Chacun ses démons.

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 Chacun ses démons.

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Duscisio Balibe
MessageSujet: Chacun ses démons.   Ven 5 Juin - 0:38

Deux semaines ont passées depuis la recrudescence. Bien que la notion du temps ne soit plus d'une importance aujourd'hui, le mois de Faneal devait avoir déjà commencé depuis peu.

Les soleils cachés par la végétation abondante de la forêt de Noathis laisse transparaître suffisamment de clarté pour apercevoir le moment de la journée. La soirée approche, la nuit commence déjà à tomber. Comme toutes les précédentes, les journées paraissaient comme des semaines sans nuit donc la longue durée laissait le temps à un rosier humain terrifié par le moindre bruit dans les broussailles. Le jeune homme s'était pourtant éloigné suffisamment pour ne rencontrer absolument personne. L'épisode précédent avait laissé des marques dans ses pensées. Son esprit tourmenté par un désespoir sans nom.

La maigreur s'était rapidement fusion à l'apparence du jeune homme qui ne mangeait presque plus. Fatigué, épuisé, dès l'instant où le sommeil le prenait, il était sujet au cauchemar les plus violents au monde. Nourrit de peurs, cela accentue son état psychologique déjà déplorable et ne cesse de raccourcir ses nuits qui deviennent de plus en plus longues. Passant son temps à scruter le moindre bruit autour de lui comme s'il s'agissait de démons qui approchaient pour le torturer. Il entendait des rires parfois, le rire d'un homme plus précisément. Ce rire reconnaissable à celui d'un prêtre rencontrer il y a des mois de cela. En plus de ses courtes heures de sommeil cet homme lui parfaisait proche la journée comme s'il attendait un moment propice pour attaquer.
Alors, la folie guette.
Dans son hallucination auditive, Duscisio dégaina son épée noire dans un réflexe défensif. De ce fait qu'il n'ait pas perdu la main de ce côté-ci, ne le laissait pas pour autant dangereux. Ses coups sont hasardeux et peu précis. Le niveau du jeune homme à l'épée serait celui d'un aveugle qui essaie d'abattre un courant d'air.

La nuit qui suivie fut tout aussi longue que la journée. Bien qu'il se calma quelques heures, le sommeil fut encore plus court que la nuit précédente. Réveillé par ce même cauchemar il fut pris dans une autre hallucination. Des roses blanches poussaient partout autour de lui. Ce n'était pas totalement faux. Quelques ronces poussaient de ses poignets, de l'arrière de ses épaules, de ses hanches et de ses chevilles. La plante qui se trouvait dans son corps avait senti comme d'un danger potentiel et par poussée de magie, elle en profita pour accroître quelques ronces pour éloigner toutes agressions. Cette dernière se trouvait imaginer encore une fois par l'esprit torturé qui imaginait de ses quelques ronces, une forêt de rose blanche entière. Alors qu'il essayait d'y trouver une sortie, celui-ci tomba dans la rivière.
Il ne remontait pas immédiatement, mais la forme sous l'eau alors que ses protections métalliques le gardaient au fond, paraissant soudainement plus calme. Sa respiration laissait échapper des bulles d'airs en petite quantité comme s'il méditait sur lui-même.

Se relevant avec prudence, sa tête dépassa lentement de la surface de l'eau comme un crocodile. Ses yeux tournaient de gauche à droite, sortie totalement sa tête de l'eau et ne tarda pas à sentir le manque d'une chose qui lui importait soudainement très important : la pierre d'intra n'était plus à son poignet.
Le bandage qui la fixait contre sa peau s'était détaché, la pierre quant à elle n'y avait plus contact. Pris de panique, il sortit tremper de la rivière pour y trouver de quoi allumer une source de lumière. Frappant deux silex non loin de ses affaires, il alluma un feu dans le trou creusé à l'effet et chercha immédiatement la pierre qui se révéla se trouver juste à côté de la cape qui lui servait de couverture. Soulagé, il utilisa un soupçon de magie pour faire pourri les ronces sorties de sa peau. Un bourgeon pris leur place, de la taille d'une noisette.
Un morceau de tissus arraché à l'une de ses capes déjà bien abîmée, il y fixa la pierre contre sa peau et sceller à nouveau son essence divine. Le reste de la nuit se passait calmement. Son sommeil ne reprit guère et resta éveillé jusqu'au petit matin. Ne contant qu'une ou deux heures de sommeil durant la nuit, quelques traits de fatigue paraissait clairement sur son visage, mêler à ceux de la nuit précédente...

Le temps était venu de prendre la direction de la cité la plus proche. Si Taulmaril était encore habité de vivant il serait allé volontiers vers l'ouest. N'étant pas le cas, au nord se trouvait la vallée d'Hillem puis le Temple de Fen. Rien qu'un temple ne soit pas le meilleur endroit où reprendre un peu de réserves, le sud où se trouvait la cité de Canopée semblait le plus approprié. Rangeant la carte du monde dans son fourre-tout, il pointa le nez au ciel pour chercher en semblait de clartés de l'un des trois soleils. Pour avoir l'heure approximative, mais aussi la direction à prendre.

Direction sud pour suivre durant quelques kilomètres la rivière d'Oxia.


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Asnaell
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Sam 6 Juin - 18:41


En ce début de Famael, Niveria n'avait pas encore recouvert le monde de son manteau de gel, ou tout du moins ne semblait pas avoir encore de prise sur l'indomptable forêt de Noathis. Bien que je sois une vraie citadine, je me retrouvais étrangement apaisée au sein de ce territoire plein de vie et de sauvagerie, peut-être parce que je n'avais pas à étouffer ma propre sauvagerie de lhurgoyf sous le couvert des feuillages denses.

Chaque année, je me faisais un devoir – mais un devoir plaisant, en ce qui me concerne – de visiter le Temple de Fen, où seuls l'art et la beauté font lois. J'avais pris l'habitude d'accompagner mes parents d'adoption lors de leur pèlerinage à ce sanctuaire, étant de grands amateurs d'art, ils m'avaient transmis leur passion et ces excursions au domaine où la nature est reine, étaient celles que j'affectionnais le plus et que j'attendais toujours impatiemment quand j'étais enfant. Autant dire que cela remontait à très, très loin. A présent, ce pèlerinage était surtout une échappatoire à la routine, motivé par le besoin de changer d'air.
Généralement, Erielle, ma mentor de couture, m'y poussait lorsqu'elle se rendait compte que mon tempérament de lhurgoyf reprenait le dessus. Pour elle, ce changement se traduisait par un manque flagrant de patience envers les clients hésitants sans raison aucune, un manque de retenu dans mes paroles. En bref, quand le masque de l'aimable demoiselle au service des plus stupides nobliaux d'Eridania sombrait immanquablement pour laisser place à une femme susceptible qu'il ne vaut mieux pas présenter aux clients. C'est à ce moment là que je fuyais mon quotidien pour aller me perdre dans les seules activités capables de calmer mes pulsions colériques, la peinture et le jeu. Cependant, j'en arrivais à un point où même l'art et le hasard, ne suffisaient plus.

Mes pas me dirigèrent donc vers le temple de Fen où je n'avais qu'à me laisser bercer par le silence paisible ou les mélodies gracieuses qu'entonnaient les prêtres possédés par l'amour de leur dieu, alors que les motifs abstraits que je couchais sur la toile, prenaient formes au bout de mon pinceau.
Jusqu’à ce que ce que mon esprit en ébullition ne supporte plus le manque d'action.

C'est ainsi que je me retrouvai à patauger dans la boue de la vallée d'Hillem, selon les indications d'une adorable prêtresse je m'étais dirigée vers le sud. Il n'était pas rare que mes visites au Temple finissent en expéditions dans la nature, et ce, malgré mon manque flagrant de sens de l'orientation. Heureusement pour moi, je ne mettais jamais aventurée suffisamment loin pour ce soit un véritable problème, je finissais toujours par retrouver le chemin du temple.

Cependant, cette fois-ci je me sentais un peu perdue, j'étais enfoncée plus loin que je ne l'avais prévu, les affaires que j'avais apportés avec moi devrait me durer encore quelques jours mais je n'envisageais pas de continuer ainsi encore longtemps. J'étais partie du temple il y a deux ou trois, et bien je ne ressente pas encore la fatigue, mon corps était parcouru de courbature à force de dormir sur un sol trop dur qu'arpentait les racines tordues, l'épaisse couverture que les prêtres m'avaient fourni ne suffisait pas à rendre confortable ce terrain inhospitalier. Au moins j'avais de quoi manger pour quelques temps encore, sous forme de viande séchée et barre de céréales mais à manger tout de même.
Je me retournai pour faire demi-tour mais le fait est que j'étais tout à fait incapable de me repérer. Tout se ressemblait autour de moi et en même temps tout était différents. La densité de la végétation  n'améliorait pas ma situation. Cet océan de verdure, strié des quelques rayons de lumières ayant réussis à percer le dôme naturel que formaient les innombrables feuilles au dessus de ma tête, était un spectacle devant lequel je m'étais émerveillée à chaque instant et qui maintenant était un frein à mon retour. Le bruissement du vent dans les branches et les bourdonnement de la vie sauvage qui m’enchantaient les oreilles, devenaient de plus en plus menaçants au fur et à mesure que le sentiment d'être piégée m'emplissait.

Heureusement, je n'étais pas une midinette et il en fallait plus que ça pour me laisser aller au désespoir. Je finirais bien par croiser quelqu'un ou... quelque chose. Je n'avançai qu'avec plus de détermination, tentant de me frayer un chemin parmi les arbustes, ronces et troncs qui me coupaient le passage. Mon pantalon et cuissardes de cuir carmin sombre étaient assez souples et usés pour ne pas entraver mes mouvements, l'effort que me coûtait cette marche excessivement dynamique m'avait fait retiré ma veste de cuir, ne laissant que ma chemise claire pour me couvrir. Mes cheveux de neige avait beau être attachés, les boucles qui retombaient sur ma nuque me donnait sans cesse l'impression d'être piquée par je ne sais quels insectes. Au moindre son suspect, un bruit plus fort, plus proche, je me saisissais de ma dague d'obsidienne. Je ne m'en étais jamais vraiment servie et même si j'avais su, je doutais qu'elle me soit d'une quelconque utilité contre un animal plus gros et plus dangereux qu'un écureuil. Ma seule véritable défense était mon autre forme de lhurgoyf, plus dangereuse, plus... acéré mais le terrain escarpé ne me donnait pas tellement confiance. Aussi, ma dague d'obsidienne était mon seul réconfort en cet instant.

Je pris le temps de dessiner l'endroit où je me poserais pour la nuit, les points remarquables qui m'aideraient à reconnaître cet endroit au cas ou. Le tronc contre lequel je m'adossai  avait été largement éventré, et je refusais d'imaginer la taille que pouvait avoir une telle bête. Je disposai des pierres en cercle en guise d’âtre pour le feu dès que les soleils commençaient à décliner rendant les alentours encore plus obscurs et inquiétants.

La luminosité me réveilla, et je dus prendre un peu temps pour m'y habituer, et me dirigeai vers le point d'eau le plus proche pour me passer un coup sur le visage, afin de m'éclaircir les idées. Des bruits ressemblants à des pas m’interpellèrent derrière moi, j'aurais été bien en mal de deviner de quoi cela pouvais bien provenir.
Je regardai rapidement autour de moi et aperçut un arbre assez gros pour que je puisse m'y percher mais pas trop haut pour que je puisse m'y hisser. Mon agilité naturelle et entraînement intensif  qu'Ecis m'avait fait subir, avaient porté leur fruit.  J'attendis que la source du bruit arrive en dessus de moi, l'arme à la main.
Je ne pris pas le temps de voir réellement à qui ou à quoi j'avais affaire avant de lui sauter sur le dos. L'instinct de survie peut nous faire faire des choses stupides parfois.

Quand je m'en rendis compte, je me relevai précipitamment, me rependant en excuse. L'homme sur lequel j'avais atterris avait l'air bien mal en point, j’espérais assez ne pas avoir empiré son état.

- Par les Dieux ! Pardonnez-moi, j'espère que vous n'avez rien.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Dim 7 Juin - 2:45

Afin de prendre le courant de la situation sur la direction à prendre tout le long du chemin, la carte du monde fut repris entre ses mains quelques kilomètres après. Son sens de l'orientation l'avait déjà aidé de nombreuse fois. Sa boussole également. Toujours accompagné de la carte, cette dernière avait l'aiguille rouge indiquant le nord pointé contre lui. La certitude de ne pas tourner en rond dans une forêt est quelques choses que l'on surveille sans arrêt.

Son chant de marche lui permettait de garder un calme qu'il n'avait pas ressenti depuis plusieurs jours. Aussi étonnant que cela puisse paraître on oublierait les crises de folie des jours précédents. Bien que seul quelques insectes et autres animaux aurait été les seuls témoins, ses crises auraient porté coup et blessures à quiconque aurait osé s'approcher.
Lors de la marche, continuant toujours dans la même direction, ses mains désormais libres s'occupait à toucher les bourgeons sur chaque poignet. Ne faisant que les toucher, il savait pertinemment que les tourner ou les manipuler pouvait lui donner une sensation désagréable. Les regardant attentivement par moment, comme d'un regret de les avoir encore, il peina un moment à vouloir les retirer. Ne plus les voir, ne plus les sentir, ne vivre avec ça du tout.

Ce parasite lui a déjà pourri la vie une fois il y a peu de temps. Cela sera la dernière, raison pour laquelle il se trouve à l'écart du monde. Ne plus voir personne semblait être la seule solution pour ne plus faire de mal à qui que ce soit.
Alors qu'il tentait à nouveau de tirer sur l'une de ses graines, il se calma un peu en respirant une profonde inspiration et remit ses bras le long du corps, l'une de ses mains tenant le fourreau de son épée accrochée à sa ceinture, l'autre prenant appui de temps en temps sur l'un des arbres qui passait à côté de lui pour se tenir dessus. Le silence à la voix, l'écoute à l'oreille, il saisissait le moindre son qui pouvait l'attendre ou lui signaler un danger. Restant dans ses pensées, il n'eut la sensation pourtant de la moindre présence aux alentours. Ne cherchant pas à rester discret, Duscisio eu le pas tranquille de voyager à travers la forêt comme s'il ne pouvait rencontrer personne. Ce qui était quasiment le cas.

Suivre la rivière n'avait que pour objectif de ne pas sortir la boussole toutes les trente secondes. Le regard balayant ce qui se trouvait droit devant lui, la prise d'information n'eut pas l'aisance de regarder au-dessus. Alors, la surprise lui tomba dessus comme un sac de patate pour le plaquer au sol.
Un peu sonné, toujours à terre alors que le poids qui l'avait écrasé s'était retiré, il n'entendit guère les excuses qui lui étaient interprétées. Se relevant lentement, il n'eut la décence de sortir un seul mot, alors quand il se retourna pour voir qui l'avait agressé, il se mit sur ses gardes très soudainement. Son bras lever devant lui, il ne faisait aucune mine d'agression. Non, c'était même le contraire. Il était terrifié.

Quelqu'un de normal qui voit une dague dans une main aurait répondu. Le jeune homme lui, fit face à la jeune femme avec l'intention de s'en éloigner.
Son visage expriment bel et bien la peur, il ne semblait guère parler. La dague était bien entendue la première chose qu'il regarda, mais ce n'était pas ça qui l'effrayait.
Cette femme habillée en cuir d'un rouge très sombre, avait la gestuelle de quelqu'un qui ne semblait aucunement dangereux. Quand l'intention qu'elle eut de s'approcher lui vint.

N'approchez pas de moi.

Peu important ce qu'elle allait lui répondre ou lui faire, le ton sec était tremblant et hésitant. Sa dague semble le cadet de ses soucis. Reprenant aussitôt du recul, l'albinos fit un pas en arrière, puis deux.

Restez loin de moi.

Ne cherchant aucunement à dégainer son épée, semblant chercher à fuir le plus vite possible, il prit un pas en arrière de plus pour mettre un maximum de distance entre lui et elle.

Tendant le bras, ouvrant la paume de sa main vers la jeune femme pour lui dire confirmer qu'elle ne devait absolument pas approcher. Alors que plusieurs mètres les séparaient maintenant, il tourna les talons pour fuir, mais trébuchant sur une racine sortie de terre il tomba à nouveau.

N'approchez pas. Éloignez-vous de moi.

Fuir, c'était la seule chose à laquelle il pensait. Allant jusqu'à ramper quelques mètres en regardant derrière lui, il se releva pour reprendre sa course.


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Asnaell
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Lun 8 Juin - 23:49


L'homme semblait sourd à mes paroles, je tentai de me rapprocher afin de l'aider à se relevé mais sa réaction fut celle d'un animal sauvage, d'un animal traqué voyant toute personne comme une menace. Il fallait bien admettre que mon arrivée fracassante n'avait pas eu de quoi le mettre en confiance.

- N'approchez pas de moi.

Je me rendis compte que je tenais toujours ma dague. Il était évident que tenter de rassurer quelqu'un une arme à la main ne risquait pas d'aboutir. Je la rangeai rapidement dans ma besace de cuir que j'avais mis en bandoulière dans mon dos, afin qu'il ne me gène pas dans mes mouvements.
Je pus détailler mon étrange interlocuteur alors qu'il reculait pour s'éloigner de moi. Sa peau était aussi pâle que la mienne, tout comme ses cheveux sales et ébouriffés, il devait parcourir dans cette forêt depuis bien plus longtemps semblait-il. Il portait une épée au coté pourtant il ne tenta pas de la sortir pour me faire face. Avec son air terrorisé et les immenses cernes sous ces yeux aussi rouge que le sang, il avait un air un peu fou.

- Je ne vous veux aucun mal. Excusez-moi de vous être tombé dessus.

Il continuait de reculer toute en me gardant à l’œil alors que j'avançais vers lui, doucement, pour ne l'agresser de nouveau. Mais chacun de mes gestes semblait le faire s'éloigner d'autant.

- Restez loin de moi.

Il leva la main pour m'intimer de rester à distance. Un détail attira mon attention. Était-ce vraiment un... bourgeon que je voyais sur son poignet ? Ou que je croyais voir. Qu'avait-il pu attraper pour qu'une chose pareille arrive. Peut-être était-il contagieux ?
En réalité peu importait, j'étais perdue en plein milieu d'une forêt hostile, toute aide était la bienvenue. Cela dit, je n'avais pas vraiment l'impression que l'homme qui me faisait face soit dans le même état d'esprit que moi. Bon sang, Fen pour une fois que je me perds sur ton territoire, tout ce que tu m’envoies est quelqu'un qui me fuit ?

Il se mit même à courir pour m'échapper. Avais-je à ce point l'air d'un monstre ? Le sol escarpé de la forêt mis fin à sa course, une racine se mit sur son chemin, le faisant trébucher et s'étaler ventre à terre. Même dans cette situation, il continuait de m'enjoindre de m'écarter.

- Vous ne semblait pas aller bien. Laissez-moi vous aidez si je le peux.

Certes, il avait sûrement bien plus besoin d'un guérisseur que d'une couturière, cependant je ne pouvais pas le laisser s'enfuir. Je pense que la compagnie de quelqu'un pourrait quand même l'éloigner de la folie.

- N'approchez pas. Éloignez-vous de moi.

J'accourus à ses cotés mais il alla même jusqu'à ramper loin de moi. J'avais l'impression que peut importe ce que je pouvais lui dire, il ne m'écoutait que d'une oreille. Je commençais à perdre patience, je ne le pourchasserai pas toute la journée et je n'étais pas encore désespérée mais ça ne tarderait pas. Je m'interposai sur son chemin pour l'empêcher de se remettre à courir quand il se releva. Je le regardai droit dans les yeux en levant les mains vers lui, paume ouverte pour lui demander implicitement de ne plus se dérober.

- Écoutez. Vous n'avez peut-être pas envie de mon aide mais moi, j'ai besoin de la vôtre.


J'ignorais si j'avais obtenu son attention ou non mais je décidai de jouer cartes sur table. De toutes façons, la seule issue pour me sortir de cette maudite jungle était qu'il veuille bien voler à mon secours. Peu importe qu'il soit faible ou effrayé, je ne serais plus seule.

- Je pense sincèrement que vous avez besoin d'aide mais je n'insisterai pas si vous ne le voulez pas. Mais nous sommes perdus dans une forêt immense. Au tout du moins, moi je le suis. Ne pensez-vous pas qu'il voudrait mieux être deux ? Vous pourriez dormir, si je surveillais vos arrières et j'ai de la nourriture.

Je n'avais pas pour habitude de supplier ou de demander de l'aide, pourtant j'étais certaine que nous en avions tous les deux besoins.

- S'il vous plaît, ne m'abandonnez pas.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Mar 9 Juin - 13:13

Peu importe ce qu'il disait, faisait ou qu'il fuyait. La jeune femme semblait insister pour lui parler, l'approcher et l'aider. Sans qu'elle ne le comprenne, c'était plus un conseil qu'un ordre. Duscisio ne pouvait l'approcher même s'il le voulait. Sa peur est trop grande, le risque également. Alors qu'il se releva pour reprendre la fuite, l'inconnu lui coupa la route. Ne pouvant faire un pas de plus dans la direction souhaiter. Qu'il soit terrifié ou fou - ce qui est à moitié vrai - elle lui expliqua sa propre situation et son besoin d'une aide que Duscisio pouvait lui apporter.

Savoir qu'elle avait de quoi manger le figea. Certes il avait faim, mais son regard restait toujours le même. Ses yeux rouges regardaient la jeune femme des pieds à la tête. Faisant un pas en arrière, levant le bras devant lui pour la tenir éloigner si elle approchait de trop. Il fit un "non" de la tête.

Vous ne pouvez comprendre. Si vous approchez, elle vous fera du mal. Il n'est pas question que cela recommence.

Dénier d'explication, sa phrase avait quelque chose d'étrange. La certitude que la chose qui l'effrayait s'était déjà produit. La peur devait être liée à une entité capable d'agir, mais le manque d'information pour la jeune femme était évident.Duscisio montra le bourgeon sans dire un mot et fit un pas de plus en arrière. Les sentiments de Duscisio fut pris comme une sensation de danger, alors la plante qui se trouvait dans son corps commençait à réagir sans donner la moindre signification. Elle se mit à bouger à l'intérieur de lui, pour lui demander de sortir. Il ne pouvait comprendre cela. La pierre d'intra attaché à son poignet était son verrou sur la porte de sortie.

N'approchez pas de moi... S'il vous...

Alors qu'il reprit ses deux appuis avec quelques mètres de distance, ses tremblements cesseraient soudainement. Son regard n'était plus de la peur, mais de la douleur. À en juger par la bouche grande ouverte et ses yeux qui laissaient couler quelques larmes. La douleur était telle qu'il était devenu soudainement muet. Dans le même instant il se crispa et d'un gémissement il se reteint de lâcher un hurlement de douleur en serrant les dents. Se pliant en quatre sur ses deux jambes, ses mains se mêlèrent autour de son corps comme pour maintenir de multiples plaies sur ses hanches. Comme des crises lors de la pousse, les douleurs de son corps étaient intenables. La plante voulait le forcer à la faire sortir. Pour l'albinos c'était un signe qu'elle allait recommencer une recrudescence alors il subissait pour la retenir, pour qu'elle ne fasse de mal à personne d'autres que lui. Il serra les dents.

J'ai mal... N'approchez pas.

Deux phrases totalement contradictoires. De l'un, le fait d'annoncer sa douleur allait sûrement donner l'information qu'il allait avoir besoin d'aide pour la supporter. De l'autre, il demandait de ne pas approcher ce qui était un fait assez dur à croire pour quelqu'un qui souffrait. À genou sur le sol, plier en deux, ses yeux pleurant à chaude larme, il retenait tout ce qu'il pouvait des conséquences d'une telle douleur. Posant la tête sur le sol dans une position fœtale, retenir sa douleur n'était plus possible alors il criait de douleur.

Allait-il devoir la libérer? Ne connaissant pas les conséquences de ses actes il ne pouvait se défaire de l'idée qu'il allait mourir s'il le faisait, entraînant la jeune femme avec lui parce que la plante l'agresserai très vite si elle ne s'éloignait pas. Son choix difficile et la réflexion de le faire ou non était coupée par sa souffrance, ses gestes retenant ses bourgeons comme s'ils allaient éclater d'un moment à l'autre avec le peu de main qu'il possédait. C'était contradictoire avec ce qu'il ressentait, mais la libérer semblait être l'unique solution pour stopper son mal. Il se redressa un peu toujours le visage crispé, il posa sa main droite sur le bandage sur le poignet gauche détachant le nœud. Il prit une profonde inspiration. Où était la jeune femme ? Que faisait-elle ?

Éloignez-vous de moi... Maintenant !

Le ton autoritaire du dernier mot prouver qu'il ne plaisantait pas. Aussitôt après le bandage fut détaché, la pierre blanche sur son poignet tomba et le bougeons juste à côté donnait signe de vie. Dans ce même instant, ses douleurs dans tout le corps avaient disparues. Bien que soulager, le premier signe d'inquiétude allait maintenant être dévoilé. Le bourgeon à chaque poignet se mit à éclore d'une belle rose blanche. Comment une simple rose pouvait-elle donner de l'inquiétude. Quand certains y trouvaient une horreur, d'autres avaient de la fascination pour une si belle plante. Aucunement terminé, les dix secondes suivantes furent tout aussi impressionnant pour quiconque le voyant pour la première fois. De son dos, sous la cape sortie deux ronces qui grossissait à vue d'œil vers la jeune femme. Il était de même pour ses chevilles qui longeaient le sol et celle de ses hanches qui sortirent au niveau de sa ceinture.

Pour la jeune femme, c'était une menace. Involontaire certes, mais une menace contre le gré du jeune homme qui avait répété plusieurs fois de s'éloigner de lui.


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Asnaell
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Jeu 11 Juin - 15:19


Le discours décousu du jeune homme me laissait dans l'incompréhension la plus totale. Qui était ou quelle était cette 'elle' qui me voulait du mal ? Qu'es-ce qui serait susceptible de recommencer ?
Il me montrait son poignet avec instance, celui-ci pourvu d'un bourgeon qui m'avait déjà largement surprise. Je commençais à me faire une idée sur le 'elle', la plante sans doute qui avait l'air de pousser en lui. Cela dit, cette information ne m'aidait pas plus que ça, je ne savais pas quoi faire pour autant.
Je lançai mon esprit à  l'encontre de celui de l'homme, il ne le sentirait de toute façon pas et j'aais besoin d'informations, cependant, j'avais l'impression d'avoir enclenché quelque chose que je ne compris pas car le visage de l’albinos montrait de l'incompréhension et un malaise intense. Je me retirai très vite sans être beaucoup plus avancée mais avec l'idée que la pierre d'intra était la clef. La clef pour quoi ? Je l'ignorais, je ne voyais d'ailleurs pas la pierre mais j'admettais volontiers que l’information était importante.

Au moins, j'arrêtai de me rapprocher comme il m'avait enjoint de le faire depuis le début, je commençais à concevoir le risque qu'ils constituaient, lui et sa plante. La peur exprimée dans son regard laissait place à la douleur. La souffrance qui le saisit presque soudainement le maintenait à terre, replié sur lui-même, il tentait de retenir ses cris mais ses larmes ne pouvaient être endiguées. Il était difficile de voir ça, mais je ne pouvais malheureusement rien n'y faire, je n'étais absolument pas douée d'un quelconque talent pour le soin et je n'avais aucune potions antidouleurs sur moi. J'espère grandement que mon intervention spirituelle n'avait pas empirer les choses même si je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable.

- J'ai mal... N'approchez pas.

Il avait dit ces mots avec difficulté, entre ses dents alors qu'il tentait de garder sa douleur. Ce ne fut bientôt plus possible, ces hurlements de douleur déchiraient le silence presque surnaturel de la forêt. Je ne savais pas vraiment comment interpréter ses paroles. Je pouvais toujours abréger ses souffrances mais je doutais largement que c'était ainsi qu'il voyait les choses. J'hésitais à retourner dans son esprit pour le soutenir dans sa bataille contre l'entité étrangère qui se faisait un malin plaisir à corrompre son corps. Mais n'étant pas certaine que ma première intrusion ne fut pas l'origine de cette crise, je préférais ne pas prendre le risque.
Le homme semblait avoir pris sa propre décision, il détacha le bandage qui enveloppait son poignet, une petite pierre blanche tombant sur le sol.

- Éloignez-vous de moi... Maintenant !

Le ton de sa voix était bien plus affirmé que les fois dernières, je lui obéis presque sans y réfléchir. Je reculai de quelque pas, alors que l'éclosion s’opérait devant mes yeux ébahis. Le bourgeon nouvellement dévoilé se transforma en une belle rose tout comme celui de l'autre poignet. Ce qui me semblait d'innombrables ronces sortaient de différentes parties de son corps. Pourtant, son visage n'affichait plus la douleur, seulement l'angoisse.
Ce spectacle était des plus fascinants à mes yeux. D'une certaine façon, cette fusion était plutôt poétique, presque romantique. L'homme et la rose. C'eut été très beau si cette combinaison avait pu se faire en toute harmonie. Cependant, l'harmonie ne semblait le terme adapté à leur relation, l'homme faisant tout ce qu'il pouvait pas limité l'expansion de la plante.
J'aurais pu contempler l'évolution de ses ronces si elles ne s'avançaient pas vers moi comme de menaçants serpents, s'insinuant dans l'espace qui nous séparait pour m'atteindre.

Je reculai encore, mon esprit en ébullition. Je n'allais tout de même pas fuir, cela dit je ne tenais pas à me transformer en buisson de ronces au cas où il me contaminerait. Au moins, l'homme ne semblait plus perclus de douleur, peut-être pourrait-il reprendre le dessus sur son démon intérieur.
En attendant, je ne pouvais pas rester vulnérable, les ronces se rapprochaient un petit peu trop près de moi.

Je jurai en goyfar tout en me débarrassant rapidement de mes bottes et mon pantalon de cuir, gardant les ronces en vu. Je laissai mon démon d'obsidienne prendre le dessus. Ma chemise ample ne se déchira pas, les modifications les plus importantes de mon anatomie se situant dans le bas du corps. De nombreux piques émergèrent à l'arrière de mes jambes, telles une bouche crochue lorsque je l'ai replis. Ces armes n'étaient pas particulièrement utiles dans le cas présent, tout comme les griffes d'obsidienne qui allongeaient mes doigts, semblables à celle qui pendait à mon cou. Cependant, les lames qui remplacèrent mes mollets le seront sans doute d'avantage. Cependant ma transformation fut bien plus motivée par la nécessité de couvrir ma fine peau de nacre d'une carapace écailleuse qui s'étendait le long de mes jambes, de mon dos et de ma nuque, l'avant de mon buste était moins protégée mais la peau d’albâtre y était bien plus épaisse.

Cette plante qui s'avançait subrepticement vers moi ne faisait qu'attiser le sentiment de danger que je ressentais et m'avait fourni l'excuse pour m'affranchir. La libération. Ce sentiment de délivrance et d'invulnérabilité. Toutes retenues oubliées, je laissai se déchaîner colère et frustration. Je ne voyais que ces ronces, telles de venimeux serpents, animant mon hostilité. Je ne souhaitais que voir déchirés ces lianes barbelés qui s'imaginaient m'atteindre.
Je pris appuis sur mes mains griffus brandissant mes lames aiguisés. Tournoyant sur moi-même et tranchant touts ennemis à porté, prise de frénésie tant que le danger serait présent. Je me fichais comme d'une guigne de l'effet que pouvait produire cette amputation sur la plante, seule comptait ma propre sécurité.
L'homme pâle attira un instant mon attention, je me souvenais vaguement que le danger ne venait pas directement de lui. Pourtant, c'était bien de son corps que ces ronces sortaient. L’incompréhension m'irritait grandement, je frappai le sol de ma puissante queue écailleuse, fulminant exaspération, une petite pierre roula vers l'homme. Je projetai violemment mon appendice venimeux en sa direction à défaut de pouvoir se rapprocher de la source des ronces.

- Arrêter ça ! en goyfar.

Mes mots n'étaient sans doute pas reconnaissable pour lui, n'étant que des rugissements incompréhensibles à ses oreilles,  les stridulations aigus perçant le timbre plus grave.
Le harcèlement des ronces ne m'aiderait pas à calmer mon agressivité naturelle de lhurgoyf, continuant de couper toutes lianes se présentant à moi.




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MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Ven 12 Juin - 15:21

[HRP] Pour ce post, il ne faut pas faire attention à se qu'il y a écris en *Vert*.

L'autorité du jeune homme se manifesta à lui dire une bonne fois pour toute de s'éloigner de lui. Il le fallait. Elle ne devait pas être blessé par sa faute, il ne le veut pas. Malgré cela, la libération de la douleur avait en contre partie libérer la pistilose qui poussait à vue d'oeil pour agresser la source de danger qu'elle voyait par la jeune femme qui approchait de son hôte.

*Tu ne lui feras plus aucun mal.*

La volonté de protéger son hôte était bel et bien présent. Ne pouvant communiquer sa volonté elle agissait aussi mal qu'elle le demandait. Le manque d'empathie cause donc des malentendus indirects qui provoque catastrophe sur catastrophe. La peur de Duscisio par l'approche de la jeune femme est prise comme une sensation de danger et la réponse est une agression qui s'en trouve démultiplier. Des roses blanches se montrent sous leur plus beau jour comme d'une distraction visuelle pendant que le vrai danger que représente les ronces qui poussent hors du corps de l'albinos approche petit à petit de la jeune femme. Pourtant, aucun des deux ne veut faire de mal à l'autre. Alors que Duscisio pris en compte de l'agression de la rose blanche qui était en train de se produire, celui-ci utilisa ses propres forces magiques pour la ralentir, essayer de lui faire comprendre qu'elle ne devait pas lui faire de mal.

Daïda di Baria, Rachiatsi a mi Anilp...
Fille de Baria, réponds à mon appel...


Elle ne voulait rien entendre. La plante continua de pousser. L'herboriste prit la posture de prière. Les mains jointes sur ses jambes repliées, les doigts croisés, il prit le temps de se calmer, de reprendre ses esprits afin de ne blesser personne telle a été toujours sa volonté. Toujours dans l'angoisse, Duscisio faisait tout ce qu'il pouvait pour la retenir. Surveillant les mouvements de sa propre plante dont il ne maîtrisait rien, il vint à poser les yeux sur la jeune femme qui était en train de retirer ses vêtements.

Comme si c'était le moment de faire un strip-tease, ce n'est pas cela qui allait calmer la situation. Alors qu'il était en train de la regarder avec étonnement, il fut rapidement surpris que cela puisse être pour quelque chose de bien plus étrange : elle se transformait à vue d'oeil.
Ses jambes devinrent dangereuses, ses pieds des pointes, son teint se noircissait et semblait devenir plus rigide. Pris d'une certaine peur de voir qu'elle répondait à une agression non volontaire de la part de Duscisio, il se redressa sur ses jambes pour reculer, mais retomba. Qui aurait pensé qu'elle serait une lhurgoyf. Maintenant que la raison d'avoir peur d'elle s'était confirmée, la volonté de s'en protéger s'en fit plus présent. Duscisio rappela ses ronces pour s'en servir de bouclier. Rien n'y faisait. L'attaque des ronces continua, mais la belle devenant son propre démon se défendit par des acrobaties des plus surprenants. Les jambes servaient de bras armée pendant que ses bras servaient de jambes. Les pointes et lames déformé des membres inférieures coupèrent les ronces d'un trait.La coupe donnait quelques démangeaisons par la douleur même de la plante à la manière dont on coupait des bras.

Elle utilisa sa queue pour rapprocher la pierre d'intra en frappant sur le sol, Duscisio fut pris de stupeur quand la jeune femme prit la parole malgré sa forme monstrueuse alors qu'elle le pointait de sa queue sans qu'il ne comprenne un mot de ce qu'elle disait. Le goyfar. S'il devait bien apprendre quelques langues pour comprendre tout ce qui lui était dit il le ferai volontiers, il ne manque que les professeurs. Pourtant, la compréhension n'avait pas l'égal du fait qu'il devait absolument arrêter la Pistilose. L'ordre des choses s'était logiquement enchaîné l'un après l'autre. Duscisio fut d'abord pris de l'une de ses peurs, mêler à la folie la Pistilose prit son intervention bien trop au sérieux. Agressif, la jeune femme ne semblait pas avoir d'autre choix que de se transformer. Si la situation devait chercher un responsable c'était bien l'herboriste en question.

La pierre se trouvant maintenant à porter de main, les ronces commençait déjà à s'enrouler autour de la queue d'obsidienne qui le menaçait, le pointait. Ne voulant ceci, Duscisio reprit un peu ses esprits pour prendre l'un de ses outils en main afin de couper net les ronces qui menaçaient la lhurgoyf. Il se sentait coup. Son essence divine se fit plus présente quand il commença à se concentrer.

Daïda di Baria, Rachiatsi a mi Anilp...
Fille de Baria, réponds à mon appel...


L'aura sylvestre qui semblait se dégager renfermait une onde de quiétude qu'il lui fallait exprimer dans la formule qu'il avait prononcée. Dès l'instant de ses premières paroles, l'ondulation des ronces repoussant pour continuer d'attaquer la jeune femme ralentissaient. Les mots donc l'incompréhension dépassait toutes personnes les entendant, laisse ressentir dans sa voix tout le contraire de ce qu'il était il y a quelques instants. Le dernier mot fut pris d'une petite tristesse comme s'il était désolé de lui faire subir cette prison. Lui demandant pardon, des roses se mit à éclore le long des ronces.

Dès qu'il remit la pierre d'intra sur son poignet, l'attachant avec un bandage trouvé dans son sac, plus rien ne bougeait. Dans l'instant d'après, Duscisio relâcha tous ses muscles dans un soulagement, se laissant tomber totalement sur le sol. La profonde expiration qu'il dégageait témoignait de sa fatigue. Toujours conscience bien que la Pistilose semble toujours vouloir bouger, le Rosier blanc prit le temps de respirer profondément pour calmer ses peurs. Reprendre une sérénité semblait être la seule chose à faire. Il était le seul responsable de cet incident. Par contre, quelque chose semblait beaucoup le déranger bien qu'il fît tout pour ne pas le voir.

Si vous pouviez reprendre votre apparence terran cela m'arrangerait...

Il ne pouvait la regarder, recroiser sur lui-même il semblait avoir autre chose qui n'allait pas...

Je ne peux plus bouger... J'ai besoin de votre aide pour prendre la fiole dont le contenu est jaune. Elle se trouve dans ma sacoche...

La fiole anti douleur mêler à la sève de la plante elle-même n'avait que pour but de calmer un peu plus la Pistilose qui continuait de le faire souffrir. Un remède qu'il avait toujours gardé malgré la fin de la pousse de la rose blanche qui pouvait avoir encore quelques caprices...


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MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Lun 15 Juin - 17:08


Malgré mes mouvements vifs,me tordant comme une diablesse, les ronces commençaient à prendre le dessus, s'enroulant sournoisement autours de mes membres tentant de pénétrer ma carapace de basalte, cherchant à s'insinuer où elles le pouvaient. Je me débattais vainement contre cette force inexorable contre laquelle je luttais avec acharnement. Je ne pouvais retenir mes grognements de rage.
Je fixai l'homme avec une perplexité flagrante, ne comprenant pas un mot de ces paroles mais n'y décelant pas la moindre agressivité, à l'image de son attitude pacifique. Il découpait une à une les ronces les plus menaçantes. La formule de l'homme sembla agir sur les autres lianes épineuses dont les attaques se firent plus lentes, moins déterminés. Des roses s'éveillèrent tout le long, mais je ne pouvais m'émerveiller devant ce spectacle, je tentai toujours de me débarrasser de ces saletés de ronces dont les mouvements cessèrent soudainement.
Je me remis sur mes jambes et les enlevai avec fureur bien que je ne compris pas immédiatement pourquoi elles ne se défendaient plus contre moi. Je m'avançai alors en reportant mon attention sur l'homme affalé sur le sol, il n'émanait aucun danger de lui.

- Si pouviez reprendre votre apparence terrane, ça m'arrangerait...


Bien que le danger semble écarté, je ne ressentais pas le calme. Je me forçai à reprendre mon autre forme avant de faire quelque chose que je regretterai plus tard.
L'environnement me sembla soudain plus distinct, c'est en revenant de ma forme d'obsidienne que je me rendait compte comme mon esprit y était embrumé, restant concentré sur l'agressivité sans cesse contenue sous ma forme humaine.
Je voulus me rapprocher de l'homme, il semblait qu'il avait mis toute sa force pour reprendre le contrôle de la plante. Cependant, bien que la lutte soit interrompue pour le moment, il refusait de poser le regard sur moi. Évidemment, mon corps était largement découvert et, n'étant absolument pas pudique, j'oubliais souvent qu'il fallait y remédier lorsque je reprenais cette apparence. Je retrouvai mes vêtements par terre et je les enfilai rapidement  après mettre débarrasser des feuilles et de la terre.

C'est convenablement vêtue que je m’accroupis à coté de l'albinos. Je remarquai qu'il avait replacer la pierre sur son poignet et je comprenais mieux pourquoi la plante s'était finalement arrêtée. Il semblait tellement vulnérable ainsi recroquevillé sur lui-même. La lutte n'était peut-être pas vraiment terminé en ce qui le concernait.
Cette confrontation n'avait sûrement pas améliorer son état mais je n'avais pas réellement eu le choix, si je n'avais pas relâcher la bride à ma forme obscure, j'aurais sans doute fini écorchée vive par ces maudites ronces. Cela dit, je n'arrivais à en vouloir au jeune homme, il m'avait maintes fois mise en garde et s'était battu lui-aussi contre la plante qui avait grandie en son sein.
Il avait tenté de me protéger, je ne pouvais le laisser dans cet état. Surtout que je ne pouvais exclure la possibilité d'avoir été à l'origine de cette crise.

- Es-ce que ça va ? Dîtes-moi quoi faire.

- Je ne peux plus bouger... J'ai besoin de votre aide pour prendre la fiole dont le contenu est jaune. Elle se trouve dans ma sacoche...

Je regardai autour de moi la recherche de ladite sacoche, et fouillai à l'intérieur avec délicatesse lorsque je l'a trouvai. La fiole était facilement repérable de par sa couleur. Je la lui tendis mais étant si exténué, je l'aidai à porter la fiole à ses lèvres quand il se redressa légèrement.

Je me relevai et tentai de rester le plus loin possible de la portée des ronces, j'aurais volontiers toucher les magnifiques roses qui les parsemaient mais une petite voix me disaient qu'il s'agissait une nouvelle fois d'une très mauvaise idée. Il serait peut-être temps que je suive le conseil que l'homme me dispensait depuis le début, de ne pas m'approcher de cette plante.

- Y-a-il un risque que... cela recommence ?


Je gardai un œil sur les ronces pendant un moment, guettant le moindre mouvement suspect.
Je récupérai ma propre besace et m'adossa contre un arbre à quelques pas de l'homme, lui laissant un peu d'espace et de temps pour reprendre ses forces et ses esprits. Je laissai vagabonder mon regard sur le par-terre désormais fleuries, cependant mon admiration devant leur beauté était plus que flétrie par ce qui venait de se passer. Je repris ma respiration, détendant mes membres qui avaient beaucoup travaillés durant ma transformation. Je m'étendis les bras, cambrant le dos, je me sentais rouillée et musculairement fatiguée après ces exercices forcés. Je me sentais mal à l'aise face à tout ça, j'ignorais si ce répit durerait.

- Y-t-il autre chose que je puisse faire ?




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MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Mar 16 Juin - 1:08

Le refus de poser le regard sur elle n'était due qu'au fait qu'il était recroquevillé sur lui-même, en boule. Ses mains tenaient deux de ses zone où la plante le faisait encore souffrir, vexée de ne pas avoir fait ce qu'elle pensait être bien pour le défendre.

La fiole qu'il avait demandée était là pour ce genre de cas. La calmer relevait du miracle, mais pour compléter cela, la potion donc il avait mis quelques mois à créer de lui-même était fait de la sève de la plante. On ne l'explique pas. Cette réaction est restée inconnue même pour l'herboriste. Quand la jeune femme approcha pour lui donner la fiole d'elle-même, la portant jusqu'aux lèvres du jeune homme en souffrance, il semblait déjà un peu soulagé rien que par l'attitude et son calme encore instable. Certaines ronces les moins longues était encore présente,  mais sans vie allonger sur le sol. Les roses blanches tout le long restait écloses de leur plus belle forme. Quand Duscisio constata de ses propres yeux que la jeune femme avait repris son apparence terrane il en fut presque étonné. Pourquoi donc ? Son apparence dans ses précisions peut-être. La peau blanche était comparable à la sienne, même chose pour ses yeux si ce n'est la couleur rouge.

Quand il l'aperçut la première fois, aveuglé par la terreur, il était plus occupé par ne lui faire aucun mal et s'éloigner le plus possible qu'à contempler les formes de la jeune femme qui regardait les roses avec autant de méfiance que d'émerveillement. Il l'avait remarqué, puis elle posa la question qui fâchait : si cela risquait de recommencer. Prenant ses distances pendant qu'il essayait de prendre une position assise, son regard désolé et sombre. Le mot ne serait guère agréable à entendre s'il devait répondre franchement.
Une fois qu'elle fut adossée à un arbre il lui répondit par une voix qui en disait long.

Oui... C'est un fait indéniable. C'est aussi ma plus grande crainte.

Se tenant encore les hanches par la douleur qui disparaissait petit à petit. Le remède agissait lentement. Il n'avait aucun autre choix que d'attendre. Il se retenait te prendre cette mine souffrante par réflexe. La jeune femme attendant de savoir ce qu'elle pouvait faire, Duscisio semblait se mettre à réfléchir comme pour essayer d'oublier un peu ses picotements. Posant sa tête en arrière contre le tronc où il avait pris place, fermant les yeux, respirant profondément.

Et bien si vous pouviez retirer les vêtements comme si vous alliez vous retransformer maintenant que je suis pleinement conscient cela ne serait pas désagréable.

Il resta un moment silencieux. Semblait totalement sérieux sur ses propos il ouvrit un œil pour regarder la réaction de l'inconnue. Il resta ainsi quelques secondes puis referma son œil avant de sourire pour montrer que ceci était une plaisanterie, peut-être de mauvais goût. Il riait un peu. Il fut vite arrêté par un mal dans ses côtes, lâchant une grimace.

Navré. Vraiment. C'était stupide de ma part.

Il attendit un petit instant pour reprendre et répondre quelque chose d'un peu plus sérieux.

Il n'y a pas grand-chose à faire. La potion mets un peu de temps à agir dont attendre ne semble que la seule option que l'on a.

Restant adosser contre le tronc, tête comprise, il restait silencieux comme pour prendre repos. Les quelques minutes à n'entendre que le vent soufflé dans les feuilles des arbres.
Maintenant, que le calme était plus ou moins revenu, l'idée de penser à quelque chose de normal pour avoir quelques explications semblaient être la moindre des choses. Bien que la situation de Duscisio restera flou pour l'inconnue, la sienne par contre se posait de questions. S'il se souvenait bien du peu qui lui avait semblé entendre dans sa panique, elle se serait perdue, ou bien il avait mal entendu.

Pardonnez-moi si je suis indiscret que faite vous dans la forêt de Noathis, seule ?

Le peu de ce qu'il avait retenue sur ce qu'elle avait prononcée pendant qu'il paniquait était flou. Le besoin d'aide avait bel et bien constaté, mais il n'en était pas certain. Posant la question le sont de l'eau arrivait encore à ses oreilles, ils n'étaient pas loin de la rivière. Si elle s'était réellement perdue, Duscisio avait de quoi la guider.


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MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Ven 21 Aoû - 22:28

HRP:
 


Ainsi, la plante pouvait tout à fait revenir prendre ses droits sur le corps du jeune homme. Bien que je me doutais de cette réponse, l'entendre de la bouche du principal intéressé lui donnait une toute autre réalité. Ma réaction ne serait sans doute pas différente, ma carapace avait su me protéger des ses épines, en revanche je ne saurais dire si je réussirais à revenir sous forme terran aussi facilement. Sous l'autre forme, la rage obscurcit notre jugement, et la frénésie l'emporte, cependant quand le danger faiblit, c'est comme de s'appuyer sur un mur qui disparaît soudainement, j'utilise cette demi-seconde d'incertitude et de déséquilibre pour forcer le retour à la normal, avant de reporter mon attention sur une autre cible.

Ceci dit, j’espérais grandement que cela ne se reproduira pas trop vite. Il valait mieux définir ce qui avait provoqué la manifestation des ronces. Je préférais attendre que l'albinos reprenne ses forces et ses esprits avant de le submerger de questions qui seront certainement considérées comme très personnelles. Son corps semblait toujours le faire souffrir bien qu'il tentait de ne pas trop le montrer.

- Et bien si vous pouviez retirer les vêtements comme si vous alliez vous retransformer maintenant que je suis pleinement conscient cela ne serait pas désagréable.

J'émis un rire devant cette tentative, certes maladroite mais plutôt bienvenue, pour détendre l'atmosphère.

- Bien essayé, mais je ne penses pas que vous puissiez plus en profiter.

- Navré. Vraiment. C'était stupide de ma part.

- Ne vous excusez pas. Si vous arrivez à plaisanter, c'est que vous n'êtes pas si mal en point.

Un sourire amusé accompagnait mes paroles, démontrant une volonté de répit et d'optimiste. Puisque nous avions plus qu'a attendre je m'assis au pied de l'arbre contre lequel j'étais adossé. Me rappelant les yeux brillants de l'albinos quand j'avais évoqué le fait que j'avais de la nourriture en ma possession, je reposai mon sac sur mes genoux et fouillai à l'intérieur pour en ressortir de la viande séchée que je tendis au terran.

- Tenez. Peut-être que ça vous aidera à reprendre des forces.


Ma nuque et mon dos commencèrent à être pris de raideurs, il faut bien avouer que ma forme d'obsidienne avait tendance à utiliser des mouvements qu'un corps terran avait bien du mal à supporter. Cela dit, mon esprit se sentait bien plus léger. C'était la colère et l'agressivité qui me forçait à fuir la compagnie, mais j'usais beaucoup de cette hostilité en me transformant, et je retrouvais enfin une meilleure maîtrise de moi-même.

- Pardonnez-moi si je suis indiscret que faite vous dans la forêt de Noathis, seule ?

Sa question me ramena à l'origine de cette rencontre étrange qui ne s'était pas faite sous les meilleurs auspices.

- C'est un peu stupide. Je faisais un pèlerinage au Temple de Fen, je suis partie me promener dans la forêt et je me suis perdue.

J'avais un peu honte en avouant cela. Me retirer au temple était l'occasion de se perdre l'esprit dans l'art, sans avoir à forcer sa nature, pas pour avoir à subir un prêtre un tantinet entreprenant. Je n'étais pas dans cet état d'esprit et cette virée en forêt était la seule solution que j'ai trouvé pour ne pas faire un massacre dans un lieu ayant une si grande place dans mon cœur. Mais à partir ainsi, je n'avais absolument pas fait attention au chemin que j'avais pris et dans un environnement aussi chargé et sauvage, il n'était pas surprenant que je ne m'y retrouve pas.

Quand à la présence du jeune homme en ces lieux, je pouvais aisément imaginer qu'elle avait un lien avec la ''plante''. Sa réaction d'animal effarouché quand il me vit pour la première fois pouvait laisser entendre qu'il n'avait vu personne depuis quelques temps. Cela dit, lui sauter dessus n'était pas forcément la meilleur façon de faire bonne impression. Ce qui me ramenait à me poser des questions sur la confrontation qui s'était produite.

- Et vous, dites moi ? J'ai l'impression que vous êtes dans ces bois depuis un moment.

N'ayant rien a faire en attendant, je me saisis de mon carnet de dessin, et commençai une ébauche de la scène, je dessinais de façon presque instinctive, mon regard glissant sur les ronces à terre et les roses d'une blancheur surnaturel sur la terre sombre de la forêt. Je lui laissai quelques instants en réfléchissant à la situation, avant de commencer mes questions.

- Puis-je vous posez quelques questions sur... tout ceci ? Je présentai la plante d'un regard. Vous n'êtes pas obligé de répondre si vous ne le voulez pas pas, évidemment, mais j'aimerais comprendre ce qui vient de se passer. Es-ce que vous savez ce qui a provoqué la manifestation de cette plante ?

Le comment éviter que ça se reproduise me semblait des plus importants pour l'instant. J'avais bien peur d'en être la cause, mon atterrissage brutal et l'intrusion dans son esprit, il n'en était sûrement pas conscient mais la plante l'avait peut-être senti, ça avait tout d'une agression. La plante se sentant en danger avait réagi et je comprenais tout à fait. Je ne pouvais que me sentir coupable. Je baissai les yeux en posant cette dernière question.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Dim 23 Aoû - 1:51

Le danger non totalement écarté, les distances prises avec la jeune femme n'était qu'une précaution autant qu'une crainte. Cela se voyait encore dans son regard bien qu'il ne le ressentait pas volontairement dans son attitude, il était terrifié que cela se reproduise.
Contre son gré il fait du mal à des personnes, qu'il connaît ou non cela lui faisait toujours autant de remords. Savoir qu'aujourd'hui après des semaines sans avoir cette manifestation qu'il redoutait, s'était reproduis. Il ne pouvait que regarder les ronces inerte qui longeait le sol vers la jeune femme. Si elle ne s'était pas transformée, si elle ne s'était pas éloignée, si elle...
Ne pouvant arrêter de se questionner ce qui aurait pu se passer si la jeune femme n'avait pas pu se défendre, il aurait pu la tuer. Personne ne sait s'il pourra sauver la prochaine personne. Les manifestations étaient de plus en plus vives à chaque occasion. Heureusement qu'il avait encore une petite quantité de cette potion à l'éclat jaune sur lui pour limiter l'action de la plante dans ses moments là...

Une pointe de déception se lisant un peu sur son visage à sa petite plaisanterie. Ne serai-ce parce qu'il n'aurait vu personne depuis plusieurs jours, qu'il aurait aimé un contact à ses yeux comme celui-ci ? Pas spécialement.
S'excusant et laissant paraître qu'il n'était pas si mal en point qu'il le montrait n'était une ironie dans la souffrance qu'il avait subie quelques instants plus tôt, il souriait avec peine pour accompagner le petit rire de l'inconnue.
Sûrement de pleine conscience qu'il n'était pas au mieux de sa forme d'après ce que l'on peut juger sur la mine affreuse qu'il affichait malgré tout, sa bonne prestance vint lui offrir un morceau de viande séchée. Ce morceau de viande que Duscisio fixait ardemment.
Devait-il le prendre ?... Ce moment de fixer un simple morceau de viande serait contraire à sa venue ici. Pris d'une panique intérieure il se demandait si ce n'était pas risque de donner un peu plus de force à la Pistilose dans les nutriments qui composent toute nourriture. Cela allait alors recommencer, il ne le voulait pas. Que faire ?
Quelques secondes après qui parut quelques minutes Duscisio fit un sourire comme si le moment d'angoisse s'était arrêté net. Levant le bras sur lequel était toujours prolongé par une ronce inerte pour en prendre le morceau avec remerciement. Commençant à le manger, la jeune femme s'installa sur l'un des troncs de la forêt non loin de lui pour qu'il soit à portée de vue.

Passant à leur raison de leur présence ici, l'inconnue vint à répondre la première à la question de l'albinos. Le fait de se perdre ne le surprenait pas vraiment. Nombreux voyageurs sans carte se sont retrouvés à errer dans la forêt de Noathis durant plusieurs semaines au vu de l'immensité des lieux. Le temple de Fen.
Le rosier blanc entendant le nom du lieu ne prit aucune hâte de sortir encore une fois la carte qui se trouvait dans sa sacoche accompagner de la boussole. Posant le carré directeur sur le sol, Duscisio montrait à peu prêt où ils se trouvaient. Au nord sur la carte posée dans la même direction qu'indiquait le petit N sur l'un des coins de la carte, il pointa le Temple de Fen sur la carte. Il remontra le premier point.

On est à environ un millier de kilomètres du temple si ça peut vous rassurée. Au nord-nord-ouest.
Si on n'a pas fait trop de distance on se trouve un peu ici.


Il montra le point où la rivière Oxia allait vers l'Est avant de se séparer en deux pour entourer le temple de Delil. N'allant pas plus loin dans les explications, il laissa libre la vision de la carte pour la jeune femme afin de savoir où elle allait pouvoir se diriger pour reprendre sa route. Si loin de tout, elle ne devait pas être pointée de curiosité pour savoir Ce que lui faisait ici. Et bien si. Il ne répondit pas du moindre mot. Laissant tomber l'arrière de son crâne sur le large tronc du centenaire avec un large soupir. Et puis elle fit mine de s'intéresser à Ce qu'il s'était passé sur la plante.

Si je n'étais pas obligé de répondre, vous n'auriez pas à poser la question.

Ses yeux levé au ciel, un autre soupir expira de ses poumons. La fatigue resentie dans cette phrase ne laissait pas non plus désagréable. Si elle demandait explication, il allait devoir lui en donner c'était la moindre des choses pour l'avoir mis en danger malgré lui et malgré elle. Comment répondre ? Il n'y avait pas trente-six solutions pour lui dire une vérité totalement invraisemblable.
Encore une fois, il mit la main dans sa sacoche pour en prendre une petite pince. Pour lui expliquer ce que c'était le meilleur moyen c'était de lui montrer alors il attrapa récupéra l'une des ronces dans la main libre, l'autre se posant près de son dos en longeant la tige. Quand il arriva non loin de sa propre peau, il coupa dans un petit tic métallique et une petite grimace. Il recommença pour l'autre omoplate, puis la hanche, les chevilles, puis finalement les poignets où les ronces semblaient bien visibles, autant que leur provenance.
Aussi incroyable cela puisse paraître, il ne cachait en rien que la tige en question était sortie de son corps. Alors qu'il avait enfin coupé la dernière ronce, il répondit à sa question :

Vous... Elle... Lui... Eux...

Totalement vide de sens il s'arrêta. Le court silence entre ses mots avait de quoi surprendre. Qui ne serait pas étonné de savoir que la faute d'un accident pourrait être de sa faute. Les multiples personnes qu'il désignait était tout le monde et personne, en même temps. Donc revenu à la première personne qui était responsable de l'incident. Il tourna la tête vers la jeune femme d'un air coupable et triste.

Moi.

Baissant les yeux, la vérité était le dernier mot qu'il venait de prononcer. Cela se lisait dans son regard. Il redressa la tête et en ferma les yeux pour cacher sa peine.

Je suis le seul responsable de ce qui s'est passé.

Sur cette phrase, il laissa échapper un dernier soupire beaucoup plus long que les deux précédents. Ses muscles se relâchèrent totalement, la tête tomba sur le côté. Pour quelqu'un qui se trouvait proche comme ceci, cela ne peut être que la panique. Duscisio montrait tous les signes de quelqu'un qui venait d'un seul coup de s'éteindre. Exténué, il venait de voir toutes ses forces le quitter d'un seul coup pour s'endormir dans un sommeil abyssal. Son pouls était faible, sa respiration lente, mais il vivait encore.


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Asnaell
MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Mer 7 Oct - 17:36


Délaissant mon carnet dans mon sac, je rejoins le terran pour m’abîmer dans la contemplation de la carte qu'il déroulait sur le sol, la boussole a proximité. Je tentai de me repérer tout en suivant ses explications, je ne m'étais pas rendue compte d'avoir dérivée à ce point, tel un navire sans capitaine perdu dans l'océan agité. Il était clair qu'il était bien mieux équiper pour voyager, si on oubliait l'étrange altercation de notre rencontre, c'était plutôt une bonne chose pour moi de lui être tombée de dessus.

J'écoutais distraitement les réponses de l'albinos pendant que je réfléchissais au chemin du retour. Pourtant ses phrases ponctués de soupirs attiraient mon attention. Je lui lançais un regard plein questionnements alors qu'il sortait une pince de son sac et entreprenait de découper les ronces qui sortaient de sa peau, prêt, semblait-il, à m'expliquer la situation. Cependant, ses paroles me laissaient dans l'incompréhension la plus totale.

-Vous... Elle... Lui... Eux... Moi...

Vous... je ne trompais donc pas, j'étais bien responsable de ce qu'il s'était passé, autant que lui apparemment, peut-être dans son incapacité à retenir le rosier qui poussait en lui. Même si je me doutais que le Elle devait sans doute être la plante, le sens de son discours m'échappait. Je plongeai mon regard dans le sien, y lisant une culpabilité immense. Comme si elle le rongeait depuis longtemps.

- Je suis le seul responsable de ce qui s'est passé.

Je fronçai les sourcils, en attente de la suite qui ne vint pas. Seul un soupir anormalement long et inquiétant s'échappa de ses lèvres, en résonance des deux précédents. Son corps se relâcha soudain, sa tête dodelinant sur le coté. Je bondis sur mes pieds, mon esprit réfléchissait en accéléré et mon cœur battant à tout rompre. Venait-il vraiment d'expirer son dernier souffle ? Comment avait-il pu succomber aussi soudainement ? Que faire maintenant ? De nouveau seule au cœur d'une forêt qui me semblait maintenant encore plus dense et plus hostile.

Je me penchai au dessus du terran aussi pâle qu'un mort, posant mon oreille vers sa bouche dans l'espoir de capter un semblant de respiration tout en recherchant un pouls au niveau de son cou. Je crus sentir un filet d'air venir caresser ma peau. Il respirait, faiblement, mais il respirait tout de même. Je soupirai de soulagement, cependant, le problème était loin d'être réglé. Seule ou seule avec un endormi, la différence n'était pas flagrante. Je me mis à le secouer avec douceur mais fermeté, comme si cela suffirait à le sortir de son sommeil abyssal. Mon regard se posa sur la carte toujours posée sur la terre. Je fus un instant tentée de partir avec les affaires dont j'aurais besoin et laisser l'inconnu se débrouiller avec ses démons.

Bon sang, je me mettais à penser comme Ecis, maintenant. D'autant, que je me retrouverais de nouveau isolée et vulnérable. De plus, il y avait encore une solution à ma portée. Mais cette solution comportait un léger soucis. Me plonger dans le sommeil pour rejoindre l'albinos dans le monde des rêves, sous-entendait deux individus à la merci des animaux sauvages qui peuplait la forêt de Noathis. Si seulement, je savais faire des pièges, encore une connaissance utile tout à fait hors de ma portée.

Il était tout à fait futile de continuer à cogiter pour rien, à faire les cents pas au milieu des ronces aussi amorphes l'albinos. Je soupirai une nouvelle fois alors que je m'installai le plus confortablement possible contre le tronc en croisant les doigts qu'aucun intrus ne viennent nous déranger. Quand le sommeil vint enfin me prendre, je dirigeai mon esprit vers celui du terran.


J’atterris dans un espace nocturne dont la lumière était absente, je me sentais perdus au cœur de ce néant d'obscurité, je me retournais sur moi-même à la recherche d'une issue. Je commençai a discerner un halo blanchâtre autour de moi pourtant, tellement proche et tellement éloigné à la fois. Il me semblait totalement inaccessible, pourtant je ne voyait pas quoi faire d'autre que d'essayer d'atteindre cette lumière, faible mais existante qui semblait reculer devant moi, seule démonstration de vie dans cet environnent de sombre apathie.

Plus je m'approchais de la lueur, la main tendue vers elle, plus elle semblait se distendre sous mes doigts. Elle éclata soudain, la lumière envahissant l'espace dévoilant un spectacle qui ne me rassura absolument pas. Les ronces recouvraient tout, tapissant le sol d'épines et de roses d'une blancheurs presque magnifiques, remontant au-dessus de nos têtes, englobant le monde d'un cocon d'échardes et de pétale. Je frissonnai en repensant à ces lianes qui s'étaient enroulées autour de mon corps d'obsidienne comme autant de serpents constricteurs, je me sentais bien plus fragile sous ma frêle forme de terran au cœur de ce nid. Les ronces semblaient s’entre-mêlées inlassablement, comme des bras végétaux dont les roses immaculée dardaient leur regard sur nous.

Mon regard se porta sur le centre de cette étrange pièce, l'albinos dont je ne connaissais toujours pas le nom reposait là, recroquevillé sur lui-même, nu et vulnérable comme un nouveau-né dans le cocon maternel. Cependant, je doutais que ce cocon d'épines mérite une telle comparaison.
D'un point de vue extérieur, le rosier de ronces paraissait autant un bouclier qu'un carcan. Le sentiment d'être observé par une entité vivante mais différente de celle avec qui je pensais communiquer en me rendant dans ce rêve, ne me quittait pas. J’espérais pouvoir communiquer avec l'un ou l'autre et pourquoi pas, régler le problème du terran.




Dernière édition par Asnaell le Lun 30 Jan - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chacun ses démons.   Mar 10 Nov - 15:57


La profonde culpabilité de l'albinos a devoir assumer autant de responsabilités pour un choix qu'il avait fait depuis plus d'un an maintenant le pesait de plus en plus chaque jour. Le fait de devoir et de vouloir s'éloigner pour ne faire plus de mal à personne est l'un des choix qu'il eut de plus difficile qu'il dût faire. Comment pouvait t-il croire que sa solitude lui apporterai ce qu'il désirait ? Sans compter que celle-ci devait un temps soit peu s'annuler pour rencontrer quelqu'un qui n'avait pas vraiment bien commencer la discussion.
Jugé comme d'une agression, la peur de Duscisio rendit agressive la plante qui l'habitait, ce qui en résultait par le souhait qu'elle s'éloigne le plus rapidement possible et ainsi lui éviter toute blessure qui pourrait infliger malgré lui.
Peur, folie, culpabilité, responsabilité.
C'était beaucoup trop pour l'albinos qui finit alors après un retour au calme par se voir rendre l'âme dans sa perfection la plus pure.
Semblant mort, il ne l'était pas. Sa pâleur naturelle lui donnait déjà des images de cadavres durant son vivant, elle ne le transformera pas de beaucoup lors qu'il quittera définitivement ce monde.
L'instant présent, la mort n'était pas à son rendez-vous. N'étant qu'un réflexe humain que de relâcher tout muscles après autant d'effort physique et psychologique, il s'immobilisa totalement causant bien entendu une stupéfaction totale pour l'inconnue qu'il venait de rencontrer dans le hasard le plus total.
Toujours vivant il s'engouffra dans son propre cauchemar dont l'intruse entra volontairement pour comprendre ce qui le hantait. C'est alors que la vérité se montra devant les yeux de conscience de la jeune femme. Entrant par la magie et le sommeil dans l'esprit de l'albinos elle allait découvrir quelque chose qui allait radicalement lui donner une image des plus surprenante.
~~ ~ ~~
Entrant dans le subconscient de l'albinos, la jeune femme allait pouvoir observer ses sentiments, mais aussi les ressentir. Le néant qui s'offrait à ses yeux, au centre de cette obscurité vint alors une petite lueur de vie. Infime. Insignifiante, mais pourtant bien présente qui semblait petit-à-petit s'approcher pour en découvrir l'albinos en position fœtal, entièrement dénudé donc ses petits points sur le corps commençait à éclore en une fleur, puis en ronce qui englobèrent toute la vision. Chacune des tiges se multipliaient rapidement pour s'entrelacer autour deux, profitant de quelques moments pour faire éclore une rose d'un blanc éclatant dont le cœur semblait être dirigé vers le jeune homme.
Telle une cage, la végétation de la Pistilose envahissait le regard dans toutes les directions. Prisonnier de son propre choix, l'herboriste semblait souffrir depuis que la cage se formait autour de lui, serrant les poings, crispant son visage, gémissant de douleur jusqu'à que le cocon de ronces fut formé dans sa totalité. L'expression n'avait pourtant pas disparu totalement.

Des larmes.
Des larmes coulaient maintenant de ses yeux comme des regrets qu'il était en train de se faire, ouvrant les yeux ce dernier vint alors à regarder la jeune femme comme si elle était réellement présente. Son regard d'effrois était d'une détresse si grande que la comparaison avec une souffrance physique paraissait une caresse.
Mais pourquoi pleurait-il ? La souffrance alors que la plante poussaient autour d'eux en serait responsable ? Non c'était bien plus que ça. Cela ne se limitait pas la souffrance physique que la jeune femme avait vu lorsqu'elle était éveillée. C'était autre chose de bien plus marquant.
Ses lèvres commencèrent à s'ouvrir, un nouveau gémissement en sorti pour émettre un son qui ne parvenait pas au premier essai aux oreilles de l'observatrice, alors il le répéta plusieurs voix, un timbre plus élevé à chaque fois puis comme un murmure :

Aidez-moi.

Aussitôt qu'il referma les yeux, le cocon semblait se régresser comme si celui-ci s'épaississait encore davantage. Chaque parcelle de végétations se retrouvait d'une rose blanche qui brillait d'une lueur éclatante jusqu'à l'éblouissement total des lieux et des yeux de l'observatrice.

Quel qu'elle pouvait sentir l'absence de lumière, la présence d'une chaleur inexplicable envahissait maintenant le paysage. Une chaleur agressive, un feu s'était embrassé tout autour de lui comme d'un enfer donc l'albinos se tenait maintenant debout parfaitement habillé son épée en main face à un adversaire dont on ne voyait qu'une ombre pour apparence riant aux éclats alors qu'une femme se tenait à ses pieds. L'ombre portait également une épée, mais aussi une multitude d'autres en train de léviter autour de lui, dont le nombre indéterminé semblait menacé l'albinos lui-même toujours en détresse le bras tendu vers la jeune femme au pied de l'ombre comme s'il l'appelait pour savoir si elle était encore en vie.
L'ombre ricanant toujours plus fort jusqu'à éteindre la voix du rosier blanc, vint à donner l'ordre aux épées qui lévitaient de l'attaquer, laissant un bref instant la pénombre des flammes éclairaient son visage se révèlent être, l'albinos lui-même. Les épées le pourfendirent dans un amas de sang giclant dans tous les sens, un écran de sang qui s'arrêtait devant l'observatrice qui ne voyait à nouveau rien de la scène. Le sang rouge coulait pour révéler à nouveau un néant.

L'écran rouge disparaissant, ils se retrouvèrent à nouveau seuls.
Le jeune homme se trouvait maintenant en face de l'observatrice avec un regard soulagé alors qu'elle fut appelé d'un nom qui ne lui appartenait pas.
Il lui toucha la joue d'une caresse d'affection se plaça derrière elle, avant de la prendre dans ses bras en y voyant la femme qu'il aimait. Dès le contact, la lhurgoyf s'en retrouva également dénudé et couvert de caresses, lui embrassant le cou pendant que ses mains lui prenaient le sein et descendait doucement vers son intimité.

En pleine possession de ses moyens, l'observatrice devint l'actrice, lui laissant alors le choix.


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