[Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE] - Page 3

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 [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]

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Marduk Nargaroth
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Mer 29 Mar - 3:07

Le freluquet avait pris les devants, laissant derrière lui quelques marques indiquant le trajet suivis. Notre rustre ne sachant nullement ce qui l’attendait, et n’ayant que très peu de confiance en ses partenaires en affaire était un peu anxieux à l’idée de s’aventurer plus loin. La paranoïa le hantait, murmurant des paroles de malheurs et agonies à venir. Alors que le silence régnait à nouveau dans le sous terrain, seul le son étouffé de leurs pas se faisait entendre à proximité. Derrière lui se trouvait la rouquine avec qui il avait jadis partagé une aventure, mais le péril de celle-ci ne pouvait égaler celui-ci du moment. La connaissant que très peu, il avait encore tant de facette à découvrir et quelques actions de cette dernière avait su démontrer qu’elle était loin d’être une demoiselle en détresse. Certes ce rôle ne fut jamais un que le baroudeur lui avait attribué, mais il savait qu’elle avait dû jouer la part plus d’une fois.

Il ne pouvait que s’imaginer le sort que lui réservait le duo à la fin de cette aventure, une fois le butin en main. Les murmures qu’il avait entendu un peu plus tôt semblaient être une promesse d’un sinistre fin pour le baroudeur. Pourquoi ne se débarrassait-il pas d’eux ? Les abandonnant dans ce tunnel avec si peu d’espoir de revoir la lumière du jour sans un guide ? Son aptitude physique limitée, la possibilité d’étourdissement et de désorientation était en soi un plus grand risque, car se retrouver seul pouvait signifier sa fin. Il devait lancer les dés sans savoir quelles faces s allaient se montrer. Leur faire confiance, et espérer que leur manigance ne soit que le fruit de son imagination était un future préférable, mais quel était la probabilité ? Il devait calculer tout cela, essayer de penser à deux mouvement avant eux afin de compenser pour son handicape actuel.

Avant même qu’ils puisse poursuivre un peu plus loin, alors qu’il était en pleine analyse de la situation ses songes furent interrompus par les inquiétudes de l’enchanteresse. Une question tout simple, un simple ‘’tout va bien?’’ était l’une des plus lourdes questions du moment. Détournant son regard légèrement vers elle, il répliqua :

‘’L’important va bien’’

Quelle réplique médiocre! L’important va bien, mais cela ne voulait rien dire et il le savait bien. Toutefois, le blondinet espérait qu’elle allait être satisfaite de ça. Il n’allait certainement pas tout déballer ses problèmes! L’important allait bien et l’important était qu’il soit en mesure de se tenir sur ses deux pieds et avancer.

N’ajoutant rien de plus, il suivit le sombre couloir, traquant les pistes laissées par l’herboriste. Sa pistes demeura plutôt facile à suivre, du moins jusqu’à un certains point où tout s’arrêta soudainement. Tout comme bon investigateur, il regarda la scène, les lieux à la recherche d’indice. Sur le sol il remarqua la torche éteinte. Se penchant au-dessus de celle-ci, il toucha le bout.

‘’Encore chaude…’’ dit-il doucement avant de poursuivre sur la nouvelle piste.

De toute évidence, le petit freluquet avait su s’attirer des ennuis supplémentaire… oh quelle surprise. Enfin, pas vraiment, car celui-ci avait un don particulier de se faire de nouveaux amis. C’est certes avec hâte qu’il poursuivait la route avec l’enchanteresse à quelques pas derrière, mais il prit tout de même son temps afin de ne pas tomber dans le même piège. Ses pieds évitèrent les pièges laisser derrière, les indiquant une à une à sa partenaire qui devait certainement être inquiète. Cela dit, cette inquiétude pouvait autant être pour la personne que pour ses plans… qui sait.

Portant une attention particulière sur les bruits ambients, c’est lorsqu’il entendit les voix au loin qu’il s’empressa d’avantage, ils n’étaient plus bien loin. Quelle scène allait se jouer devant eux une fois sur place. Le tout ne semblait pas faire partie d’une manigance élaboré afin de lui causer du tort. Mais voilà qu’il fut presque soulagé lorsqu’il finit par le retrouver. Ah oui, en pleine santé ! Cela doit être si formidable d’être lui et plein de talent plus incroyable les uns que les autres ! C’est à s’en demander ce que notre baroudeur faisait ici, autre que pour plonger dans l’eau pratiquement glaciale !

‘’Eh bien… cela doit être agréable d’être un invulnérable mage, même les rats du tunnel n’arrivent pas à la chevilles du grand maitre Balibabequelquechose’’ s’exclama le rustre en apercevant l’herboriste et ses victimes.

S’approchant au-dessus d’une des dépouilles, le rustre observa l’homme silencieusement. Il lui était si facile de s’imaginer à sa place, sa mortalité était bien réelle et s’approchait à grand pas. Il faut dire qu’il en avait vécus des belles années, même plus qu’il aurait cru en voir ! Mais il n’était point un être surpuissant, un grand roi ou maître de quoi que ce soit, donc vivre passer 30 ans était déjà assez bien vous savez. Sans même relever son regard, conservant un ton sérieux il ajouta :

‘’Mieux vaut donc poursuivre si vous avez fini d’être aussi charmant, on y est presque’’ puis il pointa en direction de l’un des couloirs ‘’ Selon ce que j’ai pu lire sur la carte c’est par là… mais si vous préférez prendre une autre route il ne faut pas hésiter’’

Il détourna son regard vers l’herboriste. Celui-ci avait nullement su faire de prudence… il devait être bien heureux que les deux truands n’étaient pas bien préparé… un peu d’intra, un peu de tactique et de savoir-faire aurait pu venir à bout d’un jeune être qui se croyait plus expérimenté qu’il l’était en réalité…
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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Dim 2 Avr - 22:09

Elle poussa du pied la torche abandonnée avant de la ramasser derrière le chasseur de prime. Le fait qu’elle se soit éteinte indiquait une chute ou tout au moins le manque de précaution de son propriétaire en s’en débarrassant. Dans tous les cas, sa présence au sol n’avait rien de rassurant. Son visage ne cacha rien de sa contrariété qui prenait largement le dessus sur une inquiétude toute relative. Après tout, l’albinos les avait déjà habitué à ses sautes d’humeurs et ses maladresses et n’ayant perçu aucun bruit qui laisserait penser qu’il ait été au prise avec un quelconque danger, elle penchait pour une bourde supplémentaire qui allait leur faire perdre une nouvelle fois, du temps, de l’énergie et mettre en péril leur discrétion, si tant est qu’il y avait encore quelque chose à sauver de ce côté. Elle regarda le baroudeur avec un air ou la désolation le disputait à la contrariété. S’il avait été pris à parti cela avait dû être le cas de façon soudaine et ou par surprise ne laissant à l’herboriste pas le loisir de donner l’alerte. Assurer sa prise sur son arme était le moins qu’elle puisse faire à cet instant afin de ne pas laisser son soupçon à l’égard de leur compagnon prendre le dessus sur une élémentaire prudence.

De son côté, la prudence semblait la première chose que le chasseur de prime mettait en œuvre et son visage fermé en disait long sur les pensées sombres qui semblait l’agiter. L’optimisme de la rouquine avait du mal à faire front devant les difficultés que le groupe semblait capable de mettre en travers de leur route. Avec une équipe telle que la leur, inutile de disposer des pièges ou des agresseurs. Les trois compagnons d’aventure étaient assez grands pour mettre eux-mêmes leur quête en échec. Qui lui avait conseillée de se lancer dans cette quête seulement accompagnée ? Le dicton ne disait-il pas qu’il valait mieux voyager seule que mal accompagnée ? Entre un baroudeur qui semblait vouloir garder bien des secrets et se montrait  bien distant et un apothicaire qui semblait avoir une partition personnelle à jouer, elle allait finir par regretter de ne pas avoir passé une annonce à destination des mercenaires. Au moins elle n’aurait pas été surprise…

Elle emboîta le pas de son guide avec l’espoir de retrouver leur albinos favori en un seul morceau. Les précautions qu’ils mirent dans leurs déplacements et le silence qu’ils gardaient tacitement tous les deux, rendait l’atmosphère pesante et rappelait de façon exagérée à la Syliméa dans quel endroit elle se trouvait et les dangers auxquels elle devait s’attendre. De son côté, les indications du blondinet lui évitaient des déconvenues car même si certains devaient être hors d’usage sur le nombre de pièges certains devaient encore bien être en activité.

Que dire de ce que ressentit la rouquine en arrivant sur les lieux de la rixe ? Sans doute soulagée de ne pas avoir perdu inutilement un membre de l’expédition. Etonnée à n’en pas douter. Pour un apothicaire, l’albinos semblait avoir bien des talents. Si la fatigue ne commençait pas à se faire sentir, elle aurait souri en s’imaginant se contenter de passer commande de son précieux bracelet à l’herboriste qui aurait sans doute pu se charger de cette mission tout seul. Il avait sans doute bénéficié d’un peu de chance et de la méconnaissance que devait avoir ses agresseurs de leur cible et du peu de précaution qu’ils avaient pris pour le neutraliser.

Elle acquiesça en silence à la remarque mi admirative mi ironique du chasseur de prime et lui lança une œillade complice.
Les malfrats ne sont pas toujours au niveau qu’il faut. Cela permet aux aventuriers de survivre, même lorsqu’ils font des choix étranges car enfin pourquoi ne pas avoir donné l’alerte ? Et à quoi donc servait le volatile si ce n’était à faire passer des messages ? Elle s’imaginait à la place des malheureux qui gisaient dans leur sang. Elle n’aurait pas laissé le loisir à sa victime de quoi que ce soit car quoi ? Qu’espéraient –ils de leur prisonnier ? Des renseignements ? Sur quoi sur qui ? Ils étaient sur leur propre terrain et en savaient sans doute bien plus que lui. Une rançon ? Quelqu’un capable de leur en procurer une se hasarderait-il en ces lieux ? Il enverrait plutôt des hommes de mains. Lui ôter le vie était plus prudent et définitif. Ainsi auraient-ils gardé au moins l’équipement de leur victime dont cette extravagante épée sans doute très peu adaptée au combat dans les passages étroits tels que les tunnels dans lesquels ils évoluaient depuis quelques heures maintenant.

Elle laissa son regard vagabonder d’une victime à l’autre. Les blessures qu’elles avaient reçues n’avaient pas été infligées par une épée ou une arme blanche classique. Elle se pencha sur un cops pour évaluer leur nature plus précisément. C’était comme s’il avait été criblé de centaine de dards dont certains avaient percé des vaisseaux essentiels provoquant de multiples hémorragies. Elle tourna son visage interrogateur vers l’albinos. Elle doutait qu’il ait envie de donner une explication, mais elle était preneuse au moins pour se faire une nouvelle image de ce compagnon bien étrange et bien cachotier.

De son côté, le chasseur de prime avait apparemment les mêmes interrogations non formulées, penché sur un autre corps, il finit par indiquer la direction qui lui semblait la plus indiquée pour atteindre leur but. La Ladrini se releva réajusta par réflexe son équipement et se tourna vers le passage mentionné par le baroudeur.

« Je ne vois pas de raison pour en prendre un autre. Nous servirez-vous de guide ? »

Puis, souriante, se tournant vers l’albinos, elle lança en forme de boutade une façon de lui dire qu’elle était heureuse qu’il n’ait rien mais que ses maladresses aurait pu avoir de bien plus fâcheuses conséquences :

« Rappelez-moi ne plus trop me faire de souci pour vous. »

Après cet intermède, elle ne pouvait même pas dire qu’ils aient perdu beaucoup de temps car ils avaient rejoint l’albinos alors qu’il avait fini d’en venir à bout. Elle laissa le blondinet prendre la tête du groupe.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Jeu 27 Avr - 14:20

Son premier regard se porta sur ses compagnons qui arrivèrent après les réjouissances.
Pouvait-on voir cela comme de la joie à l'idée d'ôter une vie ? Il n'avait guère le choix. C'était lui ou eux.
Autres réjouissances que l'on pouvait observer c'est que Duscisio avait l'air soulager de savoir qu'il n'arrivait que maintenant. Il n'avait rien vu et cela l'enchantait bien plus qu'il n'était encore en vie.
La première remarque sortie de la bouche du moins agréable des deux. Le juger comme invincible était quelque peu exagéré, mais ne le prenant ni dans l'amusement ni comme du second degré celui-ci répondit simplement :

Vous en auriez fait autant.

Pour ce qui était des blessures très légères, elle était dû à son propre équipement comme la cape bouclier et ses propres compétences magiques dont il était peu fier qu'à la hauteur de celle d'herboriste.
Tout se travaille et toute expérience est bonne à prendre.
Reprenant son sarcasme, il pointa du doigt le jeune homme sur son manque de prudence. Plus cette aventure prenait de temps, plus l'herboriste voulait en finir. Cette épopée n'avait que trop durée.
Le volatil regagna l'épaule de son propriétaire et ami, lui qui aurait pu les alerter mais qu'il n'avait rien fait pour la même raison qu'il cachait certains secrets.

Concernant ses derniers, il observa Elie qui était intriguée par les blessures infligées à la victime à ses pieds. Son regard devint méfiant, comme si sa curiosité allait le pousser à devoir à taire à son tour. Est-ce sage ? Non. Le molosse à côté pourrait bel et bien mordre s'il devait lever le petit doigt contre elle.
Si les bandits étaient très mal préparés, il en était moins sur pour ses deux là. Prenant bien conscience qu'il devait mettre au courant que quelques personnes de confiances, ce qui n'était pas le cas de ses deux là.
Agir maintenant serait-il trop présomptueux ou suspect de sa part ? Utiliser les ronces pour les mettre à mort n'était pas une bonne idée. Alors qu'il tendit le bras vers la jeune femme en train de fouiller le corps, des idées morbides lui traversait l'esprit. Son regard n'avait pas l'air de quelqu'un de bienveillant et pourtant tout ceci ne fut qu'une apparence jusqu'à qu'il touche son épaule.

Nous allons par là. Commença-il haletant.

Sans pourtant ajouter un traitre mot, il pointe du doigt la salle la plus lumineuse à portée de vue.
S'il faisait grise mine c'était à raison de la magie employée jusqu'ici. Commençant à ressentir ses limites, l'envie de quitter cet endroit au plus vite se manifestait et il ne manquait pas à leur faire savoir. Bien sûr, il ne savait pas non plus ce qu'il se trouvait dans la pièce suivante. Penser savoir qu'elle pourrait être le dernier endroit cela l'enchantait grandement.

Avec un peu de chance c'est notre destination finale. Termine t-il sans certitude.

L'usure de sa magie commençait à se faire sentir sur sa santé. Entre les arcs électriques, les plantes et maintenant la dégradation des corps, son essence commençait à s'épuiser. La hâte de finir avec cette aventure était donc vive, prendre du repos, se séparer de ses deux là et repartie pour son voyage premier.
Car tel est sa présence ici.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Marduk Nargaroth
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Dim 7 Mai - 17:56

Le trio était à nouveau réuni dans le tunnel des mépris, ce qui était surement une bonne chose puisque l’aventure tirait certainement à sa fin. Oh oui, une très bonne chose selon le point de vu de certains, car à deux ce sera bien plus facile de se débarrasser de notre baroudeur une fois que celui-ci ne sera plus utile. Le grand maitre avait su faire preuve de certains talents dans sa chance, et face à cela le rustre savait qu’il devait demeurer tout de même vigilent. Aucune omission, il devait toujours être sur ses gardes. Les charmes de la Sindarine ne devaient point le distraire, car les quelques jours de plus qui lui restait… il préférait les vivre et si possible ne pas finir dans ce trou pourris parmi les autres âmes perdu hantant les couloirs.

Alors en route, c’étaient-ils dit, en route vers la prochaine étape et cela le plus rapidement possible. Si rapidement qu’il ne prit point un moment afin d’offrir réplique aux commentaires du freluquet, car après tout cela allait être une véritable perte de temps. Il n’avait qu’un dernier obstacle à franchir, mais ce dernier obstacle possédait certainement de nombreuses surprises. Menant la troupe vers la salle le passage le pus illuminé, c’est sur un immense hall qu’ils tombèrent. Des cieux de nombreux jets de lumière avait su se frayer un chemin à travers le toit de ce qui fut jadis une impressionnante structure. Il était encore possible de voir les vestiges de cet endroit, des magnifiques piliers, certains encore presqu’intactes. Un escalier brisé se trouvait devant eux, et de chaque côté se trouvait des profondes marre d’eau qui s’était formés suivant les nombreuses pluies.
Le regard du rustre se détourna alors vers la porte se trouvant tout au bout. D’un pas léger et sûr il s’en approcha, prenant gare à ne pas accueillement déclencher un évènement catastrophique. Silencieusement, il fit signe à ses partenaires de demeurer loin derrière lui. S’approchant de l’immense porte, celui-ci observa les petits détails de celle-ci, cherchant à voir s’il y existait des mécanismes additionnels, un piège, voir même s’il lui était possible de déterminer ce qui se trouvait de l’autre côté.

À première vue, tout semblait bien ordinaire, si on omettait le fait que cette merveilleuse porte était en un bien meilleur état que le reste du tunnel. C’était tout comme si les jours et les âges n’avait eu aucun impact sur celle-ci ou presque. Le rustre posa sa main sur celle-ci, caressant la pierre du bout des doigts. Il n’y avait aucune ouverture, aucune poignée afin de tirer celle-ci, mais les marques sur le sol indiquait que c’est ainsi qu’elle s’ouvrait. Durant ce moment il se mit à songer à ce qui allait l’attendre une fois de l’autre côté, non seulement les surprises que lui réservait les lieux, mais aussi celles de ce partenaires en affaires. Il n’avait point oublié la discussion qu’il avait écoutée. Cette porte était le dernier obstacle…

Observant ses alentour, le rustre remarque une veille épée endommagée… la pointe était cassée, l’arme avait connu de meilleur jour. La pris tout de même entre ses mains, évaluant d’un peu plus près l’était de celle-ci, puis s’adressa au freluquet.

‘’Est-ce que maitre Balibablabla pourrait me faire l’honneur de venir ici et tenir cette épée’’

Tendant l’épée à l’apothicaire, le rustre en profit afin de sortir sa dague. Faisant glisser la pointe de son arme entre les deux partis de la porte, celui-ci cherchait la faiblesse de celle-ci. Trouvant le point idéal, il fit glisser sa dague de plus possible afin d’agrandir l’ouverture. Utilisant ses deux mains afin de forcer la dague un peu plus profondément, une fois à une profondeur qu’il jugea satisfaisante, le rustre la retira de l’ouverture avant de la ranger à nouveau. Suivant ce moment, il tendit sa main à nouveau vers l’apothicaire afin de reprendre l’épée.

‘’Elle risque de se casser, mais avec un peu de chance on pourra ouvrir suffisamment la porte afin d’y glisser nos doigts.’’

Avec l’épée à nouveau en main, c’est avec force qu’il l’enfonça le plus creux possible dans l’ouverture avant de tirer. Grognant légèrement durant l’effort, il pouvait sentir la pierre bouger un peu, puis soudainement la lame céda sous la pression. Le rustre recula de deux, puis il s’avança à nouveau vers l’ouverture, glissant ses doigts de tirer. Lançant un regard vers le freluquet, et sans rien dire il lui demanda d’un simple geste de la tête de prendre l’autre côté. Il aurait vraiment fallu que celui-ci soit un idiot afin de ne pas comprendre.

‘’Sur trois… un… deux… trois!’’
Tirant avec ardeur, grognant un peu, avec l’aide du freluquet qui était être tout de même minime, ils tentaient d’ouvrir la porte. Puis alors que tout semblait être en vain, celle-ci ce mis à glisser. Un peu plus, toujours un peu plus, sans abandonner, une ouverture se fit et derrière la porte se trouvait ce qui pouvait espérer être leur butin.

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Lun 8 Mai - 16:07

Il serait dit que toutes les actions chaque paroles des membres du trio serait motif à ajouter de la tension entre les trois composantes et ce malgré le désir de la rouquine d’apaiser les relations. Chacun semblait vouloir faire des cachoteries auxquelles les autres répondaient par des insinuations. Toujours ce fichue problème de confiance et de composition du groupe dont elle se savait responsable mais pour lequel il était trop tard pour culpabiliser. Le vin était tiré et il fallait le boire aussi amer qu’il puisse-t-être.

Pourtant le dernier épisode de cette aventure ne pouvait prêter sur le papier matière à agrandir les fissures qui lézardait la cohésion du groupe. L’un d’entre eux s’était fait prendre à partie et s’était défendu. Quoi de plus normal ? De leur côté, les deux autres, habitués aux rixes, n’avaient pas trouvé matière à s’alarmer de voir leur compagnon sain et sauf. La belle aurait pu montrer un peu plus d’alarme supposée novice en matière de rencontre sanglante. Mais de son côté n’était-il pas naturel que le baroudeur garde une certaine indifférence à de tels événements ? En dernier lieu à qui peut-on reprocher d’avoir défendu sa vie même au prix de la vie de ses agresseurs ?

La seule chose qui pouvait chagriner véritablement ses deux compagnons était la propension de l’herboriste à disparaître et à s’attirer des ennuis, ennuis qui pouvaient rejaillir sur l’ensemble de la mission. La rouquine eut un soupir de résignation se disant que les choses s’enchainant comme elles s’enchainaient, il n’y avait sans doute plus rien à y faire si ce n’était de rester sur leur garde. C’était sans doute la seule façon de garder son optimisme ainsi que de s’assurer du succès de leur mission.

Tout à son observation, elle se retourna vivement au contact de la main sur son épaule avant d’adresser un sourire rassurant à l’apothicaire. Elle était contrariée de la tournure des événements mais avait bien conscience que ce n’était pas les récriminations qui allait permettre de détendre l’atmosphère. Elle jeta cependant un regard mauvais au corbeau qui lui semblait un peu trop autonome à son goût.

Progresser semblait en effet la meilleure solution pour approcher de leur objectif. Mais à la vue de la mine défaite de l’albinos elle ne put réprimer une mine inquiète.

« Vous êtes sûr de ne pas vouloir prendre un peu de repos ? »

Si effectivement la pièce recelait le trésor tant convoité, ils n’étaient pas à quelques minutes près si l’on faisait abstraction des coupes gorges qui devaient encore hanter les tunnels à leur recherche ou pas. Tout compte fait, ils feraient mieux de se hâter.

*Nous commençons à ne pas nous sentir très à notre aise ici mon amour. Fais nous donc sortir d’ici au plus vite !*

L’influence des aspirations sindarines de grands espaces se faisait de plus en plus pressantes et le la Syliméa se sentirait vraiment soulager de pointer son joli minois à l’air libre avant de reprendre le chemin du retour et de retrouver son cocon Hespérien.

*Nous ne sommes pas non plus obligées de nous déconcentrer en pensant à notre havre de paix…
_ Certes. Allons ! Courage ! Ce ne devrait plus être très long…*


Elle se tourna donc avec empressement vers l’ouverture indiquée par l’albinos avant d’interroger du regard le baroudeur qui n’avait dit mot depuis un moment. Il n’avait pas laissé sa mine renfrognée et hostile. Elle espérait que seule la présence du l’albinos en était la cause et comme on l’a vu plus haut elle pouvait le comprendre tout en essayant de trouver des circonstances atténuantes à l’herboriste.

« Vous vous sentez prêt à continuer ? »

Mais le rustre semblait encore plus fermé que d’ordinaire et pour seule réponse prit les devants pour guider ses partenaires si tant est qu’on pouvait encore les nommer ainsi. Derrière lui, la rouquine admirait son assurance qui lui évitait de prendre le risque de dévoiler une de ses compétences ou de tomber elle-même dans un piège car malgré l’habitude de se frayer un chemin dans des passages truffés de chausse-trappes on peut toujours un jour ou l’autre tomber sur plus traitre qu’à l’ordinaire. Elle ne put cacher sa surprise à leur arrivée dans le hall illuminé par les lueurs célestes. Cett endroit donnait donc vers l’extérieur ! C’était assez étrange. Certainement un endroit déserté de la cité… Elle se rapprocha dans le dos de leur guide pour lui chuchoter à l’oreille.

« Vous avez idée du quartier au-dessus de nous ? »

Elle parcourut des yeux l’escalier pour envisager une fuite par son intermédiaire, mais il était brisé trop bas pour pouvoir espérer atteindre le palier qui les conduirait vers l’air libre. Ils devraient se résigner à faire demi-tour. Par bonheur, ils n’avaient pas trop fait de détours et avaient marqué leur piste, de quoi avoir de grandes chances de sortir vivants de ses maudits tunnels. Ces dernières pensées avaient au moins le mérite de la rappeler à la réalité du danger qui les guettait et d’accroitre sa concentration. Au signe du rustre elle acquiesça d’un hochement de tête et le laissa s’enfoncer en direction de la porte qui se devait d’abriter le bracelet. Restée en arrière elle répliquait de sa position tous les gestes du rustre comme si elle avait voulu le guider et lui prêter la sensibilité de son toucher. Le blondinet semblait devoir hésiter et on ne pouvait pas lui en vouloir. Il jouait là peut être sa vie comme à chaque étape qu’ils avaient passées jusque-là et on pouvait s’attendre que plus les aventuriers s’approcheraient du but plus les dangers grandiraient.

Elle fronça le nez en comprenant où Áedh Wintersun voulait en venir pour ouvrir la porte. Il devait bien y avoir un mécanisme qui serait un moyen plus sûr. Forcer les mécanismes d’ouverture exposait à déclencher un piège prévu par celui qui voulait protéger son butin… Suivant l’herboriste tout en faisant les gros yeux au baroudeur après le sobriquet dont il venait d’affubler l’albinos, elle se rapprocha du chasseur de primes. Elle assista aux efforts des deux hommes. Elle était sans doute encore considérée comme une faible femme et de fait sa musculature n’était pas conçue pour délivrer de la puissance. Et puis, les deux mâles devant la porte ne lui laissaient de toute façon pas le moyen de joindre ses efforts aux leurs. Autant qu’elle se rende utile autrement, en les prévenant des embûches cachées. Depuis qu’ils avaient commencé à forcer la porte, quelque chose tournait dans son esprit comme les pièces d’un puzzle emportées par le vent et qui tentaient  de reprendre leur place. Elle se mit à chercher mais en vain un mécanisme qui ferait jouer la porte de pierre plus facilement et plus sûrement que par un levier de fortune.

*Cette porte n’est pas prévue pour s’ouvrir de ce côté. Cette porte n’est pas prévue…
Il fallait donc arriver depuis l’autre côté…
Bon sang, la salle du trésor !*


Elle se retourna vers ce qui leur était apparu comme un hall. Ce luxe ! Ces piliers magnifiques ! Elle tressaillit.

« Messieurs. Nous avons un problème. »

Alors que les deux hommes tentaient d’élargir l’ouverture, des filets d’eau commençaient à courir depuis ce qu’ils avaient pris pour des marres remplies par la pluie. Visiblement l’eau commençait à monter lentement mais sûrement ce qui conduisait à une seule déduction : le bracelet était là quelque part dans cette pièce, mais où ?

L’eau atteignit les semelles des trois aventuriers.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Sam 27 Mai - 19:43

L'inquiétude de la jeune femme ne paraissait pas comme ça, mais elle avait le sens de l'observation. Si le repos lui semblait nécessaire, le jeune homme fit un "non" de la tête et un geste de la main pour dire que tout allait bien.
Pourquoi s'arrêter maintenant quand on semblait proche du but ?

Si la nouvelle salle paraissait aussi belle qu'en ruine, certains endroits se démarquaient par leur aspect plus neuf que les autres.
Bien que tentant de reprendre une respiration normale dans cet air vicié, il eut le souffle couper par quelques édifices, sans remarquer en premier lieu que le baroudeur s'occupait plus particulièrement d'un mur et de quelques ustensiles de mort usée par le temps.
Tuanio n'était pas tranquille non plus, son instinct animal le poussait à vouloir sortir d'ici. Comme si un danger les menaçait d'un moment à un autre. Croassant irrégulièrement sans prononcer un mot, les ailes battants ça et là comme pour s'échauffer et préparer un vol précipité vers la sortie.
Pointant du regard les deux étendues d'eau il faut couper de son observation par le rustre se permettant encore une fois de l'interpeller d'une étrange manière dont il ne tarda aucunement à lui faire savoir son mécontentement.

Cessez donc de m'appeler comme ça. Duscisio suffira amplement.

S'approchant de la dite porte de pierre pour prendre l'épée rouillé en main, attendre un instant qu'il finisse son ouvrage pour lui laisser faire ce qu'il avait en tête.
Ceci dit, il y avait de quoi rester perplexe. Si une porte se trouvait là, comment se faisait-il qu'il fallait forcer autant pour l'ouvrir ?
Bien que réfléchit, il semblerait qu'il n'eut pas d'autres choix que de tirer cette dite porte avec le peu de force qu'il avait dans les bras. Cela était vraiment utile ? Même si quelques instants fut pour lui un énorme doute, le fait que cette ouverture s'agrandit lentement, jusqu'à que la dame donne une nouvelle qui ne tarda pas à se faire sentir sous leur pied. L'eau commençant à envahir la pièce n'avait que pour source les deux rectangle aqueux qui habillaient la pièce en plus des piliers soigneusement taillés. Kes semelles des protagoniste barbotait déjà dans un petit filet d'eau et leurs chevilles n'allaient pas tarder à avoir le même sort.
Si la montée était lente, leur contribution sur cette porte dont l'issue n'était en rien visible de ce côté du mur les laisserait pour mort noyer avant qu'ils ne l'aient ouverte : Il fallait sortir, tout de suite.

Lâchant prit la faible ouverture dans la pierre, le regard se posait sur l'ensemble de la pièce afin de trouver une sortie de secours. L'ouverture menant vers le haut était inaccessible à cause de l'escalier effondré. Si l'eau et le temps l'avait usé, il n'aurait pas été les seuls à emprunter ce chemin pour se faire également avoir. Le tas de pierre disposée en bas montrait bien qu'un grand éboulement de celui-ci avait eu lieu il y a quelques temps maintenant.
Inutile d'utiliser la magie électrique ici, l'eau parvenant déjà à leur cheville démontrait que le débit de l'eau montante augmentait.

Ramenez vous ici. Je n'ai aucune envie d'y rester pour un simple artefact !

Si dans les premiers lieux, on ne semblait avoir aucune solution pour sortir, dans l'esprit du mage du groupe une idée subsistait. Un dernier effort allait être prodige alors qu'il tendait sa main vers les restes de l'escalier. Seule une parcelle les empêchait de montrer. Loin à l'idée de vouloir le reconstituer dans son intégralité, ce qui est parfaitement impossible, il allait se servir des restes pour maintenir de petite plate-forme. Est-ce possible ?
Pas vraiment. Au moment où il commença à bouger les pierres, une forme étrange apparaissait dans les gravats, quelque chose qui ne faisait pas partie de l'escalier en lui-même.
Il stoppa net son action pour aller fouiller le tas de pierre taillée et usée par le temps. Un os apparu, puis deux et enfin un squelette entier dont quelques morceaux de chair restait encore dessus. Il n'était donc pas les premiers à venir ici pour y voler quelques choses. Il lui fallut de longue minute pour trouver un objet qui sortait de l'ordinaire.

Chose improbable, il s'agissait d'un bracelet, cette personne qui gisait sous les gravats avait tenté de s'enfuir, mais un accident survenu lors de la monter de ses marches. Pour ce qui est du détail, il y avait mieux à faire. Alors qu'il eut le temps de le saisir, il remarqua aussitôt que l'eau arrivait déjà à sa aine qui le poussa immédiatement à lever son sac avant qu'il ne prenne l'eau et monta quelques marches.
Tuanio s'était envolé vers le haut de l'escalier depuis quelques minutes déjà par instinct de survie, la solution pour ce qui était des trois aventuriers était encore inconnu.


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Marduk Nargaroth
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Ven 16 Juin - 4:07

Pour votre information:
 

Le tunnel des mépris était remplis de surprise et des coins inexplorés, et les ruines où la troupe avait su se retrouvé était l’un des nombreux coins très rarement fréquentés. Une chose qui est à remarquer concernant les coins peu fréquenté est qu’il y a souvent une bonne raison, du moins ceci est la règle générale. À première vue, hormis les précédents pièges, jusqu’à présent tout semblait être dans la norme, mais c’est en tirant un peu plus afin d’ouvrir les portes que le mystère fut résolu. Pourquoi ce merveilleux bracelet avait-il disparu de la circulation durant si longtemps? Peut-être le fait qu’il était plus ou moins enfoui sous un lac intérieur ? Ah oui cela expliquerait les choses.

Alors que les deux hommes avaient créé une brèche, la grande salle où ils se trouvaient se remplis rapidement d’eau. Une simple brèche déclencha une rat de marré alors que l’eau trouva une voie de sorti. Les lourdes portes était maintenant ouverte, et en un rien de temps l’eau avait su dépasser leur cuisse, leur hanches… et le niveau semblait ne point vouloir cesser de grimper. Certes, il allait s’arrêter, éventuellement, se stabiliser, car le couloir les ayant mené jusqu’ici était long… mais en même temps ceci pouvait finir par être un grave problème.

Tournant son regard vers le freluquet, remarquant que celui-ci avait su trouver dans ce chaos le butin, le rustre s’adressa alors au duo.

‘’Vous avez ce que vous vouliez, comme il l’a dit, on est mieux de partir le plus rapidement avant que l’eau remplisse l’un des long… la sortie va vers le haut… donc si c’est rempli il faudra plonger…’’

Bon, il n’avoua pas qu’ouvrir la porte n’avait pas été sa meilleure idée, mais d’un autre coté à moins d’être en mesure de voir à travers une trente centimètre de pierre, nul aurait su ce qui se trouvait de l’autre côté… plus les voici enfin en possession du butin… la seule chose restant était de sortir d’ici. La route par laquelle ils étaient venus se remplissait rapidement… même trop rapidement. Observant les alentour le plus rapidement possible et tentant de voir ce qui se trouvait de l’autre côté sans être trop repoussé par le courant, notre rustre cherchait une façon de s’en sortir. La salle mystérieuse semblait être un cul de sac, le couloir par lequel ils étaient venus semblait être la meilleure issue. Oh, il y avait une issue, tout en haut, mais le niveau d’eau n’allait jamais monter suffisamment afin qu’ils puissent profiter de ça…

Se retournant vers ses compagnons, il s’adressa à eux.

‘’Selon ce que je peux voir… l’eau n’ira surement ira un peu au-dessus de nos têtes… mais si on attendant que le courant se calme il nous sera possible de nager jusqu’à là’’ dit-il en démontrant une veille statue ‘’ On peut monter sur sa plateforme, si toi oiseau est suffisamment malin pour retrouver Airut, mon faucon et le guider jusqu’ici j’ai une façon de vous sortir d’ici… si vous me faite confiance’’

C’est à ce moment qu’il eut un peu se sympathie envers l’herboriste. De toute évidence, celui-ci s’était embarqué dans une aventure qui était plus pénible qu’il aurait voulu. La rouquine avait ses charmes et l’avait entrainé jusqu’ici et depuis le tout début le baroudeur s’était un peu douté qu’il n’avait point envi d’être là. L’enchanteresse, tant qu’à elle, elle jouait une fois de plus très dangereusement. Qui aurait cru que la courtisane avait un si grand désir de péripétie ? Oh notre rustre aurait pu s’en douter, du moins un peu, si ses souvenirs étaient toujours fidèles… sa mémoire est un peu floue. Il avait été le guide, il avait ouvert la porte, et malgré leurs complots… les aider à s’en sortir était la chose à faire.

‘’Si vous avez une meilleure idée, il faut faire vite…’’ ajouta-t-il

Les options étaient très limitées, et l’eau déjà passer les coudes du baroudeur… si l’un d’eux avait un moment de génie, un talent caché, là était le parfait moment afin de de révéler.
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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Dim 25 Juin - 10:28

Correct?:
 
Les choses semblaient devoir parvenir à leur dénouement et l’urgence était montée d’un cran  ainsi que la tension qui habitait les trois aventuriers. De son côté la rouquine parvenait tant bien que mal à garder son sang-froid malgré les événements qui se précipitaient. Elle se sentait presque étrangère au spectacle qui s’offrait à elle, sans doute blasée par la rivalité qui ne semblait pas vouloir prendre de trêve entre les deux mâles du groupe. Heureusement, son désir de trouver le précieux bracelet et le sentiment qu’ils ne devaient plus s’en trouver très loin la gardait attentive et réactive.

Malgré la mésentente entre le blondinet et l’albinos la porte avait fini par s’entrouvrir mais l’eau qui s’infiltrait à présent dans la salle n’était pas du meilleur augure. Avant que la salle ne soit entièrement submergée et ne les mette en danger de noyade, il allait sans doute se passer un laps de temps conséquent mais elle repensa à l’herboriste et son déplaisir de côtoyer l’élément liquide ; Cela allait sans doute leur poser quelque problèmes par contre dans un avenir proche. La rouquine ne se formalisait pour l’heure que très peu de ce détail. Elle-même savait nager et elle ne doutait pas que le rustre soit dans le même cas. Donc même au prix d’une bonne fatigue, ils pourraient sans doute maintenir l’apothicaire à flot. En outre, avant que la salle ne soit entièrement submergée, si l’on considérait le tunnel d’où ils étaient arrivés, la taille de l’endroit et dans une moindre mesure l’entrebâillement de la porte qui avait requis les efforts de ses deux gardes du corps, le niveau allait avoir du mal à monter. Le plus inquiétant était que la cache du bracelet, si elle avait vu juste risquait de se trouver noyée bien avant eux. Duscisio Balibe avait il fait le même calcul ? Toujours était-il qu’il abandonna sa tâche d’huissier pour très vite commencer à faire le tour de la salle en cherchant visiblement quelque chose. C’était sans doute la meilleure chose à faire, bien qu’elle n’aurait sans doute été fouiner dans les mêmes endroits que lui. Pour sa part, ses yeux plissés, elle cherchait des indices sur les parois et les piliers de la place.

*Où est-ce que je te cacherais si je devais de mettre à l’abri ? …*

En partant de la porte momentanément abandonnée elle laissait courir sa main sur les murs inspectant les bas-reliefs et les frises qui pouvaient dissimuler des ouvertures ou des mécanismes cachés tandis qu’une petite voix venait jeter le trouble dans ses recherches.

*La légende semble dire qu’il l’a caché en urgence, ma belle.
_ Et ?
_ Et il n’a certainement pas eu le temps de mettre au point une cachette très sophistiquée. Tu te compliques la vie mon amour.*


Elle s’arrêta un instant. C’était bien vrai en tout cas si elle en croyait le peu de sources qu’elle avait pu recueillir sur le bracelet. Son regard essaya une nouvelle fois d’embrasser la totalité de cette maudite salle qui prendrait des heures à être explorée de fond en comble. Elle tressaillit de panique à l’idée de passer à côté de son précieux artéfact. Elle devait prendre très vite les bonnes décisions. En sa qualité d’assassin souvent aux prises avec l’imprévu malgré la préparation qu’elle s’imposait avant de partir en mission, c’était quelque chose qu’elle savait faire mais là c’était bien différent. Il ne s’agissait pas de trouver une retraite, ou d’affronter des gardes du corps chafouins. Elle n’était pas chercheuse de trésor et la seule chose sur laquelle elle pouvait s’appuyer hormis son intuition était un peu de logique et de bons sens.

*Si j’étais contrainte de laisser le bracelet ici en toute hâte, j’en ferais quoi ?
_ Je le cacherais derrière quelque chose un peu hors du champ de vision des gens ou je trouverais quelque chose qui le recouvrirait ?
_ Donc on continue la même recherche mais on délaisse les caches mécaniques ou même magiques et on fait attention aux hauteurs et même aux endroits au ras du sol.
_ Cela me parait pas mal ma jolie.*


Elle reprit alors son exploration, faisant glisser ses mains de haut en bas sur les murs et dans les replis les anfractuosités tentant de faire bouger les pièces de maçonnerie semblant rapportées. De temps à autre, elle jetait un regard aux deux hommes dont le comportement récent ne lui permettait pas de rejeter complètement l’idée qu’ils veuillent s’approprier l’objet de sa quête.

De son côté, l’albinos semblait perdre un peu son calme et désireux de quitter les lieux tandis que le chasseur de primes abandonnait la porte qu’il ne pouvait de toute façon pas manœuvrer tout seul. Pour le moment en tout cas il était hors de question que la Syliméa abandonne les recherches malgré le niveau de l’eau qui noyait déjà la moitié de ses bottes. Elle ignora donc superbement l’injonction de repli de l’herboriste et se contenta d’accélérer de rythme de ses explorations.

*Hors de question de t’abandonner mon joli ! Qui sait comment nous pourrions retrouver cet endroit ! Viens voir Elië mon précieux. Elle promet de bien te traiter et de te chérir. Allez dis-moi où tu te chaches.*

Comme elle ne pouvait s’autoriser à faire l’impasse sur les caches au ras du sol elle était obligée de fouiller à l’aveuglette sous la surface de l’eau qui entrait dans ses bottes lorsqu’elle mettait un genou au sol. Cela la remplissait de colère, mais elle se sentait de plus en plus fébrile à mesure qu’elle sentait l’eau gagner un nouveau niveau et qu’elle devait envisageait une retraite des plus frustrantes.

*Garde ton calme ! Garde ton calme ! *

Peu superstitieuse d’ordinaire elle se laissait envahir par une sorte de pensée magique et enfantine qui lui faisait croire que plus elle croirait à la certitude de trouver l’objet de ses recherches et plus vite il apparaîtrait.

Un bruit de rocher en mouvement la fit se retourner, il semblait venir de deux endroit à la fois. Le pied de l’escalier central semblait légèrement dégagé et l’albinos semblait ramasser quelque chose, mais en même temps son sang se glaça, le tunnel par lequel ils étaient arrivés finissait de s’obturer. Clairement le piège se refermait mais sa peur de passer à côté du bracelet mit cette information au second plan alors qu’elle courut vers l’apothicaire en soulevant des gerbes d’eau glacée. Elle en était certaine. Ce ne pouvait être que ça ! Mais bon sang ! Que cette eau montait vite à présent qu’elle n’avait plus l’issue pour s’échapper de la salle !

Bientôt elle eut rejoint l’albinos quelques marches au-dessus de l’eau, du moins pour quelques instants encore. Fixa la main qui ne tenait pas le précieux sac. Quelque chose y étincelait, l’argent épargné de l’oxydation du temps. Nul doute c’était bien lui. Elle avait regardé si souvent et si longtemps les illustrations qui le représentaient, qu’elle ne pouvait s’y tromper. Un sourire illumina son visage si fermé depuis qu’ils étaient sortis de l’auberge au matin. Les yeux brillants comme ceux un enfant devant un bocal de friandises, elle tendit la main en direction de l’albinos.

« Bravo ! Vous l’avez trouvé ! Je peux ?... »

Mais le danger de noyade semblait devoir passer avant toutes les autres préoccupations de l’herboriste et du chasseur de prime réunis.
Elle tourna la tête du côté du blondinet qui semblait, pour une fois et avec raison, partager les craintes de l’albinos. De la tête, elle indiqua le tunnel à présent obturé.

« Plonger ? Pas par là en tout cas. »

Elle s’interrompit pour envisager l’autre porte mais à peine entrouverte et avec la pression de l’eau à présent, il fallait abandonner également de trouver une issue de ce côté. Le blondinet avait sans doute raison. La pièce ne serait sans doute pas remplir entièrement grâce sans doute à l’ancienneté du piège et au délabrement de l’endroit qui avait permis à une partie de l’eau de s’écouter dans le tunnel avant qu’il ne soit bouché. Elle suivit des yeux les indications du rustre et se demanda bien comment le faucon pourrait le venir en aide et essaya de prendre en compte une mauvaise estimation du volume de liquide qui allait submerger la salle qui menaçait de devenir leur tombeau. Atteindre la plateforme tenue par la statue semblait assez aisée mais le faucon ?... Elle imaginait la rencontre entre les deux oiseaux. Sa mémoire de Sindarine n’admettait sur ce point guère de contradiction, les corvidés ne portent pas les rapaces dans leur cœur hormis pour les déposséder de leur proie et les faucons ont des sentiments réciproque à l’égard de la gent corbine. Elle avait compris que les deux volatiles étaient dirigés au moins en partie par leur maître, mais elle n’avait pas trop envie de miser uniquement sur ce plan. Elle prit la parole sachant qu’elle risquait de froisser les deux hommes et commença donc par une précaution oratoire.

« Soit envoyons le corbeau à la recherche de votre faucon. »

Elle se tourna vers l’albinos avec une expression mi interrogative, mi injonctive des plus expressives. A lui d’officier en la circonstance surtout s’il ne voulait pas prendre de bain comme son attitude chaque fois qu’ils trouvaient en présence d’eau semblait le démontrer. Elle poursuivit :

« Je réfléchis tout haut et cela vaut ce que cela vaut. La venue de votre faucon pourra nous aider si vous le dites. Je vous fais confiance, mais la probabilité pour qu’ils n’arrivent pas jusqu’ici est loin d’être nulle alors pourquoi ne pas tenter en les attendant de trouver un passage vers le haut ? »

Elle monta au sommet du tronçon d’escalier sur lequel elle se trouvait en compagnie de Duscisio Balibe et indiqua du doigt le tronçon suivant qui tenait encore comme serti dans le mur.

« Impossible de sauter jusque-là mais si je monte sur vos épaules et avec une petite bascule vers l’avant, je pourrais me hisser là et vous envoyer ma corde… »

Le plan n’était pas parfait et la suite restait aléatoire, mais était mieux que de rester les bras croisés. Il consistait à faire jouer à Áedh Wintersun le rôle de porteur en montant sur ses épaules. Les deux se laisseraient basculer en avant sans que le chasseur de prime ne perde contact avec le rocher afin de fournir un appui au dernier saut de la Syliméa qui se faisait forte ensuite de se hisser sur la suite de l’escalier et de hisser ses complices jusqu’à elle. Les talents d’acrobate qu’elle avait développés au fil de son entrainement et de ses missions le lui permettrait pensait-elle sans grande difficulté. Evidemment cela promettait au blondinet de reprendre un bain avec le risque de choc avec les éboulis qui se cachaient sous la surface de l’eau mais elle faisait confiance à son instinct de survie pour l’éviter. En outre elle aurait pu se munir d’un grappin pour sa quête mais son désir de voyager léger l’en avait dissuadée et il fallait donc faire de ce côté contre mauvaise fortune bon cœur. Elle attendit la réaction du rustre avant de se tourner vers « le freluquet » pour savoir où il en était avec son oiseau.

*Vilaine, il n’aime pas qu’on l’appelle ainsi !
_ Il n’en sait rien ! Ce n’est pas l’insulter mon amour !*


« Qu’en pensez-vous ? »

Elle n’attendait pas de réponse développée, le temps leur était précieux. En cas de refus elle se faisait forte d’escalader la statue sans difficulté. Ses drapés et ses reliefs corporels donnait des prises suffisantes pour cela


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Lun 31 Juil - 14:36

Si Aeth avait eu l'idée que son oiseau pouvait être utile en allant chercher son familier, il y avait par contre un hic. S'il était d'accord avec lui, un problème survint contre toute attente : Tuanio ne nous entendait pas.
Alors qu'il l'appela pourtant deux ou trois fois, le corbeau blanc semblait s'être envolé un peu trop loin pour pouvoir l'entendre.

C'est ennuyant...

S'ils n'avaient plus cette option et malgré les constatations il préférait éviter de mouiller son sac à cause des nombreuses affaires qu'il avait entassés à l'intérieur. S'il avait su il aurait dû passer à l'auberge après avoir fait ses affaires avec l'informateur. Cela aurait été une gêne et une charge de moins.
Il fallait maintenant observer.
Le tronçon effondré était trop long pour pouvoir utiliser une magie trop complexe à présent. Intérieurement Duscisio sentait que sa limite n'était plus très loin et en abuser pourrait causer une fatigue qui le rendrait encore plus vulnérable. Quelle était la meilleure option actuelle ? Celle qui utilise le moins de force magique était bien entendu celle des plantes. Le problème résidait à trouver un coin où planter l'une des graines qu'il avait gardé avec lui dans son sac, il n'y avait que d'eau et de roche, impossible d'enraciner quoi que ce soit. La mousse sur la pierre était également inutilisable. Pour les solutions en réserve, il en restait une seule.

Si ses compagnons discutaient déjà de leur plan pour pouvoir passer, l'albinos pensa en premier à sa propre personne. Le moment d'être égoïste n'était pas très bien choisis. Avec un peu de recul, l'albinos ne voyait pas en quoi son faucon pourrait nous être utile.
Une capacité de gigantisme peut-être ? Il fut coupé sans sa réflexion pour écouter la jeune femme soumettre une idée d'acrobate.

Je passerai avant lui pour vous aider à le tirer au besoin.

Si cela ne l'enchantait guère, il avait peu de chance de ne pas finir dans l'eau ou qu'il intervienne magiquement pour le hisser jusque là haut. Mais au vu de la situation actuelle il n'aura sûrement pas le choix, le tout est de savoir s'il sera capable de supporter l'atteinte de ses limites.

Contre toute attente, on arrivait à entendre un croassement familier.
Tuanio qui n'avait pas répondu à son appel semblait maintenant revenir accompagné d'un faucon. Sans doute celui Aedh qu'il avait demandé plus tôt. Si les corbeaux étaient connus pour leur intelligence, le familier de Duscisio ne cessait de l'impressionner. Alors qu'il se posa sur l'épaule de son ami, il leva une aile montrant le rapace.

J'ai pensé qu'il pourrait nous être d'une grande aide. Fit-il simplement.

Ce demandant bien comment il avait pu le convaincre aussi vite ou qu'il puisse retrouver le chemin, leur n'était plus aux questions.


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Marduk Nargaroth
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Sam 12 Aoû - 21:52

Pour votre information:
 
Miroir mon beau…

Feat : Elië, Duscisio





Il y a de cela quelques mois le rustre avait fait un arrêt à Tyrhénium afin de visiter son vieil ami, le bon docteur Malfinnor. Depuis son séjour en prison, le baroudeur n’avait point été en mesure de retrouver la forme.   Son esprit avait été brisé, son corps mutilé par ses tortionnaires.  Les souvenirs de son séjour n’étaient que des images dans sa tête qu’il n’arrivait pas à rapiécer dans un ordre logique, mais cette instabilité psychologique n’était pas le seul mémento de son séjour.  

Le rustre était malade.  Il avait déjà été malade par le passé et avait survécu, mais cette fois-ci rien ne semblait fonctionner.  Le repos ne changeait rien à son état, chaque mouvement devenait de plus en plus douloureux, il avait même de la difficulté à manger sans finir par régurgiter le tout par la suite. Perdant le contrôle de ses mouvements, il devait agir… le bon docteur semblait être la solution.

Le voyage jusqu’à la ville frontière fut long et douloureux et le diagnostic qu’il reçut du bon docteur n’avait rien de positif

‘’Je suis désolé… ‘’ Lui-dit alors le Sindarin ‘’Cela est au-delà de mon expertise… ‘’
‘’Je vois… combien de temps ?’’ répliqua le rustre dans un ton presque mélancolique.
‘’Deux… trois mois tout au plus…  cela va dépendre de tes activités à venir… je ne recommande pas d’utiliser l’essence divine car le tout semble qu’empirer la situation…’’

Le bon docteur ne passait pas par quatre chemins, une chose que le baroudeur appréciait grandement chez lui.  Sa condition ne possédait qu’une seule fin et il devait s’y faire.  Il s’attendait à ce que cela arrive un jour, mais il avec son style de vie il aurait toujours cru périr autrement, la maladie… c’est tellement banal.

‘’Prend ceci… ça va aider avec le mal… ‘’

Prenant la médecine offerte par le bon docteur, le rustre allongea ensuite les doigts vers sa bourse afin de payer pour les services de celui-ci.  

‘’Garde ton argent…’’

Ce jour fut leur dernière rencontre.  Il y a certes eu quelques correspondances par la suite suivant le retour à Ridolbar… mais les deux hommes savaient qu’ils n’étaient point destiné à ce revoir.



-

Le jour présent, alors qu’on lui avait conseillé de tenter de suivre un rythme plus tranquille… il avait  su se retrouver prisonnier dans le tunnel des mépris.  La seule chose qui aurait pu être réconfortant en ce moment était de savoir qu’il n’était pas seul.  Certes, une partie de lui avait eu durant un moment l’impression que le reste de la troupe souhaitait sa fin, face à la circonstance actuelle le rustre su voir un peu plus claire.  Si se débarrasser du baroudeur était leur plan et que tout ce qui s’était passé faisait partie de leur stratégie le rustre pouvait conclure qu’ils sont des abrutis.  Toutefois, connaissant suffisamment la rouquine et à voir leur réaction, il était évident que la situation actuel était imprévus.

Avec peu de chance de s’en sortir, et que quelques solutions possibles, ils devaient agir  avant de tousse y laisser leur peaux.  Il existait dans l’esprit du baroudeur une solution, elle n’était pas la meilleure, mais c’était mieux que rien.   Certes,  il n’avait point rendu le tout très clair pour ses compagnons, mais cela était principalement dû au fait qu’il s’avait qu’ils allaient surement s’y opposer… ou du moins Elië allait certainement s’y objecter.

‘’Impossible de sauter jusque-là mais si je monte sur vos épaules et avec une petite bascule vers l’avant, je pourrais me hisser là et vous envoyer ma corde…’’ répliqua-t-elle et à cela le rustre offrit réponse

‘’La paroi est trop lisse pour bien grimper… mais la corde sera utile’’

Ce qu’il attendait le plus était de connaitre la réponse du l’herboriste, car en ce moment son aide était primordial.  Les deux hommes avaient eu beaucoup de difficulté à travailler ensemble dès le départ, mais la situation actuelle demandait leur coopération.  Puisque que l’herboriste ne semblait aucunement vouloir finir ses jours dans ce trou, ce dernier semblait un peu plus coopératif.

Certains diront qu’il s’agissait de la volonté des divins, d’autre d’un simple coup de chance, mais peu de temps après le corbeau de l’herboriste fit une apparition en compagnie d’Airut.   Le faucon avait certainement suivis son maître jusqu’à l’entrée du tunnel, puis demeurer dans le coin, veillant sur les alentours à partir des cieux.

Levant son regard vers les oiseaux avant de tendre le bras et offrir à Airut un endroit où se percher, le rustre afficha un léger sourire en voyant son vieil ami. Cependant, ce sourire ne semblait pas être entièrement rempli de joie… un brin de mélancolie semblait s’y afficher.   Approchant l’oiseau un peu plus près de son visage, le rustre murmure doucement quelques mots pour les oreilles du faucon uniquement avant de finalement retourner son attention vers l’enchanteresse.

‘’Puis-je avoir la corde?’’ demanda-t-il en tendant la main.  

‘’Nous avons peu de chance d’atteindre un bon point pour accrocher la corde d’ici… mais Airut est suffisamment fort afin d’apporter le grappin et la corde…  je vais cependant devoir le diriger… ‘’

Prenant la corde qui lui avait été tendu, le baroudeur retourna son attention vers le faucon.

‘’C’est la dernière chose que je vais te demander mon ami… ‘’ Lui dit-il doucement en appuyant son front contre celui de l’oiseau.  

D’un mouvement du poignet il ordonna à l’oiseau de prendre appuis sur le grappin avant de s’assoir confortablement.  Appuyant son dos contre la statue, le rustre entra en trance afin de transférer son esprit dans le corps du faucon.   La familiarité avec l’oiseau offrait une meilleure symbiose, le tout était plus stable.  

L’oiseau pris on envole.  De plus en plus haut, et en direction de la sortie, le rustre observait le monde à travers les yeux du faucon.   Dirigeant celui-ci, il sut retrouver le monde extérieur, et se mis à rechercher le point idéal pour le grappin.  Un tour, et puis deux, à travers les yeux du prédateur il trouva l’endroit idéal.  Poursuivant son vol, dépassant le point d’appuis pour ensuite faire demi-tour et l’approcher sous un meilleur angle, il plongea rapidement avant de relâcher le grappin.   La corde pris alors une tension plus naturelle, démontrant clairement qu’elle était maintenant encrée.

Quelques battement d’ailes supplémentaire, il escalada les cieux à travers les nuages puis jeta un dernier coup d’œil sur l’issue.  Mission accompli, ils allaient être en mesure de sortir, l’enchanteresse et l’herboriste n’avait qu’à grimper pour revoir la lumière du jour.

Du haut des cieux, le pont spirituel entre la bête et l’homme se brisa alors soudainement et l’oiseau retrouva le control, émettant, émettant un cri aigue.  

Assis dans le tunnel des mépris, le regard du baroudeur s’échappa.   Au coin de sa bouche, du sang  s’échappa, coulant tranquillement jusqu’à son menton.   Il ne respirait plus, ne bougeait plus… il était assis paisiblement… tout simplement.





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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Dim 13 Aoû - 12:42

L’eau montait encore inexorablement. Elle qui comptait sur le fait qu’une partie avait pu s’échapper par le tunnel qui avait mis un peu plus de temps à se refermer commençait déjà à se dire que ses espoirs allaient être vains. Pour l’heure, il n’y avait pas d’urgence vitale mais cela n’allait pas tarder à être le cas et ils ne parvenaient pas à trois à prendre de décisions efficaces. D’un côté elle avait essayé de proposer quelque chose de faisable même si ce n’était pas sans risque, mais l’albinos semblait un peu désorienté tiraillé entre deux attitudes à tenir.

D’un côté, à la manière dont il le couvait, on voyait bien que son sac commençait à avoir plus d’importance que tout autre chose, mais le bon samaritain restait le bon samaritain même s’il paraissait un peu démuni pour l’heure, cherchant visiblement des yeux une solution dans le fatras de ruines qui les entourait… Il avait fini par se rallier à la solution de la jeune femme et à se proposer pour hisser le rustre.

Ce dernier, enfin, semblait passé dans un autre monde et ses yeux ressemblaient à ceux qu’elle avait surpris lors de leur conversation entre l’auberge et les souterrains et elle n’aimait pas cela du tout et un pressentiment lui étreignit le cœur repensant soudain à la scène en bas de l’auberge. Son ton de voix restait ferme mais elle pouvait y distinguer comme quelque chose de fataliste tinté de mélancolie. Mais en bonne égoïste elle rejetait les conclusions que tout logique pouvait amener à une fille qui n’était pas la plus stupide d’Isthéria, même si la situation présente aurait pu faire railler plus d’un.

*Il n’est pas au mieux mon amour.
_ Certes mais il ne va pas choisir ici et maintenant pour passer l’arme à gauche, ma beauté.
_ Ce serai déplaisant et une coïncidence somme toute improbable…
_ Sauf à se suicider et il n’est pas suicidaire, ma chérie.
_ Non et chacun peut avoir de sombre pensées…
_ La preuve, ma douce ! *


Elle se ressaisit donc pour reprendre le fil de leur propre sauvetage. Cette histoire d’oiseau commençait à tourner court car comme on pouvait s’y attendre, le volatile immaculé avait disparu lorsqu’on avait besoin de lui et le second et bien, le second ne pouvait donc ne pas être contacté. Aussi se demandait-elle pourquoi le rustre qui avait d’ordinaire le sens des priorités et de l’efficacité continuait à tergiverser.

Elle était donc sur le point de faire une crise d’autorité pour imposer son idée et remettre le trio en ordre de marche lorsqu’un battement d’ailes annonça à nouveau le moment de temporiser alors que l’eau continuait de monter le long des éléments d’architecture. Elle regarda assez interloquée dans un silence contrarié les deux oiseaux rejoindre leur maître. Les trois aventuriers pouvaient s’estimer heureux que les deux animaux aient pu s’entendre suffisamment pour les rejoindre si l’on considérait la propension des corvidés à s’en prendre aux petits rapaces tels que le faucon lorsqu’ils évoluent dans la nature. Mais sans doute leur fréquentation des humains avait-elle altérer quelque peu leurs instincts respectifs…

Toujours était-il que Aedh pouv ait considérer qu’au bout du compte il avait raison et de toute façon faisait comme si prouvant qu’il était de nouveau au plus proche des événements et assez sûr de lui pour mettre en œuvre son idée même s’il n’avait dans un premier temps pas eu la délicatesse d’en informer ses complices d’infortune. Après tout il était le plus expérimenté en matière de danger et de protection d’eux trois. S’ils ne lui faisaient pas confiance dans ces circonstances, il ne fallait pas lui demander de se joindre à eux. En tout cas, le retour des deux oiseaux et le prise en main des choses par le blondinet semblait avoir redonné un peu de cohésion au groupe ou tout au moins aplani les divergences entre les deux mâles qui le composaient.

La Syliméa n’hésita pas une seconde à tendre la corde que lui demandait le rustre dont le sourire raviva les craintes de la belle. Elle écarquilla ses prunelles en une interrogation muette, mais elle n’insista pas consciente que le moment n’était pas aux atermoiements ni aux explications longues et complexes. La seule explication qu’elle obtint fut sur la nature des événements qui allaient Puis, le chasseur de prime se concentra et se tourna vers Airut et se laissa monopoliser par la communication qu’ils semblaient avoir tous les deux. A peu de distance du duo, la dernière phrase qu’il lui dit ne put totalement échapper à la Ladrini et raviva ses inquiétudes. Mais encore une fois ce n’était pas le moment de perdre de précieuses minutes car la montée des eau ne prenait pas de répit et ils étaient maintenant tous trois sur un espace qui se réduisait comme peau de chagrin et si en d’autres circonstances, cela aurait assez amusée de voir l’herboriste piquer une tête avec son précieux sac, ce qui accompagnerait de près ce premier plongeon serait à brève échéance leur noyade à tous.

Trois paires d’yeux suivirent les évolutions du faucon au-dessus d’eux. Celui-ci semblait mu par une logique et une expertise surnaturelle et pour cause. On voyait rarement d’animaux estimer la solidité et la pertinence d’un point d’appui pour un grappin. Après plusieurs passages, la corde fut enfin en place et le faucon reprit son vol libre alors que le corps du baroudeur glissait contre les pierres pour venir s’assoir inerte. Solliciter l’essence divine fatiguait toujours celui qui s’adonnait à cet exercice et l’état général du baroudeur justifiait à lui seul qui ait besoin de reprendre son souffle et ses esprits. La rouquine baissa les yeux vers lui un sourire reconnaissant aux lèvres. C’est alors qu’elle aperçut le filet de sang exsudant de la commissure de ses lèvres. Son sang ne fit qu’un tour et elle s’accroupit vivement à hauteur d’Áedh Wintersun. Les choses semblaient aller bien plus mal qu’elle ne le pensait même dans ses pressentiments les plus sombres. Et l’eau baignait déjà les semelles des jambes du coureur de chemin étendue devant lui dans la pente de la ruine sur laquelle ils s’étaient réfugiés. Il fallait faire quelque chose mais des soins pour le moment n’étaient pas appropriés. Il fallait déjà sortir d’ici. Un bref regard vers la sortie qui leur était promise grâce à l’ombre blanche lui donna un aperçu des efforts qu’ils allaient encore être obligés de fournir avant de se considérer tirés d’affaire. Pour sa part, grimper le long d’une corde était des plus faciles, mais elle ne savait pas si l’herboriste pouvait en dire autant. Il fallait cependant agir et vite.

En premier lieu penser à l’évacuation du malade. L’attacher sous les bras par exemple semblait la meilleure chose à faire mais la corde avait sa limite et ne descendait pas jusqu’à lui. Il fallait le redresser pour pouvoir profiter d’assez de longueur pour le ligoter. Tout en se positionnant derrière le malade inconscient pour tenter de le soulever sous les aisselles, elle interpela sèchement l’apothicaire sur un ton qui ne supportait pas la contradiction.

« Duscisio ! Aidez-moi ! »

Le corps inerte ne proposait que son poids et aucun tonus, mais à deux ils finirent par enserrer la poitrine sans souffle dans un anneau de corde aussi chiche soit-il. Elle décida qu’il était préférable que l’albinos monte le premier aussi se positionna contre la paroi soutenant le corps sans vie en maintenant son bras musclé sur sa propre épaule comme deux compagnons de beuverie. Cela permettait à la corde d’avoir un peu de mou et à l’albinos de grimper plus facilement que le long d’une drisse trop tendue.

« Grimpez ! Dépêchez-vous ! »

Elle prenait de longue respiration afin d’oxygéner ses muscles car elle savait que l’effort prolongé auquel elle se livrait allait lui demander de puiser dans ses ressources physiques.

L’ascension de l’apothicaire lui sembla durer une éternité, en tout cas suffisamment longtemps pour laisser au niveau de l’eau le temps de dépasser ses chevilles. Son souffle s’était déjà raccourci tandis que la corde lui battait la tête et l’obligeait à l’esquiver en détournant le visage au rythme de la monté de l’albinos et qu’elle monologuait entre ses dents serrées par l’effort.

« Allez plus vite !...
…Et vous espèce de lâcheur ! Tenez bon !
On va vous sortir de là ! »


Elle se demandait si les secondes qui passaient n’allaient pas sonner le glas du baroudeur parce qu’elle n’aurait pas pris les bonnes décisions. N’aurait-il pas été plus judicieux de tenter de le soigner là dans l’eau ? Enfin, la corde cessa de vibrer sous les à-coups de l’ascension de l’herboriste. Elle leva les yeux pour distinguer sa tête au-dessus d’eux. Sans perdre un instant, elle laissa le corps inerte pendre au bout de la corde et s’élança bien vite le long de la ligne de vie, celle qui leur permettrait d’échapper au piège dans lequel ils s’étaient fourrés et de ramener Áedh Wintersun à la surface et de le soigner. L’escalade était une formalité pour la Ladrini habituée à maintes façons de passer d’un plan à un autre, de se hisser sur les endroits les plus escarpés. Même avec son sac sur le dos cela ne lui prit que quelques secondes, pressée en outre par l’urgence médicale du malade en contrebas. A peine sur le plateforme salvatrice elle s’empara de la corde en ordonnant à l’apothicaire de joindre ses efforts aux siens.

« Allez ! Tirez !"

Il avait fallu la défaillance physique du baroudeur pour faire sortir le peu d’autorité dont elle était capable sans arrière-pensée de ce que pouvait bien penser Duscisio des injonctions qu’il recevait sans ménagement. Elle qui ne prenait garde à personne se sentait prise d’une étrange nécessité de sauver le rustre.

La corde frottait contre le bord de pierre mais le corps montait vers eux à mesure qu’ils conjuguaient leurs efforts et enfin, ils purent le hisser et l’allonger là sans se préoccuper pour l’instant de l’endroit où ils se trouvaient. La poitrine ne se soulevait pas en tout cas pas de façon perceptible et elle ne parvint pas en mettant sa joue contre son nez à percevoir plus de souffle. Elle jeta un regard à l’herboriste des lumières qui ne pouvait pas être plus utile qu’en cet instant.

« Je vous en avais parlé, mais je en pensais pas que c’était si grave. Vous pouvez sûrement faire quelque chose ! »

Elle ne reconnaissait pas les accents angoissés de sa voix à la pensée de laisser mourir leur compagnon d’aventure. Elle n’avait aucune notion de sauvetage et ses mains tremblaient au-dessus du corps inerte en se demandant quoi faire d’utile.

*Réfléchissons. Il est malade, il le sait. Que fait-on lorsqu’on se sait malade ? On se soigne on prend une médecine ou une autre !
… Pourvu que…*


Elle fit glisser sans ménagement le sac du baroudeur de son dos jusqu’à elle et se mit à fouiller frénétiquement son contenu sans souci de son équipement de guerrier ou de pisteur. C’était autre chose qu’elle cherchait. Elle existait forcément cette potion qui allait le faire revenir à lui ! Et enfin ses doigts tombèrent sur la fiole en verre couleur de rivière. Fermée par un bouchon de liège à moitié enfoncé, elle n’attendait que de faire revenir à la vie le blondinet qui avait décidé de déserter l’aventure au dernier moment ce qui lui était formellement interdit par la Syliméa. Elle se tourna vers l’herboriste et lui montra le flacon.

« Une idée de la dose ? »

Elle souleva le buste du malade pour lui mettre la tête suffisamment en arrière et lui ouvrir la bouche et y faire couler le breuvage. C’était simple soit l’albinos lui indiquait une posologie, soit elle allait vider le contenu entier dans le gosier de l’aventurier avant de lui refermer les lèvres en espérant que la médecine qui allait s’écouler en lui soit efficace.

Les minutes qui suivirent parurent lourdes de silence, la rouquine, assise près du corps inerte attendait que la vie ne reprenne ses droits en même temps qu’elle se demandait pourquoi elle tenait tant à la survie du chasseur de prime qu’elle ne connaissait que peut et dont le chemin n’avait en tout et pour tout croisé le sien que trois fois.

Hum...:
 


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Mar 15 Aoû - 16:54

Dès que Tuanio revint avec l'oiseau du baroudeur, ce dernier vint à rester en vol. L'autre homme par contre ne chôma pas non plus. Si son oiseau présentait plus de force que le petit corbeau blanc, son idée était la moins lente et la moins risque qu'un saut dont l'issue n'était que peu certain aux yeux de l'herboriste.
La corde donnée fut transmise à rapace, qui fut étonnamment coopératif, à l'action près, limité à celle de porter le grappin au-dessus d'eux.
Il y avait autre chose. Si Duscisio était quelqu'un de particulier le fait de sentir une connexion entre lui et son oiseau était assez étrange. Il y avait bien utilisation d'essence magique à l'instant. Il le savait, il savait ce que c'était d'être en osmose avec un autre être.
Autre point qui l'étonnait, c'était la première fois qu'il le voyait utiliser sa magie contrairement à lui qui n'avait pas arrêté tout le long.
Immobile jusqu'à que la corde soit tendue, un dernier cri aigu en provenance du rapace annonçait sa libération de cette étrange connexion.

Duscisio n'attendit pas une seule seconde. Il fallait attacher le malade dont la corde n'était pas assez long pour l'atteindre afin d'enrouler le bout autour de son corps.
Quelque chose d'autre n'allait pas encore une fois. Se connectant de feindre l'ignorance, il aida Elië sans discuter. Après cette action, il fut le premier à commencer à grimper. Tout du moins essayer. S'il n'avait pas souvenir d'une telle expérience, il prenait un temps à enrouler la corde autour de son poignet afin de s'assurer de ne pas glisser à mi-chemin. Mais bon sang que c'était long et difficile de montrer.

J'aurai vraiment dû le laisser à l'auberge, grognait-il intérieurement, avant de proposer à la Pistilose de l'aider dans sa tâche.
Encore une utilisation qui allait être cette fois très moindre et discrète, ne consistant qu'à se maintenir sur la force pendant qu'il lâchait celle-ci pour la saisir plus haut. Les petites ronces invisibles pour la belle au vu de sa position agrippait la corde, lui facilitant la tâche et son assurance à monter.
À vrai dire les mécontentements de la jeune femme en bas commençait sérieusement à lui prendre la tête, sortir d'ici était une hâte bien plus présente que de se sortir de l'eau montante.
Je fais ce que je peux.
Fallait passée la première.

L'une ou l'autre de ses réponses aurait pu lui échapper s'il n'était pas si occuper à se hâter pour se concentrer sur sa propre ascension.

Elië prit moins de temps. Si peu qu'il ne se reposait que trente secondes après avoir retourné les ronces à l'état de bourgeon.
Sachant que le troisième membre était maintenant le dernier, mais inerte, tirez sur la corde était la dernière tâche à accomplir.
Tirer, encore et encore jusqu'à que tout le monde soit sortie de ce maudit puits, de ce maudit tunnel.
Une fois le corps hisser jusque là, prendre soin de l'allonger sur la plate-forme afin de le soigner fut la priorité.
Le constat fut vital et brutal. Bien qu'elle l'avait elle-même constaté, dès que Duscisio vint à poser la main sur lui puis sa carotide il ne su comment répondre.
Laissant la dame vaguer à l'idée qu'il était encore possible de le sauver en fouillant le sac de l'homme jusqu'à qu'elle fut interceptée.
Son poignet saisit par l'herboriste quand elle présenta la fiole, ce dernier la regarda en faisant un long mouvement de gauche à droite de la tête.

C'est inutile. Commença t-il d'une voix grave. Il s'est éteins. Il n'a plus aucune once d'essence divine, ni de vie.

La laissant d'elle-même à constater la même conclusion, Duscisio se leva sur ses deux jambes en regardant les escaliers qui continuaient normalement vers la surface.

Sortons d'ici.

Aussi froid qu'il n'y paraît, Duscisio avait tout de même une mine attristé. Certes ils ne s'étaient jamais entendus pour une raison qui le dépassait peut-être, mais il restait un être humain dont il avait fait serment d'aider autant que possible. Ici, il était impossible de ramener les morts à la vie. Son esprit s'était envolé en même temps que son familier quelques instants plus tôt.
Il commença à montrer de lui-même, laissant la jeune femme faire éventuellement son deuil.

Arrivés à la surface, il ne put s'empêcher de s'étirer à la première respiration l'air plus ou moins pur de la ville. Regardant autour de lui pour en reconnaître le coin le plus malfamé de la cité heureusement vide de monde.
Regardant derrière lui, la jeune femme revenue à son tour du tunnel, il se retourna.
Ce n'était pas certes le bon moment, mais il fallait conclure cette affaire.

Nous avons ce que vous voulez malgré la perte de l'un d'entre nous, je doute que son familier vous revienne. Vu que les animaux ne supportent aucunement votre présence. J'aimerai bien savoir pourquoi.

Il avait énoncé le point qui lui turlupinait depuis un moment. Dès leur première rencontre, il y avait quelque chose en elle qui faisait que Tuanio s'était montré très agressif. Pourquoi ? Pour quelle raison avait-il changer d'un seul coup ? Lui qui était normalement agréable, un peu moqueur parfois.
Cette impertinence avec les animaux se touchait uniquement avec elle, aucune autre personne étant entrée dans sa boutique n'avait provoquée un tel changement.
Aucun animaux ne voulait l'approcher également. Aucun transport n'était dépourvu d'animaux. C'était trop étrange pour que cela ne l'interloque pas.
Il devait le savoir. À ce moment, Tuanio se posa sur son épaule en regardant la femme aux cheveux de feu.
Ne sachant ce qu'elle allait répondre, il se mit à se méfier. Si elle montrait une face qu'il ne connaissait pas d'elle il se trouvait peut-être en face de quelque chose qu'elle voulait absolument cachée.
Mais quoi ? Le regard de Duscisio insistait pour avoir une réponse.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Mar 22 Aoû - 8:05

Elle avait bien évidemment perçu mieux que quiconque que le baroudeur n’était plus que l’ombre de lui-même, cependant elle avait encore, suffisamment ancrée en elle la vigueur de l’Ombre Blanche pour ne pas pouvoir accepter que ce soit pour lui la fin. Il avait donné ses forces pour sauver ses compagnons mais elle ne pouvait imaginer que ce sacrifice fût définitif. Il n’était pas de ceux qui se suicident hormis…

*Hormis s’il se sait condamné à mourir à petit feu et qu’il veut sortir de l’histoire avec panache ma belle.*

Cette possibilité venait de la frapper soudain de plein fouet et faisait resurgir en elle les rendez-vous maqués et les questions qui n’avaient pas trouvé de réponse. Elle revit leur rencontre dans le nord durant laquelle elle n’avait pas fait preuve d’une grande compassion. Ses questions du matin restées sans réponse aurait dû lui mettre plus férocement la puce à l’oreille. Au lieu de cela elle était restée concentrée seulement sur le bracelet et sa quête. Cherchait-il une occasion de tirer sa révérence dans cette aventure ?

Toute cette essence divine gaspillée pour mettre en place le chemin de leur salut n’avait été qu’une façon de s’offrir une fin digne de l’Ombre Blanche.

Elle leva les yeux vers l’herboriste qui lui non plus n’avait rien vu venir malgré le discours qu’ils avaient eu devant le passage inondé. Elle se dit qu’ils faisaient en fait tout trois un trio d’égocentriques égoïstes. Si pour sa part, elle l’assumait parfaitement, elle en était plus que surprise venant de Duscisio Balibe, le bon samaritain, le plus grand altruiste qu’elle connaissait, altruiste même, jusqu’à ce qu’elle considérait, elle, comme de la bêtise. Il redevenait soudain tel que le commun des mortels. Le seul dont elle pouvait comprendre l’égoïsme dans cet épisode était celui qui gisait sur la dalle de pierre et dont elle attendait le réveil car cette fiole devait bien pouvoir le ramener. Enfin, s’ils n’avaient pas été trop longs à la lui administrer. Elle revivait tout ce temps perdu à grimper, hisser, fouiller… Et se libérer le poignet d’un geste rageur de la prise de l’apothicaire, pourtant mieux placé que quiconque pour reconnaître la mort. Cela avait donné bien trop de temps à son esprit pour quitter la demeure de son corps et retrouver la caverne de Kron.

Elle n’était décidément pas faite pour travailler en équipe en tout cas pour la diriger. Tout au long de cette aventure elle avait tenté de ménager la chèvre et le chou et au moment crucial, force était de constater que ses choix n’avaient pas été les bons et que le baroudeur tardait à rouvrir les yeux. Elle n’était pas en mesure d’analyser ce qui la bouleversait le plus, la perte d’un compagnon dont les rencontres avaient jalonné sa courte existence ou alors le sentiment de son incompétence dont la mort du baroudeur n’était qu’un symptôme.

Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas vraiment entendu ce que Duscisio lui avait dit et ce n’était que maintenant que ses paroles sans appel atteignaient son cerveau : « Il n'a plus aucune once d'essence divine, ni de vie. »

Elle baissa le tête en fermant les yeux avant de se pencher sur le corps sans vie et baiser avec douceur son front.

« Merci, mon baroudeur. »

Elle avait murmuré ces trois mots contre ses convictions que les morts sont morts et qu’il ne sert à rien d’essayer de leur parler ou de leur attribuer quelque pouvoir qu’il soit. Elle ferma ses paupières sur le ciel de ses yeux qui commençaient à se voiler des brumes du voyage que Kron lui imposait. Mais quelle suite à donner. Les morts dont elle avait l’habitude étaient ceux qui étaient tombés sous ses coups et elle ne se souciait pas de leur devenir. Aujourd’hui c’était différent, bien différent. Elle avait bien conscience qu’il leur était impossible d’emmener le corps avec eux, mais l’abandonner sans autre forme de procès ?... Elle se sentait soudain moins dure qu’elle ne le supposait contrairement à l’albinos dont la décision semblait prise. Sortir d’ici oui semblait la meilleure solution et la seule chose raisonnable à faire. Lentement elle se releva.

Elle détacha son bracelet de cuir et le passa à son poignet. Il était trop grand pour elle mais ne put se résigner à s’éloigner sans rien de son messager royal. Puis ses yeux tombèrent sur le sac du baroudeur dont les sangle avaient glissé comme un appel à ne pas être abandonné. Elle le glissa sous la tête de son compagnon envolé et croisa ses deux mains sur sa poitrine comme le gisant d’un roi, avant d’emboîter le pas de l’herboriste. Quelques minutes ils débouchèrent à l’air libre ce qui ne signifiait pas qu’ils étaient tirés d’affaire. La cité était réputée pour être des plus mal fréquentées et pour ses réseaux de coupe-gorge qui pouvaient tout aussi bien leur tendre une embuscade s’ils n’avaient eu l’occasion de le faire dans les tunnels. Mais le danger immédiat ne résidait pas dans les criminels mais dans les paroles suspicieuses du son dernier compagnon qui l’empêchèrent de profiter des premières bouffées d’air à peu près pur de l’extérieur. Visiblement, son compagnon rescapé attendait une réponse.

« Je n’ai pas de prétention sur cet oiseau. Comme vous le dites je souffre d’un handicap de ce côté et ce depuis ma naissance »

Elle haussa les épaules comme blasée.

« Je m’y suis habituée mais cela intrigue, voire dérange de nombreuses personnes. »

Ce n’était que la vérité. Elle évita pour le moment de poursuivre sur son histoire de Sindarine exilée. Il n’était pas certain que cela intéresse l’herboriste, mais poursuivit sur le sujet de cet étrange anathème

« Je me dit parfois qu’il faudrait que je me mette en quête d’un moyen de venir à bout de cette malédiction, mais… »


Sa main esquissa un geste évasif indiquant qu’elle ne savait pas par quel bout prendre le problème. La solution pouvait résider dans un remède peut être mais la magie pouvait être une solution aussi. Son cas n’était pas si courant et il faudrait trouver la bonne personne qui saurait au moins la mettre sur une piste de recherche. La Sindarine se demandait bien quelle était l’origine de cette tare et rejetait au plus profond de son esprit la Syliméa.

« Si vous désirez faire alliance avec le faucon ne vous gênez pas pour moi… »

Elle déposa son propre sac afin de vérifier avec soulagement que le bracelet s’y trouvait toujours malgré les péripéties de sa découverte et fit en sorte qu’il y soit bien enveloppé et maintenu soigneusement à l’intérieur.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Ven 25 Aoû - 19:53

S'il oubliait la notification sur l'oiseau, des détails aussi menu soit-il lui paraissait.
De plus, Tuanio son corbeau blanc parlant, lui était amplement suffisant. Un volatile qui coupait la solitude dans l'atelier et une bouche – enfin un bec pour être plus précis – qui pouvait lui répondre un minimum. C'est d'ailleurs lui qui avait soumis l'idée que la jeune femme aux cheveux de feu n'était pas comme les autres sindarins du continent. Une particularité chez elle qui avait suscité la curiosité de l'albinos qui pourtant connaissait beaucoup de choses. Cela ne se limitait pas qu'à la culture et la transformation des herbes, fleurs et feuilles que contenait ce monde.

Si elle parlait de malédiction, il semblait inapproprié d'en parler. Personne ne sait si ce genre de malus physique existait par le biais de la magie ou d'une fonction divine. Et personne n'en avait jamais vraiment parlé. Il semblait que ça soit la première fois qu'il entend parler de malédiction.
Sans compter que celle-ci était des plus étrange. Si Tuanio agissait agressivement c'était soit par instinct soit par crainte. Dans les deux cas il y avait une raison valable. La quelle ? C'est la raison de ses questions. Il ignorait totalement d'où cela peut provenir.

Depuis sa naissance disait-elle.
Difficile de savoir quel âge elle avait, sa nature sindarine faisait qu'elle pouvait vivre plusieurs centaines d'années. Une aubaine que Duscisio aurai aimé être. S'il possédait une telle espérance de vie il pourrait expérimenter et rendre tellement de service, qu'il en serait comblé. D'un autre côté, vivre aussi longtemps le fatiguerait pas à long terme, la monotonie le gagnerai et souhaiter y mettre fin viendrait d'elle-même.
Malgré tout, l'herboristerie est sa passion depuis tout petit. Vivre sa vie à étudier la flore le satisferait suffisamment. Il y a encore tant à découvrir. L'un de ses plus grands secrets – la Pistilose – n'était qu'à son balbutiement.
En parlant de secret, la jeune femme semblait également en cacher un, mais il est difficile de la sonder. Si ce n'est que sa beauté n'avait d'égal que son mystère, il ne la dévisagerait pas autant pendant qu'il réfléchissait.
La dévisager.
Il lui semblait avoir vu quelque chose d'étranges durant leur voyage allez jusqu'ici. Très peu perceptible, mais marquant. Observant avant attention son regard, il plissa les siens comme pour en connaître leur couleur. Si les yeux rouges-sang était normal pour sa nature, son vert émeraude n'a pas toujours été ainsi.
Pour en connaître la raison, poser directement la question aurait été préférable. Le soucis était de savoir si elle était suffisamment actrice pour y répondre simplement sans rien paraître suspecte.
Il hésitait puis :

De quelle couleur son vos yeux ?

Si la question pouvait paraître, il s'agissait de savoir ce qu'il en était. En effet, lorsqu'elle était parfois seule, il n'était pas improbable qu'il surgisse quand elle ne s'y attendait pas. Donc pour préciser sa question.

Il me semble que les sindarins ne puissent la changer, même involontairement.

Il lui expliqua en quelques mots pourquoi il posait la question.
Notamment quand elle s'écarta du chemin quand elle disait qu'elle avait prit quelque chose dans l'oeil, juste après s'être regardée dans le reflet d'une rivière. À ce moment où il demanda si tout allait bien, il semblait avoir vu un changement inexpliqué de la couleur de ses yeux. S'il n'y portait pas attention à cet instant, aujourd'hui c'est différent. Il voulait en savoir un peu plus.

Vous avez un secret c'est évident. Comme j'en possède un.

Ses deux hommes ne pouvaient savoir ce qu'était ce bourgeons qu'ils avaient vu sur son poignet à ce moment-là. Tout était maintenant une question de confiance et comme il ne possédait aucune possibilité de faire oublier un détail à un être intelligent et que ses deux bandits étaient de basse besogne, leur suppression était l'option la plus facile.
Tuanio le regarda soudainement, comme s'il allait parler de son secret à lui. S'il ne pouvait expliquer sa nature mieux que son maître, il ne semblait par pourtant vouloir lui avouer.
C'était également la crainte qu'il avait.
Si elle acceptait de parler de son secret, il allait peut-être devoir en faire de même. Le risque étant qu'elle en parle sans s'en rendre compte à une personne lambda.

Je ne suis pas votre ennemi, sauf si vous montrez les crocs. Il se peut qu'elle ne soit pas d'accord à ce que vous me mettiez en danger.

Sans se rendre compte, il venait de parler de la plante qui l'habitait comme d'une personne.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Sam 21 Oct - 21:57

Confuse:
 

Si elle en croyait le regard que l’albinos posait sur elle maintenant, ce n’était plus celui de l’herboriste un peu naïf qu’elle connaissait jusque-là. Naïf et parfois maladroit, de quoi le faire paraître touchant à ses yeux de Sindarine cynique. En elle son double instinct se réveilla instantanément et les Elië parfois antagonistes se réveillèrent pour faire alliance contre le Terran.

*Il veut nous détruire mon amour ! Il veut nous détruire, je le sens.
_ Du calme ma jolie. Nous ne le laisserons pas faire. Non nous ne le laisserons pas faire. N’est-ce pas ?
_ Mais il nous a aidé depuis si longtemps…
_ Oui mais s’il nous veut du mal maintenant cela ne comptera plus.*


Elle se détourna brièvement pour se saisir du bracelet qui venait depuis peu de tomber en sa possession, manière de faire diversion à la fois pour les préoccupations de son compagnon rescapé, mais aussi à la tension qui montait en elle et préparait l’irréparable.
Elle fit jouer entre ses doigts les reflets mats du vieil l’argent que le temps n’avait pas réussi à ternir. Il n’était pas vraiment beau au sens d’un article de joaillerie précieux que les dames de la haute s’arracheraient pour paître dans les salons, mais il avait l’élégance de l’artefact dans lequel son créateur avait mis toute son âme et c’était le cas si elle ne croyait les récits qu’elle avait pu glaner au cours de ses recherches.

*Serons-nous assez retorses pour le convaincre de notre nature ma bien aimée ?
_ Il est très près de nous et nous sommes très rapides…
_ En dernier recours alors ma belle. *


Si sa contemplation du bijou participait à la détendre ne serait-ce que par la satisfaction d’avoir accompli la quête dans laquelle elle s’était lancée, en revanche, elle n’était pas parvenue à faire s’évanouir la sensation de danger que l’albinos avait instillée en elle. Elle savait, en professionnelle consciencieuse où chacune de ses armes se trouvait et à main nue elle avait déjà prouvé son habileté. Elle avait déjà calculé que même très habile, le malheureux herboriste n’aurait pas le temps de déclencher d’attaque magique si elle décidait de s’en prendre à lui.

*Il n’a pas idée de ce que nous avons souffert depuis tous ces siècles et il veut détruire notre paix !
_ Mais non, ma jolie, il n’a pas de mauvaise intention. Cependant…
_ Nous ne voulons pas revivre notre départ de Canopée !...*


Un courant intense de colère et de crainte parcourut l’échine de la belle à la question en apparence innocente de son compagnon. La couleur de ses yeux ! Elle savait depuis longtemps que c’était là le point faible de son apparence. Elle avait développé ses propres compétences au prix d’un entraînement farouche, pour la rendre le plus stable possible mais elle avait déjà dû se montrer expéditive avec quelques personnes déjà qui avait noté les reflets sanguins qui les parcouraient parfois….

Dans la folie qui avait été celle de l’incarnation de la belle et qui ne l’avait pas quitté jusqu’à aujourd’hui, elle avait réussi à reconstruire l’histoire de la Sindarine jusqu’à ce jour, histoire dans laquelle, elle tenait le rôle d’une victime de l’intolérance d’autrui. Cela avait été d’autant plus facile que c’était en partie vraie si l’on considérait la façon dont la Sindarine avait quitté le royaume sylvestre et le rejet supposé des Syliméas ne serait-ce qu’en raison de leur mode de venue au monde.  Jusqu’alors elles avaient tout sacrifié à cette histoire et au mode de vie qui en avait découlé et elles n’imaginaient pas laisser ce bel édifice être mis à bas par un petit apothicaire eût-il été des plus bienveillants jusque-là.

Ses pensées s’étaient bousculées en une fraction de seconde comme un miroir qui se brise. Elle finit par planter ses prunelles dans celles du petit curieux qui ne soupçonnait sans doute pas sur quel chemin il venait de s’engager. Un sourire ingénu aux lèvres elle susurra avec un accent de déception :

« Je sais que ce n’est pas moi qui occupe le cœur de vos pensées, mais d’ordinaire le vert de mes yeux n’échappe pas aux hommes. »

Jouer la comédie finit de la détendre et son rire d’autodérision sonna clair et franc.

« Cela fait deux fois que vous vexez une dame et c’est toujours très dangereux savez-vous ? »

Elle faisait allusion à la visite de l’herboriste qui avait tenté de lui prodiguer ses services et qui avait été contraint de fuir devant les avance de la courtisane, mais aussi à un tout autre danger qu’il n’imaginait peut-être pas. Elle marqua une pose et son sourire se fit enfin, plus mystérieux.

« Pour ce qui est des secrets, qui n’en a pas si vous-même en possédez un ?"

Puis elle reprit un peu de sérieux pour rejoindre Duscisio Balibe sur son terrain afin qu’il comprenne bien qu’elle ne se moquait en rien de lui malgré le ton un peu futile qu’elle venait de prendre. Elle lui envoya un sourire reconnaissant.

« Bien sûr que je ne suis pas votre ennemie non plus. Ces dernières semaines m’ont montré combien vous pouviez être loyal. Aussi rassurez votre amie protectrice. Même si j’ai quelques épines dissimulées. Je ne suis qu’une pauvre rose terrifiée par la sauvagerie du monde. »

Même si les indices relevés dans le souterrain sur les corps des malheureux brigands lui avaient mis la puce à l’oreille sur l’étrange façon de mes mettre hors d’état de nuire, elle était encore bien éloignée de la vérité concernant son compagnon. Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs ? Imaginer une plante qui pousserait à volonté dans le corps d’un hôte sans l’affaiblir considérablement à mesure qu’elle puiserait dans ses fluides pour se développer, ne pouvait que paraître inconcevable. Sa référence à la rose n’était qu’une simple coïncidence sortie des lèvres d’une amatrice de fleurs puisque les plantes ne fuyaient pas devant elle…

Elle posa sa main sur son épaule même si dans un premier temps elle avait pensé lui caresser la joue.

« Lorsque vous vous êtes montré si mal en point il y a quelques temps de cela j’ai respecté votre silence… »

Sa voix resta en suspend comme pour le laisser formuler la suite et admettre qu’il pouvait continuer de vivre sans tout connaître de la rouquine. Puis les doigts toujours sur le pourpoint de l’herboriste, elle tourna légèrement le visage vers le corps du blondinet qui avait laissé ses dernières forces pour leur permettre de sortir du traquenard dans lequel ils étaient tombés.

« Puisque nous ne pouvons plus rien faire pour lui essayons de quitter cette ville au plus vite, elle est un peu trop mal famée à mon goût. »

Elle n’était pas bien certaine d’avoir satisfait la curiosité de l’apothicaire, mais au moins espérait-elle qu’il allait respecter son silence. Elle ne savait pas quel serait le futur de leur relation, mais elle ne pouvait en envisager de sereine dans la contrainte à tout révéler à l’albinos ou à qui que ce soit d’autres. Elle savait qu’elle avait débuté sa vie comme une clandestine et que clandestine elle allait demeurer ne serait-ce que parce ses activités étaient des plus répréhensibles.

« Et puis si je ne m’abuse, votre voyage n’en est qu’à sa première étape… »

Elle se souvenait de leur conversation à l’herboristerie des lumières et du mystère dont il avait enveloppé la suite de son voyage, mystère qu’elle avait également respecté.
Les choses devait s’être éclairées en quelques phrases et elle se sentait à présent, moins en danger même si elle restait prête à toute éventualité et à montrer les crocs comme il l’avait si bien dit, si besoin était.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: [Quête] Miroir mon beau... [TERMINEE]   Dim 22 Oct - 15:26

Bas les masques ! Comme on dirait une personne qui découvre la face cachée d'une autre.
Enfin si c'était le cas, se tenir à quelques centimètres d'elle était la plus mauvaise idée au monde. Seulement, l'herboriste n'avait en théorie rien à craindre. De l'enfant fragile, on avait affaire avec un adulte curieux de tout. Elië n'y faisait pas exception. Les différents points qu'il avait énoncés à haute voix suffisait à montrer son intéressement à la jeune femme autres que ses charmes naturelles.
Ses questions semblaient la tourmenter. Si ce n'était qu'une apparence, alors elle jouait le rôle d'une personne qui se demandait ce qu'il fallait faire pour que ce fameux secret dont il ne sait rien, soit dévoilé et risque de gâcher sa vie. Combien de fois, Duscisio lui-même avait joué la comédie pour cacher un mal dont il était le seul cas au monde, mais un mal qui se révèle être un bien tellement précieux qu'il serait extrêmement décevant de s'en passer.
Au stade où il se trouvait aujourd'hui, le point de non-retour était déjà dépassé depuis longtemps.
Si elle ne pouvait parler, la pistilose de son côté sentait une certaine tension dans les veines de son hôte. La contrôlant tant bien que mal comme pour la rassurer que tout allait bien, ce dernier avait une certaine crainte qu'elle prenne ceci pour une attaque à sa discrétion. Le duo d'aventurier était sur la défensive sans que cela ne puisse paraître. Le premier point à parler : ses yeux.
Le changement de couleur de ses yeux étaient sans doute la chose la plus étrange que les siens, si rouge, ont pu observer. Son origine était inconnu du grand public. À vrai dire, savait-elle que ses yeux pouvaient changer de teintes ? Une particularité unique en son genre qui s'en trouve contrôler peut-être, le maintien d'une apparence pour cacher quelques choses d'autres. Les hypothèses étaient multiples.

Ses yeux rouges, ses yeux verts et leur charme. Duscisio ricana très légèrement. En effet elle n'avait pas tort. On ne peut dire que l'on ne peut voir la couleur émeraude de ses yeux comme le rubis des siens, rubis qui s'enrichit secrètement vers la topaze.
Puis elle se vexa. Une seconde fois d'après ce qu'elle comptait. Si ce n'était pas la première fois qu'il discutait seul à seul, face à face il se demanda quelqu'un instant avant de se souvenir de quoi elle parlait. Puis il s'en souvenue comme si c'était hier. Ce moment où sa visite à domicile chez la belle avait tourné en une scène quelque peu orthodoxe. À cette époque, c'était une personne presque immature avec les femmes. Sans aucun doute qu'il s'agisse d'un manque d'expérience qu'il ne pouvait nier avec elle.
Bien sûr qu'il se souviendra longtemps comment elle avait essayé de l'attirer à elle. Très osée, très sensuelle. Il rougie quelques peu en se souvenant de cette scène. Il inclina la tête en signe d'excuse.

M'en voyez navrer de mon incompétence avec le sexe opposé, ma dame. Vous pensez bien qu'à cette époque, mais encore aujourd'hui, je suis tout ce qu'il y a de plus ignorant avec le sujet. Mais je prends note et essaierait de ne pas vous froisser une troisième fois si l'occasion se présente.

Son regard s'assombrit quand elle parla d'un secret qu'il pouvait posséder.
Ses pensées se tournaient vers les deux bandits dont il avait ôté la vie, Elië observait les corps à ce moment pour se demander comment il s'y était prit. Une méthode peu ordinaire. À ce moment précis également, il avait plus que deux choix pour elle.
À l'instant présent, ses réflexions du pour ou contre une certaine révélation était nécessaire. Mesurant les deux degrés de certitudes sur ses cas, il en conclut que s'il partageait cela avec une autre personne. Que penserait la pistilose si elle en avait la capacité ?
C'est dans ces moments où la compréhension du langage des plantes serait une bénédiction, bien que fondamentalement impossible. Sur l'instant, elle se contente de réagir aux craintes de son hôte sur un éventuel danger imminent, de petits picotements au niveau de ce qui dépassaient de sa peau le démangeaient. Malgré tout, la suite de ses paroles le rassurait, les mots utilisés l'obligea à reculer de quelques pas et lever son bras quelques instants avant de reprendre une position passive qui n'engageait aucune agression visuelle.
Il semblait réfléchir, fermant les yeux, baissant les yeux quelques instants il analysa ses mots dans sa tête. Son silence. Elle aussi avait quelques choses à protéger pour se garder en vie. Comme un duel de circonstance, les deux protagonistes étaient dans un échange beaucoup trop équitable pour qu'il révèle un vainqueur. Pour lui, les deux bandits avaient révélé son secret dans leur mort comme il y avait songé.
Ses réflexions s'atténuaient quand il s'agissait dans l'imminence de quitter ce quartier mal famé. Il ne pouvait partir maintenant. La principale raison était la fatigue. Il ne pouvait continuer son voyage dans son état, c'était encore plus dangereux que rester ici. Levant les mains pour saisir sa capuche et l'enfiler sur la tête il annonça très simplement :

Retournons à l'auberge pour une nuit.

Durant le trajet, il réfléchira de la suite de cette échange dans un endroit calme et sécurisé par des murs et une porte fermée à clé.


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Merci Othello pour le Kit

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