Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]



 
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 Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]

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MessageSujet: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Lun 21 Sep - 23:43



Le bleu profond de ses yeux lui rappela celui de la mer un soir d'été, et Dahwa comprit sans l'ombre d'un doute pourquoi Yvan avait aimé cette femme, pourquoi il l'avait épousé. Les traits de son visage, bien qu'un peu fanés avec le temps et la solitude, dégageaient une douceur certaine, et la sylphide se prit à rêver qu'en d'autres temps, cette femme aurait pu être sa mère. Yvan avait-il eu des enfants avec elle? Dahwa n'aurait même pas su répondre à cette question: son amant parlait très peu de sa vie à terre, et encore moins de la femme qui l'attendait à Hesperia. Leur aventure à tous les deux avait été celle de deux âmes à la dérive, perdues en pleine mer, enfermées dans une bulle où seul comptait l'instant présent, et rien d'autre.

" Bonjour, je suis... "
Elle eut une hésitation: comment devait-elle se présenter? Bonjour, je suis la femme qui vous a fait cocue et je vous ramène les affaires de votre mari? Non.
" Je m'appelle Dahwa, j'ai repris les commandes de l'Invisible et j'y ai trouvé les effets personnels de votre mari. J'ai cru bon de vous les ramener. "
C'était mieux en effet.

Lyn, c'était son nom, ne dit pas un mot; elle fit juste signe à Dahwa de rentrer. La sylphide prit le petit coffre posé à ses pieds et baissa la tête pour passer l'encoignure de la porte. Une vie entière de piraterie, soit presque quarante années, contenues dans un modeste coffre en bois de 30 centimètres par 30; c'était ridicule mais sa vie à elle se résumait à bien moins encore - si l'on omettait son journal de bord bien sûr.

" Excusez ma visite impromptue, mais j'avais à faire en Eridania et j'ai pensé qu'il était temps de vous rendre ce qui vous appartient de droit. "
Dahwa mentait. Elle craignait bien trop la terre ferme et les tentations vénéneuses dont elle regorgeait pour s'aventurer ainsi loin de son navire. C'était Hector, son second, qui se chargeait des besognes à terre, jamais elle. Mais Hector avait refusé de visiter la veuve d'Yvan, prétextant d'autres affaires plus urgentes à régler, et Dahwa avait du se rendre à l'évidence: cinq années avaient passé depuis la mort de son ancien amant, elle lui devait bien cette ultime marque de respect.

Lyn n'avait toujours pas ouvert la bouche, elle avait ouvert une bouteille de vin et s'était servie un verre, sans en proposer un pour autant à sa visiteuse.
" J'espère que vous avez bien reçu les courriers que vous a fait parvenir Hector. Même si la somme n'est sans doute pas suffisante pour assurer votre entretien, c'est la vôtre; tous mes hommes ont été d'accord sur ce point. En tant que femme d'Yvan, soyez assurée que vous toucherez une part de notre butin jusqu'à votre décès. "

Un nuage de mélancolie voila le visage de Lyn, puis une lueur s'alluma dans ses yeux et elle leva la tête.
- Je ne veux ni de votre argent, ni de vos condoléances.
- Madame, je...
- Vous me prenez pour la dernière des imbéciles ou quoi?
- Pardon?!
- Vous croyez que je ne sais pas qui vous êtes?


Lyn se redressa puis écarta le banc sur lequel elle s'était assise avec sang-froid. Dahwa quant à elle ne bougea pas, elle se sentait mal à l'aise, presque perdue devant les soudaines accusations de son vis-à-vis. Elle aurait voulu que Kaäk, son faucon, soit là, perché sur son épaule: sa présence suffisait à elle seule à la rassurer lors de ses moments de doute.
La voix de Lyn vint soudain troubler les pensées de la sylphide.
- VOUS CROYEZ QUE JE NE SAIS PAS QUE VOUS COUCHIEZ AVEC MON MARI!?
- ...
- VOUS VOUS POINTEZ ICI, COMME CA, CHEZ MOI, AVEC VOTRE PETIT AIR INNOCENT ET PERDU, ET VOUS CROYEZ QUE VOUS ALLEZ ÊTRE PARDONNÉE ?
- Je...
- TAISEZ-VOUS! PETITE SOTTE!


Envolée l'image de la mère aimante...
Le visage de Dahwa se referma: venir jusqu'ici était une mauvaise idée, elle aurait dû le savoir depuis le début. Elle ne comprenait pas comment Lyn avait pu apprendre sa liaison avec Yvan. Mais il ne servait à rien de lui mentir en affirmant le contraire; c'aurait été bafoué la mémoire de son amant et s'enfoncer un peu plus dans une situation inextricable.
La sylphide se leva à son tour.
- Très bien, je vais...
- VOUS N'ALLEZ NULLE PART AVANT D'AVOIR ENTENDU CE QUE J'AI À VOUS DIRE!


Dahwa ignora l'avertissement et se dirigea vers la porte. Le verre la frappa à l'épaule, au moment où elle tournait la poignée. Le liquide pourpre se répandit sur sa cape et dans ses cheveux, l'odeur aigre du vin l'enveloppa presque instantanément et le verre rebondit une fois sur le sol avant de se briser.
- Tu ne vas nulle part j'ai dit...
La voix de Lyn n'était plus qu'un murmure. Puis elle bondit sur la sylphide, mue par la colère et le ressentiment qu'elle nourrissaient depuis cinq longues années, par la tristesse aussi, et la jalousie, et la lassitude.

Et l'amour, pensa Dahwa lorsque sa tête heurta le sol.




Dernière édition par Dahwa Nedjar le Ven 25 Sep - 21:09, édité 1 fois
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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mer 23 Sep - 0:16

Cela faisait plusieurs jours que nous -c’est-à-dire, moi et mon escouade- étions revenus de notre mission diplomatique en Cimmeria et le moins que l’on puisse dire, c’était que retrouver la routine de la garde, ses patrouilles, ses permanences, les arrestations ou tout ce qui a trait au maintien de l’ordre nous a bien déprimé. Après l’action que nous avons eu dans un bled glacé et perdu du nom de Gaeaf, les aventures là bas et en cours de route, le fait d’avoir rencontré les plus hauts dignitaires de Cimmeria -même si on s’en est rendu compte plus tard- rien que le fait de penser que tout ça était fini et qu’il fallait qu’on revienne à la dure réalité de la vie de garde nous avait plongé dans un état de malaise proche de la déprime. Au mieux nous étions mal à l’aise et blasé, au pire on déprimait du manque d’action dans Hesperia. Même le peu d’arrestations en force que nous avions eus à nous mettre sous la dent nous paraissait bien ternes. En effet, maintenant que nous avions assistés à une véritable bataille en Cimmeria et que nous avions même eu notre dose de bataille sur la terre ferme contre une véritable armée d’assassins, arrêter des racailles ne nous réjouissait que très peu désormais. Même moi qui adorait casser des gueules pendant les arrestations, j’en devenais blasé de leur refaire le portrait à coup de poing.

On était en train de patrouiller avec deux gars de mon escouade dans un des quartiers résidentiels de la capitale d’Eridania, un des quartiers que je connaissais peu, car assez récent et je n’y avais fait que quelques rondes, fallait dire que le coin était assez tranquille et plutôt dépourvu de vermine. Mais en tant que gardes, il nous fallait maintenir l’ordre partout et nous devions donc passer aussi bien dans les quartiers sensibles que les quartiers tranquilles, n’en déplaise aux détracteurs de la garde à qui je n’ai pas encore pété le plombage et qui affirmaient à qui voulait l’entendre que nous évitions les quartiers remplis de racailles et que nous nous contentions d’aller dans les lieux publics et les quartiers tranquilles. Parmi eux se trouvaient notamment les gardes du palais royal, ces mêmes gugusses que nous avions croisés en allant rendre visite au roi Thimothée ou en revenant de Cimmeria afin de remettre au roi un message de la part d’Irina Dranis, grande prêtresse de Cimmeria, profitant de l’occasion pour échanger quelques amabilités avec ces raides du bulbe. Ces pauvres types se payaient notre tête à nous autres du corps d’armée de la garnison de la ville, nous traitant au même rang que les paysans ou la plèbe, le grouillot de base et que nous n’étions pas assez distingués pour prétendre appartenir à l’élite de l’armée d’Eridania. En attendant lors de l’épisode marquant du Myste Rouge dans la ville, qui s’est retrouvé en première ligne afin de contenir les réfugiés, les pillards, les violeurs, les fauteurs de troubles et je ne sais quels autres salauds qui ne voulaient que foutre la merde et faire sombrer tout le monde dans le chaos ? Qui a essayé de sécuriser les évacuations, de donner un coup de main à l’autre corps d’armée qui était plus habitué à la bataille rangée que la supervision de gestion des civils, et qui au final a permis a Hesperia de rester debout et de limiter la casse ? Nous. Et étrangement aucune armure dorée ne s’est pointé et n’a montré le bout de son blair dans les rues…

C’était donc en ruminant ces pensées sombres et haineuses et en train de mâchouiller nerveusement le bout de ma sucette que nous arrivâmes à la fin du quartier que nous devions patrouiller. Encore une fois je me disais que tout était calme et que notre ronde s’achevait sur un RAS habituel. Mais en bruit me sortit de ma torpeur et me mit le doute. Finalement on allait peut être avoir un peu d’action. On entendit quelqu’un hurler de colère, une voix de femme puis un bruit de verre brisé.  On mit quelques secondes pour déterminer la provenance des cris. On entendait également des bruits sourds en se rapprochant, certainement un corps à terre et des coups donnés. Mes gars me regardèrent avec hésitation, ne sachant pas comment agir sur la conduite à suivre. Moi je n’hésitais pas une seconde, je défonçais littéralement la porte de ses gonds, il y avait certainement une vie en jeu. Le spectacle s’offrant à moi failli me faire rire autant qu’il me laissait médusée. Il y avait une femme, disons entre deux âges, qui était en train d’essayer certainement de fracasser le crâne d’une autre femme à terre et qui se protégeait la tête de ses bras. Mes gars rentrèrent à ma suite et l’un d’entre eux se chargea de plonger vers la jeune femme à terre pour s’assurer qu’elle allait bien tandis que moi avec mon autre coéquipier tentèrent de maîtriser la véritable furie qu’était devenue cette femme. J’ignorais complètement la raison de cette rixe et je m’en moquais royalement, il fallait juste calmer cette harpie. Elle vociférait, elle gesticulait contre nous, je tâchais de me contrôler, de ne pas la démolir complètement mais malgré le fait que nous la retenions et que mon collègue avait sorti son épée, elle continuait de bouger dans tout les sens.

Cela m’exaspérait au plus haut point et je décidais de la gifler sans lui donner une droite qui à coup sûr lui aurait entièrement démonté la mâchoire tellement cette femme commençait à m’énerver. Deux gifles violentes partirent en direction de cette femme, la première arrêtant ses cris et la deuxième l’envoyant contre le mur proche d’elle. Mon collègue essaya de la retenir et d’amortir sa projection contre le mur tandis que je jetais un œil en direction de mon autre coéquipier qui était en train d’examiner les blessures de la victime. Je croisais désormais le regard de la jeune femme pendant quelques secondes de mon expression sévère que mes gars me connaissaient bien avant de tourner la tête et m’apercevoir que l’autre femme était dans les pommes. Mon collègue l’avait assis sur une chaise et essayer de la positionner de façon à ce qu’elle ne tombe pas. Je retournais vers l’autre membre de mon escouade et de la jeune femme.


- Ca va madame ? Garde d'Hesperia dis-je en montrant l'écusson que j'avais redessiné sur mon armure. Venez on vous évacue de là, vous avez une vilaine plaie à l’arrière du crâne. Et vous puez la vinasse aussi. Leyan, aide la à se relever. Mais ouiiii regarde elle peut marcher. Dom, laisse la bordel, mais oui elle se réveillera t’en fais pas. Remettez la porte sur les gonds les gars. Je me fiche de savoir comment mais remettez la, mais oui on s’en fout si ça tient pas longtemps.

Les gardes s’exécutèrent et pendant que mes hommes essayaient de remettre la porte pour masquer mon entrée fracassante, je supervisais l’opération, la jeune femme à côté de moi.

- Vous êtes nouvelle ici ? Je ne me souviens pas avoir vu votre tête dans le quartier
dis-je sans la regarder directement, continuant d’examiner le travail de mes subalternes mais gardant un œil discret sur notre victime du jour.
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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Ven 25 Sep - 20:56




Les bras devant les yeux, Dahwa ne cherchait même pas à rendre les coups qu'elle prenait; la punition était en quelque sorte méritée. Lyn avait tous les droits d'être furieuse contre elle: elle avait couché avec son mari, elle avait reprit les commandes de son navire et de surcroît, elle avait attendu cinq longues années avant de lui faire parvenir les effets personnels d'Yvan. Cinq ans à nourrir sa rancœur, c'était long...
L'odeur aigre du vin la prenait à la gorge, et les coups répétés de Lyn sur ses avant-bras et son ventre l'obligeaient à hoqueter pour trouver l'air qui lui manquait. Si les nerfs de son adversaire pouvait se calmer rapidement... Dahwa n'était pas sûre de pouvoir tenir éternellement ainsi, et son enveloppe charnelle n'était plus de première jeunesse.

La sylphide ne put qu'entendre la porte voler en éclats dans son dos. Puis, des bras se saisirent de Lyn et l'écartèrent brusquement. Dahwa pouvait enfin respirer, sans avoir besoin de protéger son visage. Une paire d'yeux inquiets se pencha sur elle, et, légèrement sous le choc, elle ne réussit qu'à afficher un pâle sourire pour tenter de le rassurer. Mais lorsque le garde, puisque c'en était manifestement un, tenta de vérifier l'étendue de ses blessures, elle se redressa vivement. Ce qui eut pour conséquence de la faire vaciller et d'inquiéter encore davantage son vis-à-vis. Elle tâcha de le rassurer, et au passage de l'éloigner un peu d'elle:
" Je vais bien. Laissez-moi juste un peu d'espace pour respirer. "

L'homme s’exécuta et Dahwa poussa un léger soupir de soulagement, avant de constater l'ampleur des dégâts dans la demeure.
Coincée entre deux autres gardes, un homme et une femme, Lyn continuait de vociférer, toutes griffes dehors, telle une furie. La sylphide voulut calmer le jeu, expliquant que tout était de sa faute et qu'il suffirait qu'elle s'en aille pour que tout rentre dans l'ordre. Mais elle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche: la garde venait d’asséner deux gifles retentissantes à Lyn. Les cris cessèrent et la vieille femme fut projeter contre le mur.
Les yeux de la garde croisèrent ceux de la sylphide. La sévérité de ses traits se reflétait encore davantage dans l'étincelle de ses yeux. Mais Dahwa n'était pas du genre à s'effrayer pour si peu, et après tout, du point de vue des gardes, elle était la victime dans l'histoire...
Il faudrait juste songer à garder son épée bien à l'abri des regards. Les cavaliers de Sharna n'étaient jamais les bienvenus et son statut de victime pouvait vite devenir celui de bourreau si les gardes se rendaient compte qu'elle portait encore le symbole de son ancienne caste.

Le garde aida Dahwa à se lever comme le lui avait demander sa supérieure. Une vilaine plaie au crâne? La sylphide palpa l'arrière de sa tête et ne put que constater que la douleur se concentrait en effet en un endroit bien précis. Elle grimaça en effleurant la plaie. La blessure n'était sans doute que superficielle, mais fallait-il encore que son corps soit capable de se réparer seul. Onguents, pommades et sutures n'étaient pas des remèdes miracles, si son enveloppe charnelle n'avait pas la force de se "régénérer", elle risquait fort de se retrouver dans une situation peu accommodante: le conseil lui refuserait une nouvelle enveloppe par principe.

Les gardes entreprirent de remettre la porte sur ses gonds tandis que Lyn reposait inconsciente sur une chaise, la tête tombant sur sa poitrine et les bras ballants.
Dahwa ignora la question de sa vis-à-vis et ne put laisser échapper un reproche à peine dissimuler.
" Vous n'y êtes pas allée de main morte. La prochaine fois songez à retenir vos coups avant de frapper un citoyen lambda: tous n'ont pas eu votre entraînement. Et Lyn n'est plus toute jeune. "

Ou comment s'attirer des ennuis inutilement, songea Dahwa en voyant le regard de la jeune femme se poser sur elle.

La sylphide s'approcha de Lyn et prit machinalement son pouls. Rien de grave apparemment, elle était juste évanouie, sans doute un peu secouée par l'attaque inattendue de la garde mais elle irait mieux d'ici quelques heures.
Les gardes ayant remis en place, bien que de guingois, la porte de la maison, Dahwa estima qu'il valait mieux ne pas trop s'attarder: si une nouvelle échauffourée explosait lorsque Lyn se réveillait, les gardes n'auraient d'autres solutions que de les emmener au poste toutes les deux et la sylphide aurait préféré éviter toute sorte de fichage. Ses anciens compagnons avaient le bras long et elle ne souhaitait pas voir tous ses efforts pour disparaître de la circulation réduits à néant à cause d'une simple dispute.

Elle griffonna trois mots sur une page arrachée à son journal de bord et le posa en évidence sur la table.
" Merci pour tout. J'espère que vous me pardonnerez aussi bien le dérangement que mes erreurs passées. Affectueusement. D. "
C'était ce qu'elle pouvait faire de mieux. Même si... c'était de loin le message le plus pathétique qu'elle ait pu écrire.
Puis elle se retourna vers les trois gardes qui manifestement n'attendaient plus qu'une chose: qu'elle sorte.

Elle baissa de nouveau la tête en passant sous le chambranle de la porte, grimaça car la blessure à l'arrière de sa tête était encore douloureuse et adressa un signe au garde qui avait pris soin d'elle un peu plus tôt.
" Merci d'ailleurs. Désolée je suis encore un peu étourdie je suppose. Est-ce que vous devez m'emmener au poste? Je suis un peu pressée je vous avoue alors si on pouvait éviter ce genre de formalités. Ce n'était qu'une dispute de voisinage, non? "


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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Sam 26 Sep - 0:15

En entendant la réponse de la victime, je tournais rapidement la tête vers elle, la même expression que tout à l’heure lorsque je posais les yeux sur elle. Malheureusement j’eus souvent droit  à ce genre de remarque, voilà la gratitude que je récoltais pour avoir sauvé la peau des gens. Cela ne justifiait pas non plus que je doive infliger une beigne à la victime en réponse même si l’envie me prit mais j’avais appris avec le temps à ne pas toujours répondre par des coups.

- J’ai retenu mon coup et j’y suis allée de main morte si cela peut vous soulager la conscience. Cette femme n’est peut être plus tout jeune mais je la laisserai dans cet état vous massacrer la prochaine fois ça vous ira mieux ?


La fin de ma phrase tourna vers un ton très sarcastique, exprimant mon agacement envers la reconnaissance de la jeune femme qui me tenait compagnie. Je croquais bruyamment dans la boule de sucrerie au bout de mon bâton de sucette avant de me tourner de nouveau vers mes gars qui avaient enfin réparé la porte, enfin plutôt rafistolé. Je leur levais mon pouce pour signaler mon approbation à leur travail et soulagés, ils s’approchèrent en attente de nouveaux ordres. Je regardais de nouveau notre sauvée du jour qui était en train d’écrire un mot à la hâte sur un bout de papier. Je jetais à ce qu’elle avait écrit et en guise de réponse à mes coéquipiers, je levais rapidement les yeux au ciel, m’interrogeant très rapidement sur la pertinence d’un tel acte mais je balayais cette pensée de mon esprit car cela n’était pas mon problème. En voyant de nouveau la victime se tourner vers nous, je regardais de nouveau mes gars afin de leur donner des instructions. Il fallait emmener cette femme au QG pour faire un rapport et ensuite la laisser partir car elle était la victime, nous allions donc l’escorter. Leyan acquiesca à la jeune femme lorsque celle-ci demanda si elle devait aller au poste mais je l’interrompis ensuite.

- Leyan tu ouvres la marche, on rentre au nid. Dom tu fermes la marche, et fait attention qu’on te lance pas de pots de fleurs comme la dernière patrouille. J’accompagne mademoiselle jusqu’au QG. Allez on bouge ou alors une bande de racailles qui ne me connaissent que sous le nom de Vilaine et qui veulent casser du garde va nous attendre à la sortie du quartier, le raffut a peut être attiré la vermine. Putain Leyan, t’as du vin sur les fesses.


Mon compagnon de patrouille venait de me tourner le dos et une tâche rougeâtre était apparue sur son arrière train. Je ne me posais pas de questions sur le pourquoi du comment du vin s’est retrouvé ici hormis par le fait que le garde avait dû se rouler dans le vin à terre comme le cochon se roule dans la boue. Je levais les yeux au ciel avant de sourire sinistrement et j’entendis mon collègue dans mon dos pouffer de rire, la main sur sa bouche mais ne pouvant vraiment empêcher le son de sortir. Puis mon groupe se mit en branle, Dom tâchant de refermer soigneusement la porte en priant pour qu’elle ne cède pas. Fort heureusement, elle resta en place et nous pûmes partir sans aucun autre souci que de rester coordonnés et en groupe.

On sortit enfin du quartier résidentel en question et on déboucha sur une place fréquentée. Ce n’était pas une des places les plus grandes mais il y avait pas mal de monde qui y circulait. Je jetais un œil en direction de notre captive et je ne m’alarmais pas, elle se contentait de marcher au même pas que nous et de nous suivre. Nous autres de la garde, regardèrent autour de nous afin de décourager d’éventuels troubles-fêtes et de surveiller le plus de gens et d’espace possible. Je croisais habituellement le regard des gens qui me zyeutaient à chaque fois que je débouchais dans un endroit public bondé et cela faisait longtemps que je ne réprimandais plus les regards intrigués ou interrogateurs lorsque que l’on me regardait, les regards se détournaient ou se baissaient tout seul lorsque je croisais le leur. D’ailleurs on croisait une autre escouade de gardes du même corps d’armée que nous et qui était stationnée dans un coin de la place un peu surélevé sur une espèce d’estrade. On salua les types au passage et leur chef me demanda qui était la jeune femme avec nous. Je répondis que c’était une victime d’une bagarre de voisinage et que nous l’emmenions au QG. Leur chef jeta un œil vers la femme en question avant de nous saluer.

J’étais en train de triturer mon bâton de sucette, mon bout de sucrerie ayant disparu dans mon estomac depuis longtemps et je jetais de nouveau un œil vers la jeune femme que nous escortions. Des questions se formèrent dans ma tête, plus par professionnalisme et habitude plutôt que par curiosité. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? Etait-elle d’Hesperia ou venait-elle d’ailleurs ? Qu’avait-elle fait pour mériter un tel traitement de la part d’une femme d’âge mûr ? Etait-elle impliquée dans une quelconque affaire d’adultère ou d’héritage ou quoi que ce soit d’autre ? Tant de questions qui se bousculèrent mais que je chassais assez rapidement car ces questions allaient être posées et elles trouveraient réponse au QG. Toutefois, je tenais à  mener mon petit interrogatoire tout en continuant à marcher vers le QG.


- Je vous ai posé une question tout à l’heure : êtes-vous d’Hesperia ou d’ailleurs ? Vous dites que c’était une dispute de voisinage mais je ne me souviens pas vous avoir aperçu dans le coin. Quel est votre nom ?
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Duscisio Balibe

MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Sam 26 Sep - 17:42

De par de son retour d'un voyage de Hellas au Haut-monastère et la préparation du prochain déplacement, de nombreux allers-retour sont à prévoir en ville et dans sa boutique pour diverses courses. La boutique apparemment calme depuis des semaines déjà se voyait disposer de quelques visites dont les passants revenaient bredouillent pour la plupart. Leur herboriste habituel semble trop occupé pour pouvoir prendre en charge ses clients. Ce voyage qui arrive bientôt, ne demande qu'un ou deux jours d'attente maintenant.

La porte de la boutique la plus calme de la ville s'ouvrait enfin d'une présence que tout le monde connaissaient aux fils des années. Cette silhouette de taille moyenne habillée d'une cape d'un vert profond dont la capuche lui couvre la tête du soleil et cache sa chevelure argentée. Un petit sac à bandoulière semblant un peu vide l'accompagne sur sa gauche cachant partiellement son épée qui ne le quitte jamais même en ville ou le port d'arme est limité pour éviter les conflits. Des moyens de défense, il n'en ait jamais dépourvu, mais l'épée est toujours la plus douce pour éviter simplement de provoquer le moindre dégât aux maisons à proximité. Question de principe.
Fermant derrière lui en se penchant légèrement vers une serrure un peu spéciale. On ne le voyait pas de la rue, mais un petit arc électrique sortie de son doigt, entraînant un petit cliquetis métallique. Vérifiant que la porte est bien fermée, la poignée bloquée confirma l'efficacité une fois de plus.
Volt-face, le premier pas enchaîna le second puis les autres à suivre longeant la rue, saluant les passants croiser sur son chemin d'un signe de tête, s'arrêtant pour certains afin de discuter des nouvelles de la journée et des prochains à suivre. Se montrant très amical avec tout le monde, son commerce avait fait sa réputation et son professionnalisme depuis des années durant. Toute la ville sauf quelques exceptions le connaissaient maintenant. N'approchant jamais du palais royal par exemple, il ne prend aucune connaissance avec les grands nobles et autres têtes importantes. Cela ne l'intéresse aucunement. Rendre service à la population lui suffit largement et grand dieu qu'elle l'en remercie gracieusement chaque jour qui passe. Ses derniers mois pourtant il ne possédait guère que quelques revenues.

Restant sur ses économies, il préparait pourtant un long voyage de deux mois. En premier lieu pour un déplacement à Ridolbar avec une femme. La suite, il ne la connaît guère. Il sait par contre qu'il avait l'intention de se séparer d'elle une fois leur affaire terminer pour continuer quelques choses de plus personnel en allant davantage vers le sud.
Son but ? Personne ne le connaît. D'ailleurs personne ne sait où il va réellement. Il ne parle plus beaucoup de ses projets comme s'il se méfiait de tout et de tous. Certains vous dirons même qu'il est devenu bizarre, bien que cela soit déjà un trait de caractère qui le démarque déjà beaucoup.
La raison de sa sortie aujourd'hui était tout autre. Les quelques courses prévues à ce jour concernait justement les dernières finitions comme l'achat des denrées alimentaires, non périssable de préférence pour lui suffit quelques jours jusqu'aux prochains ravitaillements. Le voyage qui était prévu allait se faire à pied et se révélerait donc assez long.
Deux mois.
Par certaines habitudes, il ne lui restait plus grande chose aujourd'hui pour finir sa préparation. La récolte des graines de ses plantes pour garder le nombre de plantes rares intact était sans aucun doute la plus importante en matière d'herboristerie. Durant des années il avait voyagé pour les trouver, jusqu'à la plus rare mais certains manquaient encore à l'appel. Ses relations lui donnaient de temps en temps des informations sur une personne en possédant une et l'information est vite confirmée.

En voulant quitter les quartiers résidentiels des murmures s'échangeait sur un fait récent d'une femme qui aurait démonté violemment une porte de ses poings pour aider une autre femme qui se faisait agresser pour on ne sait quelle raison. Ce genre de rumeur se faisait de plus en plus courant depuis qu'une femme avait été tuée violemment il y a quelques mois maintenant.
Aussi grand Hesperia, les ragots couraient vite au travers des rues de la ville. Les violences les plus graves y étaient très détaillées. Allants des faits parfois un peu exagérer semblait-il aux descriptions des personnes responsables ou victimes. De sa mémoire, Duscisio arrivait à se souvenir de chaque détail qui avait été cité, car les mêmes détails étaient nécessaires pour se souvenir d'une plante en particulier pour éviter la confusion qui entraînerait des erreurs irrémédiables.
Les courses, cela revient un peu à la même chose. Seul pour cette fois, Tuanio n'a pas tenu à l'accompagner dans le bruit des pas de millier de personnes sur la place publique. Et il restait un corbeau qui n'avait que le droit à la parole. La plupart de ses achats tournait dans la plus grande humeur aussi pénible était la corvée. Diverses blagues ou marchandages pour vendre un produit comme un autre soit des histoires qu'il demande volontairement comme d'un commerce qui aurait ouvert ou fermé.

À fur et à mesure, le silence blanc approchait à la vitesse d'une marche funèbre. Attirant les regards et éloignant ceux qui ne voulaient avoir aucun ennuie. Une escorte traversait la place de pavés gris. Une femme entre deux gardes dont les cheveux sont aussi argentés que les siens, enfin à un détail près, une tâche noire abîmait cette beauté - une sylphide pensait-il - que l'on trouve rare dans une ville aussi bondée.
L'herboriste fut attiré par cette femme, non pas parce qu'elle était belle, mais pour son escorte et sa blessure, alors qu'il approchait il interpella la garde pour qu'elle s'arrête un instant sans prendre en compte le regarde de certains passants embarrassés de son intervention.

Excusez-moi, gardes. Mais cette femme est blessée. Peut importe ce qu'elle a fait, il faut soigner ça.

Alors qu'il fouillait un peu dans son sac, en possession toujours d'un petit onguent pour les petits bobos. Alors qu'il tendait un petit bocal opaque il précisa :

Prenez ça pour soigner cette vilaine p...

Il posa alors soudainement son regarde sur une seconde jeune femme qui l'interrompit. Son regard changeait d'un instant à l'autre. Comme d'un méprit, il se souvenu alors de la description qui tournait il y a deux ou trois mois.

Oh...

Un six tatoué sur la joue par deux lettres de l'alphabet, un V et un I à côté de l'autre désignant le chiffre "cinq" et le chiffre "un" dans une addition tout ce qu'il y a de plus simple. Cheveux rose, un regard aussi dynamique que violent. La blessure était de son fait ? Les rumeurs peuvent être mal interprétées, mais les anciennes restaient souvent gravés.

La mauvaise graine de l'armée Hespériane est de sortie.

Il n'avait aucunement mâché ses mots. Certaines personnes voyaient en cette remarque une pure provocation, d'autres ne prenaient aucun courage à le mener à la raison, même de lui prendre le bras pour le sortir de là et présenter indirectement ses excuses. Ils en firent rien.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit



Dernière édition par Duscisio Balibe le Lun 28 Sep - 23:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Lun 28 Sep - 21:35



Dahwa ne prit pas la peine de répondre à la réplique cinglante de la garde. Cette dernière avait raison, un peu, beaucoup même, mais d'une part la sylphide n'était pas du genre à reconnaître qu'elle avait tort, et de deux, elle restait persuadée qu'il y avait quand même des moyens moins... violents de calmer la rancœur d'une vieille femme. Elle soutint le regard méprisant de la jeune femme en face d’elle l’espace de quelques instants, ignorant au passage le regard entendu qu’elle jeta à son collègue après avoir lu le message que la sylphide avait laissé en évidence sur la table. Certes Lyn venait d’essayer de lui arracher la tête, mais il n’en restait pas moins qu’elle était la veuve d’Yvan et donc une personne à qui Dahwa devrait toujours le respect… bien qu’elle ait couché avec son mari.

La sylphide comprit bien vite qu’elle ne pourrait échapper à une petite visite au poste. Cette perspective était bien loin de la réjouir, mais quelle autre possibilité avait-elle ? Filer entre les pattes de la garde serait beaucoup trop suspect. Elle se savait déjà rechercher par les cavaliers de Sharna, et mis au rebut par Cimmeria, elle ne tenait pas à s’attirer en plus les foudres d’Hesperia. Mieux valait faire bonne figure, suivre les consignes données par la patrouille, ce n’était après tout que la procédure habituelle pour ce genre d’incident. Du moins le supposait-elle.
Personne en Hesperia n’avait eu vent de ses mésaventures passées. Plus vite elle se pliait aux exigences de la garde et plus vite elle pourrait rentrer chez elle, et enfin quitter la terre ferme, n’est-ce pas ?

Soigneusement encadrée par la patrouille, Dahwa quitta les lieux et s’engagea dans les ruelles du quartier résidentiel. A l’allée, elle avait été obligée de demander au moins trois fois son chemin à des passants pour arriver à destination. Hesperia était, de son point de vue, un labyrinthe infernal dont elle aurait bien été incapable de s’extirper sans l’aide de la patrouille.
N’ayant plus besoin de se préoccuper de la direction à suivre, Dahwa en profita pour observer la garde qui se tenait à ses côtés. La jeune femme faisait sa taille, ce qui déjà était peu courant, elle était au moins aussi fine qu’elle et manifestement plus musclée. Mais ce que personne ne pouvait éviter de remarquer en la voyant, c’était la crinière rose qui trônait sur son crâne. La sylphide n’avait jamais rien vu de tel, et pourtant parmi les pirates, les coupes de cheveux excentriques étaient de rigueur cependant aucune n’égalait celle de la garde. Voulait-elle absolument que les gens se retournent sur son passage ? Pour Dahwa qui aimait tant la discrétion, un tel choix était inconcevable… La sylphide nota aussi le piercing et le tatouage sur la joue : VI. Elle s’en demanda la signification mais n’osa pas poser la question.

La patrouille finit par déboucher sur une place fréquentée. Comme prévu, la plupart des personnes présentes se retournèrent sur leur passage. Tout ce que détestait Dahwa : trop de monde et beaucoup trop d’attention…
Ils croisèrent une autre patrouille et la sylphide ne put s’empêcher de noter le regard que lui jeta leur chef. Elle n’aurait su dire pourquoi mais ce regard la dérangea. Peut-être juste parce qu’elle détestait qu’on la détaille de bas en haut comme il venait de le faire. Peut-être aussi parce qu’elle s’inquiétait que quelqu’un ne la reconnaisse. Peut-être parce qu’elle était juste paranoïaque…

La femme aux cheveux roses la tira de ses pensées. Si Dahwa avait su éviter les premières questions, ne pas répondre à celles-ci finirait par la rendre suspect. Il lui suffisait de s’en tenir au strict minimum et tout irait bien.
« Je m’appelle Dahwa et je… »

Elle fut coupée dans sa réponse par l’intervention d’un homme habillé d’une cape verte. Blessée ? Elle ? La sylphide mit un certain temps à comprendre de quoi parlait l’inconnu. L’insensibilité à la douleur propre à ceux de son espèce lui avait presque fait oublier qu’elle se baladait avec une grosse balafre à l’arrière du crâne.
Sans lui laisser le temps de répondre, l’individu lui tendit un petit flacon contenant manifestement un onguent. Croyait-il vraiment qu’elle allait accepter ainsi, de la part d’un royal inconnu, un baume dont elle ne connaissait pas la contenance ? Et puis les gardes qui l’accompagnaient avaient sans doute prévu de la soigner une fois arrivés à la caserne.
La sylphide allait poliment refuser mais, une nouvelle fois, l’étranger ne lui en laissa pas le temps : son attention s’était déjà tourné vers la jeune chef de patrouille. La connaissait-il personnellement, s’étaient-ils déjà croisé dans des circonstances similaires, elle n’en savait rien, mais toujours est-il qu’il ne mâcha pas ses mots à l’encontre de la garde. Quelles qu’aient pu être leur relation, bonne ou mauvaise, Dahwa ne put s’empêcher de penser que l’inconnu y allait un peu fort et ne tarda pas à le lui faire savoir.

« Je ne sais pas qui vous êtes, Monsieur, ni quelles sont vos relations avec cette jeune femme, mais vous n’y allez pas de main mortes… »
Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la sylphide lorsqu’elle songea qu’elle avait déjà utilisé cette même expression à l’encontre de la garde un peu plus tôt.
« … L’apprentissage de la politesse vous ferait le plus grand bien, je crois. Quand à ma blessure, il avait déjà été convenu avec la patrouille ici présente que l’on me soignerait une fois arrivés à la caserne. N’est-ce pas ? »
Elle se tourna vers sa compagne d’un jour pour qu’elle confirme ses propos, même si aucun accord n’avait été passé au préalable.

Les propos de l’inconnu avaient suffi à redonner à Dahwa l’assurance, l’éloquence et la froideur qui la caractérisait d’habitude. Certes ses relations avec la garde n’avaient pas démarré du bon pied, mais elle ne supportait ni le manque de politesse de l’étranger, ni l’outrecuidance de ses propos, et encore moins le mépris qu’il témoignait à la jeune femme. Par le passé, la sylphide avait bien souvent dû faire face à ce genre de propos méprisants, parce qu’elle était une femme dans un monde d’homme, parce qu’elle avait la réputation d’être froide et distante, ou simplement parce qu’elle était différente…

Quand arrêtera-t-on de marginaliser la différence, songea-t-elle.


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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mar 29 Sep - 0:44

J’écoutais attentivement ce que me disait la victime du jour tout en gardant un œil sur la route que Leyan prenait pour aller au QG mais aussi pour essayer de déceler un éventuel fauteur de troubles qui viendrait vers nous. Alors que la jeune femme était en train de m’apprendre son prénom qui était Dahwa, un type débarquant de je ne sais où nous accosta, vêtu d’une cape verte à capuchon. Je n’avais pas vu arriver le bougre plus tôt et par réflexe je m’interposais entre Dahwa et le nouvel arrivant. Cela n’eut pas l’air de choquer notre captive mais l’encapuchonné porta immédiatement son attention sur moi. Je lui rendis le regard méprisant qu’il me balançait. Il se cachait derrière des belles paroles et son apparente politesse mais il était certainement un de ces types qui une fois hors de mon champ de vision ne devait pas hésiter à m’appeler Vilaine. Mais il arriva quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas vraiment : Dahwa, car c’est ainsi que je la nommerais désormais, s’occupa de remettre l’encapuchonné à sa place. Et malgré la remarque mal placée du type, cela me fit sourire d’un air mauvais et commença à m’amuser. Je répondis d’un air entendu à Dahwa faisant comme si cela avait été décidé mais à vrai-dire j’avais complètement oublié sa blessure car apparemment elle ne la gênait absolument pas. Puis je me tournais alors vers mon autre coéquipier, Dom.

- Exactement, nous n’allions pas vous laisser dans cet état. Eh écoute ce type Dom, il paraît qu’on est de la mauvaise graine ! Et t’as vu, même Cheveux d’Argent qui s’y met regarde !

On commençait à s’esclaffer grassement avec Dom alors que celui-ci s’approchait de nous en même temps que Leyan. Tout en riant, je fis signe à Leyan de venir plus près et j’arrêtais soudainement mon rire pour regarder mon subalterne. Je fis quelques gestes dans un langage codé que j’avais mis au point avec mon équipe. Par signes, j’indiquais à Leyan d’aller chercher quelques gars de l’escouade qu’on venait de croiser et de nous rejoindre au cas où car je n’avais pas un très bon pressentiment par rapport à l’encapuchonné. Leyan s’exécuta et partit chercher des renforts au pas de course. Dom continuait de rire mais je lui mis une main sur l’épaule pour essayer de le calmer. Mon coéquipier se plaça derrière en biais par rapport au nouvel arrivant. Je souris d’un air sinistre à Dom avant de cracher mon bâtonnet de sucette qui atterrit dans le caniveau et de regarder de nouveau l’encapuchonné.

- Bon c’était bien marrant tout ça mais on a un boulot nous, donc gardez votre pot, on se passera de vous. Maintenant circulez le samaritain.


J’avais déblatéré les derniers mots du même air méprisant qu’il me lançait d’en dessous de son tissu. Du coin de l’œil je vis arriver Leyan en compagnie de trois autres gardes et il semblerait que Dahwa l’ait remarqué aussi. D’ailleurs pas mal de gens tournèrent la tête vers nous et certains s’étaient mêmes arrêtés afin d’observer ce qui se passait. Il devait être peu commun ici de voir non seulement le Poing de la Garde se balader dans le coin mais en plus de voir une telle concentration de gardes au même endroit au même mètre carré. Voyant que le type ne bougeait toujours pas, je jetais un regard entendu à Dom qui avait déjà la main sur la poignée de son épée et qui l’avait un peu sortie. Entretemps l’escouade de renfort était arrivé à notre hauteur et Leyan s’était posté à côté de Dahwa.

Les renforts étaient guidés par le chef de l’escouade que nous avions croisé et celui-ci ne manqua pas de reluquer Cheveux d’Argent pendant quelques secondes, en pensant certainement que personne ne le verrait parce qu’on était tous occupés à surveiller l’encapuchonné. Puis il me regarda et la lueur de lubricité que j’avais décelé se dissipa instantanément pour se muer en respect professionnel. Il se redressa et regarda tour à tour le type encapuchonné puis moi-même. Puis il lança d’une voix assez forte pour je ne sais quelle raison, pour essayer peut être d’impressionner Dahwa ou l’encapuchonné ou les deux. Je regardais le chef d’escouade d’un air moitié surpris, moitié furieuse. A cause de ce débile, peut être que les ennuis allaient commencer ou non. Toutefois, j’aurais aimé qu’il ne s’entiche pas de notre victime et qu’il fasse son travail, pas qu’il lui fasse la cour dans son boulot. Mais je retrouvais aussitôt mon expression de sévèrité habituelle afin de rester professionnelle le plus longtemps possible avant de céder à la tentation de mettre mon GROS poing dans la figure de l’encapuchonné pour m’importuner avec ses broutilles et ses grands airs et dans la figure du chef d’escouade voisin pour mauvaise exécution de ses prérogatives de chef d’escouade ou en d’autres termes, essayer de mettre le grappin de façon lourdingue.

- Tout va bien ici ?

- Oui sergent, tout va bien, nous étions justement en train de signifier à monsieur qu’il devait nous laisser autrement cela serait considéré comme entrave à un agent des forces de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions. Pas vrai les gars ?
que je lui répondis d’une voix que je voulais doucereuse mais également menaçant de représailles si le bougre n’obtempérait pas tout en continuant à regarder l’encapuchonné, les bras croisés sur ma poitrine.

En guise de réponse, mes coéquipiers s’esclaffèrent de plus belle et même les types de l’escouade de renfort échangèrent un regard entendu en souriant d’un air mauvais. Je regardais tour à tour l’encapuchonné et Dahwa. Je m’arrêtais sur cette dernière pendant quelques secondes avant de nouveau me tourner vers l’autre afin qu’il déguerpisse au plus vite. Je le fusillais du regard afin que celui-ci comprenne qu’il valait mieux pour lui qu’il se tire sinon on se chargeait de le travailler un peu avec mes gars avant de l’embarquer au QG pour son obstruction dans notre patrouille.
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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Sam 3 Oct - 0:53

[HRP] Comme m'zelle n°6 est pressée j'ai fais ce que j'ai pu. '-'

Sans s'en rendre compte Duscisio avait coupé à la jeune femme sa réponse dans une question qu'il n'avait lui-même pas entendu. Pour ce qui est de la réponse par contre, son nom fut bel et bien mentionné. Alors qu'il ne faisait que proposer son aide concernant une blessure, ses réflexes vint à interpeller directement. Considérant que toute blessure doit être soignée rapidement, il ne tenait pas vraiment compte de se présenter et montra directement le soin à prodiguer sans demander le moindre son.
La surprise de se savoir blesser ne pouvait que signifier qu'une sylphide se trouver devant lui. Autrement comment pouvait-elle ne pas savoir qu'elle était blessée et le sang noir était l'une de leurs caractéristiques en plus de leur corps proche de la perfection, ou de leur insensibilité à la douleur.
Il ne répondit à la réaction de la jeune femme aux cheveux d'argent, seule un petit sourire en coin semblait habiller son visage quand il remarqua la garde qui était censée s'occuper de son problème. Par contre, pour ce qui était la garde, son commentaire ne semblait pas du tout lui plaire pour s'interposer comme ça.
Quoi de plus surprenant ?

La bonne nouvelle, c'est qu'aucun entre eux ne reconnaissait au premier regard, l'un des grands herboristes de la cité. Ce groupe de soldat devait être arrivé donc il y a peu de temps, quelques mois dirons-nous, pour ne pas connaître par cœur les commerçant du coin qui pourraient se manifester quelle que soit la raison.
La mauvaise c'est que leur rire ne semblait pas vraiment plaire à Duscisio qui constatait qu'elle ne semblait pas être au courant des rumeurs qui couraient sur elle. Pas son escouade, elle seule. Les regards échangés des deux personnes semblaient lancer des éclairs de méprit dans l'instant précédent. Comme de mauvais lien déjà tisser, les ennuies semblaient déjà être présent quand la grande bouche s'ouvrit sans retenue.
Dans les rires de hyènes, le rosier blanc gardait tout son calme. Observant les faits et gestes, ses derniers n'apportaient rien de bon. Cela n'avait pas l'air de le déranger. Tout ce qu'il faisait, c'était venir aider la jeune femme blesser et donner son avis personnel à haute voix.
Rien d'agressif ne ressortait de l'attitude de l'encapuchonné, alors quand elle lui signala qu'il pouvait ranger son pot, il fit deux pas en arrière, la main libre sur sa poitrine d'un air blessé du refus de son aide.

Oh. Oseriez vous dire que je donnerai un poison à la demoiselle ? Loin de moi une telle pensée !

Alors que son regard croisait la femme aux cheveux d'argent, ses mèches également argentés se révère à la lumière des soleils qui éclairaient enfin une partie de son visage. Son pas en arrière révélait aussi très bien son épée en vue, le pied droit en arrière, sans qu'il s'en rende compte. Il ouvrit le pot pour le mettre son nez avant de rejeter sa tête en arrière.

Hum. Ça ne sent peut-être pas très bon mais c'est relativement efficace. J'essaierais de le parfumer la prochaine fois.

Trois autres gardes arrivaient.
Le regard de leur inconnu s'affina quand il les remarquait du coin de l'œil. Il n'y avait pas que le baume qui sentait mauvais. Il n'aurait jamais pensé qu'il ferait l'attention même de la garde présente sur la place publique. Sans compter que son épée au fourreau n'allait peut-être pas arranger les choses. L'attention de la population avait aussi été attirées par ici, certains s'éloignaient pour éviter de se faire blesser par mégarde.
Le gradé qui s'interposa soudainement fut rassuré de la bonne entente qui était en train de s'échanger ici. Rangeant son pot dans son fourre-tout, l'albinos écoutait attentivement la réponse de la numéro six répondre au gradé.

Il y a méprise. Je ne fais que prodiguer un premier soin à la demoiselle ici présente... L'exercice de vos fonctions ?

La dernière expression se fit sous un murmure alors qu'il affichait bien une surprise, dans le sens où lui aussi, faisait par de ses fonctions malgré le fait qu'elle n'en avait pas conscience. Depuis quand c'était un mal d'aider une personne blessée. Certes, la demoiselle aux cheveux d'argent l'avait envoyé balader, mais ce n'était pas une raison de prendre son avis personnel aussi strictement. À croire qu'il l'avait attaquée personnellement.
Sans ajouter un mot, il fit un ou deux pas en arrière de plus, surtout en remarquant que l'un des gardes avait commencé à dégainer son épée. Non pas qu'il craignait quelques choses pour lui, mais pour la population autour d'eux. Si la garde avait la gâchette facile, il n'était pas étonnant de son compliment les avait touchés. Qui dégainerait dans un lieu public ? Par prévention, un petit courant d'air semblait tourner autour de l'albinos. Sa cape se soulevait anormalement de quelques centimètres alors qu'aucun vent ne soufflait naturellement.
Attendant un petit instant qu'il s'éloigne, une question lui trottait dans la tête, encore moins amicale que la précédente. Il semblait y réfléchir un moment, jusqu'à que quelques secondes passe et qu'il vint à lui poser la question.

L'exercice de vos fonctions autoriserait donc le meurtre, que dis-je, le massacre d'une jeune femme ?

Duscisio tu vas trop loin !


La stupéfaction d'un commerçant qui semblait connaître son nom, le fit réagir immédiatement. Le dénommé Duscisio jetait par contre un regard des plus sévères sur le détail qu'il venait de lancer. Il ne semblait guère d'effrayer, il était même encore plus méprisable qu'avant. C'était la continuité de sa première attention à son égard. La numéro six était la première et seule personne visée ici. Son air de défi n'engageait qu'à lui attirer des ennuis. L'intéressement qu'il avait d'entendre sa réponse sur cette rumeur qui courait sur cet accident lui tenait à cœur. Enfin en apparence.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mer 7 Oct - 0:21



Dahwa tourna, malgré elle, la tête en direction de l'escouade qui arrivait vers eux. Les choses ne prenaient pas vraiment la tournure qu'elle avait espérée. Plus il y aurait de monde, plus leur petit attroupement attirerait l'attention et moins elle aurait de chance de passer inaperçue.
L'un des sbires de la garde, celui qu'elle appelait Dom, avait porté la main à son arme, la retirant légèrement de son fourreau pour que chacun puisse en admirer l'éclat. De son côté, l'inconnu avait machinalement fait un pas en arrière en réaction à la réplique circonspect de la sylphide, et elle pouvait désormais distinguer l'épée qui pendait à son côté. De mieux en mieux, celui-là aussi était armé. Dahwa pria intérieurement pour que tout cela ne dégénère pas en bagarre générale, même si cela aurait peut être pu lui permettre de filer en douce de son côté.

Le chef de l'escouade qui venait de les rejoindre reluqua la sylphide de bas en haut. Elle sentit un frisson parcourir son échine: c'était exactement le genre de regard qui lui donnait envie de vomir, ou bien de taper sur son vis-à-vis; le genre de regard qui la réduisait à un vulgaire morceau de viande. A bien y penser, si bagarre il y avait, elle en profiterait peut-être pour taper un peu sur celui-là avant de prendre la tangente.

Les choses commençaient à s’envenimer plus que de raison et Dahwa avait la vague impression qu'on l'ignorait complètement. Les gardes s'esclaffaient dans son dos, l'inconnu avait manifestement des comptes à régler avec la jeune femme aux cheveux roses et pour ce faire il n'hésitait pas à utiliser la sylphide comme argument. Mauvaise technique, pensa-t-elle en son for intérieur.
Heureusement, un des badauds attroupés interrompit l'inconnu. Le regard de Dahwa se posa sur le commerçant. En plus d'avoir provoqué un petit regroupement l'inconnu n'en était pas un, il était même connu dans la ville. Un murmure de réprobation parcourut la foule en même temps qu'une légère brise se levait. De mieux en mieux...

" Monsieur... Duscisio, puisque c'est manifestement votre nom. Désolée de vous interrompre, vraiment, mais pourrait-on cesser cette querelle inutile? Je suis loin d'être morte, si c'est bien de moi que vous parlez, encore heureux d'ailleurs et plus vite les choses seront réglés, plus vite je pourrais rentrer chez mois, ne vous en déplaise. "

Le capitaine des gardes, profitant de la confusion générale, avait reposé son regard lubrique sur elle et la sylphide faillit hoqueter de dégoût lorsque celui-ci lui fit un clin d'oeil. Vraiment? VRAIMENT? Pour qui se prenait cet...
Un cri strident stoppa net sa colère. Kaäk. Dahwa poussa un petit soupir de soulagement et fit volte face pour regarder le faucon fondre droit sur eux. C'était son jeu préféré, fondre sur les gens et au dernier moment écarter les ailes pour ralentir sa course et se poser en douceur sur l'épaule de sa compagne. C'est d'ailleurs ce qu'il fit, mais à l'instant même où il déployait ses ailes, la sylphide sentit une main se poser sur ses fesses sans gêne. Elle crut que les yeux allaient lui sortir de la tête et pourtant il fallait vraiment la chercher pour qu'elle s'énerve. Elle avait appris à contrôler ses nerfs et sa colère depuis longtemps maintenant. Mais elle ne put résister et sa main jaillit brutalement tandis qu'elle faisait volte-face, et ses doigts s'écrasèrent sans ménagement sur la joue de... Duscisio. Un mouvement de stupeur agita une nouvelle fois la foule. Oups...

" Euh... Je... Pardon! Ca ne vous était pas destiné, je... "

Une nouvelle fois, elle ne put terminer sa phrase, ni punir le véritable coupable (qui s'était d'ailleurs lâchement replié derrière son escouade). Un cri avait retentit dans la foule derrière Duscisio et Dahwa constata qu'une femme était tombée à terre, bousculée par un type encapuchonné dont on ne distinguait pas le visage. Non... Un mouvement sur sa gauche lui indiqua qu'un deuxième homme s'approchait du petit attroupement. Non, non... Un troisième sur la droite. Un quatrième lui emboîtant le pas. Non, non, non... Ils l'avaient retrouvée... Et avec toute cette histoire, personne n'avait surveillé, tous étaient trop focalisés sur la dispute qui grondait entre la garde et l'inconnu.

" Merde... "

Une flèche siffla à son oreille et se planta dans le sol, au milieu du petit groupe. C'était le signe de ralliement, les quatre encapuchonnés se précipitèrent dans leur direction.



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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mer 7 Oct - 17:13

Le sourire mauvais que j’arborais en attendant que l’encapuchonné se tire s’élargit alors que je l’entendis éructer sa jérémiade certainement sur la morue qui voulait me tuer alors que je voulais rentrer chez moi et que j’avais finalement massacré dans une ruelle non loin de mon atelier. J’en était pas fière, il est vrai que j’aurais pu juste lui en mettre une et la laisser mais étrangement, voir quelqu’un s’en soucier à ce point me réjouissait. Le fait qu’il nous la jouait chevaleresque et poli et tout le couplet me donnait encore plus envie de lui mettre également un pain, juste histoire de le faire taire. Il avait toutefois quand même évoqué un bien mauvais souvenir dans ma mémoire et je me préparais à lui balancer une réplique bien cinglante avant de l’écarter de force de notre chemin car j’estimais qu’on a perdu assez de temps, histoire de voir si le gugusse allait sortir de ses gonds ou pas car son air de bienveillance philantrope me paraissait tout sauf crédible. Je vis la grimace que fit mon coéquipier Leyan  lorsque je sentis une légère brise se lever. Il n’y avait pas un seul petit pet de vent sur toute la place et je me disais donc que ce léger courant d’air était tout sauf naturel, voire magique.

Un type venait de crier dans la foule qui était en train de s’amonceler autour de nous et s’adressait apparemment à l’encapuchonné qui portait le nom de Duscisio. Ce nom ne m’était pas très étranger, j’en avais peu entendu parler mais quelques types au QG l’évoquait de temps en temps et aussi à l’infirmerie. D’après ce que je savais, le type était un herboriste assez connu, jamais trop de vagues, pas de casier à son nom à ma connaissance. En même temps c’est pas comme si j’aimais mettre mon nez dans la paperasse et ce n’est pas mon genre de fréquenter le milieu des herboristes. Je jetais un œil en direction du dénommé Duscisio alors que celui-ci regardait apparemment le gars qui venait de crier. On aurait dit que cela le contrariait. Dommage coco hein ? Je sais qui tu es maintenant, plus besoin de te la jouer et te cacher sous ta capuche. Connu ou pas connu, tu nous fais perdre notre temps et tu m’énerves. Dahwa me sortit de mes pensées et je dois dire qu’elle essayait de vouloir calmer les choses et cela n’était pas pour me déplaire. Je démonterai volontiers le Duscisio mais j’avais quand même plus important à faire.


- Duscisio l’herboriste hein ? Hm. Figure toi que cette morue voulait me massacrer elle aussi. Donc….
je prenais faussement l’air en train de réfléchir … oui ça m’en donnait le droit. C’était de la famille ? Ou ta petite amie ? C’est dommage je m’en voudrais d’avoir brisé une idylle…

Je souriait toujours aussi sinistrement devant l’autre mais avant qu’il ait eu le temps de répondr, j’entendis un cri qui venait d’en haut et me fit reculer d’un pas. Je vis donc un rapace approcher à grande vitesse et je m’écartais vivement lorsque celui-ci ralentit brutalement et se posa sur l’épaule de Dahwa. Je regardais d’un air de reproche le faucon posé sur l’épaule de Dahwa. Toutefois, quelque chose d’autre m’interpella. En effet, le sergent de l’autre escouade était en train de reluquer de manière fort peu discrète ma captive. J’allais lui dire d’arrêter de le faire sur le champ mais Cheveux d’Argent fut plus rapide que moi. Une grosse gifle partit mais elle n’atterrit pas sur le sergent mais sur Duscisio. Je laissais échapper un petit rire moqueur alors que l’autre se mangeait la baffe. Mais mon hilarité fut de courte durée. Je fis volte-face et vit une femme tomber à terre, bousculée.

Des capuches venaient d’apparaître dans la foule et nous reluquaient. Une flèche sortit de nulle part et se planta juste entre moi  et Dahwa. Un air mauvais apparut sur mon visage et je dus prendre une décision très rapide. Je ne savais pas à qui ces types en voulaient mais ils ne voulaient certainement pas du bien. L’autre sergent avait battu en retraite avec ses sbires et nous laissa en plan, moi, Leyan, Dom et Dahwa. Je me disais qu’en restant ici nous allions y laisser notre peau, il fallait qu’on atteigne le QG au plus vite, on aurait des renforts en masse et on sera beaucoup plus en sûreté. Mais il fallait se frayer un chemin avec ces cons qui nous talonnaient. J’attrapais de force le bras de Dahwa dans mon gantelet.


- Dahwa avec moi ! Leyan et Dom vous nous couvrez les miches. ALLEZ EN AVANT !


J’avais complètement oublié le dénommé Duscisio dans la confusion et j’eus le malheur de le trouver sur mon chemin. Je l’écartais sans ménagement en le projetant violemment à terre d’un coup d’épaule et j’entraînais Dahwa dans mon sillage en lui tenant fermement le bras. Mes deux gars nous collaient presque et nous nous mîmes à courir. Il y avait encore un peu de chemin à faire avant d’arriver au QG mais ce n’était pas impossible.

L’un des encapuchonnés vint vers nous et fit un saut en l’air pour atterrir entre Dahwa et moi. Je lâchais Cheveux d’Argent avant de brandir le poing droit pour cueillir l’aminche en plein vol. Je le chopais pendant qu’il était en l’air et je le projetais violemment ensuite contre un bâtiment juste à côté de nous afin de l’écarter de notre route. Je tournais rapidement la tête pour m’assurer que Dahwa était toujours avec nous, un petit cri au dessus de nos têtes me confirma que son piaf volait avec nous. Le faucon pourrait nous être utile afin d’anticiper les mouvements des assassins mais je ne sus dire si cette pensée fut aussi partagée par Cheveux d’Argent et son rapace. On continuait de courir mais les encapuchonnés ne nous lâchaient pas. Autant d’acharnement pour descendre une escouade de gardes et une captive me rendit furieuse et aussi dubitative. Est-ce que ces cons étaient des sbires au Duscisio ? M’en voulaient-ils aussi pour avoir massacré celle qui voulait m’éventrer ?

Mes pensées furent interrompues car deux silhouettes encapuchonnées venaient de surgir devant nous, nous coupant la route. Je voulus faire demi-tour mais les deux autres capuches nous coupaient la retraite. En regardant de nouveau vers ceux qui nous barraient le chemin vers devant, je vis le QG au loin derrière eux. Nous n’étions plus très loin… Je jetais un regard à Dahwa à côté de moi.

- Dis donc Cheveux d’Argent, c’est qui qu’ils veulent buter avec autant d’acharnement ? Mon regard se tourna vers les deux de devant qui s’approchaient lentement, dague et épée à la main. C’est toi ou moi ?
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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mer 14 Oct - 14:04

Visiblement la remarque de l'encapuchonné avait été pris pour la demoiselle aux cheveux d'argent. Elle avait compris qu'elle était la morte en question. Hors ce n'était pas le cas.

Je ne parle pas de vous, mademoiselle. Ne vous en déplaise, mais je voulais confirmer les rumeurs. Loin d'imaginer que cela vous dérangerait.

Le ton que lâchait l'albinos avait un ton plutôt sévère. Le sujet de conversation portait sur la mort d'une personne hors une sylphide reste vivante malgré leur mode de vie étrange. Un commerçant l'avait interpeller aussi, il ne peut s'empêcher de se questionner qui pouvait être la personne en question. C'était une vieil homme dont la tonsure commençait au haut du front, il n'avait rien de particulier si ce n'était que le tablier étonnamment laid : le vendeur de légume. N'y accordant pas d'importance trop longtemps, la suite avait de quoi surprendre.
Utilisant les mêmes mots que son interlocuteur pour démontrer qu'elle avait bien été responsable d'un acte de barbarie, l'herboriste affichait un regard que l'on n'aimerait jamais croiser. Bien pire que le précédent, les yeux regardaient la jeune femme à l'origine de ses murmures. Qui plus ai, celui qui venait de commencer il y a quelques minutes à propos d'une femme qui aurait été assommé pour en sauver une autre. La jeune femme aux cheveux d'argent devait être celle qui venait être aidé. Un peu tard certes à cause de sa blessure à la tête, mais elle n'avait rien de plus grave. Malgré ça, son intervention pour soigner était tout à fait légitime et uniquement dans le bon sens.
Au final, la rumeur avait donc belle et bien un fondement. La numéro six ne cherchait même pas à démentir son geste.

Vous ne valez pas mieux que les cavaliers de Sharna.

L'insulte était bel et bien des plus brusques. Comparé une garde d'Hespéria à un cavalier était un outrage important. Il ne tenait même pas en compte la suite de paroles. Peu importe qui était cette femme qu'elle avait « massacrée », une garde digne de ce nom fait utilisation avant tout de la raison plutôt que de la violence, surtout dans une cité comme Hespéria ou la garde était pour maintenir l'ordre et non semer le meurtre dans les rues.
Prenant une baffe assez forte pour lui faire tomber la capuche et tourner la tête, il posa une main sur la joue rougit alors que jeune femme aux cheveux d'argent s'excusait d'un geste qui lui était pas adressé. Ainsi elle pouvait enfin remarquer le visage du dénommé Duscisio. Ses cheveux d'argent n'étaient que le hasard d'une ressemblance proche de la jeune femme et des yeux d'un rouge sang prononcé. Il n'accorda aucune intention au geste et fit un "non" de la tête. Peut-être qu'il était allé trop loin, mais il ne supportait aucunement que l'on puisse retirer la vie de quelqu'un aussi brutalement pour la raison qu'elle allait faire de même. La comparé aux cavaliers par contre était volontaire.

La conversation fut interrompue.
L'oiseau qui arriva sur l'épaule de la jeune femme passait presque inaperçu à cause d'une femme fut mise à terre par un autre inconnu. Une flèche arrivait juste après en plein milieu du groupe. Cela n'avait rien à voir avec Duscisio qui cherchait à savoir d'où elle venait. Partant du principe que la réaction de Dahwa semblait que la chose arrivait pour elle. Pourquoi donc ? En pleine place publique en plus.
Le temps de voir autour de lui, quatre personnes cachées par leur cape approchait en toute hâte. Visiblement oublié, Duscisio fut sèchement écarté afin que la garde passe accompagner de Cheveux d'argent. Au vu du geste, il s'éloignait de son chemin de son gré pour éviter de se faire renverser et ainsi surveiller ce qu'il se passait autour. Fallait-il intervenir ? Deux hommes les accompagnaient pendant que l'autre autre était laissé sur place.

Un homme se trouvait sur le passage de la garde. Accueillit à poing fermé, il fut mis à terre à un mettre devant elle pour l'écarter du chemin qu'elle avait l'intention de prendre pour s'enfuir. Suivie par les attaquants, Duscisio s'interposa pour un d'entre eux. Celui-ci s'arrêta net.

Pousse-moi de mon chemin, gamin.
Sans façon.


Sans réfléchir une seconde, Duscisio poussa son sac en bandoulière derrière son dos pendant que l'inconnu sortait une dague. Afin de se défendre du coup de son agresseur, Duscisio lui saisis le bras armé et le mis à terre en le passant par-dessus son épaule avant de lui tordre le poignet pour qu'il fasse tomber sa lame. Alors qu'il essayait de se relever, l'albinos lui mit le pied sur le torse avant de dégainer son épée noire pour le pointer avec et le prévenir indirectement de ne plus bouger le temps qu'un soldat arrive.

Joli coup, jeune homme.
Je vous laisse celui-là pour voir comment les deux femmes s'en sortent.
Pas si vite jeune homme, c'est à...


N'attendant en rien les consignes de la garde, Duscisio commença sa course, épée à la main, le bras tendu, le sac toujours sur le bas de son dos. Il avait un mauvais pressentiment. Si seul quatre hommes s'étaient montrés rien ne dit qu'il pouvait être plus nombreux. Qui avait tiré la flèche ? Pourquoi attaquer en pleine ville alors que la garde d'Hespéria s'y trouve en nombre ? Qui était cette Dahwa ?
Alors qu'il pensait les avoir perdue de vue, Duscisio tomba alors sur les deux femmes qui étaient maintenant encerclées par quatre hommes. Il était bien plusieurs. Il y en avait d'autres ? La bonne, mais aussi la mauvaise nouvelle c'est que les soldats d'Hespéria n'avaient pas été semer et interpella l'albinos. À peine le premier eut le temps de prononcer un mot qu'il fut interrompu par la réception du sac du jeune homme qui désirait s'en libérer. Il leur chuchota :

Je sais que ce n'est pas de mon droit, mais si vous ne faites pas ce que je dis vous risquer de perdre l'un des vôtres. On ne sait pas combien ils sont. Donc suivez ce que je dis.

Leur donnant le conseil de faire le tour pour encercler les inconnus, Duscisio précisa qu'il allait faire son action ici seul. À ce moment précis, une poussière noire semblait tourner autour de lui après avoir marmonné quelques étranges paroles. Suivis de quelques autres mots alors qu'il s'engagea dans l'action.
La numéro six posait sa question, quelques instants après, l'un des hommes qui barraient leur retraite reçu quelque chose de pointu dans l'omoplate dans un cri de douleur. Ne laissant le temps d'agir, deux autres objets volèrent non loin des deux femmes pour se loger dans l'un des membres supérieurs des deux qui leur barrait la route dont elles avaient empruntés la direction à l'origine.
Se mit alors à ralentir. Trois des hommes avaient semblait-il une épée miniature dans leur chair, la même que celle que portait l'herboriste dans sa main.

Il semblerait que la demoiselle soit la cible si je ne me trompe pas. Criait-il le regard qui fixait celle qui était concernée. Il semblerait alors que vous devez quelques explications à celle qui vous accompagne.

Levant la main gauche, pour créer une autre de ses épées miniatures, il observa l'action des quatre hommes ici présent. Trois était blessé mais rien ne dit que le quatrième allait rester immobile.


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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mer 21 Oct - 23:51



Dahwa aurait voulu ignorer la discussion entre l'inconnu encapuchonné et la jeune femme aux cheveux roses jusqu'au bout. Son passé lui interdisait de juger qui que ce soit pour le meurtre d'une personne: même si elle avait toujours du mal à l'admettre, elle avait certainement tué plus que tout ceux présents sur la place à ce moment là. Le temps et la patience d'Yvan lui avait appris à vivre avec, à ne pas succomber au remords, du moins pas trop souvent, mais elle ne pourrait jamais cesser de se reprocher ses actes passés. Si l'homme haïssait sa compagne pour un seul meurtre... quelle pourrait être sa réaction s'il apprenait que la sylphide qu'il voulait à tout prix soigner, en avait perpétré des dizaines?

La capuche de Duscisio tomba dans le feu de l'action et elle put apercevoir ses cheveux d'argent et ses yeux rouges. Mais avant même de pouvoir se poser la moindre question sur la nature de l'encapuchonné, Dahwa fut frapper de plein fouet par sa remarque acerbe à l'encontre de la garde.
La jeune femme connaissait l'étendue du mépris et du dégoût qui reposait entre les lignes de ce genre d'insultes. D'habitude les gens n'osaient même pas prononcer à voix haute le nom de cette secte sordide, à tors ou à raison, toujours est-il que dans n'importe quelle bouche il s'agissait de la pire insulte qui soit. Duscisio ne pouvait pas savoir bien sûr... Il ne pouvait pas savoir n'est ce pas?

Les épaules de Dahwa s'étaient déjà affaissées lorsque les tueurs entrèrent en jeu. Toutes émotions avaient quitté son visage, à peine pouvait-on discerner le léger plissement au coin de ses yeux. Le mal était fait, le mal avait été fait depuis bien longtemps d'ailleurs, et comme par hasard, il avait choisit sa seule excursion à terre en l'espace de cinq ans pour venir se rappeler à son bon souvenir. Kaäk quitta l'épaule de la sylphide en toute hâte face au danger, il était de toute façon plus utile dans les airs.

La garde aux cheveux roses empoigna fermement Dahwa. Ce fut sans doute cela qui la sauva d'ailleurs, non pas des intrus, mais d'elle même. Parce qu'elle avait eu, subrepticement, l'impression que son passé ne cesserait jamais de la hanter. Parce que pendant une seconde, elle s'était dit que les choses seraient peut être mieux ainsi. Le monde tournerait peut-être plus rond, sans elle.
Elle se laissa entraîner par sa compagne comme un vulgaire chiffon et ne prêta même pas attention à l'encapuchonné que celle-ci envoya valser. Puis deux autres sbires se ruèrent sur eux, et deux autres encore leur coupèrent tout moyen de retraite. Ni l'une ni l'autre n'eut l'occasion de dire quoi que ce soit, trois des quatre inconnus s'effondrèrent à terre, frappés semblent-ils par de minuscules épées. D'où...? Duscisio, la bourrasque de vent... Un magicien? La sylphide n'avait pas le temps d'y réfléchir plus longtemps mais elle rangea machinalement l'information dans un coin de sa tête.

Dahwa sentait son souffle s'accélérer. Il en restait toujours un. Un homme dont elle ne pouvait distinguer le visage. Un homme qui voulait la tuer. Et le sang avait déjà été verser; bien que personne ne soit encore mort, c'était déjà bien essayé pour désenrayer l'adrénaline dans son sang, l'excitation dans ses muscles, la haine dans le creux de son ventre.
Il fallait juste... la contrôler, se contrôler. Yvan le lui avait appris. Respirer, profondément. Inspirer, expirer. Longuement. Inspirer, expirer. Elle sentit son souffle s'apaiser. Son poing était tellement serré qu'elle savait ses phalanges blanchies par la pression. Ses articulations craquèrent. Le plissement au coin de ses yeux avaient disparu. Parfait. Elle avait repris la maîtrise de son corps, comme le lui avait appris Yvan, comme le lui avait appris son mentor.
Maintenant, ne restait plus qu'à agir, mais d'abord, il fallait trouver pourquoi. Quelle raison justifiait ce qu'elle allait faire, quelle autre raison que la haine...

Le quatrième n'avait que faire du rituel de sa victime. Il était venu pour la tuer, tels étaient les ordres, et la récompense était trop belle pour ne pas tenter sa chance: avec un tel pactole il pourrait sans doute se mettre à l'ombre pendant un certain temps.
Il n'hésita pas une seconde, brandissant son épée, il se rua sur la femme aux cheveux d'argent.

Dahwa porta la main à son épée sans avoir trouver la "raison", il était trop tard pour tergiverser, c'était elle ou lui. La lame glissa dans son fourreau, mécanisme savamment huilé par des années de pratique. La sylphide évita d'un pas leste sur le côté le tranchant de son adversaire, tandis que Anwaar, son épée se frayait un passage entre les côtes de l'assaillant. L'assaut dura à peine quelques secondes, et l'homme s'écroula face contre terre, son sang se répandant doucement sous lui. La sylphide avait déjà rengainé Anwaar. Personne ne pouvait avoir vu le blason qui en ornait la garde, elle avait veillé à le garder à l'abri des regards.

Un sourire s'épanouit sur les lèvres de Dahwa, une étincelle au fond de ses yeux s'alluma, la jouissance... NON! Elle avait tué quelqu'un, on ne pouvait éprouver de la jouissance à ôter la vie, jamais. Yvan le lui avait appris.
Elle baissa la tête. La raison? Elle ou lui, il n'y avait pas plus simple raison. Inspirer, expirer. Profondément.

" Manifestement, oui, c'est moi que l'on voulait tuer. Pourquoi? Je n'en ai pas la moindre idée... Mais peut être qu'on devrait se mettre à l'abri avant de continuer cette discussion non? Au cas où d'autres encapuchonnés traîneraient dans les parages. "

Mentir était la meilleure chose à faire. Moins la garde et Duscisio en sauraient, mieux ce serait. S'ils étaient mis à la question par les chevaliers, ils n'auraient rien à dire. Et dire la vérité était... juste hors de question.


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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Dim 25 Oct - 23:54

Je n’esquissais pas un geste pendant que les 4 rigolos s’approchaient de nous, l’air très vindicatif. Mes poings étaient levés et Dahwa était apparemment armée dans le dos. Cela me fit de nouveau penser à devoir fouiller les suspects ou les gens qu’on emmenait au QG. Toute façon, elle aurait été fouillée à l’entrée et son arme lui aurait été retirée. Néanmoins, je n’eus pas l’occasion de faire parler mes poings car 3 des types qui nous menaçaient s’effondrèrent en criant de douleur, des objets pointus enfoncés dans leur corps. Je fronçais encore plus les sourcils, flairant l’usage de la magie. Le dernier type encore debout ne le resta pas très longtemps. En effet, il sauta sur Dahwa mais je ne réagissais pas car j’étais focalisée sur ce qu’elle faisait. Elle dégaina une épée et tua son ennemi sans coup férir. Son geste n’était pas d’une vitesse supersonique mais suffisamment rapide pour me déconcerter et pour riposter à son assaillant qui, après avoir raté son assaut, payait son erreur par la mort. Je jetais un œil à un des gars au sol et je vis que celui-ci remuait encore. Je lui écrasais le visage d’un violent coup de talon qui fit gicler un peu de sang, ponctuant mon geste d’un vif « Ta gueule ».

La présence du QG non loin, nous assurait des renforts immédiats et deux équipes de gardes arrivèrent sur les lieux, leurs chefs se présentant à moi. On se saluèrent et je donnais quelques instructions concernant les lieux. L’endroit fut très vite bouclé et un cordon de sécurité fut aménagé par les gardes. J’entendis ce que Dahwa me disait et j’opinais de la tête approuvant ses dires. On se préparait à se remettre en route lorsque je me retournais et que je vis Duscisio de loin. Je sentis une bouffée de haine me monter envers cette raclure qui me blâmait pour rien mais je n’esquissais pas un mouvement. J’allais vers quelques gardes en donnant des instructions afin de le maintenir à distance. Le cordon empêchait pour l’instant quiconque de pénétrer dans la zone, le temps que les corps furent évacués. Je pus m’approcher suffisamment de lui afin de répliquer. Je sentis sa haine et son mépris dirigés vers moi mais je m’en fichais. Par contre je ne souriais pas.

- Oui t’as raison, je vaux même pire qu’eux, je voulais rentrer chez eux tellement ça me bottait de semer la mort et la destruction, c’est tellement génial de tuer au nom d’un dieu à la con… Mais je faisais beaucoup trop de zèle donc ils m’ont pas gardé. Je marquais une pause, histoire de laisser les mots peser avant d’enchaîner. Navrée pour ta copine, la prochaine fois prends en une qui n’est pas suicidaire et qui a des tendances meurtrières, ça t’évitera d’avoir le cœur brisé et d’être rempli de haine et de mépris, c’est pas très bon pour la santé parait-il. Pardon d’avoir gâché ta journée coco.

Je tournais les talons en esquissant mon sourire mutin, n’écoutant même pas l’éventuelle réponse que cet abruti me sortirait certainement pour se croire toujours dans son bon droit. Par réflexe, je brandissais mon gros majeur droit dans mon dos dans sa direction quelques pas plus loin. Peu importe ce que lui pensait de moi, j’en pensais encore plus de mépris et il ne valait pas mieux que la crasse que j’avais sur mes bottes. J’allais retrouver Dahwa et on se mit en route pour le QG. Alors que l’on marchait vers le bâtiment, je me penchais pour me rapprocher de Dahwa.

- Il t’aime bien dis donc le Duscisio, tu l’as envoûté ? Il avait tellement…  Je disais ce dernier mot d’un air totalement désespéré … envie de te soigner, ce devait être sa mission ultime et vitale. Y me fait marrer avec ses airs, il se croit le meilleur et tout le couplet mais des cocos comme ça herboriste connu ou pas y en a à la pelle ici.

En arrivant au QG, les gardes à l’entrée du bâtiment nous arrêtèrent. Je fis volte-face en barrant la route à Dahwa.

- Je t’aime bien Cheveux d’Argent mais tu vas me donner ton épée et toute autre arme que tu as. Seuls les soldats sont ici autorisés à porter une arme. Je prendrais ensuite ta déposition et je te laisserais ensuite partir en te rendant tes armes évidemment. Par contre n'essaie pas d'agir contre nous ou de nous fausser compagnie, ça me ferait mal de devoir abîmer ton joli minois de non-terrane.


Les bras croisés sur ma poitrine, j’attendis patiemment que Dahwa s’exécute en remettant ses armes à un garde à l’entrée, sous mon œil attentif. Dahwa ne s’est pas montrée hostile envers moi ou un membre de la garde mais je restais vigilante. Une grosse droite était prête à partir si jamais elle essayait de nous fausser compagnie ou de nous attaquer et cette fois, je ne laisserais pas passer ma chance de péter une gueule de plus aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   Mar 10 Nov - 16:03

Un dernier homme restant était encore valide pour se battre, pendant que les trois autres agonisaient de leur blessure d'une épée minuscule dans leur bras ou leur jambe.
Duscisio maintenant une petite épée en lévitation juste au-dessus de sa main attendait une action pour la contrer. Qu'allait-il faire maintenant qu'il était seul contre trois ? Il se rua sur elle, trouvant la raison de dégainer sa propre arme pour se défendre.
Duscisio toujours loin derrière, semblait levé le bras pour donner l'ordre à l'épée qui lévite devant lui de se lancer comme toutes les autres. Le problème c'est que la jeune femme s'était mise entre lui et l'agresseur. Retenant son geste de lancer, il observa la scène.
Le geste et l'esquive montrait qu'elle avait une expérience du combat, le tranchant du métal frappa les côtes de l'agresseur qui tomba avant de laisser rependre son liquide vitale comme d'un vase tout juste fracasser sur les dalles d'une cuisine.
Épée rengainée l'affaire semblait déjà terminé pour l'albinos qui baissa son bras, rengaina sa propre épée et tendit l'autre main vers les minuscules épées qui se trouvaient toujours dans le membre de chacun des trois agresseurs encore en vie. Semblant bouger toute seule, Duscisio ne prêtait aucune attention à la grimace des hommes dans la douleur quand ses lames quittèrent la plaie maintenant ouverte de chaque inconnu.
Revenant vivement à l'herboriste, les lames noires couverte par quelques gouttes de sang éclatèrent en une poussière de même couleur avant de retourner dans la manche de leur propriétaire qui ne semblait pas cacher de l'étendue de cette capacité à contrer une épée copiée comme par magie.
Marmonnant quelques paroles à soi-même, il continua par l'observation des gardes qui arrivèrent quelques secondes après, la poussière noire continuant de voler autour de lui comme d'une assurance à celle de voir les hommes blessés agir dans le désespoir.

Ses trois là sont à vous.

L'un des gardes lui rendit son sac en le remerciant d'avoir agit et même avoir sauvé la numéro six présentée sous le nom de Vilenya. Maintenant il pouvait mettre un nom à ce visage. Il se tût et ne porta aucun regard.
La jeune femme aux cheveux d'argent semblait se porter bien malgré l'homme qu'elle venait d'abattre et les gardes prenaient la relève. L'herboriste fut sermonné, mais félicité également. Trois agresseurs étaient encore en vie et pouvait maintenant parler pour en connaître un peu plus sur cette affaire.
Tuer quelqu'un était contre ses principes, mais cela ne l'empêchait pas de faire la différence entre le fait de se défendre et d'ôter la vie de quelqu'un pour pouvoir survivre et tuer pour le plaisir de le faire. C'était cette idée qu'il défendait, pas le fait de connaître ou non une personne pour justifier qu'il fallait tuer ou non.
Alors qu'en la garde rose s'approchait de lui pour répliquer, il jeta un regard. Et quel regard. Semblant avoir méprise, il justifia dans un ton de défi et très sombre.

Je ne connaissais en rien la personne en question.

Ses yeux se plissaient davantage et il la pointa du doigt comme si un avertissement allait lui être lancé, bras enveloppé de cette poussière noire étrange comme si elle allait reformée une nouvelle épée miniature pour l'agresser à son tour.

Mais je ne supporte pas la mauvaise graine dans votre genre. Vous êtes une honte dans la garde Hespérianne.

La matière noire prit l'aspect d'une épée quand il terminait ses mots. Semblant en premier lieu hors de contrôle, Duscisio réagissait d'un geste du bras qui dispersa à nouveau dans une minuscule explosion de poussière l'épée qui avait presque terminé sa formation complète.

Li tismni di li maota ti di niotchu itchitri rasvla.
Le temps de la mort et du néant sont révolues.


Dans ses mots surprenants les gardes par leur incompréhension totale de leur signification, le pouvoir de Duscisio lié à ses armes disparurent soudainement. Comme d'une clef et d'un verrou plus rien ne paraissait agir autour de lui malgré le regard méprisant la numéro six.
Entendant de loin ce qu'elle citait à la jeune femme qu'elle escortait on voyait bien que cette dernière ne connaissait pas très bien la ville pour parler d'herboriste, qu'elle devait confondre avec diverses boutiques où l'on vendait de petits ingrédients qui en étaient liés.

Il regarda la jeune femme d'argent et fit un geste pour s'excuser de son intervention déplacée avant de remettre sa capuche sur la tête et ajuster son sac sur l'épaule pour continuer de parler aux gardes qui lui posèrent quelques questions.


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MessageSujet: Re: Terre Ferme... [PV Vilenya & Duscisio]   

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