L'Ours et le Guépard [Pv Brom Ode'Bahalmarche]



 
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 L'Ours et le Guépard [Pv Brom Ode'Bahalmarche]

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MessageSujet: L'Ours et le Guépard [Pv Brom Ode'Bahalmarche]   Mer 16 Sep - 22:15

" Si tels sont vos ordres, il en sera fait ainsi, Maîtresse. J'ai bien conscience de mon actuelle position et je tâcherai de ne point vous décevoir. "

Alors que la femme à la chevelure rousse chatoyante m'avait tourné le dos et s'éloignait, genou à terre, tête inclinée vers le bas, je restais ainsi prostré. Une fois que les bruits de ses pas furent digérés à leur tour par la bâtisse dans laquelle nous nous trouvions, je daignais enfin bouger, me relevant tandis que mes vêtements disparaissaient. Tournant sur mes talons, alors que je faisais mon premier pas, ce ne fut pas une jambe qui toucha le sol en premier, mais un bras, ou du moins ce qui y correspondrait en tant qu'humain. Là, dans ce schéma, c'était plutôt une patte antérieure de guépard, très bientôt suivie par son homologue. Tatonga venait de laisser place à Kohâ, le guépard familier de la Dame Dranis. Tout ce qu'il subsistait de mon apparence humaine était ce collier de plumes qui encerclait mon cou et serti de cette petite pierre de sphène qui trônaient normalement dans et sur ma chevelure, ainsi que ma boucle d'oreille, elle aussi de plumes sertie qui pendait, dans une forme comme dans l'autre, à mon oreille gauche. Avançant d'un pas félin sûr et léger, je ne tardais pas à quitter la pièce, m'engageant dans le couloir qui me mènerait à l’extérieur, mais avant, quelques préparatifs s'imposaient...


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Perdu dans mes pensées, je n'avais prêté attention à aucun des signaux sensitifs dont mon cerveau recevait en rafale, les alertes et ce fut donc ainsi que sans surprise, ou plutôt avec grande surprise pour ma personne que je fus arrêté net dans ma progression, alpagué par une voix que je connaissais parfaitement, au moment précis où je mettais la patte dehors. Ennemi ? Non, tout du moins, pas au sens auquel vous pouvez penser. Cet humanoïde n'était pas un ami, mais pas mon ennemi non plus. Il était être spécial, mais bon et d'une certaine manière, je le respectais même si pour mon mental, il pouvait être le pire ennemi qui soit de par sa manie de le torturer par pur jeu. En même temps, il allait s'en dire que c'était de ma faute. Il me tendait de petits pièges et moi, crédule à souhaits, je tombais dedans tête la première, que dis-je, y plongeais suite à l’exécution d'un magnifique saut de l'ange...
Léogan, ce Sindarin que j'aimais tant détester tout autant qu'admirer et chahuter, oui c'était lui. S'approchant de moi de son pas assuré, il s'arrêta à quelques centimètres de moi, s'accroupissant après avoir posé sa main sur ma tête. Se mettait-il à mon niveau par respect ? Non, ce n'était nullement son genre, du moins, pas avec moi. Il était évident qu'il avait quelque chose à me dire et ce fut ce qu'il fit. Ses paroles bien imagées avaient eu l'effet de masses s'écrasant sur chaque parcelle de mon âme et de mon corps. Alors que cet être maléfique aux longues oreilles s'éloignait de moi, assuré de son coup et visiblement ravi de l'effet de ses dires sur mon être, je restais là, comme tétanisé, de longues minutes durant, puis par on ne savait quel heureux hasard, j'avais pu finalement trouver le courage de secouer vivement la tête pour chasser le maximum de ces images qui me harcelaient pour finalement poursuivre ma route, retrouvant Damga et Qenhia.


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" Tatanka encore et toujours penser même chose. Lui pas savoir Seigneur-humain-longues-oreilles aimer taquiner chat ? "

" Peut être bien oui, mais la majeure partie du temps, il y a une part de vérité dans ce qu'il dit et d'autres fois, tout est vrai ! "

" Tout pouvoir être faux aussi ! "

" Possiblement, oui... Mais... "

" Tatanka encore et toujours penser même chose. Lui pas savoir Seigneur-humain-longues-oreilles aimer taquiner chat ? "

" Pas mais possible ! Toi arrêter de trembler comme oisillon sorti coquille ! Toi être grand frère, toi vaillant, toi protéger nous alors toi agîr comme adulte et arrêter de penser comme bébé ! "

Une rafale de coups de bec vint s'abattre à cadence rapide et précision chirurgicale sur le sommet de mon crâne, me forçant à laisser échapper un cri de douleur qui fit hennir ma jument Mustang que je chevauchais depuis un long moment déjà. Ce hennissement si particulier me tira une grimace encore bien plus marquée que l'agression aviaire d'auparavant.

" Même toi Damga ? Ha ha ha ha ha ! C'est cela, moquez-vous ! On verra bien si vous feriez encore les malines s'il posait les mains sur vous pour X ou Y raison. A ce moment là, il ne faudra pas compter sur moi ! Et puis d'abord, je ne suis pas un chat, mais un guépard, un bon gros méchant guépard et qui peut vous manger quand bon lui chante ! "

" Tatanka vraiment parler pour rien hein ? Toi jamais supporter de regarder nous souffrir et nous savoir ça, toi aimer nous plus que nombreuses choses ou vies de ce monde... "

Bruit de battements d'ailes vifs, nouvel hennissement accompagné d'un cabrement qui manqua de désarçonner l'être boudeur qui montait l'équidé. Alors que mon amie faucon avait repris de la hauteur, je restais seul en bas, juché sur le dos de mon amie Mustang que je montais à cru, la mine renfrognée, les bras croisés, pareil à un enfant. Pour sûr qu'elle avait raison, je n'avais pensé un traître mot de ce que j'avais pu dire, mais je n'avais pu m'empêcher de proférer de telles absurdités. Ce fut donc en silence quasi total que le reste de cette journée s'acheva, bien plus enjouée que vous ne pouvez le penser, mais c'était là notre lot quotidien, un genre de chamailleries entre un frère et ses sœurs.


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Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis mon départ et je touchais enfin à mon but. J'étais à la fois excité et inquiet. Au fil de mes pérégrinations, j'avais eu tout le loisir de fureter, laissant mes oreilles traîner ça et là. Si ce Brom semblait être un être de notoriété publique, il n'en demeurait pas moi mystérieux, comme sorti d'une fable ou quelqu'autre mythe ou légende. En tout cas, ce qu'il en ressortait semblait aller dans le sens des mises en garde du Seigneur Jézékaël, aux mots fleuris à ce moment là. Rien que d'y penser me faisait frissonner. En effet, il allait s'en dire qu'il semblait s'agir d'un de ces monstres que l'on citait à tel ou tel moment pour effrayer les enfants perdus et les ramener sur le droit chemin ou susciter la terreur dans l'esprit d'adultes plus crédules. Pourtant, ma mission était ce qu'elle était et si elle n'avait pas émanée d'Irina Dranis, ma Maîtresse, il allait s'en dire que j'aurais certainement pris cet homme pour une légende Urbaine moi aussi, tout comme ceux que j'avais pu écouter ça et là. J'aurais à coup sûr voulu me faire payer une bonne somme pour un truc pareil, me contentant simplement de disparaître une fois ma bourse remplie sans prendre la peine d'abattre une si longue distance, mais là, il ne pouvait en être autrement. J'avais des ordres précis et clairs et ils ne souffraient d'aucune contre-mesure, aucune contestation ou désobéissance. Cet être existait et preuve en était la cargaison que Léogan avait rapporté quelques jours avant mon départ.

Laissant Damga aux écuries, même si cette dernière n'en était pas fan, je ne lui avais pas laissé le choix. Les alentours n'étaient pas sûrs et j'avais jugé qu'il serait plus prudent de l'y savoir plutôt qu'en liberté dans les environs, potentielle proie d'une quelconque bête ou d'une âmes à la recherches de quelques sous faciles à se faire. Suite à cette précaution, je m'étais alors mis en quête de quelques petites informations quant au lieu auquel je pourrais trouver celui que je cherchais et pour se faire, quoi de mieux qu'une taverne. Là, j'y trouvais rapidement querelle avec un Phelgran, en la personne d'un mercenaire. Mon tort ? Simplement que mon être ne lui plaisait pas et qu'il devait avoir eu un quelconque différend avec un Yorka vu qu'il semblait viscéralement nous haïr. A l'écouter parler, je lui pourrissais son air, le viciant par ma simple respiration pourtant vitale et mécanique. Il y eut nombre de mots, de paroles, de propos et tous ne vinrent que d'un seul et même être, prononcés par une seule et même bouche. Hormis quelques hochements de tête et haussements d'épaules, je n'avais mots dit. Quittant les lieux plus par nécessité et dépit que pour autre chose, j'avais alors regagné la chambre de l'auberge, à peine plus avancé sur l'endroit  auquel je devais me rendre qu'auparavant. Non pas que je ne le savais pas, mais tout bonnement que je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où il se situait. Les gens semblaient peu enclins à s'ouvrir à un étranger, d'autant plus que mon accoutrement atypique devait me donner l'air d'un sauvage à leurs yeux. Pourtant, ils avaient tous l'air de gens louches de mauvaise vie. Cet endroit à lui seul semblait être plus malsain que n'importe quel autre coupe gorge qu'il m'ait été amené à arpenter. Partout où je posais les yeux, sur chaque personne sur laquelle mes prunelles azurées par la magie qui corrompait mon âme, je pouvais voir planer l'ombre de la mort, non pas la leur, mais la mienne, comme s'ils me la promettaient avec force et vigueur. Effrayant ! C'est ce que j'aurais certainement pensé si j'avais été une âme innocente mais tel n'était pas le cas. Au contraire, cela m'excitait plus qu'autre chose, me donnant une envie à peine contrôlable de les démembrer et les dévorer. Je n'en avais cependant pas le droit, ni le loisir. Dame Dranis avait été claire, aucun faux pas n'était toléré.

Le lendemain, à mon réveil, je n'avais point perdu de temps, me mettant aussitôt en route. Me renseignant auprès des badauds, je n'avais guère davantage de chances que la veilles et pourtant...

" Tatanka être suivi ! "

" Peux-tu m'en dire plus ? "

" Ça être Terran, lui sembler être celui qui importuner toi hier soir, lui ressembler à images dans ta tête. "

" Merci bien sœurette, garde ton altitude et poursuis ta prospection, je m'en charge. Si ça tourne mal...  "

" Qenhia, bien reçu ! "

M'enfonçant toujours plus dans les ruelles mal famées de la ville, je bifurquais soudainement dans une bien plus sombres et bien à l'abri des regards indiscrets. Là, j'y attendais mon poursuiveur qui ne tarda pas à se montrer, se stoppant devant moi avec surprise, le souffle court. Il avait à n'en point douté, eu peur de perdre ma trace mais le voilà surpris, pour sûr, mais rassuré par mes bons soins, car je me tenais devant lui, tous crocs dehors en un sourire peu avenant. Alors que je lui demandais ce qu'il me voulait exactement, le voyant sortir son arme de poing et sachant l'affrontement inévitable, je ne pus qu'y répondre. Ce ne fut en rien une bataille épique et le résultat fut sans appel, une combat à sens unique soldé par ma victoire. Quelques esquives, une téléportation derrière lui, un coup chirurgical au niveau de la nuque et l'homme s'était écroulé inconscient sur le sol. Gardant en tête mes ordres, je n'avais point cédé à ces pulsions meurtrières qu'il faisait naître en moi, résistant même jusqu'à l'envie primale de me le mettre sous la dent. C'était un Terran un met de choix pour le prédateur que j'étais et même si je n'en avais pas mangé depuis mon réveil, mon instinct me criait haut et fort que c'était une chose que j'aimais, une chose naturelle, un devoir que je devais accomplir et pourtant, je ne pouvais et ni ne devait y céder. Une idée me vint alors que je le portais pour le cacher. Nous avions à peu près la même physionomie. Un sourire béat se ficha sur mon faciès. Quelques instants plus tard, c'était affublé de son attirail que je sortais de la ruelle, encapuchonné et plus "local", tandis que le malotrus, quant à lui, se trouvait ligoté et nu comme un ver. Je vous rassure, je n'avais pas eu besoin de toutes ses affaires, mais c'était là un petit plus, un bonus personnel pour ces choses qu'il avait pu proférer à mon encontre tout autant qu'à celle de ma race. Mesquin ? Oui et alors ?

C'était le début de l'après-midi lorsque mon périple prit fin, début d'un tout nouveau que je ne soupçonnais pas à juste titre. Arrivé sur le lieu de ma quête, j'avais été pris en charge par un homme qui m'avait posé tout un tas de questions auxquelles j'avais répondu en ponctuant le tout en lui montrant une lettre frappée du sceau de ma commanditaire. Ses yeux s'était éclairés et sa mine quelque peu assombrie. Lui qui semblait me prendre pour un quelconque mendiant jusqu'à peu, m'accordait un tout autre crédit. C'était soudainement comme si l'atmosphère s'était allourdie. Son air plus grave, son ton plus sérieux, son air plus assuré, il me fit signe de le suivre après avoir balayé les environ de son oeil inquisiteur qui me fit quelque peu tressaillir. Il semblait être une toute autre entité. Ce fut devant d'immenses portes que ma route s'arrêta. Ces dernières, gardées par deux gardes armurés et savament armés, étaient tout simpelemtn improbables. Pourquoi pareilles choses ? Je me sentais tellement ridicule, tellement minuscule devant elles et soudain, les paroles de Léo quant à Brom me revinrent en mémoire et le doute s'empara de moi. Elles étaient entrouvertes et la curiosité m'étreignait des ses doux et chaleureux grands bras. Tentant d'y risquer un oeil, ce fut des lames froides qui vinrent embrasser ma gorge. Les gardes me tenaient en respect, m'adjoignant tacitement de ne pas tenter quoi que ce soit de fâcheux. Un pas en arrière, j'inclinais respectueusement la tête, leur adjoignant ainsi ma compréhension. Qenhia juchée sur mon avant bras, j'avais l'air d'un fauconnier ou autre messager, ce qui n'était pas plus mal, mais je n'en menais pas bien large. Mon esprit vagabondait et ma raison était malmenée. Et si Léo avait dit vrai ? Qu'est ce que ces portes pouvaient-elles bien retenir ? S'il était à leur taille, ce n'était pas trois ou quatre comme moi qu'il pouvait bien prendre d'une main, mais une centaine !
Le regard de mon faucon capta le mien et la raison me revint. Tentant de retrouver une certaine prestance, je me mis à détailler l'attirail des deux gardes. Des ouvrages de facture exceptionnel, des pièces de maître comme il était rare d'en voir et pourtant, j'avais l'impression d'avoir déjà vu quelque chose de similaire, une arme dont la confection semblait venir d'un autre temps, faite de la main d'une quelconque fabuleuse entité. Alors que je plongeais machinalement mon regard vers cette paume tatouée d'un sceau de ma composition et contenant celle vers laquelle mon esprit se dirigeait inextricablement, la porte grinça et l'homme réapparut m'invitant à entrer, chose que je fis sans me faire prier.

" Une... Une FORGE ?! En plein milieu d'un temple ? Ce Bor était-il une divinité de la forge ? "

" Votre Seigneurerie ? "

Nos regards à Qenhia et moi se croisèrent.

" Nous entrons... "

Circonspects, nous nous enfonçâmes un peu plus dans ce lieu étrangement fascinant. M'arrêtant en son centre, je pris la parole, peu assuré.

" Votre Seigneurerie ? "

Nulle réponse. Je me râclais la gorge.

" Je... Nous... Nous nous excusons de vous importuner mais nous sommes ici présents car mandatés par une personne que vous devez bien connaitre et j'ai là une lettre marquée de son sceau à vous remettre qui atteste de ma bonne foi et... "

Mon sang se figea, glacé tout autant que j'étais pétrifié. Mes sens étaient tous en alerte, mon instinct hurlant à la mort. Pivotant avec rapidité, je tentais de faire face à la présence que j'avais pu ressentir dans mon dos, tellement proche de moi que son souffle avait fait frémir jusqu'à ma colonne vertébrale comme si elle avait était un drapeau agité par le vent, son vent.  Horrible et désagréable sensation, mais plus encore était celle de constater qu'il n'y avait personne. Pourtant, j'en étais sûr, je ne l'avais pas rêvé et le regard échangé avec mon oiseau de proie me confortait dans mes positions. Elle avait ressenti la même chose que moi. Déglutissant avec peine, je fis un pas en avant, me penchant quelque peu, comme si cela aurait pu forcer mes yeux à zoomer alors que ceux-ci étaient en plein examen des environs, cherchant une quelconque forme tapie dans une quelconque ombre ou un quelconque recoin de la pièce, oubliant totalement tout ce qui pouvait se passer dans mon dos...
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MessageSujet: Re: L'Ours et le Guépard [Pv Brom Ode'Bahalmarche]   Lun 21 Sep - 15:21

    Dans la grande halle où l’être l’a conduit un calme incertain semble résigné, étonnant par rapport à l’activité de ruche qui fait vibrer habituellement cet endroit, pourtant ils passent rapidement, de couloir en couloir, il a vu le sceau et l’adresse, il sait que quoi il est question et si les hommes sont posés sur leurs nerf en ce moment ce n’est qu’a cause de cette histoire de livraison d’arme et du fait que Wode semble avoir une dent contre les forges si on en croit les rumeurs. Il semblerait que Brom lui-même ai remis le second des chevaliers à sa place en lui expliquant la guerre, mais tout ceci ne sont que des bruits de couloirs, pourtant les bruits de couloirs font se baisser les gardes pour regarder le petit homme qui descend vers les forges, vers les lieux chauds au cœur des souterrains.

    Et puis il lui est demander d’attendre, d’attendre devant une de ces grandes portes à présent garder par deux hommes en armures, deux maitres d’armes signes que l’on est quelque part dans les profondeurs, quelque part dans les endroits où on ne va pas sans une lettre, sans une autorisation. Puis on le fit entré derrière ses grandes portes, des portes différentes de celle que Léo avait vue et connu car il se trouvait dans une autre pièce bien différente où le noir ne permettait de desceller grand-chose alors que le petit homme qui l’avait guidé était ressorti sans lui laisser la moindre bougie. Mais une fut allumée après qu’une autre porte quelque part devant eut grincé, puis posé quelque part hors d’atteinte d’un corps normalement constitué.
    La chose qui l’avait manié était fatigué et elle se dirigea après coup sur la gauche de l’homme et du faucon et dans un bruissement étrange le feu de la cheminé s’alluma éclairant tout à coup de visage de Brom ainsi que son corps.
    Et si la pièce était étonnante avec ses deux fauteuils devant la cheminé et ses livres à coté du burreau immense où était posé la bougie, c’était le corps qui venait de se posé dans un des fauteuils qui était plus étonnant : Brom Ode’Bahalmarche, titan des forges était là dans un pantalon de lin noir large, le torse nue couturé de cicatrices diverses aux muscles puissant roulant sous sa peau au moindre de ses gestes, au corps étonnant –on dit difforme- tellement la masse devait être maintenu. Quand au visage, tourné vers le feu on en voyait peu si ce n’est les cheveux bruns et la barbe rousse, mais tous le connaissait, étonnant, tailler par Bor avec un ciseau à pierre, sans s’attaché aux détailles, il était fonctionnel.

    Puis sa voix caverneuse mais souriante se détacha du bruit du feu qui craquelle en démarrant, il avait été allumé par magie et avait pris très vite mais le bois lui semblait comme torturé par cette action de la magie, les poches d’eau à l’intérieur n’ayant pas eut le temps de fuir elles sortaient en sifflant et craquant les buches, si étonnantes par rapport à cet écho grave qu’avait la voix du colosse :


    -“Viens donc gamin, je ne mange pas d’homme, pas au saut du lit, et pas ceux envoyé par Dame Dranis de tout façon, je suppose que tu viens pour la livraison ? Je t’y amènerais tout à l’heure je voudrais en premier lieu lire ta lettre si tu veux bien me la tendre ? Mais avant ça je vais te présenter ce que tu auras à transporté, tu dois être en mesure de vérifier les listes, alors voilà celle de ta livraison. Il y en a pour douze chariots au moins principalement des armes, quelques armures, je te laisse lire la fiche pendant que je m’occupe du mot de la dame je suppose.

    Et tu as de la chance d’avoir eut cette lettre, je déteste qu’on me réveille quand je dors, je dors déjà assez peu en ce moment, avec toutes ces histoires tu n’imagine pas ce que devient ce petit monde en as de guerre et de pression de partout, un véritable système sous pression.

    Sinon Léo vas bien ? La dame aussi ? Contant de l’arme ? L’entrainement se passe bien là bas ? Le monde n’en fait pas trop uniquement à sa tête ? Vous avez des renseignements vis-à-vis des agissements de vos ennemis ? Et accessoirement qui es-tu ?

    Toutes ces questions devraient me laisser le temps de lire non qu’en penses-tu ? Ha et assied toi, tu dois aussi avoir une couverture si le feu ne suffit pas à te réchauffer.”


    La main en écho au reste du corps lui tend une feuille de papier griffonné de chiffres et de mots, on y parle du nombre d’épées, des pommeaux en bois ou encerclé de cuire, des armures, des selles pour les chevaux, des armes diverses qui ont été commander, rien n’est en retard, tout est là, même le prix qui n’a pas changer par rapport aux promesse du vieux forgerons, il y a même tout les points, jusqu’au prix des matériaux utilisés, et le salaire des forgerons, puis les encarts sur ce qu’il gagne sur chaque arme produites, ce n’est que quelques Dias, mais mis bout à bout sur toutes les armes ceci fait une somme certaine.
    Ainsi parmi les encarts, si l’on cherche bien, on peut trouver le salaire de Brom lui-même, au titre de Grand Maitre forgerons, à quelques centaines de Dias de l’arme l’homme ne vend pas son savoir faire au tout venant, il y aura donc quelques belles armes parmi le lot, des armes efficaces, mais fort peu car il n’a pas été fait le choix par Irina que cette voix qui aurait permis aux officier de ce targuer d’armes faites par la main de Bor. Il a juste travaillé les pièces les plus complexes tels que les futs de cannons.

    Il a prit la lettre de son coté et la lit doucement sous la lumière dansante du feu, attendant que le personnage lui fasse la conversation dans cette antichambre au plafond si haut.



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MessageSujet: Re: L'Ours et le Guépard [Pv Brom Ode'Bahalmarche]   Jeu 15 Oct - 13:26

Quelque chose venait de passer près de moi, oui tout près et possiblement, pour la première fois de ma vie, je m'étais mis à maudire ma condition e guépard qui faisait de moi sans nulle doute possible, le seul félin privé de nyctalopie. En effet, il était de notoriété publique que les guépard ne jouissaient pas de la meilleure vision nocturne du règne animal et encore moins parmi sa famille féline. Alors mes prunelles célestes captèrent tant bien que mal celles de mon amie faucon, nos attentions furent soudainement attirées par un brasier qui s'invita à la fête, imposant sa présence en s'arrachant des ténèbres glaciales qui dominaient le monde alentours depuis bien trop longtemps à mon goût. S'il eut pu être réconfortant, il n'était que plus intriguant, pour ne pas dire effrayant, de notre point de vue et ce n'était pas mon amie qui allait me contredire, battant des ailes frénétiquement, comme si elle essayait de souffler une quelconque chose devant elle qu'elle seule pouvait apercevoir. Effroi.

Nous n'avions rien à craindre pourtant, puisque invités, dans une moindre mesure, ou tout du moins, attendus. C'était d'ailleurs là, ce qui me retenait de dégainer mes armes. Si elles m'auraient à coup sûr rassurées, cette action m'aurait certainement coûté la vie. Les paroles de Léogan me revenaient en mémoire et sa description du forgeron me fit déglutir à grand peine, me donnant la sensation d'avaler la planète elle-même. Terreur. Un visage, un corps, je pouvais à présent les voir et mon cœur se figea. Livide. Nouvelle déglutition, mon système respiratoire se remit en route, ma vie me revint avec vigueur. Etait-ce humain ? Il me semblait bien, pourtant, je ne parvenais nullement à m'en assurer, m'en convaincre. Difforme, c'était là le mot, toute fois, je tentais de chasser tout commentaire mental de mon esprit. L'elfe m'avait dit qu'il lisait les pensées et qu'il était facilement irritable, les félins étant un parfait petit en-cas pour lui. Peine perdue. Alors que j'imaginais déjà sa main s'abattre sur mon crâne telle une enclume tombée du ciel, une voix caverneuse retentit, me faisant violemment sursauter. Si j'eus été plein, j'aurais sans doute perdu le contrôle et me serais probablement vidé intégralement par l'un de mes dos orifices de sorties inférieures, si ce n'était par les deux en simultané. Pathétique !

L'homme, s'il en était bien qualifiable, lâcha un pavé de paroles qui me laissa pantois. Je n'avais osé le coupé, l'écoutant de bout en bout sans broncher, ma mâchoire se décrochant par étapes. Exit la peur, je l'observais à présent l'air hagard. Il y avait eu ce sourire quelque peu chaleureux de l'oncle préféré et bienveillant dans son élocution qui m'avait fait me sentir débile d'avoir paniqué à ce point. Il m'avait alors demandé de venir. Approchant timidement de quelques pas, je m'étais stoppé lorsqu'il me demanda si j'étais là pour la livraison, ce à quoi j'avais répondu par l'affirmatif d'un hochement de tête avant de lui tendre cette lettre de ma maîtresse qu'il réclamait à présent.
Il n'aimait pas être réveillé ? La peur, je la sentais poindre, me caressant la colonne vertébrale et me faisant frissonner. J'avais limite envie d'embrasser cette lettre salvatrice. Il m’enchaîna ensuite avec une flopée de questions avant de me tendre la liste après avoir rendu la parole. Sommairement, je l'avais survolée sans chercher plus de détails. Le forgeron m'avait dit qu'il m'emmènerait plus tard vers les caisse, je m'étais donc dit que j'aurais tout loisir à détailler le tout une fois sur place. De ce que j'avais vu, tout ce dont m'avait parlé la Dame Irina figurait bien sur la liste et les chiffres ne semblaient pas falsifiés. Le prix... Ma tête s'était mise à tourner, une somme que je n'aurais pas imaginé pouvoir tenir dans mes doigts griffus un jour. J'étais vraiment heureux d'avoir ce pouvoir car il était évident que transporter le tout dans un coffre sur charrette m'aurait valu quelques désagréments en cours de route, à défait de me coûter la vie. Je secouais alors la tête, reportant mon attention sur l'être charismatique qui, s'il lisait la lettre de ma commanditaire, me donnait la cruelle impression d'attendre que je lui fasse la conversation sous peine de le vexer et donc de le mettre en colère, ce que je ne voulais en aucun cas. Je ne savais trop quoi dire, mais il avait posé des questions auparavant, y répondre me semblait donc des plus avisé. Logique, poli.

" Eh bien... je vais tâcher de procéder par étapes, pardonnez-moi si j'omets certaines choses, mon esprit est encore un peu embrumé et la fatigue accumulée lors de ce voyage n'aide pas vraiment. Alors pour commencer, le Seigneur Jézékael, aux dernières nouvelles, se portait comme un charme. Nous nous sommes croisés au domaine de ma Maîtresse. Il m'a donné quelques conseils avant que nos chemins ne se séparent mais je n'ai point parlé davantage avec lui. En ce qui concerne la Dame, je ne dirai qu'une chose, toujours fidèle à elle-même. Il est réellement difficile de l’appréhender et de part ma condition, je ne suis pas digne de ses confidences. Toutefois, je ne pense pas trop m'avancer en déclarant qu'elle va pour le mieux, en dépit de son actualité mouvementée. Ses piques acérées, ses mots biens choisis, son attitude stricte à mon égard semblent intactes, ce qui corrobore mes dires. "

Je fixais alors Qenhia l'air crédule, me grattant brièvement la tête avant de poursuivre, quelque peu hésitant.

" L'arme... Content de l'arme... Je vous prie de bien vouloir pardonner mon idiotie mon Seigneur, mais je ne vois pas de quoi vous voulez parler. S'il s'agit de mon arme à moi, je dirais oui, à n'en pas douter et en ce qui concerne mon entrainement, tout se passe pour le mieux. J'essaie de m'améliorer au quotidien, bel et bien conscient qu'il y aura toujours plus fort que moi en ce monde. J'essaie donc de prendre le meilleur de chacune des personnes qui a la générosité de bien vouloir m'accorder de son temps. A défaut, le vent me sert de partenaire. "

Avais-je bien répondu ? Je me le demandais bien, cependant, pas le temps de tergiverser. Il fallait passer à la suite, ce qui me fit me gratter la tête une fois de plus, nerveusement. Je prenais conscience que je ne savais pas grand chose au final. Je n'étais qu'un outil dont on se servait au besoin. Non pas que cela me gênait, au contraire, c'était là toute ma vie et je m'en étais accommodé depuis bien longtemps, toutefois, c'était bien gênant de ne rien savoir de concret et pourtant... Je m'inclinais poliment.

"Je vous présente mes excuses Seigneur Brom. Ne vous en déplaise, mais je n'ai nulles informations à vous fournir en ce qui concerne nos ennemis, autres que  celles que vous devez dors et déjà connaitre. Je ne suis que son homme de main, son familier. Je ne réfléchis que lorsqu'on me le demande, j'agis de même. Aux yeux du monde, je ne suis que Koha, le guépard d'Irina Dranis et pour le moment, tout cela me convient. Cela m'emmène donc à moi et je pense avoir en partie répondu à votre question."

Je marquais un nouveau temps d'arrêt, l'analysant.

* Lui pas sembler dangereux. Lui pas menacer ta vie. Lui indifférent, mieux valoir pas mentir.*

J’acquiesçais d'un simple hochement d'épaules. Nous en étions arrivés aux mêmes conclusions elle et moi.

" Je ne pense que vous dévoiler mon identité soit une mauvaise chose et vous mentir ou faire fi de cela ne me semble pas avisé donc... Tathanka Kohana pour vous servir mon noble seigneur, mais le parler de la populace a transformer mon prénom en Tatonga, ce qui semblait plus simple à prononcer en parler commun. Je suis fils d'Askook Kohana qui était l'une de vos clientes si je me souviens bien. Il me semble, si ma mémoire défaillant ne me joue pas de tours, qu'elle a déjà traité avec vous par le passé. C'était une Nérozia connue comme étant  Le Crotale. Je n'ai jamais pu venir ici avec elle, mais c'est ce dont je crois me souvenir. Je suis amnésique suite à un certain événement, ma mémoire est donc incomplète, même si je me souviens en grande partie de mon enfance. Au delà de mes neuf ans, c'est chaotique. Je ne sais pas si cela vous parle, mais je pense que cela vous rappellera quelque chose. Cette arme était sa fierté et je ne m'en sépare jamais. Elle me disait toujours avec fierté que seules les grandes gens pouvaient se targuer de manier pareil chef d'oeuvre, une arme de maître unique destinée à de grandes choses, faite par un être d'exception. J'avais toujours pensé qu'elle exagérait, mais en voyant les gardes devant la porte, il me semble qu'elle ne divaguait pas tant que cela au final, mais trêve de bavardages inutiles, voici ! "

Ma paume irradia d'une lueur bleutée émanant de ce tatouage particulier qui n'était nul autre qu'un sceau de ma composition, unique et spécifique. Une pointe métallique sembla déchirer la peau, puis bientôt, ce fut une lame entière qui s'en extirpa suivis d'un manche richement ouvragé pour finir par laisser place à une arme que j'avais empoigné, le tout, sans une seule goutte de sang, ni aucune plaie comme on était en droit de s'attendre. Posant genou à terre, je la lui présentais alors.

" C'est là, l'un de mes plus précieux trésors 'sieur Brom, le cher naginata de ma mère, sa compagne de toujours : Kitoko. "

Je me tus alors, le cœur battant la chamade. Une partie de mon passé pouvait bien regagner mon esprit et celui dont tout cela dépendait n'était autre que l'être assis devant moi. Allait-il cassé l'image de cette mère parfaite que j'avais, grandiose et sublime, ou allait-il la relayer au rang d'affabulatrice et remettre en cause tous ces acquis ? Les secondes me semblaient éternité ainsi prostré.

*Etre idiot ? Payer ou Dame de Feu trouer toi ! *

Je frémis alors, plongeant mon regard dans celui de mon faucon. Elle avait raison. Je m'étais quelque peu laissé emporter. Secouant la tête, je me redressais alors, le naginata à la verticale dans ma main droite, la petite la au sol et la grande pointée vers le ciel. De la main gauche, activant un sceau éphémère placé sur mon ventre, je plongeais illusoirement ma main dans mon abdomen pour en sortir le paiement.

" Veuillez une fois de plus m'excuser je vous prie, comme je vous le disais, mon esprit est plus que brumeux... Voici le règlement de vos honoraires mon bon Monsieur, avec les amitiés et tout le respect de ma Maîtresse... "

A ces paroles, j'adjoignis l'acte. Cette fois, ce fut ma gorge et ma bouche qui s'illuminèrent et comme si je régurgitais, je fis apparaitre une cargaison de bouteilles que je posais aux pieds du forgeron.

" Je m'excuse pour le manque de classe de ma magie mais n'ayez crainte, je n'ai point souillé tout ceci. Il n'y a là nul fluides corporels, je peux vous le garantir. Ce sont les bouteilles promises dont je suppose, elle a dû faire mention dans la lettre... "


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MessageSujet: Re: L'Ours et le Guépard [Pv Brom Ode'Bahalmarche]   Lun 19 Oct - 11:51

    Brom leva les yeux de la lettre pour regarder l’arme quelques secondes de ses orbites coincer sous ses sourcilles broussailleux renforcer par les lueurs dansantes du feu. Puis se replongea dans la contemplation de la lettre l’oreille toujours à l’écoute de ce que disait le petit d’homme apeuré. Le droit de corrigé ? Très sincèrement ? Lui, la petite chose tremblante qu’il avait à coté de lui, si il faisait que lever la main sur lui il aurait disparut en moins de temps qu’il n’en faut pour un apprenti à qui il essaye de faire comprendre quelque chose d’un temps soit peu précis. Il sourit doucement, à première vue la Dame Dranis avait autant de chique pour s’entouré que le Duc de Seh, cela devait être une des tars des nobles, une de ces petites choses qui font qu’eux sont nobles et pas de simples êtres qui parcourent la terre.

    Il relève à nouveau la tête alors que la fin de sa lecture coïncide étroitement, par miracle ou habileté digne d’un Dieu artisan, avec la sortie de l’argent par le jeune homme, ou animal, si l’on tient vraiment à faire la différence ce dont Brom Ode’bahalmarche n’a cure depuis longtemps. Il le regarde donc sortir l’argent, la soupèse et le pose à coté de lui ayant une idée fort instinctive de la somme dont il ne doute pas, puis les bouteilles, à qui il réserve le même sort bien qu’avec bien plus de respect, comme quoi l’absence d’odeur de l’argent lui donne un petit coté bien triste par rapport à un bon alcool.

    Enfin il se décide à répondre à son hôte, si on peut l’appeler ainsi car il fait surtout office de messager à ses yeux :


    -“Je ne me souviens pas de ta mère petit d’homme, mais je me souviens toujours des armes que j’ai forgé, elle est venue avec sa commande si particulière qui devait être faite par moi, car elle voulait à la fois une arme solide et puissante et espérait pouvoir l’équilibré vers l’arrière car elle pensait que cela ferait des merveilles. Je ne connais pas le forgeron des Nézorias de l’époque mais il doit être aussi fin que leur chef actuel …
    Et donc cela ne m’étonne pas qu’elle fut appeler le Crotal, que ce fut avant ou après cette arme son style était celui d’un vrai Naginata, elle l’avait dans le sang et ne s’était pas rendu compte que l’équilibre d’une telle arme est forcement vers l’avant, ce qui donne un style où, si l’on se met en parade pure on s’empêtre dans celle-ci. Elles sont certainement puissantes, mais l’armé d’une telle arme fait que l’ont pas le temps de sortir de cette position. D’autant plus si elle est équilibrée vers l’arrière réduisant encore la force de la chose.
    Alors quand on prend sa garde sur une tel chose il en existe deux, la garde de lance, la classique, celle que tu verras toujours, avec la tête de l’arme haute, et la garde du fou, où l’on ne s’embête pas à soutenir l’arme on en pose la tête sur le sol car d’un simple mouvement elle se relève et on joue sur l’allonge la vitesse et la puissance. C’était la garde de ta mère, très en avant comme le serpent, et attendant pour frapper de façon mortel se glissant sous la lame, ripant sur l’adversaire grâce à son équilibre en avant qui lui donne la force de faire cela, car une lame équilibré vers l’avant permet de sentir l’adversaire à travers ton arme, à travers ton bras … Elle est présente et vivante. Comme la personne qui la possède.
    Par contre je te conseil de la huilé plus souvent, lin pour le manche et algue pour les parties métalliques, l’arme commence à se faire vieille et si tu reste quelques temps à Cimméria avec la guerre qui s’annonce le sel vas lui faire du mal. C’est un acier très charbonner, un acier solide et puissante, un acier des fortes chaleurs qui y tient très bien même laisser au soleil brulant du désert, mais il n’a aucune résistance au sel, fait y bien attention.

    Mis à part ça ne te fait pas de souci pour les bouteilles et l’argent petit d’homme, j’ai vue bénédiction divine bien plus repoussantes que la tienne, alors ne t’embête point. Et je te le répète, même si je connais des gens qui jurent que la viande de Yorka est parmi les meilleurs juste derrière celle de Terrane, je préfère un petit cochon griller le matin et des œufs ainsi que du fromage. Alors calme toi tu es ici sous la protection des Dranis, si tu ne fait rien de mal te faire quelque chose reviendrais à faire quelque chose à ta maitresse… Et vue son influence je n’en ai pas spécialement envie.

    Bien ceci dit je vais t’amener à la livraison, elle me dit là que tu vas tout pouvoir ramener seul, j’espère que ton don n’est pas limité dans l’espace petit d’homme car on parle d’armée ici bas. Suis-moi …”


    Il se lève et sa taille, entre une bonne dizaine de pieds et deux toises, laisse rêveur dans cette pièce qui semble à nouveau si petite. Rapidement, comme un homme qui sait, il passe la porte avec le sac dans une main et la lettre dans la poche de son lourd pantalon qui semble avoir tellement vécu. D’une main il attrape une chemise de grosse toile en passant la porte en l’enfile en marchant d’un pas vif marqué par ses jambes immense dans les couloirs à l’écho de la grandeur, autant d’âme que de corps, du forgeron de Bor.

    Au détour d’un couloir il ouvre la poche de lourds cuire et contemple l’or, avant de refermer le cordon sans même s’arrêter de marché, passant à coté d’alcôves contenant des armes, des œuvres, des pièces ou des pots qui pourraient à eux seul former ou comté une légende sans même un regard. Il les connaît tous et en a forger la plus part depuis les quelques années, ou centaines de celle-ci qu’il arpente ces couloirs. Alors il reprend la discutions avec l’être qui doit probablement courir ou trotter à ses cotés :


    “Je m’en rappelle un peu, grande, mince, décalé comme toi dans ce décors, mais plus à son aise, comme si elle faisait plus partie que toi de la civilisation, elle croyait en son idéal, je l’ai coupé bien vite, c’était à elle d’entré l’idéal dans son arme, à elle de forger sa légende, je connaissais assez les Nézoria pour savoir quelle âme devait avoir son arme avant même qu’elle ouvre la bouche, une âme assez candide pour croire qu’elle fait le bien, une âme candide mais apte à tuer … Ces hommes et ces femmes … Ces enfants encré là dans une cité qui se dirige comme le reste du monde avec un juge pour dictateur mais qui fait croire que cela est mieux, qu’ils sont plus libre, plus droit … Un idéaliste qui a des fidèles.

    Ta mère y croyait petit d’homme, au moins quand elle est venu me voir et quand elle a pris l’arme entre ses mains, une de ses larmes de joie à même couler le long de sa hampe quand elle à fouiller dans l’arme pour chercher son âme.
    Car son âme aussi y croyait …
    Cette arme est faite pour faire le bien, pas le bien universelle, mais le bien auquel on croit, que cela passe ou non par du sang qui coule et des enfants qui pleurent leurs parents égorger devant leurs yeux.

    Voilà ce dont je me souviens de ta mère, une larme, une croyance, et du sang … Je suis triste de ne pas pouvoir t’en faire un beau portrait, un portrait que tu pourrais vénérer, mais je préfère toujours les vérités aux absurdités. L’homme à besoin de croire à besoin de voir, et de sentir, à besoin de vibré …

    Nous y voilà … Bien venu au milieu de ce que tu devras transporter, je ne sais combien de temps il te faudra pour tout avaler, et observer, je vais donc te faire mener un lit ici, et quelqu’un viendra prendre commande de tes repas … Le reste … A toi de me le dire.”


    Il sourit en ouvrant la lourde porte, et deux des quatre gardes entre avec lui alors qu’il donne le sac tout en glissant quelques mots à un homme qui était à l’intérieur derrière un bureau semblant compter plus que de raison. L’homme s’en retire avec les deux autres gardes qui seront bien vite remplacer dans la couloir, devant la porte.
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