Another Fine Mess

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 Another Fine Mess

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:: Duc Aveugle/Fils de Fen ::

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Tekum Seh
MessageSujet: Another Fine Mess   Lun 21 Mar - 13:12


Il n’est de raison de bien recevoir, comme il n’est de raison d’être autre que soit même si ce n’est l’hypocrisie et la sottise faconde en tout monde, et si elles parlent souvent bien plus qu’elles ne devraient être lut, ici elles sont calme et sourient en silence, bonnes grâces comme oublié dans un coin avec leurs amis la misère, l’injustice et la tristesse.

Au pas calme d’un cheval, escorté par dix hommes aux couleurs flavescent et Smaragdin en formation autour du chariot qui semblait une esquisse folle d’un peintre impressionniste au milieu de ces rues propres et de ces gens souriant sans même un poublot visible dans les ombres. Le Léviatemps les avait déjà quittés et n’était plus en vue lorsque les hommes de la première les avaient rejoint aux portes de la ville au dessus de la petite rivière aux eaux azure légèrement chargé en minéraux après ça descente de la montagne dans les chutes qu’on apercevait au loin.

Puis vint le manoir, le palais, le château ou tout autre superlatif que l’homme à tendance à employer pour désigner cet assemblage étonnant de demeure et de bureau que le Duc s’est fait construire. Aux pieds des jardins les marches traditionnellement utilisé pour montré la grandeur vers laquelle on monte avait laisse place à perron simple comme celui de tout ces contadins, dans le but d’évité l’entré d’eau lors de la fonte des neiges. La pierre n’était pas étonnamment plus riche que celles des autres maisons passé, elle était simplement parfaitement taller, tout les mures portait donc, discrète la marque des maitres artisans qui les avaient monté et tailler, mais les lourdes portes en bois de chêne s’ouvrirent pour laissez apercevoir le confort parfait dans on murmure vouloir lorsqu’on parle de son futur des rêves dans les yeux.
Mais tout n’est qu’évanescence et un homme s’avance dirigeant une petite armé de serviteur, terrane du pays reconnaissable à sa carrure et son regard sans âge en écho aux guerres qu’il semble avoir connu sans pour autant être juste assez vieux pour avoir marché dans celle-ci ci ce n’est la guerre du froid. Sa main droite est celle d’une marionnettiste, sans un mot sans un regard, de petit geste il agence la disparition des affaires du chariot tout en ouvrant la discutions avec les deux hôtes.
Doucement il s’incline posant son gant blanc fermé sur sa poitrine :


“Seigneur MangeCoeur D’Ode Bahalmarche, vous serrez logez dans la chambre de la forge comme il convient, l’annexe a été reprise avec grand soin dans l’espoir de pouvoir convenir au gout d’une disciple. Quelques tenus ont de plus été déposés dans vos chambres respectives, vous êtes attendu dans deux heures dans le petit salon, le maitre vous y recevra, le repas ne se fera, je m’en excuse au nom du Duc surtout pour la disciple, malheureusement pas à table, l’ArchiDuc ayant beaucoup de travail en ce moment.

Si vous voulez bien me suivre.”


Sans prendre gardes aux remarques du géant dans son dos l’homme marche dans les couloirs labyrinthiques d’un château de conte où des peintures côtoient le bois, et le bois les objets précieux. Puis finit par ouvrir la porte immense portant l’insigne que la demoiselle porte sur son cœur, derrière le parquet riche fait place à la pierre parfaitement taillé dessinant divers arabesques. Les affaires sont déjà arrivé et posé là mais l’homme ne s’arrête pas, sans un regard il traverse la pièce comme si il la connaissait sur le bout des doigts alors des dizaines de caisses y ont été déposé et ranger, puis ouvre une plus petite porte toujours en bois massif proche du grand lit en chêne, cade et en draps blanc qu’est celui de Brom.
Là il entre rapidement, la pièce est loin d’être aussi fastueuse en taille que sa grande sœur mais l’égale voir la surpasse par sa beauté, une petite thébaïde : un parquet riche en bois exotique remplace la pierre, des courtines de reps turquin cache un grand lit pour une personne normalement constitué, un immense dressing cloisonné en bois de rose est refermé par le majordome qui en retiré quelques robes et tenu de soie à remplacer les diverses lourdes armoires normande, un complexe bureau de travail charger de tout le nécessaire sorti des meilleurs artisans et ouvert d’un clique par les gants blanc, révélant un complexe mécanisme caché. Une petite notule explicative apparait alors avec les plans. Enfin une chaise ainsi qu’un confortable fauteuil viennent faire écho respectif au trésor d’ingéniosité et à la bibliothèque remplit de traité d’arme dont certain sont très anciens.

En silence l’homme se retire la laissant découvrir sa chambre ainsi que la vingtaine de tenu de soierie et de tissues fins qui sont pendu dans l’armoire et sur chacune desquelles à été brodé avec soin, au dessus du cœur, les armoiries du Derviche.

Deux autres portes sorte de la pièce principale, l’une porte une clochette et semble relier à différents grelin smaragdin qui servent à appeler les domestiques, l’autre, bien plus grande, à probablement déjà été ouverte par Brom lorsqu’elle en revient de sa chambre.
Elle donne sur un petit jardin privé entre la falaise et le palais avec aucune fenêtre visible. Fontinal il est tout de verdure et d’eau, le sol en lourd galet rond glisse sous les pieds sans les abimé, deux fantastiques vasques de marbres sont l’objet principal de l’agencement, la première recueille les eaux bleus des fontaines et de la montagne, la seconde, toujours en temps que grand bain, est emplie d’une eau chaude et soufré, enfin aux milieu d’elle une porte est sceller d’un lourd sceau en métal portant l’insigne de Bor, elle donne sur la falaise comme si derrière elle des couloirs s’inséraient dans la montagne…


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:: Main de Bor ::

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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 27 Mar - 12:31


La traverser de la ville, long instant où Brom sourit aux gens de son sourire de façade constituer pour ne pas faire peur, des signes de main sympathique et des échanges de noms et de courtoisies dans la langue locales autant avec des gens sans importance qu’avec ceux qui semblent être le cœur de la ville. Un long instant fastidieux qu’il n’aime pas particulièrement mais auquel il se donne de bon cœur car c’est son devoir.
Est-ce que les gens d’ici sont capables de le voir ? Non probablement pas, et si ils peuvent le percevoir alors il le prenne comme un honneur que Brom un homme qui s’enferme dans sa forge se force à leur parler, à leur sourire à eux car ils sont le peuple qu’il apprécie.

Et puis heureusement la traversé se finit et la troupe se disperse en bon ordre pour laisser Place à un homme :


-“Kuro ! Ca faisait longtemps !
Attention gamine tu vas voir, ce monsieur, un des meilleur guerrier Terrane à la retraite de la Première et qui en fait encore parti à titre de mérite vas te montrer ce que c’est qu’être un majordome …



Nous te suivons gamin, et si tu pouvais éviter de m’appeler par mon titre mais juste mon nom je trouverais ça sympathique … Même si je me doute que tu ne peux pas.”


Tranquillement il le suit de son pas lourd sur les marches, de temps en temps il montre une peinture à la demoiselle et lui explique où elle a été faite et à quelle endroit, qu’ils verront sans doute cette montagne là lors de leur entrainement, et sans faire attention il passe d’une El Egavarac à une autre du même peintre ou d’un autre tout aussi connu. Il fait visité les couleurs à sa disciple comme seul un artisan aurait put le faire, lui montrant des détailles sur des pots, sur des cadres, sur des œuvres, des choses qui font de la valeur bien plus que l’ensemble et qui pourtant peuvent rester ignoré de tous ceux qui n’ont pas l’œil.

Puis ils arrivent dans la chambre et sans attendre vraiment lui la traverse pour se dirigé vers l’extérieur, laissant à Kuro de présenter sa chambrette à la demoiselle après y avoir simplement jeté un œil.

Dehors il l’attend en regardant le sceau de métal qui repose dans sa main, lorsqu’il l’entend il le lâche enfin le laissant lourdement retombé suspendu par ces énormes chaines et se retourne vers elle avec son perpétuel sourire posé sur son visage bien qu’on y voit encore les rides de la concentration et un mélange de sentiments de tristesse et de colère née d’une incapacité à choisir… Elles s’effacent bien vite ne laissant qu’un souvenir :


“Les robes qu’il a emporté ne te serait pas aller. Tu peux lui faire confiance, ils n’avaient pas encore tes dimensions quand j’ai envoyé la lettre, ils ne pouvaient donc pas savoir, avant que l’ont arrive il devait y avoir dans cette penderie plus de cinquante robe je pense, puis les domestiques sont passé faire le choix quand ils t’ont vue dans le chariot, et Kuro à vérifier que leur choix était bon.
Il y a deux grand majordome ici, qui dirige tout les autres serviteurs, les deux font parti de la première, Kuro donc, et Pha qui lui en plus est un MangeCoeur mais n'est pas tout le temps au manoir à l'inverse de Kuro.
Il y a aussi Krog', Krogan, MangeCoeur aussi qui peut être prit pour un majordome, il n'en est pas un, c'est lui qui s'occupe des terres ici en l'absence du Duc.

Si tu as des questions sur le bureau n’hésite pas c’est moi qui l’ai fabriqué dans le temps, il est très vieux mais comme il a été bien entretenu il devrait encore marcher sans souci. Et tu me diras si tu veux des livres particuliers car tu risque de rester dans cet ensemble de chambre un moment …
Et vas voir derrière cette arbre dans le coin du jardin, il y a un certain nombre de bar, de poids et d’agrès, ils sont à ma taille pour la plus part mais ça devrait te suffire pour compléter tes entraînements matinaux.

Tu vas mieux ?
Moi il faut que je le lave entre la foule et le voyage, puis le travail sur son corset je suis fatigué …
Je vais te montrer, là à coté du bain chaud, tu vois cette grande dalle ? Tu appuis là, écoute, ça la déverrouille, et dedans tu as des savons et des serviettes, attention elle peut être ouverte de l’autre coté si tu as enclenché ce bouton qui veut dire qu’il y a des choses à changer dedans … Si jamais que tu ça ne t’étonne pas de tombé né à né avec un domestique.”


A l’intérieur de la trappe large de cinquante centimètre et haute de soixante-dix, il y avait une véritable étagère avec des alcôves creuser dans la roche pour y mettre des serviettes, profonde d’au moins la même chose on y mettait au fond les choses à changer. A première vue les savons avaient pour la plus part été prévu pour un homme aux senteurs de santal de cade et lavande, mais quelques autres posé dans des jolis flacons et autres boites semblaient être à la rose, au monoi, tiaré et aux hennés.

Il sorti une large serviette et un savon au santal ainsi qu’une flasque dont l’odeur était celle caractéristique du brou de noix et les posant à coté du bain chaud commença à se dévêtir sans plus faire attention à la demoiselle.

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:: Eros et Thanatos ::

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 28 Mar - 18:05

Comment lui dire qu’il avait raison ? Comment lui dire qu’elle savait qu’elle avait eu tort sur toute la ligne sur chacun des points qu’elle avait osé souiller ? Car c ‘était bien ce qu’elle avait fait. elle venait de souiller leur relation de maître à élève par toutes les injustices qu’elle avait proférées et sans doute les choses étaient irrémédiablement cassées, fanées, comment pourrait-il encore se montrer aussi bienveillant qu’il ne l’avait été jusque-là ? Comment pourrait-il digérer ses paroles assassines ?
Elle avait d’abords cru qu’il n’avait pas tout entendu tant son ton pour lui expliquer les postes des nouveaux venus était resté pédagogique et posés. Pourtant, l’introduction ne laissait aucun doute sur le fait qu’il avait bien tout noté et elle attendait raide et tendue la tempête qu’elle n’avait pas manqué de déclencher et qu’elle pouvait encore aggraver si elle n’y prenait garde. Comme il était facile de tourner toutes les paroles de son maître à contre sens, de l’accuser encore et toujours de vouloir l’humilier par chaque échec qu’il lui faisait subir ou en la préservant d’épreuves démesurées.

*Tu as bien compris que je n’étais qu’une incapable alors au lieu de me laisser assumer tes mauvais choix tu m’a bien montré que ce n’était même pas la peine que j’essaie. Dis-le donc que je suis la pire de tes élèves !*

Elle avait répondu avec morgue à la première question sur les postes des trois premières merveilles d’Arganath  sans prendre la peine de réfléchir et de mettre en ordre les indices qui lui avaient été présentés. Et bien sûr, elle s’était fourvoyée, une nouvelle fois. Elle enrageait contre ses échecs  et à la première situation de stress ou de tension elle bradait ses réponses et les possibilités de montrer qu’elle n’était pas qu’une petite gamine irréfléchie qui lui étaient offertes. Tant pis pour elle. Elle devrait tout assumer.

Un tampon de souffre restait bloqué dans sa gorge mais elle mettait un point d’honneur à garder le regard droit et sec. Elle aurait bien invoqué la trop grande facilité de s’excuser à chaque fois que l’on commet une bévue, mais au fond d’elle, elle savait que son orgueil y prenait une grande place dans cette incapacité à admettre ses torts malgré son envie de demander son pardon au maître d’armes.
Elle se serait bien jetée à ses genoux si elle avait été certaine que cela pouvait effacer les inepties dont elle s’était rendue coupable. Mais l’autre, la rouquine blessée s’arcboutait à sa fierté déraisonnée… Fierté qui l’empêchait d’accepter la bienveillance qui se cachait dans les détours des paroles du mentor.

*Nous ne sommes pas une gamine ! Nous somme Sindarine de Canopée
_ Pourquoi faisons-nous preuve de si peu de sagesse ?
_ Parce qu’il nous y pousse ! C’est sa faute !
_ Sa faute que tu agisses sans réfléchir ?
_ Nous avons réussi cette épreuve oui ou non ?
_ Je croyais que tu l’avais oublié ma toute belle !
_ Comment l’oublier ?
_ En nous montrant injuste avec lui par exemple…*


Petit à petit tout de même la carapace d’orgueil se fissurait, mais elle craignait qu’elle ne la laisse alors sans défense face à ses inconséquences alors elle tentait de recoller les morceaux de cette armure qui la trahissait.

*Le droit de se tromper ! Tu parles ! Cela devient une obligation chez nous !
_ Tu en as assez d’échouer ?
_ Pas toi ?
_ Si bien sûr mais pour l’instant c’est toi qui te plains. Arrête de t’apitoyer sur tes échecs et sois une élève !
_ Mais je suis une élève ! J’ai fait tout ce qu’il m’a demandé, mais rien ne semble convenir. Je passe mon temps à ne rien comprendre !
_ Pas la dernière fois mon amour !... Il aurait bien raison de te renvoyer. Tu es trop impatiente, capricieuse ! Tu aurais dû prendre les souvenirs d’une Terrane de six ans ! Au moins ceux-là t’auraient servi à quelque chose !*


La chose n’était pas sotte. Comment concilier les souvenir de siècles entiers alors que l’on n’a pas plus de deux ans d’existence ? Plusieurs fois, elle avait déjà été confrontée à cette difficulté, mais s’en était toujours accommodée rarement poussée dans ses retranchements comme à présent. Il avait raison, elle n’était qu’une gamine et pourtant elle avait les moyens grâce aux souvenirs d’Elië la Sindarine de se montrer moins puérile. Il lui fallait sans doute moins de précipitation et plus de retenue pour qu’ils deviennent des outils. En serait-elle capable ?

*Ecoute! Il ne t’en veut pas. Tu as de la chance, tout n’est pas si sombre que tu sembles le penser !*

Elle eut soudain peur que son haussement d’épaule à destination de son alter égo interne ne soit mal interprété. Et puis l’armure explosa sous les coups de boutoir conjugués de la Sindarine et du  Lhurgoyfs. Elle baissa la tête, honteuse juste avant de la relever pleine de tristesse de repentir. Allait-elle être capable de faire amande honorable? Que pourrait-elle trouver pour signifier son acceptation sans avoir l’impression de se dédire ?

*Je dirais bien en te montrant digne de ses anciens élèves…
_ Je n’y arriverai jamais
_ Evidemment, en partant comme cela…*


Elle devait bien se rendre à l’évidence c’était la meilleure façon, mais comment se hisser au niveau de Lamenoire ? Elle ne voyait que le début du chemin et déjà les premiers obstacles l’avaient tant abîmée. Elle ne comprenait qu’à présent le sens de la promesse qu’elle avait faite d’être une bonne disciple. La seule chose qui était claire pour elle était qu’il était hors de question de se dédire ou de renoncer. Quant à savoir comment elle supporterait l’enseignement de la Main de Bor, seul l’avenir le lui dirait.

Pour le moment, elle se devait donc d’accepter les remontrances qui lui étaient faites d’autant qu’elles étaient justifiées. A chaque phrase de son mentor elle ne comprenait d’avantage. Elle savait aussi, enfin le croyait-elle, quand accepter les compliments et quand les repousser. L’humilité, elle le savait, n’avait rien à voir avec elle qui ne pouvait s’accommoder d’un échec, mais elle avait décidé de s’engager sur la route qui lui permettrait de les accepter le mieux possible même si une autre part d’elle regimbait à cette idée.

*Comment savoir que l’on progresse si on ne réussit jamais, si on ne gagne jamais ?
A quoi reconnait-il une bonne disciple qui ne réussit rien de ce qui lui est demandé?*


Si elle pensait avoir entendu le pire, elle se trompait car la fin du discours mit encore à mal ce qui restait de dureté en elle, due aux derniers évènements. Il était certainement un maître difficile comme il le disait mais les torrents de bonté qu’il était capable de déverser sur son élève avaient à cet instant le don de l’émouvoir en même temps qu’ils ravivaient la douleur et l’amertume des paroles qu’elle avait osé prononcer. Comment en avait-elle été capable elle se le demandait encore.

Son regard de jade se remplissait de tristesse à chaque mot qui lui indiquait l’attachement du mentor à son élève. Il ne fallait pas qu’elle parle car elle savait que d’autres torrents jailliraient d’elle à ce moment et il y avait bien trop de monde ici. Elle ne pouvait cependant pas laisser les chaudes paroles de son maître sans réponse. Elle joignit donc les mains en signe de prière et se pencha en avant pour montrer son acceptation tout en gardant ses yeux vers le regard de braise du maître d’armes, un sourire d’enfant malade aux lèvres.

Et la porte arriva, et son sourire convalescent s’affermit.

*Je crois que nous avons de la chance*

La foule et l’entrée dans la cité eurent le mérite de distraire la Syliméa des derniers tourments qu’elle s’était infligés.
Brom Ode Bahalmarche était un personnage ! Comment pouvait-on en douter devant la ferveur qui accompagnait chacun de ses pas, devant l’accueil qui lui était réservé ? Elle avait du mal à tout saisir de ses sens, mais les couleurs chamarrées et l’escorte dépêchée à leur rencontre malgré la fin du danger qu’un voyage pouvait représenter, signifiait l’estime que le Duc portait à l’arrivant. Ils étaient déjà à l’intérieur et elle n’avait pas eu le loisir à cause de ses états d’âme de finir son étude des abords et des remparts avec ses yeux d’assassin comme le lui avait intimé son maître.
Alors elle s’imagina dans la foule assimilée suffisamment pour ne pas attirer l’attention de ce peuple tout à sa dévotion. Elle imagina comment ferait Lamenoire s’il devait tenter une nouvelle fois d’assassiner son maître. Elle finit par en conclure qu’elle ne ferait cela que si elle avait envie d’en finir avec la vie. L’escorte était suffisamment dissuasive à cet égard et l’amour des Arganathiens suffisant pour signifier : « on ne touche pas à la Main de Bor ».

Bientôt cependant, les yeux n’étaient plus à conspirer mais à admirer le manoir qui s’approchait et qui allait visiblement les accueillir. Elle n’était pas accoutumée à fréquenter ce genre d’endroit. Les demeures citadines et bourgeoises étaient plus habituées à accueillir sa présence, hôtels particuliers qui rivalise de mauvais goût pour se hausser au niveau de l’aristocratie. La seule fois qu’elle avait foulé le sol d’une demeure noble c’était par le plus grand des hasards, le palais du roi d’Eridania à Hespéria. Le manoir qui grossissait avec le pas des chevaux ne pouvait en rien lui être comparé. Moins imposant, il n’en paraissait pourtant pas moins travaillé, mais d’un style moins chargé que les ors que la royauté impose. La lumière en était la plus belle parure malgré la montagne qui le dominait, sans doute un effet de la teinte claire de la roche qui le constituait… Son écrin de jardin lui donnait des allures de diadème présenté à une princesse pour son premier bal. Lorsque le charriot s’arrêta, elle se demanda comment en descendre sans paraître déplacée dans un tel lieu. Elle se contenta donc de se laisser glisser doucement du plateau sur lequel elle était assise au fond du charriot. Encore troublée par son dernier échange avec son mentor, elle  surveillait chacun de ses gestes se demandant si elle se montrait digne du haut Prêtre ou si elle allait encore se couvrir de honte.

Et puis les portent s’ouvrent et  la ruche s’anime. Leur véhicule est déchargé sous les yeux inquiets de la belle qui se demande où vont bien pouvoir disparaitre leurs affaires. Elle suit des yeux le paquet qui contient le précieux portrait et interroge du regard son maître qui ne semble souffrir d’aucune inquiétude à son sujet. Il semble comme chez lui, reconnait le majordome tandis que sa disciple lui rend son salut, soudain confuse de la place qu’elle semble tenir au centre de toute l’agitation savamment chorégraphiée. Elle n’est plus sûre de rien. A-t-elle eu raison de saluer ? Son désir de se montrer digne de son maître ne lui fait-il pas en faire trop ? Ce qu’elle sait des relations du Duc et du forgeron est amplement confirmé par le déférence que les préparatifs lui témoignent mais qu’elle s’applique aussi à une simple disciple est des plus déstabilisants.
Attentive elle considère l’hoimme de maison que lui présente son maître, tout en essayant vainement de lui attribuer une spécialité. La retraite ou la mise de majordome la dissimule, même en supposant qu’il soir vêtu d’une tenue trompeuse cachant en fait un garde du corps…  

Elle reste un pas en retrait des deux hommes et laisse son regard s’emplir des fastes de la maison en même temps qu’elle progresse dans les couloirs. Le goût de la Sindarine en est à chaque fois charmé. Celui du Duc se  montre des plus sûrs. Les meilleurs artisans et artiste ont sans doute été convoquées pour réaliser tous les détails de cet intérieur. Elle peut continuer à le soupçonner de tous les maux de la terre, mais pas de se montrer mécène inaverti. Son regard est retenu par chaque objet d’art. Les toiles de maître lui rappellent le portrait dont elle s’inquiète encore de la disparition entre les mains des domestiques. Elle sourit de son stress sans doute inutile dans ses lieux, le personnel ayant sans doute été trié sur le volet et tout acquis au Duc et ses proches. Il sera dit cependant, qu’elle irait en ces lieux de surprise en surprise.

En effet, c’est devant le porte qu’elle reste ensuite interdite quelques secondes devant le sceau qui l’orne. Il semble qu’elle était bien loin de la vérité en pensant son maître chez lui au manoir. Il ne s’agit en fait que d’une réalité bien loin de l’expression concernant une personne qui se sent à l’aise partout. Ses yeux interrogateur font des vas et viens entre la marque et son maître. Rien que pour le prestige, il paraissait évident qu’occuper la place de la rouquine ne pouvait qu’être envié. La honte de ses récrimination de tantôt remonta à la surface de son visage. Il est évident que ce n’est pas la première fois que le géant occupe l’endroit. I y a ses repères, ses habitudes et comme celui qui retrouve son logis après une absence prolongée il se dirige vers les lieux qui lui sont les plus chers. Elle, empruntée comme rarement hésite et ne sait qu’elle attitude adoptée. Heureusement le dernier regard du colosse qui disparait dans le jardin lui vient en aide et elle se porte à la hauteur du majordome pour pénétrer dans ce qui sera apparemment sa chambre. Mais peut-on qualifier de chambre la pièce qui s’ouvre devant elle ? En tout cas elle n’a rien de la cellule monacale qu’elle aurait pu imaginer adressée à une simple disciple. Hormis le fait qu’elle ne soit constituée que d’une seule pièce elle pourrait plutôt être qualifiée de suite. Elle fait le tour de la pièce du regard. Seule l’absence d’ouverture sur l’extérieur pourrait la chagriner. Elle se dirige vers le bureau qui semble l’attendre depuis toujours et laisse ses doigts glisser sur le lustre du bois tandis qu’elle suit les explications muette de Kuro. Enfin l’ancien guerrier se retire.

Elle sent alors une lourde lassitude s’emparer d’elle et comprend que ce n’est pas le moment de se relâcher à contempler le luxe de sa chambre. Elle en sait assez pour être rassurée sur la qualité de l’accueil. Elle ne sait pas pourquoi, elle a besoin de l’ombre protectrice de son mentor ou alors c’est de la certitude de pouvoir compter sur son pardon. Elle n’a rien oublié de leur échange aux portes de la cité et le malaise est toujours présent. Elle ne peut rester seule avec ça sur le cœur alors que l’oppression de sa gorge la met en garde.

Bien vite elle rejoint alors le colosse devant la falaise. Il semble l’attendre comme s’il devait l’initier à un cérémonial ou qu’il savait qu’elle allait se présenter devant lui. Son regard se porta avec insistance sur le marteau d’acier qui venait de tinter contre la roche. Elle jeta un regard interrogateur au forgeron, mais celui-ci fit mine de ne pas le remarquer. Elle ne sait pas si elle a envie de le gifler ou d’éclater de rire en l’entendant faire allusion aux robes. Certes elle passera du temps à les essayer, à se contempler à loisir mais elle ne veut plus être considérée comme la fille frivole qui laisse  libre cours à  ses caprices. Elle se contente d’un sourire reconnaissant plus à destination du majordome que du géant.

Mais elle n’a pas le temps de se poser plus de question sur l’attitude à adopter. Elle se concentre sur les informations que le forgeron lui prodigue. Le Duc ne s’entoure pas à la légère. Elle l’a bien compris et chaque poste de confiance est dévolu à quelqu’un de confiance.
Elle jette un regard à l’arbre qui doit dissimuler les agrès. Elle pourra en avoir besoin en effet. Quant-au bureau elle s’en veut de ne pas avoir pensé que c’était son maître qui l’avait fabriqué. Que ne sait-il pas réaliser de ses mains. Stupidement elle les considère brièvement comme si elles pouvaient prendre la parole de façon autonome.
Si elle va mieux ? Elle n’en sait rien. Elle hoche la tête mollement histoire au moins de rassurer le forgeron qui a sans doute besoin d’intimité et de repos. Pour une fois c’est elle qui attendra. Elle se détourne alors pour reprendre la direction de sa chambre en lâchant un « Je vous laisse ! » désinvolte sans rapport avec le gonflement de d’une chambre magmatique là juste au-dessous de son diaphragme…

Elle ferme la porte derrière elle et reste appuyée contre elle quelques secondes contemplant sans la voir la pièce qui va lui servir de lieu de repos. Et puis ses genoux fléchissent et son dos glisse contre le bois. Ses deux mains à plat sur le sol, sa tête se renvoie en arrière, collée contre le vantail et toute la pression s’écoule sur ses joues en sanglots silencieux. Le film de sa rencontre avec le forgeron et de son entrainement repasse devant ses yeux tandis que ses reproches résonnent à son esprit comme autant d’accusations et de preuve de son indignité.

*Qu’est-ce que je fais là ?!!!*

Savait-elle ce que recouvrait cette question ? La parcelle de liberté qu’elle concédait ? Son incompétence à ses yeux plus qu’à ceux de son maître ? Son enfermement dans cette cellule ? Ou encore le surmenage de ses derniers jours pendant lesquels elle avait tout donné physiquement et mentalement ? Oui ce devait être ça ! Il fallait bien que ce soit ça ! Sinon comment continuer ? La fatigue est toujours passagère le reste était bien trop grave. Le reste remettait en cause sa capacité à apprendre à se montrer digne de l’enseignement du chevalier et elle ne pouvait l’envisager.

Elle essuya son visage d’un revers de poignet. Elle devait avoir une tête pitoyable ! Lentement elle se redressa et se dirigea vers son sac qui n’avait pas fait l’économie d’un miroir. Combien de temps avait-elle laissé couler ses doutes ? Si longtemps que cela ? Les yeux rougis ne laissaient pas de doute à son laisser aller et elle ne pouvait se présenter ainsi à qui que ce fût et surtout pas à Brom Ode Bahalmarche.

*Ressaisis-toi ma vieille ! D’abord faire bonne impression et ensuite la nuit effacera tout cela. Un peu de repos n’a jamais fait de mal à personne.*

Elle se dirigea donc d’un pas résolu vers la garde-robe.

*Voyons ce que le Duc nous a fait préparer et si Kuro a le coup d’œil aussi exercé que l’on dit…*

Lorsqu’elle ouvrit les portes de bois de roses qui coulissèrent en silence, elle resta un instant interdite devant le choix qui s’offrait à elle. Elle se demandait combien de temps elle pourrait rester en Arganath avant de se lasser des tenues qui pendaient sur leurs patères ou qui se trouvaient soigneusement pliées sur les étagères elles-mêmes montées sur coulisses.  Une fois qu’elle eut décidé de garder le corset de son maître apparent, son choix fut raisonnablement limité ne serait-ce qu’afin d’accorder les couleurs et d’assortir les textures du cuir avec ceux d’une robe. Il s’agissait également de rendre hommage au savoir-faire de son maître et choisir une tenue trop voyante en aurait terni la sobre beauté. Elle se retrouva bien tôt à devoir choisir entre cinq toilettes qu’elle s’empressa de présenter devant elle et devant le psyché du dressing et de juger sur elle en faisant abstraction des trainées poussiéreuses que ses larmes avaient laissées sur son visage. Elle les eût bien passées immédiatement mais après la poussière des chemins mêmes entretenus d’Arganath elles en auraient irrémédiablement pâtit.

Une fois décidée, elle se sentit honteusement rassérénée comme si ce genre de frivolité était de mise à la remettre en scène, plus que les encouragements de son maître auxquels elle s’était montrée sourde au point de… Ce nouveau rappel de l’incident de la journée lui crispa une moue contrariée. Elle aimerait tant que ce souvenir soit le plus lointain possible et être certaine que cela ne n’entacherait pas ses relations avec son mentor ! Elle étendit la robe sur le lit ou elle attendrait que la belle soit prête à la revêtir. Elle se dévêtit alors et se mit en devoir de trouver une brosse douce et un chiffon afin de lustrer le cuir et d’éliminer  du daim la poussière qui n’avait pas manqué de souiller le chef d’œuvre dont elle avait hérité bien qu’elle l’ait porté sous sa tunique. Elle le posa ensuite soigneusement à côté de la robe, jugeant une dernière fois de l’harmonie des couleurs. Nue à présent, elle posa la main sur un peignoir de soie blanche avant de se diriger vers le bain, espérant que le forgeron ait fini de s’y délasser.

Ses espoirs ne furent pas déçus et s’administra une toilette complète et énergique, le but n’étant pas de se ramollir dans un bain trop confortable mais bien de reprendre une nouvelle vigueur. Elle se conclut par un rapide passage dans l’eau glacée des montagnes au risque de s’hydrocuter. Elle eut un instant le souffle coupée, mais ressortit bien vite de la vasque et fut prise d’un fou rire tandis qu’elle se séchait énergiquement en claquant des dents.

La suite fut une formalité avant qu’elle n’apparaisse dans le miroir gainée de son corset qui couvrait une robe qui lui laissait les épaules découvertes malgré des larges manches simplement ajustées en haut des bras. Des drapés qui chatoyants s’échappant de sous le corset bruissaient comme des chuchotements d’approbation autour de ses jambes et cachaient des talons sans extravagance qui sonnaient doucement sous ses pas. Satisfaite de ce qu’elle voyait dans le reflet, elle frappa à la porte de son maître. N’obtenant pas de réponse après trois essais, elle s’autorisa à ouvrir la séparation entre leurs territoires. Personne.

Il avait sans doute eu mieux à faire en attendant que la gamine ne se prépare et elle lui sut gré d’avoir respecté cela. De son côté, elle serait bien partie à sa recherche, mais elle ne savait pas trop si cela lui était autorisé. Elle posa la main sur la poignée de la porte par où ils étaient venus mais se ravisa en se mordant le lèvre. Une bévue par jour était bien suffisante et on viendrait sans doute la chercher si on se souvenait de son existence. En attendant, elle avait un territoire à explorer. Elle ne mit pourtant pas longtemps à faire le tour de sa suite. Etonnamment le bureau retint plus son attention que la garde-robe. Il faut dire qu’elle y avait déjà passé un long moment. ? Mais les petits mécanismes ingénieux qui libéraient des ouvertures, faisaient pivoter des cloisons  ne cessaient de l’émerveiller. Il y avait sans doute maint compartiment secrets et petit à petit sa curiosité s’en trouva avivée. Elle se mit à tâter les recoins du meuble des chaque ouverture qu’elle trouvait espérant trouver le mécanisme qui ne figurait pas sur le descriptif. Elle était persuadé qu’il y en avait un. Et puis un compartiment sans doute mu par un ressort s’éleva au-dessus du plateau principal, présentant une feuille de vélin pliée en quatre. Son cœur battit à tout rompre. Ca y est ! Elle avait réussi ! Elle tendit les doigts vers ce qui ne pouvait être qu’un papier de la plus haute importance.

*Une bévue par jour tu te souviens ?*

Elle retira bien vite la main comme si elle venait de se brûler et repassa les doigts à l’endroit qui avait déclenché le mécanisme. A son grand soulagement, le compartiment s’effaça de nouveau. Elle s’assit pour reprendre ses esprits et éclata d’un petit rire.

*Nous l’avons fait mon amour !
_ La belle affaire !
_ Pourquoi chercher quelque chose et ne pas aller jusqu’au bout ?
_ Une bévue par jour !...*


Il était temps de s’éloigner de la torture. Un petit tour dans le jardin ne lui ferait pas de mal. Elle saisit un traité sur les lames courtes puisque c’était celles-ci qu’elle travaillait et le pressant contre sa poitrine sortit dans le jardin. Le murmure de la chute d’eau l’attira vers les vasques et son regard tomba sur le marteau de la falaise. Lui aussi devait dissimuler quelque chose. Kuro avait parlé d’une forge se cachait-elle derrière ce mur ? En tout cas il devait être bien épais car aucun bruit de soufflerie ne parvenait ni dans le jardin ni dans les chambres. Ou alors elle n’était pas en action. Difficile à croire si elle avait vu juste qu’une organisation aussi prévenante et opérationnelle que celle du manoir ne puisse mettre la forge de la Main de Bor en branle avant que celui-ci n’arrive…

Elle posa le livre sur le gazon. Puis elle s’approcha de la paroi et y colla ses deux mains et son oreille pour percevoir les sons et les vibrations qui pourraient en émaner. Rien ! Cette absence de réponse piqua au vif sa curiosité. C’était la deuxième fois en dix minutes que cela lui arrivait et s’était comme si un fourmillement s’emparait de ses doigts. Elle toucha l’anneau.

« Je te fais confiance, je te laisse dormir contre moi, je te prête mes armes, je t’amène en Arghanat, c’est la plus belle marque de confiance que je puisse te faire… »

Ces paroles étaient-elles déjà si loin ?

*S’il nous faisait confiance il nous aurait dit ce qu’il y a derrière !
_ Parce que nous lui avons tout dit ma beauté ?*


Elle retira sa main une nouvelle fois. C'était à la fois si simple et si compliqué. Un sentiment bizarre l’envahit quelque chose entre la frustration de ne pas avoir découvert ce qu’elle voulait et la fierté de na pas avoir succombé. Elle fit deux pas en arrière.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 29 Mar - 11:28


-“C’est une forge gamine, une énorme forge avec des couloirs qui courent dans une grande partie de la montagne, il y a même une autre porte caché et sceller de l’autre coté là à des kilomètres de là. Il n’y a rien à voir de l’autre coté, en tout cas pas pour toi, juste des dédales où ce perdre et du matériel à en faire briller les yeux d’un artisan.
Tekum me l’a fait construire, soit pour quand je quitterais la forge d’Umbriel et le service de Bor, trop vieux ou repousser par un prêtre plus politique, soit si j’accepte un jour de déplacer le temple de Bor ici, il rêve d’en faire construire un dans les montagnes au nord.
Politiquement ça aurait un grand intérêt pour lui, d’autant plus que ça affaiblirait considérablement Phelgra, ça serait un tour de force très habile sur ce domaine, et j’hésite car je sais que c’est un des but et pas seulement me rapprocher de lui. Mais je dois avouer qu’ouvrir cette forge me tente toujours quand je viens ici. Je l’ai visité une fois, elle n’était pas finit, elle fait parti des premières choses à avoir été construite ici, depuis elle est sceller et attend que j’ouvre le sceau.

Comment trouve tu cette endroit ? Et ta cellule ? Si tu veux d’autres livres n’hésite pas, ce sera avec plaisir, tu vas passer tes journées seule ici, je partirais le matin et reviendrais en fin d’après midi, et ce pendant au moins deux jours, il y a des cérémonies auxquelles je ne pourrais t’amener.
Ensuite il y aura un grand banquet et tu pourras venir si tu le souhaite, mais il te sera interdit de boire plus que de raison ou de relever les défis qu’on te lancera surement …
Et ensuite, ensuite nous irons là haut nous entrainer un peut, toi, les autres, et moi. J’ai demandé à une couturière de passer te voir dans la mâtiné de demain, tu verras avec elle pour des vêtements chauds, ils prendront dans les stocks dans le première, donc pas le choix des couleurs, mais il y a des centaines d’uniforme différents dans la première, tu devrais avoir un peut de choix, et elle sera à ton service toute la journée avec ses aides pour te faire au moins trois ensembles. Ne t’inquiète pas tout est près pour les autres depuis longtemps, la guerre est finit depuis assez longtemps pour que les stocks de vêtements de chacun soit près, et nous ne somme pas à la saison des nouvelles recrues.

Alors tu accepte toujours de suivre ton maitre d’arme qui n’a rien à prouver ? C’est les derniers jours où je peux te faire raccompagner à la frontière, après ce sera encore plus dure dès que nous irons dans les montagnes, ces hommes sont bien plus que des hommes d’Elites, ce sont des hommes qui ont un culte du combats, d’ancien barbares née de barbares dirigé par le fils de la plus grande et la plus ancienne des lignés de ces mêmes barbares.”


Il était apparu dans la pièce sans vraiment faire de bruit, il avait marché vers elle toujours avec le sourire, puis enfin il la prit dans ces gros bras d’ours et la soulevant du sol la serra contre lui. Il avait enfilé une chemise de toile lourde, et un pantalon noir large bouffant qui rentrait dans ces bottes dont il avait enlevé le ferrage. Autour de son coup une torque en or et fer en partie caché sous sa barbe. Enfin un gilet de cuire fin vient compléter le costume. Encore du nubuck doux au toucher quand il la serre contre lui.

“Ce n’est pas facile d’être une disciple hein ?
Tu es resté plus longtemps que la plus part des gens que j’ai prit tu sais ? Normalement ils désertent ou se débrouille pour trouver un autre maitre. Parfois certain reviennent plus tard en disant qu’au final ils avaient beaucoup apprit mais que ce n’était pas possible, j’en demandais trop, qu’il n’y arrivait pas car ils ne réussissaient jamais …
Mais à quoi bon réussir quelque chose de triché vers le bas ? Plutôt que d’apprendre toujours plus vite avec quelque chose qui ressemble à la vraie vie, à ce qui va vous être demandé un jour ?
En encore je ne parle que d’arme, tu n’imagine pas le nombre de sortir de forge que j’ai renvoyé avec le disciple parce que ce n’était pas digne d’un de mes gas. Je n’ai formé qu’un seul disciple artisan, je l’ai gardé cinquante ans avant de l’envoyer en compagnonnage voir d’autres forgerons …

Profite donc un peu de tes deux journées, si tu as besoin de sortir un des deux jours tu peux demander un guide mais sinon tu peux demander ce que tu voudras, je doute que tu ais le temps d’apprendre la langue d’ici en deux jours donc oublie les livres en Arghanatien, d’autant plus que leur grammaire est juste affreuse.

On a encore une petite dizaine de minutes avant que Kuro ne vienne nous chercher si tu veux. Tu peux raconter ce que tu veux, je peux même te lâcher si tu veux, mais bon un petit doigt ma murmurer que tu étais fatigué de l’autre coté de ta porte tout à l’heure et je ne suis pas très fort pour réconforté mais Audrey disait que j’étais un gros ours et qu’il suffisait que je prenne les gens dans mes bras pour qu’ils aillent mieux, alors j’essaye.

Et la robe te va très bien. Pas trop dépaysé de tes habitudes de nobles ? Ou tu croisait plutôt dans des demeures moins luxuriantes ?”

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 30 Mar - 16:08

Elle fit deux pas en arrière.
La voix lui parvint de la chambre du forgeron. Elle avait échappé à un moment de gêne. Elle aurait été bien ennuyée pour justifier sa main sur le sceau et pire encore si elle l’avait actionné. Elle avait par bonheur évité de sursauter comme une enfant prise en faute. Elle n’avait pas entendu la porte s’ouvrir. Etait-ce une faute ? Encore une preuve qu’elle ne se montrait pas encore assez concentrée ? Devait-elle être assassin à chaque instant ou avait-elle le droit de se relâcher lorsqu’elle estimait être en terrain ami ?

Elle se retourna le sourire aux lèvres, heureuse en tout cas d’avoir deviné ce qui se cachait derrière le roc. Une forge ! Il ne pouvait de toute façon en être autrement.
Elle se laissa émerveiller par la description de l’endroit. Certes elle imaginait bien que la forge devait être à la mesure du forgeron qui l’utilisait mais de là à en envisager des proportions à l’échelle d’une montagne ! Elle tenta de se construire une représentation des lieux et de leur utilité se demandant à quoi employer cette surface et les recoins que cela supposer. Peut-être pouvait-il forger ou fondre des pièces de tailles gigantesques ou alors les produire en grande quantité… En tout cas une chose était certaine c’est qu’elle croyait volontiers le forgeron lorsqu’il prétendait que les instruments devaient faire crever d’envie n’importe quel artisan. Ils devaient être de grande taille de grande qualité et certains même devaient être inconnus du commun des maîtres forgerons. Après tout on ne se fait pas appeler Main de Bor sans raison et la qualité des pièces qui sortaient de ses mains devaient aussi être due à la qualité des outils employés…

Elle retint un sourire narquois à l’évocation des mobiles du Duc de faire un tel présent au Haut Prêtre. Ce dernier avait bien conscience des arrière-pensées que le seigneur pouvait nourrir en accédant à ce rêve du chevalier. Au moins il ne le prenait pour plus désintéressé qu’il n’était. Etait-ce qui le faisait hésiter ?

*Mettre tous ses œufs dans le même panier risque de rendre dépendant.
_  Oui, mais s’ils sont aussi amis qu’ils semblent l’être cela ne devrait pas poser de problème.
_ Une amitié sous forme de dépendance ?...*


La deuxième chose qui ne laissait aucun doute à qui se serait introduit dans l’esprit de la rouquine c’est que si l’artisan des dieux pensait ainsi chasser d’une simple phrase sa curiosité, il se leurrait grandement. Comment ne pas avoir envie de découvrir cet endroit qu’elle imaginait féérique même si la plupart de ce qu’il contenait devait relever du plus grand mystère.

Elle fronça brièvement les sourcils, frappée soudain d’une nouvelle question. Pourquoi donc ne l’ouvrait-il pas ? Quelle condition ou quel vœu existait-il qui lui échappait et diffèrait l’inauguration d’un lieu qui semblait fait entièrement à la convenance de Brom Ode'Bahalmarche ?

Elle reporta son regard sur le sceau qui lui parut à ce moment, l’objet le plus mystérieux de ce monde. En d’autres temps et lieux, elle aurait sans doute eu moultes questions et objections ainsi que maintes remarques à adresser à son maître mais il était son maître en Arganath et cela impliquait un certain nombre de règles dont, elle devait bien l’avouer, elle s’était rendu compte, elle ignorait dans les détails, toute l’étendue. Elle avait cependant bien intégré qu’elle n’était pas d’égal à égal avec son instructeur et l’avait définitivement intégré. Il ne lui demandait pas son avis ? Elle le gardait donc pour elle.

« L’endroit ? »

Elle adressa un regard complice à son maître.

« Je trouve qu’il vous ressemble. Isolé et pourtant en communication avec ce qui vous est cher. Secret mais non hermétique… Et surtout simplement beau. »

Elle avait mis dans le ton de sa voix admirative tout l’absolu que pouvait recourir ce simple mot. Chaque chose semblait faite pour l’endroit autant que pour son occupant et les invités ne pouvaient qu’être également charmés, preuve que le  Lhurgoyf n’était pas aussi misanthrope qu’il voulait bien le montrer et que les autres avaient pour lui plus d’importance qu’il ne voulait l’admettre. A moins que les objets et leur destination ne prennent le pas sur les êtres vivants. Parlait-il à la matière plus qu’aux gens ? Les mots qui lui parvenaient lui indiquaient le contraire ou ne pouvaient que la flatter… La moindre phrase la moindre attitude de son mentor soulevait autant de questions et de réflexions chez la Syliméa que de grains de poussière des chemins sous la brise d’été.
Elle jeta un coup d’œil au livre qu’elle avait laissé dans le gazon. En effet, d’autres lectures seront peut-être les bienvenue même si elle comptait mettre à profit les temps de solitudes pour répéter les enchaînements, et tout ce qu’elle avait appris. Elle aurait certainement besoin de petite pose et elle n’était pas sûre non plus de na pas se lasser, même si le nombre d’exercices commencer à devenir conséquent…

« Je vois… »

Il y avait autant de résignation que de regret dans son acquiescement, mais elle connaissait ce que le programme pouvait comporter d’isolement et de frustration et n’exprima pas plus de contrariété.

Elle eut un sourire amusé en se demandant qu’elle image de débauchée elle devait avoir dans l’esprit de son maître. Elle aurait bien protesté de cette suspicion de beuverie qu’il avait l’air de sous-entendre, mais elle renonça. La preuve serait apportée le moment venu lorsqu’il pourrait vérifier qu’elle savait se tenir. Elle aimait les bonnes choses et tous les plaisirs de la vie, mais pas la perte de contrôle qui laisse un goût amer aux souvenir lorsqu’elle laisse des souvenirs. De même pour les défis, hormis le fait qu’elle ne se sentait pas prête du tout à affronter les guerriers d’Arganath, il suffisait qu’elle sache que son maître lui interdisait de les relever et elle se faisait forte de ne pas céder à la provocation.

Elle laissa échapper un petit sourire ironique à la mention du passage de la couturière. Enfermée comme elles emblait l’être, elle ne pouvait pas se manquere.

« Elle sait où me trouver… »

Par contre la promesse des entrainements en compagnie de la première, alluma des lumières impatientes dans ses prunelles avant qu’elle ne s’incline avec respect devant le géant.

« C’est plus à moi de vous demander si vous acceptez toujours une disciple aussi … »

Elle chercha le mot exact mais soit par orgueil soit pas manque de vocabulaire elle ne trouva pas celui qui pourrait le mieux la qualifier avec ses imperfections.

« Je n’ai pas du tout envie d’être raccompagnée à la frontière, même si je vous ai donné tous les motifs de le faire. Pour ce qui est de l’avenir vous pourrez juger en même temps que moi s’il est trop rude pour moi. Si je n’essaie pas je ne saurai jamais. »

Sa voix avait repris la fermeté qu’elle aurait aimé ne jamais perdre.

Et puis, sans crier gare et contre toute attente, elle se retrouva enlacée dans les gros bras de son maître. Elle essaya de planter ses grands yeux étonnés dans les braises du visage de granit avec toute la difficulté que leur différence de taille et sa position plaquée contre la poitrine du colosse lui imposait. Une nouvelle fois elle se trouvait complètement déroutée par l’attitude du maître d’armes. Cassant à un instant, le voici qu’il la gratifiait d’un câlin ! Cela ne l’empêchait pas par la même occasion de remuer le couteau dans la plaie en évoquant les derniers événements de la journée mais elle se sentait bien plus en sécurité, malgré le souffle qui commençait à lui manquer. Les mains posées à plat contre le Nubuk du gilet, elle baissa la tête en se remémorant son attitude indigne et son front posa contre le poitrail. Elle eut juste envie de poser sa joue contre lui et de profiter du réconfort du moment. Après tout c’était lui qui était venu vers elle et qui lui prodiguait ce moment d’intimité. Pourtant, quelque chose la retint. Elle resta ainsi et ses cheveux à présent soigneusement brossés glissèrent contre ses joues jusque sur le gilet du forgeron. Elle écourtait la grosse voix au-dessus d’elle lui compter les expériences de mentor qu’il avait eues. Non ce n’était pas facile d’être disciple, mais il n’était pas envisageable de l’avouer sous peine de renoncer. Avouer était lui semblait-il le premier pas vers la fuite. Cela aurait été bien facile de rejeter au loin le mentor trop exigent, tous ses projets. Mais elle avait en horreur de se dédire. Entêtée jusqu’à l’extrême elle faisait une force de cette ténacité parfois déraisonnée. Et puis elle ne pouvait tenir rigueur au maître d’arme de ses façons de faire. Il avait été clair au départ de leur marché et ce n’était qu’elle qui n’avait sans doute pas mesuré les épreuves qui l’attendaient. Enfin, comme le jeune chèvre blanche qui se demandait si elle pouvait résister au loup dans la montagne, elle voulait maintenant savoir si elle serait capable de faire mieux que les autres élèves. En mourrait-elle dans la montagne face à  la première ? Deviendrait-elle folle à force de se maîtriser, elle et ses démons de liberté et de rébellion ? Elle en prenait le risque.
Elle releva doucement la tête le sourire crâneur aux lèvres :

« C’est que vous n’avez jamais eu de gamine rouquine à former ! Vous pourriez bien demander grâce à votre tour ! »

Ce n’était bien sûr que fanfaronnade mais qui exprimait la détermination qui était la sienne depuis qu’il lui avait remis les points sur les i, quelques heures auparavant.

« C’est gentil de m’en offrir la possibilité. Je serai curieuse de visiter la cité pour me faire une meilleure idée de son agencement… Mais il suffirait peut-être de commencer par me dire ce que j’ai le droit de faire ici, par exemple trainer dans les couloirs ou je ne sais trop, parler aux gens ou pas ?… »

Dix minutes ? Que le temps était passé vite ! Raconter ce qu’elle voulait ! Elle avait juste envie de lui montrer comme elle se sentait émue par sa sollicitude. Oui la prendre dans ses bras fonctionnait très bien. Trop bien peut être car au fil des secondes elle se sentait mollir, et en cette circonstance, cela signifiait faiblir pour elle, esclave de sa volonté de ne plus montrer de faiblesse de se montrer digne du son maître et d’elle-même. Elle se repoussa doucement en arrière pour lui faire lâcher prise et de réceptionna souplement dans le gazon et lui sourit reconnaissante.

« Elle a raison. Ça marche vraiment bien...»

Elle tourna flattée, sur elle-même comme une adolescente qui se fait admirer par son père avant sa première sortie... Le tissu dévoila un instant le fuselé de ses jambes avant de retomber et s’enrouler autour en même temps que les amples manches finissaient de flotter autour d’elle.

« Merci, j’espérais vous faire honneur. Pour ce qui est de mes habitudes…. C’est plutôt oui les maisons de la haute bourgeoisie  ou même de l’aristocratie à l’occasion que je hante mais je suis aussi familière des bouges »

Elle haussa les épaules.

« On ne choisit pas toujours… Je me sens très bien ici. A part le manque de fenêtres de ma chambre… Mais c’est juste pour dire quelque chose. Mais vous-même, tout ce luxe… Enfin… Je…»

Elle hésita une seconde et puis se lança quitte à briser l’instant de grâce qu’ils vivaient tous les deux.

« Je veux dire… Les auberges et les forges vous vont bien mieux non ? »

Elle se reprit aussitôt.

« Oui je sais je ne vous ai jamais vu dans une forge ! Cela viendra peut-être un jour ? »

Son regard s’était fait implorant avant de se baisser vers une fourmi qui escaladait courageusement un brin d’herbe.

« Je sais, c’est vous qui décidez de cela… »

Sa tête se tourna vers le sceau dans la falaise. Qu’attendait-il pour l’ouvrir ? La question lui brûlait les lèvres et comme pour répondre à cette métaphore, elle se lécha brièvement les lèvres. Elle changea alors brusquement de sujet, craignant d’avoir été un trop insistante.

« Si j’ai bien compris nous dînerons en compagnie du Duc… J’ai du mal à croire que l’on m’octroie cet honneur. Il y a sûrement diverses choses que je doive savoir concernant l’étiquette de la maison, le respect qui lui est du…. Si vous ne voulez pas que votre insupportable disciple ne vous fasse honte… Bon, si j’ai un doute, je reste à ma place et je me tais mais… »

Ce dernier « mais » pouvait recouvrir bien des choses tel que son attitude, sa position, sa façon de s’adresser au seigneur des lieux. En d’autres circonstances, elle se serait bien sentie capable d’improviser. Elle l’avait déjà fait, mais liée par l’obéissance à son maître, elle craignait trop de commettre un impair.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 1 Avr - 15:37


Il sourit et la regarda après l’avoir posé :

“Tu n’es pas ma disciple la plus difficile, loin de là, je doute donc de demander grâce très sincèrement, surtout avec ce qui nous attend, par contre je demanderais peut être une gnole de Pomme si c’est toi qui les dans ton sac, d’ailleurs une bonne chose à savoir, si tu ne veux pas qu’on t’oublie prend les réserve d’alcool en plus de celle que chacun amène, les communes, dans ton sac à toi. D’un coup tu auras de nombreux amis.

Qu’est ce que tu as le droit de faire … Tu parle à qui tu veux ce n’est pas un problème tu leur raconte ce que tu veux et tu leur pose les questions que tu veux, tu es libre de dire ce que tu pense même si tu pense du mal du Duc, je suis sur que ça t’étonne.

Par contre tu n’as pas le droit de sortir de la l’ensemble de chambre, ou du jardin sans guide. Tant que c’est dans le château tu peux demander à un domestique si tu veux aller quelque part, pour la ville et les alentours c’est un membre de la première qui t’accompagnera, tu es une hotte de marque.
Ceci dit n’hésite pas si tu veux aller faire le marché ou autre, ils trouveront facilement quelqu’un qui est d’accord pour t’accompagner. Il y a deux marchés permanant en Arghanat, un pour les étranger, sous une grande Halle, ou tout le monde parle le langage commun, et un pour les gens du crue … Où personne ne te parlera autre chose que le langage d’ici, même si ils connaissent la langue d’Eridania et parfois d’autres. Juste une question de fierté mais avec quelqu’un de la première pour te traduire ça ne sera pas un souci. D’ailleurs je te conseil d’y aller et de te prendre ce qui te tente, avec un membre de la première tu es sur d’avoir des bons prix, fait juste changer ton argent avant d’y aller pour des pièces d’ici.
Sinon pour les paysages … Nous en verrons bien assez pendant l’entrainement, je te conseil plutôt la ville, j’aime beaucoup le quartier de la Première au milieu du premier quartier de l’armé … Je le trouve beau, mais c’est un quartier d’habitation, c’est simplement les maisons qui ont été construite pour les membres de la première quand ils ne sont pas en fonction, et c’est là que loge leur familles.

Tu me prends pour un vieux rustre c’est ça ? J’ai vécu une centaine d’année dans le luxe avec Tekum entre les guerres et les missions. Je me suis vite fait un poste et même en campagne j’avais une bonne tente. Alors j’aime autant les deux, on ne profite pas de la même chose entre ici et chez moi, mais il faut profiter de ce que chacun à a nous offrir non ?
Mais je dirais que oui, je préfère vivre dans ma forge où je ne vois pas la lumière du jour sans personne pour m’embêté si ce n’est un ami qui passe de temps et des repas qu’on me sert quand j’ai perdu le fils du temps.
Quand au reste, tu viendras de toute façon tu dois me raccompagner jusqu’à chez moi si on ne te perd pas dans les montagnes. Après quand au fait que je travail pour toi, oui nous verrons.

Alors Kuro ? Tu le classerais dans quoi ?”


Tranquillement il s’assoit sur la margelle du bain à coté d’elle, une lourde et large margelle en marbre travailler pleine de veines qui semblent venir de l’eau chaude en y puisant une vie propre et magnifique plein de teintes diverses. Lui la regarde toute en parlant, il admire sa robe comme un père heureux pour sa fille qui vas partir au bal avec des vêtements neufs et beaux, simplement. Et comme à son habitude il sourit, et sourit de plus belle en parlant du Duc.

“Tekum est vieux, très vieux, plus vieux que moi, il sait plus de choses que moins sur bien des domaines, et m’a supporté pendant des années, voilà tout ce que tu lui dois, point bar à la ligne. On ne coupe pas la parole, on ne parle pas la bouche pleine, on n’agresse pas quelqu’un … Et puis les règles de bases, nous seront entre amis et tu sera ma disciple un peu comme mon arrière arrière arrière arrière petite fille qui m’accompagne rencontrer un vieux vétéran au club de belotte du coin.
Sauf que le vieux vétéran il a l’air d’avoir trente ans, il a encore toute sa tête, il dirige la plus grande fortune du monde connu, il est l’un des duc les plus influents, il est probablement l’homme le plus beau au monde, et il est aveugle.
En dehors de ça c’est juste un vieil ami du vieux machin que tu accompagne. Donc ne te prend pas trop la tête. Profite, mange, rince toi l’œil si ça t’intéresse, écoute si ça t’intéresse, répond si tu le veux ou si on te pose une question, et si tu te fait suer fait moi signe ou prend un livre.

Ha et Tekum fait parti du challenge, il fait parti de la première Phalange. Bien que je ne sais plus si je t’ai donné une description qui le décrirais bien en temps que guerrier, au pire tu invente, avec l’âge je perds la mémoire.

Prête gamine ?”


Il lui sourit de plus belle chevalier dandy ou colosse en costume il se redresse et lui tend le bras comme si … On frappe à la porte et d’un regard il montre une horloge cacher au dessus de la porte du jardin invisible si on ne sait qu’elle est là.
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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 18 Avr - 18:02

Elle eut un sourire amusé. Oui bien sûr l’alcool ce créateur de lien universel ! Elle n’était pas habituée aux relations de troupe ou d garnison, mais elle aurait dû y penser. Les récits qui traversent toutes les nations et tous les corps d’arme ne pouvaient pas être fondés sur rien. De son côté elle ne dédaignait pas quelques gorgées de boissons de temps en temps et goûtait assez une légère griserie. De celle qui vous font paraître plus légère et le monde autour plus rose, mais elle ne franchissait pas la ligne qui menait les fêtards au-delà du contrôle d’eux même. Dans sa position et avec ses activités, cela pouvait signifier plus dangereux que de ne plus se souvenir avec qui on avait passé la nuit.
Elle hocha la tête signifiant qu’elle avait pris bonne note du conseil. Décidément, il était écrit qu’elle devrait aller faire quelques emplettes, ne sachant cependant pas si elle avait droit de se fournir en spiritueux.

*Au diable toutes cette discipline qui nous oblige à nous poser la question de l’autorisation chaque fois que nous voulons faire quelque chose !
_ Tout à un prix ma belle ! *


Elle l’admettait bien volontiers mais sa nature indépendante avait parfois du mal à supporter les contraintes que sa condition de disciple doublée de celle d’invitée du Duché lui imposait. Tout en relavant les yeux vers son mentor, elle tordit sa jolie bouche sur le côté prenant une expression mi soumise mi rebelle mais garda le silence attendant une meilleure occasion de poser la question sur les produits qu’elle était autorisée à acquérir

Pour le reste de ce qui lui était demandait elle était bien obligée de l’admettre, après l’impression de carcan que lui avait donné ses premiers pas en Arganath, pouvoir s’exprimer librement avec qui elle voulait lui semblait un cadeau trop beau pour être vrai. Peut-être son maître avait-il voulu trop s’appliquer à mettre des points sur les « i ». Elle opina une nouvelle fois du bonnet et prit même sa respiration pour répondre mais la suite fut comme une petite douche froide qui la ramena à ses impressions de départ avec un sourire goguenard pour elle-même. Comment avait-elle pu croire que tout à coup la liberté lui tendait les bras au sein du Duché le plus surveillé qui existe ? Enfin c’était bien comme cela qu’elle le voyait… Elle avait été » bien naïve à s’imaginer divaguer librement dans le manoir, voire dans la cité. Comment cela se faisait-il qu’elle ne soit pas flattée par l’assurance qu’elle était une hôte de marque ?

*Même dorée, une cage reste une cage ! Nous allons avoir du mal à nous y faire mon amour.
_ Bref tu vas avoir besoin que je te raisonne, ma beauté ?
_ Pour le moins oui ! Il suffit qu’il m’interdise quelque chose pour que tout à coup j’aie envie de le faire !*


Pour être plus précis, si elle ne rechignait jamais aux injonctions et aux conseils du maître d’arme, qui allaient de soi lors d’une formation, tout ce qui pouvait ressembler à un interdit avait le don de la parcourir de d’un fourmillement de transgression auquel elle sentait bien qu’il lui était difficile de résister malgré son désir de se plier en tout point à ce que son contrat avec la Main de Bor lui demandait. Elle essaya donc de chasser cette vilaine pensée mais en vain.

« Ai-je le droit de m’approvisionner en n’importe quoi ? Je suppose que si je vais dans les commerces, certaines choses doivent m’être interdites non ? »

Elle faisait bien sûr allusion à l’alcool déjà évoqué auparavant, mais cela pouvait aussi concerner d’autres choses auxquelles elle ne pensait pas pour le moment mais qui pouvait la tenter lors d’une de ses sorties.

Même s’il n’affichait aucune colère, elle sentait bien que le forgeron n’avait pas tout à fait saisi le sens de ce qu’elle voulait exprimer à son propos. Non, non, elle ne le prenait nullement pour un rustre ! Elle ne le voyait juste pas comme quelqu’un recherche le luxe et le confort, même si comme il lui expliquait il savait en profiter lorsque cela était possible. De son côté, Elië connaissait son propre penchant pour le confort et le forgeron y semblait beaucoup moins attaché. Mais tout le monde pouvait se tromper… Son regard pétilla à l’évocation de leur retour vers les forges du maître. A chaque fois qu’il exprimait le fait qu’il n’avait rien oublié de leur accord, elle sentait une joie de petite fille l’envahir.

« Alam abrëih acnun erëum (la mauvaise herbe ne meurt jamais). Aucune chance que vous vous débarrassiez de moi dans la montagne ! »

C’était sans doute présomptueux mais elle marquait clairement sa détermination à ne pas laisser les difficultés la dépasser ou l’empêcher de réaliser son projet. Elle avait déjà trop enduré pour envisager de renoncer, même si elle n’avait pas d’image exacte de ce qui l ‘attendait encore. Elle arbora un sourire crane et son menton se relava de fierté.

Mais déjà la question suivante lui rabattait le caquet et elle baissa le regard en se mordant le lèvre inférieure pour se plonger dans une réflexion plus posée que lors de sa première réponse quelques heures plus tôt. Elle ne put s’empêcher d’exprimer le cheminement de sa pensée à faible mais haute voix.

« Il est certainement capable de répondre aux urgences guerrière malgré son âge. Pas d’arme apparente… Sans doute un assassin ou un artiste du combat… Un regard affuté pourrait être l’apanage des deux, mais la grâce de ses gestes et sa façon de se mouvoir et de diriger sans en avoir l’air me ferait plutôt pencher vers l’artiste… »

Elle releva un visage interrogatif vers son mentor et sa voix se fit plus claire pour proposer sa réponse.

« Artiste ? »

Pour le reste, elle comprit assez bien l’idée sur la conduite qu’elle devait adopter en présence du Duc. Modestie et simplicité semblaient parfaitement de mise et elle préférait de toute façon dans un premier temps se cantonner dans un rôle d’observatrice. Après tout elle n’était que la disciple et elle ne prétendait pas avoir beaucoup d’importance pour le couple d’amis qui étaient sur le point de se retrouver. Elle était déjà fort aise de pouvoir assouvir une partie de sa curiosité à l’égard du personnage qui hantait leur conversation depuis plusieurs jours. En outre elle était assez flattée que son maître la trouve digne de participer ou du moins d’assister à leurs agapes, elle qui n’était somme toute qu’une parfaite inconnue pour le Duc et une disciple pas si ancienne que le Lhurgoyfs puisse prétendre la connaître dans les moindres détails. La confiance qui lui était faite était déjà en elle-même une satisfaction.

Par contre, deviner qu’elle classe de guerrier pouvait accueillir le maître de céans relevait pour elle du défi en tout cas avant de l’avoir rencontré. A en entendre parler, elle aurait pu sans doute le classer dans n’importe quelle catégorie saut peut être dans celle de mascote, car en repensant aux descriptions de son maître elle l’imaginait bien plus distiller la mort en silence et sans doute dans une sorte de balais…

Mais c’était l’heure. Prête ? Sans doute pas et une certaine nervosité s’empare soudain des extrémités de la belle. Elle se rappelle qu’elle ne s’était pas trouvée dans cet état lors de son arrivée au palais d’Hespéria. Sans doute la surprise de ce qui l’y avait attendue y était-elle pour quelque chose. Elle avait dû improviser de minute en minute sans pouvoir laisser de place aux tergiversations et aux doutes. Ici, elle avait tellement été préparée, elle avait tant anticipé cette étape de son voyage qu’elle avait fini par s’en faire un monde, un sommet inaccessible. Cependant elle ne se permit pas de flancher et posa sa main sur le bras que Brom Ode'Bahalmarche lui tendait et relava le menton comme un défi lancé à l’avenir et à elle-même.

Le major d’homme apparait alors en silence et tourne le buste pour indiquer que leurs pas seront guidés jusqu’au repère de son maître. Attentive aux mouvements de son maître, elle coule les siens pour se mettre à l’unisson de son attitude et ne pas paraître dépassée par les évènements. La présence  du haut prêtre la rassure peu à peu. Elle regarde devant elle et son port devient peu à peu celui d’une reine. Sa respiration redevient plus naturelle et elle se prend à sourire faiblement de fierté. Alors elle se rend compte qu’elle reprend le contrôle de ses gestes lorsque les œuvres d’art qui jalonnent leur passage arrivent enfin véritablement à  ses yeux et à son esprit. La dernière porte s’ouvre enfin devant eux.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 19 Avr - 9:10


Il sourit et commence à marché avec la petite demoiselle contre son bras, la belle et le chevalier colosse tranquillement, il répond à ses questions en suivant le majordome, Kuro ouvre la voie, lui aussi très calme, il les laisse arrivé jusqu’à la parte en discutant sans intervenir même quand on parle de lui.

“Pourquoi tiens tu tant à ce que les choses te soient interdits ? Non tu as le droit d’acheté ce que tu voudras, c’est ton argent, et comme tu seras avec un membre de la première même les drogues sont autorisé la première est au combat, parfois ces choses là soigne mieux les blessures que n’importe quoi d’autre, ou permettent de tenir dans des conditions trop affreuse, après c’est aux généraux de les régulés, et croit moi ici celui qui ne fil pas droit est remis à sa place.
Mais je suis ton responsable, donc tout ce que je vais faire c’est tes les déconseiller, mais je ne t’empêche de rien.

Je parle assez peu votre langue même si je le pratique de temps en temps, donc ma traduction n’est probablement pas exacte mais cela devrait donner : chwyn byth yn marw. Et c’est ce que nous verrons petite demoiselle, je t’assure qu’il y a des coins dans ces montagnes où la mauvaise herbe doit s’accroché. Mais j’ai mes espoirs que cette petite touffe de mauvaise herbe s’accroche. Sinon je ne t’aurais pas proposé de me suivre.

Kuro est très bon combattant, mais il ne vole pas, regarde son pas, il est sur et posé, il n’est pas assez félin pour mérité le terme d’artiste du combat, il y a beaucoup de situation où il ne pourra passer l’esquivé, où il ne pourra poser le coup fatal. Il n’est donc ni assassin ni artiste et ce sans offense mon ami. Non son travail est double, c’est de voir le danger avant qu’il n’arrive, en comprendre toutes les difficultés, d’un simple coup d’œil comment se placer par rapport à toi pour pouvoir protéger son maitre.
Kuro à vue ton corps même avec tes vêtements il savait parfaitement quelle robe t’irais, mieux que des majordomes de métier, car il connait ta musculature, il à vue de quoi tu étais capable en te regardant entre autre descendre du chariot, il a toujours un œil sur tout comme doit l’avoir un garde du corps et c’est de la viens que lui vient sa capacité à dirigé. C’est aussi un bon stratège mais ce n’est pas son métier principal. Ce petit jeux que je te fais faire est le jeu le plus important des gardes du corps, savoir le danger et à partir de là comment le géré.

Un échec pour artiste. Normalement il devrait être éliminé du jeu mais je te donne une dernière chance pour artiste. Et sache que si tu gagne le jeu je réfléchirais à une récompense. Comme il y a des pièges, comme chien par exemple la récompense sera digne de la difficulté et de ta précision. Mais sache que de temps en temps il y a des gens qui ne correspondent pas aux catégories que j’ai donné en primaire, il y a d’autres points possible.”


Il sourit et lui fait un clin d’œil, pourquoi ? Pour la récompense ? Pour les autres possibilités ? Quelle pourrait être la récompense à un tel jeu ? Lui a une idée. Une idée posée dans ce sourire et dans ce clin d’œil étonnant vue les formes du visage de Brom, presque aberrant mais qui force le sourire. Ce visage n’a pas été taillé par Bor pour les expressions humaines si ce n’est le sourire.

Alors il pousse la porte …

Dans le petit salon Tekum est assit et se lève et alors qu’il s’incline devant ses invité le géant se jette sur lui et lui serre la main avec fouge avant de lui faire une forte accolade devant le corps semblant fragile de l’être tout aussi divin.
Et si Tekum ne peux décrire la vue, le chevalier lui le peut, les cheveux flavescent tirant sur le blanc de sa race faisait écho à sa peau claire, son visage parfait n’était même pas défiguré par les deux pierres qu’il avait à la place des yeux, l’une vent, l’autre nuit. Son corps fin semblait fait de vent et malgré son infirmité il s’était placer rapidement pour subir l’accolade du colosse sans en souffrir de son corps trop fin.

Les papiers qui étaient sur la table son rassemblé par une jeune femme qui se retire rapidement laissant simplement les assiettes couvertes de viandes froides, de légumes et de mignardises qui ne demandaient qu’a être picoré avec les doigts, une petite pille de serviette en tissu d’un blanc de nacre semblait faire écho aux trois serviettes humide et chaudes posé sur un plateau doré à l’or fin.

Le tout était à coté d’une cheminé allumé et profonde, dans un petit salon aux mures couverte de livres finement reliés, un bureau, une fenêtre, deux canapés et un fauteuil autour d’une table basse face au feu, un petit coin de paradis. Toujours des bois riches, solides, mais point d’exotismes, ils venaient des forêts alentours, certes les troncs avaient été choisit, de même que les planques pour les veines qui s’y dessinait, mais c’était des lourdes pins de montagnes, des chênes centenaires qui poussaient encore en bas, des oliviers, et des châtaigner qui formait tout le mobilier avec un beau cuir et des confortables coussin en tissu ou en soie et satin.


“Tekum, Elië mon apprenti comme tu le sais elle vas venir avec nous faire un tour en montagne, Elië, le Duc de Seh dont du a dût entendre parler.”

Il laisse quelques secondes aux Duc et à la demoiselle puis reprend la parole après les avoir laissé échanger.

“Ils sont tous là ? J’en ai déjà vue deux, je sais que les deux autres sont toujours là, et la dernière est revenu à ce qu’on m’a dit ? Le travail n’est pas trop dur en ce moment, après la guerre ? Je suis certain que tu vois passé un nombre de traité affolant, et avec les cérémonies qui reprennent tu dois être affreusement prit !”


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Tekum Seh
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 19 Avr - 15:27



Le vent se lève comme une caresse comme un murmure en écho à la porte, courant d’un air frais et nouveau portant avec les reflet d’un cade lointain affine sur les bord d’une mer du sud, l’odeur du sable, silice pure pose sur le métal chaud, du bois de buis chargé à la chaleur de fine particule de carbone recouvrant la chose sous un masque de suif indistincte, une gangue infâme à en faire oublié ce qui gît en silence attendant juste un souffle et quelques coups de marteaux pour révélé un damasquiné digne des plus grandes œuvres.
Un courant d’air qui porte un ami.

Doucement il se lève alors que la petite lune se retire, elle qui fait office de secrétaire pendant que d’autres ne sont point là à cause des réverbérations de la guerre, il l’entend et la sent ramasser les papiers et se retiré par la porte du fond, celle qui se trouve derrière le bureau comme un exorde à la réunion qui vas suivre.
Il appert que le début ne fut à la mesure du colosse et c’est un vieux reflexe qui prend place, alors que sa main touche celle du géant il sent dans les muscles de l’homme que se dernier n’as pas finit son mouvement, qu’il va venir contre lui, geste putatif ? Espoir ? Il ne cherche à savoir et laisse ses pieds le guidé, son corps se détend attendant l’impacte, ses pieds se posent suivant l’heure dites et sous ses hanches, puis il accompagne le geste brutal de l’homme qui ne connait pas sa force, ses pieds dansent sur le sol, il est esprit, il est vent. Dans la fin de ses pas de ballet il relâche les quelques pressions que ces muscles puissants mais long ont dût accumuler pour soutenir l’embrassade et sourit à son tour les yeux dans le vague lui rendant l’accolade en attendant qu’il se dégage, sans pression, sans impatience.

Alors il inspire à nouveau et la sens, elle est là comme un souvenir des paroles qui coulent de la bouche du géant comme un torrent de montagne lors de la fonte, elle là et elle est ce même torrent. La bas, quelques part sur un adret à vif, souriant sous le ciel céruléen où elle jouit de sa liberté sauvage de torrent qui n’en fait qu’a sa tête, changeant de cours d’un printemps à l’autre, jamais identique, jamais parfait mais toujours charriant l’espoir bleu du ciel et l’odeur blanche d’un sourire. Elle est là et doucement ventoie.


“Bonjour petite demoiselle, j’espère que mon ami ne vous saboule point trop ? Il est parfois oublieux de ce que les autres peuvent penser ne cherchant pas vraiment à comprendre ce genre de chose ayant choisit d’être accepter tel qu’il est il n’en a pas besoin.
Ce vieil homme pétrichor vous à surement lancer un petit défit, il n’arrive pas à se borné à formé des gens il doit former les meilleurs et je suis certain que malgré le fait que nous ne souhaitez pas devenir garde du corps il a trouver une obscure raison obombré d’un espoir incertain pour vous faire jouer à son jeux préféré où seul quelque uns le battent, dont Kuro … Mais je suis curieux, asseyez vous, prenez à mangez, servez vous comme bon vous semble, je m’excuse d’ailleurs de la simplicité de cette rencontre, je n’ai pas le temps de prendre un vrai repas en ce moment … Et racontez nous, que suis-je ?”


Lui-même s’assoit pendant que Brom à reprit la parole laissant à sa disciple le temps de réfléchir et déviant le regard de pierre du Duc vers le géant curieux. Alors doucement, de sa voix de vent et d’or il répond, comme lorsqu’il s’est adresser à la demoiselle sa voix est emplie de magie, elle est douce amicale, parfaite comme elle l’est toujours, un écho au reste de son corps, sa malédiction bénite qui murmure derrière lui qu’il est bien le seul et unique fils de fen.

“Oui ils sont tous là, Pha est descendu à terre, Umbra est descendu des montagnes, Krog’ n’as pas été long à apparaitre, et tu sais très bien pour Lâm’, et même elle est revenue. Mais vous vous retrouverez tout les six bientôt, nous déjeunerons ensemble les quelques prochains jours, tout les six. Aujourd’hui je n’ai qu’une petite heure pour vous deux, après il faut que je m’occupe d’un contrat important qui doit partir demain, or ce cher monsieur essaye légèrement de m’arnaquer … Je vais donc devoir tout faire réécrire correctement et joindre une jolie missive agréable. Tout en essayant de passé outre la turpitude de ce jeune blanc bec qui souhaite s’abreuver à l’aune de la gloire d’Arghanat.

Un tout petite détaille, je vais vous demander de ne pas bouger les plats … J’ai un petit défaut de vision qui me force à aimer mon environnement sans qu’il n’ai besoin de courir pour changer l’endroit où était posé ma pitance.”


Il sourit en reposant son regard mort de pierre vent et ombre sur la demoiselle.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 22 Avr - 7:14

Elle a appris à être déroutée par Arganath, ses coutumes et surtout par son maître aussi accepte-t-elle les précisions qu’il lui apporte comme s’il ne s’agissait que d’informations courantes. Pendue à son bras elle les note comme des données dont dépendrait sa vie et sans doute en certaines circonstances en dépendrait-elle. Elle ne se fait cependant pas d’illusion sur le semblant de liberté dont elle pourrait jouir. Chacun de ses pas sera encadré, soit par son mentor soit par un membre de la première, personne de confiance s’il en est en tout cas si elle a bien compris le prestige qui est le leur au sein de la population, mais aussi auprès du Duc. En outre son maître lui a bien laissé entendre la vigilance qui est celle des officier. Ajoutée à celle du maître d’armes elle n’a pas intérêt à commettre un écart. L’avertissement est clair.

Aussi clair est le rappel à plus de modestie. Elle devra faire ses preuves avant de se vanter de pouvoir endurer toutes les conditions et tous les entrainements qui lui seront proposés. Un instant elle regrette presque de marcher vers un moment de relaxation et de mondanité au lieu de reprendre son entraînement dans les appartements qui leur ont été assignés. C’est un peu comme si elle avait oublié tous les exercices du début de journée. Elle ne peut pas se reprocher une quelconque paresse. Peut-être que les endorphines commencent à envahir son organisme et qu’elle se rapproche des crises de manques de l’athlète qui n’a pas sa dose de dépense physique ? Elle préfère garder le silence encore peu sûre de ce qui se passe dans son corps suite aux entraînements que son mentor lui inflige. Elle se contente d’affermir encore sa motivation et sa résolution à ne pas échouer. Elle sourit au compliment déguisé que lui adresse le géant. Elle commence à les prendre comme ils viennent et le bain a eu bien des vertus sur l’humeur de la rouquine.

Elle ne prend cependant pas mieux les échecs d’autant que cela fait un fiasco complet dans son défi de deviner les classes des guerriers qui lui sont présentés. Elle essaie de faire bonne figure mais sa mâchoire crispe tout de même légèrement. Garde du corps ! Elle a l’impression de ne pas savoir regarder, elle s’attache toujours aux détails sans importance et se laisse berner par de fausses évidences. Kuro est loin de son, maître. Comment peut-il être un garde du corps ? A moins qu’il ne soit détaché à la protection de leurs personnes ? Elle comprend la nécessité de l’accuité qu’il cherche à développer chez elle mais se sent incapable, une nouvelle fois. La perspective d’une récompense ne lui donne pas plus d’espoir. Elle est déjà assez motivée comme cela pour ne pas avoir besoin d’une carotte après laquelle courir. Elle évite de croiser le regard bienveillant et ne voit pas le sourire apte à l’encourager. Elle retourne une fraction de seconde vers ses sombres pensées avant de se reprendre.
Elle laisse échapper un petit soupir déçue et désabusé mais l’heure est à d’autres considérations.

Le saint des saints s’ouvre devant eux. Elle va enfin savoir. Elle va enfin mettre un visage sur le titre du Duc qui résonne de façon si unique depuis qu’elle côtoie son mentor que le terme de Duc semble ne pouvoir désigner que le seigneur d’Arganath. Et aujourd’hui elle va y associer une personne de chair et de sang. Il est possible que cela démystifie le personnage, mais le jeu en vaut la chandelle.

Le léger sourire perdu à l’intérieur de son ami trahit sa capacité à reconnaître le nouveau venu malgré ses yeux de pierre. La silhouette ne paie pas de mine surtout avalée aussi brusquement par les étreintes de son invité. Le protocole s’en voit immédiatement écorné en tout cas l’image qu’elle s’en faisait et elle se rend compte qu’elle a posé nombre de questions stupides sur les us de l’endroit. Elle observe les retrouvailles des deux amis et la capacité du maître de céans de résister à la presse qui l’aurait facilement broyée. La silhouette ne paie pas de mine mais elle le sait, elle a devant elle un combattant d’exception alors elle scrute le moindre de ses mouvements et la moindre fibre musculaire qui apparaîtrait au détour d’un froissement d’étoffe. Le défi de son maître court toujours malgré sa difficulté à évaluer les habiletés de ses rencontres. D’abord elle voit la beauté du Duc et puis elle sent plus qu’elle ne l’analyse vraiment ses déplacements, sorte d’esquives dansée qui n’évitent pas le contact, ils placent le corps nerveux en situation de ne pas subir de front l’assaut affectueux de son invité. Comme le pétrel dans la tempête qui le soumet mais le porte tout de même au nid. Elle plisse légèrement le regard avant de reprendre une physionomie plus neutre. Cela ne se fait pas de dévisager de la sorte son hôte même si ce dernier est aveugle et ne se rend sans doute pas compte de la chose. Elle sait au contraire que le haut prêtre ne manquera pas de le noter.
Elle ne sait que penser de la silhouette discrète qui s’éclipse à leur arrivée les mains chargées de papiers sans doute à ne pas laisser sous n’importe quel regard. Une simple secrétaire ? Elle en doute. En Arganath il semblerait bien que l’adjectif simple ne soit pas de mise et que les exigences du combat soient partout. D’ailleurs les formes affutées de la belle indiquent qu’elle a d’autres fonctions ici.

Mais l’endroit recèle bien d’autres objets de curiosité et elle laisse courir ses yeux sur le mobilier et les objets qui semblent tous faits pour attirer le regard, les mains et l’admiration. Elle ne peut douter du goût de leur hôte et se plait à penser que la vie ici serait bien douce ne serait-ce que grâce aux ouvrages qui ornent les rayonnages si tant est qu’ils soient écrits en langue qu’elle comprenne.

Mais la voix de son maître la rappelle à la réalité et à ses devoirs de disciple et d’invitée. Elle ne peut retenir un sourire amusé à la présentation. Si elle a entendu parler du Duc ? Il a été présent dans quasiment toutes les conversations qui n’ont pas eu trait au combat et même à ce propos il faisait à l’occasion irruption. Mais elle baisse humblement la tête et accompagne ce signe de respect par une révérence qu’elle devine perçue par le maître des lieux si elle en croit la façon dont il s’est tourné vers son ami quelques secondes plus tard. Elle se demande dans quelle mesure, il a réussi à compenser sa cécité par d’autres sens qu’il aura lui-même aiguisé. Les narines délicates et frémissantes du Duc donnent un début de réponse. Tous les sens ! Ils se sont tous mis au service de l’obscurité !

La voix est un mélange de fermeté et de musique et les mots sont choisis avec autant de spontanéité que de travail poétique. Malgré elle, elle y entend le danger de celui qui peut vous circonvenir d’une parole. Elle se raidit une fraction de seconde sous les vagues de bonhommies mais que craint-elle ? Bizarrement elle fait confiance à son mentor pour la protéger des tours de son pourtant ami. Elle se détend guettant les chausses trappes qui se dissimuleraient au détour d’une caresse de concetto. Le premier piège ne tarde pas à s’ouvrir juste devant ses pas. Apparemment le jeu du maître d’armes est connu et amuse aussi le Duc.

*Il sera donc dit que je me couvrirai de ridicule devant tous les guerriers d’Arganath !
_ Lorsque le vin est tiré…*


Elle tente de différer sa réponse et tente une courbette policée pour se donner le temps d’observer et répondre quelque chose la plus cohérente possible. Elle met à profit le temps durant lequel elle ne semble plus sous la surveillance des deux compères bien qu’elle devine que son mentor juge sa façon de se conduire .


Elle ouvre grand oreilles et yeux. La voix du Duc est calme et mélodieuse, mais elle devine le caractère implacable de ses décisions et de l’image qu’il veut donner au monde. Elle frémit se demandant quel est la personne qui a essayé de marcher sur des platebandes qui n’étaient pas les siennes. Elle essaie d’imaginer les conséquences d’une telle impudence, la mort définitive, la menace ou la punition qui maintient en vie les intérêts mais éloigne à jamais les tentations de tromperie ? Quant aux noms prononcés, elle a renoncé pour le moment à deviner de qui il s’agit. Elle en a entendu certains durant le voyage mais attends d’être mise en leur présence pour y accoler un visage hormis Lam’ qu’elle a déjà croisé. Elle se dit que simplement que quelqu’un qui descend à terre doit être un marin, un corsaire peut-être. Il y a une femme dont le nom n’est pas prononcé et elle se dit qu’elle est la part de mystère qu’elle aime le plus mais vraisemblablement la plus dangereuse sans qu’elle ne sache pourquoi.

L’examinateur se rappelle soudain de la présence de l’élève. Elle sent qu’il n’y a pas moyen de se dérober à la réponse attendue. Elle sent une seconde sa voix se voiler avant de reprendre le contrôle de son intonation. Elle aurait bien déguisé cette inflexion derrière un rire, mais elle sent que les frivolités se salon ne sont pas de mise ici. Elle sent un vent glacial se poser sur son âme. Elle se tourne dans un premier temps vers le forgeron. Elle a attendu qu’il prenne place à la table proposée par le seigneur qui les accueille pour s’assoir à sa droite sur une petite chauffeuse tendue de velours gaufré aux motifs végétaux stylisés. Un peu tendue et très droite, elle ose alors présenter ses observations.

« Il est mon maître et à ce titre il est à même de m’imposer les exercices et les défis qui lui semblent nécessaires. Il n’est pas aisé pour une novice comme moi de deviner ce que vous êtes à part un phare pour la Main de Bor. »

Elle reprend sa respiration et tourne ses prunelles vers le regard éteint avant de poursuivre.

« Si nous nous en tenons au combattant, je crois savoir que vous êtes expert en de nombreuses armes. J’ai cru voir que vous pouviez accepter le contact sans le subir et que vos déplacements sont de la danse tout en économie d’amplitude. Vous n’avez pas besoin de voir pour percevoir les présences et mouvements. Vos gestes sont déliés et sans doute plus vif et précis que puissants. Vous devez sans doute donner une sensation de facilité, de cette facilité qui fait oublier le travail de l’artiste que vous devez être au risque de paraître aveugle à mon maître. »

Elle pivote le buste vers le maître d’arme espérant ne pas y voir la mine professorale contrariée par la cécité de son élève. Un sourire de satisfaction serait la plus belle de récompense et nul besoin de cadeau faramineux. Elle attend le verdict alors que les mondanités reprennent lui laissant supposer qu’elle a commis une erreur de plus.

Bien sûr qu’elle ne déplacera aucun plat ni aucun ustensiles de la table. D’ailleurs elle n’a encore touché à rien trop occupée par son interrogatoire qu’elle ne pensait pas devoir commencer si tôt. Et maintenant elle sent qu’elle ferait bien de s’abstenir et de se faire plus discrète possible. Les doigts croisés sur le bas de son ventre, reliant ses deux bras le plus souplement possible, elle attend le verdict des deux convives.

Un instant elle se demande si elle sera le centre de leur attention durant cette rencontre qu’elle supposait être celle des retrouvailles et où elle pourrait passer inaperçue. Si les regards sur sa personne ne la dérangeaient jamais lorsqu’il s’agissait de se faire admirer, elle détestait se trouver en position de la mauvaise élève ou de la curiosité. Elle essaya de se rassurer en mettant cette crainte sur le dos de son égocentrisme et puis, même les pire moment ont une fin…


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Tekum Seh
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 25 Avr - 15:20


Posé doucement il laisse sa main glisser vers les viandes mordoré, tranche fine de partie maigre longuement sécher sous le soleil d’été ou fumé au bois de hêtre par des gens dont c’est le métier et qui le connaisse jusqu’au bout de leur doigts, cherchant toujours plus loin une excellence tacite qui n’est récompenser que par le sourire invisible des être qui lentement le pose sous leur palais. Et le sourire est là, même si il parle avec le colosse en attendant que la demoiselle réponde, il mange tranquillement par petites bouché des viandes et quelques rares légumes qui ne semble que digne de changer légèrement le coup de chaire carné pincer entre ses doigts délicat il les porte à la bouche. Ainsi la mode barbare de mange avec les doigts semble reflété en lui un esprit de noblesse qu’y n’est apparut que trop tard aux incultes ayant décidé que manger comme ces êtres là serait rustre et dépassé, ils n’avaient donc point vue le Duc … Qui à l’air de n’attaché aucun semblant d’importance à ces détailles et si ses expression et la finesse de ses trait rend la chose cérémonieuse, il le fait de façon parfaitement détaché comme une mécanique bien huilé mangeant que les autres parles.

C’est donc aussi ce qu’il fait pendant qu’elle lui répond, laissant un bout de viande se recueillir cérémonieusement derrière ses fines lèvres closes comme le corps d’un christ perdu et oublié si ce n’est dans des écritures abscondes. Il l’écoute de tout son être comme on écoute on conseil ou un tribun, puis alors qu’elle finit il rend justice :


“C’est une très bonne analyse qu’a fait ta disciple Brom, elle est plutôt douée, oui même si je n’aime pas ce titre je crains qu’il n’y ai que Danse-Ombre ou voltigeur qui convienne mieux à ce style qui est miens et qui a été renforcé par votre maitre lui-même. Mais depuis que j’ai perdu la vue j’ai encore moins le droit à l’erreur car si votre vision peut vous donné une dernière chance le touché lui est bien plus risqué dans ces jeux dangereux. Ainsi l’haptonomie chère à Brom si elle peut me sauver d’une cote fêlée par un colosse trop joyeux ne pourra me sauver d’une lame sauvage et imbécile.

Si je puis me permettre et sans vous agonir outrageusement ou vous drosser, j’aimerais vous posé une autre des questions de ce type … Qu’en est-il de votre maitre, Brom ? Qu’en pensez-vous ? Mis à part qu’il est votre maitre et peut donc tout vous demander même si je suis certain qu’il ne dépasse pas les limites de ces compétences martiales, même si il doit y penser tellement on vous sens ignée. Moi je me le permets, ce n’est pas mon maitre mais un ami, alors ne le prenez pas en mal je vous en conjure.

Quand à Cynn, et bien oui elle a quitté sa taverne et est venu, je pensais à vrai dire que tu la croiserais en chemin mais elle a fait plus vite que toi en vérité, elle va toujours bien et en a profité pour aller salué son frère.”


Laissant à la demoiselle le temps de se tiré de se hallier et de réfléchir tranquillement il continue donc la conversation avec Brom, il est question de divers noms qui fusent, de ceux qui seront introduit parmi mes MangeCoeur, mais aussi de choses bien plus triviales tel que les menues des prochains repas ou des histoires d’accointances.
Mais le maitre des lieux semble toujours dans sa forme de synopsie particulière où il semble percevoir les émotions dans les sons et si la demoiselle semble à un instant prête à lui répondre alors il se tourne vers elle avec son sourire calme comme liniment qui fait oublié le statue presque obsidional de celle qui est là sans vraiment pouvoir tout comprendre de la discution d’initié qui se trame entre eux.



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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 26 Avr - 16:50


“Tous là ? Elle est sortie ? Ca c’est rare, bravo ! Alors nous allons donc pouvoir manger et festoyer comme il se doit comme dise les gens d’ici. De la bonne viande qui à couru, de l’alcool des montagnes de fruits qui ont prit le gel et le bonheur se croiser les amis… Je pense qu’il ne vas manquer que les morts !”

Et puis le chevalier se tait en voyant Tekum se retourné vers sa disciple et attendre qu’elle réponde, il écoute et la regarde, il sourit d’abord au fait qu’il soit son maitre et puisse lui demander ce qu’il veut. Un de ces sourire de vieux colosse qui regarde Tekum et elle tout autant, et même si l’un de ne peux le voir il sait très bien qu’il le sent.
Puis il lui sourit à elle, un sourire qui veut dire qu’elle a bien trouvé, qu’elle a raison lorsqu’elle répond, il écoute entièrement son analyse et le mot qui suit, et comme l’analyse coule sans se trompé le mot ne peux être que juste. Oui a ses yeux aussi le Duc est un artiste martial, une sorte de vent qui sème la mort sans même vouloir se donné la peine, qui pose ses pas juste sur un sol de lame sans même chercher ou tâtonné de son âme, un homme qui sait poser son équilibre là où il doit être pour absorbé le choc tout en jouant doucement un peu plus loin vers l’espoir.

Et puis même s son sourire à déjà répondu il laisse Tekum donné le verdict. Et enchainer ? Et enchainer, il écoute la question et lance un regarde accusateurs à son ami. Puis il reprend la parole avant que la discutions ne reparte sur autre chose et s’adresse à sa disciple.


“Tu as raison pour Tekum, c’est bien sa façon d’être, presque plus que sa façon de combattre pour son cas. Ce qui veut dire que c’est un homme qu’il ne faudra en aucun cas aborder en combat singulier, toujours prendre ce genre d’être par derrière, en traitre, ou vraiment en surnombre bien qu’habituellement ils savent géré le nombre. Ces guerriers sont à mes yeux parmi les plus dangereux, ils se fatiguent peu, démoralise beaucoup les adversaires car semblent ne pas faire d’efforts, et travail l’exploit comme on travail les katas de bases. Le pire ennemi d’un artiste, et l’un des seuls est l’assassin ou une armée.
Par contre l’autre question est un peu traitre, je doute que ça soit facile de juger à ce jeux là son maitre surtout que je l’ai principalement entrainé et qu’elle ne m’as pas vraiment vue combattre, mais bon si tu veux tenter tu en as le droit sans aucun souci.

Et tu as donc un artiste de bon. Ils t’en reste encore quelque uns à trouver en plus de tout ceux qui ne rentre pas dans les cases que je t’ai donné.

Bien mais venons en aux choses sérieuses ! Demain pas un de ces plats sans viande pour tout le monde comme mange Cynn ! On ne rigole pas avec ses choses là, ce n’est pas parce qu’elle à décidé qu’elle ne mangerait plus de viande que tout le monde vas faire un grand sourire comme si de rien n’était … En plus je suis certains qu’ils saliveraient tellement devant la tienne qu’on pourrait faire un aquarium sous la table. Donc pas de blague comme la dernière fois hein !”


Il était rapidement reparti sur ses points d’une importance capitale, le menu, les réjouissances, et les noms des futurs MangeCoeur, mais comme son ami il reste attentif à ce que pourrais vouloir dire sa disciple. Ceci dit, au contraire de lui, on retrouve le coté barbare au fait de manger avec les doigts assez rapidement, et ce malgré la semblance de raffinement qui semble remonter que quelque par en lui, son visage d’ours et ses mains immenses ne semble pas en accord avec le fait qu’il pourrait y avoir une quelconque élégance à ce genre de repas, et ce même si le plaisir de l’avoir se lit dans ses yeux.
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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 27 Avr - 7:33

Elle regarde les doigts fins et nerveux se saisir avec grâce des fines tranches de viande.  Elle ne pourrait dire qu’elle n’est pas tentée mais toute à  l’attente du verdict ducal, elle n’ose participer à la collation. Pourtant les fumets délicats qui émanent des plats et assiettes ferait se damner les vierges prétoriennes.  Le visage amaurose semble analyser avec plaisir chaque bouchée que la main y porte et les fines lippes comme de concocter le jugement qui mettra à mal la hardiesse de la disciple qui a osé se mesurer au défi présenté.

Mais les croisements de conversations laissent presque à penser que sa réponse a été occultée ou oubliée bien qu’elle sache pertinemment que son maître au moins n’a rien perdu de l’exposé de sa réflexion. Ils parlent de personnes qu’elle ne connaît pas mais elle tente tant bien que mal, malgré l’attente dans laquelle elle est plongée d’en noter les informations. Visiblement les deux amis ont beaucoup de temps à rattraper et ils sont capables de mener plusieurs échanges en même temps. La rouquine est juste surprise qu’ils n’aient pas mis sur pied des moyens de communication qui leur permettent de venir à bout des temps de séparation. Son regard va de l’un à l’autre et admire les contrastes entre les deux êtres. L’un rude et gigantesque et l’autre fin et délicat. Ils ne semblent rien avoir en commun, mais la source des amitiés comme celle des amours est parfois mystérieuses et constater les différences n’aide en rien les observateurs externes. Elle pense au récit qu’elle a lu lors de son enquête, elle pense à la dette du Chevalier et essaie de comprendre celle du Duc car la relation ne semble pas être celle d’un débiteur à son créancier. Elle est équilibrée et réciproque. Une partie de l’histoire lui échappe, mais elle ne pensait pas tout apprendre en quelques minutes.

Et puis la sentence tombe. La rouquine sur les charbons ardents sent s’envoler le poids de l’attente de l’élève face à son examinateur et dire qu’elle se sent fière de sa réussite est un pâle euphémisme de ce qu’elle ressent. Elle baisse la tête afin de dissimuler le sourire de satisfaction qu’elle ne peut réprimer. Elle n’a jamais reçu de tels compliment de la part de son maître et savoures les félicitations avec délice. Puis une fois recomposé un visage neutre, elle se tourne brièvement vers le maître d’arme pour constater son expression. Elle lui sourit semblant dire :

*Etes-vous fier de moi ?* Mais aussi, *Vous voyez que je peux progresser.* Tous les échecs sont bien loin maintenant et elle est prête à relever tous les défis. Elle reçoit le sourire de son mentor comme une vague de chaleur qui inonde ses meurtrissures. Elle boit chacune des paroles de compliment et les explications complémentaires comme du petit lait et oublie presque de se rappeler que le défi court toujours malgré le rappel du maître d’armes.  Alors elle ose tendre ses longs doigts aux ongles de nacre vers les émincés qui garnissent un plat de vermeil. Une médaille mordorée finit de combler d’aise la Syliméa malgré la nouvelle question qui lui est adressée. Il lui semble que plus rien ne peut la ridiculiser et que ses paroles se feront toute d’argent. Pourtant elle ne se laisse pas griser par ce premier succès et prend le temps de la réflexion avant de se décider à donner son opinion sur son propre maître.

En élève admirative, elle a du mal à concevoir que le Duc puisse être meilleur combattant que Brom Ode'Bahalmarche malgré le tableau que ce dernier dresse de celui-ci. Alors elle prend le temps de le revoir durant les entrainements, alors qu’il était ou non armé, elle essaie de l’imaginer sur un champ de bataille en des situations diverses. Elle baisse de nouveau les yeux mais non par humilité ou malaise provoqués tantôt par la première question, mais plutôt pour se concentrer et essayer d’assigner le meilleur rôle au maître d’arme.

Ce dernier ne semble pas décontenancé d’être l’objet de cette évaluation et poursuit l’expression de son contentement aux nouvelles qui lui sont apportées sur ce qu’elle imagine être des compagnons d’armes sauf peut-être une certaine Cynn dont les mœurs culinaires ne semblent pas recevoir l’approbation du Haut Prêtre, malgré l’attachement qu’il semble lui porter… Elle imagine cette dernière plus fluette et doute soudain qu’elle fût guerrière… En tout cas elle ne peut pas prétendre être surprise par les préoccupations du géant dont la prédilection pour la bonne chair ne se dément pas ni son goût pour la fête en bonne compagnie, en tous les cas en compagnie de ses amis car la tendresse qu’il ne peut cacher à leur égard laisse supposer ce genre de relation. Le colosse de pierre a donc su tisser nombre de relations d’attachement, malgré son physique et son caractère bourru. Pourquoi en serait-elle surprise ? Après tout, elle-même a bien fini par oublier le soir où elle faillit se faire exterminer par ces mains de golem pour éprouver le plus grand respect pour lui et un certain attachement ?

Ses yeux pétille à l’évocation des festins, choses sérieuses,  que le forgeron appelle de ses vœux et elle regarde le Duc essayant de traduire son masque se cécité. Elle doute que la ripaille soit portée au même paroxysme chez lui que chez son titanesque ami. Elle attend qu’un regard l’invite à prendre la parole et considère avec amusement, presque comme une mère indulgente qui tolère les incartade de sa progéniture, les manières décomplexées du géants qui ne peut certes pas se montrer aussi policé que son ami et ne semble pas s’en préoccupé plus que du reste de ce que pense sles autres de sa personne. Et puis les deux regards se croisent sur sa personne. Hasard ou connexion ? Elle ne saurait le dire mais c’est pour elle une invitation à prendre la parole. Soudain sa voix semble mourir en elle comme si elle venait de se rendre compte de l’énormité de ce qu’elle entreprend : porter un jugement sur son maître. Elle si assurée une seconde plus tôt met un voile sur sa voix qui se fait hésitante. Elle se tourna sans s’en rendre compte vers le maître d’armes comme pour s’excuser de son audace.

« Mon maître semble être le plus fantastique des combattants qu’Isthéria puisse accueillir… Je vois en lui une tour et un phare auquel tout le monde peut prendre sa lumière et son courage…  Même si personne ne l’est véritablement, il semble indestructible, il connaît toutes les armes et toutes les façons de les utiliser, aussi ne craint-il aucun guerrier ni aucune de leur stratégie… Il doit être capable je pense de tenir en respect et de vaincre toute une troupe… Il sait cependant que la vie à la guerre ne tient qu’à un fil aussi profite-t-il de chacun des moments qu’elle peut lui accorder et ne s’embarrasse pas des qu’en dira-t-on.»

Elle sentit sa voix s’affermir et son ton s’enflammer au fur et à mesure de sa description. Elle s’interrompit une seconde pour ne pas paraître trop lyrique et poursuivit plus calme et posée fixant le regard de marbre du Duc:

« Il doit avoir en plus de sa force hors du commun une résistance hors du commun qui doivent lui permettre de combattre aussi longtemps qu’un ennemi reste debout et se frayer une route au milieu des lignes adverses en semant la mort et réduisant le moral des ennemis à néant et exaltant ses camarades de combat. Il peut les mener de l’avant ou si les choses tournent mal ce qui est toujours possible, servir de dernier rempart et tenir une position le temps qu’il faut pour permettre un repli. Je l’imagine comme une tempête sur le champ de bataille, mais je crois qu’il parle de mascotte, même si je n’aime pas trop ce terme appliqué à ce fantastique champion »

Lorsqu’elle eut fini elle ne put retenir une petite grimace désolée en direction de son mentor. S’il était bien un portrait qu’elle ne voulait pas rater, c’était bien le sien et pourtant elle s’était lancée malgré son manque d’expérience, trop empressée à lui accorder le piédestal qu’il méritait à ses yeux.


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Tekum Seh
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 3 Mai - 11:45


Rapide réponse pour nous deux,
Je m’en excuse nous somme tout les deux assez prit en ce moment.
Brom devrait être plus libre bientôt je vais donc en profité pour vous laisser.



Le visage du vieux chevalier était sémillant, son égo brossé dans le sens de son poil drus il portait un sourire comme on en voit souvent sur son visage rehaussé d’une touche de gaité presque céladonne dans ses yeux perdu dans son dure visage.

Elle n’avait pas tout à fait tord et c’est le Duc qui se chargea de rectifier les quelques défaut de la chose, lui souriant simplement avec un petit signe de tête, après tout c’était lui qui avait joué avec le feu d’une telle question :


“Voilà qui est une belle réponse, mais elle reste incomplète, elle est cochléaire, et malgré son madré des plus agréable elle n’en reste pas moins assez étendu pour être exacte aux yeux d’un vieux stratège. Car si Brom sera d’accord avec vous, car c’est souvent le rôle qu’il prendra, se montrant et faisant des bras dans sa façon d’être laissant autant les ennemis.
Cependant ce n’est pas l’entière vérité même si vous l’avez touché du doigt, si vous allez prendre le livre qui se trouve sur l’étagère derrière mon bureau nommé, straeon a chwedlau o Arghanat, vous y trouverez dedans des récits de Brom et sa place dans la guerre parmi les MangeCoeur. Certaines vous donnerons raisons, d’autres vous montrerons que vous le sous-estimé encore.

La place que je préfère donner à Brom est celle de dervish, il est apte à être détacher de la formation, même en plein combat, il est apte à monter au front sans même être en vue de ses allier, il est capable de s’enfoncer au milieu des lignes et d’y disparaitre voir même d’y vivre. C’est un guerrier pour lesquels on ne se fait de souci car on sait qu’il ne mourra et s’il le fait alors ça sera avec plaisir comme le reste de sa vie. Vous l’avez évoqué, Brom est corwynt, une tempête, un vent violant, et sa spécialité est de se battre contre plus d’un ennemi, ou contre un ennemi irrationnel …
Vous le savez surement mais c’est à lui que l’ont doit la victoire contre le colosse de Themistos, c’est aussi à lui que l’ont doit la survit d’un des grands pots côtiers au moment du mouvement de l’île, il est apte à faire penser aussi bien ses muscles que son esprit … En ça il est bien plus qu’un guerrier, et c’est et se sera toujours à mes yeux un général hors pair.

Donc même si votre commentaire était Hyalin et loin d’être faux, il est incomplet à mes yeux, je me permets de vous le dire car Brom aurait simplement omis sa capacité de général et son esprits ubéreux pour rester un simple guerrier de première ligne encore en vie malgré son nombre de bataille.
C’est un hapax il était donc difficile pour vous de répondre parfaitement…”


“… Et sa réponse me vas très bien, elle ne m’a que peux vue me battre et malgré ça elle aurait déjà commencé à fonder une des stratégies qui à le plus de chance de porté ses fruits, elle n’est ni un garde du corps ni un recruteur.

De plus un général au sens commun, et non au sens d’ici ne monte pas au combat, il lui aurait été difficile de trouver ce terme que tu traduis simplement mais qui n’a de sens que comme cadlywydd.

Elle posé les bon points, bien plus que ce que je m’y attendais je dois dire, comme quoi quand elle réfléchit c’est bien l’apprenti que j’étais certain d’avoir.”


“Encore une fois tu n’as pas tord …”

Et sans plus se préoccuper du reste il se remirent à parler entre eux et entre les langues sans vraiment se soucier de l’impéritie de la disciple dans ce vieux langage qu’est l’Arghannien, ou le fait qu’elle ne puisse les suivre, mais peut être fusse un choix ?

Seul avec son livre dont seuls les images étaient compréhensible, perdu au milieu de deux amis qui parlent en mangeant, apte à interrompre la conversation si elle le souhaite mais la logorrhée de son maitre est légendaire.

Alors doucement le temps s’égraine, et quelques coups son frapper à la porte du fond, la demoiselle pousse la porte et cérémonieusement vient chercher la mains du Duc qui après s’être incliné et avoir remercier longuement les deux convive, les laisse aux mains de Kuro qui les ramènes à la chambre en leur demandant si ils souhaitent se faire servir un repas …
La réponse de Brom n’étonnera donc personne.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 9 Mai - 23:08

Le sourire du forgeron eut pour premier effet de la rassurer. Se pouvait-il qu’elle soit parvenue à donner deux réponses consécutives valables ? Mais alors qu’elle attendait une réponse de son mentor, c’est le Duc qui prit la parole pour énoncer le verdict mérité par son analyse des compétences de son maître. Elle tourna vivement le regard de son côté même si de par sa cécité, cela devait lui être égal qu’on ait ou pas cette attention lorsqu’il parlait. Elle savait maintenant qu’il ne lui serait fait aucune concession malgré le ton bienveillant dont ne s’était pas départi le seigneur des lieux. Bienveillant ou policé ? Elle devait bien avouer qu’elle ne s’était pas encore fait une idée précise là-dessus. En tant que grande ce monde, le Duc se devait bien évidemment de présenter une figure avenante, mais sema signifiait-il toujours de la bienveillance elle en doutait et la remarque égale sur la personne qui avait essayé de le rouler dans le farine et les conséquences qu’il s’apprêtait à endurer montrait bien qu’il était sans doute capable d’ordonner l’exécution de n’importe qui sans se départir d’un sourire de façade.

D’ailleurs, il commençait comme il se devait par un compliment sans que cela ne l’empêche de faire remarquer la trop grande indulgence du maître d’arme sur l’appréciation qu’il devinait être la sienne et le caractère bien incomplet de la dite analyse. Chose impardonnable sans doute puisqu’un ouvrage entier en traitait c’est que chacun était au courant des capacités guerrières de Brom Ode'Bahalmarche. Elle tourna machinalement son visage vers les étagères désignées et chargés d’ouvrages tous plus somptueux les uns que les autres en apparence. Inutile qu’elle se lève pour ouvrir celui qui lui était indiqué. Cependant, cela ressemblait autant à un ordre qu’à une suggestion. Aussi après une seconde d’hésitation elle se releva pour quérir l’ouvrage et le poser sur un coin de table non occupé par les plats et finit par l’ouvrir un peu au hasard. Ne maîtrisant pas l’Arganathien, elle n’en comprendrait goutte ! Elle se concentra donc sur les explications du Seigneur Teckum Seh.

*Les mange-cœurs ! Encore eux !
_ Hum rien que le nom donne envie…
_ J’imagine assez bien d’où ils tirent leur nom, mais j’aimerais en savoir u peu plus sur ce que cela recouvre précisément. Pas toi mon amour ?
_ Encore une chose toute dévouée au Duc sans doute. Qu’en dis-tu ma toute belle ?
_ Certes mais sûrement jusqu’à l’extrême.
_ Je ne sais si c’est le moment de poser la question. Notre Maître sera sans doute plus à même d’y répondre puisqu’il en fait partie…
_ Si nous avons l’autorisation de la lui poser ma chérie !*


Pour ce qui était de sous-estimer son maître elle n’en doutait pas une seconde. Elle ne le connaissait sans doute pas depuis assez longtemps pour en connaître toutes les facettes, mais il serait dit qu’elle en saurait un peu plus ce soir…

* Dervish ! Notre indic avait mentionné ce titre !...
_ Et nous n’avons pas cru bon de nous renseigner plus sur ce titre… Erreur  ma chérie !
_ Oui nous avions touché du doigt mais sans doute ne pourrons-nous faire une idée plus précise qu’en étant témoin de tout ce qu’il sait faire car ce portrait ressemble à celui d’un mythe ma toute belle.*


Le colosse de Thémisto ! Oui elle en avait entendu parler mais d’une oreille distraite. De son côté elle avait vécu de façon bien désagréable la venue d’un autre colosse sur le cité d’Espéria qui avait détruit plus d’un quartier et avait… Mais le souvenir en était suffisamment douloureux sans qu’elle veuille le réveiller… Mais savoir que son maître était l’artisan de la chute d’un colosse suffisait à accroitre encore son admiration. Il suffisait de comparer à la débauche de moyens d’hommes et victimes qu’il avait fallu pour venir à bout de celui des gorges de Paramis. En effet il ne devait pas y avoir beaucoup d’être comme lui et imaginer qu’une telle concentration de dons innés et de compétences puisse de nouveau apparaître en ce monde défiait les statistiques. Elle en conçut une fierté nouvelle de pouvoir suivre son enseignement. Pouvait-elle rêver mieux ? Elle l’avait pisté pour lui demander de forger pour elle et la voici qui obtenait bien mieux sans qu’elle n’arrive précisément à définir ce qui lui valait cet honneur. Elle le va des yeux reconnaissants vers la main de Bor qui lui ne semblait pas recevoir les compliments de son ami.

Comme gêné par la leçon dont il était le centre le haut prêtre interrompit le cours pour signifier que son élève avait répondu comme il l’attendait. Le regard de la disciple s’élargit d’une nouvelle surprise en entendant son mentor prendre sa défense. Elle ne pensait pas être digne de cette faveur et un sourire de fierté de dessina sans vergogne sur son visage. Comment expliquer qu’elle puisse passer en quelques heures dela dernière des crétines devant les remparts de la cité à une élève digne des attentes de son mètre comme il venait de le laisser entendre ? Sans doute parce que les deux jugements s avaient été rendus par deux personnes différentes. Le premier par sa petite personne pleine d’orgueil qui ne supporte pas l’erreur et le second par le maître, le seul à pouvoir émettre un jugement su l’élève au cours de la formation.

Et puis elle disparut soudain comme s’il n’avait pas plus existé que l’ombre d’un nuage fugace qui qui voile une seconde la fenêtre avant d’être emporté au loin par le brise estivale. Elle se contente alors de les écouter en picorant de temps à autre dans les aiguières précieuses, les mets raffinés que le moment présent mettait à sa disposition. Elle porta également son attention sur l’ouvrage resté sur le table comme pour se donner une contenance, mais aussi pour jouir de le richesse de l’ouvrage, de sa calligraphie et de ses enluminures. Elle était finalement tombée sur certaine pages dont les illustrations ne laissaient pas de doute : il s’agissait bien de Brom Ode'Bahalmarche et elle n’eut alors nul besoin de lire et de comprendre le texte afférent pour comprendre les exploits de son maître.

La conversation était bien difficile à suivre mais peut lui importait en cette occasion. Elle observait simplement la complicité de ses êtres si différents l’un de l’autre qu’on avait du mal à imaginer qu’il puisse lier une relation d’amitié telle qu’elle se présentait à elle. En outre, elle savourait encore son succès dans le défi qui lui avait été lancé et auquel elle ne pensait pas être capable de répondre. Un soulagement l’envahissait doucement en même temps que le sentiment du devoir accompli.
Son regard courait de l’un à l’autre avec pour seul motif l’envie de deviner ce qui vivait entre les deux complices.

Puis le moment de prendre congé arriva avec la perspective d’un véritable repas qu’elle accepta volontiers. Sur le chemin du retour elle laissa planer le silence avant d’oser un remercîment à l’attention de son maître.

« Merci.
Merci d’avoir ris ma défense… »


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 10 Mai - 12:30


Le colosse pousse la marche jusqu’au jardin où il allume quelques lampes prévu à cette effet collé à la façade du château placer de tel façon qu’il puisse les atteindre avec juste quelques efforts mais dont tout autre personne devra prendre une échelle. Ensuite il sort il table basse et quelques coussins d’une armoire juste à coté de la porte vitré puis reviens posé tout cela dehors et s’y assoit, en faisant cela il a commencé la discussion :

“Tu te trompe gamine, je ne t’ai pas défendu, j’ai juste dit la vérité, Tekum est aveugle et surtout il ne voit pas le monde comme quelqu’un du commun le voit. Il considère toujours les gens comme ayant une intelligence supérieur à la sienne ce qui le fait les surestimé et croire qu’ils savent des choses qu’il juge naturelle et innée. En règle général il sait très bien ce que les gens ignore mais préfère les traité comme ça de toute façon, ceci dit, là il pensait certainement que tu savais tout ça … Il oublie facilement que même si il a oublié une partie des choses qu’il savait à cause de son problème il en sait encore bien plus que de nombreuses personnes, et même que des sindarins. Et puis il était entre amis, chez lui, l’histoire d’Arghanat est connue par tous ici.
Donc quoi qu’il arrive je ne prendrais pas ta défense pour prendre ta défense, même si ça te vexe, je prendrais ta défense juste car c’est une vérité, un fait, tu avais raison et il aurait été stupide de ma part de ne pas le dire. Et rassure toi, comme dirait Lupen ma “Diplomatie à juste eut un accident de Jokari, ce n’est pas de [ma] faute si la base était en plomb et que la corde s’est pris à ses pieds, quand aux coups de couteau dans le dos ? Elle avait déjà songé au suicide” … Donc je reprendrais même un roi ou reine, je n’en ai que faire des titres clinquants.

Viens t’assoir, prend une couverture si tu veux ou viens près de moi, mais je pense que vue ce qu'on vas nous servir tu n'en aura pas besoin, à moins que je ne me trompe …”


Le repas est amené par une file de quatre serviteurs tous les bras chargé de plats, d’abord des plats de viande en sauce, sécher, fumé ou simplement cru, c’est l’apéritif du coin, puis il laisse la place au second homme portant divers légumes chauds, et principalement des pommes de terres ainsi que divers légumes pas encore chauffer et d’autres plats de viandes.
Puis vient le troisième avec deux grandes ardoises fines incliné et très chaudes posé sur d’ingénieux systèmes en pierres qu’il place devant chacun des convives. Les pierres sont maintenues au chaud par un petit feu à l’arrière alimenté par une substance visqueuse mais sans odeur.
Le dernier homme s’avance et laisse devant eux huit quart de fromages différents, l’un piqueté de bleu, l’autre d’herbe, le troisième de moutarde, l’un plus fait, l’autre plus tendre, deux fumés différemment et le dernier semble avoir été travaillé aux baies.
Enfin une jeune fille cacher derrière les premiers serviteurs s’avancent, d’un geste celui qui menait la charge lui sourit, et elle commence à servir à chacun une coupe de thé et un verre de vin blanc, laissant la bouteille et la carafe sur la large table bien rempli avant de suivre les autres.


“Ils me connaissent bien tout de même … Spécialité des montagnes, raclette, tu fait fondre le fromage qui vas sur ton assiette, avec ce que tu veux pour l’accompagner, légume, pomme de terre, et viande…
Alors raconte moi tout, à partir de demain tu passeras quelques journée seule mais ça ne t’empêchera pas de t’entrainer, ou de sortir tant que tu as un guide, je te ferais mener un petit dictionnaire de l’Arghanien si ça t’amuse, malheureusement ici ils sont assez traditionnaliste, sans être particulièrement conservateurs il y a des choses qui ne change pas, la langue par exemple a très peux changer à cinq cents ans. Et eux font rarement des efforts pour parler autre chose, seules quelques marchants, et le corps diplomatique, où les membres de la première qui sont obligé d’apprendre le langage commun d’Eridania … Par contre les cultures, la science est à la pointe de la technologie.

Alors comment as-tu trouvé le maitre des lieux ? Tu as surement plein de question comme d’habitude ?
Tu as prévu de sortir demain ? Tu veux que je te fasse mander quelqu’un de particulier ? Homme ou Femme ? Comme il sera de la première de toute façon, une histoire de statue et de respect le petit jeu sera toujours d’actualité.
Qu’est ce que tu veux si tu gagne le jeu ? Tu est plutôt bien parti ce soir et tu n’as toujours pas perdu.”


La raclette est un plat pour discuter tranquillement, il laisse des temps de pose, et ceci même si, comme Brom on met deux fromages en même temps sur l’ardoise, légèrement décalé histoire d’avoir un meilleur rendement. A première vue le forgeron aime le gout de la fumé … Et la viande. Mais ceci aussi avait tout d’un secret de polichinelle.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 15 Mai - 21:41

Le colosse ne cesse d’étonner. Pourtant il est chez lui ici. Pourquoi continue-t-elle à en douter ou à l’oublier ? Sans doute que le luxe du manoir ne lui semblait toujours pas approprié au forgeron ou que son repère en son sein se trouvait un peu éloigné du cœur du château ? Même e voir s’affairer aussi à l’aise que dans sa forge, pour les préparatifs du repas, ne parvenait pas complètement à dissiper ce doute. Doucement une ambiance confortable et presque cosy se mettait en place et elle prit plaisir à mettre la main à la pâte, alignant les accessoires qui devaient l’être et repoussant dans un désordre voulu ceux qui méritaient de donner l’image de la vie et ajoutant même quelques coussins inutiles comme autant de touche de couleurs roulées par un ressac imaginaire sur le vert du gazon assombrie par la nuit tombante. Elle jeta un regard à la fois espiègle et désolé vers son maître. Il devait trouver bien frivole tout ce temps perdu qui les séparaient du repas, moment à ne pas remettre trop longtemps si elle avait bien cerné les goûts de son maître. Mais elle se disait que cela ne devait pas lui sembler incompatible avec sa formation et si tel était le cas elle ne tarderait pas à le savoir…
Mais le maître rompit le silence qu’il avait gardé depuis qu’ils étaient sortis de chez Tekum Seh’ et comme en un réflexe toute son attention se centra sur ses paroles. Elle plissa le yeux aux détails qui la faisaient réfléchir plus que les autres. En premier lieu :

*Non, nous ne nous sentons pas vexées*

Avoir confirmation qu’elle avait bien répondu par-delà les restrictions apportées par le Duc avait une saveur de miel et de mangue. Rien ne pouvait plus la contenter à ce moment

Elle tira le coin d’une couverture qui se déplia doucement avant de l’envelopper. Le soir fraichissait et la suggestion du forgeron tombait sous le sens. Elle finit par s’assoir en face de lui, sur un large pouf, les jambes croisées en tailleur sous sa robe droite mais détendue sous son abri dont le haut glissait parfois pour découvrir son épaule. Il ne lui avait pas semblé avoir commis d’impair en présence du Duc et ce défi maintenant relevé coupé à un certain succès aux questions du maître d’Arganath, elle finissait par se dire qu’elle n’était peut-être pas aussi stupide que ce qu’elle pensait encore quelques heures auparavant. Son regard avait retrouvé sa brillance facétieuse qui pouvait parfois la faire passer pour effrontée.

Cependant, si elle n’en avait pas moins à l’esprit ce que lui avait appris le maître d’armes elle ne put s’empêcher de le remercier de nouveau. Elle avait manqué de pouffer de rire à la mention de l’accident de jokari. Le dit Lupen machin chose avait un sens de l’humour assez croquignol !

« Votre réponse est tout ce qu’une élève comme moi peut attendre. Comment progresser lorsque les repère son douteux. Encore merci. »

Le service arriva au grand bonheur du colosse dont les yeux pétillaient de gourmandise tout en couvant les plats qui se disposaient en balais parfait. Elle regarda les mains titanesques voleter au-dessus de la table comme si elles cherchaient quelque chose ou par où commencer. De son côté, les plat de viande avait attiré son attention mais trop brièvement pour la détourner des questions et des remarques qu’elle avait envie de formuler, tout à son nouveau contentement.

« Il en sait plus que les Sindarins vous dites ? Peu de gens sont gratifiés de cette possibilité… »

Elle hésita mais ne put résister bien longtemps à avancer la suite de sa pensée.

« Rien d’étonnant que vous vous entendiez si bien… »

*Il faudrait un Gorgoroth bien résistant à la haine des « vivants », ou un Sylphide, ou un Lhurgoyfs…
_ Pourquoi éliminer le Sylphide, ma chérie ?
_ Il ne serait pas obligé de supporter sa cécité s’il était Sylphide, ma beauté.
_ Très juste. A moins qu’il y trouve des avantages insoupçonnés*


Elle écarta cette dernière idée bien vite, le handicap du Duc comportait bien assez d’inconvénients pour qu’elle la rejette aussitôt.
Elle regarda le thé emplir sa coupe de porcelaine et le vin le verre dont le tintement cristallin ne laissa pas de doute sur sa composition. C’était tout ce qu’elle aimait dans la façon raffinée d’envisager les repas. Déjà le fromage commence à fondre sur l’ardoise de son maître. Elle se serait contentée de viande, mais sa curiosité l’emporta et elle se laissa tenter par un petit essai de cette drôle de spécialité. Les indications de son mentor étaient claires et le dispositif ingénieux. Elle inclina la tête sur le côté afin d’observer le dispositif de chauffe. La combustion devait être assez forte pour compenser la fraîcheur qui allait envahir le jardin… Puis elle pointa le nez au-dessus de l’assortiment de fromages afin de choisir par lequel elle allait entamer sa dégustation. Elle pinça les lèvres de gourmandises et résolut de commencer par celui qui avait un fumet un peu fruité. Tandis qu’il changeait de consistance, elle tandis lentement sa fourchette vers le plats de viandes. Une viande bien rouge mais ayant subie une période de séchage lui parut tout indiquée. Elle savait qu’elle finirait pas le fromage persillé de bleu qui avait de prime abord sa préférence, mais dont la force risquait de l’empêcher d’apprécier les autres par la suite.

Elle prit doucement le thé dans ses mains qui se moulèrent autour de la coupe et se laissa envahir par sa chaleur avant d’y porter les lèvres en fermant les yeux de plaisir. De son côté la pierre commençait à rayonner et elle ne put que donner raison au forgeron. Bientôt la couverture finit de glisser de ses épaules et de son buste pour venir former comme un nid autour d’elle sur le pouf.

Elle rouvrit les yeux pour répondre à son maître.

« Et bien je suppose, sauf imprévu que je me lèverai de bonne heure et que je consacrerai la matinée à l’entraînement et l’après-midi à la découverte de la cité. Je ne sais pas si j’aurais l’occasion d’y revenir et il serait stupide ne pas en découvrir le plus plus possible. Et puis, j’ai quelques courses à effectuer avant de me retrouver dans la montagne… »

Elle faisait allusion au conseil du haut prêtre sur l’alcool fort et les amitiés. Lorsqu’on ne peut pas se prévaloir d’être à la hauteur technique et physique de ses futurs compagnons d’entraînement et qu’en outre on est atteinte d’une curiosité maladive, ce genre de conseil n’est jamais à prendre à la légère…

« Et puis le soir, je trouve des ouvrages compréhensibles je pense que je m’en ferai de petites orgies à moins qu’on ne me trouve une compagnie agréable pour me faire la lecture de ceux que je ne peux pas traduire. Dans le cas contraire, une petite séance d'entraînement supplémentaire ne peut pas me faire de mal...»

L’influence d’Elië la Sindarine avait marqué au plus profond les goûts de la Ladrini et les livres comme toute autre forme de culture étaient comme des friandises pour la Syliméa. Elle était sûre de ne pas pouvoir tout explorer mais ce qui serait pris ferait déjà son bonheur. En contre partie son corps commençait à réclamer plus d'exercice et plus de performance...
Elle étala une couche de fromage fondu sur la feuille de viande et porta sa première bouchée en bouche. Elle haussa un sourcil de surprise. Le mélange était plus fin qu’elle ne l’aurait supposé. Elle avait sans doute mis un peu trop de fromage pour profiter pleinement des fumets carnés mais elle ferait mieux au prochain essai… Elle se tamponna les lèvres avec les lingettes immaculées mises à disposition à cet effet afin de ne pas graisser le cristal et apprécia le vin et son mariage avec ce plat atypique. Elle devait bien en convenir, le goût de ses hôtes était très sûr. C’était comme si sa bouchée n’aurait pas pu exiger meilleur accompagnement, comme si l’affineur des fromages était aussi vigneron et élaborait son vin dans un chai mitoyen de sa cave tomes. Elle reposa doucement le verre avant de répondre à la question du maître.

« Le Duc Teckum Sek’ semble aimer tester les nouveaux venus. En même temps, il sait recevoir même lorsqu’il dit faire les choses chichement. Il est très bien de sa personne et son handicap lui donne comme une prestance supplémentaire. Il se fait passer pour plus faible qu’il ne l’est en réalité et s’il pense réellement que les autres sont plus avancés que lui, il doit n’en être que plus redoutable car je gage qu’il fait tout pour pallier à ses faiblesse supposées ou réelles.»

Elle hésita un moment, consciente qu’elle avait pris déjà longuement la parole, mais l’occasion qui lui était offerte était trop belle pour qu’elle la laisse passer. Des questions ? Bien sûr qu’elle en avait. Ce serait bien la première fois qu’elle n’en aurait aucune.

« Je ne sais pas si vous répondrez à toutes, mais oui, des questions il y en a…"

Elle fit mine de prendre son élan ou sa respiration comme si pléthore de questions allait jaillir d’entre ses lèvres cerise.

« Sa cécité ? Elle ne semble pas venir du combat… Maladie ?
Dans sa situation il doit lui être difficile d’accorder sa confiance. Pourtant il doit bien être obligé de l’accorder au moins à ceux qui sont ses yeux. Quels critères se donne-t-il ? Contrôler magique ? Contrôle coercitif ? J’ai du mal à admettre que seul l’amour de sa personne suffise à ses propres yeu,x si je puis m’exprimer ainsi… La fille de tout à l’heure justement elle ne sans doute pas être une simple assistante ou infirmière. Si ? Nous en avons déjà parlé, mais j’ai du mal à me faire à l’idée qu’il n’y ait pas de duchesse. Si sa nature est celle que je suppose, il ne doit pas se poser la question de sa disparition ni de sa succession, mais tout de même… Pas de favorite ? Pas d’alter ego ? Si j’étais une tueuse Kamikaze ? Si mes renseignements sont exacts, vous avez tenté par le passé de vous en prendre à lui et il vous a pardonné accueilli, semble-t-il en menaçant quiconque s’en prendrait à vous. Si j’avouais là maintenant que j’ai été approchée pour l’exécuter irait-il jusqu’à faire la même chose ou bien mon peu de valeur guerrière me vaudrait-elle une exécution sommaire ? Que craint-il le plus ? Car je suppose que dans sa posture on doit toujours être sur le qui-vive ? Pourquoi ai-je l’impression que c’est vrai encore plus pour lui que pour les autres souverains ?"


Elle fixa des yeux interrogateurs sur le visage du forgeron présentement occupé à savourer une lampée de vin, comme si cette avalanche de questions ne l’atteignait pas le moins du monde alors qu’elle savait pertinemment qu’il n’en avait pas perdue une miette.

Il avait cependant bien mérité une pose dans ce qu’il devait considérer comme un verbiage sans intérêt, aussi prit elle le temps de recharger son ardoise après avoir enlevé les restes du précédent fromage avec un morceau de pain avant de poursuivre sur une question qui la mettait bien plus dans l’embarras. Elle se trouvait dans le même situation que les héros stupide des contes pour enfant qui ont trois vœux à faire et qui n’ont pas la présence d’esprit de faire celui qui arrangerait tout où leur donnerait tout ce qu’ils ont toujours rêvé. Et puis elle devait bien l’avouer, très vite elle avait perdu de vue cette histoire de cadeau. C’était juste un défi qu’elle mettait un point d’honneur à relever comme chaque fois qu’elle en acceptait un.

« Honnêtement je ne sais pas. Cette dernière semaine passée à m’entraîner avec vous est déjà un cadeau. Vous le savez, mon premier désir était une arme de votre main et vous m’avez comblée avec ce corset. Je pourrais vous demander de continuer mon apprentissage à vos côtés, mais je serais sans doute comme un fil à la patte pour vous… Me faire visiter votre forge ? Vous y aider si vous acceptiez de forger pour moi ? Je crois que le plus beau cadeau c’est celui dont vous aurez décidé que je suis digne… »

Elle eut alors un sourire espiègle.

« Et puis, je n’ai pas encore gagnée donc c’est sans doute un peu prématuré d’y penser. J’ai encore tant de chose à apprendre !... »

Mais le fromage coulait lentement vers son assiette et elle n’avait repris encore aucune viande pour l’accompagner. C’est ce qu’elle préférait devant tous les mets végétaux qui lui étaient proposés.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 16 Mai - 16:46

    Lentement le fromage fumé descend vers l’absence alors qu’il englouti les mets comme si ces derniers étaient son seule salut mais avec la bonté de les savouré l’un après l’autre en instant de calme et de sourire. Il ne laisse rien au hasard et tout y passe, viande et légumineuses, thé et vin, la table semble un grand terrain de jeux où le colosse est à son aise et où il prend le temps de répondre à sa disciple presque aussi prolixe que lui :

    -“Tu veux un traducteur ou une traductrice ? Je dois pouvoir te trouver ça, mais je pense que oui il est plus simple de lire des livre déjà traduit, je t’en ferais mener un bon nombre, cette zone n’est pas forcement celle qu’ils réservent au public mais il y a une grande bibliothèque ici, dans les étages je n’y suis jamais allez, même si la construction est solide j’ai toujours du mal avec les étages … Comme avec les ponts d’ailleurs, imagine je marche entre les poutres. Tu pourrais même aller t’y servir demain avec ton guide, n’hésite pas à lui demander.”

    Il se ressert un verre de vin et une tasse de thé en en proposant à sa disciple, puis rechargeant son ardoise et son assiette avec des gestes d’habitué il continue dans ses réponses :

    “Mais c’est un bon programme, je reviendrais dormir ici, pas trop tard normalement, et si tu veux t’entrainer face à quelqu’un tu pourras toujours en faire la demande à ton guide, il fera parti de la première de toute façon donc sera un guerrier compétant.
    Normalement le matin avec le petit déjeuné ils t’amèneront une carte des menues, c’est ce que les cuisines fond, tu devrais avoir assez de choix, n’oublie pas de précisé les quantités … Les gens mangent assez différemment les uns des autres.

    Quand aux questions, je fais toujours mon possible pour répondre à toutes :
    Sa cécité lui viens de personne qui pensait pouvoir s’approprié son pouvoir il y a longtemps, elles ont perdu et lui aussi a perdu un partie des siens. Mais depuis il s’entoure, de qui, comment il les choisit, je n’en sais rien, les gens raconte que Tekum maintenant qu’il est aveugle voit jusqu’à dans les cœurs des gens, je n’en suis pas sur, je pense que si il en était capable il en était déjà capable avant. Il s’entour de gens qu’on pourrait croire les pire déchets de la société et dont il arrive à tiré la magie. Comme il m’a choisit moi à l’époque où il voyait encore, avant la grande guerre.
    Mais non il n’exerce aucune magie sur les gens qui l’entour, enfin aucune magie au sens où tu l’entends, il est béni de Fen en temps que son haut prêtre, mais c’est tout, le reste viens des gens, il est rare de trouver des gens qui pense que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, en Arghanat les gens sont certain que si l’herbe est plus verte que chez eux, alors c’est aussi en Arghanat. Voilà comment il s’entour, tout le monde ici son conscient que leur bonheur vient en grande partie de lui, et c’est bien plus étonnant que la magie qui nous viens des Dieux.

    Pour ce qui est de duchesse, non aucune, mais j’ai déjà répondu à cette question. Il est sur ses gardes, et puis, nous le sommes aussi, les MangeCoeurs savent en permanence où il est et si il se sent en danger. Je peux t’assuré qu’il a sut assurer sa protection, et puis c’est un ancien guerrier, il sait aussi ce que c’est d’être de l’autre coté.

    Si vous voulait le tué ? La justice ici est juste, si il a des preuves il te renverra avec des preuves de la contré où tu viens, si tu tente une action tu seras jugé ici, mais je doute que tu sois pardonné, et il te manque encore beaucoup de bout de cette histoire.

    Je ne te prendrais pas comme apprenti forgeronne, tu es une guerrière, une assassin, tu y a des dispositions, ce n’est pas le cas de la forge, il va falloir que tu trouve une autre possibilité, quand à ce à quoi je te juge digne, sincèrement tu n’as jamais besoin de gagner ça tu le gagne en étant digne, ça n’as aucun intérêt de faire un jeu pour ça …
    Donc trouve autre chose, pour une fois que tu peux négocier profite en, je négocie assez rarement, encore moins des prix, que ce soit ceux de mon travail ou ceux de mes jeux, mais ça fait aussi parti de ton métier de négocier et de savoir ce que tu veux non ?

    Ce que tu veux, où tu veux aller et où tu vas.”


    Il s’étire et s’allonge sur le dos tirant vers lui un des coussins qu’elle a éparpillé sans qu’il ne dise rien pour le posé sous sa nuque, il vient de remettre un nouveau fromage sur son ardoise en engloutissant les restes du précédents. Tranquillement il regarde le ciel dont les étoiles sont cachées par la lueur des torches si ce n’est les plus brillantes. Dans son esprit il se dit qu’il échangerait bien sa place avec celle de son apprenti pour les quelques prochains jours, de longues cérémonies, des gens, des discours, des prières, il connait leurs importance et la liaison qu’elles forment mais toutes ces choses sont la raison pour laquelle il a longuement hésité à devenir haut prêtre jusque la nuit où Bor lui a parlé …

    Il rouvre les yeux et contemple le ciel se référant à l’odeur et au bruit du fromage qui chauffe sur l’ardoise pour savoir quand il doit se relever.

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 21 Mai - 17:54

Les plats disposés autour d’eux et sur la table ne suffiraient certainement pas à les nourrir. Enfin, ne suffiraient sans doute pas à nourrir le colosse. De son côté, Elië se rendait compte que ce repas, comment l’avait-il appelé ? _ cette raclette était très roborative et qu’elle n’aurait pas besoin de se resservir une multitude de fois avant d’être rassasiée. En revanche comme à son habitude, l’enthousiasme de son mentor pour les choses de la table ne semblait pas pouvoir trouver de limite et les bouchées fondantes et parfumée disparaissaient les unes après les autres dans la forge monstrueuse qui brûlait en son sein. Une mauvaise description pourrait laisser à penser que la Main de Bor se laissait aller à la goinfrerie, or il n’en était rien. La rouquine pouvait constater presque avec un brin d’attendrissement tout le plaisir qu’il prenait à chaque lippée et tout l’hommage qu’il pouvait rendre sans hâte à la nourriture et même s’ils n’étaient pas là au savoir-faire des artisans qui avaient concouru de près ou de loin à son plaisir. Chacune des goulées qui glissaient dans son gosier était comme un merci aux affineurs, vignerons, éleveurs, cultivateurs, charcutiers qui semblaient rassemblés autour de lui pour se rendre compte du plaisir du colosse.

Au milieu de ce festin, la parole était comme un met supplémentaire et prenait sa place naturellement à l’instar d’une coupe de thé ou d’une fine tranche de viande séchée. Petit à petit la philosophie de vie de son maître s’esquissait dans l’esprit de la Ladrini qui ne se sentait plus aussi éloignée de son maître que lors de leur rencontre. Certes leurs physiques étaient tout ce qu’il y avait de plus éloigné, cependant leur goût pour les belles choses de la vie les rassemblait sans aucun doute, mais si elles étaient moins matérielles pour la rouquine, quoiqu’elle ne puisse pas dénier au  forgeron son pour les arts si elle en croyait la beauté des objets dont il s’entourait et que de son côté les plaisirs de la chair ne la plaçait pas dans un monde si éloigné de celui de son mentor. Cette dernière réflexion la surprit presque alors qu’elle buvait les paroles du guerrier comme ses lèvres trempaient dans la coupe de thé qu’elle avait tenue quelques secondes entre ses mains en coupe comme dans un rituel.

Rien ne semblait devoir lui être refusé et après avoir été abreuvée avant de pénétrer dans la cité, de tous les interdits auxquels elle sevrait se soumettre, elle s’attendait à des difficultés à même lever le petit doigt. Or le maître d’arme mettait un point d’honneur à lui faciliter la vie. A croire qu’il culpabilisait de l’abandonner à son sort pour les affaires qui le retenaient loin d’elle. A commencer par le visite à la bibliothèque, elle ne manquerait pas de profiter de toutes les largesses qui lui seraient proposées. Cela ne l’empêcherait pas de profiter de la compagnie d’un traducteur. Elle aurait peut-être la chance d’obtenir auprès de lui des petits plus que son maître n’avait aucun mal à lui tenir hors de portée. En son for intérieur elle en doutait car elle supputait que le traducteur aurait un niveau de sécurité aussi élevé que le major d’homme qui était au service du Duc, mais qui ne tente rien n’a rien…

Elle se contente de hocher la tête en guise de compréhension de la même façon que leur entente tacite l’a ritualisée en ajoutant un murmure de remerciement pour ne pas interrompre les réponses du convive. Après tout, elle-même venait de l’abreuver de questions et il était naturel qu’elle ne coupe pas son verbe.
Déjà elle plisse légèrement les yeux comme plongée dans des pensées provoquées par les réponses qu’elle reçoit. Elle avait en tête de répéter les enchaînements appris et de maintenir sa condition physique au niveau où son maître l’avait amenée, mais elle n’avait pas envisagé l’idée d’avoir un sparing partner, idée qui pouvait s’avérer intéressante…

*Nous risquons d’essuyer de nouveaux échecs mon amour
_ En effet mais mieux vaut que cela arrive dans ces conditions que dans de réels affrontements.*


Plongée danses considérations c’est à peine si elle nota les recommandations sur les repas, mais hocha machinalement la tête.

La suite promettait d’être fort intéressante mais elle devait bien avouer qu’elle resta en partie sur sa faim.

*Mouai… En fait tout est fait pour entretenir la part de mystère qui va faire de lui une légende.
_ Toçut cela noud le savions déjà ma beauté…*


Elle ne réussit pas à cacher complètement sa déception. Une moue vite réprimée exprima assez son désappointement. Et puis elle ne put s’empêcher de reprendre au vol certains passages des réponses de son maître.

« Leur bonheur vient en grande partie de lui, et c’est bien plus étonnant que la magie qui nous viens des Dieux. Bien, mais justement où en est-il par rapport aux dieux ? Il est croyant ? Fidèle ? Pratiquant ? Rebelle ? »

*Oui bien sûr, sur ses gardes, mais se croit-il invincible ? Sans doute pas… Inconscient non plus…*

« Dois-je comprendre que qu’il se désintéresse de ce qui se passera après lui ? Dans ce cas où est donc passé sa prétendue sollicitude pour son peuple. »

Elle baissa brièvement la tête avant de la relever un peu contrite, mais pas tant que cela.

« Je me rends bien compte que je jouis de son hospitalité et je peux paraître irrespectueuse. Veuillez me pardonner si je vais trop loin »

Décidément quelque chose lui échappait encore au sujet du son hôte, quelque chose qu’elle n’était pas bien sûr de pouvoir élucider dans l’immédiat voire même dans le temps que sa vie lui accorderait et pourtant, comme la phalène hésite à se jeter dans le feu du brasero, elle sentait qu’elle n’était pas si loin d’une révélation. Et puis il y avait ces manges-cœurs. Quel pouvoir pouvait bien les lier à leur maître. Le dévouement sans doute mais si son maître prétendait qu’ils savaient à tout moment où était leur maître, il y avait quelque chose de plus et cette magie devait être une magie très puissante très ancienne et donnait un aperçu de ce dont encore une fois était capable le maître d’Arganath. Quelles en était les conditions et les contreparties ? Elle n’avait aucune peine à laisser aller son imagination, mais toujours sans pouvoir démêler le vrai du faux

Et puis par-delà la justice du duché,  il y a avait cette histoire entre les deux Lhurgoyfs. Elle brulait d’envie d’en savoir plus et était persuadée que d’autres questions y trouveraient leurs réponses. Alors elle se risqua à demander le complément de ce qu’elle savait déjà.

« Je ne demande qu’à en savoir plus si jamais vous voulez me la narrer pour éviter que je me fasse de fausses idées sur cette histoire et sur le lien qui unit les mange-cœurs au Duc."

Au fond, elle ne se faisait pas d’illusion. Elle n’était pas bien sûre que la Main de Bor accepte de livrer un pan de sa vie comme ça et de lui livrer la clé des manges-morts avec une question aussi évasive les concernant. Cependant son instinct lui disait qu’elle ne serait pas la bienvenue avec une question plus précise. Elle s’était déjà trompée concernant ce que pouvait ou voulait lui révéler son maître, mais elle préféra encore une fois se fier à ce qu’elle avait appris de lui. Elle reposa sa coupe de thé et tandis les doigts vers une autre qui contenait une petite montagne de fraise savamment arrangées en une pyramide vermeille. Elle y piqua celle du sommet et mordit dedans avec délectation tout en écoutant l’offre du forgeron concernant son futur cadeau. Elle se sentit un peu déroutée devant la générosité de son maître et dans ce contexte. En d’autres circonstances elle aurait fait fi de tout scrupules et aurait essayé d’obtenir le plus possible de son interlocuteur mais elle se sentit tout à coup piégé par les relations de maître à élève.

*Ou est donc passé Elië la cynique ?
_ C’est que je ne sais pas par quel bout commencer…
_ Que voulons-nous ma toute belle ?
_ Etre la meilleure ?
_ Que nous faut-il pour cela ?
La meilleure technique possible ?
_ C’est en cours.
_ Les meilleures armes possible ?
_ Et dans ce domaine ?
_ Nous travaillons à une arme de poing mais une arme à distance de qualité supérieure pourrait être  un atout….
_ C’est tout ?
_ Quelque chose pour assurer nos arrières ?
_ A quoi penses-tu, ma précieuse ?
_ Arganath est surveillée. Très bien surveillée, trésor. Par contre celui qui peut y pénétrer y est en sécurité…
_ Et donc ?
_ Et donc un laisser passer pour le duché serait quelque chose d’appréciable…
_ Tu vois bien que nous ne sommes pas à court d’idée !
_ Et encore…
_ Oui ?
_ Quelque chose nous turlupine depuis quelques temps.
_ Oui, depuis la découverte de ce nouveau pouvoir. Il est pourtant très prometteur et nous devrions nous y exercer plus souvent…
_ Sauf que les objets que nous portons, soit brûlent sur place soit tombent à terre et nous échappent….
_ Pire, pourraient mettre  les gens sur notre piste.
_ Si nous trouvions quelque chose pour pallier à ce problème…
_ Et Brom Ode'Bahalmarche brûle d’un grand feu intérieur. Il pourrait nous trouver quelque chose très chère.*


Elle décida d’agir par priorité. Elle se pencha légèrement en avant tout en reprenant une fraise et commença avec l’air le plus détaché possible

« Eh bien, il se peut que grâce à vous je devienne la personne la mieux équipée de ce monde. Une arme forgée par vos soins, un corset une grande valeur du point de vue de la protection qu’il m’apporte, je ne parle même pas de se beauté… Mais tout cela pourrait bien être réduit à néant à cause d’un don que j’ai qui me dématérialise et rompt le contact avec ce que je porte voire le détruit. Par contre si vous me trouviez un moyen de palier à cet inconvénient… »

Elle planta son regard dans les braises des pupilles du colosse. Elle avait perdu en cet instant sa petitesse d’élève pour redevenir la vilaine enfant gâtée.

« Votre nature brulante et vos dons d’artisans doivent bien pouvoir trouver une solution ? »

Elle savait qu’elle demandait beaucoup, mais il faut toujours commencer par une demande disproportionnée pour espérer obtenir un peu moins. Cela faisait partie de la base de la négociation et puis si lui-même n’avait pas le moyen de répondre à sa demande il aurait peut-être une idée ou une piste à lui faire explorer…
Mais il s’allonge devant les yeux écarquillés de sa disciple qui n’en croit pas ses prunelles offensées. Elle jette le pauvre trognon de la fraise qu’elle n’a pas achevée dans son assiette d’un geste dépité.

« Hééééé ! »

*Pfffff ! Tu parles d’une négociation ! Quelle farce !*

Mais elle se reprend. Comme si elle avait vraiment compté emporter la partie et obtenir cette faveur. Elle avait essayé mais bon… Elle se laissa tomber à la renverse dans les coussins  dont certaine lui roulent dessus l’ensevelissant à moitié. Elle les expulsa alors comme une enfant jouant dans sa chambre n’en gardant qu’un enlacé sur son ventre tandis que les autres roulaient dans la pelouse, les yeux perdus dans le firmament, sa coiffure détachée et les cheveux en couronne de feu autour de son visage.

« Le ciel est magnifique ce soir ! »

Elle ne voyait plus le repas, le maître, seulement le ciel encadré des horizons minéraux.

« Toutes vos cérémonies auxquelles vous devez assister… Elles sont si importantes que ça ? Quel est leur but ? »

Elle jeta le coussin au jugé vers l’endroit où elle avait vu s’étendre le colosse oubliant une seconde sa qualité de maître et lança vers les étoiles.

« J’adore cette soirée ! »


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 28 Mai - 20:19



Il regarde tranquillement le ciel puis finit par répondre comme si le temps n’avais pas vraiment d’importance et se redresse juste le temps de manger avant de se recoucher au milieu de ses dires pour voir à nouveau le ciel et laisser son énorme forge digéré la quantité plus que respectable de fromage qu’il ingurgite.

“Oui le ciel est beau, le ciel est toujours beau ici, peu de lumière, juste des étoiles et du ciel et les nuages s’accrochent aux montagnes pour venir y dessiné des ombres. Des ombres ou des rêves, certain disent même qu’avant, ici il y avait des oracles qui interprétait le message des dieux dans les nuages. Ici le ciel et la terre se rencontre et parle. Nous sommes aux pieds des pics parmi les plus hauts d’Isthéria. Dans quelques jours nous serrons dedans.

Pour ta curiosité … Le Duc ? Ou les gens ?
Le Duc est le haut prêtre de Fen, bien entendu qu’il est croyant, il l’est depuis très longtemps. Quand aux gens, je pense qu’ils ne voient pas la vie sans le Duc, ce n’est pas une question de bien de mal ou des autres, c’est simplement que le Duc est là depuis trop longtemps, il n’a jamais vieillit, il a toujours été identique à lui-même. La vie en Arghanat est avec le Duc, la vie sans le Duc n’est plus vraiment Arghanat. Le jour où le Duc mourra les gens ici ne seront plus ceux que tu peux voir, c’est pour ça je pense que personne ne réfléchit vraiment à un après. Car l’après sera de toute façon bien trop différent.

Pour le reste, je ne t’ai toujours pas promis de te forger une arme gamine, je t’ai promis de t’amener avec moi à la forge, et même si j’acceptais je ne suis pas sur que tu aurais l’argent nécessaire pour ce genre de chose.
De plus quand je vais rentrer il faudra que je forge pour quelqu’un d’autre, que je forge avec le métal que j’ai dans ma gourde. Même si il m’en restera je voudrais quand même le travailler.

Donc ça ne répond toujours pas à vraiment à ma question, mais amusons nous à dire que oui … Alors il y a tant de possibilité. Pour les vêtements je n’ai pas de vrai idées, d’autant que je doute que ce soit à ton désavantage d’apparaitre nue devant ton adversaire vois-tu ? Ceci dit il y a un tailleur qui avait cherché à faire ce genre de chose, je n’ai aucune idée de ce qu’est devenue la robe. Enfin ignifugé des vêtements est toujours faisable ça dépend toujours de la température. Le cuire par exemple brule mal, c’est pour ça que nous les forgerons en portons.
Pour les armes, il y a des centaines de possibilités, des armes ayant une âme éveillé ou des armes plus classique qui pourrais être lancé, ou jouer par des filins … Il y a des possibilités plus ou moins facile à mettre en œuvre et à maitrisé aussi d’ailleurs.”


Il regarde le ciel son fromage fond doucement et le bruit de bulles le fait jeter un œil vers l’ardoise toujours chaude et ses deux fromages dont il ne reste presque rien qui finissent de fondre doucement en prenant des belles couleurs caramel et bois. Il les regarde tranquillement, quelques instant, suspendant son discourt puis laisse retomber sa tête sur le coussin le regard vers le ciel et reprend pour finir :

“Quand au réunions et cérémonies, elles sont bien plus importantes que celles aux quelles j’assiste d’habitude, Bor est dieux de cœur et qui attache peux d’importance au temps, on ne le prie pas tout les soir en le prie en forgeant pour lui, en créant en son nom, en parlant avec lui. J’ai donc peu de cérémonie par rapport aux autre, mais je m’en plein quand même.
Ici c’est différent, nous allons renouveler le lien des MangeCoeur et en crée de nouveau, chacun des hommes de cette génération qui le mérite pourra avoir l’honneur d’être un MangeCoeur, un guerrier plus dangereux, plus mortel qu’il n’est existé et qu’il n’existera ailleurs. Un guerrier qui en plus de ses pouvoir accordé par les dieux à ceux accorder par son maitre et ami. Celui d’être encore plus dangereux et d’effectuer le rituel …
Ce n’est pas un secret, les MangeCoeur ne sont pas un ordre qui prône le secret ni rien de toute ces choses, les gens ont juste oublié et c’est mieux ainsi. Les MangeCoeur sont des hommes forgé dans la tradition de la guerre et de la violence des anciennes tribus du nord il y a plusieurs centaines d’années, ces tribu qui pensait prendre la force d’un ennemi digne en mangeant son cœur encore palpitant. Nous, nous le pouvons. Après tout nous ne somme que des barbares, mais des barbares déguisé en gens riche et civilisé, voilà ce qu’est Arghanat.

Et des barbares qui affine le meilleur fromage à raclette au monde, Bor tout puissant quelle dommage qu’il ne voyage pas bien !”


Il sourit et se redresse reprenant une part de fromage et de viande.
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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 29 Mai - 11:01

De son côté de la table allongée parmi les coussins dont certains pourraient l’étouffer sous leur tendresse, elle laisse les réponse du maître résonner et prendre le sens que cette nuit étoilée veut bien lui donner sous ses doigts d’encre pailleté de lumière. Elle aime à savoir que son mentor y est comme elle sensible. Petit à petit elle se rend compte que son dévouement pour son art et son dieu ne l’empêche pas de contempler les beautés extérieures à sa forge. D’ailleurs elle ne peut qu’avoir un regard goguenard sur ses premières pensées qui confinait le forgeron dans un univers orangé de fusion et de bruit de métal où les choc auraient chassé depuis la naissance de l’univers le chuchotement ou les chants. Ce soir, le bleu et le blanc ont pris le dessus et continue de baigner l’âme et le sourire de son maître sans qu’il n’ait à faire d’effort pour s’en protéger. Pourquoi est-elle si étonné de ne pas côtoyer un démon frappé d’anathème, incapable d’apprécier la beauté étrangère à son univers de souffrance ? Et d’ailleurs, mène-t-il une vie de souffrance ? Pourquoi s’est-elle mise dans la tête que le  Lhurgoyfs ne pourrait qu’être tourmenté jour après jour. Une intuition malsaine ou les conséquences de son enquête sur le ce personnage de légende ? Peut-être que la seule vraie question qui mérite d’être posée est celle-ci loin des atermoiements sur le duché et son créateur. Pourtant elle ne parvient pas à franchir ses lèvres aussi closes que ses paupières comme pour pouvoir apprécier le ciel et le vent bien mieux que si ses pupilles plongeaient dans le firmament jusque dans les filaments des nébuleuses de couleur.
Elle sourit à toutes ces pensées qui prennent possession de son esprit comme l’écriture automatique de l’esprit de la nuit lorsqu’il lui prend l’envie de poétiser.

*Ma chérie aurais-tu pris quelque chose de chamanique ce soir ?*

Cette dernière pensée l’aurait alarmée en d’autres temps et même ses pensées récurrentes sur la fourberie du Duc devraient la faire se redresser d’un bon à la recherche immédiate d’un antidote mais le bien être de cette soirée l’en dissuade. La confiance qu’elle fait à son mentor ne peut que vaincre les complots du seigneur d’Arganath si jamais il pouvait en tisser contre elle. Et d’ailleurs, pourquoi se soucierait-il de la petite disciple d’un ami ? A cause de sa paranoïa ?

*Tout le monde n’est pas obligé de voir le mal partout !
_ Je ne vois pas le mal partout ! Je me pose des questions*


Elle a juste envie d’éclater de rire pour se gausser de ses élucubrations, pour chasser ce qui pourrait l’empêcher d’apprécier ce moment de complicité avec le forgeron. Seule la peur d’un malentendu maintient le rire dans le cœur plutôt que de l’envoyer jaillir vers les étoiles. Mais peut-être a-t-elle ce soir des galaxies entières en elle.

Elle a les paysages sculptés par les mots du colosse légendaire. Comme sur les ailes d’un aigle blanc elle glisse vers les sommets enneigés et y aperçoit sa petite silhouette piétonnant dans la neige. Elle sait qu’elle n’y est pas seule, et pourtant elle ne voit personne d’autre, mais l’aigle lui montre un peu plus loin l’ombre de son maître, il enlace d’autres minuscules forment en un tendre combat de complices féroces. L’heure n’est pas à l’inquiétude de savoir si elle sera à la hauteur dans cette univers minéral dans quelque jours…

Alors l’aigle se retourne vers la Ladrini. Il a le visage aveugle de son hôte et pourtant elle n’a pas peur. Les questions sur lui ne sont-elles plus d’actualité ou les réponses de son maître ont-elles fini de la tranquilliser ? La sensation de tourner en rond autour de la personne qui se présente de plus en plus comme le sens de gravité d’Arganath sans jamais pouvoir en cerner la réalité commence-t-elle à la fatiguer ? Ou une nouvelle sagesse lui intime-t-elle de laisser l’avenir lui permettre de se faire sa vision du personnage ?

*Une sagesse ? Nous aurions bien changé en bien peu de temps. Ne dis pas que nous nous résignons !
_Nous résigner ? Jamais ! La vie est trop courte ! Elle veut que nous nous débattions que nous nous tendions vers toutes les belles et bonnes choses qu’elle peut nous donner avant de les reprendre !
_ Sans doute simplement le maître ne pourra-t-il nous donner d’autres réponses à cause de son attachement au Duc ? *


Le plus inquiétant est la propension de la rouquine à passer par les émotions les plus extrêmes en une seule journée. Elle pourrait se perdre dans les considérations les plus variées afin de l’expliquer, mais il était dit que ici et maintenant, elle accepterait tout ce qui lui viendrait du dedans comme du dehors. Elle avait été blessée et désespérée ? Et bien soit ! Elle s’était sentie émerveillée et curieuse, prête à trahir pour en savoir plus ? Oui aussi. Sereine et pleine de la vie ? Pourquoi le refuser ? Maintenant…

Maintenant et bien il y a une négociation qui la ramène doucement à la réalité mais comme i s’agit d’un jeu…

*D’un jeu ?!! Tu oublies tout ce que nous avons enduré pour en arriver là, ma précieuse ?!!!
_ Certainement pas, mais on ne force pas Brom Ode'Bahalmarche. S’il est une chose que j’ai appris c’est bien cela petit impatiente !*


Elle aimerait bien savoir qui est l’heureuse personne pour qui le forgeron a fait un si long voyage pour trouver le métal dont il œuvrera pour elle. Elle ne peut chasser une pointe de jalousie. Elle n’a pas l’habitude de passer en second et c’est comme une offense qu’elle est obligée de chasser de son esprit. Ni ce commanditaire, ni son maître, ni même elle, n’y sont pour rien.
L’enjeu pourtant ne peut la laisser dans l’état de béatitude second dans lequel elle se trouvait. Elle se redresse encore détendue, assise sur un pouf, tenant dans ses bras ses genoux sous son menton,  soudain plus en alerte aux mots d’outre terre du géant qui n’a jamais perdu de vue leur arrangement malgré le contexte détendu.

De son côté la rouquine émerveillée de jour en jour a changé un peu ses désirs. Au début de sa « chasse au forgeron » elle voulait la meilleure arme que Brom Ode'Bahalmarche pouvait forger dans l’absolu, mais elle avait compris depuis que la meilleure arme ne voulait rien dire. Il lui fallait s’accorder avec la personne qui la manierait et celle-ci se devait d’en être digne pour qu’elle soit réellement extraordinaire. Elle n’avait donc pas rechigné aux séances d’entraînements en tout genre aussi bien physiques que techniques que _elle s’en rendait compte à présent _ mentaux.
Elle ne sait pas comment rebondir sur les paroles de l’artisan aussi laisse-t-elle libre à cour à son instinct au risque d’offusquer la patience son maître :

« Ce serait vous mentir que de vous laisser imaginer qu’en premier lieu je convoite le meilleur de votre forge. J’y suis résolue et s’il faut engager plus que ce qui pourrait être pour vous de la menue monnaie et bien, pourquoi pas ! Si c’est de la patience qu’il me faudra, ce sera simple. Si c’est gagner à notre petit jeu, je serai  la plus attentive des élèves pour tenter de remporter la partie. »


Cette mise au point étant faite, elle marque une pause et caresse avec délice le cuir de son corset. Elle n’est pas certaine de s’être fait comprendre sur ses inquiétudes. Ce n’est certes pas sa nudité qui lui pose problème, elle ne peut s’empêcher d’avoir un sourire coquin à cette évocation,  mais bien le devenir de certains objets qui lui sont ou seront chers.

« Ce que je voulais dire, mais vous connaissez mieux que moi les matériaux, c’est que ce serait fair bien peu de cas de votre présent et de votre travail si une fois dématérialisée, les objets que je porte tombent au sol. Je dois envisager la possibilité de devoir prendre la fuite sous cette forme… D’autre part même si le cuir brule très mal que restera-t-il de votre corset après un tel traitement ? Vous me direz qu’on ne peut pas tout avoir, mais cela risque de ne pas me consoler. Pour ce qui est des armes je ne sais pas si des filins résoudraient le problème, mais vous en savez plus que moi là encore sur le sujet… »

Elle marqua un nouveau silence avant de lancer comme ce qui pouvait passer pour un défi, une provocation :

« Après, si rien de tout cela n’est possible, continuer l’entrainement sous votre houlette serait pour moi un honneur et pouvoir circuler librement en Arganath un atout apréciable… »

Elle suivit le regard du géant vers son ardoise. Le repas n’est visiblement pas fini pour lui et pourrait même faire figure de moment plus sacré que toutes les cérémonies qu’il évoque pourtant avec déférence. Elle ne peut que garder le silence, frémissante d’un soupçon de peur à l’évocation des mange-cœur et de leur pouvoir de mort. Ne jamais croiser leur chemin semble être l meilleure façon de rester en vie. La description que le maître en fait leur donne un aspect monolithique. Ont-ils une vie hormis le combat et la mort. Elle en connaît pourtant dont la vie répond à la question. Brom Ode'Bahalmarche a une vie en dehors du combat et pourtant la description qu’il fait de ses camarades ne met pas en avant cette facette. Des barbares… Quelle définition donne-t-il à ce terme qu’il emploie si souvent ? Des incultes ? Sans doute pas à en juger par le l’artisanat et les livres qu’elle a déjà croisés. Des brigands assoiffés de violence ? Dans ce cas, d’autres pourraient leur disputer ce titre eux-mêmes déguisés. Le contraire de civilisé ? Et voilà qu’elle pourrait de pencher sur le terme civilisé, mais le colosse enfourne une nouvelle goulée de nourriture et la philosophie de réduit au repas présent. Elle regarde son mentor avec les yeux pleins des questions qu’elle remet à plus tard.

*Brom Ode'Bahalmarche, es-tu heureux ?*


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 6 Juin - 15:35

“Alors proposons cela :
Si tu gagne le jeu, c'est-à-dire si tu ne fait pas plus de deux fautes, et que tu classe sept personnes que tu verras avant que nous quittions Arghanat et qui font parti d’au minimum la première, alors je te forgerais une arme.
Si tu en classe moins de sept et plus de cinq ou, alors nous verrons combien de temps tu peux rester à la forge avec moi mais tu devras payer tes cours comme tout le monde. Ainsi que ton logement.
Si tu fais plus de quatre fautes tu as perdu le jeu.
Bien entendu que ce soit pour les erreurs ou le nombre de personne cela commence maintenant et tu n’as pas le droit de reprendre les personnes déjà utilisées. Le reste n’était qu’une mise en bouche, comme ça je fais fit de tes erreurs.

Pour Arghanat, il faudrait que tu voies avec le Duc lui-même, mais je doute qu’il te laisse en passeport comme ça simplement pour tes beaux yeux que lui n’a pas la chance de contempler. Moi je n’en ai pas le pouvoir, autre que celui de lui demander ce que je ne ferais pas…”


Il mange un nouveau plat et la regarde tranquillement posée sur les cousins, mignonne petite demoiselle, disciple posée là comme si de rien n’était pas si exténué qu’elle pourrait l’être après les heures passé à l’entrainement et ayant fait les bons choix. Une bonne disciple.
Il remet dans sa bouche une nouvelle pièce de viande et prépare une nouvelle assiette en attendant que le fromage fonde doucement.


“Pour savoir si ton corset brulerais le plus simple est que tu essaye ton pouvoir sur une bande de cuir que je te donnerais, elle viendra du cuire le plus fragile de ton corset, je te donnerais ensuite deux autres traité différemment l’une simplement gorger d’eau, ce n’est pas agréable mais ça permet d’absorber la chaleur du cuire et d’évité qu’il ne craquelle, si jamais ça te donnera toujours une idée, la seconde traité avec un mélange de traitement à cuire et d’un produit que les gens utilise dans la forge pour évité pour évité que leur vêtements ne souffres trop. Mais ces ignifugeants là son toxique alors pense à nettoyer ton corset après chaque mission si jamais tu l’utilise. Cependant ce n’est pas compliqué à fabriqué et tu trouveras ce qu’il te faut dans toutes les grandes villes chez les alchimistes. En contre parti, même avec le plus grand soin le cuire veillera très vite, et ton corset ne te survivra probablement pas.
Après il est à toi, à toi de trouver le juste milieu petite flamme.”


Il enfourne une nouvelle série de fromage et de viande puis alors que le fromage se meurt, il jette un œil a sa convive qui semble avoir ralenti et prenant un petit galet sur le sol il le lance sur une trappe pratiquer à droite de l’entré. La trappe l’avale et se referme suivit d’un petit bruit de tuyaux très vite étouffé dans l’épaisseur des murs.

“Normalement il suffit d’aller déposer un message dans la trappe, mais une fois où il n’y avait plus de savon j’ai pensé à ça … Et puis c’est plus amusant. Bon par contre ça fait venir un serviteur, et comme je n’aime pas trop embêter les gens pour rien je vais faire venir le dessert pour moi. Me suis-tu ?”

Il lui sourit et alors que le serviteur entre et le regarde il lui fait juste un signe, et alors qu’il se retire avec un premier plat et qu’une petite suite vient vidé les plats vide et les ardoises une dizaine de minutes se passe avant que le gâteau, à première vue pour une vingtaine, ne vienne pointer le bout de son nez.
Tranquillement il attend posé sur le dos, regardant le ciel.

C’est ce que les gens appellent un croquant au chocolat, ou un royal, une ganache surmonte un biscuit puis une mousse vient trôner saupoudrer de cacao, le chocolat est cher, c’est un met de riche, et un gâteau aussi raffiné est bien plus qu’un luxe, surtout en de tel proportions.

Il se sert un part, laissant à la demoiselle à peine un cinquième du gâteau .

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 6 Juin - 22:52

Elle plissa les yeux pour écouter et apprécier les termes du contrat ou du jeu selon le point de vue que l’on adoptait. Pour une fois, la belle en quête de sa nouvelle arme se trouvait plus dans l’angle du contrat, elle qui d’ordinaire s’amusait d’un rien et prenait tous les défis comme un jeu. L’éclat espiègle était passé de ses yeux aux pupilles de braise du maître d’arme. Elle ne savait trop si ce léger sourire était dû à l’espoir que son élève réussisse à relever le défi ou si c’était le forgeron artisan et commerçant qui se gaussait d’elle en lui faisait comprendre que si elle avait pensé que les choses seraient faciles elle allait déchanter. Elle reprit bien vite un masque neutre afin de ne pas révéler  ses pensées et Darda son regard dans celui du Haut Prêtre. Elle connaissait la difficulté du challenge qui s’offrait à elle. Elle était consciente de son manque d’expérience mais aussi du fait que Brom Ode'Bahalmarche n’était pas du genre ni à revenir sur sa parole ni  à prolonger les négociations. Son offre était si elle ne se trompait pas sur son compte à prendre ou à laisser. De fait elle ne s’était jamais sentie aussi proche mais aussi loin d’atteindre son rêve du moment. Elle en était à la fois toute frustrée et excitée malgré le masque qu’elle affichait.

*Comment pouvons-nous supporter qu’il ait toujours les bonnes cartes en main ?
_ Je ne sais pas si nous le supportons justement, ma chérie. Nous n’avons juste pas le choix…
_ Il doit bien y avoir quelque chose qui lui ferait faire un pas vers nous, amour.
_ Quelque chose qui l’attendrirait ? Suffisamment pour nous faire ce cadeau ?
_ Je sais que cela paraît illusoire.
_ D’autant ma beauté qu’un cadeau il t’en a déjà fait un, capricieuse enfant.
_ Je déteste quand tu …*


Elle savait bien pourquoi. En effet, elle était un peu trop gâtée d’ordinaire pour accepter facilement qu’on lui résistât et malgré tous les moyens qu’elle était capable de se donner pour arriver à ses fins, il lui restait une facette de caprice. Qui pouvait devenir une qualité lorsqu’elle s’entêtait et luttait pour obtenir satisfaction mais qui en l’occurrence la laissait frustrée et impatiente. Il ne lui restait plus qu’à se montrer fair-play et afficher un sourire tranquille de reddition aux conditions de son maître d’armes.

« Comme je suppose que c’est à prendre ou à laisser, il ne me reste plus qu’à me concentrer encore plus pour me montrer à la hauteur… La mise en bouche était déjà bien difficile, mais je ne vais pas renoncer. »

Entre temps son regard avait pris un éclat plein de défi destiné autant à elle-même qu’à la Main de Bor. Elle n’allait pas se défiler et si elle échouait, elle n’y perdrait pas la vie. D’ailleurs elle n’avait rien à mettre dans la balance. S’il était un peu vexant de penser qu’elle n’avait rien à proposer au colosse si ce n’était un petit divertissement à la regarder se débattre dans les énigmes que constituaient les guerriers d’Arganath, en revanche,  elle ne pouvait qu’y gagner.

Pour ce qui était du sauf conduit qu’elle avait évoqué, elle se doutait bien de la réponse et savait qu’elle s’épargnerait peine de le négocier auprès du Duc. Si son mentor n’avait pas décidé d’intercéder  en sa faveur il n’y avait aucune chance pour qu’elle l’obtienne. Il aurait fallu sans doute qu’elle rende le plus grand de services au Duc ou au Duché et étant donné les moyens dont ils disposaient tous les deux, elle imaginait mal comment une petite apprentie pourrait se trouver dans cette situation. Elle chassa avec le sourire cette éventualité d’un geste gracieux et dégagé de la main comme si elle chassait un moucheron.

« Laissons cela. Je me doutais bien de votre réponse, mais qui ne tente rien n’a rien… »

Elle prit cependant une mine faussement contrite afin d’ajouter une touche d’humour à sa déconvenue.

« Mais je comprends que vous ne me faites pas tant confiance que vous le dites si vous n’allez pas jusqu’à le demander pour moi. Cela me fend le cœur… »

Elle se resservit alors un verre de vin qu’elle tendit comme pour porter un toast.

« Il ne me reste plus qu’à noyer mon chagrin de disciple dénigrée… »

Elle fit mine de renifler ce qui ne lui allait pas du tout mais ajoutait à la caricature qui devait signifier sa compréhension de la réponse qui lui avait été faite. Enfin, elle porte la coupe à ses lèvres avec un clin d’œil à destination de son maître avant de se reprendre. Ne devenait-elle pas un peu trop familière avec lui ? La fatigue des derniers jours lui faisait-elle perdre la mesure de ce qui se fait ou pas avec un maître ? Son sourire disparut dans le liquide capiteux et reposant le calice, la tête un peu basse elle murmura un « Pardon » un peu gêné. Lui, toujours plongé dans son repas, ne semble pas avoir remarqué son cabotinage en tout cas fait mine de ne rien avoir remarqué. Il n’a pas besoin après tout de rabrouer son élève qui le fait d’elle-même. C’est sans doute la marque des grands instructeurs dont l’autorité dans leur partie suffit à imposer le respect sans qu’il soit besoin de donner la voix ou du châtiment. Pour se redonner contenance, elle attrape un mince tranche de viande fumée qu’elle porte à ses lèvre en observant la suite du festin de Brom Ode'Bahalmarche.

Elle pouvait penser que ces moments de gastronomie ne souffraient pas la distraction par d’autres sujets et pourtant, la conversation n’a jamais été interrompue et le géant ne s’est jamais montré agacé par les questions de la petite rouquine ni les sujets qu’elle le force à aborder dont certains doivent sans doute l’ennuyer profondément. Non au lieu de cela, il développe ses réponses chaque fois qu’il le peut. Il faut dire que son art prend encore plus de place que les repas dans l’ordre des priorités et que c’est avec intérêt voire passion qu’il envisage le questionnement qui y a trait. De son côté, la Syliméa avide d’apprendre et de connaître toujours plus de choses au contact de son maître n’en perd aucune miette, acquiesçant d’un hochement de tête et tirant intérieurement les conclusions de ce qu’elle entend.

Oui bien sûr, l’eau est un parfait moyen de repousser le feu. Cela pourrait impliquer qu’elle ne voyage que porteuse d’assez eau afin de pouvoir mouiller ce qu’elle ne voudrait pas voir consumé. Cela promet de ne pas toujours être commode, mais elle doit y réfléchir… Quant-au produit toxique, elle n’est pas très emballée. C’est un moyen à ne pas rejeter à priori, mais qu’elle ne se voit pas utiliser à la légère. Peut-être en des circonstances exceptionnelles qui nécessiterait des moyens planifiés ? Elle sourit amusée à son nouveau surnom et émerge de ses réflexions pour répondre presque à elle-même.

« Vous avez raison et je m’en veux de ne pas y avoir pensé. Un test sera sans doute la meilleure réponse à ma question et pourrait même se dérouler durant les jours où je ne vous verrai pas… »

Médusée, elle suit des yeux le vol du galet et sa disparition encore de la demeure du Duc à l’intention de son ami. Elle ne sait pas trop s’il lui a montré cela par simple fierté qui servirait alors d’alibi à sa gourmandise ou bien si inversement sa gourmandise est l’alibi à la fierté qu’il a de montrer tous ces petits plus  que recèle les murs du manoir. C’est dans ces moments qu’elle se plait à penser qu’il n’est pas si éloigné d’elle et de ses enfantillages.

« Un dessert ? Pourquoi pas ? Une petite note sucrée pour finir ce merveilleux repas sous les étoiles… »

En bonne Syliméa les repas carnés lui convenaient bien plus mais de là à se priver complètement d’autres plaisirs… Elle apprécie de plus en plus de se faire servir et le balai bien réglé des domestiques autour de la table lui donne l’impression d’être une personne importante. Elle adore cette sensation. Mais le gâteau apparait et elle ne peut s’empêcher de retourner pour voir de quoi il retourne et d’en apprécier la taille. Pourquoi demeure-t-elle ébahie ? Elle le sait bien l’appétit de son maître est en rapport avec sa taille. Pourquoi en serait-il autrement pour le dessert ? La description est comme les caresses des préliminaires d’une nuit d’amour et font pétiller de gourmandise les prunelles alléchées de la rouquine.

*Décidément, il ne cache pas sa fierté de pouvoir savourer des plats d’exception !
_ Disons qu’il ne boude pas son plaisir. Lui en tiendrais-tu rigueur, toi mon incorrigible jouisseuse ?*


Mais déjà elle dévore des yeux l’assemblage pâtissier et regarde le colosse se servir. Il découvre par là  même la tranche gourmande du croquant. Le moelleux qu’elle interprète dispute l’admiration de la rouquine à la tenue parfaite du chef d’œuvre. Elle reste alors interdite quelque secondes qui suffisent à intimer à un serviteur de lui déposer une part parfaite sur une assiette se porcelaine dont la blancheur contraste joliment avec les tons sombre et profond du chocolat. Doucement sa cuillère s’enfonce et taille une bouchée dans le gâteau. Les tons sucrés et épicés ainsi que les textures différentes font fermer les yeux de la belle de plaisir. Ses lèvres se teintent légèrement de caroube et sourient de plaisir.

Elle aurait pu rebondir sur un questionnement sur les ressources financières d’Arganath, mais cela aurait rompu le charme de fondant intermède. Le plaisir lui fait oublier la fatigue qui commence à faire papillonner ses paupières sous les grains dorés du sommeil.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 7 Juin - 14:14


Il finit sa part et jetant un coup d’œil a sa disciple il remarquer sa fatigue qui finit par se faire sentir. Tranquillement il s’étire, finit les restes du gâteau et se lève de la table puis posant sa main sur le dessus de la tête de la petite flamme d’un geste paternaliste il reprend avec le sourire. Son perpétuel sourire de grand père plein de choses et avec une touche de jeux dans l’amalgame de sentiments qu’il lui réserve.

“Voilà qui est parfait pauvre petite disciple délaissée et malheureuse, maintenant il est l’heure d’aller te coucher, et je ne vais ni te border ni te raconter une histoire, entre autre parce que ta chambre n’est pas vraiment adapté aux dimensions de mon corps, mais si tu fais un gros méchant cauchemar tu as le droit de venir me réveiller.

Bonne nuit petite flamme, fait de beaux rêves, et profite de ta journée comme de ta nuit, demain à la première heure je risque d’être parti de cette chambre alors n’hésite pas et fait toi plaisir. Je te laisserais sur la table des bandes de cuirs. Tu diras au domestique qui t’apportera à manger quand tu veux que ton ou ta guide passe. Mais ne fait pas trop de bêtises.”


Puis se détournant d’elle il hotte son gilet et sa chemise, elle n’est plus là pour lui, il a replongé dans son monde que seul lui et Cœur peuvent atteindre et où ils se parlent. Doucement il pose ses pieds à dix heures dix, puis d’une mouvement il change d’appuis, faisant bouger la garde de ses bras, doucement il se fait vent et se coule dans les rythmes du temps, doucement, sans à-coup il perd sa lourdeur pour ne plus être que grâce d’un combattant. Puis une fois dans cette transe il s’ouvre aux derviche et ses coups qui étaient droit bien que parfait prennent des courbes étonnantes, tout n’est plus qu’un seul et uniquement mouvement, une danse, il n’existe pas de pose, pas d’instant, et même ses contres pieds semble venir d’un même flux, du même vent qui le guide et passe autour de lui pour entouré se guerrier forgeron, ce chevalier colossale, de la forme d’un amant dangereux et jaloux.
L’air se tend, il semble se durcir autour de lui, il n’est plus qu’un guerrier, et si on croise ses yeux à cet instant, on peut comprendre ce qu’il sous entend par barbare. Comme tout Arghannien, il a en son cœur cette flamme sauvage de la violence, il couve avec amour le feu de la rage du combat, il connait le plaisir malsain du massacre, il a joué avec des vies et il n’y attache que peux d’importance. Il est de ces barbares pour les êtres qui se cachent derrière une prétendu bien séance qui murmure de ne pas tuer, de dénigré le sang, et de dire du mal de ceux qui, comme tous, prennent plaisir à la violance. Il est de ceux que l’ont nomme fou. Il est de ceux que l’ont évite car ce ne sont même plus des humains aux yeux des hommes mais des bêtes sans nom.

Pourtant il danse.
Une danse bien plus belle que celle d’un homme.
Une danse de bête.

Le vent murmure alors qu’il continu son entrainement pendant un temps qui n’a pas d’importance, puis il va se glissé sous ses draps.



Il en ressort alors que la nuit n’a pas encore été assassiné par le jour, se baigne rapidement et sort presque sans bruit de la chambre pour aller déjeuné avec les autres.

Plus tard un serviteur viendra pour la déjeuné de la demoiselle et prendre ses demandes. Un guide peut être, tant de choses et de murmures.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 8 Juin - 22:31

La gâteau ne résiste pas à l’appétit du Lhurgoyfs, sans que la notion de goinfrerie ne lui vienne à l’esprit. Les bouchées semblent si dérisoires pour lui, que la Syliméa ne peut que le  mettre en rapport avec la taille du colosse et puis l’heure tardive conjuguée au rythme de ses journées commencent à avoir raison de la vigilance de la rouquine. Il est rare qu’elle se sente aussi en confiance en un lieu inconnu mais elle a foi dans la loyauté du maître d’arme et ne l’imagine pas lui tendre de traquenard. Il n’en sera pas de même demain si elle sort du manoir accompagnée par un ou une inconnue. Elle se regarde se lever et lorsqu’elle le voit s’approcher elle sait déjà ce qu’il va faire. Elle lève les yeux au ciel autant pour apercevoir la paume titanesque qui prend un malin plaisir à lui emmêler les cheveux que pour signifier son doux agacement. Il aurait pu s’en dispenser mais elle n’éprouve aucune colère juste la certitude de devoir passer un peu plus de temps à les recoiffer. Elle aurait dû les attacher serrés ou nattés.

Un sourire de gavroche illumine son visage alors que le maître lui renvoie sa touche d’humour, la rassurant par la même occasion sur le dépassement des limites qui ne semble pas avoir eu lieu. La question est de savoir si elle les recherchera plus loin pare plus d’impertinence encore ou si son humour étant accepté, elle s’en contentera. Elle n’est vraiment pas en état de se la poser et de plus, elle se sait marcher sur de œufs et ce dérapage ne doit pas l’encourager. Elle a réussi à envisager sa position de disciple, et sait qu’elle doit s’y tenir sous peine de tout perdre, sa concentration, son apprentissage et son maître. Elle ne lui renvoie pas sa plaisanterie mais se contente de ronronner un :

« Merci et bonne nuit maître. »

Il s’éloigne et elle s’attend à ce qu’il disparaisse dans ses quartiers mais la journée du dervish n’est pas finie.
Elle regarde son corps rugueux se mettre en position, ébahie du spectacle qui s’offre à elle. Il est bien naturel qu’il ait besoin de s’entraîner mais comme l’écolier étonné de rencontrer son enseignante chez le boulanger, elle se rend compte qu’elle ne l’avait pas encore imaginé exécuter des exercices, presque les mêmes que les siens. Dés les premiers enchaînements, elle envie la fluidité des gestes et leur précision. Elle doit absolument en être capable.

Elle oublie sa fatigue et se dresse d’un bond sans quitter le balai des yeux. En quelque secondes, la robe tombe à terre et la Ladrini retrouve la concentration que les derniers jours lui ont imposée pour satisfaire le maître. Là quelques mètres en retrait, tout juste vêtue de son corset et de ses sous-vêtements, dans l’obscurité, elle s’applique à suivre les gracieuses pantomimes. Certains enchainements lui sont déjà connus et elle les réalise sans trop de problème, mais nombreux ceux qui lui sont inconnus. Cela devient vite un exercice éprouvant lui demandant de mettre en jeu de nombreuses compétences. Le relâchement s’impose rapidement pour ne pas laisser la raideur entraver la fluidité des mouvements. Elle doit également anticiper les changements de direction de chaque mouvement. Parfois elle parvient à tenir quelques enchaînements mais souvent elle est contrainte de s’arrêter pour se reconcentrer et reprendre son mime simultané à l’occasion de gestes familiers. Elle tente par de longues respirations afin de maintenir son application et contenir la frustration occasionnée par chaque raté. Dans ces moments elle ne peut qu’essayer d’analyser les enchaînements du géant et perçoit les ressemblances avec certains animaux. Tous sont adapté à la morphologie du colosse, mais au bout que quelque minutes elle se demande si certains le sont tant que cela ou si c’est l’appropriation par le guerrier de leurs posture qui donne cette impression. Chacune d’elles donne l’impression de puissance ou de souplesse attendue alors que la plupart du temps elle se trouve parfaitement emprunté et ridicule. Il est effrayant de grâce et du danger potentiel qui émane de lui alors qu’au mieux, elle doit faire figure de ballerine.

La fin de la séance arrive trop vite après une éternité de frustration. Elle aurait aimé que cela se poursuive pour en apprendre un peu plus, en maîtriser un peu plus, mais d’un autre côté, elle se sent vidée par toute l’énergie qu’elle a dépensée dans sa folle concentration et la maîtrise de son corps qu’elle s’est imposée. Elle finit en nage le regard dans le ciel impassible, étendue inerte sur le gazon d’autant qu’une telle débauche de ses ressources après le repas qu’elle vient d’avaler n’est pas des plus raisonnable. Lorsqu’elle bouge enfin la tête, le haut prêtre a disparu tout est déjà silencieux. Lentement elle ramasse sa robe et se dirige vers le bain dont elle va se purifier et se calmer avant de se glisser sous les draps. Elle ne vit pas arriver la fin du bilan de cette journée plutôt mal entamé mais qui somme toute ne se révélait pas à la réflexion si sombre, qu’elle sombra dans un sommeil sans rêve, sans cauchemar qui aurait nécessité qu’elle cherche la protection de son maître.

Le cri d’un chat huant rentrant au nid la réveille presque en sursaut. Il est temps. Elle a tant de choses à faire ! Sans doute ne pourra-t-elle pas tout faire. Assez vite elle est dehors en silence et se rend directement au coin d’entrainement de son maître. Elle aurait dû s’en douter, les agrès sont d’une taille disproportionnées, mais elle parvient tout de même à en utiliser tant bien que mal quelques-uns ne serait-ce que pour s’échauffer et s’étirer avant de travailler ses enchaînement et ses prises d’appui. Elle essaie de des souvenir de la « danse de la nuit », c’est ainsi que porte désormais le spectacle auquel elle a assisté la veille avant de ses coucher. Des bribes lui reviennent quelle essai de lier avec des chorégraphies personnelles. Elle a compris que la rupture était interdite dans cet exercice. Elle l’avait constaté lors de le rencontre avec Lam’. Parfois elle les imagine en face de l’assassin ou de son maître tantôt sous leurs garde tantôt en contournement. Elle n’est pas persuadée de la pertinence de ses enchaînements mais elle essaie de garder en tête la continuité des mouvements. Elle retourne au bain où elle  n’est pas étonnée d’y trouver une tenue adaptée à sa personne. Sa toilette ne se prolonge pas outre mesure. Plus vite elle sera prête plus vite elle pourra penser à tout ce qu’elle a à faire comme si le temps lui était compté alors que les jours de cérémonies risquent de s’éterniser. Au sortir du bain, elle se natte les cheveux sur la nuque pour se donner une allure un peu austère, digne de son maître lorsqu’elle sortira, si tant est que ses cheveux roux puissent y parvenir. La grosse natte descend entre ses omoplates tirant ses cheveux en arrière autour de son visage illuminé des deux leurs curieuses ainsi mises en valeur au milieu  du visage clair aux lèvres rouge cerise. Elle ne voudrait pas par trop attirer les regards dans les rues même si c’est presque demander au feu d’arrêter de brûler. Elle est vite de retour dans ses quartiers qu’elle commence à s’approprier sans gêne excessive. Comme promis les bandes de cuirs sont là sur le lit, preuve que le forgeron est déjà levé lui aussi et d’ailleurs le voici qui passe la tête à sa porte tandis qu’une domestique déliée vient s’enquêrir du petit déjeuner de la Ladrini. Les yeux du colosse pétillent d’excitation et de bonhommie.

« Bonne journée petit flamme !
_ Bonne journée Maître.»


Mais il a déjà disparu…

*Vous verrai-je ce soir ?*


La collation du matin est vite commandée et le rouquine en profite déjà pour s’enquérir d’un guide.

« Le seigneur Brom Ode'Bahalmarche m’a proposé un guide pour aller visiter la cité… »

Elle n’a pas le temps de finir sa demande qu’un hochement de tête et un salut lui signifie que sa demande est prise en compte.
Le déjeuner est fini et elle est en train de préparer un petit sac en prévision de sa visite d’Arganath lorsque des pas inconnus en approche attirent son oreille…


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