Another Fine Mess - Page 3



 
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 Another Fine Mess

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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 27 Juil - 8:07

Elle l’emmena dans les couloirs du manoir avec sa démarche chaloupé qui ferait pencher la tête du premier gamin en pleine crise d’adolescence mal éduqué et sifflé l’imbécile qui, non Arghanniens, aurait oublié ce que signifie l’uniforme vert et or.“Hum, je pense que le plus simple c’est la montagne alors, depuis là-haut je t’expliquerais ce que je peux et ce que je sais, il y a pas mal de systèmes de défenses dont je ne suis pas vraiment sur d’être au courant, c’est assez partitionné comme truc j’ai les miens, pour en savoir plus il faudra demander à Umbra, Krog, ou le Khan en personne je le crains, mais je pourrais toujours répondre à tes questions !Si ça te vas bien entendu.”Elle avait son espère de sourire et sa fierté en bandoulière, une espèce d’énorme marque qui était heureuse de pouvoir montré quelque chose d’aussi beau à une des rares étrangère qui pourrait avoir du crédit aux yeux d’un être du coin. Pour elle la montagne c’était décidément la meilleur idée, et le reste des rajouts de discussion rapide lui firent comprendre que de toute manières ils n’auraient pas le temps de tout faire mais que si le temps venait à être là ils se feraient le palais à leur retour, c’est moins fatiguant mieux vos donc finir par ça et puis les chambres sont bien loin si jamais.Elles passèrent donc par les cuisines et prirent deux rations toutes fraiches sans même vérifier ce qu’il y avait dedans, Tyka les fourra dans son sac sur lequel elle accrocha deux shamshir en passant devant une autre pièce, de l’eau pour deux, des couvertures, quelques longueurs de cordes et le nécessaire en cas d’urgence. Ce n’était pas une expédition bien compliquer mais Tyka était du genre à préféré être trop prête que pas assez. Pendant ce temps là elle continuait a discussion donc quelques phrases sorties ça et là peuvent nécessiter d’être mise sur le tapis et par écrit dans les récits imbécile d’un narrateur fatigué puisse faire à des lecteurs déjà perdu depuis fort longtemps.“Une arme ? Pourquoi tu voudrais une arme ? Tu as besoin d’une arme en plus ? Non si il arrive quelque chose je suis responsable de toi de toute façon alors ne t’embête pas avec une arme …Argh pas de bol pour moi … Bah de toute manière j’ai déjà perdu l’argent donc c’est pas trop grave.Tu verras depuis là haut on voit bien les défenses et la cité, moi je fais partie d’une force particulière qui défend la cité de l’intérieur contre les imbéciles qui se prennent pour des féroces félin sous couverture. Mais il y a de nombreuses autres forces qui ont leur rôles, je te montrerais celle que je connais bien, je ne voudrais pas trop dire de bêtises … Enfin pas plus que d’habitude !Ho à l’odeur c’est gâteau et viande sécher … il doit aussi y avoir des frittes de légumes, c’est bon ça les frittes de légumes !Tiens voilà la monté de la sente, je vais passer devant et tu me suis ? Si je parle trop tu me le dit hein ?!Dernière possibilité pour un autre programme.”Ils étaient à quelques pas du palais ducal, assez près pour qu’un gamin du coin hésite avant d’y aller, assez loin et caché pour que seul les gas qui se ballade de façon aléatoire la gueule sur leur portable brancher sur un jeu Pokémon puisse le trouver sans chercher.Il y avait donc une certain atmosphère dans ce petite sentier qui partait des jardins et semblait vouloir monté très vite, une pente raide qui zig zagait et se perdait bien vite sur l’autre flanc, elle était très peu marqué et il fallait savoir que la sente était là pour pouvoir vraiment la suivre, mais Tyka elle ne semblait pas en douté le moins du monde.



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 30 Juil - 21:42

Elle aurait maintenant pu sortir du palais les yeux fermés. Dans sa partie elle devait pouvoir mémoriser très vite la configuration des lieux dans lesquels elle évoluait. Cela pouvait lui sauver la vie et lui faciliter grandement les opérations mais dans le cas présent cela ressemblait fort à un défi lancé à sa curiosité comme à celle de la petite bourgeoise enfermée dans sa grande maison et dont le mari a interdit l’accès à une certaine pièce tout en lui en donnant la clé. Cela ressemblait à une torture. Torture qu’elle acceptait assez bien lorsqu’elle était occupée mais qui se réactivait chaque fois qu’elle devait emprunter ces mêmes passages. La seule chose qui la consolait était de pouvoir rêver de ce qui se tenait au bout d’un couloir ou derrière une porte devant lesquels elles passaient mais ne s’arrêtait jamais. Elle se rendait bien compte à ce moment qu’il valait mieux pour tout le monde qu’elle s’en tienne à suivre docilement la démarche dansante de sa guide et au besoin qu’elle lui fasse la conversation lorsque la tentation la rongeait trop fort.

« La montagne ? Ce sera très bien. Ne t’inquiète pas je ne demande pas à ma guide préférée de tout savoir et je suis moi-même tellement ignorante que j’en saurai toujours bien plus après qu’avant.
Umbra ? Krog ? Des généraux du duché ? De la première je présume. Il seront à l’entraînement dans la montagne ?»


Quand au Khan, elle savait maintenant de qui il s’agissait et quelque chose en elle préférait cette appellation que celle du Duc. Rien que la sonorité lui disait que cela allait très bien avec l’image qu’elle avait finie par s’en faire, celle d’un dirigeant barbare, mais adulé de tous et capable de bien des prouesses en tout genre. Elle eut un petit sourire musé à sa mention. Elle s’imagina demander audience au maître des lieux pour le prier de lui faire un exposé sur les défenses de sa cité.
Pour ce qui était des questions, Elië avait déjà bien entamé et Tyka n’avait pas de souci à se faire de ce côté. La rouquine de se faisait jamais prier pour en poser dés que quelque chose la chagrinait et qu’elle sentait qu’elle avait la permission de le faire. Là, sa guide venait d’ouvrir la boîte de Pandore. Il ne restait plus à la guerrière à ne pas regretter sa proposition.

« Ca me parait une très bonne entrée en matière. En route pour la montagne ! »

Une nouvelle fois elle pouvait mesurer au rengorgement et au sourire vainqueur combien la Dawn llafn était fière de son pays de sa cité, d’Arganath dans son ensemble. Il lui vint à l’esprit que mesurer jusqu’à quel point cela pouvait devenir un défaut de sa part pourrait être intéressant, mais il n’était utile de mettre ça à un ordre du jour déjà bien assez fourni d’autant que si on ne faisait que compter sur la curiosité de la Syliméa ce serait déjà suffisant. La guide aurait déjà de quoi faire. Seul bémol à cet éventuel enthousiasme, la partition de rôles et des dispositifs de défense qui empêcherait sans doute d’avoir une vue d’ensemble, mais de toute façon, elle n’était pas générale, ni stratège ni même espionne envoyée pour jauger et faire un rapport sur les lignes de défenses d’Arganath, tout juste sans doute, une touriste qui avait le chance d’avoir quelque crédit auprès de la population grâce à sa relation avec un héro du cru. En mission il eût été de bonne guerre d’en abuser mais là…

Et puis la surprise ! Changement d’itinéraire pour passer dans des lieux où elle n’avait pas encore pénétrer. Vous me direz, la cuisine, ce n’était pas forcément un endroit névralgique du palais, mais Elië apprit à apprécier le détour et puis un empoisonneur eût tôt fait d’avoir des idées déplacées dans un tel lieu. De son côté, seule une assiette de carpaccio d’agneau attira l’attention de la Syliméa, mais garda sa gourmandise pour elle, se contentant d’observer les préparatifs méticuleux de sa compagne qui ne semblait pas avoir pour habitude de laisser les choses au hasard.

« Tu dois être une personne de confiance pour avoir ainsi accès aux cuisines et aux réserves. N’est-ce pas un endroit qui mérite une grande surveillance ? »

Mas Tyka était déjà passée une autre pièce qui sans être à proprement parler une armurerie recelait quelques trésors sur lesquels elle fit main basse sous le regard approbateur de son hôte. Le maître avait suffisamment vanté la difficulté de cette ascension pour qu’elle ne s’étonne pas des précautions de la guerrière. Elle se contenta de lorgner brièvement sur le popotin de la demoiselle dont la puissance compenserait visiblement le poids. La seule surpris grandissante était le libre accès de la « poire » à tous les endroits du palais. Malgré la confiance dont elle semblait jouir cela contrastait avec le compartimentage dont elle lui avait parlé plus tôt. Deux shamshir… La fille était donc ambidextre ? A mois qu’elle craigne d’en perdre un ou quel compte en confier un à la ladrini. Cette dernière savait déjà qu’elle ne serait pas forcément à son aise avec cette lame courbe. Elle était bien plus à son avantage avec des lames courtes et la seule longue avec laquelle elle se sentait compétente était son katana qui sans avoir la lame tout à fait droite n’avait pas cette courbure si prononcée qui caractérise le sabre que semblait tant apprécier sa guide.
En dehors de ces considérations technique la répartie de sa guide lui tira un petit rire et elle joua l’idiote en levant de grands yeux ahuris au ciel tout en haussant les épaules et tournant ses paumes vers le haut pour lui répondre.

« Ah mais oui suis-je bête ? Pourquoi une arme ? Hummm… Peut être parce que mon maître m’a parlé de pas mal d’embûches. Sans en préciser toutes les natures bien sûr… »

Elle finit par éclater d’un rire franc, plus pour le cocasse de la situation que pour se moquer de Tyka. La voilà qui suivait sans arme une guide qui se munissait d’un jeu de sabres. Elle devenait complètement folle depuis qu’elle avait rencontré le Dervish. Elle accumulait les choses que jamais elle ne se serait permise de faire. Mais là elle se trouvait complètement en confiance ne serait-ce que parce qu’elle avait la faiblesse de supposer que la guerrière passerait un sale quart d’heure si elle revenait avec la Syliméa abîmée avant « l’excursion » dans la montagne. Elle s’imaginait assez bien que la Main de Bor se réservait le droit de mettre à mal ses disciples.

« Ne t’en fais pas je te fais totalement confiance. A la fois pour ma sécurité et pour m’apprendre ce qu’il y a à savoir. »

*Je préfère les émincés de viande bien saignante… Mais gâteau et viande séchée me vont assez bien*

Elle regarda la fin des préparatifs sans mot dire seulement impatiente que la journée commence vraiment après l’avoir fait un peu traîner.

Une fois dehors elles n’eurent pas longtemps à marcher pour atteindre la fameuse piste qui devait les mener au dessus du palais et de la cité. Elle regarda autour d’elles.

« Je te suis. De toute manière il n’est sûrement pas très prudent pour moi de te précéder…
Non, non, on ne change rien je suis déjà toute excitée à la pensée de ce que tu vas me montrer.»


Elle leva les yeux dans la direction que semblait devoir prendre le sentier bien qu’il lui aurait être presque devin pour l’identifier sans l’aide de sa guide. Visiblement cependant, l’entraînement qu’elle s’était imposé allait être mis à profit pour cette escalade, la sûreté des appuis et l’endurance seraient peut-être mis à rude épreuve.

« Le maître m’a laissé entendre que ceux qui auraient de mauvaises intentions seraient assez tentés de passer par là pour atteindre le palais… Je suppose donc tu es déjà passée par là assez souvent ?... »

Elle regarda ses pieds et le terrain qu’ils allaient emprunter.

« Piste naturelle ou artificielle ? J’avoue que j’ai du mal à en être sûre. A moins qu’elle n’ait une base naturelle un peu retravaillée par l’homme ? »

Au fur et à mesure qu’elle suivait sa guide elle sentait le bien être de l’air libre et de la découverte se répandre en elle en même temps que la joie de l’exercice physique de plein air. Chacun de ses muscles répondait comme elle l’espérait sans hésiter, sans à-coup et sans douleur en tout cas pour le moment…


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 8 Aoû - 11:11

    Elle sautille et joue en posant les pieds sur les rochers, on pourrais croire à une gamine qui joue à imité Légolas, ou à le monde est de la lave, ou à un autre jeux du même genre, pourtant quand on regarde ses jolies fesses bien ronde sans trop bavé dans la dites laves, on peux remarquer ses muscles qui jouent, ses jambes mes aussi sont corps sont perpétuellement sollicité, elle ne perd pas une occasion de s’entrainé, mais surtout de s’entrainé en jouant car elle a un grand sourire quand elle volte et répond aux question de la donzelle plus mignonne qu’elle (Ce qui est un peu la course dans ce monde).

    “Umbra et Krog’ ? Hum, comment expliquer ça dans ta langue, autour du Duc il y a un certain nombre de gens. On les appelle sa main droite, c’est celle qui tiens le sabre, ça c’est Umbra, c’est le général des MangeCoeur et de la Première, c’est le chef du premier clan qui a rejoint le Khan. C’est quelqu’un du même niveau que ton maitre, ils sont formés l’un l’autre.
    Krog’ c’est celui qu’on appelle Le Souffle du Khan, il y a beaucoup de légende sur Krog’ certain prétendent que c’est le Khan lui-même, en tout cas il est traiter comme son égale, c’est aussi lui qu’on appelle le Messager du Khan, il est partout où il a besoin d’être personne ne sait jamais où il sera … C’est quelqu’un de particulier et d’un peut craint. Il est étonnant même aux yeux des gens du coin.
    Il y en a bien d’autres mais je ne vais pas te faire un cours sur l’organisation du Duché hein ? Et puis je dois t’avouer que c’est plein de mots que je n’ai jamais penser à traduire …
    Umbra y sera, il est toujours, Krogan, peut être mais je doute qu’on le saura si il y est … En pratique je ne sais même pas à quoi il ressemble.

    Je ? Ha ça les cuisines ? Ca c’est nos cuisines pour nous les gardes, et nos réserves à nous, tu n’es pas dans le harpant du palais où on travail pour le Duc, ici tu es dans les quartiers d’été de la Première comme on les appelle. On a notre place ici et nos cuisines, la règle c’est qu’on doit toujours être prêt à partir en guerre. Alors ces réserve là sont accessible m’enfin elles sont juste à coté de la salle des gardes, ils savaient que j’allais passer et connaissent mes pas donc personne n’est venu m’embêter mais en pratique j’ai moyennement le droit de t’emmener ici, mais bon le Dervish te fait confiance alors je doute que qui que ce soit ai à y redire. Sinon il se prendra une claque de Brom et elles font plus mal que toutes les claques du monde !

    Ho regarde première embuche ! On va jouer à un jeu, il y a au dessus du nous un post de garde de là où tu es tu ne peux pas le voir, le but c’est qu’on ne se fasse pas repéré par eux, enfin le plus tard possible, tu es prêtes ?”


    La pente était pas loin des soixante degrés et ils marchaient sur une sente parallèles, ils étaient juste sous le couvert de petit buissons, il n’avait pas fait plus de cinq cent mètres depuis le début de la monté et la fin des jardins quand elle s’était baisser comme un loup aux aguets descendant sur ses appuies pour finir de jouer. Là quelque part au dessus d’eux une bâtisse de garde était là, enfin d’après elle car rien n’était visible. Cependant après les arbres plus le moindre moyen de se caché … Tyka se baisse et se colle à la pente et lui fait signe de la suivre, alors elle semble glissé contre la paroi. Oui c’est ridicule, ça ressemble à rien si ce n’est à une espèce de laque munie de jambes, et en aucun cas à un de ces gas qu’on voit dans les jeux vidéo faire semblant d’être discrets. Elle avance doucement et se jeté sans un bruit sous un renfoncement, et là une sensation particulière, dans le chemin ou autre qu’importe, il y a des intras, la magie s’enfuit.
    Elle elle continue avec le plus de discrétion possible jusqu’à ce qu’une voix venant du dessus annonce :


    - “Tyka, Prentis Y Dervish, Ewch allan o'r yma… Yn hytrach na fyddwch am rywbeth i'w yfed?
    - Dim diolch byddwn yn parhau y ffordd. Nice ergyd ... Ond byddai gennyf”


    Tyka a répondu en sortant de son semblant de cachette, elle a fait cinq mètres avant que le son ne résonne. Pourtant quand on regarde au dessus on comprend, en vue deux postes de gardes en pierre ayant une vue parfaite sur toute la monté. Rien ne peut leur être caché. La monter quand à elle, un truc affreux qui serpente sur la montagne, à première vue quatre longues heures pour monter là haut à un rythme plus que correcte. Le sentier à partir de cet endroit est plutôt visible et balisé par des carins pour l’hiver.

    Tyka continue donc sa monter en saluant les deux hommes qui sont au post, zone où la magie est accessible comme à plusieurs autres endroit de là monter qui semble mis là part le plus pur des hasards … Si on croit encore au hasard dans cette contré.


    “Pas besoin d’arme ici, y’a des bestioles pas agréable dans le coin mais elles ne viennent pas trop ici, je prends quand même les miennes parce que j’ai pas envie de me faire mettre en pièce par ton maitre … J’aime pas trop le hasard. Mais en dehors de ça…

    Personnellement sur une pente pelée comme ça je ne suis jamais arrivé à monter sans me faire voir, et pourtant j’essaye à chaque fois ! M’enfin bon tu dois être meilleur que moi à ce jeux. Il parait que Lâm’ y arrive, j’en suis même pas sur …
    Je te ferais un cours en haut, vas falloir le gagner, par contre comme d’habitude si tu as des questions j’y réponds sur le tas. Et si tu as faim ou soif fait moi signe ça fait des années que je vie dans ses montagnes … Et puis ma famille viens de celle-ci.

    La piste est entretenu par nous pour ne pas être trop visible.”





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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Jeu 18 Aoû - 20:19

La Sindarine regarde sa guide avec amusement. Non de cet amusement dans lequel se cache de la moquerie, mais plutôt de celui dans lequel se retrouve une complicité naissante. Tyka ne mérite aucunement de moquerie. Elië voit en elle toutes les compétences et les aptitudes qui ferait d’elle une adversaire de premier plan et il ne viendrait pas en tête de la brocarder. Tout chez la jeune femme prouve son entrainement et dans le cas présent son agilité. Oh ! Elle n’est pas du même ordre que celle de la Ladrini, plus puissante et moins déliée mais elle est tout aussi efficace sur le terrain qu’elles arpentent. La rouquine se demande si elle serait aussi endurante. En effet, la puissance n’économise pas toujours les forces sur la durée, mais Tyka ne faiblit aucunement et garde le sourire qui lui va si bien, l’expression qu’elle aime ce qu’elle fait et qu’elle y trouve le plaisir du jeu. Elle-même possède ce même esprit, mais aujourd’hui et sans doute le temps que durera son voyage d’étude, elle se montre des plus sérieuse. Elle a tout à prouver parmi tous ces guerriers d’élite et s’applique à ne pas montrer de faiblesse. Le terrain n’est pas trop dur, ouvert par la dawns llafn. Elle a l’habitude de courir sur le toits et le murs, et le travail de ses appuis que lui a imposé son maître a encore accru son agilité. C’est une bonne occasion de s’imposer comme par jeu mais très sérieusement de montrer un pied léger et silencieux, elle sait que c’est le genre de faculté à entretenir dans son métier que tout le monde ici semble connaître mais que personne ne lui reproche. A peine lui fait-on comprendre qu’elle n’a aucune chance de l’exercer ici avec succès.

Concentrée sur la monté contre la paroi elle n’en écoute pas moins d’une oreille attentive les explications de Tyka qui encore une fois n’est pas avare de précision. Elle n’a pas besoin de poser plus de question sur les deux personnages dont elle s’est enquise plus tôt. Elle a compris leur valeur et le danger qu’ils représentent chacun à leur façon. Elle a compris aussi l’honneur qui lui est fait d’avoir une chance de les côtoyer en pleine action. Elle tente de garder un masque d’impassibilité mais quelque chose en elle lui murmure que l’épreuve ne sera pas si facile à relever.

*Un peu craint ? Comme c’est étonnant !*

Elle finirait par se convaincre que tous les habitants du duché sont des monstres de guerre et pourquoi ne le croirait-elle pas ? Tout ce qu’on lui raconte que ce soit Tyka ou « la main de Bor » contribue à en donner l’impression. Une aura d’invincibilité entoure petit à petit l’image que la courtisane se fait de ce territoire

« C’est impressionnant finit-elle par lâcher. C’est à croire qu’aucune force à égalité numérique ne pourrait vaincre Arganath. Pourtant tous les édifices, aussi savants et réfléchis soient-ils possèdent un point faible… »

Elle laisse la suite en suspend elle se doute que sa compagne ne lui révèlera pas le talon d’Achille du duché si elle le connaissait et elle la soupçonne d’être persuadée qu’il n’en a aucun. Ce sera sans doute une question pour le maître encore qu’elle ne compte pas sur une réponse plus précise.

*En tout cas ce n’est pas le mépris de ses corps de combat qui lui vaudra la défaite.
_ Non, en effet, si nous en jugeons par la considération aussi bien matérielle que morale dont jouissent les éléments d’élite, ils doivent être prêts à se faire massacrer sur place plutôt que de reculer*


« Le Dervish te fait confiance » La phrase résonne dans sa tête.

*Le Dervish nous fait confiance. Sommes-nous digne de confiance ?
_ Appremment. Cela devrait te flatter.
_ Me flatter oui ma chérie mais cela fait un peu peur à ce niveau.
_ … ?
_ Il serait tellement tentant d’abuser de cette confiance…
_ Heureusement que la peur nous en dissuade hein mon amour ?*


Et c’était vrai. A voir ensuite de quelle peur il s’agissait et laquelle était la plus grande. Celle mourir était naturellement présente. Elle a encore tant à vivre, à découvrir, à expérimenter, mais elle n’aurait pas choisi la voie qu’elle s’était fixée si la faucheuse hantait son esprit à chaque danger. La peut, elle devait bien l’avouer était présentement de décevoir le maître qui lui faisait toutes les faveurs dont elle jouissait depuis leur rencontre tumultueuse. Elle ne pouvait imaginer voir un jour la déception ou le dépit dans le regard de Brom Ode'Bahalmarche. Il avait pris trop d’importance dans sa vie et son esprit pour qu’elle puisse mettre cela en danger. Il n’était pas temps de fouiller tout cela plus profondément mais nul doute que cela reviendrait en son esprit plus tard lorsque son emploi du temps le lui permettrait.

Pour l’heure, un défi se présentait à elles. Un défi ! Tout ce qu’elle aimait mais là, la réussite semblait peu probable. Cela ne l’empêcha pas de faire de son mieux. Elle regarda dans la direction désignée par sa guide comme si elle pouvait apercevoir le corps de garde fondu dans la paroi mais c’est peine perdue. Il n’y a plus qu’à se lancer. La première partie n’est pas trop compliqué, les ombres sont assez nombreuses pour que la rouquine s’y glisse en usant de l’essence divine, mais la sensation de rejet est assez familière pour qu’elle comprenne que le passage qui arrive est truffé d’intras. Elle est expulsée de l’ombre. Le renfoncement rejoint par sa guide semble la seule échappatoire, mais elle se doute que si la magie a été chassée d’ici c’est pour mieux intercepter les clandestins. Et le verdict tombe bien vite même si elle ne comprend pas l’Arganathien.

*Il doit bien y avoir un moyen de passer tout de même !
_ Il faudrait pour cela anticiper la fin de la zone de magie…*


Elle se tourne vers Tyka après qu’elle ait répondu aux gardiens.

« Tu y as sans doute déjà pensé, mais il doit y avoir moyen de tromper ces gardes non ? Je ne sais pas, se couvrir d’une étoffe imitant le milieu ou s’habiller dans les mêmes motifs et couleurs non ? »

Elle regarde autour d’elles. La roche pourrait être assez bien imitée. Evidement cela dépend de l’acuité visuelle et de la vigilance des gardes. Elle lève les yeux vers le nid d’aigle car c’est bien à une aire rapace que fait penser le poste d’observation. Si rien ne peut leur être caché, les tromper autrement que par la magie semble être la seule solution. Reste à savoir si cela serait réalisable… En son for intérieur, elle se persuade que cela doit être possible…

Mais pour l’heure, il reste le reste de la montagne à gravir et rien n’indique que ce sera une partie de plaisir bien au contraire. Les deux femmes bien entraînées devraient en venir à bout mais non sans quelque fatigue. La Ladrini emboite bien vite le pas de sa compagne d’ascension et fait un signe de la tête en direction des gardes qui ont mérité la confiance du duché. Tyka continue ses explications en continuant sa progression et la belle opine du bonnet pour signifier tantôt son accord tantôt sa compréhension. Une chose est sûre. Elle est loin d’être certaine de parvenir à tromper la vigilance du poste de garde. Elle a bien quelques pistes de réflexion à explorer mais comme elle ne compte pas, dans l’immédiat, tenter quoi que ce soit d’hostile contre Arganath, elle remet à plus tard l’occasion de les approfondir.

*C’est tout de même un joli défi, juste pour le plaisir.
_ Plaisir qui pourrait nous couter la vie.
_ Pas si nous le faisons en compagnie autorisée… Avec Tyka par exemple.
_ Et puis ça pourrait rendre service au Duc de lui indiquer le point faible de sa défense…
_ Ca ne laisserait pas beaucoup de place au hasard…*


Le hasard justement. Elle non plus n’avait pas l’habitude de laisser ce paramètre gâcher ce qu’elle avait à faire et si en effet, les armes de la dawns llafn pouvait leur éviter de se faire agresser par une bestiole, Elië leur en serait très reconnaissante.

« Sinon, il y a d’autres potes de garde sur la paroi ? Et en haut pas de sentinelle ? Pas d’autres voies d’accès au sommet ? Une surveillance vers le haut ? »

Elle avait beau s’être dit qu’elle pouvait bien attendre plus tard pour se pencher sur le « défi de la montagne au dessus des jardins », les questions arrivaient sans qu’elle ne doive les convoquer. Décidément cela lui titillait l’esprit plus qu’elle n’aurait voulu l’admettre.

*Non pas de place au hasard car rien ici ne lui en laisse la moindre parcelle. Il faut vraiment penser à la faille, à l’angle d’attaque non envisagé…*

Pour le moment ni la faim ni la soif ne la tenaillait et elle loua l’entrainement sans concession qu’elle subissait depuis qu’elle était Prentis y Dervish, entrainement qui avait accru sa résistance et son endurance.

« Ta famille doit être fière de toi non ? »


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 21 Aoû - 16:05

    Et voilà sweety à répondu, le genre de réponse qui coule format petit ruisseau gazouillant, c’est chiant, ça te donne l’impression de raconter des pâtés. M’enfin passons aux choses sérieuses et revenons en à nos joyeux moutons, ou plutôt cabri même. Nos deux joyeuses fée, mais si elles ont un coté petite fée dans l’insouciance du fait que l’une est une assassinne qui joue de ses charmes et l’autres un guerrière qui a vouer sa vie aux armes et à son Duc. Si ça donne pas un coté fée ça qu’est ce qui le donne ? Nos deux joyeuses fée berseker disais-je voletait de roché en roché le long d’une pente qui semblait ne pas vouloir en finir et qui a vue d’œil continuait gaîment à faire de même tout du long de la monté.

    Alors donc que la plus gynoïde des deux prenait la tête elle continuait à balancer sa poussière de fée et bien sur à parler chiffons :


    -“Bah on est juste une armée entrainé, et puis il y a dans notre pays une sorte de culte des armes, mais pas de l’arme pour tuer comme en Phelgras, de l’arme noble, le gamin quelque soit son sexe à une arme à lui, et il apprend à la manier à l’école. Et son rêve ce n’est pas d’être prince ou princesse, c’est d’être dans la première. Donc forcement personne ne nous bâtera, encore moins ici, et même en surnombre. Et je te vois venir, quelqu’un pourra bien essayer autant qu’il voudra, ces montagnes son notre gruyère, au pire on repartira de là où on est venu, un tribut de brigand prêt à fonder un empire. Et croit moi personne ne veut qu’on devienne une tribu de brigand…

    Pour la surveillance tu vas le voir au fur et a mesure de la monté. Il y en a trois sur la monté, pas d’autres chemin praticable, en pratique j’en connais un autre mais il faut trois jours et tu dois passé par une crête bien plus surveiller que ça …
    Sur les trois il y en a une qui regarde aussi le sommet, mais personne sur le sommet parce que de là-haut on voit les jardins, et ça ne se fait pas d’observer les jardins, le palais est très surveiller et il y a des zones où on n’a pas le droit de regard, genre les quartiers de Brom, ou ceux des membres des MangesCoeurs. Donc on ne restera pas longtemps là haut, mais bon on arrivera pour le repas de midi, donc on ne devrait embêter personne.

    Quand à essayer … Oui j’ai essayé tout ce que je connaissais, les vêtements les plus tordu les plus adapté, pas moyen de faire quelque chose, si il suffisait de rester immobile je pourrais mais le problème c’est qu’il faut avancer sur la piste. Donc nop encore jamais réussit, et pourtant je fais parti de leur entrainement donc j’ai essayé toutes les ruses que je connaissais tu sais. Et j’en connais pas mal j’ai fait ton travail quelques années.”


    Alors elle continua gaîment sa monté voletante vers les sommets. Les deux autres postes de gardes furent du même acalbie, un nid d’aigle planquer mais d’où l’on voit bien avec une petite grotte derrière dans laquelle on semblait pouvoir tenir un siège. Puis au bout de longues heures de monté où la joyeuse fée papotte parlotte de tout et de rien, elles arrivèrent au sommet …
    Et quel sommet ?! Un foutu crête qui se finit sur une falaise descendant tout droit sur les quartiers de Brom, là bas en bas le Palais semble tout petit et des myriades de tours invisible au premier coup d’œil se découvrent. Il monte vers le ciel en des centaines d’endroits, des ponts entre les tours invisible du bas se font voir, des reflets découvres certain entièrement en verre… Et les murailles, des centaines qui découpe des quartiers qui délimite des passages, qui semble faire de la ville un véritable labyrinthe travailler pour qu’un étranger ne puisse pas aller d’un endroit à un autre comme il le veut. Certaines bloques juste des rue pour le plaisir semble-t-il …
    Un dédalle immonde de traboule généré par un esprit pervers. Aucune sente si ce n’est les rues principales ne semblent exemptes de ces choses posé là pour le plaisir du gamin qui avait des moules pour faire des pâtés de sable de mur … Et il s’en est donné à cœur joie. Tout autant que les postes de surveillance.
    Là en bas, les marchants et les étrangers qui sont confiné dans les rues principales de ne rendent pas compte de ce dans quoi il s’engage, mais la moindre petite chose, le moindre insecte qui sort est facilement repérable par son comportement.
    Puis on remarque à force de regarder plusieurs groupes aux couleurs de la première qui semble jouer à vivre dans un animé, ils passent de toits en toits avec la discrétion d’un groupe d’araignées en chasse. Il est difficile de dire plus sur eux mais quelque chose dans leur comportement raconterais qu’ils auraient deux épées et jouerais à ce jeu toute leur vie. Car certain toits semble prévu pour alors qu’on voit bien que comme pour les routes au sol certaines voix de toits qui semble avoir été prévu sont truqué et piéger, là la maison à un cours qu’on ne verrait qu’au dernier moment dans une poursuite …

    Quand au palais, il est dure d’en suivre les contours et les méandres sans guide visuelle … Au coté de la fée line, la fée papotte attend qu’elle ai finit de bavé et pose la première question en sortant le casse croute et en s’asseyant au bord de la falaise, contente d’elle.




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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 22 Aoû - 20:10

A chaque pas, Elië pensait  à son maître en se demandant s’il serait  satisfait de ses appuis. De son côté, elle parvenait sans peine à suivre sa guide et se satisfaisait de sa course en montagne pour le moment.  En effet, s’il y avait fait c’était bien l’entrainement acharné qui leur donnait cette allure délié malgré la raideur et la longueur de la pente. La rouquine en trouvait une motivation accrue, car comment dénigrer un travail qui porte ses fruits ? Au contraire, il s’entretien lui-même sans qu’elle n’ait à faire d’effort. Elle se demandait comment sa guide prenait les séances d’entraînement. Toujours comme un jeu comme tout ce qu’elle faisait ou comme quelque chose de plus sérieux ? Nouvelles questions qui lui apporterait sans doute des réponses naturelles et pourtant si éloignées de ce à quoi elle s’attendait comme à chaque fois. Elle essayait d’anticiper les réponses de sa compagne d’escapade_ si elle était capable de le faire elle ne les poserait pas_ mais se trouvais toujours un peu déroutée par des explications complètement logiques mais tellement teintées de la culture Arganathienne qu’elle ne commençait qu’à découvrir. La base en était simple en apparence et pourtant, il lui semblait que ce peuple était des plus surprenant que l’on pouvait apprendre tout ce qu'il y a savoir sur leurs coutumes en un mois cependant au bout 10 ans, il pourrait encore surprendre... D’ailleurs les nouvelles réponses de Tyka allaient bien dans ce sens. Certaines choses rejoignaient de très près ce que lui avait déjà raconté le Dervish mais elle ne parvenait pas encore à les comprendre dans le sens où certaines choses venaient dans un ordre différent de ce qu’elle envisageait de son côté. Cependant elle se garda bien de faire part de ces dernières pensées de peur de froisser sa guide qui se montrait toujours désireuse de lui montrer et de lui expliquer tout ce qu’elle pouvait. Seul donc son esprit était agité de réserves.

*L’amour des armes pour l’amour des armes ?
_ Pas pour tuer ?
_ Nous voici bien déroutées ma toute belle !
_ Une arme sert à tuer quoi qu’on en dise…
_ Noble ?
_ Oui, comme un bel objet conçu et fabriqué avec toute l’âme de son créateur de talent…
_ Tous les Arganathiens peuvent-ils s’offrir de tels objets ?
_ Si tous les artisans sont des ouvriers d’exception pourquoi pas ?
_ Ce serait tout comme l’ébéniste qui chérit sa gouge favorite, le peintre qui préfère le pinceau qui donne vie à sa main ?
_ Sans doute…*


Par contre elle concevait bien l’esprit de résistance et la difficulté de conquérir ces terres s’il en prenait l’envie  un quelconque envahisseur. Et pourtant elle ne se sentait pas du tout patriote, c’était à peine si elle avait fait attention au nom de la cité lorsqu’elle avait choisi son hôte et son lieu de naissance et d’installation. Cependant la volonté farouche de préserver son identité et sa liberté que Tyka exprimait à sa façon lui parlait plus qu’elle n’aurait pu le croire. Elle imaginait assez bien la défense acharnée de la cité et un repli si nécessaire au cas où les choses devenaient désespérées. Elle voyait les guerriers laisser leur rage alimenter leur plan de guérilla et de harcèlement, les guerriers descendre des montagnes pour reprendre ce qu’on leur avait volé. Elle n’était pas guerrière mais elle comprenait qu’on soit impitoyable avec l’ennemi de sa liberté. Elle sourit en pensant à sa guide dans la résistance.

« Tyka brigande sauvage !? Très peu pour moi ! »


Si elle connaissait le pays et ses ennemis comme elle connaissait les défenses de la cité et du manoir, tout cela allié au danger de ses sabres, elle serait forcément une ennemie redoutable pour un envahisseur, par séquence elle s’amusait à imiter les déplacements de la jolie Arganathienne, le rythme de ses pas, son amplitude, ses prises d’appui…

La montée se poursuivait avec la matinée et la rouquine pouvait vérifier l’exactitude des informations de sa guide. Le poste de garde tourné vers le sommet l’impressionna au plus haut point pas aisé de construire à flanc de montagne quelque chose qui permette de surveiller au dessus. Un promontoire plus découpé que les autres vers le vide avait été mis judicieusement mis à profit et les ouvertures très bien orientées.

« Qui est donc votre architecte militaire ? Ne me dis pas que c’est aussi le Duc ? »

*C’est donc pour ça que tu es devenue si dangereuse !
_ Ca ne veut pas dire qu’elle tout essayée
_ Nous reste plus qu’à envisager un moyen statique de traverser. Une sorte de paravent de camouflage qui protègerait des regards du dessus.
_ Le problème serait de la mettre en place. On peut imaginer de le rendre pliable et léger mais sa mise en place serait déjà un mouvement repérable. A moins que les mouvements recherchés soient ceux du sens de la piste et que la mise en pace se fasse perpendiculairement…
_ Ou alors…*


Une idée un peu folle venait de germer dans son esprit mais il n’était plus temps de se pencher sur l’affaire. Elle aurait tout le temps d’y penser plus tard. Pour le moment, elles avaient une montagne à gravir avant la pose de midi.

« Admettons que quelqu’un prenne ton apparence pour berner les gardes, je suppose que vous avez prévu des signes qui te distinguent pour éviter les bévues non ? Multiplié par le nombre de guerriers au sens large susceptible de passer par ici cela fait beaucoup d’informations à connaître. Sauf s’il s’agit d’un simple mot de passe… »

Si elle avait réussi à taire sa précédente idée, celle-ci avait surgi naturellement sur ses lèvres et elle pensait aux pas des seconds de la forge de son maître…

Finalement elles parvinrent au but de leur escapade et la Ladrini laissa le vent jouer avec son visage et ses cheveux, le sourire aux lèvres et les yeux admiratifs. Admiratifs tout d’abords de la vue en général et puis petit à petit de tous les petits détails que lui montrait sa guide et qui révélait le caractère prévoyant et ingénieux de ce peuple de guerriers mais aussi d’esprits créatifs. Comme une chatte aux aguets (fée Line) à la sortie d’un trou de souris ou d’un rapace prêt à fondre sur sa proie elle s’était accroupie au bord du vide scrutant la cité et ses trésors. Les yeux éblouis et toujours perdus dans les dédales de la cité elle demanda moitié riante :

« Il faudra que tu me donnes un plan de la ville pour le jour où j’y serai lâchée sans toi. »

Elle savait que ce n’était pas demain la veille, mais c’était manière d’avouer la gageure de représenter le fait de déambuler dans les différents quartiers.

« Je comprends mieux la difficulté de votre envahisseur de prendre la cité… »

*Je comprends aussi que les assassins ne sont pas légion à se risquer ici. Bon sang ! Autant aller directement voir une patrouille et lui demander la permission de s’attaquer à sa cible !
_ Oui mais quel beau défi ma beauté !
_ Tout le monde à son point faible…*


Elle se redresse enfin lentement après avoir essayé de prendre toute la mesure de l’esprit paranoïaque qui a agencé cette cité. C’est un démon qui craint pourtant les attaques. Elle repense aux dires de son maître puis de sa guide. Il craint sans doute pour eux, plus pour son peuple plus que pour lui, mais peut être aussi pour son pouvoir, sur la terre et sur les gens, pour la rouquine qui garde en elle une partie de son scepticisme. Elle reste sans voix et évalue les autres voies d’accès. Comme l’avait prévenue la dawns llafn, pas question d’envisager de les emprunter sans équipement d’escalade, à mois de vouloir se rompre les os. Lorsqu’elle se retourne vers Tyka, elle est déjà prête à attaquer leur en-cas. La Ladrini s’assoit à côté d’elle sans plus goûter que la beauté du panorama. Tandis qu’elle reçoit de quoi se sustenter de Tyka elle soupire d’aise.

« Un bien beau pays que ton pays… »


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 28 Aoû - 15:28

    La vie est tellement plus belle quand on est pépère posé en haut d’une falaise immense donnant sur la ville, une espèce de panorama digne des rêves de gosses, un truc à faire bavé un peintre sur sa tablette et accélérer le rythme cardiaque d’un sportif de haut niveau. Notre poire elle, avait donné à la petite demoiselle qui fait souvent le même effet que le paysage sur les êtres aux alentours mais permet en plus de faire tombé des gens qui se prennent les pieds dans un truc en voulant la suivre du regard, et vous qui cherchiez un super pouvoir ?!
    Un casse croute digne d’un … Militaire, mais un militaire de haut rang, et un militaire de haut rang Arghannien. Il y avait divers choses dedans, et même si elle lui avait donné le paquet en entier juste après l’avoir ouvert et sans vraiment plus d’explication, certaines semblait vraiment étonnantes alors que ‘autres était plus simple à reconnaitre.

    Nous avions donc au menu cinq étoiles du restaurant posé au dessus du monde avec vue sur la ville et pied dans la falaise, diverses viandes séchés en lanière et fumé sous la même présentation. C’était un assortiment de gout raffiné pour ceux qui ne connaissent pas, un plaisir fin des sens pour tous ceux qui viennent de temps en temps en Arghanat, et la normalité pour les autres… Ceci était accompagné de divers gâteaux de farines tout aussi varié, allant du blé classique au sorgho en passant bien entendu par la châtaigne pour certaines des galettes sucré. Dans la chose on y retrouvait des fruits et des légumes plus ou moins sécher et travailler, et parfois même un gout de fromage. Enfin venais les choses plus étonnantes, la première ressemblait à un long bâtonnais, ou plutôt à une petite buche de chauffage au niveau de la taille, plus ou moins moue, dans un boyau. Il n’avait que l’odeur des épices qu’on devinait dedans et un relent suintant qui ne voulait en aucun cas s’en détaché. C’était pour ceux qui connaissent un met qu’on ne trouve que dans les montagnes et les pays froids, un saucisse de gras, composé à plus de quatre-vingt quinze pourcent de gras, ici aromatisé et traité aux épices pour passé un peux outre ce gout tellement sans intérêt qu’il en devient immonde à force de bouché. Parmi les autres on trouvait des poissons fumé, de compressions de légumes sécher et frits et divers autres choses qui permettait à ce repas de compté plus d’une douzaine de mets différents.
    Notre fée parlotte préféré elle avait réduit un peux sur le flot de paroles pour manger tranquillement échangeant la première gourde avec son hôte, et ici on ne parle pas d’elle-même mais d’un récipient qui transporte de l’eau !

    La gourde donc, put en profité pour répondre aux questions de la petite demoiselle qui avait attiré l’attention du Dervish :


    “Bein si pourquoi ? En pratique il n’est pas tout seul mais les architectes refont des maquettes des quartiers où ils travails, voir parfois des maquettes de la ville entière, on raconte qu’il y en a une dans les souterrains du château pour que le Duc puisse voir la ville et donné son avis dessus ! Mais au final c’est toujours lui qui a le dernier mot dans toutes les choses où il s’implique, c’est notre Khan pas un imbécile qui n’y connait rien.
    Bah, premièrement il n’y a pas grand monde qui est autorisé à venir ici, pour ainsi dire il n’y a même personne à par moi et quelques autres personnes alors ils peuvent bien faire un effort les gardes … Mais oui on a plus en plus des mots et des signes de passes, dans ce que je lui ai répondu tout à l’heure il y a le mot de passe mais comme tu ne comprend pas la langue et qu’a la sonorité pour toi je suis sur qu’un mots en vaux souvent un autre … Et puis c’est le cas de tout les étranger, on est plutôt tranquille. Pour d’autres endroits il y a aussi des façons de s’habillé une broche qui doit être à un endroit précis où on ne la met que pour passer là bas … Ce genre de choses et codes faciles à mettre en place et pas bien dure à retenir.

    Hé hé pour les plans je pense que tu ira te gratté, faut que tu demande à ton maitre, moi je n’ai déjà jamais eut le droit de les regarder en dehors des salles de formations alors en avoir une copie … Pfiouu hors de question, a part une copie officiel mais bon. Et puis si tu te perds quelqu’un de ramènera, promis je viendrai te sortir rapidement des prisons ! Suffira que tu me fasses demander.
    Mais ce n’est pas un bien beau pays, c’est juste le plus beau des pays. Je comprends pas comment des gens peuvent être heureux de vivre ailleurs, ils ne doivent pas connaitre ici … Ou en avoir peur … Mais j’aime bien quand ils en ont peur !”


    Elle sourit et regarde les gens se balader sur le dol lointain, fourmi tous à leur place …



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Jeu 1 Sep - 12:42

Lentement, elle trancha de ses incisives éclatantes une lanière de viande fumée et se laissa envahir par le parfum du bois qui avait servi à lui donner ses arômes supplémentaire. Mais c’était la chair elle-même qui mobilisait le plus ses sens. Les artisans n’avaient pas confondu fumée et desséchée et la fibre était encore chargé d’un savoureux moelleux et les parfums des pâturages montagnards s’exhalaient comme à travers le vent qui descend des sommets vers les villages. L’appétit ouvert par le course jusqu’à ce sommet dominant le cité, elle prenait tout de même le temps de savourer chaque bouchée fermant de temps à autre les yeux, les yeux de plaisir, pieds pendant dans le vide la falaise. Le repos bien mérité des grimpeuses dans un cadre magnifique autour d’une collation royale, enfin la plus royale qu’un militaire pouvait espérer. Les yeux perdus dans le vide et voyageant comme un rapace des nuées azur du ciel jusque dans un piqué vertigineux au ras des jardins ducaux et des toits de la ville, elle laissa comme adressé à personne ses réflexions franchir le seuil de sa bouche gourmande.

« Tu m’étonnes que le rêve de tout un chacun chez toi soit de finir membre de la première ! Rien que  les rations peuvent devenir une motivation. Mais tu vas me dire que tout le monde mange au moins aussi bien en Arganath non ? »

Il faudrait qu’elle apprenne à voler pour profiter encore mieux des reliefs des montagnes, jouer avec les vents de pente et planer entre les faitières, flèches et dômes de la cité.

*Voler ? En voilà une solution si on évite de se faire tirer par les archers… D’ailleurs…*

Elle reprit une bande rouge sombre de viande séchée. Si elle picorait un fruit sec de temps à autre, c’était pour assaisonner le reste du repas d’un contraste sucré  car sa préférence allait bien évidemment à la nourriture carnée et en connaisseuse, elle appréciait la variété des préparations et des aromes.
La plus grande difficulté était pour elle de profiter de l’instant présent sans se laisser accaparer par son esprit en ébullition.

« Lam’ qui peut surgir de nulle part ne doit pas se priver d’apparaître ici lorsqu’il le souhaite non ?"

Elle fit rouler du bout du doigt l’étrange rouleau clair et suintant qui accompagnait les autres mets. Celui-ci à vrai dire ne la tentait guère, son aspect et sa consistance n’avait rien de très engageant. Rien des rouges variés de la chair, rien de la fermeté des fibres musculaires parfois persillées. Cependant, sa curiosité n’aurait su se satisfaire de cette simple approche. Elle saisit la molle  buchette entre le pouce et l’index à juste un ou deux centimètre de son extrémité avant de porter cette dernière à ses dents et d’en détacher sans élan un petit bouchée. Le gras se répandit aussitôt dans sa bouche et malgré les parfums capiteux qui l’accompagnaient, elle la vilaine impression d’une substance refusant sa bouche autant que celle-ci la repoussait. Elle ne parvint qu’en partie à maîtriser un plissement de lèvres et de narines, déjà navrée d’avoir sans doute blessé sa compagne du jour. Elle fit un effort pour déglutir avant de reposer le boudin adipeux sur son emballage d’origine

« Je suis désolée. Je comprends bien l’intérêt d’un tel… aliment, mais là… Je ne veux pas me montrer difficile… Sans doute durant l’entrainement dans la montagne le serai-je moins… Mais là… Encore navrée. »

Elle était déjà persuadée d’avoir commis un impair et se demandait comment le réparer. La gourde en cet instant n’avait la forme d’une poire… Elle tendit la main vers la petite nourrice de cuir pour se désaltérer et chasser les dernières impressions huileuses. Elle cherchait, alors que le frais liquide glissait en elle irisant sa douce fraicheur, un moyen de se faire pardonner mais Tyka avait déjà entamé les explications à  ses premières interrogations sans laisser paraître de mécontentement. Son chauvinisme arganathien ne semblait pas avoir été froissé, et la rouquine s’attendait alors à être raillée comme une étrangère qui n’y connaissait rien et elle s’y résignait consciente de son manque de savoir vivre en la circonstance.
Le principal de toute façon était de ne pas perdre une miette des éclaircissements de la guide, on verrait ensuite pour ce qui était de l’humiliation qui l’attendait.

De son côté, les nouvelles compétences du Duc avaient pour elle quelque chose d’agaçant. Il pouvait être aveugle et grand guerrier. Grand stratège allait de pair. Gouvernant éclairé pourquoi pas.

*Mais y a-t-il une fonction qu’il n’est pas apte à remplir ? Architecte maintenant !
_ Chut ! Une gaffe par jour est bien suffisante !
_ Notre Khan ! Notre Kahn !...*

« Quand tu dis puisse voir je comprends qu’il s’agit d’une immense maquette qu’il peut palper… »


Elle s’arrêta là. Ignorant comment serait reçu une allusion plus précise à la cécité du Duc, elle décida de ne pas accumuler les raisons de se fâcher avec la parfaite guide qu’elle avait la chance d’avoir.

Pour ce qui était des petites mesures de sécurité et de reconnaissance, elle se félicitait d’avoir assez bien préjugé de ce qui était mise en place. Rien de bien exceptionnel mais toujours efficace, nécessitant d’avoir quelqu’un dans la place pour le déjouer ou d’avoir beaucoup de temps d’observation préalable et d’être rompu aux traditions du cru… De quoi en décourager ou d’en démasquer plus d’un…

Pas de plan ? Elle sourit amusée. Elle se doutait bien qu’elle ne pouvait pas demander les plans de la cité comme ça, même en étant Dervish Prentis et sa remarque précédente n’était qu’une boutade. Quant-à finir en prison. Très peu pour elle-même en une sorte de visite qui n’engagerait à rien dans le cas présent comme étrangère égarée, elle avait horreur de cette perspective. Elle ne saurait jamais si c’était le souvenir fragile d’une certaine jarre ou alors l’amour des Sindarins pour les espaces libres, mais outre sa liberté de penser sa liberté de mouvement lui tenait fort à cœur. Elle pourrait sans doute supporter des enfermements réduits et disserter sur cette horreur de la geôle sous toutes ses formes, mais ce serait avec le plus grand déplaisir qu’elle sentirait des murs ou des grilles autour d’elle. Il y avait quelques semaines de cela elle avait expérimenté la chaîne dans des souterrains pour parvenir  enfin à rencontrer le Maître d’ailleurs et si elle avait fait contre mauvaise fortune bon cœur se pliant à la nécessité, elle n’avait gardé ce souvenir comme l’expérience la plus agréable de sa courte vie. Mais elle se laissait là égarer par des pensées et ne voulait pas manquer la suite des paroles de sa guide, même si elles étaient somme toute sans surprise.

Elle ne les avait pas provoquées à dessein, mais les entendant elle aurait pu les imaginer. Il était facile d’admettre qu’elle ressente une certaine fierté à la peur que pouvait imposer le duché et puis celle-ci était très dissuasive supposait-elle pour éviter es conflits armés. Si tu veux la paix, prépare la guerre… Quant-à l’amour de sa patrie elle ne l’avait jamais vraiment expérimenté elle-même mais elle avait en elle les souvenirs nostalgiques de la rouquine Sindarine qui s’était on ne peut mieux adaptée à la cité terrane dans laquelle elle vivait mais qui n’avait jamais pu oublier Canopée et la contrée qui l’abritait. Pour elle aussi c’était juste le plus beau des pays. La Sylimée sourit légèrement tristement à Tyka.

« Je comprends ce que tu veux dire. Il est tout naturel d’être épris de son pays natal. C’est le cas sans doute de tous les gens qui rampent en ce monde… »

Elle prit un dernier doigt de viande séchée qui préservait mieux çà son goût les aromes carnés que les préparations fumées et le dégusta en laissant son regard accompagner celui de sa compagne d’escapade. Bientôt il faudrait rentrer et elle devrait supporter l’ »enfermement du palais qui lui ferait sans doute l’impression d’une cage dorée après cette sortie au grand air, à tutoyer les ciel comme un aigle au dessus de la montagne dont le seul soucis est de laisser le vent caresser son plumage


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Jeu 1 Sep - 15:39

    Elle sourit les pieds ballottent dans le vide comme une gamine qui s’amuse à montré à sa BFF qu’elle pourrait tuer demain sans vraiment avoir d’une raison et réponds à toutes les questions :

    -“Holà pour la bouffe ça serait mentire, les rations de la Première sont les meilleurs, il n’y a que les rations des MangeCoeurs qui les dépassent mais elles sont préparé dans la cuisine du Duc alors, pfiouch pas moyen d’en avoir. Après ça reste des rations hein … Mais comme les spécialités d’ici c’est surtout la viande, et fumé … Ca reste un des plats les plus typiques et les meilleurs que tu peux manger dans le coin … Je crois même que les gens qui viennent du dehors considère que les gâteaux là, c’est aussi une spécialité du coin. On doit êtres des spécialistes des rations ! Ou alors des spécialiste des militaires, vas savoir … Mais oui ça joue, ici, après se battre, ce que les gens aiment le plus c’est manger. Alors forcement la première mange et se bat.

    Lam’ ? Je ne l’est jamais vue monter … Ce n’est pas pour autant qu’il ne le fait pas, mais je ne peux pas te le promettre … Mais je crois que vue la quantité d’intra dans cette montagne il monte à pied comme tout le monde. Et puis un peu d’entrainement ça fait pas de mal.”


    Elle explose de rire à la gueule de gamine à qui l’on a encore fait manger des épinard caché dans quelque chose de sa BFF du moment, puis elle met un peux de temps à se maitrisé et essaye de répondre tant bien que mal au début.

    “Ca fait parti des rations … Mais j’ai jamais vue un étranger capable d’en manger ! Il faut avoir vécu l’hiver rude pour en savoir l’importance, ou les montagnes, il parait que les paysans qui viennent du nord en mangent aussi. Tu verrais la gueule des gamins des plaines la première fois qu’ils en mangent, et la tienne ! Pareille sauf que toi tu fais semblant d’être polie !

    Pfiouu … J’adore ta tête quand tu pense avoir fait une bêtise !

    Oui il faut qu’il touche pour voir, vu qu’il ne voit pas … Ca lui permet de donné son avis, c’est un stratège, un militaire, alors le genre de choses qui fait que la ville est juste imprenables c’est lui qui les à sorti. Je suis certaine que tu vois l’idée.

    Si tu n’as pas d’autres questions on va descendre alors. C’est moins long en deux heures on sera en bas. Mais d’abord il faut que je fasse un truc, quelque chose de super important …
    C’est juste le meilleur coin au monde pour faire la sieste ! Juste trente petite minutes, tu m’accompagne ou tu regarde la ville ?”


    Elle se pose sur la pente invisible d’en bas mais bien visible du nid d’aigle qui n’y attache aucune importance. Mais comme tout est visible du nid d’aigle l’histoire deviens plus complexe quand on veut l’évité et puis elle ferme les yeux son sourire figé sur les lèvres.

    Régler comme un coucou Arghanatien elle se réveille trente minutes plus tard précisément, s’étire et se redresse, puis remet son sac et se prépare à une descente sans souci vers le palais.



    En descendant elle raconte a sa compagne tout et rien, les plantes qui poussent ici, surtout les comestibles, celles qui servent à aromatisé les plats et celles qui ont des vagues propriétés médicinales.

    Rapidement elles arrivent dans la fraicheur feutrée un palais du Khan et repassant par la même salle la pipelette pose ses armes et son sac à dos puis continue dans les couloirs avant d’arriver devant une immense porte. Elle n’a pas attaché d’importances aux tableaux ni aux divers décorations, à montré deux trois portes en racontant qu’elles étaient piégé sans vraiment dire pourquoi ni comment mais dans un soupire de bois elle pousse la porte qui s’ouvre et dévoile une bibliothèque immense ouverte sur un puits centrale qui montre trois étages. Elle pullule de monde, des gens de tous milieux et pour cause l’une des portes du puits est ouverte et donne sur l’extérieur.


    -“La bibliothèque du Palais, tout le monde à le droit d’y venir, le rez-de-chaussée est en grande partie autoriser aux étranger, à partir du premier tu ne trouve plus aucun livre dans une autre langue que la notre, le troisième est réserver aux gens du Khan.
    Bien venue demoiselle Elië !”


    Des meubles en bois, de la lumière, des fauteuils confortables, des gens au couleur d’Arghanat avec un petit livre broché sur la poitrine pour diriger les gens, des livres relier de cuire, et surtout une accessibilité pour tous. La bibliothèque d’Arghanat ouvrait ses portes.

    “Tu veux quelque chose ?”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 3 Sep - 12:17

Echange de sourire sur la falaise. Menace et promesse gourmande, le temps qu’un esprit passe dans la chaleur du sommet. Les insectes tout en bas semblent avoir arrêté leur balai dans la fourmilière construite pour leur protection et leur contrôle. Car la rouquine aux lèvres libertine en est certaine la sécurité d’un peuple croit avec la privation de ses libertés. Elles sont bien loin les hordes de brigands barbares, maintenant savamment domestiqué par un Duc idolâtré. Mais elle garde cette pensée pour elle. La poire semble bien plus attachée à l’action qu’aux palabres d’une philosophie de taverne. En effet, si elle a été jadis dans une lointaine vie de Sindarine nourrie des plus grands penseurs, la Syliméa se complait depuis trop longtemps dans un épicurisme égoïste pour encore maîtriser des concepts trop fins. Elle préfère se centrer sur les explications de sa guide. Elles sont tout à la fois précises et en même temps laissent la place à l’imagination de l’étrangère. C’est sans doute le jeu aux règles non négociables auxquelles elle doit se plier. La meilleure volonté du monde pour lui être agréable tout en préservant le part de mystère des secrets essentiels dont dépend le bon fonctionnement du duché.

Pour les rations peu de secrets défense. Il ne s’agit ici que de nourrir les troupes en marquant tout de même la hiérarchie entre les corps de l’armée. Les manges-cœurs ! Comme l’image du Duc, leurs silhouettes traversent comme une obsession l’imaginaire de la Ladrini. Tantôt massifs comme son maître tantôt presque immatériel comme Lam’, c’est surtout le rapport qu’ils entretiennent avec la mort et le Duc qui la fascine. De quel rituel ancestral se nourrit leur nom ?
Sa nature carnassière imagine assez bien la délectation de plonger ses mains dans la poitrine des vaincus et ses dents dans le myocarde encore chaud, le fluide auparavant vital se rependant dans la bouche  débordant peut être sur le menton et le long du cou… Est-ce là la part de barbarie que le Duc leur concède afin de se les attacher ou participe-t-elle au lien mystérieux qui les attache à sa personne ? Pourquoi son image vient-elle toujours tout gâcher ?
Impassible, elle manie ses pensées contradictoires derrière un sincère sourire car elle apprécie vraiment sa guide dont elle ne laisse perdre aucune parole. Elles chantent les choses simples et les certitudes reposantes qui guident sa vie et son peuple. Dans le fond elle est sa clé pour comprendre Arganath et elle devrait s’en contenter. La guerre et la nourriture. Prendre des vies et partager ce qui la prolonge jour après jour. Et si ce n’était pas plus compliqué que cela ? De son côté elle pourrait se définir par tuer et jouir : prendre la vie et s’en repaître temps qu’elle ne la quitte pas. Prendre la vie non par férocité même si parfois elle le faisait d’une façon un peu cruelle mais juste pour le plaisir esthétique de voir le sang quitter un corps en même temps que le regard se ternit. Filet sombre et sensuel sur une peau, tâche qui s’élargie dans les fibres d’une vêture dérisoire ou encore cascade sombre qui épuise un cœur affolé et horrifie un regard moribond. Quant-à jouir, il serait trop long d’énumérer tout ce que la vie peut apporter comme source de plaisir. Ceux de la Sindarine éduquée et cultivée mais aussi ceux de la Syliméa plus sauvage…

*Chère Tyka ! Ton maître peut être fier de toi.*

Elle sourit à tout le doute que la simple réponse sur l’assassin du duché est capable de semer dans son esprit.

*Tant d’intra que cela ? Quelle fortune a été ici dépensée pour assurer l’inviolabilité du site ? Quel bluff tisses-tu pour me décourager au cas où j’aurais de vilains projets ?*

Elle essaie alors de faire le point sur ce qu’elle sait de cette montagne, bastion en apparence inviolable mais qu’elle ne parvient pas à sortir de la son esprit comme défi. Elle sent les stratégies les plus folles s’échafauder mais en butte aux incertitudes laissées par l’Arganathienne. Passer inaperçue, il y aurait un gros travail de préparation pour un résultat incertain.

*Tu oublies ton idée de miroir qui reproduit brièvement l’image de la pente sur ton passage.
_ Cela reste tributzir de l’acuité visuelle du garde mais je trouvais cela assez drôle. Simple à mettre en œuvre avec un résultat à évaluer mais possible…*


Tromper par quelque ruse semble le plus pertinent, mais les précautions prises semblent laisser peu de chance. Acheter une complicité dans la place semble illusoire au vu des récits de son maître et de sa guide, même si la rouquine ne peut envisager que ces barbare comme ils semblent se définir ne puissent pas se laisser corrompre…

Le rire de Tyka la ramène au repas. Elle ne s’en offusque pas. Elle a assez d’humour pour se prêter à a moquerie sur un sujet qui au final ne prête pas à conséquence. Elle se joint à l’hilarité de la dawns llafn.

« Et pourtant, crois moi, j’adore faire des bêtises… »

Elle voudrait expliquer qu’elle a l’habitude de ne dépendre que d’elle et de se moquer de ce qu’on pense d’elle, mais qu’ici elle n’engage pas que sa réputation, mais elle devine que la guerrière l’a déjà deviné et les moment de détente sont assez rare pour qu’elle ait envie de se justifier. Et puis elle n’aimerait pas pour sa part voir la tête de Tyka si elle n’essayait plus d’être polie. Elle la devine assez susceptible pour provoquer l’irréparable en tout cas pour ses relations avec son maître dont le regard bienveillant mais implacable la suit depuis qu’elle est entrée dans les murs de la cité.

Pour ce qui est du Duc, oui elle voit l’idée. Un peu excédée, mais elle voit l’idée et à propose de bêtise, elle s’imagine se glisser dans la salle de la maquette juste pour le plaisir de changer l’agencement des quartiers et déboussoler une seconde, juste une seconde le maître des lieux au moment où il ne la reconnaîtrait pas. C’est puéril, elle le sait mais parfois elle a besoin de cet exutoire face à l’image de se personnage trop parfait comme l’élève qui imagine un professeur en pyjama pour désacraliser son image…

D’autres questions ? Elle en aurait sans doute encore des monceaux, mais la plupart ne trouveraient pas de réponses de la bouche de sa guide. Elle ose tout de même plus une requête qu’une question, enfin cela dépend de la réponse. Une question si la réponse était non, une requête dans l’éventualité où elle serait positive :

« Tu crois qu’il serait possible de passer rendre visite à un des postes de guet que nous avons passés ? Mais fais donc ta sieste, rien ne presse. Je crois que je vais encore me rassasier du paysage…»

Elle regarde la fée papote s’installer et fermer les yeux, la respiration calme et le sourire aux lèvres. Elle a parlé d’une sieste, mais la Ladrini ne jurerait pas qu’elle dorme effectivement. Elle-même est capable de feindre le sommeil. Mais ce n’a aucune importance. Elle se tourne de nouveau du côté du vide et reprend le fil de ses élucubrations sur le moyen de… Ses yeux se posent sur le nid d’aigle. Elle sait qu’elle est certainement observée et fait un petit signe de salut de la main en direction du poste de guet. Elle a un peu envie de se moquer d’elle et le sourire qu’elle adresse aux vigies est bien le reflet de cette bonne humeur.

La corruption donc… Elle en était restée là. Il faut pouvoir venir en Arganath et être au contact des bonnes personnes et ne pas être considéré comme une étrangère ce qui ne semble pas très facile. Tout le monde n’a pas la chance d’accompagner la Main de Bor.

*Abandonnons donc aussi la corruption…
_Et puis la traitrise est à double sens…
_ Nettoyer les postes de garde ? Pas la peine d’y compter, ils doivent être reliés entre eux par des télépathes ou autre dispositifs.
_ Restent alors deux options. Etre vue mais ne pas représenter un danger ou se moquer de l’alerte.
_ Si je suis un animal inoffensif je suis vue mais nullement inquiétée…
_ Un travail pour un Yorka ça ! Pas mal…
_ Ou alors tant pis pour l’alarme. Je suis assez rapide pour que les défenses ne puissent intervenir…
_ Quelle vitesse faut-il d’après toi mettre en œuvre pour rendre cela possible sans l’aide de la magie ?
_ Rabat-joie !*


Elle finit par remonter les jambes et s’allonger sur le sol au bord du vide, un bras pendant dans le vide, l’autre main posée sur le ventre et le regard perdu dans le ciel où juste un petit nuage aussi présomptueux qu’elle essaie vainement de gonfler.

Et puis Tyka se réveille et c’est la descente sur la cité et le manoir. La rouquine a eu tout le temps qu’elle voulait pour penser à une façon de pénétrer les lignes de défense de la place forte aussi n’est-elle nullement distraite pour écouter sa guide volubile et lui donne avec plaisir la réplique même si elle est bien obligée de l’admettre, elle ne peut rivaliser avec elle sur le plan du débit de parole. Elle regrette juste que l’escapade du jour soit déjà finie et en débouchant de la piste qui les avaient guidées jusqu’au sommet et les ramenait maintenant dans leur pénates, elle sentit un pincement de frustration sans doute alimenté par l’image de la cage dorée qui allait se refermer sur elle…

C’est donc un peu machinalement qu’elle suit Tyka dans les couloirs et qu’elle note les portes piégées. De toute façon, elle n’a pas le droit de se promener à sa guise dans le sein des seins alors…
La porte devant laquelle elles s’arrêtent lui est inconnue mais à l’air triomphant de la dawns llafn, elle sait qu’elle doit s’attendre à quelque chose spécial. Les yeux de la rouquine s’écarquillent de bonheur et de convoitise tandis qu’ils tentent de saisir d’un regard toute l’immensité de l’endroit. Pétrifiée de surprise et d’émerveillement, elle reste un instant interdite avant d’être entraînée par sa compagne et de prendre aussi la mesure du tourbillon de gens qui arpentent les rayons tapissés de livres de toutes sortes. Elle pénètre dans la bibliothèque tout en virant et voltant sur elle-même, les prunelles gourmandes attiré par un secteur ou un livre dans les mains d’un occupant du lieu, pour sonder les étages encore dissimulés mais tellement déjà présent grâce à l’escalier central. Elle sent l’excitation monter en elle comme si elle allait trépigner de l’impatience des enfants devant le cadeau dont ils ont si longtemps rêvé. Encore incrédule devant le présent qui lui est fait, elle enlace sa guide avant qu’elle ait pu se poser la question de se dérober à l’étreinte amicale.

« Merci ! Merci ! Merci ! Tu ne pouvais pas clore cette journée de meilleure façon. »

Et puis elle la libère un éclat de gourmandise dans les yeux.

« Si je veux quelque chose ? Comment veux-tu que je choisisse. Je veux tout savoir de votre histoire de vos coutumes, vos sciences du combat mais aussi les autres,  apprendre votre langue ou du moins à la lire, et puis monter pour savoir tout ce que vous écrivez du monde de ses mythes de vos légendes, votre Khan, le Dervish. Mais je n’aurai pas assez de toute une vie alors encore moins d’une journée ! J’ai besoin que tu me guides pour savoir par où commencer, sinon je vais sortir une banalité du genre voir le livre que vous considérez comme le plus précieux ici… »

Elle s’était entre temps dirigé au hasard sur sa droite dans un rayon qui s’avérait être consacré à la géographie et aux cartes et laissait glisser ses doigts sur les tranches des ouvrages pour la plupart volumineux dans toutes leurs dimensions, cartes et plans obligent. Elle penchait de temps en temps la tête pour déchiffre le titre ou le nom de l’auteur et le lisait à mi-voix.
Elle revint vers le centre par la section théâtre qu’elle aurait imaginée plus restreinte mais au contraire, elle regorgeait de merveilles. Cette fois elle semblait prendre l’initiative sur sa compagne qui la suivait toujours aussi empressée à lui répondre mais plus en retrait. Enfin elle arriva en « histoire et politique » et à force de fouiner elle sembla trouver ce qu’elle cherchait, deux ouvrages d’un auteur aux consonances arganatiennes, Niala Tuaced. Leur titre était aussi éloquent que minimaliste : « Le Khan » et « Le Dervish ». Elle les tendit à Tyka.

« D’après toi ? Intéressant ? »


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 5 Sep - 13:20

    Elle descend gaiment en papotant avec sa verve classique et sans limite la montagne à pic-nique et à sieste en répondant aux questions de la demoiselle :

    “Nop, je peux pas t’amener dedans, même moi j’ai pas le droit d’y rentré alors. L’armée ici est très partionné, j’ai donc le droit de t’amener seulement là où j’ai le droit d’aller et ici il faut être très haut dans … Ca doit s’appeler les Veilleurs chez vous, pour pouvoir avoir accès aux nids d’aigles. Donc aucun des trois, vas falloir que tu ne sois pas satisfaite sur cette envie là. M’enfin bon je pense que tu devrais y survivre, et si tu tiens vraiment je peux toujours demander si il y a un des veilleurs qui veut bien t’accompagner mais j’en doute, c’est l’ordre le plus secret de l’armé, trier parmi les gens sans humours … Et un Arghanniens à déjà pas des masses d’humour alors un Arghanniens sans humour ! Je te laisse imaginer ! Je dis du mal, les Veilleurs se moque encore plus des étranger que les autres !”

    Elle sourit et se laisse glisser vers le bas de pente sautant d’appuis en appuis sur le chemin difficile et raide malgré les lassais.



    Et puis pif pas pouf faille temporelle nous voilà dans la grande bibliothèque qui massacre des chatons de par sa grandeur et ferrais réfléchir Lovecraft à l’utilisation parcimonieuse du terme Cyclopéen ! Ca envoi boulé du pangolin avec élan ! C’est le genre de bibliothèque qui fait à peux près autant baver que si vous mettez Elië nue devant un groupe de Lycéen … On parle donc bien en mètre cube de bave là.

    Tyka commence par suivre la petite demoiselle puis alors qu’elle trouve les deux livres finit par ouvrir la bouche avec un sourire mis charmeur mis railleur comme si elle allait dire le plus gros secret du monde que tout le monde connait :


    “Tu es au rez-de-chaussée là, à l’étage commun, il n’y a rien qui t’intéresse ici, rien du tout, enfin si peu être les dictionnaire et des choses du genre, ici ce sont des livres que tu peux trouver ailleurs dans le monde, mais oui ça parle bien des personnes que tu crois, tu peux les empreinter si tu veux, Le Khan parle de la fonction de Khan ici en Arghanat et essaye de la définir par rapport à un Duc, j’aime pas trop son regard mais il est plutôt pas mal. Le Dervish je ne l’ai pas lut, je ne sais pas trop comment il aborde cette histoire, mais je doute qu’il n’y ai grand-chose dedans si ce n’est des exploits de guerre. Je doute d’ailleurs que tu trouve grand-chose sur ton maitre de vraiment intéressant dans cette bibliothèque si ce n’est des fait de guerre. Brom n’aime pas trop qu’on raconte sa vie…

    Mais pour ce qui est d’apprendre à lire .. Suis moi …

    Mae'r tri herwyr bach, les trois petits brigands, un comte pour enfant qui raconte la naissance du royaume. Il s’appelle aussi Y Tri lladron Little, qui veut dire la même chose, mais c’est pas le vrai titre. Tu veux toujours apprendre notre langue ? Je rigole, aller assied toi on a du travail.

    Roedd gan y tri ladron tŷ bychan yn y mynyddoedd.
    Hum … Les trios petits brigands avaient une maison dans les montagnes … A pas grand choses près.
    Maent yn byw oddi ar arian, ysbeilio, a rhyfel pobl eraill.
    Ils vivaient de l’argent des autres, de pillages et de guerre.
    Roedd y mynyddoedd yn galed, a chyn hynny roedd pedwar.
    Les montagnes étaient … Dangereuses ? Et avant ils étaient quatre.
    Yna daeth y duw sy'n cynnig cytundeb iddynt.
    Puis vint le Khan qui leur proposa un pact
    Mae eu bywydau yn erbyn eu dyfodol.
    Leur vie contre leur futur.
    Mae'r Bandit bach cyntaf chwerthin yn uchel, ac a gymerodd i fyny breichiau. Lladd y duw ef.
    Le premier petit brigand rigole très fort, et il prit les armes. Le Khan le tua.
    Yr ail, yn adlewyrchu nid oedd yn digwydd iddo yn aml, dywedodd ei fod eisiau i dir. Yna y duwiau a wnaed y gwerinwyr, ac mae'n cynhyrchu cig gorau yn y byd.
    Le second réfléchit, ça ne lui arrivait pas souvent, il dit qu'il voulait des terres. Alors le khan le fit paysans, et il produit les meilleurs viandes du monde.
    Mae'r trydydd yn meddwl, mae'n byth yn digwydd, dywedodd ei fod eisiau ei ffrind yn byw gyda nhw, yna byddai'n gwneud beth mae Duw eisiau. Yna y duwiau yn siarad â gwaed, y trydydd bwyta calon y cyntaf, a daeth y cyntaf o bwyta calonnau, ei ffrind yn byw ynddo ef.
    Le troisième reflechit, ça ne lui arrivait jamais, il dit qu'il voulait que son ami vivent avec eux, alors il ferait ce que le Dieu veut. Alors le dieux parla au sang, le troisième mangea le coeur du premier, et il devient le premier des MangeCoeur, son ami vie en lui.
    Felly daeth Duw Khan a sefydlwyd Arghanat ar waed eu ffrind.
    Alors le Dieu devins Khan et Arghanat fut crée sur le sang de leur ami.

    Il ne doit pas te manquer beaucoup de lettres importantes avec ça … Tiens prend ça aussi c’est un dictionnaire, c’est pas magique et ça marche mieux de notre langue vers le commun que dans le sens qui t’intéresse mais bon.”


    Elle porta donc un autre petit livre sur le bureau où elle avait laissé la demoiselle et le livre d’image pour enfant, enfin enfant, enfin du coin, dans n’importe quel lieu il est classifier violant gore, avec du sang et des passages morbides. Mais bon on est Arghanat ici, on arrête de se caché derrière la prétendu candeur de l’âme blanche et belle vierge et vertueuse et on regarde le monde.



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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 10 Sep - 11:09

La demi-déception de ne pas pouvoir visiter les postes de guet de la montagne était depuis longtemps oubliée. Demi déception car elle s’attendait bien à une telle réponse et n’avait formulée sa demande qu’à tout hasard. Et pourtant au moment où elle le faisait, elle avait fini par penser que cela pouvait être possible, sans doute parce que peu de choses lui avait été refusée jusqu’alors par les habitants d’un pays qui se présentaient pourtant comme méfiant et peu désireux de faire confiance aux étranger. Elle avait été remise face à la réalité et avait gardé un petit silence déçu, mais maintenant tout cela était oublié, d’autant que les explications de Tyka étaient des plus sensées, même si mettait à jour un nouveau mystère, celui de ce corps de l’armée arganathienne que constituait les veilleurs… Elle se demandait si elle pourrait une fois le duché laissé derrière elle, car elle savait bien que tout avait une fin, si elle pourrait dire en savoir beaucoup plus sur lui ou s’il resterait pour elle un mystère. Certes, elle avait pu découvrir plus que beaucoup d’étrangers de passage, mais à chaque fois, de nouvelles questions émergeaient et elle ne pouvait pas les mettre toute sur le compte de son insatiable curiosité.

Mais, au milieu de l’immense bibliothèque, sa déconvenue et ses frustrations avait disparu pour ne laisser place qu’à l’émerveillement et l’impatience d’en découvrir le plus possible. Elle était bien loin de penser à se dévêtir devant des étudiants même si cette perspective ne l’eût aucunement choquée, prête sans doute à faire leur éducation sur l’anatomie féminine et … Mais nous nous égarons et les arganathiens seraient capables de nous convaincre qu’en plus des armes et de la guerre cet apprentissage était prévu et que les jeunes mâles étaient dépucelés par des femmes d’expérience afin de… Excusez-moi, tout ceci était on le disait était pour le moment bien loin des préoccupations de la belle qui ne se souciait même pas de sa tenue empoussiérée par les chemins qu’elle n’aurait pas supportée, en d’autre temps de porter dans un tel lieu. Elle ignorait totalement même les regards désapprobateurs qui leur étaient parfois jetés à la dérobée. L’avantage était qu’elle profitait pleinement du moment présent, guidée en cela par sa compagne d’escapade. Assez vite elle la confire dans ce qu’elle soupçonnait : à ce niveau, elle ne devait rien attendre de bien exceptionnel, mais comment faire lorsque tu ne connais que trois mots d’Arganathien ? S’installer devant des ouvrages qui te font baver mais se contenter d’en regarder les images comme l’enfant attiré par les livres mais qui ne sait pas encore déchiffrer ? S’inventer une histoire alors que l’on cherche des renseignements qui dépassent notre connaissance ? Elle regarda la couverture des ouvrages qu’elle avait sortis des rayonnages quelques instant plutôt. Des livres écrits par des étrangers ne pouvaient en effet lui apprendre grande chose. Sa mine pleine d’espoir s’était un peu déconfit et les deux bouquins faisaient maintenant figure à ses yeux de reliques sans intérêt. Ils retrouvèrent bien vite leur place entre leurs camarades

Heureusement Tyka semblait avoir une solution à chaque problème ce qu’elle venait de lui apprendre rendait tout de suite la langue du pays moins mystérieuse ou en tout cas, ouvrait une porte vers son apprentissage, même si elle se doutait que l’écrit pourrait alors être bien plus facile que l’oral, mais il fallait bien commencer par quelque chose. Apprendre une langue à partir d’un conte pour enfant était des plus encourageants, même si elle s’attendait à quelques embuches, mais installée au bureau qui lui avait été désigné et sous la houlette de sa guide elle se voyait déjà pouvoir déchiffrer les étages supérieurs de la bibliothèque entiers.

Elle s’installa donc promptement comme pour passer le reste de son séjour devant l’histoire des trois brigands et les feuilles de parchemin mis à disposition des visiteurs contre quelques piécettes que l’on déposait dans une sorte de tronc. Un encrier était serti dans le bois sombre du bureau et une plume un peu usée venait compléter le dispositif de l’étudiant distrait qui avait oublié son attirail avant de pénétrer dans ce lieu de savoir. Le dictionnaire à ses côtés lui servirait à vérifier ses hypothèses. Elle se saisit de la plume et commença par le titre dont elle écrivit les deux versions l’une à côté de l’autre et en dessous leur traduction et essaya d’en tirer les premières conclusions.
Par intuition, elle nota : Tri= trois

A mesure qu’elle réfléchissait elle murmurait comme pour se soumettre ses raisonnements.

« Alors… Roedd gan y tri ladron tŷ bychan yn y mynyddoedd.
Les trois petits brigands avaient une maison dans les montagnes …
Y, sans doute les. Ladron, voleurs et Yn dans ? Donc, mynyddoedd, montagne.  Hum… Ce serait bien que je trouve le verbe. Si je pars du principe que gan veut dire petit, le verbe serait placé avant son sujet voire au début de la phrase… Voyons si ce dictionnaire pourra me donner confirmation. »


Elle tendit la main vers le pavé à sa droite en gardant les yeux sur le texte et poursuivant sa réflexion.

« Ce serait bien si j’arrivais à isoler l’emploi des verbes »

Pour « montagne », ce fut facile mais pour le reste elle passa plus de temps à comprendre que les choses étaient plus compliquées et que les formes verbales justement brouillaient un peu (beaucoup) les pistes. Elle avait beau être déjà bilingue, cette langue, même si elle venait d’anciens barbares, comme ils se plaisaient à le rappeler, avait ses subtilités. Sa concentration était montée d’un cran et elle gardait à présent le silence. Sa plume courait frénétiquement sur le parchemin dont elle avait entamé une nouvelle feuille. Les paires de mots en Arganathien et en parlé commun se bousculaient ainsi que quelques formes verbales. Elle encadrait les points d’appui dont elle avait besoin et tirait des flèches d’une forme à l’autre lorsqu’elle pensait en comprendre le fonctionnement. En même temps les pages du dictionnaire volaient sous les doigts de la Ladrini. Les mémentos de conjugaison devenaient vite des passages obligés tant les choses manquaient encore de transparence. Au début elle avait un peu dédaigné l’imagier que sa guide lui avait proposé mais bien vite la rapidité avec laquelle on pouvait explorer un champ sémantique s’imposa à elle et il avait pris autant d’importance que le dictionnaire ouvert en permanence à proximité de sa main gauche. La phrase, « Ils vivaient de l’argent des autres, de pillages et de guerre » resta longtemps opaque et devant le mal qu’elle avait à progresser elle se sentait un peu coupable d’imposer à Tyka de patienter surtout si elle n’était pas une adepte des bibliothèques.
Elle regarda la guerrière avec un air navré.

« J’ai cru un instant en t’écoutant que ce serait facile, mais… J’espère que tu es une adepte de ce genre d’endroit… »

Elle lui montra une suite de lettres ngh qui semblait revenir régulièrement.

« Gn ? »

Les questions sur des formes mystérieuses se succédaient sans que la fée papote ne montre d’impatience. Les minutes s’allongeaient sans que la rouquine ne semble devoir se lasser malgré la fatigue due à son application qui semblait gagner ses prunelles. Et puis elle se tourna vers sa patiente compagne après avoir griffonnée une phrase hésitante : « Elië yn byw yn Hesperia a chyn hynny yn byw yn y goedwig. ». Elle articula de façon non moins hésitante.

« Elië in’ billw illn Hespéria a xilln rillnnill illn billw illn goïdwig ?»

Elle attendit le verdict de son professeur se corrigeant de bonne grâce et avec le sourire, se laissant même aller à des fous rires autant due à sa bonne humeur qu’à l’excessive concentration à laquelle elle s’était abandonnée.

« Avec le support de l’écrit c’est déjà compliqué… Je ne suis pas prête à aller me mêler à une fête de village… »

Elle finissait pas se fabriquer une certaine démarche pour arriver à ses fins, même si ce n’était pas très orthodoxe du point de vue d’un enseignant qui se serait sans doute arraché les cheveux devant  ce mode des plus empiriques. Mais les choses promettaient de devenir fastidieuses surtout pour l’Arganathienne et il était temps d’éprouver à l’azune de la réalité ce qu’elle venait d’apprendre.

La Sindarine releva la tête et balaya les alentours.

« On a encore le temps d’aller au dessus pour voir si on trouve de quoi me faire des nœuds au cerveau cette nuit ? »

Un précis de grammaire et de conjugaison et quelque chose sur le Kahn serait déjà pas mal et elle n’était pas vraiment certaine d’en savoir assez malgré l’aide diligente de Tyka pour en venir à bout, mais qui ne tente rien n’a rien…


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Lupen Z'en Rahar

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 12 Sep - 10:44

    La fée papote répond aux questions avec joie, montrant une certaine habitude à se balader dans les rayons de la bibliothèque qu’elle explique avec un long discourt qui pourrait se résumé par :
    Faut savoir ce que ces imbéciles d’étranger savent de nous pour savoir comment ils vont réagir, et aussi essayer de savoir où trainerais les gens qui chercherais des infos, par exemple où dans cette bibliothèque…
    Mais l’histoire en entier avait probablement fait entré des histoires de chaton, parce que c’est mignon, des histoires divers et varié et des anecdotes qui n’ont pas forcement leur place sur un forum tout public et sera donc, malgré cette larme lubrique qui perle à votre œil, mis sous le cacher perméable du silence contrit. C’est joli comme terme hein ? J’en suis assez fier.

    Enfin bon elle papotte, apporte son bon mot à elle, et finit par se prendre un siège qu’elle quitte souvent pour aller chercher tel ou tel livre pour la demoiselle.


    “Hum, c’est pas mal, ça fait bizarre que tu t’appelle Elië et pas je … D’habitude on ne parle pas trop de soit à la troisième personne mais je conçois. Mais entre Hesperia et les Forêt ici ça doit te faire bizarre, il y a assez peux et de l’un et de l’autre, surtout de l’autre d’ailleurs.

    Ouaip notre langue est pas facile, mais on en est fier, surtout le problème c’est qu’il y a des accents Arghanat c’est grand et on vie surtout en vallées, donc forcement il y a des accents qui sont se développé alors les fêtes de villages … Mais déjà tu pourrais te faire comprendre par des gens qui comprennent le commun et veulent bien faire un effort. Ce qui est pas donné à tout le monde tu t’en doute.

    Hum on reste autant de temps que tu veux ce n’est pas un problème pour moi, moi je n’ai pas de maitre dans une chambre, donc dans le doute je m’en fiche royalement. Juste là dehors il fait nuit. Ha au fait demain je ne pourrais pas venir m’occuper de toi, je dois préparer une partie de l’expédition donc prend autant de boukin que tu le veux, on se retrouve après demain dans les montagnes de toute façon. Je ne sais pas avec quelle corps vas partir Brom donc je ne sais pas si on se retrouvera au campement ou avant …
    Et tu as de la chance toi, Tu es l’invité de ton maitre, tu vas donc dormir dans la même tente que lui, hors cette tente est une tente de généraux elle est donc porté et monté avant que vous arriviez. On a beau être tous en entrainement eux aussi, on garde les lois militaires et l’organisation qui vas avec sinon ça n’a pas d’intérêt. Aucune chance que tu as ta tente, déjà tu seras la première étrangère à venir, alors l’idée que tu puisses être toute seule à un seul moment est pas viable, et celle que tu dormes avec un autre corps d’armé pas plus que ça non plus. M’enfin moi je verrais ça comme une chance, parait que Brom est un four, la nuit se collé contre lui dans les montagnes doit juste être magique.
    Mais ça veux dire que je ne pourrais pas m’infiltré discrètement dans sa tente pendant la nuit … Tsss ! C’est au fait un mauvaise nouvelle !”


    Elle éclate de rire et traine la demoiselle dans les rayonnages lui choisissant des livres sur les sujets qu’elle a demander jusqu’à ce qu’elle en ai une bonne dizaine, prenant plus ou moins de temps en fonction de si elle la presse ou non. Puis elles passent devant un des scribes qui les enregistre au nom de Tyka et elle finit par se dirigé vers la chambre du Dervish.

    Une fois devant elle la laisse là avec son sourire à elle et s’enfuit dans les couloires après quelques paroles car c’est finalement connu, Tyka ne peut pas se taire :


    “Alors alors tu espère quoi ? Qu’il est déjà là ? Ou que tu arrive avant lui ? En tout cas à bientôt petite demoiselle, on se retrouve dans les montagnes tu me racontera tout ce que j’ai manquer là bas !”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 14 Sep - 14:32

La guerrière a des raisons de se sentir un peu seule en compagnie de la rouquine penchée sur les ouvrages qu’elle lui a apportés. C’est à peine si elle note les traits d’humour et pourtant personne ne peut taxer la Sindarine de rabat-joie. Cependant,  pas question pour le moment de se déconcentrer mais le compliment de Tyka lui va au cœur. Elle sait qu’elle a beaucoup à apprendre encore, mais sa première phrase autonome elle en est plutôt fière. Et puis son sourire de contentement fait place à un rire étonné par le malentendu. Non, non, elle ne parle pas à la troisième personne d’ordinaire et c’est à peine si elle admettrait penser à la première du pluriel. D’ailleurs s’en rend-elle compte ?

« C’est juste que je ne connais que la forme de la troisième personne. Mais, attends… Si tu me laisses un peu de temps… Voyons… »

Elle retourne vers les pages centrales du dictionnaire et griffonne une nouvelle phrase avant de l’oraliser.

« Rydych yn dysgu llawer i mi heddiw.  Ce ‘Yn’ prête à confusion on en rencontre partout avec des fonctions différentes…  Mais pour en revenir à ta question, oui ça fait bizarre, mais si j’ai mis du temps à passer des forêts à Hespéria, ici c’est le respect de vos coutumes qui me parait le plus difficile. Je ne veux pas vous froisser alors je marche un peu sur des œufs à chaque pas ou à chaque parole. Heureusement que le maître et toi êtes là pour me guider… Toi qui apprends l’Eridannien, tu as déjà voyagé en hors d’Arganath ? Tu n’as jamais eu l’impression d’être un contre sens ?»

La suite des explications la conforte dans cette dernière pensée et elle essaie de se mettre à la place d’une autochtone rencontrant une étrangère. Ferait-elle l’effort de se faire mieux comprendre ? Cela dépendrait de sa disponibilité du moment bien sûr, mais elle a des souvenirs de bannies et de déracinée et sans aucun doute, oui, même sans empathie particulière pour son prochain elle se montrerait patiente pour le moins.

*Hum, si c’est pour un beau mâle sans doute, mais sinon… En sommes-nous bien certaines ma beauté ?*

Pas facile de se mettre dans une histoire qui n’a pas eu lieu, mais l’exemple de Tyka lui donnerait des complexe si elle ne se montrait pas à sa hauteur. Son objectif premier est maintenant atteint et la belle se détend.

« Il vaut donc mieux que je me contente des livres pour le moment non ? Je vais les lire à haute voix pour m’entraîner au risque de passer pour une folle à celui qui mettra l’oreille à ma porte. Enfin s’il ne s’enfuit pas en entendant le massacre que je fais de votre langue. Et toi ça fait combien de temps que tu parles Eridanien ? En essayant d’apprendre ta langue je me dis de plus en plus que tu as un déjà très bon niveau. »

Les yeux de nouveau perdus dans les livres et les parchemins, elle eut un petit sourire amusé en pensant à la plus ou moins bonne volonté des Arganathien à se faire comprendre et se conforta dans l’idée qu’elle était vernie de ce côté. Elle aurait bien être plus mal accueillie. Il y avait bien eu la femme serpent dont elle gardait un souvenir offusqué, mais à par  cela que pouvait-elle bien reprocher à ce peuple qui se revendiquait comme barbare ?
Elle relava la tête à la nouvelle de l’absence de sa guide le lendemain et constata par la même occasion qu’en effet la nuit était tombée sur la cité la bibliothèque et son palais. Elle finit de se redresser lentement, posa doucement la plume sur le bureau et s’adossa sans hâte au fond de la chaise avec un soupir.

« Je n’ai pas vu le temps passer. C’est sûr. Si je n’ai pas de guide je vais avoir le temps de lire demain.  Mais tu as raison, je ne sais pas ce que va penser le Dervish s’il ne me trouve pas à son retour. C’est étrange. Parfois, c’est comme si je n’existais pas et à d’autres moments, il se fait du souci et se montre aussi proche de moi qu’un père… »

Elle avait baissé la voix au fil de sa phrase  comme si elle se demandait si elle avait le droit d’évoquer cette part de son maître.

« Il ne faudrait pas qu’il lance une patrouille à ma recherche… »

Elle se leva, empila parchemins imagiers et dictionnaire, rangea la plume près de l’encrier avant de laisser sa quotte part et se dirigea résolue vers le niveau supérieur avec le fruit de son travail du jour.

« Mais avant, un peu de géographie, un peu d’histoire et de loi arganathienne… »

Elle vola d’un rayon à l’autre, derrière Tyka qui la trainait d’une section à l’autre avec sa vivacité coutumière et y trouva les ouvrages qui lui parurent pertinents et sur lesquels sa guide acquiesça. Cela faisait une dizaine de kilo d’ouvrages et il était temps de rentrer. Mais en redescendant au niveau inférieur, elle ne put résister à de nouvelles questions

« Les différents corps ne se déplacent pas de concert ? Je pensais que chacun était complémentaire des autres et … Mais je suis bête. Je sui ignare en stratégie militaire. Je suppose qu’il doit y avoir une bonne raison… »

L’habitude d’agir en solo ne développait pas il est vrai chez elle des compétences de mouvement de troupes.

« Quoi qu’il en soit je serai impatiente et ravie de te retrouver. Si tu n’avais pas été là mon séjour ici aurait été très ennuyeux et bien moins agréable. »

Elle regarda avec un sourire amusé sa compagne qui abordait de nouveau le sujet de son intimité avec la « Main de Bor » Soit elle était vraiment tracassée par le sujet, soit il s’agissait juste d’une coïncidence, mais la rouquine en était très amusée. L’occasion était très tentante de raviver sa curiosité.

« Je confirme. C’est une chance et il est effectivement un four qui permet d’affronter les plus grands froids. Alors magique  je ne sais pas mais commode sûrement. »

Elle éclata de rire en imaginant la guerrière essayer de se faufiler dans la tente du forgeron. Elle l’en croyais assez capable, mais elle croyait aussi son maître capable de la déjouer. Dans ce cas laquelle de ses facettes montrerait-il ? Le papa gâteau indulgent ou bien le maître d’arme implacable ? Elle avait envie de croire à la première hypothèse, mais elle devait bien se l’avouer le chavalier était encore un mystère pour elle et elle ne préjugeait de rien.

« Jalouse ! Mais tranquillise-toi si tu veux tenter l’aventure, ce n’est pas moi qui te mettrai des bâtons dans les roues. Je veux bien partager. Après… A tes risques et périls »

Elle reprit un air faussement sérieux pour passer devant le scribe qui n’avait pas l’aire de goûter la bonne humeur des deux demoiselles.

Quelques minutes plus tard, les deux complices d’escapades arrivent devant la suite du Dervish. La nuit est maintenant sombre et la rouquine se sent comme l’adolescente qui rentre après le couvre feu imposé par son père qui se sent innocente de toute faute mais qui sait bien que le paternel ne l’entendra pas de cette oreille.
Elle sait qu’elle doit traverser sa chambre avant d’atteindre la sienne. Elle est plutôt douée pour les infiltrations discrètes, mais elle suppose que le maître n’est pas encore endormi. Il n’a pas forcément fini de manger non plus, ou alors c’est que la journée lui a été éprouvante et dans ce cas elle n’ose imaginer son humeur. N’a-t-il pas déjà avoué qu’il n’était pas particulièrement adepte des cérémonies trop officielles ? S’il comptait sur le présence de sa disciple à son retour il sera encore plus contrarié et alors, adieu la complicité de la veille !

*Mais de quoi avons-nous peur ? Nous sommes une grande fille !*

Avec calme, malgré la pile de livres appuyée contre elle et que soutient son autre main,  elle saisit la poignée de la porte bien huilée, comme il se doit dans le palais du Duc d’Arganath, et la fait jouer sans bruit. Le ventail pivote sans peine et la rouquine passe une tête inquisitrice au dessus des livres et par l’ouverture en quête d’indices. Une respiration, une lumière qui lui indiquerait où en est le forgeron. Pas de souffle profond qu’elle connait bien maintenant indiquant le sommeil profond du géant. Soit il n’est pas rentré soit il est dehors.
A pas léger elle se dirige vers le jardin d’où lui parviennent maintenant les lueurs des fanaux qui les avaient éclairés la veille durant leur repas. Des ombres gigantesques voilent parfois ce faible rayonnement.

*Il a fini (déjà) son repas. C’est l’entrainement du soir.*

Elle arrive sur le seuil du jardin et scrute la fenêtre de ciel que la montagne ménage au dessus. Les constellations sont implacables, il est bien plus tard qu’elle ne le pensait. Dire qu’il y avait du monde encore dans la bibliothèque ! A croire qu’elle ne fermait jamais ! Sous les étoiles, le Dervish est plongé dans les enchainements qui commencent à lui être familier. De son côté, la belle pose ses ouvrages sur la marche qui sépare la suite du carré de verdure et se place de façon à entrer dans la danse de son maître sans le déranger même si elle sait que sa présence à déjà été perçue. Elle se félicite de sa persévérance qui lui permet de réduire jour après jour ses erreurs, même si elle a compris que certains des mouvements ne sont pas fait pour sa morphologie. Tout ce qui est appris est utile ne serait-ce que pour connaître ce à quoi elle doit s’attendre sur le terrain.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 16 Sep - 8:02

    La fée papote donc, ou plutôt crache des paroles parce que vue le débit ça ressemble plus à de l’eau sous forme de vapeur en fait, sinon ça cavite ces trucs là ! Elle trainouille donc avec la demoiselle lui rappelant que les gens du crue n’ont pas forcement son humour ni son ouverture en divers conseils camouflé, entre autre en lui montrant qu’elle prend plaisir à parler avec quelqu’un d’aussi décomplexer qu’elle sur des histoires comme entré dans une tente la nuit pour des raisons purement charnel.

    “Je suis contente d’avoir put t’aider alors c’est un plaisir pour moi aussi. Bah tu sais dans notre entrainement on passe trois an à l’étranger avant de revenir, ça laisse le temps d’apprendre à parler comme des Tramor, c’est le genre de truc qui est pratique, après on a des cours de votre langue à partir de nos dix ans, mais c’est bien la matière que tout le monde regarde d’un mauvais œil. Si il y a un métier nul ici bah c’est bien le prof de langue étrangères ! Mais bon on est tous conscient que c’est nécessaire. Ceux qui vivent sur la route font donc aussi traducteur ça gagne bien leur vie. Pour ceux qui sont dans les vallées c’est une autre histoire, c’est souvent des itinérant qui sont entre quatre vallées, un trimestre par an. Le trimestre détesté de tous les gamins. Ils ont des lois pour eux qui oblige au maire du village à leur donné l’hospitalité c’est pour te dire. Mais non ça m’a permis de savoir dans quelle merde je mettais les pieds avant d’y aller. Ca m’a fait bizarre, dégouté de nombreuses fois, mais je ne crois pas avoir fait d’impaire.

    Quelques bons livres et tu seras bien oui.

    Tu as de la chance normalement personne n’existe à ses yeux si ce n’est les autres MangeCoeur et quelques êtres vraiment au dessus du lot. Mais c’est sur que ça doit faire bizarre, mais tout le monde sait qu’un MangeCoeur est forcement bizarre, un être est pas fait pour être plus dangereux qu’une armée … Ca doit bien rendre un peu fou non ?
    Par contre ça m’étonnerait qu’il ne sache pas où tu es …

    Les différents corps se déplace toujours de concert, et comme un concert personne n’est obligé de commencer en même temps ni d’être dans la même mesure, on est juste dans le même … Souffle ? Mouvement ? Je ne connais pas ton mot. De plus ça c’est vraiment un entrainement et tu n’entraine pas un veilleur comme tu entraine quelqu’un comme moi ou un des membres de la garde rapproché. On ne cherche pas la même chose, ni les mêmes corps, ni les mêmes pensé. Ceci dit on va se retrouver forcement car on est fait et pensé pour travailler ensemble et compléter les défauts de chacun.

    Merci du compliment, moi aussi ça me fera plaisir de te retrouver. Passe une bonne nuit en bonne compagnie ! Et on verra peut être ça l’intéresse d’avoir deux jolies filles dans sa tente !?! Je te laisse lui posé la question !”


    Elle disparait au détour d’un couloir avant d’avoir eut la réponse, infâme traitresse laissant la demoiselle avec la mission difficile devant la porte et faisant exprès d’être hors de porté de voix de la demoiselle si jolie.

    Dans les couloirs bien plus loin elle sifflote une chanson ancienne de son pays.




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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 16 Sep - 8:32



Il respire, son mouvement est calme, ouvert, il la laisse rentré avec lui, il la laisse prendre pied avant de reprendre le rythme qui est le siens, avant de reprendre son rythme qui ouvre le vent, ses coups frappant qui peuvent faire tremblé la terre, ses rêves ouverts qui ne sont plus rien d’autre que des mouvements perpétuant une danse. Et puis comme souvent il change de musique, il garde le même souffle mais quittant position de la montagne il passe à celle du vent il est doux il caresse, les coups pleuvent sur lui mais rien ne touche autre chose qui des caresse sur la peau monstrueuse et écailleuse du titan, ses coups n’ont de force qu’au moment de la percussion et ne s’arrêtent jamais, il est un roseau qui joue et plie, il est un monstre perdu dans le vent invisible de brouillard qui tue et frappe au milieu d’un rien qui ne devrait avoir d’existence. Il souffle et change à nouveau, il n’aime pas cette position là, elle est trop vive pour lui, il n’est pas le feu mais à besoin de la travailler, il n’a pas l’agilité nécessaire à l’exactitude des mouvements, il est trop lourd pour être ce folâtre feu-follet qui vient percuté de milles brulures tenaces et vorace, il peut être le feu qui fait face mais il est si rare, pourtant on sens bien qu’il la travail non pas pour s’en servir mais bien pour l’affronté sans le moindre souci mais aussi la comprendre assez dans ses veines et dans ses muscles pour pouvoir la transmettre à celle qui en a besoin, et peux être à d’autres qui sait ?
Il reprend son souffle et repasse sur une pose plus classique pour enchainé une dizaine de mouvement bien plus adapté à lui mais maitrisé avec autant de finesse que les précédents qu’il travaille depuis plusieurs centaines d’années. Il est maitre d’arme tout autant qu’il l’était.

Sans vraiment la regarde il hotte ses derniers vêtements comme son torse couvert de cicatrice était déjà à nue et entre dans le bain, là soupire doucement et ouvre enfin la bouche.


“J’ai assez peu d’humour sur les retards petites flammes, l’heure est quelque chose d’important et si l’ont arrive en retard sur un champ de bataille on est mort, un entrainement est un champ de bataille. Comme c’est ton premier retard je l’oublie, si jamais tu l’es à nouveau alors je te laisserais partir.

Aller vient te baigner gamine, tu as été bien meilleur que moi dans les poses du feu, je t’ai sentit à mes cotés, tu as bien évolué depuis que tu as été assez bête pour me parler dans cette taverne. Tu deviendras quelqu’un de puissant si tu continue à travailler et que tu n’oublie pas que même pour les gens comme toi tout tiens sur une discipline qu’on s’impose en premier lieu à soit même.

Il parait que tu as retenu Tyka en otage dans la bibliothèque ? Tu as trouvé des livres intéressants ? Laisse-moi deviné, tu as essayé de commencer à apprendre l’Arghannien ? Vue ta curiosité et ta façon d’être je peux en être certain, trop de choses ici ne peuvent être comprit qu’en touchant cette langue et tu à un défaut, ou une qualité, bien marqué, celui qui tue les chats.

Tu as mangé ? Si ce n’est pas le cas tu peux amener ton plateau ici si tu le souhaite, il doit t’attendre dans ta chambre, les serviteurs sont toujours au courant de ce genre de choses. Il doit même pouvoir flotter dans le bain. Moi je vais me reprendre un peu d’alcool pendant que tu me raconte ta journée et te délasse un peu les muscles.”


Il étant son bras le regard toujours dans le vide posé sur la montagne pendant tout le temps où il lui parlait, il ne l’a pas regarder, il prend son temps pour oublié ce genre de détaille comme le retard, dans son être comme dans celle de tout ceux qui ont déjà ouvert un champs de bataille c’est une trahison et on ne trahis pas sans conséquence. Pourtant sa voix montre bien qu’il la laissera passé outre, que c’est juste une erreur de gamine qui à trop pensé à elle et qui, comme elle l’a déjà été, doit simplement être reposé sur le chemin droit que doit suivre un disciple. Si un maitre s’acharne à ouvrir une voie ce n’est pas pour que la petite flamme prenne du retard où le laisse travailler seul.

Il pose son plateau sur l’eau et la regarde enfin lui tendant une petite assiette contenant de la liqueur de poire comme il l’aime tant au gout de caramel et de neiges éternelles, au gout d’espoir et de rêve, au simple gout de plaisir intense. Il la regarde et lui sourit, avec son sourire qu’il lui réserve à elle. Et lui sourit et l’écoute.


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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 17 Sep - 19:18

La journée d’escapade est bel et bien finie ! La réprimande lui arrive comme une gifle et efface les derniers moments avec Tyka.

Envolé les échanges d’amabilités et de compliment sur la compagnie des deux fées. Oubliés les bons mots un tantinet irrévérencieux concernant les occupations nocturne du Dervish ! Certes elle gardera en mémoire les informations glanées au cours de cette journée et pour finir le programme d’éducation des petits Arganathéens qui apparemment se veut le plus complet possible quitte à contrarier les goûts des têtes blondes. La guerrière n’en est apparemment pas à sa première sortie hors du duché et la rouquine se l’était tenue pour dit et prendra en compte l’existence de tels traqueurs n’importe où sur Isthéria. Sans doute le fait qu’elle ne s’en soit jamais prise aux intérêts du Duc la préservée de telles rencontre et de l’affrontement qui va avec.
Sortis de son esprit les explications cristallines sur les déplacements des armées !

Concentrée dans les mouvements de son maître, appliquée dans les mouvements inadaptés à sa nature de liane incandescente, euphorique dans les ondoiements de la flamme, c’était comme si la soirée allait prolonger cette journée de plaisir. Plaisir du corps et des sens dans le montagne, plaisir de l’esprit dans le bibliothèque et les deux liés enfin dans le jardin du maître. Comme un ballet la chorégraphie prend fin sous les applaudissements des dieux, comment pouvait-il en être autrement devant l’expertise du maître et l’application de la disciple ?

La journée d’escapade est bel et bien finie ! La réprimande lui arrive comme une gifle et efface les derniers moments avec Tyka. Le reproche lui arrive comme l’attaque d’un bélier contre la porte d’une cabane d’enfant abandonnée après le jeu. Il ne l’a même pas regardée. Il a proféré sa sentence comme si elle était normale avec le calme mépris du maître déçu malgré le surnom incrusté dans le fiel, sans doute là pour finir de la déstabiliser.  Ruisselante de sueur, prix de sa concentration plus que de l’engagement physique, elle reste muette, les yeux écarquillés pendant trois éternelles secondes pendant lesquelles elle se sent stupide autant que qu’infantilisée et blessée.

« Mais… »

Mais c’est le maître et elle a bien intégré qu’on ne contredisait pas le maître. Cela n’empêche pas les pensées de feu de tourbillonner dans son esprit tandis qu’elle serre les poings pour maîtriser ses paroles alors qu’elle sait qu’elle aura du mal à en faire autant de son ton de voix car celui-ci résonne dans le silence de sa boîte crânienne secouée par les tumultes de sa révolte.

*Retard ? A l’entrainement ?*

Elle a envie d’exploser devant l’injustice qu’elle ressent à cette seconde.

*Il ne m’a jamais rien dit sur cette partie ! C’est moi qui me suis invitée ! Il ne m’a fait aucune remarque ni aucun retour sur ce que j’ai réussi ou pas ! C’est à peine s’il sait que je le rejoins à ce moment depuis que nous sommes arrivés au palais!
_ Blessée ma toute belle ? Vas-y dis-lui ta façon de penser !
_ Pour qu’il nous renvoie ? J’ai déjà assez investi pour ne pas tout gâcher maintenant !
_ Alors ravalons notre colère Petite Flamme…
_ Mais !
_ Quoi mais ?!
_ Qu’est-ce qu’il a à nous parler du retard au combat ? Quel combat ? Le seul combat que je…*


Ses narines palpitent de fureur et elle bénie les circonstances qui la placent derrière le Dervish, ainsi ne pourra-t-il pas nourrir sa colère par l’attitude de son élève.

*Laisse donc aller ton humeur si elle est plus importante que tes projets…
_ Perfide ! Je t’ai déjà dit que je ne pouvais pas ! Tu es sensée me soutenir !
_ J’écoute tes récriminations c’est déjà assez non ?
_ …*


La Syliméa rend les armes bien malgré elle, devant la sagesse et la patience de la Sindarine. Elle baisse la tête non pas en signe de contrition, mais plutôt pour retrouver son calme et un semblant de sérénité. Elle ferme les paupières surs ses prunelles vénéneuses et respire profondément en un souffle implorant la fraîcheur du soir d’éteindre la fournaise de sa révolte. Et puis elle parvient à reprendre la parole.

« Je vous présente mes excuses… »


Le ton est hésitant et l’ombre de sa colère à  peine évanouie donne encore trop de sècheresse à ces quelques mots.

« Cela ne se reproduira pas. »

Il y a trop peu de soumission sans doute dans le ton de cette promesse, mais toute la sincérité de celle dont la résolution n’a aucune permission de faillir. Elle sait tout ce qu’elle peut encore apprendre. Ou plutôt non, elle ne sait pas encore l’étendue du savoir qu’elle peut acquérir au côté du maître. Elle est comme l’apprenti musicien qui voit son répertoire et son habileté s’accroitre et se dire que ça y est, il sait. Et puis il se présente devant son maître qui lui montre des possibilités qu’il ne soupçonnait pas. L’apprentissage reprend, gammes après gammes d’abord trop difficiles à maîtriser jusqu’à ce que les doigts courent sur l’instrument et que le maître de musique puisse leur demander encore plus sans que l’élève ne puisse deviner l’horizon vers lequel il l’emmène.

Elle est alors sur le point de tourner les talons et se diriger vers ses quartiers, incapable de pardonner l’affront de son maître et incapable de pardonner à son état d’élève de ne pas pouvoir dire ce qu’elle a sur le cœur. Et puis la lame des mots de reproche se change en caresse de ses compliments, ces compliments directs qui sont si rares. La voici interdite et décontenancée, sentant soudain le poids d’une mauvaise conscience sur la poitrine d’avoir remis en cause l’autorité du forgeron en cause quelques instants auparavant. Et en même temps elle a envie de maudire la facilité qu’il a de la faire passer par tous les états émotionnels qu’elle s’était pourtant promise de bannir après l’incident de leur arrivée à Arganath. Elle devrait laisser un sourire de fierté illuminer son visage encore couvert de poussière et d sueur mais les sentiments contradictoires lui donnaient une mine fermée et butée. Même au fil d’une phrase flatteuse, elle cherche les mots qui lui permettraient d’en vouloir pour de bon au maître d’armes alors qu’elle se dévêt et laisse tomber sur le gazon sa tenue d’exploration qui aura besoin d’un passage à la blanchisserie du palais. Mais pourtant à la fin des fins, c’est sa bonne humeur qui prend le dessus et lui arrache le sourire qui n’aurait jamais dû quitter ses lèvres.

*Oui… Quelle folie d’entrer en contact avec vous cher maître, mais votre disciple ne regrette rien.
Je sais que la discipline sera indispensable.
_ Tu croyais juste être assez disciplinée ma beauté mais il faudra travailler cela aussi…
_ Que pouvez-vous nous reprocher tous les deux. Je me plie à tout ! Et les dieux savent que ce n’est pas toujours facile !*


Et puis elle songe à ce que lui a dit sa guide :
« … normalement personne n’existe à ses yeux si ce n’est les autres MangeCoeur et quelques êtres vraiment au-dessus du lot… » Elle n’ose pas se mettre encore dans la catégorie de ceux qui sortent du lot, mais c’est déjà très gratifiant de se dire qu’elle ne laisse pas le chevalier indifférent.
Son sourire s’élargie encore lorsqu’il est justement question de Tyka alors qu’elle s’avance vers le bain.

*Elle aimerait bien être à notre place notre gentille Tyka !...*

« Je vois que les nouvelles vont vite. Rien de surprenant que d’être surveillée mais elles vous arrivent très vite. En otage ? Ce fut si désagréable que cela pour elle ?
Pour ce qui est des livres… Hum… Je crois oui. En tout cas, elle m’a dit qu’ils n’étaient pas mal alors, je lui fais confiance. Elle ne m’a déçue en rien depuis qu’on court la cité toute les deux. »


Arrivée sur la margelle encore tiède de la chaleur de la journée elle s’arrête et foudroie son maître d’un air faussement courroucé :

« Les élèves sont-ils toujours aussi transparents à vos yeux ? Oui commencé, on peut dire ça parce que je ne suis pas au bout de mes peines.  Mais pour commencer la lecture ça rendra les choses plus facile et si je côtoie encore Tyka un petit moment je m’améliorerai peut être. Enfin, on peut toujours rêver…
Celui qui tue les chats ?»


Le défaut qui tue les chats ? Elle ne voyait pas du tout à quoi le Dervish faisait allusion. Il s’agissait certes d’une image mais elle ne percevait pas ce qu’elle recouvrait et avait horreur de ne pas comprendre et préférait se trouver devant un texte en Arganathien à déchiffrer plutôt que des rester sans réponse. Au moins avec la langue du cru elle pouvait s’appuyer sur ce qu’elle avait découvert aujourd’hui et les dictionnaires en tout genre. Là elle restait à la merci du bon vouloir de son maître qui décidément avait trop de pouvoir sur elle à son goût. D’autant qu’apparemment, elle n’aurait pas la réponse immédiatement mais elle en avait l’habitude et ne désespérait pas capable maintenant de prendre son mal en patience.

Par contre son estomac n’a pas la même qualité pour l’heure et la mention du plateau qui doit l’attendre dans sa chambre suffit à lui faire tourner les yeux dans sa direction. Ses mains ne parviennent pas à étouffer le gémissement venu de son giron. Elle ne peut retenir une mine confuse avant d’éclater de rire. Elle montre d’un index timide la direction de sa chambre comme pour s’excuser d’oser planter là son maitre si peu de temps après s’être vue reprocher son retard.

« Je crois que ça s’impose… »

Sans attendre de réponse elle glisse vers l’obscurité de l’intérieur du Dervish, démarche dansante et chevelure tombant dans le dos… Déjà elle est revenue, une lichette de viande des montagnes entre les dents et le sourire aux lèvres. Elle descend doucement dans le bain, s’assure que le plateau flotte effectivement et soit correctement équilibré avant de reprendre sa place au côté de son maître comme si c’était le produit d’une longue habitude entre eux… Oublié les reproche et la colère, elle prend sa coupelle à alcool et la tend au géant afin qu’il partage son breuvage, oiselle innocemment effrontée contre le fauve qui pourrait la déchirer d’un seul geste.

Elle oublie son retard _ après tout c’était pour le bonne cause _ alors qu’elle lui narre par le menu sa journée sans rien omettre de ses questions et de ses réflexions. Le ton enthousiaste et parfois un peu excité de la pucelle qu’elle n’est plus depuis longtemps après son premier rendez-vous. En même temps elle apaise sa faim, ses doigts voletant de plats en mets.

« Tout de même, il doit bien y avoir une faille dans cette surveillance du palais et de la cité côté montagne… On ne peut rien changer à la montagne. Mais la faiblesse c’est forcément le paramètre humain. Chacun a ses faiblesses et les sens même de veilleurs doivent pouvoir être bernés… »

Elle décrit l’ascension et la collation face à la cité et à l’horizon.

« Et la bibliothèque c’est votre idée ou elle a deviné ça toute seule ? Une merveille ! Bon, ne vous faites pas d’illusion j’aime tant ce genre d’endroit que je suis capable de dire ça pour la moindre bibliothèque qui contient plus de livres que mon petit chez moi… »

Elle fait craquer une amande pour accompagner une terrine aux herbes.

« Je plaisante. Rien que l’architecture et le classement ont de quoi impressionner. Tout ça pour dire que je ne me lasse pas de découvrir Arganath.
Et vous ? Comment y êtes-vous arrivé ? »


Elle a fini et se fait soudain penser à la fée papote au débit des torrents qui dévalent ses montagnes natales. Elle tourne alors son regard vers celui du géant le col de sa coupe encore aux lèvres et intercepte son sourire. Elle pose la coupe qui s’éloigne sur le plateau. Sa main se pose sur son bras tandis que sa tête cherche appuis dans le creux de l’épaule de titan.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 18 Sep - 9:12



Il la laisse se pose contre lui et ramène même son bras pour qu’elle puisse être tranquillement callé entre son corps immense et ses bras de forgerons, là il fixe à nouveau la porte dans la montagne, un instant perdu dans ses pensé en regardant cette porte immense fermé par une chaine et un cadenas tout aussi monstrueux. Une porte dans la montagne que la demoiselle à escaladé, une porte tout aussi précieuse que la montagne.

Puis s’ébrouant comme pour sortir de ses pensé il boit une nouvelle gorger d’alcool et répond après ces quelques rapides secondes d’absences :


“chwilfrydedd ladd y gath, la curiosité tue le chat, c’est une expression ici. Tu pourras les lires demain soir, je ne partirais que vers l’heure du gouté demain, avant ils ont des conseils sur la mise en place de nombreuses choses qui ne me concerne plus depuis que j’ai quitté mes fonction au près du Duc. Je te rejoindrais après manger pour une petite nuit de sommeil, nous partirons à l’aube dans les montagnes.
Tu n’es pas vraiment espionné Tyka à notre confiance, mais les serviteurs qui travail ici ont tendance à savoir où tu es pour pouvoir me répondre, dans l’hypothèse où je poserais la question…”


Il sourit au ciel et enchaine, ici tout est bien rodé, le monde tourne à son rythme et tout est fait pour que les gens haut placé ne soit embêter que par ce que seul eux peuvent résoudre, ce qui fait bien assez dans le monde d’Arghanat.

“Mais non je ne pense pas que ce fut affreux pour elle, elle aime bien les livres, probablement plus comme un outil je pense, mais elle en a lut plus d’un, c’est une bonne demoiselle qui, si elle continue comme ça deviendra MangeCoeur, son nom est même déjà tombé sur le tapis des discutions, mais c’est un secret. Quand à moi, je fais un effort pour cerné mes élèves autant que possible, sinon comment proposé des bons cours ? Alors oui, que tu sois curieuse m’intéresse, et ce regard que tu lançais quand on parlait dans la langue du pays était celui de celle qui veut la comprendre.

Les failles ? Quand j’en vois une je le dis, et ils font tout pour la corrigé, il y en aura tout le temps mais comme les gens qui ressemble le plus à des assassins ici font tout pour essayer de les trouver, cela fait parti de leur contrat, elles restent visible aussi peu longtemps que possible. Il y en a, tu pourras surement en trouver un jour, mais il sera alors de ton devoir de les dire au maitre des lieux ou à quelqu’un comme Tyka.

Je te laisse choisir pour la bibliothèque…”


Il fait un pose, la petite demoiselle posé contre lui et son autre coude sur la margelle avec son bol d’alcool il à la main, il le regard un instant puis le finit, le plateau à dérivé trop loin pour qu’il repose le bol dessus alors il le laisse sur la margelle à porté de main.

“Comment suis-je arrivé là ? Tu ne le sais pas ? C’est une longue histoire, une histoire d’avant la guerre, Arghanat était un petit pays dans ces montagnes, une bande de tribu barbare rallier sous l’égide d’un Khan et ils allaient prendre part à la guerre. J’étais à l’époque la mascotte d’une troupe de mercenaire un peu connu, alors notre chef nous à engager sous les ordres du Khan, avant même que la guerre ne soit vraiment déclaré… Le Khan était déjà plutôt riche à cette époque et ils sont partis avec l’un de ses coffres, en me laissant derrière pensant que j’allais les retenir. On ne m’avait rien promis mais ils savaient que je leur étais loyal, alors ils n’ont pas trop douté et n’avaient même pas à me mettre au courant de leur plan…
Mais ce jours là alors que j’avais commencé mon travail Tekum Seh m’a défier en combat singulier, il était aussi frêle qu’il l’est maintenant et avait les yeux de la couleur des pierres qu’il porte maintenant dans ses orbites vides.
Alors que j’avais un genou à terre il m’a fixé, son regard à croiser le miens et je me souviendrais toujours de cette instant où j’ai comprit bien plus de choses que je n’en comprendrais plus jamais en un instant.

J’ai choisit mon camps, celui de celui qui ne me trahirais pas, il l’a montré plusieurs fois mais tu connais cette histoire. J’ai chassé ceux qui m’avaient utilisé comme un simple jouet avec Umbra le général du Duc, je ne suis rentré en Arghanat qu’après la guerre finie où j’ai découvert ce petit coin de paradis.
Puis je suis parti, des centaines d’années après, j’avais eut le temps d’apprendre la langue…”


Il reprend son souffle, ces moments lui pèse et il ne sait pourquoi il les raconte à sa disciple mais maintenant qu’il a commencé il doit revenir à l’instant présent, il a besoin de revenir au présent, il n’aime pas se figé dans le passé. Il regarde le plateau qui passé à porté et se ressert d’alcool, puis descend son bol de moitié avant de reprendre :

“Encore plus tard le Duc à disparut, nous l’avons tous chercher et nous nous sommes organisé, mais dans sa disparition quelque chose en nous était mort, nous n’étions plus des MangeCoeur… Arghanat à faillit mourir mais il est revenu à temps, à temps mais Aveugle. Il a recrée Arghanat sur des terres au sud qui appartiennent maintenant à Dame Dranis, puis il est remonté dans ses terres Natales retrouvant ceux qui n’avaient pas quitté les terres et ceux qui l’avaient suivit tout du long.
Il y a quelques jours de ça, nous somme redevenu des MangeCoeur comme si cela nous avaient jamais quitté. Alors les quelques qui n’étaient pas encore revenu sont revenu… Voilà comment je suis arrivé en Arghanat petite flamme…”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 24 Sep - 17:52

La montagne de science s’est refermée sur elle comme pour prolonger la journée où la montagne de veille l’a accueillie. Elle savoure alors l’illusion que la montagne ne lui fera jamais de mal quelle qu’elle soit. Elle est forcément là pour la guider ou la protéger qu’elle soit de roc et neige ou de chair et de feu et tout à coup l’épreuve qui l’attend dans un jour ne lui parait plus aussi insurmontable qu’hier. Elle n’imagine pas que son maître lui impose un test qu’elle n’ait pas une chance de surmonter. La fatigue sans doute lui fait perdre un peu de sa lucidité et elle imagine tout Arganath à ses volontés, bienveillante, du plus petit grain de sable à son Duc, seigneur de ses montagnes. Auparavant tout tournait autour du Duc et maintenant tout semble se centrer autour des sommets qui lui ont servi de refuge à lui aussi.

Son regard se perd un instant sur la paroi minérale qui s’estompe dans l’obscurité de la nuit et des hauteurs de la montagne

*Une porte !*

Et si c’était là un point faible de la montagne ? Et si elle pouvait donner accès au saint des saints !… Elle a réussi jusque-là à ne pas céder à la tentation d’y pénétrer mais cette nouvelle hypothèse pourrait bien avoir raison d sa volonté ,et elle le sait.

*Existe-t-il une autre porte ailleurs ? De l’autre côté de la montagne ?
_ Nous sommes un peu obnubilées par tout ça, non ma beauté ?
_ J’avoue que tout le duché ressemble à un défi avec son arrogante invulnérabilité. Cela me titille de ne pas pouvoir prouver qu’il n’en est rien.
_ D’habitude, ce n’est pas ça qui nous titille mon amour
_ Sauf que là, les conditions n’y sont pas très favorables non plus. Je me suis déjà fait taper sur les doigts pour un petit retard alors je n’ose pas imaginer si…*


Elle sort soudain de ses pensées ou plutôt leur donne une prolongation intéressée. Son front se tourne vers le visage de granit et d’acier, faisant chuter sa chevelure dans l’eau tiède.

« N’avez-vous jamais envie de l’inaugurer ? Savez-vous quand vous pourrez le faire ? »

Il allait de plus en plus de soi que le Duc n’avait pas dû faire les choses à moitié et que la forge au creux de la montagne devait être ce qu’il y avait de mieux sans doute même plus performant que ce dont le haut prêtre bénéficiait dans son temple. Elle avait beau chercher elle avait du mal à imaginer ce qui pouvait bien retenir le colosse d’en ouvrir la porte à moins qu’une contrepartie s’impose à lui. Une contrepartie sans doute assez contraignante pour que le géant ne veuille encore s’y soumettre mais assez acceptable pour que le marché existe.
Ou alors… Il restait un problème de conception. Un problème qui pouvait mettre en péril la sécurité de l’endroit. Par endroit elle pensait à la forge mais par extension à la montagne, au palais aussi et donc à la cité…

*Qu’est-ce que cela pourrait-être ? Malgré les dimensions du maître, même en aménageant une forge énorme, la solidité de la montagne ne devrait pas être remise en cause… A moins que… Le feu, les fumées… Il faut bien ventiler un tel endroit et donc ménager des ouvertures, des conduits…
_ Suffit de faire déboucher ses conduits aux abords des postes de veille.
_ C’est vrai…*


Elle devine que toutes ces questions, qu’elles soient exprimées à haute voix ou non, ne trouveront sans doute pas leur réponse tout de suite. C’est un rituel maintenant bien établi entre eux. Le maître semble ne jamais les entendre et finit par y répondre à sa convenance à un moment ou un autre. Il suffit que sa disciple soit assez patiente ce qu’elle a fini par devenir ne serait-ce que par nécessité. Parfois cela vient au milieu de trivialités qu’elle juge souvent à grand tort comme inutiles tout comme à cet instant où il évoque la curiosité du chat. Mais elle n’est pas un chat et elle ne compte pas mourir de sa curiosité. Au contraire, elle espère bien qu’elle la maintiendra en vie plus longtemps, même si elle l’emmène parfois sur des chemins dangereux. La route principale est là pour tout le monde mais aux différents carrefours elle aime s’engager et route en chemin, de chemins en sentier de sentiers en pistes puis en terrain vierge. Elle sait qu’elle y croisera de moins en moins de gens mais qu’ils seront de plus en plus dangereux parfois plus que son inexpérience pourrait imaginer, c’est pourquoi son esprit s’envole souvent en conjecture les plus folles essayant de percer les murs des mystères qui se présentent à elle.

Le programme du lendemain semble tout écrit. Entrainement seule ou avec le maître, avec lui de préférence avant une fin de journée solitaire, le tout avec l’échéance tant attendue et tant redouté de l’épreuve de la montagne. A cette idée elle se sent tressaillir et se raidir un peu l’espace d’un instant, elle sait alors qu’elle aura du mal à dormir cette nuit mais essaie de laisser cette idée de côté. Elle s’amuse des nuances que le haut prêtre apporte à la notion d’espionnage. Elle répète un peu ironique

« Les serviteurs ont tendance à savoir où je suis… »

Elle n’est pas offusquée de la chose. Ce n’est pas comme si elle ne s’y attendait pas. Le pays est des plus méfiants et elle est Sindarine en contrée terrane et barbare qui plus est. De son côté, son mentor semble vouloir ne pas la perdre de vue. Elle prend une respiration comme pour commencer une phrase mais se ravise et reste coite. Elle aurait bien demandé si elle se conduisait à sa convenance pour le moment mais ce n’était pas une question habile le soir où elle est arrivée en retard… Inutile d’effacer le sourire de contentement qui barre le visage d’airain. Il aura bien d’autres motifs de mécontentement avec son élève pour ne pas en ajouter. Elle ferme alors les yeux le sourire encore aux lèvres dessinant une nouvelle sérénité, laissant les autre sens que sa vue lui conter le nuit qui enveloppe le jardin. Les odeurs sont douce et exacerbées la brise caresse son front tandis qu’elle laisse les clapotis bercer son corps détendu. Les insectes nocturnes semblent se taire lorsque son maître prend la parole et son esprit en est alors rempli, même si elle ne répond que par de petites phrases venues d’un rêve de douceur.

« Mange cœur… En tout cas elle ne rêve c’est certain… »

Le lieu commun qu’elle vient de lancer ne parvient pas à la sortir de sa douce torpeur. Evidemment qu’elle en rêve puisque tous les habitants d’Arganath le font ! Soudain lui vient à l’esprit que cette unité d’élite n’est pas composée uniquement de guerriers assoiffés de combat puisqu’ils savent être maîtres, artisans et peuvent s’intéresser aux langues et aux livres. Les paupières toujours baissées, elle élargie un sourire d’autodérision contre sa petite personne qui a toujours tendance à penser que les Sindarins seuls peuvent apprécier la culture de l’esprit.

« Un secret. J’ai bien compris le message »

Oui comprendre l’Arganathien ne peut que la tenter mais elle sait que l’apprentissage en sera long et que son séjour ici ne suffira pas lui permettre de le maîtriser. Encore sera-t-elle heureuse si elle parvient à se débrouiller avec les écrits simples.

Il fallait bien ça pour la sortir de sa béatitude de naïade. Non pas le fait de pouvoir éventuellement trouver une faille dans la sécurité du duché, mais plutôt la mention du devoir qui serait le sien d’en informer les autorités, pour faire simple. Voilà qui impliquait un niveau de loyauté voire une allégeance qu’elle n’avait pas réalisée jusqu’alors. Elle rouvrit les yeux et redressa doucement son buste et pivota pour planter son grand regard interrogateur dans les braises perçantes de la Main de Bor.

« Mon devoir parce que je suis Prentis y Dervish, ou parce que je n’ai pas compris quelque chose chose ? »

Ce ne pouvait être que cela mais une petite alarme s’était mise à tinter dans son esprit dès qu’elle avait envisagé se retrouver liée contre son gré au Duché. Ce qui découlait de sa position d’élève de Brom Ode'Bahalmarche, elle l’avait choisi, mais un doute venait de s’immiscer dans son jaloux désir de liberté et puis elle nourrissait un nouveau phantasme depuis qu’elle s’était mise en tête presque malgré elle de trouver une faille dans le bel agencement du Duc. Elle rêvait de trouver le moyen de se faufiler jusqu’à sa seigneurie, histoire de lui rabattre ce qu’elle considérait à tort ou à raison contre de la suffisance ou de l’arrogance. « Regarde, je suis un petite apprentie de rien du tout et je suis parvenue à déjouer tout ton bel agencement de sécurité ! » Elle était bien consciente qu’elle n’était qu’une petite grenouille et qu’elle ne serait jamais aussi grosse que le bœuf si ce n’était qu’au péril de sa vie. Mais comme elle jubilerait si cela se réalisait !

Etrangement, l’évocation de ce rêve la détendit et elle se rallongea avec délice et referme les yeux en songeant à la multitude de livres qu’elle avait découverte aujourd’hui.

« Si vous me laissez le choix, j’ai bien l’impression que je me fourvoierais de toute façon. Il y a encore la possibilité que ce soit le Duc à cause de notre brève entrevue. C’est bien prétentieux de ma part, mais j’ai envie de penser que c’est à son initiative. »

Le tintement du bol sur la pierre lui ouvre un œil et le récit de la rencontre du Dervish et du duc la sorte définitivement de sa bienheureuse léthargie. Elle n’en perd pas une miette, même si une grande partie lui est déjà connue. Elle se rend compte que sur les détails elle s’était faite de fausses idées, même si cela ne change pas grand-chose aux évènements. Elle respecte les silences songeurs ou parfois nostalgiques ou émus. Si elle ne l’avait pas encore compris le récit à lui seul montre l’étendue des liens qui unissent le Duc au haut prêtre et à tous ses mange-cœurs. La part cruelle de la rouquine se demande alors comment il faudrait s’y prendre pour semer la discorde entre les deux  Lhurgoyfs. Il faudrait quelque chose de très fin car ni l’un i l’autre ne sont nés de la dernière pluie et ne peuvent être taxé de bêtise. Mais pourquoi pense-t-elle à ça ? Elle n’a aucune raison de s’en prendre à son maître, bien au contraire. Le jeu le plaisir de se sentir investie d’un pouvoir sur les autres sans doute… La dernière partie de l’histoire finit de la plonger dans la honte et lui fait baisser les yeux. Elle laisse s’envoler les secondes de silence qui font encore partie de l’histoire.

« Vous en parlez comme d’un ami, d’un frère, d’un père, d’un guide, d’un chef de guerre, d’un homme d’état. Cela ne fait pas beaucoup pour un seul homme ? Surtout pour le Dervish non ? »

Elle se mord la lèvre inférieure et se reprend. Son ton n'était pas celui d'une impertinente, juste celui d'une petite flamme curieuse mais émue par le récit.

« J’espère que je n’ai pas été déplacée que ce n’est pas y diwrnod y mae'r chwilfrydedd lladd y gath. »

Elle n’est pas sûre de la façon dont sera accueilli son signe de contrition.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 26 Sep - 8:58



Il la décoiffe à nouveau avec sa main humide et un sourire aux lèvres comme un gamin joueur ou un adulte qu’on amuse. Un petit quelque chose posée entre tout ça peut être ?

“Tu pense ce que tu veux, c’est qui tu veux, le monde n’a pas toujours une nécessité de vérité, le seule fait d’être et d’en complété les bouts les rend beau, alors sur des choses qui n’ont pas de risque de blesser pourquoi ce privé ?
Mais pour une porte comme pour la confiance il y a des lois, des lois que l’ont se pose soit où que les autres nous poses. Je t’ai déjà répondu, entré dans cette forge veut dire revenir ici, en Arghanat, je ne suis pas près. Je ne sais si je le serais un jour. Mais de la même façon je reste un homme d’ici comme tu es un peu devenue une femme de ces contrés, et tout ceux d’ici, qui ont reçut l’aide du Duc se doivent de le lui rendre du mieux qu’ils peuvent, il me semble normal que si tu trouve une faille tu lui la dises, tu n’as pas d’autres nécessité que celle de me voir sourire de faire plaisir au Duc et de me faire plaisir à moi. De continué ce contrat tacite qui se pose si facilement. C’est loin d’être une contrainte.”


Il s’éland un peu plus dans l’eau l’obligeant à changer légèrement sa position où à s’étendre avec lui et posant ses omoplates contre la pierre chaude du bain. Ses yeux semblent divagués, il admire un instant sa protéger, magnifique contre lui une trainé d’humidité dans sa chevelure de feu dénotant avec grâce … Puis il regarde à nouveau la porte et le ciel, monstre fatigué aimant plus la nature que les gens même, si parfois, il doit admettre que certain et certaines sont magnifique.

“Non ce n’es pas ce jour, j’en doute en tout cas, nous verrons ce qu’il en est de demain. Et non je ne pense pas que c’est trop pour un seul homme tant qu’il est capable de les assumé, hors il en est capable, et moi j’en serais bien incapable, nous sommes tous différents petite flammes, certains sont bien plus impressionnants que d’autres dans ce domaine mais c’est ainsi. Accepter les gens tel qu’ils sont fait aussi partie de ton travail, tu ne peux pas chercher après quelqu’un si tu refuse d’admettre sont entièreté …
Donc non tu ne me feras pas dire que c’est trop pour lui ou quoi que ce soit qui y ressemble pour moi c’est lui, et encore rien qu’un partie. Mais je ne peux pas vraiment te présenté le Duc ou t’obligé à me croire, et après tout je pense que lui n’y attache pas d’importance. Donc crois ce que tu veux au final.”


Il ferme ses yeux enfoncer dans ses orbites, chevalier monstrueux au visage tailler et au corps de pierre construit simplement pour fonctionné sans s’embarrassé des détailles esthétiques classiquement prix en compte par les sculpteurs. Corps de pierre enfoncer dans l’eau chaude d’une vasque de marbre immense et bien mieux travailler que ne l’est le plus immense des deux occupants.
Les yeux dans le vague de l’obscurité close il reste là un moment perdu dans quelques contemplations.



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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 28 Sep - 18:00

Décidément il était des choses qui se cristallisaient entre eux comme leurs sourires complices, la provocation retenue de l’élève pour son maître et ce geste, cette main passée dans ses cheveux de la disciple comme pour lui faire comprendre que le Dervish l’aime mais qu’elle n’est pas assez grande pour tout comprendre. Parfois elle ne retient que l’affection qu’il a pour elle parfois c’est cette condescendance en tout cas ce qu’elle ressent comme telle qui prend le dessus et entaille son cœur, son esprit et ses yeux. En de très rare occasion elle ne sait pas sur quel pied danser, preuve sans doute qu’elle est loin de tout connaître sur le forgeron, chose qu’elle accepte de bonne grâce. De son côté, le maître d’arme semble en savoir beaucoup sur son élève, mais en sait-il autant qu’il le voudrait ? En l’occurrence il s’agissait bien d’un échange comme ceux-ci. Un geste qui accompagne une réponse qu’elle ne sait pas entièrement interpréter. Elle tend son esprit vers chaque mot et les ressasse comme les perles d’un chapelet  essayant de trouver ce qu’elle n’a pas compris à la première écoute.

Le sourire est là pour distiller la confiance et la complicité mais il y a cette formule  qui sonne comme le mépris de celui qui a eu la révélation mystique de l’existence des dieux et qui rejette au loin les sceptiques qui ne seront jamais assez ouverts pour le comprendre. « C’est comme tu veux. » claque comme un rejet alors que le reste de la tirade n’est que bon sens et expression de loyauté. Une loyauté qu’elle a tant de mal à envisager d’ordinaire mais qui semble toute naturelle lorsque c’est le maître qui l’évoque. Elle se redresse et se tient maintenant droite à genoux dans le bassin la pointe des seins  à fleur d’eau, cheveux sauvage après le passage de la main du titan et qui finissent leur cascade de feu étales dans le bain sombre. Les épaules et son port de tête sont ceux d’une rebelle alors que ses mains sont sagement posées sur ses cuisses.  Les yeux grands ouverts expriment le tiraillement  de ses émotions entre les trois pointes d’un triangle de torture qui écartèleraient  son cœur et son esprit comme le régicide au supplice.

Dans le discours du géant tout a l’air si simple et pourtant certaines choses ne peuvent qu’exposer à la rouquine ébouriffée leurs contradictions, en tout cas celle qu’elle veut bien y trouver soit à cause de sa finesse soit à cause d’une certaine mauvaise foi et pour tout dire surtout pour cette dernière raison.

*Ne pas se priver ben voyons, sauf d’ouvrir cette porte. Des lois, toujours des lois ! Le Duc fait des lois et les autres s’y soumettent ! Le duc décide et tout le monde applaudit.*

Elle sent monter en elle la rancœur qu’elle avait presque oubliée contre le maître d’Arganath. Elle lui en veut de maintenir son maître dans ses chaînes. Elle ne sait pas pourquoi, mais l’emprise qu’il a sur la « Main de Bor » ôte au personnage qu’elle admire le plus en ce monde un peu de sa grandeur et c’est inadmissible. Elle oublie qu’elle-même se soumet aux lois de son mentor… Ou alors elle ne l’oublie pas et si elle consent de se mettre des entraves pour profiter de l’enseignement du personnage le plus puissant d’Isthéria cela devient bien moins acceptable si lui-même subit le joug d’un autre.

Elle finit par baisser les yeux pour se forcer à accueillir les arguments et les axiomes de loyauté, mais elle sent bien qu’elle que c’est une construction intellectuelle et qu’en son for intérieur quelque chose renâcle et regimbe.

*Après tout, te voilà en partie acceptée ici ma jolie.
_ Acceptée mais chaperonnée et espionnée ! Tu parles !
_ Mais tu veux faire plaisir au maître non ?
_ Au maître oui, mais le Duc…
_ Tu risques d’avoir du mal à les dissocier mon amour.*


Elle finit par articuler du bout des lèvres ce qui n’est destiné qu’au bon plaisir du géant mais que son âme n’arrive pas à éprouver :

« Je comprends… »


Oui elle en comprend le sens mais elle sert les dents pour s’obliger au silence. Elle sent les muscles de ses mâchoires rouler  sous ses joues. Elle sait qu’elle a déjà abusé de la patience du forgeron et le pousser à bout n’apporterait rien de bon et elle essaie d’envoyer voler au loin les objections qui lui viennent en rafales.

*Après tout, de quoi nous mêlons-nous ? C’est leur problème, pas le nôtre !*

Pourquoi prend-elle tout tant à cœur elle ne saurait le dire et n’a pas envie de répondre à cette question. Elle a glissé vers les hanches du titan rêveur, sa taille fine contre la sienne. Elle n’a pas lutté contre les remous du bain provoqués par le colosse de granit qui la font vaciller avant de bercer ses courbes. Le ressac contre la margelle l’oblige à poser sa main sur le ventre dur et écailleux pour ne pas tomber complètement dans les bras du maître d’armes. Elle se redresse. Cela n’a duré qu’une fraction surprise mais elle relève les yeux pour essayer de savoir comment ce contact a été reçu. Leurs regards se croisent et elle ne peut retenir un sourire malgré ses pensées agitées. Ce n’est pas du mépris ni du rejet qu’elle voit dans la braise. Elle ne sait pas trop quel sentiment le Haut Prêtre y forge à son égard,  mais pas le mépris. Une autre fraction pilon sur l’enclume et son visage s’est détourné une nouvelle fois vers la porte. Si elle avait suivi son instinct elle aurait accompagné le regard songeur vers la chaîne et la porte, mais elle ne voulait pas remettre ce sujet entre eux. La brise du soir sur sa peau humide la fait frissonner. Elle se rassoit sur ses talons pour laisser l’eau couvrir ses épaules et continuer de bercer le feu  qui encadre son visage incarnat.

Et puis son regard se rallume du feu de la rébellion. Mais que raconte-t-il ? Elle ne recherche personne et n’a pas de projet pour personne à part pour elle-même. Et pour ce qui est d’accepter les gens comme ils sont, elle n’en a aucun mal pour le peu qu’ils sont importants pour elle. Ils ne sont pour elle que des expériences, des souvenirs des jalons qui l’aident à comprendre ce monde elle qui n’est en somme qu’une enfant au regard du temps qu’elle a passé en ce monde et ce malgré ses souvenir séculaires de Sindarine. Certaines rencontre prennent un peu plus de place à la mesure de ce qu’elle a pu en savoir ou du temps qu’elle a pu les fréquenter, mais hormis cela… Un chasseur de prime lui a donné un exemple d’une certaine noblesse qu’elle ne soupçonnait pas, un herboriste l’a faite tomber des nues par son dévouement à autrui. Elle a même douté une fois de ce qu’elle était à cause d’une brève escapade nocturne et pleine de plaisir… Alors non elle n’essaie pas de lui faire dire quoi que ce soit. Elle se questionne simplement même si elle l’admet volontiers cette fois, ses interrogations sont un tantinet orientées. Et puis elle commence à le comprendre, si elle est têtue et persévérante, de son côté, Brom Ode'Bahalmarche a tout d’une bonne tête de pioche ou plutôt de masse, peu à même de changer si vite de d’opinion. Elle n’a donc plus en effet qu’à croire ce qu’elle veut au final. Mais elle doit sans doute faire un peu le tri de ses émotions avant de se faire une opinion. Contre toute attente, cette dernière pensée la calme même si elle ne la débarrasse pas de ses jugements intempestifs. Elle se laisse glisser sur le côté avant d’onduler sur le dos et se laisser glisser au fond du bain, les yeux fermés, frôlant de son corps de soi l’airain presque brut. Puis elle remonte à la surface la tête en arrière pour laisser l’eau tirer ses cheveux en arrières et ruisseler sur son visage et ses épaules. Enfin elle se relève en essorant la masse rousse entre ses mains, la tête légèrement penchée sur le côté. L’eau glisse sur sa peau comme la robe de soi de la promise au soir de ses noces et son corps n’est plus nimbé que de légères volutes de vapeur signe que la nuit commence à se rafraîchir. Elle s’incline devant le maître. Son calme l’étonne elle-même après l’ouragan de pensées qui l’a secouée. Ce ne peut être que le respect qu’elle a pour son mentor qui le lui permet :

« Je vous remercie de toutes les réponses que vous donnez à votre élève qui va devoir les méditer avant de prétendre tout comprendre. »

Et puis elle sort du bain avant de se retourner en souriant :

« Si vous le permettez je vais me retirer et profiter des bienfaits de la nuit »

Mais son maître ne la voit déjà plus. Son corps se fond doucement dans le nuit en sortant de l’éclairage du jardin c’est à peine si on peut la voir ramasser ses affaires et rejoindre sa chambre. Doucement la porte se ferme avant que ses oripeaux ne volent contre le mur au-dessus de la commode et ne retombe sur la coupe de fruits. Insensible au grondement du récipient sur le bois et à la pêche qui roule au sol, elle se lance dans des enchaînements frénétiques et sans retenue, le visage fermé les sourcils mauvais et la lippe boudeuse.

*Le Duc ! Le Duc ! Le duc !*


Elle est déjà un tourbillon dans la petite pièce.

*La loi ! La loi ! La loi !*

Bien vite tout son corps se couvrit de sueur perdant ainsi, mais c’était le cadet de ses soucis tout le bénéfice de son bain.

*Pour quoi fait-il qu’il vienne toujours tout gâcher ?!!!
_ C’est toi qui a posé des questions…
_ Je sais ! La loyauté ! Pour le maître oui ! Mais l’autre ! Qu’a-t-il fait pour mériter ma loyauté ?
_ Edicter des lois ? Me faire suivre ? Me faire espionner ? Et je devrais lui indiquer la faille que je pourrais trouver ?!!!
_ Calme toi mon amour !
_ Je me calme si je veux ! Encore faudrait-il qu’Arganath me fasse confiance ! Mais non ! Interdiction de sortir de ta chambre sans escorte ! Interdiction de sortir sans escorte ! Interdiction de ci ! Interdiction de ça !
_ Tu savais que ce ne serait pas facile…
_ Tu parles de quoi ? De l’enseignement du maître ? Ça oui c’est sûr ! Mais ce n’est pas ça dont je me plains !
_Tu peux toujours partir… Tu sais qu’il ne te retiendra pas…*


Elle s’arrêta net comme face à un mur d'impossibilité. C’était pourtant vrai. A croire que cela faisait partie de l’enseignement de son mentor que de la confronter à la rigueur d’Arganath, celle des lois et celle de sa nature. Elle prit une grande inspiration en contemplant le désordre qu’elle avait semé dans la chambre. Une goutte de sueur tomba de la pointe de son menton entre ses seins.

*Il ne te reste plus qu’à remettre un peu d’ordre et pour la peine tu devras le faire…
_ A la Lam’ ! J’avais deviné*


Dans son imaginaire elle se devait d’égaler l’ancien élève du maître d’arme et une première étape était de pouvoir arriver à la fin de son action en un seul mouvement, comme elle l’avait vu faire au-dessus du charriot et comme le lui avait expliqué le maître. Elle analysa et enregistra le moindre objet le moindre obstacle et le moindre appui possible. Prit une grande inspiration et s’élança comme un écureuil qui a mémorisé chaque flexibilité de rameau chaque longueur de saut et anticipe chaque courant d’air. Le lit retrouva bientôt un aspect accueillant et chaque chose se retrouva à sa place. Avec fierté, elle contempla le résultat de son enchaînement et prit, souriante, un pas de recul pour améliorer sa vue d’ensemble.
Une moue dépitée effaça d’un coup sa satisfaction alors que ses yeux tombaient sur son pied maculé de pulpe…

*Pffff ! La pêche !....*

Elle dormit au-dessus des draps cette nuit-là. Avec la transpiration de sa colère elle risquait juste de coller dans la soie comme un insecte dans la toile d’un arachnide. Il lui faudrait se lever plus tôt pour reprendre un bain de préférence sans laisser supposer au forgeron que c’était une nécessité…


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 1 Oct - 10:11



Il plonge dans le souvenir du contact de la demoiselle qui n’a pas laisser son corps indifférent, la douceur de sa peau contre la sienne bien trop rugueuse, écailleuse, une pierre à aiguisé qui touche une soie fine menaçant au moindre mouvement de se brisé pour laisser la chaire tendre à vif... La douceur étonnante d’un regard et d’un rêve déposé là, flottant avec douceur sur l’onde clair et chaude, il lui a sourit simplement mais son corps, malgré tout les démons, malgré le feu, malgré la douleur et le temps qui a passé posant ses marques sur son esprit et le transformant finalement en cette pierre adamantine qu’il a toujours été, malgré tout les vents qui l’ont forgé, son corps, sa prison comme dirait le Khan, reste bien plus proche de l’humain qu’il ne le pense souvent.

Quelques instants plus tard il s’ébroue et laisse son regard revenir aux étoiles. Elle est déjà parti, il n’en a cure et au fond il sait qu’il ne la comprend pas et qu’il ne la comprendra jamais, il comprend la guerrière en elle, il sait ce qu’elle fera, il sait sa curiosité, sa passion et rage qui coule, il l’a vue essayer de comprendre, alors tout ses points, tout ce qui vas ressortir au combat il les connait car il est maitre d’arme. Mais le fait qu’il a put la blesser avec ses paroles, ce fait là il n’en sait rien, il est chevalier forgeron, il a arpente le monde plus de huit cent ans, il n’a plus rien d’un humain, il est bien plus proche de la pierre que de l’être au sentiment changeant qui serait ronger et détruit par le remord à chaque pas pensant à son passé… On ne peu vivre quelque chose d’aussi proche de l’immortalité en étant humain et elle, la petite flamme, est bien trop proche du feu, de l’humain pour qu’il ne la comprenne pourtant, dans sa contemplation des étoiles il parvient à se demander si ce n’est pas le cas, si elle ne comprend pas vraiment la nécessité de lois pour vivre si longtemps et si proche du guerrier. Si elle perçoit vraiment ce qu’il y a derrière toutes ces petites choses, derrière ces choix qui sont bien plus des mots encré dans le temps que des lois au sens où les hommes les voient. Si l’on oublie sa parole lorsque l’ont est un démon immortel au temps que reste-t-il ? Sinon la mort elle-même ?


“Je t’envie mon frère, toi qui arrive encore à les comprendre et à vivre avec eux, avec ses Hommes, je ne peux plus vivre qu’avec des guerrier depuis que ma guerrière est partie et a cesser de m’expliquer les Hommes. Pourtant je sais que je ne supporterais pas d’être à ta place mon Frère …”

Il a parlé sa retenir sa voix, quelque part perdu dans l’immensité du ciel étoilé, il est calme, c’est juste son esprit qui prononce une vérité pour lui-même, me genre de petit phrase où l’ont se retourne après coup vérifiant que personne ne nous à entendu et pourtant … Lui ne craint plus la vérité depuis bien longtemps. Même si la dure réalité lui a appris qu’elle n’était pas toujours nécessaire, il se limite dans ces cas là à ne pas la dire.

Il ferme les et s’étire en sortant du bain chaud se dirigeant vers le froid où il se trempe une petite minute avant de se retiré vers sont lit où il plonge dans un sommeil aussi profond que peut l’être celui d’un être qui a été habituer aux guerres et aux chemin difficile, un être qui a travailler pour une organisation criminel et a été la main d’un Khan bien plus dangereux que tout les rois et prince monteur de poney de ce continent … Un sommeil qui sera surement mis à mal par un porte qui s’ouvrirais tôt le lendemain matin.

Ainsi s’il n’est pas levé il lui jettera un regard puis se retournera lui laissant quelques trentaines de minutes d’avance le temps de faire sa toilette en paix. Sinon, il sera dans le jardin posé derrière un livre dans des écrits ancestraux d’où a été tirée la langue des gens du cru.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 1 Oct - 18:25

Après le déchaînement d’avant coucher, la nuit se peupla de points d’interrogation dont beaucoup restaient sans réponse au lever mais qui n’avaient pas réussi à gâcher son sommeil. Elle devait bien l’avouer, peu de chose en était capable. Sans doute le bénéfice de son égocentrisme qui ne lui laissait que peu de remord capable de la hanter. Et la peut de l’échec me direz-vous ? Certes, cette dernière pourrait très bien la tenir éveillée et cela arrivait parfois, mais pas très longtemps. Mue par une farouche volonté de parvenir à ses fins, chaque lever ressemblait à un nouveau départ propice à gommer les difficultés de la veille. Ce qui l’avait tenue en échec ne pouvait pas avoir raison de sa volonté. Elle n’avait pas besoin de s’en convaincre. Cela faisait tout simplement partie d’elle.

Elle ouvrit les yeux sur le plafond de la chambre à peine visible au-dessus d’elle. La nuit se retirait comme à regret. Il était temps de profiter de cette nouvelle journée. Profiter de la présence promise du maître, profiter voire abuser de sa patience, profiter simplement aussi de sa compagnie de vieux sage bougon, profiter de son sourire de braise, profiter des nouveaux malentendus qu’ils ne manqueraient de tisser entre eux. Elle sourit en pensant à sa colère de la veille, à la remontrance de son mentor…. Profiter aussi ensuite des livres qui n’attendraient pas longtemps avant de s’imprégner de son parfum de rouquine studieuse et opiniâtre. Elle ouvrit plus grand ses prunelles encore ensommeillées en se rappelant avoir abandonné les ouvrages sur le seuil du jardin. Une chance que le temps soit au beau. Elle devait s’attendre à une remontrance, une de plus, mais se l’infligea elle-même. Cela ne lui arrivait jamais de laisser derrière elle des indices de son passage et là, juste à cause d’une saute d’humeur, elle avait laissé tout un tas de livres qui permettaient d’en savoir tant sur elle ! Si le maître avait fait référence à la guerre lors de son retard, il pourrait faire le même genre d’analogie avec cet oubli… Sa jolie bouche se tordit en une moue dépitée. Ce n’était pas la meilleure façon de commencer une journée qu’elle voulait parfaite. Elle s’étira de la pointe des orteils au bout de ses doigts comme une chatte qui se réveille au soleil. Hors de question de gâcher ce réveil par des pensées négatives. Elle n’avait qu’à montrer que cela lui avait servi de leçon.

Première récompense de ce jour nouveau. Elle venait de réaliser qu’elle n’avait qu’à se montrer assassin irréprochable. Elle dessina un sourire espiègle. Elle risquait alors de devenir insupportable, obligée de poser encore plus de questions que d’ordinaire et de se montrer encore plus impertinente.

*Nous ne sommes pas si méchante que cela rassure moi mon amour…
_ Et si. Et heureusement sinon la vie serait d’un ennui mortel !*


Elle fut debout d’un bon, heureuse de constater que chacun de ses muscles répondait sans effort. Elle entassa ses habits souillés de la veille avant d’en considérer le chaos sur la dalle de calcaire clair. Elle soupira. Une résolution était une résolution. Elle ramassa le tout et se mit en devoir de tout plier au moins grossièrement en signe de respect des blanchisseuses qui hériteraient de ses tenues poussiéreuses Puis elle fit une pile des vêtements du jour et d’une serviette parfumée. Aujourd’hui son précieux corset qu’elle lacerait et bouclerait au-dessus d’une chemise aux amples manches qui lui découvrait les épaules et le haut du buste. En bas un large pantalon qui pouvait passer pour une longue jupe. Allier le côté présentable et élégant à la possibilité d’effectuer tous les mouvements auquel il viendrait en tête à son maître de la soumettre. Ce n’était pas le petit talon des chaussures souples qu’elle avait choisie qui gâcherait l’ensemble.

Après les bains qu’ils prenaient maintenant quotidiennement, elle ne choquerait sans doute pas la pudeur du Lhurgoyf en sortant nue de sa chambre. Pourtant au dernier moment, elle se ravisa. Où allait se nicher la perfection pour le maître ? Elle imaginait déjà sa voix profonde : «Nue tu ne peux plus rien cacher à tes adversaires, même si tu peux les décontenancer un instant, petite flamme. »

*Je sens que ça va vite m’impatienter d’être parfaite…
_ Disons-nous que c’est le temps que les réflexes entrent et qu’après ce sera comme une seconde nature.
_ Je ne la sens pas trop cette seconde nature
_ Tu ne vas pas renoncer tout de même ?! Prends ça comme un jeu.
_ Là cela me convient mieux*


C’est donc sousrire aux lèvres, vêtue d’un kimono de soie ivoire à la ceinture sang, qu’elle ouvrit lentement la porte de séparation. La respiration profonde du géant lui parvint aussitôt. Elle posa doucement le pied sur chacun des carreaux de la chambre comme s’il s’agissait d’un champ de mine, avec pour défi de ne pas alerter le dormeur. Il ne lui restait plus que deux mètres à parcourir quand elle perçut dans son dos l’inflexion de la respiration et le corps massif se retournant dans sa couche titanesque.

*Encore perdu !*

Elle ne se départit pourtant pas de son calme et poursuivit sa route. Derrière la porte les livres étaient encore là, heureusement épargnés par la nuit. Elle avisa la table déjà chargée des petits déjeuners.

*Eux aussi ont décidé d’être parfaits.
_ Ou bien ils n’ont pas le choix…*


Le bain fut savouré mais ne dura pas plus que de raison, juste le temps de sacrifier quelques minutes à hésiter sur le parfum qui l’accompagnerait aujourd’hui.

*Indice, indice !...
_ Oh ! He ! Ca va !*


La perfection avait ses limites et plaire au maître pouvait en faire partie non ? Une fois propre présentable voire plus si affinité, elle alla chercher les livres avant de s’attabler et se restaurer. Une coccinelle qui semblait être occupée au déchiffrage du titre de l’ouvrage en haut de la pile s’envola.

Une lichette de viande fumée des montagnes à la bouche, elle venait de finir le premier chapitre de l’histoire du duché armé du fidèle et indispensable dictionnaire lorsque le Dervish apparut dans l’encadrement de la porte. Elle se leva prestement mais sans précipitation et inclina le buste pour saluer le maître, le visage neutre.

« Bonjour Dervish. »

Elle marque une légère hésitation avant de poursuivre.

« L’oubli des livres fait partie des choses que votre élève doit chasser de ses mauvaises habitudes. »

Elle se redressa enfin mais resta debout en attendant que le colosse ne prenne place à la table.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 2 Oct - 8:56



Il se retourne doucement, il a mis un moment pour la percevoir, il l’aurait sans doute vue si elle avait été plus proche de lui mais là, dans cette incertain lointain elle a été proche de passé inaperçu, elle s’améliore, et lui se retourne, monstre, montagne ronde qui roule comme la terre pour évité de faire face au soleil. Il lui laisse un moment plonger dans un semi sommeil calme puis finit par sortir de son lit comme une masse rocheuse qu’il est. Il jette un œil à son pantalon, encore assez présentable, choisit une nouvelle chemise de toile assez solide pour passer quelques temps à frotter contre sa peau, et laisse le gilet à son crochet ainsi que les bottes près de la porte d’entré.

Entrant dans le jardin il sourit, il faut souvent beau en Arghanat, le micro-climat crée par les montagnes environnantes en fait en endroit agréable où il pleut presque que la nuit quand la fraicheur descend des colles trop vite et percute les couches de vapeur qui viennent du sol et du fleuve. Il regarde la petite demoiselle et se dirige vers la table en prenant sa place.


“Viens manger plutôt que d’utilisé un nom pour lequel tu ne m’a pas connu, Tyka non plus d’ailleurs en dehors des histoires mais faire changer d’avis un gas du coin est encore plus dure que de faire changer d’avis une petite flamme alors. Et pour les livres, tu les as récupéré avant moi et j’avais une vague idée de ce que tu cherchais, l’affaire est close.”

Il lui sourit calme et plein de bonne volonté, il est ce vieux géant, maitre d’arme impartiale sur les choses qui compte, quand au reste, il fait presque semblant d’être un homme dans ce corps de colosse, presque.

“Nous avons plusieurs possibilité ce matin, je te laisse choisir parmi plusieurs…

Nous commencerons de toute façon par un petit entrainement après manger, il ne faut jamais perdre les bonnes habitudes, mais c’est après que viens le choix. Ton choix à toi, tu est bien assez coincer ici pour que je fasse mon possible pour t’ouvrir des portes, même si c’est ton choix de venir après tout.

Je te propose donc, soit que nous nous reposions en prévision de la montagne et de l’entrainement qui nous y attends.
Soit que tu choisisses le thème d’un entrainement que tu voudrais faire, j’essayerai de m’y adapter autant que possible.
Soit que nous allions faire un tour, à peu près là où tu veux entre Arghanat et le Manoir tant que l’ont ne gène personne.
En fonction nous verrons bien où nous mangerons. Il est bien entendu possible de panaché autant que tu le souhaite…

Tu as jusqu’à la fin de l’entrainement pour choisir ce que tu veux faire, et maintenant pour manger.”


Il continue au milieu de sa tirade à réduire la taille de ce qu’il reste sur la petite table monter pour eux deux sans vraiment sembler s’arrêter pour parler comme si tout disparaissait mystérieusement dans la fournaise de son corps sans vraiment s’arrêter dans sa bouche capable de manger des pierres.

En attendant il parle aussi de l’entrainement qui vas suivre, encore sur cette notion de travail en esprit partager, un entrainement qu’il n’aime pas mais qu’il doit faire avec elle car elle fera parti du réseau durant les jours où il travaillera la Première et non chaque individu, personne ne peu être oublié dans le réseau et tout ceux qui y soit doivent en faire parti pour ne pas qu’il se fragilise. Le réseau est la plus puissante des armes d’Arghanat. Aucun ordre oral, aucun mouvement perdu, une armée d’un seul homme…

Enfin il se lève et se positionne, lui laissant le temps de venir faire de même et puis s’ouvrant à elle lui demande de venir toucher son esprit pour commencer l’exercice.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 2 Oct - 18:52

Le sourire de braise qui rendait son salut était pourtant de bon augure, mais elle n’eut bien plus qu’à se demander si elle doit prendre la suite pour de l’indulgence ou une rebuffade de plus. Mais elle a décidé de tout prendre avec sérénité, en tout cas d’essayer si elle en juge la moue intérieure qu’elle sent pointer sous son masque de neutralité. Il semblerait qu’elle ne soit pas prête de donner si facilement entièrement satisfaction à son mentor.

Cela commençait bien ! Chacun ici l’appelait le Dervish et elle ne devait pas être la seule avec Tyka à ne pas l’avoir connu en ce temps où il portait ce titre. Où allait donc se nicher la susceptibilité ?!

*Et bien vas pour « Maitre » Cela m’apprendra à faire du zèle !
_ Tu ne vas tout de même pas te décourager pour si peu !
_ Ne t’inquiète pas*


La tenue arborée par le forgeron indique qu’il ne compte pas refaire une toilette avant de passer aux activités qu’il a prévues mais pourquoi le ferait-il ? Il n’a sans doute pas eu besoin de passer ses nerfs sur une chambre qui ne lui avait rien fait et il doit être frais comme une rose si tant est que cette image convienne à la montagne de puissance qui prend palace en face de sa disciple.

Malgré cette entrée en matière peu encourageante, le maître semble tout de même de bonne humeur et de toute façon qu’est-ce qui peut bien le maître de mauvaise humeur devant une table garnie à sa convenance des mets qu’il attend ? Songeant à leur première rencontre, elle trouve immédiatement la réponse. Les yeux baissés vers son set de table tissé en phormium, elle sent frémir un sourire à l’évocation de ce souvenir qui aurait pu lui couter la vie mais qu’elle chérit à présent. L’apprentissage passe des prises de risque. Acceptation de cette fatalité ou début de la sagesse ? Cette dernière pensée la surprend elle-même, mais elle n’a pas le temps de s’attarder à l’analyser le maître n’aime pas les élèves inattentif et l’élève n’aime pas se décevoir. En outre, si elle admire les sages, elle déteste l’idée d’en faire partie.

A table ? Elle a déjà mangé tout son soul mais elle ne contredira pas le géant ce matin ou pas tout de suite si elle parvient à se maîtriser comme elle l’a décidé. Elle prend donc place en face de lui et l’accompagne en picorant, histoire que ce premier repas soit un minimum partagé. Elle pourrait encore avoir fait fausse route comme avec le terme dervish, mais il lui a bien semblé comprendre que le partage de la chair était cher au cœur du chevalier. Ses cheveux finissent de sécher lâches dans son dos et sur ses épaules tandis que le soleil y allume des incendies.

Intérieurement elle remercie le maître de son indulgence concernant les livres. Elle doit avouer ne pas toujours comprendre les motifs de ses récriminations mais comme elle l’a compris au réveil, rien de tel que la perfection pour ne pas les encourir. Elle sent alors que la journée peut commencer sur une feuille vierge. A elle d’en proscrire les ratures !

*S’il ne cherche pas encore la petite bête…
_ C’est lui le maître. Par définition, il a raison petite flamme.
_...*


Elle sent qu’elle a encore de la maîtrise à acquérir pour contenir ses sautes de patience et d’humeur. Pourtant de la patience elle en a d’ordinaire !

*Oui lorsque tu mènes le bal…*

Elle s’étonne du nombre de réponses qui lui viennent ce matin. Elle n’est pas certaine qu’elles soient toutes parfaites, mais elle a au moins de quoi vérifier des hypothèses qui semblent tenir debout. Quitte à se laisser aller à trop de satisfaction, son sourire espiègle et satisfait réapparait sur son visage.

Elle tressaille et plante ses yeux dans le visage du géant qui ne la regarde même pas tandis qu’il entame son repas comme si de rien n’était alors qu’il annonce la possibilité d’un choix à son élève qui n’en a pas vraiment l’habitude depuis qu’elle a accepté ses conditions dans l’auberge du tableau, qui a failli voir la fin des aventures de la rouquine. Le début de l’exposé manque de la faire éclater de rire au nez du maître qui semble avoir oublié la définition du mot choix. Mais elle se contient laissant juste briller ses prunelles d’espièglerie. La perspective de l’entraînement avec son maître lui convient parfaitement et puis elle a jugé trop vite de l’autoritarisme du géant qui fait de son mieux pour lui être agréable. Elle a presque honte mais une pensée non exprimée n’est après tout pas pécher. Elle n’a pas eu le temps de blesser le forgeron.

Elle n’a pas besoin de réfléchir longtemps pour choisir. Au diable le repos ! Elle aura bien assez de temps de se reposer lorsque le maître l’aura congédié ! Chaque fois qu’elle imagine ce moment elle s’imagine sur une île déserte entourée de l’immensité de tout ce qu’elle n’a pas eu le temps d’apprendre et s’il existe une hésitation c’est bien de choisir sur quoi faire porter l’entraînement. Elle est bien certaine qu’elle n’envisage même pas le quart de ce qui est possible ou nécessaire de savoir. Mais elle a encore un peu de temps pour répondre.
Elle se sert une coupe de thé et laisse les arômes de jasmin dont il a été parfumé envahir ses fines narines. C’est étrange comme cette boisson possède la vertu de l’apaiser. Elle est parfaite pour laisser le maître finir son repas du matin car c’est un véritable festin qui disparait de la table pour la petite rouquine depuis longtemps rassasiée.

Déjà comme une héroïne de conte qui a trois vœux à faire elle cherche quelle demande sera la plus judicieuse. Les heures de la journée sont comptées d’autant que l’heure du goûter sonnera l’heure où son mentor a dit qu’il l’abandonnerait. Elle observe le colosse en silence. Autour de lui des fantômes semblent flotter dans l’esprit de la rouquine. Un Duc aveugle, des guerriers de toute sorte affublés des visages de ceux qu’elle a croisés à la frontière et une infortunée au doux visage. C’est cette dernière qui prend le dessus sur tous les autres. La discussion de la veille a clos pour un moment le sujet du Duc et les guerriers, elle en sait assez sur eux pour le moment en attendant d’en apprendre plus dans la montagne. Mais Audrey… Qu’est-ce qui a bien pu rapprocher ces deux êtres ? L’art de la guerre sans doute mais est-ce suffisant pour créer ce vide que la colère du premier jour a trahi, en tout cas c’est ce qu’elle a fini par comprendre ? Elle sait que ce n’est pas un sujet à aborder. Avec qui l’aborde-t-il ? Le duc peut être ? Avec personne ? En plus du vide intérieur, a-t-elle fait le vide aussi autour de lui en le plongeant dans une sorte de solitude au milieu des guerriers ? Elle ne sait pas pourquoi elle repense à elle après deux jours sans l’évoquer mais elle n’a pas le temps de répondre à cette question.

Le titan est enfin prêt et ne supporterait pas de déceler une hésitation pour le premier exercice. Elle retrouve comme par instinct la position qu’elle avait lors de la première fois où ils ont combattu en osmose d’esprit. Audrey s’est évanouie et l’esprit de la rouquine se faufile dans la clairvoyance de son maître. Le chevalier est un roc même à l’intérieur. Un roc en fusion et elle reçoit par bouffée les prémices de ses gestes et y obéît sans se poser de question. Elle n’est pas une guerrière de troupe et ne sait rien de ce qui est le mieux sur un champ de bataille. Elle doit juste entendre et réagir comme le stratège le lui demande. Elle pourrait presque agir les yeux fermés et de toute façon, même s’ils sont grand ouvert c’est comme en état second ou d’hypnose. Au début, elle sent lorsqu’il lui impose ses mouvements et lorsqu’il se plie à la souplesse de son élève et puis petit à petit, le compromis se fait entre eux. Au milieu des enchainements la pensée l’effleure que ce compromis doit être d’autant plus difficile que le nombre des combattants augmente, sauf s’ils sont de même nature. Elle sent soudain qu’elle sera un poids mort pour la troupe en entraînement. Mais le moment n’est pas au doute mais à la maîtrise. Elle se plait à croire que le maître d’arme n’a pas senti son trouble. Lorsque l’exercice prend fin, elle se sent soudain vidée de la force que lui avait communiquée son double. Elle se plie en deux pour poser ses mains sur ses genoux et reprendre, non son souffle, mais l’énergie dont elle se sent dépossédée, la nuque cassée pour lever les yeux interrogateurs vers son instructeur afin de savoir s’il est satisfait ou s’il a des raisons d’être déçu. D’instinct elle sait que peu habituée à l’exercice, il a sûrement perçu des imperfections et puis lui aussi vise la perfection…


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