Cinq siècles après ... [PV : Brom]



 
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 Cinq siècles après ... [PV : Brom]

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MessageSujet: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Mer 8 Juil - 3:50



Cela faisait si longtemps...

Cinq siècles depuis la fin de la grande Guerre de Taulmaril. Cinq cents années de calme plat et d'ennui mortel c'étaient écoulées depuis l’achèvement du plus bel événement historique du millénaire. Depuis ces milliers de sabots et de pas qui soulevaient la poussière de Cebrenia, ces milliers de soldats de toutes nations venus des quatre coins du monde pour se joindre à ce qui deviendrait le plus grand bain de sang jamais offert à la gloire du Dieu Sombre. Le souvenir des chaque bataille, de chaque meurtre s'effaçait lentement dans la mémoire séculaire du Gorgoroth, mais jamais il n'oublierait les océans de sang qu'avait avalé la terre en ce temps béni, le tonnerre des hurlements et des armes qui se fracassaient les unes contres les autres comme la mer déchaînée contre les rochers acérés de la côte. Les milliers de duels individuels et de charges héroïques, de manœuvres fourbes, d'actions fanatiques guider par la haine, l'ambition ou la peur, et qui formèrent le massacre violent et la mort à grande échelle d'une cité entière : la plus belle des cités magnifiée en un charnier mirifique marquant à jamais le temps et l'espace, imprégnant jusqu'à l'âme même d'Isthéria, la gravant d'un sceau rouge sang. Le sceau de Sharna.
Cinq siècles depuis que la dernière fleur plantée par le Destructeur avait éclot puis fanée, et aujourd'hui une nouvelle fleur s'apprêtait à s'ouvrir. Une fleur aux pétales gelés perdue quelque part dans les montagnes de Cimmeria, un perce-neige timide et isolé mais qui donnerait très certainement un parfum mortifère des plus délicats. Enfin, après tant d'années d'absences, d'attente interminable à tourner en rond, à se noyer dans l'ennui de la paperasserie et de la politique, tandis que les vivants proliféraient comme du chiendent, il pouvait entendre à nouveau au loin les pas de géant de la Guerre qui approchait. Voir au-dessus de ces nuages sombres et tumultueux le sourire radieux de son Dieu trompeur.

Et sous son heaume mortuaire, le Tourmenteur répondait à ce sourire de ses lèvres décharnées, le regard pétillant de joie : oui, mes fidèles ! La guerre revient.

Ce n'était pas un hasard si Wode était venu en personne en ce mois de Fonclan au temple de Bor, le dieu forgeron. Il avait à parler au haut-prêtre, il avait une commande à lui passer. Une lourde commande, car une guerre ne se faisait pas sans armes et en cela les cultes de Bor et de Sharna allaient de pairs. Voilà maintenant des siècles que Phelgra, ses habitants et son état offraient des dons au temple qui vivait en grande partie des dias prodigués par le continent sombre, alimentant en parti en quelques sortes les flammes des hauts fourneaux. Aujourd'hui le Tourmenteur venait fouler le sol d'Umbriel avec un but précis en tête : fait cracher aux forges le feu le plus chaud et les armes les plus meurtrières, pour que le sang puisse couler au mieux. Accompagné de plusieurs Cavaliers de hauts rangs parmi l'élite des Cavaliers, tous de plates sombres et d'armes puissantes, il s'était fait annoncer auprès d'un jeune prêtre-forgerons. Ce dernier partit sur-le-champs avertir le maître des lieux, puis ils attendirent en silence dans une salle prévue à cet effet. Stoïque, les guerriers du Destructeur restaient debout et de marbre, immobile comme des statues d'airain sans que leurs casques ne laissent distinguer autre chose qu'un insondable silence et une maîtrise parfaite de leurs êtres. Le Tourmenteur quant à lui observait les décorations sobres du temple, marchant d'un pas mesuré qui faisait résonner les plaques de son armures comme une mécanique conçu dans le seul but de mutiler, ou tuer. Il jetait un œil curieux à diverses armes entreposées ici et là, impressionné par la qualité du métal et la maîtrise de l'art de la forge du temple, toujours aussi prompt à satisfaire sa réputation qu'à honorer son dieu. La piété était une qualité que Wode savait apprécier, fervent croyant qu'il était. Il eut un sourire admiratif, caressant de ses doigts gantés d'acier l'acier de l'épée, puis en entendant les bruits sourds qui écrasaient toute de leurs puissances les autres sons, il reconnu la démarche du colosse qui approchait. Il reposa la lame calmement et se retourna vers la provenance des pas, les mains croisées derrière son dos, le dos droit et la tête dressée.
Son heaume ne laissait transparaître aucune émotion, son regard, aucune vie. Il adressa simplement un signe de tête sincèrement respectueux quoique sobre en guise de salut à son hôte avant de parler de la voix glacée et désincarnée qui lui était coutumière :

- « Brom Ode'Bahalmarche, Haut-Prêtre et Main de Bor. » Il marqua une pause avant de reprendre sur le même tons, regardant - un peu d'en bas il faut dire - le colosse de chair fumante venu pour "l'accueillir". « C'est un plaisir de constater que vos forges sont toujours aussi bien entretenues. »
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MessageSujet: Re: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Jeu 9 Juil - 12:06

    Le pas du chevalier est lent et calme, il est posé comme il peu l’être à son habitude, on est venu le chercher dans sa forge il y a quelques temps déjà mais son invité, homme de marque et influent, sait déjà que tout bon prince doit savoir se faire attendre, or Brom est bien plus qu’un bon prince, c’est un homme dans ton a besoin dans ses temps là. Toutes les histoires raconté par son maitre dans se domaine lui reviennent en mémoire, car “Même si tu ne le souhaite pas la politique se collera à toi comme un parasite. Tu pourras choisir d’essayer une symbiose informe, te laisser manger, où en prendre le contrôle et vivre.”. Il n’a jamais aimé cette maladie, mais l’a toujours combattu, de même qu’il s’est battu pour garder cette maladie vénérienne qu’est la vie. Un virus contre un autre.

    Il sourit tristement dans les long couloirs qui remonte jusqu’à la salle de réception qu’on lui assigné, celle où il reçoit toujours les cavaliers, bien que la décoration est changer à chaque fois en fonction des temps, la politique fait qu’en ce jour d’hui c’est des armures et des armes plus basiques qui sont exposé, plus basique mais finement construite, finit à la perfection, caresser par la meule comme il se doit, tout les artisans qui ont participé ont déjà passé l’épreuve de la pelle à tarte … Faire d’une lame un miroir sans défaut avec un simple meule, il aime torturé ses jeunes étudiants avec celle-ci. Apprendre, apprendre en forçant en menant toujours plus loin la précision, en cherchant la difficulté.

    Autour de lui les hommes s’agitent, un premier chargement est déjà parti comme définit avec le gamin, un autre partira ce soir, que les cavaliers soient là ou non l’histoire n’en a cure, car ce n’est pas les hommes de Brom qui s’occupe des armes, eux les livre simplement à la sortie du temple, à la sortie de la zone neutre, juste à la limite de son territoire sur lequel personne n’a le droit de faire justice si ce n’est le temple.

    Sur ces considération de son royaume il entre dans la pièce et détaille chaque chose, en face de lui une chaise qui fait face aux cavaliers protégés par un bureau, c’est sa chaise dans cette pièce, immense, imposante, trône de bois et de fer, elle siège derrière une table dans les mêmes mesures affolantes, et en face d’elle plusieurs sièges, fabriqué pour des êtres normaux, des êtres construit par la vie et non par des Dieux, les sièges sur lesquelles sont sensé se posé l’envoyé et ses deux gardes, car c’est couramment de ça qu’il est question.

    Mais aujourd’hui, c’est le tourmenteur en personne qui a fait son bout de chemin jusqu’à chez lui, il est bien loin de s’en étonné pour autant, ce qui l’étonne plus est le nombre de cavalier qu’il a prit avec lui, il n’a traversé que des terres conquises jusqu’à son temple, pourquoi tant de précautions ? Et puis un souvenir, le Duc de Seh fait maintenant parti de ses ennemis affiché, un homme si riche n’aurait pas de mal à prévoir un assassina, il n’est donc en sécurité à nul endroit, pas même en face du guerrier de Bor. Il n’a pourtant pas varié de son sourire et alors qu’il tire sa chaise pendant que Wode lâche l’épée qu’il observait il commence la conversation :


    “Asseyez vous, je regrette que nous n’ayons prévu que trois chaises pour vous, je ne pensait pas que vous viendriez avec assez d’homme pour espéré mettre à sac le temple, j’ai d’ailleurs faillit trouver cela offensant en temps normal un gentilhomme laisse la plus grande partie de ses hommes à la porte mais qu’importe, je ne vous en veux pas, cela m’évitera d’être dans l’embarra si un imbécile à réussit à s’infiltré dans mon temple dans le seule but de mettre fin à vos jours, ce dont je doute.”

    Il prend place et le trône crie et souffre sous le poids démentiel de l’amour de Bor, et puis elle se stabilise, et malgré les renforts métallique on en sent la souffrance, puis il s’adosse en homme calme uniquement là pour la discussion sans peur et sans rien à se reproché malgré les hommes présents dans la pièce. En premier lieu car il a confiance en ses capacité, en second car il se sait dans son bon droit, en dernier car il est chez lui…

    “Je me suis permis de vous ajouté un petit bonus à la commande habituel, mais ne sachant pas si vous en vouliez je ne l’ai pas encore fait emballé, quelques trentaines de lames neuves peuvent toujours servir mais voyez-vous, tout le monde se demandait si vous alliez partir en guerre ou si vous aviez accueillit une armée chassé juste pour le plaisir de pouvoir tapoté sur la tête de sindarins défraichit.

    Je dois avouer que j’avais ma petite idée personnellement et que votre venu personnel doit être lié à ces très léger détailles que je doute que vous veniez pour que je revoit votre armure ou que j’y change quelque chose, vous n’avez pas forcie depuis des années comparé à ce cher monsieur dont j’oublie à chaque fois le nom et qui se tient contre la porte dont je craint que l’abus de bière et le manque de combat réel et de vrai guerre ne demande quelques ajustement d’armure.”


    Il jeta un œil sur un des gardes de second des cavaliers, au certes il était loin d’être faible, et loin de ne pas être prévu pour le combat, mais tout le monde vieillit et parfois, quand on a plus d’ennemi chez soit il devient inconcevable d’augmenter l’entrainement pour ne pas perdre la forme. Les guerres arrivent si vite à vos portes.

    “Mais arrêtons de tergiversé et passons aux choses plus sérieuses. De combiens de pièces avez-vous besoin et pour quand ? Et surtout de quel type, car au final, ici, en ces terres, tout le monde à ses propres armes chez lui dans le but de tuer son voisin si il se met à chanté faux sous la douche public … Lorsqu’ils vont à la douche public.”

    Mais il est facile de les comprendre, un rituel mensuel détruit par un note de chant.
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MessageSujet: Re: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Ven 24 Juil - 6:10



Pour être tout à fait honnête, le Tourmenteur ... appréciait Brom, bien que cela soit un grand mot pour lui. Il reconnaissait en lui un homme talentueux, efficace et à l'esprit plutôt fin, prompt à la plaisanterie bien que celle-ci ne fut pas ... Toujours à son goût. Les deux personnages se connaissaient depuis longtemps, ayant à peu près le même âge, et c'était loin d'être la première fois que Wode pénétrait dans le sanctuaire de Bor. Mais s'il y avait bien une chose à laquelle le Tourmenteur avait eu du mal à s'adapter c'était sans doute ... Les tergiversations présomptueuses et parfois irritantes de grand dadai un tantinet sûr de lui. Celles-ci ne manquaient jamais d'assombrir l'humeur déjà fort hasardeuse du Cavalier. Toutefois, jusqu'à présent, Wode avait réussi à contenir son agacement. Le jeu en valait la chandelle : inutile de créer un conflit politique pour si peu de choses avec les forges qui avaientété leur partenaire durant bien des années. Leur travail d'exception était reconnu dans tout Isthéria et l'on venait de l'autre bout du monde pour une épée forgée par ses prêtres. Les Cavaliers les premiers avaient investi une bonne part de leur budget dans l'amélioration du temple, l'approvisionnement des ressources et d'autres travaux importants.

En voyant le "colosse de tendresse" entrer dans la salle, Wode resta calme et tranquille. Il n'avait déjà pas un gabarit des plus impressionnant à côté de ses propres Cavaliers, alors en face de ce géant il faisait figure de gringalet. Mais bien sot celui qui jugeait les capacités à tuer d'un homme sur sa taille. Il écouta ses premières paroles sans broncher, comprenant parfaitement l'étonnement du prêtre forgeron, et ne l'en blâmant pas le moins du monde. Alors qu'ils s'asseyaient tous les deux, il répondit d'un ton calme et détendu, assez rare chez lui.

- « Nous sommes en temps de guerre, Brom : personne n'est vraiment à l'abri nulle part, pas même vous dans votre temple. Je préfère de loin être trop préparé plutôt que pas assez, et jusqu'ici cela me réussit plutôt bien je dois dire. »

Ces mots ne transpiraient d'aucune animosité, aucune menace sous-jacente, et pour l'instant c'était parfaitement sincère. Après tout, le Tourmenteur n'avait aucune raison de menacer la Main de Bor, n'est-ce pas ?
Le Cavalier s'installe calmement sur le modeste siège de bois, sans s'offusquer de la différence pompeuse qu'affichait Brom entre lui et ses invités. Ici, le Forgeron était chez lui, lui plaise-t-il d'être un mauvais hôte cela ne le concernait pas et Wode n'avait que faire des formules de politesses et autres codes et étiquettes ridicules. Il était tout de même bon de se rappeler que le "chez-lui" de Brom, se trouvait en plein cœur de son propre "chez-lui", mais encore une fois, cette idée ne fit qu'effleurer l'esprit mauvais du Gorgoroth sans lui arracher rien de plus qu'un léger sourire. Sourire qu'il garda en écoutant la suite des dires de son hôte. Il acquiesça calmement, quelques trentaines de lames venu de ses forges entre les mains des Cavaliers lui seraient très utiles. Il appréciait le présent. Quand il parla de cette guerre qui avait tant duré à venir, il ne put s'empêcher de baisser légèrement la tête alors qu'un son étrange s'échappait de son gosier asséché : un rire rauque, saccadé et sans joie faisant secouer ses épaules dans quelques cliquetis de métal.

- « Héhéhé ... Je dois dire, seigneur Bahalmarche, que je commençais moi-même à me demander si nous finirions par partir en guerre ... ! Enfin, je vous remercie pour votre présent, nous en ferons bon usage. »

Et le sourire disparu à la suite des dires du forgeron - forgé d'autant "d'amour" que d'amour propre - concernant l'un des Cavalier en présence. Un zélos massif à l'embonpoint pas si prononcé que cela, qui serra légèrement le poing derrière son dos à l'affront à peine camoufler que lui faisait le haut-prêtre, sa mâchoire se crispant légèrement. Wode quant à lui s'était redressé, plongeant son regard bleu glacé sur celui de Brom, laissant placer un silence pesant tandis que la température de la pièce sembla baisser d'un ou deux degrés. Il ne semblait pourtant pas en colère - il valait mieux ne pas le voir en colère - mais simplement légèrement agacé par les enfantillages de son comparse. D'une voix calme et algide, il répondit au forgeron en ces termes :

- « Nos ... Cavaliers combattent chaque jour les uns contres les autres dans toutes les situations possibles et imaginables. Les entrainements à toutes les situations, les tournois, les luttes pour le pouvoir et le prestiges, ou simplement à la gloire de Sharna sont monnaie courante au Manoir Cavaleri, ils y sont même encouragés. Vous n'êtes pas sans savoir que notre Dieu exige que seul les plus forts et les plus rusés dirigent, c'est une loi universel dans la nature. Un cavalier qui ne combat pas et qui ne s'améliore pas est un cavalier qui se fait tuer et qui voit sa place se faire prendre par quelqu'un qui la méritait plus que lui. Cet endoctrinement et cet entrainement perpétuel font que nos guerriers sont sans aucun conteste parmi les plus puissants et redoutables d'Isthéria, au même titre que vos armes sont les plus finement ouvragées. Nous respectons le savoir faire de vos forges, ayez au moins la bonne conduite de respecter notre savoir faire à la guerre et au combat, je vous en pris. »

Le Tourmenteur laissa à son hôte la peine de terminer, et haussa un sourcil circonspect quand ce dernier se mit à parler de douche publique ... Libre à lui de prendre ses douches de la manière qu'il voulait, Wode avait autant à faire de l'hygiène de vie du colosse que de la fourmi qui pouvait se trouver sous sa botte. Bien sûr il avait comprit la métaphore forte imagée et pour le moins ... originale de ce cher Brom, m'enfin ... Son humour laissait vraiment à désirer. Il ferma les yeux une seconde, tachant de ne plus être aussi froid qu'il y a quelques secondes. Il répondit à nouveau sur un ton neutre, posé et tranquille, comme si rien ne s'était passé.

- « Nous aurions besoin d'un maximum d'armes et de pièces d'armures adaptés au combat naval, en Taïga, dans les déserts de glaces, en bref dans Cimmeria. Si vous avez quelques conseils avisés concernant cela, je suis tout ouïe. Ce sera principalement pour regarnir nos troupes les plus importantes, et ce pour le plus vite possible, avant la mi-Moomé. Combien pourrie- vous nous en fournir d'ici là ? » Il lui laissa le temps de répondre puis enchaîna : « Ce n'est pas tout, nous aurions aussi besoin de votre aide pour participer à la construction de nouvelles machines de guerres, en particulier différentes structures inventés par nos ingénieurs militaires, ainsi pour finir dans nos chantiers de constructions navales pour nous assurer que les meilleurs matériaux soient correctement utilisés. Si vous pouviez envoyer quelques-uns de vos maîtres-forgerons sur place pour nous appuyer, nous vous serions reconnaissants et nous seront bien évidemment prêt à y mettre le prix. »

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MessageSujet: Re: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Ven 24 Juil - 16:05

    Le chevalier forgeron s’adosse tranquillement à son siège qui n’est plus grand que celui du chevalier que dans le but de supporter son poids démesuré et sa carrure incroyable, et laisse le temps à Wode de mettre sa rebuffade à profit tout au long de son discourt, il sourit calmement lorsqu’il répond à la petite pique de sa part et pose une main sur sa barbe hirsute pour réfléchir au nombre de caisses qu’il pourrait fournir rapidement et facilement connaissant l’autre commende qu’il a en cours. Il passa rapidement en revu les hommes qu’il avait de garder de coté pour la commende qu’il attendait de droit des hommes de Shanra, parcourut le temple de haut en bas pour savoir où il les mettrait, puis de bas en haut car les bonnes forges se faisait rare et si la guerre tenait un peu de temps il pourrait penser à faire ouvrir à nouveau des salles et des boyaux condamné depuis la grande dernière.

    Puis il déclara son chiffre, ce n’était pas vraiment étonnant :


    “Quelques milliers d’hommes tout au plus dans des délais aussi cours, je suis forgeron pas magicien, quand à ce dont vous aller avoir besoin ? Il ne dépend que de vous, mais soyons franc, la mer vas encore être froide, je crains qu’un homme qui y tombe puisse être considéré comme mort si ce ne sont pas des marins de métier seul des bottes suffisent à noyer un homme. Donc pour les marins du cuire des vêtements un peu solide, pour les soldats gambison ça leur tiendra chaud en plus de faire son effraye et puis un peu d’armure, pas trop de lourd, il serait stupide de le perdre et vous serrez déjà assez désavantager par le fait de ne pas avoir le pied marin et par le nombre d’hommes qui seront occupé à vomir par-dessus bord.
    Pour la taïga, même topo, des gants, en laine en tissu mais quelque chose qui couvre les mains, de la graisse sur les parties non protégé et les lèvres, personnellement quand je monte là haut en pleine hivers je m’en couvre le visage, ça n’est pas spécialement beau mais ça ne me change pas de mon habitude. Mais j’aime bien le froid comparé à ce que les gens s’attendent, ce n’est surement pas le cas de vos hommes. Ensuite, toujours les gambison, une paire de bas de plus que d’habitude, et vous devriez rentrez dans vos frais vis-à-vis du froid. Le reste vous le gagnerez à courir sur les longues distances. Prévoyez de faire venir des sauts de graisses moins lourde que celle qu’on utilise d’habitude ; Par le froid la graisse trop dense devient solide et elle est insupportable pour l’entretient des armes, je vous conseil celle que l’on tire des algues, elle n’est pas trop collante et sens moins que l’animal…”


    Il laissa l’homme finir tout en continuant sa réflexion, qui avait-il à envoyé là bas ? Surtout pour du naval, la plus part de ses artisans navals était la plus part du temps dans les ports et il n’avait aucune idée de leur carnet de commande, quand à lui, même si Bor lui avait soufflé comment travailler des navires il n’aimait pas ça car il détestait les haut profonde où son poids l’entrainait sans problème. Nagé pour ce colosse d’airain était impossible.

    “Pour les machines, faites moi mener les plans, je débiterais bien plus facilement les pièces ici, puis je vous enverrais quelques hommes pour les monter sur place et faire les derniers ajustements sans souci si le prix y est. Mais soyons franc j’aimerais quelque chose de plus précis que vous pouvez probablement m’accorder, ainsi je ne vous ferais payer que le prix coutant pour cette commande si cela vous vas. Ce temple est officiellement sur vos terres, j’aimerait que ces terres là, ce point précis où mes hommes habites soient les terres de Bor, vous l’avez toujours respecter comme tel, c’était un non dit entre nous, et je vous en suis reconnaissant, mais j’aimerait que cette chose soit officiel, après tout ça ne vous coute pas grand-chose sachant que j’entretient déjà mes propres gardes, et je continuerait à vous payer la partie des impôts qui consiste à la protection des frontières puisque les vôtres sont par delà les miennes.

    Pour le reste, et dans la même ligné, je vais retourner à mon ton que vous n’aimez pas mon cher car j’ai toujours été franc avec tous et ce n’est pas maintenant que je vais arrêter. Vous avez les meilleurs combattant, c’est incontestable, ils se battent entre eux, entre les meilleurs pour garder ce prestige, pour rester tout en haut de cette chaine qui n’est autre que la loin de la nature. Mais combattant n’a rien à voir avec guerrier mon grand, vous le savez comme moi, vous étiez aussi dans cette grande guerre, à l’époque j’étais encore mercenaire et celui qui m’a apprit la guerre est toujours en vie, car je l’ai appris.
    Je pensais que la guerre c’était de se mettre sur la gueule avec celui qui est en face de vous mais ce n’est pas ça. La guerre c’est entendre des milliers, c’est voir mourir sans savoir si c’est ami ou ennemi, c’est être à bout et devoir continuer, c’est suivre des ordres même si ne pas les suivre aurait plus de chance de vous faire advenir à un plus haut post car ne pas les suivre au final ferait mourir plus d’homme et ferait à long terme perdre la guerre. C’est faire des choses dont on ne voit pas le bout, c’est entendre tout ces hurlement jours et nuit, c’est ne pas dormir de peur que le camp soit infiltré, c’est finir par craindre de ses meilleurs amis, la guerre ce n’est pas ce genre d’entrainement à six ou même à douze, à ne peux pas s’y entrainé, les meilleurs guerriers seront révélé sur le champ de bataille et ne sont que rarement les meilleurs combattants.
    Car la guerre c’est surtout le moral et la tactique, avoir les meilleurs guerrier vous donne juste un léger avantage car en temps de guerre ce meilleur guerrier peu peut être faire face à un homme et demi, mais comme ils sont habituer à se battre entre eux et non pas ensemble, ou ensemble à trois, ça n’ira pas plus loin. Je pense que les hommes vont redécouvrir ce qu’est la guerre sans vraiment le savoir, Istheria est devenu un monde d’aventurier, de belle demoiselle et de bien pensant, de gas qui est capable de combattre l’un des plus gros monstres. Mais ce n’est pas lui qui est important, ce n’est pas ce gas là, c’est la masse, que ce gas là meurt comme les autres d’une flèche et des milliers seront faucher avant d’arrivé au combat, et alors au combat, si il tombe contre deux, ou que quelqu’un arrive par derrière, il sera mort. Simplement. La guerre n’a rien de se noble art qu’est le combat, la guerre, la vrai pousse à développer d’autres styles que d’habitude, nous le savons tout les deux, mais vos hommes sont-ils vraiment tous au courant ? C’était de ça que je parlais à demi mot, on conseil amical.”


    Il ferma les yeux en s’adossant à nouveau se souvenant des techniques du serpent pour apprendre la guerre à ses hommes. Il faisait capturer le plus de bandit possible, et des esclaves, des êtres sans nom, puis il tapait dans la réserve de ceux qui ne se vendrait pas, alors il les parquait, leur donnait des armes, et leur faisait dire que si ils vainquaient les hommes qui viendrait les affronter ils seraient libre, mensonge mais qu’importe. Puis il envoyait ces hommes dans ce déchainement de violence, ces hommes qui devaient apprendre à se battre ensemble contre tous, ces hommes qui savaient ce qu’était la guerre. Il n’avait jamais participé à ses excursions, non, lui avait été lancé dans la guerre, car elle était déjà en cours quand il avait rencontré cet homme, ce chasseur. Il sourit, il n’y a qu’une prison en Arghanat…

    “Mais je crois bien que nous l’attendions tous, les hommes devaient savoir à nouveau ce qu’est une guerre, même si la plus part l’on oublier … Nous verrons si vous avez oublié aussi avec le temps, au moins un peu, moi j’en fais encore des cauchemars par certaines nuit. Pas des combats, pas des escarmouches, pas de ces endroits où les combattants on de l’importance, mais de la guerre.

    Mais un dernier point important, vous me faites un affront, même si nous sommes en guerre en amenant autant d’hommes, nous savons tout les deux que vous êtes largement suffisant pour la plus part de votre sécurité et l’armure que je vous ai faite suffit à couvrir presque tout le reste. Alors ne vous sous estimez pas. Pas plus que je n’aurais l’audace de le faire envers vous ou envers vos chevaliers.”

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MessageSujet: Re: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Lun 10 Aoû - 20:37



Toujours assis dans son modeste siège de bois, calme, impassible, le Tourmenteur écoutait son hôte en posant son regard d'acier sur le siens. Silencieux comme le vide, immobile comme quelque statue de marbre, ou plutôt de granit à en juger par la rugosité et la dureté de la pierre qui le formait, il restait là à assimiler les multiples et nombreuses paroles de ce vieux Lhurgoyfs qui, il lui semblait bien, se comportait comme maître en sa maison. Après tout, pourquoi pas ? Wode n'avait jamais voulu que les Cavaliers ait une main mise absolue sur tout Phelgra et pour lui, l'attachement de ses différents biens n'était qu'une question de force et d'efficacité. C'était sans doute pour cela que le temple de Bor avait joui si longtemps d'une certaine forme d'autarcie, quoi qu'officieuse : car le temple avait toujours rendu ses tribus et remplis ses devoirs envers ceux qui gouvernaient le continent sombre, et en contre-partie les Cavaliers avaient toujours témoigné le respect adéquat envers le culte de Bor, et avaient même grandement investit dans ses forges. Cette politique du non-dit lui siésait, il ne s'en offusquait guère, même si par moment les manières peut-être déplacées du colosse agaçait son humeur. Mais soit, il connaissait Brom depuis longtemps, il savait comment était fait ce géant de passions, et tant que celui-ci respecterait les limites et les bornes de la patience la patience des guerriers de Sharna, alors il n'interviendrait pas.
Il écoutait donc dans ce silence de mort qui lui était habituel, son heaume squelettique ne dévoilant rien de l'impassibilité de ses traits déliquescents. Attentif, il prit bonne note des conseils et des suggestions du forgeron qui s'y connaissait dans son domaine. Quelques milliers c'était peu, mais ce serait suffisant. Il n'était de toute façon pas venu ici dans l'espoir de regarnir toute son armée, Wode avait beau être sans doute fou, il n'était pas benêt pour autant, loin de là. Dans tous les cas, il saurait faire bon usage de ces armes, et surtout des bons conseils de grand-père Brom. Grace à eux, la marmaille qu'il enverrait au front aurait peut-être plus de temps pour survivre le temps que ses unités clés se mettent en place pour asséner les coups mortels pour l'ennemi. Le forgeron demanda aussi les plans des machines Phelgranes, ceux-ci lui furent donc apporter. Des dizaines de plans pour des dizaines de machines, certaines n'étant que des innovations mineurs d'engins déjà existants, d'autres, des inventions purement originales sorties tout droit des esprits torturés des serviteurs du Dieu sombre qui, s'ils n'avaient pas le savoir-faire des adorateurs de Bor, n'avaient pas moins hérité du savoir-faire de Sharna lorsqu'il s'agissait de distribuer mort et destruction.

Mais la mâchoire du Tourmenteur se resserra alors que le chevalier forgeron s'aventurait sur un terrain bien dangereux. Non seulement la demande était osé, mais la forme l'était d'autant plus. "Seulement le prix coûtant" ? Que voulait donc dire cette félonie ? Si les Cavaliers refusaient sa demande, le forgeron se permettrait encore d'augmenter son prix pour nulle autre raison que comme compensation à son arrogance bafouée ? Qu'il demande l'autarcie officielle pour ses terres était une chose - osée, folle sans doute - mais qu'il se permet en plus de menacer les serviteurs de Sharna sur leurs terres - car c'était bien là ce qui était officiel, et pas l'inverse - allait bien plus loin que ce que le Tourmenteur aurait d'ordinaire supporté. Toutefois, malgré la colère qui faisait tendre ses muscles desséchés et bruler son regard d'un intensitée malveillante, il tenta de canaliser son dégout pour répondre à celui qui devait encore forger ses outils de morts. Il répondit donc, d'une voix dure et froide aux relents d'acide.

- "Votre ... demande, pour le moins ... complexe me semble difficile à satisfaire, d'autant plus que je ne suis pas apte à y répondre de moi-même. Il me faudra d'abord en toucher mot à l'Impérial, il est le seul à pouvoir vous accorder un tel ... privilège ... Je ne puis donc vous promettre une telle chose, mais seulement que le Grand Maître sera mis au courant de vos ambitions et ... avisera en personne de vous laisser cette grace ou non. Votre offre est certes généreuse, mais je ne peux rien vous promettre, si ce n'est que je ferais le nécessaire pour que votre requête ... soit traité comme il se doit."

Il laissa planer un nouveau silence. Wode était patient, il savait se montrer diplomate lorsqu'il le fallait, mais ç'aurait été une fatale erreur de prendre sa réserve pour de la compassion ou une quelconque forme d'égard envers son prochain. Si Wode en trouver l'intérêt - ou ne serait-ce que la puissante envie - il aurait assassiné froidement le haut-prêtre et à faire brûler son temple sans la moindre hésitation, et peu lui importait les réprimandes à venir des Gélovigiens. Les autres dieux ne lui importaient pas, pas plus que les mortels qui les priaient. Pour l'heure, le Gorgoroth restait calme et maîtrisé ses pulsions meurtrières sans trop de difficultés, mais le forgeron titillait ses cordes sensibles sans sembler craindre dans sa folie ou sa naïveté le contre-coup qu'il pourrait se prendre. Lui restait restait impassible, mais seules les actions et réactions de Brom pourraient faire de cette entrevue une simple visite de courtoisie, ou bien les prémices de la chute du temple.
La suite du discours de Brom laissa le Cavalier sincèrement perplexe. Et cela n'avait rien à voir avec la familiarité outrageuse que se permettait ce vieux fou avec lui - il n'avait pas élevé les cochons ensemble toute de même ! Enfin, Wode n'était pas de nature à laisser ses nerfs l'emporter pour si peu. Non, ce qui le surprie le plus c'était que ce forgeron ... Ce .. Cet homme là ... Etait en train de lui faire un cours sur la guerre, à lui. Wode. Le Tourmenteur. Second du Grand Maître et Cavalier de Sharna depuis maintenant près de huit siècles. Il lui racontait sa vie, son expérience du combat, ses impressions et ses sentiments - comme si Wode en avait quelque chose à faire - et se comportait comme un de ces vétérans qui faisaient la morale à une jeune recrue partant au combat la fleur au bout du fusil. Ce n'était même plus outrageant, c'était tout bonenement risible. Tout de même, il y avait fort à parier que celui des deux qui avait la plus longue et la plus complète expérience de la Guerre n'était pas celui qui en parlait le plus. A mesure qu'il avançait dans son discours romanesque et son cours si bien structuré, quelques cavaliers autour ne purent réprimer les pulsions de leurs diaphragmes en quelques rires graves et discrets sortirent de leurs armures d'airain. Wode lui-même ne pu s'empécher de sourire face à tant d'arrogance ou peut-être de naïveté. Loin de lui l'idée de contre-dire les dire forts avisés de la Main de Bor, car après tout ce qu'il disait était parfaitement sensé et ce n'était pas cela qui faisait rire les serviteurs de Sharna. Ce qui les faisait rire tenait plutôt du fait que ce forgeron se permet de tenir de telles évidences au Tourmenteur, tout en agissant comme si ce qu'il disait était un secret pour tous sauf pour lui. C'était un peu comme si Wode essayait d'apprendre à Brom comment polir une lame au mieux ...

- "Eh bien, eh bien ... Je vous remercie pour vos conseils si avisés, mon seigneur forgeron. Je tâcherai d'en faire bon usage ... Le Tourmenteur eut quelque mal à dissimuler son amusement, mais il se reprit rapidement. Hum. Plus sérieusement, je pense avoir déjà une certaine expérience de la guerre, je connais toutes ces choses-là. Ne vous en faites pas, je pense savoir comment gérer une guerre, c'est loin d'être ma première fois."

Une fois n'était pas coutume, il avait répondu de manière plus "agréable" qu'à son habitude. Il fallait dire que ce n'était pas n'importe qui ni n'importe quand que l'on parvenait à faire sourire le Tourmenteur - enfin, autre chose qu'un sourire sadique. Il ne l'avait pas mal pris, il avait été bien trop surpris et amusé par une situation aussi ironique. Oui, lui aussi les souvenirs des guerres du passé lui revenaient régulièrement, mais elle ne lui arrachait jamais rien d'autres que des sourires rêveurs et des regards passionnés. Oui, on pouvait bien dire que la guerre était son dada, ça et la torture, et grâce à Sharna il avait bien appris à manier son art depuis maintenant bien longtemps. Les derniers mots du forgeron, une fois de plus, lui arrachèrent un sourire, intrigué cette fois-ci. Il n'était pas si surprenant venant de lui qu'il se déplace avec autant d'hommes, et peut-être avait-il autre chose à faire après cette petite visite. Pourquoi cette fixation sur le nombre de ses hommes ? Le grand forgeron aurait-il quelque-chose à craindre de la part des Cavaliers ? Bien entendu, s'était une affaire de bon sens de craindre les messagers de Sharna, mais à part de rares exceptions, ceux-là ne portaient leur courroux uniquement si celui-ci était sollicité. D'un air amusé, presque narquois, Wode demanda donc à son hôte :

- "Auriez vous quelque chose à vous reprocher, Brom ? Sinon, pourquoi autant craindre le nombre de soldat que j'emmène avec moi ? N'est-il pas de mon affaire de m'assurer de ma protection en ces temps troublés ? Peut-être ai-je mes propres raisons d'emporter autant d'hommes avec moi. Mais ne vous en faite pas, je ne prévois pas de mettre votre temple à sac : ce serait du gachis." Il avait achevé en s'adossant à son siège, faisant grincer le bois et crisser le metal de son armure, sourire aux lèvres. Encore une fois il n'y avait là aucune menace sous-jacente, car pour l'heure, les Cavaliers de Sharna n'avaient rien à reprocher à l'exemplaire Temple de Bor. Sans attendre de réponse, Wode enchaina sur un ton plus sérieux : "Mais trève de plaisanterie, j'aurai un dernier service à vous demander, plus personnel celui-ci."

D'un geste habile de la main, il dégaina sa lourde masse, Terreur Noire. Un engin de mort aux ailettes acérés qui avait accompagné le Tourmenteur depuis maintenant bien longtemps. Il la posa lourdement sur le bureau de Brom, occasionnant un bruit sourd, laissant l'arme aux mains expertes du forgeron. Son autre lame restait à son fourreau, elle n'avait pas besoin des attentions de Bor pour l'instant : elle était jeune, et le venin qui l'enduisait était parfaitement satisfaisant. La masse en revanche gagnerait à s'octroyait quelques améliorations.
D'une voix tranquille encore une fois, le Cavalier s'adressa à Brom :

- "Ma masse, je ne vous la présente plus, vous la connaissez déjà bien. Elle aurait besoin d'un peu d'entretiens de votre part, et surtout ce qui m'intéresse le plus serait votre talent secret. J'ai ouïe dire que vous étiez en mesure d'insufler la magie dans les armes, ce qui serait très intéressant en vue de la guerre à venir pour moi. Seriez vous en mesure d'enchanter Terreur Noire ?"
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MessageSujet: Re: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Mer 2 Sep - 10:30

    Brom s’adosse à son fauteuil, un peu plus imposant par sa carrure encore alors que ses épaules se posent elles aussi sur le dossier fantasque qu’il faut pour soutenir leur poids tout aussi démesuré. Il ferme doucement les yeux et se concentre quelques secondes tout en lâchant :
    “Faites sortir vos hommes voulez-vous ? Leur place est devant cette porte, pas dans cette salle.”

    Puis il calle sa respiration sur celle de ses longues méditation, quelques instants pour lui, quelques longues minutes pour ceux qui ne peuvent oublier le temps, mais après tout il laisse le temps au cavalier de réfléchir à sa demande. Puis, une fois ces deux minutes de silence à lui écoulé dans un monde où il n’entend plus rien de ce qui se dit dans la pièce mais où il serait capable de sentir le moindre mouvement, ma moindre source de chaleur, il ouvre à nouveau les yeux et sans se préoccupé plus des hommes si ils ont décidé de rester, fixe son regard dans celui du mort. Il est d’un calme olympien et ses yeux reflète bien plus cette lueur malsaine d’intelligence violente caractéristique de son espèce que son habituel sourire, certain dirait que c’est un tout autre hommes, d’autres avouerons l’avoir déjà croisé dans son regard, les dernier enfin, seront qu’il est simplement plus proche de ce qu’a voulut en faire son mentor à cette instant qu’il ne l’est jamais ; Brom Ode’Bahalmarche, maitre forgerons car il connait les corps, maitre d’arme car il connait la guerre, haut prêtre car il connait les règles et les hommes …

    “Mon doux ami, je vais m’expliquer calmement sur certains point que vous semblez ne pas avoir perçut, je ne cache rien, mais c’est un affront que vous me faites en amenant des hommes en arme ici, leur place est et a toujours été devant la porte, nous parlons entre homme civilisé, et la politique comme la moral des hommes, des dieux et des morts est très claire, si vous amener des hommes c’est que vous vous sentez agresser ou que vous voulez me faire ressentir se sentiment. J’ai tentez de vous le faire remarquer par maintes détailles, en les pointant, en parlant d’eux, en ouvrant directement la discutions sur ce domaine. Mais je vais vous l’expliquer clairement puisque vous semblez avoir oublié les lois de la politique depuis notre dernière rencontre.
    Lorsque vous parlez à un ami ou a un égale vous venez avec autant d’homme et d’armes que lui. Lorsque vous venez demander un service vous vous mettez en position d’infériorité pour montrer votre respect, surtout si votre service atteins des limites incalculable. Enfin si vous voulez exiger quelque chose, alors vous venez avec des hommes, mais on n’exige rien du temple de Bor, car on n’exige rien d’un Dieu. Alors j’ai fait un effort, j’ai traité vos demande jusqu’ici comme si vous aviez été politiquement correcte, je vous ai fait ce que j’avait prévu pour les bon clients que vous êtes, et non pas pour un pseudo gang des rues qui serait venu avec toute leur troupe à mon bureau pour me montrer leur bras musclé en m’expliquant qu’ils savent se battre et mener une guerre mieux que personne alors qu’au font ils se sont juste battu entre eux depuis des décennie, passant de la guerre à ce qu’ils croient être une guerre et me riant au nez lorsque je me permet de leur donné des conseil en toute bonne fois.
    Car oui, la guerre c’est battre, mais c’est bien plus que ça et que vous me lancier que vos hommes sont les meilleurs guerriers qui soient alors que cela fait juste de vous des combattant qui ne peuvent avoir confiance en qui que ce soit même dans leur chaine de commandement car c’est le meilleur moyen d’éliminé un rivale de longue date que de lui mettre sur le dos une imbécilité ou de l’envoyé au casse pipe, mais final quel est la différence entre une opération osé qui vous donnera la victoire et ce casse pipe que l’on craint car au font on sait être un rival de longue date autant qu’un homme compétant.
    Mais non, ce n’est pas votre première guerre, ça ne sera pas votre dernière d’après vous et pourtant je vous parle d’esprit et discipline et vous me soutenez que vos combattants féroces habitués à se tirer dans les pates sont des guerriers.
    Pas plus que vous n’êtes à votre première rencontre politique, et vous vous retournez en me lançant gaiment que je pourrais avoir quelque chose à me reprocher … Je doute que ce soit juste une hypocrisie crasse même si cela me ferait bien plus plaisir que la tournure que prend cette conversation.

    Mais passons à autre chose, votre masse à ailette, non il n’est pas besoin de me la présenter bien qu’elle vous remercie de l’entretient régulier que vous lui faite subir et que je vous conseillerais une bonne graisse de phoque en couche épaisse lorsque vous prendrez la mère et tout le temps où vous serrez dans les vagues, le sel, le froid, l’eau, rien de tout cela ne pardonne. Et sur une masse comme celle là et vue le temps de la traverser je vous aurais même dit de l’enfermer dans un fourreau de cuire remplit de graisse avec toutes les autres pièces dont vous pourriez avoir quelques heures avant de vous servir histoire d’en nettoyer le manche.
    Mais votre demande n’est pas sur ce point, elle est sur un point précis, bien plus précis, or mon cher, je ne m’y connais pas assez bien pour reforger une arme avec ce dont que je viens d’acquérir sans risque d’en faire des miettes. Elle restera donc comme elle est car le risque est trop grand pour elle, et je ne vous forgerais pas une arme de ce type là car il faudrait que vous restiez une bonne semaine avec moi et nous n’en avons ni l’un, ni l’autre, ni le temps ni la patience …

    Et ceci malgré tout le respect que j’ai pour vous, et non pas celui que je vous dois, malgré que vous semblez fatigué pour avoir autant affabulé, ou alors vous avez oublié des points dans votre bonheur de reprendre la route du sang, on oublie bien facilement des choses dans le bonheur, Shanra n’a-t-il pas joué avec cela de Fen lui-même ? Lui faisant tout oublier par le bonheur d’une femme ? La guerre n’est-elle pas votre femme ? Faites juste attention à ce qu’elle ne vous emporte point.”


    Il sourit à nouveau, la discutions est finie, les décisions sont prises …
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MessageSujet: Re: Cinq siècles après ... [PV : Brom]   Mar 15 Sep - 18:27



Ode froide et funèbre jouée dans le triste décors d'un temple au prêtre sans remords ni hésitation et peut-être à la passion un peu trop aveuglante. Ô, comme Icare qui, se sentant au-dessus du monde battant des ailes vers un soleil illusoire se précipita lui-même dans sa chute que l'orgueil dévorant avait fomenté. Car les hommes ne connaissant pas l'humilité finissaient toujours par être écrasé sous les pieds innombrables de ceux qui se pliaient à la loi des Dieux. Ô, comme Icare qui voulut défier l'astre du jour tentant vainement de s'arracher à la terre se retrouvera à nouveau souillé de poussière quand son cadavre nourrira les vautours. Car le monde fut l'œuvre des Dieux, que ceux-ci l'ont agencé au mieux selon leur volonté supérieur. Et quiconque commettra l'erreur de s'opposer à leurs décisions tomberont sous le joug cruel de leurs humbles serviteurs. Les forts dominent les faibles, les petits nourrissent les puissants. Ce cycle éternel et violent ne pouvait être maintenu ordre que par une poigne de fer. Car Phelgra est ainsi faite que ceux qui s'opposent Cavaliers s'opposent à Sharna en personne, et que ceux qui forment sa tête gardent toujours le poing levé, prêt à s'abattre sur les arrogants ignorant Sa parole.
Le Cavalier resta silencieux alors que le forgeron lui intima l'ordre malavisé de retirer ses hommes. Un simple haussement de sourcil ponctua sa demi-surprise face à tant de sûreté, mais il connaissait Brom, son arrogance ne l'étonnait guère, aussi s'y était-il fait. Même si, parfois, sa patience était mise à rude épreuve. Autour d'eux et face à cet affront, les Cavaliers se tournèrent vers les deux interlocuteurs, faisant un pas en avant et portant la main et leurs armes. Ce prêtre commençait vraiment à les ennuyer, mais l'effusion de sang fut avorté quand Wode leva calmement la main, stoïque, arrêtant ses guerriers dont la fierté blessée par l'attitude du haut-prêtre réclamait vengeance. L'un d'entre eux siffla sa haine entre ses dents :

- Seigneur, laissez-moi remettre ce forgeron à sa place ...

Il fut alors pris d'un soudain maux de tête et porta la main à sa tempe, chancelant alors que Wode lui infligea un léger choc mental, remettant alors à sa place ceux qu'il jugeait nécessaire. D'une voix toujours aussi froide, il répondit sans même se retourner, continuant d'observer cet homme de foi qui agaçait son humeur.

- Allons mes frères, il serait mal venu d'atteindre à l'intégrité physique d'un de nos citoyens.

Ses mots qu'il lâcha entre ses maxillaires resserrées firent sourire sous leurs heaumes les Cavaliers qui reprirent leurs places et maintinrent leurs positions. Les hommes de Sharna n'avaient pas d'ordre à recevoir d'autres que leurs supérieurs et bien entendu leur Dieu, et Wode n'avait pas l'intention de concédé à Brom plus d'importance qu'il n'en avait vraiment. Il était venu avec sa garde car, en temps de guerre, l'ennemi pouvait être partout et qu'il avait toujours été d'un naturel très méfiant, frisant la paranoïa quelquefois. Il pensait que Brom pouvait le comprendre. Rien à voir donc avec le serviteur de Bor, ses hommes n'étaient que des armes vivantes, il ne pensa jamais avoir besoin de menacer le forgeron pour trouver un accord commun, jugeant que ce dernier le comprendrait après tout ce temps passé.
Visiblement, il avait eut tort.
Silence de glace sous les premiers mots de fausses douceurs et des propos de moins en moins tolérables. Encore un degré descendu sur l'échelle de ce que pouvait accepter le Second du Grand Maître qui restait parfaitement immobile face aux assaut verbaux que le forgeron faisait à sa fierté, à celle de ses frères, et pire que tout, à sa foi. Encore un degré descendu dans la pièce, malgré la présence un peu plus loin des forges, lorsque l'aura de gel du Gorgoroth retenant sa fureur manifestait son mécontentement. La parole devenait presque buée au sorti de la bouche des vivants et les poils s'hérissaient pour préserver la chaleur vitale à l'intérieur des corps. Chaque phrase, chaque mot, chaque son sortant d'entre ces grosses lèvres velues et pâteuses venaient s'écraser sur l'esprit du mort, piquant sans relâche sa tourmente intérieure qu'il peinait à maîtriser. De l'extérieur, tout était invisible, entre son heaume et son armure, aucun signal ne transparaissait. Il n'y avait que cette sensation palpable de froideur et ses poings serrés, et sous l'ombre de son casque, ses mâchoires s'écrasant l'une contre l'autre, sous un regard plus brulant encore que le corps du Dieu Sombre. Pourtant, les Cavaliers connaissaient bien ce sentiment, et même les plus courageux d'entre eux s'inquiétaient de la colère de celui que certains à Themisto avaient rebaptisé le Boucher de Phelgra, car bien que rare pour un serviteur de Sharna, sa fureur avait pu marquer les âmes les plus durs et brisé ceux qui se pensaient inébranlable. Aussi, certains d'entre eux sourirent aux souvenirs que ravivait cette sensation, imaginant déjà le forgeron enfermé dans le Creuset d'Agonie pendant des semaines ou des mois, pour en ressortir à l'état de lambeaux sanguinolent à peine humain mais toujours vivant, pour finalement être exposé à Thémisto en guise d'exemple pour ceux qui, comme lui, oseraient provoquer la fureur de Wode, le Tourmenteur.

Et les mots s'enchaînaient sans jamais s'arrêter, chacun d'entre eux ne faisaient qu'être assimiler par le tourbillon intérieur du Cavalier car le froid extérieur n'était que le résultat de la tempête glaciale qui rugissait en lui et que chaque terme employé par Brom venait alimenter. Le feu qui brulait dans son regard laissa place à un océan de glace et de mort, cristallisé dans un éclat de pur haine, entièrement figé dans une seule direction : celle du serviteur de Bor. Il ne le lachait pas des yeux une seule seconde, il ne l'écoutait plus que d'une oreille distraite : Wode en avait largement assez entendu. Enfin les derniers mots arrivèrent, dans un dernier souffle qui forma à nouveau un peu de vapeur.
Et puis se fut le silence.
Plus rien ne bougeait, c'était à peine si on osait respirer. Un silence assourdissant et lourd comme une chape de plomb avait pris possession des lieux, un silence qu'on ne retrouvait peut-être qu'au fin fond de l'abysse, ou peut être dans le vide glacial au milieu des étoiles. On aurait presque pu entendre les cœurs dans la pièce battre chacun à leur rythme, tous sauf celui du mort bien entendu. Tout semblait figé, gelé, presque sans vie, comme un si le temps lui-même avait retenu son souffle et que la glace avait entendu ses griffes sur le monde. Puis, finalement, après de longue minute d'immobilité, le Second des Cavaliers de Sharna baissa légèrement la tête, fermant les yeux alors que le silence fut rompu par le tintement des chaînes sur son armures. Avec une lenteur calculé, presque automatique, le Gorgoroth se redressa comme un pic au milieu des neiges. Il entendit ses serres métalliques sur le pommeau de Terreur Noire, qu'il ramassa en faisant crisser le bois du bureau sous les ailettes mortelles. Sans le regarder, il s'adressa à son "hôte", sa voix était d'un calme étrange, plutôt surprenant, mais d'une froideur à rendre l'acier cassant.

- Nous prendrons vos "positions" ... En considération. A ces derniers mots, il porta son regard toujours aussi froid et sombre sur Brom.

Il marqua une pause, puis, toujours aussi calme, il tourna les talons et se dirigea vers la sortie, ses pas résonnant dans le silence pesant de la pièce comme autant de carillons d'une horloge marquant le temps qui passait. Qui passait parfois bien plus vite qu'on ne le pensait. Ses hommes le suivirent sans un mot, sans un son.

- Que la commande soit prête en temps et en heure, Haut-Prêtre, et vous aurez votre paiement. Sonnant et trébuchant. Avant de sortir, il se tourna une ultime fois, posant à nouveau son regard sur le colosse derrière son bureau. Puisse votre Dieu veillez sur vous. Il passa le seuil de la porte et parti du temple de forges, ne laissant derrière lui que la froideur de l'hiver et un silence annonciateur de bien sombres promesses. Car Wode n'était pas un homme de paroles contrairement au religieux, il ne l'avait jamais été : c'était un homme d'action.

La discussion était terminée. Les décisions avaient été prises.

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