[Flashback] Maître et élève



 
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 [Flashback] Maître et élève

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MessageSujet: [Flashback] Maître et élève   Dim 13 Sep - 21:59

    - De la chance? Tu parles, oui! Je dois me rendre à l’autre bout du monde pour suivre l’enseignement d’un mec que je ne connais même pas et je suis supposée m’en réjouir? Vous pouvez très bien m’apprendre ce genre de choses vous-même, non?

    - Je n’ai pas que ça à faire, jeune femme! Et Brom n’est pas n’importe qui, il n’accepte presque aucune apprentie. Il est très réputé et je crois qu’il peut t’en apprendre beaucoup. Ne te berne pas, par contre, il a un caractère de chien, ce lhurgoyfs.


    Un sourire éclaira les lèvres de l’apprentie. Elle savait très bien qui était Brom Ode'Bahalmarche, et elle savait très bien la chance qu’avait eue son maître de lui obtenir quelques jours de formations à ses côtés. Le prix à payer pour pouvoir avoir affaire à cet homme devait être faramineux, et Kimera se doutait de la fortune que cachait son maître, même si celui-ci refusait catégoriquement de lui dévoiler les termes de son entente avec l’artisan. Cela ne l’empêchait toutefois pas de râler un peu, pour la forme.

    S’éloignant de son maître, pour qui la conversation était vraisemblablement terminée, la jeune femme se dirigea vers le ruisseau le plus proche pour se rafraîchir un peu. Elle avait peut-être conscience de la chance qu’elle avait de pouvoir étudier auprès de ce grand maître, mais l’avertissement quant au caractère de l’homme l’inquiétait un peu. Non pas parce qu’elle avait peur, car l’albatros n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, mais plutôt parce qu’elle ne savait pas comment elle-même réagirait face à un caractère aussi fort. Loin d’être timide, la jeune femme était toutefois très peu habile avec les relations avec autrui, n’ayant pas vraiment fréquenté autre chose depuis sa naissance que des yorkas, race qu’elle connaissait bien, naturellement, puisqu’elle en faisait partie. Elle réagissait donc très souvent au quart de tour, ne laissant pas place à la critique et n’ayant qu’une vision très sommaire du respect. Elle ignorait alors que cette caractéristique, bien qu’elle évoluerait avec le temps, lui resterait.

    Assimer, comme à son habitude, ne lui avait pas laissé le choix de ce voyage. Il lui avait toutefois laissé quelques heures pour se préparer. Se dirigeant vers le bâtiment qui lui faisait office de chambre, la jeune femme saisit rapidement l’attelage qui lui permettait de transporter ses effets personnels sous sa forme animale. Impossible à attacher par elle-même, une sangle lui permettait toutefois, sous sa forme animale, de retirer l’attelage d’un simple coup de bec. Regardant la collection de couteaux de son maître, exposé dans un présentoir creusé à même le roc de l’habitation, elle en choisit un dont la lame, protégé par un étui de cuir, n’était pas trop abimée. Elle le rangea donc dans le compartiment prévu à cet effet de son attelage, avant de faire de même avec les vêtements qu’elle avait choisi d’emporter. Tout cela était bien peu, mais elle ne pouvait se permettre d’amener plus de choses que cela.


    *****


    Le vent s’engouffrait dans ses ailes, la portant sans plus de difficulté que si elle n’avait pesé plus lourd qu’une plume. Se servant d’un courant ascendant pour monter plus haut dans le ciel, l’albatros ferma les yeux, bloquant ses ailes pour ne pas dépenser plus d’énergie que nécessaire dans un geste tout instinctif. Sous sa forme d’albatros, la jeune femme avait d’autant plus de difficulté à maintenir ses pensées humaines à la surface. La structure de son cerveau n’étant pas la même, l’instinct dominait très facilement, mais lors de voyage de ce genre, elle ne pouvait laisser celui-ci dominer ses pensées. Elle restait donc alerte, se battant dans une lutte sans fin contre cet instinct qui la poussait vers l’océan, dont elle sentait les vagues et voyait l’odeur. Elle s’était trop laissé aller, peu prudente, et l’idée de piquer vers l’océan pour se nourrir d’un poisson ou deux était presque irrépressible. Elle garda toutefois le cap, sa destination n’étant pas à l’océan et le voyage étant déjà assez long comme ça. Elle se nourrissait lorsque nécessaire de repas peu ragoutant, mais qui lui redonnait au moins l’énergie nécessaire à son voyage.

    Elle restait presque constamment dans les airs, dormant en vol pour économiser du temps. Beaucoup plus rapide qu’à cheval, sa forme d’albatros et son endurance sans fin lui permettaient de raccourcir le voyage, de même que cette faculté de faire le voyage en ligne droite, sans être ralenti par les obstacles au sol. Alors que son maître insistait toujours pour qu’elle apprenne à monter à cheval, elle démontrait encore une fois que cet apprentissage lui était totalement inutile. Ce voyage aurait été interminable si elle avait dû le faire à cheval, cet apprentissage lui était donc totalement inutile, voilà tout!


    *****


    Kimera n’était allé que très rarement à Phelgra, et jamais sous forme humaine. Elle ne s’était contentée que de survoler ce pays et d’en sauvegarder la géographie dans un coin de son cerveau. Elle se doutait que le temple de Bor se situait dans le sud du pays, vers l’ouest, mais elle n’avait aucune certitude. Son maître lui avait montré une carte avant qu’elle parte, mais elle était légèrement perdue. Elle avait vu la ville, Umbriel, du haut des airs, mais maintenant qu’elle était au sol, elle se sentait un peu perdue. Elle avait atterri derrière un gros rocher, s’était transformée et habillé avant de se retrouver sur une route bien aménagée, mais déserte. Doroma et Ziria, présents dans le ciel, lui permirent de se situer. Sachant qu’elle avait atterri à l’est de la ville, elle se dirigea vers l’ouest, et ne tarda pas à rencontrer un groupe de voyageur auprès desquels elle put s’enquérir de la distance qui la séparait d’Umbriel.

    La nuit tombait déjà sur la ville lorsque Kim franchit les portes de celle-ci, s’enfonçant dans les profondeurs de la ville souterraine. L’impression d’être enfermé lui pesa aussitôt, et elle pesta sur Assimer qui l’avait envoyé à cet endroit sans penser à sa claustrophobie. Soupirant, la jeune femme s’avança dans les rues désertes de la ville, ne sachant pas du tout où aller. Le peu de personnes présentes dans la ville le semblait pas du tout disposé à l’aider, mais elle finit tout de même par trouver quelqu’un qui, bien que visiblement saoul, lui désigna l’emplacement du temple de Bor, ou son maître lui avait dit de se rendre. Frissonnant, la jeune femme se souvint des récits de son maître à propos de cet endroit. En tant que serpent, Assimer avait adoré cet endroit, ce qui n’était pas le cas de la jeune yorka-oiseau. Grimaçant, la jeune femme s’enfonça dans la ville.


    *****


    Trouver Brom ne fut pas chose aisée. Ici, Kim avait pût s’en rendre compte, tout le monde connaissait Brom. De là à réussir à obtenir de l’information sur lui, c’était une tout autre histoire, surtout à cette heure. La nuit était bien avancée, maintenant, et les gens ne faisaient pas confiance à la yorka. Sa jeunesse et sa méconnaissance de la ville attiraient la méfiance des habitants déjà peu bavards. Pourtant, elle finit par cogner à la bonne porte. Enfin, façon de parler, puisque les forges de Bor étaient difficiles à manquer, une fois devant. Pour l’une des rares fois de sa vie, Kimera était nerveuse.

    Elle ne s’était pas inquiétée, à Elusia, du long voyage qui l’attendait, et s’être perdu sur son chemin ne lui avait fait ni chaud ni froid. Elle n’avait eu aucune gêne à s’adresser à ces habitants étranges, souvent zélos, parfois lhurgoyfs, rarement terran. Si l’ambiance de la ville l’avait inquiété, tout comme l’idée d’être prisonnière sous terre, sans possibilité de distinguer le ciel, jamais elle n’avait hésité. Maintenant, c’était autre chose. Son objectif se retrouvait devant ses yeux, et Brom se trouvait probablement tout près d’elle. Elle eut une pensée pour ses parents, qui devaient dormir à cette heure, et la jeune femme se promit d’aller les visiter après cette semaine d’apprentissage auprès des lhurgoyfs. Résolue à apprendre ici comme jamais, la jeune femme se décida enfin et se dirigea vers la forge.

    - Je suis envoyé par Assimer. Je m'appelle Kimera.





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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: [Flashback] Maître et élève   Lun 14 Sep - 13:51

    Arrivé dans la ville en pleine nuit ne fut surement pas la meilleur idée, mais une fois arrivé à la forge le climat étouffant moralement laissant place à celui du temple, grand bâtiment en pierre s’enfonçant sous terre avec des hauteurs sous plafond vertigineuses et des espaces dignes des rêves d’enfants architectes. Elle fut donc prise en charge par un petit personnage au réveil incertain mais à la bure de moine de Bor qui semblait plus presser de retourné dormir que de s’expliquer à la demoiselle, il regarda un premier registre derrière un grand bureau, fit répété le nom, demander qui elle venait voir, puis épeler le nom, ne la trouva pas, puis la trouva, mais non ce n’était pas elle, puis finit enfin par trouver son maitre puis son nom après, vous savez les administrations.

    Il sourit donc poliment à la demoiselle, de ce sourire polie que vous couvre un postier fatiguer pour qui il est midi dans deux minutes, puis la guida à travers le dédalle de couloirs envoutants et dansants. Puis la laissa à quelqu’un d’autre avec des ordres, rapidement elle descendit en bas de la chaine au hasard des croisements pour tombé sur un novice qui ne put la donné à personne dut sa place hiérarchique.

    Il se nommait Aldébarand Duchemain, était petit, encore frêle bien que quelques muscles de travail commençait à poindre, et était juste sortie de sa chambre pour aller faire ses besoin naturel, mais coup de chance avait été attrapé à son retour. Terrane en apprentissage ici il fut des plus impressionné par le fait que la petite demoiselle allait voir Brom et la traita avec le plus profond du respect et une légère crainte. Et si il passa la première partie de son voyage sans mot dire il finit par délier sa langue en premier lieu pour montrer des objets exposé dans des alcôves fermés de part et d’autres du couloir, car enfin, après vingt minutes de marches elle n’était plus très loin, plus que quelques cinq minutes. Cinq longues ou courtes minutes en fonction de l’intérêt qu’elle porterait aux dire du jeune apprenti, dires qui passent des objets à Brom, au fait qu’il n’a pas prit d’apprenti depuis quelques années, que tout le monde espère et redoute d’être choisit, et si c’est le cas il se demande combien de temps il tiendrait. Il raconte vaguement que lui il espère tenir jusqu’au bout, qu’il serait le premier, enfin le second si on en croit les légendes, mais le premier officiel, mais qu’il est très mauvais dans le domaine des pelles à tarte pour le moment alors il n’y a aucune chance qu’il survive aux premières semaines. Mais bon il y a assez peux de chances qu’il soit choisit pour le moment, ça fait moins d’un mois qu’il est là et à juste appris à reconnaitre les lieux sans se trompé.

    Et puis après une pose il la laisse devant une grande porte en frappant avec un lourd anneau sur le chêne massif puis en poussant doucement, avec moult effort visible sur son corps, pour laisser la place à la demoiselle de se faufiler dans l’antre de Brom.

    Et si la pièce derrière la porte était étonnante, le plus incroyable fut le silence après que le heurtoir eut frappé le bois. Le son qu’elle avait presque oublié, battement de cœur du temple s’était éteint pour laisser place juste au souffle et au bruit des pierres qui roulent sur leurs axes, incroyable silence plein de bruit où le marteau s’arrête alors que la main de Bor s’essuie sur son tabouret. A quelques mètres de là plusieurs personnes se retournent dans leur lit déranger par le bruit qui s’arrête un peu trop longtemps… Mais ne se réveille point, le sommeil juste sur cette ligne de conscience vers l’extérieur, silencieux lui aussi.

    Le petit d’homme lui se retire pour retourné se coucher, laissant Kimera face à l’immensité. La salle à des dimension dantesque de cathédrales irréel, le plafond un dizaine de mètre de là contemple le monde de sa roche tailler, les mures si lointains semblent avoir toujours été poussé, et d’un coté une forge rougeoyante, profonde, des soufflets, des pierres, des morceau de métal, divers enclumes, des outils, et de l’eau qui y coule en permanence entrainant les roues et les pierres. Tout n’est qu’instant de battement, que mouvement et souffle, tous les bruits et toutes les odeurs sont là et viennent de là alors que le reste de la salle éclairé comme en plein jour par ses feux rougeoyant est vide si ce n’est les mures d’armes, une grande table et des alcôves.

    Le colosse montre l’une d’elle en prenant la parole, car il ne peut être définit autrement qu’en Colosse. Brom Ode’Bahalmarche est au rythme de son nom, un être aux dimensions aberrantes reflétant juste l’espoir de Bor en créant cette vie pour le servir. De longs bras, de puissantes mains, et des yeux cacher, mais souriant comme sa bouche tordue sous sa barbe qui essaye de cacher un peu se visage aux dimensions du corps, étonnant, carré et gigantesque, bien plus que tout être présent sur cette terre.


    “Bonjour, Kimera c’est ça ? Assimer m’a envoyer une lettre, je ne pensais pas entendre parler de ça mais bon, ainsi soit-il, tu as du faire un long voyage, dans l’alcôve là bas tu trouveras mon lit de travail, et si tu suis le couloir une petite salle d’eau, avec un bain. Si tu es prête à commencer je voudrais que tu me montre ce dont tu es capable tu as toute la pièce, l’air sera ton ennemie et tu me raconteras ce que tu espère de moi dans le même mouvement. Après tout ce n’est pas le gamin que je vais avoir sur le dos, mais toi alors voyons ce qui t’importe petit moineau.”

    Il sourit comme un vieux grand père après une tirade à l’un de ses arrières petits enfants, et, sans attendre il s’assoit sur sa chaise, elle est reconnaissable entre toute car aux mêmes dimensions cyclopéenne que l’homme et dans le même bois massif que la porte aberrante qu’elle à passé quelques instants plus tôt.

    Si elle se dirige vers la salle d’eau la statue de chevalier forgerons retournera à sa forge, sinon, il regardera le spectacle avec intérêt et écoutera doucement.

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MessageSujet: Re: [Flashback] Maître et élève   Ven 9 Oct - 18:06

    Inculte était le mot qui désignait probablement le mieux la jeune Kimera, qui se retrouvait devant ce petit bonhomme un peu étrange. C’était un moine de Bor, bien entendu, mais Kimera n’avait rien à faire des dieux, n’ayant pas elle-même entendu l’appel de ceux-ci, elle ne fit donc pas de lien entre l’accoutrement de l’homme et son appartenance religieuse à Bor. Celui-ci semblait à moitié sourd, il lui fit répéter son nom une dizaine de fois et épeler autant de fois, avant de finir par la trouver dans le grand registre qu’il consultait alors. Kimera ne semblait pas s’émouvoir de l’apparente fatigue de ce subalterne. Il venait visiblement de se réveiller, ce qui n’était pas étonnant lorsqu’on s’attardait sur l’heure, mais Kimera avait un but et la lenteur exaspérante du moine l’exaspérait complètement. Il l’accompagna alors plus loin, la laissa a quelqu’un d’autre, qui la conduit à quelqu’un d’autre jusqu’à ce qu’elle tombe sur ce jeune homme un peu trop bavard.

    Trop bavard, car Kimera, plongée dans ses pensées, n’écoutait que d’une oreille distraite les histoires de cet Aldébarand quelque chose. Répondant à demi-mot à ses questions, le novice réussit toutefois, l’espace d’un instant, à piquer sa curiosité lorsqu’il parla des apprentis de Brom, mais l’albatros perdit rapidement tout intérêt lorsqu’il se mit à parler de ses propres espérances. Le chemin semblait interminable et à entendre, bien malgré elle, les commentaires de ce novice sur Brom, elle se demandait comment elle serait accueilli. Elle n’avait aucun doute sur sa capacité à tenir sous la tutelle du haut-prêtre, et la vénération du petit Aldé-chose envers elle ne faisait que l’aider à s’enfler la tête. Têtu comme une mule et un peu trop confiante, elle soupira de contentement lorsque son accompagnateur l’abandonna devant une porte. Pour la première fois, elle eut peur d’être rejeté par cet homme, reprenant conscience de sa piètre position dans ce temple dont elle ne connaissait rien.

    Elle se faufila dans l’ouverture que le novice avait créée en poussant cette étrange porte, et le silence qui prit la place aux bruits incessants du dehors la mit tout de suite mal à l’aise. Le silence qui régnait ici était presque pesant en comparaison à ce bruit, à l’extérieur. Soudain, oubliant le bruit, ou l’absence de bruit, Kimera se rendit compte de l’immensité qui se trouvait devant elle. L’impression d’être enfermée n’avait plus lieu d’être dans cet endroit titanesque. Il était immense, des arches impressionnantes montaient jusqu’au plafond et l’endroit, majestueux, inspirait la crainte et le respect. Elle eut pour la première fois conscience d’être dans un endroit religieux et elle fit taire cette prétention qui faisait d’elle ce qu’elle était lorsqu’elle s’avança dans la pièce. Le plus impressionnant était cette forge, rougeoyante et seul point d’intérêt dans cette pièce pratiquement vide. Son regard se braqua sur elle et les flammes firent sourire la jeune femme, qui se retint de s’en approcher pour ne pas offenser le maître des lieux.

    Brom arriva, et cela ne pouvait qu’être Brom. Elle avait trouvé vague la description de son maître de ce grand prête, mais elle comprenait maintenant qu’aucun autre qualificatif que « colosse » ne pouvait lui convenir. Il était véritablement immense et tout, en lui, semblait démesurément grand. La prestance des lieux semblait s’amoindrir pour laisser place à celle de son maître, rugissante, et l’albatros ne put que se sentir minuscule devant cet homme impressionnant. Il ne se présenta pas, ce qui était, de toute façon, bien inutile. Il la reconnu facilement, prononça le nom de son maître, et pour la première fois depuis son arrivée dans cet endroit, car il y avait beaucoup de première fois pour Kimera en cette journée, elle prit la peine d’écouter avec un véritable intérêt et beaucoup d’attention les paroles du géant qui lui faisait face.

    Un moineau? C’est la première chose qui vint à l’oreille de la jeune femme. Un moineau? Elle n’avait rien en commun avec un moineau! Elle était un oiseau, certes, mais un oiseau fier, un oiseau marin, un oiseau endurant et intelligent, elle n’avait rien d’un moineau! Pour la jeune femme, fière comme elle était, il était difficile de se faire réduire de la sorte, même par un homme aussi réputé que ce colosse. Elle rageait intérieurement, elle bouillait, et si son visage restait impassible, ses yeux lançaient des éclairs. Cependant, malgré sa colère qui était aussi apparente que Brom dans sa forge, elle prit peu à peu conscience du reste des paroles et eu d’un coup l’impression que ce Brom devait quelque chose à son maître pour avoir accepté de la prendre comme apprentie. Cela la plongea dans une certaine incompréhension. Qu’est-ce que le pauvre yorka qu’était Assimer, aussi doué et intelligent soit-il, avait-il pu faire pour que ce centenaire de haut-prêtre daigne de lui devoir quelque chose? Elle savait bien qu’elle n’aurait sans doute jamais la réponse à sa question.

    Pour Kimera, les paroles de l’homme étaient un test, le premier étant de la traiter de moineau, cela ne faisait aucun doute. Elle se retint donc de réagir davantage et se concentra sur le reste des paroles de l’homme. La mollesse dont elle témoignerait en se dirigeant vers ce lit alors qu’elle s’était présenté, parfaite inconnue, en cet endroit alors que la nuit plongeait la ville dans le sommeil lui semblait tellement saugrenu qu’elle ne l’envisagea que pour refuser de se prêter au jeu. Le reste des paroles de l’homme était toutefois vague et la jeune femme ignorait ce que l’homme attendait comme démonstration de ses capacités. L’air serait son ennemi, il voulait donc la voir combattre? Elle n’avait sur elle qu’un pauvre couteau et elle failli répondre à Brom lorsqu’elle se rendit compte de la stupidité de sa prochaine question. Elle était dans une forge, bon sang, et ce mur qu’elle voyait était couvert d’arme. L’homme s’était assis, en attente de sa réaction, et Kimera se mit en mouvement.

    - Eh bien, Assimer m’a parlé de ta taille, mais j’avoue que c’est impressionnant! Quoi qu’il en soit, je ne suis pas arrivé ici en pleine nuit en pensant me coucher en arrivant.

    Elle se dirigea avec aplomb vers le mur d’armes, regardant ce dont elle pourrait se servir.

    - Je n’ai qu’un pauvre couteau avec moi, j’imagine que je peux t’emprunter quelque chose? Je veux bien montrer de quoi je suis capable, mais Il me faut quelque chose à ma hauteur!


    Impertinence et prétention avaient repris leurs droits sur la jeune femme qui ne voyait aucune raison de vouvoyer l’homme devant elle. Elle ne connaissait que le « tu » familier et ne comprenait même pas la notion de vouvoiement. Elle s’empara de l’endroit comme si de rien était, avec une facilité et une familiarité plutôt singulière. Ayant toujours vécu selon ses propres lois, même Assimer n’avait pas réussi à la discipliner et seul l’âge lui permettrait sûrement d’apprendre la notion de respect. Elle se choisit donc une arme, la souplesse d’un ou deux mouvement, grimaça et la remis sur son présentoir, en choisit une autre, failli tomber en essayant de soulever un immense espadon, puis choisit une épée courte qui semblait convenir à son style.

    - Je viens apprendre tout ce que tu voudras bien m’apprendre, peu importe ce que tu as en réserve.


    Se tournant vers Brom, la jeune femme se mit en garde, continuant de parler.

    - Je suis encore jeune et j’ai beaucoup à apprendre sur tout. Cependant, je ne suis pas ici pour suivre un enseignement religieux. Je suis prête à témoigner le respect qu’il faudra à ton dieu et à cet endroit, mais je ne laisserai pas des prières ou je ne sais quel rituel ralentir mon apprentissage. Je n’ai pas beaucoup de temps, je ne connais pratiquement rien de toi, sauf peut-être cette vague et prestigieuse réputation qui te colle aux basques, donc ce serait plutôt à moi de te demander ce que tu as à m’offrir.


    Kimera cessa de parler, sautilla un peu sur place pour réchauffer ses muscles refroidis depuis son arrivée dans l’endroit, puis saisit l’arme et se fendit, décapitant l’ennemi invisible devant elle. Elle enchaîna les mouvements, des plus basiques aux plus complexes qu’elle connaissait, voulant montrer ses compétences au maximum pour ne pas être sous-estimé. Les failles ne manquaient toutefois pas. Sa garde, efficace au départ, devenait erratique au fil des minutes. Moins efficace, elle aurait certainement subit plusieurs coups pouvant devenir handicapant lors d’un véritable combat. Ses coups étaient toutefois précis et calculés. Elle fendait l’air efficacement, bougeait avec une grâce qui ne semblait pas possible pour l’albatros qu’elle était et bougeait avec souplesse et agilité. L’arme semblait presque une extension de son bras, presque, car elle ne semblait pas l’utiliser avec toute l’efficacité possible. Rapidement, ses mouvements se répétèrent devinrent presque prévisibles, un enchainement précis semblait se dessiner malgré quelques petites déviations.

    En résumé, Kimera était une combattante efficace, mais seulement à court terme. Bien qu’elle possédait l’endurance nécessaire pour faire durer un combat, elle avait tendance à oublier la base lorsque le combat s’allongeait. Elle devenait prévisible, ce qui pouvait être dangereux pour elle. Elle avait également des difficultés à maintenir sa garde une fois le combat entamé et son agilité était la seule chose qui l’avantageait vraiment pour éviter des coups en situation réelle. Cependant, elle était efficace et précise et n’aurait aucune difficulté à vaincre un ennemi peu expérimenté. Sa prétention était à la fois un outil et un danger, car cela pouvait l’amener à effectuer des mouvements risqués pouvant être aussi payant que mortel pour elle-même. Après quelques minutes, la jeune femme s’arrêta, légèrement essoufflée, mais encore pleine d’énergie pour la suite.

    - Aurais-tu de l’eau? Je ne dis pas, mais il fait chaud avec cette forge juste à côté!


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MessageSujet: Re: [Flashback] Maître et élève   Ven 16 Oct - 15:03

[Hrp : J’aime beaucoup ton perso très franc, très mignon et attachant … Pardon si Brom ne l’aime pas]

    Brom, vieux forgeron d’un temps ancien ayant passé sa vie à apprendre et ses nuit à rêver des choses que seules les dieux pouvait lui apprendre, Brom un être d’un passé qui n’a rien oublié et à connu des meilleurs comme des pires, Brom le chevalier calme, Brom le vieil homme sourit à la demoiselle, doucement en la regardant, il ne l’avait pas coupé, pas une seule fois, il avait juste osciller de la tête pour lui permettre de fouiller dans les armes accrocher de partout et l’avait regarder faire en notant tout intérieurement, comme un divertissement finalement :

    Aveugle, elle avait reposé la première arme qu’il avait forgé sur le présentoir, rapidement, sans même se posé les vrais questions, elle avait voulut toucher alors que les yeux aurait suffit, elle était donc aveugle, ce qui pour un oiseau est signe de mort. Surtout quand on ne possède les qualités qui permettent de vivre cette tard.
    Irréfléchi, elle avait commencé par essayer de prendre un espadon, elle, le moineau, un espadon, quelques secondes auraient suffit, juste le touché de cette masse qui pour elle ne peut être qu’informe.
    Fate, car elle cherche quelque chose à sa hauteur alors qu’elle possède déjà sa hauteur, ou qu’il lui faudrait un arme de bois, malléable, une arme d’entrainement pour ne rien risqué, une arme vraiment pas sa hauteur et pas une des armes entreposés sur les murs de la forge de Bor, la première forge d’Isthéria …
    Irrespectueuse, ses mouvement l’étaient, non concentré, ils manquaient de douceur, de finesse, de volupté qui devrait les caractérisé, ils manquaient de tout ce qui aurait fait d’elle une combattante. Fière et agile, car la voilà, voilà ses qualité, si l’on peu dire, l’une découle du corps, l’autre est, aux yeux du vieil homme souvent une marque d’ignorance sur des êtres comme elle, car sa dite fierté était mal placé.
    Souple, mais ce n’était qu’une qualité de son corps, hors c’est d’abord l’esprit qu’il faut crée pour se battre, souple et doux, respectueux de l’air, de son adversaire, souple et agile, elle avait bien des qualités mais …

    Il soupire et elle finit, demande de l’eau, de l’eau ?


    -“Je ne te prendrais pas comme apprenti moineaux, mais une parole est une parole, je vais te remplir la tête et le corps pendant une semaine, d’ici quelques jours tu ne pourras plus voler, d’ici quelques heures tu oublieras comment on parle et ainsi je serais tranquille tu réfléchiras avant d’ouvre ton bec à piou piou.
    Commençons par la fin, car je n’aime pas les débuts, je t’ai déjà indiqué ou trouver de l’eau. Ensuite, comme tu n’es pas mon apprenti tu feras montre de respect envers moi, de la façon dont tu le souhaite je n’en ai que faire et je me fou du vous mais sache que l’apprendre pourrait te sauvez la vie. Et que tu es libre de partir quand tu le veux.

    Ensuite, et bien attaquons tranquillement le vif du sujet. Tu ne sais pas réfléchir, ton arme celle qui est digne de toi, est celle que tu peux avoir, pour ton cas c’est le couteau car tu te ballade avec un petit sac, ta seule arme doit être légère, et agile, aussi agile que toi. Je t’aurais bien collé une rapière entre les mains mais c’est trop encombrant pour un moineau, reste en donc au couteau, tu es agile et souple, tune sais te battre que pendant quelques secondes, alors oublie le reste prend un couteau.
    Je n’ai pas le temps de faire de toi une guerrière, alors il faudra se contenter d’être vivante, le couteau est match de la seconde, l’un des deux meurt, l’autre survit, c’est toujours très rapide et ça ne peut pas s’éternisé. Ton arme.
    Mais ça ne te dispense pas de penser gamine, d’ouvrir les yeux et de penser, tu n’es pas fait pour te battre et tu ne le seras jamais, évite à tout pris le combat, et pour cela commence par évité de te mettre à dos des êtres qui peuvent t’écrasé, qui ont la loi ou les muscles de leur coté … Respect, ou autres, mais je ne vais pas t’enseigner ça, je laisse ton vrai mettre essayer de te sauver la vie le plus souvent…

    En attendant vas dormir moineau, dans quatre heure c’es l’entrainement des maitres d’armes, on, va travailler le couteau dedans, tu ne suivras que l’échauffement et le couteau, mais ça devrait te suffire, trois petites heures. Après je te montrerais d’autres choses qui pourraient t’intéresser… Si tu ne prie pas encore pour être achevé à cette instant.”


    ………………….


    Quelques heures plus tard, peu importe ce que elle ait fait il est près pour prendre le cours normal d’une de ses longues journées qui n’en finit pas. Mais il n’a dormi que deux heures, deux petites heures posées là au milieu de la longue nuit du monde, deux petites heures d’un homme qui dors d’un sommeil polyphasique depuis qu’il a travaillé dans la première Phalange.

    Mais l’heure n’est pas au passé, l’heure est au sourire éphémère qui semble ne jamais vouloir le quitté, l’heure est au bruit de la forge qui s’arrête car les portes s’ouvrent et dans la salle entre une cinquantaines d’êtres des maitres et maitresse d’armes, des êtres de tout âge et de toutes races, des jeunes humain de la vingtaines au vieux Zélos qui appuyé sur sa cannes en parait cent mais qui dont la sigil sur la veste prouve qu’il n’a rien à envier aux autres hommes présent car le vert et l’or s’enlace sur sa poitrine.

    Alors ils se répartissent dans la salle et se mettant par deux ils commencent une longue série d’échauffement musculaire qui va durer une bonne demi-heure, tout les muscles y passant car aucun n’est à l’abri d’une sollicitation durant un combat. Et si le début est sympathique et agréable très vite les êtres qui semblent tous communiquer par le regard, qu’ils soient souriant ou sévères, se répartissent par niveau et les pompes claques alors que des poids sont posé sur les épaules, les muscles tirent et les échauffements se transforment en renforcement pour encore quinze épuisantes minutes, sans poses.

    On parle peux, surtout aux jeunes pour les corrigés, sans douceur mais sans haine, l’erreur est une imbécillité mais tout le monde à le droit d’être imbécile tant que ce n’est pas plus d’une ou deux fois.
    Et enfin les êtres se mettent par deux, et sortent chacun un couteau de bois qu’ils avaient sur eux et que la petite demoiselle à put trouver sur sa table lors de son réveil. Mais avec qui s’est-elle mise ? Est-elle encore là ? A-t-elle dormis ou regarder Brom forger encore pendant une heure avant d’aller se coucher puis revenir dessiné pendant une poigné de dizaines de minutes ?

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