Lliane Taël, dite la Pieuse



 
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 Lliane Taël, dite la Pieuse

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MessageSujet: Lliane Taël, dite la Pieuse   Mer 23 Sep - 12:47



Lliane, la Pieuse
« Œuvrer pour la Vie. »




IDENTITE : Lliane Taël
SURNOM : La Pieuse
AGE : 26 ans | SEXE : Féminin
PEUPLE :  Terran
CASTE : Eclari
METIER :  Bibliothécaire, mais peut s'improviser professeur.




DON : Agilité développée/Grande adaptabilité

SPECIALITES : Chemin de Ténéis – Sa curiosité lui a permis d'apprendre à reconnaître les astres. Le ciel l'a toujours fascinée et l'accès aux ouvrages d'astronomie n'a eu pour effet que de lui faciliter la tâche et d'assouvir son besoin d'apprendre. Depuis qu'elle vit à Amaryl elle a eu la possibilité d'accroître un peu plus cette spécialité qui, elle en a l'intime conviction, lui servira tôt ou tard.

Herboristerie – De même que pour l'astronomie c'est un domaine qui l'intéresse tout particulièrement et qui lui permet le contact avec la nature. En effet, rien de mieux pour apprendre que d'aller sur le terrain même si les livres ont fortement contribué à lui enseigner tout ce qu'elle sait à ce propos.

Puissance catalytique – Lliane est partie du principe que cela lui serait utile, voilà pourquoi elle a fait ce choix tout en sachant que les informations nécessaires se trouvent à portée de main !

POUVOIRS : Sens développés - Invisibilité - Empathie - Traverser les matières


Elle ne possède qu'un stylet dont elle ne sait pas particulièrement se servir. Elle n'a jamais appris à manier des armes, même si cela peut s'avérer utile mais la peur qu'elle entretient à l'égard des combats ne lui donne pas vraiment l'envie d'en apprendre plus. Ce stylet est dissimulé à divers endroits selon ses tenues. Étant assez court et protégé par un petit fourreau en cuir épais elle peut aisément le placer dans les manches de ses robes lorsqu'elles sont larges. Autrement il se trouve être caché dans les pans de ses capes ou encore porté à la taille sous ses robes.

Vous me direz pourquoi le dissimuler ? Après tout elle doit y avoir accès le plus vite possible si elle se trouve dans l'incapacité de fuir ou d'utiliser ses pouvoirs. Eh bien malheureusement ça ne marche pas si facilement. Lliane considère que personne ne devrait avoir à porter d'arme, surtout dans des lieux aussi paisibles qu'une bibliothèque ou autre sanctuaire. Oui oui, les bibliothèques relèvent du sacré pour elle. Et ne voulant pas inquiéter ou troubler la paix de tels lieux elle préfère dissimuler son arme.


Lliane a très souvent autour de la taille une petite ceinture en cuir à laquelle une sorte de petit sac, en cuir lui aussi, est accroché par des passants. Ce sac lui permet d'y mettre tout ce qu'elle trouve utile comme de petites bourses d'herbes qu'elle récolte dans la nature, éventuellement des fioles de petite taille afin d'y transporter des huiles ou décoctions qui lui sont d'une grande aide dans les préparations de base en herboristerie.

Lorsqu'elle a à se déplacer ou à transporter des choses plus volumineuses elle se munit d'une besace en toile et cuir dans laquelle on retrouve tout le temps un crayon ainsi qu'un petit carnet réunissant croquis et notes diverses prises au cours de lectures, observations et réflexions.

Dissimulé dans son décolleté une sorte médaillon en argent dont elle ne se sépare jamais. Le pendentif est orné d'une pierre d'un vert profond (d'environ quatre centimètres de hauteur pour deux centimètres de largeur à sa base) qui est en réalité un catalyseur. La pierre de sphène est taillée en poire et n'est retenue que par un contour en argent (afin que l'arrière de la pierre soit en contact avec sa peau), travaillé en petites arabesques qui recouvrent partiellement la face avant.



Par où commencer ? Je crois qu'il serait sage de préciser que Lliane n'est pas le genre de femme qui fait se retourner les hommes sur son passage, bien au contraire. Même si elle n'est pas désagréable à regarder elle est souvent effacée sans le vouloir, certainement de par son allure mélancolique. En effet le contraire eut été étonnant.

Pour vous communiquer un peu plus de précisions Lliane arbore une longue chevelure de jais qui parfois ondule lorsqu'elle s'expose à la pluie ou à de l'humidité. Elle noue parfois ses cheveux en chignon ou encore en tresse unique ou multiple afin de ne pas être gênée par ces derniers.
Sa peau diaphane et laiteuse laisse deviner des ancêtres originaires de contrées froides et peu exposées au soleil. Cependant ses joues pâlement colorées lui insuffle un peu plus de vie, de même que son regard, bleu azur, étincelant d'intelligence. Son nez, lui, est délicat. Quant à ses lèvres rosées et naturellement boudeuses elles sont quelques fois parées d'un rouge vif et se courbent souvent dans de timides sourires qui laissent apparaître de petites dents blanches et parfaitement alignées.

En ce qui concerne sa morphologie elle n'est pas particulièrement grande, environ un mètre et soixante cinq centimètres, plutôt svelte mais avec quelques petites rondeurs peu disgracieuses. En effet son corps n'est pas celui d'une guerrière, à peine musclé si ce n'est par sa pratique de l'équitation mais sans plus.

Pour ce qui touche à ses tenues vestimentaires elle porte le plus souvent de longues robes, de textures et compositions diverses selon les saisons, de couleurs toutes aussi très différentes et variées. Cependant il est très rare que Lliane porte des pantalons et chemises. Les corsets sont parfois des éléments de ses tenues mais combinés à des robes. Il lui arrive de changer pour de longues jupes mais c'est tout. La plupart du temps toutes ces tenues sont accompagnées de capes, saison de Nivéria ou pas mais toujours de tailles, tissus et coloris différents.



Pour commencer j'évoquerai sa maladresse qui ne va pas en s'arrangeant. Sans parler de catastrophe vivante évidemment, mais elle ne s'explique pas ce côté maladroit qui la gêne dans la vie de tout les jours, tant dans ses paroles que dans ses actes. La jeune femme tente continuellement d'y remédier mais rien n'y fait, il faut croire que c'est plus fort qu'elle ! En dépit de cela Lliane est quelqu'un de très appliqué et minutieux, on pourrait même la qualifier de maniaque. Elle se montre déterminée lorsque quelque chose lui tient à cœur ou même si il s'agit de résoudre des choses importantes concernant son travail ou son entourage. Peu loquace de par sa timidité et assez prude cela ne l'empêche en rien d'être affable et douce. En effet Lliane véhicule une sorte d'aura de douceur et inspirerait presque la pureté (mais cela est laissé à l'appréciation de chacun).

Elle fuit le conflit comme la peste et ne tolère pas d'être mêlée à des malentendus et des disputes. De plus elle se sait faible physiquement et ne recherche que la paix. Les combats l'effraient quelque peu car elle est tout à fait consciente qu'elle ne tiendrait pas la route face à un adversaire, quel qu'il soit. Sa faiblesse résulte de son absence de confiance en elle qui la déstabilise aisément lorsqu'elle a à faire face à divers problèmes, notamment d'ordre relationnel. D'où le fait qu'elle se montre très renfermée sur elle-même.

Néanmoins cela n'affecte en rien la qualité de son travail ainsi que ses capacités intellectuelles. De plus elle possède un atout de taille (surtout dans l'univers dans lequel elle évolue) : sa mémoire exceptionnelle, ne résultant en aucun cas d'une spécialité. On compte également une certaine rapidité d'apprentissage qui est loin de lui être inutile.

En ce qui concerne le reste de son caractère il serait difficile de dire si elle est réellement capable de se mettre en colère... C'est une personne très sereine qui aura bien plus tendance à se laisser envahir par l'anxiété et la tristesse plutôt qu'à s'emporter.



PRENOM : Ony
RACE : Écureuil roux
SEXE : Femelle
POUVOIR : Aucun.
DESCRIPTION : La seule particularité qu'elle possède est qu'elle est de petite taille, environ 15cm sans compter sa queue. Ony se love souvent dans le cou de sa bienfaitrice, parfois dans les capuches de ses capes ou  même perchée sur sa tête. Il lui arrive aussi de grimper le long de ses manteaux ou robes lorsqu'elle est occupée afin d'attirer son attention. Le plus souvent lorsque Lliane se trouve à la Masure des Eclaris le petit écureuil s'amuse à grimper le long des hautes étagères, sur les bureaux... Bref elle ne peut pas s'empêcher de bouger continuellement.


PRENOM : Osvald
SEXE : Etalon
DESCRIPTION : Irish cob pie noir aux yeux bleus. C'est un cheval d'une force incroyable, il est doux et facile mais ne se laisse pas faire si quelqu'un,  autre que Lliane, venait à vouloir le monter. Tout du moins il faut que cette personne ait toute la confiance de sa maîtresse qui se trouve aussi être une personne aimante à son égard. La jeune Terran l'a toujours récompensé et soigné comme il se devait ce qui a eu pour effet de créer un lien étroit avec son destrier.




AU COMMENCEMENT...

« 
Le 7 de Famael 1277, à Hellas, Cimmeria


Cher ami,

J'ose espérer que ce billet vous parviendra au plus vite.
En effet je vous annonce la belle nouvelle qui s'est finalement offerte à nous, hier, dans la soirée : votre premier enfant est né. Je ne peux qu'exprimer la joie qui m’emplis en ce moment-même d'avoir mis au monde une si jolie petite fille. Nous avons respecté votre vœu qui était de la nommer Lliane. Elle va très bien mais ne s'en portera que mieux lorsque vous serez rentré.

Quant à Astoria, elle se remet petit à petit de ses émotions d'hier et je ne peux vous cacher que la journée fut longue. Elle vous écrira sous peu lorsque son état le permettra.

En espérant votre retour à Hellas très bientôt,

Ethériel »




DES ANNÉES PLUS TARD


Le jour de mon vingt-quatrième anniversaire je reçu une lettre d'Ethériel après deux mois de silence. Ce qui ne fut pas accueilli sans joie suite à une longue journée de prières dans la petite église où j'avais été envoyée afin de devenir pratiquante chez les Gélovigiens.

« 

Le 6 de Famael 1302, à Hellas, Cimmeria


Ma chère Lliane,

Cela fait bien longtemps que je ne t'ai pas écris et que je souhaite te conter tout ce qui va suivre. Prends bien le temps de lire cette lettre, elle n'est pas plus importante que toutes les autres mais il me tient à cœur que tu la lises avec attention.

Prends soin de toi,

Ethériel »


Le billet qui m'était parvenu était joint d'une multitude de pages noircies par l'encre et la belle écriture d'Ethériel. Je reposais la lettre principale pour entamer la lecture de ce qui semblait être une très longue lettre. Les premières lignes me firent l'effet d'un électrochoc. Je parcourrai en diagonale les pages et pris conscience que tout cela avait bel et bien l'apparence de mémoires. Ainsi je recommençais ma lecture du début, à voix haute.

« Nivéria n'était pas particulièrement rude cette année-là, nous étions juste dans la région de Cimmeria ce qui ne facilitait pas les choses. Mais quelle chance que de naître dans une demeure où rien ne manquait, ou presque.
Ainsi commençait ta vie le 6 de Famael 1277. L’Ère de Félicité avait débutée un siècle et des poussières auparavant et semblait pouvoir perdurer encore bien des années.
Nous avons fait bien des trouvailles depuis, de la découverte de l'Île El Bahari en 1290 à celle de la Sarnahroa aujourd'hui, en 1302.

Ma vie n'a pas changée depuis tout ce temps, en revanche je ne peux en dire autant de la tienne. Après ton départ en 1301 pour intégrer la caste des Gélovigiens il s'est produit quelque chose d'inexplicable. Chacun de tes frères et sœurs est parti aux quatre coins d'Isthéria et tes parents se sont retrouvés seuls. Je n'avais donc plus aucune utilité dans cette maison. Mais je suis malgré tout restée à Hellas tandis que tu filais une vie qui n'était pas tienne, à Hespéria. Pratiquante n'était pas fait pour toi et je l'ai su à l'instant même où tu as commencé à développer ta légendaire maladresse et ton intérêt pour le monde qui t'entourait.

Je t'ai élevée, alors je crois être la mieux placée pour te dire qu'entrer dans les ordres était loin d'être la continuité d'un souhait, si ce n'est celui de tes parents, ou même d'une vocation. »


Je détournais mon attention de la lettre un bref instant pour rire de cette dernière phrase. Elle n'avait pas tort.

« Tu sais Lliane, en faisant ton éducation au fil des années, de t'avoir vu grandir et devenir la personne que tu es aujourd'hui je peux t'assurer que ta place n'est ni à Hellas, ni à Hesperia mais bel et bien à travers tout le continent et bien au-delà. Tu ne le réalises peut-être pas encore mais la meilleure chose qui pourrait t'arriver serait de voyager et découvrir. Oui la découverte perpétuelle des choses, c'est cela.
Toi seule peut en décider et je ne fais que te pousser à réfléchir un peu plus à ton avenir.

Cependant je te mets en garde. Maintenant que la Sarnahroa touche bien des villes et contrées il faut se protéger du mieux que l'on peut. Essaye de ne pas rester à Hespéria, il faut que tu partes, que tu t'éloignes le plus possible des endroits les plus fréquentés. Même dans les endroits reculés de Cimmeria plus personne n'est en sécurité... Fais-moi la promesse de te préserver, au moins jusqu'à ce qu'un remède soit trouvé et en contre partie je te fais la promesse de faire tout mon possible pour tenir jusque là. »


À la lecture de ces derniers mots je tressaillis et mon cœur se serra douloureusement. J'avais parfaitement compris ce qu'Ethériel entendait par « tenir jusque là ». J'avais toujours pensé que les êtres qui nous étaient les plus chers étaient hors d'atteinte tant qu'on les protégeait d'un amour inconditionnel. Mais il sembla ce jour-là que ce n'était pas le cas.

Mes mains tremblaient tant que je lâchais la lettre et l'enveloppe. Les feuilles se répandirent sur le sol en bois et l'enveloppe atterrit dans un léger bruit métallique que je perçu à peine au travers de ma tristesse et de mon désarroi.

Après un bref instant je ramassais l'enveloppe tombée au sol et en retirais un médaillon simple. Il y avait un petit emplacement pour une pierre. La pierre qui l'ornait certainement auparavant avait disparue ou bien avait été enlevée au préalable.
Bouleversée, j'entrepris alors de prendre une chaise afin de poursuivre ma lecture, à voix basse cette fois-ci.

« Je sais parfaitement que tu vas m'en vouloir de ne pas t'avoir prévenu de même que de ne pas t'avoir envoyé de courrier ces deux derniers mois, mais je n'y parvenais pas. Ne me rejoins surtout pas, fais ce que tu as à faire et je continuerai de t'envoyer des lettres, comme avant.
Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, tes parents vont bien, ils ne sortent plus que très peu et pour le strict minimum, tu devrais très bientôt avoir des nouvelles d'eux.

Ma lettre est à présent terminée. Tu trouveras en plus de celle-ci un petit cadeau qui te fera certainement plaisir. Ne le perd pas et garde le toujours près de toi, ainsi tu penseras à moi.
Quand je serais guérie je viendrai te rendre visite, où que tu sois. Mais par pitié, fuit la capitale, Lliane, il ne faut pas que tu restes là-bas, les risques sont trop importants. »


Au bas de la lettre était tracée une phrase en alfari que j'eus tout d'abord du mal à lire. Puis des réminiscences de mon apprentissage de la langue merveilleuse des Sindarins me vinrent à l'esprit. Ainsi la lettre était conclue.

Je posais la lettre sur la tablette à côté de moi et m’effondrai en larmes, serrant le médaillon vide dans mon poing. Ony grimpa le long de ma jupe pour se percher sur mes genoux et me contempler pleurer sans vraiment comprendre.


RETOUR AUX SOURCES, POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE


Le temps fut long. Il ne se passait pas un jour sans que je relise la lettre. Finalement quelques semaines plus tard je décidais de me rendre à Hellas pour aller rendre visite à Ethériel malgré son interdiction.
Je chevauchais pendant un peu plus de quinze jours à cause du froid qui m'obligeait à m'arrêter régulièrement, tant pour la santé d'Osvald que pour la mienne. J'essayais d'avoir le moins de contact possible avec les gens autour de moi lorsque je faisais des haltes dans des villages.

Arrivant enfin à Hellas je me rendis d'abord à l'adresse qu'elle m'avait communiqué un an plus tôt après avoir quitté la maison de mes parents. J'eus beau frapper à la porte longuement personne ne vint m'ouvrir et je décidais d'entrer malgré tout. La porte n'était pas fermée à clé ce qui m'étonna puisque personne n'était venu m'ouvrir. Une odeur de renfermé m’assaillis lorsque je passais le pas de la porte. C'était une petite maisonnette à laquelle il y avait peu de fenêtres et la lumière avait du mal à y entrer.
Je vagabondais alors dans les pièces sans trouver signe de vie. Ce fut en entrant dans la cuisine que la seule forme de vie que je rencontrai me déçue et m'inquiéta au plus haut point. Du pain, tout du moins ce qui avait dû l'être il y a des semaines de cela, était posé sur le plan de travail en bois, couvert d'une moisissure verdâtre peu ragoûtante.
C'est en me rendant dans sa chambre que je remarquais un petit tas de poussière au sol près du lit. Je me souvins de la manière dont la mort survenait lorsqu'une personne est touchée par la Sarnahroa, cela avait été expliqué à l'église par les prêtres qui tentaient de préserver au mieux leurs rangs.
Je m'accroupis afin de réunir les particules de poussières et en faire un monticule lorsque quelque chose attira mon attention sous le lit. Je passais mon bras sous celui-ci et attrapais ce qui semblait être une pierre. Était-ce réellement comme les prêtres l'avaient dis ? Lorsque quelqu'un succombait de la Sarnahroa son cœur se cristallisait-il vraiment en pierre de Sphène ?
C'était une pierre d'un vert profond qui me rappela le doux regard d'Ethériel. Je la glissais dans ma sacoche et allais chercher un bocal dans la cuisine afin de pouvoir rendre hommage à mon amie le moment venu.

Entre temps je me rendais chez mes parents et qu'elle ne fut pas leur surprise de me voir arriver avec un bocal de poussière, mais ils comprirent la raison première de ma venue. Je passais encore quelques jours à Hellas puis décidais de rentrer à Hespéria.

Un remède fut trouvé pour guérir la Sarnahroa, malheureusement trop tard pour beaucoup de ces pauvres gens qui avaient succombé mais surtout pour ma tendre Ethériel que je n'avais pas pu sauver et que j'avais laissé mourir seule. J'avais finalement décidé de faire sertir le médaillon vide du cœur de ma gardienne, certainement était-ce ce qu'elle avait envisagé en me l'envoyant ainsi. Comme elle me l'avait demandé je le gardais perpétuellement autour du cou et scrutais la pierre parfois si longuement que je croyais apercevoir les yeux pétillants de la jeune Sindarin.

Je ne cache pas que la culpabilité me rongeait de même que l'ennui de travailler dans une église de la capitale. Ma maladresse s'était amplifiée comme si les remords avaient un impact palpable sur ma façon de faire et même de briser les choses.


IL N'Y A QUE LES IDIOTS QUI NE CHANGENT PAS D'AVIS


Les mois qui suivirent furent si éprouvant pour le prêtre qui dirigeait l'église que je me faisais réprimander à toute heure, presque quotidiennement, ce qui devenait plus que dégradant. Mais je me contentais d'acquiescer et de m'atteler aux tâches qui m'étaient assignées.

Puis il arriva ce qu'il devait arriver. Ce fut, en quelque sorte, la goutte d'eau qui fit déborder le vase. En voulant aider une des pratiquantes à replacer des objets sur leur socle en hauteur je chutais de l'échelle voisine à la sienne. Deux mètres me séparaient du sol, ce qui, en soit, n'est pas si haut lorsque l'on est un poids plume. Cela aurait été moins grave si le vase en métal n'était pas tombé, lui aussi, sur mon genou gauche.

Je fus forcée de me rendre chez un médecin dès le lendemain après avoir pris un peu de repos. J'allais alors chez le plus proche, un certain Calixte Telenna. C'était un homme au physique atypique, je n'avais su expliquer pourquoi mais il y avait quelque chose de bouleversant chez lui, dans sa manière d'être peut-être ; chose qui ne l'empêchait pas d'être une personne chaleureuse.
Il examina ma blessure avec attention et me fit promettre de prendre du repos, ordre qui fut couché sur papier à l'attention du prêtre ainsi que l'achat d'un onguent qui permettrait d'apaiser la douleur et remettre d'aplomb ma jambe endolorie.
Nous eûmes une conversation sur les Eclaris après qu'il m'ait poliment demandé ma caste et constaté ma lassitude lorsque j'avouai être des Gélovigiens. Ce fut le dialogue le plus intéressant que je tins depuis des mois. Cela s'avéra extrêmement utile quant à mes choix d'avenir qui furent très vite bouleversés.

Quelques jours plus tard le prêtre vint à ma rencontre et m'annonça que je ne pouvais plus rester au sein de l'église. Ma maladresse s'étant accentuée cela devenait, selon lui, « invivable et trop coûteux ». Ce dernier avait, malgré tout, eu la gentillesse de se renseigner auprès d'une petite bibliothèque d'Hespéria afin de me trouver quelque chose d'autre. Mes parents en avaient été informé et ne me cachaient pas leur déception ce qui ne manqua pas de m'attrister. Cependant je me donnais du mal pour conserver le travail de bibliothécaire qui finalement me tenait à cœur. En effet, l'affluence n'y étant pas fabuleuse j'en profitais pour me plonger dans moult ouvrages, tantôt d'astronomie, tantôt d'herboristerie, tous plus intéressants les uns que les autres. Ce fut ainsi que j'acquérais une soif de connaissance sans limite et un fort savoir.


LE CHOIX


Néanmoins la conversation que j'avais eu avec ce médecin ne cessait de me revenir comme un signal d'alarme. Je retournai la question maintes fois dans mon esprit en ébullition et pris finalement la décision de quitter le confort de la petite bibliothèque afin de me rendre dans la région d'Argyrei. Mon but était de passer l'épreuve de la caste avec succès afin de faire partie intégrante des Eclaris.

Je m'étais renseignée un peu partout sur cette très ancienne caste qui me faisait l'effet d'un rêve, jusque là inatteignable. J'avais durement travaillé afin de me montrer à la hauteur.

Je quittais donc Hespéria pour Amaryl. Quoi de mieux qu'une cité maudite pour accueillir des savants des quatre coins d'Isthéria ? Après tout il fallait bien l'avouer, le calme y régnait en maître et peu de gens osaient s'aventurer dans une contrée si peu hospitalière.

Je fus reçue par le Grand Maître nommé Dim et dit le Sage. Quelqu'un dont l'érudition se lisait sur ses traits et inspirait le plus noble des respects. L'espoir que j'avais de vaincre l'épreuve n'avait d'égal que mon angoisse de la rater. Finalement le test fut passé haut la main, à mon grand soulagement, qui fut suivi par une longue discussion avec le Grand Maître. Ainsi j'intégrai les Eclaris et débutai une vie nouvelle et toute autre que la précédente. Quelle ne fut pas ma joie de recevoir une chambre au sein de la Masure des Érudits et d'obtenir l'autorisation d'aller à la rencontre des autres apprentis et membres.

À mesure que le temps passait je dévorai tout les livres que je pouvais trouver tant les sujets étaient variés et intéressants bien que j'avais une préférence pour les cieux et les plantes de ce monde. J'étais enfin passée d'apprenti à membre suite à une expérimentation qui avait bien tournée. D'habitude je ne touchais l'alchimie que du bout du doigt et c'est à partir de là que j'ai réellement commencé à m'y intéresser. En feuilletant un vieil ouvrage d'herboristerie je décidais de tenter quelque chose d'un peu hasardeux mais qui ne me semblait pas si incongru que cela. Même si les deux premières tentatives s'étaient soldées par une absence de réaction j'avais finalement trouvé un dosage convenable qui permettait d'aboutir à un philtre nutritif et coupe-faim.
Ce dernier avait pour effet de nourrir brièvement l'organisme pour une heure ainsi que de supprimer la sensation de faim temporairement. Ce n'était pas merveilleux en soi, mais cela pouvait s'avérer utile en cas de pénurie de nourriture en plein désert ou même ailleurs.


DE NOS JOURS...


Quelques mois s'étaient écoulés avant que je n'intègre les Eclaris, ces érudits de tout horizons. Nous sommes à présent en 1304, au mois de Tymbe et ma place ici est toujours des plus agréables. J'en apprends un peu plus sur le monde chaque jour et tente de découvrir le plus de choses possible.



Dernière édition par Lliane Taël le Lun 2 Nov - 17:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Mer 23 Sep - 13:45

Un peu de douceur dans ce monde de brute !

Bienvenu par minou,
si tu as besoin d'aide ou de réponses à tes questions n'hésite pas à envoyer un message à qui peut te répondre.
Les membre de l'équipe d'administration comme les parrains sont là pour d'épauler.

Bonne continuation pour l'histoire qu'il se semble encore à écrire.

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MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Mer 23 Sep - 14:02


    Il en faut bien, sinon où va le monde ? ;)

    En tout cas merci ! Pour le moment j'en suis encore à voir avec des personnages divers afin de ficeler mon histoire, je la posterai, je pense, d'ici la fin de la semaine. ^^

    Accessoirement, serait-il possible de changer mon pseudo actuel pour "Lliane Taël" ? Je n'ai pas trouvé de sujet concernant le changement de pseudo, uniquement la demande de rang. Voilà voilà, merci !
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MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Mer 23 Sep - 14:44

Aucun soucis, pour le temps que tu mets à écrire.

Pour son speudonyme, c'est à un Administrateur de s'en charger, Sighild est sur l'instant la seule personne à pouvoir faire de genre de modification. Quand elle vera ta fiche elle en fera sans doute la modification.

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Irina Dranis

MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Mer 23 Sep - 15:50

Coucou ici !
Voilà le nom d'utilisateur est changé. Bon courage pour la fiche o/



« Some may call it a curse, a life like mine,... but others, a blessing.
It's certainly a lonely life but a fulfilling one at best. It's my cross to bear but I bear it gladly.
Someone has to take a stand against evil. Why should it not be me ?
 »
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MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Mer 23 Sep - 17:45

    Salut salut !
    Merci beaucoup Irina, et ça fait une bonne chose de faite. ^^
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MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Lun 2 Nov - 17:11

    Navrée pour le double-post mais j'ai terminé. Je vous laisse juger ! ^-^
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Sighild

MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   Lun 2 Nov - 21:46

Bonjour!!!!

J'aime beaucoup ton histoire avec l'intégration de "lettre". C'est original et agréable à lire. Pour le reste, l'essence du personnage est bel et bien là, donc moi cela me convient parfaitement.^^

Fiche validée!


Tu vas pouvoir entrer dans la danse!!
Il va falloir te recenser dans la zone évènementiel et faire une demande de rang personnalisé. Tu pourras également ouvrir ton compte en banque, ton journal, ta boîte aux lettres et ton inventaire.


Bon jeu et encore bienvenue!!!!
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MessageSujet: Re: Lliane Taël, dite la Pieuse   

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