La réponse est concupiscence

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 La réponse est concupiscence

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:: Duc Aveugle/Fils de Fen ::

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Tekum Seh
MessageSujet: La réponse est concupiscence   Lun 16 Nov - 19:53

Le doux monde exposé par les grands travaux, celui caché quelque part loin dans les gorges, pas réellement en Arghanat mais hors des frontières même de l’atteinte du roi, à la limite des marais, dans ces zones de non droit où les brigands vivent et où les gens disparaissent en cherchant des pierres de Sphènes. Alors quelques êtres de plus ou de moins, ainsi cette zone fut juste considéré comme dangereuse, quelques corps retrouver massacrés par des animaux et la chose fut belle.

Mais ici était loin de l’extérieur, après une passe de la rivière qui semblait fort dangereuse et donc évité par tous, un virage serrer dans un contre courant qui adoucissait la passe sous la surface tumultueuse, et un accès à une grotte qui était caché et ne pouvais être ouverte que par des mages de la terre. Alors encore une fois le bateau entrait dans une longe creusé à même la roche alimenté en lumière diffuse par un puits en verre fumé camouflé sous une végétation dense. La chose servait donc surtout à savoir le temps du jour, les sphères magiques de lumière faisaient le reste de l’éclairage de l’immensité cyclopéenne.
Là à même la roche, des centaines de petites entrées troglodytes percés regardaient les bâtiments encrés et fixés au double quai qui permettait à deux grands navires de se cacher à la vue de tous ou de faire des réparations.
Une petite ville loin de la grandeur de celle des sables et de nos amis à la rose, mais si proche pour autant. Elle est était de grandeur et de pierre, de douce lumière et d’architecture riche, tout avait été pensé, réfléchit, tailler on peu ne le faire qu’avec un chef qui dirige fièrement et pas de le brouhaha disgracieux d’un assemblage ni vrai ni faut de quelques chefs qui se partages la vérité tout en faisant semblant d’être égaux avec tous …

Tranquillement assis au milieu des odeurs de bois claire mêlé à celles plus sombre d’un bois plus lourd qui semblait être du chêne mais dont le grain si finement tailler sous sa peau faisait semblé à de l’ébène. Plus loin de odeurs renâclantes de papiers et de cuire lui rappelait que son petit bourreau comprenais cette belle bibliothèque qu’il aimait tant mais ne voyait toujours pas, et, bien entendu, bien plus par sa chaleur doucereuse que par ses relents une petite cheminé. Mais tout cela pour un sens de non aveugle serait juste un ensemble dans la pièce bien petite comparé à ce dont le duc avait l’habitude.
A vrai dire elle ne comportait qu’un petit salon composé d’une tablette en ébène et de quatre fauteuil dans un style qui s’approchait de ce roi qui avait voulut se comparé au soleil et dont on oublie tous le nom mais dont le mobilier avait marqué l’époque et marquait toujours la richesse mais aussi le confort.
Plus loin le bureau et la bibliothèque qu’encadrait deux portes en plus de la principale par laquelle ces invités de marques allaient entré. Aucune fenêtre mais un oeil entraîné aurait deviné dans la maroquinerie et au mouvement doux du feu qu’une entré d’air se faisait par autre part que les portes et la cheminé.

Il les attendait car le petit homme que détestait déjà le nain -mais qui ne détestons point quand on déteste son sauveur ?- était aller les quérir comme il se fait de noble et les avait guidé à travers les couloirs sans fenêtre sans même les faire escorté de garde.
Cependant, et pour coupé cours à toute velléité incompréhensible devant la candeur d’un tel accueil, de fuite, il est bon de noté que tout les couloirs étaient un nid douillet d’homme de la plume souriant et de bonne humeur, des hommes en formations, des gardes, des assassins, des traqueurs d’esclave autant que d’information, des hommes les moins fréquentable de ce bas monde, bien moins que des reclues de taverne car eux s’organisent et ont derrière eux une organisation qui les a formé à être les meilleurs dans le vice.

Le petit homme détesté, et donc non pas détestable, ouvrit donc la porte du bureau du Duc D’Arghanat, l’homme le plus rechercher par les début de ces journaux qui intéresse le peuple, car toute sa magie était concentré sur sa beauté immacressible et sa voix qui, tout autant que ses douces forme, était enjôleuse de par sa maîtrisé autant que son charme et sa touche de merveille. Le Duc, qu’on le veuille ou non, de part toute ces choses avait un effet certain et la plus part du temps des plus alliciant quelque soit la nature de l’être qui lui fit face.
Mais qu’en est-il de précision ? Voilà une douce question, le Duc ne pouvais être vue que par le prisme de sa magie, et si il était facile de s’accordé sur la flavesence de sa chevelure, l’or qui semblait se mêle à sa peau parfaite, et ces deux yeux d’un d’ombre et l’autre de vent, constituer uniquement de pierre suite à des expériences d’homme sur l’un des plus vieux des Lhurgoyfs. Il était plus complexe de s’accordé sur les détailles précis, ses formes étaient celle d’un noble, douces, travaillés, ses muscles rappelait tout de même que l’homme ne chaumait pas et qu’il passait chaque matin de la saison forte à trimé dans les champs avec ses contadins. Il était chacune des hypostases de par son corps, le chevalier proche du peuple, le Duc loin de tout et noble, et l’homme inconnu, invisible à la tête de la plume.

Il prit donc la parole avec son habituel voix de Fen tout en se levant, et alors que sa voix faisait route, il prit la peine d’aller à la rencontre de ses invités. Doucement il fit un baise main à Karl, et s’inclina avec respect devant son ami de toujours, ou au moins celui qui respect son ami de toujours :


“Mon cher, très cher Jonas, c’est avec une joie que vous voit ici, il a fallut à Némésis et à moi des pieds et des mains pour que nous arrivions à vous retrouvez. Il n’avait aucune idée d’où vous étiez, c’est moi qui lui ai appris votre chasse quand on a essayer de recruté un de mes hommes sous couverture pour vous. Mais vous avez vite disparut et mon homme avait refusé car il était en travail pour moi, le rapport est arrivé tard et il a dput arrivé entre mes mains avant qu’on comprenne qu’il était question de vous. Vous avez eut de la chance. Qui aurait crue qu’Aliore vous perdrait ? Je ne le pourrais, mais il nous fallait vous retrouver et vous voilà en sûreté, et bien accompagné, c’est un plaisir.

Prenez séant, et présentez moi votre compagnons, ou compagne je ne sais, je suis toujours fort démunie de ce sens commun que vous appeler commun ou vue je ne sais. On m’a dit que vous n’aviez toucher à votre assiette alors accepter de partager la mienne, pourtant on vous à fait venir des spécialités. Mais vous n’avez jamais eut confiance en moi, je ne peux vous le reprocher, pourtant je l’ai en vous,je me montre à visage découvert à votre compagne et vous devez admettre que, comme signe de confiance en votre parole, on ne peut faire mieux.”


Il s’assit lui même à un fauteuil et prenant clochette se fit rapidement apporter un plateau de viande en sauces spécialité d’Arghanat reconnu à travers le monde, ainsi que d’autres fadaises qui ne l'intéresseront pas comportant bien souvent trop de légumes et loin du goût fort du gibier qu’il apprécie tant, et quatre verre ainsi que trois bouteilles de divers vins. Il se sert laissant son doigt dans la coupe pour ne pas déborder et tâtonnant pour reconnaître les bord du plateau sculpté d’une autre façon il se sert en touchant plusieurs autre bout sans vraiment pouvoir choisir avec finesse.
Son sourire le quitte pour trouver un sérieux hiémal alors qu’il continu sa diatribe :


“Mais vous devez vous impatientez, je sais qu’il n’est pas de coutume de parler pour ne rien dire Jonas, alors venons en aux faits, voilà la lettre dans laquelle Némésis m’a fait parvenir sa requête, vous reconnaîtrez sa main aussi bien que moi, vous savez qu’il a toujours eut peur de ce qui se passe à l'intérieur de votre cité, et qu’il faisait confiance en peu de gens, il a finit par informé le conseil de ce que je lui avait appris, vous étiez enfermé chez les déments. Mais comme vous le lirez il préférait que ce soit moi qui vous retrouve car il ne savait rien de vos agresseurs, vous n’imaginez point ce qu’il me doit pour une telle faveur, dans une course avec vos hommes en plus … Me mettre les Nézorias ouvertement à dos était hors de questions, il me fallait donc jouer de centaines de couvertures pour que le nom de la Plume ne puisse remonté, tout ça pour vous et mon Frère de Sang.
Vous entrevoyez maintenant où j’en suis et où je veux en venir n’est-ce pas mon cher ? Mais prenez connaissance de la lettre, elle est très édifiante.”




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MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Lun 28 Déc - 21:48

Nous avions assez peu attendu en définitive dans la petite chambre qu’on nous avait laissé occuper. Lorsque le larbin revint pour nous conduire, je trainai mon petit corps faible et malingre dans les couloirs à sa suite. Je ne pense pas que « Karl » ait pu penser que j’avais besoin d’aide pour marcher. Sans doute que je faisais peine à voir mais ça devait couler de source que la moindre tentative d’aide à mon égard ne pouvait se solder que part une ruade de ma part. Voir une brimade…

Le regard noir et la démarche malade, j’arrivais donc au bureau de celui qui nous recevait. Lorsque la porte s’ouvrit, je dois dire que je fus surpris. Le duc n’avait prévu aucun artifice, aucune mise-en-scène pour cacher son identité à « Karl ». Mais il ne faisait aucun doute que, malgré les apparences, ça ne pouvait être qu’un stratagème plutôt qu’une envie de simplicité de sa part.
Du moins, c’est ainsi que mon cerveau torturé réfléchissait, lassé par une carrière de sale besogne dans les hautes sphères.

Le revoir après tout ce temps me renvoya nos premières rencontres à la figure. Notre dernière altercation également. Il était toujours aussi beau et admirable. Peut-être plus. Sur lui, le déguisement de Terran que revêtaient les Lhurgoyfs était magnifique. C’était à se demander si nous étions réellement de la même race lui et moi. Face à cet éphèbe, moi, le petit tas de bandage amputé et mal dégrossi, je n’étais vraiment rien de comparable.

Aveugle, il s’approcha à tâtons et baisa la main de « Karl » avant de s’incliner devant moi. Si d’abord son comportement vis-à-vis de Kalysta me surprit, car elle avait tout d’un mâle Terran, ce n’était pas le plus choquant à mes yeux. Je n’avais pas le sens de l’étiquette, mais je savais que notre interlocuteur connaissait parfaitement le protocole. Et pour avoir trop longtemps espionné, traqué, infiltré les cercles de la noblesse, je savais que c’était toujours ceux qui avait le grade ou le titre le plus important qui devaient être salués en premiers. Que le Duc fasse passer « Karl » en premier, un Nérozias dont il ne savait rien si ce n’est qu’il devait être sous mes ordres, ne pouvait être fait que sciemment et je compris que le jeu avait déjà commencé : j’étais à sa merci et il n’aurait de cesse de me rabaisser que lorsqu’il aurait eu ce qu’il désirait.

Sans attendre qu’il ait fini de s’incliner vers moi et sans lui rendre son salut, je me dirigeais vers un fauteuil en boitant le plus dignement possible, cherchant à garder pour moi sa démonstration de supériorité. Sa voix était chantante et agréable à l’oreille, le parfait opposé de mon râle caverneux et rauque.

Je fatiguais déjà d’être debout et une fois assis, je pouvais plus me concentrer sur ses paroles enjôleuses. J’avais un avantage sur Kalysta : je m’étais déjà trop souvent fait avoir par ce prêtre de Fen à qui on donnerait son bon Dieu sans confession. Elle, se ferait forcément avoir par ses pouvoirs et son charisme naturel. Elle le trouverait beau malgré que je l’aie mise en garde contre sa menace. Elle le trouverait aimable malgré mes promesses sur ses mensonges. Et elle finirait par douter, au moins un peu, de mon jugement lorsque je disais qu’il était notre ennemi car lorsqu’il se disait notre ami, il était presque convainquant pour moi-même…

Oh oui… Tekum Seh était notre plus grand ennemi.

Lorsqu’il proposa de manger, je ne bougeai toujours pas, le fixant d’un œil noir et placide. Je m’efforçais de rester de marbre à ses dires. J’ai eu envie de sourire lorsqu’il dit qu’il avait confiance en moi. Je me savais idiot. J’avais un code de l’honneur totalement en décalage avec notre milieu. Je tenais toujours mes promesses et depuis que nous nous connaissions, il savait que c’était le cas et cela lui avait été bien utile. Quant à son geste de franchise, il confirmait ce que je pensais : il ne se montrait que dans l’optique d’instaurer un climat de confiance.
Kalysta devrait en être touchée. Elle entrait déjà dans la grande ronde des faux-semblants et des coups calculés bien à l’avance.
Elle rencontrait aujourd’hui l’un de hommes les plus puissants d’Istheria, maître d’une pègre capable de rivaliser avec notre organisation militaire clandestine, seigneur trop riche pour être honnêtes, prêcheur mais surtout meilleur beau-parleur parmi les grands religieux…

Elle rencontrait celui que j’appelle plus grand ennemi.

Mon œil ne quitte pas son visage souriant et ses gestes généreux, fixant avec gravité ce qui était pour moi une chute dans le vide que je n’arrivais pas à freiner.
Il mangeait et je restai stoïque, ma main amputée posée sur mon ventre, l’autre recouvrant ce moignon de la honte. Lorsqu’elle bougea, ce fut pour saisir la lettre qu’il désigna entre deux bouchées hypnotiques.

Mon regard balaya l’écriture en tout point conforme à la plume de Némésis. C’étaient ses tournures de phrases, ses façons de concevoir une requête, les propos tenus étaient cohérents et correspondaient à ce que j’imaginais de l’organisation lorsque je l’avais quitté…
Mon cerveau parvint finalement à s’isoler du bruit de mastication pourtant très discret du Duc et mon œil parcourut les lignes deux fois de plus.
Je tendais ensuite la lettre à « Karl » avant de reprendre ma position, fixant le Duc avec une expression que je voulais plus froide possible mais je sentais à la fois la satisfaction de m’être dédouané de la vision qu’il voulait m’imposer de la chose et aussi une certaine lassitude de ma part. J’étais fatigué part mon état et je m’attristais de voir que j’avais raison. Puisque Némésis aussi pensait comme moi, il ne faisait plus aucun doute que Nerozias avait encore des mouchards dans ses rangs. Ma dernière purge n’avait pas suffi ou le traitement ne pouvait être que cyclique pour être efficace.

Toujours est-il que le Duc avait légèrement déformé les propos de la lettre.


« J’ai lu. Némésis te demande de v’nir à ma libération pour que rien n’ foire. J’vois aussi que t’as poussé l’ truc un peu plus loin et que j’ me r’trouve ici. En tôle. Encore. Si t’as un truc à demander, vois avec Némésis. J’ paierai pas pour ton zèle. »

*Léger vertige qui me force à faire une pause. On ne m’avait pas sevré ? Hypoglycémie peut-être ? Si je mange l’assiette du duc, je me discrédite aux yeux de Kalysta. Et je ne le crois pas lorsqu’il dit que la nourriture et forcément sans danger s’il en mange aussi. Il peut très bien avoir ingéré un antidote ou s’être immunisé aux drogues qu’il a placées dans la bouffe. Je dois tenir. Et le vertige passe déjà après tout...*

« Karl avait atteint la cellule. L’ aurait pu m’ sortir de là. Et plus discrètement qu’ ton Zélos obèse qu’ a ameuté toute la caruche. »

Les bribes de souvenirs que j’avais de l’évasion avaient été étayées avec l’aide de Kalysta durant la fin du voyage, où nous avions discuté à voix haute des choses que les deux parties savaient. Le coup d’éclat pour sortir faisait partie de ces choses.

« La lettre parle de possibles agents vérolés dans l’équipe d’extraction. T’aurais pu juste t’assurer qu’on m’emmène vers Kodolm. Au lieu de ça, t’embarques ma carcasse jusqu’ici pour la planquer. »

*Nouveau vertige. J’ai faim. Et j’ai un vide au fond du ventre. Mes vieilles addictions. Pas l’alcool. La drogue. Les forts tranquillisants pour calmer la dépression, les hallucinogènes pour changer d’idées… Tant pis, peu importe, il faut que je prenne un peu de force. Quoi qu’il y ait mis, j’ai besoin de manger. Quant à la soif de drogue, je devrai tenir encore un peu avant de succomber. D’abord, conclure notre accord. Il a déjà gagné ? Il veut marchander ma liberté contre mes services mais est-ce que ce que je viens de dire aura raison de son entêtement ?*

Mon pied crocheta doucement le chariot et l’attira avec le plateau vers moi. Une fois à portée, je pus piquer deux morceaux de viandes en sauce du couteau pour les enfourner dans ma bouche encore douloureuse. Et même à travers tous les tissus cicatriciels qu’on avait fait repousser à l’intérieur, je reconnus le goût de la viande de Yorka.

Mon œil fixa le Duc mais je n’arrivais pas à cesser de mâcher. Une énième addiction que j’avais réussi à réfréner… Une addiction hérité des quelques années passées trop proche du monstre qu’il était. Quelques années pendant lesquelles j’avais appris quel monstre j’étais moi-même.
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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Jeu 31 Déc - 21:51



Dire que Kalysta ne se sentait pas à sa place était l'euphémisme de l'année... Elle n'était restée aux cotés de Jonas que par pure loyauté. Parce qu'elle appréciait le chef de département bien avant qu'elle n'ait été assignée à son sauvetage. Probablement suite aux quelques discussions qu'ils avaient eu durant rares moments où ils étaient tous deux au QG, des discussions qui lui donnaient l'impression qu'ils avaient plus en commun que ce qu'ils laissaient transparaître tous deux... Alors, oui, même si elle sentait bien qu'elle ne jouait pas du tout dans la même catégorie et qu'il y avait aussi de gros risques qu'elle ne devienne une faiblesse, la syliméa avait décidé qu'elle ne pouvait pas laisser Jonas affronter son ennemi seul. Cela déjà aurait été le cas en temps normal mais après ce qu'il venait de traverser, cela n'avait fait que renforcer sa résolution.

Elle ne le voyait pas non plus comme quelqu'un de faible, pas vraiment. Certes, il aurait été irresponsable de se voiler la face quant à son état physique... Il n'était certainement pas au mieux de sa forme et ne pourrait pas compter sur ses capacités physiques, voir magiques, si les choses dégénéraient... Mais mentalement, malgré l'emprisonnement et les tortures certaines, il lui paraissait toujours aussi alerte. Probablement plus blasé et il devait se poser un certain nombre de questions mais c'était le genre de « batailles » auxquelles il était habitué. En tous cas bien plus qu'elle. Et plus elle écoutait attentivement la moindre indication, le moindre conseil, qu'il pouvait lui donner, plus elle se résolvait à ne surtout pas parler. Elle ne ferait probablement que se couvrir de ridicule, voir pire, les mettre dans une position qui serait encore plus précaire que l'actuelle. La jeune femme n'avait pas vraiment envie de devenir l'exception de la maxime « le ridicule ne tue pas ».

Pour autant, malgré toute cette préparation, malgré sa loyauté envers Jonas, elle ne s'était pas attendue à se retrouver face à un tel dandy. Cela en était d'autant plus saisissant tant le contraste était grand entre son bras droit et lui. Là où Lupien était tout en angles durs, rugosités et éléments déplaisants, le prêtre de Fen était délicatesse, bonnes manières et flatteries du regard. Kalysta comprenait, grâce notamment à Jonas, qu'elle était face à haut représentant de la Plume mais elle avait encore du mal à assimiler l'idée que son dirigeant se présentait à elle en personne. Après tout, elle n'était personne, encore plus sous la forme qu'elle arborait actuellement... Malgré toutes ces préparations, une partie d'elle s'était vraiment attendue à devoir traiter avec un autre sous-fifre. Il aurait peut-être été avantageusement placé sur l'échelle hiérarchique mais le Duc en personne... ? Elle s'était donc plus ou moins attendue au même ressenti qu'elle avait eu avec le «faux» terran, nourrisant l'espoir d'un terrain vaguement égal. Mais ce n'était absolument pas le cas et ce masque de civilité, ce charisme envahissant, déstabilisa temporairement la jeune femme... Jusqu'à ce qu'il reporte son attention sur elle.

Tekum lui fit penser à ces plantes rares, exotiques et particulièrement plaisantes à l'oeil et au nez, qu'elle pouvait parfois croiser dans les serres de Duscisio. Celles dont elle avait appris à se méfier à ses propres dépends car elle se souvenait aussi que ces plantes avaient parfois des propriétés particulièrement désagréables pour ne pas dire létales. Il était fascinant, envoûtant mais terriblement dangereux... Et c'était sans compter qu'elle avait malheureusement eu le loisir d'expérimenter le concept du visage d'ange/sourire charmeur cachant des actions dignes du pire des monstres. Après tout, les sylphides avaient tendance à concevoir des corps particulièrement agréables à regarder et savaient tout à fait vous retourner l'esprit. Se souvenir qu'ils avaient tenu tout un peuple en esclavage avant de l'exterminer et de torturer ceux qu'ils n'avaient pas pu tuer en les enfermant pendant plusieurs centaines d'années avait une certaine tendance à remettre les choses en perspectives. Tekum était charmant, dans tous les sens du terme, et il lui serait difficile de démêler le vrai du faux mais elle était bien trop accoutumée aux monstres aux visages d'ange pour pouvoir se pâmer devant lui ou lui accorder une confiance absolue et immédiate. Après tout, même elle pouvait appartenir à cette catégorie... A bien y réfléchir c'était d'ailleurs probablement pour cela qu'elle appréciait autant Jonas, son apparence parfois un peu « rude » étant au diapason de sa façon d'être...

La façon dont il la traita acheva de la déstabiliser. Elle fit en sorte de ne rien montrer, échouant probablement lamentablement, et se demanda s'il remettait vraiment en cause son sexe « visible » alors qu'elle présentait toutes les spécificités d'un jeune homme en bonne santé et parfaitement formé. Elle n'exprima pas son scepticisme à voix haute ou de quelque manière que ce soit mais il dût tout de même transpirer... De ce côté-là, rencontrer Lupien avait eu du bon puisqu'il l'avait plus d'une fois traitée comme un bout de viande appétissant, qu'elle soit mâle ou femelle... Le Duc partageait peut-être les mêmes penchants que son bras droit ? Et l'apparence qu'elle avait emprunté au garde était suffisamment jeune pour pouvoir plaire à ceux préférant la délicatesse à la force brute... Certes, Kalysta avait remarqué les deux pierres faisant office d'yeux dans le visage finement sculpté du Duc, mais elle ne doutait pas qu'il avait une petite armée à sa disposition, des gens prêts à lui prêter leur vue et à faire de réguliers et fort détaillés rapports. Elle balaya rapidement cette ligne de pensée de son esprit, préférant se focaliser sur des choses plus pressantes... Comme lui répondre par exemple... Comment était-on censé saluer le dirigeant d'une pègre ayant main basse sur pratiquement tout le monde civilisé connu et tenant votre vie entre ses mains ? Un dirigeant aveugle de surcroît... Elle ne savait même pas comment elle devait s'adresser à lui ! La syliméa se contenta finalement d'un mouvement rigide du torse et de la tête, proche de la version masculine de la révérence...


-Monseigneur...

Jonas et Tekum étaient en train de jouer à un jeu délicat et la syliméa s'y retrouvait mêlée, un pion pouvant servir à l'un comme à l'autre. C'était à elle de se montrer prudente pour que son inexpérience et sa simplicité ne viennent pas porter préjudice à son confrère... La jeune femme n'était pas spécialement versée en étiquette mais il lui semblait bizarre qu'elle reçoive autant d'attention de la part d'un puissant alors qu'elle n'était qu'un soldat. Cela la mettait d'autant plus mal à l'aise qu'elle ne savait pas comment elle était censée répondre. Elle n'était pas leur égal et en avait parfaitement conscience. Il était donc inutile d'agir comme si c'était le cas... La nérozia réfléchit donc quelques instants, laissant les lhurgoyfs s'installer avant d'opter pour la solution qui la mettait la moins mal à l'aise, priant ardemment qu'elle ne fasse pas un trop gros impair en agissant de la sorte. Kalysta vint tout simplement se positionner un peu en retrait de Jonas, au niveau de sa gauche, restant debout mais au repos. Tel le soldat qu'elle était en somme. Cela la mettait hors de portée de tout plat ou verre tout en rappelant son statut par rapport au nérozia qu'elle accompagnait. Enfin... C'était ainsi qu'elle le voyait...

La jeune femme s'empara de la lettre lorsque Jonas la lui fit passer, le laissant soulever d'intéressants détails concernant l'organisation de son sauvetage. Elle n'avait jamais eu à faire directement avec Némésis, encore moins à sa correspondance, aussi n'était-elle pas à même de démasquer une quelconque supercherie si la missive était fausse. Kalysta aurait donc à se fier à son confrère une fois encore... Une question de confiance. Délicat sujet, surtout là où ils se trouvaient... Et elle avait l'impression qu'il s'agissait-là d'une grande partie de l'enjeu. Pouvait-on réellement faire confiance à Tékum et ses propos. Et si oui, jusqu'à quel point... Et c'était sans compter qu'elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas toutes les données en main. La syliméa en était encore à être un bon petit soldat, même si elle commençait à afficher certaines « préférences » et un désir de prendre ses propres décisions. Elle n'avait pas questionné la mission de sauvetage destinée au mystérieux prisonnier, elle n'avait pas soupçonné des motifs politiques bien plus complexes.

C'était une sensation fort désagréable... Un peu lorsque l'on croquait dans une belle pomme bien rouge et appétissante pour la découvrir véreuse. Elle avait envie de les secouer pour les forcer à parler ouvertement, clairement. Faire cartes sur table. Mais elle n'en avait pas les moyens. Elle en était même à se demander s'ils étaient toujours capables de s'exprimer franchement et clairement à ce point. Ils devaient tellement avoir l'habitude de ce genre de petits jeux que s'exprimer normalement ne devait plus leur venir naturellement. Une chose était sûre, ils ne feraient jamais d'elle une bonne politicienne...


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Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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Tekum Seh
MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Lun 4 Jan - 13:04


Le Duc de Seh resta comme à son habitude hiémal, calme et serin, mais avec cette touché de chaleur qui n’avait rien du froid oppressant, cette touché de sourire calme et charmeur qui ponctue avec douceur chacun de ses geste et les rend, non pas simple, mais digne d’un danseur. Il était ce danseur qu’on retrouve dans les cours, non pas ces clown danseurs que l’ont vois s’acharné, s’écharpé à vous convaincre de quelque chose qu’ils ne sont même pas sur de croire mais qu’ils doivent vous faire passé, non pas non plus ceux qui sont là pour amusé les politiques et les gens des cours, qu’ils essayent de se faire passé pour eux où joue le rôle caligineux et éphémère de l’être qui passe au milieu des tables. Non la grâce de ce danseur que l’ont ne voit qu’une seul fois mais que l’on cherche toute sa vie, la grâce de cette femme qui passe devant vous dans une rue bondé, un sourire sur les lèvres et disparait de tout sauf de votre esprit. Cette grâce là, persistante et vespérale.

Mais ces lèvres s’ouvrent à nouveau, non pas pour manger cette fois mais pour répondre au petit d’homme en souffrance dans une de ces longues tirades qu’il aime tant, et qui pourtant sont bercer par une poésie magique qu’on ne pourrait retransmettre par les mots. Car ne serait-ce que par ses capacités le Duc est un orateur né, compétant dans tous ces domaines, et probablement l’un des meilleurs, mais aussi par sa douce magie qui pulse dans ses mots comme dans sa personne.
Alors, et sans nous faire écho encore une fois sur la voix ou la prestance de l’homme, bien plus que la demande espéré dans le silence par ceux qui murmures à leur dieux dans l’espoir d’un instant séduire celle ou celui qui fait montre à leur cœur, il souffle comme un vent doux de parole :


-“Mon très cher Jonas, Némésis n’a pas fait preuve d’Hubris, il sait comme moi que même à Kodolm il n’aurait put vous montrer une telle lettre, ni même vous laisser perclus cacher par un simple échalier là bas, au milieu des gens qui ne sont au final pas plus sur pour lui que pour vous.

Comment avez-vous disparut ? Nul ne le sait je vous le répète, et qui connaissait assez bien votre emploi du temps pour vous chasser, si ce n’est quelques haut rêveur de votre cours des miracles postiches ?
Je ne vais pas faire gabergie de ma salive pour répondre à votre objurgation, votre traitement vous à peut être lénifié ou est-ce la cellule, mais qu’importe, nous sommes ici entre connaissance et votre mignon n’a pas l’air d’une péronnelle.
Je ne mets pas en doute son impéritie à vous ramener à votre cité, je ne mets pas en doute votre résilience qui n’aurait en rien suffit à vous garder en vie, je ne mets pas en doute les moyens de vos miraculés bien heureux, ni les choses qu’ils ont déployés pour faire de vous un être qui vivra plus ou moins longtemps suivant leurs omissions. Vivotera peux être même.

Némésis ne me doit que peut il est mon frère par bien de moyens et vous libéré était un plaisir, je n’apprécie pas qu’on touche à ceux qui ont travaillé pour moi, même avec le peut de bonne volonté dont vous avez fait montre vous avez toujours été quelqu’un d’efficace.
Donc, et même si cela peut ou vas vous paraitre aberrant je vous ai libéré non pas pour que vous me rendiez un service mais pour que vous vous rendiez un service.

Il est vrai que je ne cracherais pas sur vos services, j’en aurais même besoin pour quelques personnes que seul vous pouvez atteindre facilement donnant la sentence avec application celons votre méthode et montrant une fois encore que la plume est rudéral et que ces racines vont au-delà des espoirs. Mais la liste qui vous sera transmise nom par nom vous en ferrez ce que bon vous semble. Vous ne me devez que ce que vous pensez me devoir, je sais que vous êtes un bon juge de ça.”


Il reprend son souffle et une nouvelle tranche de viande, il n’est pas ce genre d’homme a jouer sur les poisons pour rien, il l’aurait peut être fait si il n’avait pas de vrai raisons de l’amener ici, des raisons bien plus pressantes et oppressantes, plus présentes et à la fois empreinte de cette marque douce qu’est la tristesse.

“Non mon cher, je vous ai fait libéré et mener ici pour cette lettre, pour Némésis, et pour mon honneur personnel, c’est aussi pour ça que je vous propose mon repas. Même si je sens que pour vous cela ne rappelle que des sentiments contradictoires, vous devez le savoir j’ai un honneur, et quiconque s’en prend à la Plume le sait.
Alors je vous déconseillé d’injurier Frau il a fait son possible, votre Karl ne vous aurait pas sorti seul, et sans la pression il aurait peut être fait la bêtise de vous sortir par la mauvaise porte.
Mais trêve de gabergies inutiles que vous me faites avoir avec vos remontrances indue de petit être capricieux incapable d’ex-voto, pensez vous vraiment que vous aurez sérendipité le contenu de cette lettre à Kodolm ? Pensez vous vraiment que Némésis qui n’a pas put approcher Karl d’assez près pour lui dire le font de sa pensé aurait put vous dire ce qu’il pense ?

Vous savez comme moi de quoi il en va, et même si je ne crois pas en vos idéaux la rose doit vivre à mes yeux, pour Némésis, pour vous, pour un certain peuple que je ne peux satisfaire et que vos idées nourrissent bien plus que n’importe laquelle de mes volontés.
Mais la rose à quelque chose à l’intérieur, un ver disgracieux que celle quelqu’un de l’intérieur venu de l’extérieur pourra hotté, et ça, cet homme, cet force, ça ne peut être que vous Jonas Mistgun, vous et possiblement Karl, Némésis l’a vue, je le vois alors que je suis aveugle … Êtes-vous plus aveugle que moi ?”


Il n’attend pas la réponse et se tourne vers Karl, son air est dure, sérieux, il l’a depuis qu’il parle de ces choses qui semble le froisser bien plus qu’elles ne devraient, comme si Némésis était vraiment son frère, comme si il tenait vraiment quelque part dans son être vicier à Jonas.

“Karl, si c’est ainsi que je dois vous appeler j’en ferais mon choix, si c’est autrement dites le moi avec promptitudes, vous avez deux choix, aider mon ami, comme vous semblez vouloir le faire, et vous serrez sous sa responsabilité, avec tout les risques que sa comporte, tout en sachant que la torture par des gens mal intentionné maintenant que vous en savez trop fait parti des premier choix… Et certaines personnes peuvent être plus désagréables qu’elles le furent avec Jonas. Ou choisir la sécurité certaine sous l’égide de la Plume.
Je ne vous demande pas une profession de fois, elle est à faire à Jonas, c’est lui qui est responsable de vous, mais un choix, vif et franc… Le retour ne sera plus possible.”


Il lui sourit calmement, ce sourire qu’on pourrait croire emprunter à Brom de vieil homme bénévolant, un grand père emplie de compassion sur ce visage sans âge qui à tout d’un amant rêver. Pourtant c’est lui qui, des années au part avant l’a appris à Brom.


Hrp :
 


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MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Dim 17 Jan - 3:17

Je manquai de piquer une tranche mais le duc aveugle me prit de court et la pointe de mon couteau piqua doucement le fond de l’assiette : il m’avait coupé l’herbe sous le pied. Pensif, je restai là un instant, tournant sa proposition sous tous les angles que je lui connaissais habituels, les vices de forme qu’il m’avait opposé, les closes cachées que je l’avais vu m’annoncer…

Honnête… Sa proposition me semblait honnête ! Et je crois que c’est à ce moment que j’ai vraiment pris conscience de l’urgence dans laquelle était la rose.
Ses compliments n’atteignirent pas mon être renfrogné et insensible à la flatterie. Pourtant, j’acceptais ses remarques et j’accepterai sa liste. Une telle proposition émanant d’un tel homme ne se refusait pas. Même lorsqu’on s’appelle Jonas est qu’on est le plus vieux con acariâtre qui soit. Je lui dirai mais j’attendais la suite car je pressentais que plus encore était à venir.
J’avais de plus relevé l’utilisation du mot « juge ». Le connaissant, ce choix ne pouvait être anodin. Il savait mes tensions avec Kane et leur origine, ma réprobation sempiternelle de Malburn et du manque de discernement de Dolan. Si mon choix de la droiture et mon sens de la promesse était stupide, je ne pouvais supporter la vantardise et l’exubérance de notre nouveau leader. Son erreur de signer l’exécution d’un homme car c’était sa façon de faire avait mené tout notre clan au désastre. Là où mon code moral m’enlisait et me desservait moi seul, le sien nous mettait tous en danger.

Mon œil fixa le duc alors qu’il continuait de parler, cherchant à voir où cet aveugle nous menait.
La suite de son discourt finit de me radoucir. Le voir sembler piqué à vif était l’un de mes rares plaisirs. Me voir l’atteindre dessous son masque de bien séance et de douceur me ravissait au plus profond de moi.
Et au plus profond de moi demeurait cette peur viscérale d’être trahi par ceux que l’on appelle nos frères. Ma famille était Nérozias. La purge précédente dont j’avais déjà été l’exécuteur avait été ma plus grande gageure. Au début de mon office, j’avais pensé ne pas pouvoir continuer à rester dans le clan parmi nos frères après avoir fini mon office, parmi ceux que j’avais choisi de préserver. Comment être sûr que mes meurtres étaient totalement fondés ? Et même si je n’avais tué aucun innocent, comment être sûr que je n’avais oublié aucun coupable ? J’étais l’exécutif et pourtant, j’avais été le judiciaire en même temps : juge et bourreau. Mais c’était le plus rapide et le plus efficace sur le moment. Je n’avais eu d’autre choix. Une procédure à Dolan aurait permi aux autres de nous voir venir.

Et puis j’avais appris à vivre avec cet acte car à part moi, qui aurait agi ?
Et encore maintenant, je ne reculerai pas devant cette obligation. Notre clan était par essence et plus encore depuis l’épidémie qui nous avait plongés dans un profond manque d’effectif, propice à l’intrusion… Et j’étais propice à la purge.

C’est le nom de Karl qui me ramena au présent. Et le reste du discourt manqua de me décrocher un sourire. C’était une performance, même de la part de notre hôte. Le voici en train de débaucher l’un de mes hommes sous mon nez. Mais ce sourire n’aurait pas été méprisant. Il aurait pu être jaune ou amusé par le toupet d’un homme qui m’étonnera toujours.
Mais je ne me sentais ni insulté ni sûr de moi. Kalysta avait le droit d’accepter et c’était un choix tout à fait honorable.

Mon corps se tourna sur le fauteuil et je me saisis de l’assiette pour la tendre à Karl. Cela faisait plusieurs jours que nous n’avions rien mangé et depuis cinq minutes je m’empiffré devant elle que j’avais interdit d’accepter leur nourriture.
Je n’avais senti aucune substance ajoutée à la viande. Elle était simplement délicieuse et addictive comme pouvait l’être la viande de Yorka. Nous étions deux lhurgoyf en train de nous nourrirent en grands connaisseurs et il n’était pas envisageable, à la réflexion, de gâcher un tel met.
Oui, je revenais sur mon ordre précédent en offrant à Kalysta cette assiette : elle pouvait accepter ce que lui proposait le serpent. La Plume ou la Rose…
Mon visage se tournait vers elle mais le seul œil qui aurait pu la voir était encore bandé et ne verrait certainement plus jamais rien. Il n’y avait rien sur mon visage pour trahir une crainte ou un ordre caché. J’étais parfaitement honnête quand je lui offrais avec Tekum cette alternative.

« Cogite bien. Si tu m’suis, faudra monter des craques au clan. Pendant longtemps ! Tu ne seras plus Nérozias, mais l’ombre d’un éboueur, ma putain d’ombre. J’hésiterai pas à écharper n’importe quel baveux. Tu t’ seras p’t-être rapproché de certains. On va pas zigouiller du bourgeois ou du milicien c’te fois. Ch’ais pas combien de temps ça vadurer. Une purge, ça prend parfois du temps. Mais si tu signes ‘vec moi, j’vais t’utiliser comme une putain ‘vec ceux à qui t’as juré fidélité et j’t’ordonnerai p’t-être d’en crever un ou deux dans leur sommeil ou leur assiette. On risque de d’venir les proies même des nôtres. Oublie l’utopie. On va sacrifier nos vies pour celles de ceux qui vont rien paner à cette affaire. »

L’assiette se rapprocha d’elle avec insistance.

« Et si tu r’fuses pour pas m’ laisser seul dans c’te merde, oublies pas qui te cause. Même sans plus aucune pogne j’égorgerai jusqu’au dernier de ces rats qui grouillent dans nos rangs. J’irai avec les dents s’il le faut ! T’as vu comme le duc prend soin de moi ? Dans moins d’un mois, je serai sur pied. Cette besogne est la mienne. Je suis le maître assassin du clan et c’est mon rôle. Pas le tien. Toi, tu as le droit d’échapper à ça. Je te dois une vie et Tekum prend soin des siens. Choisis librement, K. »

L’assiette se posa près d’elle avec calme et je me réinstallai dans le fauteuil, fixant Tekum, mon dernier poing posé sur mes lèvres. Je lui tournai le dos car je ne voulais pas l’influencer et bien lui montrer qu’elle n’était pas indispensable à mes yeux…
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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Jeu 21 Jan - 19:34

Tekum devait sentir le malaise grandissant qui émanait de la jeune femme... Plus cela allait, plus elle voyait bien que c'était un moment important qui était en train de se jouer entre les quatre murs de cette pièce. Ils étaient trois, deux vraiment, et discutaient tout simplement d'une petite révolution. Une révolution qui concernait le monde des ombres, et que personne ne verrait vraiment, mais une révolution quand même... Les dernières pestes en date et une popularité moindre avaient déjà dangereusement clairsemé les rangs des nérozias mais il était question là d'un nettoyage par le vide. Ce n'était pas le genre de décision à prendre à la légère, ils ne pouvaient absolument pas se permettre de perdre les mauvais hommes. Et puis il y avait aussi la question des tensions qui commençaient à sérieusement faire penser à une guerre à grande échelle. La Rose n'allait probablement pas rester en dehors d'un tel conflit non plus, ils auraient soit à agir pour aider la population, soit un camp chercherait à s'allier à eux. Cela faisait beaucoup de choses en même temps... Et si elle ne comprenait pas toutes ces histoires, qui était vraiment Tekum pour Némésis ?, elle avait quand même du mal à voir l'intérêt de la Plume dans ce conflit interne. Outre celui de gagner en puissance via l'éternel adage du « diviser pour mieux régner »...

Jonas l'avait prévenue qu'elle pourrait être prise à partie mais elle ne s'attendait pas à être autant incluse dans la conversation. Et cela la gênait profondément, ayant parfaitement conscience de son âge. Sur le papier elle accumulait peut-être les centaines d'années mais elle avait la maturité d'une jeune adolescente. Les derniers mois passés dans la peau de Kalysta Elyomar, nérozia de son état, l'avait peut-être fait grandir, mais jusqu'à quel point ? Pouvait-elle vraiment devenir un membre actif d'un tel projet ? Juge et bourreau... De quel droit pouvait-elle endosser un tel rôle ? Comment savoir si ce qu'ils allaient faire était juste... ? Elle n'était même pas en mesure de vérifier les propos du Duc concernant Némésis. Il y avait bien quelques dissensions au sein des membres de la Rose mais c'était chose courante lorsque l'on fonctionnait avec une telle organisation. La présence de Kane à la tête même de leur ordre faisait parfois grincer des dents mais elle n'avait pas les outils nécessaires qui lui permettraient de savoir si c'était à tort ou à raison... Dans ce cas, n'était-ce pas confier des pouvoirs trop grands entre les mains d'un enfant ignorant et inconscient?

Car c'était là que se posait vraiment la question. Techniquement parlant elle savait qu'elle n'avait que deux choix. Et encore... Soit elle épaulait Jonas dans cette purge, soit elle refusait. Et dans ce cas-là elle intégrait la Plume si elle ne voulait pas finir six pieds sous terre puisqu'elle devenait une faille dans leurs plans... Or il était hors de question qu'elle rejoigne la pègre de Tekum. Car s'il y avait peu de choses auxquelles elle se raccrochait encore, la question de l'esclavage était l'une d'entre elles. La position de la Plume à ce sujet était parfaitement claire et totalement opposée à la sienne. Et comme elle n'avait pas vraiment envie de mourir alors que cela faisait à peine un an qu'elle avait été libérée... Non, vraiment, son choix n'en était pas vraiment un...

Quoi qu'épauler Jonas n'allait certainement pas être sans risques, elle le savait. La menace de torture que le Duc avait lancé n'était donc pas une surprise bien qu'elle s'en serait aisément passée. Même si cela n'avait pas vraiment été physique, elle estimait avoir déjà donné de sa personne dans cette catégorie... Et c'était sans compter qu'il y avait peu de choses qui valaient une telle loyauté à ses yeux. Au final, cela n'avait rien de nouveau. Les membres de la Rose, comme de la Plume d'ailleurs, étaient affublés d'une espérance de vie misérable, susceptibles de finir avec une dague plantée dans le dos par un frère d'armes ou de succomber à de nombreuses heures de torture dans l'espoir de grappiller quelques informations sur leurs ordres. Quoi que certains avaient de la chance et finissaient leur carrière au fond d'une cellule, voir au bout d'une corde. Ce qui était un poil plus propre. Du moins supposait-elle...


-Karl convient très bien...

Elle ne tolérerait d'être appelée « K » que par Jonas et n'avait aucune envie de dévoiler son nom "officiel" au Duc... La jeune femme apprécia le message subtil du maître assassin qui lui offrait autant de marge de manœuvre qu'il pouvait. Au moins la laissait-il faire ses propres choix. Kalysta réchappa à la disgrâce de laisser entendre son ventre gronder et se permit donc de prendre un morceau de viande... Cette venaison particulière lui était inconnue mais il n'y prêta guère d'attention, des sujets certainement plus pressants se bousculant alors dans sa tête. A aucun moment elle n'alla s'imaginer en train de consommer un être aussi scient qu'elle, basculant involontairement dans un travers que certains membres de sa race ne cherchaient même pas à refouler... A bien y penser, son ignorance était d'ailleurs la bienvenue car sa réaction n'aurait probablement pas été très belle à voir.

Manger lui offrit quelques minutes de réflexion et de silence relatif... Il était étrange d'avoir l'impression d'être le centre de l'attention et d'être mise à nue par deux personne dont l'acuité visuelle totale ne devait pas dépasser les cinq dixièmes... Pouvait-elle vraiment être la personne dont Jonas avait besoin dans cette purge ? Aurait-elle le cran de décimer les siens finalement ? Car tout comme pour lui, les nérozias étaient rapidement devenus sa famille. Éliminer certains d'entre eux n'allait pas être facile, physiquement mais surtout psychologiquement. D'une nature initialement sanguine, la jeune femme n'aimait pas vraiment tuer... Elle essayait tant bien que mal de se détacher du stéréotype de sa race mais elle sentait bien qu'elle allait devoir se salir les mains. La syliméa avait espéré s'élever au-dessus de l'image de monstre que sa nature profonde avait tendance à véhiculer mais on venait de la dépouiller de ce choix. Car Jonas allait avoir besoin de toute l'aide disponible...

Kalysta ne doutait pas des capacités du maître assassin, loin s'en fallait. S'il était peut-être affaibli maintenant, elle savait qu'il serait rapidement sur pieds, prêts à embrasser les responsabilités qu'il s'était lui-même assigné vis-à-vis de la Rose. Tekum avait les moyens de l'aider en cela et il avait aussi la peau dure... Les derniers mois n'avaient peut-être pas été une partie de plaisir mais il semblait être déjà revenu d'expériences tout aussi déplaisantes... Mais ce dans quoi il s’apprêtait à se lancer n'était pas anodin. Cela allait aussi lui coûter mentalement même ce n'était plus une première pour lui, chose qu'elle ignorait...

Elle finit par se tourner vers Tekum, essayant de conserver une voix égale et posée, ce n'était certainement pas le moment de la laisser trembler comme celle de l'enfant qu'elle était. Difficile de dire comment elle était perçue par le Duc, probablement comme du menu fretin, un pauvre lapin venu se perdre dans un repaire de renards... Autant faire avec et assumer jusqu'au bout, ce n'était pas comme si elle pouvait faire demi-tour maintenant... De toute façon, même si elle était mal à l'aise dans cette situation, elle n'en était pas moins décidée.


-Je vous remercie pour cette offre mais j'ai commencé aux cotés de Jonas et compte bien finir ainsi.

Elle resterait donc avec Jonas au sein des nérozias, choisissant le moindre mal, du moins à ses yeux. La jeune femme avait tout de même l'impression de ne pas être à sa place. L'assassin allait hériter d'une ombre qui ne serait probablement pas à la hauteur... Du moins le voyait-elle ainsi.

HRP:
 


Si vous voulez une réponse rapide à un MP, veuillez mettre un titre de plus de 12 caractères, merci !




Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

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Tekum Seh
MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Ven 22 Jan - 14:09

On verre de plus, un dernier avant de mourir doucement, doucereusement, honteusement même si l’on oublie le monde, un petit verre de rien qui mène vers tout. Il n’est pas d’autre chemin, d’autre sentes, alors il boit doucement son thé une longue caudalie lui rappel ses champs perdu au milieu des monts inaccessible, ce petit village qui ne peut livrer le thé que durant les 4 mois d’été mais que la Première vas voir deux fois par mois pour porter médicament et vivres. Là bas ils font le thé, dans cette vallée perdue, ce thé qui sur la fin de la caudalie prend le gout des châtaigniers à l’ombre desquelles il pousse, mais sans même en avoir l’amertume de cette effet griller qui lui est cher, jamais il ne râpe le font de la gorge si son infusion est maitrisé … Et une servante digne de ce nom, chez le Duc de Seh, sait faire du thé.

Il sourit doucement à K., elle sentait, quelque chose de perdu, quelque chose de cette terre douce qui rend, qui rappelle, qui revient, qui n’est pas encore mais qui serra, le petrichor. Jonas avait vite rejoint la raison, il y avait trop de choses qui n’allaient pas, trop de main lier dans le dos, trop d’action incohérentes, il avait même eut vent d’une alliance possible des Nézoria avec les cavaliers pour la guerre à venir, ceci n’avais rien d’une possibilité honnête, même pour des hommes comme la rose, on ne donne pas la main au cavalier pour détruire quelqu’un qui ne vous à pas encore considéré comme un ennemi … On ne donne pas la main aux cavalier si on considère que le peuple doit être libéré du joug de l’oppresseur, car qu’il y a-t-il comme pire oppresseur ? Sa langue claque dans sa bouche après la réponse de K et une de ses statues d’homme dans la pièce tire sur une petite cordelette musser avant de retourné dans son état qu’on pourrait subodorer être de la pierre ou un simple mannequin cacher sous une armure.

Quelque part, derrière un dais qui obscurcit le son on entend un porte s’ouvrir et des pas se font entendre, doucement. Car si il a tout du contadin, l’homme n’en est pas moins en premier lieu en présence de son Duc, et en second lieu choisit, trier car ce n’est pas les hommes qui veulent servir qui manquent. Pourtant le Duc n’en a que faire, et alors qu’un homme tout d’une mise aux couleurs de la plume porte sur un plateau d’argent une pile de rapport avant de se retirer comme il est venu, le maitre des lieux reprend la parole :


“Karl, Karl, Karl, doux mignon, vous avez mal répondu, je me doute bien que vous ne voulez pas rejoindre la Plume, vous croyez en la Rose et rien ne retient plus les hommes que la croyance, vous croyez même que cela pourra vous changer, surement, mais vous êtes ce que vous êtes, et vous le serrez toujours. Je ne vais pas vous conspuer, mais je vais vous dire un secret :
Ne mentez jamais au Duc de Seh.

Maintenant, je vais être longanime et passé l’éponge, pour cette fois et cette fois seul Karl, ne l’oublier jamais. Mais j’ai trop d’amitié pour Jonas pour vous saurer, et ceci même si il préférera la cracher sur le sol en publique …


Quand à vous mon cher Mitsgun, voilà ce dont vous allez avoir besoin, vous reconnaitrez les sceaux et les écritures, certains m’ont été fournit par Aliore en personne et vous ne pourrez me reprocher qu’ils ne sont que verbatim, ils sont de sa main ou de celle de son service, vous savez comment il est, d’autres de mes réseaux, ce que vous avez là vaut des dizaines de milliers de Dias, si ce n’est des centaines…
Le rose mon cher, Ta Rose, Votre Rose, la véritable, n’est pas hiémal, elle est nivéal, et je ne sais pas si vous sentez le froid mais l’Hivers arrive. Le devoir de Grisaille doit être fait, il n’y a pas d’autres sentes, il n’y a pas d’autres rêves. Qu’importe leur séquelle, qu’importe la tienne, il n’est plus question de subodoré, il est question d’être et de vivre.”


Il se repose au fond de son siège, fauteuil bien trop doux, puis bois une nouvelle fois, il a finit son grand discourt, il n’a pas besoin d’être plus long, il a dit ce qu’il pensait avec toute l’intensité de son âme toute l’intensité de sa magie.
Dans les papiers Joans trouvera tout ce que le Duc sait, les tentatives de prises de contacts du Juge avec des dictateurs toujours plus dangereux, les actions étonnantes, les trafiques d’esclaves qui s’intensifient, la pègre que deviennent simplement les Nézoria par l’absence d’action concrète vers leur but réel, et toutes les actions qu’ils ont mener contre ce dernier, aidant le pouvoir des plus affreux, de ceux qui sont le moins aimer de leur peuple … Les actions mirifiques et splendide d’une Rose à bout de souffle simplement …

Pourtant il sent quelque chose dans Karl qui l’oblige à reprendre la parole, doucement du fond de son fauteuil, une petite clarification est surement nécessaire pour le petit d’homme.


“Vous pourrez rester ici aussi longtemps qu’il le faudra mais à partir de l’instant où vous partirez nous ne vous connaitrons plus, vous n’avez jamais été aidé par la Plume, et vous n’en connaissez rien. Dans les dossiers dans vos chambres je mets tout de même à votre disposition quelques planques, qui ne m’appartiennent pas vraiment … Vous voyez de quoi je veux parler.

On vous mènera dehors, et vous serrez relâcher où vous le souhaiter, probablement à Héspéria je suppose… Jonas sait comment nous contacter, il vous le dira si jamais il vous fait assez confiance, mais ne soyez pas scolastique…
Il n’y a pas de méthode, pas de vérité, Jonas sait, mais il va falloir que vous le conceviez aussi, vous êtes un assassin à présent, dans toutes ces lois, et dans son instinct.

Je n’ai qu’une seule demande qui nous viens de Aliore, car ce n’est pas ma voix, elle est verbatim :
“Mettez en place un tribunal, trouve toi des juges, ou au moins un, mais ne porte pas ça seul, tu n’es pas seul”.
Je présuppose que tu conçoives que lui ne peut rien faire, ceci dit je lui ai promis de faire passer les informations qu’il laissait trainé malencontreusement, passez tout les premiers du mois dans une des quatre tavernes du dossier, un homme vous y attendra et vous remettra une lettre cachetée.

Enfin, et c’est important, vous en reparlerez entre vous, mais ne me prenez pas pour un patelin, j’ai autant, si ce n’est plus, à perdre que vous en faisant ce que je fais. Si Jonas à eut l’air de le comprendre et de savoir comment je marche, ton esprit est embué, je vais t’éclairer, je vous rends un service, si vous l’accepter comme tel, alors vous m’en rendrez un.
Quand il sera temps.
Du même acabit.

La première partie de ce service n’en est même pas un, mais un à vous. Il se trouve dans vos dossiers, j’ai parlé avec Aliore car il semblerait que certain ai eut une missive du Juge lui-même, falsifié ou non je ne sais, disant que le besoin d’argent était tel qu’il serait question de jouer sur d’autres part du marché …
Mes plats de bandes. Votre Rose toute belle vend des hommes et des femmes et peut être même avec l’accord des cavaliers.”


Il savais depuis longtemps pour votre cours des miracles postiches … Mais ce rajout au ridicule de la pièce déjà sur jouer et probablement en vers ballant et aux pieds coupé, ce rajout là lui avait mis la puce à l’oreille et l’avait faire chercher son assassin intérimaire, celui qui avait disparut mystérieusement sans laisser de trace, un certain nain hargneux même envers ses amis et ceux qui lui sauve sa petite vie.



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MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Dim 6 Mar - 2:02

Je dois avouer que j’ai dû retenir un soupir de soulagement au moment de la réponse de Kalysta. Je dois admettre que la tâche que je m’imposai en ce jour, une tâche que j’avais pourtant déjà accomplie, me semblait immense et peut-être un peu trop grande pour moi finalement. Ou plutôt un peu trop immense pour les restes de ce que j’avais été. Ce n’était plus un chasseur noir fort et en possession de tous ses moyens qui se lançait dans cette chasse aux sorcières. C’était un handicapé boiteux, un manchot borgne, un démon aux ailes décharnées, qui rêvait de mettre à bas une organisation de traitres capables d’échapper à une organisation dont le système de renseignement était l’un des plus performants d’Istheria…

En réalité, il m’aura fallu plus d’un mois encore pour revenir de ce énième emprisonnement ; de ses séances de tortures et des blessures qui en découlèrent. Lorsque je quitterai le giron du Duc plusieurs semaines plus tard, mes forces seraient encore trop minces pour être comparables au passé. Et si en apparence toutes mes blessures seraient soignées, ma main n’aura pas repoussée et je serai toujours borgne. Pour moi, cette demi-cécité et cette main en moins étaient une torture plus durable et plus éprouvante que toutes celles que j’avais connues. Moi, l’un des meilleurs combattants de la rose, j’avais été réduit à presque rien. Tous ces siècles passés à travailler ce corps racho que la nature m’avait donné pour cacher celui que je ne pouvais être en toute circonstance, passés à faire d’un nain une machine de guerre ; tous ces siècles me semblaient tout d’un coup perdus…

Mais pour l’heure, je pris simplement les dossiers, y jetai un œil rapide avant de concevoir que Némésis avait certainement rédigé la majorité d’entre eux et me levai. Le hasard voulut que pour une fois, je ne fisse pas de faute diplomatique en me levant avant que Tekum n’eut terminé de parler. Il avait recommencé à boire son eau chaude trouble et rien ne laissait soupçonner qu’il avait quelque chose à rajouter. Rien si ce n’est l’habitude de son être.
L’habitude, je l’avais, mais la flamme pour écouter encore de ses phrases alambiquées, beaucoup moins. N’écoutant que d’une oreille, je ne pus résister au plaisir de savourer encore de cette chaire si spéciale qu’est celle des yorkas, finissant l’assiette sans vergogne en une fois, le couteau jouant les hérons habiles.
La bouche pleine, je ne pris pas la peine de répondre à la citation dont je n’avais aucune preuve de la véracité, passant peut-être ainsi pour être réfléchi et posé, faisant preuve de surcroît de bonne manière en ne postillonnant pas sur l’argenterie, les soieries ou encore les boiseries magnifiques et en évitant à l’auditoire –certainement plus étendu que les deux hommes dans la salle– la peine de devoir traduire mon patois argotique encombré de surcroît par les six morceaux de viandes déjà bouillie entre les dents qu’il me restaient.

De même, je ne répondis pas à l’énième promesse de dette qu’il me demandait, encore et toujours, car elle était déjà entendue. Ceci me laissa le temps d’avaler la chaire à pâtée grossièrement mâchée et d’essuyer le jus de viande de ma barbe renaissante.

J’avais atteint la porte avec cette nouvelle démarche qui ne me seyait pas plus que le reste de mon nouveau physique lorsque j’entendis à nouveau quelque chose d’intéressant siffler entre les lèvres du serpent.


« T’vois, duc ? T’aurais commencé par ça, notre conversation aurait sans doute était moins raide dès l’début. Ma rose ne s’ra jamais ta plume. Garde tes esclaves et nous garderons nos principes. Pour c’qui est du début, j’vais m’refaire une santé à tes frais que’ques temps. K, lui, va r’partir à Phelgra.
Viendra l’jour où tu me cracheras à la gueule à ton tour, duc, mais en attendant, je tiendrai ma parole. Comme toujours.

« Viens, K. Faut qu’on s’mette d’accord sur ton r’tour à la maison.
« En attendant, duc… Que l’auteur de ton conseil entende ça : « Gardez vos juges et vos tribunaux. J’suis pas la justice. Juste la sanction. »

J’ouvris la porte et attendis K pour sortir avec lui. On parlerait des détails en chemin car je ne pensais pas qu’il serait encore nécessaire de se cacher. Les négociations étaient terminées, si tant est qu’elles n’aient jamais commencées. Et nous ne devions plus avoir besoin de cacher grand-chose sur les modalités de retour et de la manière dont elle allait m’attendre que Kalysta allait devoir adopter.
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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: La réponse est concupiscence   Jeu 10 Mar - 20:58



La syliméa prit sur elle pour garder son sang froid même si ce n'était pas spécialement facile étant données les circonstances. Techniquement parlant, elle n'avait pas vraiment menti. Elle comptait bien continuer à épauler Jonas autant qu'elle le pourrait, tout comme Karl était bel et bien l'identité qu'elle supportait aujourd'hui, et jusqu'à nouvel ordre, quand elle était en rapport avec la Plume. La jeune femme avait tendance à coller à la personna qu'elle avait mis en avant au moment de son intégration de la Rose mais elle savait prendre avantage de sa nature « changeante ». C'était naturel et instinctif... Et probablement difficile à expliquer à qui que ce soit d'autre sans rentrer dans les détails, chose qu'elle n'était certainement pas prête à faire avec qui que ce soit. Pour l'instant une seule personne, n'étant pas syliméa, était dans la confidence et les circonstances avaient été exceptionnelles... Tekum n'allait certainement pas faire partie de ce club très fermé.

Si Tekum était un tant soit peu attentif aux émotions qui émanaient du jeune soldat, il n'eut aucun mal à sentir le moment où l'utopie de Kalysta s'effondra à ses pieds. Elle se savait naïve sur certains points, ignorante et innocente même dans cette cour dans laquelle jouaient Jonas et le Duc, mais ce n'était que maintenant qu'elle réalisait à quel point elle s'était voilée la face... Vraiment, jusqu'au bout, elle avait cru que les nérozias suivaient encore l'idéal qu'ils présentaient aux jeunes recrues. Cette idée de justice que le pouvoir et l'argent avaient tendance à si souvent pervertir. Et, elle ne s'en était jamais cachée, elle avait toujours été la première à prendre les contrats concernant les marchands d'esclaves... Apprendre que la Rose entretenait finalement de tels trafics avait un terrible impact sur elle.

Elle aurait pu difficilement décrire de vive voix le profond sens de trahison qui l’étreignit alors et elle se retint tout juste de laisser voir ses émotions physiquement. Kaly aurait voulu se tourner vers Jonas et le supplier de lui dire qu'il ne s'agissait là que d'une ruse de Tekum pour les pousser à purger une organisation normalement rivale de la sienne. Malencontreusement, elle n'avait pas les années d'expériences des deux hommes devant lesquels elle se tenait et la pâleur qui gratifia ses traits accompagnée d'une soudaine inspiration la trahit sans que quiconque n'ait besoin de recourir à la magie. La nouvelle avait été un coup dur duquel elle aurait du mal à se remettre...

Pour autant la nérozia ne dit rien, gardant les lèvres fermement pressées comme si elle avait peur que son indignation ne se fasse connaître sans son accord. Il y aurait d'autres moments pour parler avec l'assassin, pour lui demander s'il avait eu vent de ce genre de pratiques. Et comment il prenait la chose. Inconsciemment, elle espérait qu'il serait aussi indigné qu'elle, se raccrochant désespérément aux derniers fragments d'idéaux qu'elle avait pu voir dans la Rose. Pour l'instant, cela semblait être le cas et la jeune femme ne pouvait qu'être soulagée, rassurée, de voir qu'elle ne s'était finalement pas fourvoyée sur toute la ligne.

Naturellement, ce dernier argument que venait d'avancer le Duc avait eu le don de lui faire reconsidérer ses doutes sur une possible purge de sa caste... C'était une discussion qu'elle préférait avoir en privé, même s'il allait être difficile de la tenir éloignée des oreilles indiscrètes qui ne manqueraient pas de les espionner à partir de maintenant. La démarche raide, la tension entre ses épaules hurlant son malaise, la syliméa emboîta le pas à Jonas, le rejoignant au niveau de la porte. Ne se faisant toujours pas confiance, et estimant qu'elle n'avait vraiment rien à dire au Duc, elle s'inclina sèchement dans sa direction avant de réaliser sa bêtise. Il n'y avait aucune chance qu'il puisse discerner son mouvement.


-Duc...

Le ton était aussi sec qu'avait été son salut et devrait bien suffire. Elle ne savait comment quitter les lieux. Elle refusait de se laisser aller à utiliser des formules toutes faites et hypocrites... Il était évident qu'ils étaient au-delà de ça, il suffisait de voir comment Jonas lui répondait. Elle passerait probablement pour un jeune homme naïf et bien mal élevé mais c'était bien le dernier de ses soucis... Le fait qu'elle allait devoir laisser son chef ici et rentrer seule à Phelgra pour colporter l'histoire qu'ils allaient concocter était certainement plus préoccupant pour elle. Non pas qu'elle n'avait pas l'habitude de mentir pour protéger sa vie mais elle sentait qu'elle venait de prendre un nouveau poids sur ses épaules. Beaucoup de choses allaient dépendre de sa façon de gérer son retour et ce qu'elle dirait de la libération de Jonas.

-J'imagine que vous avez déjà un plan en tête... ?

Et la question ne concernait pas uniquement la purge. Il allait devoir rester seul, en position de vulnérabilité, dans un endroit où il ne comptait pas vraiment d'alliés. Il n'était pas difficile de sentir la pointe d'inquiétude naturelle que Kalysta ressentait. Elle ne savait pas vraiment comment Jonas concevait leur situation mais la jeune femme s'était étrangement attachée à lui. Comme les jeunes enfants avaient tendance à le faire avec ceux plus âgés qu'eux, souvent fascinants... Elle n'aimait pas l'idée de devoir l'abandonner ici mais elle suivrait ses ordres...


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