EVENT : Colosse de Paramis - Révélation - Page 2

Bienvenue

Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

Liens rapides

Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 5
• Eclaris: 4
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 4
• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 4
• Ascans: 2
• Marins de N.: 7
• Civils: 18

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cicium
[Mars/Avril en temps réel]

Tableau d'honneur


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 EVENT : Colosse de Paramis - Révélation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Le Messager
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 22 Déc - 19:27



La panique n'était pas étouffée et la ville était toujours chamboulée par l'arrivée du Colosse. Même si de nombreuses milices militaires avaient réussi à faire évacuer une grande part de la population pendant que l'autre se terrait chez elle, les rues restaient particulièrement dangereuses. La créature se dirigeait vers le palais, les lhurgoyfs perdaient leur contrôle et d'énigmatiques manifestations apparaissaient aux quatre coins de la ville.

L'armée semblait s'être décidé à sortir leurs armes lourdes, malgré leur situation handicapante vis-à-vis de leurs dons. Il était bon de rappeler que la grande capitale était multiculturelle, et parmi les soldats, on trouvait de tout, même si la majorité dominante était les terrans. Ces derniers ne pouvaient plus compter sur leurs partenaires yorkas, ni même lhurgoyfs.  Les zélos ne pouvaient se montrer utile que par leur magie, et il devenait complexe de se coordonner avec les sindarins dont les sens ne fonctionnaient plus. Quant aux terrans, l'armée jouait une carte dangereuse. Et si la maladresse d'un soldat causait plus de dégât ? Il en fallait bien peu pour rater un tir de baliste. Et si cela venait à toucher un de leur concitoyen ? Le colosse jouait avec cela, et cela se voyait dans son regard brillant, sa malice était bien différente de ces « frères ». Il mettait à nu la faiblesse de chacun des peuples, un trait spécifique de leur nature, mais il était aussi capable de faire barrage à leur magie par un bouclier de même nature. Etait-il donc sans faiblesse ? Sans nul doute que non, le colosse de Gaeaf qui était fait de chair comme lui, avait prouvé qu'il était vulnérable. Le colosse poussa un étrange râle qui donna l'impression d'un rire moqueur, puis il fonça sur les soldats devant lui...

Mais le vice n’était pas uniquement dans ce trouble, car par son réveil, il y en avait eu bien d'autres. D'autres entités mystérieuses qui apparaissaient un peu partout, et maintenant, avec plus de précisions. Des visages, des souvenirs, des réactions physiques lorsqu'elles se sentaient vus et découvertes. Qu'était-ce donc ? Pour certains, la réponse, ou tout du moins une partie de celle-ci, se dessinait sous leurs yeux...


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪


- SITUATION GENERALE -
Le Colosse nargue les soldats, il comprend la terreur qu'il vous inspire. Il s'élance contre ceux qui se dressent contre lui....
De l'autre côté, certains font face à leur nature, mais beaucoup vont compter sur une perturbation nouvelle : celle de vieux souvenirs... sous forme de spectre un peu particulier.


Pour ceux qui ont répondu à mon mp, voici quelques indications :

Othello => Seule sur ton fauteuil, tu as vu une silhouette transparaître dans la pièce dans laquelle tu te trouves. Mais brusquement devant toi, un autre silhouette, visible, claire, particulière pâle se dessine. Il s'agit d'un homme d'âge mûr avec tous les signes caractéristiques de son peuple : il s'agit d'un yorka de nature marine, identique à la tienne. Sur son visage, une expression intriguée se dessine. Il ne te connaît pas, mais son trouble est visible. C'est homme et bel et bien réel, mais on ne peut le toucher. Il possède une voix rauque et s'adresse soudainement à toi : « Vous pouvez-me voir ? Qui êtes-vous ? » Si tu y prêtes attention, tu pourras voir qu'une dague est plantée dans son dos.

Elië => Tu t'apprêtes à affronter Fenris sous sa forme lhurgoyf, tu es paré à toutes éventualités, sauf une. Une apparition se trouve à tes côtés, et son visage t'est familier. Tu ne connais pas son nom, mais ses traits. Il s'agit d'un musicien dont tu avais pu apprécier les airs il y a longtemps. Tu n'avais jamais su ce qu'il était advenu de lui, sa notoriété n'ayant jamais été faite. Il t'observe avec un air amusé et un grand sourire. Tu le distingues parfaitement, il est pâle, mais tu ne peux pas le toucher. Il s'adresse soudainement à toi : « Voilà une femme qui va causer la fin d'un nouvel homme. » Si tu y prêtes attention, tu verras qu'il a la gorge lacérée (mais il n'y a pas de saignements).

La Tour => Alors que tu diriges les soldats afin de prendre à revers le colosse qui semble cibler le palais du roi, une étrange manifestation apparaît à tes côtés. Même si tu es dissimulé sous ton casque, ce personnage semble avoir deviné qui se cache derrière. D'ailleurs, toi-même tu le reconnais car il est un homme qui t'avait aidé autrefois, un certain Gavin. Sa silhouette est pâle, mais tu ne peux pas le toucher. Il s'adresse soudainement à toi : «  Tu as l'art et la manière de trouver tes adversaires ». Si tu y prêtes attention, tu verras qu'il a de nombreuses marques sur la poitrine, comme si il avait reçu de nombreux coups d'épée.

Abigaïl => Alors que tu t'apprêtes à rejoindre Vi et ses troupes, une manifestation apparaît quand tu les rejoins. Tu connais le visage de l'individu qui se trouve là, un zélos qui t'avait autrefois ouvert la voie et inspiré, un homme robuste avec toutes les caractéristiques d'un homme de son peuple. Il porte une armure de chevalier et semble avoir un air sérieux. Tu le distingues parfaitement, il est pâle mais tu ne peux pas le toucher. Il s'adresse soudainement à toi : «  Tu as bien grandi, petite. » Si tu y prêtes attention, tu verras qu'il a reçu un coup violent sur l'arrière de son crâne, ce dernier est enfoncé.



Pour tous les autres joueurs et ceux cités au dessus, voici une petite indication sur les capacités de ces apparitions. Ces dernières fonctionnent comme n'importe quelle magie, sauf l'invisibilité qui est un don... Certaines vous voudront du bien, d'autres beaucoup moins...

► Invisibilité
► Traverser les matières
► Télékinésie
► Transfiguration (changer de forme spectrale)
► Matérialité (permet de devenir palpable et physique pendant 10 min)
► Possession (sauf gorgoroth – d'un cadavre lambda 15 min – d'un vivant humain ou animal lambda 5 min)
► Empathie (transmettre ses émotions)
► Présence glacée (abaisse la température ambiante dans un certain périmètre jusqu'à la limite du supportable)
► Manifestation (création d'illusions visuelles - non mentales!)



- RAPPEL -

Les dons de tous les peuples se mettent à ne plus fonctionner, voici les effets :

Dons perturbés:
 

!!! ATTENTION !!!
Pour ceux qui veulent des informations sur les apparitions, envoyez un mp à Sighild.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le Loup Borgne ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Fenris Skirnir
:: Le Loup Borgne ::
Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 19 Jan - 14:11

Chapitre VIII : Le Colosse de Paramis
Acte II: Brotherly Brawl

Ses chaînes inhibitrices étaient à nouveau brisées et avec elles s'étaient envolés la culpabilité et le déni d'antan. Avec le recul égoïste de la bête, les événements d'El Bahari lui paraissaient tout à coup insignifiants en comparaison de sa souveraineté. Il n'éprouvait qu'une hostilité instinctive pour cette créature ailée qui survolait les cieux d'Hespéria dans une menace pérenne dont il cernait mal la portée. Néanmoins il sentait instinctivement qu'elle était la cause-même de sa libération, un synonyme de barrières rompues et de victoire pour tous ceux qui avaient trop longtemps été maintenus prisonniers. Ils les avaient senties quelquefois depuis le début de journée, d'abord en tant que picotement désagréable derrière la nuque, muant ensuite en pressentiment incompréhensible. Ces présences éthérées que son œil voyait à peine, errant au gré de leur attraction envers les vivants, il avait toujours cru qu'elles étaient le fruit de son imagination fertile de conteur. Son empathie le rendait plus sensible à leur présence que la plupart des gens, ce qui ne faisait qu'en rajouter à sa méfiance.

Une méfiance sans grande emprise sur ses intentions premières, en vérité. Que pouvaient ces spectres sans forme contre lui ? Ce n'étaient pas eux qui protégeraient les citadins impudents qui tombaient comme des mouches sous ses puissants coups de crocs. Avec un profond mépris il leva le museau d'entre la dernière carcasse qu'il avait charcutée, un vieil homme qui avait eu la mauvaise idée de sortir de chez lui, probablement pour voir la cause de tout ce remue-ménage. Ignorant le cri lointain qui le sommait d'arrêter, Fen persista à se repaître de boucherie et de terreur. Ce fut une surprenante odeur de poisson frais qui attira son regard un court instant, avant qu'il finisse de mâcher dans un bruit d'os compressés.

Finalement la témérité d'un grand oiseau blanc dont l'adresse restait à prouver interrompit son sinistre festin, testant également les limites de sa patience. Irrité par la témérité -ou stupidité, tout est question de point de vue- de ce qui était certainement un Yorka, Fenris entreprit de le prendre en chasse, histoire d'élargir ses horizons gastronomiques. Se servant d'un chargement de caisses et de tonneaux comme perchoir, il guetta l'ouverture qui lui permettrait d'attraper le volatile. Cela dit celui qui indirectement avait été son allié lui fit défaut.
Un cri d'autant plus perçant pour ses oreilles canines déchira l'air et lui fit froncer les paupières d'une douleur presque physique. De par sa volonté il réprima le gros des visions qui défilaient dans sa tête, bien que ça lui demande un certain effort. Il en faudrait davantage pour le détourner du chemin qu'il s’était tracé. Paradoxalement cette peine ravivait sa volonté de donner libre cours à sa violence. S'il fut momentanément détourné de sa proie initiale, son entêtement à se défouler sur les passants grandit exponentiellement. Léogan viendrait pour lui... par devoir, par inquiétude, par fraternité. Et en bon frère Fenris l'attendrait de pied ferme et la gueule grande ouverte.

Exalté par ce cri qui intimait presque à tous les Lhurgoyfs d'affirmer leur hégémonie en cette période trouble d'où ils ressortaient grandis, le Loup retrouva les pavés d'un saut agile et les quatre pattes bien ancrées au sol, il hurla à la mort à plein poumons. C'était un écho presque synchrone à la « voix » du Colosse, à la fois une plainte et une déclaration de guerre envers le monde entier, un défi obstiné et résolu que seule la force pourrait faire taire.
Un défi qui trouva réponse dans l’invective plus affirmée et autoritaire que réitéra Léogan, approchant dans une traînée de foudre iridescente qui délimita son rayon d’action par une lice de combat. Comme d’habitude il oublia de laisser ses provocations d’adolescent rebelle au placard, espérant sans doute lui jeter de la poudre aux yeux, au sens propre comme au figuré. Visiblement cela faisait trop longtemps qu’il ne l’avait pas croisé sous cette forme, car il le traitait comme un simple animal qu’on pourrait berner avec un appât grossier et quelques insultes. Sa voix s’éleva en réponse de façon étrangement claire pour qui comprendrait le goyfar, traînante et profonde comme si elle provenait des entrailles de la terre.


« Suis je censé prendre peur à la vue d’un cadavre ambulant ? Regarde-toi... Même ce vieil homme avait meilleure mine. » Sa patte avant se posa sur la tête de son dernier en-cas, jusqu’à ce qu’un mouvement simple il joue de son poids pour écraser le crâne fissuré comme on éclaterait un melon trop mûr. Sous cette forme il était incapable de sourire, mais ses crocs luisants ne laissaient pas l’ombre d’un doute quant à son amusement. Lui aussi pouvait jouer à ce jeu-là, avec la certitude qu’il ne serait pas le premier à perdre patience. Son œil se figea un instant sur la cage magique dont les étincelles crépitantes ne lui disaient rien qui vaille.
Avec nonchalance il se secoua pour se débarrasser de l’excès de sang et d’autres restes humains, et ébaucha quelques pas en direction de Léogan, avant de lui tourner autour en observant ses réactions. Fenris avait hâte de voir quel coup fourré son frère avait dans la manche... car si Léogan se sentait pousser des ailes jusqu’à l’attaquer de front, il n’y avait nul doute que quelque chose se préparait. Un rictus inhumain plissa ses babines, tandis qu’avec une patience inattendue il guettait. Le bruit de ses chaînes raclant sur les pavés avait de quoi mettre à l’épreuve le sang froid de n’importe qui.
« Alors vas-tu attaquer ton frère, oui ou non ? »



Sinking deeper into danger every day
Cut through all their shit with a brazen wit
Moulding puppets from their minds of clay
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
::  Infante de Kesha ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Othello Lehoia
:: Infante de Kesha ::
Othello Lehoia
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Lun 25 Jan - 13:26

Dans sa chaise à roulette, Othello commençait à devenir bien las. Elle avait bien vite laissé le sieur Ezéchiel à ses affaires, proposant son aide à Ilyan et sa femme, mais tous deux étaient déjà partis rendre assistance çà et là, mettant le petit à l’abri, et lui conseillant vivement de rester là où elle se trouvait pour ne rien risquer. Oscillant entre la fenêtre qui lui renvoyait toujours l’image d’un monde bien bouleversé, et son miroir qui, lui, était tel l’abysse qui la mêlait à l’outre-tombe. Un joyeux programme.
Alors que tout s’accélérait, les engrenages de son monde semblaient lentement se ralentir. Comme les choses bougeaient sans elle, la sirène semblait disparaître, disparaître dans le néant et dans le vide, happée par les voiles funestes pour qu’elle finisse, elle aussi, dans les bras de l’autre-monde à se mêler au spectre. Rester sans rien faire... Un coup de sang la saisit. Brutalement, elle haussa le poing et l’abattit violement sur l’accoudoir de sa petite chaise, et sa main fut saisie de douleur. Othello n’avait même plus sa magie... Elle aurait pu tricoter, faire la vaisselle, tient. Passer un coup de balais. Au moins, la maison serait propre au retour des guerriers, alors que les rues seraient jonchées de cadavres, de sang, de panique et de chair. Si seulement, encore, avait-elle une bribe de pouvoir, elle aurait pu sortir et commencer à agir, ou encore bloquer la rue de deux murs de glace afin de couper le flot incessant de passants qui se jetaient, inconscients dans la gueule du loup. Enfin, celle de Fenris.

Brûlante de colère, elle jeta maladroitement le miroir sur le canapé, qui retomba mollement entre deux gros coussins de velours usés dans un bruit étouffé, emportant avec lui les visages des morts. Dans la foulée, elle roula vers la fenêtre, suivie de près par les crissements suraiguës de ses roulettes qui pleuraient douloureusement sous sa masse – une queue de poisson et quelques centimètres de nageoires pesaient toujours plus lourds que deux jambes humaines, de n’importe quelle origine fut-elle.

Il lui sembla que de longues minutes s’écoulèrent avant de percevoir le frisson glacé qui lui mordit le dos. Une sorte de vague, brûlante et gelé à la fois, qui s’éprit de sa colonne pour la saisir brutalement. Ses yeux se redressèrent de là où ils avaient trouvés refuges. Devant elle, se détachant de la pénombre dans une lueur spectral, une silhouette d’une pâleur grisâtre et maladive se dessina devant elle. Ce fut comme si ses traits se forgeaient dans la fumée, devenant de plus en plus précis à mesure que l’être prenait forme, devenant finalement si proche et si vrai qu’il en faisait tout à fait réel. Et Othello, quant à elle, se décomposa lentement devant la matérialisation de cet créature née de la suie et de la cendre.
Non. Ce n’était pas possible, ses yeux devaient la trahir. C’était une illusion, un cauchemar. Une vision d’outre-tombe. Un autre de ses spectres gémissants qui pleuraient dans le miroir. Mais cet... Être était différent. Sa peau. Elle voyait les sillons de sa peau, comme si elle était palpable. Elle aurait pu lever la main et l’effleurer pour en sentir le grain. Et ses yeux. La sirène pouvait distinguer les longs sillons lointains qui noyaient son regard. Il n’avait rien des formes de jadis qu’on distinguait à peine sur les murs, dans l’espace. Lui était là. Comme elle. A la dévisager comme l’aurait fait un homme de chair et de sang.
Le bruit de chocs qui brisait ses oreilles devait venir de ses doigts tremblant comme des brindilles privés de feuilles, ou alors était-ce ses dents qui se frappaient violemment devant cette vision d’horreur.

Il était d’âge mûr. La quarantaine sûrement, ou peut-être un peu plus vieux... La cinquantaine, à peine effleurée. Enfin, c’était dur à dire... Il semblait coincé, figé dans un espace autre que le sien, comme si la main du temps avait lâché son emprise sur lui depuis longtemps. Ses yeux étaient effacés, cachés sous un voiles d’opacités, mais étonnement vifs et brillants par endroit, et particulièrement expressif. Peut-être était-ce dû à leur couleur, d’un bleu éthéré, presque irréelle. Aussi tranchant et fendant que la glace. Malgré son âge, il avait une certaine stature. Assez grand, mais pas non plus trop haut, il avait les épaules larges  et particulièrement musclées, affichant cette carrure jusque sur ses pieds nues. Il avait le gabarit et le physique d’un guerrier ou d’un combattant. Mais quelque chose lui dit qu’il devait plus connaître les cales d’un bateau qu’une arène. De nombreuses cicatrices sillonnaient ses avant-bras et ses clavicules, elles-mêmes basanées par des bandes rougeâtres... Elles apparaissaient à peine avec la pâleur de cet être. Et puis, cette chose étrange qui dépassait du contour de son épaule... Etait-ce une dague ? Toujours plantée dans son dos ?!
Mais ce ne fut pas ces détails qui la poussèrent aux larmes et qui la saisirent d’effrois.
Son visage droit était affublé, aux deux côtés, d’oreilles singulières, aux contours marins comme les nageoires d’un poisson, aux longues phalanges droites comme des épines unies entre elles par des membranes visqueuses. Sur ses joues pâles, ormis quelques cicatrices, étaient figés des traces rouges, semblables à des tatouages, mais qu’elle savait toutes autres, intimement liées à sa nature de yorka. On distinguait à la base de sa nuque des vagues résidus d’écailles, et son crâne... Il était recouvert d’une épaisse tignasse de neige et d’argent, presque en tout point similaire à la sienne, hormis la longueur plus que sauvage de la sirène, et le chignon grossier qui attachait celle du spectre. Si similaires... Comme si ils sortaient du même moules, que les doigts de Kesha s’était trompé et avait créé les mêmes êtres. Il était elle. Et elle était lui...

Soudain, les yeux du spectre s’éveillèrent. Il avait remarqué la même chose qu’elle, sûrement. Lentement, la jeune femme saisie son visage entre ses mains, relevant péniblement les yeux mais n’arrivant plus aucunement à regarder cette apparition aussi violente qu’inattendue. Ce devait être un cauchemar. Un mauvais rêve, une blague de très mauvais goût. Cet homme ne pouvait pas... Non, c’était impossible. Un simple yorka de convenance, voilà tout. La chance de voir un autre yorka comme elle était... Mince, mais possible. L’homme, quant à lui, s’approcha légèrement. Elle ne voyait pas son visage, mais pouvait presque sentir le trouble froncer ses sourcils, pincer ses lèvres et plisser ses yeux.  


« - Vous pouvez me voir ? Qui êtes-vous ? » Dit l’entité. « Nous connaissons-nous ? »
Dans un hoquet, la jeune femme secoua nonchalamment sa tête, refusant toujours de lever ses yeux. Elle tremblait à présent de tout son corps. Des images venant d’un passé trop lointain remontaient violemment de l’océan de sa mémoire. Un passé où elle n’était encore qu’une enfant, avec sa mère pour seule amie, seule présence. Seule lumière au cœur des ténèbres. « Parlez-moi encore de père. » lui demandait-elle souvent, le soir en cherchant le sommeil. « C’était un très bel homme. Enfin, un très beau yorka, tout comme toi mon ange. Il m’a dit s’appeler Lehoia, et il était marin. » La petite s’agitait alors comme un singe, dansant dans toute la pièce en imaginant cet homme si beau, sur un grand bateau, voguant à travers le monde. Plus sa mère poursuivie, lui disant qu’il voyait en elle ses cheveux, sa peau, ses oreilles et son visage. Ce père imaginaire l’avait suivie comme une ombre, elle avait tant rêvé de le connaître, lui, et pas son affreux ivrogne de mari qui l’avait condamné au fer. Et elle avait choisie de porter son nom, Lehoia, aujourd’hui...

« - Je ne vous connais pas... » Bégaya-t-elle, hoqueta-t-elle, un étrange mélange des deux. Qui êtes-vous, voulait-elle dire. Mais ses mots ne voulaient pas sortir. Elle ne voulait pas être là, pas seule, pas inutile, et pas enfermée dans cette pièce avec le spectre de son...

Il approcha sa main d’elle, mais elle la traversa. L’hybride sentit l’onde froide traverser son épaule, sentant l’étrange sensation de trépas laisser un frisson dans le vide de son passage. Elle n’avait jamais vraiment douté qu’il était un spectre, mais ne le croyait pas tout à fait. Finalement, elle se ressaisit, et osa relever les yeux. Si on lui avait envoyé ce songe, elle devait savoir. Elle devait affronter la vérité, si vérité il y avait... Choquée, elle déglutit et parvint à planter son regard dans celui de l’entité, dans ces pupilles vagues, voilées...


« - Qui êtes-vous ? » Dit-elle simplement, avec une fermeté et une gravité inédite qui rendirent ses mots aussi coupants que la lame de la dague qui dépassaient de son dos.
Apparemment, il ne s’attendait pas à tant d’hostilité. Un sourire caustique éclaira alors son visage. Elle avait réussi à l’amuser. Immédiatement, il posa un genou à terre pour se mettre à sa hauteur. Mais le trouble revint bien vite, alors qu’il la dévisagea de nouveau, cette fois-ci avec beaucoup de plus d’insistance.
« C’est étrange... » Dit-il. « J’ai connu une femme avec les même yeux que vous... » Il se releva, lui présenta sa main qu’elle ne pouvait pas saisir. « On me surnomme le lion. Mais tu peux m’appeler Lehoia. »

Il n’avait pas finis de parler que l’opaline s’était pliée en deux, enfouissant son visage dans son appendice d’écaille pour abriter son visage, ses yeux rouges, ses larmes, ses gémissements plaintifs d’incompréhension. Othello était complétement perdue, au dépourvue devant ce spectre sorti de nulle part pour la tourmenter. Pourquoi maintenant ? Etait-ce un pouvoir du colosse ?... Mais elle devait se rendre compte qu’il... Il était déjà mort.


« Je... » Elle déglutit, s’étouffa à moitié dans ses sanglots. « Je suis Othello Lehoia. Et vous êtes mon père. »

Quelle malédiction ce colosse lui avait-elle jeté?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Lun 25 Jan - 22:55

    Abigail courrait pour rattraper son supérieur, son sang lui disait que ce colosse était doté d'une certain intelligence et cela l'énervait plus qu'autre chose, il se moquait d'eux, les regardait avec dédain. Tandis qu'elle voulut pester contre la chose volante et demander au sergent ce qui était prévu, quelque chose prit forme devant elle. Un homme de la même race qu'elle, dont les traits physiques, la carrure robuste et l'armure ne pouvait laisser place à la moindre question sur son identité.

    Abigail fit plusieurs pas en arrière avant de se stopper, les bras ballants, regardant face à elle en secouant sa tête de gauche à droite. Non, elle ne pouvait croire ce qu'elle voyait, ce n'était pas possible, il ne pouvait pas être là, il ne pouvait pas apparaître de cette manière devant elle. Et pourtant, une marque sur l'arrière de son crâne ne pouvait lui laisser l'option du doute. Elle s'avança doucement pour confirmer ce qu'elle pensait quand il prit la parole :

    «  Tu as bien grandi, petite. »

    Abigail l'avait regardé droit dans les yeux, ses yeux ternes de vie mais qui reflétaient tout de même un plaisir de la voir. Enfin c'est que la zélos pensait y déceler, Abigail le regarda tristement, l'homme qu'elle avait toujours admiré, cette personne qu'elle espérait revoir pour lui montrer ce qu'elle était devenue était maintenant devant elle mais les retrouvailles ne se passaient pas comme elle les avaient imaginés durant toutes ces années.

    - Que vous est-il arrivé ? Si vous saviez le temps que j'ai attendu de vous revoir afin de vous montrer ce que je suis devenue… Je ne peux pas croire que nos retrouvailles se passent de cette manière. Dîtes-moi que tout ceci n'est qu'un cauchemar et que je vais me réveiller !

    Abigail se laissa tomber au sol, les larmes dévalant sur ses joues ; la demoiselle tentait de les cacher en déposant ses mains devant mais une immense peine l'envahissait. Son sauveur qu'elle avait cherché à retrouver, à égaler se trouvait sous forme spectrale devant elle. Sa mort ne devait pas être glorieuse sur un champ de bataille, on l'avait probablement attaqué par derrière. La cavalière de l'Ordre ne pouvait se résigner à cette idée, elle qui avait pendant des années et des années combattue ses parents pour entrer dans la caste de cet homme afin de le revoir et de le remercier convenablement de l'avoir secouru fillette, cet homme qui dans son coeur avait une place égale avec son père, était mort.

    - Sergent, dites-moi que vous ne le voyez pas ! Je vous en prie, dîtes-moi que je suis folle et que j'ai des hallucinations !

    Non, Abigail était à bout, le colosse qui détruisait sa ville natale et maintenant ces visions, ces revenants de l'autre monde, qu'avait-elle fait pour mériter ça ? Pourquoi devait-elle ressentir une telle souffrance ? Pourquoi devait-elle surmonter cette épreuve ? A quoi tout ceci pouvait-il bien rimer ? Tant de question sans réponse qui tournaient encore et encore dans sa tête, lui faisant presque oublier la réalité et le monstre à combattre.

    Abigail ne pouvait se résoudre à accepter cette réalité mais elle savait parfaitement au fond d'elle qu'il fallait qu'elle se ressaisisse. Toutes les personnes valides devaient aider, il fallait faire descendre cet oiseau de malheur et l'abattre une bonne fois pour toute. Abigail était inapte à quoi que ce soit, elle n'avait pas de pouvoirs qui pourraient leur être utile : son bouclier ne servait pas face aux attaques physiques, son contrôle de la nature était en pleine ville d'une utilité moindre sans parler de la télépathie. De plus sa résistance de fer et le fait qu'elle soit maître cavalier ne lui servait à rien en ce moment-même. Abigail commençait à se demander s'ils avaient la moindre chance de gagner. Cette question qui tournait en boucle dans sa tête, elle finit par la dire à la voix haute.


    - A-t-on ne serait-ce que la moindre chance de gagner face à lui ? Que puis-je faire sergent face à cette abomination ? Mes pouvoirs et compétences nous sont inutiles, sans parler de mon don inexistant avec ce colosse dans les parages.


Dernière édition par Abigail Valverde le Mer 27 Jan - 10:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Tekum Seh

Tekum Seh

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mer 27 Jan - 9:05

A de nombreux arpents maintenant de toute cette joyeuse et folâtre agitation sans but, à des longues minutes de marche dans les ténèbres pour les  béjaunes qui jouaient aux héros… Ou a quelques battement d’aile d’un colosse irradiant la peur dans le cœur des faibles et des croquant, le Duc et sa cours étaient entré dans un nouveau souterrain, plus loin moins connu, devant lesquels trainaient avec une certaines indécences deux cadavres au corps dilacérés montrant peau et boyaux avec une certaine absence de grâce caractéristique de ces êtres qui se nourrissent sans avoir faim, juste pour le plaisir.
C’était là, derrière cette porte défoncé, déboité sans même un semblant de poésie maladive que le Duc avait commencé sa marche omnieuse ponctuer des cries d’hommes et de femmes apeuré, cloitré dans des salles si facile à ouvrir dans le but de fuir, fuir leur anciens amis, fuir les monstres, fuir les animaux, fuir simplement loin de la proactivité de la Plume, loin de ces gens qui sont bien plus qu’hyrcanien, loin.

Mais un anathème ne fuit jamais son destin et il se doit d’être immolé sur le parvis froid d’un rudus disgracieux, ces factieux joyeux dans leur cours des miracles tout aussi postiche que celle de la rose étaient maintenant des souries incongrues congruentes vers un seul point, une mort certaine dans la disparité de leur pièces respectives.
Car un placard n’empêche pas un serpent aveugle de vous sentir, il cohobe votre odeur, la tasse et lorsque sa langue bifide passe non loin, il la capte doucement, alors un de ses hommes défonce la porte, et vous êtes trainer devant votre juge sémillant et impavide il regarde de ces yeux de pierre votre visage quinaud avant de le faire disparaitre dans sa gueule, d’un simple coup de croc. La justice est toujours rendue, est lorsque vous êtes coupable d’être dans une pègre adverse et que l’on sait qu’on ne pourra remonter jusqu’à vous, alors la justice n’est que plus prompte.

Rapidement il rassemble la chiourme de ces déchets de pègre déjà mourante, il les fait passé devant son corps chryséléphantin, celui du serpent avant de vérifié qu’aucun ne pourra jamais parler de cette histoire, déchiré, détruit, honteusement déchiré au milieu de ce grand rien, de ce hall des martyr, de ce lieu doucereux de supplice qui était autre fois, il y a fort longtemps, avant l’arrivé du colosse une commanderie, une de celle d'Hesperia, le cœur d’un quelque chose qui bat sur la capital.

Il n’a perdu que deux hommes, l’un par mégarde et maladresse, l’autre car même disperser par la peur et l’absence de chef fort, les rats se défendent. Mais ces deux êtres ont finit en lui, gobé en un instant par le serpent. Le reste des siens portent la sportule généreuse de la pègre, des documents, tous plus précieux les uns que les autres, ceux où l’ont parle des autres, ceux des comptes, ceux qui suffisses à vous détruire, tout celà il le sait sont dans coffres, alors il en prit certain qui n'étaient ouvrable par les magie trop impie ou trop simplette, trop parfaites ou jonglantes de ses hommes. Derrière eux le feu commence à prendre.

Mais si il sait qu’il est surement le premier à se lever il sait aussi qu’il ne sera pas le seul, il ne le sera jamais, il est proactif, vif et puissant, mais il existe d’autres chasseurs qui se rendront compte de l’importance de l’instant. Alors, après cette action d’importance qui n’a duré que quelques minutes, courts et rapides instants d’une caudalie de sang, il met ses hommes en marches, certains se dirigent vers d’autres lieux plus propisse à la chasse, d’autres, dont tout ses MangeCoeur rentrent avec lui au coeur de la Plume, quelques part dans les souterrain, là, si jamais un imbécile était prit de l’idée de venir voir si jamais ceux de la plume aurait put ne pas avoir de chef assez rassembleur, il serait prit dans les nasse d’un doux filet où il est question de torture et de long interrogatoire.

Ainsi la litanie continue mais le thuriféraire n’est plus le Duc, c’est un des hommes important de la Plume du serpent, le Duc lui se love près de l’entré, derrière la lourde porte de chêne et il commence déjà à écouté l’aubade de celle qui lui lit les papiers qu’ils ont trouvé, ceux qu’ils ont ramené et qui ne sont pas d'une grande importance. Les autres attendrons, mais toute information peux être recoupé et les méandres vertueux d'une pensé arachnéen comme celle du Duc sais comment tissé... Il lui faut juste toujours plus de nourriture pour en faire des fils. Il écoute.

Il sourit à son destin, ils ont eut de la chance d’avoir été en réunion en cette instant, les Ladrini, comme cette petite pègre sur laquelle il a envoyé ses hommes se repaitre, n’avaient eut dans un de leur quartier généraux d'Hesperia, le seul qu'il connait avec sûreté, que ceux qui y sont en permanence, et perclus de peur ils n’ont rien plus faire. De plus les portes défoncées, l’odeur de sang et de viande grillé, finira d’attiré les Lurghoyf qui finiront d’effacer toute trace.

Doucement le reste de son cerveau, celui qui n’écoute pas les bruits qui pourraient arrivé derrière la porte ou les battements de cœur de sa PetiteLune posé contre lui qui écoute le monde, ce reste là cohobe et exalte, condense les informations et trie les papiers avec une justesse et une rapidité digne du plus grand des politicien, mais cela fait des centaines d’années qu’il est habituer à ce métier, celui de dirigé une plume et de trier des informations.

Pourtant quelque chose le tracassait, il y avait dans les rues plus de morts qu’a l’accoutumé, et si il avait marqué une attention particulière à que ces hommes ne portent pas d’indice de leur provenance il était le Serpent, une légende certes, mais une légende vivace lié à la Plume, et certain des morts qu’il avait vue dans les rues étaient des fantômes sans corps, forme flottante incertaine, des morts et leurs marques. Certain y avaient même vue des proches, il les avait rapidement relance d’un regard vide, mais il savait qu’ils étaient là, revenu, ceux qui attendaient derrière le voile de l’invisible …
Pourquoi ?

Encore une nouvelle question qui ne trouverais pas de réponse facilement, mais quelque chose dans son esprit, comme l’écho d’un vent de Fen lui disait qu’il allait falloir s’habituer à vivre avec eux, et que les premiers temps seraient difficile …


Résumé :
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: L'Eryl ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Sighild
:: L'Eryl ::
Sighild
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Ven 5 Fév - 18:19


La plupart des objets volaient dans la pièce, allant de la planche de bois brisé aux armes qui se trouvaient déjà dans le magasin. Surprise, Sighild tentait de se protéger comme elle le pouvait avec ces deux immenses bras, mais elle ne manqua pas à se faire égratigner ces derniers. Ce n'était guère grave car sa peau était plus épaisse, plus coriace. Mais si elle avait été sous sa forme humaine, alors peut-être que ses blessures auraient été plus importantes. Particulièrement gênée et agacée, elle se mit alors à hurler en direction de son camarade, en goyfar, d'une voix gutturale et rauque.

" Je te connaissais bien plus vindicatif, Jonas Mitsgun! Retrouve donc tes esprits, car ceux qui sont ici te mèneront à ta perte si tu ne te relèves pas. "

Puis la jeune femme se remit à pousser un hurlement, bien plus terrifiant et intimidant que le premier, balayant les objets qui se jetaient sur elle. Est-ce que son cri eut l'effet escompté? Peut-être... ou était-ce autre chose? Quoiqu'il en fut, la silhouette spectrale était réapparue mais se dessina plus distinctement. Il s'agissait d'une femme, une belle femme malgré les couleurs fanés de son apparition. Son regard était triste et morne, avec son je-ne-sais-quoi de terrifié. Comprenait-elle sa situation? Peut-être pas au début mais elle semblait plus calme. Elle semblait troublée et observa alors l'amazone qui ne faisait plus preuve d'agressivité - et elle se retenait - jusqu'à ce que l'entité tenta de communiquer.

" Jonas? Avez-vous dit Jonas? "

Sighild laissa échapper un petit grognement et d'un geste de la tête, désigna alors l'autre créature présente dans la pièce. Elle se retourna, et répéta les mêmes mots, comme pour demander confirmation. Il semblerait que son compagnon connaissait cette personne, mais était-il seulement en état d'en faire de même ou était-ce uniquement une coïncidence?

Seulement voilà, la situation ne se prêtait pas à des retrouvailles, et Jonas était bloqué, ainsi que blessé. L'énorme trou béant fait dans la toiture offrait une ouverture à n'importe quelle créature dehors. Rester ici était finalement plus dangereux. Bien évidemment, elle ne pouvait se résoudre à abandonner son compatriote, et puisque visiblement l'apparition ne se révélait plus menaçante, peut-être pourrait-elle être d'une certaine utilité.

" Vous. Pouvez-vous utiliser votre magie? "

L'Eryllis se mit alors à soulever les éléments gênants qui barraient la route de son camarade, les poutres en morceaux, ce qui était autrefois le comptoir du magasin... et réclamait que l'esprit se mette à en faire de même, puisqu'il était capable d'user de télékinésie. Une fois Jonas sortit de là, elle l'emmènerait se faire soigner ses blessures... si tenter qu'elle trouve un médecin capable de s'occuper d'une créature comme eux, sous cette forme. Sinon, il fallait espérait que les armées du roi soit capable de chasser ou d'abattre le responsable... bien que cela désolait la jeune femme.

Pour quelle raison? Parce que les colosses étaient des créatures de leur monde, et sans nul doute bien plus ancien que leur propre civilisation. La question était pourquoi s'étaient-ils réveillés maintenant? Chacun d'entre eux se trouvaient dans un pays différent, cela ne pouvait raisonnablement pas être une coïncidence. C'était sans compter que chacun avait des capacités différentes, chacun représentait un fléau de nature diverse et tous s'en prenaient plus ou moins directement aux Hommes. L'humanité devrait peut-être se remettre en question.
 
Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 9 Fév - 15:33

Mon esprit était sur le point de renoncer encore. Il était fatigué et perturbé par les échos magiques qui résonnaient dans mon être et chatouillaient mes instincts primaires –pour ne pas dire « primitifs ».

Mais alors que j’allais à nouveau céder, alors que mes ailes se refermaient sur le monde pour receler ma lucidité dans un cocon d’impuissance et de désengagement, une dernière série d’images symboliques s’engouffra dans l’embrasure qui se fermait entre moi et le monde.

Entre les ailes je vis la forme mal dessinée dans l’obscurité, une ombre dans les ténèbres, une silhouette crépusculaire qui sembla désigner quelque chose à nos pieds. Mon œil aux couleurs abyssales devina dans la pénombre la présence d’une faux à la forme et à la conception particulière. Et dans le même temps, le regard caprin de couleur fauve fixait avec son absence d’émotion habituelle ce qui lui faisait face.


Affronter ce regard revenait à réaliser l’origine du mot « bêtise », revenait à réaliser à quel point un regard animal, lorsqu’il est suffisamment éloigné de notre espèce, peut nous sembler dérangeant et inexpressif. Reconnaître la peur, l’amour ou même l’intérêt dans les yeux d’un ruminant est souvent impossible pour peu que l’on se focalise sur des pupilles immobiles.


C’était ce regard étrange qui fixait l’autre Lhurgoyf. La paire d’yeux aux pupilles rectangulaires et horizontales restait stoïque et fixée sur un monstre qu’elle n’avait jamais vu et ne pouvait rien laisser entrevoir des doutes qui affluaient dans mon être.
L’amazone alpha et le loup noir s’étaient rencontrés il y a de cela bien longtemps. Nous perdions le contrôle de nos transformations, les masques tombaient et je ne pouvais pas douter longtemps de l’identité de cet être à proximité d’un objet qu’elle désignait avec autant de simplicité. Elle avait rencontré ce corps à l’occasion de mes pèlerinages en son territoire. Noathis était sauvage et inhabitée en bien des endroits, ce qui en faisait pour moi un lieu d’exutoire des plus intéressants.


En temps normal, mon être est contrôlable à souhait, si ce n’est lorsque je profite trop avidement des bienfaits que me procure une mutation partielle. Ce genre de métamorphose est réversible mais seulement jusqu’à un certain point. Et lorsque j’arrive à la limite de la perte de contrôle, j’avais pour habitude de m’exiler toutes les deux lunes environ dans une région montagneuse de la forêt vierge. Un endroit pratique par son isolement mais aussi symbolique par le lien que j’entretien avec lui car c’est aussi en ces lieux que j’ai vu le jour plus de cinq siècles auparavant.


Doucement, mes ailes arrêtèrent de se refermer autour de moi, s’ouvrant presque à nouveau pour me laisser identifier plus clairement un corps jamais observé mais souvent imaginé, fantasmé ou fabulé. Le monstre menaçant et exsudant force et bestialité devant moi n’avait plus rien à voir avec la silhouette de celle qui m’avait accordé un droit de visite des montagnes délaissées. Peut-être qu’avec une meilleure luminosité et de plus près, j’aurais pu reconnaître la lueur si particulière que j’avais toujours su déceler dans le regard ancestrale de ma congénère. Pour l’heure, je ne pouvais m’empêcher de constater l’inadéquation entre les deux enveloppes corporelles d’un même être, celui de la Dame de la forêt.


Mais n’est-ce pas l’apanage de chacun de nous finalement ? Comment un tel paradoxe a-t-il pu m’étonner, moi le nain pataud qui cache un géant ailé, mi bête, mi démon ? Notre capacité à changer de corps nous a permis de continuer d’exister dans un monde où les Terrans ont édicté des standards que nous piétinons par le simple fait d’exister. Comment nos carcans de bien séances, ces corps de substitution pourraient-ils être autrement que radicalement opposés à notre nature profonde tout en gardant un visage acceptable par cette société ?


Mais les cris du colosse n’avaient pas fini de résonner dans mon ventre et la bête immonde que je pouvais être avait de nouveau faim de sang et de violence.
Les yeux du bouc continuaient cependant de fixer tout ce qu’ils voyaient dans la pièce et l’apparition ne leurs échappèrent pas. L’être terne et diaphane ne resta pas visible longtemps car Sighild fit un bruit qui attira l’attention de ce qui semblait être un errant. Dès que l’entité nous fit face, elle hurla de peur et disparu. Mais auparavant, elle s’incrusta dans les trois rétines que j’avais encore tournées vers le monde.

Les souvenirs qu’avaient réveillés en moi le visage que j’avais entraperçu à ce moment-là surpassaient largement les rares entrevues que j’avais eues avec la Dame de Noathis.
C’était ce flot d’image symbolique qui avait une chance de contrecarrer la résurgence de mes pulsions primaires.

Mais l’être de destruction et l’être détruit se heurtèrent dans l’ouverture de mon esprit sans atteindre la surface.
Je fus tellement choqué que je crus en cet instant être l’instigateur du déluge de gravats dans la pièce. L’embrasure des ailes se referma plus vite qu’elle n’avait commencé à le faire plus tôt et je ne fus plus qu’un étrange monticule lisse formé par les membranes de mes ailes. Leur cuir se perça et se déchira encore en quelques endroits lorsque des lames mal affutées et des échardes trop pointues vinrent s’y heurter. Légèrement penché en avant, la demi-douzaine de cornes immenses qu’arborait mon crâne détourna un bloc et deux armes qui auraient pu vraiment être mortelles.

Dans mon esprit, aux portes de la lumière du conscient, sur le point de revenir à la surface, il y avait un jeune homme timide qui n’osait pas franchir le pas. Dehors, il était presque convaincu de retrouver une amie d’enfance, une jeune femme chère à ses yeux qu’il n’avait pas su reconnaître à sa juste valeur et à qui il n’avait jamais dit au revoir.
Et derrière lui, dans l’ombre, tournant comme un lion en cage bavait et grognait une bête affamée, avide de détruire pour le plaisir de se sentir fort et libre et le plaisir de la bouche. Il savait qu’il y avait encore des centaines de saveurs à goûter dans la gorge de tous les êtres paniqués de cette ville…

Mais Sighild hurla et exhorta les deux êtres à prendre une décision. L’enfant fit un pas en arrière, comprenant qu’il n’était pas heure à la nostalgie mais à l’action, qu’on réclamait brutalité, force et courage de s’assumer tel qu’on était : une bête sauvage ! Cette bête qui se jeta en avant vers la lumière.
Il s’en fallut d’une fraction de seconde. Tout se décida à l’évocation d’une voix qui n’était pas réprobatrice. Une voix semblant perdue, dans le besoin et le doute.

L’enfant plongea dans la lumière et le monstre sombra à nouveau dans les ténèbres, bêlant sa rage et sa faim.

Mes ailes s’ouvrirent et se rétractèrent dans mon dos, tremblant parfois d’un soubresaut pour faire tomber un pieu brisé ou une dague mal fichée dans la membrane. La douleur était facilement occultée du fait du manque de sensation dans cette partie de mon corps mais elle était présente. Pourtant, je n’arrivais pas à m’y intéresser, tant mon attention et mes deux regards étaient tournés vers l’apparition au fond de la pièce. Accroupis et assis sur mes talons, je n’arrivais pas à croire que je retrouvais celle que j’avais perdue en même temps que tout espoir de la retrouver un jour.

Sighild, elle, prit les choses en main et commença à me libérer du coin de la pièce où je m’étais coincé. Maintenant que le calme était revenu en moi et que je parvenais à contenir mon envie compulsive de déployer mes ailes pour m’enfuir ou m’isoler, je n’étais plus qu’un grand satyre prostré dont le museau restait entrouvert. La jeune fille terne et translucide s’était reprise, elle, et elle s’était approchée des débris qui m’entouraient, balayant une commode et une poutre d’un clignement de paupière.
En quelques secondes, j’étais dégagé et la jeune fille s’approcha de moi. Instinctivement, je me redressais. Mon corps incliné vers l’avant me fit prendre un ascendant sur elle qui ne parut aucunement oppressant. Pour cause, la taille de mes cornes me força à faire un pas en retrait, faute de place et je devais semblait bien gauche : monstre de deux mètres acculé par une adolescente ectoplasmique…


« Jonas… » répéta-t-elle encore, comme si ce nom touchait en elle à des souvenirs qu’elle avait peine à se rappeler. Elle ouvrait de grands yeux que la proximité me permettait de devinait remplis d’incertitude. Si elle avait été vivante, elle aurait été au bord des larmes et on aurait pu lire sur son visage avec plus de facilité qu’elle n’arrivait pas à se remémorer pourquoi elle était si émue.

Mon articulation craqua lorsque je levais le bras vers elle, mais je ne fis pas plus attention à ce son qu’au petit éclair de douleur qui le traversa ou au fin filet de sang qui gouta de mes doigts. Mes phalanges osseuses et leurs longues griffes ne l’effrayèrent pas lorsqu’ils s’approchèrent de son visage. Elle se contentait de fixer ma tête de bouc et son regard torve avec maintenant plus d’intensité. Soudain, ses yeux se portèrent sur mon sein droit et nos regards se harponnèrent. Elle répéta une ultime fois mon nom, interrogeant cette fois d’une voix au bord de la panique. Et sa détresse me sortit de ma torpeur.


« Écho... » lâchèrent mes voix, comme dans un soupir de soulagement et de délivrance.

Ma main alla pour caresser sa joue mais je ne sentis rien, pas plus qu’elle ne réagit dans un premier temps. Et puis elle se rendit compte de notre absence de contact. Elle se recula, tenta de prendre ma main avec terreur, sauta sur mon bras puis se rua contre mon torse mais aucun contact ne se fit. Je ne la sentis pas me traverser et j’eus toutes les peines du monde à me retourner sous les poutres du plafond pour la voir reculer en me fixant. Cette fois, elle était totalement paniquée.

« Pourquoi ? Non ! » hurla-t-elle finalement avant de s’enfuir à travers le mur. Elle laissa derrière elle un froid glacial qui m’arracha un frisson et un ébrouement. Mes sabots durent se libérer en brisant la glace que formait le sang gelé dans lequel je piétinais avant de me porter jusqu’à l’entrée que Sighild avait dégagé entre temps.

« Place ! » lui aboyai-je en goyfar de toutes mes voix les plus gutturales –sans doute trop violemment– en saisissant la poignée d’une main que les blessures au bras rendaient faible. Mais la panique me prenait aussi. Dans un grognement et un coup d’épaule, je raffermis ma prise pour que la poignée reste entre mes griffes gourdes alors que la porte s’ouvrait à la volée.

Sortir fut laborieux et mes cornes brisèrent deux carreaux avant que le passage de mon épaule et de mon aile droite brise le chambranle et dégonde le battant. Mais je parvins à m’extirper du froid glacial. Dehors, l’atmosphère sembla immédiatement suffoquant en comparaison à l’intérieur du bâtiment.

Sur la petite place, je constatais que le Lhurgoyf avec qui je m’étais battu avait empalé le dos d’un autre et que celui-ci se trainait désormais à mes pieds. Lorsqu’il saisit l’une de mes pattes, mon état d’esprit ne me permit pas de réagir autrement qu’en abattant mon autre sabot sur sa nuque.


« Sighild ! » appelai-je alors, mon goyfar trahissant une détresse et une colère immense. « La voyez-vous ? Aidez-moi ! ».

Le contraste…
Le paradoxe entre deux êtres qui forment une même personne…
L’opposition entre un nain irrévérencieux et un démon protocolaire.

Résumé ::
 
Revenir en haut Aller en bas
:: Eros et Thanatos ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Elië Valanatëel
:: Eros et Thanatos ::
Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Lun 15 Fév - 18:05

Hum...:
 
Les choses auraient pu être pires mêmes si elle avait déjà connu des moments bien plus confortables mais le fait d’être parvenue à se hisser  sur ce toit et se mettre en position de tir malgré les douleurs de cette métamorphose incontrôlée était déjà une victoire en soi. Certes ses articulations lui donnaient l’impression d’être devenue une vieille arthritique, mais tant bien que mal elles répondaient suffisamment pour garder une coordination suffisante à la visée du monstre en
contre bas. Ceci était le deuxième motif de satisfaction. Elle préférait amplement se trouver à bonne distance de la bête qui semait un charnier derrière lui. Elle n’enviait certes pas la place du Sindarin qui s’était dévoué pour le combattre.
Le combattre était un bien grand mot si l’on considérait l’aperçu du pouvoir qu’il avait mis en œuvre quelques minutes plus tôt. A présent le forban des mers qu’elle avait connu plus incisif ne serait-ce qu’en parole ne semblait se résoudre à faire plus que de lancer de petit cailloux à la bête. Pas difficile de comprendre qu’il désirait l’épargner et donc qu’il connaissait de façon très intime ce démon…

*Allez ! Tu vois bien qu’il est hors de contrôle ! Tu vas te faire découper sur place si tu ne le mets pas hors d’état de nuire ! Arh ! Ces fléchettes. Il faut qu’elles fassent mouche !
Mais…*


Un courant d’air glacial inhabituel pour la saison lui frigorifia la joue droite et toutes les parties découvertes de sa personne. Elle tenta de garder sa ligne de mire tout en lorgnant dans le direction de la baisse de température.

*Qu’est-ce…*

Ses pensées se pétrifièrent en même temps qu’elle réalisa ce qui causait ce rafraîchissement soudain.
Elle avait aperçu plus tôt de loin les étranges volutes sombres aux formes humanoïdes, mais là l’une d’elle s’était matérialisée de façon très distincte à  ses côtés. Quand elle disait matérialisée, avec tout de même l’impression de cette translucidité qui ne parvenait pas à masquer le décor derrière elle.  Comme si cela ne suffisait pas elle reconnut aussitôt malgré son incrédulité, la personne qu’elle prétendait imiter.

*Alateih Ocram ?*

Que faisait-il là ? Ce ne pouvait être lui ! Seulement une illusion. Une illusion glacée mais illusion tout de même. Elle avait gardé un souvenir très précis du musicien virtuose qui avait charmé la rouquine comme le reste de son auditoire un soir il y avait quelques mois à peine. Il avait une singulière manière de synchroniser plusieurs instruments et d’interpréter qui plus était d’étranges mélopées. Sous le coup de la stupeur, elle abandonna sa visée une fraction de seconde, juste le temps que tout soit à recommencer, mais elle était comme fascinée par l’apparition. Elle eut un moment envie de toucher la forme afin de vérifier sa réalité mais le froid qui grandissait à mesure que sa main approchait de ce qu’elle commençait à considérer comme une créature, lui fit renoncer en même temps que l’urgence de la scène qui se déroulait en contre bas lui revint en mémoire. Elle se détourna pour reprendre un axe de tir quand la forme non contente de l’avoir détournée de sa mission lui adressa la parole.
« Voilà une femme qui va causer la fin d'un nouvel homme. »

*Bon sang ! *

Incapable de se reconcentrer elle darda son regard courroucé vers le musicien ou plutôt l’ancien musicien car les blessures qui lui apparurent à ce moment ne lui laissèrent pas de doute sur la nature surnaturelle de la chose. En effet sa gorge était lacérée comme par des griffes monstrueuses.

*Une victime de cette bestiole ?*

Elle serra les dents. Pourquoi serait-elle responsable de la fin de Léogan Jezëkael ? Après tout c’était lui qui s’était mis dans ce pétrin et puis rien ne disait qu’elle allait rater sa mission… Elle frappa l’ardoise du toit de son point libre afin de reprendre ses esprits. Elle devait maintenant choisir entre s’assurer qu’elle ne risquait rien de la part de l’apparition et venir en aide au Sindarinqui ne manquerait pas de tomber tôt ou tard sous les crocs du loup monstrueux qui semblait se promettre de le faire passer à son menu du jour.

*S’il voulait s’en prendre à moi, il l’aurait déjà fait en plus nous ne sommes pas responsables de sa fin et s’il est aussi immatériel qu’il y paraît il ne doit pas être capable de nous faire grand mal.*

« C’est sûr, si tu m’empêche de me concentrer… »

En bas, Léogan venait d’esquiver de justesse une attaque du monstre et la manche de sa chemise n’était plus qu’une loque déchirée…

*Allez un peu de concentration que diable…*

« Tu ferais mieux d’essayer de m’aider au lieu de rester planté là ! Je ne sais pas moi, une petite diversion là en bas… »

En même temps elle essayait de se convaincre qu’elle avait fait le bon choix.

« Léo ne sera pas un ingrat ! »

Là elle savait pertinemment qu’elle s’avançait un peu mais elle préférait engager quelqu’un d’autre qu’elle-même dans une promesse dont elle ne connaissait pas les implications. Le seul avantage c’est que de parler à la chose sans plus lui adresser un regard  lui rendait petit à petit sa sérénité perdue au moment de l’apparition. Elle retrouva enfin sa mire alors que Léogan parvenait à reprendre ses distances avec son « ami » qui se léchait les babines en guise de défi et de menace.

*Fini de tergiverser !*

Elle bloqua sa respiration pour concentrer son souffle et lui donner un maximum de puissance et expulsa d’un seul coup une goulée d’air avant de recharger la fléchette suivante avant d’essayer de savoir quel succès le sort avait réservé à la première. Le monstre leva soudainement le pied comme piqué par un moustique. Il enchaina alors un long  hurlement que quelque chose devait avoir provoqué, mais quoi ? Certainement pas cette petite piqure de rien du tout ! Elle n’avait pas le choix elle devait enchainer maintenant ses tirs et profiter de cette immobilité toute relative pour accomplir ce qu’elle était venue faire sur ce toit.

*C’est pas vrai !*

Les projectiles avaient effectivement atteint le monstre, difficile à manquer à cette distance, mais toutes avaient atteint des parties de son anatomie qu’elle désespérer de considérer comme assez sensible pour se laisser suffisamment pénétrer. Sa main replongea dans le sac qui lui avait été confié tout à l’heure. Elle sentait sa confiance en ses compétences baisser. La seule chose rassurante étant que même s’il s’inquiétait de l’origine de ces tirs et qu’il levait les yeux vers lui, elle l’imaginait mal bondir jusque-là même avec sa taille phénoménale…

*Tu peux le faire ! Tu l’as déjà fait ! Remets ça et tu vas-y arriver.
Les choses sont un peu liguées contre nous non ?*


Alors qu’e se ressaisissait de cinq autre fléchettes les eux protagonistes semblèrent marquer une pause. Visiblement ils étaient en train de se parler même si elle ne parvenait pas à saisir la teneur de leur conversation, la langue odieuse du monstre ne laissait pas de doute quant-à son inimitié pour le Sindarin.

De toute façon, elle n’avait pas le choix. Elle avait commencé, elle devait finir le travail. Il lui fallut encore trois flèches pour atteindre enfin la joue de la bête et sentir le soulagement l’envahir. Le Sindarin n’avait plus qu’à tenir jusqu’à ce que la drogue fasse effet. De son côté, il était temps qu’elle quitte les lieux avant qu’une nouvelle tuile ne la trouve sur ce toit.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 16 Fév - 11:14

Alors que j'entraînais Abigail avec moi vers le palais, je sentis que ma coéquipière me poussais dans mon dos pendant que le colosse hurlait de nouveau, non loin de nous, ne se privant pas de nous vriller les tympans mais en plus de le faire de façon méprisante envers nous. Une bouffée de haine commençait à gonfler en moi mais elle fut très vite percée par la poussette d'Abigail. Je résumais ma pensée en quelques mots.

- EH MERDE !

Je n'entendis même pas ce qu'Abigail me lança avant de me pousser mais je compris aussitôt que c'était nécessaire et vital. En effet je me trouvais poussée dans une ruelle mais ce fut un refuge temporaire car je vis dans l'instant d'après, les pattes du colosse qui étaient certainement parties pour me happer. Je mis la tête à l'angle, histoire de m'assurer que le colosse repartait dans les airs et que la voie était libre jusqu'au palais. J'espérais que les gars de mon unité étaient déjà là-bas ou au moins en route mais je ne criais pas à leur encontre pour essayer de les faire rassembler, le colosse causait déjà assez d'ennuis. Je m'élançais donc en direction du palais à toutes jambes, ignorant la terreur qui m'avait certainement déjà vue d'en haut.

Je maudissais intérieurement cette créature qui nous voulait du mal et qui voulait nous anéantir, physiquement et psychologiquement, par ses cris et ses attaques et la bouffée de haine de tout à l'heure me reprit et me remplit complètement, je n'aspirais plus qu'à la mort de ce colosse, je ne voulais que sa destruction et si possible dans la plus atroce des souffrances pour tout les dommages et les morts qu'il a causé. Il nous a attaqué et nous devions donc nous défendre et envoyer toutes nos forces dans la bataille pour l'abattre. Non, je m'en étais convaincue, cette chose ne pouvait pas gagner, seuls nous, l'armée d'Eridania, pouvons revendiquer la victoire et la tête prochainement décapitée et empaillée de cette saloperie volante allait bientôt rappeler qu'il ne faut jamais venir nous chier dans les bottes.

Quelques choses me tira de mes sombres pensées de meurtre et de mort envers le colosse, une voix que m'était désormais un peu familière. J'arrêtais ma course et me retournais, pour voir Abigail, stoppée par… par je ne sais pas trop ce que c'était, de loin c'était un type debout devant elle mais en me rapprochant, je remarquais que le gars en question était translucide et que je pouvais voir Abigail à travers lui. De plus il ne semblait pas en bon état et l'arrière de son crâne était complètement défoncé, reconnaissant un trace que je soupçonnais être un marteau de guerre massif. Le bougre n'avait dû rien voir venir… L'aspect général du type faisait penser à un fantôme, un spectre mais en plus net qu'une vague forme spectrale. J'avais presque complètement oublié le colosse mais mes pensées revinrent vers lui et je me disais qu'il n'était certainement pas étranger à ces apparitions de l'au-delà. Je me rapprochais d'Abigail rapidement et lui prit la main dans mes GROS gantelets regardant aussi cette étrange et inquiétante apparition.


- Non Abigail vous ne rêvez pas, je le vois aussi... Mais peu importe si nous sommes devenues folles ou pas, lui il est bien réel ! Je pointais du doigt le ciel vers le colosse. Mais Abigail me lança le genre de regard que je détestais voir dans les yeux d'un soldat : c'était les yeux de la défaite et de la résignation, ma subalterne était en train de douter quand à nos chances de victoire contre le colosse. Il fallait que je joue mon rôle de sergent et de remobilisatrice de troupes. Je lui pris alors ses bras dans mes GROS gantelets et la regardais droit dans les yeux, mon expression sévère sur le visage mais je voulais en même temps lui insuffler du courage alors que moi-même je commençais à en manquer. Abigail, je vous interdis de douter de la victoire, peu importe si on doit voir des spectres ou je ne sais quelle autre saloperie, lui il est tout seul nous on a une armée ! C'est notre devoir de l'abattre et de monter à la face du monde que même un colosse n'arrive pas à nous chier dans les bottes. Des gens, une ville, une armée, une nation toute entière comptent sur nous ! Seule la victoire est possible, il n'est rien face à nous ! S'il croit que des fantômes nous ferons peur eh bien il a tort ! On va se rassembler, jeter tout ce qu'on a contre lui et lui percer un nouveau trou du cul tellement gros qu'on verra le jour à travers et je veux que vous soyez avec nous quand ça arrivera. Allez soldat ! C'est trop tôt pour mourir, on doit y aller, on a besoin de nous ! que je lui clamais d'un ton que je voulais autoritaire.

Cette fois j'enjoignis ma subalterne à courir devant moi en lui bottant presque le cul car je voulais être sûre qu'elle ne se retourne pas vers le spectre et qu'elle reste concentrée sur sa mission. Néanmoins au fond de moi, je ne pouvais m'empêcher de frémir en jetant un dernier regard à ce spectre qui ne nous quittait pas des yeux, nous regardant filer vers le palais. Je rattrapais Abigail et quelques minutes plus tard après avoir failli trébucher plusieurs fois en route, nous parvînmes ensemble au palais. Étrangement, le colosse ne me donnait plus l'impression qu'il nous donnait la chasse.

Devant et autour du palais autrefois si bien entouré et propre, une activité frénétique s'était développée autour alors qu'Abigail et moi venons de déboucher parmi nos collègues de combat. Un campement militaire s'était dressé autour de l'imposant bâtiment et l'on avait rassemblé des engins de siège. Des chefs-balistaire étaient en train de donner des ordres à des servants et des soldats d'infanterie. Certains avaient l'air blessés, d'autres mal en point. Je ne voyais aucun visage que je connaissais mais l'armée présente sur place m'impressionnait quelque peu. L'état-major avait certainement rassemblé toute la garnison afin de combattre le colosse et sécuriser l'évacuation des civils et l'on avait certainement instauré un QG de campagne dans le palais afin de superviser les opérations et tout piloter. Malgré la cohue, quelques soldats tournaient la tête vers moi et certains me firent signe et me saluèrent, d'autres me regardèrent d'un air indifférent, d'autres encore paraissaient étonnés de me voir. Eh oui mes cocos, le Poing de la Garde est là, on se débarrasse pas facilement des cheveux roses comme ça.


- VI ! SERGENT VI ! PAR ICI !

Je tournais la tête, cherchant des yeux la personne qui criait mon nom, la voix m'étant familière. En tournant encore la tête et pivotant sur moi-même, je pus vois Dom courir vers moi en bousculant quelques soldats avec quelques hommes de mon unité qui le suivait. Un sourire éclaira mon visage lorsque je reconnu mon bras droit qui soufflait presque comme un bœuf. Il me salua puis l'on se tapait le poing fermé pour se saluer de façon plus informelle.

- Putain de merde Dom j'ai cru que t'y étais resté. C'est bon de vous revoir les gars même si je vois que c'est galère de mettre la misère aux bleus notamment pour la course… Je me mis ensuite à rire de manière fort peu féminine. Dom ne se démonta pas et rit aussi, quoique avec difficulté car devant reprendre son souffle. Mais où sont les autres ? Ou est Leyan ? Il s'en est sorti ?

- Ouais ! …Rien… à fout' … ceci dit… Pas… aujourd'hui… qu'ils me mettront… la misère… Ufff.. Leyan ? Aucune... putain d'idée... Je l'ai vu se barrer dans la direction opposée de mon groupe... et plus rien depuis..

– SERGENT VI ! SERGENT !

L'appel me détourna de mes pensées inquiètes envers le reste de mon unité et je tournais encore la tête, la voix ne m'étant pas familière cette fois mais je pus voir tout de suite mon interlocuteur qui courait également vers moi. C'était le major de mon unité, qui était désormais en armure complète. Cela me fit hausser un sourcil car je ne l'avais encore jamais vu dans une armure. Fallait dire que le bougre avait de la prestance dedans mine de rien. Lorsqu'il rejoignit mon unité, je le saluais, imité aussitôt par mes subalternes.

- Content de voir que vous vous en êtes tiré soldat. Suivez moi, on a besoin de vous à l'état-major.

- Major ? Vous vous foutez de moi ? En quoi je les intéresse à l'état-major ? Je dois servir de potiche pendant leur gueuleton ou bien ? Je pus arracher un semblant de sourire sur le visage du major mais son sérieux reprit aussitôt le dessus et il me parla ensuite d'un ton sévère.

- Ne discutez pas soldat, on vous a expressément demandé au QG de la Tour donc venez.


Je maugréais pour moi-même contre les gradés de l'état-major et donnait quelques consignes à mes hommes et à Abigail. J'ordonnais à mes gars de m'attendre non loin du QG et j'autorisais Abigail à se séparer de nous pour essayer de retrouver son unité ou de rester avec moi et mes hommes si elle le souhaitait. Je rejoignis ensuite le major qui partait vers le palais tout en réajustant mes gantelets.

Previously...:
 
Revenir en haut Aller en bas
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Le Messager
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Dim 21 Fév - 18:37



Il existe des moments pour que les âmes vaillantes s'expriment, et sans nul doute ce jour était arrivé. Le colosse serait une épreuve et  la plus terrible qu'aurait à affronter l'armée d'Hespéria. Mais voilà, la créature était maline et tout aussi cruelle que les hommes. Ayant parfaitement connaissance de la peur qu'elle inspirait, la créature fonça droit sur les soldats. Par son cri, elle en effraya quelques uns dont elle entendit les cliquetis de leur armure métallique, frémissant sous leur effroi. Mais d'un coup de gueule et d'un coup de griffe, elle faucha une dizaine de vie, et en blessa tout autant. Car dans sa course, sa queue sinueuse brisa quelques canons présents.

Mais cela n'était pas sans compter le courage des soldats d'Hespéria, près à faire le sacrifice de leur vie afin de sauver leur famille et leur roi. Dans la foulée, sans se laisser gagner par le chagrin des pertes de leurs compagnons, ils armèrent leurs balistes et tirèrent immédiatement. Bien entendu, le Colosse est comme un serpent, et dansa entre les lances. Mais n'était-ils pas trop présomptueux? Car l'une d'entre elles réussit à l'atteindre, traversant la membrane de l'une de ses ailes. Le maudit se mit alors à pousser un hurlement assourdissant. Son vol perturbé lui valut sa chute mais pas là où on l'attendait. En effet, ce dernier partit s'écraser au pied même du palais. Mais la bête se releva aussitôt, sans trop d'étourdissement.

Tout cela était-il donc vain? Non, car cela avait gêné la créature qui avait relâcher l'un de ses pouvoirs : perturber les dons. A cet instant précis, les humains seraient à force égale avec l'immense créature. Mais voilà qu'une aide à laquelle on ne s'attendait pas se dressa : des expirantis, soldats de surcroît, apparurent aux côtés de leurs frères vivants. Leur nombre ferait leur force. Qui en sortirait donc vainqueur?


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪


- SITUATION GÉNÉRALE -

Le Colosse vient de foncer droit sur les soldats, en écharpant certains d'entre eux. Sa manœuvre a permis de créer un petit mouvement de panique. Mais les soldats d'Hesperia ne sont pas du genre à abandonner facilement. Des balistes avaient été préparé et l'attaque fut immédiatement lancée. Le Colosse réussit à toutes les éviter, sauf une qui traversa la membre d'une de ses ailes. Ceci lui arracha un cri, il retomba vers l'entrée du palais, derrière la ligne des soldats. Cet accident de parcours provoqua un relâchement du colosse : les dons se remettent à fonctionner. Mais la créature semble encore plus agressive que jamais...

Les Expirantis qui sont apparus ne comprennent qu'à moitié leur situation. Beaucoup paniquent et causent des dégâts malgré eux. D'autres se rendent compte de ce qu'ils se passent et tentent de soutenir les vivants, aussi incroyable que cela puisse paraître.

Fenris/Léogan/Elië => A toi de voir Fenris si tu retrouves ta forme humaine ou non. Elië, vois également ce que tu souhaites faire avec ton fantôme, si tu veux t'en débarrasser, il faut que tu l'aides à accomplir sa tâche. Léogan, je pense que tu es déjà en fâcheuse posture.

Othello => Tu es bel et bien devant ton père. Tu as dû également ressentir une secousse, que l'on doit à la chute du colosse dans la ville. A toi de voir si tu l'aides à accomplir sa tâche pour l'aider à quitter se monde... ou bien tu rejoins des amis puisque tu as retrouvé tes jambes.

Abigaël/Vi => Vous n'avez pas pu atteindre l'état major comme prévu. Le colosse est tombée devant l'entrée du palais. Il va falloir que vous protégiez le palais directement. Vous avez retrouvez toutes vos capacités de combat.

Tekum => A toi de voir si tu reprends ta forme ou non. Mais pendant que tu tentes de quitter le lieu que tu as attaqué, un nouvel ennemi se dresse devant toi. Il s'agit de cinq ladrinis, dont deux ont un niveau de quatre pouvoirs.

Sighild/Jonas => Vous êtes à la poursuite d'une expiranti, mais vous allez retrouver votre forme humaine. A vous de voir ce que vous allez faire à la suite. Noter que les soldats sont toujours présents dans les rues et que vous êtes des fugitifs. Même dans un moment aussi sombre, il se pourrait que des soldats fassent du zèle.


- RAPPEL -

Pouvoirs du Colosse de Paramis :
Spoiler:
 

Voici les pouvoirs que peuvent utiliser les Expirantis :

Pouvoirs des spectres:
 


Les dons de tous les peuples se mettent à ne plus fonctionner, voici les effets :

Dons perturbés:
 

!!! ATTENTION !!!
Pour ceux qui veulent des informations sur les apparitions, envoyez un mp à Sighild.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Tekum Seh

Tekum Seh

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 23 Fév - 12:58


Le limintaire de cette affreuse dystopie teinté d’hypocrisie où seul le fort survit par sa loi toute puissance qu’est l’affrontement. L’affrontement violant et brutal, celui qui lève la poussière autour des hommes et qui fait murmurer les volets clos comme si quelqu’un, dans un trou perdu d’une tour fortifier, observait de loin ce qui se passe dans le vrai monde, et non dans celui de la peur. Voilà où nait la dystopie dans l’utopie, comme une dystrophie béante une dégénérescence difforme surtout quand l’affrontement est de la nature qu’il prend à présent.

Alors qu’il sortait de cette sordide hypogée crypte infâme et sépulture sans sépulcre ni bénédiction autre que celle de la douce amante qu’est la mort, et de son amies de toujours, celle qui porte l’armure de fer rouillé et que l’on nomme ignominieusement odeur du sang.
D’un coté le serpent nitide, calme et sa troupe composée d’hommes et de femmes de la première sous couverture ainsi que de traqueur, de vendeur de drogues et autres chasseur d’esclave du même acabit que les hommes en face d’eux. Mais où les apostats sont cinq, le serpent à autour de lui cinq fois ce nombre, il pourrait simplement leur opposer sa petite lune, ou même ses gardes personnels mais il n’a que faire de ce genre de stratagème d’homme digne, et quand dans son esprit la petite lune lui parle, il répond d’un ton claire par le même moyen à ses interrogations :

“Tuer ses apostats imbéciles, si vous pouvez en garder un en vie faite le, sinon qu’ils meurent … Première, aux groudes.”

Et alors que les gens à qui le mot à été transmis, les cinqs portent à leur lèvres d’ombre cacher sous des capuches qui ne cachent leur joie malsaine il ouvre sa grande gueule et laisse quelques mots étonnamment doux sortir à voix haute et claire.


“Mes cher, je suis certain que vos stridulation affables ont d’autre but que celui inique de me faire perdre mon temps, mais je m’en excuse. J’ai écorniflé quelques détailles plus accort encore que vous ne puissiez le rêver, et seul autre joie qui pourrais m’être apporté est votre Silence !”

Des bouteilles exploses et deux hommes de la plume s’ecartent en faisant tourner les vents dans la rue pour contenir cette poudre rougeâtre qui volette et s’infiltre, s’insinue même dans les esprits et les corps des membres squalide d’une caste vulnéraire.
Alors que les grimauds numérotes leurs abattis ils peuvent commencer par leur jambe qui se brise au niveau du genou par le coup brutal d’un Zélos ayant retrouvé sa force et semblant avoir été présent, semblant car il n’est plus, il est derrière lui, et d’un bras puissant il prend la gorge douce de l’être avant de fourrer dans sa gueule une petite fiole qu’il fait exploser dans les mâchoires fermer. Verre pilé, quelques espaces de fer, et surtout, le gout de cette poudre volante qu’il peut renifler partout autour de lui, l’air vient à manquer pour le cuistre impétrant qui ne peux se défendre par magie, et que peut-il contre des hommes ayant voué leur vie aux combats ? Que peut-il lui l’allocataire de cette tache ingrate qu’est de volé aux riches pour donné à son chef ? Que peux son collègues qui vis dans l’ombre la plus part du temps et n’en sort que pour donné la mort ? Que peux celle qui était leur chef et comptait sur ses pouvoirs sinon rien … Les ladrinis n’ont pas accès à ses potions qui sont la marque de la Plume.

Les nuées rubicondes se dissipent rapidement pour laisser place à un charnier abject, les cinq sont allonger, deux sont mort, un autre ne vas pas tarder, ils ont été les premières victimes transpercer en moins d’une seconde par les lames et les pouvoirs dans le but de s’occuper des autres. Enfin sur les deux qui reste l’un a eut le temps de se suicider, le dernier, le dernier est simplement immobilisé par les pouvoirs et la bouche pleine d’éclat de verre et d’intra ne reprendra pas conscience avant quelques jours au mieux … Mais il reprendra conscience.

Habituer les hommes fouilles ses lutrins d’une chanson maudite, cherchent le moindre pertuis sur eux, puis ils les laissent là, éventrer sur le sol, laissant aux êtres du jour leurs travaux ancillaires, la nuit s’éraille, les êtres retrouve leur dont, les choses, reprennent leur cours. Mais comme une théophanie incertaine on hésite, ils ne sortiront de leur troue à rats que quand les heures du jour seront passé, les démons veillent encore et certains ne voudrons pas reprendre forme.

Le Duc lui reprend le cours de son histoire, immense reptile il glisse jusqu’à sa cachette accompagner d’hommes et de femmes, ainsi que de coffre et d’un être inapte qui parlera, plus tard, un jour … Il l’enferme dans un cage et le donne à ses marchants d’esclaves, ses êtres née pour briser des hommes.

Le second raid est annulé, et, une fois de retour dans sa salle, doucement le Duc reprend forme. Il partira comme il est venu, sans jamais avoir été repéré, dans le silence de l’innocence, comme un concetti. Il a simplement encore une fois, mondé les choses, enlever un pépin désagréable qui voulait, ou pouvait entailler la chair tendre d’une plume bien trop douce pour être mise en doute.


Résumé:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Dim 6 Mar - 0:52

Alors que je hélais Sighild, j’avais vu la petite silhouette traverser une ruelle, passant du mur d’une maisonnette à celui d’une autre de l’autre côté de la place.

Sans plus un mot, mu seulement par les souvenirs du passé et les remords trop longtemps tus, mon corps tout entier s’élança en avant, poussé par un battement d’ailes blessées, sans plus tirer un gémissement. Je n’avais plus d’yeux que pour cette jeune fille, Écho était son nom. Et un écho de mon lointain passé elle était.

Mon corps ailé et ses pattes caprines puissantes me propulsèrent par-dessus la maison qui me barrait la route pour me laisser atterrir avec fracas sur les pavés de l’autre côté. La populace hurlait de plus belle. Je n’avais aucun intérêt pour ces imbéciles restés hors de leurs frêles abris alors qu’au dehors un gigantesque monstre ailé parcourait le ciel et que d’autres maraudaient dans les rues. Je n’avais que faire de la raison qui poussait ces imbéciles à assouvir leur curiosité, leur soif d’exaltation ou leur fuite paniquée.
Tout ce qui m’importait c’était cette robe blanche translucides et cette chevelure d’or ternie et transparente qui disparaissaient à l’angle d’une nouvelle rue.

Plusieurs personnes crièrent au monstre, deux gardes me barrèrent la route, armées de vouges. Un battement d’aile les aveugla et un second me propulsa par-delà leur barrage, avec un saut loin au-dessus d’eux pour atterrir là où j’avais à nouveau perdu de vue mon ancienne bienfaitrice.

Le plus gros de tous les monstres de sortie dans cette ville passa dans la ruelle et manqua de me happer. Au lieu de cela, il saisit une poignée de passant qui me fuyait. Effrayées par le mauvais prédateur, mortes comme de bonnes proies…
Et bien non. Le lézard volant ne chassait pas pour sa faim mais semblait bel et bien tuer pour tuer.

La queue du reptile aérien cependant me coupa court dans ma remarque mentale. Elle me faucha avec des passants et nous balaya contre un pan de mur déjà fragilisé. Par réflexe, je me protégeai de la pluie de tuiles et de briques qui s’effondra sur moi. Sous m’on aile et mon bras valide, il n’y eut guère que quelques graviers et la poussière pour atteindre mes sabots.

En me relevant de sous le tas de gravats, mes cornes étant les plus difficiles à dégager, je constatai avec surprise le regard des blessés à mes pieds. Ces non-Lhurgoyfs me fixaient avec la peur et l’incompréhension mêlées dans leur regard.
Mais c’est sans un mot ni un regard en arrière pour m’assurer de la présence de Sighild que je finissais de me dégager, bousculant au passage l’un de ces amorphes petits êtres fragiles et déroutés.
J’avais une piste qu’il était impossible à mon cœur de laissé refroidir.

Et pourtant, il était temps de s’arrêter car la course poursuite m’avait conduit jusqu’à l’esplanade du palais. Bondissant sur le faîtage d’un toit, m’accrochant à l’une des rares cheminées que le colosse volant n’avait pas pris plaisir à abattre, je vis la crinière dorée et diaphane s’enfoncer dans le sol à quelques mètres de l’entrée du palais.
L’envie de bondir à nouveau en avant, me lançant encore à corps perdu dans cette course folle me tirait les tripes en avant mais j’avais encore deux yeux pour me montrer l’armée s’amassant autour de l’édifice.
Pourquoi fallait-il que le salut de ma conscience se trouvât dans le lieu le mieux gardé de la capitale. J’étais presque. Tout m’avait paru si facile jusqu’à cet instant. Avec ce chaos, j’avais retrouvé une liberté de mouvement et d’expression de corps que je n’avais plus connue depuis mon enfance, il y a de cela quatre siècles. Mais cette liberté se révélait bien fugace en fin de compte et il fallait se rendre à l’évidence, l’escapade était terminée.

Hors de question de m’attaquer à l’armée Hespérianne : j’étais encore assez conscient pour cela. L’échappée onirique s’arrêtait là et encore une fois me montrait que mon passé était indubitablement lié à ce point névralgique du pays. Combien de nœud de mon histoire me reliaient-ils encore au siège royal d’Eridania ? Sans doute trop pour les énumérer aujourd’hui.

D’ailleurs, un hurlement sonna le rappel à la réalité. Un hurlement qui précéda un choc et un tremblement. Le colosse venait de s’écraser à quelques bonds de cabri de mon perchoir.

Ce dut être la première fois que je pris le temps d’observer cette bête si atypique. D’où venait-elle ? Qu’est-ce qui l’animait ? Je n’en avais aucune idée. C’était le premier colosse que j’observais, avec toute sa majesté et sa rareté. Je ne savais qu’il était le plus petit de tous et j’ignorais encore le destin que Hesperia lui réservait. Mais sa fâcheuse tendance à m’empêcher de me cacher aux yeux du monde ainsi que son goût pour la destruction gratuite n’éveillait pas plus ma sympathie que mon antipathie.

La secousse fut assez puissante pour déstabiliser mon corps trop imposant pour cette frêle toiture et trop fatiguée pour résister à ce déséquilibre.
La frénésie qui m’avait lancé à la poursuite de cette vision de ma jeunesse me quittait en même temps qu’un malaise s’insinuait en moi. Glissant sur les tuiles, sur le versant opposé au palais, je sentis mes orteils réapparaître et s’écorcher sur la terre cuite. Je sentis également ma tête s’alléger en même temps que ma vision changeait pour redevenir terranne. Enfin mes ailes regagnèrent la cache de mes omoplates et c’est un Terran courtaud qui chuta de la gouttière.
Heureusement que mes réflexes n’étaient pas encore tous engourdis par la fatigue. Mon corps réagit de lui-même, se souvenant d’avoir déjà vécu pareille situation. Ma main effleura le mur et immédiatement la magie la plaqua contre lui, attirant mes pieds au contact des pierres et d’un volet. Ainsi je glissais le long du mur sur les deux étages pour m’effondrer beaucoup plus doucement que je l’aurais dû sans ma magie revenue.

Mon petit corps trapu resta là, au pied du mur, presque à bout de souffle. J’haletais, l’utilisation de la magie ayant encore puisé dans les dernières réserves qui me restaient.


« Je te dis que je l’ai vu se transformer ! C’en est un !
-Quoi ? Ce nabot ?
-Les apparences sont trompeuses avec ces monstres !
-Doucement ! Il simule peut-être. Tiens. Prends cette lance là…
-Qu’est-ce que tu veux faire ? Je suis pas de la garde moi !
-Mon fils s’est fait bouffé par l’un de ces monstres ! Sous mes yeux ! Je ne vais pas rester là à ne rien faire et attendre qu’il se transforme à nouveau et me prenne ma fille !
-C'est bien vrai ! Il a raison ! Lapidons-le !
-À mort, le monstre ! »

Alors vint la première pierre qui percuta le mur à quelques centimètres de ma tête. La seconde, je ne l’ai évité que grâce à un volet tombé que j’ai utilisé en bouclier.
Recroquevillé derrière ce battant brisé, je ne pouvais plus faire grand-chose de plus que de reprendre mon souffle et espérer que ces pleutres ne trouvent pas le courage de ramasser ces armes trainant partout au sol.

À travers les lames du volet placé entre moi et ces terrans, je vis des gardes arriver du bout de la rue. Parmi ceux qui me lancer toute sorte de projectile, je reconnus au moins deux badauds qui s’étaient retrouvé abrités sous mes ailes tout à l’heure.
Le terran est versatile… Et surtout peu reconnaissant !

Il ne me fallait plus qu’une minute ou deux pour reprendre un peu de mon souffle et tenter de me jeter dans cette ruelle sombre tout près. Il n’y avait presque aucun obstacle entre cette échappatoire et moi. Je comptais une fillette à la frange hautaine, un tonneau éventré… Mais surtout, une paire de jambes tremblantes et fourbues : les miennes.


Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
::  Infante de Kesha ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Othello Lehoia
:: Infante de Kesha ::
Othello Lehoia
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Lun 14 Mar - 16:42

La voix d’Othello tomba dans la pièce comme un galet jeté à l’eau. L’expression sur le visage blafard du spectre s’ébranla immédiatement. Il prit un air étonné, empreint d’une surprise franche qui creusa ses yeux déjà vides. Soudain, un grand sourire anima ses lèvres. Un sourire d’incompréhension.

« - Moi ? Avoir un môme ?! Désolé de décevoir tes espoirs, ma douce, mais j’ai laissé aucun mioche sur cet’terre. »

Mais la jeune femme ne se calma pas pour autant. Elle hoquetait à en perdre haleine, bafouillait des débuts crachés, décousus d’explications, sans parvenir à se contrôler. Lehoia resta penaud. De tout évidence, même si il prenait ses grands airs, et que même la mort n’avait pas réussi à le faire arrêter de rouler des mécaniques, quelque chose l’ébranlait dans ce spectacle désolant. Pour la sirène, bien qu’il ait du mal le voir, cela ne faisait plus aucun doute : malgré sa pâleur spectrale et ses couleurs disparues, elle distinguait sans mal la clarté de sa peau, son teint de givre et ses cheveux d’une blancheur lunaire, semblable aux siens. Tout comme ses traits animaux, vestiges de son vivant, qu’il partageait tous les deux. Il devait se rendre compte, peut-être pas pour lui – même les trépassés aiment parfois restés dans l’ignorance.  Mais pour elle, c’était devenu vitale. Elle devait lui dire, se redresser, qu’il l’a voit telle qu’elle était : son héritière, et héritage.
Doucement, elle renifla, lâcha ses bras qu’elle avait attrapés et se redressa sur la chaise roulante qu’elle occupait. Son dos lui faisait mal, comme si elle avait pleuré cent ans. Ses petits doigts de nâcre essuyèrent une à une les larmes qui avaient dévalées la pente de ses joues, qui paraissaient elles aussi s’être creusées pour former des lacs. Ses yeux bouffis cherchèrent ceux de son père, et le fixèrent avec un sérieux désarmant. Comme pour le saisir à la gorge, elle se figea, pétrifiée dans un rayon de soleil, pour qu’il voie lui-même la ressemblance étrange qui les unissait. Petit à petit, alors que le spectre l’observait, son sourire blagueur s’effaça, ses traits s’affaissèrent, sa joie s’envola avec la poussière qui dansait dans la lumière...


« - Tu commences à réaliser ? » Lui souffla-t-elle alors, au bout de plusieurs minutes.
« - Comment... ? » Lui répondit-il simplement, hypnotisée par sa vie, et cette sirène timide qui le fixait.

Son soupir froid eut vite fait de balayer la pièce. A vrai dire, elle n’avait aucune explication à lui donner. Si ce n’est des bribes éparses que sa mère avait bien voulu lui raconter de sa vie passée. Finalement, elle sourit amèrement à son tour, comme pour répondre à la sournoiserie du marin.

« - Par accident, Le Lion... » La sirène hésita entre joie et colère, contre cet homme qui était parti. Mais comment lui en vouloir ? Il ne savait même pas qu’elle existait, ni même qu’il avait laissé derrière lui une femme enceinte, parmi toutes les conquêtes qu’il avait eut au travers du monde.
Le marin sembla alors clopiner, trébucher même, pour s’effondrer contre un mur imaginaire qui faisait sûrement plus corps pour lui que pour elle. Pendant quelques secondes, il enfouit son visage buriné d’homme de la mer dans ses mains translucides. C’est alors qu’elle comprit à quel point, pour lui aussi, cela devait être dur. Apprendre après sa mort que l’on a laissé quelque part, un jour, un enfant grandir... Surtout pour lui qui paraissait si fier. La sirène sentit son cœur battre. Lentement, elle attrapa les roues, les fit tourner, en grinçant comme des oiseaux, pour arriver jusqu’au fantôme qui se larmoyait. Sa main s’avança, effleura son épaule qu’elle ne pu toucher. Ce contact froid et sinistre rayonna soudain. Malgré l’onde glacé qui séparait la vivante du mort, la lumière et l’ombre, elle eut la sensation qu’il pu la sentir. Son visage se dégagea soudain. Et il la regarda longuement. En un instant, il avait comprit qu’il avait eut une fille.


« - Othello, alors... C’est pas un nom de ptit gars, ça ? » Dit-il avec sarcasme. Elle rit doucement, puis il poursuivit, regardant la forme étrange de sa progéniture. « Et par contre, j’espère que tu n’es pas tout le temps comme ça... Ca doit vraiment pas être pratique. »
« - Effectivement. Mais je te rassure, je suis une yorka, tout comme toi. En théorie, je devrais...
« - Rascasse ? » La coupa-t-il. Son hochement de tête lui fit comprendre qu’il avait vu juste. « Comme ton père, c'est bien gamine. Cependant, j’ai jamais réussi ce ptit tour de passe-passe. » Elle rit de nouveau.

En quelques secondes, ils s’étaient joyeusement mit à discuter, au milieu des ravages, au milieu de la barbarie, au milieu du chaos. Une petite bulle hors du temps, coincée dans un autre univers que personne, sauf eux, ne pouvaient entrer. Entre un père et une fille qui devaient tout apprendre l’un de l’autre, le temps d’une guerre. Elle lui posa une question, il lui raconta sa vie, son passé, sa mort. Elle lui apprit son titre, son rôle, ses déboires aux temples. Elle allait lui raconter la guerre, quand soudain, un éclair violent ébranla la maison qui se mit à trembler sur sa base comme si un séisme avait secoué la ville. Dans un brusque éclat de lumière, la jeune femme se dressa frénétiquement, se tordant dans des courbes insolites pour retomber lourdement sur le sol, s’écorchant vifs les genoux sur le parquet. Ce fut un immense soulagement. Une vague de joie qui bondit de nouveau dans son esprit rayonnant alors qu’elle contempla bientôt, de sa position, le bout de ses orteils. Puis elle sentit une vague froide traverser son dos, qu’elle identifia sans peine.


« - ça va, rien de cassé ? Dis-donc, il est fort ton truc... »
« - Qu’est-ce que c’était ? »
« - Sûrement cet abruti de colosse qui fait des siennes... »

Brusquement, la jeune femme bondit sur ses pieds encore ankylosés de la transformation, et bondit jusqu’à la porte pour y voir la rue. Même si le capharnaüm était toujours aussi grotesque, il avait de ça qu’il ressemblait un peu plus à une fresque logique. Il n’y avait plus d’animaux qui couraient comme des fous, et l’attaque paraissait soudain moins folle. Mais, partout où elle posa les yeux, des blessés s’alignaient, victimes de chute, de bousculades, d’attaque... Elle allait enfin pouvoir faire son devoir. Mais pourtant...

« - Vas-y, Othello. Je t’attendrai ici... » La voix de son père était posé. Calme. Mais elle sentit qu’une épine s’y était enfoncée, comme si dire ces mots lui causait de la peine.  
La jeune femme contempla la rue, une nouvelle fois. Les gémissements des blessés remontaient tous brutalement à ses oreilles, comme la plainte de la masse qui souffrait à l’unisson. Elle ne su que faire... Ses mains s’embrasèrent brusquement, illuminant le vestibule d’une vive lumière blanche. Ses pouvoirs étaient revenus, eux-aussi. Elle n’aurait aucun mal à soigner les personnes souffrantes. Mais pourtant, quelque chose la paralysait. La tétanisait, même, au point où elle avait peur de franchir la petite porte en bois.
 
« - Non, je reste encore un peu. » Othello avait peur. Peur que si elle quittait leur petit monde, son père disparaîtrait, et retournerait aux fantômes qu’il était devenu. « Combien de temps vas-tu rester

Le fantôme regarda par la fenêtre. « Je ne sais pas... Encore un peu, j’pense.»  Il se tu, la regarda de nouveau. « Tu me fais penser à quelqu’un, toi... » L’ondine remarqua alors que c’était la première fois qu’il la voyait debout, et sous sa forme humaine. Avec ses pieds, sa posture, sa silhouette de poupée... Et cela la traversa, alors, comme une flèche. Elle était le portrait craché de sa mère. Elise... « As-tu aimé quelqu’un, Lehoia ? » lui demanda-t-elle brutalement.
Il manqua de tomber du sol. La question l’avait visiblement désarçonné
. « Hmm... Pourquoi tu d’mande ça, petite ? C’est privé... M’enfin, j’suis mar... J’étais marié. » se corrigea-t-il. « Une autre yorka, une belle idiote. Elle avait un bar, vers Ridolbar. C’était bien, au début. » Il marqua une pause, repartant vers ses souvenirs, enfouis loin, très loin, quelque part derrière le voile de la mort qui l’avait recouvert. Au bout de plusieurs secondes, il reprit, comme si il était toujours dans le songe, récitant ses mots avec tristesse. « J’ai jamais su ce qu’elle était devenue. Tu vois, j’suis un homme assez libre. Et j’suis marié à la mer, c’est comme une... Une drogue, pour moi. Elle voulait que je rende mon harpon, que je jette l’ancre pour toujours... Mais c’était pas c’que je voulais. Alors j’suis parti. »

La sirène s’était assise à côté de lui, contre son mur imaginaire. Elle l’écouta sans mot dire, sans interrompre une seul fois le flot de ses pensées. Et quand il eut finit, elle ne dit rien de plus. Mais quelque part, à l’intérieur de son esprit, une mélancolie immense avait commencé à pleuvoir. Des gouttes tristes et lasses qui recouvraient les parois de son êtres et les repeignaient en gris. Avait-il été seulement heureux ? Même si elle savait que cette femme n’avait rien à voir avec sa mère, elle éprouvait pour elle une immense sympathie. Une empathie un peu trop fort, même.  Sa mère n’avait pas été la seule à être abandonnée, alors. Un lâche récidiviste... Othello les comprenait. Elles comme toutes celles qui avaient dû passer par sa couche et qu’il avait abandonné sans détour.

« Mais il y a eut cette femme... » Othello se releva doucement, sans imaginer que son récit avait une suite. « Une sindarine, avec des grands yeux foncés, comme les tients. Je les vu au port de Gaeaf, à Cimméria, un jour. Une vraie beauté. » La sirène frémit, sans vouloir l’interrompre. Se pourrait-il que ?... « ... Je n’ai jamais connu une femme aussi douce. Comme un ange... » Son absent éteint se mit à brûler, à pétiller d’une lueur éteinte. « J’aurais tant voulu la revoir, la connaître plus... Elle était comme la mer. Je l’ai rêvé pendant tant d’année, à revenir sans cesse au port dans l’espoir de la revoir»

Sans qu’elle ne le sente, de nouvelles perles iodées avaient commencé à tomber le long des joues pâles de la jeune femme
. « Elle s’appelait Elise... » Souffla-t-elle. Le yorka haussa les oreilles brusquement – comme sa fille, ce qui l’amusa – et se retourna vers elle, débordant d’un enthousiasme retrouvé et franc. Il avait du être un homme impulsif, débordant d’énergie. « C’était elle ! Tu la connais ?! » La sirène sourit de plus belle. Pendant de très, trop longues minutes elle lui raconta sa mère, ses éclats de rire, son parfum enivrant de musc et de santal, le son de ses larmes le soir quand elle était triste, le bruit de ses mains quand elle serrait les siennes, ses rêveries douces quand elle pensait à lui. Et sa mort, prématurée. Plus elle parlait, plus le spectre sembla briller, toujours un peu plus, luire d’une douce onde chaleureuse.

«  C’était bien elle, tout comme la mer... Alors, tu es notre fille... » Il avait perdu ce ton fier et arrogant, ces brusques façons de marin bourru. «  Ah ah... Et merde. Dire que j’aurais pu avoir cette vie. J’aurais pu vous retrouvez, devenir corsaire... On aurait eut une petite maison devant la mer, où j’t’aurais appris à pêcher. » Il soupira doucement. « J’aurais été heureux. » Il passa sa main froide dans la chevelure de sa fille, qui pleurait de nouveau, comme une enfant débordante de joie, et de tristesse. « Tu nous retrouveras, hein. Là-haut. J’passerai l’bonjour à ta mère pour toi. »  Othello renifla bruyamment, hochant en même temps de la tête, sachant bien que quand elle rouvrirait ses yeux, son père aurait disparu. «  A bientôt gamine... » . Ce fut la dernière chose qu’elle entendit de sa voix. Quand le froid revint, ce fut le froid du vide. Jamais un salon ne lui sembla aussi grand. Jamais un monde ne lui sembla aussi dépeuplé. Plus rien n’avait de sens. Elle qui avait toujours été seule, avait goûté, un infime instant, à la vie qu’ils auraient pu avoir. Ses yeux parcoururent le sol. Le miroir était toujours là, inerte. Il lui renvoya l’image d’un fantôme blanc, les traits fatigués, les yeux rougis.
Elle soupira froidement. Le temps leur manquait à tous... Sans plus se soucier du colosse, ou de son père, ou même de ses pensées, elle se leva comme un spectre, et poussa la porte de leur monde. Dans le chaos ambiant, dans le bruit, dans les cris, elle commença à œuvrer pour soigner et guérir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le rosier blanc ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Duscisio Balibe
:: Le rosier blanc ::
Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Sam 19 Mar - 16:18

En coopérant avec les soldats de la capitale, Duscisio prêtai sa force à défendre l'une des troupes des Lhurgoyf hors de contrôle à l'aide de ses épées. Sans les blesser, il utilise son pouvoir pour contrer tous les coups qu'il donnait à son encontre. De temps en temps, certains mages venait lui donner un coup de main quand il se trouvait en difficulté.
Non, ce sont pas des mages.
Des formes humanoïdes apparaissaient autour de tout le monde pour les aider dans leur taâhe. Entre autre, certain aider également à charger les balistes.

Comment est-ce possible ? Qui sont ses choses ?
Certains soldats avaient l'air plus étonné que Duscisio qui cherchait à savoir si ses spectres étaient amicals ou s'il y en avait quelqu'un qui pouvait être agressif. Quelques hommes cherchaient à discuter avec eux comme s'il s'agissait de revenants, de personnes que chacun n'avait pas vu depuis des années qu'ils soient morts ou disparu. Et si cela arrivait à Duscisio ? Aucun d'eux ne semblait le connaître, pas plus que lui connaissait certains d'entre eux. Avec ce désordre, oublier le colosse n'est pas permis.
Le nombre de victime par ses attaques dans les rues augmente sans cesse. Le plus embêtant dans l'histoire c'est qu'après le tir de plusieurs balistes donc la plupart avaient manqués leur cible, celle-ci était plus agile qu'on ne le pensait. Une chance, il ne fallait qu'une seule chance pour qu'un carreau de l'une de ses armes lourdes ne perce son aile.
Un dilemme se pose. Faut-il rester aidez les soldats à défendre les civils ou allait-il au palais pour offrir son aide pour abattre le monde une bonne fois pour toute.
Théoriquement, l'albinos avait le nécessaire pour abattre le monstre en créant des épées de grande taille, mais il fallait aussi que sa protection anti-magie soit rompu.
Alors qu'il prit la décision d'aller abattre le colosse avec l'aide de qui pourra, les moyens utilisés ne pourrai suffire. Réfléchir et courir, voilà la seul chose à faire durant le chemin. L'attention se portait de temps en temps autour de lui pour constater si un agresseur ne se présentait pas. Les épées qui lévitaient derrière son dos pouvait être certes un message d'avertissement pour qui voulait l'attaquer, il ne fallait pas oublier que...
Attendez une minute.

S'arrêtant un instant, Duscisio pouvait voir que certains Lhurgoyf reprenait son aspect normal. Le don du colosse avait légèrement diminué ? Si un trou dans l'aile avait eu un effet médiocre, mais où se trouvait la source de son pouvoir ?L'idée de l'instant serait de trouver s'il avait en effet un point qui serait la source de son bouclier qui le protégeait. Se cassant la figure encore une fois en reprenant son chemin vers le palais, ses épées suivent le mouvement en se disposant en cercle donc les lames pointait vers l'extérieur. Le corps inanimé couvert de griffure n'annonçait rien de bon. Cherchant autour de lui si une présence hostile s'affichait à lui. Dans le chaos, un croassement vint enfin annoncer une nouvelle. Tuanio revenant d'une caserne vide, fut contrains d'utiliser encore une fois ses ailes pour une recherche bien précise.

Va rechercher une femme au nom d'Othello. Elle est censée se trouver en ville avec quelques-uns de ses amis. Dit lui que je me dirige vers le palais royal.

Sachant parfaitement que le colosse se trouvait là-bas, Tuanio vint à être en désaccord. Duscisio lui hurla de se hâter. Prenant peur, il reprit sa route dans une direction indiquée par son ami. Rengainant son épée, dissipant les répliques pour se faire un peu plus discret, il continua sa route vers le palais où il se trouvait confronter avec quelques troupes de soldats qui essayaient de tenir éloigner les civils du palais. Un ordre de lui laisser le passage vint d'un soldat qui semblait le connaître. Et lui dire ce qu'il faisait ici.

Je viens apporter mon aide pour abattre cette chose. Si une aile trouée à diminuer ses capacités, il a un point faible quelque part. J'en suis persuadé.

Entrant sur la route du palais avec le soldat, l'herboriste approcha au plus près de l'action pour observer le colosse. Autre sa taille immense son apparence semblait flagrante. Sa nature reptile avait t-elle une similitude avec les animaux plus petits comme serpent et lézard ? À moins d'avoir beaucoup de personnes maîtrisant la glace, refroidir le sang de cette créature tenait du rêve plus que d'une réalité. Par contre sa peau...
Il avança toujours plus prêt du reptile géant, vite arrêter par plusieurs gardes lui signalant du danger. Mais rien à faire, si sa cuirasse semblait épaisse il devait essayer quelques choses donc il était le seul à être capable dans l'instant présent.

Kansid li maota a nifria li vivi, virnis a mi Talarinio.
Quand la mort protège la vie, viens à moi Talarinio.


La poussière qui avait apparue quelques instants éloigna les gardes qui sentaient un certain danger par cette dernière. Il tendit le bras droit vers le haut, la paume ouverte. La masse noire s'y rassembla au-dessus de lui pour former une épée similaire à celle qu'il portait à sa ceinture.

On a déjà essayé ça ne marchera pas, criait inutilement un soldat.
Duscisio tenu son épée dupliquée en lévitation au-dessus de lui quelques instants avant de faire le geste de lancement. L'arme noire née de la magie vola telle une flèche vers le colosse à quelques centaines de mètres devant lui. L'épée se trouvait à quelques mètres mais n'avais toujours pas disparu, mieux. Elle avait passé le bouclier qui neutralisait toutes magies et avait percé de toute sa lame la cuirasse faisant réagir le colosse d'une piqûre au niveau de sa patte arrière. Avec stupeur, quelques soldats criaient leur étonnement. Une magie était passé.
Se retournant et s'éloignant avec les quelques soldats qui l'avaient suivi pour l'arrêter dans sa course folle. Il montra l'épée qu'il avait lancée, toujours plantée dans la peau du reptile. Se souvenant de quelques noms de gradé donc une personne qu'il croisa du regard brièvement : le sergent Vilenya.

Sa barrière n'est plus active depuis qu'il est au sol. Il faut en profiter pour neutraliser cette créature avant qu'elle ne fasse trop de victimes !

Pointant son épée de sa main pour la disloquer, faisant revenir le nuage de poussière sombre vers lui. Comme d'une nécessité, il devait coopéré avec les soldats. Il y avait-il un garde qu'il connaissait ? Il mit peu de temps avant de voir que Vilenya se trouvait parmi eux. Loin d'être seule, il s'approcha d'elle constatant qu'elle était également accompagnée d'une zelos. Se souvenant de son nom et de son grade, Duscisio l'interpella :

Sergent Vilenya. Le bouclier du colosse n'existe plus, il faut le maintenir au sol et en profiter pour l'abattre.

Il n'avait certes pas eu de bon rapport avec ce sergent-là, mais la situation actuelle ne lui laissait gère le choix de laisser les querelles passées de côté pour aider le peuple tant qu'ils le peuvent encore.
Il fut suivi par quelques soldats, dont l'un d'eux interpréta comme le jeune homme avait fait pour percer la défense de la créature.

Résumé:
 


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Ven 1 Avr - 12:18

Suivant le major vers le palais, mes pensées commencèrent à remuer. Pourquoi ces ducons de l'état-major avaient besoin de moi ? Non vraiment je n'arrivais pas à voir pour quoi et cela commença à m'énerver. La dernière fois que l'état-major m'avait appelé en personne, c'était pour aller crapahuter à l'autre bout du continent dans un pays tellement glacé que même un ours des neiges gèlerait sur place et pour trimballer un foutu bout de parchemin qui m'a coûté un homme de mon unité et qui a traumatisé tout le monde. Alors certes, le bout de parchemin en question devait être important diplomatiquement parlant, Irina Dranis s'étant amené plus tard dans Hesperia, lui ayant servi de guide jusqu'au palais mais de là à nécessiter l'escorte d'une unité de l'armée plus habituée à battre le pavé d'une ville que d'aller crapahuter en mission, fallait pas exagérer non plus. J'espérais juste que l'on ne m'envoyait pas encore à l'autre bout du continent car en ce moment il y avait beaucoup plus important. Comme un colosse à tuer par exemple.

Un cri déchira l'atmosphère ambiante, un homme, certainement un chef-balistaire cria
"OUVREZ LE FEU !" et le bruit de plusieurs balistes décochant leurs traits me fit monter le regard et me pétrifia. Le colosse était juste au dessus du camp militaire et les balistes tirèrent dans sa direction, les chefs-balistaire ordonnant de recharger au plus vite. Malheureusement aucun des projectiles n'atteignit le monstre. Tous ? Non, un se ficha dans son aile et celui-ci poussa un cri déchirant. Le colosse fit un vol de travers, une de ses ailes n'étant plus active et le monstre s'effondra. Juste devant l'entrée du palais, à quelques mètres de moi et du major. Mais mon cœur fit un bond dans ma poitrine, cette saloperie n'était pas invincible, des gars à nous avaient réussi à toucher le colosse et à le faire tomber et en même temps que les autres, je poussais un cri de victoire. Désormais, les terrans allaient pouvoir terrasser la créature et l'empailler en trophée !

Alors que je zyeutais le colosse effondré devant le palais, emportant les deux gardes du régiment renardier gardant l'entrée dans sa chute, j'entendis des cris de surprise et certains de douleur derrière moi et je fis volte-face avec le major. Outre le visage stupéfait d'Abi qui me regardait, mon regard portait vers le camp militaire autour du palais. Et je remarquais que nous étions d'un coup étrangement plus nombreux. En regardant de plus près, l'image de l'apparition spectrale d'Abi me revint en mémoire mais cette fois, des spectres apparurent de partout et beaucoup d'entre eux portaient des armures et des uniformes de soldat, le corps arborant des blessures ou moins importantes. Je n'en croyais pas mes yeux et lorsque je pus trouver du coin de l'œil mon unité, un spectre apparut entre mes hommes et là, je pensais vraiment devenir folle. Le spectre en question ressemblait goutte pour goutte à celui qui était mort en Cimmeria et son corps était percé de dagues. Mes hommes apparurent aussi stupéfaits que moi et même le spectre de notre camarade tué semblait étonné d'être là. D'ailleurs c'était un sentiment apparemment partagé par beaucoup des apparitions, toutes étonnées les unes que les autres. Heureusement, malgré quelques dégâts plus causés par la surprise qu'autre chose, les spectres ne semblaient pas hostiles, j'en entendis même certains qui voulaient donner un coup de main aux vivants. Cela me rassura car je frémis en pensant qu'il nous fallait peut être affronter des fantômes en plus du colosse.

Un grondement derrière moi se fit entendre et je vis le colosse qui essayait de se relever péniblement. Une de ses ailes pendait de travers, l'aile blessée, le carreau de baliste s'étant cassé en deux sous la chute mais je soupçonnais aussi l'aile de s'être brisée même si je connaissais rien en anatomie colossienne. Un fugace sourire empli de haine sadique s'afficha sur mon visage avant que j'entendis un sifflement étrange. Je n'eus que quelques secondes pour m'écarter avant de voir une forme, somme toute magique ressemblant à une épée filer à toute vitesse vers le colosse et le percer de plein fouet dans une patte arrière. Un deuxième cri déchirant, de douleur certainement perça l'air mais redoubla notre joie à nous militaires et notre ardeur à partir combattre le monstre. Le major m'avait laissé et était parti rassembler des hommes, me laissant seule avec Abi face au colosse.

Ce dernier me darda son œil mauvais et m'observa, je crus que ce regard allait me tuer sur place, l'œil jaune barré par un étroit iris noir et qui reflétait toute sa haine envers moi mais je fus rejoins par des soldats, les gars de mon unité et quelques spectres de soldats qui avaient sortis des lames fantomatiques. Puis une personne me parla, me faisant tourner le visage vers elle et je ne m'attendais absolument pas à voir ladite personne ici. C'était l'herboriste, avec qui j'eus une rixe verbale il y a quelques temps, un dénommé Duscisio Balibe, il préconisa de profiter de l'absence de bouclier du monstre afin de l'abattre. Ce devait donc être lui qui a envoyé cette épée magique percer la cuirasse du colosse. Habituellement, j'aurais envoyé chié sans ménagement un type que je détestais mais la situation était différente, il fallait mettre nos griefs de côté et œuvrer pour sauver les nôtres. J'hochais de la tête affirmativement à Duscisio et jetant un regard circulaire aux soldats derrière moi, je levais mon GROS gantelet en l'air.


- VOUS AVEZ ENTENDU VOUS AUTRES ?? IL EST PAR TERRE ALORS PERCEZ LUI UN NOUVEAU TROU DANS L'CUL ! TOUS DESSUS ! que je me mis à hurler et je m'élançais vers le colosse, suivie par l'armée dans un bruit de bottes battant le pavé, de lames sorties du fourreau et de cris de guerre.

Des soldats décochèrent des flèches et des carreaux d'arbalète en direction du colosse avant de cesser le feu car leurs camarades venaient d'arriver au contact. Il fallait dire qu'un monstre pareil était difficilement impossible à atteindre. Le monstre dardait son œil sur les soldats terrans en train de lui charger dessus et se prépara à riposter. Je sentis de nouveau son regard me transpercer, comprenant que je devais être celle qui dirigeait l'assaut car étant en tête. Il ouvrit en grand sa gueule et je me disais que cette fois je finirais au fond de son estomac. Mais, à cet instant précis, guidée par le destin ou par un pur coup de hasard, une flèche atteignit le colosse en plein dans l'œil, lui faisant pousser un assourdissant cri de douleur mais cela ne fit que décupler notre haine et la motivation d'éventrer vivant cette aberration de la nature. L'armée d'Hesperia allait pouvoir enfin massacrer son ennemi qui lui avait causé tant de dégâts et de morts. Le colosse fut désorienté et donnait des coups de pattes à l'aveuglette, repoussant plusieurs soldats et en blessant d'autres mais le corps déjà percé de quelques flèches et carreaux. Je n'eus qu'une idée en tête, lui défoncer la cervelle de mes mains. Je me mis à hurler, galvanisée par la présence nombreuse de mes alliés et la fureur du combat.


- LÀ, LES PATTES FAITES GAFFE !! BRISEZ LUI LES AILES, IL FAUT L'EMPÊCHER DE S'ENVOLER À NOUVEAU ! AVEC MOI ! LA TÊTE LE COU !

La tête du colosse s'agita mais le projectile restait fiché dans son œil. Il tourna son autre œil, toujours vers moi et je pus y lire sa haine envers l'humanité mais je crus déceler un début d'effroi , les dégâts commencèrent à apparaître sur son corps, mais je n'étais pas vraiment dans mon état normal, tout mon être aspirait à la destruction la plus pure et la plus simple envers le monstre. Je le regardais en retour et raffermit ma prise sur mes gantelets. Ivre de rage envers cette créature ayant causé tellement de tort, je fis un bond sur le côté pour esquiver sa gueule et lui donnait un puissant coup sur le côté de la mâchoire. Son œil me transperça de nouveau et je me rendis compte que j'étais dos au palais. Tout se passa très vite. Par réflexe, je fis un autre bond sur le côté, tombant à terre alors que le colosse plongea sa gueule en avant et encastra sa mâchoire dans le mur du bâtiment, étant coincé pour l'instant. Je me préparais à lui asséner un énorme coup de poing sur sa mâchoire mais je ne vis pas sa patte avant. Celle-ci m'arriva de plein fouet et me projeta violemment sur plusieurs mètres, me lacérant la jambe et mon plastron au passage. Poussant un cri de surprise et de douleur, je heurtais violemment le sol, le corps un peu perclus de douleur. J'essayais de me relever mais étrangement la situation me fit rire.

- Rhaaa ce que t'as le sens de l'humour… Saloperie…

Je sentis quelques secondes plus tard le goût du sang dans ma bouche et je me rendis compte que je saignais du coin des lèvres. J'observais alors le colosse qui était en train de se faire submerger par les attaques des soldats et de nos alliés fantomatiques. Des hommes étaient blessés, d'autres peut être morts mais le colosse était littéralement en train de se faire déchiqueter vivant malgré les pertes de notre côté. Une bouffée de haine et d'adrénaline me saisit aussitôt, me faisant presque oublier ma douleur, je me mis crier pour repartir au combat.

- T'AS CASSÉ MON PLOMBAGE ! ÇA VA TE COÛTER CHER ! ORDURE ! BUTEZ MOI CETTE ABERRATION ET ARRACHEZ LUI LA TÊTE !

Rejoignant les soldats en train de combattre le colosse, j'esquivais cette fois un coup de patte avant pour parvenir à la base de son cou et lui asséner le plus violent coup de poing que je n'ai jamais donné, au risque de briser mon gantelet, la force du coup décuplée par ma rage et ma haine. La douleur me parcourut tout le bras et le corps, mais complètement dopée à l'adrénaline, la douleur était une simple information à ce stade.

Previously...:
 
Revenir en haut Aller en bas
:: L'Eryl ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Sighild
:: L'Eryl ::
Sighild
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Jeu 14 Avr - 20:55

La situation était désespérante. Sighild n'était pas le genre de femme à apprécier de perdre le contrôle des choses, surtout sur elle-même. Rester là, à subir les évènements, ce n'était pas de son goût. Bien trop longtemps elle avait laissé le temps s'écouler sans réagir mais ici, elle avait été prise au dépourvu. D'une part, elle était relativement contrariée par sa transformation non désirée, forme qu'elle n'assumait que peu tant sa monstruosité la dégoûtait. D'autre part, elle se retrouvait mêler à une histoire qui lui échappait entre son camarade et ce qui semblait être un esprit. Si il y avait bien un rôle qu'elle n'appréciait pas, c'était celui de la chandelle, et cela était sans compter qu'elle n’appréciait pas se mêler de l'intimité d'autrui. La jeune femme avait toujours été pudique avec ces sentiments.

Tentant avec ces mots de lhurgoyfs d'éveiller la conscience de son camarade, ce fut l'apparition qui le ramena à la réalité. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour comprendre les liens qui avaient été les leurs. Mais alors qu'ils échangeait brièvement quelques mots avec leurs regards, l'Eryllis prêta le sien à l'extérieur, au travers de la fenêtre. L'extérieur s'agitait. Mais elle n'eut pas le temps de pousser sa réflexion plus loin que lorsque son attention revint sur sa situation actuelle, le spectre s'en était allé.

Jonas fut alors saisi par une énergie nouvelle, celle du désespoir sans nul doute. Profitant de la voie que l'amazone avait dégagé, ce dernier sortit tant bien que mal des décombres et se rua littéralement vers la ruelle. Ce fut à peine si la jeune femme eut le temps de sortir de son chemin. Mais malgré son poids et sa taille, elle restait alerte et s'écarta en même temps que ce dernier le lui vociféra. Et ce fut à ce moment là, qu'il commença sa quête, celle de courir après une ombre du passé.

Dans l'ombre, la jeune femme se tenait encore dans le magasin. Et pendant un instant, elle avait désiré se montrer sourde à l'appel de détresse de son ami. Mais ce dernier n'attendit pas de voir si elle l'avait bien entendu, et il partit en chasse. Elle, elle demeura là, dans l'obscurité. La porte avait été entièrement défoncée et la lumière du jour entrait dans la pièce comme si cela illuminait une scène. Ses yeux ambrés affichèrent pendant un éphémère instant de la peur, comme si le fait d'être découverte dans cet état était le pire des crimes. Mais elle ne flancha pas. D'un geste de son pied monstrueux, elle poussa ses affaires - ses armes et ses vêtements - sous un meuble branlant. Il n'était pas question qu'un pillard vienne à la voler. Mais à ce même instant, un petit couinement de souris se manifesta. C'était le yorka, le propriétaire des lieux. Il était en vie. Ce peuple était étonnant dans leur capacité de survie.

Elle comprit à cet instant que l'animal allait rester ici, surveiller ses étalages. Ces murs étaient toujours les siens, même en miette. Et ce fut alors à cet instant qu'elle se décida de quitter l'ombre pour la lumière... Un pas, puis deux... et le monde s'ouvrait pour ses yeux de bête maudite.

Si la rapidité de sa course n'était pas la qualité première de sa forme, elle n'en demeurait pas moins assez agile pour avoir celle qui équivalait à un homme normal. Il lui fallait maintenant rattraper Jonas qui avait une certaine avance sur elle, mais puisqu'il était blessé... Connaissant l'odeur du jeune homme et écoutant également son instinct, elle mêla ses talents de pisteuses aux qualités de sa monstruosité. Ce fut ainsi qu'elle retrouva la trace de son ami.

Ignorant alors les cadavres et les cris - ceux qui la voyaient et ceux qui voulaient prendre la fuite face au colosse - elle traça alors sa route jusqu'à percevoir la silhouette de son ami. Ce dernier avait choisi de prendre de la hauteur afin de suivre du regard son fantôme. Mais eut-elle à peine le temps de le percevoir que le colosse vola au dessus de sa tête. Elle eut assez de réflexes pour baisser sa gueule et d'émettre un grognement sourd qui trahissait son agacement. Toutefois, la providence voulut qu'elle ne fut d'aucun intérêt pour la créature, mais ce ne fut pas le cas de certains malheureux en fuite. Attrapez vulgairement et jeter comme des poupées de chiffon. Leur vie avait été réduite à être égale à simples petites fourmis que l'on écrase sans se soucier de leur microcosme. Telle était la valeur de leur vie pour l'immense colosse. Insignifiantes.

Mais plus loin, l'armée du roi se montrait combattif et défendait le palais. Dans leur acharnement, ils avaient réussi à déstabiliser le colosse... ce qui brisa son influence sur les dons de chaque peuple. Sighild s'apprêtait à ce moment là à rejoindre son camarade mais la nature reprit le dessus.

Les transformations étaient pénibles, parfois même douloureuses quand les changements étaient radicaux. C'était le cas pour l'amazone... mais elle avait l'habitude de l'âge, raison pour laquelle aussi elle se contrôlait relativement bien. Et étant donné la situation de panique qui existait, et les problèmes de chacun, on ne prêtait pas attention à ce qu'ils se produisaient, et les lhurgoyfs reprenaient tous leur forme humaine. L'autre inconvénient était bien évidemment leur nudité. Pas d'armes, pas de protection. Toutefois, ils retrouvaient au moins leur magie.

Ce fut donc dans cet étrange circonstance que Sighild se retrouva totalement dénudée, habillée uniquement de sa longue chevelure d'argent. Depuis longtemps les lhurgoyfs avaient appris à ne pas être pudique. Les regards sous sa forme humaine ne l'avaient jamais dérangé. Elle foulait donc pieds nus le pavé froid de la cité et chercha du regard quelque chose pour s'armer ou parer un coup. Il n'était pas question qu'elle revienne immédiatement en arrière chercher ses affaires, il fallait qu'elle vienne en aide à son camarade et cela fut facile. Un petit attroupement s'était formé à quelques pas devant elle, des terrans qui s'agitaient et commençaient à jeter des pierres. Comment pouvaient-ils trouver le temps à s'adonner à cette violence gratuite alors qu'un monstre bien plus puissant brisait leur ville? L'ordre de leur priorité lui échappait totalement, mais elle mettrait cela sur le compte de la peur. Toutefois, son ami était blessé et épuisé, seul, et ils étaient une dizaine. Se plaçant derrière le petit groupe, elle tenta alors de l'appeler.

" Jonas... conserve tes forces. Je vais m'occuper de ceux là. "

Cela était prétentieux? Peut-être, mais elle avait contrairement à autrui toute son énergie... et une expérience non négligeable dans le combat.

" Que vous soyez effrayé soit une chose, que vous soyez lâche en est une autre. "

L'aura qui se dégageait de la jeune femme n'annonçait rien de bon...


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Eros et Thanatos ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Elië Valanatëel
:: Eros et Thanatos ::
Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mer 20 Avr - 17:02

Elle ne put pas longtemps s’abandonner à la satisfaction de la réussite de son tir. La présence glaciale qui occupait sa droite nécessitait qu’elle s’occupe de ce dernier mystère aussi se tourna-t-elle vers elle bien décidée à tirer cette affaire au clair. Elle ouvrit la bouche mais au lieu de la question qui lui brûlait les lèvres, seul le silence fut le messager de sa surprise alors que l’ombre titanesque fondait sur le quartier. Toutes ailes repliées contre son corps écailleux et poussant le cri strident dont il submergeait la cité depuis quelques passage dans les nues maintenant, il piquait sur les toits, la mâchoire béante vomissant ses cauchemars et étincelant la menace de ses crocs acérés. En un clin d’œil tout le reste passa au second plan. La lutte entre le Sindarin et le Lhurgoyfs ainsi que l’ombre venue provoquer sa curiosité après une certaine frayeur au bord du toit. Tout cela pouvait bien être précipité dans les abîmes, elle n’y pourrait rien, mais sa propres sécurité était en jeu. Elle ne pouvait pas rester ainsi exposée sur ce toit alors que ce dernier était promis à l’ire reptilienne ! Tout en jetant la sarbacane dans le vasistas, elle s’allongea prestement sur la pente du toit saisit promptement les deux brins de corde au-dessus de sa tête et ramena les genoux contre sa poitrine avant de projeter ses pieds dans le même mouvement en direction de la lucarne par laquelle elle était arrivée. Si tout se passait comme son esprit le projetait, elle devait réaliser une sorte de roulade arrière à contre pente en direction de l’ouverture du toit. Malheureusement les douleurs articulaires et musculaires que la « révélation » lui imposait en décidèrent autrement. Elle parvint tant bien que mal jusqu’à la hauteur, mais seule une jambe passa dans le vide du grenier tandis que le reste de sa personne demeurait sur les tuiles. Avec horreur elle vit la bête comme glisser sur les toits, les ailes maintenant écarté en un plané meurtrier, soulevant les couvertures des bâtiments à la seule force du vent engendré par son simple déplacement. A l’avant ses mâchoires étaient comme des ouvertures vers l’enfer tandis qu’à l’arrière, sa queue fouettait nonchalante les déséquilibres de son vol.

Elle plongea dans l’ouverture sans se soucier de la manière de se réceptionner. La corde se tendit un instant, la maintenant entre deux sols avant qu’un fracas de pierres éventrées ne lui parvienne et qu’elle ne sente reprendre sa chute. Ses mains en avant elle s’apprêtait de façon assez routinière et aisée à exécuter une roulade qui amortirait sa chute. Au-dessus d’elle, les pierres, plausiblement celles de la cheminée qui lui avait servi d’amarrage quelques instants plus tôt roulèrent sur les tuiles, les brisant dans un tintamarre de minéral brisé. Alors qu’elle roulait dans un nuage de poussière, elle entendit le craquement du lattis qui cédait sous le poids des débris. Elle tenta de rouler sur le côté. L’escalier était là tout près sur sa gauche. Mais les éclats pleuvaient maintenant à l’intérieur des combles et elle sentit une douleur au crane qui aurait sans doute éclaté si elle n’avait bénéficié, à cet instant de la robustesse des Zélos. Etourdis elle parvint  tout de même à terminer son mouvement vers les marches de bois de l’échelle de meunier. Sa vision devint soudainement trouble et sa vision s’obscurcit alors qu’elle roulait sans contrôle de sa chute vers  le plancher en contrebas.

« Ampf ! »

Le souffle coupé et désorientée elle tenta de se relever mais le hasard avait choisi cet instant pour lui imposer une nouvelle épreuve. Son squelette semblait devoir se briser sous ses muscles et sa peau alors que ceux-ci avaient décidé de visiblement prendre une autre forme. Hors de question de se relever alors comme elle n’avait souhaité et elle tenta seulement de ne pas hurler tandis que les douleurs la tordaient comme une poupée désarticulée sur les planches, alors que le tonnerre de destruction semblait devoir rouler au loin au-dessus d’elle. Un nuage un nuage de poussière descendit lentement de la trappe et envahit la circulation de la maison tandis que le Syliméa tentait de s’assoir tant bien que mal contre une paroi, tentative dérisoire pour se convaincre qu’elle maîtriser encore quelque chose. Alors que les affres de son dos s’estompaient elle sentait ses mains se disloquer. Par réflexe elle les mit à l’abri sous ses aisselles et se recroquevilla sur elle-même de douleur.

Elle ne se souvenait pas d’autant de souffrance lors de la première métamorphose impromptue et se demandait bien sous qu’elle apparence elle retrouverait ses esprits. Les douleurs s’évanouirent petit à petit mais elle se sentait toujours plus faible. Elle tendit l’oreille. Dehors un bruit très vague lui parvenait mais aucune violence proche ne semblait se dérouler à proximité. Petit à petit elle reprit un peu de force et posa ses mains sur ses genoux. Une peau terne ridée et maladive les couvrait à présent, boursoufflée de grosses veine sombres. Elle remonta ses manches, prise soudain d’une nouvelle panique. Tout son être était enveloppé de la même peau de vieillard. Elle saisit une mèche de ses cheveux elle était clairsemée filasse et blanche comme une neige cendrée. Péniblement elle se remit sur ses jambes et courut dans la première pièce de la maison maintenant abandonnée.
Non ce n’était pas là qu’elle trouverait ce qu’elle cherchait. Hagarde, elle se traina d’une pièce à l’autre jusqu’à tomber sur un miroir. Une face d’ancêtre grimaçante lui sourit.

*Ce n’est pas vrai !*

Le visage qu’elle contemplait était grisâtre et émacié, fripés et ridé jusqu’aux paupières qui  n’abritaient plus que la pâle ombre de ce qui pétillait naguère sous de long cils désormais absents.  Une perle rouge vint s’écraser sur son reflet effaré. Elle porta la main à son crâne. Toute à sa nouvelle angoisse, elle avait oublié le choc qu’il avait enduré dans les combles. Ses doigts poissèrent instantanément de rouge.

*Manquait plus que ça !*

Elle jeta au loin le miroir qui alla se briser contre un mur. Ecartelé entre plusieurs urgences elle se cogna à l’embrasure d’une porte tandis qu’elle tentait en pure perte de retrouver son apparence de…

« …Sindrine !... Et.. les yeux verts… »


*Quelque chose pour cette blessure…*


Elle avisa une panière pleine de linge propre espérait-elle et en tira un drap qui fut tant bien que mal déchiré en bande dont elle se fit un bandage de fortune. Les bords effilochés lui pendaient dans le visage et finissaient de ruiner son moral déjà en berne.

« Sindarine ! Sindarine ! »

Cherchant la sortie de cette masure qui signifiait l’enfer pour la coquette, elle porta en titubant les mains à sa poitrine.  Ses seins pendaient honteusement dans les hardes qui la couvraient encore malgré les déboires qu’elles avaient subis. Rien ne rappelait plus les courbes qu’elle s’était sculptées et qui faisait chavirer les hommes de toute race. Chaque pas lui faisait endurer mille tourments.
C’était ça la vieillesse !

« Ca va finir ! Sindrine nous sommes ! »

Seul le fait d’avoir déjà une fois changé sans raison d’apparence lui offrait une lueur d’espoir tout en lui indiquant une idée de la cause de ce dérèglement.

« Saloperie de monstre ! Il y aura bien quelqu’un pour te faire la peau ! »

Oui c’était cela ! Exterminer ce semeur de cauchemar. C’est ce qu’elle devait faire, mais comment. Elle avait perdu toutes ses armes dans cette journée désastreuse et elle était plus faible qu’un nouveau-né. Il lui fallait trouver de l’aide et ce n’était pas ici qu’elle la dénicherait. Elle finit par s’extirper de maison et se retrouva sur la placette. Elle jeta un œil alentour mais le lieux était désert.
Elle devait se rendre à l’évidence ni Léogan ni le loup monstrueux n’étaient plus là. Avait-elle sombré dans l’inconscience à un moment leur laissant le temps de terminer leurs petites affaires ? La bestiole avait-elle réussi à prendre la fuite malgré le sédatif des fléchettes ? Trop de questions auxquelles elle était, en l’état, incapable de répondre. Elle fit quelque pas à l’extérieur et retourna vers le toit. Il était à présent éventré tout comme celui des maisons voisines. Certaines voyaient même une partie de leur pignon effondré.  Elle s’étonna soudain de ne plus apercevoir le spectre qui lui avait tenu, un instant, compagnie.  Depuis sa chute elle n’avait plus pensé à lui, mais maintenant que son apparition lui revenait à l’esprit elle se demandait ce qu’il était advenu de lui. Emporté par l’effondrement ? Elle haussa ses épaules décharnées. Elle avait d’autres chats à fouetter et elle ne regrettait en rien l’apparition qui lui avait imposé sa présence à un moment où elle avait d’autres priorités. Elle passa machinalement, sa main fripée sur le bandage de sa tête. Visiblement il avait suffi à stopper le saignement et c’était bien la première bonne nouvelle depuis longtemps.

*Tout le monde a pris la poudre d’escampette !
_ En tout cas ceux qui pouvaient courir…
_ Qui pouvaient courir ! Mais bien sûr !
_ La femme poisson ?
_ Oui la femme poisson, elle doit toujours être plantée au même endroit !
_ Sauf si notre forban a réussi à la rejoindre…*


Elle n’avait de toute façon pas beaucoup d’autres alternatives. Il fallait juste qu’elle retrouve la demeure de la sirène. Même si elle arborait un physique au porte de la tombe, elle était encore familière de sa chère cité d’Hespéria et n’aurait aucun mal à retrouver l’adresse qu’elle avait quitté en compagnie du Sindarin quelques dizaines de minutes plus tôt. Elle rebroussa donc chemin. Au fur et à mesure, elle retomba dans le chao des gens qui fuyaient tout sens même si le plus gros de la population semblait s’être mis à l’abri. Seuls des gens égarés et souvent blessés erraient encore au milieu de la désolation des rues ravagées. Des corps jonchaient les pavés et ce n’était pas le fait du monstre ailé. Les bouleversements qu’il avait provoqués faisaient plus de dégâts que ses mâchoires.

Le retour se fit évidemment bien plus lentement. Elle n’était plus entraînée par le course du Sindarin et ses vieilles jambes ne… Quoi que…
Soudain elle sentit une vague de chaleur et de réconfort la parcourir. Elle regarda ses mains sur lesquelles sa peau semblait se retendre. Reflexe de l’assassin qu’elle était, elle jeta un regard autour d’elle, inutile de s’exhiber en pleine métamorphose. Elle avisa une impasse encombrée de caisse renversées qui feraient l’affaire pour la dissimuler et s’y précipita. Assise à l’abri des regards indiscrets elle regarda son corps reprendre la forme qui lui était si familière. Elle se mit à respirer plus profondément avec soulagement une larme de contentement coulant bêtement sur sa joue. Enfin, elle se leva et sortit de sa cachette presqu’en dansant.

Elle n’eut pas besoin de retrouver la maison. La sirène marchait maintenant dans la rue et s’agenouillait auprès des blessés Si sa forme avait changé, son teint et son visage délicat étaient parfaitement reconnaissable. Elle la rejoignit auprès d’une vieille femme à la jambe fracturée. Prise de dégoût au souvenir de sa mésaventure en pays de sénilité elle resta droite, la tête toujours enveloppée de ses bandages de fortune pour adresser la parole à la soigneuse.

« J’ai perdu Léogan et le loup. Des nouvelles ? »

Formulant la question elle laissa son regard courir dans les recoins de la cité comme si cela suffirait à les faire apparaître.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Le Messager
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Ven 22 Avr - 21:02



Il semblerait que les objets de la haine du colosse n'étaient pas que de simples fourmis. En effet, il fut surpris par leur ruse et la satané flèche qui avait trouvé son aile pour le faire tomber à terre. Les Hommes, malgré la peur qui gagnait leur ventre, semblaient résolument vindicatifs et prêts à se sacrifier pour sauver la ville et leur roi.

Leur confiance fut découplée lorsque qu'un jeune mage se rendit compte que le bouclier d'anti-magie de ce dernier n'était plus activé, et vit alors la possibilité d'une victoire. Incertaine, mais possible. Grâce à cela, un des sergents de l'armée ragaillardit par la découverte, poussa chacun de ses hommes à une attaque frontale du colosse. Toute leur force fut déployée alors que le sergent attirait l'attention de l'immense créature. Ce fut un véritable miracle que ce dernier ne mourut pas de la patte puissante de la créature.

Mais plus l'affrontement durait, plus le colosse était acculé et s'épuisait en essayant de repousser chacun de ses minuscules agresseurs. Blessé de toute part, borgne, les os brisés, sa fin avait été annoncé aux portes du palais royal. Et ce fut à ce moment là, qu'il poussa un râle guttural et un nouveau phénomène étrange se fit connaître. A cet instant là, comme l'avait fait chacun de ses prédécesseurs qui s'étaient réveillés, des images frappèrent les esprits de tous ceux qui se trouvaient dans son périmètre, causant des maux de tête insupportable, forçant leurs esprits...

Un grand palais inconnu... un sentiment de colère et de désarroi... une étrange chaleur dans les mains, et du sang sur chacune d'entre elles... deux corps sur le sol... un homme qui se défend... l'image d'une femme souriante... du sang... de la douleur... des soldats... des morts partout...

Tout redevint brutalement normal. Les migraines et les images avaient disparu. Le colosse venait de pousser son dernier soupir. Son corps s’effondra alors de tout son poids sur les marches royales. Puis une étrange lumière fit son apparition, s'échappant alors de la gueule béante du monstre volant. Elle stagna dessus sa tête quelques instants avant de brutalement disparaître vers les cieux. Et tout aussi vite que la lumière disparue, ce fut le corps du colosse qui se désagrégea brutalement en une nuée d'étincelle. Il n'y avait plus rien.... comme si il n'avait jamais existé.


₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪


- SITUATION GÉNÉRALE -

Le colosse vient d'être abattu par les soldats sous le commandement de Vilenya. Ce dernier a littéralement disparu dans une nuée d'étincelle lorsqu'il a rendu son dernier souffle, avant qu'une boule lumineuse s'échappe de son gosier de manière énigmatique. Il ne restera plus aucune trace physique de lui.

Par contre, il existe de nombreux dégâts dans la cité : l'entrée du palais a été littéralement éventrés, de nombreux toits de maisons brisés, et les victimes se comptent par centaines : à la fois à cause du colosse et de la panique qu'il a engendré, mais aussi à cause des lhurgfoys transformés qui ont perdu le contrôle. C'est sans compter que les blessés sont nombreux.

Le roi décidera de lui même qu'elle récompense il offrira aux soldats et autres Hommes et Femmes ayant défendus les citoyens, mais aussi le sort réservé aux lhurgoyfs qui ont causé du tort malgré eux.



Fenris/Léogan => Vous êtes pour le moment porter disparu. Si vous passez par là, envoyez un mp à Othello pour voir si elle vous prend en charge pour vous soigner.

Othello/Elië => Othello, tu es libre de commencer à soigner les blessés. Elië, vois si tu veux l'aider dans cet entreprise ou bien à continuer à chercher tes camarades.

Abigaël/Vi/Duscisio => Vous êtes libre de détailler vos derniers coups si vous le souhaitez, et marquer un point final à l'attaque contre le colosse.

Tekum => Je te laisse éventuellement parler de ton exfiltration si tu le souhaites.

Sighild/Jonas => Jonas, il te sera impossible de pénétrer dans le château à l'heure actuel. Trop de soldat sont devant le palais. Sighild fait face à tes agresseurs, et devra sans doute prendre rapidement la fuite (sa tête d'Eryllis demeure mise à prix pour le moment).



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
::  Infante de Kesha ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Othello Lehoia
:: Infante de Kesha ::
Othello Lehoia
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Dim 24 Avr - 21:29

Trouver une âme à aider ne fut pas compliqué : où que ses yeux se posent, un cadavre était tombé. Contre les murs, des hommes et des femmes gémissant faiblement se lamentaient. Le gros de la bataille avait ruisselé le long de la rue, emportant la guerre et le chaos avec lui, comme un torrent pourpre. Comme une arrogante gâtée, la sirène avait l’embarras du choix – ironie du sort. Ses yeux encore noyés du fantôme de son père, elle trouva un premier yorka à côté de la maison où elle se trouvait, et commença à s’enquérir de ses maux. De nombreuses questions rongeaient son esprit. Où étaient Elza et Ilyan ? Et leur enfant, allait-il bien ? Et Fenris, et Léo ? Et Duscisio ? Tant de noms sur une liste qui lui parut interminable, s’allongeant à mesure qu’elle comptait les corps étalés sur les bas-côtés. Des rescapés d’une noyade humaine, était-ce possible ? Il lui sembla soudain que la panique avait fait plus de dégâts que le colosse lui-même. C’était bien ironique... Même un monstre titanesque ne pouvait rivaliser avec les êtres eux-mêmes, et leur manie frénétique de tourner au berzerk dès qu’une chose inconnue et dangereuse montrait le bout de son hideux nez.
Comme hypnothisée, l’ondine commença sa besogne, allant d’être en être, de fracture en plaies, en commotion, en choc, pour aider ses prochains. Elle n’avait rien de bien différent d’un robot : l’esprit ailleurs, l’œil fermé, sans mot dire, à œuvrer silencieusement et avec une infinie douceur auprès de ces gens dans le besoin. Un râle retentit de nouveau au loin... Autour d’elle, d’autres se joignirent à l’ouvrage. Entre deux pensées encore un peu troubles, elle en vint à se dire que le colosse devait être en de bonne main, pour que la panique ait ainsi déserté la rue qui lui parut alors gonflée d’un lourd silence.

Près plusieurs minutes à errer dans les décombres auprès d’une poignée de personnes, elle finit par croiser le regard d’une vieille femme, une terranne, sûrement, qui gisait là, dans un silence de cathédrale. Ses yeux semblaient lui souffler de ne pas l’aider, de la laisser là où elle attendait que la mort vienne l’emmener dans son sillage. La sirène comprit aussitôt. Car à cet instant, elles avaient les mêmes yeux, qui avaient connus les mêmes miracles d’outre-tombe. Les mêmes fantômes. Elle s’approcha doucement d’elle, s’agenouilla à ses côtés. La pauvre ne demandait pas son reste... Quand une voix s’éleva derrière elle, la poussant à se retourner violemment. Bien que sur ses gardes, la sirène apparaissait plus que jamais impassible, toute émotion disparue de son visage de porcelaine, aussi impénétrable que le faciès d’une poupée.
Une dame se tenait derrière elle... Ou en était-ce bien une ? La sirène la dévisagea de long moment, n’arrivant à percevoir que quelques zones petites parcelles de peaux à travers les bandelettes maculées qui cachaient sa figure. Mais son corps ne faisait pas de doute : malgré ses vêtements qui étaient dans un état plus ou moins bons, elle remarqua les courbes élégantes et lascives d’une femme dans la plus belle fleure de l’âge. Mais ce fut ensuite ses yeux qu’elle croisa, bien que la jeune inconnue lui fit bientôt volte-face pour regarder dans le lointain de la rue. Et sur son épaule... Elle crut reconnaître le sac qui fut transmis à Léogan pour défaire le lupin. Othello était pensive : qui était cette ingénue, et d’où se connaissait-elle ? Cette façon de l’aborder et cette franchise n’étaient pas anodines, et de toutes évidences, elle connaissait Léogan et Fen... La sirène baissa la tête. L’ombre d’une petite demie-heure, elle avait presque oublié la forme bestiale du marin de sable, et ses crocs s’abattant sur des passants innocents pour les écraser comme de vulgaires fruits, maculant les pavés lisses de petits tas de chairs, d’une purée grossière et rouge... L’ondine ne répondit pas, retournant la tête pleines de cauchemars à sa besogne.

L’odeur lourde de fer que la plaie supputait était difficile à respirer, tant elle était nauséabonde. Malgré tout, Othello, au chevet de la vieille femme, affaira ses doigts squelettiques sur la blessure ouverte, sentant sous ses pulpes les reliefs de la chaire et les frontières de la coupure. La vieille dame la regarda faire, aussi muette qu’elle. Toutes deux n’avaient réellement rien à se dire. La pauvresse blessée n’avait qu’à se laisser faire, et la sirène, en proie à un mutisme sauvage, n’avait qu’à la guérir. Une fois le problème cerné, l’ondine se pencha sur la plaie, joint ses mains dont il émana bientôt une vive lumière, d’une douceur bleuté incomparable. Sous ses paumes, l’os fracturé commença à craquer, viscéralement, pour se souder. Sa chaire s’unit, son sang ne coula plus et sa peau se ferma doucement. Une fois la besogne accomplie, Othello regarda la vieille dame, l’air triste et fatigué qui fuyait son regard. Elle avait l’air las... Non, pas choquée, ni perdue. Profondément ennuyée... Pendant l’ombre d’un instant, elle pensa qu’elle avait fait une erreur en la soignant. Puis elle se ressaisit et déposa délicatement un baisé sur son front, plissé et froissé comme une étoffe de tissue.

Une fois la vieille femme soignée, la blanche releva son corps, et se rendit soudain compte de l’immense fatigue qui l’avait saisit. Ses jambes tremblantes avaient de la peine pour la maintenir debout. Ses bras commençaient à souffrir de vives secousses, qu’elle cacha en joignant religieusement ses mains. Il était vrai que depuis qu’elle était sortie de la maison, désespérée, acharnée, hantée, pour soigner frénétiquement quiconque viendrait sur sa route – autant par bonté que par désespoir de cause, devait-elle se l’avouer, elle n’avait fait que d’utiliser sa magie de soin, sans se méfier des effets que cette utilisation massive aurait sur elle. Le contrecoup la rattrapait finalement.  Doucement, elle rejoint la femme inconnu, se plantant devant elle. Les deux femmes debout, comme deux colonnes millénaires que le temps et les désastres de la nature auraient épargnées.


« - Pardonnez-moi Madame. Mais cela doit faire quelques temps que je les ais perdus aussi. » Lui souffla-t-elle, coupable, se remémorant péniblement son immobilisme notoire pendant la bataille. Au moins, à Gaeaf, le colosse avait eut la bonté de s’élever des flots. Là, elle avait pu être un peu utile. Pendant quelques secondes, elle regarda la jeune femme, sans trop savoir que dire – idiotement, elle ne savait quoi dire. Elle avait la sensation qu’elles s’étaient peut-être déjà croisées, mais rien de claire, ni de sûre. Cependant, elle ajouta : « Où étiez-vous pour la dernière fois ? Je les ais perdu très vite après l’arrivée de cette... Chose. Je ne sais pas ce qu’il est advenu d’eux. Peut-être pourriez-vous m’en dire plus

Pendant plusieurs secondes, elle la dévisagea sans trop comprendre ce qu’elle cherchait, puis l’ondine tourna la tête, constatant une énième fois que les rues étaient remplis de morts et de blessés. Tout cela avait été comme un rêve, et elle ne saisissait pas encore tout à fait ce qu’il venait de ce passer. Maintenant que le temps s’était un peu écoulé, elle commença a ressentir une inquiétude naissante, et à comprendre que ses amis avaient peut-être subis le même sorts que les cadavres qui maculaient les lieux... Un besoin avide de savoir grandissait en elle, et elle regardait la femme bandée avec une certaine gravité. Ce n’est qu’alors qu’elle ne saisit qu’une infime mesure des dégâts, et qu’elle comprit à quelle point la ville avait été éventrée. Et on ne parlait pas d’un petit village, comme Gaeaf. Mais d’Hesperia, l’étoile du continent, LA cité des lumières, de tous les plaisirs, de toutes les mondanités. D’un seul coup, l’ampleur des ravages lui apparut : les toits arrachés, les maisons ébranlées, les rues clairsemées... Et ce n’était que la partie qui lui était visible. Que cela pouvait-il bien être dans les lieux où la bête s’était posée... Un carnage. La ville allait maintenant devoir se relever de ses souffrances, s’élever de nouveau.

« - Vous avez l’air fatiguée, vous aussi... Je peux vous soigner, si vous avez la moindre blessure. » Dit-elle soudainement, remarquant une nouvelle fois les linges qui couvraient le visage de l’inconnue enrubannée. « Nous avons tous eut une rude journée... » Conclut-elle.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Eros et Thanatos ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Elië Valanatëel
:: Eros et Thanatos ::
Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Lun 25 Avr - 22:15

Elle se sentait maintenant comme au bout d’un long chemin harassant. Le soulagement de reprendre son apparence favorite semblait le lui tomber sur les épaules alors qu’elle faisait le bilan de cette journée. Des transformations incontrôlées et on ne peut plus douloureuse, une course après un monstre entraînée par un Sindarin qu’elle ne connaissait en fait pas plus que cela, une chute d’un toit même si elle ne s’était pas finie dans la rue une mais bien avec une pierre sur le crâne, le tout agrémenté d’une séance de tir sur une bestiole qu’il aurait été plus simple d’occire une bonne fois pour toute si elle n’avait pas semblé être chère à Léogan Jezëkael. Comment pouvait-on se prendre de sympathie pour un éventreur aveugle qui semait le chaos sur sa route ? Elle se le demandait encore tout comme elle se demandait comment elle s’était laissée entraîner là-dedans elle qui ne ressentait que peu de compassion pour son prochain.

*Sans doute la panique de la première transformation ?...
_ J’avoue ma précieuse que nous n’étions pas très belle à voir…
_ Dans tous les sens du terme !*


Elle pouvait à la rigueur concevoir d’être prise au dépourvu à cause du pouvoir du monstre ailé qui avait ravagé de sa seule présence la capitale d’Eridania, mais se voir changée en Zélos était un comble qu’elle n’avait pas encore digéré, tout comme d’ailleurs le fait d’avoir ressemblé à une sénile avec bien plus qu’un pied dans la tombe.

Les bras ballants, elle contemplait sans la voir la cité jonchée de décombre, de blessés et de cadavres. Une intense lassitude gagnait tout son corps. Le haut de son dos était raide de sa chute seulement en partie contrôlée dans le grenier, ses articulations finissaient tout juste de se rappeler à son bon souvenir d’ex-vieillarde et pour finir, son crâne enveloppé à la va-vite et presque oublié grâce aux urgences auxquelles avait dû faire face, commençait à battre comme un Lhurgoyf qui veut s’extirper du corps policé dans lequel il est enfermé. Ce n’était pas une excuse pour expliquer l’indifférence que le spectacle de la rue lui inspirait. Elle n’était pas prompte à s’émouvoir pour son prochain surtout considérant qu’elle se souvenait des coups de dague à l’aveuglette qu’elle avait lancés au hasard, distribuant blessure et mort au hasard de sa course affolée. Savoir que des corps pouvaient être de ses victimes provoquait une réaction de protection instinctive contre le remord que tout être un tant soit peu socialisé pouvait éprouver en de telles circonstances.

Son regard tomba vers la guérisseuse dont la fine silhouette se cassait en deux pour venir en aide aux blessés. Elle ne semblait as en mener beaucoup plus large que la rouquine mais ne se dé »robait pas à ses obligations. Elle pensa à Duscisio Balibe et à Irina Dranis qui était capable de s’oublier pour la sauvegarde des autres. Cela se pouvait-il que les gens soient faits de ce bois qui les pousse à s’occuper les uns des autres ? Ce serait pour elle une bien grande surprise ! Elle se souvenait de l’exil de la Sindarine qu’elle avait été, de tous les contrats qui disaient à eux seuls la haine que les hommes pouvaient éprouver pour leur prochain. Ces trois-là devaient donc faire figure d’exception. De toute façon pour qu’ils puissent s’adonner à leur inclinaison, il fallait bien que du malheur s’(abatte sur certains sinon leur soi-disant grandeur d’âme n’aurait aucun sens… Elle eut un sourire désabusé et un peu cynique au coin des lèvres, sourire qui s’effaça lorsque le masque de porcelaine se tourna vers elle. Etait-ce sa mission qui illuminait ce visage ? Elle la trouva très belle dans sa fragilité. Comment un être aussi fluet pouvait supporter toute la souffrance du monde ? Son regard se posa ensuite sur ses mains un peu tremblantes sans doute de fatigue à force d’avoir œuvré pour soigner tous ces pauvres gens.

*Quelle pitié ! Elle s’est épuisée à soigner tous ces morts en sursis, et n’a pas pensé qu’elle se rendait de plus en plus vulnérable en cas d’agression, comme si elle était sûre que tout danger était écarté…*

Leurs regards se croisèrent et elle put y voir l’incompréhension. Visiblement elle ne la reconnaissait pas. Elle ne pouvait lui en tenir rigueur le chaos était si total lorsqu’elle avait brièvement pénétré dans son champ de vision et elle était si concentré à se mouvoir tant bien que mal pour aider ses amis qu’elle n’avait sûrement pas fait attention à la Zélos en guenilles qui était tombée de nulle part et essayait à ce moment de se faire la plus discrète possible, honteuse qu’elle était de son apparence. Si la Yorka n’avait pas subi sa transformation pisciforme, Elië ne l’aurait sans doute pas remis à l’heure qu’il était.

Elle écarquilla les yeux de surprise puis fronça les sourcils en voyant la soigneuse de détourner d’elle sans même lui répondre. Elle n’avait pas eu pourtant le temps d’être désagréable avec la fille de neige. Si elle était pleine de dévouement on ne pouvait pas dire qu’elle se laissait guider par les convenances sociales qui voudraient qu’elle lui répondît avant de se remettre au travail sauf si la vieille était à l’agonie et de ce qu’elle pouvait en juger, ce n’était tout de même pas le cas… Ne sachant qu’elle attitude adopter, elle porta sa main à l’arrière de sa tête comme si elle devait entrer dans une intense réflexion. Cela eut pour effet d’augmenter la douleur de son crâne et elle laissa retomber sa main sur le sac à fléchettes… Devait-elle passer son chemin ou bien lui laisser le temps de prendre en compte sa présence ? D’un côté, le sort du loup ne lui importait pas du tout et la sirène, elle ne la connaissait pas plus hormis ses talents de guérisseuses et de confectionneuse de sédatif. Il n’y avait guère que Léogan qui la retenait dans les parages. Le Sindarin avait réussi à éveiller sa curiosité et son amusement lors de leur seule rencontre et elle aurait tout de même bien aimé savoir ce qu’il était devenu après l’éboulement de la maison. Et puis il y avait ce marteau qui frappait avec obstination sur son pariétal gauche. Soit quelqu’un pouvait la soigner ici et maintenant, soit elle ferait bien de rentrer chez elle, prendre un bain et se coucher pour permettre à son crâne de se faire oublier. La perspective d’une cicatrice sur cuir chevelu ne l’enchantait guère, mais grâce à son don de modelage de sa personne, elle pouvait arranger ça… Il fallait juste qu’elle évite une infection sinon elle serait bonne pour un passage par l’herboristerie des lumières… Ses yeux papillonnèrent brièvement de fatigue et se laissèrent attirer par l’ouvrage de la Yorka si elle ne jugeait pas ses oreilles.

Elle avait déjà vu l’expression d’un tel pouvoir à Gaeaf de la part de la grande prêtresse de Kesha et elle avait envié un instant cette capacité à refermer les blessures. La lumière bleuté renouvela le charme et elle se sentit attiré par ce pouvoir qu’elle ne possédait pas et qui lui serait de toute façon inutile excepté si elle l’appliquait à son cas personnel. Elle ne se voyait pas à la place de l’ondine, tripoter des chairs immondes, car c’était bien l’impression que la jambe usée par les ans lui donnait. Encore, un joli filet de sang rouge l’aurait bien tentée, mais là… Elle garda cependant le silence à la fois médusée et dégoûtée alors que les doigts accomplissaient le miracle de Kesha. Elle haussa les sourcils de surprise devant le baiser de la soignante à sa patiente. Comment dire qu’elle ne s’imaginait pas une seconde dispenser ce geste de tendresse à une parfaite inconnue, même si quelques minutes plutôt elle avait une apparence bien proche de l’ancêtre et aurait peut être apprécié de ne pas rebuter les autres comme elle se révulsait.
Elle regarda la prêtresse se relever avec peine.

*Et tout ça pour se retrouver dans cet état !*

Les légers tremblements de tout à l’heure s’étaient mués en soubresauts qui commençaient à secouer les membres de la jeune femme. La fille avait cependant du cran. La Syliméa le regarda essayer de prendre le dessus sur sa fatigue mais ne fit pas de commentaire, l’effort qu’elle faisait méritait qu’on lui accorde l’illusion qu’elle donnait le change. Soudain un immense respect pour cette poupée glacée envahit la rouquine. Elle ne partageait certes pas sa façon d’envisager la vie, mais son courage imposait une l’estime sincère à la Ladrini. Elle lui sourit gracieusement et écouta sans broncher l’absence de nouvelles.

« J’étais avec eux… »

Elle indiqua d’un geste vague la direction d’où elle revenait après avoir constaté la disparition des deux « amis », si tant est qu’on puisse qualifier d’ami quelqu’un, monstre plutôt qui ne rêve que d’une chose vous dévorer.

« Mais le colosse m’a séparée d’eux. »

Elle ne jugea pas opportun de rentrer dans les détails pour le moment il serait temps plus tard de la faire si cela s’avérait nécessaire. Elle se mit en devoir soudain d’ôter le sac à munition de son épaule.

« D’ailleurs, je crois que c’est à vous… »

Elle lui tendit doucement l’objet attendant qu’elle le prenne.

« Il doit en rester trois ou quatre, je ne sais plus très bien… »

Elle sentit alors sa propre fatigue dans le bras sans tonus qui tenait le sac, elle plissa les yeux et dut bien admettre que l’observation de la guérisseuse se révélait exacte. Fatiguée oui et la douleur de son crâne n’y était sans doute pas étrangère. Elle porta doucement la main au bandage qui finissait de déliter : on ne s’improvise pas infirmière comme cela. Le tissu avait rempli son office jusque-là mais le pansement de fortune demandait maintenant grâce. Elle commença à le dérouler de sa tête et finit par arrêter son geste lorsqu’elle sentit qu’il avait collé à ses cheveux et la plaie d’où elle avait essayé d’empêcher le sang de s’écouler. Elle fit une petite grimace.

« J’avoue avoir sans doute besoin d’aide pour cette… »

En temps ordinaire, elle aurait sans doute complété sa phrase avec un « bêtise », histoire de donner le change, mais la fatigue commençait à avoir raison de son humour et elle la laissa en suspend. En outre l’infirmière des rues était plus petite qu’elle et l’occasion était trop belle de s’assoir. Elle se retrouva bientôt à même le sol à côté de la vieille qu’elle tenta d’oublier et somme toute y parvint assez bien après un dernier regard qu’elle voulut indifférent. Elle baissa légèrement la tête pour laisser les doigts experts et agiles s’affairer au milieu de ses cheveux agglomérés par le sang qui dissimulaient la blessure dont elle ignorait tout de la gravité. Elle garda le silence pendant un moment mais la Yorka ne semblait pas beaucoup plus bavarde et elle se sentit obligée de faire un brin de conversation, occasion de satisfaire sa curiosité.

« Vous les connaissez depuis longtemps ? »

Elle aurait pu aborder un sujet plus urgent comme la possibilité que le colosse réapparaisse, mais c’était vers les deux protagonistes qu’elles avaient en commun qu’elle avait dirigé son interrogation.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le rosier blanc ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Duscisio Balibe
:: Le rosier blanc ::
Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 26 Avr - 11:58

Dès que la nouvelle fut enseignée au sergent, elle se répandit comme une traînée de poudre.
L'armée entière disposer à la défense du palais fut lancée dans l'ultime assaut qui allait achever le colosse une bonne fois pour toute.
Duscisio allait les accompagner. Puisqu'il se trouvait sur les lieux sa propre force de frappe serait d'une grande aide. Le groupe qui l'avait suivi pour annoncer la nouvelle restait avec lui. Ses volontaires proposait leur aide et attendait même des instructions pour la manière d'attaquer le colosse. Chose surprenante au vu que Duscisio au vu de l'armée restait un civil. Ses épées les auraient impressionnés ? Pourtant, ce n'est que le début. Au vu qu'il ne savait pas si une autre magie serait efficace, la poussière noire continuait de se déplacer autour de lui, prête à former de nouvelles épées dont il a le secret. Avant de repartir à l'assaut, l'herboriste leur conseilla de prendre une puissante arme de jet. Les arbalètes étant un lanceur de projectile intéressant les soldats vint rapidement à aller chercher ses armes. Le jeune homme ne les attendait pas, le temps presse.
Dégainant son épée, tirant l'une de ses formules dans un murmure de concentration, plusieurs d'entre-elle firent son apparition au-dessus de sa tête.

Monsieur Herboriste, quels sont les ordres ?

Les ordres ? Le sergent vous les a déjà donnés. Tirez jusqu'à que mort s'en suive !


Dès qu'il hurla son rappel d'ordre. Il pointa Toribrioé vers le colosse qui lança aussitôt les cinq répliques dans la direction. Premier jet, premières blessures. Les projectiles magiques s'enfoncèrent de toute leur lame dans plusieurs parties du corps de la créature. Suivi des carreaux des soldats qui l'avaient suivi sans oublier les multiples attaques venant de tout homme présent.

~~ ~~ ~~ ~~

Durant ce temps, Tuanio son familier avait parcouru plusieurs rues à la recherche d'Othello comme il l'avait ordonné. Attendant que les choses se tasse, le corbeau vola au-dessus pour surveiller le colosse de loin, se faisant du soucis pour son ami et aussi pour délivrer le message à la demoiselle le plus rapidement possible, les ronds qu'il faisait en croassant son nom en continue à intervalle régulier. Alors qu'il entendit le nom de la bouche de quelqu'un d'autre le corbeau blanc se posa non loin d'elle, ne portant même pas attention à la femme rousse à côté d'elle qu'il reconnut sans difficulté par son attitude changeante, portant plus attention à sa mission. Le colosse durant ce temps venait d'être abattu.

Othello ? Croassat-il. Je suis le familier de Duscisio.

Attendant quelques instants qu'elle soit attirée par le prénom de l'albinos. Il se montra de toute son envergure, jusqu'à qu'elle porte son regard sur sa présence.

Duscisio se trouve actuellement au Palais Royal.

Croassant une dernière fois pour prendre part de sa propre inquiétude au fait qu'il aurait pu être l'une des victimes de la créature à l'heure qu'il est. À vrai dire, il aimerait y aller le plus vite possible avec Othello pour s'assurer qu'il allait bien.

~~ ~~ ~~ ~~

Le combat était rude et la fin approchait. Alors que celui-ci poussait son dernier râle d'agonie. Une nouvelle vision força son esprit d'un mal de tête. Les sensations étranges qu'il partagea n'avait rien d'ordinaire, la vision non plus. L'image de la jeune femme souriante ne donnait rien de bon à prédire, comme si cette personne était responsable de tout ce qu'il se passait ici. Puis plus rien. La seule choses que l'on pouvait constater était le dernier soupir dans une dernière secousse lors de la chute de son propre corps criblé de trous.
Le colosse avait rendu l'âme.

Épuisé par les nombreuses épées qu'il avait envoyés, les trois dernières se trouvaient encore dans le corps de la créature quand elle rendit son dernier souffle. Un énorme soupire de soulagement s'échappa des poumon de l'albinos.
Quelque instant après, il se passa quelque chose d'étranges. Alors qu'il essayait de reprendre son souffle pour chercher Vilenya qui s'était prit un coup de l'énorme patte du colosse et savoir comment elle se porte, la gueule de l'immense cadavre laissa échappée une étrange lumière. Restant quelques instants au-dessus de la tête du monstre avant de disparaître dans les cieux. Le corps du colosse suivi peut après. Chaque partie du corps de la créature devint une étincelle pour ne laisser aucune trace de sa présence. Seul les dégâts qu'il avait provoqués restaient, les blessés, les morts et disparus.

Les épées de Duscisio n'ayant plus aucune prise sur quoi que ce soit tombèrent par gravité dans un fracas métallique, certain soldat encore présents manquèrent de se faire écraser par l'une d'elle. S'approchant de ses propres invocations, le jeune mage mit la main dessus, qui eut pour résultat pour les trois lame de se disloquer en morceau et de disparaître dans la même poussière noire qui les faisait apparaître. Cette même poussière n'apparaissait plus autour de son possesseur. Venant rapidement au premier geste, Duscisio vint à porter son regard autour de lui pour chercher à nouveau Vilenya. Quand il la trouva il s'approcha d'elle pour l'aider à se relever de son combat, même s'il tenait lui-même à peine debout.

On peut dire que vous êtes solide comme un roc, sergent. Laissez-moi vous aider.

Son altercation avec elle semblait avoir été totalement oubliée dans cette collaboration, pour sa part en tout cas. Les rixes n'avaient plus lieu d'être dans ses moments. Au vu des dégâts subit par la capitale il serait mieux de se serrer les coudes plutôt que croiser le fer.
L'emmenant au prêt des soigneurs les plus proches, l'herboriste vint à lui donner vent de ses prochaines actions.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit de ma part, n'hésitez pas. Si vous voulez bien me permettre je vais me reposer un peu avant d'aider à soigner les blessés.

Il n'attendit pas de réponse. La première envie en tête était de savoir où se trouvait Othello et comment elle se portait, mais les soldats et civils blessé avaient leur importance. Rien qu'en marchant vers un coin de repos, il attira le regard de plusieurs soldats qui le remercient de leur avoir apporté l'information à propos du bouclier. Leur moral s'était tellement remonté grâce à ça, qu'on pouvait dire qu'il avait bel et bien changer la donne. Ne faisant qu'un signe de la main, il s'assoie contre une baliste, après avoir retiré son épée de sa ceinture.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous Invité
Invité

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Jeu 28 Avr - 12:51

Le combat continuait à faire rage contre le colosse, acculé contre l'entrée complètement défoncée du palais et la résistance de cette saloperie fit exploser ma fureur et me dopa encore plus à l'adrénaline, oubliant complètement les coups que j'aurais pu recevoir et ma massive coupure sur la jambe et le saignement de mon plastron. Mes collègues soldats furent emportés par la fureur qui nous saisit tous et on continuait à découper le colosse qui était en train de mourir peu à peu. Cette douce sensation de savoir cet ennemi en train de crever sous ses coups m'arracha un sourire d'un sadisme que je ne savais même pas possible venant de moi. Puis, voyant que le colosse ne pouvait pas bouger, j'eus la brillante idée, après avoir esquivé un coup de gueule qui le coinça dans le bâtiment, de prendre appui sur une de ses pattes, et sous les yeux de mes collègues je grimpais sur le colosse pour atterrir sur sa tête, luttant également pour conserver mon équilibre mais également pour esquiver d'éventuels coups de la créature. Je pus accomplir ce que je voulais le plus, c'est-à-dire de lui défoncer le crâne de mes mains. Bourrinant le haut de sa tête des coups de mes gantelets qui étaient un peu cabossés, je pus croiser le regard de l'œil du colosse de nouveau et j'arborais le sourire et le visage le plus sadique possible en croisant son iris avec le mien.

- Pour que tu saches qui t'envoies en enfer ducon…

Mais un soubresaut de trop du monstre me fit chuter et je tombais lourdement sur les gravats, mon dos tellement irradié de douleur qu'il me rappela à la raison et m'arracha un hurlement au milieu du tumulte de la bataille. Le colosse me jeta un autre regard et je le lui rendis en lui envoyant toute la haine que j'avais pour lui malgré la douleur de mon corps, celui-ci ouvrant en grand la gueule, certainement pour m'avaler entièrement mais je ne me couvris pas le visage et je hurlais de rage mais aussi de peur en le voyant ouvrir la gueule aussi grand et un long râle guttural sortit de ses cordes vocales mais ce râle n'avait rien de haineux ou de colérique mais sonnait plutôt comme une plainte. Alors qu'il était tout près j'en profitais pour lui asséner un dernier coup sur le museau mais mon esprit fut assailli alors que je ne m'y attendais absolument pas. Comme tout mes frères et sœurs d'armes, nous fûmes attaqués par des images violentes, celle d'un palais, d'un homme se battant, d'une femme souriante, de soldats se battant… le tout saupoudré de la fureur d'une bataille mais aussi d'un désarroi et du goût de sang dans la bouche ainsi que de la douleur d'une blessure subie. Je hurlais de douleur, pensant que ma tête allait exploser avant que je ne revins à moi, la douleur disparue aussi subitement qu'apparue, tout comme les visions. Le colosse poussa un dernier râle avant de s'effondrer de tout son long, sa tête manquant de m'écraser, m'obligeant à rouler sur le côté dans un réflexe.

Une lumière se matérialisa, sous l'apparence d'une boule de feu, stagnant au dessus de sa tête inerte et chacun d'entre nous, soldats, spectres, mages, civils fixèrent la lumière en question durant quelques instants et elle disparut brutalement dans le ciel. Personne ne réagit alors que devant nous, le corps du colosse se désagrégea entièrement, tombant en poussière, ne laissant même pas de squelette subsister. J'étais toujours à terre, m'étant redressée en m'appuyant sur les coudes devant ce qui était il y a encore quelques secondes, la tête du colosse. Le temps se figea pendant encore quelques instants avant qu'une immense clameur retentit. Chaque soldat de l'armée d'Hesperia poussa un cri de joie, l'ennemi ayant été vaincu. Moi j'en restais encore muette d'étonnement et ce fut Balibe qui me tira de ma torpeur.


- On peut dire que vous êtes solide comme un roc, sergent. Laissez-moi vous aider.

Sa réplique faillit m'arracher un sourire mais alors que je saisis la main qu'il me tendait, manquant de chuter lui-même, le geste m'arracha un cri de douleur qui me prit dans la hanche et je faillis ne pas me relever si je n'avais pas également été soutenue par deux soldats qui me soutinrent par les aisselles. Plu aucun soldat ne criait de joie cette fois, il fallait s'occuper des collégues morts et blessés.

- Ouais, ouais… Hgnnn !! Merci mon vieux… Gen…gnnn gentil à toi d'être passé nous voir ici… On s'amusait tellement…

Nous fîmes quelques pas ensemble et deux soldats avec les galons de soigneurs sur leurs épaules vinrent à notre rencontre. Ce fut le moment choisi par Duscisio de prendre congé de moi. A peine sa réplique balancée, il nous laissa et je le regardais partir s'assoir contre une baliste. La douleur de mes blessures me rappela de nouveau à mon propre cas. L'un des deux soigneurs examina rapidement mes blessures et convint de me transférer aux tentes qui servaient d'hôpital de fortune. Les deux soldats sur lesquels je m'appuyais avec mes aisselles insistèrent pour m'y conduire avec une joie non dissimulée. Je pouvais à peine marcher et j'avais une jambe en charpie donc de l'aide n'était pas de trop alors que le soigneur qui était resté en retrait était parti s'occuper d'autres collègues. Le chemin était long jusqu'aux tentes des soigneurs, il fallait traverser tout le camp, de l'entrée du palais jusqu'au tente et je me disais que ce chemin n'allait être qu'un calvaire pour moi bien que deux soldats m'aidaient à tenir debout, la douleur de ma blessure sur le plastron étant plus forte encore. Alors que je boitais, soutenue par mes deux compagnons, beaucoup de soldats tournèrent la tête vers moi.

- Qu'est ce… Hmmff  qu'ils ont tous… à nous regarder ? demandais-je péniblement.

- Je crois que c'est vous… qu'ils regardent sergent. Faut croire que vous avez impressionné les gars… Vous avez mené l'assaut contre cette merde après l'épée magique du mage, vous vous souvenez ? On peut dire que vous et l'herboriste avaient sauvé Hesperia. me répondit un des soldats qui me soutenait, toujours sa joie admirative sur le visage.

J'ouvris les yeux d'une surprise non feinte et je m'aperçus que mon collègue n'avait pas entièrement tort. Chaque soldat de l'armée autour me regardait désormais, certains avec admiration, d'autres avec respect, d'autres encore avec crainte, même parmi les plus gradés que moi. Certains soldats ponctuaient leurs regards d'un simple mais respectueux Sergent… ou encore Vi… ou Sergent Vi… ou encore me saluaient d'un salut que je n'avais jamais vu aussi réglementaire. J'en devenais muette d'étonnement, je n'avais été confronté à de telles attentions de la part de mes collègues de l'armée et une petite troupe de soldats valides se massa autour de moi et mes compagnons. Une voix familière vint alors troubler ce semblant de recueillement somme toute assez silencieux, troublé uniquement par les va-et-vient des soigneurs, les cris des blessés, les cliquetis des armes et des armures.

- Vive le Poing de l'Armée ! Vive Vi LE sergent d'Eridania ! Je tournais la tête frénétiquement pour trouver la provenance du cri et mon regard croisa celui de Dom, mon bras droit que je croyais porté disparu au milieu de la troupe de soldats autour de moi.

En guise de réponse, une petite troupe d'hommes que je soupçonnais être mon unité poussa un cri de victoire en levant leurs armes et le poing en l'air. Cri de victoire qui fut aussitôt repris par l'armée en chœur, des épées, des lances et d'autres armes pointèrent vers les airs et certains soldats scandaient des
VI ! VI ! VI ! J'en étais ébahie et abasourdie, ne sachant que dire et tout aussi admirative que mes collègues qui me soutenaient. Dans ma douleur et mon malheur, je sentis une onde de bien-être m'envahir au milieu de mon abasourdissement. Les voix de tout ces hommes et femmes qui combattaient dans le même uniforme que le mien et qui me soutenaient me mirent du baume au cœur et m'aidèrent à ne pas m'évanouir de mes blessures, relevant la tête pour regarder vers eux et leurs visages et esquisser un sourire béat, ne comprenant non plus pas vraiment ce qui m'arrivait. Je voulais leur rendre ce qu'ils me donnaient et malgré mon état, je voulais prononcer quelques mots pour eux. Mais ils fallaient d'abord qu'ils arrêtent leur vacarme. J'ordonnais à mes compagnons de s'arrêter et l'armée autour fit de même mais mit un peu de temps pour se calmer, les soldats voyant que je voulais parler. Je balayais mon regard, toujours soutenue par les deux soldats et j'attendis que la troupe fasse silence.

- Soldats ! Aujourd'hui, on a remporté une grande victoire ! Même un colosse n'a pas pu venir nous chier dans les bottes ! On lui a fait un trou tellement gros dans l'cul qu'il en mort en poussière ! L'hilarité s'empara de l'armée mais je ne pouvais rire moi-même bien que je le voulais, mes mots m'arrachant quelques rictus de douleur. Maintenant, prenez soin de vos gars, occupez vous de vos amis et collègues morts et blessés. Mais souvenez-vous, Nous sommes l'Armée d'Eridania, rien ne peut Nous arrêter ! ERIDANIA VICTOR !! hurlai-je et je ponctuais mes paroles en levant mon poing rageur vers le ciel sous les acclamations, les cris et les VI ! VI ! VI ! qu'ils continuaient de scander avant de repartir pour les tentes des guérisseurs aidée par mes deux collègues.

Maintenant je ne désirais plus qu'une chose, c'était d'être soignée par les guérisseurs, loin du tumulte de l'armée. Mes deux compagnons d'un instant me saluèrent impeccablement et je fus prise en charge par le guérisseur que j'avais croisé avec Duscisio à l'entrée du palais. Ce dernier m'allongea sur un brancard et me fit retirer mon armure avec grande peine et m'examina.


- Hum joli discours sergent Vi… qu'il me lançait d'un ton désinvolte alors qu'il désinfectait mes blessures en tirant de drôles de grimaces. … Non seulement vous les avez impressionnés au combat et vous vous en êtes sortie mais en plus vous avez pu aligner quelques mots pour les encourager. C'est vraiment remarquable, maintenant ils vous suivraient jusqu'en enfer si vous le leur demandez.

- Rhooo fermez la… GNNN !... Doc… Ils ont juste fait leur boulot c'est tout… Hgnnff… comme pour moi… Faut juste… des fois leurs rappeler que.. Ufff… c'est bien ce qu'ils font… Le leur dire quoi…

- Tout de même sergent, admettez que vous avez abattu un monstre pareil, ce n'est pas rien. Faites attention là, ne bougez pas trop…

- Grumph… Hm oui c'est pas faux… Mais maintenant faut… s'occuper des nôtres… et reconstruire… HGNN !! … 'tain Doc, ça fait mal bordel ! Vous voulez que je pisse encore plus le sang ?!

- Vi, restez tranquille bon sang ! Vous avez une chance que seuls les dieux peuvent accorder pour avoir des blessures pareilles après un tel combat alors n'aggravez pas ça ! Le discours du toubib me calmait un peu alors qu'il continuait de me soigner, mon corps toujours endolori.

- Vous avez de belles blessures sergent mais vous vous en sortirez. Toutefois, je dois vous garder encore en observation, combien de temps je ne sais pas encore et puis il y en a d'autres parmi vos collégues qui sont plus amochés que vous. Le guérisseur se leva et alla chercher des onguents. Lorsqu'il revint, il me regardait dans les yeux. Ne vous méprenez pas sergent, je suis aussi admiratif que les autres sur ce que vous avez fait vous et l'herboriste. Comme vous l'avez si bien dit, nous avons remporté une grande victoire aujourd'hui. Rappelez-vous en. Les autres se chargeront de le faire de toute manière. N'oubliez pas sergent, ce que l'on fait dans sa vie, résonne dans l'éternité. J'opinais sur ces mots énigmatiques, ne comprenant pas vraiment ce qu'il voulait dire mais fière et heureuse d'avoir survécue et d'avoir vaincu.
Revenir en haut Aller en bas

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Tekum Seh

Tekum Seh

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Mar 3 Mai - 14:46


Exfiltré, un mot cours pour un principe agréable celui de sortir, disparaitre, se fonder dans le plus grand des secret pour n’avoir jamais été là ou simplement sortir des mails d’une émaille pose sur un filet comme pour agresser toute personne qui s’en approchera.

Mais rien n’est plus simple pour une plume, rien n’est plus naturel pour un serpent, et surtout quand les choses tournent et rougeoient et alors que la volonté vermillion et la haine cinabre rejoignent l’égout et la glaise en des petits clapotis de fluide rythmant gaiment la vie triste des gens dont elle s’écoule avec un certain élan artistique. Et le tic tac incertain du cœur mourant qui s’essouffle seul sur le sol pose alors le battement bien séant d’une marche presque solennelle.

Alors, loin sous la terre on marche tranquillement, dans l’ombre d’une ombre qui n’est jamais éclairé que par les restes d’un suif soiffard et apeuré n’ayant probablement jamais vue le jour, elle jette son élan sur le rat fuyard qui s’essouffle vainement piaillant comme si c’était important de dire à un nid perdu que des humains sont passé là, alors que le nid le sait, et que les dit humain connaissent mieux ces boyaux étriqué d’une civilisation mourante que les rats eux même. Doucement suivant les battements dégénéré d’une foule en délire d’avoir abattu un monstre d’une beauté grandiloquente et certaine d’avoir fait quelque chose de bien et d’heureux, les pas s’égraine comme le sang disparait dans les fausses qui mènes au couloirs mornes qu’empreinte l’homme qui n’as jamais été là et sa troupe.

Ils sont une vingtaine, des membres de sa garde personnelle et quelques guides qu’ils échangent en chemin contre un autre, la voie à déjà été vérifié, elle est celle d’un vent, couvert de son inexistence à partir du moment où il arrête de passé. Oublié simplement alors qu’il sort loin dans la ville, dans une petite chaumière à la lumière d’un jour sans fin appeler nuit d’aveugle.
Là, las, le Duc attend tranquillement la suite de son escorte qui a quitté la ville avec l’une des caravanes de Fen et ses prêtres, et les vingt prêtres de Fen rejoignent ceux qui distribué la nourriture, la richesse et le salut dans cette ville où la gangrène se dispute de jours en jours la place des restes de sagesse qu’on pourrait percevoir. Mais n’est-il pas sage de profité de ce que vous offre la vie ? Alors la sagesse et la gangrène ne se battent pas mais ne font qu’un car cette gangrène profite à tous, mêmes aux plus grands … Ou surtout au plus grands ?

Il sourit doucement sous sa capuche baisser et monte dans le chariot alors que ses hommes marchent à ses cotés, ils ont quelques longs jours de marche, mais dans le chariot un nécessaire d’écriture et un petit bureau ainsi qu’un secrétaire l’attendent sagement, le travail reprend alors qu’il n’as put s’amusé que quelques instants.

Il reprend son souffle et se remet à ses occupations, à Arghanat, pour Arghanat, par elle et à jamais à son peuple. Dans le fond de deux ruines, la plume rudérale et vivace, agrandit ses racines et détruit petit à petit, comme une plante ronge et s’infiltre, les socles anciens.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: L'Eryl ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Sighild
:: L'Eryl ::
Sighild
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Dim 8 Mai - 18:29

L'air devenait de plus en plus électrique. La peur, les tensions et la peine l'emportaient sur la raison de chacun et il était particulièrement facile de céder à ce qu'il y avait de plus sombre en chacun de nous. Les lhurgoyfs étaient les plus à même de le savoir, cela vivait en eux chaque jour qui passait. N'était-ce pas une des raisons qui avaient fait d'eux des créatures craints et méprisés? L'ignorance était un fléau terrible et le courage manquait aux Hommes.

Ce fut donc dans ce contexte là que Sighid se tint de tout son corps face à ses assaillants. Ho, il n'y avait là aucun soldat, aucune personne qui devait avoir la moindre notion de combat si ce n'était les petits bagarres de bar. Ce n'était qu'une dizaine de citoyens terrifiés, de bien maigres adversaires. Toutefois, il était nombreux, chacun possédait sa magie et le désespoir les rendait imprévisible. Les prendre de haut serait une erreur et tenter d'utiliser la diplomatie une perte de temps. D'ailleurs, cela ne se fit pas attendre.

" Qu'est-ce que vous voulez! Vous êtes aussi un de ces montres? ", commença à maugréer l'un d'entre eux.
" Tu ne devrais peut-être pas... j'ai un mauvais pressentiment", dit un autre en tentant de le calmer.
" Laisse-moi! Ils ont tué mon fils! ", s'écria le premier.

L'individu brûlait de colère et cette même colère s'exprima par sa magie. Imprudemment, il s'attaqua directement à la jeune femme en lançant un sort de feu. Ses compagnons, surpris, reculèrent mais pas la jeune femme. En quelques secondes, cette dernière disparut dans un nuage de poussière et alors que son adversaire afficha un rictus satisfait, elle réapparut devant lui. Ni une, ni deux, il n'eut pas le temps de réagir qu'elle lui donna un coup violent dans l'estomac, lui coupant le souffle et le faisant tomber dans l'inconscience. Il ne fut pas le seul qui fut surpris par cette entrée, et cela eut pour effet de disperser un peu plus le petit attroupement.

Les moins courageux - et peut-être aussi les plus malins - comprirent rapidement qu'il n'avait pas à faire à n'importe qui. Sans nul doute la prenaient-ils pour une mercenaire, mais ils ne restèrent pas pour le lui demander. En attendant, cela réduisit le nombre de ses offenseurs à cinq individus : deux femmes et trois hommes. Bien évidemment, Sighild ne souhaitait pas les mettre à mort - cela aurait été bien plus facile -, seulement les assommer pour lui laisser l'opportunité d'aider son ami.

" Encerclez-la! Elle ne pourra pas nous attaquer tous en même temps ", dit une jeune femme

Toujours silencieuse, la lhurgoyf les laissa alors effectuer leur petit manège. Elle regrettait de pas avoir ses armes avec elle, l'affaire aurait pu être vite régler. Toutefois, elle n'en demeurait pas moins calme et sereine... jusqu'à ce qu'elle tapa violemment du pied sur le sol. Là, des lianes sortirent d'entre les pavés et saisirent les individus par leur cheville, attirant leur attention sur comment s'en débarrasser. Profitant de cet instant, l'éryllis se rua sur l'un d'entre eux et l'assomma d'un coup derrière la nuque, puis s'en prit au suivant en lui donnant un coup dans le nez. Ce dernier se préoccupa tellement de la douleur qu'il ne vit pas le nouveau coup de la jeune femme qui l'envoya valser.

Mais les trois personnes présentes n'allaient pas se laisser faire, et une des jeunes femmes tenta de frapper Sighild au visage, et elle l'évitant de peu. Le dernier homme encore debout en profita pour chercher à immobilier la lhurgoyf, en l'attrapant par derrière et par les bras. Les deux femmes tentèrent un assaut combiné, mais ce fut les pieds de l'amazone qu'elles se prirent dans le bas ventre.... et l'homme un coup de sa tête dans le visage. Il ne lui en fallut pas plus pour assommer ce dernier. Toutefois, les femmes étaient plus téméraires et utilisèrent leur magie : l'une lança une lame de vent qui effleura le bras de l'éryllis, l'autre tenta de lancer une attaque d'ombre. L'unique choix qui se présenta alors à la jeune femme se fut à nouveau de disparaître sous forme de brume, et comme pour leur compagnon, avec rapidité et agilité, elle n'eut d'autres choix que de les surprendre par derrière pour les sonner.

Tout s'était passé très rapidement et sans tuer qui que se soit, simplement quelques petites blessures superficielles. D'ailleurs, Sighild observa son éraflure avec dédain mais cette dernière s'effaça et ne laissa plus aucune trace sur la peau pâle de la guerrière. Toujours muette, elle dépouilla alors deux hommes à terre pour en voler les manteaux, dont un qui l'habilla temporairement. L'autre, elle le destina à Jonas vers qui elle se tourna rapidement.

" Met-toi cela sur le dos. Je vais t'aider à te relever. Je vais te ramener au magasin où je me trouvais. "

Sans attendre de réponse de sa part, elle le regarda avec sévérité.

" Je te conseille de ne pas me contredire, ni de refuser. Tu n'es pas en état de poursuivre ton amie. Le yorka qui vit dans le magasin possède des pouvoirs de soins qui pourront au moins te soulager. "

Elle lui tendit la main et passa son bras autour de son cou pour l'aider à marcher. Il y avait toute la ruelle à remonter, rien d'insurmontable cependant. Pour l'esprit fantomatique, elle ne s'en faisait pas car il avait fui. Et puisqu'il était déjà mort, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Elle reviendrait d'elle-même vers Jonas tant qu'il serait présent à la cité. Quant à Sighild, il ne lui était pas permis de rester encore bien longtemps, elle avait été trop exposé et son visage aurait pu être identifié par quelques mauvaises personnes. Après tout, les éryllis demeuraient toujours des femmes recherchées et une prime demeurait sur leur tête. Et si on venait à mettre la main sur celle qui était à la tête de la caste, cela ne promettait rien de bon...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
::  Infante de Kesha ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
Othello Lehoia
:: Infante de Kesha ::
Othello Lehoia
MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   Sam 14 Mai - 14:43

A présent que les deux femmes se faisaient face, l’ondine distinguait bien plus justement les traits de la rouquine. Même si sa posture était belle, et fière, son allure était troublée par les loques qu’elle portait sur son dos. Mais si de son visage, seuls les yeux étaient tout à fait visibles, cela n’avait guère d’importance. Ils attiraient suffisamment toute l’attention. Néanmoins, plus elle la regarda, plus elle s’aperçut que ses bandelettes n’étaient pas qu’un choix esthétique... Elle avait été blessée. Ses yeux coururent de nouveau les décombres. Qui ne l’était pas ? Cela pouvait bien attendre quelques minutes, elle serra un peu plus ses doigts entre eux pour contenir leurs rictus, et regarda la flamboyante lui sourire, pour poursuivre le récit de leur mésaventure.
La blanche redoubla alors d’attention, ses oreilles pleinement déployées pour suivre ses mots, ses gestes, et regroupés les informations pour reconstituer cette étrange histoire. Ils étaient ensembles, donc... La sirène se retrouva de nouveau dans le salon, face à son miroir, face à la fenêtre, les yeux hésitant entre les figures plus ou moins humaines que lui montrait l’artefact, et le mélange d’animaux, de monstres et de rampants de la rue. Il ne lui sembla pas l’avoir vu dans tout ce chaos... Elle grimaça alors. Il y avait tant de monde dans cette rue après tout, elle aurait pu manquer quelqu’un facilement. C’était comme une immense botte de foin dans lequel on aurait jeté une poignée d’aiguilles. Bien qu’elles fussent nombreuses, ce n’était pas pour ça qu’on les retrouverait facilement. Elle lâcha alors un soupir glacé, et tâcha de se projeté dans les dires courts de l’inconnue.

Ainsi, ils fuirent dans la rue. Cela lui avait effectivement échappé. Il faut dire qu’elle avait été quelque peu... Absorbée par un autre problème. Son attention avait rapidement quitté la rue. Et pour cause : pouvoir dialoguer avec son père trépassé, ce n’était pas très commun. Comme si elle les voyait, elle suivait comme une idiote le geste de la rousse, à suivre leur fantôme jusqu’à les voir disparaître au détour d’un mur de béton, éclaté sur le sol. Elle ne comprit pas jusqu’où ils allèrent ensembles, car apparemment, le colosse fit des siennes et la sépara des deux compères. Une pierre tomba dans l’estomac de l’ondine quand ses mots s’effondrèrent sur le sol. Elle ne devait pas savoir ce qu’il était advenu d’eux, alors. Doucement, elle songea à Fenris, s’imaginant qu’on lui avait déjà fait la peau. Un poids énorme fit son nid dans ses entrailles. C’est seulement à cet instant qu’elle se rendit compte qu’elle venait de découvrir le visage sombre que son ami lui avait caché. Mais le choc lui évita le trouble de penser plus : elle se contenta de ça, les yeux perdus sur le cadavre de la rue.
Le mouvement sur son côté attira son attention, et elle vit la rousse masquée lui tendre le sac qu’elle portait au bras depuis tout ce temps. Son attention s’était porté quelques secondes sur lui, mais cela n’avait pas duré. Maintenant qu’elle l’avait sous les yeux, elle pu constater rapidement qu’il s’agissait du fameux sac de munitions de Léo, qu’on lui avait chargé de transmettre, avec l’aide de l’érudit. Doucement, elle passa ses doigts sur le cuir abîmé, évitant scrupuleusement de regarder son contenu pour ne pas fâché le Lupin, et le plaça sur sa propre épaule. Il ne devait pas peser un kilo, et pourtant il lui sembla porter une trentaine de kilos...


« Merci beaucoup Madame. Mais il y a eut une méprise, c’est le sac de Léogan. Peut-être que si nous avons un peu de chance, nous pourrons rapidement le lui rendre en main propre. » Lui dit-elle gentiment, essayant de sourire, mais arrêtant bien vite – une grimace est pire qu’un sourire forcé.
La flamboyante eut soudain l’air absente, encore plus éprouvée qu’avant, et Othello se tint prête à agir, pensant même qu’elle allait tomber en avant. Mais heureusement il n’en fut rien, la rousse se tenait toujours sur ses deux jambes, bien que la fatigue s’écroula sur elle de tout son poids. C’était un réflexe idiot. Mais elle avait vu tant d’hommes et de femmes s’écrouler dans les dernières minutes – ou heures ? – qu’elle doutait presque que cette crise fut finit. Doucement, la jeune femme retira ses bandages, et la sirène put alors découvrir pleinement son visage. C’était une femme d’une beauté sans pareille, dont la peau semblait si douce malgré les tâches incarnât. Ses yeux la déstabilisèrent particulièrement, mais ils seyaient à merveille ce faciès hypnotique. Elle s’imagina alors faire face à une dame du monde, à une  noble peut-être. Ou simplement une mystérieuse inconnue, comme une rose sauvage, qui cachait jalousement sa beauté.

Cependant, sa beauté heurta rapidement un mur, quand elle se trouva incapable de retirer complètement le linge de sa tête. Othello leva les yeux jusqu’au sommet de son crâne. Apparemment, le sang avait coagulé sur le tissu et l’avait fait prisonnier. Quoiqu’il y ait dessous, cela n’avait pas l’air d’être très beau à regarder. Mais si plaie il y avait, il était urgent de l’aider et de la soigner. Quelques minutes plus tard, elle tenait le côté de la vieille femme, et les deux s’ignoraient si bien qu’Othello en vint à se demander si elles avaient seulement conscience de leurs existences mutuelles. Faisant de son mieux pour s’adosser au mur, elle tenta de soulever le tissu avec le plus de délicatesse possible. Même si elle ne bronchait pas, elle savait que l’état de la blessure devait être catastrophique... Et elle avait raison. Apposant ses doigts sur son crâne, elle effleura doucement la zone où se sang s’était cristallisé et tira gentiment sur la bande avec son autre main, de façon à la décoller de la plaie. C’était une vision difficile. Heureusement, le crâne n’avait pas été éclaté, mais la blessure était importante. Par endroit, comme sur le bandeau, le sang était devenu dur et écailleux. Mais ailleurs, il n’était qu’une bouillie pâteuse et odorante, imprégnant ses doigts blancs d’une boue écarlate. Se murant dans le silence et dans un mutisme concentré, la prêtresse répéta les gestes qu’on lui avait longuement enseignés. Le sang était un problème. Sa magie ne serait pas très utile si sa tête restait maculée de la sorte. Doucement, elle fit apparaître dans sa main un petit glaçon qu’elle laissa fondre dans le creux de sa paume, laissant tomber sur la chair des petites goutelettes rafraîchissantes et purifiante
. « Ca peut être un peu froid... » Lui souffla-t-elle sans être très sûr d’être audible. Bientôt, le sang s’était répandu sur ses cheveux roux, troquant leur douceur pour des fibres rugueuses. Mais la plaie était propre.

Doucement, elle joint ses mains de nouveaux. Respirant très profondément, elle allait commencer à la soigner, quand la rousse lui adressa la parole, brisant de nombreuses minutes d’un silence professionnel – ou pesant, selon le point de vue. La jeune sirène en fût surprise, mais pas pour autant déstabilisée. La lumière bleue inonda ses doigts sibyllins, et sous ses paumes, elle sentait doucement la blessure se résorbait. Othello n’était pas du genre à faire la conversation, encore moins de celles qui se livrent facilement. Mais elle se sentait étrangement loquace. Et puis, cette jeune femme avait vécu des moments dures, sinon terriblement douloureux. Lui répondre était le moins qu’elle puisse faire pour elle – et à vrai dire, il était inutile de se battre contre son caractère renfermé, elle n’en avait pas la force.

« - Je connais Léogan depuis quelques mois... » Compte fait, elle se ravisa. « Ou plutôt un peu plus d’une année. Peut-être même plus. Il est colonel au temple où je prends mes offices. » Où je prenais... Mais elle ne se corrigea pas pour autant. « Nous avons vécus de belles aventures ensembles, c’est un homme de valeur. Et pour Fenris, je le connais depuis de nombreuses années... » Une partie de son esprit devint comme lourd, brumeux. Je le connais ?... Rien n’était moins sûr, maintenant. Et si elle se refusait à dire qu’il avait commis ses crimes de son plein grès et que ce n’était qu’un des terribles désirs du colosse, il n’en restait pas moins qu’elle était emplie d’incertitudes. « Il m’a sauvée, en mer. Nous nous sommes retrouvés depuis peu. »

Décidément, elle n’était pas douée pour s’épancher, estimant qu’elle ne pourrait pas faire mieux.
« Et vous, se pourrait-il que vous les connaissez aussi ? » Lui dit-elle doucement, commençant à sentir ses paupières s’alourdir sensiblement. Sa plaie allait de mieux en mieux, et elle distinguait en entrouvrant ses doigts les chaires se refermer.
Une voix l’alerta soudain, au-dessus d’elles, si bien qu’elle leva alors les yeux dans sa direction. Un sublime corbeau aux plumes blanches comme la neige, ou comme une crème laiteuse et délicate. A sa – leurs ? – grande surprise, le volatile se mit à leurs parler. Les oreilles de l’ondine s’abaissèrent brutalement. Duscisio ? Ainsi, il allait bien ? Elle était adorablement rassurée. C’était une excellente nouvelle. En réponse à l’animal, elle sourit gentiment, et regrda la blessure.


« - Merci beaucoup pour ces nouvelles, mon ami. Tu peux retrouver ton maître, j’ai encore affaire ici. » Elle indiqua le crâne de la jolie rousse. « Dés que cela est finit, je vous rejoindrais. » Elle se retourna alors vers la belle, pour lui faire sa proposition. « Peut-être pourriez-vous m’accompagner ? On ne sait pas ce qu’il peut encore advenir ici. Nous serions plus fortes ensembles. »

Si la rousse refusait, elle comprendrait parfaitement. Après tout, elle ne se connaissait pas, et elle devait aussi avoir des amis, ou de la famille à retrouver. Mais elle devait admettre que son état se dégradait à vue d’œil. Ses jambes tremblaient à présent sous ses jupons par endroit déchirés. Si la rousse venait à dire oui, elle en serait rassurée. A vrai dire, elle appréciait sans trop savoir pourquoi la jolie dame, ne serait-ce que parce qu’elle avait aidé Léo, et qu’elles étaient quelque part des compagnes de galère.

« Prends les devant noble oiseau. Nous venons. » Alors qu’elle disait poliment ses paroles, elle songea intérieurement qu’il restait peut-être une chance de croiser sur le chemin Fenris et Léo, ou des amis, comme Elza et Ilyan, à qui elle pourrait venir en aide. En l’espérant sincèrement, elle regarda la plaie se refermer doucement sous sa peau.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: EVENT : Colosse de Paramis - Révélation   

Revenir en haut Aller en bas
 
EVENT : Colosse de Paramis - Révélation
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Tori] - Event - A l'Abri des Masques
» Event 5 : Ecriture & Dessin
» Event RP "aventure"
» Contre la délation
» Pour info /event serveur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Istheria, le monde oublié :: Eridania, le pays aux mille culturesTitre :: Hesperia, la CapitaleTitre-
Sauter vers:  

(c) ISTHERIA LE MONDE OUBLIE | Reproduction Interdite !