La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 2
• Civils: 11

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Ginik
[Septembre/Octobre en temps réel]

Miss/Mister Fanélides


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga

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MessageSujet: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Dim 19 Juil - 0:20




«« Avant-propos

Avant de commencer quoi que ce soit sur cet event, vous êtes invités à consulter les Annales, qui ont été éditées et qui résument parfaitement notre situation, les accords passés et les événements qui se sont produits avant cette intrigue. Tout cela pourrait vous être d'un secours certain. Consultez fréquemment la page. Comme certains topics, en particulier l'event des colosses, sont encore en cours, il se peut que des informations soient ajoutées au fur et à mesure, et vous devez en avoir pris connaissance.

«« Précédemment...

Évincée du pouvoir à Cimméria, l'ancienne Grande Prêtresse Elerinna Lanetae appelle à la militarisation des troupes de sa famille et de ses alliés, à Canopée, malgré les sanctions et les remontrances de la reine Viwien de Canopée. Pour lui éviter d'être condamnée à Zaléra, les troupes de son père, composées de Sindarins, militaires de profession, et de mercenaires, traversent Noathis et Eridania clandestinement pour préparer le siège d'Hellas. La tentative échoue et ils se replient dans le village d'Inoa, où il a été conclu qu'Elerinna devait être amenée, saine et sauve par Léogan Jézékaël. Celui-ci, cependant, l'assassine là-bas et balaie une partie des troupes des Lanetae dans un orage magique.
Suite à ce désastre, mené par un désir de vengeance, le père d'Elerinna – Rash Lanetae – ainsi que ses filles et ses alliés font parvenir une missive aux cavaliers de Sharna pour demander droit d'asile, toute retraite leur ayant été coupée vers Canopée, dont la reine les a ostracisés. Démégor répond favorablement à leur requête, si leurs troupes sont capables de franchir le territoire cimmérien par leurs propres moyens – gage de force militaire. La plupart des mercenaires fuit l'armée des Lanetae devant l'exigence, mais les soldats sindarins sont contraints de s'y soumettre. Pendant trois mois de pillages et de guérillas, ils parviennent à passer la frontière phelgrane, au prix de pertes effroyables.
Rash Lanetae, ainsi que toute sa famille et ses alliés, sont recherchés par la reine Viwien de Caledor, qui veut les confronter à un procès public à Canopée, mais celui-ci perd sa femme, Vilya Lanetae, pendant la traversée.

Tandis que Cimméria fait d'Irina Dranis sa nouvelle Grande Prêtresse et noue une alliance militaire avec Arghanat-la-Neuve et qu'elle reconnaît la non-implication de Canopée dans l'affaire, Rash Lanetae rencontre Démégor et son second, Wode, à Thémisto, où ils décident d'attendre la belle saison avant de lancer l'assaut, quitte à laisser à Cimméria le temps de se militariser. C'est d'ailleurs ce que le pays des glaces fait, grâce aux forges de Bor, en la personne de Brom Ode'Bahalmarche, et de certains Eclaris, comme Gareth Ezéchiel.
Au début de l'année 1304, les troupes engagées par Viwien de Caledor, afin de couvrir l'affront qui lui a été fait par les Lanetae, dont la famille a trahi le serment fait à la royauté canopéenne depuis des siècles, sont installées dans la taïga cimmérienne, à l'ouest. Le duc de Seh implante également ses camps dans le territoire cimmérien. C'est également à ce moment-là qu'on nomme Léogan Jézékaël général de l'armée cimmérienne, et que commence une drastique fortification du système de défense cimmérien. Tous attendent l'assaut des Cavaliers.

C'est donc au début de la saison chaude, au mois de Tiria, que les troupes phelgranes s'agitent à la frontière, selon les rapports des espions de Cimméria et de la Plume.

«« Protagonistes principaux

¶ Camp cimmérien
_ Viwien de Caledor (PJ)
_ 7 650 sindarins, dont les campements sont dispersés, mais dont le principal se situe non loin de la citadelle de Lindholm, et qui ratissent la taïga depuis Nivéria 1303 (PNJ, joués par Viwien)
_ Une garnison de 1000 hommes dans la citadelle de Lindholm, sous le commandement de l’État-major cimmérien (PNJ, joués par Veto Havelle et par Léogan Jézékaël)
_ Des prêtresses soigneuses ou mages à Lindholm (PNJ jouées par le Messager ou PNJ/PJ, joués par une prêtresse qui voudra se dévouer)
_ Veto Havelle, lieutenant de l'armée cimmérienne (PJ), en faction à Lindholm.
_ Léogan Jézékaël, général de l'armée cimmérienne (PJ) en personne ou par missives selon la disponibilité spatio-temporelle du personnage pendant les deux mois de l'opération.
_ Tekum Seh, duc d'Arghanat-la-Neuve (PJ), par missives.
_ Lupen Zen'Rahar, commandant de la Première Phalange d'Arghanat (PJ), en personne ou par missives selon la disponibilité spatio-temporelle du personnage pendant les deux mois de l'opération.
_ 20 000 soldats d'Arghanat-la-Neuve (PNJ, joués par Tekum), en réserve dans un camp dont seuls les intéressés connaissent l'emplacement pour le moment. Ils sont mobilisables dans le cas où Viwien ne parviendrait pas à gérer les avancées ennemies sur le terrain qui lui est dévolu. Les hommes d'Arghanat sont voués à la protection des montagnes.

¶ Camp phelgran
_ Rash Lanetae (PNJ – joué par le Messager)
_ Rose Lanetae (fille du premier, guerrière, membre de l'Etat-Major, PNJ – jouée par le Messager)
_ Viviane Lanetae (fille du premier, mage, membre de l'Etat-Major, PNJ – jouée par le Messager)
_ 6 000 tirailleurs sindarins et 6 000 mercenaires et unités régulières phelgrans dispersés dans la taïga (PNJ, joués par le Messager et par Wode)
_ Démégor, chef des Cavaliers de Sharna (PNJ, joué par le Messager), par missives.
_ Wode, second de Démégor (PJ), en personne ou par missives, selon la disponibilité spatio-temporelle du personnage pendant les deux mois de l'opération.

¶ Électron libre (affiliation obscure)
_ Orchid Orcirdr (PJ), ancienne partisane d'Elerinna Lanetae.

Remarque : Si votre nom n'est pas inscrit dans la liste précédente, sachez qu'elle n'est pas exhaustive. Elle présente seulement les personnages qui auront une incidence importante dans le jeu. Vous pourrez participer dans la mesure où votre jeu est cohérent, avoir seulement un rôle de témoin, ou de personnage en fuite au milieu de la guerre, ou encore choisir d'avoir un rôle important à jouer, auquel cas, envoyez-moi un MP, nous aviserons ensemble. Tout joueur sur Isthéria est libre d'intervenir quand il le souhaite.
Toutefois, si votre action est personnelle et n'a rien à voir avec l'action groupée qui aura lieu ici, je vous prierais d'ouvrir un sujet annexe dans le titre duquel vous préciserez : [Guerre de Cimméria – Tiria/Tymbé 1304]. Merci !

«« Trame spatio-temporelle

Soyez particulièrement vigilant à la cohérence des déplacements de vos personnages ! Pour rappel, à rythme normal sur un terrain plat, un voyageur peut marcher maximum huit heures en une journée et réaliser 40km. Seulement, il faut considérer qu'ici le climat est hostile, et la forêt, dense, donc vous pouvez facilement doubler vos temps de déplacement. Donc deux jours pour 40 kilomètres. S'il y a confrontation armée, vous pourrez même le tripler ou le considérer comme nul.
Trois chemins peuvent être empruntés à vol d'oiseau par les tirailleurs de l'armée phelgrane, ils sont représentés ici :

Spoiler:
 

Le plus court est représenté par une flèche en tirets. Sans confrontation armée, et si climatiquement, tout va bien (mais vous connaissez le staff), ces 150 kilomètres peuvent être parcourus en un peu plus d'une semaine. Il consiste à passer dans la plaine formée par la chaîne de montagnes d'Harding que vous voyez au sud, et le Mont Caralwed. Il vous ferait déboucher droit sur le désert de glace, à quelques deux-trois jours du Temple de Soulen et du Lac Gelé.
Le plus long contourne le Mont Caralwed en faisant une boucle vers Lindholm et en se rabattant vers le Temple de Soulen (flèches en pointillés). Sans problème, ses 170 kilomètres peuvent être réalisés en 9 jours. Ce chemin vous fera déboucher sur le désert de glace, à un-deux jours de marche du Temple de Soulen et du Lac Gelé.
Enfin, si en désespoir de cause, vous choisissez de passer par la montagne (flèche en trait plein), donc par le mont Caralwed, il vous faudra une bonne quinzaine de jours pour arriver à l'embouchure du désert de glace, à un jour du Temple de Soulen et du Lac Gelé.
Considérez toutes les options, chacune peut avoir son intérêt !

La taïga est une forêt dense. Elle ne vous permet pas de vous déplacer à cheval ou par convoi. Le chemin sera donc fait à pieds et ce pour tout le monde. Vous pourrez y faire de mauvaises rencontres, outre la présence ennemie, je parle bien entendu d'animaux sauvages : (leweiras, bubos, cerfélis, voire garagos si vous manquez vraiment de chance). A cette période de l'année, vous serez à peu près tranquilles en ce qui concerne le climat, mais sachez que dans la taïga, il ne fait que 5 degrés, et la neige peut tomber pendant la nuit.
Aux alentours de la citadelle de Lindholm, jusqu'à la côte ouest, vous pourrez parcourir des plaines relativement cultivables, et rencontrer des villages d'agriculteurs, de chasseurs et de pêcheurs. Là vous pourrez croiser la route de troupeaux de bufflons, qui peuvent devenir agressifs. Les plaines sont à cette période de l'année, épargnées par la neige, mais le climat y est encore froid (10 à 15 degrés).
Enfin, en montagne, les chemins sont bien entendus plus escarpés, mais vous pourrez tomber sur n'importe quel de ces animaux, quoi que les bufflons que vous y croiserez seront solitaires. Le climat est plus rigoureux, la neige tombe fréquemment et la température chute dans les sommets à -10 degrés.

Dernières précisions géographiques, concernant les aménagements humains. Il existe un certain nombre d'avant-postes cimmériens dans les plaines, sur les côtes et en montagnes, ainsi que, dans une moindre mesure, dans la taïga. Ce sont des tourelles de surveillance, en bois et en pierres. Des camps sindarins ont également été disséminés sur la carte et permettent d'approvisionner leurs troupes et de leur offrir un abri en cas de problème météorologique. Un campement fortifié important est également présent sur la carte, celui des troupes du duc de Seh.

Enfin, voici un petit topo sur la citadelle de Lindholm, si vous choisissez d'y entrer, de l'attaquer, ou de passer non loin de ses remparts.


Comme je l'ai dit, elle compte une garnison d'un millier de cimmériens, qui patrouillent souvent aux alentours et qui échangent souvent avec les Sindarins de Canopée installés dans leurs forêts. Des prêtresses soigneuses ou mages s'y trouvent également.

Lindholm, donc, une place-forte du temps de Taulmaril. Elle dispose de tourelles avancées, jusque sur la berge, et de barbacanes qui protègent les accès clefs. L'ensemble, c'est-à-dire les barbacanes et le fort lui-même – est cerné par deux fossés de six à huit mètres de profondeur, à vue. Il y a une énorme barbacane en face du pont-levis, sur le front sud : une bastille, formée d'une tour de vigie, protégée d'une épaisse chemise de meurtrières creusées dans le roc. Lindholm est perché en hauteur, naturellement, avec sept-cent mètres de rempart d'enceinte et des avants-murs massifs.
Sachez enfin que pour faire le siège d'une place-forte, il faut compter le double, voire le triple de la garnison assiégée.

Voilà pour les repères spatio-temporels !

«« Objectifs, Bonus, Malus

Sans mystère, l'objectif des Cimmériens et de leurs alliés canopéens et arghaniens est de stopper l'avancée des tirailleurs phelgrans. Quant aux tirailleurs en question, il est important de noter qu'ils ne sont pas au courant de l'alliance militaire de Cimméria et de Canopée, ils ne savent donc pas qu'ils vont rencontrer sur leur chemin des troupes de Sindarins et leurs campements fortifiés. Bien entendu, ils ne tarderont pas à le savoir, mais nous n'y sommes pas encore. Ils sont simplement au courant qu'une action diplomatique a été menée par la Grande Prêtresse, Irina Dranis, qui a rencontré Viwien de Caledor et que la reine a été blanchie de toute accusation sur la scène internationale.
Cependant, elle a choisi d'engager ses troupes aux côtés de Cimméria, il y a de cela 6 mois. Elles sont parfaitement installées sur le terrain et ont acquis grâce à l'aide de l'armée cimmérienne et de longues semaines de reconnaissance une bonne connaissance des lieux. La position des campements sindarins n'est sue en jeu que de Viwien de Caledor, Léogan Jézékaël, Irina Dranis, Veto Havelle, Tekum Seh et Lupen Zen'Rahar. Naturellement, les soldats de Lindholm en connaissent également les positions, mais ce sont les seuls joueurs au courant des positions exactes des campements.
La position du campement arghanien est également un mystère pour les troupes ennemies. Cependant, on se doute que les hommes du duc de Seh sont en partie dans les parages.
Des bonus de ce genre (ou des malus, ça dépend du point de vue) seront distribués au cours du jeu par MP – notamment des rapports d'espions qui pourront être utilisés au bon gré de celui qui les a reçus.
La disposition de Lindholm telle qu'elle est exposée ici est connue des Cavaliers de Sharna et de l'armée Lanetae, Rash Lanetae ayant eu entre ses mains des cartes précises des lieux grâce à la position de sa fille.

L'objectif des troupes phelgranes est tout simplement de passer la taïga en évitant le plus de confrontations possibles avec les soldats de Lindholm pour arriver au Lac Gelé, cible prioritaire de leurs assauts. Les tirailleurs sont des troupes dispersées et équipées légèrement, leur mobilité est efficace, mais ils n'attaquent personne de front. Ce sont des saboteurs, des harceleurs, des pilleurs de ressources dont l'objectif est d'affaiblir l'armée adverse.

La connaissance du terrain est un avantage partagé par les Sindarins de Canopée et les soldats cimmériens, évidemment. En revanche, les Phelgrans se trouvent évidemment défavorisés dans ce domaine, malgré leurs plans assez exacts de Lindholm, qui n'est pas visé dans la stratégie mise en place initialement.
Mais, composées majoritairement de soldats sindarins habitués à la traque en forêt, malgré le climat très différent, les troupes dissidentes sauront se mouvoir à leur aise dans la taïga – tout comme leurs congénères canopéens.
Les 6000 phelgrans intégrés dans leurs effectifs sont aussi plus habitués que n'importe quel autre soldat à la barbarie qui peut avoir lieu à la guerre et déploient des pratiques macabres pour saper le moral de l'ennemi. Toutefois, si la situation ne tourne pas à leur avantage ou que leur paie ne leur convient plus – tandis que les Cimmériens et les Canopéens sont tenus de tenir leurs positions par obligation, patriotisme ou simple désir de survie – les mercenaires qui les composent en partie peuvent estimer que le jeu n'en vaut pas la chandelle et se désengager du conflit.
En ce qui concerne les troupes arghaniennes, elles ont une connaissance beaucoup moins précise de la taïga que les Cimmériens et les Sindarins : ce sont des hommes réservés à la protection de la montagne. Ce sont néanmoins les hommes les mieux équipés et les mieux formés du conflit. Les intimidations phelgranes toucheront peu leur moral.

Sachez enfin que l'avantage du nombre, dans cette phase de la guerre, n'en sera pas vraiment un à proprement parler. Le terrain n'est pas propice à des affrontements de masse, et les mouvements de troupes seront dispersés.

«« L'action

Les troupes phelgranes s'apprêtent à passer la frontière cimmérienne à travers la taïga. Sur leur chemin, elles rencontrent le premier avant-poste cimmérien : un ensemble de petites tours de gardes en surplomb.


L'heure est-elle aux premières confrontations armées ?

«« Quelques règles de jeu

1. Je limite au possible le méta-rp (personne n'en est à l'abri) en donnant des informations secrètes par MP, alors merci de les garder pour vous !
2. Vos posts doivent constituer une action unique, à laquelle il doit être possible de réagir. Il se peut que la moindre petite chose (la direction que vous prenez par exemple) enclenche des conséquences (la rencontre d'un camp ennemi qui se trouvait là), alors laissez toujours une marge de manœuvre à vos adversaires et au MJ !
3. Chacune de vos décisions aura des incidences sur les paramètres suivants : effectifs des troupes, moral des troupes, avancée des troupes, information/désinformation. Le MJ, à chaque intervention, les mettra en évidence sous la forme de points gagnés. Le vainqueur sera déterminé grâce à ce décompte.
4. Les posts du MJ se feront selon l'avancée de vos actions – et les besoins des PNJs. Lorsqu'il sera impératif pour le Messager de poster, je vous alerterai par un post qui bloquera tout message de votre part jusqu'à l'intervention du MJ. Merci de respecter le cessez-le-feu en question, c'est essentiel au bon déroulement des opérations.
5. Aucun ordre de post n'est défini, vous pouvez intervenir quand vous le souhaitez ou le jugez nécessaire. Je rappelle que pour les posts qui n'ont pas d'incidence sur l'action groupée, ils doivent être faits dans un topic annexe avec le protocole que j'ai indiqué plus haut. Il s'agirait de ne pas faire de ce topic un bordel sans nom. Vous pouvez poster ici si votre personnage est présent – mais vous pouvez aussi envoyer des missives sur ce topic (je pense en particulier à Tekum, ou n'importe quel chef qui le voudrait).
6. Surtout, ne vous prenez pas la tête, réfléchissez posément, ce jeu est accessible à tous ! Allez, bring it on ! C'est à vous !
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Orchid Orcirdr
MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Dim 19 Juil - 23:56

Averissement:
 
Elle se retourna pour regarder la tanière. En fait de tanière, il s’agissait presque d’une grotte. Eu égard à sa stature de Zélos, elle ne pouvait se contenter d’un trou de la taille affectionnée par ses frères de chasse. Mais comme toutes les tanières, elle était dissimulée aux yeux des étrangers au secteur. Elle avait été choisie d’abord pour cette qualité et la Zélos avait œuvré pour finir d’en aménager les abords afin qu’elle ne soit détectable d’aucun angle d’approche. Les loups bénéficiaient en plus de leur instinct de l’ingéniosité de la bipède.  La saison froide_ si l’on pouvait la différencier ainsi d’une autre saison dans cet univers où les températures n’éteignaient que très rarement les 10°_ avait fini d’effacer les traces de son activité et déjà les perce-neiges constellaient les alentours des rocs roulés à l’ouest de l’entrée. Le repli de terrain, au nord face à l’entrée quant à lui était naturel. Un bouquet des boulots aulnes et rhododendrons finissaient de dissimuler ce qui avait été l’asile de l’ancienne prêtresse durant sa disparition.

Elle n’avait pas eu de trop d’un hiver pour reconstruire ce qui restait de sa forteresse personnelle. Dévastée par la mort de celle qu’elle continuait à appeler « Grande Prêtresse » et par le spectacle de la chute d’Inoa, elle « laissa entrer le rouge dans son esprit »_ seule expression qu’elle avait trouvé pour décrire ces moments où la haine et les images de son histoire associées à cette soif de réparation sans discernement. Comme sou l’impact d’un poing dans un miroir Sindarin, le rempart construit ses dernières années au côté de son mentor avait volé en éclat renvoyant en éclats sanguinolents les images qui s’étaient terrées dans les profondeurs de ses cauchemars jusqu’à la nuit où un colonel avait mis un terme à son rêve… Ce jour-là elle s’était trouvée anesthésiée incapable de prendre une direction quelconque. Agenouillée dans la neige elle contemplé sans la voir la tempête ravager le camp de base de la famille Lanetae, le regard fixe et vide puis elle était tombée dans la neige. Malgré sa résistance au froid acquise de longue date de sa fréquentation du pays et sa vie sauvage, elle n’avait dû sa survie qu’à la présence dévouée de Grimrl. Le loup lui avait donné sa chaleur toute la nuit avant de la sortir à coup  de dents de sa torpeur. S’en était fini de la fierté de la Zélos. Le grand loup avait guidé du museau et de la gueule un fantôme vouté marmonnant pour lui seul des paroles sans cohérence dans lesquelles revenaient simplement des noms, Léogan , Elerinna, Orchid, Rarel, Veto, Rash, Lanetae, Kesha, Irina… Ce ne fut qu’après deux jours de marche hallucinée vers l’Ouest  qu’ils arrivèrent à la tanière où elle s’effondra et laissa son esprit de faire lacérer par le cristal de la haine dans lequel se reflétaient les arènes du désert, des visages ricanant des déments qu’elle avait exécutés,  de Léogan Jézekaël, Elerinna et toute sa famille Irina et les prêtresses rebelles.  Les murs de la prison semblaient prendre son cerveau dans un implacable étau tandis qu’elle se nourrissait de la viande crue que lui apportait son compagnon.

Lorsqu’elle émargea  enfin, elle ne savait pas combien de temps avait duré sa descente aux enfers. Elle savait juste ce qui lui restait à faire. Finies les tergiversations Sindarines ! Fini les subtilités politiques ! L’action devait primer ! Elle sortit de la grotte. Les premières étoiles s’allumaient dans le ciel et leur position lui indiqua une date approximative elle devait bien être restée sous terre pendant un mois et il lui en restait autant avant de voir le dégel diurne s’installer. Il fallait juste que la nouvelle Orchid sorte de sa gangue, mais le grand loup haleta de contentement sourire aux babines. Grimrl en profita de la convalescence de la Zélos  faire migrer sa meute jusqu’à la tanière. Durant son absence, Igrim réapprit tous les gestes qui lui avaient permis de survivre, le feu clair sans fumée, la chasse en solitaire. Elle avait fait l’inventaire de ce qui lui restait. Juste ce qu’il fallait. Sa plus grosse perte sa monture. Elle ne pouvait qu’espérer que les prêtresses ne lui fassent pas porter toute la rancœur qu’elle pouvaient avoir contre celle qui les avait trahie et s’en occupe aussi dignement qu’une telle monture le méritait. Et puis quoi ? Elle avait même du superflu sous la forme d’une bourse ma foi bien rebondie. Il lui restait son fouet, sa dague et son katana, son arc et ses flèches. Des flèches ! Voilà qui pouvait lui manquer. Avec application, elle se mit à en fourbir de nouvelles. Les premières n’avaient de flèche que le nom. Même un enfant jouant au justicier des bois aurait mieux fait. A sa décharge, les matériaux en hiver étaient difficiles à trouver et très cassants, mais petit à petit elles prirent forme. Au début une à deux par jour seulement venaient grossir son stock puis la cadence s’accéléra jusqu’à la montée de la sève et les choses devinrent plus faciles. Elle put même se séparer des moins belles confectionnées en début de cycle. Son équipement malmené par l’hiver et sa traversée du désert fut remis en état : sangles et couture renforcées, cuir assoupli.

Elle y était maintenant. Elle avait retrouvé son allure décidée son regard droit. Elle monta sur l’épaulement qui dominait l’entrée de la grotte et laissa son regard faire le tour du paysage. Au sud les racines de la montagne qui faisaient frontière avec Tyrhénium. Par temps clair elle apercevait parfois au sud-Est la forteresse d’Aggersborg. Au Nord, seule la forêt la séparait du lac gelé…

Le vin était tiré, il devrait être bu jusqu’à la lie. Et pour ce faire elle devait rejoindre le père de son mentor. Pendant cet hiver, il ne pouvait avoir retiré ses armées qu’auprès de ses alliés, les cavaliers de Sharna. C’était donc là-bas qu’elle devait se rendre. A moins que pressés d’en découdre et avec l’arrivée des beaux jours, ils ne soient déjà sur le point de passer la frontière… Il lui fallait faire preuve de circonspection afin de ne pas arriver après la bataille. Mais pour l’heure direction la dite frontière en essayant de ne pas rater les mouvements de troupe Sindarine. Si elle se dépêchait et qu’elle atteignait le versant sud-ouest du Mont Caralwed, elle pourrait de là, repérer des déplacements ou d’autres indices de la présence des armées de Lanetae. Elle savait que comme toute intrusion dans une partie déjà lancée, la sienne reposerait à la fois sur sa perspicacité, mais aussi sur une part de pari et donc de chance. Elle calcula qu’il lui faudrait trois jours pour atteindre la montagne. Elle devait prendre en compte aussi les mauvaises rencontres qu’elle pouvait faire en chemin surtout lorsqu’elle serait arrivée sur la montagne réputée sauvage et peuplée de créatures qui ne se refuserait pas un steak de Zélos. Elle chargea son équipement dont son fagot de flèches enroulé dans une peau  de daim tannée sommairement durant la fin de l’hiver. Elle n’eut pas besoin de regarder le grand loup pour qu’il lui emboîte le pas.

Deux jours. Deux jours de marche qui avaient respecté ses prévisions. C’était maintenant que les choses sérieuses allaient commencer et en particulier se prémunir des grosses bêtes affamées. Les forêts qui couvraient les racines de la montagne allaient lui fournir ce que les pauvres arbres de la Taïga lui avait refusé. Des bois aux fibres serrées et parallèles. Elle chercha alors et trouva sans peine de quoi confectionner un épieu de 8pieds et demi sur lequel elle enchâssa et ligatura une empaumure de renne chassé plus tôt au début de l’hiver par la meute. Elle avait l’avantage d’offrir un andouiller long et acéré ainsi qu’un plus petit qui servirait d’arrêt. La confection de cette arme lui fit perdre une journée mais cela en valait la peine si elle ne voulait pas finir sous les crocs de plus gros qu’elle.

Elle put ensuite reprendre sa marche et se poster le lus en hauteur possible face à la frontière. Elle aurait besoin de toute son attention depuis son poste de vigie car la plaine si vaste et visible de son poste d’observation était couverte de forêts. Elle ne demandait pas à suivre les déplacements des troupes, seulement les voir une fois émerger à découvert pour pouvoir se porter à leur rencontre. Un feu, une fumée, le déplacement inhabituel de la faune pouvait aussi être de bons indices…


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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mer 22 Juil - 22:06



Tiria, 1304. Frontière Cimmerienne.
Phelgra était parti en guerre et les pas de ses armées innombrables faisaient trembler le sol. Depuis la Guerre de Taulmaril, le continent sombre était resté désespérément calme et ses hommes brutaux et violents s'étaient mis à s'ennuyer ferme. Les "présents à Sharna" n'avaient pas été convenablement apporté comme le disait le Tourmenteur, mais aujourd'hui avec la répudiation de l'ancienne Grande Prêtresse et l'appel à l'aide de la famille Lanetae, les vents tournaient et portaient avec eux les promesses de conquêtes et de bains de sang sans pareils. De quoi rendre le sourire au vieux Tourmenteur qui commençait sérieusement à ronger son frein, à tourner en rond d'un lieu à un autre à Phelgra. La campagne venait tout juste de débuter, le gros des troupes attaquerait Oakbrigs par la mer, mais un détachement spécial s'était vu confier la tâche de tirailleurs. Avec l'aide de ce qu'il restait de l'armée Lanetae, mené par Rash Lanetae en personne, 6000 mercenaires et soldats de métiers devraient traverser les profondes Taïga Cimmerienne le plus discrètement possible. Parmi eux, on pouvait aussi trouver quelques unités plus spécialisés : des membres du culte des Berserks, des Zélos fanatiques adeptes des combats au corps à corps ignorant la douleur, des espions et des traqueurs, des assassins en tout genre, ainsi que des mages. Pourquoi une telle manœuvre ? Certainement pour affaiblir l'armée ennemi, mais peut-être y avait-il d'autres raisons inconnus du grand nombre.
Ces troupes, équipés pour affronter le froid mordant du nord, dispersés dans le territoire Cimmerien, était mené par l'un des Cavaliers les plus perfide et rusé de sa caste, Ssharazhar Khey. Le Borgne.

Ce Sindarin, fin, athlétique et élégant, était plutôt proche du Tourmenteur qui avait foi en sa sournoiserie et qui avait placé en lui sa confiance pour accomplir cette mission. Il avait à de nombreuses reprises prouvé sa valeur en tant que stratège et tacticien et, ayant autrefois vécu à Cimmeria, il était plus à même de mener ses troupes dans ces terres, bien que ses connaissances ne soient pas aussi affutées que celles des Lanetaes présents avec lui. Accompagné d'une poignée de Réprouvés que lui avait confié Wode, il avait avancé prudemment avec ses troupes, séparées en plusieurs groupes coordonnés - pour l'instant -, dans les débuts du territoire ennemi. À ces côtés se trouvait aussi Rose Lanetae, fille de Rash, une guerrière de talent ainsi que quelques Sindarins des forces de Rash.
Divers ordres avaient déjà étés donnés par le seigneur Khey. Envoyé les Yorkas en éclaireurs des troupes, ceux dont les essences animales seraient adaptées à la biosphère de la Taïga, des corbeaux, des loups, des rapaces, des hiboux, etc. Plusieurs "consignes de sécurités" aussi, pour se prémunir du froid et de ses effets néfastes, notamment des engelures. Bien que les soldats ait été assez convenablement équipés, ils n'étaient pas habitués à ces basses températures, et plus ils iraient au nord plus ce serait difficile pour eux. Il leur faudrait trouver ... différents moyens de se réchauffer et se motiver. Ssharazhar avait fait savoir à Rash que le Tourmenteur demandait à ce que les figures importantes ennemies ne soient pas tuées mais faites prisonnières. "Il s'occupera d'eux en personne", avait-il rajouté avec un sourire narquois, puis il rajouta sur un ton calme : "Et, si jamais quelques interrogations vous viennent : laissez les Réprouvés accomplirent leur labeur, ils tiennent leurs ordres du Tourmenteur en personne."
Après de longues heures de marches, le groupe du Sindarin borgne, composé d'un vingtaine d'homme, ainsi que les différents groupes qui étaient non loin de lui, arrivèrent aux abords d'un premier avant-poste. Un petit ensemble de tours peu fortifiées, visiblement placé là pour surveiller la frontière. Il fit signe de faire halte et de rester cacher, puis il fit venir l'un de ses espions. Un Yorka aux yeux sombres dont le bat du visage était masqué par une écharpe noire.

- « Change toi en corbeau et va jeter un œil là-bas. Essaye de voir si le lieu est bien gardé, et jette aussi un oeil aux alentour en tachant de rester discret, puis reviens rapidement me faire ton rapport. »

Le Yorka acquiesça et en quelques secondes il se changea en volatile noir ébène, puis il prit son envole et parti en direction de l'avant poste sous le regard attentif du borgne. Ses troupes, silencieuses et tapies dans l'obscurité, attendaient patiemment son signal, se pourléchant presque les babines. Avec un peu de chance, voilà que venait le temps du premier sang ...


Dernière édition par Wode le Mar 28 Juil - 19:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mer 22 Juil - 22:58

Trois traqueurs sindarins avaient franchi la frontière. Niniel, Olorin et Vanyar. Ils s'étaient enfoncés dans la taïga depuis deux bonnes heures maintenant, sans rien rencontrer sur leur passage, que des épicéas et des pins immenses aux épines sombres, des tapis de baies sauvages et des mousses spongieuses qui imprégnaient l'air d'une forte odeur d'humidité. Niniel aux pieds rapides était la première. Ses sens affûtés couplés à la magie de sa course lui avaient toujours permis de couvrir de longues distances sans s'essouffler, et elle gardait toujours un lien spirituel avec son frère, Olorin, qui venait en second, quelques kilomètres en arrière, et qui, lui, avait pour charge de transmettre par la pensée les rapports de Niniel à Vanyar qui venait le dernier. Vanyar, lui, guidait un groupe de dix Sindarins, disséminés discrètement dans la végétation, en suivant les indications télépathiques d'Olorin.
C'était l'avant-garde du détachement de Rash Lanetae, qui avançait derrière avec une autre dizaine d'hommes. Ils avaient passé la frontière plus à l'ouest du groupe de Ssharazhar Khey en suivant une chaîne de montagnes dans l'intérieur des terres. L'objectif de Rash était de passer la taïga par le nord. La route était plus longue, et il faudrait passer à proximité de Lindholm, mais il connaissait chacun des avant-postes qu'ils rencontreraient sur leur route, ce qui était gage de sûreté. D'autres éclaireurs traçaient des chemins dans un éventail qui se déployaient jusqu'à rejoindre les trajectoires des mercenaires phelgrans, épars dans la grande forêt. Une fois que certaines routes seraient sécurisées par les petits détachements, d'autres viendraient et d'autres encore, plus nombreux à chaque vague, on pourrait prendre position dans quelques avant-postes, provisoirement en tout cas, pour éviter d'essuyer les raids de la forteresse, et on finirait par arriver au bout.

En tout cas, c'était le plan qu'ils avaient déterminé. Pour le moment, les éclaireurs n'avaient réalisé que deux heures de route, et s'ils n'avaient rencontré aucune menace à proprement parler, rien n'était fait. Dans les plis de leurs fourrures et de leurs capes à capuche brunes et vertes, équipés de protections en cuir solides, les Sindarins progressaient furtivement dans la taïga. Certains l'avaient déjà traversée une fois pour arriver en Phelgra. Les plus courageux disaient qu'il serait possible de l'accomplir de nouveau. Les plus sceptiques qu'il serait trop beau d'avoir droit à une deuxième chance. Cependant il fallait admettre que la saison leur était plus propice. Ils n'avaient pas besoin de balayer leurs empreintes dans la neige. Et ils connaissaient assez le biome forestier pour ne pas laisser de traces de leur passage. Pour l'heure tout était calme.
Et tout le resterait si les dieux le voulaient bien. Et s'ils ne croisaient pas de patrouille.

***

Position d'Orchid : Au sud-ouest du mont Caralwed.
Position des troupes des Cavaliers : à la frontière, et un groupe de 31 personnes devant le premier avant-poste cimmérien découvert.
Position des troupes des Lanetae : deux groupes de dix personnes relayées par des éclaireurs et des télépathes au couvert de la taïga, suivant la chaîne de montagnes à l'ouest. Le reste est encore massé dans des campements à quelques kilomètres de la frontière.

Avancées des troupes :
 

Initiative des Cavaliers : envoi d'un éclaireur à l'avant-poste. Veto, à toi de décrire ce qu'il peut repérer. Bon jeu !



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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Jeu 23 Juil - 11:09

Une guerre. Depuis quand Marcus n'avait pas entendu parler d'une bonne vielle guerre depuis celle de Taulmarile, histoire qui remonte a longtemps dans son esprit , mais voila que l'homme se retrouvait dans une guerre dont il ne connaissait que les plus brefs informations. La trahison d'une femme, un coup d'état manquer, un mort, une soif de vengeance et des alliances. Des versions aussi différentes d'une bouche a une autre circulait entres les différentes personnes rencontré depuis son départ du Duché de celle qui l'avait engagé pour sa protection de sa personne et du petit être en elle. Une mission qui avait démontré certains aspects de son groupe aussi bien que mauvais mais, ce boulot qui, semblait ordinaire, avait éveiller quelques chose dans le coeur du vaillant chef de guerre. Suite a différent message transmit par celle qui l'avait engagé, Marcus en avait appris sur la soit disant guerre qui venait de se déclencher. Avec tout ce grabuges, Marcus pris la décision de partir, lui et 25 de ses hommes, laissant le reste au duché pour fournir un peu de défense en plus en cas de pépin. Dix Myrmidons, le coeur enflammé prêt a exploité chaque partiel de leurs longs et douloureux entrainement. Suivant les soldats D'élites, Quinze Dolofonos vétérans ayant déjà combattu aux cotés de leurs frères a de nombreuses reprises et prêt a suivre leurs commandant dans un plan aussi fou que épique !

Le froid de la Taïga fit vite comprendre a Marcus que le besoin de fourrure, d'alléger leurs armures et de se couvrir de graisse allait être un besoin essentiel si le petit groupe ne voulait pas finir en glaçons géant.Le prix qu'il avait mit dans une commande pour ses hommes allait alléger sa bourse pour des millénaire a venir mais si cette guerre était victorieuse pour lui et les personnes a qui il fournissait un légère appuis, la réputation de son ordre et de ses hommes allait grandir et avec elle, le nombre de brave hommes et femmes prêt a suivre l'entrainement Dolofonos de La Force Écarlate.

L'armure typique des guerriers de la force étant modifier pour s'adapter au grand froid de l’environnement de guerre, l'armure de chaque guerrier, Marcus compris, étaient remplacé par des plastrons de cuire clouté de certaines plaques de métal léger aux endroits vitaux, évitant une flèche dans un poumon, dans les côtes, ect.... De nombreux morceaux de fourrure blanche et sombre fut ajouté sous les armures des soldats, couvrant le torse, une partie des épaules, les bras et bien entendu le cou. Habitué au climat chaud des Colonnes, les guerriers de la Force Écarlate allaient combattre dans un autre biome bien différent du leur mais leurs férocité et soif du combat était tout aussi présente. Laissant les casques et boucliers, les soldats optèrent pour un paquet de trois javelots chacun, épée courte doubles tranchant pour une rapidité mortel, casque de cuire doublé de fourrure épaisse et de bonne botte rembourré pour le froid et la neige présent dans la forêt. Le symbole de la Force était dessiner sur la fourrure blanche en rouge dans le dos de chaque soldat. Une serre ouverte avec une larme de sang entre les serres. Une fois le lourd acier des armures remplacer, Marcus avait déjà reçu les ordres concernant sa mission que lui et ses hommes étaient assigné. Avancer de façon discrète en reconnaissance. Visualiser l'ennemi sans pour autant déclencher d'affrontement. Ce qui attira l'attention de Marcus était l'intonation prononcé sur les ordres '' NE DÉCLENCHER AUCUN AFFRONTEMENT LORS DE VOTRE RECONNAISSANCE '' Pour le chef de guerre cet ordre était claire.


Reconnaissance


Marcus avait séparé ses hommes en trois groupes distinct. Le groupe Alpha était constituer de Marcus et cinq Dolofonos, le groupe Delta constituer d'Hector et quatre autres Myrmidons accompagné de cinq Dolofonos et le groupe Omega diriger par Dilios, quatre Myrmidon et cinq Dolofonos. Une fois les trois groupes organisé, le commandant Veto conseilla au groupe de mercenaire de prendre des pisteurs Sindarins ou natif de Cimmeria pour les aider contre la faune de l'endroit qui n'était pas la leur. Une recommandation que le chef de guerre pris très au sérieux et fit en sorte de trouver un Sindarin volontaire pour les trois groupe mais, Marcus avait une autre ressource. Une créature noir rapide et agile qui malgré le petit problème de camouflage, allait être d'une grande aide pour les guerriers de la Force. La panthère de Marcus, toujours prête a aider son maître.

Bien graisser, la stratégie de Marcus étais de faire avancer les trois groupe en demi lune dans la forêt distancer sans pour autant se perdre de vue. Équipé léger, les hommes avait ordre de patrouiller discrètement si l'ennemis contournerais l'avant poste alors dans leurs demi lune, si le groupe était attaquer les mercenaires pourraient se refermer sur l'ennemis en cas d’extrême nécessité puisque s'il faut être découvert, vaux mieux éliminer tout témoins de la patrouille.

Utilisant toujours l’environnement au maximum, suivant les conseils du pisteur Sindarin avec eux, les mercenaires avance lentement et discrètement, scrutant avec la plus grande vigilance tout mouvement qui pourrait venir des hauteurs car parfois c'est la ou l'on s'attend le moins a regarder que viens le danger.
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Jeu 23 Juil - 16:32

Niniel s'arrêta brusquement et son petit nez se fronça. Ses oreilles pointues frissonnèrent. Elle encocha à son arc composite l'une de ses flèches à l'empenne en plumes de poule faisane tigrées, peinte en jaune, qui étaient sa signature d'archère dans les forêts de Canopée. C'était, pour ceux qui les connaissaient, un bon moyen de savoir qu'elle était passée par là. Et elle comptait bien s'en servir pour montrer à l'ennemi sa précision impitoyable dans la taïga. Cela viendrait bientôt.
Pour le moment, il lui avait semblé entendre des bruits de pas dans la tourbe et les feuilles mortes. Niniel coinça derrière son oreille une de ses mèches blond cendré qui s'était échappée de sa coiffure, sous sa capuche, et ses yeux verts se froncèrent sur les alentours. Elle se plaqua contre un mélèze, camouflée dans sa cape marron, s'immobilisa, et écouta plus attentivement. Sept hommes, des bruits d'armes qui s'entrechoquaient. Ils n'avaient pas un paquetage léger. Sûrement une petite patrouille.

Au même instant, dans un bruissement d'ailes, une corneille mantelée se percha sur son épaule, la piqua un peu du bec et lui transmit quelques images par la pensée. A cinq kilomètres plus à l'ouest, où l'oiseau avait volé en éclaireur, il y avait dix autres hommes qui rôdaient en armures légères, une fourrure blanche sur le dos, peinte d'un emblème rouge que Niniel ne connaissait pas. Pas des as du camouflage, à l'évidence. L'elfe sourit de toutes ses belles petites dents blanches.
Elle envoya de nouveau sa corneille en reconnaissance, vers le petit groupe de sept personnes, qui devait se déplacer à cinq cents mètres d'elle, et dont le vent lui portait encore les bruits de pas. L'oiseau vola entre les branches, mêlant son chant à celui des autres, et se percha sur un arbre, surveillant les alentours de son œil vif. Elle transmit à Niniel ce qu'elle vit. Sept hommes, dont un Sindarin, armés de javelots et d'épées courtes, toujours enveloppés de jolies fourrures, et de protection en métal léger. Un casque en cuir. Rien qui n'arrête des flèches. Elle savait déjà où planter les siennes.
Grinçant des dents de satisfaction, elle caressa doucement la présence lumineuse d'Olorin, dans un coin de son esprit, et son frère reprit contact avec elle. Elle lui signala la présence de ces hommes, leur nombre, leur équipement et attendit qu'il transmette le message à Vanyar et à ses dix traqueurs. Agacée, et excitée à l'idée de passer à l'action, elle précisa mentalement à Olorin :

« Je peux m'en débarrasser toute seule. Ils ont de belles cibles rouges sur fond blanc dans le dos, parfaites pour des flèches à empennes jaunes.
– Ne fais pas l'enfant, Niniel, applique le protocole. »


Une moue princière sur le visage, Niniel soupira vaguement et s'en fut de son pas léger entre les racines des conifères. Elle prit une trajectoire que les sept guerriers à l'emblème rouge finiraient par croiser, s'ils poursuivaient leur chemin dans cette direction, laissant peu de traces sur son passage. Pour n'importe qui, ce pouvait être les indices d'un gibier qui errait dans les parages, d'un loup, d'un glouton, d'un lièvre ou d'une belette. Des herbes froissées, des brindilles brisées, quelques renfoncements dans la terre. Mais pour un connaisseur, un chasseur d'hommes averti, ce pouvait être aussi le signe de la présence d'un individu dans le périmètre.
Quand elle se fut relativement éloignée de la petite troupe de guerriers en fourrure, Niniel reprit sa course magique et vola presque par-dessus les obstacles. Olorin lui avait dit qu'il avait rejoint le détachement de Vanyar. Il n'y avait plus qu'elle désormais, seule dans la forêt immense.

Au bout de quelques kilomètres, elle grimpa sur un petit tertre, en suivant un ruisseau qui bondissait entre les arbres, et entra dans un chablis étrangement silencieux, où poussaient beaucoup de feuillus entre les troncs d'arbres morts, des bouleaux blancs, des saules, des peupliers et des sorbiers aux branches garnies de fruits rouges. D'un bond leste, elle grimpa haut dans un grand saule très touffu, où elle se dissimula silencieusement et où elle banda son arc, tandis que sa corneille lui transmettait toujours des images des guerriers.

***

Position des troupes des Lanetae : deux groupes de dix personnes relayées par des éclaireurs et des télépathes au couvert de la taïga, suivant la chaîne de montagnes à l'ouest. Le reste est encore massé dans des campements à quelques kilomètres de la frontière.
Position des troupes des Forces Ecarlates : A l'ouest du mont Caralwed, dans la même zone que les Lanetae.

Initiative en cours : L'éclaireur Lanetae, Niniel, découvre deux des groupes de Marcus. Elle se replie quelques kilomètres au sud, dans un bois d'arbres feuillus. Il est possible de la suivre. Son oiseau surveille toujours les groupes de Marcus. A vous !



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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Sam 25 Juil - 0:00

Veto était aujourd’hui encore assis à la table de commandement. Des rapports d’éclaireurs s’entassaient sur un coin de la table. Rien à l’Est, rien à l’Ouest. Et toujours aucun signal de la part de l’avant-poste Windigard. Où était cette armée ? L’attente rongeait presque autant le jeune Lieutenant que la perspective de voir mourir ses hommes dans une guerre.

Une cinquantaine d’équipes partaient chaque jour de Lindholm et lui rapportaient toujours la même rengaine : il n’y avait rien. Rien que quelques hordes de Cerfélis ou Leweiras. Mais ceci avait tout de même quelque chose de rassurant. Les équipes au départ de Lindholm ne descendaient que très rarement très au Sud et tant qu’elles ne signalaient rien, c’est que l’ennemi n’avait pas passé leurs premières lignes de défenses sans qu’ils ne s’en soient rendu compte.
Mais alors, où étaient-ils ? Les renseignements avaient bien spécifié que désormais, ils avaient passé la frontière. Les patrouilles sindarines de la Dame de Caledor n’avait rien rapporté de plus.
Aveugle en ses Terres… Il y avait de quoi être désappointé. Et au regard de l’humeur de Veto, il était très désappointé.

Le visage fermé, les yeux rivés sur sa carte de Cimméria, il revoyait encore une fois sa stratégie et malheureusement, il ne cessait d’y voir des failles. Bien sûr qu’il était toujours possible que l’ennemi passe entre les mailles du filet. Bien sûr, une patrouille pouvait se retrouvée prise à partie par des bêtes alors qu’elles étaient sensé prendre en embuscade l’ennemi. Bien sûr,…
Et d’après ce qu’il avait vu de l’avenir, c’était même écrit. Mais au fond de lui, s’il savait ce qu’il avait vu, d’une certaine manière, il espérait encore qu’il avait mal interprété son rêve prémonitoire. Il espérait du fond du cœur que ces troupes n’atteindraient pas Hellas. Et tous les ennemis qu’il parviendrait à stoppé ici seront autant d’ennemis tenus loin de la capitale.

Ses yeux jetèrent un bref regard à l’aspirant qu’on lui avait mis dans les pattes et qui venait de rentrer avec une nouvelle pile de rapports. Celui-ci avait son éternel air apathique et presque nonchalant. Le regard du lieutenant était noir de reproches muets à son encontre mais cet abruti ne s’en rendit certainement pas compte, trop intéressé par le rapport qu’il lisait en marchant. Il n’avait pas frappé à la porte et ne réalisa qu’un salut approximatif envers son supérieur avant de poser les papiers sur la table avec une dextérité proche de celle du Bubo. Et Kesha sait à quel point il est difficile d’être précis avec des plumes à la place des doigts…
Veto attrapa juste à temps l’encrier et le déposa un peu plus loin, se saisissant du rapport météorologique que l’apprenti sous-lieutenant ne voulait pas lâcher.


« Les latrines doivent être pleines…
-Bien, monsieur. Je vais demander à ce qu’on…
-Non.
-Je…
-Oui, c’est ça : vous. Rompez, Aspirant. »

Le jeune homme réfléchit un instant, à moins qu’il ne soit simplement surpris, et puis Veto le congédia un peu plus explicitement, le poussant vers la sortie et claquant la porte sur lui.
Oui, Veto était particulièrement de mauvaise humeur.

La météo n’avait rien d’exceptionnel pour un mois de Tiria. Du moins, du point de vue d’un Cimmérien.
Il reposa le rapport et survola d’autres rapports. Toujours rien. À ceci près que… Certes, le campement de la langue de la Vengeance était le plus isolé mais… Peut-être que cela n’était qu’une impression mais tout de même… Depuis combien de temps n’avait-on pas reçu de nouvelle de leur part ? Une patrouille était déjà partie, comme prévu, et arrivera bientôt au campement Sindarin de l’autre côté de la Chaine de Svenning.

Le lieutenant laissa retomber son corps fatigué et tendu sur sa chaise et les rapports sur la pile déjà en place. De l’autre côté, il y avait ce message, cet espèce de lettre de recommandation de la part de la Grande Prêtresse. Elle avait demandé au chef des mercenaires en charge de la protection de son duché de venir prêter main-forte à la Garde Territoriale. À moins qu’elle le lui ait « accordé » plutôt. De ce que Veto avait compris, c’était évident que cet homme était satisfait de la situation. Ce mercenaire semblait autant pétri de bonnes intentions que d’une ardeur guerrière brutale et inassouvie. Le lieutenant avait jugé bon de l’envoyer lui et ses hommes le plus souvent et le plus longtemps possible en patrouille loin de la forteresse. Il ne le voyait pas tenir en place en ces murs et il ne voulait pas avoir à gérer ce genre de problème en plus du reste. Le mercenariat était, du point de vue de Veto, une activité très litigieuse. Et pour l’heure, il préférait s’en remettre à la Grande Prêtresse.

Veto tourna à nouveau son regard vers la carte et rapidement, la menace du Sud le reprit à la gorge. Son esprit se porta vers l’avant-poste où il espérait qu’on suivait ses ordres.


*
Et c’était le cas.


Les hommes en faction dans ces trois tours à peine fortifiées étaient prévenus : cette position serait des plus inconfortables. Pas de torche, simplement la lumière de quelques braseros, toutes les ouvertures occultées et seulement trois hommes dehors. Ils risquaient à tout moment de se faire repérer et une lumière dans la nuit était un phare pour les ennemis. Inutile de leur en avoir donné l’ordre, les hommes gardant cet endroit l’avait bien compris : être dans cet avant-poste isolé, au-devant de l’ennemi et si peu protégé était des plus périlleux. Veto avait trié les Cimmériens en faction ici sur le volet et ils étaient tous préparés à l’éventualité d’être assiégés.
Il y avait trois hommes sur la plus haute tour et un sur chacune des deux autres. Tous surveillaient la lisière des bois avec anxiété et un stock de carreaux ou de flèches bien garnis. Ni torches ni brasero sur le chemin de ronde. Aucune fenêtre ne laissait voir l’intérieur des bâtiments, puisqu’elles avaient toutes été occultées. Dans le noir crépusculaire, les cinq veilleurs attendaient dans la tension et l’attente. L’un d’eux avait cru entendre un battement d’ailes.

Ces trois tours étaient disposées en triangle, reliées entre elles par des murs d'enceinte de trois mètres délimitant une cours intérieure avec quelques caisses. La grande porte en bois tournée vers le Nord semblait très ancienne mais à première vue très solide. La pointe du triangle portait la plus haute tour était orientée vers le Sud.
La taïga encerclait la petite butte sur laquelle la construction se dressait, laissant une petite distance entre la lisière et le pied de la colline. Du haut de la tour de guet, la vue était à peine dégageait au-dessus des arbres afin d’éviter une construction voyante de trop loin, tout en laissant visible la moindre fumée qui s’élèverait par-dessus la cime des arbres.

Dans ce climat de tension, le moindre mouvement était suspect. Et dans l’ombre de la nuit, si un volatile devait venir s’approcher de trop près de l’édifice, il serait accueilli comme il se doit : par un tir. Et tout oiseau trop téméraire aurait le mérite d’attirer l’attention des deux autres gardes et une volée de flèche pour récompense.
Des cadavres d’oiseaux gisaient encore aux pieds des tours, à côté de ceux de charognards qui avaient cru à une aubaine et qui avait eux aussi été pris pour des espions.

Oui, plus que tendu, à bien y réfléchir, les hommes de ce petit bastion étaient au bord de la paranoïa… Mais n’y avait-il pas de quoi ?
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Sam 25 Juil - 15:16

Apparemment elle était soit en avance soit en retard. Aucune nouvelles de mouvements suspects ne lui étaient parvenus et les loups étaient revenus l’esprit tranquille. Rien d’inquiétant au bout seulement de trois jours et au vu de la zone à couvrir de sa surveillance, mais ses intentions ne seraient couronnées de succès que si elle ne laissait rien passer sur ce qui était devenu son territoire.

Et puis soudain, au matin du quatrième jour, tout avait semblé s’accélérer et le sourire du chasseur revint sur le visage fermé de la Zélos. Premier indice des vols de corneilles qui négligeaient les carcasses abandonnées. Elle savait ses oiseaux étaient particulièrement prisés par les télépathes pour surveiller de vastes étendues. Ils avaient l’avantage d’être endurants, intelligents et discret. Deuxième indice la tension apparente des loups qui étaient revenus de l’ouest bredouille. La meute d’ordinaire efficace dans une région ou le gibier abondait n’avait pas l’habitude de ce genre d’échec. Le gibier avait-il fuit ? Bien sûr elle ne pouvait écarter la possibilité d’une fausse manœuvre de la meute et une chasse infructueuse, mais elle ne pouvait pas non plus laisser passer une possibilité d’intrusion dans ce secteur.

Elle appela le grand loup et posa son front contre le sien. Presque machinalement leurs deux esprits entrèrent en communication. Elle se souvenait pourtant des premières fois où elle avait cru rêver à l’arrivée des flashs de pensée qui n’étaient pas les siennes. Elle se souvenait aussi des premières fois laborieuses où ses essais restèrent infructueux et manquèrent de la faire abandonner de celles où elle regretta les souffrances infligées à ses compagnons. Elle se souvenait malgré tout de cette nouvelle maîtrise qui grandissait en elle, étendue petit à petit aux autres animaux et dans une moindre mesure aux plantes. Suivant l’être vivant avec qui elle essayait d’entrer en communication, cela lui demandait plus ou moins de fluide divin. Avec les loups la dépense était presque négligeable d’abord parce qu’elle pouvait bénéficier d’une proximité importante et ensuite parce qu’elle les connaissait si bien qu’elle avait à peine besoin d’utiliser sa magie pour les comprendre. Echanger avec d’autres animaux distants était plus gourmand en fluide. Quant aux plantes si cela lui permettait de couvrir de grandes surface grâce aux communications intra-espèce cela la laissait toujours épuisée et elle ne l’utilisait qu’avec parcimonie après resserré ses objectifs…

Elle fut transportée à quelques centimètre du sol sur une piste à travers la taïga jusqu’à rester en arrêt derrière des taillis. Les silhouettes qui se dessinèrent en elle la firent sourire.

*Marcus !*


Elle n’avait rencontré qu’une brève fois le mirmidon, mais il était légendaire tout comme son attachement au pourpre qui finirait bien un jour par lui couter la vie ainsi que celle de ses hommes. Même en progressant avec précaution, ils étaient entrés dans le jeu du chat et de la souris, du chasseur et de la proie dans lequel on ne sait jamais qui la proie et qui est le chasseur. Il y avait fort à parier qu’avec leur manque de discrétion, ils faisaient déjà l’objet de surveillance voire d’une traque par le camp adverse.

*Voyons comment les Lanetae vont vous accueillir*


Il était temps de bouger. Elle regarda son épieu avec regret. Elle ne pouvait pas s’encombrer avec. La vitesse serait indispensable si elle ne voulait pas arriver en retard. Son stock de flèches serait déjà un assez lourd handicap. Elle ne connaissait ni le lieu ni l’heure de ce rendez-vous, mais sa nature ne faisait aucun doute. Ce serait une confrontation armée dans laquelle cette arme ne lui serait d'aucune utilité. Tout ce temps à le confectionner pour rien. Elle prit pourtant la précaution de le passer dans les lianes de lierre qui enserraient un gros hêtre afin de retarder sa dégradation en le gardant loin du sol...

Bientôt elle prit au pas de course la direction de l’ouest. Cela lui prit une journée pour rejoindre le secteur des opérations. De temps à autre, elle avait envoyé un loup en éclaireur… Au jugé elle avait déterminé à quel endroit elle pouvait intercepter les mirmidons et leurs ennemis. Elle bivouaqua sans feu cette nuit-là.

Le lendemain elle partit seulement avec Grimrl pour plus de furtivité. Elle privilégia la prudence aussi pour finir par vraiment ralentir lorsqu’elle comprit qu’elle se devait de prendre plus d’informations. Elle regarda autour d’elle et avisa un repli de terrain qui la dissimulerait aux regards indiscret au cas où sa magie l’affaiblirait plus que raison. Elle s’approcha du grand résineux qui à force d’opiniâtreté avait réussi à émerger de cette cuvette envahie de taillis d’aulnes. Son réseau de racines et l’abondance de ses frères d’essence allait, elle l'espérait, lui permettre de recueillir les informations qui lui manquaient. Elle ouvrit son pourpoint et sa tunique et enserra le tronc afin de percevoir le plus facilement les messages de la Taïga. Elle allait souvent jusqu’à se dénuder complètement afin de fusionner plus complètement avec la plante, mais le temps pouvait être un allié précieux ou, au contraire, un adversaire supplémentaire…
Bientôt d’infimes vibrations rencontrèrent ses terminaisons nerveuses et remontèrent à son esprit. Les rameaux s’agitaient sous le vent ou sous le poids des oiseaux. Elle laissa ses sensations de côtés  pour se concentrer sur la terre. Les pas d’un orignal l’éloignèrent une seconde de son objectif premier, mais bientôt, les bipèdes en formation concentrèrent toute sa concentration.

*Trois groupes*

Mais difficile de savoir combien ils pouvaient être. La lassitude commençait à se faire sentir lorsque quelque chose venant d’une direction proche attira son attention. Sa demande à l’arbre se fit plus pressante et ses racines envoyèrent le massage à ses congénères

*Rapide ! Léger ! Bipède… Sindarin*

Lentement elle se détacha du contact de l’arbre et s’agenouilla, en portant sa main à son catalyseur. Elle se sentit alors à bout de souffle et sa vision étaitlégèrement brouillée. Elle se tourna cependant vers le grand loup, sourire carnassier aux lèvres.

*Nous avons trouvé…*

Elle reprit alors sa progression dans la taïga. D’abord lentement afin de reprendre des force et de réajuster son accoutrement, puis, petit à petit plus rapidement.

*Tu vas vers le sud… Et bien soit !*

Elle se devait de ne pas trainer. L’éclaireur qu’elle avait repérée était très rapide. Elle ne pourrait maintenir sa magie en permanence mais pouvait lui infliger une distance importante. Elle obliqua donc sa course suffisamment pour espérer lui couper la route. Au bout d’une heures, elle estima qu’elle s’était suffisamment approchée et colla son oreille contre le sol. La créature était trop discrète pour que ce moyen suffise à détecter les trop faibles vibrations de ses pas. Ils ne devaient pourtant pas être très loin. Elle était à couvert et sa proie devait l’être également ce serait à qui débusquerait l’autre le premier et la Zélos ne tenait pas à être surprise. Elle connaissait l’aisance des Sindarins dans le milieu sylvestre et savait donc qu’elle devait être très prudente. Si l’éclaireur avait décidé d’être discret il fallait l’obliger à sortir de sa réserve.

Elle chassa de main, le grand loup qui l’accompagnait et se mit aussitôt au travail. En premier lieux, elle alluma un feu. D’abord clair et sans fumée, il serait plus rard l’appel qui était supposé faire sortir l’éclaireur de sa retraite. Elle repéra un creux de terrain dans un talus dans lequel elle s’enfouirait, couverte de feuilles mortes et de quelques branches tombées pour finir de donner le change, sans entraver ses mouvements qui devraient être prestes si elle ne voulait pas finir percée par un trait dont l’habileté n’était plus à démontrer. Elle planta une solide branche à proximité du feu qui crépitait doucement et dont les diverses fourches furent couvertes de sa cape sombre, le capuchon rabattu sur l’ombre d’un visage sans doute endormi, son arc barrant la poitrine du mannequin, posé sur des genoux factices. Elle s’écarta en diverses directions pour s’assurer que son mannequin était crédible puis jeta une brassée de bois vert sur le feu afin de le faire fumer. Les volutes montèrent à travers les ramures des arbres. Enfin elle s’enfouit sous les feuilles, seuls ses yeux bénéficiaient d’une petite lumière afin d’observer la venue qu’elle espérait provoquer, rabattit les branches préparées à cet effet et commença une attente qu’elle savait pouvoir durer, le fouet à la main.


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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Lun 27 Juil - 1:24

Cela ne faisait que quelques heurs que les trois groupes étaient partie. Le traqueur Sindarin qui, par son aisance dans un lieu qui était sien, guidait le chef du groupe avec facilité, leurs évitant les chemins lents ou impossible de rester a couvert. Du fais de son aisance avec les animaux, le Sindarin était capable de garder contacte avec la panthère sans pour autant l'avoir en permanence près d'eux, ce qui serais encore plus révélateur pour les éclaireurs de fortunes. Il était bien évident que les hommes de Marcus n'étaient pas doué pour la subtilité surtout dans un lieu telle que la Taiga des montagnes enneigées et pour une tête de mule, Marcus l'admit de son gré sans aucune difficulté. La lenteur de l'avancé des hommes était lente mais certaines. Connaissant la coutume de chasse de beaucoup de Sindarins, Marcus le savait parfaitement qu'une flèche venu d'un arbre en hauteur sèmerait la panique pour les guerriers dépourvu de leurs habituels boucliers.

Sifflant deux séquence distinct, Marcus ordonna a Eralyx de prendre un peu d'espace par la droite et d’exécuté une demi-lune de reconnaissance de son côté, gardant toujours contact avec le Sindarin dans le groupe, Marcus aura une pair de yeux un peu plus éloigné sur les mouvements ennemis si il y'a lieu. Du côté des trois groupes, le chef de guerre ordonna au groupe Oméga de rester en retrait sans bouger et dissimuler par la neige. Cette tactique consistait a rester immobile dans une position sois sur le dos ou a plat ventre et laisser la douce neige tombante recouvrir la major partie du corps. Avec la graisse couvrant leurs peau et la bonne fourrure épaisse, le froid n'allait pas être un souci. Pour le moment. Pour une petit groupe bien disperser, une technique du genre surprend aussi bien des bêtes que des chasseurs. D'un côté, cela laissait une protection arrière si par malheur son groupe ce faisait contourné par l'ennemi. Il n'était pas un traqueur doué, mais un tacticien, ses coups ils les préparaient a l'avance.


L'avancé du groupe ce fit un peu plus rapproché, aillant laissé un groupe dans leurs dos, Marcus avait fait signe au groupe Delta d'évité de rester éloigné du groupe Alpha car il savait que plus ils avançaient, plus l'ennemis était proche. Le sindarin toujours près de Marcus lui rapporta quelque chose d'intéressant.

- Des traces plus loin. Si nous continuons d'avancer, je te conseil de faire un bon balayage avant de nous lancer plus profond, une flèche d'un archer bien placé et adieu a ta vie.

Les dires de l'éclaireur Sindarin sonnait vrai. Excepté les trois javelots les guerriers ne portait rien a long porter, ils avait le Sindarin mais si l'ennemis avaient plusieurs tirailleurs ou archers, ils allaient être exterminer comme des lapins dans un champs a découvert. Le chef de guerre fit venir l'un des Myrmidons du groupe Delta, l'un des rares qu'il avait pris pour une capacité autre que celle du combat.

-Hekyos, scrute les vents, fait les descendre du ciel jusque dans la forêt et jusqu’à nous. Évite de t'épuiser nous avons besoin de toi.

Laissant le myrmidon s'installer, Marcus ce plaça a genou devant un arbre, le front plaqué contre l'écorce geler ce celui-ci et dans un concentration semi déranger par le vent et la peur d'être attaquer d'une flèche, il tenta d’interagir avec la lumière filtré par les arbres. La seul chose que le chef de guerre voyait, était des centaines de filament de lumière sur un sol blanc, dans son esprit aucun arbre se tenait devant lui, seulement les rayons de lumières qui passaient au travers des branches. La pierre de Sphene qui pendait de son pendentif a son cou s'illumina durant l'opération. Marcus n'était plus très jeune alors son corps n'était pas aussi endurant qu'un de ses hommes encore dans la fleure de l'âge mais la pierre a son cou l'aidait énormément.

*Voila ce que je cherchais...*

Coupant net sa transe, Marcus avait l'information qu'il lui fallait. Quelques chose au dessus du groupe volait, coupant les rayons de lumière que Marcus avait dans son visuel, il y avait plusieurs possibilité.

-Je crois que quelques chose nous observe au dessus de nous.

-J'ai senti quelques chose couper le vent que je faisait descendre, mais j'ignore quoi.

-Transmet ce que je vais te dire a Hector et retourne a ton poste.

Le sindarin qui en avait profité pour examiner les lieux durant le transe de Marcus, avait déceler des traces dans la neige et sur les branches. Il en informa le chef de guerre immédiatement, partageant entre eux les informations qu'ils avaient récolté de leurs cotés. L'idée de changer de trajet avait plu a l'éclaireur de la Taiga et approuva pleinement car ils ignoraient ce qui les attendaient a suivre les traces laisser dans les bois. Le Sindarin guida Marcus et ses hommes dans un contournement plus touffu ce qui bloquerais la vue du ciel, ce qui ferais avancer les hommes de la Force Écarlate sans les yeux aux dessus d'eux tout en gardant un visuel sur les traces grâce a la panthère qui se déplace parmi les arbres, faisant en sorte que les guerriers avanceraient sur le même chemins des traces sans pour autant être totalement exposé mais de plus en plus près de l'ennemis. Suivant de façon sécuritaire les traces en ayant dévier du chemin habituel, Marcus déploya le groupe Delta comme au début, en demi cercle qui se referme lentement sur leurs trajet. Pouvant facilement se transmettre des messages, les deux groupes avance en couvrant plus de terrain mais aussi avoir un plus vaste visuel sur le territoire vaste et grande de la Taiga. Les deux groupes arriva dans un endroit rêver pour se dissimuler. Avec une rivière pour couvrir leurs bruits, les guerriers se referma sur le tertre pour s'y engouffré telle une nué de fourmis dans leurs troue. Un javelot en main, les deux groupes de d'Éclaireur, cacher par les feuilles, la neige et leurs capes blanches scrutaient chaque parcelles de terrains, étant tout en cercle sur le tertre. Mais un message du Sindarin par la panthère allait rendre le groupe sur les nerfs.

-Il y'a un prédateur près de nous.

Les Myrmidons et Dolofonos étaient prêt.
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Lun 27 Juil - 14:12

La corneille de Niniel s'était un peu perdue dans les bosquets. Elle suivait toujours le petit détachement de guerriers, qui avait apparemment repéré les traces que la jeune Sindarine avait laissées à dessein sur son chemin, mais qui, pour une raison qu'elle comprenait mal, avait décidé de ne pas les suivre. Les hommes en fourrure blanche s'enfonçaient dans la profondeur verdoyante de la taïga, traçant des sentiers que l'éclaireuse n'avait pas repérés, et cela la laissait un peu perplexe quant à l'ordre qu'elle avait reçu de suivre le protocole. Au diable le protocole ! avait-elle pensé, rageusement, en détalant toujours comme une gazelle. Ils s'écartent de la piste, elle ne les intéresse pas ! Nous allons perdre une occasion en or ! Si je bifurquais un peu à l'ouest, comme ils l'ont fait, et que je les surprenais du haut d'un arbre, peut-être que...

« Niniel... Cesse de vouloir prendre des risques inconsidérés... Seize hommes, tu te rends compte, espèce de sotte ?
– Tu m'ennuies, Olorin ! Les flèches, j'en tire trois très précises en une seconde et demie ! Si je suis bien embusquée, en moins d'une minute, il n'y a plus personne !
– Silence. C'est bien trop dangereux. Replie-toi, petite sœur. »


Niniel avait beaucoup ronchonné mais elle s'était exécutée. Les ordres d'Olorin étaient indiscutables, parce qu'ils venaient de Vanyar en vérité. Et Vanyar avait pris les rênes de leur famille depuis la mort de leur père pendant la traversée de Cimméria. La jeune femme grinça des dents en pestant et elle balaya violemment une branche du revers du bras.
Et puis elle avait monté le talus en suivant le ruisseau, dont le léger clapotis couvrait le bruit que faisaient les douze archers de l'arrière-garde de Vanyar, dans le chablis sur la butte. Les visions que lui transmettait sa corneille, néanmoins, étaient devenues plus favorables au plan de son frère. Après avoir fait une boucle vers l'ouest, les guerriers se dirigeaient vers le sud, dans une trajectoire qu'elle ne pouvait pas reconnaître, évidemment, mais au moins, il était possible que leur idée d'embuscade soit réalisable finalement. Bientôt, à couvert dans les branchages touffus de son saule, alors que tout était devenu silencieux autour d'elle, Niniel avait bandé son arc, pas très convaincue cependant de l'utilité de ce geste. Les douze autres avaient également grimpé dans les feuillus du chablis et se tenaient prêts à refermer le piège qui était prévu... Conformément au protocole.
Niniel soupira avec agacement, et fit voler une des mèches cendrées qui lui retombaient sur le front.

Ce fut à cet instant que son nez fin se fronça sur une odeur qui lui piqua l'odorat. Elle papillonna des paupières et leva les yeux vers le ciel. De la fumée. De la fumée, au nord-est, cette fois-ci.

« Olorin...
– Oui, je l'ai vu à travers toi. Un lièvre à la fois, veux-tu. Nous nous en occuperons après avoir réduit à néant cette patrouille. Regarde. »


Niniel rabaissa ses yeux vifs sur la pente du tertre, où ruisselait le petit cours d'eau, et parmi les arbres, discerna les silhouettes très reconnaissables des guerriers en fourrures blanches, avec leurs emblèmes rouges peints sur le dos. Les troupes phelgranes n'avaient pas attendu la belle saison seulement pour gâcher l'avantage stratégique de la surprise dont avaient bénéficié les Lanetae en attaquant Hellas. La neige était plus rare dans la taïga. Le sol était gelé, mais la neige, elle, si elle tombait la nuit, fondait rapidement dans la journée. Entre les buissons épineux, les sapins et les arbres qui avaient bourgeonné et fleuri au mois de Tiria, ces hommes étaient repérables à plus de trente mètres, même pour des yeux de Terran.
Et trente mètres, c'était suffisant pour tirer une pluie de flèches sur eux sans craindre la moindre riposte de leurs javelots. Même s'ils tentaient de tirer, ces guerriers le feraient à l'aveuglette : ils ne seraient pas précis à plus de dix mètres. La position en hauteur des Sindarins leur offrait un panorama dégagé et par dessus tout, ils ne perdraient aucun homme.

« Épargnez le borgne, c'est lui qui donne les ordres. Tirez ! »

L'ordre télépathique d'Olorin vibra dans tous les esprits de ses congénères. Et soudain, une pluie de flèches précises descendit du chablis en sifflant dans les airs. Parmi elles, une flèche silencieuse, empennée spécialement avec de longues plumes jaunes étroites. Elle était dotée d’un empennage à rainures pour augmenter sa rigidité et diminuer son poids. La pointe à trois lames, aiguisée comme un rasoir, atteignit rapidement un guerrier dans son cou, que le casque en cuir ne protégeait pas des traits. Les lames étaient placées à l’encoignure ; en se plantant dans le corps, la pointe tourna comme une vis, massacrant les tissus, entaillant les vaisseaux sanguins, réduisant les os en miettes. En une seconde et demie, elle en tira trois autres, aucune ne manqua sa cible.
Les Sindarins tirèrent indéfiniment, et les guerriers en fourrure blanche tombaient comme des mouches, impuissants dans les rafales. Aucun éclaireur. Ils étaient montés quatre à quatre, comme s'ils n'escomptaient trouver qu'une pauvre jeune fille solitaire avec son arc et ses flèches en haut de cette colline, camouflée et à couvert dans la végétation. Niniel sourit carnassièrement. Oh, erreur...
Ils tirèrent encore, et encore, jusqu'à réduire ces hommes à un tas de chaire sanguinolent, jusqu'à ce que la voix de Vanyar, enfin, résonne dans le chablis en alfari.

« Gar'ean ! Thaess aep ! »

Niniel, à bout de souffle, écarquilla les yeux. Sur le tertre, au milieu des cadavres, il ne restait plus que trois hommes encore debout, dont cet infirme que sa corneille avait vu donner des ordres quelques temps plus tôt... Quand la plupart de ses guerriers étaient encore en vie. Elle ravala sa salive.
Le premier sang avait été versé.
Et la voix de Vanyar résonna de nouveau, avec cet accent légèrement chantant qui était propre aux elfes, dans sa voix froide comme l'acier :

« Rends-toi avec tes derniers hommes, Terran, ou tu goûteras de nouveau de nos flèches ! »

Niniel comprit aussitôt pourquoi Vanyar avait fait cesser le feu avant que tous ne soient tombés. Si le chef des guerriers en fourrure ne souhaitait pas rester en vie pour lui-même, après ce massacre, il le ferait peut-être pour que ses derniers hommes soient épargnés.
Elle reconnaissait bien là son frère aîné.

« Et ceci pour t'empêcher de jouer aux héros, l'infirme ! » cria de nouveau Vanyar.

Et une flèche à empenne grise surgit tout à coup des arbres, fusa dans les airs et s'enfonça sèchement dans la jambe protégée de cuir du guerrier. Ce n'était pas un tir mortel, Vanyar n'avait pas visé d'artère, et aucun os ne serait cassé : il s'agissait juste de l'empêcher de courir, pas de marcher, au pire avec le soutien de ses camarades.

« Posez vos armes et continuez d'avancer sur le tertre. Pas de geste brusque. Montez jusque dans le chablis et arrêtez-vous, commanda-t-il d'une voix catégorique, puis du haut de son arbre, il reprit à l'attention de sa sœur et de son frère : Niniel, Olorin, eigean evelienn deireád.
– Ess’tuath esse, Vanyar ! »

Niniel bondit de son saule comme un jeune chat et se réceptionna impeccablement sur ses pieds, l'arc à la main, son carquois sur sa taille, à portée de main, et quelques flèches en main. Elle leva la tête vers la fumée qui s'échappait des bois de conifères, à l'ouest, et bifurqua à une distance sécurisée des trois guerriers pour descendre à son tour du talus. Elle courut sur la pente, et sa capuche lui tomba sur les épaules, dévoilant ses cheveux clairs et ses yeux verts se plantèrent sur les vaincus comme deux dards venimeux. Une moue froissa ses lèvres et une fois qu'elle les eut bien détaillés, eux et les autres Terrans morts, avec un traître de Sindarin, parmi eux, elle eut un souffle de mépris et repartit de plus belle, usant de sa magie de déplacement. Olorin vint peu après elle afin de constituer toujours un relai télépathique.
Niniel courut en direction de la fumée à travers les fourrés, sa corneille envoyée de nouveau en reconnaissance.

A travers ses yeux, elle vit bientôt un feu de bois vert, qui dégageait une forte fumée, comme si la personne avait voulu qu'on la repère, à moins qu'il ne s'agisse d'un inconscient qui faisait des signes en plein champ de bataille sans le vouloir. Un guet-apens peut-être ?
Niniel frémit un peu et s'arrêta contre un arbre pour envoyer sa corneille dans les hauteurs des arbres et aux alentours du petit foyer, pour repérer les traces d'éventuels tireurs embusqués. Rien, ni personne.
Étonnée, la jeune femme resta sceptique quelques secondes. Peut-être un voyageur égaré et imprudent qui souhaitait qu'on le retrouve ? Peut-être quelqu'un qui souhaitait prendre contact avec les troupes phelgranes...? Si c'était le cas, c'était une manœuvre audacieuse. Osée. Un Sindarin peu embarrassé par ces espèces de considérations ne chercherait pas à comprendre et lui tirerait sans doute une flèche dans les omoplates. Niniel redressa son petit nez retroussé d'un air fanfaron. Elle était plus intelligente que ça.

Alors elle reprit sa course vers le petit campement de fortune d'un pas leste et rapide. Elle y parvint bientôt, silencieusement, une flèche encochée dans son arc pour plus de précautions. Ses yeux verts surveillèrent la silhouette endormie devant le feu. Elle aurait pu être morte. Elle ne bougeait pas, pas la moindre respiration. Nouvelle moue.
Les conifères, ici, étaient moins propices à l'escalade. Elle en contourna quelques uns, et se décida tout de même à prendre un petit peu de hauteur dans un mélèze qui octroyait un peu de camouflage. Bien calée sur une branche, la flèche pointée vers la silhouette encapuchonnée, Niniel prit une profonde inspiration.

« Hé ! L'endormi ! s'écria-t-elle. On se réveille ! Je suis armée ! Pas un geste, ou je tire ! Dites-moi qui vous êtes et ce que vous faites ici ! »

***

Bilan de l'initiative précédente : Sur les 16 hommes de Marcus, 13 ont été abattus. Trois survivent, dont Marcus, mais sont menacés de mort. Les Sindarins renégats ont l'avantage, sois prudent ! Tu peux choisir quels sont les 3 survivants de ton groupe.
Au total, il te reste donc l'entièreté de ton groupe Omega, donc 10 hommes en liberté.
La réussite de cette initiative offre un avantage moral aux Sindarins renégats.

Nouvelle initiative en cours : Niniel, l'éclaireuse sindarine, est de nouveau envoyée en reconnaissance, précédée de sa corneille. Son frère télépathe Olorin la suit pour la couvrir et transmettre des ordres et des messages. Elle arrive au campement d'Orchid et se met en position sur un arbre en demandant des comptes au mannequin qu'elle prend pour un homme endormi.

Rappel des initiatives de Wode et de Veto : Trente et un Phelgrans sont toujours en position devant l'avant-poste tel qu'il est décrit par Veto. Cinq soldats cimmériens visibles sur les tours de l'avant-poste.

Conseil : Soyez précautionneux avec vos manœuvres, un peu trop de précipitation peut vous mener à des pertes importantes - je ne fais pas beaucoup de cadeau, comme vous le voyez ! Alors prenez garde à vous ;)



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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Lun 27 Juil - 16:27


La guerre n’avait pas tournée de la manière dont la souveraine de Canopée l’avait espérée : elle aurait voulu imprimer une logique offensive, pousser ses alliés vers l’avant en espérant pouvoir obtenir Rash Lanetae rapidement, mais les obligations politique autant que l’habileté du félon, ainsi que sa promptitude à s’abaisser à des pratiques d’un autre âge, avait privée Viwien de son élan offensif. Bien que Cimmeria avait évité le désastre, la coalition était désormais coincée dans une posture défensive et devait laisser l’initiative à son ennemi, ce qui n’était jamais une bonne nouvelle. Mais cette mésaventure n’avait pas entamée le moral des troupes : la cause était juste et les Sindarins étaient habitué à combattre dans des situations pire que celle-ci, après tout, certains des cadres de l’armée ainsi que des guerriers les plus compétents avait connu le Taulmaril. L’Héritière de la maison de Caledor allait défendre ses droits et capturerait le félon, qu’importe le temps qu’elle prendrait pour cela. Ce contretemps l’avait frustré, mais elle disposait encore d’atout dans sa manche et la zone à défendre était à son avantage : une Taiga, un climat certes rudes, mais une forêt, le terrain de jeu favoris de son espèce, qui convenait encore mieux a elle-même et son corps d’Amazone, qui avait en partie héritée de la formation d’Eryllis.

Dans le plus grand secret, les troupes royales avaient fait bâtir plusieurs campements dans la Taiga. Viwien s’était rangée aux conseils sages et avisés de son général en chef, le noble et affable Araloth, un homme d’une ascendance lointaine dont la famille avait fourni parmi les plus grands officiers de l’histoire de Canopée. Araloth avait combattu pendant le Taulmaril et ce conflit serait probablement son dernier, mais il n’avait pas pris sa tâche à la légère. Les Sindarins n’étaient pas nombreux t ne pouvaient espérer tenir un long siège contre une véritable force armée, toutefois, en forêt, l’usage d’arme de siège était très limité et ils disposaient de bon couvert pour préparer des embuscades. Chaque campements fut conçu pour être autosuffisant : habitué à construire en espace boisée (Canopée était une ville dans une forêt, qu’aucune autre race ne serait capable de bâtir), la coupe des arbres fut réduite à son stricte minimum : il fallait délimiter les camps avec des remparts et s’assurer que les différents baraquements respecteraient l’environnement tout en offrant une protection suffisante pour éviter les mauvaises surprises.

Araloth avait prévu plusieurs mauvaises surprises pour ses ennemis : il avait fait créer un réseau de téléportation entre chaque campement permettant de pouvoir rapidement transporter les troupes et ainsi accroitre la mobilité : il serait possible d’envoyer du renfort ou au contraire assurer la retraite d’une position indéfendable très facilement en ne laissant personne derrière soi. Mais son idée la plus brillante fut de camoufler les campements derrière un sortilège d’illusion très puissant, les faisant apparaitre aux yeux de tous comme de simples portions de la forêts, permettant aux archers de pouvoir tendre le piège parfait a leurs ennemis. Pour assurer cette protection de manière convaincante, l’on avait fait venir des catalystes magique afin de disposer de plus de puissance tout en organisant un roulement des mages afin qu’ils ne s’épuisent pas trop vite, de la même manière qu’un tour de garde. De cette façon, le subterfuge resterait parfait tant que l’ennemi ne serait pas à portée de tir : bien entendu, l’illusion sera abandonnée après le choc initial, car une fois que l’ennemi aura connaissance de la position du camp, il ne servira plus à rien, mais il serait toujours possible de construire d’autres illusions.

Viwien et Araloth avaient rapidement convenu que la sécurité et la furtivité serait plus importante que la tradition : à contrecœur, les régiments avaient abandonnés les bannières royales et les grands étendards de leurs maisons, imposé pourtant par le code militaire : les tenues elles-mêmes furent adapté aux terrains, les Sindarins adoptèrent même des peintures de camouflage fabriqué avec les produits de la forêt, de tel sorte à pouvoir se fondre au travers les arbres sans être visible. Les réserves de flèches et de vivre étaient conséquentes, de telles sortes à limiter un maximum les besoins de ravitaillement : la nourriture ne serait pas excellente, mais au moins, elle était disponible et permettrait d’éviter les ravages de la faim. L’état-major royal, sur les dents, n’attendait plus qu’une seule chose : que l’ennemi se montre enfin et que le sang soit versé. Ce conflit n’aurait rien de glorieux, un jeu de chat et de la souris au milieu d’une forêt hostile et ombrageuse, ou la mort n’aurait rien d’héroïque, mais cruellement anonyme, frappant sans prévenir les soldats qui ne réaliseraient probablement jamais le sort malheureux qui les frapperaient avant qu’il ne soit trop tard. Une guerre dans laquelle les Sindarins étaient passée maître, mais Viwien ressentait une certaine pitié pour les combattants gauche des autres races qui allaient connaitre un taux de mortalité bien plus grand qu’eux.

Le général n’avait pas l’intention de rester aveugle : il ordonna la mise en place de patrouille aux alentours des campements : trois escouades par camp se disperseraient furtivement dans plusieurs directement, pendant que certains éclaireurs, spécialiste de la communion avec les animaux, resteraient dans les forts et mettrait leurs esprits en cœurs avec ceux des animaux volant de la forêt afin de pouvoir guider les éclaireurs et leurs fournir une reconnaissance aérienne. Araloth voulait savoir ce qui l’attendait et, qui sait, peut-être pouvoir harceler les troupes ennemies s’ils passaient a proximité des campements. L’heure de la revanche avait sonné…
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mar 28 Juil - 12:14

L’attente parut comme toujours interminable, mais elle avait appris au fil des années à maîtriser son impatience et resta à son poste sans bouger. Rien n’était plus ridicule de se faire surprendre après un long guet pour n’avoir pas tenu sa position au moment crucial… En plus cette immobilité avait le mérite de finir de la faire récupérer après qu’elle eût puisé dans ses réserve par l’utilisation de la magie.

Sa concentration allait vers deux directions. D’abord veiller à rester détendue afin de ne pas risquer de contracture au fil des heures d’immobilité et ensuite mobiliser tous ses sens vers son environnement et en particulier son ouïe et sa vue. Son odorat était trop envahi par les odeurs d’humus et de résine, là immergée sous la couche superficielle du sol sylvestre. Tout son être était ouvert aux moindres signes de vie et de mouvement autour d’elle. Le roitelet qui vint se poser dans les branchages au-dessus d’elle ne changea pas ses habitudes et le renard qui vint renifler sa cape ne s’attarda pas. Les insectes voletaient au-dessus des zones plus humides du sol, occupés à leur reproduction le temps que durerait la belle saison c’est-à-dire bien peu de temps. Elle laissa un millepatte traverser son visage, pas assez décomposé à son goût pour en faire son ordinaire. Une corneille vint faire le tour de l’endroit et alerta la Zélos. Elle disparut un moment avant de revenir se poser dans le bosquet.

La guetteuse se raidit un frôlement de pieds légers parvint à sa peau et à  des oreilles quelques secondes avant que le silhouette se dessine entre les troncs. Son approche était prudente et Igrim n’en attendait pas moins. Le fouet dans sa min elle se tenait prête à bondir. C’était le moment où elle saurait si ses préparatifs avaient été utiles. La flèche encochée sur l’arc de la nouvelle venue était une nouvelle mise en garde si tant est qu’elle ait besoin de ce genre de signal pour faire preuve de prudence. Le mouvement circulaire de la Sindarine indiquait par contre qu’elle ne comptait pas tomber dans le premier piège venu. Immobile sous ses feuilles, ses yeux ne perdaient aucun mouvement de l’éclaireuse essayant de se mettre à la place de sa proie. La bonne nouvelle c’est qu’elle restait concentrée sur le mannequin qui malgré les matériaux de fortune donnait suffisamment le change. La mauvaise nouvelle était son refus évident de s’approcher. Pourtant, elle avait une longueur d’avance en cas d’agression puisque sa flèche était déjà prête alors que l’arc du dormeur était juste posé sur « ses genoux ».

*Tu vas vivre longtemps si la malchance t’évite… *


D’un autre côté si elle n’avait pas encore percé son montage d’une de ses flèches assassines c’est qu’elle ne souhaitait pas tuer avant de savoir à qui elle avait à faire. Elle était capable de sang-froid et cela avait de quoi rassurer la Zélos embusquée habituée à croiser des archers fébriles qui décoche leur trait avant de comprendre à quoi ou à qui ils ont à faire.

En voyant la fille escalader le mélèze, elle ne put s’empêcher de froncer les nez de désappointement. En une seconde elle venait de passer la position de la chasseuse à celle de proie. Proie consentante et consciente de tout ce qui se passait, mais proie tout de même…

L’injonction ne laissait pas trop de doute sur l’état d’esprit de l’éclaireuse et il fallait réagir vite. Dans le cas contraire, une flèche irait se ficher dans le mannequin révélant sans doute à cette occasion la supercherie et ne manquant sans doute pas d’éveiller plus que le méfiance de sa part, bien plus de nervosité et d’agressivité à l’égard de la prochaine personne qui  passerait dans sa ligne de mire…Si la Sindarine  avait eu la bonne idée de choisir un mélèze dans l’alignement du mannequin et de sa cachette elle aurait pu tenter de prendre la parole à la place de leurre, mais cela aurait été un incroyable coup de chance et si elle restait dissimulée pour s’adresser à la nouvelle venue, elle pouvait être sûre qu’une flèche partirait au juger certes, mais lorsque l’on connaissait  les sens aiguisés des habitants de Canopée on ne pouvait douter qu’elle l’atteindrait aussi sûr que la neige tombe en hiver.

*Dans toute entreprise, il y a une part de risque…*

Elle se résigna donc à sortir de sa cachette, en essayant de ne pas paraître agressive ni dans les gestes ni dans le verbe. En même temps qu’elle prenait la parole, elle se redressa lentement les deux bras en V pour mettre ses mains en évidence et montrer qu’elles ne représentaient aucun danger, le fouet ne pouvant atteindre une cible aussi éloignée que l’archère. Elle aurait toujours la possibilité de jeter derrière le rocher là à sa gauche, si jamais la flèche à empennage jaune venait à prendre sa direction…

« Belle prudence ! Mais je ne suis pas endormie… »

Emergée maintenant jusqu’à la taille, elle marqua une seconde d’arrêt pour lui permettre d’évaluer si une attaque était imminente.

« En fait je vous attendais. »

Elle était maintenant tout à fait redressée, les mains toujours levées et les dernières feuilles accrochées à ses vêtements tombant petit à petit sur le sol, les yeux grands ouverts fixés sur la fille dans son arbre, immobile. La balle était maintenant dans le camp de la Sindarine et la Zélos ne pouvait que bander ses muscles pour espérer être plus rapide qu’une de ses flèches au cas où elle manquerait du sang-froid qu’elle lui avait prêté. Pour l’instant hormis le fait d’avoir émergé de sa cachette, elle avait répondu à toutes les exigences de la prudente éclaireuse.

Remarque:
 


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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Ven 31 Juil - 4:45



Après quelques minutes, le yorka s'éloigna plus loin avant de disparaître dans les arbres de la taïga. Rapidement, il reprit forme humaine et rejoignit le groupe Phelgran qui attendait dans l'obscurité comme une meute de prédateurs affamés. Il se rhabilla promptement pour se prémunir du froid, enfilant ses tuniques et ses effets de fourrure, puis rejoignit Ssharazhar qui attendait près d'un rocher, silencieux. Le Borgne, adossé contre la pierre, les bras croisés, posa son œil unique et rougeoyant sur l'espion de retour et murmura d'une voix sombre et posée :

- « Alors ? Qu'as-tu pu voir ? »

L'oiseau de mauvais augure esquissa un sourire cruel, invisible sous son écharpe, avant de répondre à son supérieur sur un ton amusé : « Cinq pauvres brebis égarées loin de leur troupeau et qui semblent appréhender la venu des loups. » Le Cavalier sourit à son tour sous son heaume, son regard pétillant d'un intérêt malsain. C'était le premier avant poste Cimmerien, ceux qui verraient l'avancé des troupes Phelgranes avant tous les autres. Ceux qui mourraient sans doutes les premiers. Ssharazhar resta silencieux une seconde, réfléchissant à la suite des événements mais son espions le sorti de sa réflexions. « Seigneur, comment allons-nous tuer ces chiens ? Doit-on y laisser une offrande à Sharna pour effrayer ceux qui viendront ? » Le Borgne leva son œil unique vers le yorka, le toisant froidement semblant le réprimander en silence : il n'appréciait pas vraiment qu'on interrompe le fil de sa pensée. Puis il se redressa calmement et lui répondit de sa voix mielleuse et douce, presque caressante, qui contrastait étrangement avec l'apparence lugubre de sa fine armure sombre.

- « Cet avant-poste est déjà à nous. Nous allons le prendre, protéger le périmètre, permettre le passage des notre plus au sud. Puis nous délaisserons cet endroit comme une carcasse fumante, avec un petit cadeau pour nos "frères" Cimmérien qu'ils ne seront pas prêts d'oublier. Pour la suite, nous nous en tiendrons au plan. »

Le Cavalier se replongea dans sa réflexion, fermant son œil unique et passant son indexe sous son menton. 5 hommes, c'était peu certes, mais ils devaient avoir avec eux tout un stock de flèches pour les accueillir et faire un maximum de dégâts à l'ennemi. Puis une pensée lui vint alors. C'était trop simple. Soit l'ennemi manquait de ressources, soit il les sous-estimait, soit c'était un piège. Avant toute chose, il devait s'assurer que les lieux n'étaient pas piégés. Il se concentra à nouveau puis étendit sa perception du monde en usant de son essence divine. Le catalyseur caché sous son armure se mit à luire d'une lueur sanguine, et son œil unique s'ouvrit à nouveau, brillant très légèrement. Il posa son regard sur les tours et tenta de voir si les bâtiments et la bute n'avaient pas été piégés, ou si d'autres hommes n'attendaient pas à l'intérieur du bâtiment. Cela lui coûtait un certain effort d'user de son pouvoir sur une zone si large, mais sa pierre de sphène aidait bien. Mais visiblement il avait bien fait de vérifier. En plus des 5 hommes qu'avait repéré son espion, 5 autres attendaient en haut des tours, plus à l'intérieur. En vu de leurs positions et de ce que pouvait lui révéler son pouvoir, Ssharazhar déduit rapidement qu'ils devaient être endormis. Probablement la garde de nuit, pensa-t-il. En plus des gardes, il put déceler plusieurs autres éléments, des caisses qui devait probablement leur servir pour ranger les munitions. D'autres caisses, en bas cette fois. D'autres munitions ? Il n'en savait rien. Mieux valait rester prudent, de toute façon il ne leur laisserait pas le temps d'aller fouiller ces rangements là. Il fermait à nouveau les yeux en soupirant, relâchant la pression sur son crâne endoloris, reposant son esprit une minute.

Il sourit alors en imaginant un plan, rudimentaire certes, mais qui pourrait se montrer efficace. D'un geste, il fit venir les Réprouvés que le Tourmenteur lui avait généreusement offert. Les quatre créatures s'avancèrent dans un silence de mort, leurs visages invisibles sous leurs masques de métal impersonnels. Ssharazhar leur donnèrent ses ordres : pendant que les Phelgrans feraient diversion, ils se chargeraient de contourner les tours, et attaqueraient par l'ouest. Eux escaladeraient les murs en usant de leur agilité, lui utilisera sa magie, les mercenaires useraient de leurs équipements. Sans même un hochement de tête, les étranges bipèdes se mirent en marche, se fondant dans les ombres et usant de leurs sens pour éviter d'être pris par surprise ou les éventuelles stratagèmes mis en place par l'ennemi pour leur nuire. Un groupe de Phelgran parti lui aussi vers l'est. Le Sindarin donna l'ordre à ses mages, puis attendit du côté sud, silencieux lui aussi.
Une fois placé en position, le piège pouvait se refermer sur les soldats inconscient de ce qui allait leur arriver. Un groupe de mages Phelgran, caché à l'orée de la taïga, entra alors en action, invoquant de concert leur essence divine. Et le jour laissa place à la nuit pour les pauvres enfants de Cimmeria. Un épais manteau de ténèbres aveuglantes se forma au sommet des fortifications ennemies, une brume magique, épaisse et noire comme l'encre, un linceul impénétrable qui envoyait dans la tombe le moindre rayon de lumière. Ce sortilège ne durerait que quelques minutes, mais ce serait amplement suffisant. Sans attendre une seconde, profitant du couvert, Ssharazhar, le groupe de Réprouvés et les mercenaires s'élancèrent au sommet de la bute. Les agents du Tourmenteurs se jetèrent sur les murs de pierres, leurs crochets et leurs pics sortis, et à une vitesse affolante se mirent à escalader la construction dont la faible composition leur assurait de nombreuses prises. Les Phelgrans avancèrent alors depuis l'ouest. Ils lancèrent leurs grappins et commencèrent eux aussi leur ascension, quoi que plus lente que celle de l'est qui était presque achevé. Lorsque les Réprouvés seraient arrivés, ils utiliseraient leur ouïe et leur odorat augmenté pour se repérer dans la nuit, et iront neutraliser les Cimmériens sans toutefois les tuer. Et du côtés Sud, le Borgne s'élança vers le fortin, son arc sorti. Quand il arriva assez proche, il se téléporta subitement au sommet, près du bord. Tout était encore plongé dans une obscurité totale, alors il utilisa une nouvelle fois son pouvoir de vision pour deviner ses proies dans l'ombre magique, visant en priorité celles qui étaient réveillés. Il banda son arc, et commença a tirer ses traits réputés mortels. A raison de près d'une flèche et demi à la seconde et de ces cibles à bout portant, déboussolées et aveuglées, il sourit d'avance en imaginant le carnage que ce chasseur dans l'âme allait pouvoir commettre.

Visant de son œil unique, Ssharazhar Khey commença à tirer.

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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Ven 31 Juil - 9:52

Les quelques secondes qui on suivit fut comme il y'a bien des années de cela. Le corps de Marcus se crispa d'un coup sec sous les multiples flèches surgie de nul part devant eux. En a peine quelques secondes, le borgne guerrier retourna dans le passer, réveillant un douloureux et similaire passé. Cette fois dans la forêt des Sphène, le jeune capitaine qui était autrefois fougue et remplis de vigueur, avait pour mission de retrouver un groupe de bandit en forêt mais ce qu'il ne savait pas, c'était l'ennemis qui se cachaient dans cet endroit. Aussi bien camoufler que les Sindarins actuels, les flèches avaient surgis moins rapidement avec une cadence moins fréquentes pour une seule raison. Ceux équipés d'arcs souhaitaient voir fuir le petit groupe affolé, voyant les leurs tomber comme des mouches a leurs pieds. Marcus ne savait pas si d'autres avaient survécus mais, avec une flèche dans le haut du dos et une dans la cuisse, il avait réussi a se cacher pour survivre, tombant sur sa seule amie aujourd'hui en ce bas monde, Eralyx sa panthère noire.


La réaction fut instinctive, les poings du chef de guerre se ferma instantanément, créant un léger bouclier magique devant lui et les deux seuls hommes qui échappa a la pluie mortel. Les secondes durèrent une éternité, pouvant sentir les corps s'échouer près de ses pieds, voyants le sang, entendant les cris d'agonis de ceux qu'il avait formés, ceux avec qui il avait partagé tant, tué en un seul instant sans aucune gloire ni honneur. Privé a jamais de l'autre monde qu'ils attendaient tant, les champs d'honneur des guerriers tombés avec courage et honneur. Tout leurs efforts réduit a néant. Par la guerre. L’œil unique de Marcus s'ouvra lentement, émergeant d'une lueur rouge sang, comme si le sang dans le globe bouillonnait d'une fureur que même un lion rugissant ne pouvait égaler. Alors que le dernier guerrier cessa de s'agiter au sol, la gorge transpercer de bord en bord dans un gémissement étouffer par le sang, Marcus regarda droit devant lui, la ou venait une voix inconnu mais aussi de la ou venait les flèches.

-Rend toi....

Seule ces mots résonna dans son esprit. A quoi bon se rendre ? Finir en mannequin de torture pour elfe tordu ? Jamais. Si ce n'était que de lui, Marcus aurait répondu a son tour, d'une voix froide et sec, attendant la seconde salve de flèches mais, a ses côtés se tenaient deux coeurs prêt a se battre, malgré la triste chute de leurs frères, Hector et un Myrmidon dont le nom échappait a Marcus se tenaient la, prêt a plonger dans l'inconnu l'arme a la main a la recherche de quelques choses a percé de leurs lames malgré les multitudes de projectiles qui stopperaient net leurs avancé a peine le premier rugissement de guerre fait. Il était celui qui avait instruit ses hommes a ne jamais accepté l'abandon ou la retraite mais aujourd'hui il allait être le premier a se livrer a l'ennemis pourquoi ? Seul lui le sait. Le bouclier magique du guerrier tomba lentement en même temps que ses poings qui se relâchaient doucement, tournant la tête vers Hector.

-Si l'on doit mourir, je périrais avec plaisir a tes coté vieux fou.

Son regard se tourna vers le Myrmidon.

-Ton nom mon garçon ?

-Hyxos et si l'on doit mourir soit, ma famille m'attend dans l'autre monde.

La légère discutions fut coupé net par la flèche qui se planta dans la cuisse épaisse du guerrier, ce qui attira de nouveau le regard enragé du chef de guerre vers l'inconnu de la foret. La voix de celui qui semble commander résonna de nouveau sur le lieu du massacre. Mais a l’intonation d'infirme, ce fut Hector qui réagi, sous la colère de voir des lâches Sindarins se cacher et insulté son ennemi sans osé se montrer. Le bras de Marcus alla directement retenir l'épaule de son homme.

-Si nous mourrons maintenant nos frères seront mort pour rien. Reste calme et suis moi.

Brisant la flèche d'un coup sec, laissant la pointe dans son muscle, Marcus avança lentement vers la direction d'ou les flèches on été tirés. Plantant l'une des lances dans le sol en avançant, il prit son épée, faisant de même avant d'arracher lentement son casque de cuire. Ayant avancé de plusieurs mètres, Marcus se tenait la, encore plus a découvert devant l'endroit ou avait jailli la pluie meurtrière. Sa cape chuta lourdement sur le sol avec les deux javelots rattaché a celle-ci, les deux hommes du borgne faisant de même.

-Je suis devant toi et tu te cache encore ? Montre toi !

La voix de Marcus résonna d'une telle force que le massacre de ses hommes paru dans le ton de sa voix, elle résonna d'une vigueur toute fois surprenante pour un vieillard comme le dirais l'un de ses hommes. La bouche légèrement ouverte, sa moustache noir recouvrant ses lèvres supérieurs et sa longue barbe noir qui descendait de son menton il attendait soit une flèche soit quelqu'un devant lui.Les deux bras grand ouvert il attendait, désarmé.


***Mouvement de la section restante.***

La panthère a l'écart des deux groupes assista dans une grande peine a la mort de ceux quelle avait côtoyer dans les Colonnes. Un léger gémissement s'échappa de sa gueule alors quelle se retourna d'un coup sec en marche arrière, revenant sur ses pas pour retrouver la section encore vivante de Marcus. Certains possédant la force télépathique, seront en mesure de comprendre par la panthère ce qui c'est produit et la raison de son retour. Sautant de branche en branche telle une bête fuyante, elle remonta son chemin a la recherche du troisième groupe resté au retrait.

Celui-ci toujours en position, attendait toujours, mais su que le retour effréné de la panthère était mauvais signe. Gardant position, Dilios s'approcha de la panthère, gratifiant le retour ce celle-ci de douce caresse sur sa nuque et le dessous de sa gueule.

-Que c'est il passé ma belle...

L'un des Myrmidons possédant le pouvoir télépathique approcha pour mieux lire dans l'esprit de la panthère et voir ce qu'elle avait vue. En ouvrant les yeux le guerrier resta estomaqué.

-Aller parle pauvre fou ! Que se passe t'il !

L'impatience de Dilios ramena le guerrier a lui comme un coup de bâton sur la tête.

-Il faut retourner au campement Cimmérien, un escadron, avant poste ou je sais pas quoi a éliminer la quasi-intégralité des deux groupes Alpha et Delta !

-La quasi ? Qui est encore vivant !

-L'homme Brisé, votre frère Hector et un autre Myrmidon, Hyxos.

Dilios ne perdit pas de temps et d'un sifflement il ramena le groupe a lui, rebroussant chemin a leurs tours pour revenir rapidement au campement Cimmérien et exposer l'endroit du massacre par le Myrmidon qui perçu l'environnement par la panthère. Mais toujours impossible a calmer face a la vision que la panthère avait sur son brave maître, elle se déchaîna a retourné dans les bois pour suivre sa trace, après tout si elle était capable de la suivre et revenir, elle pourrait être une source précieuse D'information.

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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Dim 2 Aoû - 1:07

Précisions et rappels généraux


Il est huit heures du matin, nous sommes à la fin du mois de Tiria et donc nous approchons du milieu de la saison chaude ; par conséquent il fait déjà jour, et le ciel est dégagé, malgré une légère brume sur le flanc des montagnes, après une nuit où les températures avoisinaient les 0°.
A cette heure de la journée, il fait environ 5° dans la taïga, et on perd 4 à 5 degrés en montagne. Néanmoins, pas de trace de neige dans la forêt, où la végétation pousse à profusion. Dans les plaines de Lindholm, les agriculteurs ont repris une activité intensive, dont ils ne peuvent profiter que pendant Béamas et le début de Riguéar.

Concernant l'usage des oiseaux de tout poil


L'armée phelgrane ne pouvant pas se déplacer avec une volière, elle dispose d'oiseaux messagers en quantité limitée. Le groupe de Ssharazhar Khey (31 personnes) possède deux oiseaux messagers dressés pour rejoindre les troupes plus au nord. L'armée cimmérienne, en revanche, en détient en quantité illimitée. Un oiseau messager parcourra toujours 240 km en un jour (6 jours de marche pour un homme), à moins d'un contre-ordre de ma part dû à la météo.
Parmi les 31 hommes de Khey, on trouvera également deux Yorkas oiseaux et trois volatiles « familiers » qui pourront être utilisés comme éclaireurs. Ils ne peuvent par conséquent couvrir qu'une portion limitée de forêt. L’État-major demande donc par l'usage du bon sens aux officiers cimmériens de transmettre à leurs hommes la consigne expresse d'économiser leurs flèches et leurs carreaux et par conséquent, de cesser de tirer sur les millions d'oiseaux qui piaillent et volettent dans la forêt. Tout abus est susceptible de sanctions.
De façon générale, un oiseau est un oiseau, il y en a partout dans la taïga, le passage de l'un d'entre eux au-dessus de la tête des soldats et des guerriers qui y circulent ne doit pas susciter de réaction excessive.

***

Sur le chemin de Viwien


Initiative en cours : Envoi de patrouilles dans les alentours des camps sindarins cachés en mission de reconnaissance.

Aux alentours du camp sindarin situé le plus au sud.

Une des patrouilles entend des rugissements féroces qui s'élèvent d'une vaste clairière dans un chablis. L'éclaireur qui y est envoyé rencontre une horde de cinq leweiras, dont le mâle dominant est en plein duel contre un gigantesque cerféli. Cependant une femelle flaire sa présence, le piste et l'éventre. Le Sindarin agonise terriblement tandis que les trois autres leweiras prennent en chasse le reste de la patrouille.

TYPE : Félin

DESCRIPTION : Le Leweira est une sorte de lion des neiges dont les griffes sont particulièrement développées, lui permettant une meilleure prise sur les glaces. Musclés, ces animaux particulièrement discrets savent se camoufler grâce à leur pelage bleutés et leur crinière blanche (pour les mâles). Ils possèdent aussi une large queue qui se termine avec un appendice osseux qui a la forme d'une masse, servant la majorité du temps de moyen de défense ou bien pour briser de la glace.

COMPORTEMENT : Le Leweira vit en horde de quelques individus (cinq ou six), mais il existe aussi de nombreux mâles solitaires. Ils sont des créatures territoriales et peuvent donc faire preuve d'agressivité en conséquence. Toutefois, ils préfèrent éviter les conflits et n'attaquent qu'en dernier recours. Généralement, ils tapent sur le sol de leur puissante queue et pousse de lourds rugissements afin de tenter de faire fuir ceux qui les dérangent. Si cette tentative d'intimidation ne fonctionne pas, alors ils n'hésiteront pas à attaquer. Si la horde est nombreuse et s'ils ont des petits à protéger, ils se montreront d'autant plus agressifs.



TYPE : Félin
DANGEROSITÉ : Moyenne

DESCRIPTION : Ce sont des félins étranges puisqu'ils ressemblent à des cerbères. Ils ont trois têtes et sur chacune d'elles, il y a une petite corne blanche. Les savants pensent qu'ils sont en réalité une erreur de la nature qui a finalement pris le dessus au point de devenir une population particulière. Au delà de ça, ils ont un pelage blanc à bleu, tigré et très reconnaissable. Comme tous les félins, ils ont une bonne masse musculaire, ils sont doués pour la course et un poil épais pour résister aux températures froides de la région. Ils ont également des griffes rétractiles. Les femelles seraient plus grandes que les mâles.

COMPORTEMENT : Les Cerfélis sont des animaux très territoriaux qui peuvent souvent se bagarrer entre eux. Les mâles sont soit solitaires soit entourés de plusieurs femelles pour former une horde. Ils peuvent être particulièrement dangereux lorsqu'ils attaquent en groupe, et sont très malins pour tendre des embuscades lorsqu'ils chassent. Seuls, ils sont de moindre danger mais pas à négliger. Ils peuvent aisément tuer un homme même armée.

***

Sur le chemin d'Orchid


A trois heures de la frontière phelgrane, en suivant la chaîne de montagne de l'ouest.

Initiative en cours : Rencontre avec l'éclaireur des troupes de Rash Lanetae.

Niniel sursauta sans comprendre, le cœur battant à la chamade, et dans la panique, tira sur l'homme endormi en plein dans la nuque. Le vulgaire mannequin s'écroula tête la première dans le foyer plein de fumée, mais déjà la jeune Sindarine avait encoché une nouvelle flèche qu'elle pointait sur la nouvelle venue, qui se dirigeait vers elle les mains en l'air. Confuse du haut de son arbre, elle tâcha cependant de ne rien en montrer. Fronçant son nez retroussé, elle gardait la corde tendue contre sa joue. Bien qu'elle ait tiré plusieurs fois, une seule marque était visible ; la corde se plaçait toujours exactement au même endroit.
En bas, il y avait une Zélos, qui venait d'émerger d'un camouflage de feuilles habilement disposé sur le sol. Niniel n'y avait vu que du feu. Elle poussa un grognement désapprobateur. Cette femme devait être une chasseuse, ou quelque individu habitué au milieu forestier. Elle n'avait laissé aucune trace susceptible d'éveiller des soupçons. Et puis, l'elfe aux cheveux cendrés plissa des yeux. Cette chevelure noire, ce visage... Cette Zélos. Niniel qui pendant son siècle d'existence sur cette terre n'avait vu que Canopée, Noathis, un peu de paysage eridanien, le désert de glace cimmérien et le nord de Phelgra, se méfiait instinctivement des étrangers. Pour les Sindarins, les individus de race différentes n'étaient rien d'autre que des étrangers. Des étrangers plus ou moins favorisés par la nature. Il se trouvait que les Zélos n'avaient pas précisément tiré le bon numéro. Tout respirait chez eux la barbarie – la brutalité, la colère et la violence – jusqu'à leurs deux défenses accrochées à leur bouche. Niniel se trouvait toujours mal à l'aise lorsqu'elle devait avoir affaire à eux. En regardant la jeune femme qui se rendait de bonne grâce, elle fit la moue. Celle-là, cependant, se révélait plus subtile ou plus rusée que ses congénères. L'un dans l'autre, cela n'incitait Niniel qu'à plus de prudence.

« Je vous ai déjà vue, lança-t-elle avec insolence, sans pourtant relâcher sa corde. A Inoa. Vous étiez avec Elerinna Lanetae... Et Léogan Jézékaël. » Sa langue claqua avec colère. « Je ne sais plus votre nom. Mais on m'a dit que vous étiez le garde du corps de la fille de Rash, ou quelque chose comme ça. Piètre garde du corps, du reste. Comment expliquez-vous, Zélos, qu'elle soit morte et que vous ayez survécu ? Pourquoi vous être cachée de nous ces derniers mois et pourquoi ne réapparaître qu'aujourd'hui ? Que voulez-vous ? Parlez avant que je ne perde patience et que mon trait ne parte. »

***

Sur le chemin des troupes libres de Marcus


Initiative en cours : Retour à la base cimmérienne.

L'avant-poste cimmérien le plus proche se situe à 135 kilomètres du groupe de Dilios, soit à 3 jours de marche. Il s'agit des trois tours qui sont actuellement attaquées par les troupes phelgranes, à la frontière.
La forteresse de Lindholm, base principale des troupes cimmériennes, quant à elle, se situe à 291 kilomètres du groupe de la Force Ecarlate, soit à une semaine de marche. C'est le deuxième camp cimmérien le plus proche.
Cependant, un camp des alliés sindarins, menés par Viwien de Caledor, se situe à 216 kilomètres de leur groupe, soit à 5 jours de marche. Si Dilios est au courant de cette alliance secrète, il peut choisir de s'y diriger et sera bien accueilli, si Viwien connaît l'engagement de la Force Ecarlate aux côtés de l'armée cimmérienne (à vous de définir ceci par MP).
Dans tous les cas, Dilios doit désormais faire un choix.

***

Sur le chemin de Marcus


Initiative en cours : Capture de Marcus et de deux de ses hommes.

Les trois guerriers en fourrure étaient montés dans l'ombrage du chablis. Les flèches encochées des Sindarins les suivirent, jusqu'à ce qu'une multitude d'yeux perçants ne consultent leur commandant dont ils attendaient les ordres. Vanyar, posté comme les autres en haut d'un bouleau blanc, la corde de son arc tendue sur sa joue, patienta de voir les trois hommes cernés par leurs positions, et ce fut assez pour que le borgne blessé donne de la voix pour l'accuser de lâcheté. Vanyar, le visage fermé, ne réagit pas. Il attendit encore un peu. Et puis il s'écria enfin :

« Ell'ea ! »

Les Sindarins bondirent au bas de leurs perchoirs et formèrent un cercle autour des Terrans, flèches toujours pointées vers eux. Vanyar, cependant, relâcha sa corde et baissa légèrement son arc. Il avait l'air d'avoir entre trente et trente-cinq ans. Son visage était jeune, son corps, sous sa cape vert grisâtre, était fort et vigoureux. En réalité Vanyar avait passé les quatre-cent ans depuis une dizaine de saisons chaudes déjà, et si sa figure était jeune, son regard et son expression étaient froids et atemporels. Il avait les mêmes cheveux blond pâle que sa sœur, tirant sur la cendre, mais des yeux de prédateur, ambrés et brillants. Sa voix était tranchante et chantante, les deux à la fois, et quand il s'exprimait en terrania, c'était avec un fort accent canopéen qui, heureusement, n'entravait pas la compréhension.

« Garde ta fierté pour toi, Terran, dit-il en avançant d'un pas, imperturbable. Tes hommes sont morts, mes frères et mes sœurs sont vivants. Je n'ai à pâlir d'aucune opprobre, contrairement à toi. Tu n'as pas été assez soucieux de leur sécurité et tu l'as payé au prix fort. Il en va ainsi de la guerre, qui malheureusement punit la négligence mais jamais ne donne de leçons : c'est fini pour toi. Tâchez de bien vous tenir et nous épargnerons peut-être tes compagnons. » Il inclina la tête avec sérieux, avant de la tourner vers les siens et de s'exclamer avec un geste vif : « N’ess a tearth ! Mireann vara Dh'oines. Ceadmil ! »

Aussitôt, les trois guerriers en fourrure furent saisis par les mains ennemies, et ballottés en tout sens pour être fouillés et ligotés. Une fois leurs bras liés, un sindarin s'approcha d'eux, souleva leur fourrure blanche et leur enfonça une aiguille d'intra dans le dos, sous leurs vêtements et leurs protections, où il n'était plus possible qu'ils amènent leurs mains. Tranquillisés, les archers baissèrent leurs armes. Certains se précipitèrent sur le tertre où gisaient les hommes du borgne, et récupérèrent méticuleusement les flèches. Puis deux d'entre eux se campèrent à l'orée du chablis, suivant les instructions de Vanyar, et posèrent leurs mains dans l'humus de la forêt. La taïga frissonna. Les frondaisons frémirent, le sol ondula étrangement, comme si d'énormes serpents avançaient sous la terre. Bientôt, ils surgirent, silencieux et étranges : c'étaient les racines des conifères, des bouleaux, des saules et des peupliers qui s'enroulèrent autour des cadavres tombés dans le ruisseau et la pente du tertre, qui les séparèrent et les tirèrent dans des sous bois obscurs. Dans les fourrés, des branches tombèrent sur les dépouilles, des amas de feuilles mortes les couvrirent jusqu'à les faire disparaître. La nature fut la seule sépulture que leur octroyèrent les Sindarins.

Enfin, la troupe se remit en route, encadrant leurs prisonniers qu'ils réduisirent au silence par un bâillon et qu'ils contraignirent au silence. Ils avancèrent en formation relativement dispersée, guidés par Vanyar qui suivait les indications télépathiques de son frère. Olorin lui transmettait les repérages qu'avait effectués Niniel et bientôt, sur les flancs de la montagne qu'ils longeaient depuis trois heures maintenant, ils découvrirent une grotte humide, creusée par le petit cours d'eau. Vanyar y fit entrer ses trois prisonniers, cinq de ses hommes l'accompagnèrent, tenant les captifs en joue, une flèche encochée à leurs arcs. Cinq autres retrouvèrent rapidement place dans des arbres ou dans des hauteurs rocheuses, à couvert, d'où ils surveillèrent les alentours, flèches contre le bois de leurs arcs.

Vanyar fit asseoir les captifs contre les parois de la grotte, de sorte que chacun ait une vue directe sur les deux autres, mais qu'ils se trouvent séparés et donc démunis pour faire front à leurs geôliers. Vanyar porta une main à sa ceinture d'armes, sous sa cape, et posa un genou à terre pour faire face au chef de la bande. Il ne lui ôta pas son bâillon pour l'instant, ni à ses compagnons. Il avait besoin de parler sans être interrompu.

« Maintenant j'ai quelques questions à te poser, le Dh'oin, dit-il d'une voix sans émoi. Des questions sérieuses qui méritent que tu prêtes une oreille attentive. J'ai cru voir que tu n'aimais pas la lâcheté, aussi tu m'as l'air d'un homme d'honneur. Assez pour respecter une parole donnée, si je ne me trompe. Alors je vais te proposer un marché. Je suis Vanyar Enid an Assire Fran, révéla-t-il en inclinant de nouveau la tête. Les Dh'oines comme toi, les Terrans, m'appellent Vanyar Fran. Ma famille était l'une des plus respectables de Canopée, nos faits d'armes et nos sacrifices à Taulmaril au nom du serment que nous avons fait aux rois Caledor ont toujours été salués. Mais mon père, feu-Assire Fran, mort au combat dans le désert cimmérien, s'est dressé contre le pouvoir de la dernière descendante du trône, que vous connaissez sous le nom de Viwien Caledor, laquelle a refusé de protéger, comme sa lignée l'avait pourtant promis à nos ancêtres, une famille sindarine dont l'enfant était menacée dans un pays étranger – les Lanetae. Je ne te demande pas de comprendre nos motivations, tu n'es pas un Sindarin. Dh'oines, n'hess tedd, va'en vort, récita-t-il d'un air lassé. Peu importe. »

Il soupira, puis avala sa salive pour reprendre :

« Là où je veux en venir, c'est que je descends d'une longue tradition de loyauté et de droiture. Je ne trouve aucun intérêt à mentir, même aux Dh'oines comme toi, à qui je prends la peine de m'expliquer. Si je mène cette campagne, aujourd'hui, c'est pour rendre une place à ce qui reste de ma famille, ma jeune sœur et mon frère cadet qui vivent comme moi dans l'humiliation et la clandestinité. Si je me montre assez fort, les Cavaliers me céderont des terres à Phelgra ou dans des territoires conquis, des honneurs et des titres. Nous n'aurons plus à rougir de ce dont nous avons été dépossédés, acheva-t-il, avant de plonger ses yeux de feu dans ceux de son prisonnier.
Maintenant écoute-moi, car tu dois avoir compris que Vanyar Enid an Assire Fran n'a qu'une seule parole. J'ai deux questions à te poser. »

Il tira de sa ceinture une machette luisante et affûtée, en attrapant le bras du borgne d'une poigne étonnamment puissante. Ses yeux brillèrent d'un éclat dangereux.

« Si tu n'y réponds pas librement, je vous servirai par petits bouts, toi et tes hommes, aux cerfélis de la taïga. Je commencerai par ta main d'arme, puis la main d'arme de ton ami, et enfin celle de ce jouvenceau. Je n'ai pas le temps pour vous soumettre à des menaces plus élaborées. Ça, c'est l'affaire des cavaliers.
Si tu y réponds,
poursuivit-il, avec sang-froid, je te fais le serment que ni toi, ni aucun des tiens n'aurez plus à craindre de moi, à la condition que tu me jures sur ce que tu as de plus cher que toi et tes forces quitterez Cimméria aussi vite que peuvent vous porter vos jambes, et que vous ne nuirez ni aux troupes de Rash Lanetae, ni à l'armée phelgrane. A toi de prouver que tu es un bon chef et de réussir cette fois-ci à protéger les tiens. »

Il jaugea le borgne un petit instant.

« Voici mes deux questions. D'abord, dis-moi qui tu es et à quelle faction tu appartiens. Ton emblème ne me dit rien, je suppose par conséquent qu'elle ne figure pas dans les livres d'héraldiques. Êtes-vous nombreux ? Quelle est votre mission ? Quelles sont les positions des autres de tes troupes restantes ? Nous les trouverons s'il en existe, nous les traquerons et nous les décimerons, alors ne mens pas.
Ma deuxième question est la suivante : Cimméria s'est-elle alliée secrètement à d'autres  partis que le tien ? Lesquels ? Où sont-ils censés opérer ? »


Alors, il lui baissa son bâillon, mais ne permit pas qu'on le retire aux deux autres.

« Tu n'as pas toute la journée pour répondre, Dh'oin, nous sommes pressés, alors prends vite ta décision ou je serais contraint de la prendre pour toi. »

[HRP]Comme promis, Marcus, je te préviens avant que tu ne fasses quoi que ce soit, désormais : la menace est réelle. Ton personnage et ses compagnons se trouveront amputés de leur main d'arme s'ils refusent de coopérer, puis de leur seconde main s'ils refusent toujours, et Vanyar est capable de continuer très loin, jusqu'à ce que plus rien ne dépasse et qu'ils meurent noyés dans leur sang. Cependant ce n'est pas un salopard fini, son marché tient la route. Alors réfléchis bien ![/HRP]





Dernière édition par Le Messager le Sam 8 Aoû - 23:42, édité 1 fois
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Orchid Orcirdr
MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mar 4 Aoû - 10:01

Igrim vit du coin de l'oeil la flèche aller se ficher dans le mannequin. Visiblement la Sindarine n'était pas aussi sereine que sa prévoyance pouvait le laisser croire. Sa dextérité au contraire n'avait rien à envier a la réputation de sa race. Ses deux observations ne manquèrent pas de garder la Zelos attentive. Si elle se montrait par trop maladroite, elle pourrait bien subir le même sort que le dormeur factice. Elle allait donc s'évertuer à se montrer aussi rassurante que possible... Ce qui n’était pas la première qualité de l'ancienne prêtresse lors de ses relations interpersonnelles dans lesquelles elle s’impliquait, mais au cours de ses missions, elle pouvait faire preuve de la même patience que le léopard sur sa branche attendant que la gazelle passe à portée de ses griffes. De même, elle allait éviter de railler l'éclaireuse sur son manque de sens de l'observation, on ne savait pas quelle réaction cela pouvait déclencher chez cette dernière d'autant qu'en bonne Sindarine elle ne devait pas du tout apprécier de s'être fait berner par une Zélos. Son expression dépitée et le grognement mécontent qui l’avait accompagné suffisaient à la “louve” à la satisfaire.

Elle repensa à Leogan, sans doute le seul de ce peuple à avoir presque réussi à lui laisser croire que sa qualité de peau sombre ne lui ôtait pas toute possibilité d'accéder a une certaine humanité et à l'intelligence, mais elle laissa bien vite ce souvenir de côté pour se concentrer sur la présente situation. Se maintenir en position basse afin de donner confiance à son interlocutrice, quitte à prendre des risques, voilà ce qui importait pour le moment si elle ne voulait pas finir comme son mannequin.

De son côté, la fille ne semblait pas vouloir faire preuve d'autant de précaution avec elle, mais pourquoi le ferait-elle, elle qui était en position de force et ne craignait pas de subir une quelconque attaque de la part d’une représentante d'un peuple qui ne devait sans doute pas recevoir la moindre parcelle de son estime? Et de fait. elle aborda d'emblée les sujets qui pouvaient faire sortir la Zelos de ses gonds si elle n'avait bien en tête ses objectifs et le souvenir de la traversée du désert, ou plutôt devrait elle dire de l'hiver qu’elle avait vécue. Néanmoins, elle ne put s'empêche de baisser un instant la tète au souvenir de cet échec qui l'avait fait sombrer dans le marasme le plus sombre durant des semaines. L’échec, voilà une chose qu’elle ne supportait pas! Non qu’elle n’en ait pas déjà goûté la saveur amère, mais surtout qu’il lui renvoyait justement la mésestime des autres peuples pour le sien et ses faibles compétences supposées. Bien influencée par les croyances ambiantes, elle s’était persuadée de ses incapacités tout en faisant tout pour prouver au monde entier qu’elle était capable d’au moins aussi bien que n’importe qui. Le monde avait été jusque là Elerinna Lanetae et dans une moindre mesure Léogan Jezekaël, à présent il serait incarné par le reste de la famille de son ancienne mentor. De fait, taraudée par ses complexe, elle en avait développé des compétences propres de réflexion et de stratégie, souvent différentes de ce qu’elle avait déjà rencontré, mais bien réelles.

Mais l'archère attendait des réponses et ne se montrait pas particulièrement patiente et Igrim avait tout intérêt a lui en fournir de convaincantes.

"Vous avez bonne mémoire, d'autant qu'Igrim ne me souvient pas de vous. Je ne peux pas non plus vous blâmer de votre reproche. Je l'admets, j'ai failli a ma mission..."

Elle n'essaya pas d'arguer que lors de ces évènements, elle était requise au quartier général auprès des stratèges Sindarins et que Leogan avait reconquis la confiance de le grande prêtresse. Elle même avait tant souhaité que les choses aillent dans les sens qu’elle souhaitait… Mais, elle n'avait pas le temps à perdre à se défendre et de toute façon elle avait déjà passé des semaines à analyser cette journée et surtout cette soirée ou rien ne s'était passe comme prévu... Si le chapitre n’était pas encore entièrement écrit, cette page était à présent tournée. Elle poursuivit donc non sans laisser son regard s'assombrir au souvenir des derniers mois.

"Ce que j'ai fait est une longue histoire qui présente moins d'intérêt que le fait que je vienne reprendre ma place au côté de votre chef... S'il pense que je peux lui être utile comme sa fille le pensait..."

Son regard était droit comme a l'accoutumer lorsque les objectifs passaient avant tout. Elle n'avait de toute façon aucune raison de douter de ce qu'elle venait d'énoncer. Seule l'éclaireuse pouvait, elle, douter. C'était son métier après tout.

"Vous avez tout intérêt à me croire, vous ne risquez rien. vous êtes armée et pas Igrim..."

Elle écarta doucement les doigts et le fouet tomba au sol. Elle poursuivit calmement

"Je suppose que votre escadron n'est pas loin... Ramenez la Zélos au Seigneur Lanetae et vous pourrez juger de ce qu'il compte faire de mes services..."

La suggestion était on ne peut plus logique. mais lorsque l'on touche aux relations inter-ethniques, toutes les surprises sont possibles, la logique n'ayant rien a faire avec les préjugés et la peur... Ceci dit, les dés étaient jetés et il ne restait plus qu'a espérer que la Sindarine ferait appel aussi à sa crainte de commettre une bourde si elle exécutait un potentiel allié. Pour se rassurer Igrim se disait que le premier contact était pris et que l'archère ne pouvait plus se dire qu'elle ne connaissait pas sa cible. Il est moins facile de tirer sur quelqu'un que l'on connaît...

"Mais vous me connaissez et je ne sais même pas qui vous êtes a part une éclaireuse circonspecte..."

Toujours les bras vers les frondaisons, elle était bien campée sur ses jambes légèrement écartées attendant patiemment la réaction de l’archère. Il ne lui serait cette fois pas aisé d’esquiver sa flèche si par malheur elle ne s’était pas montrée assez convaincante...

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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mar 4 Aoû - 20:05

Sur le chemin d'Orchid


A trois heures de la frontière phelgrane, en suivant la chaîne de montagne de l'ouest.

Initiative en cours : Rencontre avec l'éclaireur des troupes de Rash Lanetae.

La voix de Vanyar traversa l'esprit de Niniel. « C'est que tu n'as pas à le savoir, Zélos. » Elle retourna ses mots une bonne dizaine de fois dans sa tête mais sentit sans savoir pourquoi qu'ils restaient bloqués dans sa gorge.
Tout à coup, dans un bruit de réception sec, Igrim put faire face à une jeune elfe, tout juste sortie de l'adolescence, tout juste femme, qui la fixait d'un regard vert comme la forêt. Niniel baissa légèrement son arc, le cœur tambourinant dans sa poitrine, et secoua un peu la tête pour faire tomber sa capuche et donner son visage à voir à la Zélos. C'était la première fois qu'elle était en tête à tête avec l'une de ces créatures.

« Il faut être circonspect pour survivre, en ces jours de trahison. » dit-elle d'une voix à laquelle elle tenta de donner les accents de la fierté et d'un ton qu'elle emprunta à son frère aîné, levant le chef d'un petit air supérieur. Cependant elle se rembrunit bien vite, tandis qu'elle observait Igrim avec une sorte d'interrogation dans le regard, entre la défiance et l'espoir. « Vous savez que c'est ce qui a tué dame Lanetae. La trahison de la reine, d'abord, puis celle de son bras droit, qui était pour elle avant tout un ami... et sans doute au fond de son cœur bien davantage. On m'a raconté - il y a même une chanson à ce sujet chez n... enfin, à Canopée, reprit-elle en ravalant sa salive avec difficulté, - on m'a raconté qu'ils se sont aimés longtemps mais qu'ils ont renoncé à leur union quand elle a reçu une révélation de Kesha. » Niniel était trop jeune pour avoir pu assister en personne à cette histoire, mais la petite chanson, une ballade triste sans trop de prétention, l'avait charmée. A Canopée, on s'empresserait sans doute de la bannir de tous les répertoires des bardes, mais elle se promettait secrètement de continuer à la chanter, dans la solitude du soir. Pour se rappeler son ancien foyer. Et que même les plus beaux amours n'empêchaient pas la trahison. « Vous voyez, on ne peut vraiment accorder sa confiance à personne, poursuivit-elle, d'une voix plate. D'abord ce n'est pas vraiment la nature des Sindarins, de se fier aux races d'au-delà la forêt... Mais maintenant, nous n'avons plus de chez nous. Autrefois, le monde entier était étranger pour nous, aujourd'hui, nous sommes des étrangers pour le monde entier. » Elle leva la tête vers la frondaison épaisse de la taïga, où volaient quelques oiseaux en pépiant insouciamment. Puis son regard revint vers Igrim, nostalgique, mais ferme. « Je ne ferai pas de faux pas, cela pourrait tous nous perdre. Mon rôle est important, se rengorgea-t-elle, avant de se souvenir d'une chose qui lui déplut passablement et lui inspira sa moue habituelle. Même si... Même s'il est normal que vous ne vous rappeliez pas de moi, je n'étais pas dans les quartiers de commandement, à Inoa... Contrairement à vous, releva-t-elle, en lui adressant une œillade jalouse. Je vous ai vue y entrer et mon père, qui faisait partie de l’État-major, m'a dit que vous aviez assisté à toutes les tractations. » Elle plissa ses lèvres amèrement. Le rappel de cette période lui pinçait discrètement le cœur. « Je suis Niniel Fran, dit-elle, enfin, bombant le torse. En alfari, ça donne quelque chose de plus compliqué, mais ça ne sert à rien de se donner des airs, désormais. Appelez-moi simplement Niniel. »

Son visage mutin se fendit d'un petit sourire d'excuse et elle tritura sa flèche à empenne jaune en la baissant petit à petit.

« Je ne peux pas vous amener immédiatement au seigneur Lanetae, annonça-t-elle avec réticence. Il doit se trouver à bien trois heures de route et on a besoin de moi ici. Il faudra peut-être attendre un ou deux jours avant que vous puissiez le rencontrer. Du reste je ne suis pas très convaincue qu'il soit heureux de vous revoir, en l'état actuel des choses... Il a beaucoup perdu déjà dans cette guerre. » Elle songea quelques instants à la rage de Rash quand il s'était relevé de la tristesse, après la mort de sa fille, puis de la décomposition de son visage, alors qu'il menait ses troupes à travers le désert de glace, dans une longue marche meurtrière, et que sa femme était morte d'une pneumonie. Elle songea à son propre père, à son cadavre dans la neige, près du Lac gelé, transpercé d'une épée qui y était restée, et à Vanyar qui s'était déchaîné sur le Terran qui leur avait enlevé leur seul parent. Elle songea à sa mère, morte à la tempête d'Inoa. Enfin elle songea que son père aurait pu être encore en vie, si elle avait été plus prudente, ce soir-là, si ses yeux d'éclaireuse avait vu plus loin, si son visage engourdi par le froid et ses engelures ne l'avaient pas rendue si confuse, si elle avait surmonté la confusion. Son pied creusait une tranchée dans l'humus. Elle se mordit l'intérieur des joues et après un long instant de silence, elle revint à Igrim, qu'elle scruta péniblement. « Mais je comprends... Vous n'avez plus rien non plus, n'est-ce pas ? »

Au fond, elle se dit qu'il y avait plus de choses pour la rapprocher de cette Zélos que ce qu'elle n'aurait pu penser quelques mois auparavant, quand elle s'entraînait au tir sur les mannequins de paille de leurs terres, à Canopée. Cette femme avait perdu un guide, un être supérieur sans qui elle n'était désormais plus rien, et dont elle se reprocherait la mort jusqu'à la fin de ses jours. Qu'avait-elle fait ces derniers mois ? Niniel observait le visage rude et les pommettes saillantes d'Igrim. Sans doute erré comme une bête sauvage, tenté de survivre, tremblé dans une tanière en entendant le monde s'écrouler dehors. Qu'aurait-elle pu faire d'autre ?

« Je ne vous empêcherai pas de trouver parmi nous un maître pour remplacer celle qui fut votre maîtresse, si tel est votre souhait, murmura la jeune fille. Peut-être pourrez-vous profiter du temps qui nous sépare de votre rencontre avec sire Lanetae pour prouver votre allégeance, d'une façon ou d'une autre. » Elle lui esquissa un mince sourire d'encouragement. « Ce ne sera pas facile... Mais tenez, par exemple. Nous devons nettoyer le terrain pour permettre l'avancée de nos troupes et ce sont pour le moment les seuls ennemis auxquels nous avons été confrontés. Nous avons éliminé deux patrouilles de guerriers en fourrure blanche, il doit y avoir vingt à trente minutes. Ils étaient... seize je crois. Savez-vous s'il y en a d'autres, par ici ? Si vous nous aidez à les traquer, on remettra moins en question votre loyauté. »

***

NB : Si un PNJ avec lequel votre personnage se sera trouvé en rapport vous plaît ou que vous pensez qu'il pourra aider le développement de votre personnage, et surtout qu'il survit à la guerre, je vous cèderai les droits dessus à la fin de l'aventure ;) Alors il deviendra votre pnj et vous pourrez en faire ce que vous voulez. C'était l'idée du jour ! Bonne continuation !



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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mar 4 Aoû - 21:17

Cette missive, portée par un faucon pèlerin dit familier, doté d'un pouvoir de célérité (Horos), dressé à rejoindre les forteresses cimmériennes et les camps alliés, parviendra à sa destinataire, Viwien de Caledor, deux jours après son départ.
Comme tous les courriers confidentiels envoyés par l'Etat-major, cette lettre est roulée dans un étui de métal de facture eclari. Pour l'ouvrir, il faut posséder une clef à entrer dans une serrure complexe. Si elle est forcée, l'étui libère un produit acide qui détruit instantanément le parchemin.

« Majesté,

Si je ne reçois pas de réponse de vous sous quatre jours, j'estimerais le pli perdu, alors ne perdez pas de temps, la priorité de cette missive est extrêmement élevée.

La flotte phelgrane a accosté au cap ouest, derrière les montagnes de Svenning, où Démégor a fait construire deux camps, dont voici les coordonnées : 59° 56′ 02″ Nord 30° 18′ 22″ Est et 55° 50′ 05″ Nord 34° 23′ 23.11″ Est. Le camp le plus au sud est le plus grand et le mieux fortifié, le deuxième, au nord, a l'air d'être encore en cours de construction. Nos espions estiment l'armée qui y stationne à 250 000 hommes. Il est hors de question de vider Lindholm de sa garnison pour passer les montagnes et foutre tout ce beau monde à l'eau, vous vous imaginez bien, nous sommes en très large infériorité numérique. Même l'ensemble de nos troupes déployées dans la taïga ne suffiraient pas à une bataille frontale contre ces camps - et il n'est pas dans mes plans de dégarnir la frontière. Aggersborg est trop loin du cap pour envoyer un détachement conséquent, et quant à Hellas et Oakbrigs, elles sont déjà aux prises avec l'armada phelgrane.

Nous allons user d'autres moyens. Dans les jours qui vont venir, nos infiltrés tenteront de semer la zizanie dans ces deux camps. Les procédés habituels, je vous passe les détails. Ils viseront plus particulièrement la chaîne de commandement, de sorte que nous désorganisions assez bien leurs troupes, dont nous aurons déjà miné le moral, pour tenter une incursion. Le duc de Seh déploiera 3 200 hommes pour cette opération. Vous disposez d'un camp à proximité des coordonnées que je vous ai indiquées. Libre à vous de mener des raids pendant la première phase du plan, ou d'attendre l'arrivée des troupes arghaniennes pour attaquer plus massivement. Faites-moi part de votre décision au plus vite. Je retiendrai l'armada phelgrane au large d'Oakbrigs de mon mieux pour éviter qu'elle se replie vers ses camps en renfort. J'aimerais vous dire que nous parviendrons à anéantir leurs flottes et que les renforts dont j'ai ordonné l'acheminement d'Aggersborg à Oakbrigs pourront embarquer pour vous offrir leur soutien, mais seul l'avenir nous dira si nous disposerons de ce luxe.

Renvoyez-moi l'oiseau avec votre réponse, c'est un familier, son pouvoir de célérité réduit le voyage de deux jours.

Bien à vous, Reine,

LJ. »


***

Cette deuxième missive est destinée à Veto Havelle. Elle est portée par un oiseau messager ordinaire et n'arrivera à lui que sous quatre jours. On a utilisé le même procédé pour en empêcher toute lecture intrusive.

« Lieutenant,

L'heure est grave. Démégor a fait accoster ses troupes au cap de Svenning et construit deux camps où stationnent 250 000 hommes. Nos espions nous en ont fourni les coordonnées. Je ne vous communique pas exactement les plans dont j'ai décidé avec le duc de Seh et la reine de Canopée pour tenter de les mettre en déroute, je manque de temps, mais quant à vous, gardez vos positions. Vos forces dans la taïga sont insuffisantes pour faire face à cette menace et vous avez d'autres chats à fouetter.
N'attendez plus de messages de l'avant-poste que nous possédions à Svenning, il a été rasé.
Navré pour ces nouvelles. Gardez cependant courage, ne cédez pas. Je vous communiquerai l'avancement des opérations en temps et en heures.
LJ. »


Carte :
 
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Mer 5 Aoû - 5:19

Campement de Seisyll, frontière entre
Cimméria et Phelgra, à quelques kilomètres
de la frontière entre Phelgra et Eridania.


Le non-vivant n'avait absolument rien dit, gardant le silence, s'abstenant de toute réponse à la missive venue de Thémisto. Asthar le fomentateur était appelé à la guerre et on ne le trouvait pourtant nulle part au sein des rangs de l'armée Phelgranne. Son absence importait certainement peu, une armure vide n'aurait rien changé à ce conflit naissant. Seisyll souriait en pensant à cette remarque. Le serviteur de Sharna ne pouvait s'empêcher de jubiler à l'idée de participer à l'assaut, mais il le ferait à sa manière. Le noble déchu voulait voir jusqu'où seraient capables d'aller Démégor, Wode et leurs cavaliers. Il s'était ainsi fait discret, même au sein des souterrains profanes. L'inéluctable course des aiguilles sur l'horloge important peu pour un mort, il mobilisait ses troupes assez tardivement, laissant tout de même le temps de se préparer à ses hommes. Le cortège guerrier ne partait qu'au dernier moment.

Aucun étendard ne flottait dans le campement du Grand Veilleur, pourtant monté depuis deux jours. Lorsque certains de ses hommes lui en avaient demandé les raisons, le Gorgoroth s'était contenté de sourire avant de reporter son attention sur les pages poussiéreuses d'un manuscrit elfique. Installé dans sa tente, l'ancien Sindarin observait inlassablement les cartes de la taïga cimmérienne et du mont Caralwed. Quelques ouvrages, concernant principalement la faune et la flore de la région, trônaient aux pieds de son siège. Plusieurs heures auparavant, le cavalier fit mander certains de ses hommes. S'entretenant avec chacun d'eux, tour à tour ou en petit comité. Le premier à s'entretenir avec Seisyll fut un ancien survivant de El Bahari, l'un de ceux qui avaient quitté le colosse-île bien avant son réveil. Il se nommait Akhène, ancien Terran qui arpentait aujourd'hui le sentier des morts et servirait d'éclaireur à la première troupe. Il partait sur-le-champ avec des ordres stricts et clairs. L'homme devait se frayer un chemin parmi les branchages de la taïga, marquant au hasard certains troncs de divers symboles sans signification particulière.

À peine quittait-il la tente de commandement qu'un improbable trio, composé de deux Zélos armés de masses d'armes et d'un Sindarin, s'empressait d'y pénétrer. Un Lhurgoyf muni d'un arc et d'un carquois les rejoignait une dizaine de minutes plus tard et quitta la tente quelque temps après le départ du trio. Ceux-là devaient suivre Akhène le télépathe à une distance d'à peine un kilomètre derrière lui. L'archer quant à lui devait partir après le groupe, tout en gardant ses partenaires dans son champ visuel. Un quatuor se présenta enfin dans l'abri de toile, un gaillard à la peau pâle et à la chevelure de neige semblait mener deux femmes Zélos et un frêle petit homme doté de deux canines proéminentes. Ceux-ci seraient les derniers à partir, suivant l'archer à un intervalle d'environ trois-cents mètres. L'unité de reconnaissance réunissait des individus qui venaient d'horizons différents, mais qui avaient pour point commun de vouloir servir Umbriel avec assez de ferveur pour que leur fidélité ne soit pas remise en question.

__


Le groupe de reconnaissance fait son entrée dans la taïga.


Chaudement vêtu, assez pour lutter contre le froid Cimmérien, mais pas suffisamment pour amputer sa liberté de mouvement, Akhène avait entamé prudemment son périple au sein de la forêt. Il observait les alentours, alternant la marche au sol et les sauts de branche en branche pour se déplacer le plus discrètement possible. Il partageait régulièrement des informations avec ceux qui le suivaient, usant simplement d'un petit message télépathique pour signaler l'état de son avancée. Son couteau entaillait parfois l'écorce d'un vieil arbre ou la terre humide pour y graver un symbole. Le Gorgoroth variait les styles et les emplacements, créant ainsi une suite illogique dont il ignorait l'intérêt.

Comme l'avait exigé le Grand Veilleur, les soldats progressaient sans hâte, ne prenant aucun risque inconsidéré. Ils observaient prudemment l'environnement, écoutaient attentivement chaque bruissement. Silencieux, aucun son ne quittait leurs lèvres et leurs pas se faisaient aussi légers et discrets que le vent.
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Jeu 6 Aoû - 17:01

Elle se laissa observer sans rechigner. Rien qu'à voir la mine ce n'était pas si souvent que la jeunette se trouvait en présence d'une Zelos, même si elle disait lavoir aperçu à Inoa. Visiblement les quelques erreurs qu'elle avait commises étaient dues a la jeunesse' Nul doute qu'elle deviendrait une excellente éclaireuse. En attendant, elle devait faire encore des efforts pour maîtriser ses émotions… Visiblement elle n’avait pas fini de trouver qui elle était vraiment et ses changements de ton et d’attitude trahissaient chez elle les incertitudes que les premières années ne manquent jamais de soulever. Pour être déjà passé par là, Igrim se surprenait à faire preuve d’indulgence à son égard.

Elle hocha la tête au poncif pourtant exact de l’éclaireuse sur la circonspection et la trahison et se contenta d’écouter le récit de l’histoire de Léogan et Elerinna. Elle semblait être devenu une légende à Canopée. De son côté et vu d’un peu plus de l’intérieur, l’histoire lui semblait bien moins romanesque surtout les derniers temps. De toute façon, le romanesque entre une femme et un homme, cela faisait belle lurette que la Zélos n’y croyait plus si jamais on lui avait laissé le temps d’y croire. La prison des déments et l’observation du balai entre les deux sexes lui avait passé l’envie d’en savoir plus. Elle se contenta de laisser danser dans son esprit les images d’Elerinna et de Léogan.

*Léogan!*

Se pouvait-il que la romance de deux êtres puisse conduire à la guerre entre les peuples? Non car l’histoire était bien plus compliquée. La politique y avait depuis longtemps fourré son nez, mais Iniel semblait l’oublier. Ce qu’elle ne semblait pas pouvoir oublier en revanche était les déchirements que tout cela provoquait pour elle et l’évocation de sa terre natale ne la laissait jamais indifférente.

*Pauvre petite!*

La vie et la guerre n’avaient pas fini de lui ôter ses illusions et ses rêves de petite fille et pourtant l’histoire risquait de bien accélérer les choses et comme elle le lui avait déjà dit, elle ne l’en blâmait pas cela faisait partie des choses qui vous permettent de survivre. Pour ce qui était de la confiance entre les peuples, c’était autre chose, mais le moment n’était pas le mieux choisi pour débattre de cela. Cela aurait juste eu pour conséquence de se mettre à dos la Sindarine qui ne semblait pas avoir encore fait son deuil de son peuple au sens large et de se coutumes. Elle ne semblait pas non plus savoir qu’avant de devenir une guerre d’honneur et de représailles, ce conflit devait être une croisade pour la compréhension et l’harmonie...

Peut être que le retournement de situation allait permettre à la jeune archère de changer de point de vue. Passer de la tour d’ivoire au monde qui ne pouvait y entrer devait bousculer bien des certitudes. Elle même… Mais il n’était pas temps de se confier à celle qui somme toute la considérait bien une étrangère de son propre aveu, quelque soit la place dont elle observait les autres peuples…
Elle se contenta de lui adresser un petit sourire tinté de tristesse.

Qu’elle était bien formée la petite éclaireuse! Comme on lui avait bien inculqué son rôle et comme la charge de ses responsabilité lui avait bien été amarrée dans son esprit et sur ses frêles épaules! Ainsi va la guerre! Entraînement et bourrage de crâne… Igrim en avait-elle passé le cap? Elle voulait s’en persuader, mais devait admettre encore quelques doutes là dessus. Les étincelles d’enfance qui brillaient encore ça et là dans les yeux de la Sindarine étaient le signe qu’elle n’avait peut-être pas encore été complètement formatée. Chance ou lacune? Source de souffrance à venir en tous les cas pensait la Zélos dont l’enfance avait été perdue depuis bien longtemps sur une piste du désert lors d’une attaque de la caravane de sa famille…

Les deux femmes qui se faisaient face ne pouvaient pas être plus différentes: dans leur physique dans leur âge, leur éducation et pourtant, au fur et à mesure de ses observations, Igrim ne pouvait s’empêcher de faire des parallèles entre elles.

“Enchantée Niniel. Ne soyez pas jalouse de ceux qui hantent les quartiers les quartiers généraux. De ce que j’en au vu…”

Elle s’interrompit.

*Il y a ceux qui sont là par hasard comme moi et ceux qui pensent détenir l’avenir des peuples sur leurs cartes!*

“J’étais surtout là pour apprendre”

C’était exact à plusieurs titres. D’un point de vue militaire, elle ne pouvait pas se prévaloir de savoir diriger des troupes importantes sur les territoires afin de vaincre un ennemi qui en fait autant. Ses compétences se limitaient aux actions en solitaire ou à peu d’intervenants. Elle avait donc beaucoup à apprendre de ce nouveau jeu d’échec quoi que de ce qu’elle avait pu voir, la colère était mauvaise conseillère surtout lorsqu’on se conduit en terrain étranger comme chez soi… En outre donc, cela avait été pour elle l’occasion d’éclaircir les mobiles de cette guerre et là aussi cela avait été fort clair. En tout cas suffisamment pour s’étonner que dans la même armée des motifs bien différents puissent cohabiter...

“Ce n’est pas grave. Igrim est patiente...”

Iniel ne pouvait sans doute pas savoir jusqu’à quel point elle l’était lorsque le jeu en valait la chandelle…

“Je pense que ce n’est pas la peine que je vous demande de m’indiquer où le trouver pour que je m’y rende seule…”

Elle baissa lentement les bras et s’assit en tailleur à même le sol

Son visage mutin se fendit d'un petit sourire d'excuse et elle tritura sa flèche à empenne jaune en la baissant petit à petit.

“Oui beaucoup de choses, même si tout le monde perd beaucoup dans une guerre…”

Elle leva un regard interrogateur vers la jeune archère. Sa mine tourmentée trahissait des tourments intérieurs et si elle en jugeait par leur sujet de conversation, la guerre ne l’avait pas épargnée non plus. Mais comment se lance-t-on dans une guerre en pensant que seul l’ennemi accusera des pertes? Comment ne pas s’attendre à perdre des êtres chers, des camarades de combat, des amis et de la famille? Et elle même? Oui, elle avait perdu beaucoup, un mentor, des années de sa vie mais le terrible hiver avait été salutaire pour la Zélos…

*Ce qui ne te tue pas te rend plus fort…*

Elle esquissa un sourire en repensant aux remontrances de Léogan Jezékaël. Léogan! Elle se demandait ce qui arriverait la prochaine fois qu’ils se retrouveraient face à face car elle avait dans l’idée que c’était inévitable.

“Igrim n’a jamais eu grand chose…”

Elle serra les dents à la mention de son rôle sur terre. Là se trouvait sans doute la fin des ressemblances entre les deux femmes. L’une avait gagné une autonomie d’action et de pensée alors que la seconde le lui déniait. La seule place qu’elle lui accordait était de se trouver un maître qui la dirige dans la vie. Elle mua sa crispation en un rictus ironique.
Elle aurait pu arguer qu’elle avait maintenant la possibilité d’utiliser son libre arbitre et que sa route durant cette guerre serait bien celle qu’elle déciderait qu’elle soit, mais là aussi c’était bien trop tôt. Il y avait peu de personne avec qu’elle aurait débattu de cela et seulement parce qu’elle était assurée d’être comprise, même si elle acceptait d’être contredite...

Prouver son allégeance?!!! Oui, bien sûr elle ne s’attendait pas autre chose. Elle savait depuis longtemps que c’était le prix à payer pour être acceptée dans une communauté guerrière qui plus est. Elle eut un petit rire entendu.

“Hum! Oui ça va de soi”

La question était juste de savoir ce qu’elle attendait de la Zélos.

“Marcus Archéon oui...Un fameux guerrier!... Je ne sais pas de combien d’hommes il dispose je sais juste que son affection peur eux est sans borne s’attaquer à l’un d’eux s’est s’attaquer à toute sa phalange. Enfin, c’est ce qui se dit et ce que j’ai cru voir une fois.”

Elle se souvenait de son repère avant qu’une mission l’empêche de mener une mission ensemble… Il l’avait impressionné par sa présence et l’organisation de son “auberge”.

“S’il y avait d’autres hommes ils n’étaient pas dans le sous bois”

Les arbres ne lui en avait pas parlé et le grand loup n’était pas allé voir plus loin…

“A votre place je chercherais dans le prolongement d’une formation militaire du côté de la taïga rase… en même temps avec le temps qui a passé et le manque de contact avec les autres groupes si vous les avez exterminés, ils ne doivent pas être restés là les bras croisés...”

Ils avaient soit regagné leur quartiers pour se regrouper et aviser de la suite à donner ou alors ils étaient stupides et recherchaient leurs camarades au risque de tomber dans le même piège…

“Nous ferions de belles cibles pour des représailles ou de bons otages pour un échange. Vous avez fait des prisonniers?”

Dans son ton elle suggérait de bouger voire de sa rapprocher du groupe de patrouilleurs, mais elle ne voulait pas avoir l’air de donner des leçons à l’éclaireuse. Cela ne se fait pas de la part d’une Zélos à l’égard d’une Sindarine


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Tekum Seh
MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Sam 8 Aoû - 18:40

Une petite lettre arrive à la forteresse, elle est mener par un homme au blason connu de sinople et d’or d’une main sur verrouillant un cachet de cire sanguine sur laquelle figure le même tournoiement de richesse et entrelacs de grâce :

    “Lieutenant Havelle,

    Une petite de mes troupes vas croiser votre forteresse, elle vient de loin et serra quelque peu fatigué mais devra encore franchir les montagnes pour rejoindre le second front, celui de la terre, de la torture et de la souffrance.

    Cependant je ne vous demande pas seulement l’hospitalité de la forteresse pour la nuit pour ce groupe de deux milles cinq cents hommes qui vont se battre contre bien plus nombreux qu’eux, mais, et si cela est possible de lui détaché un groupe constitué d’une dizaine d’hommes. Car il lui faudra la connaissance du terrain et si mes accointance m’en permette une certaine elle n’est rien face à celle des hommes du crue, mais surtout il nous faut gagner à nous les populations locales et ces âmes recluses et reculés ne seront pas forcement disposé si nous ne montrant pas pate blanche, celle des prêtresses ou de Soulen, ou même des deux si cela est possible.

    Si ce n’est le cas j’aimerais que vous fassiez préparer des cartes et des lettres qui pourraient nous servir dans cette tache.

    Des plus cordialement,
    L’état major Arghanien”


----

Car de fait, au sud de ça une petite troupe à commencer à faire marche, détaché d’un camp inconnu de la plus part, quelque part dans les montagnes au centre, quelques deux milles hommes on empaqueté rapidement pour traverser la grande taïga rase en direction de la forteresse en passant par l’est des montagnes puis en croisant la forteresse pour enfin rejoindre leur base quelque part dans les montagnes.

La troupe est vite constitué et détaché, deux hommes de la première phalange pour trois de l’armée régulière, seulement des hommes habituer à de battre tirer sur leur volet pour leur compétences dans les domaines, leur habileté à couvrir de longues distances à pieds, leur force, leur courage et leur discipline. Mais aussi certain point magiques et des détailles liée à la stratégie qui sera mis en place en nord. Car là bas le combat se fera à un contre cent dans le seul but de détruire les entrailles des hommes et de les broyez afin que, quand les premier hommes qui sont sensé renforcer l’armée ne viendrons pas suite à la débâcle de la politique interne des cavaliers, ils soient fin près à reprendre leur navire leur le brouillard se lèvera encore synonyme étonnant de tournant de l’âme et de frères qui s’en vont sous les coup d’un dieu qui se retourne et se détourne sans raison, pour son plaisir.

La formation abordé est simple, le groupe est compacte, porte des feux, car il passe loin des lignes ennemi, et utilise les routes de ravitaillement sans chercher loin. Ils sont rapide et bien qu’en tenu de combat au cas où des éclaireurs auraient eut l’habileté à passé outre les lignes, ils sont dans une relative sureté qui ne fait que les porté plus rapidement à leur destination.
Une centaine de bête de bas les accompagne, poney pour la plus part quelques ânes complètent la masse ainsi que des charrettes qui seront, elles, abandonnées au bon soin du lieutenant.

La marche à commencer un jour avant que la lettre de Léo arrive à véto, et les hommes arriveront deux jours avant leur lettre à Lindholm pour la nuit si tout se passe bien.

----

Quelque part plus à l’est un autre groupe est constitué sept cents hommes ici, hyémaux, vivaces, fier et fort sortant torse nue de leur tente pour le simple plaisir de montré aux collègues que ceci est possible mais aussi pour trompé l’ennui. Eux sous la direction d’un homme connu comme Lupen Z’en Rahar traceront droit à travers les monts pour rejoindre la cache des montagnes au nord de la forteresse de la Taïga, un cache de la Plume du serpent céder sans plus de tergiversation à ce petit groupe d’élite qui se détache tranquillement dans la pâleur d’un aurore calme d’un matin blanchit des montagnes.

Lupen avait rejoint les siens dans les bras de sinople en quittant ceux de Morphée et discutait avec Chien et Olaf de la stratégie qui serait mise en place, car malgré ce que certain pensent de lui, il arrive, et c’est des instants à noté, que Lupen fomente, même si il ne connait ce mot, des stratégies des plus douces.

Ainsi la règle serait des plus simples, une vingtaine d’hommes se déplaçant par des moyens magiques exceptionnelles rejoindraient chaque jours le campement du soir le préparant pour l’arrivé des hommes qui voyagerons à pied, léger, vif et invisible, ou du moins autant que peu l’être un groupe de guerrier d’élite en armure lourde forgé par Brom Ode Bahalmarche et ses meilleurs forgerons, sur mesures, s’il vous plait monsieur. Olaf chien et quelques hommes seront dans ce domaine tandis que Lupen se chargera de mener la charge des hommes mouvant.

Pour des raisons simpliste appeler : La nuit, il fait noir, on se les pelles et y’a plus de monstres, les voyages seront fait de jours en suivant la trace des hommes téléporteur par des astuces toutes aussi magique et tout aussi exceptionnels. Il y a peu de chance qu’il ne croise aucun monstre stupide sur leur doux chemin mais dans ce cas là ces derniers serviront plus surement au repas du soir qu’à entamer les armures. Qui, comme il se doit, seront graissées entre amis tout les soirs dans ce campement d’hommes virils et fiers avant qu’il ne soit temps de rejoindre le sommeil, ou son tour de garde.

Si possible et accepter par les alliés, les hommes passerons la nuit dans les avant post sindarins ou Cimmériens permettant ainsi un repos plus égale de tous et une plus longue distance traversé. Voir même, qui sait, avec l’appui de certain mage, un déplacement encore plus rapide jusqu’à destination.


Hrp/Résumé ::
 


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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Lun 10 Aoû - 14:37

Les combats de monstres n'étaient pas une denrée rare dans la région, bien au contraire. Les troupes s'y étaient préparés et même les éclaireurs savaient que l'ennemi ne serait pas la seule source de perte ; il faudrait également compter avec les monstres de la forêt, une faune hostile qui n'hésiterait pas a donner l'assaut lorsqu'elle sentirait son territoire menacée. Pourtant, il ne faisait aucun doute qu'au final, la nature comprendrait le danger qui s'aventurait dans cette forêt et battrait en retraite devant la folie de ceux qui s'étaient auto désigné les « espèces intelligences », qui n'étaient rien d'autre que des éléments aléatoire recherchant a asseoir leur domination illusion, en réalité assouvir une puissante soif de sang coulant dans leurs veines. Difficile de savoir qui avait débuté cette bagarre, il était possible que les Leweira est voulu s'installer sur le territoire d'un Cerfeli qui avait décidé que si on le cherchait, on allait le trouver et engager le combat contre le mâle dominant, mais cela pouvait également cette créature solitaire ayant lancé un défi a l'Alpha afin de conquérir son territoire… Cette observation ne pouvait montrer que le critère primaire de la guerre, ce retour aux instincts les plus bas et les plus élémentaires des créatures vivantes.

Malheureusement, les Leweira considéraient les éclaireurs Sindarins comme des spectateurs gênants : une des femelles se jeta sur le plus avancé qui n'eut même pas le temps de bander son arc : la première mort anonyme, mais sûrement pas la dernière… Pourtant, il n'était pas temps de s'apitoyer sur son sort pour les survivants : les autres créatures allaient essayer de les prendre en chasse afin de pouvoir les éliminer. Pourtant, il y avait une autre solution : la brutalité de ses créatures pouvaient être exploité plutôt que gâché dans une simple élimination. Les éclaireurs disparurent dans les ombres et prirent de la hauteur : il s'agissait simplement de gagner du temps afin de pouvoir ajuster la manœuvre qu'il comptait utiliser contre les créatures : prendre le contrôle de l'Alpha afin de pouvoir diriger la horde complète contre les ennemis des Sindarins : un moyen de harcèlement qui ne coûterait même pas un homme a la bataille. En grimpant sur les arbres, les tireurs seraient hors de danger pour un temps, ce qui leurs permettrait de pouvoir faire ce qu'ils avaient en tête. Le premier objectif était simple : mettre a mort le Cerfeli.

Individuellement, celui-ci était probablement le combattant le plus formidable de cette horde, mais la force d'un groupe l'emportait toujours sur celle d'un individu, même lorsque celui-ci disposait de trois tête. S'il avait été a la tête d'une petite troupe de ses congénères, les éclaireurs auraient probablement choisit l'option inverse, mais ils ne pouvaient se contenter d'une seule créature. Ils bandèrent leurs arcs a une vitesse surnaturelle, visant les cous de la créatures, l'endroit le plus vulnérable a une flèche lancé a pleine vitesse. Les flèches Sindarins faisaient partie des plus rapides et précise du monde, pour ce peuple, elles étaient l'incarnation de l'équilibre parfait entre légèreté, nécessaire pour la vitesse et la portée, et force de pénétration afin de pouvoir blesser les cuirs et armures les plus épaisses. Lorsqu'il serait mort, le mage profiterait de l'effet de surprise afin d'imposer sa volonté au mâle Alpha des Leweira a qui il ordonnerait de rappeler ses troupes : il n'y aurait plus qu'à ramener ses bêtes sauvages au campement, qui disposait de dresseurs et de cage capable de retenir l'agressivité de ses créatures le temps nécessaire pour l'employer a bon escient. Canopée manquait peut-être d'homme en comparaison des autres factions présentent dans cette guère, mais certainement pas de talents.

Les autres patrouilles continuèrent a rechercher l'ennemi, mais les ordres étaient clairs : il fallait simplement repérer ce dernier puis revenir immédiatement au camp sans se faire repérer afin de faire un rapport. Araloth voulait pouvoir identifier les positions adverses avant de se lancer dans des manœuvres de harcèlement : essayer de conduire une bataille a l'aveugle n'était que folie et menait invariablement a la défaite. Il ne ferait pas une erreur aussi élémentaire, l'homme avait déjà bien trop traversé pour cela.
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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Ven 14 Aoû - 20:25

Sur le chemin d'Orchid.


La modestie de la Zélos eut le mérite de faire sourire la petite Sindarine offusquée. Elle inclina la tête devant Orchid en signe d'accord, satisfaite de voir que cette rencontre pourrait se solder par un bénéfice commun, et heureuse d'aider une nouvelle alliée – toute Zélos qu'elle soit – à intégrer leurs rangs. Elle l'écouta révéler quelques détails intéressants, identifier d'abord les ennemis qu'ils avaient interceptés, et proposer une piste pour vérifier que ces hommes n'étaient pas accompagnés. Rien de concret, toutefois. Igrim n'avait pas vu de renforts de ses yeux. Niniel réfléchit intensément.

« Marcus Archéon, répéta-t-elle, le visage froncé de concentration. La guerre n'est pas faite pour les grands guerriers, malheureusement. L'efficacité prime sur la noblesse, il en a déjà payé le prix. »

Puis elle répondit aussitôt la seule question de la chasseuse, peu désireuse elle-même de s'éterniser à l'endroit où des signaux de fumée pouvaient avoir aussi attiré l’œil de l'ennemi :

« Oui. Il y avait deux unités, un chef – un Terran borgne – pour les guider. Mon f... Le commandant a souhaité qu'on en laisse trois en vie, dont le chef. J'espère qu'il s'agit du Marcus Archéon dont vous parlez, ainsi nous pourrons avancer plus vite. Nous n'avons pas de temps à perdre. » Elle s'interrompit un instant et considéra longuement la Zélos. Jusqu'à quel point pouvait-elle lui accorder sa chance ? Si elle était passée à l'ennemi, comme l'autre, elle pourrait être tentée de la servir sur un plateau d'argent aux autres guerriers en fourrure, s'il y en avait... Elle se raidit un peu et pinça ses lèvres. « Ma vie vaut peu de choses face au bien commun. Ma famille ne fléchira pas contre une prise d'otage, elle ne reculera devant rien, et je leur en suis reconnaissante. » Bombant la poitrine, campée fièrement sur ses jambes, Niniel défiait Orchid du regard. Puis elle se radoucit. Ce n'était pas l'heure des étalages d'orgueil familial, elle avait un travail à accomplir. « M'aiderez-vous à pister les hommes de Marcus Archéon, s'il en reste ? Il ne faut pas leur laisser le temps d'atteindre un avant-poste où ils pourraient avertir d'autres corps armés de notre présence. Je n'ai pas encore mis le pied dans la taïga rase. Dans quelle direction devons-nous aller ? J'enverrai d'abord Mytra en reconnaissance, nous la suivrons. »

Sa corneille, perchée sur son épaule, émit un croassement que l'elfe prit pour une approbation. Elle lui remit une pièce de viande séchée dans le bec, que l'oiseau claqua avec contentement avant de s'envoler, suivant dans le ciel le chemin qu'indiquerait Igrim.

***

Sur le chemin de Viwien - La chasse aux monstres


Les flèches des sindarins ont raison du Cerfeli, qui s'effondre dans l'humus de la clairière, des traits aux empennes reconnaissables enfoncés dans ses trois cous.
Le Leweira alpha, fou de rage, ordonne d'un rugissement à ses congénères d'attaquer ces insolents intrus. Les cinq gigantesques félins assiègent les arbres où ont grimpé les éclaireurs et tentent de grimper en happant une jambe ou deux dans le processus.

***

Sur le chemin de Seisyll et de Viwien


HRP : Puisque vous avez tous les deux pris des précautions à efficacité égale, la réussite des initiatives de vos éclaireurs respectifs sera déterminée par lancer de dés – enfin, par sélection de nombre aléatoire, puisqu'on a pas de dés, sur Isthéria. Entre 1 et 6, c'est l'éclaireur de Seisyll qui repère le premier une patrouille de Viwien. Entre 7 et 12, c'est une des patrouilles de Viwien qui repère le groupe de Phelgrans mené par Akhène. A l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que vous réservent les dés, votre sort ne sera fixé qu'au moment du post !

Lancer de dés :

Nombre aléatoire (1,12) :
11

Voilà, quel que soit le gagnant, à vous de jouer !



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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Sam 15 Aoû - 13:09

Repères temporels concernant les actions des courriers et de Tekum et Lupen


HRP : Nous sommes pour le moment à J0.

J0 : Envoi des lettres du général Jézékaël à destination du lieutenant Havelle et de la reine Viwien.

J+1 : Les troupes de Lupen et de Tekum se mettent en marche. Les troupes de Tekum vont passer derrière le Mont Caralwed en direction du grand cap cimmérien, et ne vont donc pas croiser d'ennemis dans l'état actuel des choses. Les troupes de Lupen, en revanche, sont encore éloignées du front : elles partent des montagnes du nord, passent devant le Mont Caralwed, remontent derrière Lindholm et ont pour destination également le grand cap cimmérien (tout au nord). Pour le moment, pas de confrontation armée, mais ça peut venir (que ce soit contre les sindarins renégats, les troupes de Seisyll ou celles de Wode, ça dépend de leur avancée). Si vous avez besoin d'une carte informez-en moi.

J+1 : RAS. Continuité de l'avancée des troupes.

J+2 : La lettre du général arrive à Viwien.

J+3 : RAS. Continuité de l'avancée des troupes.

J+4 : Arrivée des courriers du général et de Tekum Seh à Veto.

J+5 : RAS. Continuité de l'avancée des troupes.

J+6 : Arrivée des troupes de Lupen à Lindholm.

J+7 : Lupen arrive dans les montagnes du nord.

J+8 : Les troupes de Tekum arrivent également.

Ses actions ne sont pas lancées dans le temps présent, mais cette mesure est exceptionnelle, merci de ne pas la reproduire ;) Sans quoi on s'y perdra ! Bon jeu !



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MessageSujet: Re: La Guerre de Cimméria ϟ Les Traqueurs de la Taïga   Lun 24 Aoû - 12:41

Les choses avançaient petit à petit entre les deux femmes, mais rien n’était encore définitif ni gagné et la Zélos ne pouvait en vouloir à la jolie éclaireuse. A sa place elle n’aurait pas pris moins de précautions. Elle comprenait parfaitement les réticences de de la Sindarine et tous les tests de confiance par lesquels elle devrait passer pour finir par la convaincre de ses bonnes intentions. De son côté, Igrim observait toujours avec la plus grande attention les mimiques et les postures de Niniel peu désireuse de commettre un impair et risquer de recevoir une des redoutables flèches dont les Sindarin ont le secret.

Elle laissa la jeune fille faire le bilan de leur début de rencontre sans moufeter ni émettre de nouvelles remarques. De son côté Igrim avait déjà appris pas mal de chose sur les premières escarmouches entre les escadrons des deux partis. Elle se demandait bien pourquoi, Marcus Archéon avait risqué des troupes aguerris au combat de corps à corps et fort peu de reconnaissance dans une opération de patrouille alors qu’elle auraient été plus efficaces lors des batailles rangées, voire dans des opérations de harcèlement une fois le terrain reconnu, mais elle ne prétendait pas être une grande stratège et myrmidon devait avoir ses raisons, raisons qu’il semblait avoir payées le prix fort si elle devait en croire les dire de l’archère.

*Marcus est toujours en vie… Il doit être à la fois abattu  et désireux de de laver cette défaite et la mort de ses compagnons. Les archers auraient mieux fait, pour leur avenir, de le tuer.*

De plus si elle savait tout cela c’est que d’une manière ou d’une autre, elle avait un contact télépathique avec ses camarades…
Elle soutint le regard de la jeune guerrière qui devait en être à sa première campagne à en juger par ses réflexions idéalistes. Quelle par le jeu occupait-il encore dans la notion de guerre pour elle. Quel romantisme y mettait-elle encore ? Elle ne savait pas encore que toutes les guerres étaient de vraies saloperies où le seul but était de mettre l’autre camp à genoux.

Elle ne put s’empêcher de laisse pétiller son regard au lapsus de la jeune fille. Elle n’en était pas sûre, mais, il se pouvait très bien que les histoires de guerres soient aussi des histoires d’êtres proches. Le meilleur cocktail pour susciter les exploits ou les traitrises… La suite lui donna raison. La famille ! Souvent la Zélos se félicitait de plus en avoir et elle n’avait plus de proches assez vulnérables… enfin, plus de proches du tout. Elle n’engageait plus qu’elle depuis…

*Ainsi tu es prête à mourir pour la victoire de ton camp ?...*

Elle baissa brièvement la tête à la fois attendrie et attristée par la fierté et la confiance en sa famille. Mais c’était son choix, pourquoi le remettre en cause ? Les évènements lui imposeraient peut être de le faire et Orchid ne sentait pas le droit. Elle avait bien d’autres choses à faire et à penser et entre autre, répondre aux attente de son interlocutrice qui ne ratait pas une occasion de la tester. Test bien inutile car la corneille repèrerait bien avant elles les rescapés de la patrouille s’il en restait… Mais, il n’était pas temps de décevoir son premier contact depuis des mois avec le camp des Lanetae. Elle se contenta de hocher la tête. Puis elle s’agenouilla près du feu afin de l’étouffer le plus rapidement possible avec la terre meuble que l’on trouve sous l’humus, meilleur moyen de provoquer le moins de fumée possible. Celle qu’elle avait provoquée suffisait amplement…

Elle prit enfin la parole tout en se dirigeant vers ce qui restait de son mannequin pour récupérer sans hâte son manteau et son arc, inutile de ranimer la méfiance de l’éclaireuse qui se faisait moins agressive ces dernières minutes.

« Qu’est-ce qu’Igrim ferait à la place de ces rescapés ? Elle retournerait à  ses bases afin d’informer son camp. Ce sont sans doute les instructions de Marcus. Et dans ce cas… »

Elle fit indiqua la corneille du menton.

« A la place de Niniel je l’enverrais dans la direction d’où venait la troupe. »


Cela avait l’air d’être simple, mais pour avoir pu assister même brièvement à l’ambiance fraternelle qui régnait au sein de ce que l’on pouvait appeler la « famille de la phalange écarlate », ce n’était pas aussi simple que cela pouvait en avoir l’air.

« Ceci dit… »

Elle laissa un léger blanc en réajustant son rac dans son dos.

« Dans cette unité, c’est à la vie à la mort et si vos petits copains sont maintenant à découvert avec leurs prisonniers, ils pourraient avoir la visite du reste de la patrouille… »


Tout ceci, elle se doutait que les Sindarins le savaient déjà, mais ils avaient besoin d’avoir confiance en elle alors… Ce n’était rien de personnel contre le « borgne », la guerre est une saloperie… et elle l’assumait.
Enfin rééquipée elle se planta devant l’éclaireuse.

« Alors qu’est-ce que vous décidez ? »


La pousser à prendre des décisions avait maintenant plusieurs intérêts. D’abord, caresser les complexes de supériorité des Sindarins qui n’aiment pas qu’un autre peuple leur dicte leur conduite surtout si c’est un Zélos. Ensuite titiller le manque d’assurance et d’expérience de l’archère visiblement désireuse de faire ses preuves. Enfin, l’action la détournerait peut être de sa méfiance que leur position statique entretenait.
Elle haussa des sourcils interrogateurs.


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