On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]

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 On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]

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Vilenya Noyan
MessageSujet: On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]   Dim 6 Sep - 15:12

Je venais de me laver dans les douches collectives de la garde avant d'envisager de me reteindre mes cheveux de leur rose habituel et de nettoyer mon armure. Après un peu plus d'un mois de captivité dans les geôles, même la salle de bain toute moisie de la garde me paraissait être un putain de cinq étoiles. Même le mauvais savon réglementaire et la flotte par intermittence me semblait me procurer un bien-être infini. Après m'être décrassée du mieux que je pouvais, je retournais voir l'intendant de la garde et il avait quelques sous-fifres à son service dont l'un d'entre eux que je connaissais bien qui était coiffeur. Enfin coiffeur était un bien grand mot, il se contentait en général de raser les cheveux superflus, c'est à dire quasiment tous, pour que la coupe réglementaire des gardes et des soldats ne s'élève pas à plus que quelques centimètres. Mais ce type avait aussi un don insoupçonné pour la teinte des cheveux, un vrai phénomène. Certaines mauvaises langues disaient toujours que je perdais mon temps à vouloir retrouver le rose habituel de mes cheveux mais ces mêmes mauvaises langues se retrouvaient avec quelques dents en moins et le nez cassé après leurs commentaires venimeux.

Avec mon escouade, nous remîmes le nez dehors et nous mîmes en route vers le palai royal. Je traînais un peu à l’arrière, le temps de me réhabituer au port de l’armure, d’autant plus que j’avais perdu mes galons de sergent suite à la peine d’emprisonnement que j’avais subi. Il n’empêchait pas que les gars de mon équipe ralentissait délibérément le pas pour ne pas me laisser en plan en arrière. Par contre le tout nouveau sergent Kennan prenait son rôle inédit très à cœur et marchait d’un bon pas en tête. Mais le pas délibéré ralenti de la troupe l’obligeait à s’arrêter fréquemment et on sentait  qu’il nous en voulait un peu. Au bout d’un certain temps, il se mit à tempêter contre nous, sur le fait qu’être en retard comme ça rejaillissait sur lui, l’escouade et la garde en général et blablabla, on l’écoutait même plus. On était conscient de l’enjeu, qu’une mission diplomatique pareille n’arrivait qu’une fois tout les 36 du mois. On allait rien faire de spécial là-bas, je savais bien que c’était pour nous envoyer récurer les chiottes des bas-fonds diplomatiques entre Cimmeria et Eridania. J’essayais d’activer un peu le pas, histoire que l’on se magne un peu. D’accord c’était le roi, il fallait quand même essayer de faire bonne figure. Mais ce n’est pas parce que c’était le roi que j’allais mettre une putain de robe ou quelque chose. Je suis de la garde donc en tant que garde je porte mon armure, customisée qui plus est.

On arrivait enfin au palais après quelques minutes de marche à travers les rues pour rallier le QG au palais. J’avais désormais pris la tête de l’équipe en compagnie de Kennan qui essayait tant bien que mal de se maintenir au même niveau que moi. Alors que l’on approchait, les gardes à l’entrée nous arrêtèrent et ils fixaient la couleur de ma chevelure. Je leur lançais un regard du gene «  Tu veux ma photo ? » sans rien dire pendant que Kennan s’occupait de sortir un document estampillé et signé du commandant du QG de la garde nous autorisant à rencontrer le roi Thimothée et nous chargeant de la mission diplomatique. Après plusieurs minutes laborieuses de vérification, les gardes nous autorisaient à rentrer dans le palais mais nous devions encore attendre à l’entrée car on nous adjoindrait une escorte. Kennan bientôt suivi de moi protestèrent véhément contre cette consigne mais c’était ça ou nous laissait pas rentrer. Du coup, on prenait notre mal en patience alors que les gardes à l’entrée ne nous lâchaient pas du regard. Enfin, les deux types qui devaient nous escorter arrivèrent enfin. Je ne pus m’empêcher de commenter caustiquement leur arrivée. Leurs armures, avec un renard sur le plastron, chamarrée et tout en jetait, tout comme leur arrivée, que je trouvais un peu trop théâtralisée pour des gardes, même du palais. La mission, même pas débutée me gonflait déjà.


- On est sauvés les gars. Vla les gugusses de l’escorte, ça rigole plus. Ma réplique déclencha une bordée de rires gras de la part de mes coéquipiers et je me joignis à leur hilarité.

- Bienvenue au palais de sa majesté le roi Thimothée Mannus, premier du nom, seigneur d’Eridania lança le premier arrivé en pinçant les lèvres, nous regardant de haut et avec un ton pompeux. Lorsque vous vous adresserez à lui, vous le ferez avec politesse et courtoisie et vous l’appellerez « votre majesté » ou « monseigneur », seyant ainsi mieux à… votre rang. Madame et messieurs, veuillez nous suivre s’il vous plait.

- Dis Vi, c’est moi ou il se fout de notre gueule le chamarré en armure ?

- Ouais il nous prend pour des pécores. Mais j’ai pas trop envie d’affronter tout la garde du palais, alors tu la fermes et t’avances, on pourra certainement trouver une occasion de la lui faire à l’envers un de ces jours.


Les deux gardes, que je soupçonnais de faire partie du corps des Renardiers, soldats d’élite chargés de garder le palais, se positionnièrent, un à l’avant pour nous guider à travers les méandres du palais et l’autre qui fermait la marche derrière nous. Chacun d’entre nous échangea des regards méprisants ou empli de défi envers les soldats d’élite. D’ailleurs ceux-ci nous le rendaient bien. Pour nous, c’était juste des crétins arrogants et parvenus, n’ayant jamais connus la dureté du front et de la rue. Pour eux, nous n’étions pas mieux que la plèbe, juste du crottin du cheval déposé dans le caniveau et qui s’est retrouvé par inadvertance sur leurs bottes. Toutefois, pour nous tous de mon escouade et pour moi-même, c’était l’instant découverte car bien entendu, aucun d’entre nous n’était d’assez bonne naissance pour avoir mis ne serait-ce qu’un orteil dans le palais royal. Nous traversâmes quelques pièces, toujours sur les talons du premier garde. Les pièces étaient richement décorées, il y avait de belles tapisseries sur les murs, représentant diverses scènes de bataille ou d’allégories héroiques d’évènements passés et, je pense, certainement oubliés. Les objets brillaient, qu’ils soient dorés, en argent ou dans tout autre métal brillant. Le mobilier, dans un bois certainement rare, resplendissait, poli par plein de petites mains de serviteurs, les chaises, les meubles, les coffres, tout brillait. Le sol sur lequel on marchait, faisaient résonner nos pas, nos lourdes bottes militaires s’aplatissant sur le parquet des pièces.

Tant de luxe et de richesse ainsi exhibés me rendaient malade. Je ne savais pas ce qu’il en était de mes collègues mais à en juger par le silence qui régnait, uniquement troublé par le bruit de nos bottes, ils devaient être émerveillés par tout cela, eux-mêmes n’ayant jamais rêvés posséder autant de choses. En dehors de l’opulence des lieux, on croisait aussi une armée de serviteurs et de laquais, chargés de l’entretien et de la maintenance de la grandeur apparente du palais royal. Certains d’entre eux tournaient la tête à notre passage et affichait la même mine désabusée ou méprisante des autres gardes que l’on croisait aussi dans les couloirs. On montait un escalier de marbre pour accéder à l’étage supérieur, il était assez large pour laisser une dizaine de personnes marcher de front et deux statues en ornaient les rambardes en bas des marches. L’ascension de l’escalier nous fatigua assez vite après le périple à travers les couloirs, d’autant plus que le garde marchait vite. Normal, lui il avait l’habitude… Nous nous arrêtâmes ensuite devant une porte richement ornée et le garde se retourna vers nous.

- Voici la salle du conseil de guerre. Le roi ainsi que ses conseillers se trouvent derrière cette porte. Rappelez vous des règles de politesse en usage et ne vous adressez à lui uniquement si on vous y invite ou si le roi vous parle. Je vous laisse.

Je poussais un soupir d’exaspération alors que les deux gardes nous laissait et Kennan hésitait à ouvrir la porte. Je le bousculais d’un coup d’épaule et ouvrit la porte sans frapper, le reste de mon escouade à ma suite. Je rentrait ensuite dans la pièce, en tête et déboulant en pleine réunion. Je ne mis pas longtemps à repérer le roi, il était pile devant moi, assis sur une chaise en bois ressemblant vaguement à un trône. A ses côtés, quelques types eux assis sur des chaises beaucoup moins richement ornées que le trône de bois du roi et je les soupçonnais d’être les fameux sbires conseillers. Je reconnus l’un d’entre eux, c’était le grand chef, celui là même qui avait estampillé nos documents d’autorisation de rencontre avec le roi, le commandant de la garnison d’Hesperia. En me voyant, celui-ci leva les yeux au ciel et poussa un léger soupir. Moi je me contentais uniquement de fixer le roi avec mon expression sévère. J’avais décidé de prendre à la lettre les conseil du garde, j’attendais que l’on s’adresse à moi. Mes gars derrière moi se formait ensuite en arc de cercle.


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MessageSujet: Re: On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]   Ven 11 Sep - 16:43

    Mois de Mesoa, année 1304


    ~ Et c'est pourquoi, je pense vôtre majesté qu'il ne serait pas prudent d'adopter cette tac-... Par les neufs ! Où vous croyez vous ?

    L'homme que l'on venait d'interrompre et dont le teint venait brusquement de virer à un cramoisi tout à fait seyant n'était autre que le ministre de la guerre, le comte de Ruyter dont les bajoues se soulevaient avec excitation. Il se sentait rassurer, au coeur du palais royal, seul homme debout dans la salle de guerre en dehors des chevaliers du Cercle, ces blanches silhouettes engoncés dans leurs armures de nacre et positionnées de part et d'autre du fauteuil royal.

    Subitement pourtant, il se trouvait parmi la supériorité numérique de par sa position. Depuis les doubles portes, l'une d'elle encore secouée par la brusquerie de l'ouverture, un véritable flot d'homme en armures s'était engouffré dans la salle, envahissant rapidement l'espace situé entre celles-ci et la table, sans toutefois intenter le moindre mouvement agressif. Ils arboraient tous sur leurs armures le célèbre symbole de loup qui les distinguaient comme faisant partie de l'un des trois grands corps d'armées du pays.

    Le fracas de leur arrivée n'aurait pu laisser personne indifférent, le cliquetis métallique de toutes ces armures bougeant à l'unisson entraînant un boucan capable de réveiller un mort, mais autant le premier instant de surprise passée, les chevaliers du cercle rengainèrent leurs lames déjà à moitié au clair et se repositionnèrent derrière le fauteuil royal, l'auguste figure qui les commandait observant avec attention les nouveaux arrivants.

    Son attention fut brièvement attirée par l'éclat inhabituel de la chevelure de celle qui les menaient, une rose pimpant qui n'était pas sans rappeler certaines confiseries qu'il dégustait enfant, si le détail portait à rire, ce n'était visiblement pas le point de vue de tout le monde comme pouvait en attester le profond soupir du général Natalis juste à sa gauche.

    Le comte de Ruyter n'en finissait pas de rougir, sa gorge tremblotant sous le coup de sa rage, il semblait prêt à exploser lorsque la voix du roi le ramena à des idées plus précises.

    ~ Pour votre éclat, le sergent Kennan se verra privé de solde pendant un mois. Il s'agit bien de la brigade dont il était question Natalis ?

    ~ Tout à fait vôtre majesté, la brigade du sergent Kennan, sous les ordres du major Kahir, celle qui se destinait à .. la mission.

    La lassitude du général pouvait en dire long sur les rapports qu'il entretenait avec cette brigade mouvementée, l'ancien ne faisait que sortir de prison militaire alors que l'actuel perdait déjà des points auprès de sa hiérarchie. Mais l'homme était calme, réfléchi, connaissant sa majesté, il se doutait que celui-ci ne prêtait guère plus d'intérêt à cet incident, il s'agissait surtout de faire un exemple voir de rapprocher le sergent de ses hommes peut-être ? Car la discipline n'était clairement pas ce que transparaissait la brigade toujours silencieuse, malgré l'apparent professionnalisme de leur maintien.

    ~ Celle qui se destine toujours à la mission, ne prenait pas ombrage aussi rapidement général.

    Le souverain parlait d'un ton calme, presque badin, seulement contredit par le sérieux de son regard. Ecartant tranquillement les plans d'invasions qui s'étalaient sur la table, il déroula rapidement un parchemin que lui tendait son secrétaire avant d'y apposer sa signature d'une main ferme, bien qu'encore légèrement pâle. La chose faîte, il le ré-enroula lui-même avant se saisir d'une bougie et d'une barre de cire, laissant le liquide coulé à la jointure du message pour finalement venir y apposer le sceau de sa chevalière.

    Confiant le parchemin, maintenant scellé, à l'un des chevaliers du cercle, il releva la tête pour croiser aussi bien le regard de l'ancienne que du nouveau sergent. Commençant à parler d'une voix toujours aussi calme alors que le porteur du message entamé un lent tour de table pour finalement venir confier l'objet de la mission au "dirigeant" de la brigade.

    ~ Sergent Kennan, messieurs. Le général Natalis a jugé bon de vous sélectionner pour cette tâche, nous espérons que le temps ne lui donnera pas tort. Vôtre mission, si vous l'acceptez se révélera double. En un premier temps vous vous chargerez d'apporter ce message, intact, aux prêtresse du temple de Kesha en Cimmeria, celui-ci n'attends pas de réponse aussi, dès réception du message, je vous engage à vous placer temporairement au service du temple. Il s'agira potentiellement d'escorter sur le chemin du retour une personne d'importance. Nous comptons sur vous pour ne pas ternir la réputation de nôtre royaume et d'assurer la sécurité de l'émissaire Cimmerien. Si celui-ci ne requiert pas d'escorte alors vous pourrez disposer et rentrer en Eridania.

    Thimothée marqua une pause, le temps que ses paroles imprègnent bien les esprits de toutes les personnes présentes avant de simplement prononcer de nouveaux mots, une formule quelque peu rituelle.

    ~ Des questions ?



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Vilenya Noyan
MessageSujet: Re: On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]   Sam 12 Sep - 0:11

Je ne prêtais aucunement attention aux jérémiades et aux pérégrinations du gros lard qui se prétendait seigneur et comte dans ce château luxueux. Je savais que j'avais déjà vu ce type quelque part mais il ne m'avait pas du tout marqué. Par contre, je portais toute mon attention au roi, ne le lâchant pas du regard. Contrairement à ses sbires, je trouvais le roi digne d'intérêt et lorsque celui-ci se mit à parler, mon attention redoubla. Toutefois ce n'était pas pour autant que j'étais prête à m'incliner devant lui, lui présenter mes respects, me soumettre et je ne sais quelle autre connerie protocolaire. Il était juste plus important d'écouter le type qui décide plutôt que sa congrégation de têtes pensantes. Néanmoins, je préférais continuer de traiter avec le roi, avec distance et professionnalisme. J'écoutais à peine les paroles prononcées par le comte et le roi nous expliqua de manière plus policée notre mission diplomatique.  Ma première impression à propos de la mission était donc bien la bonne : on nous envoyait récurer les fonds de chiottes des relations diplomatiques Cimmeria – Eridania. Et non content de jouer les larbins de ménage pour Thimothée, on devait aussi jouer les messagers. Et pour des prêtresses qui plus est ! C’était à la limite du comble pour une athée convaincue comme moi. Ceci étant, si cela peut nous permettre d’être peinard par rapport aux voisins voire peut être même d’être copains, si c’était la chose à faire, cela m’allait.

Le vieux Kennan en profita pour me donner un discret coup de poing entre les omoplates lorsqu’il lui fut annoncé qu’il pouvait s’asseoir sur un mois de solde. J’encaissais le coup sans réagir, mais je ne pus m’empêcher de sourire très discrètement à cette annonce. On remit au sergent les documents nécessaires pour notre voyage vers Cimmeria. Lorsque le roi demanda si quelqu’un avait des questions, Kennan hocha la tête de dénégation avec force, mes coéquipiers l’imitèrent et ce, avec moins d’enthousiasme.  Nous nous apprêtions à repartir et Kennan fit quelques pas en arrière en direction de la sortie mais moi je n’avais toujours pas réagi et mes hommes ne suivaient pas Kennan. Je sentais que tout le monde me regardait, mes hommes serraient les rangs derrière moi, comme s’ils avaient complètement oublié le vieux Kennan, alors que celui-ci intimaient aux autres de le suivre, moi compris. Je n’avais toujours pas réagi voire même répondu à la question de Thimothée, le roi, car cette mission me taraudait. On nous envoyait récurer les toilettes diplomatiques entre Cimmeria et Eridania, certes, mais cela ne me suffisait pas. Il me fallait un peu plus de précisions et si je pouvais en savoir un peu plus sur le pourquoi du comment de cette mission, cela était tout bénef’ pour moi. Je tournais la tête vers mes gars et ceux-ci me virent de profil, regardant le sol.


- Les gars, rejoignez le sergent et attendez-moi derrière la porte, j’ai quelques questions à poser à… messeigneurs dit-je en me tournant de nouveau vers le roi et ses conseillers.

- Ok Vi

- On t’attend, traîne pas trop. Et si t’as besoin…

- Oui oui, je vous envoie un pigeon voyageur. Et puis hey… Obéissez aux ordres de Kennan pour une fois, ça nous changera.

Mes gars ricanèrent de façon assez peu discrète puis nous laissèrent, les conseillers, le roi et moi. Je continuais de fixer le roi, toujours de manière aussi sévère. Ce n’était pas pur désir de vouloir l’impressionner, loin de moi une telle idée, je pense que Thimothée avec tout les sbires qu’il se trimballe toute la journée, je pense notamment à ses gardes du corps, l’expression apparente de sérieux et de sévérité qu’essayait d’inspirer les soldats personnels du roi devait être une habitude pour lui. Je ne savais pas si le roi savait qui j’étais –quoique cela ne m’étonnerait pas je me doutais que les huiles avaient un dossier épais sur moi et que le roi devait être un peu au courant- mais j’étais décidé à ne pas paraître entièrement inconnue pour le roi. Encore une fois certainement à cause du dossier existant sur moi, mais je voulais aussi montrer qui j’étais à la tête pensante la plus haute placée de tout ce putain de territoire. Si cela peut me permettre d’être mieux vue, je prends. Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, je n’étais pas aussi je-m’en-foutiste qu’on ne le prétend. Et si au passage, je peux encore faire peur à ses sbires de conseillers, cela m’allait. Je balançais ensuite mon regard vers les coéquipiers de Thimothée. Certains me regardaient avec mépris, je leur répondis en fronçant un peu plus mes sourcils, d’autres me traitaient avec indifférence. Je leur envoyait la même indifférence en apparence.

- A-t-on des règles d’engagement ? On doit attendre qu’ils nous tapent dessus ou on peut réagir si on sent une agression contre nous ? … Monseigneur.
Le dernier mot m’arrachait une grimace.

Les autres voulurent parler mais je pense que cela n’a dû échapper à personne, je n’écoutais que le roi car c’était lui que je regardais et à qui j’avais posé la question.

- On se met au service des prêtresses au nom d’Eridania ? Donc si jamais les Cimmeriens nous impliquent dans un quelconque conflit ou bataille, cela veut donc dire que l’on engage Eridania si je me trompe pas ? Loin de moi vouloir chercher la moindre faille dans ce plan diplomatique si infaillible mais bon si on pouvait éviter d’engager tout le pays dans une guerre juste sur un malentendu, je pense que beaucoup nous en serait reconnaissants… Monseigneur
que je disais sur un ton mi-ironique, mi-sérieux. Il n’y avait pas à dire, je n’arriverais jamais à prononcer ce mot sans le cracher. J’esquissais l’ombre d’un petit sourire en voyant les mines assez perplexes des conseillers.

J’obtins donc les réponses que je demandais et même si je n’étais jamais contre un surplus d’informations, je n’eus plus d’autres questions, connaissant mes gars, je me doutais qu’ils n’avaient pas complètement fermés les portes et même si d’aventure celles-ci étaient fermées, ils avaient dû écouter aux portes. Et même si ce n’était pas le cas, je m’occuperais de leur balancer ce que j’avais appris sur la route ou plus tard.


- On rentrera avec cet émissaire cimmerien, j’ai pas très envie de rentrer toute seule avec mon équipe, j’aurais l’impression d’avoir fait une connerie. Monseigneur.


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MessageSujet: Re: On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]   Sam 12 Sep - 0:59

    Le monarque haussa un sourcil lorsque le soldat que se trouvait être Vilenya dispensa l'ensemble de son équipe de toute permission royale pour quitter la pièce. La surprise ne dura pour autant qu'un bref instant sur ses traits alors qu'il continuait à écouter la jeune femme. La seule notion de protocole semblait absente de cette personne, elle devrait comprendre un jour ou l'autre ce que cela pouvait engendrer pour elle, mais pour l'instant, l'impact dont elle disposait sur les hommes de sa brigade lui serait plus profitable que sa tête.

    ~ Vous n'êtes pas autorisés à sortir les armes les premiers et en aucun cas nous ne vous autorisons à répondre à la provocation. Nous saurons si cela arrive, d'une manière ou d'une autre. Aussi nous recommanderons nous la plus grande prudence dans les mots et les gestes que vous adresserez en réponse à ce type d'actes.

    La jeune femme continua, entraînant un nouveau sujet, celui du conflit et de la participation d'Eridania à celui-ci. Bien entendu la question se trouvait être valable. La situation sur place pouvait dégénérer à tout moment et risquait alors d'entraîner un conflit international. Cependant, les soldats restaient choses dispensables. Une compensation pécuniaire et les têtes des membres de la brigade devraient pouvoir calmer un bref instant, même les cavaliers du Dieu Trompeur. A cette pensée un sourire naquit sur le visage du souverain, un sourire joueur, narquois, alors que le ministre de la guerre, toujours debout semblait gonfler le ventre pour entamer une nouvelle diatribe.

    ~ Petite insolente ! Vous vous adresserez à sa majesté sous les termes de "Vôtre royale majesté" ou de -...

    ~ Il suffit Ruyter, laissez-la finir.

    Elle ne s'était pas laissée interrompre, continuant sa question comme de rien n'était. Son comportement flattait d'un côté l'orgueil du monarque en lui prouvant qu'il disposait sous ses ordres de soldats de belle trempe, mais il lui faisait également redouter le cadre dans lequel serait accompli la mission.

    ~ Soyons clairs soldat. Vous ne rentrerez avec l'émissaire que si celui-ci vous accorde le droit de l'escorter. Une nouvelle fois tout refus me sera rapporté, il en ira alors de punitions qui vous déplaira, autant à vous qu'à votre brigade. Et oui, nous prononçons bien le terme de votre. Le sergent Kennan se trouve par la présente relevé de ses fonctions et déchu de son rang au sein du corps d'armée Lupin. Vous reprendrez votre place à la tête de cette brigade pour la mission soldat. Comprenez néanmoins que cela veut également dire que l'échec de celle-ci retombera entièrement sur vôtre tête. Et nous parlons au littéral. Votre insolence ne nous ait pas désagréable tant qu'elle se trouve secondée par une certaine efficacité. Echouez et vôtre cas servira alors d'exemple pour les futurs officiers. Concernant votre présence là-bas, vous n'êtes pas en droit d'accepter un ordre destiné à entamer un conflit entre vous et les troupes Phelgranes la seule exception se trouvant être la protection de l'émissaire, des prêtresses ou du temple lui-même. En dehors de ces cas il vous est interdit d'entamer le conflit. Vous pouvez disposer.

    Le nouveau sergent tournait déjà les talons pour quitter la Salle de Guerre lorsque la voix du souverain s'éleva de nouveau, résonnant avec justesse dans le couloir par la porte laissée ouverte.

    ~ Dîtes au sergent Kennan d'entrer et partez aussitôt vos affaires empaquetées.

    Se tournant enfin vers le général Natalis, on put lire le reproche dans son regard.

    ~ Piètre choix pour une mission diplomatique général.



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MessageSujet: Re: On va diplomatiser [PV Thimotée Mannus] [TERMINE]   Dim 13 Sep - 22:20

J’écoutais ce que me répondait le roi Thimothée pendant qu’il répondait à mes questions sans réagir et en gardant mon expression habituelle. Mon regard se balança sur le gros ministre en plein époumonage lorsqu’il se mit à me reprocher mon comportement envers le roi, certainement le seul sport qu’il devait pratiquer, durant une fraction de seconde avant de regarder de nouveau le roi. J’aperçus fugacement un petit sourire sur le visage du souverain qui me mit mal à l’aise malgré mon expression impassible. J’avais déjà entendu dire dans la rue que Thimothée était un peu félé depuis qu’il avait repris le trône, je me disais que ce n’était juste que des rumeurs de grouillots mais en notant le sourire du roi, un léger doute m’envahit et ma méfiance envers le taulier en chef d’Eridania redoubla. Quelque chose me disait que ce type allait nous fourrer dans des ennuis sans nom. Alors si en plus le type qui nous commandait tous était barje, je ne donnais pas cher de la survie du royaume. Je commençais vraiment à m’interroger sur le bien-fondé de la mission mais j’arrêtais le cours de ma réflexion car sinon, si je m’y mettais à y réfléchir sérieusement, jamais je n’effectuerai la mission et je démissionnerai de la garde.

Le roi termina sa tirade en la disant du ton le plus sérieux possible et légèrement menaçant. Roi ou pas roi, ce n’était pas la première fois que je recevais ce genre de mise en garde mais ce n’était pas pour autant une raison pour n’en avoir rien à foutre. Je me fichais de me retrouver en taule ou de me faire tabasser mais si je pouvais être du genre peinard et juste faire mon travail dans un avenir proche au lieu de me retrouver encore dans une geôle et me faire battre par les gardiens ou pire, je n’étais absolument pas contre. J’étais contente intérieurement de retrouver mes galons de sergent aux dépends du vieux Kennan qui n’arrivait à mener personne. Je compris aussitôt que le roi m’offrait une occasion de me racheter et de me renouveler sa confiance envers mon leadership dans cette mission et mon équipe. Thimothée ne manqua pas de souligner les conséquences d’un échec dans cette mission, conséquences dont je connaissais pertinemment la teneur, il n’avait pas besoin de me le rappeler. La tirade ne sonnait même plus comme une mise en garde mais carrément comme une menace. Je détestais que l’on me balançait des poèmes comme cela et si ça avait un autre clampin que le roi, le type serait au sol dans les pommes ou en train d’essayer de remettre en place son nez ou de ramasser ses dents. Toutefois, la perspective d’affronter une dizaine de types armés dans la même pièce, roi compris, me refroidit et je serrais les poings tout en fusillant le roi du regard.


- Très bien, monseigneur que je répondis finalement, crachant le dernier mot pour que cela sonne comme « connard ».

Je repartis dans le sens inverse en m’arrêtant lorsque le roi me demanda de faire venir le vieux Kennan. Je franchis ensuite les double-portes et regarda mon équipe qui eux, me fixaient sans ciller. J’intimais à Kennan que le roi voulait le voir et j’attendis que le vieux désormais ex-sergent disparaisse dans la salle du conseil de guerre pour apprendre sa disgrâce pour revenir vers mes coéquipiers et leur annoncer que je retrouvais mes galons de sergent. Les gars soupirèrent de soulagement et me félicitèrent. Kennan revint quelques minutes plus tard, le teint tout cramoisi, empli de honte, de rage et de ressentiment certainement envers moi. Les deux gardes de tout à l’heure nous escortèrent de nouveau sans mot dire vers la sortie. Une fois dehors, je dirigeais désormais mon équipe vers le QG pour nous préparer au départ.

- Ca ne sent pas bon cette histoire les gars. Et finalement ce que disent les grouillots est peut être vrai. Thimothée doit être barje quelque part…
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