ces choses là mais d’avancer encore un peu, de faire bouger les choses et le monde, de vivre.

    Il jette donc un œil aux alentour perdant quelques précieuses secondes mais trouvant rapidement ce qu’il cherche. D’un mouvement il capte l’attention de Fenris :


    “Tu as une minutes, tu me rentre tout les freluquets qui ne tiendrons pas dans le forge de la marine, bâtiment en pierre, et tu les attaches en l’enclume, forge marine grosse enclume fixer au sol. Tu balance dehors tout ce qui pourrait voler. La battisse tiendra elle est juste derrière le brise vague.

    Mam’zelle, un corde tu t’attache à moi puis au brise vague, tu plante tes jambes dans le sol et tu te roule en boulle derrière l’objet. Le brise Lame tiendra cette vague et les prochaines il a fait son nid dans le sable, mais colle y toi bien là-bas c’est la seule zone où les courants ne seront pas affreux.

    Le vieux, tu lâche ta création tu me détruis mon hydrodynamisme, tu vas faire un câlin à la demoiselle, même position, là tu me brise toute ma mécanique des fluide en rajoutant tes planches, ça ne cèdera pas, ça vas courber, crier mais pas cédé, pas avant quelques années. Pas tant que je suis là.

    Les autres, dans les creux, là, là et là, oui là aussi c’est possible, câlin au brise vague, fondez vous en lui, et serrez le comme si c’était votre fils, si vous avez une corde à l’attache, sinon, bonne chance, Juste après la vague fuyez.”


    Il respire un bon coup, la vague vas à nouveau arriver, il se pose, ou plutôt se plante au sol au milieu du brise-lame, là il se courbe et à avant de chercher à nouveau la puissance de la magie de bor il se tourne vers Fen qui doit évacuer les hommes trop frêles pour tenir face aux courant qui vont être crée. Il lui jette un regard et un dernier ordre, c’est lui avec Brom qui risquera le plus, il n’aura probablement pas le temps de s’attacher, il devra se jeter sur l’enclume et tenir à la force des bras alors que les autres seront cisailler par les cordes … Rapidement il espère qu’ils savent faire des harnais avec les cordes et qu’ils ne vont pas faire un nœud coulant autour de leur taille sinon ils mourront malgré le faible courant par rapport à ce que lui vas supporter.

    “Fen, ne jette pas les clous, je compte sur toi pour mes les rapporter après la vagues, en m’en faudra cinq, et si tu me trouve un étau aussi … Après la vague fait furie les autres ! Et pour sécher, et la bière, on vas tout faire pour, mais je doute qu’il y ai quoi que ce soit de sec d’ici quelques minutes dans cette ville….”

    Il sourit, pour lui donner du courage, il sait le risque qu’il lui fait courir, il le connait parfaitement, pleinement, il connait les vagues, ce sont des coups de marteaux répétés, des mouvements de trempe qui font hurlé bien plus que le métal, Bor lui a appris comment les contré mais aussi ce qu’elles savent faire.

    Il expire, se plonge dans sa foi, se plonge en Bor et son corps devient à nouveau un monument de métal d’écaille et de force à l’image de son dieu. Il va chercher dans ces dernières réservent, au plus profond de lui-même, sous ses pieds, le sable réagit comme il le doit, en fluide non newtonien il s’enfonce un peu, puis face à la force trouve rapidement un équilibre. Il sourit doucement, tristement, sur ses lèvres qui pourraient, comme le reste de son cœur faire pensé à l’incarnation de Bor tenant de profile face à la vague, d’une main de fer, le centre du brise-vague largement enfoncer dans le sable.

    Il sourit mais déjà la vague est là, il la prend de plein fouet, le visage droit, toute sa force exercer sur le brise vague pour que le seul endroit qui pourrait bouger soit plaquer au sol par les tonnes que fait la statue du titan d’airain à cet instant.

    Pourtant la vague n’est pas comme la première, elle a raclé le fond de la mer, elle est allé chercher toutes ces choses que les hommes on voulut oublie dans les eaux calmes, trop loin pour que le cœur ne s’en souviennent. Mais elle porte aussi des bouts de vie brisée, et c’est un bout d’une ancre qui décide de venir voir comment tiendrait le titan face à cette dernière. Le Bruit est affreux, retentissant et se répercute sous l’eau. Elle a frappé deux fois coincer dans le flux derrière le brise vague, celui là même qui explose et disperse la puissance de la dite vague avant que la seconde main du géant tâtonnant sous la douleur ne l’attrape et ne la fixe dans le sable qui volette de partout rendant tout le monde aveugle sous les flots tournoyant.

    Puis la vague reflux, et son pouvoir se relâche, dans un effort dépassant de loin l’humain il fixe l’encre dans le sable à coté de lui, elle n’est pas loin de faire un taille comparable au géant. Et alors qu’un filet de sang infime comparé au bruit profond qui a sonné le glas du métal contre le métal se repend sur son œil droit lui donnant un air encore plus affolant, il se dégage et se dépêche d’aider ceux qui ne peuvent pas le faire d’eux même… Il doit savoir quand arrivera la prochaine vague, il regarde la demoiselle et dans un sourire demande :


    “Cela vous dirait de vous envoyé en l’air ? … Enfin que je vous lance … Et vous rattrape. Normalement …”


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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 11 Avr - 19:40



Les flots ne s'étaient jamais autant agités depuis des siècles. Même lorsque l'île elle-même avait été redécouverte au loin du rivage il y a de cela quelques décennies, rien n'avait jamais été aussi mouvementé. Deux immenses vagues s'étaient déjà abattues sur les côtes, brisant comme des fétus de paille certaines embarcations et pontons des berges dorées. On pouvait déjà percevoir des épées promises à la rouille s'échouer sur les plages, les corps de quelques malheureux qui n'avaient pas eu la force nécessaire pour faire face aux éléments flottés tristement, bercés par la mer. L'écume sera leur linceul...

Mais le Colosse était toujours là, et en mouvement. Sa tête immense sortait de l'eau. A sa taille, on ne pouvait légitimement se faire une idée des dimensions du reste de son corps. Si une telle créature pouvait porter sur elle une ville entière, sa nature et ses trésors, alors sa puissance était inimaginable. La vaincre? Une folie et une hérésie car ici le montre marin n'avait fait preuve d'aucune agressivité. Son malheur était sa grandeur et tout ce qu'engendrait le moindre de ses mouvements.

Pourtant, il semblerait que la bête est ralentie, bien que El Bahari soit toujours en déplacement. On pouvait toujours distinguer l'immense dôme bouclier qui protégeait tout ce qui se trouvait en son cœur. La créature s'éloignait inexorablement....

¤¤¤¤¤¤¤

Sur les plages, les infortunés s'en étaient allés, loin de l'eau, loin du carnage... Mais puisque les vagues semblaient moins brutales, les plus téméraires se rapprochaient à nouveau. Le premier fut le plus étrange de tous, un tout petit garçon, qui ne devait pas avoir plus de six années. Il portait une tunique étrange, qui ne ressemblait à rien de ce que pouvait porter un enfant de son âge. Ses cheveux dessinés de belles boucles brunes, ses joues étaient joufflus et ses yeux brillaient d'une mystérieuse intelligence. Il était accompagné d'un petit poney, sans doute sa montre qui portait pour lui quelques bagages. Des parents? Personne à l'horizon, ni aucun individu qui semblait désireux de le rappeler à lui. Il était seul, muni d'un petit bâton en bois flotté.

Il déambulait à petite allure, scrutant autour de lui, avant de poser ses yeux dans la direction unique du colosse. Il avait laissé son compagnon quadrupède derrière lui, par sécurité et continuait son chemin jusqu'au plage. Sans peur, sans dégoût, il esquivait les corps que la mer avait recraché... puis il se mit à chercher des choses sur le sol, parmi les grains de sable. Son attention fut retenu alors par une pierre brillante, sur le rivage, tout juste donnée par les eaux.

Se moquant de mouiller ses manches ou ses chausses, il ramassa sa trouvaille. Cela ressemblait à un cristal qui brillait d'une lumière qui semblait faiblir petit à petit. Toutefois, il afficha une moue satisfaite.

" Elle est plus grosse que la dernière que j'avais trouvé... au moins, je pourrais la faire tailler. "

Il rangea alors la pierre dans une petite sacoche qu'il portait en bandoulière. Et se mit à nouveau à scruter l'horizon. Là, il perçut un ponton qui semblait avoir tenu le choc et décida de s'y rendre pour une meilleure vue, mais aussi pour guetter d'éventuels survivants qui se fatigueraient à la nage.

" Mmmmm.... à chaque réveil, beaucoup de perte. Tragédie... quelle tragédie.... "

La question que vous vous posez sans doute à présent est : qui est cet étrange enfant? Oh mais vous le connaissez pourtant, vous le connaissez tous... mais personne ne savait à quoi il ressemblait, ni même si il était vivant. Vous ne devinez toujours pas? Pourtant....




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Aliénor Isil
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mer 15 Avr - 21:27

Et le monde plongea dans le chaos, encore une fois. Il fut un temps où Aliénor se serait jeté à corps perdu dans ces événements où d'étranges Colosses se réveillaient un à un d'un singulier sommeil aussi profond que la mort elle-même. Nul ne les connaissaient tant le temps avait coulé sur eux telle une tempête de sable sur de vieilles édifices. Ils avaient disparu, aux yeux de tous, mais voilà qu'ils se décidaient à sortir de leur torpeur, un à un. Et chaque réveil provoquait d'incroyable changement dans le monde, ce fut comme si chacune de leurs apparitions faisait retirer une pierre de l'édifice du monde d'Istheria. Une pierre après une autre, elle se retirait et la structure commençait à s'ébranler, dangereusement, faisant apparaître des tensions et des secrets obscurs. Le monde, les Habitants, la Vie elle-même courraient à présent à sa perte. Et la seul question qu'on devait se poser était de savoir combien de temps il restait avec que Ténèbres et Chaos s'abattent sur Istheria. Pourtant, en ce jour des plus délicieux, rien n'aurait prédis à Aliénor qu'une nouvelle apparition allait se présenter, aussi inattendue qu'un coup de tonnerre lors d'une nuit d'été. Depuis les derniers événements, la jeune femme avait le besoin vitale de s'éloigner de toute civilisation et de s'exclure dans le Royaume de Délil. Voilà pourquoi elle s'était installée auprès d'Elusia, une Terre perdue et abandonnée au Dieu de la Flore flanqué entre Noathis et Argyrei. La tranquillité de ces régions ne pouvait que plaire à la Rôdeuse ; il n'y avait pas de grandes cités, seulement un paysage délaissé par la Nature et dont quelques villes subsistaient malgré tout. Alors, lorsqu'elle voulait voir d'autres horizons, elle s'en allait en ces régions, aux côtés de ses deux compagnons et profitait du paysage comme une Ombre en peine.

Les trois amis marchaient tranquillement sur le bords des falaises, profitant de la quiétude qui y régnait, savourant les senteurs des brises marines qui sifflaient à leurs oreilles tandis que leurs regards vagabondaient au grès de l'horizon. De cette hauteur, ils avaient une vu imprenable sur l'océan, mais aussi sur l'île El Bahari. Un endroit qu'elle avait toujours désiré de découvrir, de part pour cette étonnante vie sauvage qui y vivait, mais aussi pour ses Ascans, la patrie de son père adoptif. Mais voilà, entre Soulen et la Nomade, ce n'était pas une grande histoire d'amour, au contraire. Cela ressemblait plus à de l'aversion pure et simple. Et aux dernières nouvelles, prendre le large était la seule façon de rejoindre cette île, alors Aliénor ne pouvait qu'observer ce petit bout de terre perdu en plein milieu de en soupirant de désespoirs. Et ce fut durant cette délicieuse balade, que l'impensable s'était produis.

C'était surréaliste, comme dans un rêve, ou plutôt un cauchemars. Qui aurait cru qu'en se baladant on assister à la naissance d'un Raz-marré ? Comme ça ? D'un seul coup et devant vos yeux ? Ce fut comme un electro-choque pour la jeune femme. Immobile, les yeux écarquillés d'horreur et la bouche entre-ouverte qui ne laissait passer qu'un souffle saccadé et désorganisé. Des sueurs froides perlaient son dos, la chaleur de son sang s'en était dérobée et toute couleurs de vie disparurent dans le minois de l'Eryllis : elle était devenue aussi livide qu'un cadavre. Pourtant, malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher d'admirer l'horizon et laisser couler son regard sur ses immenses vagues. Son attraction face à un tel événement qu'elle n'avait jamais assisté jusqu'à lors, était si grande, qu'il fallut l'impact d'une vague contre les parois de la falaise pour la sortir violemment de sa torpeur. Le sol trembla, faisant perdre l'équilibre des trois compagnons qui s’affaissèrent au sol. En un instant, toutes ses idées se réorganisèrent dans son esprit pour ne former qu'une seule et même pensée : les Berges Dorées.

Fenrir !

Aussitôt, le Loup blanc se mit sous sa deuxième forme et d'un claquement de cape, Aliénor se hissa sur son dos en le lançant au galop. Les Berges Dorées n'étaient pas très loin, elle y arriverait d'ici une bonne dizaine de minutes. Mais en attendant, elle ne pouvait rien faire. Car, que pouvait-elle faire contre la puissance de Soulen ? Aucun de ses pouvoirs ne pouvait n'y résister et le fait qu'elle avait une peur bleue de tout ce qui touchait à ce Dieu allait compromettre ses engagements. Encore une fois, elle se sentit impuissante face aux forces Divines et encore une fois, elle allait devoir observer le monde se précipiter dans sa perte sans rien faire. Elle serra des dents. Pourquoi diable était-elle venue ici ? Pourquoi les ennuis la poursuivaient-elle quoi qu'elle faisait ? Non, ce n'était pas le moment de ruminer du noir !

Soudain, du coin de l'oeil, elle aperçut une autre vague, bien plus grande que la dernière, arriver droit dans les côtés. Aussitôt, Aliénor fit virer Fenrir à l'intérieur des Terres, l’éloignant le plus possible du bord. Un geste qui lui fut salutaire, car lorsque les eaux se fracassèrent dans la roche, cela provoqua un éboulement et une partie de la falaise fut emporté dans la violence. Si elle y serait resté, elle aurait été emporté dans la chute et son coeur se serra inexorablement à l'idée de ce que devait subir les Berges Dorées. D'une pensée, elle incité son ami à quatre pattes à aller plus vite.

Lorsqu'elle fut au bout des falaises, le petit village portuaire se dessiner à contre bas, à une centaine de mètres. Aussitôt, elle sentit le désespoir empoisonné son coeur qui battait furieusement sa poitrine. Tout n'était que désolation, tout fut emporté par les flots. Par chance, elle vit au loin, dans les terres, des silhouettes, laissant présager que beaucoup ont put être évacué. Cependant, il restait des corps, des victimes de Soulen, tous n'ont pas pu s'enfouir à temps. Elle détourna son visage de ce spectacle, si ça ne tenait qu'à elle, elle aurait pris la fuite ; elle en avait assez de ces visions cauchemardesques, elle ne se sentait pas capable de surmonter ça et puis, on se débrouillait très bien sans elle. Mais il y avait cet appel du coeur, celui de la Guérisseuse qui était en elle. Les gens qui se battaient étaient encore là, sur les rives, et peut-être même qu'il y avait des blessés parmi eux. Son honneur de Rôdeuse la rappela aussi à l'ordre aussi sec qu'un fouet. Si seulement ses frères étaient là ! Mais les Rôdeurs du Sud étaient principalement situés à Amaryl ou Kodolm. Lorsqu'ils apprendront ce qu'il se passe ici, il sera déjà trop tard. Aliénor maudit sa faiblesse, son coeur si fragile et d'un juron elle se glissa au sol sous le regard inquiet de Fenrir. Avant de disparaître, elle lui intimida de rester dans les terres, coûte que coûte et de ne jamais s'approcher du rivage. Elle déposa Fafnir sur son dos et les Ténèbres happèrent la jeune femme.

Elle apparut dans les débris du village portuaire. Autours d'elle, tout ne fut que désolation et destruction. Des corps, des blessés, des restes du passé, il y en avait de partout. Son esprit bouillonna, entre la peur de se faire surprendre par une nouvelle vague féroce, entre cette vue de personnes blessées, à l'écoute des ordres qui étaient donnés, des cries, des pleurs. Que pouvait-elle bien faire ? Par où elle devait se dirigeait ? Avec angoisse, elle se retourna pour contempler la mer et ce fut là qu'elle vit un enfant sur un ponton. Ses yeux s'écarquillèrent un instant d'horreur et dans une vague de Ténèbres elle disparut pour réapparaître à côté de lui. Une main vive se posa aussitôt sur ses épaules :

Par le coeur de Fen et les écrits d'Eucléis ! Que fais-tu ici ? Ne restes pas là, éloignes toi !

C'était un gamin singulier ; il semblait n'y avoir ni peur, ni étonnement dans ce petit minois. C'était comme si tout cela était normal, et c'en était perturbant. Tout le monde était en effrois et lui, avec son baton, se retrouvait là. Par réflexe, Aliénor jeta un regard dans l'horizon, admirant le reflet miroitant des soleil dans les vagues. Entre peur et fascination, elle murmura d'une voix presque éteinte :

Que les Gardiens aient pitié de nous...

Elle secoua durement la tête et ses yeux sombres, luisant d'une étrange lueur de tristesse et de sagesse, se posèrent sur le jeune homme.

Retournes à l'intérieur des Terres, Soulen n'est pas clément aujourd'hui...

Puis, elle se retourna, faisant claquer sinistrement sa cape. De son pouvoir, elle porta sa voix dans les bras du vent et hurla aux gens restant :

Je suis Guérisseuse ! Qu'on me manifeste les blessés ! Tout de suite !

Sa voix était rude et était celle d'une femme qui fut sans appel lorsqu'il s'agissait de la vie d’autrui. Les premières silhouettes se firent présentes, alors Aliénor firent briller ses mains. Il fallait faire vite, si jamais une autre vague arrivait, mais tout semblait à nouveau calme. Serait-ce une tranquillité traître ? Elle lança un regard intriguant à l'enfant ; pourquoi lui était aussi calme ?
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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 21 Avr - 12:58

    L’histoire, l’histoire ne s’arrête pas vraiment, elle ne se pose pas par le déplaisir d’un temps en un instant non l’histoire est une continuité crasse qui ne peux être brisé que par les racontars moqueur d’une barde perdu dans le flot même du temps. Mais on ne parle pas de cette histoire loi, la petite histoire, celle avec un petit h, celle que l’ont baratine sur les bords d’un feu trop grand et trop petit, non ici il est question de la grande Histoire, celle du chevalier forgeron, celle de Brom Ode’Bahalmarche.

    Alors qui s’est redresser de toute sa hauteur il regarde la demoiselle qu’il a interpellé et à qui son comparse à donner sa longue vue, il l’écoute quelques instants baratiné quelque chose de probablement grand et plein de consistance mais le bourdonnement dans sa tête ne lui permet pas de distinguer exactement ces paroles, juste un simple amas d’idée, elle serait trop lourde, pas comme il faut, pas vraiment … Il se frotte le visage avec la main et regarde le sang qu’il y a récolté quelques instants comme dans une réflexion puis l’idée fait son chemin et la réponse se pose :


    “C’est pas comme si on avait le choix, je doute que tu ai le temps de remonter là haut avant la prochaine, j’espère juste que celle-ci était la plus forte et que les gens auront le temps de fuir, il leur faut une estimation crié à plein poumon de suite donc, accroche toi à ta longue vue et fait ce que les hommes ont toujours envier aux Yorkas oiseaux : Vole !”

    Sans attendre une seconde réponse il la lance en l’aire, une première chose est sur, elle n’était pas trop lourde, elle dépasse les toits avant de redescendre à nouveau, voir si le sol est toujours aussi palpable mais Brom amortie sa chute et relai son message à pleine voix, hurlant à plein poumon son compte à rebours que tu les habitant fussent au courant. Lui ne peux pas fuir, il n’est de toute façon pas assez rapide, il n’a pas le temps et n’est pas fait pour ça, pas plus que pour la course.

    Il reste donc là, donnant des ordres à ceux qui comme lui sont trop fou pour tenter leur chance dans la fuite, à tout ceux qui croit qu’on résiste à la mer ou qui pour une raison idiote le fond, rien ne passe, les vagues s’échouent peux à peu, une à une sur le brise vague qui prend de plus en plus d’efficacité ou alors est-ce les vagues qui s’étiole comme la bigoudène … Les ordres claques, à chaque fois, une chaine est fixer à l’ancre et au brise vague, tout prend de plus en plus forme au fur et à mesure du temps et des vagues qui incontestablement faiblisse jusqu’à le laisser plus rien que des hommes lessiver sur le bord d’une plage et une demoiselle que l’on lance dans les aires pour avoir la météo de dans quelques instants, pluie de vagues ou calme plat, on finit toujours par retrouver le beau temps même après avoir mis ses maigres compatriote rester là entre son corps et le brise vague de nombreuses fois encore pour ne pas qui se prennent le débris que l’océan charrie, les avoir laisser contre le corps bien trop chaud de la main de Bor. La fatigue n’existe pas pour un être dont le corps à été forger par dieu.

    Pourtant, alors que le verdict formel est posé le soulagement dénoue les épaules et c’est un être fatigué qui se traine sur la berge et sortant de toute cette histoire voix l’enfant s’avancer en premier face aux éléments qui se sont calmé, face à la mort et aux débris, face aux corps. Il serre une nouvelle fois ses comparses de folie contre lui, ceux qui sont resté jusqu’au dernière instants, avec un mot pour chacun :


    “Tu vois belle demoiselle, tu sais voler, et grâce à toi tous ont put se cacher à temps, tu as sauvé assez de vie pour manger gratuitement ici pour le restant de tes jours, tu m’inviteras ?
    Merci mon grand, tu es assez fou pour m’avoir aidé en premier, sans toi pas de barrage …
    Merci à toi aussi …

    En tout cas, ce soir c’est coin du feu, chambre et tout ce qu’il faudra …”


    Ils n’étaient pas nombreux mais pour une raison ou une autre ils sont resté … Et cela vaut tout l’or dans monde, que vos la folie sans personne pour la vivre avec vous ? Que vos l’idiotie quand elle n’est pas partager avec tous ? Que vos l’espoir seul ? Alors qu’ensemble c’est une merveille, une douce merveille.

    Il se redresse et force un peut la marche, essaye de se tenir droit et se rapproche de l’enfant, comme tout le monde ici cet être l’intrigue, mais qui ne le serrait pas ? Qui ne verrait pas en cette petite chose sans âge un rappelle du temps et de l’Histoire ? Alors il s’en rapproche, et regarde si il ne voit pas comme lui des pierres tout en l’écoutant, le reste du monde n’a plus vraiment d’importance, ce gamin capte toute son attention et c’est son immense main pleine de pierre qu’il ne regarde pas vraiment qu’il se laisse tomber à coté du gone et le regarde avec son sourire de vieil homme perché sur son regard sans âge perdu dans son visage si étonnant.

    Et puis il lui adresse la parole, sa voix est toujours empreinte de ce charisme qui perce malgré la fatigue qu’il à accumulé au cours de cette terrible journée. Ces paroles comme ces mots sont doux, emplie de foi, comme ils le sont d’habitude mais qui d’autre que cet enfant pourrait le percevoir pleinement ?


    -“Cette fois encore Bor nous à sauver mais que c’est-il passé la dernière fois ? Les dernière fois ? Pourquoi se réveille-t-il ? Et quand était la dernière fois ? Le monde est vaste et vieux, les temps perdent leur mémoire alors ceux qui se souviennent ne se doivent-ils pas d’instruire ceux qui ont oublié ? Et ceux qui n’ont pas eut le temps d’apprendre ?

    Une dernière question car mon regard se trouble et la fatigue me gagne, on ne se prend pas une ancre sur le coin de la gueule tout les jours et heureusement car c’est vraiment douloureux, que sont ces pierres ?”


    Il se laisse tomber en arrière en attendant la réponse, il ne regarde plus l’enfant mais le ciel et dans sa main il fait tourné les pierres étonnantes qu’il a ramasser, les sentant, les faisant passer sur sa paume, rouler les unes contres les autres, courir et parcourir sa peau, et il écoute son histoire, il est fatigué, honteusement épuisé et ne tient son éveille qu’à ce mélange étrange de foi et de curiosité qui attire sa conscience au près de l’enfant.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Jeu 30 Avr - 14:29

[HRP] Navré de la médiocrité de ce RP... j'ai énormément de mal ses dernier temps...

Alors que le colosse s'éloignait doucement mais sûrement, ses mouvements se firent plus lent. La force nécessaire pour déplacer sa masse fut violente dans les premiers instants, puis les remous de sa force motrice cessèrent. La tête sortie de l'eau quand l'île entière termina son élan. À croire la taille de son crâne, l'imagination des marins pouvait alors jouer en faveur des pires craintes concernant sa taille réelle. Le plus gros colosse qui a été vu depuis le premier réveil du colosse de Taulmaril qui parait bien minuscule comparer à ce monstre que l'on voit à des centaines de kilomètres. Pourtant, il ne semble pas être agressif, ceux un dôme recouvrait la surface visible du colosse afin que personne n'y revienne.
L'explication de la première disparition des Ascans semblait plus ou moins clair en voyant un tel spectacle. Une île isolée se déplaçant ainsi ne pouvait que laisser noyer ses occupant éjectés de force sur l'immensité de l'océan. Aucun transport pour les secourir au fait d'être aussi loin des côtes les plus proches. Devons-nous craindre une nouvelle disparition d'un peuple vivant en solitaire au milieu de l'océan ?

Alors que la mer redevenait calme, les marins du navire où se trouvait Duscisio avait déjà commencé depuis peu à repêcher les corps ou les survivants de l'île. Le village ne devait compter qu'une centaine d'habitants tout au plus. Ce peuple isolé. Pour le savoir, Duscisio le savait bien pour avoir été ascan durant quelques années. Passant sur l'île pour les voir, prendre des nouvelles, tel des amis voir des frères. Le cadeau d'Isaril qu'il a reçu était une preuve d'affection pour Duscisio. Tuanio, un corbeau blanc peu bavard, mais une compagnie qu'il manquait à l'albinos.
Son espoir de les retrouver en vie ne dépendait pas de lui, mais à son réveil cela fut sa première question : Combien d'ascans avait-il retrouvé ?
Le capitaine ne fut guère optimiste. Les marins qui avaient les familiers les plus utiles pour ses recherches enchaînait les aller-retours. Le miracle et la foi envers Soulen était la seule chose qui puisse les sauver de la noyade.
Le corbeau blanc de Duscisio s'était mis également à la tâche ce qui était normal de sa part. Il avait également vécu avec ce peuple malchanceux une deuxième fois. Il n'avait que quelques mois, mais il leur doit aussi beaucoup. Lors du retour de l'une de ses observations pour repérer quelque corps, il se posa aussitôt sur l'épaule de Duscisio d'un croassement rauque, posant une aile sur la tête de son ami comme pour le rassurer.

Duscisio voulait participer, c'est alors que le fou de bassan - appelé « Grand plongeur » par son propriétaire - revint également de son aller-retour en rétrécissant à vue d'oeil, épuiser de son vol qu'il venait de terminer en ramenant un corps gisant de l'un des villageois. Le regard de l'herboriste s'en trouvait à grande peine. Voulant le remercier de l'avoir sauvé et de son aide, le jeune homme s'approcha de lui pour lui caresser le plumage blanc.

Cherchant à se rendre utile, il parcourra le navire avec Tuanio, retournant à la cabine où il avait trouvé le repos pour y poser son épée et tout ce qui lui serait inutile et l'alourdirait. Seul le bracelet de Baria resta à son poignet à l'interrogation du capitaine sur un tel objet. Il n'avait pas précisé qu'il était un Gevovigien, mais il répondit à sa question en grande partie en lui montrant un bourgeon qui dépassait de sa peau à son poignet gauche - le bracelet se trouvant sur le poignet droit - et sur l'une des chevilles. Il en possédait quelques-uns à l'arrière des épaules et sur les hanches. Un choix dur à porter, mais un choix qu'il gardait en sommeil le plus possible.

Le rôle qu'on lui proposait était simple : emmenez les corps dans un coin du navire et les recouvrir. Puis pour les vivant, leur donner une des nombreuses cabines pour qu'ils puissent se reposer. Voulant plutôt participer aux recherches, leur navire était la seule embarcation. Son idée fut pointer vers Grand plongeur et son pouvoir de gigantisme. En lui montant sur le dos il pourrait lui servir d'observateur et regarder dans toutes les directions à la surface de la mer.
Grand plongeon avait aussi son mot à dire, bien qu'il ne parle pas vraiment, il semblait par contre comprendre son maître. Son idée fut acceptée. Attendant qu'il se repose suffisamment, Duscisio s'occupa du dernier corps qui fut retrouvé.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Ven 1 Mai - 19:21

L'arrivée de la seconde vague n'avait rien pour rassurer Kalysta. Pour autant, elle faisait confiance en la force tranquille et l'expérience de Brom pour garder un maximum de personnes en vie. Elle comprise... Si le retour de la présence d'un autre syliméa près d'elle la déstabilisa quelque peu, elle ne perdit pas de temps pour autant. Obéissant aveuglément aux ordres du colosse, elle s'empara de sa corde et s'attacha donc à lui avant de se mettre au niveau du brise vague comme il venait de le dire. Par contre elle fut plus que surprise de se retrouver associée avec la personne qu'elle avait essayé d'identifier un peu plus tôt. Ainsi collés l'un à l'autre, il n'y avait plus aucun doute possible, le vieil homme était bel et bien le syliméa qu'elle avait senti un peu plus tôt. Malheureusement elle n'eut pas vraiment l'occasion de lui poser la moindre question, elle était juste persuadée qu'il ne s'agissait pas d'Elië, cette dernière aurait probablement pris une apparence bien plus glamour...

Lorsque la vague s'écrasa contre la structure protectrice de Brom, la jeune femme eut l'impression que l'impact allait lui briser les os. Jamais elle n'avait été autant au centre de la colère de la nature et c'était tout particulièrement terrifiant. Si elle s'était sentie petite, vulnérable et jeune auparavant, ce n'était rien comparé à cet instant où elle se recroquevilla sur elle-même, s'accrochant à sa corde comme si sa vie en dépendait. Et c'était bel et bien le cas... Instinctivement, elle chercha aussi à stabiliser le syliméa qui était avec elle, l'une de ses mains se refermant sur sa ceinture, seul élément qui lui offrait une prise correcte. Elle n'avait aucune envie que l'un des siens ne se fasse emporter. Ils étaient suffisamment peu nombreux pour que la moindre personne ne compte... Fermant les yeux et retenant sa respiration, elle ne fit que subir, espérant que la vague passe rapidement...

Il lui fallut tout de même quelques instants pour réaliser que cette dernière était bel et bien passée et qu'elle était toujours en vie. La jeune femme avait un peu l'impression d'avoir été enfermée dans un tonneau qu'on aurait jeté du haut d'une cascade mais, dans l'ensemble, elle s'en sortait plutôt bien. Essoufflée, pleine de bleus, certes, mais elle n'avait rien de cassé et elle pouvait encore se relever... Ce qu'elle fit en réprimant un grognement. Son compagnon syliméa semblait lui aussi avoir survécu mais elle n'avait pas le temps de le questionner sur son identité... Elle l'aida à se relever, en profitant pour vérifier s'il n'était pas gravement blessé, puis elle dut s'éloigner de lui, revenant vers Brom pour voir où leur petit groupe en était. Le brise vague avait peut-être subit quelques dégâts à cause de débris divers mais il avait vaillamment tenu le coup. Tout comme les hommes, et femmes, qui étaient restés derrière. Le village et ses maisons avaient peut-être souffert des vagues mais ce n'était rien comparé à ce qu'il se serait passé sans le bricolage du colosse...

La syliméa ne s'attendait pas vraiment à la proposition qu'il lui fit alors... Elle venait juste de défaire sa corde et de sortir la longue-vue, cherchant un endroit suffisamment élevé et proche pour qu'elle puisse retourner faire ses observations. La jeune femme resta interdite quelques secondes, essayant de comprendre ce qu'il venait de dire, tant la proposition lui paraissait insensée. Brom avait l'air particulièrement costaud, elle n'allait pas revenir là-dessus, mais elle n'était pas non plus une enfant ou dotée d'une petite taille. Elle ne voyait vraiment pas comment quelqu'un pouvait la lancer ainsi dans les airs pour ensuite, surtout, la rattraper avant qu'elle ne s'écrase au sol en laissant sa dignité s'envoler au vent...


-Hein? Mais je suis bien trop lourde. Ou grande. Enfin je vois pas comment... Attendez... Qu'est-ce que vous faites...? HEY !!

Visiblement elle n'avait pas vraiment le choix. Kalysta parvint tout juste à garder suffisamment d'esprit pour utiliser la longue-vue alors qu'elle était au plus haut de son ascension avant que la gravité ne la rattrape. Là seulement elle se permit de fermer les yeux et de se cramponner à son instrument de marin avant que deux puissantes mains ne stoppent complètement sa chute et ne la repose presque délicatement au sol. Elle ravala sa diatribe indignée au profit d'un nouveau pronostic au sujet de la prochaine vague. Qui était presque là mais déjà moins forte que la dernière... A partir de là, pour un temps qui lui parut interminable mais qui ne l'était probablement pas, une certaine routine s'instaura derrière le brise-vague. Tous se mettaient en position, subissaient l'assaut marin, puis essayaient de remettre les choses en ordre pendant qu'elle copinait avec les mouettes pour faire ensuite son annonce.

Le soulagement fut palpable chez tous lorsque le brise-vague ne fut plus nécessaire à leur survie. La jeune femme ne chercha même pas à changer de coin, acceptant l'étreinte de Brom dans laquelle elle disparut momentanément, avant de se laisser glisser au sol, la structure offrant aussi de merveilleuses qualités de dossier. Epuisée mentalement et physiquement, elle sourit à ceux qui avaient tenu le coup, laissant de coté ce qui les attendaient ensuite. Chercher ceux qui n'avaient pas eu leur chance, nettoyer, reconstruire, essayer de comprendre pourquoi un troisième colosse s'était éveillé...


-Bien sûr que je t'inviterai... J'avais bien dit que j'aurai besoin de bonne compagnie !

L'idée d'un bon feu et de vêtements secs, et sans sel, avait tout d'alléchant... Et un bon lit au matelas bien moelleux pour accompagner le tout... Elle brandit la longue-vue à bout de bras pour qu'il puisse la récupérer, incapable de se lever pour la lui porter. Son regard se posa sur les pierres, piégées avec les débris. Kalysta en prit une dans ses mains, la tournant et retournant, curieuse de savoir de quoi il s'agit exactement. Mais pour l'instant, elle était trop fatiguée pour bouger et trouver des réponses plus développées à ses différentes questions...


résumé:
 


Si vous voulez une réponse rapide à un MP, veuillez mettre un titre de plus de 12 caractères, merci !




Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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Kreen
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mer 6 Mai - 19:19

Spoiler:
 

Clouée contre la lourde porte de la bâtisse dans laquelle on l'avait hâpée, Psyche sentit chacun de ses membres se crisper comme jamais. Elle perçut le fluide de son essence marteler contre ses tempes et ses lèvres s'agiter en plusieurs rictus nerveux, l'appréhension lui serrant la gorge.

           Une longue seconde s'écoula. La prêtresse ne perçut plus aucun bruit, ses tympans semblèrent se sceller, le monde devint une immense bulle grise silencieuse et, sous les bandes de cuir de son casque, la prêtresse plissa les yeux, comme prête à quitter cette terre une bonne fois pour toute.

           Une claque phénoménale dans son dos l'extirpa de son cocon en une détonation assourdissante. La vague fit trembler le bois derrière elle et s'infiltra en d'épaisses gouttes qui la firent vaciller, trempant déjà le bas de ses robes. Elle fut jetée au centre de la pièce principale, les bras en avant dans l'espoir de se rattraper à quelque chose. Le choc lui avait emprisonné l'esprit aussi bien qu'elle avait la sensation qu'on lui avait mise la tête dans un étau.

           Mais c'était déjà fini. Les meubles retrouvèrent leur équilibre et la porte cessa bien vite de fuir, laissant le niveau d'inondation relativement bas. La prêtresse se prit le visage entre les mains, si troublée qu'elle avait perdu tout sens de l'orientation et ne percevait plus rien.

           Un murmure voilé lui signala que sa compagne venait de lui adresser la parole mais les mots ne parvinrent à ses oreilles mortes que comme un chant éthéré et la prêtresse se contenta d'acquiescer de la tête en espérant qu'elle ne s'engageait à rien. Son essence tourbillonnait frénétiquement et les allures que les choses prenaient dans son esprit aveugle n'avaient aucun sens. Elle se vit obligée de prendre quelques instants pour s'en remettre. Poussant un petit grognement plaintif étouffé, elle agrippa ses propres joues dans l'espoir de regagner ainsi un minimum de sens concret. Une pensée pour Kron, empreinte de détresse, sembla également l'aider à se calmer et bientôt, sa cécité fut vaguement compensée. Elle put percevoir les essences et les ombres de son environnement et son ouïe, sur laquelle elle décida de se concentrer un minimum, s'améliora. Elle pouvait désormais comprendre ce qu'on lui disait sans pour autant percevoir les sons et les cris en arrière-plan, ce qui, en l'occurrence, était plus un avantage. La mort-vivante tâtonna un instant et prit la suite de la jeune femme qui lui avait épargné la baignade en passant le seuil de la porte.

           Elle demeura stoïque un certain moment, ne percevant les évènements que par vagues fluctuantes et ne comprenant que partiellement pourquoi sa compagne semblait s'être éloignée. Elle aurait voulu aider d'avantage et se rendre utile mais il lui était nécessaire de faire abstraction des bruits alentours et secondaires, sans quoi elle se retrouverait de nouveau derrière le voile aliénant de la mort et deviendrait dangereusement indolente. Ce fut la voix chaude et douce d'un certain Eclari qui retint son attention et l'aida à remettre les choses en place.

           « Maître Viska. Me voici rassurée. souffla-t-elle de sa voix monocorde et caverneuse. »

           L'érudit désirait être au fait de la situation et la prêtresse, figée dans son inaction sévère, laissa son accompagnatrice répondre, en partie parce qu'ils avaient l'air de se connaître. Elle décida de ne rien ajouter, encore incertaine de savoir elle-même ce qu'elle pensait. Il était évident que nombre de vies avaient déjà été épargnées grâce à l'évacuation mais que le chaos ne faisait que commencer. Elle espérait surtout avoir le temps de se préparer à essuyer une seconde vague et ce n'était sûrement pas ses capacités magiques qui allaient l'aider.


           Quand la seconde lame meurtrière vint assombrir l'horizon, encore plus puissante et impitoyable que celle qui l'avait précédée, la Gélovigienne avait deux doigts sur le front blanc d'une adolescente terrifiée, incapable de bouger, terrée sous une charrette écroulée en plein milieu d'une rue qui n'allait pas tarder à se faire pulvériser. Dans une posture inconfortable, la Gorgoroth tentait depuis maintenant trop longtemps de la raisonner, et il était évident que son allure de sorcière des Abysses lui faisait tort. Elle avait fini par arracher un de ses gantelets, lui coller son index et son majeur sur le visage avec précipitation, et lui avait intimé sans délicatesse d'enfin se sortir de là. D'ordinaire, son don d'hypnose nécessitait une certaine subtilité et était en partie lié à sa capacité de convaincre mais en l'occurrence, elle n'avait pas de temps à perdre. C'est donc une injonction sévère, comme un éclair perçant, qui traversa l'esprit juvénile, arrachant aux yeux noisettes de grosses larmes. Elle finit par obéir après s'être tortillée dans une tentative de dégagement mais elle n'était évidemment pas capable d'échapper à l'hypnose.

            « Allez jeune fille, ne faites pas l'inconsciente... siffla la prêtresse entre ses dents, à la fois agacée et soucieuse. »

           Ses pupilles se ternirent enfin et la gamine rampa mécaniquement, le visage marqué d'une neutralité troublante. La Gorgoroth lui agrippa un bras et la jeta tel un vulgaire ballot de paille vers un groupe de citoyens que la nommée Fanti, Maître Viska et elle avaient parvenu à rassembler aux cours des dernières minutes. Le trio et leur sauvetage trottèrent vers un bâtiment encore en bon état et s'y précipitèrent alors que l'immense monstre aqueux engloutissait les alentours, brisant les vitres et inondant les étages. Psyche se recroquevilla comme elle le put, la conscience immergée dans un torrent de détresse alors qu'elle luttait pour garder son sang froid. Elle finit par se lover dans l'écrin de sa nature et de s'éloigner, encore une fois, de ce monde noyé, juste le temps de survivre.


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Alastor
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 9 Mai - 21:36

Il était difficile de bien analyser l’étendue des dégâts causé, voir même de prévoir jusqu’à où ceux-ci pouvaient aller avec le temps.  Certes, il était possible de théoriser, tenter de prédire et calculer selon les faits actuels ce qui allait se passer par la suite, mais pour cela il fallait non seulement connaitre, mais aussi comprendre tous les facteurs présent pouvant influencer la suite des événements.  Une telle chose pourrait prendre un certain temps et demandait la capacité de voir les lieux en entier, une luxure que nul ne possédait, si ce n’était que les êtres possédant la capacité et le plaisir de survoler les lieux tel qu’Animus.  Cependant, même avec tout cela, il y existait toujours les facteurs à venir, difficilement prévisible… la nature humaine était la plus grande source pour cela.  Les gens, lors d’un moment de panique, voyant la possibilité de leur propre fin ont une tendance à peu rationaliser leurs actions, laissant leur instinct de survie prendre le dessus.

Heureusement pour notre érudit, il avait su retrouver, non seulement dame Corona, mais aussi maîtresse Fanti, ce qui offrait un peu de stabilité dans ce chaos.  Il connaissait relativement bien maîtresse Fanti, étant une des grandes dames de sa propre caste et de ce qu’il avait su découvrir à propos de dame Corona, il ne possédait aucun doute concernant son entourage.  Certes, étendre ici les politesses et les présentations était un peu impossible et c’est sans tarder que le trio poursuive leur discussion concernant les actions à prendre dans la situation actuelle.   Aux questions de notre vagabond, ce fut maîtresse Fanti qui offrit réplique en premier lieu :

"Je ne sais pas dans combien de temps arrivera la prochaine vague, mais j'ai le sentiment que celle que nous venons d'essuyer n'était qu'un avant-goût quant à ce qui va nous tomber dessus par la suite. Mais je pense qu'il faudrait qu'on s'active si on veut aider, et surtout si on ne veut pas mourir sous le prochain assaut."

Mais l’assaut d’une seconde vague fut nettement plus rapide qu’il aurait été possible de le prévoir.   La vague s’écrasant sur la berge émettait un bruit assourdissant et d’où il se trouvait, Lomion ne pouvait que s’imaginer l’étendu même des dégâts que celle-ci avait causé.   Toutefois, il avait su prendre conscience après son intervention un peu plus tôt que le quai était entre des très bonnes mains.  Certes, parmi la masse de gens qui se trouvait dans cet endroit, il y avait eu être simplet qui avait choisi de jouer avec la foudre les pieds dans l’eau, mais si cet être dont la brillance même avait su créer un sombre nuage de balourdise au-dessus des berges, il y existait sur les lieux une poigné de gens un peu plus brillant faisant tous les efforts possibles afin de sauver ce qui leur était précieux.   Cela était d’une certaine façon assez rassurante, bien entendu les expressions faciale si présente sur la figure du Lhurgoyf démontrait avec une grande clarté ses émotions, aussi bien qu’un mur est expressif.   Si ce n’était qu’un léger soulèvement des sourcils affichant sa grande surprise lorsque la vague c’est écrasé ou bien un brin de légèreté dans sa voix lorsqu’il avait su exprimer un peu de joie s’en adressa à vieille amie de caste.

Son regard s’était alors détourné durant un moment vers dame Corona qui s’occupait d’une jeune fille.  De son coté, grâce à l’aide de maîtresse Fanti, l’éclari s’occupa de rassembler les gens, donnant le plan d’évacuation.   Il n’offrait que très peu de liberté aux gens, ses paroles étaient des consignes très précises à suivre et la moindre divergence n’était nullement permise.  Le ton grave et sombre de sa voix possédait une certaine autorité.  

Le trio avait su trouver leur chemin jusqu’à une bâtisse, dans un état qui était certes loin d’être excellent, mais en comparaison avec l’ensemble des lieux, il s’agissait d’un lieu parfait.  Utilisant son don de vision, l’érudit tenta de percevoir les événements à venir, mais à quand la prochaine vague… son intensité… les dégâts qu’elle va causer… il voyait dans un avenir prochain la plus puissante des vagues  s’abattre sur les berges…

‘’Nous devons prévenir les gens sur la berge… une puissante vague va les emporter’' dit-il en regardant maîtresse Fanti.

Mais cette pensé même fit en sorte qu’il ouvrit une brève dans un future alternatif, là où s’il se présentait lui-même sur la côte, il allait être emporté… c’est alors qu’il pensa au colosse qu’il avait vu un peu plus tôt et tenta d’établir avec celui-ci un lien… mais quelque chose venait brouiller son esprit… un visage… si flou… il ne pouvait bien le voir….

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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Dim 10 Mai - 17:00

Sans réellement réfléchir, Callum se lassa faire et ne discuta pas les ordres du colosse. Il se recroquevilla dans un coin, à côté de la jeune femme brune.
La vague arrivait pourtant tout ce qu’il fut capable de penser était « enfin » la jeune femme à coté de lui était le syliméa qui traînait dans les parages depuis son arrivée. Le sentiment diffus qui agitait son âme ne pouvait signifier que ça. Enfin, il en retrouvait une autre. Et mieux encore, selon toute vraisemblance elle allait réchapper de cette catastrophe tout comme lui. Enfin si le brise vague tenait.

Il n’eut pas le temps de penser plus, que la vague était sur eux. Ce fut un véritable déferlement de puissance. L’eau froide s’infiltrait partout, ils s’enfonçaient dans le sable. Il ne sut pas si c’était lui, la syliméa  ou bien un peu des deux mais leur prise se resserra, comme s’ils craignaient de se voir emporter par les flots dont l’ire semblait infinie tant la vague était brutale.
Comme l’avait prédit le géant, le brise vague tint, et au bout de ce qui parut une éternité à Callum, le calme revint.

La jeune femme l’aida à se relever alors qu’un calme tout relatif s’installait. Leurs regards se croisèrent, à peine un instant et il sut qu’elle savait, et inversement.

Callum se détourna et observa la désolation alentour, alors que sa jeune amie se faisait jeter en l’air. La mer avait apporté son lot de destruction. Il faudrait du temps pour reconstruire le village et lui rendre son cachet. Il fouilla ses poches et sa vieille sacoche. Certains de ses onguents étaient encore bons. Il chercha aux alentours s’il ne pourrait pas soulager la douleur d’un malheureux qui aurait été pris dans la vague.

D’après l’annonce qu’il venait d’entendre, et pour son plus grand soulagement, aucune autre vague n’était annoncée. La mer semblait se calmer peu à peu, aussi commença-t-il à s’éloigner du petit groupe, à la recherche d’autre survivants. Il faillit trébucher lorsque son pied butta contre une étrange pierre. Une très faible lueur semblait l’habiter. Il ramassa l’objet qui ressemblait vaguement à un cristal et le fourra dans sa poche. Les questions seraient pour plus tard.

Alors qu’il entendait une voix forte appeler les blesser, il remarqua en se tournant vers sa source un ponton sur lequel se tenait un enfant. Notant bien l'apparence de l'autre syliméa pour la retrouver après, il prit sa forme de fumée pour aller se matérialiser juste à côté de ce dernier, dans l’intention de l’éloigner de l’eau qui, aujourd’hui, n’était pas une grande amie. Toutefois, lorsqu’il posa ses yeux sur l’enfant, il comprit que ce n’était pas un enfant ordinaire. Il tenait dans sa main plusieurs cailloux, tel que celui qu’il avait ramassé à l’instant. Ses yeux fixaient l’horizon. Il s’adressa à lui, incertain de la façon dont il fallait lui parler.

« Bonjour, vous êtes un bien étrange jeune homme… Mes yeux ne sont plus ce qu’ils étaient, que voyez-vous ? » Demanda-t-il, regardant dans la même direction que l’enfant, sans pour autant comprendre ce qui semblait le subjuguer ainsi. Voyait-il plus que les autres, ou était-il perdu dans ses pensées ?

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Le Messager
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 12 Mai - 20:13



Le petit garçon mystérieux, le regard rivé sur la mer, fut soudainement surpris par une voix féminine mais surtout par ses propos. Le cœur de Fen? Les écrits d'Eucléis? Voilà un bien étrange mélange qui en disait long sur la personnalité de l'amazone. Le dieu de la nature et un éminent savant? Si il s'agissait là de ces deux têtes de proue dans la vie, elle ne pouvait n'être qu'une femme de passion.  En guise de réponse face à l'inquiétude de cette bienfaitrice, il eut un grand sourire et des paroles qui se voulaient réconfortantes.

" Je ne risque rien madame. Il s'éloigne et les vagues sont devenues plus douces. Le danger pour moi se trouverait plutôt à l'intérieur des terres. Quand ils vont se mettre à reconstruire le port, je vais devenir invisible, et les bousculades, je vais y avoir droit. "

Le garçonnet ne put retenir un nouveau sourire, toujours muni de sa sérénité qui semblait le caractériser dans ce tumulte prenant. Mais nul temps pour lui de conserver son silence car un homme immense et imposant s'approcha de lui, assez pour le couvrir de son ombre au moins trois fois. Il lui était même difficile de l'observer dans tout son long, et son regard, lui semblait si lointain pour lui qui était si petit.

" Comme vous parlez bien monsieur, comme un homme de foi et si moi-même est parlé de fois, c'est parce que l'île a déjà bougé au cours de notre histoire. Les livres racontent que l'île est réapparu il y a quelques années après avoir déjà disparu bien avant. Les livres sont notre mémoire... en tout cas, pour les moins vieux d'entre nous. "

Suite à la question de l'immense forgeron, le petit garçon revint sur le rivage et ramassa alors une nouvelle pierre dont la lumière faiblissait. Il l'observa et l'agita comme un trophée.

" Vous ne devinez pas ce que c'est? Mais ça vient de l'île! Enfin, du monstre qui la porte. Ce caillou, c'est une boussole minérale! Regardez comme la belle lumière faiblit alors que le monstre s'en va! Si vous vous rapprochez du monstre, elle brille de plus en plus.... mais je pense que vous avez autre chose à penser que tout ça. Vous avez l'air fatigué. "

Sur ces mots, le jeune homme conserva ses pierres et les plaça dans sa besace, avec la première qu'il avait ramassé. Cela peut toujours servir, non? Mais alors que ses yeux oublièrent la silhouette du colosse, il sursauta lorsque la présence soudaine d'un homme à la chevelure rougeoyante se fit sentir, apparaissant comme par magie. Heureusement qu'il avait le cœur d'un jeune homme!

" Ouf! Vous m'avez fait peur monsieur. Mais "jeune homme", c'est un peu trop pour moi. Mes yeux sont comme les vôtres, ils ont vu beaucoup de chose que l'on ne peut imaginer. Mais ici, je vois un gros colosse qui trimbale son île loin des côtes... et plein de gens dont l'apparence est bien trompeuse. Héhéhé! "

Son rire était cristallin et très amical, en parfaite adéquation avec sa stature. Quant à ces paroles, elles étaient volontairement pleines d’ambiguïté avec le syliméa car il était un garçonnet qui aimait jouer avec les mots.... mais qui signifiait aussi qu'il savait ce qu'il était... ou plutôt, il le disait entre les lignes.

" Vous avez l'air d'être un homme intéressant et j'aimerais qu'un jour nous ayons une vaste discussion... mais aujourd'hui, je suis malheureusement pressé par le temps. On va devoir reporter. "

Tout sourire, l'enfant commença à l'éloigner mais il se retourna quelques instants pour une petite faveur.

" Dites-moi messieurs... si vous revoyez la jeune fille de toute à l'heure, vous pourrez lui dire qu'Eucléis ne mérite pas autant de considération... le citer comme le dieu Fen... c'est un peu trop pour un vieux fou. "

Il sourit et reprit sa route, sur son âne, comme il était venu. Alors que la population commençait à s'avancer maintenant que le calme était revenu, lui s'effaça tranquillement parmi la foule naissante. Alors? Vous avez deviné maintenant? Toujours pas? Vous n'êtes pas bon au devinette.


Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez l'occasion de le recroiser... il a encore tellement de chose à vous raconter....




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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 26 Mai - 4:31

Chapitre III: Le Réveil

Acte IV: Liquid Hell

Une fois que son corps retrouva sa forme terrestre Fenris resta là, sur la toiture chancelante d'une maison, assis la tête entre les mains, sourcils froncés et paupières plissées. Les cris des gens emportés par les eaux restaient prisonniers de son crâne, leur panique incontrôlée et leur manque d'air résonnait maintenant qu'il s'entendait penser, la lutte de leurs membres agités pour regagner la surface le ramenait brutalement quelques siècles en arrière, lors de son premier naufrage. Il lui fallut une bonne paire de minutes pour retrouver le monde des vivants, même si ce monde n'était plus qu'un port éventré en proie à la furie des eaux qui ne tarderaient pas à reprendre leurs droits. Ballotté dans des étendues lointaines en compagnie des morceaux de bois et de chaume, c'est avec un autre cri décomptant le temps restant qu'il revint à lui.
Brom et Kalysta semblaient avoir trouvé comment coopérer, ce qui au moins donnait l'occasion aux autres personnes de se concentrer sur la survie et la préservation du village, déjà gravement atteint par les tsunamis. Fen agita la tête dans l'espoir que la lumière s'y fasse, sans grand succès. L'air dont il avait pris la forme s'était engouffré entre ses oreilles, rendant toute tentative de réflexion très compliquée. Pourtant nombre de choses restaient à faire, et il n'avait pas totalement oublié les consignes de la main de Bor, qui servait encore de rempart humain entre les villageois et la poiscaille. Dieux que ce géant était taré. Courageusement génial, mais taré. Fen souffla un coup et se mit deux claques pour se réveiller. Il descendit d'un bond relativement agile et déplora avoir été contraint de se séparer de ses armes, dont l'absence pesante lui faisait l'impression de se balader nu comme un ver.

Ceci dit il savait que le poids rassurant de son épée ne l'aiderait pas à nager, ni à se déplacer aussi vite qu'il le devait. D'ailleurs il embrigada plusieurs des marins qui s'étaient attachés et deux civils totalement pétrifiés qui n'osaient pas regagner les hauteurs d'où provenait une autre série de cris. Apparemment la place plus reculée n'était pas forcément plus sûre, et ce malgré les efforts ingénus des quelques figures présentes, se découvrant une autorité salutaire, le parfait nouveau-né d'une une telle catastrophe. Hélas bonne volonté ne rimait forcément pas avec bonne décision. Peut-être comprendraient-ils bientôt que ce n'était pas le moment de faire des séances d'étalage politique, pas quand la moindre erreur coûtait des vies. Or des choix, il devrait en prendre aussi.
Pressant les hommes et la seule femme d'une main impérieuse sur l'épaule, il se mit à chercher les outils qu'on lui avait demandés. Il trouva aisément deux ou trois trucs qui pourraient faire l'affaire, et les posa sur un plan de travail le temps de regarder autour de lui et mieux inspecter les lieux. C'était un atelier plus que correct pour un petit village de la côte, et il était plus fourni en outils de réparation navale qu'en matériel de forge conventionnelle. Quoi qu'il en soit bien que ce ne soit pas optimal il y avait largement de quoi panser l’œuvre de Brom. Rassemblant son sang froid, le borgne fouilla les tiroirs et l'établi à la recherche de clous assez solides. Et il en trouva... un tonneau entier. Ouvert et prêt à cracher son contenu une fois que l'eau entrerait là. Il jura. Comment se résoudre à attacher des types dans une pièce où les débris métalliques allaient être projetés en tous sens ? Bien sûr que l'enclume tiendrait... mais eux étaient de chair et non d'acier. Si la vague ne les tuait pas, la ferraille le ferait. Il ne pouvait pas non plus jeter tous ces bouts de métal à l'extérieur, autrement ils tueraient ceux à l'extérieur.


« Sur les toits ! Allez magnez-vous ! La pierre vous supportera. » Il en bouscula un plus réticent dès qu'il entendit l'annonce hurlée au loin. Deux minutes restantes. « Allez mon vieux, c'pas le moment d'avoir le vertige. J'viendrai vous chercher quand ce sera fini, vous avez ma parole. » Puisse Dame Fortune me faire dire vrai. Ils firent le tour de la bâtisse qui se trouvait derrière le rempart artificiel et Fen les aida à monter grâce à une échelle à moitié pourrie qui était attachée non loin. Deux marins passèrent en premier et aidèrent un troisième à les rejoindre en lui tendant leurs mains sales, ce qui laissait encore deux rescapés. Fenris sentit l'angoisse monter dans son ventre comprimé, l’œil planté sur la densité remuante de ce chaudron souverain.

Puisse Seior s'échapper avec les gamins. Puisse Seior s'échapper avec les gamins. Qu'ils trouvent un endroit, quelquer part, peu importe, et qu'ils restent loin d'ici. La litanie ne s'arrêtait pas, bien que son corps s'active à grandes enjambées, parcourant autant de distance que possible pendant que ses paluches de vieux pêcheur portaient la villageoise, dans une courte échelle maladroite. Bénie soit sa stature, qui lui permit presque de la déposer sur les tuiles sombres de la forge, pressant quelques inconnus à également essayer de trouver refuge en haut. Mais il n'avait pas assez de bras pour tout le monde. Il ne pourrait tous les aider, tout en se sauvant aussi. Leur laissant l'usage de l'échelle qui grinçait à chaque utilisation, le Lhurgoyf sauta à l'intérieur de la bâtisse et recouvrit le tonneau de son couvercle sur lequel il s'appuya de toutes ses forces. Le bois gémit sous la pression et retrouva sa place, scellant les bouts de fer avec quelques objets dangereux, et son chapeau qu'il y avait balancés précipitamment.
Le bruit l'alerta. C'était un murmure diffus qui se muait en grondement de plus en plus proche, et lui tordait les boyaux comme un nœud de dragonne. Il n'eut guère le temps de réfléchir. Il empoigna les chaînes qui lui lestaient les poignets et passa les maillons à travers les crochets qui servaient à suspendre les marteaux, dont il s'était déjà débarrassé, et pria intérieurement de vivre assez longtemps pour repiocher quelques clous dans ce maudit tonneau.

Le grondement se fit sifflement rauque et traînant, une plainte devancée par quelques cris de frayeur ou des accrochages de gens imprudents. Il entendit bien les quelques marins gueuler quelque chose depuis le toit, sans toutefois le distinguer. Il regarda par la fenêtre à quelques coudées, et puis il la vit. La mer trouble se soulevait en pentes effroyables, qui s'abattraient sur lui tel le courroux de Soulen. Fen serra les poings, brûlant soudain de la pulsion irrationnelle de se libérer et fuir. Il était un animal pris au piège, à nouveau. À nouveau l'océan venait le chercher au fond de son trou, martelant cette malédiction confirmée depuis des années. Il ferma les yeux avec désespoir, et puis l'eau s'infiltra à travers les fenêtres et toutes les superficies qui la laissèrent passer, bousculant hommes et objets avec la même aisance.
Fenris fut immergé en quelques secondes. Ses cheveux flottèrent autour de son visage épouvanté, bien que son corps ne cherche pas à se débattre. Le courant était déjà trop rude pour qu'il lutte et manque de se briser en deux sous la pression. Néanmoins son poids fit céder l'un des deux crochets qui le soutenait, et il se retrouva secoué par l'onde qui tournoya dans la pièce fermée, ses chaînes raclant sa peau de leur morsure métallique. Il contint l'envie de crier de toutes ses forces de peur de perdre l'oxygène précieux qu'il retenait encore, bien que ses jambes et sa tête aient été heurtés par un tabouret de bois. Par expérience il expira lentement, gagnant quelques secondes de plus. L'un dans l'autre son cache-oeil se fit la malle, emporté dans ce monde abyssal monochrome. Fenris ferma les yeux en spectateur passif, vulgaire débris parmi tant d'autres. Une douleur sourde lui déchira l'épaule -certainement démise- et l'ensemble du flanc droit, sans qu'il ne parvienne à comprendre ce qui lui arrivait exactement. Son œil sain avait bien du mal à discerner quoi que ce soit à travers le sable qui grisait tout ce qui l'entourait, et ce ne fut que d'interminables secondes plus tard qu'il remit pied à terre, toussant et recrachant le liquide ingéré de force. Enfin il se détacha la main droite dont les chaînes intactes avaient meurtri sa peau.


« Au moins cette fois elles ont servi à quelque chose. » Pensa-t-il avec amertume, retrouvant doucement ses appuis. Il n'avait rien de grave mais il était sacrément sonné. En plus de ça son flanc était partiellement ouvert. De gros bouts de verre et de métal s'y étaient fichés, rougissant sa chemise abîmée. Il roula des yeux et grimaça. Manquait plus que ça. Grognant il regarda par la fenêtre, à la recherche de signaux annonçant une autre vague. Néanmoins rien ne vint immédiatement, ce qui lui permit de reprendre son souffle et se donner le luxe de grommeler. Dans un équilibre précaire, il fouina dans le tonneau pour reprendre ce qui l'intéressait. Son chapeau et les affaires de Brom, qu'il espérait valoir le coup après ce qu'il lui en avait coûté de les récupérer.
Traînant la patte, le bras droit mollement tendu le long du corps, Fenris mut sa carcasse jusqu'au colosse, à qui il confia une dizaine de clous, un nouveau marteau et une série d'autres bricoles. Il lui fit également l'inventaire du matos qui se trouvait à l'intérieur de la forge et dont il ferait sûrement bon usage.

« On se retrouve plus tard, je t'en dois bien une, mon ami. » Il grogna une pseudo-protestation et grinça des dents en sentant ses côtes se plisser. Il lui rendit quand même un sourire et une grande tape dans le dos, se sentant petit pour une des premières fois de sa vie. Ensuite il se replia sur quelques mots d'encouragement aux uns et aux autres, sans grande conviction puisque ses traits pâlissaient de minute en minute. Les chiens n'étaient décidément pas faits pour faire trempette, et encore moins pour être attachés. En passant il posa une main sur la main de Kalysta, sans pouvoir s'empêcher de décocher encore une ou deux conneries. « La bonne compagnie elle est encore là, si vous êtes partante. Après tout ça elle a une sale gueule je le concède sans mal, mais bon... on fait avec ce qu'on a, pas vrai ? » Il lui sourit mais ne resta pas. Elle n'aurait aucun mal à le trouver dans un village aussi petit... sans parler du fait qu'il ne soit pas vraiment dans la condition idéale pour aller très loin. Il lui fallait un soigneur... quelqu'un qui pourrait lui enlever ces trucs du ventre sans l'estropier, de préférence.
Le cerveau embrumé, l'Ascan regarda au loin avec la nette impression d'avoir définitivement perdu le seul foyer qu'il ait jamais eu en trois siècles. La nostalgie s'installait de plus en plus tenace, sans lui laisser le recul nécessaire à appréhender la situation dans son ensemble. Les marins commençaient à jacasser au sujet d'un jeune enfant qui ramassait des pierres brillantes sur la plage, ce qui lui arracha une expression d'incrédulité. Il n'y prêta pas plus attention que cela et prit un des fameux cailloux bleutés qu'il glissa dans une poche sans même le regarder. Finalement il marcha vers l'intérieur des terres avec l'assurance d'un soûlard récidiviste, d'où s'était élevée une voix féminine conviant les blessés à la rejoindre. En remontant le flux du vent qu'elle avait utilisé il ne fut guère difficile de la retrouver. Sa vision déjà amoindrie commença à se flouter. Plus que quelques mètres. Ses doigts se crispèrent sur les bords de son chapeau, et il se promit de retrouver Bianca et Gleipnir avant que quelqu'un d'autre ne les trouve. Il lui sembla même reconnaître les traits féminins qui perçaient parfois sous une lourde capuche brune, mais il n'eut pas l'occasion de tirer ses doutes au clair. Trébuchant sur un cadavre échoué, il s'étala de tout son long, aux pieds de la voix qu'il avait suivi comme si sa vie en dépendait. Et puis... L'obscurité l'engloutit.


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Aliénor Isil
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Mar 26 Mai - 16:47

Aliénor pensait avoir tout vu dans ce bas monde, mais encore une fois, et en ce jours, la vie lui prouva qu'elle avait eu tort d'être aussi confiante ; entre l'apparition d'un Tsunamie et la rencontre d'un petit enfant qui vous fait la morale comme un vieillard face à la jeunesse, on pouvait dire que l'Eryllis était servie ! C'était déroutant et la jeune femme ne savait plus où se donner de la tête. Les premiers blessés s'approchaient mais la présence du garçonnet la perturbait. Avait-il des parents ? Pouvait-elle vraiment le laisser seul ? Elle s'en voudrait si jamais il lui arrivait quelque chose, mais en même temps, elle ne pouvait pas veiller sur lui avec tout le travail qu'elle allait avoir. Et enfin, les premiers blessés se présentèrent à elle, gémissant des lamentations, des supplications de les prendre en premier. Le désordre se faisait vite sentir ; ils étaient à peine une dizaine, pour l'instant, mais cela suffisait pour créer des tensions entre eux. On crachait au visage de l'autre que ce n'était pas son tour, qu'un tel était plus gravement blessé que l'autre, que c'était urgent pour un autre, les voix mugirent, les gestes commençaient à se faire plus menaçant et Aliénor perdit patience :

Silence !

Une explosion jaillit de l'air, portant d'une puissance inouïe sa voix criarde et autoritaire telle une lame de vent. On perdit équilibre face à cette bourrasque impressionnante, on recula face à la lueur de colère qui luisait dans les yeux de la Guérisseuse. Le Silence était là, pour sûr, et tout le monde regardait la jeune femme avec de grands yeux horrifiés. Cette dernière respira trois fois, le temps de faire redescendre son animosité et de se réapproprié son sang froid. Elle reprit finalement la parole, d'une voix calme, mais aussi cinglante et dure qu'une dague sous la gorge :

Impact du crâne et perforation du torse, sont prioritaires... Ensuite, les enfants et les personnes âgées...

Aussitôt, une petite poignée de gens répondant à ses critères se détachèrent du groupe pour se jeter quasi à ses pieds. Aliénor s'installa sur le sable et ses mains agirent rapidement. Beaucoup étaient blessés à la tête, mais par chance, peu avait la poitrine touchée, cela aurait été plus tragique. Les blessures se refermaient vite, comme par enchantement et les corps étaient revigorés d'une nouvelle énergie. Le pouvoir de la jeune femme avait grandis, prit en puissance et maintenant, elle était capable de soigner autrui avec une seule main, permettant ainsi de se concentrer sur deux personnes en même temps. Et tandis qu'elle appliquait ses soins, son regard sombre tomba sur cette masse humaine qui l'entourait et de ces visages décomposés. L'Eryllis soupira, et alors qu'elle refermait une plaie sur le crâne d'un enfant, elle prit la parole, mais cette fois, d'une voix posée et qui se voulait calme :

Écoutez moi, je sais que vous êtes effrayés et que vous avez mal... Mais une personne qui a le crâne brisée, ou qui se retrouve avec une plaie béante près du coeur a plus de chances de mourir qu'une personne qui a simplement l'épaule déboîtée. Vous comprenez, non ?

Certains hochèrent sinistrement de la tête, certains à contre coeur et Aliénor reprit tout en gardant cette même voix :

Tout comme je sais que vous comprendrez qu'un enfant, ou une personne d'un âge avancé, sont trop fragiles pour survivre à certaines blessures...

Ils abdiquèrent aussi, en chouinant un peu, mais ils donnèrent raison à la guérisseuse. Cette dernière lâcha un soupir de soulagement, tandis qu'elle passait une main au-dessus d'une vieille dame.

La Panique fait naître le Désordre, reprit-elle d'une voix plus autoritaire. Le Désordre amène à la Violence... Je suis sûr que vous ne voulez pas qu'on en vienne à là. Je pense que vous avez assez eu de violence pour aujourd'hui... Je vous assure, que je ne quitterais pas ces lieux tant que vous ne serez pas tous sur pieds, je vous en donne ma parole. Mais si vous voulez être guéries au plus vite, et dans le calme, il faut qu'on s'organise et que vous soyez unis. Si jamais vous trouvez une personne en difficultés, amènes la moi, si une personne arrive et est gravement blessée, laisses la passer en priorité. Ainsi, nous sauverons bien plus de monde et vous n'aurez pas de mort sur la conscience... Nous sommes d'accords ? Bien... maintenant asseyez-vous, vous me donnez le vertige à rester debout.

Et les blessés obtempérèrent dans une vague de brouhaha. C'était dans la nature humaine de se plaindre, mais personne ne contredirent les règles de la guérisseuse. Ainsi, tandis que l'Ordre était revenue, malgré quelques marmonnement à droite et à gauche, Aliénor se donna corps et âme à la guérison d'autrui, sous les regards émerveillés de certains. Elle faisait vite, bien, mais vite. Ils n'étaient qu'une quinzaine pour l'instant, mais à l'horizon, d'autres personnes arrivaient et l'Eryllis entama une prière mental aux Divinités pour lui donner de la force. Car, quelque chose lui disait, qu'après cela, elle s'écroula à terre, vidée de toute énergie tant elle aura utilisé son pouvoirs. Tant pis, c'était le prix à payer...

Par réflexe, elle jeta un regard derrière son épaule pour voir l'enfant et ses yeux perçurent une immense silhouette bien trop familière à ses côtés. La Nomade retint son souffle lorsque le souvenirs de ce visage lui frappa de plein fouet l'esprit. Brom, le Haut-Prêtre du Dieu Bor. Mais que diable faisait-il ici ? Avec toute cette agitation, elle ne l'avait même pas remarqué. Aliénor s'apprêtait ainsi à retourner son attention sur le blessé qui était devant elle, mais lorsque les jambes du colosse défaillirent, son instinct de guérisseuse répondit aussitôt, et d'un bond, l'Eryllis se retrouva sur lui.

Brom ! Seigneur Brom ! Vous m'entendez ? demanda-t-elle tandis qu'elle passait déjà ses mains sur lui.

La Nomade sentait sous ses doigts un corps éreinté, abîmé et un crâne fissuré. Il était loin de l'image de cette montagne de muscles qu'elle avait connu à Noathis et son coeur se serra face à la vision de cet homme, qu'elle admirait, dévasté par l'effort. Qu'avait-il donc fait pour qu'il soit dans cet état ?

Ce n'est plus de votre âge, Seigneur Brom... dit-elle d'une voix faible et d'un sourire triste, avec l'espoir que ça le fasse réagir.

Lorsqu'elle fut certaine que tout les parties de son corps fut soignées, la Rôdeuse ne fut pas pour autant rassurée de laisser le Haut-Prêtre sans quelqu'un pour le surveiller. Et voilà que les blessés s'impatientaient ! Mais par chance, leur attention furent très vite divertis lorsque le garçonnet confia à haute voix que ces jolies pierres qui jonchaient le sol étaient des sortes de boussoles. Aussitôt, certains commencèrent à en ramasser, avidement, ce qui laissa un moment de paix à la guérisseuse, le temps qu'elle sorte une cape sous sa besace pour la placer sous la tête du Gélovigien.

Reposez-vous, Brom, murmura-t-elle d'une voix suppliante. Vous avez assez fait pour aujourd'hui... Bor serait fière de vous...

Elle aborda un sourire doux et Aliénor se leva. Ses pieds percutèrent aussitôt des pierres lumineuses, ses fameuses pierres qui attiraient toute l'attention. Par réflexe, elle se baissa et en ramassa d'eux, non sans les regarder avec une lueur de curiosité, avant des les enfourner dans son sac. Elle verra ça après, d'abord, les blessés. Et tandis qu'elle s'apprêtait à retourner dans la masse, son regard tomba sur un homme qui est apparue derrière eux dans un nuage de fumée. Il commençait à discuter avec le petit garçon, mais la Guérisseuse n'hésita pas à couper court à leurs discussions :

S'il vous plait, Messire, pouvez-vous veiller sur le corps du Haut-Prêtre de Bor ? demanda-t-elle en désignant Brom sur la sable. S'il lui arrive quelque chose, je vous en conjure, prévenez-moi...

Ses yeux sombres, luisant d'inquiétude, plongea dans les méandres de son regard. Si elle était restée un peu plus de temps sur ses iris, alors, elle aurait remarqué que cet inconnu était un compatriote de sa chère Kalysta. Mais ça, elle ne pouvait pas le savoir, car déjà, d'un bruissement de cape, la Nomade était retournée auprès de ses blessées qui l'attendait quasi comme une messie. Elle espérait d'ailleurs secrètement qu'il y aurait un autre Guérisseur dans les parages, mais pour l'instant, c'était seul qu'elle assuma les responsabilités.

Nombreux blessés passèrent ainsi sous ses mains, quasi à la chaîne, sans interruption. Deux ou trois fois, elle dut élever la voix pour remettre de l'ordre, sans jamais faiblir, sans jamais baisser les bras. De temps en temps, elle frôla de ses doigts le catalyseur qu'elle portait autour de son cou et qui émettait à présent une faible lueur bleuâtre. Elle commençait à fatiguer, oui, mais elle n'abandonnait pas et maintenait la cadence. Entre deux blessés, elle jeta un regard derrière son épaule, mais à sa plus grand surprise, elle ne trouva pas le garçonnet. Était-il parti ? Inquiète pour lui, elle chercha à le retrouver dans l'horizon, mais il n'était nul part. Cependant, elle perçut du coin de l'oeil une silhouette, étrangement familière, qui s'avançait difficilement vers elle... et qui s'écroula à terre, sans se relever. Aliénor réagit aussitôt, et ordonna qu'on amène l'inconnu rapidement vers elle. Deux homme s'empressèrent de le ramasser et de le traîner vers la Guérisseuse. Le sang de cette dernière ne fit qu'un tour :

Fenris !

Il était dans un état déplorable et son coeur se serra inexorablement. Un flot de souvenirs revint à la mémoire, qu'elle étouffa d'un grognement quasi lupin. Non, il était hors de le question qu'elle le laisse crever comme ça ! Rage et inquiétude bousculèrent son petit coeur et aussitôt, la Rôdeuse arracha le haut du Lhurgoyfs. Elle entendit une expression d'horreur dans la foule lorsqu'ils virent des débris enfoncées dans son flanc droit. Aliénor respira fort, sortit précipitamment tout son artillerie hors de sa besace. Par chance, l'Eryllis préparait toujours des baumes en avance pour éviter de perdre du temps à les refaire si elle en avait réellement besoin. Une forte odeur de plantes et d'alcool lui chatouilla les narines et, ordonnant qu'on tienne Fenris, la jeune femme plongea ses doigts dans la plaie et lui retira les morceaux indésirables hors de sa chair. Elle sentit son ami se crispait sous ses mains, mais malgré les protestations, elle continua, ordonnant qu'on le garde cloué au sol. La calvaire dura peu de temps, mais fut éprouvant, et lorsque tout les débris furent retirés, elle versa son baume dans la plaie. Elle fit en sorte que la mixture s’imprègne dans chaque recoin, avant de passer ses mains au-dessus de la blessure. En quelques secondes, elle se referma, tout comme les autres dispersaient dans le reste de son corps.

Vous pouvez le lâcher, demanda-t-elle en essuyant ses mains dans sa cape.

Après quoi, elle souleva doucement la tête de Fenris et la plaça sur ses genoux. Ses yeux sombres luisaient d'inquiétude et tandis qu'elle fit signe aux autres blessés de se placer à côté d'elle pour continuer à appliquer ses soins, elle caressait d'une main machinale les cheveux du Lhurgoyf, attendant un signe de vie venant de sa part.
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 13 Juin - 22:08

Chapitre III: Le Réveil

Acte IV: Starting All Over Again

Dans la dimension nébuleuse et obscure où il était tombé, Fenris essaya péniblement d'ouvrir les yeux, sans grand résultat. Ses paupières lourdes de fatigue rendaient toute perception insondable et distordue, comme à travers un miroir déformant. Malgré tous ses efforts elles lestaient le poids mort de son corps entier, recouvrant le monde d'un épais rideau d'incertitude. Quelles étaient ces voix, quels étaient ces mains fébriles qui soulevaient cette carcasse abîmée, dont les cheveux recouvraient le visage ? Quelle était cette soudaine agitation, ce murmure perturbateur qui bourdonnait sans qu'il arrive à en saisir le sens ? Il se concentra pour comprendre et grimaça de douleur, la respiration rendue difficile par les débris fichés dans ses côtes. Tout doucement il revenait à lui, il s'arrachait aux limbes du sommeil temporaire qui lui étendait si chaleureusement les bras. Mais la lutte était moins déterminée qu'elle n'en avait l'air. Au moins dans le noir magnanime où il était bercé plus tôt tout était plus diffus et supportable. L'isolement, la culpabilité, l'appréhension, la souffrance.
Tout à coup, quelqu'un cria son nom. Une voix de femme. Appuyée et un peu trop forte pour sa pauvre tête, d'ailleurs. Il eut l'impression de se réveiller en panique comme un enfant pris en faute, à ceci près qu'il n'avait pas la force de sursauter. Cillant à plusieurs reprises de sa paupière valide pour se réhabituer à la lumière, il porta une main à sa tête douloureuse. C'était comme si la moitié de sa cervelle avait été rincée par l'eau et essorée à la va vite juste après. Il fut allongé avec l'aide de deux villageois et dut se focaliser sur l'idée de ne pas vomir ses tripes. Sa tête jouait les toupies et l'eau n'avait pas encore totalement quitté ses poumons affaiblis. Le sol se mit à bouger seul, ce qui força le borgne à rouler sur le côté, appuyé sur le coude. Il baragouina quelques brèves paroles visant à rassurer la meute voyeuse qui l'observait attentivement sous toutes les coutures, mais ne parvint pas à se faire comprendre. Il lui fallait de l'air. De l'espace. Bouche ouverte il prit une profonde et lente inspiration, ce qui soulagea un peu sa respiration mais lui scia les muscles abdominaux. Et merde.

Deux mains assurées ne lui laissèrent pas trop le choix et l'invitèrent à s'allonger. Peu engageant il grogna d'instinct, trop perturbé pour résister vraiment. Encore sonné, il vit la femme qu'il ne reconnut pas tout de suite déchirer brutalement sa chemise.
« Hey doucement. Une femme devrait toujours prendre le temps de me déshabiller. » Il n'était clairement pas sérieux et bafouillait plus qu'il ne parlait. Sa langue était pâteuse de soif et un infâme goût de sel et de rouille l’écœurait. Il ferma l’œil à nouveau dans l'espoir que les hauts le cœur finissent par se calmer, qu'il puisse demander à boire. Un truc fort de préférence. Ce serait pas de trop avec ce qu'il venait de traverser. Il rouvrit les yeux et vit la demoiselle qu'il reconnut comme Aliénor, une rôdeuse de l'est, fouiller dans sa sacoche. La méfiance endormie à la fois parce qu'il la connaissait et parce qu'il fallait bien l'avouer, il était trop amorphe pour des salutation en règle, il murmura son prénom sans trop savoir quoi faire. Pourquoi bordel est-ce qu'il y avait encore deux gusses qui le tenaient immobilisé ? « Lâchez-moi maintenant. » Le ton n'était pas une demande, c'était une exigence.
Il regarda le pêcheur en biais, et ressentit la compassion navrée qui émanait de lui. Ça, ça sentait pas bon. Pas bon du tout. Soit sa blessure était plus sérieuse qu'il ne l'avait cru, soit quelque chose se préparait. Ses forces lui revinrent en un sursaut désespéré d'animal acculé. Bougeant brusquement, il réussit à se dégager le bras... en oubliant l'épaule qu'il s'était démise. Il inspira si fort qu'il émit un hurlement étouffé. Les crocs serrés il jura et insulta les deux types, qui comprirent en voyant le bras immobilisé qu'ils avaient été un peu trop zélés à la tâche. Fen serait privé de son bras gauche tant que personne ne jugerait bon de lui remettre l'os en place. Ou qu'au moins on lui laisse un peu d'air, histoire qu'il puisse le faire tout seul. Ce ne serait pas la première fois...

Il leva la tête juste à temps pour voir les mains humides d'Aliénor approcher un peu trop près de ses blessures. Par réflexe il se crispa de tout son long, n'osant pas plier les jambes pour se dégager. S'il jouait aux cons alors qu'elle procédait à l'extraction, il risquait de sacrées hémorragies. Un geste imprévu et les bouts de métal pouvaient crever un organe. Davantage par instinct de préservation et de survie que par confiance, Fen se tint tranquille. La douleur était de toute façon trop vive pour qu'il puisse faire quoi que ce soit. En ultime recours il pourrait toujours phaser pour se débarrasser des débris... mais il était trop épuisé pour ça. Il arrivait à peine à réfléchir, alors la magie ce serait pour plus tard.
Les doigts agiles d'Aliénor infiltrèrent les plaies et bougèrent ses chairs à la recherche de tous les corps étrangers. Le Lhurgoyf lui était raide comme un piquet, l’œil vicié de ressentiment envers ses personnes qui lui forçaient la main. Il avait voulu chercher de l'aide, pas se faire attacher comme un putain de clébard ! Il serra les poings de son bras valide, à défaut de pouvoir le faire des deux côtés. Néanmoins l'inspection d'une blessure plus profonde juste en dessous de son nombril le fit crier, le front perlant de sueur. Il cogna un des hommes d'une grosse mandale qu'il n'avait pu réprimer. L'impact le soulagea au moins de la frustration, et l'espace vital qu'il gagna de la sorte fut tout aussi appréciable. Bordel de merde, quelle idée d'essayer de retenir un gars qui faisait deux têtes de plus ?

Le coup le vida d'une énergie qui se faisait déjà rare. Épuisé il resta tout à coup très droit, la respiration saccadée et lourde, le temps qu'Aliénor termine de l'esquinter. Son flanc semblait pulser de déchirements réguliers, lentement apaisés par la lumière qui s'échappait des mains de la soigneuse. Le Borgne souffla et observa le ciel bleu qui se dressait devant lui, insondable et infini entre les fils pâles des mèches qui lui tombaient en désordre sur le visage. Dame Fortune l'avait sauvé, mais ne l'avait pas épargné pour autant. Il porta la main à son front qu'il essuya avec lassitude. Il n'avait pas été en danger de mort, mais c'était pas passé loin. À supposer qu'il en ait encore une, sa fierté en aurait sûrement pris un coup. Heureusement ce n'était pas le cas, et il ne restait qu'un relent incertain de dignité, aussi malmenée par cette situation. Aliénor posa sa tête sur ses genoux, et éclipsa presque la brutalité de ses soins par une douceur désarmante. Il tourna la tête loin d'elle, agacé de ne pas réussir à lui en vouloir. De longues minutes s'écoulèrent.

« Merci, Ali. » C'était un grognement d'animal de mauvais poil et pas la civilité d'un homme bien élevé. Il faudrait qu'elle s'en contente, c'était tout ce dont il se sentait capable. Il lui revaudrait ça plus tard, d'une façon ou d'une autre. En attendant il s'accordait quelques temps pour faire le deuil du village tel qu'il l'avait connu, de sa chemise préférée, de son assurance... et de son ressentiment de courte durée. Le loup sur son bras gauche inerte luisait encore sous les rayons du soleil du sud, surveillant les flots remuants et les nuages orageux tel un gardien silencieux.



Terminé pour moi. ;)



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MessageSujet: Re: EVENT : Le Réveil   Sam 19 Sep - 20:18



Alors que les berges semblaient retrouvés leurs calmes, que les pêcheurs et autres villageois revenaient vers le rivage, une chose étrange se produisit à l'horizon. Bien que l'on ne distinguait à peine le colosse de l'île, un bruissement sourd se fit entendre, comme un râle étrange. Cela ressemblait presque à une complainte, un cri de douleur mais pourtant, la créature n'avait pas été blessée ni même attaquée.

Ce fut alors que brusquement, l'île se mit à sombrer sous les eaux, tout doucement, la créature s'enfonça jusqu'à complètement disparaître. Est-ce qu'il s'agissait là la clef du mystère? L'île ne faisait pas qu'uniquement se déplacer, elle disparaissait tout simplement. Voilà sans nul doute la raison pour laquelle El bahari avait surgit brusquement il y a dix ans de cela, de nul part. Était-ce également comme cela que la civilisation ascane avait disparu? Mais qu'allait devenir ceux qui y vivaient jusque là paisiblement? Etaient-ils condamnés à revenir à la civilisation? Peut-être, peut-être pas... mais cela marquait un nouveau tournant.

Alors que l'île n'était plus visible, cela laissa les gens présents perplexes face à ce spectacle. Le calme était revenu, mais il y avait tellement de dommages collatéraux à ce évènement. Les blessés, les berges, les navires et les maisons. Tout était à reconstruire. Tout était à refaire. Quant aux peuples des hommes sauvages, ils y avaient perdu bien plus encore. Mais ce n'était pas une fin... pas encore. Il s'agissait là d'une renaissance.

Fallait-il abandonner? Non. L'île n'avait pas été détruite, elle était toujours là, quelque part. Le colosse avait fait naître une immense barrière et avait rejeté tout entité humaine et vivante de l'île, mais aucune autre créature. Que signifiait ce choix? Est-ce que l'île cherchait à protéger son bien? Mal lequel? Quel trésor? Y avait-il quelque chose sur l'île d'aussi précieux? Tant de chose à explorer, tant de chose à découvrir. Rien n'était dû au hasard. La nature ne faisait jamais les choses sans qu'il n'y est une logique. Mais qui serait assez valeureux pour tenter de le comprendre, ou assez fou? Peut-être un petit bonhomme qui se promenait sur le dos d'un âne, ou peut-être une autre âme qui se trouvait sur ses rivages. L'aventure ne s'arrêtait pas là...


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪

Ceci marque la fin de cet event.

Voici vos récompenses :


_ Tous les participants ont gagné 10 points d'exp.
_ Tous les participants reçoivent un cristal du Colosse de El Bahari dont voici les caractéristiques.


Il s'agit d'une pierre qui s'est échouée sur les plages. D'après les dires d'Eucléis, cette dernière se met à briller de plus en plus lorsque l'île est toute proche. Elle peut ainsi vous servir de boussole pour retrouver El Bahari. Elle serait un morceau du corps du Colosse et a la particularité de flotter. Sa valeur marchande est difficilement estimable.




_L'île de El Bahari peut à présent bouger et n'est jamais au même endroit bien longtemps. Le colosse qui la transporte est inoffensif en soit. Par contre, l'île peut se trouver autant sous l'eau qu'à sa surface. Lorsqu'elle revient à la surface, elle est accessible à tout le monde. Lorsque l'île est émergée, une barrière la protège entièrement mais ceux qui possèdent des talents qui leur permettent d'aller sous l'eau peuvent l'atteindre. Lorsque l'île est sous l'eau, un logo l'indiquera.



Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer à la suite de ce message afin de conclure l'aventure. Si vous avez la moindre question, veuillez contacter Sighild.



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