Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]



 
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 Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]

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Samaleone

MessageSujet: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Lun 2 Nov - 1:37

La mer… tant de chansons lui ont été consacré, tant de vie lui ont été confié, tant d’yeux l’ont contemplé, maitresse insoumise, elle a toujours su attirer les hommes par ses charmes mystérieux et ceux qui se sont laissé envouter par ses immenses yeux bleus, ont trouvé dans son étreinte le repos éternelle. Samaleone n’était pas un homme mais elle ne pouvait pas détourner les yeux de la fille de Sullen. Elle était aussi envoutée que les autres, elle en était consciente mais elle ne pouvait se détacher. C’est peut-être Kron qui l’a ramené sur Istheria mais c’est Sullen qui l’a tendrement déposé sur le sable chaud. Soupirant longuement, elle finit par détourner les yeux de l’immensité bleus qui l’entourait pour poser sa concentration sur une boite à musique qui trônait sur son piano. Lorsqu’elle regarda la petite boite dont le bois était marqué par les âges, une grande mélancolie s’émergea en elle et alors que ses fines mains se posaient sur la boîte, quelqu’un frappa à la porte.

*Toc Toc Toc*

« - Entrez ! déclara Samaleone en s’éloignant de son piano. »

Tandis que ses pas augmentaient la distance entre elle et le dernier souvenir de sa précédente vie, la mélancholie qui s’était immiscée dans son corps commençait à disparaitre. Quelques secondes après avoir parlé, la porte de sa cabine s’ouvrit lentement pour laisser place à un corps sans tête… ou plutôt à un corps tellement large et grand que le sommet du chambranle ne permettait pas de voir le visage de la personne qui se tenait devant la porte. De toute manière, Samaleone n’avait nul besoin de voir son visage pour savoir qui se tenait devant elle : c’était Korgulg, son second et le zélos était tellement massif qu’il dût s’agenouiller légèrement pour pouvoir entrer dans la cabine.

« - Ahoy Capitaine ! lança-t-il en baissant légèrement la tête. Je vous apporte l’avis de tous les gars comme vous me l’aviez demandé.
- Et donc ?
- Ils sont tous d’accord, plusieurs sont aussi plutôt contents de remettre un pied à terre. Quelques-uns veulent en profiter pour voir leur famille, revoir des connaissances…
- Tu te fous de moi là ?
- Hé hé… bon, la majorité a hâte de pouvoir se saouler dans un bar, voir des filles et faire quelques bagarres… Il y en a aussi beaucoup qui souhaites vous accompagnez… moi le premier.
- Je sais mon ami… cependant, c’est une affaire qui ne concerne que moi. Je… j’ai cru pouvoir faire fi de mon passé mais ce dernier semble toujours me tourmenter lorsque je m’y attends le moins. J’ai beaucoup de questions qui nécessitent des réponses… avec un peu de chance, je pourrai enfin faire une croix sur mon passé.
- C’est vous qui décidez Capitaine.
- Peut-être mais je préfère avoir les avis des autres et éviter une mutinerie. Si jamais tu sens que les gars sont un peu trop chauds, tu peux prendre les commandes du bateau et aller piller quelques malheureux. Et puis comme ça, ça les tiendra en forme. Bien… Allons mouillez à Mavro Limani, j’en profiterai pour saluer le vieu gardien du phare. Et ensuite, je partirai pour Hesperia… Je me demande à quel point la ville à changer en mon absence… Oh et puisse que tu souhaites que quelqu’un m’accompagne, je prendrai Xexa avec moi, au moins elle, elle sait passer inaperçu. »

La pirate termina sa phrase en laissant filer un rire cristallin entre ses lèvres violacés.


Quelques semaines plus tard, la pirate arriva finalement à Hesperia, sa ville natale. L’immensité de pierre et de bois qui l’entourait contrastait incroyablement avec la mer qui était désormais son foyer. Cependant, à mesure qu’elle avançait sur les routes pavées, des bribes de souvenirs firent leurs apparitions dans son esprit. Quelques morceaux de son passé, de son enfance, elle crut que son seul souvenir était la boite à musique que sa mère lui avait offerte il y a si longtemps mais en réalité, ce n’était pas la seule chose qui la rattachait à sa vie précédente. Bien entendu, les fantômes de son passé ne surgissait pas tout le temps, ils n’apparaissaient qu’à certains endroits précis comme une épicerie dont elle se souvenait, où son père l’amenait souvent pour acheter des confiseries. Elle se revoyait petite fille, habillée dans une belle robe rose et sur la pointe des pieds pour avoir la chance de voir quels trésors se cachaient derrière les étals. Elle se souvenait du vieu propriétaire qui la regardait toujours avec un sourire attendrit et qui lui donnait en toute discrétion une belle pomme bien rouge qu’il taxait bien entendu à son père. Malheureusement, ce vieillard n’était plus. Aujourd’hui, c’est un couple de jeune gens qui tenait l’épicerie, sûrement les petits enfants de la personne dont elle se souvenait. Plus loin, Samaleone se laissa guider par un petit courant d’eau qui descendait d’une gouttière, elle y voyait des images d’enfants qui s’y jetaient sur des petites planches et qui glissaient à vive allure. Elle se souvenait les regarder avec envie, souhaitant pouvoir les rejoindre dans leur bêtise et la tristesse qu’elle avait ressenti lorsque son père lui avait interdit. Elle était de noble naissance, elle ne pouvait pas se mélanger avec la plèbe.
Plus elle s’enfonçait dans la ville, plus les souvenirs la submergeait et finalement, elle arriva prêt d’un parc et tandis que ses yeux se posaient sur un banc protégé du soleil par un immense saule pleureur, une larme coula le long de sa joue tandis qu’une image de sa mère lui apparut. Soupirant un instant avant d’effacer la larme d’un revers de manche, la capitaine pirate s’avança vers le banc jusqu’à heurter du pied quelque chose qui tinta agréablement. Lorsqu’elle baissa le regard pour voir ce qu’elle avait tapé, elle put voir une bourse en cuir qui semblait fortement rempli. Après l’avoir ramassée et ouverte, elle compta grossièrement le nombre de diaz qu’elle contenait et elle laissa filer un sifflement de contentement en voyant qu’il y avait environ 200 diaz à l’intérieur de la bourse. Affichant un grand sourire, Samaleone fourra son petit butin dans poche et lâcha avec un léger rire :


« - Hmmm, butin pour la capitaine… pas d’équipage… pas de part. Au moins, je ne serai pas venu pour rien. »

La pirate allait reprendre la route quand trois hommes l’interpellèrent :

« - Hé ! Toi là, cette bourse est à moi ! »



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Lun 2 Nov - 4:09

Une journée radieuse que je me disais en esquissant un petit sourire en mettant le nez dehors… avant de me rappeler que le côté radieux de la journée n’allait certainement pas être pour moi. En effet, patrouille oblige, on n’aurait certainement pas l’occasion de pouvoir s’amuser en plein soleil mais plutôt devoir avoir des yeux partout, même dans des endroits peu recommandables. Si l’ordre public était pour l’instant maintenu tant bien que mal malgré les derniers évènements passés par ici sur Hesperia, c’était grâce à nous autres de l’armée et qui battait le pavé, pas les ducons qu’on trouvait en armure rutilante et qui se contentait juste d’user leurs bottes sur le sol dallé du palais royal. Ma dernière visite au palais de Thimothée m’avait laissé un amer souvenir concernant les soi-disants collègues de l’armée et qui gardait le roi et sa baraque, on avait juste passé notre temps à se jauger et à se provoquer du regard, le tout dans un mélange de rébellion réprimée et de mépris de part et d’autre. Le combat psychologique s’était déroulé en silence mais il aurait résonné en un fracas assourdissant d’acier et de cris de haine et de rage en chacun d’entre nous et ce malgré le peu de temps que j’ai passé au palais.

Vérifiant une plate sur ma cuisse et l’état de mes gantelets afin de m’assurer qu’ils étaient opérationnels, je me mis en route, suivie par deux de mes coéquipiers de l’unité que j’avais sous mes ordres. J’avais retrouvé mes galons de sergent suite à ma mission en Cimmeria mais je n’avais qu’une petite unité de 5 hommes sous mes ordres, qui avait été renforcée par l’arrivée d’une nouvelle recrue qui répondait au doux nom de Berand. En effet, on avait perdu l’un des nôtres en Cimmeria et aujourd’hui, il fallait former le bleu à son nouveau boulot, c’était sa première patrouille. Dom était l’autre garde qui m’accompagnait. Ce brave bougre était comme mon bras droit, c’était à lui que je confiais l’unité lorsque je n’étais pas en mesure d’en prendre la tête ou si je n’étais pas là. Je pensais donc que c’était le plus qualifié pour épauler le bleu. Je connaissais parfaitement l’itinéraire de la patrouille et je savais aussi qu’il nous prendrait au moins une bonne heure et demie à pied. Pour Dom et moi, nous avions l’habitude, la patrouille en armure faisait partie de nos habitudes mais pour le bleu, fallait qu’il s’accroche pour sa première patrouille.

Les gens s’écartaient sur notre passage, certains nous regardant avec crainte et respect, d’autres de manière indifférente. Je sentis la majorité des regards qu’on nous lançait braqués sur moi mais c’était le but. De part ma haute taille j’arrivais à dominer la plupart des gens, j’étais même plus grande que les collègues de mon unité et si ma haute taille n’était pas suffisante, mes cheveux roses et mes tatouages se chargeaient de faire tâche dans le tableau un peu trop uniforme de la plèbe d’Hesperia. Tout comme mes collègues, tout en gardant un œil sur la route, on baladait nos regards tout autour de nous pour nous assurer que tout allait bien et que notre effet dissuasif sur la vermine était bien effectif. Dom se chargeait ensuite d’inculquer des conseils et des observation au bleu pendant la patrouille. Tout se passait bien jusqu’à mi-parcours, les gens se tenant tranquille alors que l’on passait, certains même s’inclinant devant nous. Je n’avais jamais compris ce genre de comportement de soumission à l’armée, j’avais presque limite envie de leur dire de se relever car cela me gênait presque.

A mi-parcours on arrivait à un assez grand parc. Je n’y avais mis que rarement les pieds à l’intérieur, beaucoup trop occupée par l’armée et quand j’étais libérée du service, j’avais plus envie de juste rentrer chez moi plutôt qu’autre chose. A l’entrée du parc, quelque chose attira mon attention. Une bande de 3 types s’y trouvait et l’un d’entre eux cria quelque chose. Etrangement ces types me disaient quelque chose. Je me mis alors à courir vers eux, ordonnant par signes à mes coéquipiers de se tenir à l’entrée du parc. Faisait irruption bruyamment dans le parc derrière les 3 racailles, j’observais la scène qui s’offrait à moi alors que les 3 hommes firent volte-face pour me regarder.

Je connaissais 2 des 3 débiles qui étaient en train de s’avancer de manière assez hostile vers une femme, non loin d’un banc. Les deux types ne m’étaient pas inconnus, dans le milieu, ils étaient appelés la bande à Renés, les deux s’appelant tout les deux René. Le 3e par contre m’était inconnu même si j’avais la vague impression de l’avoir vu déjà quelque part. Certainement un type qu’ils venaient de recruter dans leur duo. Berand était en train de garder l’entrée et fit des signes à une autre escouade plus loin dans la rue. Dom m’avait suivi et se tenait à mon côté alors que je regardais d’un air méprisant les Renés avant de porter mon regard vers la victime.

La femme ne manqua pas de m’intriguer ne serait-ce que par son accoutrement. Elle me rappelait des types que j’avais vue à Gaeaf, des types qui travaillaient en mer. Toutefois, l’aspect plutôt raffiné et riche des vêtements de la femme me dirent qu’elle était d’un rang social plutôt élevé, certainement une sorte de leader ou de commandant dans un port ou sur un navire. Le chapeau qu’elle portait dissimulait son visage dans une semi-pénombre mais j’arrivais à distinguer son visage. Ses yeux ainsi que sa couleur de peau me firent un peu frémir, cette femme n’était certainement pas une terrane. J’avais le souvenir d’avoir déjà vue une telle apparence mais je n’arrivais pas à me rappeler quoi. Je regardais un peu plus bas que son visage et l’aspect de sa poitrine me fit presque instantanément rougir. Je me disais que ça devait être bien en chair et bien ferme là-dessous… Mais alors que mon regard descendit sur son ventre, quelque chose d’autre attira mon attention. Sa main posée sur le côté de son manteau me fit penser qu’elle devait certainement être armée, chose que les Renés n’avaient certainement pas dû voir. L’aspect général de cette femme inquiétante respirait l’autorité mais aussi une certaine forme de provocation, avec ses vêtements raffinés et choisis avec un certain goût. Je me sentis un peu mal à l’aise mais il en fallait nettement plus pour me faire trembler de peur.

L’odeur nauséabonde émanant des Renés me rappela à la réalité et j’arborais un sourire mauvais en voyant le René le plus proche. Celui-ci recula de quelques pas en me regardant avec haine mêlée de crainte.

- Tiens donc René, on sort par cette belle journée et on essaie de se faire un peu de tune avant d’aller au bordel ? Je ne savais pas que les rats d’égouts aimaient la lumière du soleil.

- Salut Vi… Ouais…. on adore le soleil hein les gars ? Et….. le bordel…ben on y va pas vrai les gars ? Ses potes opinèrent frénétiquement, l’odeur de sueur se rajouta en plus de l’odeur déjà bien pestilentielle des gugusses.

- Mon cul, même un ragondin lépreux voudrait pas de ta sale trogne René, dégage de là avant que je te remette dans le caniveau, t’es juste une putain de tache dans le tableau ravissant de ce parc. Et les bordels c'est 3 quartiers plus loin, crétin.


- On fait rien de mal Vi, on se balade juste me lançait l’autre René. T’as aucune raison de t’en prendre à nous. Et c'est marrant que tu saches où sont les bordels dis donc. Lui et ses compagnons rigolèrent grassement.

- J’ai 5000 bonnes raisons de m’en prendre à toi, dont le délit de sale trogne que tu te trimballes. Et vu l'engin que tu dois avoir, il a dû jamais servir ou ne plairait même pas à un putois désespéré. Alors hors de ma vue sinon je te fais visiter le complexe hôtelier de la garde. En te cassant un bras et t’ôtant quelques dents.
Cette fois ils arrêtèrent de rire et prirent l'air paniqué.

- D’accord, d’accord Vi, ne nous tabasse pas encore s’il te plait je boîte encore là…

- C’est pour pas que t’oublie que faut pas faire chier la garde même en état d’ébriété. Allez du vent.


Je fis à peine un pas en me penchant très rapidement en murmurant un petit « Bouh » que les Renés et leur acolyte prirent les jambes à leur cou en disparaissant par là où ils étaient venus. Je pouffais discrètement de rire en voyant détaler la vermine avant de me rappeler que nous n’étions pas seuls et qu’il y avait aussi une femme.
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Samaleone

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Ven 20 Nov - 14:09

Lorsqu’on l’interpella, Samaleone ne cessa pas sa marche instantanément et après avoir encore fais quelques pas, elle laissa filer un long soupir entre ses lèvres alors que ses jambes s’immobilisèrent. Elle avait écouté attentivement les mots qui ont été prononcé à son égard, le ton de la voix, impérieuse et sans gentillesse, la voix d’un homme qui était tout sauf un gentleman et alors que les bruits de pas qui la suivait s’arrêtèrent, elle put entendre les ricanements maladroitement dissimulés de trois hommes. Au fond d’elle, la pirate savait pertinemment que cette bourse n’était point à eux, elle sentait que ces derniers souhaitaient profités d’elle, profiter qu’elle soit une femme sans défense pour la tourmenter. Cette idée… tira un sourire dément sur le visage de Samaleone, un sourire qui glacerait le sang de ceux qui l’observeraient. Cependant, lorsque la Capitaine pirate se retourna pour faire face à ceux qui voulaient l’extorquer, le sourire qui trônait sur son visage s’était muté en quelque chose de plus charmant et séducteur. Après avoir posé son regard sur chacun de ses interlocuteurs, Samaleone demanda d’une voix cristalline :

« - Que puis-je faire pour vous Messieurs ? »

La gorgoroth faisait preuve d’une étrange douceur et conservait un sourire angélique tandis que ses mains se posèrent sur ses amples hanches, accentuant ses courbes délicieuses tout en cachant le fait que sa main droite se reposait non loin de la garde de sa rapière. En tout cas, ne serait-ce que par leur insouciance innée et le degré d’alcool qu’ils semblaient avoir préalablement ingurgité, ces derniers étaient plus attirés par l’ample décolleté du corset de la pirate, que par le reste de son accoutrement et surtout, l’arme à sa ceinture. De toute manière, si Samaleone s’habille ainsi, c’est parce qu’elle sait profondément que ses formes attirent le regard des hommes, les amènent à la sous-évaluer et par conséquent, à rencontrer un trépas, bien plus rapidement.
Le sourire de Samaleone dissimulait son envie de les tuer et pourtant, même si sa main droite tremblait d’excitation à l’idée de dégainer Vif-argent, elle restait lucide et préférait ne pas commencer une scène au beau milieu d’un parc qui était loin d’être désert. Autour d’elle, des enfants jouaient paisiblement, des couples se tenaient la main en riant et une vieille dame nourrissaient les oiseaux en leur lançant des miettes de pain. Tout était calme, paisible, elle regretterait réellement de devoir mettre un terme à tout cela en transperçant les gorges de ceux qui avait interrompu sa promenade. Et malheureusement, plus elle pensait à les tuer pour regagner sa tranquillité, plus cette idée devenait agréable et effaçait son désir de ne pas se faire remarquer. Ainsi, tandis que son sourire retrouvait peu à peu son aspect glaçant, une autre voix se fit entendre, celle d’une femme, autoritaire et qui semblait connaître les trois individus qui dérangeaient Samaleone.
La pirate tourna légèrement la tête pour voir la nouvelle interlocutrice, elle vit tout de suite l’armure qu’elle portait ainsi que l’écusson de la garde sur sa poitrine. Regagnant un sourire plus jovial, Samaleone se dit que finalement, le parc n’allait pas être tâché de sang.


« - Tiens donc René, on sort par cette belle journée et on essaie de se faire un peu de tune avant d’aller au bordel ? Je ne savais pas que les rats d’égouts aimaient la lumière du soleil.

- Salut Vi… Ouais…. on adore le soleil hein les gars ? Et….. le bordel…ben on y va pas vrai les gars ? »

Jetant un œil tour à tour à la femme et aux trois hommes, Samaleone ne put s’empêcher de trouver leur discussion fort divertissante et tandis que sa soif de sang partit bouder dans un coin de son âme, elle écouta la conversation avec amusement. De ce qu’elle comprit, les trois hommes étaient des petits criminels sans réelles envergures qui semblaient avoir un certain vécu avec la garde. Cette dernière devenait d’ailleurs beaucoup plus intéressante à mesure qu’elle parlait, Samaleone était autant amusé par son langage coloré que par l’autorité brutal dont elle faisait preuve sur les trois humains. Pensant qu’elle et son maître d’équipage s’entendrait à merveille, la pirate perdit tout intérêt envers ceux qui l’avait dérangé et reporta toute son attention sur la jeune femme. Samaleone détailla son allure et son accoutrement d’un regard, observant longuement son visage et sa chevelure rose alors que ses yeux trainèrent quelques temps sur les tatouages qui étaient visibles, se demandant également si la garde en avait d’autres que son armure dissimulait.
Finalement la discussion entre la jeune femme et les trois poivrots se conclut par la fuite misérable de ces derniers, lorsque la jeune femme leur lâcha un petit « Bouh ! » qui les fit détaler comme des lapins. A cette vision, Samaleone ne put s’empêcher de laisser filer un rire délicat entre ses lèvres avant de s’approcher de la garde et d’entamer la conversation, ne serait-ce que pour la remercier. Entamant une légère révérence qui révéla un peu plus sa poitrine lorsqu'elle se pencha, la pirate déclara :


« - Je ne peux que vous remerciez pour avoir fait détaler une nuisance qui m’était fort désagréable. Je n’aurai jamais cru que ce type d’individu s’approcherait autant d’un endroit comme celui-ci. La fréquentation du quartier se serait-il donc dégrader ? La pirate laissa filer un soupir mélancolique avant de reprendre : Et moi qui aurait espérer que la ville ne change que très peu pendant mon absence… Dommage. »

Samaleone posa quelques instants et observa encore la jeune femme avant de lui révéler un magnifique sourire qui était étrangement sincère.

« - Dites-moi très chère, comment puis-je vous remercier de votre assistance ? Et ne me dites pas que vous ne faisiez que votre travail, je tiens à payer cette dette que j’ai envers vous. »



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Sam 21 Nov - 0:02

Le rire de la femme qui avait été victime de la tentative d’agression des Renés me rappela à la réalité alors que je regardais les vermines fuir en pouffant de rire, mon gantelet de la main droite devant ma bouche. Je jetais un regard rapide vers la femme avant de me retourner vers Dom et de le renvoyer vers Berand, histoire de dire au bleu d’arrêter de paniquer et que la situation était sous contrôle. Je portais ensuite mon attention sur cette femme encore plus intriguante. J’avais déjà pu la détailler auparavant alors que je m’occupais de renvoyer les Renés ailleurs. La révérence qu’elle exécuta devant moi faillit me faire rire, en effet je n’étais pas habituée à une telle marque de sympathie alors que je m’étais juste occupée à faire fuir la racaille. Le creusement de son décolleté me troubla un peu plus, mes yeux suivant par réflexe la ligne imaginaire entre ses deux seins et je m’efforçais ensuite de la regarder dans les yeux dans la semi-pénombre causée par son chapeau.

- Mhm, il y a des fois où il faut arrêter de croire ce qu’on pensait vrai madame, comme ce qui vient de se passer. Ce genre de vermine ferait à peine mal à une mouche, beaucoup plus doués pour faire du tapage ou du vol à la tire. Le quartier est toujours le même regardez autour de vous. Cette racaille est juste tellement cupide qu’elle est prête à aller dans un quartier où elle n’a jamais foutu les pieds pour une bourse remplie. Alors si en plus ils peuvent coller les miquettes à quelqu’un, ils prennent toujours.

Je n’ajoutais rien alors qu’elle se mit à parler de manière mélancolique. Visiblement cette femme devait être familière d’Hesperia pendant un temps mais elle ne me disait vraiment rien, je ne l’avais jamais vu. Et pourtant une femme aussi particulière mais également étrangement fascinante, je m’en serais souvenu. Ce n’est pas tout les jours que l’on voit des gens avec un tel accoutrement et une telle attitude. En regardant de nouveau son visage que ses sourires un peu inquiétants essayaient d’éclairer, cette femme ne me semblait pas très âgée et pourtant, à l’entendre, on dirait qu’elle a vécu des décennies ici. Je n’avais que 22 ans mais sans trop m’avancer, je pouvais supposer avec certitude qu’elle devait être bien plus âgée que moi. La couleur de sa peau et ses yeux me firent toujours cogiter sur la véritable nature de cette femme, de toute évidence aucunement terrane. Mais j’avais beau fouiller dans mon esprit, rien ne me vint en mémoire. Je n’arrivais pas à me rappeler où et comment j’avais déjà vu une telle apparence et pourtant j’étais certaine d’avoir déjà vu ce genre de… créature. Alors que je me taisais, elle souria de nouveau, cette fois d’un sourire un peu plus chaleureux qui eut le don de me rassurer un peu plus. Je la laissais s’approcher de moi mais je reculais légèrement d’un pas par réflexe et j’étais prête à arrêter un éventuel coup d’épée. Un accident arriverait si vite…  Elle ne voulait pas que je dise quelque chose ? Dommage pour elle, c’était exactement ce que je voulais lui dire.

- Je ne faisais que mon travail madame et je ne vous demande rien en retour, je suis déjà payée et je voyage de temps en temps au frais du contribuable. Je me mis à rire de façon fort peu féminine avant de m’interrompre tout sourire. Après vous n’êtes pas la première personne qui me dit qu’elle a une dette envers moi, ce que je trouve un peu futile mais bon on a pas les mêmes valeurs. Je ne vous demanderai qu’une chose : restez dans les clous et tout se passera bien. J’hésiterai pas à vous tabasser si je vous surprend à troubler l’ordre public, à voler ou à essayer de trucider quelqu’un.

Je laissais flotter mes paroles pendant quelques secondes tout en esquissant un petit sourire mauvais alors que je voyais que mon interlocutrice ne bougeait pas.

- Oups je fais un peu trop de zèle… dis-je ironiquement en souriant de nouveau, pas du tout désolée. Après vous savez, y en a qui me proposent d’aller boire un verre ou de m’inviter à aller manger un morceau. Ils ont beaucoup d’espoir les pauvres… Je reniflais d’un air un peu dédaigneux avant de rire à nouveau, cette fois d’un air un peu moqueur en me rappelant des invitations que j’avais reçu venant de la part de plusieurs personnes, principalement des hommes.

A cet instant, quelque chose me sortit de la discussion que j’avais avec cette femme. J’entendis Dom qui me cria depuis l’entrée du parc d’arrêter de draguer et de me dépêcher de venir finir la patrouille. Je suppose que ce vieux fou de Dom voulait rentrer au mess au plus vite.


- Bon allez je resterais bien à tailler la bavette mais je suis en service. Bonne journée madame.

Mon regard s’attarda sur elle alors que je partais en marchant à réculons, mes yeux glissèrent pendant une fraction de seconde sur sa poitrine avant de faire volte-face et de marcher vers l’entrée du parc où le vieux et le bleu m’attendaient.


Dernière édition par Vilenya Noyan le Sam 8 Oct - 14:49, édité 1 fois
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Samaleone

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Jeu 3 Déc - 0:52

Malgré sa demande de ne pas lui dire qu’elle n’avait que son travail, la garde lui lança avec malice la phrase que Samaleone ne voulait pas entendre. Ainsi, lorsque l’humaine lui dit qu’elle n’avait fait que son travail de garde, la pirate roula des yeux avant de soupirer amusé et d’écouter ce qu’elle avait dire. Pour faire court, la garde lui dit clairement que si jamais elle s’amusait un peu trop avec son épée ou si elle était amené à faire une quelconque activité criminel, elle n’hésiterait pas à lui coller quelques coups de poings pour lui faire comprendre son erreur. Alors que la gorgoroth afficha un léger sourire après avoir entendu les conseils menaçant de la jeune femme, la bête immonde qui était tapis au tréfonds de son âme ouvrit l’un de ses affreux yeux et dit avec un réel plaisir, qu’elle serait particulièrement intrigué de voir comment une misérable humaine pouvait être capable de l’affronter.
Demandant à la bête de se retourner à son sommeil, Samaleone afficha le plus innocent des faux sourires à la garde avant de regarder à nouveau les alentours. Quelques passants s’étaient arrêtés pour les observer à la suite de l’altercation de toute à l’heure et tous portaient leurs regards sur la pirate, intrigués, autant par son accoutrement que par l’escarmouche verbal entre les malfrats et la garde. Lâchant un léger soupir dédaigneux, elle cessa de leur porter une quelconque attention pour se concentrer sur la femme qui lui faisait la conversation. Reprenant un air plus au moins sympathique, Samaleone s’efforça de garder un sourire civil tandis que la garde reprit la parole :

« - Oups je fais un peu trop de zèle… Après vous savez, y en a qui me proposent d’aller boire un verre ou de m’inviter à aller manger un morceau. Ils ont beaucoup d’espoir les pauvres… »

Après avoir entendu cela, la pirate ne savait plus si elle devait en rire ou en pleurer. Elle aussi, était maître dans les sarcasmes et l’ironie par conséquent, elle voyait très bien que Vilenya se moquait un tantinet d’elle ne prenant, nullement au sérieux son désir de la remercier pour son aide de tout à l’heure. Lâchant un soupir amusé, Samaleone se dit qu’il serait amusant de la prendre pour mot et ainsi voir sa réaction mais alors qu’elle ouvrit la bouche pour répondre, un homme se fit entendre à plusieurs mètres d’eux. En se décalant de quelques centimètres sur la droite pour voir derrière la garde, la pirate put apercevoir un autre garde poster près de l’entrée du parc, ce dernier demandait avec beaucoup de tact si elle avait fini de draguer pour qu’ils puissent finir la patrouille.
En entendant ces mots, Samaleone dissimula légèrement sa bouche avec sa main pour laisser filer un rire cristallin, faussant un léger embrassement après avoir entendu les mots qui était tout sauf pudique. Finalement, Vilenya s’excusa sans fioriture de son départ soudain et fit demi-tour après avoir fait quelques pas à reculons. Et alors que la jeune femme s’apprêtait à lui tourner le dos, la pirate remarqua avec délice que la garde s’attarda un très vif instant sur la partie haute de sa tenue et plus particulièrement le décolleté de son gilet qui laissait que très peu de place pour l’imagination quant à l’ampleur de sa poitrine. Lorsque finalement, elle avait mis quelques pas entre elles, la pirate se laissa aller à un rire réellement jovial qui résonna quelques secondes de sa voix mélodique.

« - Oh et bien, maintenant je comprends pourquoi ces personnes avaient tant besoin d’espoir. »

Concluant sa phrase par un nouveau rire tout aussi mélodieux à attendre que le précédent, Samaleone saisit son magnifique feutre et l’épousseta en le frappant quelques fois contre sa jambe avant de le remettre parfaitement en place et de se diriger vers l’entrée. Il ne fallut que peu de temps à la gorgoroth pour rejoindre la patrouille dont Vilenya faisait partie. Lorsqu’elle fut finalement à porter de voix, elle déclara :

« - Vi, c’est cela ? Attendez je vous prie. »

Une fois qu’elle interpella la garde, les deux compagnons de Vilenya s’arrêtèrent pour voir qui leur parlait. Leur adressant un sourire enjôleur, la pirate se concentra ensuite sur la femme et elle lui demanda :

« - Ne vous inquiétez pas, j’ai très bien compris votre avertissement mais j’aimerai savoir si vous pouviez me rendre un service. Cela fait très longtemps que je ne suis pas revenu à Hesperia et les souvenirs que j’ai de la ville ne sont pas si précis que je ne l’aurai souhaité. Par conséquent, je voulais savoir si vous auriez l’amabilité de me guider à l’hôtel Bella Vista afin que je puisse y séjourner. Bien entendu, si cela vous dérange ou si cela vous fais trop dévié du parcours prévu de votre patrouille, je comprendrai votre refus. »

La pirate afficha un magnifique sourire avant de devenir légèrement embarrasser et de dire :

« - Oh et où avais-je la tête. J’ai oublié de me présenter. Je m’appelle Samaleone. »



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Sam 5 Déc - 17:16

Je ne dis rien pendant que cette femme réagissait à ce que je venais de dire, me contentant juste d’un petit sourire pour moi-même. Mais peu après, alors que j’avais rejoins mon groupe, elle m’interpella par mon nom. Je me retournais pour voir qu’elle s’était déjà bien rapprochée de nous, envoyant un sourire étrange à mes deux coéquipiers. Elle nous demanda de lui indiquer le chemin jusqu’à un hôtel, le Bella Vista. Je me renfrognai un peu à l’évocation de cette idée et j’échangerais un regard avec Dom et Berand. Ils semblaient presque hypnotisés par les paroles de notre interlocutrice et me regardèrent avec un léger reproche comme s’ils me mettaient défi de refuser sa requête. Je levais les yeux au ciel tout en pivotant la tête vers cette femme qui se présenta sous le nom de Samaleone. Bien évidemment, ce nom m’était totalement inconnu. Finalement j’opinais dans sa direction au grand soulagement et contentement de mes deux collègues.

- Je n’ai pas le droit de vous servir de guide ou d’escorte à moins que vous ne soyez un invité officiel pour Hesperia et… son bon roi… Je crachais ces trois derniers mots avec dédain … comprenez nous sommes des militaires, pas des employés de l’office de tourisme mais face à l’extrêêêêême obligeance de mes collègues ici présents, on vous indiquera le chemin. Dom, Berand vous prenez la tête, vous ouvrez la route. Vos gueules les mecs, si c’est vous qui passez derrière on arrivera jamais à finir cette patrouille et on se retrouvera aux bordels.

Mes hommes avaient commencés à protester mais mes yeux lancèrent des éclairs et ils avaient très vite compris ce que je voulais dire et à en juger par la réaction de Samaleone, celle-ci devait en être également consciente. Par dépit, mes hommes trainèrent un peu les pieds et je dus leur dire de se bouger pour les faire avancer. Comme je le pensais le rythme de la marche était lent, normal pour une patrouille mais aussi parce que les deux voulaient sentir la présence de notre protégée temporaire. Les deux hommes étaient devant et suivirent le même itinéraire que j’avais en tête pour la patrouille, déviant légèrement de notre route pour prendre la direction de l’hôtel. Moi, je fermais la marche, deux ou trois pas derrière eux, en compagnie de Samaleone à côté de moi. Je ne dis rien alors qu’elle me remercia mais je la regardais, un peu troublée par ses sourires et son attitude envers moi. C’est que je la trouvais bien proche de moi physiquement parlant, voire trop proche, ne pouvant pas empêcher mes yeux de glisser sur sa poitrine.

Nous nous étions mis en route depuis quelques minutes et je décidais de sortir une sucette de ma besace attachée à ma ceinture afin de tromper une petite faim et de faire passer le temps. Mes hommes devant jetait de furtifs coup d’oeils en arrière, je ne pouvais pas leur en vouloir car moi-même je ne m’en privais pas. Mais lorsqu’ils regardaient en arrière, je leur jetais un regard sévère pour leur intimer l’ordre de continuer et de regarder devant eux. Le bleu, Berand entra en collision avec un couple à un moment alors qu’il avait tourné la tête pour regarder le duo que l’on formait avec Samaleone. L’homme se tenait le nez que l’armure de Berand avait un peu abîmé dans l’impact tandis que la femme commençait à protester contre mon subalterne. Anticipant une escalade éventuelle, sucette toujours en bouche, je fis irruption dans la dispute et ma haute taille intimida un peu la femme qui commença à se calmer. Je la regardais avec sévérité et une certaine indifférence calculée.


- Veuillez nous excuser madame, mon subalterne en question n’était pas concentré sur sa mission. Cela dit je vous conseille d’aller faire examiner votre compagnon. Maintenant circulez, merci.

J’avais dis cela avec une certaine froideur, d’un ton ne souffrant d’aucune protestation car je n’avais clairement pas envie de vouloir encore traiter une plainte d’un citoyen car on lui a été rentré dedans. La femme me balbutia quelques remerciements et empoigna son compagnon qui se tenait toujours le nez. Berand était devenu tout penaud devant le couple et moi et me regarda avec crainte. Je lui rendis son regard d’un air impassible, ne disait rien avant de lui intimer l’ordre par le menton de continuer la patrouille. Dom regarda le bleu en sifflant calmement et en agitant la main. D’un pas assez lourd nous reprîmes la route, Samaleone toujours avec nous.

- Dites-moi Sam… je peux vous appeler Sam ? Vous avez dit que cela faisait longtemps que vous n’êtes pas venu… Que venez vous faire ici ? Et depuis combien de temps n’êtes vous pas venue ?

Je lui posais la question non pas d’un air soupçonneux comme dans un interrogatoire mais plutôt de façon informelle, comme dans une conversation entre amis. Bien entendu je souhaitais savoir ce qu’elle faisait là, j’en était curieuse mais je ne voulais pas lui donner l’impression que je l’interrogeais. Il y avait encore un bout de chemin jusqu’à l’hôtel et je comptais sur mes hommes pour remplir à bien leur patrouille, je voulais faire passer un peu le temps pour ne pas passer toute la patrouille dans un silence complet ou pour laisser croire à Samaleone qu’elle faisait un monologue parce que je ne répondais pas.
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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Lun 14 Déc - 2:55

Lorsque la capitaine pirate avait terminé sa phrase, elle afficha un léger sourire qui illumina son visage et alors qu’elle se tenait bien droite pour faire bonne figure, dès qu’elle fit passer ses bras dans son dos, sa poitrine s’ouvrit un peu plus devant les deux hommes qui ne purent en aucun cas retiré leur regard de Samaleone. Cette dernière ne put lâcher qu’un simple rire, amusé part le fait que quelques soient la destination où elle se trouvait, sa plastique attirait toujours autant les regards. Enivré par l’idée d’avoir en leur compagnie une personne plus féminine que leur chef, les deux gardes supplièrent Vilenya du regard pour qu’elle accepte la requête de la pirate. Bien entendu, sans le valoir les deux humains jouaient le jeu de la gorgoroth qui espérait avoir un peu de compagnie mais qui souhaitait aussi se rapprocher de la militaire. C’est donc avec plaisir que Samaleone écouta la réponse positive de l’humaine.
Une fois que Vilenya est dicté ses ordres à ses hommes, les punissant en les chargeant d’ouvrir la marche et en ignorant totalement leur plainte comme tout bon chef se doit de faire, Samaleone fit un pas vers l’humaine et déclara :


« - Je vous remercie pour votre amabilité, ma requête doit vous semblez peu raisonnable. Souriant pendant un instant comme pour faire une légère pause, la pirate reprit : A partir de maintenant, je me laisse guider à vos bons soins. »

Terminant sa phrase par une légère révérence, elle se donna l’air d’une jeune femme à sauver, cependant, ce n’était qu’un simple rôle qu’elle imitait à la perfection et qui était bien loin de la réalité du personnage. Samaleone marchait juste à côté de Vilenya, copiant l’allure de sa compagne de fortune, tandis que chacun de ses pas l’approchait un peu plus de l’humaine, souhaitant vérifié à quel point sa théorie était fondée. Et alors qu’elle ne portait guère attention aux discrets regards des deux hommes qui ouvrait la marche, la pirate ne put s’empêcher de trouver particulièrement agréable les quelques coups d’œil très ciblés que lui réservait la garde. Faisant semblant de ne pas le les remarquer, Samaleone se concentra sur la route ou plutôt sur le chemin qu’elle n’avait qu’à suivre.
Au bout de quelques instants et un petit peu par sa faute, l’un des gardes, le plus jeune, heurta un passant. Lorsque le jeune s’était retourné pour regarder quelques instants la pirate, cette dernière lui envoya un baiser d’un signe de la main qui lui fit monter le rouge aux joues et l’empêcha de faire attention à ce qui se passait devant lui. Ainsi, alors que la petite balade dans laquelle la pirate s’était glissé, une touche de noirceur vint gratter sa bonne humeur et tandis que le regard qu’elle jetait à la femme qui commençait à maudire le jeune garde devenait de plus en plus sombre, Vilenya fit encore preuve de sa répartie et de sa carrure imposante pour intimider la jeune femme  et l’obliger à descendre de quelques tons. Ignorant totalement l’homme qui se tenait le nez pour manifester une quelconque douleur, Samaleone se prit encore à observer les dons de la garde pour régler très rapidement les problèmes.
La pirate pensa d’ailleurs que la jeune femme ferait une très bonne pirate, elle avait un charisme certain pour mener des hommes et elle avait suffisamment d’arrogance et de panache pour faire taire les récalcitrants et mener ses troupes à la baguette. Tout comme le faisait Samaleone avec son équipage. De par la nature dangereuse des mers qui entourait Istheria, il était nécessaire que le capitaine soit fort, charismatique et sa poigne devait être en acier afin que l’équipage écoute ses ordres au sein d’une tempête ou bien au milieu d’un abordage. Si l’équipage ne se fiait pas à son capitaine, la seule chose qui les attendait était à la mort… malgré sa beauté, la mer était mortelle. Après avoir lâché un rire presque inaudible à la pensée qu’elle venait d’avoir, Samaleone retourna à la réalité, juste à temps pour voir la garde faire circuler le couple comme si rien ne s’était passé.
Lorsque la petite troupe reprit sa route, Vilenya se tourna vers la pirate et lui demanda le plus simplement du monde ce qu’elle venait faire en Hesperia et depuis combien de temps elle n’était pas venue. Répondant tout d’abord par un sourire, Samaleone prit la parole et dit de sa voix douce et sensuelle :


« - Je suis venue rendre visite à ma famille… cependant, je souhaite profiter un peu de la ville avant d’aller voir. Ce n’est pas comme s’ils s’attendaient à ma visite de toute façon. Ensuite, en ce qui concerne la durée de mon absence dans cette ville et bien… oh, je dirai que cela fait quelques décennies que je ne suis pas venu. J’ai quitté Hesperia lorsque j’étais assez jeune mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai décidé de… revenir à la source si l’on peut dire. »

La gorgoroth soupira un instant alors que de pénibles souvenirs refaisaient surface, elle se souvenait comment son père et sa belle-mère l’avait fait quitter le domaine familiale en toute discrétion avant de la jeter dans une maison pour fou… Samaleone se demanda alors quels mensonges ils avaient pu inventer pour expliquer sa disparition. Cette pensée déclencha l’arrivé d’un rire jaune entre les lèvres de la pirate qui fit de son mieux pour le contenir. Pour essayer d’oublier les quelques désagréments que sa mémoire venait de lui insuffler, la pirate accéléra le pas et vint se saisir du bras du jeune garde qu’elle enlaça délicatement, l’amenant très proche de sa poitrine. Avec un sourire taquin, elle lui demanda :

« - Dites-moi mon cher, j’ose espérer que vous ne vous êtes fait pas mal en rentrant dans le Monsieur de tout à l’heure. »

Le visage devenue totalement rouge par le soudain rapprochement de Samaleone, le garde essaya de formuler une phrase compréhensible pour lui répondre. Cependant, il balbutiait tellement que l’on arrivait qu’à comprendre la ligne directrice de sa phrase qui disait probablement que ce n’était pas quelque chose qui méritait les préoccupations de la gorgoroth et qu’avec son armure, il n’avait quasiment rien senti. Riant de bon cœur devant la profonde timidité qui venait de saisir le garde, Samaleone taquina le jeune homme encore quelques instants avant de le lâcher et de revenir au côté de Vilenya. Dès que la pirate partit de son bras, le garde ne put que se retourner vers elle légèrement déçu de ne pas pouvoir continuer à sentir sa présence mais il se ravisa très rapidement lorsqu’il tomba sur le regard quelques peu agacé de sa chef. Se reconcentrant presque instantanément sur sa patrouille, le jeune homme fit même quelques pas en accélérer pour mettre une certaine distance de sécurité entre lui et Vilenya même si cela n’allait sûrement servir à rien.
Affichant un sourire aussi angélique que celui d’un ange déchu, Samaleone s’approcha de sa protectrice et déclara amuser :


« - Oh ne soyez pas si sévère avec lui, il faut bien que la jeunesse se fasse et puis… c’est normal d’être attiré par la beauté d’une femme. Vous ne devriez pas retenir cela contre lui… surtout que… La pirate se tut quelques instants et s’approcha de Vilenya pour lui faire face, se baissant légèrement vers elle avant de dire : J’ai l’impression que vous aussi, vous aimez contempler les belles choses. »

Lâchant un rire cristallin qui s’échappait délicatement de sa bouche, Samaleone se décala quelques peu pour commencer à marcher de nouveau côte à côte avec la garde avant de s’approcher à nouveau d’elle et de lui saisir le bras, glissant le sien sous son coude avant de saisir la main de Vi avec son autre main et de tirer la garde contre elle. Ainsi, elle pressa le bras de la garde contre sa poitrine, laissant à Vilenya la possibilité d’apprécier la rondeur et la délicatesse de ses formes alors que Samaleone la regardait d’un air innocent.

« - Dites-moi Vi, depuis combien de temps faites-vous parti de la garde ? Je dois avouer être impressionné de voir une femme commandé des soldats, surtout lorsqu’on sait que le machisme n’est pas une chose très rare. »  



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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Mer 16 Déc - 12:57

Samaleone répondit à mes questions tout en coopération et d’un air qui me semblait sincère. Toutefois, mon instinct prit automatiquement le dessus et je ne pouvais m’empêcher de mettre tout de même en doute ce qu’elle venait de dire. L’habitude d’arrêter des suspects et de mener des interrogatoires m’avaient donné l’habitude de remettre toujours en doute ce que me disaient les suspects et de ne jamais prendre pour argent comptant ce que l’on me balançait, généralement après quelques doigts cassés ou un nez sanglant, contrôlant et recontrôlant toujours ce que les interrogés me balançaient. Je ne répondis rien après qu’elle m’ait répondu, je n’avais rien à lui reprocher et je ne voulais pas lui chercher des noises, je n’avais donc aucun intérêt à penser à vérifier ses dires. De plus, ça serait s’immiscer dans son passé et je n’avais pas envie de fouiller à l’intérieur car il semblait que ça soit des souvenirs douloureux pour notre protégée du moment. Enfin à moins que je n’y sois contrainte.

A ma surprise, Samaleone bougea de notre position et alla accoster Berand. J’haussais un sourcil en ralentissant un peu ma marche, histoire de voir ce qu’allait faire cette inquiétante et pourtant, non moins fascinante femme. Ce qu’elle fit me laissa de marbre, je continuais de marcher mais je ne pouvais m’empêcher de froncer les sourcils et de trouver ce comportement répréhensible. Étrangement, j’en commençais même à me dire qu’il fallait qu’elle arrête ça tout de suite car ça commençait à m’énerver. Je détestais l’idée qu’elle mette la discorde dans mon unité et qu’elle s’entiche d’un de mes hommes. Comme c’était à parier, Berand perdit complètement ses moyens devant Samaleone. D’un autre côté, il fallait dire que le bleu était vernis pour sa première patrouille, rencontrer une plante pareille… Dom me détourna quelque peu de ce spectacle assez navrant il fallait dire. Il croisa mon regard et ouvrit un peu les yeux, m’interrogeant du regard. L’expression sévère et exaspérée que je tirais ne lui donnait aucun doute sur ce que je pensais et les conséquences qu’il allait certainement y avoir.

Néanmoins, Samaleone ne fit pas durer très longtemps son manège envers Berand et revint vers moi, juste le temps pour mon coéquipier de s’apercevoir qu’elle était près de lui, qu’il fallait vite lui trouver un truc à répondre et que le temps que cette pensée lui traversa l’esprit, celle-ci avait déjà ri de sa timidité et lâché son bras pour revenir vers moi. La déception était perceptible sur son visage alors que notre protégée revint à mes côtés. Je croisais le regard de Berand et je fusillai du mien ce dernier. Berand était tout penaud devant mon expression et reprit sa marche d’une façon inhabituellement assidue. Dom fit de même et le rejoignit alors que je continuais à foudroyer le bleu du regard. Samaleone remarqua mon expression et affichant un sourire que je n’aimais pas vraiment, elle tenta de justifier cet écart. Comme si j’allais tolérer et laisser passer ça… Je voulus lui répliquer en préparant une réponse cinglante mais cette fois, c’était envers moi-même qu’elle me fit du gringue.

Je trouvais déjà ça son attitude envers Berand déplacée, mais elle me fit carrément du rentre-dedans en me prenant le bras et en le pressant contre elle. Normalement je l’aurais déjà violemment repoussée mais en réalité, je n’osais même pas bouger. Son rentre-dedans m’avait déstabilisée, je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’ai été abordée de cette façon, je n’avais tellement pas l’habitude de me faire accoster ainsi que j’en ai perdu mes moyens et je me mis à rougir très fortement alors que nous étions arrêtés, mes hommes pour l’instant continuaient de marcher sans se rendre compte qu’ils n’étaient plus que deux. Samaleone me saisit le bras et le corps et elle me plaqua contre sa poitrine. J’eus un geste de recul par réflexe mais malgré mon armure et mon gros gantelet, je pouvais sentir sous ma main plaquée sur elle les courbes et la chair bien ferme de son corps. Toutefois, je ne sentais pas de chaleur émanant d’elle mais je ne m’en inquiétais pas, mon gantelet devait certainement y être pour quelque chose. Non, je m’inquiétais nettement plus pour moi-même sur le moment. J’en restais troublée pendant quelques secondes avant de réagir, la surprise puis l’embarras se lisant sur mon visage, les joues toutes rouges.

Fronçant légèrement les sourcils et essayant de me dégager de sa prise, je tâchais de bouger tout en sachant pertinemment cette fois que non seulement mes hommes me regardaient mais en plus les passants. Toutefois, la prise de Samaleone était ferme sur moi. Je voulus rester sérieux dans le ton mais j’étais en train de me maîtriser pour ne pas lui donner un coup de boule, au risque de briser la paire de lunettes dans mes cheveux.


- Sam, je veux que vous me lâchiez le bras. Genre, maintenant.

Que je lui disais d’un ton assez impérieux. Samaleone, loin de se démonter, se décolla de moi en me lâchant le bras doucement et en me le caressant tout en riant, de son petit rire cristallin que désormais j’avais l’habitude d’entendre venant d’elle. Toutefois, malgré mon apparent sérieux et Samaleone l’avait certainement remarqué, je continuais de rougir et je fis de mon mieux pour ne pas paraître troublée alors que sur un signe de mon menton, on repartit. On rejoignit mes deux hommes qui nous attendait, Dom me regardant d’un air interrogateur et un peu inquiet auquel je répondis d’un air indifférent mais par contre Berand, lorsqu’il osa croiser mon regard, j’y lu comme une trace de jalousie et de reproche. Mes yeux lui répondirent en voulant lui dire « tu dis le moindre truc, je te crève sur place » et mon subalterne retrouva son air de soumission habituel que les bleus arboraient devant les vétérans et baissa la tête pour reprendre la marche.

On marchait pendant encore quelques minutes, Samaleone ne disant rien et mon agacement suite à son comportement était retombé. Toutefois, je fis attention à maintenir une certaine distance entre elle et moi. J’avais fini ma boule de sucrerie et j’étais en train de mâchouiller le petit bâtonnet. Je décidais finalement de répondre à sa question, tout en sachant que l’hôtel était désormais proche.


- Pour vous répondre ça fait 6 ans que je suis dans l’armée, j’y suis rentrée quand j’avais 16 ans. Et vous avez raison de souligner le machisme dans le milieu, surtout dans l’armée et quand c’est vos supérieurs qui vous regarde bizarrement parce que vous avez une paire de nibards. Tout en continuant à marcher, je tournais la tête vers elle pour m’apercevoir qu’elle me regardait déjà. Mais après avoir gueulé plus fort que tout le monde et cassé quelques gueules, bizarrement même la plus grosse paire de couilles hésite à te regarder. Et à force j’ai gagné ses trucs là… Je lui désignais les chevrons que j’arborais et que j’avais redessiné sur le bras de mon armure. … parce qu’apparemment les gradés pensent que je suis capable de diriger des troufions. J’ai quand même dû passer un concours pour les avoir ces galons… Oui madame un concours pour diriger de la piétaille.


Dernière édition par Vilenya Noyan le Jeu 8 Déc - 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Lun 18 Jan - 2:00

Le nombre de fois où la belle et la bête, qui coexistait dans les tréfonds de l'âme de Samaleone, s'étaient mises d'accord sur une même chose pouvait se compter sur les doigts de la main. Désormais, il y avait un nouvel évènement qu'il allait pouvoir se rajouter à ce décompte : la réaction de Vilenya à l’attitude plus qu'entreprenante de la pirate. D'abord choqués par la curieuse efficacité de la façon dont Samaleone aborda la garde, la belle et la bête ne purent cacher leur hilarité lorsque la pirate put observer la perplexité de Vi ainsi que le flagrant rouge qui se propagea instantanément sur ses joues. Autant la réaction de la bleusaille que Samaleone alla taquiner avant de s'en retourner vers la garde ne l'avait point étonné, autant la réaction de Vi l'avait assez surprise. Même si elle avait deviner le léger intérêt que la garde portait en elle, elle n'aurait imaginé avoir un réaction aussi honnête de sa part. Tandis que le monstre et la jeune fille en elle remplissait son vide intérieur d'un rire cristallin et d'un autre dément, Samaleone ne laissa échapper que le rire de la jeune fille, le rôle qu'elle avait décidé d'arborer ces jours-ci.
Ainsi lorsque Vilenya, qui sembla retrouver ses esprits malgré la persistance du rouge sur ses joues, demanda à la pirate de lâcher, cette dernière s’exécuta en montrant un masque de légère tristesse, de fine déception mais très vite, un sourire se grava de nouveau sur son visage alors qu'elle lâcha un dernier rire à la jeune femme avant de quitter son bras, non sans parcourir sensuellement son armure du bout de doigts. Finalement et après avoir établi une distance de sécurité entre elle et Samaleone, Vilenya put enfin retrouver son sérieux et commander ses hommes comme elle l'avait fais auparavant, coupant tout signe de rébellion du bleu qui ne cachait nullement sa jalousie.
Sans être mesquine, la pirate ne pouvait s'empêcher de trouver la scène amusante, décuplant son envie de jouer avec la garde, de la taquiner mais elle se retint, préférant ne pas tirer trop sur une corde qui semblait déjà bien usé. Ainsi et malgré l'insistance des deux voies qui vivaient en elle, Samaleone laissa Vilenya tranquille, lui laissant établir sa distance de sécurité entre elles. Et au bout d'un instant, la garde finit par couper le silence qui s'était de nouveau installé dans le groupe et répondit aux quelques questions de la pirate.

Samaleone écouta attentivement le récit de la garde qui même s'il n'était pas très fourni en détail, il en disait long sur le caractère de Vilenya et comme la pirate l'avait supposé, elle était une femme très direct et qui ne supportait pas qu'on lui marche dessus. Elle connaissait ses capacités et elle savait très bien de quoi elle était capable mais elle ne refusait de laisser les autres voir en elle qu'une simple femme alors elle a pris son destin en main. Elle a prouvé qu'elle était bien plus solide que les autres et qu'elle méritait sa place. Pour autant, ils n'ont pas eu l'air de lui faciliter les choses... ils semblaient même plutôt les avoir compliquer. Et malgré tout, elle était là, quelques grades sur son épaule et de la chair à canon en guise de bétail. Elle devait sûrement leur avoir ri au nez lorsqu'elle a réussi là ils avaient cru qu'elle allait échouer.
D'une certaine manière, les deux femmes se ressemblaient, dans un milieu d'homme, elles avaient prouvé à tout le monde qu'elle était tout aussi compétente que les autres... voir plus. Et au bout d'un moment, à force d'avoir montrer ce dont elles étaient capables, certains leur ont donné une chance et elles ne l'ont aucunement gâché. D'un côté l'une était chef d'une brigade, quand à l'autre, elle était une capitaine pirate.... même si l'on était obligé de reconnaitre qu'à ce niveau, Samaleone avait un peu plus réussi que son homologue. Là où Vilenya commandait une dizaine, Samaleone en commandait une centaine. Là où Vilenya se devait de respecter encore des ordres, Samaleone n'avait qu'à respecter Soulen et ses caprices.

Au bout d'un moment, la petite troupe finit enfin par passer prêt de l’hôtel où Samaleone avait fais envoyé ses affaires une fois qu'elle était arrivé en ville et à son grand déplaisir, elle ne pouvait nullement empêcher Vilenya de repartir sur sa tournée. Cependant, la pirate ne se démoralisa pas et puisqu'elle n'avait vraiment rien à perdre, elle lança à Vilenya après l'avoir salué elle et ses compagnons :


"- Très chère, j'imagine que malgré tout vous deviez retourner à votre patrouille. Cependant j'ose espérer qu'une fois votre travail accompli vous ayez un peu de temps libre et suffisamment pour venir me tenir compagnie. L’hôtel possède, parait-il un très bon restaurant, que diriez-vous de me rejoindre pour le diner ? Bien entendu, c'est moi qui offre."

Sans attendre de réponse, la pirate fit la révérence, saluant le groupe de son chapeau et dit avant de tourner les talons :

"- Sur ce, j'espère que vous passerez une bonne fin de journée. A une prochaine fois peut-être."



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Mer 20 Jan - 15:44

Samaleone ne répondit pas à ce que je disais, laissant mes paroles peser dans l’air. Alors qu’elle ne me regardait pas à ce moment là, les yeux dans le vide, j’en profitais pour lui jeter de brefs coups d’œil. A voir son apparence, fouillant encore dans ma mémoire pour savoir de quelle moule elle est issue, j’étais en train de me demander si elle n’était pas une gorgoroth…

Néanmoins, l’arrivée à l’hôtel coupa ma réflexion. Mes deux soldats nous attendaient à l’entrée et s’étaient postés de part et d’autre de l’entrée de l’établissement, formant comme une haie d’honneur pour Samaleone. Rien que cette vue me mit hors de moi mais je faisais de mon mieux pour me contrôler. Dom, me connaissant bien, s’était d’ailleurs écarté aussitôt qu’il avait vu mon expression et vint me rejoindre. Berand, au contraire, resta où il était et était tout sourire, essayant de capter l’attention de notre protégée mais celle-ci n’en avait apparemment cure, ne prêtant aucunement attention à mon jeune subalterne pourtant à son côté. Berand n’essaya pas de parler, à cause de ma présence certainement, mais d’avoir un bon mot, un sourire ou un baiser de la part de Sam. Dom essayait de faire comprendre en silence au bleu qu’il fallait arrêter tout de suite ce manège car il savait que je n’allais pas tolérer longtemps ce cirque venant de mon soldat mais notre recrue ne le regardait même pas, Sam continuant d’ignorer superbement mes deux coéquipiers jusqu’à son arrivée. Elle salua d’un bref signe de tête mes gars avant de reporter toute son attention sur moi.

Très loin de se démonter, elle se tourna vers moi, son sourire étrange et pourtant fascinant sur ses ses lèvres et elle fit ce que beaucoup d’autres firent avant elle. Toutefois, la manière dont elle le fit m’interpella et me marqua, tout comme son rentre-dedans qu’elle me fit en route. Elle m’invita carrément à venir dîner avec elle dans le restaurant du Bella Vista. Elle voyait juste en pensant que j’aurais ensuite un peu de temps libre après le service mais je ne savais pas si j’avais vraiment envie de la rejoindre après tout car son attitude envers moi ne laissait que peu de place au doute. Même pour un restaurant aussi bon que celui du Bella Vista. Mais Sam n’attendit pas de réponse et nous gratifiant d’une dernière révérence, tourna les talons et disparut dans l’hôtel, nous laissant moi et mes deux hommes dehors, Berand continuant de sourire comme un gros benêt en essayant de continuer de fixer Sam qui était dans l’hôtel pour avoir son attention, Dom était en train de se mordre les ongles si seulement c’était possible à cause de ses gantelets en essayant d’imaginer la suite. Le bleu ne me regardait pas encore mais je dardais déjà mon regard sur lui, expliquant donc l’appréhension grandissante de mon bras droit.  

Puis, en criant GARE bien fort j’envoyais une beigne en direction de Berand. Le bruit de l’impact n’était pas trop fort mais je m’assurais qu’il le sente passer. Le bleu, peu habitué à ma manière de réprimander chancella sous le choc et se tint la joue après la droite que je venais de lui mettre. Dom ne se porta pas à son secours, sachant pertinemment ce que cela voulait dire et se contentant de rester à mes côtés, regardant le bleu avec une certaine compassion, non moins mêlé de l’air du type qui disait « je t’avais prévenu petit » . Quand à moi, je regardais Berand avec un mélange de mépris et de colère. Berand me regardait avec la plus totale incompréhension. Il voulut parler mais sa mâchoire ne lui obéit pas pour l’instant. Debout, je croisais ensuite les bras sur ma poitrine devant lui, la jambe droite légèrement pliée, le genou en avant.


– Tiens ça t’apprendra la bleusaille. La prochaine fois que tu me regardes de travers c’est dans le caniveau que je t’envoie. Si y a une prochaine fois… Quoi tu veux protester ? Dis moi petite merde, c’est quoi que tu vois là ? lui dis-je en lui désignant les galons que j’avais montré plus tôt à Sam.

– Des… des galons… sergent…

- Bien et toi tu en as ?

- N…non sergent…

– Biennn le bleu. Donc ces galons me donnent le droit de t’en mettre une histoire que tu comprennes qui est la femelle alpha dans cette équipe. Ceci dit, même sans, je t’en aurais mis une. Et bravo au fait, pour ton premier jour de travail, t’as droit à un rapport de ma part. Dom, relève le et prenez les devants, j’ai pas envie de me prendre la tête sur le parcours. Et aucun commentaire sur ce qu’il s’est passé ou sur cette femme. Vu ?

Ils opinèrent toute les deux, Berand avec frénésie malgré sa douleur  et Dom releva le bleu, ils prirent tout les deux la tête comme on l’avait fait lorsque l’on accompagnait Samaleone, moi derrière. Mais comme je le craignais, je me pris la tête. Non pas pour ce que j’allais mettre dans le rapport de patrouille, ça, je savais pertinemment que Berand allait charger mais c’était à propos de notre invitée temporaire dans la patrouille, Samaleone. Normalement, à ce stade je l’aurais déjà oublié, ou du moins c’est comme ça que cela se passait lorsqu’on l’on croisait quelqu’un dans la rue. Mais cette femme persista dans mon esprit. Elle ne m’effrayait pas, loin de là mais elle me mettait mal à l’aise. Toutefois, elle n’en était pas moins étrangement fascinante. Son accoutrement provocant me laissait penser qu’elle avait l’habitude de faire le genre de choses qu’elle avait faite à Berand et à moi et qu’elle le cultivait, son chapeau encadrant son visage dans une semi-pénombre ajoutant une dose de mystère mais aussi un air de « viens donc voir qui se cache là-dessous hinhinhin ». Son rentre-dedans sans aucune hésitation me donnait à penser qu’elle était loin d’être timide, du genre à obtenir ce qu’elle voulait mais ne laissait non plus aucun doute sur ses intentions : elle me voulait.

Cette femme était très loin d’être une mocheté, elle était même très bien faite et ayant pu avoir l’occasion de la voir de près, le visage qu’elle cachait dans la semi-pénombre de son chapeau était joli à regarder. Malgré l’appréhension qu’elle m’inspirait, malgré son attitude entreprenante, elle en était fascinante. A Hesperia, on a aussi notre lot de personnages étranges et/ou excentriques et normalement ceux-ci ne me faisaient ni chaud, ni froid. Lorsque l’on habite dans une cité aussi cosmopolite qu’Hesperia, plus grand-chose n’est étonnant. Mais cette femme sortait du lot, elle avait capté mon attention et elle restait dans mon esprit. En plus d’être fascinant, cela avait également un rien d’attirant. Et cela m’énervait à force même si je me sentais étrangement attirée également. Je repensais également à son invitation. Normalement, j’aurais refusé poliment ou je n’aurais pas donné de suite à cette invitation mais je me refusais à donner une réponse immédiate, même à moi-même.

Au QG, je pris congé de mes hommes, envoyant Berand à l’infirmerie et Dom au mess, je partis faire mon rapport au major dans son bureau avant de le coucher par écrit. Je lui fis un résumé très succint de la patrouille, omettant bien entendu le passage avec Samaleone mais chargeant allégrement Berand. Mon supérieur ne fit aucun commentaire et me donna les nouveaux ordres pour l’après-midi. Je pris ensuite congé de lui et fit un tour au mess pour retrouver les gars de mon unité. Après le repas de midi, j’envoyais certains de mes hommes en patrouille et avec 3 autres hommes de mon unité, 2 bleus et Leyan,  on partit se mettre en faction à un poste de surveillance, non loin du palais royal. Cela ne nous évoquait pas de très bon souvenirs à Leyan et moi, ayant déjà mis un pied dans le palais. Les bleus étaient par contre aux anges, espérant apercevoir les gars du régiment renardier. Je n’avais qu’une envie, c’était de brandir mon majeur à ces types car ils ne se privaient pas de rappeler qui était le plus haut dans la hiérarchie militaire, arborant leurs armures plus brillantes que les nôtres et marchant d’un air hautain et snob devant les gars de notre régiment lupin. J’osais à peine imaginer ce que les types du Dernier Cercle devaient donner…

Le reste de la journée se passa sans incident majeur ou autre évènement marquant. Les bleus eurent leur vœu exaucé, une petite escouade de 4 soldats des renardiers passèrent près de nous, deux d’entre eux nous jetèrent un regard, Leyan et moi leur rendant un regard empli de défi et presque de mépris mais les deux régiments se saluèrent mutuellement, toutefois avec une certaine raideur. Les yeux des bleus étaient remplis d’étoiles et c’était avec soulagement que la relève arriva. Mes autres gars n’avaient rien à signaler et Dom partit faire son rapport au major.

La journée était déjà bien avancée lorsque je terminais mon service, la nuit commençant déjà à tomber mais les rues étaient encore pleines. Je pris congé de mes hommes et alla me changer au vestiaire des femmes. Et l’invitation de Samaleone me revint en pleine figure. Par chance, le vestiaire était vide et j’étais seule avec mes pensées, me demandant encore si c’était vraiment une bonne idée que j’y aille. Je posais mes mains sur les bords de mon box, en m’appuyant dessus, baissant la tête. Je repensais encore à elle, à son invitation, à son visage et son rire qui en même temps de me mettre un peu mal à l’aise m’attirait aussi étrangement, aussi son corps qui était peu couvert et très suggéré. Je saisis très bien ce qu’elle voulait de moi et je m’en sentis flattée après tout mais, pour moi, qu’est ce que cela allait m’apporter ? Qu’est ce que je voulais après tout ? Passer du bon temps ? Encore avec une femme que je connaissais à peine ? J’avais décidément un don pour ça…

Que faire ? Mes pensées revinrent à cet instant à mon ancienne amante, Ashabell, qui n’était rien d’autre qu’un souvenir après tout ce temps. Je me mordis la lèvre inférieure, masquant un léger sourire en repensant au souvenir de celle-ci. Et cela m’amena à penser que cela faisait très longtemps que je n’avais pas pris du bon temps avec quelqu’un, que je ne m’étais pas amusée. J’avais cette fois l’occasion de pouvoir mettre un terme à cela, on m’offrait un dîner dans un restaurant que je ne pourrais certainement jamais me payer de toute ma putain de vie et peut être même plus… Je me maudis moi-même de douter d’une telle occasion et je décidais de finalement me rendre à cette invitation et bien sûr sans en référer à qui que ce soit. Néanmoins, je me fichais de ma tenue, je n’avais pas de quoi me mettre sur mon 31 et je n’en avais aucune envie. J’enlevais juste mon armure et après une douche rapide, j’enfilais des vêtements propres, un pantalon noir à la place de mes jambières, un débardeur noir révélant un peu plus mes tatouages de rouages qui allaient en réalité jusqu’à ma hanche et ma courte veste de cuir marron avec le col relevé et les manches s’arrêtant à mi avant-bras, mes gantelets accrochés dans le dos.

Pendant mon parcours jusqu’à l’hôtel alors que la nuit tombait, je continuais néanmoins à me demander si je ne faisais pas une erreur mais je balayais ces pensées une fois dans l’hôtel. Comme je m’y attendais, l’endroit était plutôt cossu et un type à la réception, qui devait certainement être un laquais me regarda avec étonnement et un peu avec crainte.


– Euh… oui madame ? Un problème ? Vous êtes toujours en service ? questionna-t-il en regardant mes gantelets et jetant un œil vers ma chevelure rose.

- T’as vu une armure sur moi ? Donc nan, je suis pas en service. Je m’approchais du comptoir et celui-ci fit un pas en arrière. Oh rassure toi mon gars je vais pas te manger. J’ai juste été invitée par une de vos pensionnaires, Samaleone. Elle est arrivée en fin de matinée.


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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Dim 6 Mar - 22:39

Tandis que la gorgoroth tournait les talons pour se rendre dans l’hôtel où elle allait désormais résider, Samaleone ne put s’empêcher de poser un dernier regard sur Vilenya avant de quitter sa compagnie. D’une marche lente et élégante, la pirate commença son approche de l’établissement et ignora tout simplement les regards interloqués et les murmures surpris des quelques bourgeois qui se trouvait à proximité. Si à Debra les gens habillés comme Samaleone n’était pas rare, pour la plupart de ces gens aisés, le fait de voir une femme avec un feutre et un pantalon n’était pas une chose commune dans la haute société Eridaniaise. Surtout qu’en plus de son accoutrement, la pirate portait une rapière à sa ceinture et de ce que la garde avait pu lui dire, les gens de la classe d’arme ne comptait qu’un nombre particulièrement restreins de femmes et celle qui avait le courage de s’y imposer était fortement sous-estimé. Ca et d’autres choses ne pouvaient que laisser une petite pointe de mépris dans les pensées de la gorgoroth à l’égard des habitants des terres intérieurs. Au moins sur la mer, seul la capacité à survivre et à s’adapter est pris en cause pour évaluer quelqu’un… même s’il est vrai que beaucoup de macho ont sous-estimé Samaleone à ses débuts… aujourd’hui plus personne n’ose faire cette erreur.
Enfin, la pirate ne souhaitait pas vraiment s’embrumer l’esprit avec sa fierté et son dédain par conséquent, elle mit tout ça de côté pour profiter au maximum de son séjour. Même si ces terriens lui paraissaient faibles et couards, certains individus en particulier l’intéressaient plus particulièrement comme Vilenya par exemple. En plus de cela, elle devait bien avouer que l’on trouvait beaucoup de choses dans l’intérieur des terres qui étaient totalement absentes en mer. Dont une qui l’intéressait tout particulièrement aujourd’hui : la nourriture. Malgré sa condition de mort vivante, la "jeune " femme avait conservé ses sens et même si ces derniers étaient considérablement atténués, la gorgoroth pouvait toujours ressentir quelques sensations, dont celle du goût. Par conséquent, manger de bonnes choses était toujours un plaisir pour Samaleone. Si les plats que le chef du Vaisseau Scarifié servait à la pirate étaient particulièrement goûtus, le nombre de fois où Samaleone put manger de la viande rouge, des légumes et des fruits frais ne se comptait qu’avec les doigts de la main. Puisque Samaleone et son équipage n’allait que très peu de fois à terre, la plupart de leur stock de vivre était constitué de produits séchés, salés ou fumés et la seule viande fraiche qui remplissait la plupart des plats de la pirate étaient composés des produits de la mer. Heureusement, Samaleone raffolait de ces derniers. De ce fait, si Samaleone allait dépenser son argent, cela serait surtout pour remplir son estomac de produit dont elle ne peut déguster que rarement.
Alors que la femme à la peau légèrement violacée bavait mentalement devant l’illusion d’un poulet à la moutarde ou d’un bœuf bourguignon, elle fit son entrée dans l’hôtel et se dirigea vers le réceptionniste. Plus Samaleone s’avançait, plus elle pouvait voir qu’une certaine tension régnait au sein de l’établissement et lorsque la pirate s’accouda au comptoir qui s’éparait le réceptionniste et les clients, elle put lire un léger malaise plutôt bien dissimulé sur le visage de l’humain. Ignorant l’atmosphère légèrement pesante, Samaleone afficha son plus beau sourire pour capter l’attention de l’homme et demanda de sa voix doux et cristalline :


« - Bien le bonjour Monsieur, je me nomme Samaleone, j’ai réservé une chambre dans votre hôtel et normalement, mes affaires ont dû déjà arriver ici. »

Affichant un air mélangeant surprise et une étrange dose de frayeur, l’homme déclara en balbutiant légèrement :

« - C’est… c’est vous la dame qui… Oh oui, bien entendu, vos affaires sont arrivées en bonne et due forme. Nous… nous aurions d’ailleurs déjà emmené vos possessions dans votre chambre mais… mais votre… euh… animal de compagnie n’a pas laissé les grooms emmenés tout cela autre part que dans le hall.
- Mon animal ? La pirate pencha légèrement la tête de côté assez surprise par les mots du réceptionniste puis elle se retourna pour observer le hall avec plus d’attention. »

Ainsi, lorsque son regard se posa sur l’une des parties du hall qui était étrangement vide de tout client, Samaleone ne put s’empêcher de rire de bon cœur en voyant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Tandis que quelques clients se cachaient derrière des piliers en marbre qui supportait le plafond du hall, il trônait au milieu de cet espace déserté, deux larges caddies remplis par les sacs qui contenaient les affaires de la pirate. Au bout des caddies deux grooms particulièrement bien habillés se tenaient droit comme des i mais ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de trembler violement de terreur alors qu’une immense boule de poil blanc était couché sur le marbre du sol devant eux. Alors que la boule de poil commençait à sa mouvoir et se mettre debout sur ses quatre pattes, la créature qui était jusqu’à présent enrouler sur elle-même se dessina, révélant un majestueux mais terrifiant félin, un lion. Ou plus précisément une lionne. La bête, doté d’un pelage blanc écarlate, baya silencieusement mais ne se priva aucunement de montrer ses immenses crocs acérés et lorsqu’elle s’étira tel un chat, ses griffes saillantes d’un noir vitreux apparurent brièvement. Un air sauvage flottait dans ses yeux vairons, l’un d’un bleu clair semblable au ciel, l’autre d’un jaune lumineux. Cependant, dès que la magnifique mais intimidante bête posa ses yeux sur Samaleone, cette dernière sembla s’amadouer instantanément et gambada littéralement vers la femme.
Tandis que la majorité des gens présents dans la salle se tenait plus à la présence terrifiante de la bête, Samaleone et une jeune fille qui était dissimulé derrière la robe de sa mère ne voyant que la grandeur du fauve. Finalement, lorsque la créature arriva aux pieds de Samaleone, la pirate saisit la massive gueule de la lionne dans ses mains et la caressa passionnément. Appréciant sans le cacher cette preuve d’affection, la bête poussa sa tête contre les mains et le pantalon de la pirate réclamant plus de caresse avec avidité tandis que la gorge du fauve résonnait d’un ronronnement caverneux. Après quelques secondes de gratouilles, la pirate finit par se retourner vers le réceptionniste et de prendre sa clé :


« - Je m’excuse pour les troubles occasionnés pour votre personnel. Je m’en vais de ce pas découvrir ma chambre… j’espère qu’elle sera à mon goût. »

Le réceptionniste, ravalant bruyamment sa salive, déclara à mi-voix qu’il espérait vraiment qu’elle la trouve à son goût après avoir fait signe aux deux grooms toujours tremblant de se dépêcher de suivre la femme.
Quelques étages plus hauts et après avoir gracieusement donné quelques dias aux grooms pour les récompenser de leur peine, Samaleone laissa filer un rire mélodieux en observant les deux grooms rapidement fuir le couloir.


« - Bon et bien, je crois que je peux faire une croix sur le service de chambre. Xexa… franchement tu aurais pu éviter de leur filer une telle colique.
- Est-ce ma faute si ces terreux sont des mauviettes ? »

Une voix élégante mais sauvage se fit entendre derrière la pirate et lorsqu’elle ferma la porte de sa chambre, la lionne commença à se transformer et devint au fur et à mesure, une jeune femme avec de longs cheveux blancs. Alors que la fourrure laissait place à une peau blanche, couverte de muscles saillant et de cicatrices, la bête laissa place à la femme. Et alors qu’elle se retrouvait nue en face de Samaleone, elle lui tourna le dos pour prendre quelques habits dans un sac et alors qu’elle couvrait sa nudité, elle déclara :

« - Et puis, c’est vous Capitaine qui m’avait demandé de les surveiller pour être sûr que rien ne disparaisse pendant votre absence.
- C’est vrai mais je ne m’attendais pas à ce que tu sois si intimidante.
- En tout cas, ces humains sont vraiment idiots, ils ont tous crus que je n’étais que votre animal de compagnie… même pas la décence d’esprit de se demander si je n’étais tout simplement pas une yorkas.
- Oui enfin, ce n’est pas le plus important, au moins je suis sûr que personne ne viendra m’ennuyer à présent. »

La pirate garda le silence quelques instants puis ouvrit quelques-uns de ces sacs :

« - Bon bon bon… voyons voir… que vais-je mettre pour ce soir ?
- Ce soir ? demanda la compagne de Samaleone tandis qu’elle boutonnait un pantalon de toile autour de sa taille.
- Si mes impressions ont été bonnes, je devrai avoir de la compagnie ce soir pendant le diner. Par conséquent, il me faut trouver un accoutrement pour cet évènement. D’ailleurs, j’aurai besoin de toi pour mettre la robe et me coiffer, j’espère que cela ne te gêne pas.
- Euh… Non non bien sûr, je vous aiderai du mieux que je peux capitaine.
- Bien et puis si mon rendez-vous me pause un lapin, tu pourras venir me tenir compagnie. »

La pirate laissa filer un rire cristallin tandis qu’elle sortait plusieurs robes de ses sacs.

Plusieurs heures plus tard, Samaleone était assises en terrasse et malgré le soleil qui commençait à se perdre dans l’horizon, la température extérieure était particulièrement agréable. En attendant Vilenya, la pirate s’était commandé du vin et tandis qu’elle observait le paysage que lui offrait sa table, un verre en cristal trônait dans sa main remplit à moitié par la boisson alcoolisé. Si l’alcool était plus qu’inefficace sur la constitution particulière de la gorgoroth, les notes fruitées du breuvage réveillaient doucement ses papilles. Les minutes filèrent et Samaleone entamait déjà son troisième verre de vin mais finalement, une plaisante silhouette attira son attention. Affichant un air à moitié surpris et un sourire légèrement satisfait, la pirate se leva de sa chaise pour aller saluer la garde. En face d’elle, Vilenya pouvait contempler la pirate dans un accoutrement bien différent de celui qu’elle avait pu voir précédemment. Au lieu de vêtement masculin, Samaleone portait une magnifique robe pourpre avec quelques voiles noires parcourant la robe. Le corset de la robe fusionnait parfaitement avec les formes généreuses de la gorgoroth, dévoilant avec finesse la naissance de sa poitrine ainsi que ses épaules. En plus de cela, Samaleone portait un magnifique collier doré qui trônait au milieu de sa gorge. Si tout à l’heure, le visage de la pirate était à la fois dissimulé par sa coiffure et son chapeau, ce dernier était désormais totalement dévoilé, embelli par un maquillage léger mais réparti pour mettre en valeur ses lèvres violacés et ses yeux d’un vert médusant. Finalement, les cheveux de la pirate était désormais soigneusement coiffé en tresses françaises.


« - Bonsoir Vilenya, je suis heureuse de voir que vous avez accepté mon invitation. »

Gardant un sourire polis sur un visage qui ne représente point la froideur de son être, la capitaine fit un simple signe de la main, désignant la chaise à son opposé à la garde. Lorsque Samaleone eut accompli ce geste, elle se rassit lentement donnant quelques coups sur sa robe pour défaire les plis. Une fois que Vilenya eut pris sa place, elle servit un verre de vin à son invité avant de continuer la conversation :

« - J'espère que cela n'a pas été trop pénible pour venir ici, je ne savais même pas si votre caserne se trouvait dans le coin. En tout cas, je vous remercie de partager ce diner avec moi. »

Reprenant son propre verre en vin pour continuer à vider la bouteille dont il était issu, la gorgoroth détailla la jeune femme pendant sa réponse. Elle était habillé tout de noir avec des vêtements on ne peut plus commun, un costume sobre qui allait pourtant très bien à la garde. Il est vrai que cette dernière aurait bien aimé la voir en robe mais cela n'était sûrement pas son style... et en avait-elle les moyens ? Samaleone ne se faisait que peu d'illusion sur le salaire de sa compagne mais bon, à part les quelques convives qui avaient du se demander ce qu'une personne ainsi habillé pouvait faire dans ce restaurant chic, la pirate elle, se contrefoutait royalement de ce genre de chose. Elle aimait beaucoup l'esprit de la garde, sa franchise et son rentre dedans... même si des deux femmes, ce fut Samaleone qui fut la plus directe.
La pirate laissa échappé un léger rire en se souvenant du pourpre qui avait envahi le visage de Vilenya lorsqu'elle avait pris son bras et s'était blottie contre elle, laissant soin à la garde de sentir des formes bien envoutante pour une mort-vivante. Finalement, lorsque son rire retourna dans les abysses, la pirate reprit la conversation :


« - Dites-moi Vilenya, à part votre grade, votre... pêche si je puis dire, je ne sais que très peu de chose sur vous. Bien entendu, je ne compte pas que vous me révéliez vos petits secrets pour rien... Je vais donc vous en dire un peu plus sur moi. Tout comme vous, j'ai un grade, je suis Capitaine d'un magnifique vaisseau qui est pour l'instant, amarré aux côtes de Phelgra. Si je suis si loin des mers c'est parce que je suis né à Hesperia et... oh, cela fait bien quarante ans que je n'ai pas vu ma famille d'où ma présence ici et... mes quelques problèmes de repérage. La ville a bien changé depuis la dernière fois que je suis venue. A vous maintenant, que puis-je donc savoir sur ma compagne de ce soir. »



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Sam 12 Mar - 13:02

Je m'étais accoudée au comptoir alors que le réceptionniste revenait à son registre situé juste en dessous dans le guichet, tout tremblant. Il me confirma que Samaleone faisait bien partie des pensionnaires de l'hôtel et que je la trouverais dans le restaurant de l'hôtel. Je le remerciais d'un "Merci ma gueule" assez sonore en l'appuyant d'un clin d'œil qui le pétrifia sur place. Moi, je ne lui accordais plus aucune attention et me dirigeait vers le restaurant en traversant le hall formé de murs dorés décorés de tentures et de tableaux représentant la grandeur d'Hesperia, garni de piliers marbrés, le sol étant de même nature. Un escalier majestueux, un peu dans le même genre que celui qui est au palais royal était un peu plus loin et menait certainement aux étages supérieurs. Je ne portais plus mes bottes militaires mais de simples chaussures de ville, me permettant de pouvoir marcher avec plus de facilité dans les rues lorsque je n'étais pas en service et beaucoup plus légères que mes bottes de l'armée. Mais même avec ces chaussures, je pouvais entendre mes pas résonner sur le marbre poli du sol. Le hall était rempli par quelques clients, assis sur des sièges rembourrés et habillés de vêtements qui valait nettement plus que tout ce que je gagnerai en 1 décennie de salaire.

Ceux-ci me regardèrent alors qu'ils m'entendaient arriver, le bourdonnement de leurs conversations s'interrompant à mon passage. Je les fusillais du regard, les mettant au défi de me parler et comme je l'avais prévu, ils fermèrent leur bouche. Je grognais de dédain alors que je portais mon regard de nouveau vers le restaurant, n'accordant plus aucune attention aux autres clients et à leurs murmure. Je devais certainement être l'équivalent d'un complet étranger pour ces gens alors que je passais mes journées à faire en sorte que leur cul de noble ne soit pas souillé par la plèbe et ils devaient se demander ce que je venais faire là. Peut être que certains ou certaines m'ont reconnu, notamment avec mes cheveux roses car j'entendis une dame demander à voix basse à un homme à côté d'elle si je n'étais pas la garde qui avait un jour défoncé le crâne d'une femme qui venait de m'agresser dans la rue. Arrivée à l'entrée du restaurant, un laquais dans un vêtement de domestique me demanda d'une voix peu assurée si j'étais invitée.


- Bon…bonjour madame… vous avez une invitation ?

- Ouais j'en ai une, de la part d'une de vos pensionnaires, Samaleone. Je regardais le domestique d'un air mauvais, avoir ainsi des bâtons dans les roues commençait à m'énerver.

- Ah… désolé madame mais… je n'ai pas d'invitation avec cette dame…

- Bon vous commencez tous à me gonfler mais quelque chose de concret ! Si j'avais su que y avait autant de barrages je serais pas venu. Donc maintenant vous me lâchez la grappe ou je vous en mets une.

- Oh mais attendez haha ! Je m'excuse… je n'avais pas vu… Cette dame Samaleone attend effectivement quelqu'un… Toutes mes excuses, allez-y madame… qu'il me lançait devant ma menace en regardant frénétiquement son registre.

- Merci bien que je crachais au domestique en entrant dans le restaurant d'un pas vif et alors que je débouchais dans le restaurant, je jetais un regard circulaire sur tout ces nantis d'Eridania.

Je n'eus pas à chercher longtemps car Samaleone vint à moi, dans une tenue totalement différente que celle qu'elle arborait ce matin. J'en eus presque le souffle coupé et je la regardais d'un air un peu bête. Il était clair qu'elle voulait m'en mettre plein la vue et qu'elle n'était pas une fille de prolétaire. La robe de noble qu'elle portait était admirablement bien choisie pour elle et épousa très subtilement ces formes qui étaient encore plus suggérées qu'avant. Le décolleté était bien dévoilé et les épaules nues, la peau violacée n'était donc pas une illusion d'optique…  Son visage m'était désormais intégralement dévoilé, fini la semi-pénombre du chapeau. Je notais un maquillage très léger mais ces yeux captèrent toute mon attention, ils ressemblaient à des émeraudes parfaits et j'en fus scotché. Elle me souria en me remerciant d'avoir accepté son invitation et m'amena à son balcon sur lequel était posé une table pour 2 personnes. Le coin était tranquille, un peu à l'écart des autres tables et l'ensemble était très cosy avec le crépuscule. Moi j'étais encore complètement hagard devant elle. Samaleone m'invita à m'assoir et me servit un verre de vin. Revenant peu à peu à moi, je décrochais mes gantelets dans mon dos et les fixèrent sur ma chaise puis je m'assis, ne pouvant détacher mon regard d'elle et continuellement rougissante, les coudes posés sur la table.


- Non… ça va… merci, le parcours je le connais par cœur. Comme beaucoup de rues dans cette ville. Et je ne suis pas en poste dans une simple caserne, je travaille au quartier général de l'armée dans la ville. Je bus une gorgée de vin qui m'arracha une grimace avant de reposer le verre. Désolée… J'ai juste pas l'habitude de boire du picrate… Surtout un comme ça. Je suis beaucoup plus bière en fait. M'enfin… Merci à vous Sam, vous êtes la première où j'accepte de venir, vous êtes donc chanceuse.

Je ne m'offusquais pas de son rire, ce devait certainement être mon embarras apparent qui devait l'amuser. Je commençais à avoir l'habitude de ce rire et je me surpris même à apprécier ce rire. Je pouffais discrètement lorsqu'elle fit mention de ma pêche, mettant un peu de temps pour comprendre son jeu de mots et l'écoutais attentivement ce qu'elle me disait et lorsqu'elle fit mention de Phelgra, je fronçais légèrement les sourcils. Je me souvins qu'Ashabell m'en avait fait mention comme un endroit mal famé et peu recommandable. J'haussais d'un air non feint mon sourcil droit lorsqu'elle fit mention que cela faisait 4 décennies qu'elle n'était pas venue. Mes méninges se mirent à turbiner et confirmèrent ce que je pensais : elle n'était pas terrane même si elle en avait l'air. Pas de canines donc pas une Syliméa. Elle n'était pas aussi grande que moi, je l'étais même plus donc pas un Zélos, pas d'oreilles pointues donc pas une Sindarine et je la trouvais beaucoup trop entreprenante pour une Sylphide. Une solution se présenta : elle était certainement Gorgoroth. La peau violacée et l'étrange impression que je ressentis en sa présence me confortait dans cette idée. Mais je ne lui fis pas part tout de suite de mes pensées.

- Au fait avant d'aller plus loin Sam, faites comme tout le monde, moi c'est Vi, appelez moi Vi ça ira très bien. Et très jolie robe, vous vous êtes mise sur votre 31, une simple militaire comme moi n'en demandait pas tant. Je lui montrais mon tatouage VI sur ma joue gauche et sifflait d'admiration en regardant son vêtement. Quand à moi… Oh ben vous savez déjà tout ou presque sur moi, la vie d'une militaire d'Eridania est trèèèès loin d'être aussi intéressante que voguer sur les mers. Je suis née ici, j'ai toujours vécu ici, j'étais une bonne grosse racaille avant que l'armée ne me tende les bras. Donc je me suis rangée, j'ai maintenant une brigade de 10 putains de barges sous mes ordres. Rien à voir avec la centaine d'un équipage de navire, j'ai pas aussi bien réussi. Je me mis à rire de mon auto-dérision et de ce que je venais de dire et continuait à la dévorer des yeux. Je m'adossais plus confortablement contre le dossier de ma chaise et je croisais les bras sur ma poitrine qui était moins arrogante que la sienne, l'index de ma main droite caressant inconsciemment le tatouage que j'avais sur le cou et la jointure entre le cou et l'épaule. Il n'y a pas grand-chose d'intéressant et d'épique chez une simple militaire d'Eridania. que j'ajoutais en souriant, moitié ironique, moitié hilare.

La nuit était déjà tombée et nous étions presque dans le noir lorsque deux serveurs commencèrent à allumer des bougies un peu partout dans le restaurant avant de venir à nous et d'allumer quatre chandelles sur notre table. Un troisième serveur vint nous apporter un menu chacun et ils s'inclinèrent tout les 3 en nous laissant.


- Un dîner aux chandelles, carrément… Je jetais un œil aux chandelles avant de regarder Sam de nouveau et de repartir sur mon observation. Dites-moi Sam… Vous n'êtes pas terrane n'est ce pas ? Vous dites que cela fait plus de 40 ans que vous n'êtes pas venue ici et pourtant vous ne me semblez pas nettement plus âgée que moi alors que j'ai à peine 22 ans, je n'ai donc pas connu l'époque dont vous parlez. Je regardais les épaules nues de Sam puis droit dans ses émeraudes, ne ressentant aucune gêne à évoquer ce côté de son être. Donc à moins que vous ne me racontez des conneries et fassiez perdre mon temps, vous avez donc un certain âge bien que l'apparence contredise ce fait. Vous êtes une sylphide ou une gorgoroth, quelque chose dans le genre ? Ce n'est pas un jugement de ma part, je me fiche de ce que vous êtes, je n'ai pas de préjugés envers quoi que ce soit, surtout en vivant dans Hesperia. Je me demande juste comment c'est possible que vous soyez aussi âgée alors que vous ne me semblez pas vieille du tout.

Pendant que Sam me répondait, je l'écoutais d'une oreille mais je ne pus ensuite empêcher mes yeux de descendre encore sur son décolleté et sa poitrine, devinant aisément ce qui se cachait là-dessous et me demandant bien ce que pouvait être la sensation de ce corps non terran. Décroisant mes bras en la regardant me parler, me disant que mon mouvement oculaire ne pouvait pas passer inaperçu, je reposais mes coudes sur la table et appuya ma tête dans la paume de ma main, ouvrant le menu distraitement de l'autre sans le regarder, approuvant ses dires.

- Vous dîtes venir de Phelgra n'est ce pas ? Hm… Je connaissais quelqu'un là bas, elle gérait le Couteau Sanglant… Mais c'était il y a longtemps. Elle a disparu quand y avait le Myste Rouge. Un vrai merdier cette histoire. J'ai jamais su ce qu'elle était devenue, certainement crevée sur la route ou quelque part… Je regardais inconsciemment le menu avant de regarder ailleurs, le regard perdu sur le ciel étoilé un peu éclipsé par quelques nuages, la lune restant discrète mais ses rayons se reflétaient sur un nuage. Alors que j'étais un peu perdu dans le souvenir d'Ashabell, mon pied heurta doucement celui de Sam sous la table et lorsque je sentis le contact, je retirais précipitamment le mien.

- Hmpf... que je marmonnais en guise d'excuse.


Dernière édition par Vilenya Noyan le Dim 17 Avr - 11:36, édité 1 fois
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Samaleone

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Dim 27 Mar - 19:17

La capitaine pirate regarda la jeune femme avec un léger sourire au coin tandis que son index décrivait lentement des arcs de cercles en suivant le rebord de son verre de vin. Quelques légères notes grinçantes mais mélodieuses s’échappait de la coupe en cristal alors que Vilenya commençait à assouvir la curiosité que la gorgoroth portait en elle. Lorsque la garde demanda à Samaleone de l’appeler Vi, la pirate acquiesça gracieusement de la tête et quand elle complimenta sa robe, l’ancienne jeune fille de bonne naissance aurait pu légèrement rougir si son sang n’avait pas arrêté de couler dans ses veines. Finalement, après une légère réintroduction et un fin compliment, la garde commença à en raconter un peu plus sur elle. Vilenya se décrivait comme une simple militaire au parcours tout ce qu’il y n’a pas d’atypique, elle avait toujours été une grande gueule cependant même si dans sa jeunesse, elle n’avait pas vraiment mis ses talents à bon escient, elle avait fini par embrasser la carrière militaire. Tout comme Samaleone mais avec presque un demi-siècle de retard, elle était née à Hesperia mais son corps enfantin n’avait sûrement jamais été déposé dans des draps en soie. La pirate imaginait très bien la jeune femme dans sa jeunesse, fille des bas-quartiers mais débordant d’une vitalité et d’une rage de vivre qui était bien supérieur aux jeunes nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Enfin, la pirate ne pouvait pas vraiment les critiquer puisqu’elle était née d’une telle façon. Cependant, sa seconde vie… sa renaissance pouvait sûrement se rapprocher de celle de Vilenya.
Samaleone chassa les idées qui flottaient dans son esprit et reporta son attention sur l’humaine qui conclut en disant que sa vie n’était pas très intéressante. Avec un léger sourire, la pirate répondit à cela :


« - En êtes-vous certaine ? Ce n’est pas tous les jours qu’une simple militaire d’Eridania digne dans un restaurant où même la bourgeoisie vérifie à deux fois que sa bourse soit suffisamment pleine. Et ce, en compagnie de l’une des plus belles roses des mers… vous en avez de la chance. »

La pirate conclut par un rire qui devait sûrement être très familier à la garde désormais, ses notes délicates et harmonieuses résonnantes tandis que le soleil disparaissait à l’horizon. Dès que son rire s’évapora, Samaleone laissa s’échapper un long soupir tandis que son regard bascula dans une certaine direction et y resta figer quelques instants avant de se reposer sur sa convive. Au même moment, le soleil termina sa descente dans l’horizon et la lueur qu’elle apportait encore sur cette partie de leur monde s’estompait de plus en plus. Par conséquent, les serveurs du restaurant commencèrent à allumer les lustres et chandelles à l’intérieur de l’établissement jusqu’à ce que l’un des membres du personnel ne vienne éclairer leur table de quelques bougies et leur apporta par la même occasion le menu pour ce soir. Tandis que la pirate examinait le contenu du dépliant, Vilenya reprit la parole. Et commença à poser les questions que la pirate avait subtilement amené dans l’esprit de la jeune femme.
Tandis que ses lèvres se courbaient lentement pour former un sourire, Samaleone déposa le menu sur le côté de la table et s’avança légèrement sur sa chaise avant de poser ses coudes sur la table, de ramener ses mains l’une contre l’autre et de poser son fin menton sur ses poings.

« - Je ne vous raconte nullement de conneries Vi, je suis, comme vous l’avez quasiment deviné, une gorgoroth… et en ce qui concerne mon arrivée dans cet état… l’histoire est fort sordide. »

La pirate soupira mélancoliquement avant de reprendre son menu sans pour autant ignorer le regard que la garde lui jeta lorsqu’elle laissa l’humaine à nouveau la vue sur son décolleté qui la fit sourire quelques instants. Vilenya ne laissait pas la conversation retomber et reprit lui déclarant qu’elle connaissait quelqu’un à Phelgra qui possédait une taverne dans le port. Focalisant son attention à nouveau sur sa convive en délaissant le menu, la pirate dit :

« - Je n’ai pas eu l’honneur de la croiser, le nom de la Taverne ne me dit pas grand-chose. De toute manière, j’ai très peu l’habitude de regagner la terre et je ne fréquente quasiment jamais ce genre de lieu sauf quand je suis vraiment à cours de matelots. Mais ça encore, c’est un évènement rare. Mon équipage et moi-même passons le plus clair de notre temps sur les mers et nous nous fournissons sur place lorsque des choses viennent à manquer. D’ailleurs je voulais sa… »

Samaleone ne continua pas sa phrase alors qu’elle sentit le pied de la garde cogner contre l’une de ses chaussures avant de se retirer précipitamment. Affichant un léger sourire ainsi qu’un air surpris par tant de timidité, la pirate se laissa lentement glisser sur sa chaise s’affaissant d’un côté alors qu’elle prit son verre de vin en main. Affichant un léger sourire, ce dernier se transforma rapidement en quelque chose de plus taquin et alors qu’elle amena le dessus de son pied contre la jambe de l’humaine pour la caresser délicatement, elle reprit la conversation comme si de rien n’était.

« - Pour tout dire, mon parcours est plus atypique que le vôtre, normalement si les choses avaient suivis leur cour, j’aurai dû être une dame de la cour, sûrement mariée à un individu pour lequel je n’aurai aucuns sentiments mais dont l’alliance aurait profité à notre famille. Pourtant, les dieux en ont décidé autrement et m’ont doté d’un grain de folie qui ne plut nullement à ma belle-mère. Oh oui, ma mère biologique est morte alors que j’étais petite fille mais mon père s’est ensuite remarié avec une femme qui s’est empressée de se débarrasser de moi à la première occasion. Après un léger incident, on m’a envoyé me reposer dans une maison spécialisée comme ils aiment l’appeler… sauf que c’était tout sauf du repos. Peut-être si j’étais né laide, ils n’auraient pas désiré et déchiré autant mon corps et peut-être ne serai-je pas morte sous leur coups. Pourtant, les dieux semblaient ne pas vouloir que mon histoire s’arrête là, surtout Kron puisque c’est lui qui m’a permis de revenir. Après cela, disons que je suis passé de main en main avant d’être libéré par des pirates. Le capitaine était un homme bon… le premier que j’ai croisé depuis longtemps et il m’a pris sous son aile et m’a appris à naviguer, connaître la mer et d’autres choses… Depuis je suis tombée amoureuse de Soulen et je ne l’ai plus jamais quitté. Oh, je suis désolé Vi, j’ai sûrement ruiné l’atmosphère de notre dinée. Que diriez-vous que l’on commande quelques choses à manger ? Vous devez mourir de faim. »

Alors qu’elle raconta des bribes de son passé, la pirate avait affiché sur son visage un air de profonde mélancolie qui ne l’empêcha pas de irradier d’une certaine beauté triste. Lorsqu’elle finit par se taire, elle chassa de son visage les pensées sombres que la réminiscence de son passé avait ramené et reprit un air plus jovial tandis qu’elle continuait de caresser la jambe de sa convive.

« - Oh et puisque vous semblez adorer ma robe vu que vous ne me quittez pas des yeux, que diriez-vous de venir dans ma chambre à la fin du diner ? Je suis sûr que dans mes malles, il doit y avoir quelques robes qui vous irons à ravir. »



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Mar 5 Avr - 12:55

Je sortis de mes pensées et de ma semi-léthargie lorsque mon pied avait heurté celui de Sam et je me repositionnais sur ma chaise, regardant mon hôte de la soirée, libérant mon menton de la paume de ma main mais gardant les coudes sur la table reposant une main sur le menu pour le regarder en l'écartant délicatement. Mais quelque chose me perturba dans ma lecture du menu et me fit rougir de nouveau presque instantanément : Sam était en train de me caresser la jambe avec certainement le haut de son pied, enfin de sa chaussure. Ma jambe réagit à ce doux contact, ayant un léger geste de recul par réflexe. J'aurais tout aussi bien pu la repousser et reculer ma jambe sous ma chaise mais je savais pourquoi j'étais et j'avais acceptée d'être là et je la laissais faire, sentant sa chaussure passer doucement sur le tissu de mon pantalon, la sensation me chatouillant un peu mais agréable. Je fronçais légèrement les sourcils, un peu surprise mais m'y attendant après coup, même si mon mouvement n'était pas délibéré mais, toujours rougissante, je n'osais pas la regarder avant un certain temps. Peut être que quelques secondes seulement s'était écoulées mais pour moi, le temps paraissait s'être longuement étiré.

Levant les yeux, je la regardais et celle-ci me souriait. Ce n'était pas un sourire joyeux mais il avait quelque chose de… coquin. Il était clair qu'elle avait apprécié mon mouvement involontaire et qu'elle embrayait par la suite, pensant certainement que c'était un signe. Troublée par ce sourire, je l'écoutais à peine, d'une seule oreille alors qu'elle me parlait et qu'elle était en train de me parler de sa jeunesse et de qui elle était avant sa mort et sa résurrection. Elle fit mention d'être tombée amoureuse d'un homme ou du moins c'est comme ça que je l'ai compris. Apparemment, elle lui avait laissé un souvenir impérissable même si à l'entendre, et outre le fait qu'elle a fait mention d'être capitaine de navire, ce Soulen ne devait être plus de ce monde mais elle paraissait encore amoureuse de lui. Même si cela ne la gênait apparemment pas de vouloir draguer une militaire, une femme comme moi pas très féminine, cela devait lui rappeler peut être son ancien amant… Je l'imaginais s'être tournée vers les femmes après cette mort, se disant peut être que plus aucun autre homme ne la satisfaira et qu'elle trouverait son compte auprès des femmes, contrairement à moi, ayant déjà essayé avec des hommes mais m'en étant détourné après avoir goûté les femmes, y trouvant beaucoup plus mon compte par choix et plaisir, non pas par dépit et après une disparition.

Mais envoyant voler ces pensées à la con, j'acquiesçais dans sa direction à sa suggestion de commander de la nourriture et regarda de nouveau le menu. Sam n'avait pas cessé sa caresse sur ma jambe et cela commençait à me taper un peu sur le système car j'étais en train de commencer à espérer qu'elle remonte plus haut au lieu de s'arrêter en dessous de mon genou et de continuer à me caresser le long du tibia. Je réajustais de nouveau ma position et retirai ma jambe hors de sa portée. Sa nouvelle requête m'avait un peu interloquée et je demeurais rougissante, ne me cachant nullement mais un peu perplexe.


- Vraiment ? J'ai une tête à porter des robes ? me sortait machinalement de la bouche avant que je ne me rende compte de ce que je venais de dire. Je mis une main sur ma bouche tout en gardant mes sourcils froncés avant de fermer les yeux. Ahem désolée… C'est sorti tout seul. Je… Hm…

J'hésitais à lui dire oui et accepter sa requête même si dans ma tête, je me disais que c'était un bon stratagème pour me faire venir dans sa chambre. Cela dit il fallait peut être que je passe par l'étape "essayer une robe" et ça ne me plaisait qu'à moitié. Je n'ai jamais porté de robes et ce n'était clairement pas le genre de vêtement que j'aimais porter et en plus je n'avais clairement pas les moyens de m'en payer une. Mais après tout, elle me le proposait sans aucune hésitation et si je passais une bonne soirée, pourquoi ne pas essayer, au moins une fois dans ma vie de porter un vêtement plus féminin que d'habitude ? Cela n'allait pas me tuer et personne d'autre que Sam ou moi ne le saurait. Ne serait-ce que pour ne pas mourir trop conne. J'ouvris de nouveau les yeux et souriant en coin j'hochais la tête affirmativement.

- D'accord Sam. Je n'ai jamais mis de robes de ma vie donc… pourquoi pas d'accord. Je veux bien essayer. Après un temps où nous nous mîmes d'accord, je regardais le menu cette fois pour de bon.

Il y avait beaucoup de choses proposées dans ce restaurant chic, les tournures des plats étaient assez recherchées mais pour moi ça ne valait que du pipi de chat. Je ne comprenais rien à ce que voulait dire l'intitulé des plats et même les menus ou les formules proposées me laissaient perplexe. Jetant un œil vers ma compagne de ce soir qui était plongée dans le menu, cela ne paraissait nullement la troubler et cela commença à me frustrer, me disant que je devais être la seule à ne rien comprendre. Je regardais alors vers la salle du restaurant, en direction des autres convives, cherchant un serveur du regard. L'un d'eux, un serveur bedonnant dans un costume qui se voulait un peu chamarré mais soigné, croisa mon regard et vint aussitôt à ma rencontre tout en enjoignant un autre serveur à le suivre. Il commença alors à me questionner d'un ton un peu snobinard et pompeux, certainement motivé par l'aspect prolétaire et non riche que j'envoyais. Mais apparemment il me connaissait.


- Madame désire-t-elle quelque chose ? Et avant que madame ne poursuive, si je peux me permettre, nous sommes honorés, ici au Bella Vista de recevoir la visite d'une membre de l'armée et de la garde, surtout d'une membre… telle que vous, madame Vi. Merci à vous. Huhuhu… Je regardais le serveur d'un air circonspect durant quelques secondes avant de comprendre qu'il était en train d'essayer de me gratter dans le sens du poil tout en masquant son petit foutage de gueule envers moi.

- Mais… vous me connaissez ?

- Très peu de soldats de la garde sont… ainsi grimés comme vous. Et ayant l'habitude de passer à côté du Quartier Général de l'armée, je vous vois donc très souvent madame, beaucoup de monde vous connaît de vue. Vous devez être célèbre madame huhuhu…

- Ouais, ouais arrête de la ramener Robert, j'ai juste besoin que tu m'expliques un truc ou deux. Mais tu t'appelles comment en fait ? J'ai dis Robert juste comme ça mais si y faut tu portes un autre nom et comme je pense avoir peut être besoin de toi plus souvent… Enfin tu vois.

- Oui je vois madame mais je m'appelle Robert madame. Vous avez si justement deviné mon nom huhuhu... Sa réponse me laissa pantois durant quelques secondes ayant oublié pour le moment ma compagne de ce soir.

- Uh… Bon d'accord Robert. Bon tu me l'expliques ton menu ? Parce que j'y comprend pas un broc de ce qu'il y a d'écrit avec ce style d'écriture. Y a bien des mots qui me viennent mais l'ensemble on dirait un plat de nouilles. Je te passe l'intitulé de tout les plats sinon on y est encore demain. Je vais plutôt vous prendre une formule, ça va coûter moins cher. Cette fois je jetais un regard vers Sam qui était en train de dire sa commande à l'autre serveur. Bon y a… 3 ? Non 4 formules ?

Le serveur, donc dénommé Robert entreprit de m'expliquer d'un ton étrangement plus patient et moins moqueur toutes les formules dans leur menu mais également quelques plats. Je fus donc étonné d'apprendre qu'ils possédaient des mets que je ne pensais jamais retrouver comme le homard et ses rondelles d'orange ou de la langoustine avec des artichauts Un homard ? Ah oui le truc qui ressemble à une énorme crevette un peu crabée ? De la langoustine ? C'est pareil non ? de la viande comme de la bavette et son accompagnement qui était en fait de fines rondelles de pomme de terre Ohhh ?? Vous avez de la bavette aussi ?? Bordeeel… de la truffe, de la sole et même du pigeon. De la truffe ? Ah ouais le champi que les cochons cherchent chez les pécores… Hm mouais je suis assez pour le poisson mais un truc trop plat j'aurais l'impression de manger mes chaussures..ouais je suis plus votre cabillaud ou votre dorade là… Queua ?? Vous bouffez du pigeon aussi ? Cette saleté qui chie partout dans la rue ? Quel courage… Puis vint le tour des desserts mais je ne fit pas de commentaires supplémentaires, rien ne me surprenait vraiment. Et puis Robert m'annonçait les prix. J'ai cru faire une crise cardiaque et failli tomber de ma chaise.

- QUEEEUUAAA ?? MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE ROBERT ?? Même le menu " formule marquis " qui est le moins fourni me fait déjà presque 2 ou 3 mois de salaire !!

- Ce sont les tarifs pratiqués par la maison depuis sa création madame, c'est pour cela que nous n'avons quasiment jamais de… soldats ici à part des officiers supérieurs qui peuvent se le permettre. Et puis, si madame me le permet, j'ai cru comprendre que vous étiez invitée huhuhu… Je regardais ensuite Sam, le teint cramoisi et bouche bée mais celle-ci me gratifia de son sourire en me rassurant et disant que je pouvais me faire plaisir, elle en profita notamment pour me caresser la jambe de nouveau.

- Hm… Bon… Ok, ok… Je regardais une nouvelle fois Sam pour être sûre avant de me mordre délicatement la lèvre inférieure parce que ses caresses reprenaient. Bon….Robert mon p'tit pote… Nan la "formule Royale" peut aller se gratter, je suis invitée mais je suis pas une rapia aussi… tss tss tss Robert c'est qui le client c'est toi ou c'est moi ? Bon donc tu me laisses finir, merci bien. En plus j'ai la méga dalle… Tiens je vais te prendre le menu en dessous, la "formule Seigneur". Ouais donc en entrée… Je vais te prendre le homard là avec les oranges.. Ouais. Ensuite… Un poisson tiens, tu me mets la dorade royale là..ouais avec les légumes. Après…. Boh tu sais quoi ? Tu me mets ta bavette avec sa sauce et ses rondelles de patates j'ai envie d'essayer ça… Non garde le ton pigeon, je vis avec tout les jours pas question que je bouffe un truc qui chie autant. Et en dessert… Boh je vais pas faire de folies hein, tu me mets ta tartelette aux fruits des bois ? Ça ira. Merci mon vieux. Allez t'es le meilleur va nous chercher ça.

Je laissais ensuite filer le serveur Gros Robert avec son ton pompeux mais au final assez sympathique et son acolyte. Je m'assis en m'adossant au dossier de ma chaise, les bras croisés sur ma poitrine en essayant de faire comme pour Sam, c'est-à-dire d'essayer de faire ressortir ma poitrine mais je compris aussitôt que c'était peine perdue car la sienne était nettement plus opulente que la mienne. Je n'étais pas une planche à pain mais je n'étais clairement pas suffisamment en chair pour concurrencer ma compagne de ce soir. Un peu déçue, je continuais de la regarder.

- Pffouu, c'est un parcours du combattant pour commander ici. Désolé hein Sam, j'ai jamais commandé dans un restaurant pareil, d'habitude je fais ça en deux en trois mouvements mais là… M'enfin… Il a l'air sympa Gros Robert…

Je rapprochais ensuite ma chaise de la table et posait de nouveau mes coudes sur la table, les bras le long de l'endroit où je pensais que l'assiette se poserait. J'étais désormais plus proche de ma convive, les chandelles encadrant mon visage dans la désormais obscurité de la nuit, nos jambes s'entrechoquant presque sous la table et mes mains non loin de celles de Sam, mes yeux rivés dans les siens mais la lueur des chandelles suffisantes pour éclairer mon teint rougissant.

- Au fait euhm ben merci encore Sam, on ne m'a encore jamais offert aussi cher, je me sens limite mal mais merci, c'est… vraiment gentil. On se connaît à peine mais tu donnes déjà beaucoup. Donc si tu veux que je te rende encore service dans la rue ou quand je suis en service… ben t'hésites pas. Nos yeux plongèrent les uns dans les autres pendant encore quelques secondes avant que je ne me mette à sourire franchement. Profites-en pendant que je te dis ça, mes hommes te le diront, normalement je ne suis jamais aussi gentille, je suis plus le sergent peau de vache au cul velu de sa brigade. dis-je ensuite en riant en ayant complètement occulté le fait que j'avais commencé à tutoyer Sam.
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Samaleone

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Lun 25 Avr - 0:30

La pirate écarquilla légèrement les yeux à la réaction de sa compagne puis elle ne put s’empêcher de laisser filer  un rire cristallin entre ses lèvres. Elle dissimula maladroitement son hilarité en cachant sa bouche avec une serviette et ses fins doigts bleutés alors que dans son esprit apparaissait ses deux lieutenantes. Toutes les trois avaient eu la même réaction à la proposition de Samaleone mais malgré leur protestation, ses lieutenantes avaient fini par céder et laisser leur capitaine se servir d’elle en tant que poupée. La gorgoroth se prépara alors à argumenter lorsque Vilenya commença à balbutier des excuses pour son ton particulièrement brusque. Ces petits mots qui sortaient honnêtement de la bouche de sa convive décrochèrent un sourire sincère à l’ancienne demoiselle de bonne famille qu’elle était. Et puis, comment Samaleone pouvait en vouloir à la jeune femme ? Cela devait bien être la première fois qu’on lui proposait une telle chose… qu’on lui offrait une telle chose. De son côté, cela faisait bien longtemps que la pirate ne s’était pas lancée dans un exercice aussi mondain. Toutes deux étaient dans un élément qui ne leur était pas familier, l’une parce qu’elle n’y avait jamais mis les pieds, l’autres parce que cela faisait presque un demi-siècle qu’elle n’avait plus retenté l’exercice.
Un large sourire apparaissait sur le visage de la pirate alors qu’elle commençait à ouvrir la bouche pour formuler quelques mots comme quoi elle n’avait nullement besoin de s’excuser. Cependant, elle fut pris de court par la phrase qui sortit d’entre les lèvres de la garde. Cette dernière semblait accepter sa proposition en fin de compte, avouant par la même occasion de n’avoir jamais enfiler une seule robe de sa vie. Chose que Samaleone n’avait que peu de mal à croire étant donné le milieu de naissance de sa compagne. Finalement et étant donné que Vilenya acceptait son offre, la pirate n’appuya nullement la question et plongea son regard dans le menu, tout comme la garde venait de le faire.
Quand bien même la faim ne se faisait sentir, la pirate arrivait tout de même à ressentir du plaisir à manger de la nourriture, c’était une sensation subtil et délicate mais dans le vide que sa mort avait provoqué, cette faible trace était un véritable plaisir pour elle. C’était comme si les sens que sa mort avait diffusé dans le néant s’accrochait encore à elle et lui envoyait de vagues souvenirs. Cependant, si le plaisir d’un bon vin, d’une viande juteuse ou bien d’une nuit torride était diminué à l’extrême, Samaleone ne ressentait ni peur, ni douleur, ni fatigue. Un bien pour un mal dirait-on. Chassant les idées sur sa condition de gorgoroth de son esprit, la pirate reporta toute son attention sur le menu. Elle parcourait du regard des intitulés à la limite de la prose qui décrivaient les plats qui figuraient à la carte du restaurant. Sautant sans sourciller les plats à base de poissons et de crustacés, mets dont elle se régalait souvent à bord de son vaisseau, Samaleone se concentra sur les viandes rouges et blanches. Quelques plats attiraient son attention et elle hésita longuement avant de finalement s’arrêter sur un menu dit "Gourmet" qui comportait une mise en bouche suivi de une entrée, composé d’une terrine de foie gras de canard mariné à l’Armagnac et accompagné d’un chutney pomme-poire à la cannelle. S’en suivait ensuite du premier plat, une poêlée de grenouilles fraiches qui se concluait par une petite fraicheur pour aider à la digestion, sûrement une glace à la verveine. Une fois la fraicheur consommée, le second plat serait servi : un duo de filet mignon et ris de veau poêlé à la vanille. Finalement, le repas prendrait fin avec un choix de fromages ainsi que des douceurs et gourmandises en guise de dessert.
Samaleone se lécha nonchalamment les babines dès qu’elle termina de parcourir la carte du restaurant et elle déposa la carte sur le coin de la table avant de poser son regard sur sa convive. En voyant le visage perdu de la garde, la pirate ravala un nouveau rire et sourit. Entre temps, Vilenya avait fait signe à un serveur et le dialogue qui s’en suivit obligea la pirate à contracter ses abdominaux biens forts pour ne pas éclater de rire. Elle en profita aussi pour rouvrir sa carte et se cacher derrière afin de ricaner discrètement. Afin de ne pas faire trop de vague, Samaleone réussit à se calmer avec un tour de force et profita d’un moment où sa compagne s’était reperdue dans les menus pour discuter avec le serveur à voix basse :


« - Vous vous nommez vraiment Robert ?
- Et bien Madame, dans notre établissement nous faisons en sorte que la clientèle soit parfaitement traité, si l’une de ces personnes souhaitent me nommer Robert et bien mon nom sera Robert. »

La pirate esquissa un léger sourire et leva les yeux aux ciels amusés.

« - Je vois. Et vous considérez ma camarade comme une cliente ? Cela m’étonne, j’aurai plutôt cru que certain client aurait manifesté leur désapprobation devant la présence d’une roturière.
- En effet Madame, cependant, madame Vi est l’invité de Madame et pour ce qui est du raffinement, si je puis m’exprimer ainsi, Madame atteint des niveaux qui sont rarement égalé. Par conséquent, il n’y a nul problème avec cela.
- Je vois, asquieca-t-elle de la tête. Et bien pour ma part je vous prendrai un menu gourmet. Je vous fais confiance pour le vin que vous choisirez pour chacun de plat. Le prix n’est pas un problème mais ne me refilez pas vos vieilles bouteilles, d’accord ?
- Bien entendu Madame. Vous pouvez me faire confiance. »

Une fois la commande de Samaleone notée sur son calepin, le serveur, désormais renommé Robert pour la nuit, s’en retourna s’occuper de Vilenya et prit tout le temps du monde pour la guider dans ses choix.
En attendant que la garde se décide, la pirate recommença à caresser délicatement l’intérieur de la jambe de Vilenya et regarda autour d’elle. Tout comme elle l’avait anticipé, quelques-uns des clients les regardaient de travers surtout les femmes qui essayaient avec grande difficulté d’empêcher leurs maris de contempler la gorgoroth alors que d’autres, regardaient Vilenya de travers à cause... du tout qui la rendait si intéressante aux yeux de la pirate. Lâchant un sourire arrogant qui ne finit pas de faire jaser les gens autour d’eux, Samaleone se reconcentra sur sa compagne alors que cette dernière venait de s’exclamer avec une discrétion non existante sur les tarifs pratiqués. Après les mots du serveur qui vexèrent un peu la pirate qui se sentait transformée en vache à lait, elle déclara à Vi qu’elle n’avait nullement besoin de s’inquiéter et qu’elle payerait l’addition. Semblant rassuré, la garde reprit ses esprits et passa enfin sa commande. De son côté, Samaleone souriait tendrement mais les discussions qui résonnaient autour d’elle et qui n’échappait pas à son ouïe fine commencèrent à briser son sourire en morceau.


« - Hmpf, regardez-moi ça, ça n’a même pas les moyens et pourtant ça vient de ce restaurant.
- Oui, je pensais que le Bella Vista avec un peu de standing mais on dirait que ça accepte les pécores.
- C’est révoltant.
- Si au moins elle savait s’habiller. »

D’autres commérages résonnaient dans le dos de Samaleone et petit à petit, la bête qui s’était endormi en elle commençait à se réveiller. Inconsciemment, sa main se déplaça sur la table et saisit l’un des couteaux qu’elle serra fortement. Elle allait se lever de sa chaise lorsque la voix de Vilenya là sortit de sa torpeur.

« - Pffouu, c'est un parcours du combattant pour commander ici. Désolé hein Sam, j'ai jamais commandé dans un restaurant pareil, d'habitude je fais ça en deux en trois mouvements mais là… M'enfin… Il a l'air sympa Gros Robert…
- Oh voyons je vous en prie ! Vous n’avez nullement à vous excusez Vi. Ce n’est pas un milieu qui vous ai familier alors comment pourrai-je vous en vouloir ? Non, profitez de tout ça ma chère. »

Le sourire qui s’affichait sur son visage alors qu’elle déclarait ses mots commençait à redevenir naturel et sa main se détendit lentement, laissant le couteau qui était scellé retomber sans bruit sur la nappe.
Prenant une longue bouffée d’air, Samaleone reconcentra toute son attention sur sa compagne et ignora totalement les personnes qui se trouvaient autour d’elles. La pirate finit par retirer sa jambe pour s’asseoir correctement et elle fixa du regard sa convive avec un air respirant la tendresse. Elle appréciait beaucoup la compagnie de cette jeune femme et elle ne le dissimulait nullement, que ce soit par ses gestes, ses mots, ses regards et ses sourires. Finalement, ce fut encore Vilenya qui brisa le silence qui s’était finalement rabattu dans la pénombre de leur terrasse. Seuls les quelques bougies éclairaient les deux femmes, faisant danser leurs ombres autour d’elle alors que leurs corps étaient immobiles. La jeune garde commença par remercier la pirate pour le diner et l’attention qu’elle lui porta. Elle lui proposa également de lui rendre un service si jamais elle avait besoin de quelque chose.
A ces mots, Samaleone tiqua... surtout du fait que la garde avait commencé à la tutoyer, augmentant d'un cran leur relation. Avec un air un peu gêné et préférant continuer par le vouvoiement qui était pour elle une habitude bien encré, elle déclara :


« - Je crois que… j’aurai besoin de votre aide ma chère pour une petite chose. Oh, nous aurons le temps de profiter de notre soirée avant que cela ne se produise mais… si vous pouviez libérer votre journée de demain… j’en serai ravie. »

La pirate sourit délicatement :

« - Pour être honnête… ma famille m’a renié et elle m’a enfermé dans un asile. Je suis même certaine qu’ils m’y croient encore enfermée et que personne ne les a avertis de ma mort puisque j’y ai été assassiné. Si je suis revenue, c’est pour me venger. Je compte le leur faire payer. Je risque… également de m’énerver et de faire des gestes que je ne devrai pas au sein de la cité. Par conséquent, je souhaite que vous soyez à mes cotées pour m’arrêter si jamais je… vais trop loin. Puis-je compter sur vous Vilenya ? »

Samaleone se tut et attendit la réponse de sa convive… et elle se demanda bien si elle allait continuer le repas seul… ou en sa compagnie.



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Ven 20 Mai - 12:22

N'ayant même pas remarqué que j'avais commencé à la tutoyer, je continuais de l'écouter et avec attention, voyant qu'un air gêné que je ne lui connaissais pas du tout, ou du moins pas encore s'affichant sur son visage bleuâtre : elle me demandait si je pouvais libérer ma journée du lendemain. J'allais lui répondre avec dénégation, que ce n'était pas possible que je libère ma journée mais Sam enchaîna et ce qu'elle me dit ensuite me glaça un peu le sang. Malgré mon appréhension, j'abandonnais l'expression bienveillante que j'arborais en la regardant et j'affichais de nouveau mon air sévère de sergent et sans la prévenir, je me penchais entre les chandelles sur la table et je lui saisis la main fermement d'une poigne dure pour ne pas la laisser filer et avant qu'elle ne puisse faire le moindre geste, une expression de détermination passant dans mes yeux, ne comptant pas la laisser s'en tirer à son bon compte entre mes doigts et voulant lui rappeler pourquoi ici c'était la putain de civilisation et non la loi des mers.

- Je… vous interdis de faire quoi que ce soit dans cette ville. Déjà non je ne peux pas me libérer demain, je commence en milieu de matinée et je finis en soirée. Donc là vous pouvez aller vous gratter. Mon regard durcissait un peu plus. Et si vous faites la moindre connerie envers qui que ce soit, je le saurais, on en sera prévenu et là oui à coup sûr je serais là pour vous arrêter en faisant une descente musclée avec tout les collègues disponibles parce que je saurais que c'est vous et en ignorant complètement le concept de brutalité militaire surtout parce que je vous aurais prévenu. Donc oui vous pouvez compter sur moi si jamais vous jouez à la conne. Mais on ne sera pas du même côté. Et à ce jeu là, j'ai une réputation bien en place dans la racaille de cette ville. Votre vendetta ne me regarde pas mais vous ne mettez ne serait ce qu'un orteil dans la zone "je perds les pédales", gorgoroth, pirate, mage ou quoi que ce soit d'autre, je vous tabasserai jusqu'à ce que vous soyez calmée et dans les pommes avant de vous expédier en geôle. Ici on est pas sur vos putains de mers où personne ne vous rappelle la loi à grand coups de pied dans l'cul, vous avez des règles ici, vous ne les respectez pas, c'est le caniveau ou la geôle. C'est clair ça comme vocabulaire ?

A cet instant précis, l'impact de mes propres mots me revint en pleine figure mais je ne regrettais absolument pas ce que je venais de dire, je voulais transmettre un message suffisamment fort pour qu'elle comprenne ce que je voulais dire sans chichis. Mes jambes me commandèrent de prendre la fuite malgré le repas qui s'annonçait mais mon cœur et mon cerveau me commandèrent de rester. Ce dernier me rappela la vie dure qu'avait eu la gorgoroth avant sa mort et sa pseudo résurrection, je me souvins de ce qu'elle m'avait raconté et du peu que j'en avais retenu et je radoucis un peu mon expression, ma main ne gardant plus sa prise d'acier mais commençant à se faire une douce caresse sur le revers de sa main un peu glacée, croisant mes doigts avec les siens. Mes mots étaient durs mais c'était parce que je commençais enfin à m'intéresser à elle et à tenir un peu à elle, je ne voulais pas qu'elle fasse quelque chose de fâcheux et il y avait quelque chose en moi qui voulait tenir à elle et faire en sorte que tout aille bien pour elle. Même pour Ashabell, je n'avais encore jamais ressenti ça.

- Ecoutez Sam… Je sais que ce que vous avez vécu était très dur, revenir de la mort comme ça et tout et je comprends que vous vouliez vous venger, je serais pareil mais surtout, ne m'impliquez pas là dedans. Je suis navrée Sam mais je ne pourrais pas vous aider dans votre vengeance et je m'y refuse de toute manière. Mes mots sont durs mais je veux vous rappeler et que vous compreniez les… conséquences des vos actes que vous devez… préméditer depuis longtemps. Et je vous avoue que moi… ça ne me plait pas. Parce que je commence à vous apprécier et à m'attacher à vous… Et ça me ferait chier de vous mettre une grosse raclée parce que vous avez voulu faire votre petite vendetta. On ne dirait pas comme ça mais je sais ce que cela fait quand on vous prend tout ce à quoi vous tenez. Et ne venez pas me sortir l'argument du "j'en ai rien à foutre" parce que ça ne marche jamais. C'est les petits cons à qui on a volé leur jouet qui disent ça –et j'en sais quelque chose- pas le capitaine d'équipage d'un navire. Et j'ose espérer que vous êtes à mille lieues de cet argument.

Je continuais à lui caresser la main avec mes doigts en la regardant en tâchant de voir si elle avait compris quelque chose et si elle allait me repousser violemment et sortir sa rapière ou quelque chose qu'elle aurait peut être planquée sous sa robe. Je me disais que j'aurais le temps de retirer mon bras avant qu'elle ne me le tranche mais je n'aurais pas le temps d'enfiler mes gantelets et d'engager un combat. De toute façon, ce n'était absolument pas l'endroit rêvé pour combattre mais qui sait ce qui peut se passer dans la tête d'une gorgoroth qui a vécu un traumatisme pareil… Au moins je me disais aussi que dans ce quartier huppé, l'armée ne tarderait pas à intervenir pour mettre un terme à la rixe et à coffrer la fauteuse de troubles. C'est donc avec une certaine appréhension que je fixais les yeux de Sam, la mâchoire serrée tout en grimaçant en entendant et sentant mon estomac gargouiller bruyamment. Il était vrai que cela faisait un petit moment que Gros Robert et son sbire étaient partis avec notre commande dans leur petit calepin doré de serveur.
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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Ven 17 Juin - 19:09

Alors que les mots qu’elle venait de dire semblait atteindre sa convive, le sourire de cette dernière et son regard un peu perdu se durcirent instantanément face aux révélations de la pirate. Tandis qu’elle agrippa la main de la gorgoroth avec fermeté, Vilenya ouvrit la bouche et lui déclara sans prendre aucune pincette ce que tout membre de la garde se devait de lui dire après une telle confession. Ainsi, pendant que la garde rappela à Samaleone que s’il se passait quelque incident qui soit, elle serait là pour l’empêcher de nuir à ses concitoyens et que le seul endroit dans lequel elle finirait serait une geôle. Face à ces mots, la pirate n’affichait qu’un léger sourire et ne put s’empêcher de soupirer légèrement. Elle n’était pas mécontente de la réaction de sa convive cependant, cette dernière semblait mésentendre la nature de sa confession mais pour l’instant, Samaleone préférait que la garde finisse ce qu’elle avait à dire.
Alors que Vilenya déclara avec sa franchise habituelle si les mots qu’elle avait employés étaient suffisamment clairs, la pirate ne put s’empêcher de décliner un léger sourire. Il n’était nullement moqueur, plutôt admiratif de la dévotion qu’elle avait pour les devoirs de sa carrière et par conséquent, la pirate sentait qu’elle n’était nullement corruptible. Et cela renforça son désir de l’avoir dans son camp pour ce qu’elle comptait faire. Ainsi, dès que Vilenya semblait avoir fini son petit discours, la pirate allait prendre la parole à son tour afin de corriger le tir et d’expliquer plus soigneusement ses intentions à sa convive. Cependant, alors que ses lèvres venaient juste de s’ouvrir pour laisser échapper la voix cristalline de la gorgoroth, cette dernière remarque le changement qui se produisit sur le visage de la garde. Vilenya semblait s’adoucir comme si elle venait de mettre le pour et le contre dans sa tête après sa réaction qui devait être automatique après une confession possible de crime. Tandis que le regard de la jeune femme devenait plus tendre, la poigne ferme et autoritaire qui s’emparait de la main de la pirate se relaxa également, mieux encore, elle enlaça ses doigts avec les siens.
Pendant un instant, Samaleone resta bouche-bée, elle était légèrement surprise par ce regain de tendresse et alors qu’elle se demandait bien ce que la jeune femme avait pu penser pour causer un tel changement dans son attitude, elle reprit la parole et ses mots clarifièrent les choses pour la pirate.
Selon les dires de Vilenya, elle comprenait la soif de vengeance qui habitait l’être à moitié mort qu’elle était devenue mais que pour autant, elle ne pouvait nullement consentir à la réalisation d’un tel acte. Souriant de plus belle, le visage de la pirate devint encore plus radieux lorsque la garde avoua à mi-voix l’attachement qu’elle semblait développer envers la gorgoroth. Par conséquent, tout ne semblait pas perdu et peut-être la garde changerait d’avis une fois qu’elle lui aura exposer ses pensées plus clairement. Ainsi, lorsque la garde se tut avec une légère teinte de provocation de la fierté qui devait habiter la capitaine pirate, Samaleone laissa s’échapper un léger rire d’entre ses lèvres bleutées. Tandis que la garde semblait redouter la réponse qu’elle allait formuler, la pirate resserra l’étreinte entre sa main et celle de Vilenya avant de la regarder tendrement et dire :

« - Je crains que je ne me sois mal exprimée. Vi’, en aucun cas, je ne compte, de mon plein gré, créé quelque chose qui me dépasse. Et en aucun cas, je ne compte vous mettre dans une position difficile. Si je souhait votre aide, c’est uniquement parce que je redoute la réaction des membres de mon… ancienne famille… Laisses-moi t’expliquer. »

Alors que la voix de Samaleone s’emplissait de la même tendresse qui habitait désormais son sourire et son regard, la pirate commença elle aussi à tutoyer la garde.

« - Pour faire simple, avant de revenir sur ma terre natale, je me suis renseignée sur les affaires de ma famille et ce qui a pu se passer durement mon… absence si je puis dire. Après la mort de mon père, ce sont les deux fils de ma belle-mère qui ont reçu la tâche de s’occuper des affaires de la famille cependant, ni l’un, ni l’autre ne sont sensé être les successeurs de mon père. La personne qui fut… et ai encore désigné comme successeur… c’est moi. Par conséquent, si je suis revenu à Hesperia, c’est pour reprendre ce qui m’appartient de droit. Bien entendu, je peux me tromper sur ce cas et mon père a pu changer son testament et déclarer ses fils comme ses successeurs… mais j’en doute. Même si cette salope qui est devenue ma belle-mère a réussi à convaincre mon père de me faire interner, elle n’a sûrement jamais pu faire en sorte que mon père se décide à désigner comme successeurs mes deux demi-frères. Pour la simple et bonne raison que ces derniers sont de purs incompétents. Et personne ne me fera croire que cela est changé en presque un demi-siècle. Et malgré l’amour stupide que mon père a pu éprouver pour cette garce, son sens des affaires n’aurait jamais été affecté… et pendant mon internement, il est venu me voir en cachette en espérant que je redevienne très vite sa fille chérie. »

Les derniers mots qu’elle sortit de sa bouche emplirent la pirate d’une puissante mélancolie qui s’exprimait sans aucun filtre sur son visage. Après un long soupir et après avoir secoué sa tête de droite à gauche comme pour se ressaisir, Samaleone continua :

« - Excuses-moi Vi’, j’ai… tergiversé. Bref, revenons à mon problème. Puisque je compte me remparer de la tête de notre famille sur un testament que je n’ai jamais vu et dont le contenu ne m’est que supposé. Je ne crains que mes demi-frères ainsi que leurs descendants n’acceptent point ma requête… même si cette dernière est justifiée. Tu me diras, tu es sensé être morte donc normalement, les affaires de ma famille leur appartiennent à juste titre… sauf que l’asile où j’ai été interné n’a jamais fait part de ma mort. Pour en être sûr, j’ai falsifié une missive pour connaitre mon… état. Et d’après le directeur de l’asile, je suis une vieille dame faible mais tout de même encore dangereuse pour les autres… Si la partie sur ma dangerosité est exacte, ma vieillesse est plus que contestable. Et étant donné que légalement je ne suis pas morte, je suis donc toujours l’héritière de mon père. »

La pirate se tut quelques instants afin de laisser à la garde le soin d’avaler toutes les informations qu’elle venait de lui lancer avant de reprendre.

« - Bien entendu, cela est cas si le testament de mon père n’a pas changé. S’il l’a été, les problèmes que je perçois n’existeront pas… mais si j’ai raison… A ton avis Vi’, quel tête ferais-tu si après presque 50 ans, l’héritière légitime de toute ta fortune revenait pour tout s’accaparer sans le moindre désir pour te laisser ne serait-ce que des miettes ? C’est pourquoi j’ai besoin de ta présence en tant que garde légitime… pour être sûr que mes demi-frères n’essayent pas de faire en sorte que les choses dégénèrent. Maintenant que les choses sont dites sans détour, pourrai-je compter sur ton aide ? Bien entendu, si tu ne peux pas venir pendant ton service, si jamais tu as un jour de congé, je ferai concorder la réunion familiale avec. »

Samaleone venait de dire ses véritables attention sur son retour à la garde, cependant, elle avait omis une chose… c’est qu’au fond d’elle, la pirate espérait bien que ses demi-frères réagissent violemment à son retour. Ainsi, les égorger ne serait qu’une simple mesure de légitime défense… avec une once de disproportion.



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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Ven 24 Juin - 12:51

Je m'attendais à ce rire qui me semblait désormais si familier tout en étant un peu craintive de ce qu'elle allait faire mais je devais admettre que la sentir resserrer un peu plus la prise de sa main sur la mienne me surpris un peu plus. Je pensais qu'elle se contenterait de se laisser faire mais non, au contraire elle embraya. Je remarquais le tutoiement qu'elle employa à son tour à mon égard et je comptais m'engouffrer dans la brèche sans plus attendre. Le vouvoiement était peut être séduisant au début mais cela allait bien 5 minutes, la familiarité m'allait nettement mieux que les mondanités. Par contre rien ne m'avait préparé à la déferlante d'informations qui allait arriver.

Je n'avais pas tout compris et au moins un bon quart des mots m'échappa mais en gros je saisis l'idée et c'était une histoire plutôt classique en somme. Le père qui tombe amoureux d'une garce, cette dernière qui écarte l'héritière légitime au profit de ces deux propres rejetons en se servant de l'amour du crétin de père. La venue de Sam à Hesperia m'apparut un peu plus clairement. Je ne réagissais pas, je ne voulais pas lui montrer que je n'avais pas tout compris mais je voulais la laisser parler car visiblement elle avait un sac à vider, la voix devenant mélancolique sur la fin de sa tirade. Je la laissai reprendre ses esprits et voulut répondre quelque chose mais elle enchaîna.

Ce qu'elle dit ensuite me laissa un peu plus perplexe, là cette fois c'était la moitié des mots que je n'avais pas saisi mais de ce que j'avais compris, l'asile dans lequel Sam a été interné n'a jamais fait part de la mort de ma compagne d'un soir et que donc du coup, elle était encore légalement l'héritière de sa famille à moins que le père n'ait écrit le contraire dans le testament. Auquel cas les rejetons de la belle mère sont juste des opportunistes qui en ont profité. Je devais tirer une tête bizarre car le flot d'informations était un peu trop conséquent pour moi mais je ne voulais pas contrarier Sam et passer pour une demeurée auquel cas je me contentais de hocher la tête et elle reprit encore.

Cette fois je commençais à en avoir un peu marre de tous ces éléments et j'espérais qu'elle arrête bientôt sinon j'allais demander à Gros Robert de m'apporter une aspirine. Fort heureusement elle s'arrêta et je poussais un léger soupir de soulagement.


- Euh bah... Si j'étais à la place de ton père je me sentirais le cul entre deux chaises, entre l'amour que j'ai pour ma fille et celui que j'ai pour ce qui te sert de belle mère. Et je laisserais faire. Si j'étais à la place des rejetons de la belle mère, je te crèverais pour de bon c'est sûr...

Je relâchais la main de Sam et me cala au fond de ma chaise, la jambe croisée avec l'autre sous la table et les bras croisés sur ma poitrine, juste en dessous des seins, le regard perdu en fixant un point sur le sol dallé impeccable du restaurant chic.

- Et je saisis mieux ce que tu attends de moi. Et ça me plait vraiment moyennement. En clair tu veux que je te serve de garde du corps. Non parce que même si tu t'amenais pacifiquement, les rejetons de la belle mère n'accepteraient jamais de te laisser prendre l'héritage qu'on leur a toujours présenté comme le leur. Donc ça dégénèrera forcément. Mais je veux vraiment éviter un carnage. A moins que... je regardais Sam de nouveau mais ne changeait pas ma position. Ben à moins que tu ne viennes au QG pour nous expliquer ta situation et à ce moment là je place mon unité pour te servir d'escorte. Et là du coup peut être que les rejetons seront moins belliqueux à affronter une brigade de l'armée. A moins qu'ils ne soient consanguins et là c'est presque une nécessité de les crever...

Je laissais mes mots en suspens pendant quelques secondes avant d'enchaîner à mon tour. C'est ce qui me parait le plus sûr Sam parce que si on n'y va qu'à deux, ça tournera forcément mal et je n'ai pas envie d'y rester juste pour ça parce que je suppose que les deux rejetons ont certainement des mignons pour les protéger donc bon...

Gros Robert arriva à cet instant précis avec son sbire sur ses talons et m'apporta le homard. Pour l'occasion, ce n'était pas l'animal au complet qui arriva mais la chair du homard était clairement bien en vue malgré les restes de la carapace qui étaient étrangement ajustés de manière plutôt jolie. Certainement un élan créatif de la part du cuisinier. Les rondelles d'oranges étaient parfaitement agencées à côté de la chair du homard et formait un plat très joli à voir. Il y avait aussi un mince filet d'eau salée qui donnait l'impression que le homard venait juste d'être pêché.

- Le homard de madame, servi avec ses rondelles d'oranges sur son lit d'eau de mer et sa carapace soyeuse, huhuhu.

- Merci mon gros. Ah non non non, Robert dit à ton sbire d'arrêter de me servir du picrate parce que je supporte vraiment pas ça. Vous avez pas un choix de bières sérieusement ? J'arrêtais d'un geste le serveur avec sa bouteille de vin blanc et celui me regardait d'un air étonné. Gros Robert resta impassible avant de me sourire.

- Je pense que j'ai ce qu'il vous faut madame Vi. Une bière blonde brassée non loin d'un littoral mais d'un très rare cru, c'est une de nos plus belles pièces. Beaucoup disent qu'une bière ne peut être brassée sur la côte mais détrompez vous cela existe. Mais ils sont très rares, huhuhu...

- Ok Robert envoie.

Gros Robert frappa dans ses mains et le serveur revint quelques minutes plus tard avec un verre de bière qui moussait encore. J'en pris une gorgée et tirant une tête admirative accepta et entama le homard alors que les serveurs nous laissaient. Je prix une bouchée de chair de homard avant de regarder Sam.
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MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Mar 8 Nov - 23:07

Samaleone sourit quelques instants à Vilenya avant de plonger son regard marin sur son verre qui était désormais vide. Alors qu'un léger soupir s'enfuya d'entre ses lèvres légèrement recouverte de maquillage, la pirate se dit que si la garde refusait de l'accompagner, elles se reverraient forcément dans une situation bien moins romantique que leur petit diner. Et le verre qu'elle contemplait ne serait plus rempli de vin mais de sang. Plus les souvenirs de l'asile revenait à la surface, plus les démons qui habitaient en elle se débattait dans leur cellule et le regard de la capitaine se chargeait peu à peu d'une aura meurtrière. Ces pensées allaient la submerger lorsque la voix de Vilenya la ramena à la raison, kidnappant son attention et l'emmenant loin des idées noires.
Lorsque la garde évoqua son père, Samaleone ne put s'empêcher de glousser légèrement, laissant son rire ponctué les mots de Vi. Lorsqu'elle finit sa première phrase, la pirate commenta à mi-voix :


« - L'amour est quelque chose de fort stupide... mais bon, mon père ne doit surement plus faire partie de l'équation de nos jours... »

Oui, après 40 années, le géniteur de l'un des plus grands fléaux des mers doit sûrement se reposer entre quatre planches... éternellement. Avec sa vie maritime plutôt mouvementée et l'arrière-gout causé par son internement et sa mort, Samaleone ne fut jamais pressée de renouer des liens avec ses semblables. Ce n'est qu'il y a quelques semaines que la pirate eut cette envie de renouer avec ses origines... où était-ce plutôt une envie de venger la plus vieille blessure de son cœur asséché. Même maintenant, après avoir murement réfléchi pendant des jours, la pirate ne savait pas vraiment ce qu'elle comptait faire en retournant dans la maison familiale. Et c'est justement pour ça qu'elle avait besoin de Vilenya.
Après quelques secondes de silence, la garde reprit la parole, continuant de dévoiler le fil de sa pensée. Sans fioriture, elle déclara à la pirate qu'elle ne comptait pas lui servir de garde du corps, ne souhaitant pas se retrouver au milieu d'une bataille pour départager la propriété d'un héritage. Comme elle le comprit facilement, les demi-frères de Sam' ne laisserait surement pas faire la revenante. De son côté, la pirate n'allait surement pas se laisser faire et elle n'était pas vraiment contre céder à l'option de facilité et abreuver sa rapière du sang de ses congénères. Sinon l'autre option était de mêler la garde à cette affaire, officiellement. Le seul problème ce que si le testament de son père avait été modifié, amener la garde pourrait tout aussi bien se retourner contre elle.
Laissant un nouveau soupir s'échapper de sa bouche, Samaleone envoya également un léger rire, amusée par la petite pique dont elle avait si joliment agrémenté sa parole. Comme elle le dit ensuite, cette option était la plus sûre... mais elle était aussi la plus raisonnable. Ce n'était pas vraiment une option pour la pirate lorsqu'elle était rentrée dans la ville pour la première fois en quarante ans mais désormais, après en avoir discuté avec Vilenya, la pirate préférait cette option. Autant laisser la raison décidée jusqu'au bout pour une fois.
Quand la garde exposa son anxiété par rapport à la possibilité de venir seul avec la pirate, Samaleone allait répondre qu'elle acceptait sa proposition de laisser la garde s'en mêler lorsque le maître d’hôtel revint accompagné de quelques serveurs et de leur plats. La gorgoroth ne ressentait nullement la faim mais la bonne odeur qui se dégageait de cette nourriture si élégamment cuisinée ne pouvait empêcher la mort-vivante de ressentir quelques notes diluées de plaisir. En tout cas, si elle n'avait nullement le besoin de se sustenter, ce n'était pas le cas de sa convive qui très brièvement se mise à saliver à la vue de son homard. Cette expression amusa quelques peu la pirate et elle se décida d'oublier quelques instants la sombre affaire qui l'avait amené à terre pour se délecter de cette nourriture terrestre. Tandis qu'un serveur amena de la bière à sa compagne, Samaleone laissa un serveur remplir son verre d'un vin à la parure pourpre et au parfum légèrement épicé. Dès que Vilenya reçut sa boisson et attaqua son homard, Samaleone enfonça elle aussi sa fourchette dans son diner. Quel dommage qu'elle ne pouvait plus ressentir le plaisir d'une telle nourriture, rien qu'à l'aspect extérieur de la viande et la texture moelleuse de la chaire dans sa bouche, disait à la pirate à quel point ce plat pouvait être délicieux.
Après avoir manger quelques morceaux et rincer sa bouche avec une gorgée de vin, la pirate regarda Vi et lui dit :


« - Je vais suivre tes conseils, j'en parlerai à la garde mais pas tout de suite. Profitons d'abord de notre diner et de notre soirée. »

Samaleone se saisit de son verre et le tendit à Vilenya pour un toast :

« - A notre rencontre, qui si possible me couvrira d'or plutôt que de chaines... La pirate posa quelques instants avant de déclarer avec un sourire particulièrement malicieux et un regard séducteur : Sauf si c'est ton truc. »



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: Doux foyer [Pv Vilenya Noyan] [Pegi 18]   Jeu 8 Déc - 21:22

J'approuvais ses mots de profiter du dîner pour ce soir en riant alors que je mangeais le homard. Je m'essuyais les doigts de manière fort peu élégante en les léchant avant de me saisir d'un mouchoir et de l'imbiber puis je pris mon verre de bière et l'entrechoqua avec le verre de Sam. Celle ci ne se décolla pas de sitôt et eut une réflexion qui me fit hausser un sourcil. Quelques millisecondes me suffirent pour comprendre son allusion et je pouffais avant de boire une gorgée de bière glacée. Je reposais ensuite ma chopine de bière et de la regarder. Son regard ne s'était pas détachée de moi et elle avait quelque chose dans le regard à moitié mort qu'elle me lançait. Malgré le fait que c'était une morte-vivante, elle émettait quelque chose qui était attirant. Ce regard était un regard de gourmandise et de séduction, un peu comme si j'étais une friandise à ses yeux.

Je ne fis que rougir encore avant d'enchaîner sur un sourire taquin.


- Mon truc c'est plus dans la violence des coups échangés, l'enchaînement... pas tellement non. Quand je fais une arrestation, généralement j'amoche un peu le suspect au lieu de l'enchaîner. On peut avoir de meilleurs aveux avec une cheville retournée ou une épaule démise qu'avec une paire de menottes. Mais bon la plupart suivent sans protester. C'est dommage parce que y en a, comme les Renés par exemple, ben leur péter la gueule et faire voler leurs dents, c'est presque rendre service à la ville, ça les débarrasse d'un délit de faciès.

Je lui disais cela comme si cela m'importait peu. J'avais déjà eu des rappels à l'ordre, des suspects qui venaient se plaindre mais je ne suis encore jamais passée en cour martiale. Quelque part je me disais que j'étais bien couverte. Ou que j'avais un cul bordé de nouilles. Mais j'envoyais ces pensées valser et je m'attaquais de nouveau au homard, le mangeant goulûment mais tâchant de ne pas trop faire mal élevée non plus. Certes j'étais dans un lieu de la haute mais je me doutais également de ce que Samaleone et moi allons faire pour le reste de la soirée et je préfèrerais ne pas lui donner une trop mauvaise image de moi comme étant une rustre sans tenue. C'est pourquoi maintenant je tâchais de faire attention à ce que je faisais. Je n'aurais jamais le niveau d'éducation qu'elle avait reçu mais je pouvais au moins essayer de faire bonne figure.

Ce homard était vraiment bon, je me délectais de la viande du crustacé en mettant un joli boxon dans l'assiette. Je n'avais mangé que peu de produits de la mer dans ma vie et jamais de homard même si je savais ce que c'était et qu'il y en avait très rarement dans les marchés. Généralement sur les étals on trouvait des poissons, parfois des moules ou des huîtres ou un crabe mais jamais de homard, de sole, de dorade... à part dans des restaurants huppés comme le Bella Vista. Je ne touchais pas trop aux rondelles d'orange, j'en avais essayé quelques unes mais elles ne m'enchantaient pas vraiment, j'étais bien trop occupé à vider ma chopine de bière et de dévorer la chair du homard. L'ennui c'est qu'une odeur marine m'attaqua les narines et je commençais à me demander si je ne puais pas la mer. Sam devait avoir l'habitude donc je ne fus pas surprise de son silence.


- C'est rudement... bon. Je n'ai jamais bouffé de homard avant. Enfin pas beaucoup... de produits de la mer en fait. Dans l'armée, les rations du mess ou transportables sont pas meilleures. C'est de la bouffe un peu déshydratée, concentrée, pour pas que ça prenne trop de place.

Je finissais mon dernier morceau de homard et d'absorber une lampée de bière. L'entrée avait fait son effet : loin de m'avoir rassasié, cette entrée en matière avait décuplée ma faim. Je sentais que je pouvais manger un bœuf entier. Mon estomac gargouilla bruyamment mais je me rassis, le dos contre le dossier.

- Je me rappelle d'un type dans mon escouade, j'étais à peine caporal et y avait un bleu. Félix y s'appelait. Un fils de bonne famille, le genre envoyé par ses parents de la haute pour endurcir le jeune, pour pas qu'il ressemble à une tapette après dans les dîners mondains. Il avait signé un engagement de quelques années, c'était pas comme moi où j'ai intégré l'armée sur... je m'éclaircis la gorge bruyamment et mima des guillemets. ... la base du volontariat. M'enfin bref donc Félix. On était en patrouille dans les alentours de la ville, pas loin des plaines, on voyait Hesperia au loin. Et comme c'était midi passé, le lieutenant qui nous dirigeait nous avait arrêté pour bouffer. Félix il avait jamais partagé un repas comme ça avec les gars, j'ai pris le petit à côté de moi, il avait peur le pauvre. Et on a sorti nos rations et on le voyait bouffer, ça nous faisait marrer car à voir sa tête on savait de suite qu'il trouvait ça dégueulasse. On se marrait avec lui sur ce que devait penser ses parents sur le fait qu'il était de la haute mais qu'il bouffait ses rations de merde avec la piétaille qu'il était censé regarder de haut.

Je me mis ensuite à rire à ce souvenir, un peu nostalgique avec le recul et aussi en me souvenant de ce qu'il était advenu de Félix, mon rire se mua ensuite en une douce parole un peu triste.

- Mais il a pas fait de vieux os le p'tit, ça faisait que 2 ans qu'il était avec nous et il est mort en service. On avait trouvé la planque de trafiquants de saloperies frelatées en tout genre que ça soit de l'alcool ou de la drogue et dire que la descente était musclée était un euphémisme. Ces connards se sont défendus et on les a massacrés comme des chiens enragés car ils avaient tué certains des nôtres. Dont Félix. Il avait pris un carreau en plein dans l’œil et l'autre dans la gorge. Il avait agonisé pendant un bon quart d'heure avant de crever. Le lieutenant était dans les pommes car ces enfoirés avaient lâchés des tonneaux de leur merde frelatée et il s'en était pris un. Étrangement, les seuls sergents disponibles étaient dehors, trop occupés à boucler le quartier. Du coup, comme j'étais la plus haute gradée dans la planque, j'ai dû finir de mener l'assaut. On les a butés jusqu'au dernier ces fumiers, j'ai dû aller chercher le dernier moi-même qui s'était planqué dans leur latrines. Tout le monde était sur les nerfs et on voulait juste les crever donc le dernier, on l'a roué de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive. On voulait venger nos potes tués. J'ai été mise à pied pendant 3 bonnes semaines après.

J'haussais les épaules d'un air indifférent et dégagé comme si cela m'importait peu.

- Forcément pour le bain de sang, fallait trouver un coupable. Les sergents étaient dehors, le lieutenant était dans les vapes donc c'est les caporaux qui ont dégustés. Et quel meilleur coupable que la seule fille caporale dans le lot ? Qui plus est la ramène, fait son arrogante même devant les gradés et qui ressemble à une poupée ? On a bien essayé de me défendre mais j'ai quand même passé un peu de temps au trou. Mais bon je m'en foutais. Si je devais quitter l'armée, je savais déjà quoi faire. Mais on m'a gardé. Et puis j'ai compris qu'il était dans mon intérêt de me maîtriser, de la ramener quand il fallait mais de garder sa grande gueule. Y a rien de pire que de la fermer dans l'armée, c'est pas le genre de gars que les gradés veulent pour diriger les troufions. Si tu la fermes, tu restes troufion. Moi, ce que je voulais, c'était gagner du galon et me la péter, pour me foutre de la gueule ensuite des gradés qui se foutaient de moi. Si je pouvais être la première femme commandant ou général dans l'armée, putain que ça serait classe !

Je ris encore en me frappant la cuisse et finissant ma bière tiède cul sec alors que Gros Robert et ses sbires venaient débarrasser la table pour apporter la suite dont ma dorade royale et ses légumes.

- Ouais non remarque, général, je pourrais pas, faudrait rester le cul vissé sur une chaise à un bureau et faire de la paperasse. Nan moi je veux de l'action. Juste Commandant, ça me va, ça fait déjà gradé mais tu peux encore aller te battre. Général tu peux même plus lever ton cul de ta chaise, soi-disant que t'es trop importante pour l'armée, la nation et toutes ces conneries.

Plongeant encore dans son regard de braise, rougissante, je me tortillais de nouveau sur ma chaise, me sentant vraiment séduite par cette femme gorgoroth qui ne me lâchait pas et continuait de darder son regard de gourmandise sur moi. Cette fois ci, je ne cachais plus mon intérêt pour elle, je n'en voyais plus l'intérêt. Je venais plus près et joignit encore ma main à la sienne et résistante pour le moment à l'envie de l'embrasser, lui caressant juste sa peau bleue que je lui trouvais irrésistible sur elle.

- Après, Sam, je dois admettre que dans l'armée, j'ai eu quelques aventures au mépris même du règlement qui interdit toute relation personnelle entre ses membres. Principalement des hommes, parce qu'évidemment il y a très peu de femmes dans l'armée. Mais les femmes, c'étaient des suspectes ou des victimes qui venaient au poste. Ton cas est vraiment à part. Victime au départ mais devenue quelqu'un d'autre. Je me demande même si ce n'est pas moi qui est emprisonnée au final... Et aucune n'est aussi... bleue que toi. dis-je sans grande conviction. Je n'ai pourtant pas grand chose d'attirant et pourtant tu es quand même là avec moi...
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