Deuxième mission: Renfort local



 
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 Deuxième mission: Renfort local

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Abigail Valverde

MessageSujet: Deuxième mission: Renfort local   Ven 28 Aoû - 11:10

    Abigail avait été envoyée à Hesperia pour prêter main forte aux forces locales, vous pouvez imaginer sa joie de retourner dans sa ville natale même si cela l'embêtait un peu au fond, elle n'avait pas envie de croiser ses parents et notamment sa mère. Et si jamais ils la voyaient ? Ils allaient peut-être penser que la demoiselle revenait chez elle ? Qu'elle avait abandonné son travail ? Mais bon, elle ne pouvait faire demi-tour, c'était un ordre et on ne refuse pas un ordre de mission. Elle avait préparé son baluchon, avait scellé Mars et s'était mise en route. Abigail devait arriver 11 jours plus tard si tout se passait bien comme quand elle était venue rejoindre l'ordre.

    Après être montée à cheval, elle partit tout de suite pour Hesperia, elle laissait son cheval aller à l'allure qu'il désirait, elle savait que Mars la mènerait à destination sans problème, laissant les brides abattues, elle fit une caresse au cou de sa monture et fit monter sur sa main sa petite amie velue. Neige frotta son petit museau sur la main de la Zélos et la regarda dans les yeux ; Abigail eut un sourire en coin et de sa main libre attrapa un petit morceau de fromage de son sac à provision et le tendit à le petite souris.


    - Tu te régales n'est-ce pas ?

    La souris grignotait frénétiquement le fromage en lançant souvent des petits regards à sa compagne humanoïde. Les journées se ressemblèrent, la plupart du temps Abigail montait Mars qui allait au pas ou au trot, ils faisaient des pauses pour manger et ils reprenaient la route. Les fortes chaleurs n'aidaient pas mais ils avaient trouvés comment faire, ils partaient tôt le matin, s'arrêtaient un peu avant midi et avançaient de nouveau en soirée jusqu'à ce que le soleil se soit entièrement couché et qu'ils ne puissent plus rien voir. Sans trop savoir comment elle avait fait, Abigail arriva tout de même le jour dit.

    Elle déambula dans les rues remplies malgré l'heure tardive avant d'aller se présenter à l'Intendant. Une fois arrivée devant la bâtisse, elle mit pied à terre et leva son regard vers l'établissement. Ce n'était pas de la rigolade, elle se présenta aux portes et attendit qu'on lui réponde, là elle demanda à ce qu'on l'amène à l'Intendant. Arrivée devant les portes du bureau, elle frappa les battants de bois et attendit qu'on lui permette d'entrer.


    - Veuillez excuser ma venue si tardive Monsieur… mais je tenais à vous saluer et à vous signaler que j'étais enfin arrivée et prête à me mettre au travail.
    - De quoi parlez-vous ?
    - D'aider les forces locales dans leur travail comme l'on me l'a ordonné à Tyrhénium. Tenez, voici une lettre de l'Ordre d'Oris à votre attention.

    L'Intendant prit la lettre, la lut et poussa un soupir.
    - Si on doit confier l'avenir de notre pays à des femmes, on arrivera à rien…
    - Je ne suis pas de votre avis Monsieur, les femmes tout comme les hommes habitent ce pays, elles ont elles aussi le devoir de le défendre. Certes, une femme est plus faible physiquement qu'un homme mais nous pouvons nous montrer plus fortes psychiquement.
    - Très bien… Demain vous serez assignée à la patrouille à cheval dans toute la ville. Sortez de mon bureau et demandez à Georges de vous amener à l'endroit où vous dormirez ces prochains jours. Vous travaillerez en binôme avec Jérémy, cela ne vous pose pas de problème n'est-ce-pas ?
    - Très bien Monsieur… Bonne soirée.

    [i]Elle fit un salut et se retira, elle retourna dans le hall et demanda à l'homme qu'elle avait vu de la conduire aux chambres des soldats. Quand elle arriva, elle prit une grande inspiration et entra dans la chambre où les hommes parlaient entre eux, ils la regardèrent fixement mais elle ne baissa pas les yeux et les fixa à son tour. Soudain, tous reprirent leurs activité et seul un homme d'une quarantaine d'année vint la voir. Abigail présenta la situation et l'homme un peu surpris lui indiqua sa couche et qui était le fameux Jérémy avait qui elle devrait faire équipe. La Zélos, fatiguée de tout ce voyage se coucha et s'endormit rapidement. Lorsqu'elle se réveilla il était à peine cinq heures, les hommes dormaient encore. Elle se leva silencieusement et refit son lit au carré avant de sortir de la pièce sans faire de bruit. Elle sortit dehors et alla voir Mars qu'elle avait fait mettre au box dans une écurie. Elle avait payé la veille les frais du séjour de son cheval.

    La Zélos sortit Mars du box et l'emmena en dehors de l'écurie, là elle monta et se dirigea vers une boulangerie qu'elle fréquentait avant de partir pour la ville de l'Ordre d'Oris. Abigail descendit et alla voir la patronne des lieux, cette dernière fut très heureuse de revoir la jeune femme et lui offrit le petit déjeuner. Abigail ne sut comment refuser la proposition et s'assit une trentaine de minutes. Quand elle vit qu'il allait être six heure et demi, elle se leva en grande hâte et s'excusa de devoir partir aussi rapidement. La Zélos se mit en route vers le point de rendez-vous, elle était arrivée juste à temps. Toujours à cheval, elle vit arrivez plusieurs soldats montés. Et voilà que la garde allait commencer leur travail.[i]
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MessageSujet: Re: Deuxième mission: Renfort local   Lun 7 Sep - 21:50

Hespéria, cité capitale des hommes. Symbole de leur nation, cette cité magnifiquement ouvragée était à n'en pas douter une belle vitrine de leurs diverses savoir-faire. Magnifique, elle aurait pu ravir et enthousiasmer quiconque apprécierait l'architecture ou autre amoureux de paysages épiques qui poserait les yeux sur elle depuis mon actuel point de vue mais c'en était tout autre pour moi. Sautant dans le vide depuis mon perchoir de fortune, je me laissais chuter quelques instants avant d'atterrir sur le sol avec légèreté, suite à ma téléportation. J'aurais bien évidemment pu me téléporter dès le début mais cela n'aurait pas été aussi amusant que la poussée d'adrénaline  que j'avais pu ressentir en voyant le sol approcher si promptement.

Sans perdre un instant, un seul, scellant mes vêtements en moi tout en courant, j'avais ensuite, dans la foulée et en pleines foulées, changé de forme pour adopter ma forme féline. Porté par des pattes pourvues de griffes qui se plantaient dans le sol afin de m'assurer une parfaite stabilité en conjugaison avec cette longue queue qui faisant parfait balancier, j'accélérais sans peine mon allure. Malgré ma situation peu enviable, je savourais à sa juste valeur cet instant unique et son lot de sentiments uniques suscités par cette course. En effet, courir m'était des plus agréables. Avec un corps à la musculature parfaitement ouvragée, une ossature souple mais robuste et un tout qui se tendait et détendait tel un ressort avec une aisance naturelle des plus déconcertante, le tout dans le seul et unique but de courir encore et toujours plus vite, quoi de plus normal ? J'avais le sentiment d'être le maître du monde, jouissant d'une liberté totale tant que mes coussinets pouvaient se poser sans problème, ou plutôt, rebondir aux vues du peu de contact que j'avais avec le sol.
Filant à travers bois, il ne m'avait pas fallu longtemps pour en sortir. J'étais à présent en terrain découvert, totalement exposé, survolant les terres de cette vaste plaine qui s'étendait à perte de vue aux alentours d'Hespéria, mais je n'en avais cure. Après tout, je n'avais pas réellement le choix que de progresser ainsi, prenant le risque que mes poursuivants ne me découvrent. Après tout, les murailles de la ville étaient en vue et avec elles, mon salut temporaire. Vous aurez donc compris que pour moi, la vue de cette ville n'éveillait nulle autre joie que celle d'un gîte salutaire et sécuritaire pour une vraie nuit de sommeil complète après plusieurs jours de fuite perpétuelle, nulle autre joie que celle de pouvoir sauver hypothétiquement ma vie, ou du moins... De gagner un peu de temps et ainsi la prolonger. Ce n'était pas tant ma vie qui me préoccupait mais la mission qui m'avait été confiée et que je me devais de mener à bien au nom de ma maîtresse, mais également d'Hellas et tout son pays lui-même. Ma vie leur appartenait donc jusqu'à l'acquittement de cette pseudo dette que je me fixais moi-même, je me devais de protéger cette existence au mieux et la cargaison qu'elle transportait, le tout étant de parvenir à gagner ces murailles avant la tombée de nuit imminente.

La nuit était tombée et j'étais arrivé depuis un moment déjà devant les Grandes Portes, ayant longé ça et là, à maintes reprises, les hautes murailles. Nul moyen de s'y faufiler en douce pour moi et entrer dans la ville était compromis. Dans ma hâte, j'en avais perdu cette triste réalité de vue. Par les temps qui couraient, il fallait montrer patte blanche pour pénétrer n'importe quelle cité de ce monde à la faveur du règne lunaire. Tapis dans l'ombre d'un bosquet, je guettais attentivement depuis de longues heures déjà, l'activité à la porte, notant chaque détail sans pour autant y percevoir une faille exploitable jusqu'à ce que la solution se présente d'elle-même. Un convoi de carrioles marchandes contenant foin, caisses et tout un tas d'autres choses. Je restais toutefois en position, poursuivant mes observations afin de ne pas agir de manière stupide, même si l'envie de me cacher de suite dans l'une d'elle me tiraillait. Il m'avait fallu livrer une bataille acharnée pour garder clair mon esprit humanoide et ne pas ceder à ma part animal, d'autant que celle-ci s'était renforcée sous l'effet de la faim qui m'habitait depuis un moment déjà, gagnant même un peu plus de terrain à chaque minute passée. Les gardes l'avaient stoppé et commençaient à examiner chaque charrette, ce qui me conforta, me disant que j'avais eu raison de ne pas m'y précipiter. Quelques civils furent découverts et débarqués sans ménagement aucun, des pauvres qui devaient sans doute essayer de passer en douce pour ce réfugier entre ces murs salutaires ou simplement tenter de démarrer une nouvelle vie qu'ils espéraient plus heureuse en ces lieux, probablement en entrant au service d'un de ces nombreux nobles. Remarquant que celle contenant du foin était sans surveillance après sa vérification, j'avais fini par me décider à sortir non sans m'être assuré qu'il n'y avait pas de dangers imminents. Rampant sur le sol, ma féline silhouette se mouvait silencieusement mais avec rapidité et assurance, abattant la distance comme un rien.  Quelques instants plus tard, un guépard se trouvait terré clandestinement dans le véhicule, bien au chaud sous sa couverture de paille et ce fut ainsi qu'il pénétra dans Hespéria. Chemin faisant, il s'était mis à penser à ses amis, à sa voire sa monture et son familier, se demandant si tout allait pour le mieux pour elles deux. Après avoir vu mille et un scénarii dans son esprit, il les chassa tous sans exception, s'intimant l'ordre de croire en elles. A l'heure qu'il était, elles devaient être à Hellas ou Nivéria et cette idée lui réchauffa le cœur, certain que se séparer d'elles pour brouiller les pistes de ses poursuivants avait été la meilleure chose à faire. De plus, en les envoyant là-bas, ses deux amies étaient sûres d'êtres protégées, puisque connues. Il y avait donc peu de chances que les poursuivants n'aille si loin. Restait son cas à lui, mais pour l'heure, il pouvait souffler. Lorsque le véhicule s'arrêta cette nuit là, le félin dormait déjà profondément, totalement vidé de toute énergie.

Il devait être bien tôt dans la matinée lorsque je fus tiré de mon sommeil et de quelle manière ! Des chevaux s'étaient rassemblés et se repaissaient tranquillement du foin. L'un d'eux, me mordilla, me lécha à plusieurs reprises, me secouant et me donnant quelques coups de naseau tout en me renâclant dessus, ce qui avait eu pour effet de me tirer de mon doux songe. C'était  un cheval noir magnifique avec des yeux singuliers. Nullement effrayé, me chahuta un peu plus vu que j'étais à présent éveillé. Jouant quelque peu avec lui, je pris l'initiative de me mettre en quête de nourriture, laissant mon le pur sang poursuivre paisiblement son repas. Sortant de là, j'analysais rapidement la situation. Je me trouvais devant des écuries, probablement militaires. Il ne valait donc mieux pas que je reprenne ma forme humanoïde, tout autant qu'il était mal avisé de s'éterniser en ces lieux que je quittais sans plus attendre.

Déambulant dans les rues, j'avais retrouvé forme humanoïde, cherchant de quoi manger. A cette heure-ci, il était évident que de la viande ne serait pas chose aisée à trouver, pourtant, c'était bel et bien l'odeur de la viande crue et fraîche qui me titilla les narines. Remontant cette piste olfactive, je tombais sur une carriole en cours de déchargement. Le tenancier de l'établissement attenant s'y attelait avec l'aide de quelques brase. Profitant de ce qu'ils aient disparus dans la bâtisse, je m'étais alors précipité vers ma cible, sous forme animale, chipant une pièce de choix avant de déguerpir à pleine vitesse pour trouver refuges à plusieurs rues de là, dans une petite ruelle exiguë entre deux demeures. Là, je me remplis la panse avant de retrouver forme civilisée. Repus, je fis alors le point sur ma situation. A mi-chemin de Phelgra, le corbeau de ma maîtresse était venu me trouver, me délivrant son message. Je savais donc qu'elle était en ces lieux, mais à présent, était-il sage de la retrouver ? J'en doutais grandement. La retrouver pourrait lui attirer quelques ennuis si l'un des hommes qui me traquaient nous voyait ensemble. Il me fallait donc trouver un moyen d'entrer en contact avec elle afin de lui signaler que j'allais me diriger directement à Hellas et l'attendre au temple, mais comment faire dans cette ville immense et sans l'aide de Qenhia, mon faucon ? Je n'eus pas le loisir d'y penser comme il se devait.


" Putain il est là le con ! C'est mon jour de chance ! On va se l'faire ce p'tit connard, attrapons-le ! Faut que je lui fasse payer l'affront de l'autre fois... Et arrête de rire enfoiré ! J'aimerai t'y voir toi à poil et attaché sous un arbre après avoir été assommé, dépouillé de ton armure ! "

" C'pas un truc qui pourrait m'arriver à moi, je ne suis pas aussi faible et idiot que toi. "

" Ta gueule Berthier, on réglera ça plus tard, pour le moment.... Hey le noiraud rougeâtre là, oui toi ! Allonge-toi gentiment et on te fera pas trop de mal, promis ! "

Les deux hommes éclatèrent d'un rire qui ne laissait rien présager de bon. Alors que j'avais quitté ma cachette, il avait fallut que je tombe pile sur eux. L'un deux était l'homme que j'avais assommé suite à une petite rixe et auquel j'avais pris son attirail pour pouvoir me frayer un chemin sans encombres vers le temple de Bor et rencontrer son prêtre, Brom. Les toisant du regard, j'en conclu qu'ils n'étaient venus là qu'à deux et que les deux autres avaient certainement poursuivi la piste de ma monture. Coup de poker réussit ! Cependant, il ne m'était pas permis de livrer bataille ici, cela serait trop fâcheux et aurait de grosses répercussions, d'autant plus que j'étais un Nérozia et si un garde le remarquait, j'étais sûr d'être condamné à mort. Après tout, les avis de recherche à notre encontre et aux récompenses aguichantes étaient légion ici.

"Je ne crois pas non... Je n'ai pas l'habitude de m'allonger à la première rencontre, ni même à la seconde. De plus, les couple virils ne m'attirent pas donc merci pour l'invitation mes braves, mais les parties à trois de ce type ne m'intéressent pas. Je préfère vous laisser vous traire le pis mutuellement. "

Ni une ni deux, j'avais fait volte-face pour m’engouffrer dans la ruelle étroite, reprenant volontairement ma forme de guépard. Ainsi, il m'était aisé de progresser en ce lieu tandis que mes deux poursuivants, enflammés par mes propos, peinaient à avancer l'un derrière l'autre, contraints d'avancer en crabe. Une fois de l'autre bout, je me stoppais. Jetant un œil au dehors, je notais la présence d'un être monté sur un cheval que je reconnaissais bien comme étant celui rencontré un peu plus tôt. Face à eux, des gardes avançaient, pour le moment, à bonne distance. Redevenant bipède, un sourire aux lèvres, je me tournais vers les deux hommes.

" Ca va être drôle ! "

Alors qu'ils peinaient  toujours, je me téléportais vers le premier, posant la main sur son épaule pour disparaitre avec lui et réapparaitre une fraction de seconde plus tard derrière son ami, répétant mon manège de ma main libre. Dans une volute de fumée bleutée fine, nous apparûmes devant les gardes montés sur leurs fiers destriers.

" Mes bons messieurs, ces hommes sont des espions de Phelgra, qui m'ont dépouillés après avoir tenté de me soutirer quelques informations, comme vous pouvez le voir, mais qui auraient dû me tuer plutôt que de tenter de déguerpir. Mon pouvoir est quelque peu pratique, n'est-ce pas ? Je vous les confie ! Sur ce... "

Après les avoir jeté à leurs pieds, hagards, nu comme un vers, j'avais disparut dans cette fameuse volute à la couleur des mes yeux pour en réapparaître sur dans le dos du type qui montait le cheval que j'avais côtoyé le matin même.

" Excusez-moi brave chevalier, mais je ne veux que mettre le plus de distance possible entre ses hommes qui en veulent à ma vie et moi. De plus, à la vue de votre armure, je pense que je suis en sécurité et vous, vous n'avez rien à craindre de moi. C'est juste l'affaire de quelques minutes... "

Passant mes mains par dessus les siennes sur la bride du cheval, l'éperonnant de mes talons nus, je le fis pivoter pour l'envoyer filer au galop à travers la rue. J'étais certain que cela ne durerait pas longtemps, mais l'effet de la surprise était là et les précieux mètres parcourus m'étaient précieux.


Dernière édition par Kohâ le Ven 18 Sep - 18:38, édité 1 fois
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Abigail Valverde

MessageSujet: Re: Deuxième mission: Renfort local   Jeu 17 Sep - 21:04

    Tandis qu'Abigail s'était promenée pour ensuite se dépêcher de revenir, une dispute avait lieu quelques rues plus loin. La demoiselle n'avait pas imaginé une seule seconde ce qui allait se produire. Comment aurait-elle put imaginer que son premier jour de travail dans sa ville natale allait devenir un cauchemar ? Comment pouvait-elle imaginer qu'un homme surgirait du néant devant son groupe pou ensuite s'enfuir sur sa monture avec elle en prime ? La Zélos imaginait déjà les problèmes qu'elle allait avoir et les rumeurs qui pourraient circuler assez rapidement. Et si les membres hauts placés en avaient vent ? Elle n'osait imaginer les répercussions de cette histoire si cela s'ébruitait.

    Mais revenons à l'histoire présente, Abigail tentait de comprendre ce qui s'était passé, elle repassa la scène dans sa tête : l'homme balançant aux sabots des chevaux des gardes deux hommes qui selon ses dires étaient des espions d'une autre région d'Isthéria. L'homme, entièrement dévêtu, gênait la vue de la cavalière car bien qu'elle soit une garde et qu'elle voulait être traitée de manière égale que ses confrères, elle n'en restait pas moins une femme et elle n'avait prévu de voir le corps du sexe opposé dans toute sa splendeur aussi rapidement.

    Il était monté sur son cheval, avait prit les rênes et le faisait partir rapidement. Mars, partit à toute vitesse dans la rue et Abigail était sous le choc. Après avoir fait le tour de la question et avoir remis ses émotions en place, elle héla son cheval d'une voix confiante.


    - Mars, stop.

    Le cheval s'exécuta aussitôt, ralentissant sa course pour finalement s'arrêter quelques mètres plus loin. La jeune femme lança un regard derrière elle avant de piquer un fard et de retourner sa tête vers l'avant.

    - Je vous prierais monsieur de vous habiller si vous voulez continuer votre course sur mon cheval. Ne connaissez-vous pas les bonnes manières ? On ne se présente pas ainsi vêtu devant une femme.

    Abigail tourna sa tête vers le ciel, elle tenait toujours les rênes dans ses mains, si cet homme n'était pas sur son cheval, la journée aurait été parfaite. S'il était vraiment traqué, il était de son devoir de le mettre en sécurité mais elle sentait au fond d'elle qu'elle allait encore se fourrer dans une histoire pas possible.
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MessageSujet: Re: Deuxième mission: Renfort local   Ven 18 Sep - 22:31

* U... U... UNE FEMME !?!? *

Quel ne fut pas le choc à l'entente de cette voix qui ne souffrait d'aucun doute possible ! Une femme, il s'agissait bel et bien d'une femme. Soudainement pétrifié comme si ses vocalisations avaient eu les propriétés magiques de ces êtres légendaires qui vous changeaient en statut de pierre d'un simple regard, je ne pouvais aucunement tourner la tête. Surprise, honte, gêne et je ne savais trop quoi encore dansaient en moi en une farandole endiablée, longue et fantasque. Alors que les rênes quittaient mes mains, je réalisais alors la proximité de nos corps, en particuliers le contact de ma queue féline tout contre son armure. Si le premier cas de figure ne me dérangeait pas plus que cela, la surprise passée, le deuxième, lui, c'était autre chose. Ma queue m'était précieuse et je ne supportais pas qu'elle soit touchée par n'importe qui. De mémoire incomplète, seule ma mère avait eu le loisir de jouer avec, ne m'en déplaise.

Mars, puisqu'il s'agissait apparemment de son nom, ralentit l'allure pour finalement se stopper. N'ayant toujours pas esquissé plus de mouvements que ceux mécaniques d'un corps en vie, à savoir la respiration et les battements de paupières, je n'allais cependant plus tarder à me réanimer et ce, grâce à cette même voix qui m'avait auparavant statufié.

"Je vous prierais monsieur de vous habiller si vous voulez continuer votre course sur mon cheval. Ne connaissez-vous pas les bonnes manières ? On ne se présente pas ainsi vêtu devant une femme. "

Une petite pique vint sauter de mon esprit pour glisser comme sur un toboggan jusqu'à ma langue sur laquelle elle roula avant de venir se heurter à mes dents, pour finir par toquer contre mes lèvres closes avant de se faire avaler sans ménagement. Bien trop pressé de mettre le plus de distance entre cette queue si précieuse et cet être inconnu, je m'abstenais donc de me laisser aller à un verbillage quelconque.

" Oh, mes excuses ! "

Me téléportant dans une ruelle adjacente, je prenais alors congé de Mars et sa cavalière.  Là, j'y fis appel à ma magie en toute discrétion afin de pouvoir retrouver le semblant de décence visuelle qu'offrait ma tenue tribale, une tenue pas au goût des masses semblait-il, mais je n'en avais cure. Apprêté selon mon bon goût, je daignais enfin sortir de mon abri de fortune pour leur faire de nouveau face. M'approchant d'eux, je me stoppais à distance respectable pile face à eux, m'inclinant révérencieusement, ma queue faisant balancier afin de ne pas me faire perdre l'équilibre.

" Je vous prie de m'excuser pour tout ceci et la gêne ccasionnée par mon action immodérée et quelque peu irréfléchie. Je ne penssss...  "

* ...ais pas que vous étiez une femme ? Non, oublie mon petit père, la vexer n'est pas ton objectif ! *

Il était vrai que je n'avais nullement pris le temps de la détailler, m'arrêtant simplement à Mars et l'armure qu'elle portait. Je secouais la tête tout en poursuivant sur ma lancée.

" Enfin... Je m'excuse sincèrement, et auprès de toi également Mars. Comme j'ai reconnu votre cheval, je me suis quelque peu laissé emporter, me sentant soudainement en sécurité auprès de lui, ainsi que de vous et votre belle armure. " Regardant par dessus mon épaule pour m'assurer que nul ne nous avez suivi, j'examinais ensuite sommairement les lieux avant de me focaliser de nouveau sur la chevalière et son destrier. Je vous remercie pour votre coopération quelque peu forcée. Je crois que je n'ai plus rien à craindre pour le moment, du moins... Venant de ces deux là. Toutefois, après cet incident, il serait fort impoli de ma part de prendre congé de vous de la sorte alors y a-t'il une quelconque chose que je puisse faire pour remercier mes chers sauveurs malgré eux ? "


J'affichais alors un sourire sincère aux dents mortellement carnassières dénotant avec ce faciès humanisé.
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Abigail Valverde

MessageSujet: Re: Deuxième mission: Renfort local   Lun 28 Sep - 15:24

    L'homme qui était monté sur Mars était descendu aussi rapidement qu'il était monté. Abigail descendit à son tour de son compagnon équestre et vint à sa tête le caresser avant de murmurer :

    - Tu crois qu'il va revenir ? Je suis si peu attirante pour qu'on pense que je suis de sexe masculin ?

    Elle se tourna légèrement et se regarda dans la glace. N'avait-elle donc aucune élégance ? Aucun charme envoûteur ? Pourtant les femmes zélos étaient connues pour leur physique charmeur. Était-elle l'exception à la règle ? Et voilà que l'homme revenait et lui présentait des excuses avant de commencer une phrase mais de ne pas la finir. Il lui répondait clairement à ses questions, elle ne semblait avoir aucunes formes se distinguant du sexe contraire. Abigail ne voulait pas le regarder en face. Quand il continua en s'excusant une nouvelle fois on pouvait clairement dire qu'il enfonçait la Zélos sans s'en rendre compte, Abigail se sentait de plus en plus mal, elle fixait son reflet dans la vitre face à elle et évitait tout contact visuel avec cet homme. Et pourtant quand il lui demanda ce qu'il pouvait faire pour la remercier, elle lui répondit ceci :

    - Rien du tout monsieur, vous savoir en sécurité est la meilleure des récompenses pour un chevalier de l'Ordre d'Oris. Bien sur, si vous avez besoin de mes services pour assurer votre sécurité, il n'y a aucun souci...

    Abigail s'arrêta de parler, qu'est-ce-qu'elle racontait ? Aucun souci ? Ce n'était pas vrai, il y en avait de souci et plus qu'un. Elle devait reprendre sa place pour la ronde, si sa mère la voyait seule avec cet homme, elle était finie, si l'Ordre avait vent de rumeurs à son sujet, elle était finie aussi. A quoi pouvait-elle penser en pareille situation ? Non mais je vous jure, moi ça ne me serait même pas venu à l'esprit, je me serais excusée poliment et serais retournée à mon travail. Pourquoi voulait-elle se mettre dans des situations pas possibles ?
    Elle prit une grande respiration et se retourna vers l'homme dont elle ne connaissait toujours pas l'identité.


    - Veuillez m'excuser je manque à tous mes devoirs, je me nomme Abigail Valverde, apprentie de la caste des chevaliers d'Oris comme vous l'avez remarqué et voici mon cheval Mars et cette petite -en montrant la souris sur la tête du cheval- c'est Neige, ma compagne de voyage. Et vous ? Puis-je connaître votre nom monsieur ou votre identité doit-elle restée cachée de tous ?

    Abigail le regardait dans les yeux, un semblant de sarcasme se lisait sur son visage mais c'était plus pour lui rendre ce qu'elle avait perçue comme des piques à son sujet que pour être méchante à son sujet.
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MessageSujet: Re: Deuxième mission: Renfort local   Jeu 15 Oct - 13:43

- Rien du tout monsieur, vous savoir en sécurité est la meilleure des récompenses pour un chevalier de l'Ordre d'Oris. Bien sur, si vous avez besoin de mes services pour assurer votre sécurité, il n'y a aucun souci...

Je tiquais. L'Ordre d'Oris ? C'était le néant dans mon esprit qui se remplit à nouveau lorsqu'elle termina sa tirade. Besoin de ses services ? Pourquoi pas en effet. Il était évident que j'étais perdu et son aide serait des plus précieuses, mais je ne voulais pas abuser de sa gentillesses ni de son temps. Je m'étais déjà imposé à elle, ayant fait quelques dégâts psychologiques dirai-je, en apparaissant nu, poussant son cheval au galop et la confondant avec un homme, m'étant arrêté à son armure, ne l'ayant honteusement point détaillée. J'hésitais, mais elle était un chevalier... Cela ne voulait-il pas dire qu'elle ferait preuve d'altruisme ?  Si tel était le cas, d'après ce que je savais des chevaliers, pour sûr, elle m'aiderait à la hauteur de ses compétences, dans les limites du raisonnable. A ce sujet, je n'avais comme problème, que les deux idiots qui accompagnaient les deux abrutis auxquels je venais de jouer un sale tour mais qui devaient probablement suivre mes amis animaliers. Je ne pouvais point en être sûr et prudence était malgré tout de rigueur. Il se pouvait qu'ils pointent le bout de leur nez s'ils étaient restés en faction aux alentours de la ville, guettant ma sortie et s'inquiétant de ne pas recevoir de nouvelles de leurs compères. Pour le reste, j'avais simplement besoin d'informations plus précises sur la ville afin de trouver ce que je cherchais ou plutôt celle que je devais rejoindre. A défaut, trouver un moyen sûr de quitter la ville pour rejoindre Hellas et y attendre ma Maîtresse avec ma cargaison soigneusement scellée en moi et d'importance capitale pour la nation des neiges.

- Veuillez m'excuser je manque à tous mes devoirs, je me nomme Abigail Valverde, apprentie de la caste des chevaliers d'Oris comme vous l'avez remarqué et voici mon cheval Mars et cette petite -en montrant la souris sur la tête du cheval- c'est Neige, ma compagne de voyage. Et vous ? Puis-je connaître votre nom monsieur ou votre identité doit-elle restée cachée de tous ?

Je revins à moi. Chevaliers d'Oris ? Encore ça ?

" Enchanté chevalier Valverde. Mars... Neige... Je me prénomme... "

Je marquais un temps d'hésitation, me demandant si je devais lui donner mon vrai nom ou celui qu'Irina m'avait attribué. Ne sachant pas si mon nom jouissait d'une quelconque néfaste réputation en ces lieux, j'optais alors pour la  seconde solution, bien que j'aurais préféré ne pas mêler la Dame Dranis à tout ceci. Tant pis !

" ... Koha.  Mon identité n'est pas secrète, je ne pense pas avoir besoin de la dissimuler plus que nécessaire à quelqu'un qui s'est déjà présenté à moi. J'ai noté du sarcasme... Je pense que je le mérite et je vous prie de bien vouloir m'excuser une fois de plus. Dans la précipitation, je n'ai pas pris le temps de vous détailler davantage, me centrant simplement sur Mars qui était alors pour moi un visage familier. Vous voyant de plus près, pour ce que mes paroles peuvent bien valoir pour vous, je ne peux que constater quelle magnifique Zelos vous êtes mais je ne m'étendrais guère davantage à ce sujet afin de ne point passer pour vil flatteur. De plus, vous faire la cour n'est nullement mon but. De plus, il est une chose qui me taraude l'esprit... Auriez-vous l'amabilité de m'expliquer ce qu'est l'Ordre d'Oris s'il vous plait ? Je n'en ai jamais entendu parler, ou si c'est le cas, disons simplement que je suis amnésique et qu'une bonne partie de mon savoir me fait cruellement défaut... "

Je me mis alors à la détailler, m'attardant longuement sur son armure et son attirail, comme si j'espérais y découvrir un quelconque indice qui aurait pu activer certaines connexions dans mon cerveau, le regard quelque peu vide.
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Abigail Valverde

MessageSujet: Re: Deuxième mission: Renfort local   Mar 8 Déc - 15:21

    La chevalière Valverde venait de se présenter dans les règles et avait demandé avec un peu de sarcasme le nom de son acolyte du jour. Il était certain que cette première rencontre s'était mal passée et que cela lui laisserait un goût amer et c'était pour cela qu'elle voulait reprendre le tout depuis le début. Et que fait-on quand on rencontre quelqu'un ? On se présente. Mais elle ne s'attendait pas à une telle réponse de la part de cet homme.
    Il commença une phrase avant de faire une pause et de donner un nom : Kohâ. Était-ce son véritable nom ? Abigail n'en était pas si sûr bien qu'il affirme que son identité n'avait pas besoin de rester secrète face à quelqu'un qui s'était déjà présenté.

    Abigail poussa un soupir tout en l'écoutant avant de pousser un second soupir tout en secouant la tête lorsqu'il commença à essayer de rattraper le coup par rapport au fait qu'il l'avait prise pour un homme. La jeune Zélos acquiesça dans ses pensées quand il parla de « vil flatteur », c'était exactement le terme qu'elle aurait employé pour le décrire à cet instant. Et puis il changea de sujet, il lui demanda de lui expliquer ce qu'était l'Ordre d'Oris car il n'en avait jamais ouïe dire ou bien il était amnésique sur ce point.

    Abigail le regarda désarçonnée avant de reprendre contenance. Elle ne savait même pas pourquoi elle était aussi surprise, il était pourtant évidemment que les habitants d'Hesperia ne connaissait pas l'Ordre d'Oris puisqu'il était basé à Tyrhénium. Avec un sourire gêné, la demoiselle zélos lui répondit :


    - Je vais répondre à votre question mais pas ici. Allons plutôt dans une taverne et je vous y dirais tout ce que vous voudrez.

    Abigail regarda Mars et le renvoya aux écuries. Quant à elle, après avoir réceptionné Neige sur sa tête, elle ouvrit le chemin vers la taverne la plus proche. Quand ils entrèrent, elle salua le patron de la tête et se dirigea vers une table dans le fond de la salle, assez vide à cette heure-ci.

    - Qu'est-ce que je vous sers ?
    - Comme d'habitude Fiulore s'il te plaît.
    - ça marche et vous monsieur ?

    Abigail attendit que le gérant soit parti pour regarder son acolyte et lui dire :

    - Pour en revenir à votre question Kohâ, l'Ordre d'Oris est un groupe de chevalier si je puis dire qui est installé dans la cité de Tyrhénium. Ils sont là pour aider le peuple et le protéger comme la garde ici à Hesperia. Je ne sais quoi vous dire d'autre si ce n'est que toute personne une fois devenu chevalier possède une armure dorée.

    Abigail réfléchissait à ce qu'on lui avait dit, à la naissance de ce groupe, à ses ambitions qui n'avait pas changé depuis les siècles. La caste n'avait pas eu de beaux jours bienheureux depuis sa création mais cela n'empêchait la zélos d'aimer cette seconde famille, elle voulait montrer que les erreurs du passé ne se reproduiraient pas, elle ferait tout pour cela. Au moment où elle finit de parler, le gérant revenait avec les boissons, elle but quelques gorgées de son thé aux pétales de roses et demanda à son comparse s'il voulait savoir autre chose, elle tenterait de lui répondre selon ses connaissances.

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