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 Another Fine Mess

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:: Main de Bor ::

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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 7 Oct - 10:16



Il inspire, sa main rêve et vole, elle court et parcours l’instant alors que le vent disparait, et que celle de son apprenti cherche la protection, il expire et c’est elle qui fend et lui qui couvre facilement les deux êtres. La respiration se pose douce et perpétuelle, ininterrompue, mouvement répété vers le rêve comme pour s’encré dans la mémoire physique d’un mouvement qui n’aurait plus besoin de penser pour être là. Comme pour faire d’elle quelqu’un qui pourrait un jour appartenir à la première même si elle ne le voulait pas.

Et puis il pense à Umbra, et sourit, il pivote et se propose à une formant un angle droit avec son regard couvrant ainsi un angle puissant sur la face et faible sur l’arrière mais personne ne viens jamais attaquer Umbra par derrière. Et puis il pense, il pense à une armée en face d’eux, une armée qui avance sur eux ou sur qui ils avancent. Car si ces pensé sont assez précise pour mimé cela, pour qu’elle les voit même les yeux ouvert, ce n’est pas le cas du sol alors qui bouge, les deux en vérité comme elle le verra surement à la fin, mais eux bougent en rond tout en pensant faire des lignes guidé par l’esprit du géant. Il attaque donc comme un coin l’armé constitué de centaines d’hommes, les règles sont différentes, plus dures, plus proche de la réalité, ici le géant analyse les coups de l’armée et si une certaine idée de la douleur est transmise par l’esprit du colosse trop habituer à celle-ci pour ne pas la rendre parfaitement elle peut si elle fait un effort être oublié. Car il y a de la douleur, ils sont deux contre un grand nombre, ils sont juste là au milieu d’une marré dans laquelle ils percutent pour qu’ils n’ai pas l’occasion de les encercler mais ce n’est pas possible de faire ça simplement, en parant tout les coups, alors tout ce qui n’entravera pas leur mouvement et leur avancer est oublié, tout les coups qui ne tranche, tout les coups qui ne brisent, tout ceux qui rompe le mouvement perpétuelle pour aller chercher une parade lointaine alors qu’elle ne serait pas nécessaire, toutes ces choses sont oublié.
Cependant les frappes du monstre et de son apprentie sont mortel, précise et jouant sur l’un pour défaire une garde alors que l’autre percute et tue. Plus une fois il mais simplement son bras en parade devant elle, attrapant une vilaine griffure sur son cuire étonnant plutôt qu’elle ne voit la mort et ne discute avec son dieu. Plus d’une fois il la soulève sans rompre son mouvement pour lui permettre d’atteindre une faille et la pose sur ce qui aurait dût être un tas de cadavre pour qu’ils avancent … Qu’ils avancent toujours. Aucune pose n’est permise.
Parfois il se mue en quelqu’un d’autre plus imprécis adaptant son style de combat pour qu’elle ne combatte pas qu’a ses coté, un être à taille humaine et à la peau aussi fragile que la soie que porte la demoiselle, mais ce n’est jamais bien longtemps son esprit bien que fort est incapable de maintenir cette idée ainsi que l’illusion de leur combat. Puis un instant l’illusion vacille et il rompt le lieu pour aller s’assoir posant sa tête entre ses mains et sortant d’une cache dans le mur ouverte de l’autre coté une potion à la texture et à l’odeur équivalente à la corne de brume. Tranquillement il la boit faisant simplement une mimique de dégout mais son mal de crane est trop important pour ne pas boire cette chose infâme, il a fait travailler son esprit par delà les limites sur un domaine qu’il travail peu ainsi.

Mais pour elle il le fallait. Qu’elle sente la guerre. Le coté irréel et le poids du colosse à ses cotés l’empêchait d’avoir la peur de la guerre qui prend souvent, cette peur qui vous dit que quoi qu’il arrive vous aller mourir … Il est encore loin des capacités de certain où l’armée semble si réel … Qu’importe il l’a fait avancer là dedans un pas de plus, elle fait que rien n’est parfait et qu’il faut apprendre à reconnaitre les coups qu’on peut prendre.

Il respire une nouvelle fois à fond, sa cage thoracique immense faisant penser à une arme pouvant renverser des maisons, mais lui se masse les tempes les yeux clos :


-“Bien jouer petite flamme, voilà où sert la chose, aucune de nous deux seul n’aurait put survivre aussi longtemps dans cette marrée, aucun de nous deux juste cote à cote n’aurait put faire de même, pourtant là nous sommes allée loin, bien plus loin que ce qui aurait été possible. Quand on a sait danser à plusieurs qu’on a confiance dans ses partenaires, alors on peut aller loin. Maintenant je te laisse imaginer ceci sur une armée …

Laisse moi le temps de récupéré mon esprit et ensuite dit moi, que veux-tu faire après ?”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 9 Oct - 12:30

Les volutes bleues de son esprit ont trouvé les arabesques rouges de son mentor et les choses deviennent plus faciles. Peut-être commence-t-elle à être capable de combattre à plusieurs. Cette idée pourrait la rendre fière et la faire pécher par orgueil, mais elle se connait trop bien et elle a conscience au moins en partie du chemin que les guerrier de la première et des manges cœurs ont parcouru pour parvenir à la maîtrise mille fois vantée par le maître et Tyka, elle se doit de rester concentrer pour parvenir à une parcelle de leur talent et surtout ne pas être ridicule dans le montagne et face aux mercenaires qu’ils devront chasser en fin d’entraînement. Elle sait aussi que la stature du chevalier est déjà pour elle un rempart dont elle ne doit pas abuser par ses erreurs sous peine de le mettre en danger car chaque armée doit avoir des stratégies même contre les géants de son espèce. Au risque de se crisper elle redouble alors de concentration et sent les fumeroles chaudes la rassurer pour la détendre et redonner fluidité à sa respiration et à ses enchaînements. L’une et l’autre sont liées pour accéder à la perfection exigée par son guide.

Et puis un nom résonne et vient s’inscrire dans les méandres rougeoyants. Umbra. Il sonne comme les ténèbres des éclipses, comme l’aile de l’aigle qui masque le soleil à sa proie. Elle commence à sentir sa présence. Elle pense à tourner la tête pour l’apercevoir ais une main douce mais ferme semble l’en empêcher. D’ailleurs elle n’a plus la possibilité de se tourner vers autre chose que l’avant. Elle ne sait plus trop malgré sa maîtrise de la télépathie si elle regarde devant elle ou en son intérieur ou en celui de son mentor. Elle sent seulement ses yeux s’agrandir de surprise à mesure que le champ de bataille se matérialise devant elle, devant eux. Une armée surgit des souvenirs incandescents du haut prêtre.

*Ils sont trop nombreux ! On ne peut pas !...*

En son for intérieur,  elle sait que ce n’est qu’un entraînement et pourtant quelque chose comme une urgence lui dit que si elle ne satisfait pas à la tâche elle périra dans cette mêlée. Quelque chose l’avertit des mouvements de l’ombre derrière eux. Ce peut-il que le colosse ait mémorisé cela aussi ? Elle n’a pas le temps de se poser la question elle ressent seulement toute la nécessité de faire confiance à cette protection et de se montrer à la hauteur pour mériter celle de son mentor. Aucune hésitation chez le maître d’arme et elle ne se permet pas le luxe d’en avoir même si honnêtement elle ne peut réprimer une certaine panique à l’idée d’affronter tant de guerriers. Elle n’en voit pas les visages, seulement les  mouvements menaçants.

*C’est de la folie ! Nous allons être perdus au milieu de cette multitude !*

Mais elle se reprend elle ne veut pas que ses doutes parviennent au maître, même si elle ne peut en être sûre. Alors la honte la prend comme un aiguillon qui la force à se dépasser et donner le meilleur d’elle-même et plus encore. Très vite les coups arrivent. Elle répond aux injonctions du colosse et se souvient des leçons dans la grotte. Mais les armes sont plus vraies que nature et même si elle dévie dans ses parades, elle ressent, comment est-ce possible, les chocs et ses muscles se tendent à rompre leurs tendons. Elle est maintenant certaine que ses os vont se briser au prochain impact même si les leçons de parades sont bien présentes dans son esprit et maintenant mémoriser par son corps tout entier. Et puis la nécessité fait loi, elle ne pourrait pas rester attentif au maître si elle se centrait sur la douleur, petit à petit celle-ci se fait moins présente ou alors plus lancinante, comme présente en continu mais à l’arrière-plan. De temps à autre quelque chose de plus aigüe perce jusqu’à sa conscience, prix à payer pour une imperfection ou un manque de concentration. A chaque fois c’est une nouvelle leçon qu’elle se promet de ne pas oublier. Mais au bout du compte le miracle s’accomplit et les corps se couchent, s’écroulent, se tordent devant le colosse et la petite flamme, tandis que derrière eux, elle perçoit le chant de deux lames qui les protègent. Umbra ?
Quelque chose extatique se produit comme si elle entrait dans une sorte de transe, un état second qui fusionne les volutes rouge et bleu en un fléau améthyste semant la mort parmi des grappes de guerriers. Elle ne sait pas toujours pourquoi il la guide ici ou là mais elle accepte toute les directives comme un troisième bras du colosse. Lorsqu’il la saisit elle ne se pose pas de question de sécurité. Elle sait que c’est pour encore avancer et la mettre en meilleure posture. Et s’il lui demande de tendre le bras elle sait que c’est la mort d’un guerrier contre leur vie qui se joue et ses coups deviennent aussi implacables que la foudre sur le sommet de la montagne. Combien de fois ses cuisses l’ont elle projetée dans la bonne direction et combien de fois ses bras ont frappé, esquivé et lui ont redonné l’équilibre dont elle s’était défait ? Elle ne saurait le dire seul une nouvelle douleur de fatigue lui sert de jauge et de compteur. Combien de temps peut donc durer une bataille ? Elle qui n’est habituée qu’aux raids éclair ou le nombre de coups est compté prend la mesure de l’endurance que doit avoir le guerrier.  Et puis elle se plie à toutes les surprises qu’il veut bien lui imposer même si elle sait c’est pour sa formation. C’est le même mais à la fois un autre. Elle n’a pas le temps de pester contre les métamorphoses et les changements de style. S’adapter toujours s’adapter, obéir à l’expérience à la vision du combat envoyer ses perceptions sans arrière-pensée pour que quoi qu’il arrive elle reste liée au combattant qui la soutient.

Ses muscles se raidissent de fatigue mais elle connaît son sort si elle les écoute, alors elle bondit frappe se fend encore et encore quitte à serrer les dents à s’en briser les mâchoires. Mais les guerriers finissent par s’évanouir et le maître s’immobilise la laissant aussi inutile qu’une vieille coquille vide, sur la plage après la marée. Alors que le mentor s’assied pour reprendre des forces elle tombe, un genou en terre et les deux mains au sol, les cheveux collés par le sueur pendant contre les joues de son visage baissé vers le gazon. Elle devrait haleter, mais étonnamment sa respiration est tranquille malgré l’épuisement qui la consume. Baignée par la chaleur de l’âme du Lhurgoyf pendant l’exercice elle frisonne maintenant de froid. Elle tremble de froid mais doucement la chaleur revient en elle et c’est la peut rétrospective qui la saisit. Comment se lancer dans un tel chaos avec la seule certitude que l’on va mourir ? La certitude qu’on ne sera pas la seule ? La confiance aveugle dans le groupe qui ne fait qu’un seul guerrier monstrueux ? Cela ne peut être que cela ou alors elle ne comprend pas.

Lorsqu’elle se redresse le maître réprime une grimace, un flacon entre ses doigts. Elle réprime son impertinence derrière ses lèvres :

*C’est bien la première fois que je vois un semblant de faiblesse le prendre…*

Elle avance en titubant jusqu’au maître et passe derrière lui. Il est assis bas et pourtant sa tête arrive encore à  hauteur de poitrine de la rouquine et la cache entièrement. Doucement elle écarte les doigts de granit du crane de géant et finit de masser les tempes de bronze. Elle sent la dureté de ce crâne qui détient toute la connaissance qu’elle convoite et dont elle a eu un nouvel aperçu aujourd’hui. Aura-t-elle assez de temps pour digérer tout ce qu’elle apprend jour après jour ? Pas de glissement de peau ou de cuir sur l’os. Bien vite ses doigts rougissent  sous la rudesse de cette armure à deux doigts de mettre ses chaire à vif. Décidément, elle est bien délicate ! Elle tire ses manches sur ses doigts endoloris pour finir de calmer le mal de tête qui semble tourmenter le maître. Elle ne sait pourquoi elle fait cela. Elle n’est pas vraiment du genre à prendre soin des autres. Serait-ce le résultat de la fusion des corps et des intérêts sur le champ de bataille qui produit cet effet ou bien le fait de voir atteint celui qu’elle pensait inaccessible à la douleur et la défaite ?

Aux premiers mots du colosse elle se retire et reprend sa posture d’élève. S’il a senti ses hésitations, il n’y fait pas allusion et c’est sans doute le premier compliment sans restriction qu’elle obtient de sa part depuis qu’il a avoué un certain matin sur un talus au-dessus d’une auberge qu’il n’avait rien à lui apprendre en archerie. Mais le moment n’est pas au compliment mais bien à la prise de conscience de ce qui s’est joué au cœur cette armée.

Elle ne sait pas trop si effectivement elle a laissé son mentor reprendre ses esprits, car la question lui brûle les lèvres :

« Mais les autres armées ne se forment-elles pas à cette même fusion des esprits ? Arganath n’a pas l’apanage des télépathes si ?»

Et puis elle hésite et attend que le colosse se redresse, preuve que sa migraine est suffisamment  passée. Elle n’a pas eu longtemps à réfléchir, à sa grande surprise d’ailleurs. Elle n’a pas en tête tout ce qu’il est capable de lui apprendre, mais elle essaie de combler les trous que certaines séances ont laissé derrière elles. Droite devant son instructeur, les cheveux rejetés en arrière sagement le long de son dos et le regard droit et les bras le long du corps, on ne saurait dire qu’elle s’est rendue coupable d’attention envers lui.

« Dans la mine, vous avez dit qu’il faudrait travailler sur les blessures invalidantes afin de détruire les gardes trop imperméables… Et puis il y a sûrement des choses à savoir lorsqu’on combat dans la neige et le froid puisque nous allons certainement trouver tout cela dans la montagne… Et comme vous êtes la personne qui me connait le mieux vous devez sans doute vous dire qu’il manque quelque chose à mon équipement, pour la montagne mais pas seulement. En général aussi je veux dire. Et puis, je ne suis pas une grande magicienne mais je devrai sans doute un jour ou l’autre me mesurer à  des mages et vous devez sans doute savoir beaucoup de chose là-dessus aussi »

Et puis elle se tait toujours aussi droite, avec un soupçon de gêne après la liste qu’elle vient de faire et qui ne pourra pas être satisfaite en une seule journée elle le sait. Elle n’a pas oublié les obligations de son maître. Mais ils saura sans doute dégager les priorités qui s’imposent.


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 10 Oct - 10:21



“Merci petite flamme, je n’aime pas cet exercice, ce n’est pas moi qui le fait d’habitude mais il fallait que je te montre …

Il n’y a pas qu’Arghanat qui l’utilise, ne nous voilons pas la face, mais c’est Arghanat qui l’utilise le mieux. Beaucoup d’armé ont essayé, beaucoup de mage sont devenu fou ou son mort en essayant. Tu as vu ce qui arrivait dans le lien quand nous étions deux, maintenant imagine ça avec des centaines de personnes, beaucoup de gens ne peuvent pas rester dans le lien, le gens de ce pays voit ça comme un honneur, une chance, mais les esprits de la plus part voit ça comme une invasion qu’il faut combattre. Je t’ai dit ne pas être bon à ce jeu là mais j’ai plusieurs centaines d’années d’expériences …

Alors pour combattre avec ce lien il faut une armée de métier, mais il faut surtout que tout le monde est une aspiration proche, qu’il n’y ai pas une personnalité qui eut s’emparé du lien sinon elle le détruit, et que tout le monde soit prêt à y partager. Ce n’est pas un ensemble de milliers d’individus mais des milliers de simple part de l’ensemble qui forme un être. Les gens d’Arghanat ont les mêmes aspirations, la façon de voir, le monde, l’espoir de vivre ce lien, c’est la plus belle chose pour eux. Dans une armée la plus part des gens sont là pour l’argent, pour tuer, pour avoir droit de manier les armes. On prend souvent les rebuts de la société, les gens qui n’ont pas d’autre avenir ou qui ne pourrait pas faire autre chose … Eux n’ont aucune chance de crée un lien. Dans la plus part des corps d’armés ont tape sur le plus faible, on bizute comme ils disent … En Arghanat on essaye d’amener le plus faible vers le haut mais ils sont déjà choisit comme les plus forts.

Alors oui il y a certains corps d’Elite dans le monde qui le pratique, mais aucun n’a les sept cents années d’expérience d’Arghanat, et surtout personne d’autres n’a les Arghanniens … Et c’est ça qui fait que le lien est faisable à plus de trois quatre personnes. Les Mange-Cœur s’entrainent même à vivre un … A la fin de la journée tu ne sais plus vraiment qui tu es … C’est uniquement faisable dans la pensé des gens d’ici, imagine proposé ça à des cavaliers sur poney ou à une armée comme celle d’Hespéria si fier de sa diversité ?

Ils essayeront encore et toujours, certaines batailles ils y parviendront, mais je doute qu’un jour ils toucheront vraiment à l’essence de la chose …”


Il sourit, ont lui a déjà demandé, il sait que d’autres armées essayent encore et essayerons toujours. Il en déjà vue pratiquer sur le champ de bataille avec des mages centrer qui ne prenaient pas part au combat, comme si c’était la solution, tuer rapidement il faisait s’écroulé toute l’armé, détruit avant d’avoir combattu … Ils n’ont pas comprit que le liens viens de tous et que les gens sont aussi entrainé à le quitter … Mais que surtout en combat le lien est très faible car il n’a pas besoin d’être, ces hommes, ces femmes, ces êtres sont déjà un par l’entrainement …

“Tu demande beaucoup de choses petite demoiselle … Ca ne change pas vraiment de d’habitude …

Qu’est ce qu’il te manque ?
Surtout de te connaitre, et de connaitre chaque pièce de ton équipement avec d’en prendre des nouvelles, d’avoir tester les limites de celui-ci, avec ce que tu as-tu pourra tuer sans souci, tu pourras survivre sans souci, et tu pourras encore faire rêver les hommes en leur faisant croire que tu n’es pas là pour attenter à leur vie … Changer de chausses pour des bottes peut être renforcer autour des chevilles pour ne pas que tu te les brises et sur l’avant du pied pour pouvoir frapper … Une coquille pour ne pas te prendre un coup en traitre ? Mais ce n’est que des détailles et ton costume ce doit d’être plus malléable que celui d’un simple assassin ou d’un simple guerrier.

Quand à la montagne ?
Tu n’auras pas besoin de grand-chose de plus, la première journée sera la monté, moins ce que tu porte est lourds moins tu seras fatigué, on monte à plus de trois milles mètres. Là haut l’air est rare, chaque exercice devient difficile moins tu porte mieux tu te sens, des habits chauds, de quoi survivre si tu perds le groupe pour une raison ou une autre, redescendre seule et donc quelques cordes fines en cas … Tu n’y seras pas traiter comme un membre de la première mais comme ma disciple, tu n’auras pas à porté l’équipement ni l’armure, tu pourras simplement y être toi-même. Et surtout tu ne participeras que à ce qui a de l’intérêt pour toi, cela ne fait pas plusieurs années que ton corps s’entraine dure, mais juste quelques temps … Ne cherche pas à te dépasser là haut sinon quelqu’un devra te redescendre, l’air est rare et froid, ton corps passe la plus part de son énergie à essayer de survivre … Récupérer là haut est difficile …

Pour les coups, laisse moins récupéré mes esprit encore un peu et nous travaillerons …
Pour les mages … Il y a les coups, mais il y a surtout des centaines de techniques …
La plus part des assassins ont de la poudre d’intra, ou des intra avec eux, dans des petites boites closes, dans des objets de lancé, dans des balles. Une mage sans magie est simplement mort … Bien plus qu’un guerrier. Umbra à des sortent de fléchettes surmonté d’un intra, Pha des balles presque totalement en intra, Lâm’, même si il ne l’avouera jamais, à des menottes à intra et des aiguilles avec de la poudre d’intra dedans, autant que des potions de mystes rouges … Cynn quand elle part en guerre en amène toute une collection, Tyka en a une poudre disperser dans l’huile qu’elle met sur ses armes comme toutes celles et ceux de sa caste. Il n’y a que moi qui m’y refuse, un peut trop croyant peut être.
Tout ce qu’il faut savoir sur les magiciens c’est qu’on ne sait rien, encore moins que contre les guerriers, mais ils s’épuisent, et sont rarement apte à esquivé la première attaque … Tuer sans hésité, s’approcher après avoir vérifié, connaitre son adverse quand comme toi on en a l’occasion, et ne pas hésité à fuir. Au final ne jamais hésité, encore moins que contre des guerriers. Les regrets dans ce genre de combat, te mène dans la tombe bien plus vite que ceux de la vie, bien que ceux de la vie le fond aussi il semble …

Bien trêve de bavardage … Se lever est un calvaire après ces tours de passe-passe, je ne suis pas un mage … Face à moi petite flamme. Les points de douleur tu les connais, c’est les mêmes que la plus part des centres du plaisir, là où des nerfs passent. Bien mais ce qui t’intéresse est de passer quelques à l’usure aussi ouvrir une garde infranchissable, alors travaillons ce bout là veut tu ? Vas me chercher deux battons …”


Il s’étire et se met en position, calme, sa douleur est toujours visible dans son esprit, il a fait trop attention à elle, ce n’était pas un simple lien comme ceux de la première mais il doit bien lui apprendre. Dix heure dix, si naturel, il prend le bâton et reprend la leçon.

“Bien, en garde, je t’attaque, haut, tu mets donc te garde mais si au dernier moment mon pied avant bascule et devient mon pied arrière, au lieu de venir percuter ta garde, je peux venir percuter ta main avec le bout de ma lame, le plus de force possible, rendant la plus part des protections de mains aussi utile qu’un étau fixer autour d’une main.”

Il pose sur bâton sur la main de la petite flamme, pour lui montrer, avec délicatesse.

“Je te remontre, frappe, j’attends sur tu sois en garde, en fonction de la garde je décale légèrement et surtout pour avoir de la force je recule, et pour cela recule le pied avant. Vise la main, frappe.

A toi mais toi n’arrête pas ton mouvement, ne vas pas trop vite mais avec un bâton tu ne pourras pas me briser quoi que ce soit …
Mouvement, je garde, vise en reculant et n’arrête pas tout mouvement … Voilà, à nouveau … sur cette garde là … Ouvre plus … Fluide … Encore … Respire c’est naturel … Dans un même mouvement … Jamais tu ne t’arrête … Voilà … Parfait … Encore …”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 12 Oct - 15:46

Elle ne réagit pas au remerciement du maître mais se rendit compte qu’elle aimait bien les surnoms qu’il lui donnait et « petit flamme » avait sa préférence. Elle se demanda même brièvement si elle ne finirait pas par les regretter le jour où leurs chemins se séparerait car il ne faisait pas de doute pour la rouquine que ce jour arriverait. A sa grande surprise, elle ressentit un petit pincement au cœur. Pourtant il était hors de question qu’elle ressente le moindre attachement à ce colosse bougon mal gré la tendresse qu’il lui témoignait, cela aurait été comme une défaite pour son égoïsme ou sa liberté comme elle se plaisait à la prendre comme prétexte. Et puis il y avait ces fichus Arganathiens et leur Duc en premier lieu qui l’exaspéraient au plus haut point. Ou plutôt était-ce la vision idyllique que son maître et Tyka lui en avait faite. Comment un peuple qualifié de barbare pouvait être paré de tant de vertus et comment un seul souverain fût-il un être de plusieurs centaine d’année pouvait-il paraître aussi parfait à son peuple et même à ceux qui faisaient leur petite enquête sur lui comme la rouquine ? Cela cachait quelque chose mais elle ne savait quoi. Et pourtant elle ne parvenait pas à rendre les armes et accepter ce qu’elle avait découvert durant sa courte visite. Tout ce qu’elle acceptait était ce qui venait de son maitre à son intention et elle sentait qu’elle chérissait tout cela, et plus que de raison comparé à de qui n’était au départ qu’un voyage d’étude, un pacte de non-agression entre deux êtres trop différent pour se rencontrer un jour et cohabiter si longtemps.

Heureusement, son mentor ne lui laissa pas le temps de s’appesantir sur ces sentiments inacceptables pour elle. Elle se contenta de prêter une oreille attentive sur ce qui faisait encore une fois la force et apparemment la supériorité de l’armée du duché et de la « première » en particulier. Les explications étaient limpides et ne supportait pas de contestation. La démonstration finie elle s’aperçut qu’elle ne pouvait y trouver un nouveau motif de se débattre contre les talents de ce peuple. C’était comme ça et elle ne pouvait que l’admirer et rien de plus. Elle avait devant elle une des raisons qui justifiait que le Duché ne craignait pas les invasions et que même en sous-nombre, cette armée pouvait résister et mettre à mal n’importe quel agresseur. Il valait donc mieux en faire un allié que de s’en faire un ennemi… Ce dernier talent qu’elle découdrait ce matin ne relevait pas du miracle mais bien d’un gros travail de fond effectué depuis la naissance du duché et de ses habitants. D’ailleurs l’aveu de difficulté du colosse ne rendait cela que plus impressionnant.

De son côté elle se sentait assez fière de s’en être si bien sortie mais modérait sa jubilation en pensant à la difficulté de réaliser cette prouesse avec plus d’un partenaire. Elle avait confiance en effet en son maître, mais qu’en serait-il des autres membres de de l’armée ? Ne n’importe quelle armée ? Il fallait apprivoiser la Syliméa pour la contraindre à se livrer et plus encore à laisser pénétrer son esprit. Un inconnu serait-il accepté ? Se connaissant comme elle se connaissait elle en doutait et en conçut une crainte pour les entrainements dans la montagne. Elle savait qu’elle aurait des réticences et pourtant elle ne voulait pas contrarier son maître devant ses camarades. Elle imaginait assez bien que ce serait pour lui comme un affront. Un instant elle voulut lui expliquer ses craintes à ce sujet, mais elle se ravisa. Il serait toujours temps de les exposer si elles se confirmaient. Inutile d’alarmer le chevalier avant que la difficulté ne se présente. Toujours est-il que le couplet sur l’armée de métier avec une seule aspiration fit forte impression sur la rouquine qui le comprit au plus haut point.

Le seule point qui restait en suspend était de savoir si, certains mages finissant fous, combien de guerrier, même volontaires, terminaient dans le même état ? A constater la fatigue du maître après un tel exercice, on pouvait se poser la question de son effet sur Tyka par exemple au milieu d’une armée complète. Elle-même ne se sentait pas forcément à l’abri, même en ayant l’habitude des exercices télépathiques. Etait-ce à dire que tous les membres de cette armée étaient sélectionnés comme capables de telles prouesses ? Cela limitait sans doute le nombre de candidats…

Elle décida den pas s’appesantir sue le fait que les Arganathiens aient tous les mêmes aspirations. Elle avait retourné cette idée bien des fois depuis qu’elle avait rencontré son mentor et elle avait entériné une fois pour toute qu’elle ne parviendrait jamais à le comprendre et qu’elle voulait bien faire comme si elle l’acceptait pour suivre la démonstration du colosse. Comme au théâtre il est des choses qu’il faut admettre pour entrer dans l’univers des gens, même si parfois cela entre tant en contradiction avec ce que l’on pense que cela éveille une sourde révolte. Bien sûr elle n’était pas spécialement pour les humiliation décrite dans les autres armées et le souci d’autrui de l’armé du Duché était sans doute plus humaine et plus constructive mais cela ne changeait pas grand-chose à ce qu’elle pensait de l’unité de corps de ce peuple bien mystérieux et qui le resterait sans doute encore très longtemps pour elle, à moins que le séjour dans la montagne ne parvienne à lui faire changer d’avise l’autre.

Elle ne pouvait par contre faire autrement qu’être d’accord avec la difficulté pour d’autres nations de développer ce talent et elle se réjouissait d’entendre le maître admettre que ce lien portait un peu atteinte à la santé mentale de ceux qui le pratiquait aussi intensément que la « première ». Ne plus savoir qui l’on est ! Quelle horreur ! Elle n’était pas spécialement fière de ce qu’elle était, mais par contre jalouse de son indépendance et de sa liberté, de son autonomie et de son individualité. Il n’en fallait pas plus pour se féliciter de ne pas faire partie de ce corps d’élite, même si sa valeur aurait sans doute suffit à en motiver plus d’un et si y être acceptée lui aurait apporté une immense fierté surtout par rapport à l’enseignement de son maître.

Elle hocha en signe de compréhension et sans doute d’acquiescement. Elle aime ce sourire de fierté qui n’est ni de l’orgueil ni de la suffisance. Simplement la certitude d’avoir une nouvelle fois touché la vérité de près, sans doute comme le jour où il a rencontré le Duc ou Bor à la différence que la foi qu’il porte à ses deux essences n’est pas aussi argumentée. C’est de la foi tout simplement. Ici la chose est essayée, testée améliorée argumentée et apparemment sans défaut.

Oui elle demande beaucoup, elle en est consciente, mais elle sait que les jours sont courts et comptés. Elle laisse un sourire espiègle se peindre sur ses lèvres malgré sa promesse de rester bien sage et de faire honneur à l’enseignement de son maître. C’est déjà une première satisfaction d’entendre que son équipement n’a besoin que de retouches. En effet, des bottes, elle y a déjà pensé mais c’est sans doute sa coquetterie incorrigible qui l’a fait sursoir à un tel achat car ne convenant pas toujours à ses tenues d’infiltration innocentes. Mais qui sait peut-être n’a-t-elle pas assez bien cherché et en trouvera-t-elle une à sa convenance. En tout cas elle se promet de reconsidérer la chose. Quant à la connaissance de son équipement, elle pense la maîtriser assez bien. Même le corset que lui a offert la « Main de Bor » lui est déjà familier tant elle l’a déjà porté, sauf pour aller dans la montagne. Pourquoi ? Elle ne saurait le dire. Peut-être pour ne pas l’abimer comme lorsqu’on reçoit un cadeau qui nous est cher et qu’on craint de l’endommager ou de l’utiliser à mauvais escient ?...

Là s’arrêtent les bonnes nouvelles car elle se rend compte que pour la montagne elle n’a pas prévu de provision hormis les spiritueux propice à faire connaissance au sein du groupe. Quant aux cordes… Elle tord la bouche de côté comme contrariée et prise en faute. En outre, elle sait que ne pas chercher à se dépasser la condamnera au ridicule face aux troupes aguerries et elle ne pourra le supporter surtout si elle est sensée participer à l’expédition punitive d fin d’entrainement dont le guerrier lui a parlé quelques jours plus tôt. Et puis elle est là pour apprendre et comment progresser sans, sans cesse repousser ses limites ?

« Mais… »

Puis elle se ravise et décide de garder cette dernière pensée pour elle et se concentre sur le côté matériel de la sortie. Elle a parfaitement compris qu’elle commettrait une erreur de faire perdre son énergie et son temps à la compagnie si elle n’assurait pas sa propre survie et obligeait à se faire redescendre. La voilà tiraillée entre son désir de bien faire et son désir de ne pas déshonorer son maître, plantée comme en équilibre sur une crête. Elle tombe d’un côté elle se fait dorloter de façon indue alors qu’elle pourrait rendre son mentor fier d’elle. Elle tombe de l’autre côté, elle s’e attire les foudres en risquant de mobiliser des soins autour de sa personne….

« Il faudra sans doute que je retourne faire quelques courses de bouche et me procurer des cordes alors… Croyez-vous que ce serait possible tandis que vous serez parti après le goûter ? »

Elle pense à Tyka qui n’a eu qu’à se servir dans le matériel et dans la cuisine de la garnison du palais. Elle n’est que la disciple. Ce n’est déjà pas mal, elle ne peut pas profiter de tous les statuts… Mais elle n’a pas le temps d’en ajouter d’avantage que la leçon continue. Oui de la pierre d’intra c’est évident. Seul son prix a retenu les achats de la rouquine mais elle devra bien passer par là pour ne pas se trouver au dépourvue un de ses quatre matins. Elle note dans son esprit attentif, les différentes façons d’accommoder cette manne providentielle pour qui n’est pas une adepte de la magie. Le seuil inconvénient à porter ce genre de joujou est qu’on se trouve soi-même dans l’incapacité d’utiliser sa propre magie même si elle n’est pas très puissante, elle peut rendre cependant de grands services. Il faut sans doute savoir ce que l’on veut… Comme le dit son instructeur ne pas laisser le temps au mage de frapper est le meilleur gage de survie. D’ailleurs cela lui déjà arriver même si cela l’a un peu contrariée car il ne s’agissait pas de la mission prévue mais d’un imprévu et d’une tête de plus qui n’était pas comprise dans le contrat et elle a horreur de cela. Cela fait approximatif et donne l’impression qu’elle brade ses talents…

Mais coupons là. Voici le moment de recevoir la leçon qu’elle a demandée et tandis que le maître d’arme se redresse bien plus alerte qu’il ne veut bien le dire elle passe derrière les arbres qui cachent le coin d’entraînement et y ramasse les bâtons de jauge. Elle les aime autant qu’elle les déteste. Elle les chérit car ils sont le symbole de tout ce qu’elle apprend mais les hait car ils ont été jusque-là, le prémices à une défaite face au géant. Mais les voici face à face. Les traits tirés du géant confirment ce que son corps ne laisse pas paraître. Elle-même s’est déjà sentie plus dispose, mais elle est prête. Comment pourrait-il en être autrement ?

Pas à pas elle suit les instructions et les explications de son mentor de prime abord ce n’est pas bien compliqué. Elle doit juste mémoriser enchaînement et l’adapter aux différentes gardes proposées. La plus grande difficulté est le changement d’appui pour passer le pied avant en pied en retrait, mais petit à petit les choses se font plus fluides. Là encore elle sent que les jours d’entraînement qu’elle a suivis pendant leur voyage jusqu’à la cité ducale portent leur fruits. Elle parvient à répondre à plusieurs sollicitations en même temps et progressivement elle obtient ce qui est exigé d’elle, fluidité, respiration, vivacité précision et force. Mais une réussite ne suffit pas à l’assurer de maîtriser le geste. Alors elle répète inlassablement jusqu’à ce que le colosse se lasse.


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 22 Oct - 11:01



Dans son enchainement il la regarde, calme, et répond en même temps qu’il prodigue ses conseilles :

“N’hésite pas à frapper fort, ton changement de pied d’appuis ne détruit pas ton armé, tu as donc toute la puissance que tu veux, pense que tu dois pouvoir détruire un gantelet d’arme, plusieurs tonnes sont nécessaires pour le faire plier à froid.

Voilà, garde bien ton armé par-dessus ta tête comme je te l’ai montré, bien, et frappe. Humf, parfait, ça c’est une bonne frappe. Une nouvelle fois et je change de main…

Et non tu nous pourras pas sortir, par contre tu pourras faire ta commande à un domestique, une grande partie des gardes sont déjà parti, je n’ai pas envie d’importuner ceux qui restent encore en dernière minutes. Une histoire de courtoisie et de fait que je n’aime pas trop tirer sur les ficelles. Frappe fort pour te venger petite flamme en cage mais c’est ainsi. Frappe fort mais n’oublie pas la technique.

Bien !”


Quelques passes après il l’interrompt et la met en garde puis lui tourne autour pour le regarder calmement, d’un regard précis et dangereux, de son regard de maitre d’arme qui ne laisse rien au hasard et ne connais aucune gène. Parfois il vient appuis les vêtements contre sa peau du bout de son bâton et raconte sa perpétuelle histoire au cours de son inspection.


“Tu as bien grandit petite flamme, tes muscles s’affines et tu es bien plus belle à mes yeux, mais fait attention si tu travaille trop ceux là et ceux-ci risque de te trahir, une courtisane ne travail pas son corps outre mesure, elle doit être l’objet du désire et du désire de la défendre … Bien que je trouve ça ridicule je ne vois pas pourquoi une femme ne peut se défendre. Qu’importe la plus part des hommes veulent pouvoir les défendre … N’oublie donc pas de toujours regarder, il faudra donc faire attention à ton travail abdominal sinon ils seront très marqué.
Cela fait de toi quelqu’un qui ne pourra jamais gagner par la force, mais il existe des technique pour avoir plus de force en combat, je t’ai expliqué l’armé mais il ne marche pas pour les estocs, or tu voulais travailler les points et l’estoc est un des meilleurs moyen pour passer une garder.

Nous allons donc travailler deux estocs et après ne garderons une heure pour faire un gros gouter. Ne t’inquiète pas tu auras bien assez d’affrontement dans les montagnes pour tout tester.

Bien à coté de moi et suis mon mouvement.”


Il se pose garde en scorpion le bâton derrière lui qui touche presque terre il regarde son adversaire imaginaire mais l’est-il autant que les armé qu’ils ont combattu il y a une heure ? Et puis viens son souffle et son mouvement s’y inscrit. Son bras s’élève avec vivacité et passe par-dessus sa tête, propulsé par ce dernier l’arme décrit un soleil et il bondit. Dans le redescente de son saut, quelque part entre le ciel et le terre, plein de la puissance de son poids qui retombe l’arme vient percuter le casque de l’adversaire, et dans un bruit roque que l’on entend dans l’esprit, le perce avec la pointe de l’arme après être passé par-dessus la garde adverse. Le contre tranchant de son sabre imaginaire à détruit ce qu’il restait de cervelle.

“Ce mouvement doit être mortelle, tu te dois de passer par-dessus la garde, mais si ce n’est le cas la fin de ton saut et ton poids refermera ta garde … Voici donc le premier moyen d’estoc, l’estoc classique tu la connais … Mais si tu dois rentrer dans une armure il te faudra de la force en plus de la précision alors passons à la seconde. Bien plus dangereuse mais tu dois l’avoir travaillé.

Je t’ai dit que les voltes étaient dangereuses, tourner sur toi-même te fait perdre ta cible de vue un cours instant, mais elles comptent comme une armé et bien faites donne de la puissance, et elle te décale d’environs trente à quarante cinq degrés de ton adversaire.
Bien je te montre celle-ci et nous travaillerons. Vas chercher la plaque de métal veux-tu ? Bien tiens là là, à peut prêt à hauteur de ton coup oui, c’est là que sont la plus part des jonctions dans lesquelles on veut entrer. Encre toi dans le sol je vais la frapper. Pas trop fort pour ne casser ni l’un ni l’autre mais avec la force minimum que je peux sortir d’un mouvement comme celui-ci j’ai déjà de quoi te jeter au loin.”


Il se place à quarante degrés de la plaque, qu’il regarde donc de trois quart, il sourit à sa disciple et dans un souffle tout disparait, ce n’est pas des mouvements qu’il pratique beaucoup alors on vois son regard muer en celui d’un monstre, un maitre d’arme sans âme bringué dans un concentration de flamme consumant le peut d’humanité qu’il reste au montre engoncer dans son armure de chevalier.
Il ouvre la volte, son pied part et son arme se positionne en garde, il tourne sous elles et alors qu’il se retrouve devant la plaque avec son épaule gauche, enrouler son sa garde sa main au dessus de sa tête et son long bâton dans le dos son regard viens percuter la plaque et Elië. Froid il a déjà toute la force que vas avoir le bâton qui arrive bien trop vite. Perdu dans le ressort du bras il tourne dans la main pour se retrouver en garde pique à glace, la lame sortant par sous la main, tandis que la main gauche à rejoint le haut du pommeau à mis course s’y agrippe pour encore accélérer l’arme et préparer le contrecoup.
Le coup arrive, violant, puissant, monstrueux, pourtant Brom à juste utilisé l’énergie cinétique, il n’a pas forcé sur la lame, il n’a pas poussé avec sa main, il a même ralenti l’action avant l’arriver sur la plaque mais le son résonne…


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Lun 24 Oct - 13:08

Dire qu’elle s’applique est le moindre des euphémismes et pour un peu, si elle n’avait pas peur de la perdre en mordant dedans lors d’une manœuvre involontaire, on la verrait tirer la langue comme une écolière appliquée sur ses pages d’écriture. L’objectif de la passe est clair et elle recherche le moment où justement ses deux appuis lui permettent de donner le plus de force à ses coups. Petit à petit elle sent les effets de sa concentration porter leurs fruits. D’abord lent, l’enchainement acquiert la coordination nécessaire et le vitesse ainsi que la puissance suivent naturellement comme les notes du musicien travaillant quelques mesures difficiles, les décortique, les intériorise puis se contente de les interpréter comme si elles faisaient partie de lui. Et puis, elle sent aussi que les apprentissages des premiers jours portent leurs fruits. Elle parvient plus facilement à comprendre ce que le maître attend d’elle et les nouveauté qu’elle apprend sont comme les pièces d’un puzzle qui s’agencent et se placent là où ils doivent. Au milieu de son application, elle savoure ces prises de conscience avec une certaine fierté et elle travaille avec un sourire que les premiers jours ne lui connaissaient pas. Doucement une nouvelle assurance la gagne lui permettant d’être plus déliée et plus sûre de ses gestes. En cas d’échec elle, elle parvient parfois à en analyser la cause avant que son mentor n’ouvre la bouche. Elle hoche la tête pour indiquer qu’elle a compris et repart aussitôt dans l’exercice mais sans ce sentiment d’incapacité qui pouvait parfois la miner et avec l’assurance que ce n’était qu’une question de temps ou de nombre de répétition avant qu’elle réussisse à placer ses gestes.

Elle se rend compte aussi qu’auparavant dans ces moments d’intense concentration sur ses enchainements et les paroles du maître, tout ce qui en était extérieur disparaissait de sa conscience et ne cessait de l’inquiéter sourdement une fois les entrainements terminés. Maintenant, sa conscience restait ouverte à tout l’environnement, le jardin était bien présent ainsi que la table du petit déjeuner encore encombrée des reliefs de leur repas. Ainsi les paroles du maître sur les autres sujets lui parvenaient-elles de façon claire et elle sentait qu’elle serait capable d’y répondre si nécessaire. Elle se demande seulement si ces nouvelles capacités qui semblent prendre racine en elle sont le fruit de l’entrainement régulier, de l’expérience du lien ou d’un jour d’euphorie.

*Oui changez de main, maître, que votre disciple vous montre que cela ne l’arrêtera pas !*

Mais il n’y a pas de réponses à formuler comme à son habitude les réponses du géant ne nécessitaient ou ne supportaient pas de relance ou de réplique. Elle avait juste à en prendre acte et tout irait pour le mieux. Au reste, les satisfactions qui avaient émergé en elle depuis le début de l’entrainement suffisaient à la combler. Elle n’avait donc nulle envies de vengeance ce matin, mais ce n’était pas une raison pour éviter de frapper fort au fur et à mesure que sa technique s’affirmait. La technique avant la force et la technique lui permettrait plus de force une fois maîtrisée.

Pour l’heure elle préférait se laisser aller à l’exaltation de la nouvelle Elië plus sûre d’elle que de chercher grief à sa condition de disciple en Arganath, condition qu’elle avait elle-même choisie. En garde elle visualise son adversaire imaginaire sans se soucier du colosse qui lui tourne autour d’elle avec l’œil critique qui lui est coutumier et qu’elle accepte bien volontiers en ce matin de nouvelle naissance pour le Syliméa. Elle ne bronche pas sous les reprises du maître, tandis que tout se grave dans sa mémoire et qu’elle sourit espiègle au discours sur la tromperie des mâles dont elle a appris depuis longtemps à jouer.

*Il nous préfère ainsi mais pas tant que cela apparemment mon amour…
_ Nous n’allons pas lui reprocher son professionnalisme !
_ Non mais à cause de lui, Tyka va perdre son pari…*


Mais le maître à raison et elle sait qu’elle doit y être attentive même si le don des Syliméa pour la transformation peut palier aux excès elle ne pourrait le faire que dans une certaine mesure sous peine de s’affaiblir trop ou de perdre ce qu’elle aurait gagné par l’entrainement ce serait stupide…

Mais elle n’a pas le temps de poursuivre ses songes de comploteuse érotique car son mentor est en vaine et a décidé de se plier en quatre pour lui apprendre tout ce qu’elle a demandé. Le temps de l’écoute et des premiers essais son sourire laisse place à un masque concentré et appliqué. Il ne lui a fallu qu’une foulée aérienne pour se placer au côté de son instructeur et le goûter est bien la dernière de ses préoccupations. L’adversaire, la position. Elle se fixe sur son désir de devenir une sorte de miroir du maître, entièrement tendue vers la perfection du mouvement en gardant le coin d’une pointe de jade sur le titan. La figure n’est pas très difficile à réaliser. Elle sait juste qu’elle doit le faire au bon moment lorsque la possibilité de passer par le haut se révèle. Sinon elle sait qu’elle sera cueillie dans sa courbe. Elle doit s’imaginer la parade possible à cette nouvelle attaque et comment la mener à bien malgré elle. Dans son esprit fleurissent des courbes de lames et des esquives et envisage de quoi les interrompre, les modifier à sa convenance pour terminer son attaque. Si elle a perdu ses appuis dans la manœuvre, ses jambes et ses pieds restent des armes…

*Mon poids et mon saut refermeront ma garde…*

C’est à son tour de s’élancer. C’est une autre courbe une autre élégance qui porte la mort au guerrier imaginaire qui se tenait devant eux. Elle reste une seconde le fer planté dans le crane avant de ressortir son bâton et de se tourner le regard interrogateur vers son mentor. Déjà il passe à la deuxième attaque annoncée. Elle s’étonne. Elle n’ose pas imaginer que si vite elle ait pu maîtriser l’enchaînement. Elle n’est pas stupide elle sait qu’elle devra encore le répéter pour le rendre rapide et fluide, apte à surprendre et prendre de vitesse mais elle a compris apparemment la nature de cette passe. Elle retrouve le sourire et rejette derrière l’oreille une mèche qui était venue caresser la commissure de ses lèvres. Ses yeux pétillent de fierté et de plaisir. La notion de jeu qu’elle avait mis en sommeil depuis tant de jours hormis lors de ses escapades avec Tyka lui est enfin revenue.

L’attaque suivante est aussi surprenante à entendre venant d’un défenseur des appuis et de la perception de l’adversaire qu’elle semble compliquée à réaliser. Cependant sans chercher à en discuter le bien-fondé elle exécute les demandes de son maître et court chercher la plaque de métal avant de suivre à la lettre ses instructions. La voilà bientôt encré dans le sol les cuisses fléchies et les bras fermes derrière le bouclier improvisé, les yeux dépassant de cette protection pour suivre les gestes autant que les paroles du chevalier. Si elle en croit les mises en garde, elle doit s’attendre à encaisser une charge violente aussi elle anticipe déjà la possibilité de ne pas pouvoir la bloquer mais plutôt plier comme le roseau sous la tempête. Elle scille une dernière fois des yeux pour assurer sa concentration. Elle sent, comme dans un rêve, chacune de ses fibres prêtes à recevoir l’enseignement de son mentor. Elle reçoit tout alors de plein fouet comme si c’était elle qui agissait. Le sourire rassurant puis la vision du guerrier sauvage. Une fraction de seconde elle se sent envahie par le terreur de cette vision dispensatrice de mort. Encore sait-elle qu’il ne lui fera pas de mal, pas intentionnellement du moins. Elle y puise la force de tenir sa position mais songe à tous ceux qui ont péri sous les coups du forgeron elle songe même brièvement à Audrey. Est-ce là la dernière vision qu’elle a eu de Brom Ode'Bahalmarche ? Mais elle n’a pas le droit de douter et reste sur la trajectoire de la tempête. Car il s’agit bien d’un ouragan qui se déplace, un ouragan dont elle tente d’analyser tous les détails, la volte et la prise initiale d’arme, cette garde qui se mue soudain en dard implacable par ce simple geste de la main. Et puis pour finir la deuxième main qui vient ajouter la dernière fraction de vitesse et de puissance. Grâce à sa concentration et à la terreur qui l’avait prise durant le fraction d’éternité, tout semble s’être réalisé au ralenti et pourtant le choc est titanesque pour la petite flamme qu’une simple brise pourrait parfois souffler. Elle en est persuadé une lame aurait percé la plaque aussi aisément que du beurre. Toute cette pression concentrée sur la pointe de de l’estoc n’aurait eu aucun mal à l’atteindre elle quitte à ce que la lame reste coincée dans le métal. A moins qu’une des deux ne casse sous la force de l’impact… L’onde de choc se propage instantanément dans ses bras et elle n’a pas le temps de réfléchir comme si quelque chose de supérieur lui avait indiqué que sans réaction de sa part elle allait se briser. La plaque de métal pivote pour se faire déflecteur et non rempart, offrant au bâton du maître un angle de fuite. Il grince en glissant contre l’acier tandis qu’elle-même pivote dans le même sens pour se dérober à la fin de l’attaque titanesque. Mais son manque d’expérience et peut être aussi la confiance qu’elle a dans le maître qui ne devait pas la blesser ont différer sa réaction d’une fraction de seconde de trop et la pression du bâton sur le bouclier de fortune reste trop importante. Elle sent son buste et puis tout son être projetés en arrière et doit rompre. Ses cuisses n’ont pas besoin de donner toute leur puissance le choc de l’attaque y pourvoyant à leur place. Son flip arrière s’envole loin en retrait alors qu’elle tient encore la plaque d’acier. Lorsqu’elle retrouve ses appuis après la figure de feu et de soie qu’ont décrit ses cheveux et sa tenue su jour, elle a décalé ses pieds pour retrouver une nouvelle stabilité, prête à un nouvel assaut ou à contrattaquer, sa main droite en arrière et son bâton derrière son avant-bras tandis que devant sa poitrine, sa main et son bras gauches sont enroulés autour de la plaque d’airain comme pour pouvoir la faire tourbillonner vers son adversaire. Dans son regard brille quelque chose d’implacable et de déterminé.
Et puis elle laisse choir le bâton et le morceau de fer. Les doigts de ses deux mains viennent chercher un abri sous les aisselles opposées tandis qu’une onde lancinante semble ne jamais vouloir mourir dans ses épaules. Elle se casse brièvement en deux avant de se redresser au moins par fierté. Elle contemple ses mains. Ne pas avoir lâché la plaque se paye et l’intérieur de ses doigts est profondément écorché et saigne. Elle a dû tacher le tissu sous ses bras. Elle sourit, ironique.

*Plus de peur que de mal ! Tu ne vas pas t’arrêter pour si peu !
_ La blanchisseuse va nous maudire !...*


Rassurée sur le sort de ses phalanges, elle fait jouer ses épaules. Elle a l’impression d’avoir encaissé… Encaisser quoi d’autre ? A quoi comparer la charge d’un Brom Ode'Bahalmarche ? La bonne nouvelle c’est que ses épaules n’étaient pas luxées et que quelques étirements remettraient sa belle mécanique en état de marche pour le lendemain. Un sourire s’épanouit sur son visage. Elle regarde son maître avec un mélange de fierté, d’admiration de défi et de moquerie, le dernier de ces sentiments étant adressé à la petite grenouille qui s’était presque sentie un instant aussi grosse que le bœuf. Excusez la comparaison.

*Cette passe ! Il nous la faut mon amour*

Elle ramasse la plaque de fer et la tend au maître d’arme réprimant une grimace.

*Bon sang ! Je suis bien capable de résister à un petit choc de rien du tout non ?*


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 26 Oct - 8:24



Il lui sourit, un sourire calme qui rompt avec la violence de ses yeux il y a quelques instants et rattrapant la plaque de fer il s’avance vers elle doucement et passe dans son dos pour mettre ses mains sur les épaules de la demoiselle. Ses outils de forgerons énormes se posent comme un étau, et les pouces trop gros viennent vérifier les muscles et les os avec douceur et une certaine maitrise du corps et de ses fonctions. Puis doucement il lui masse un peu les épaules souriant probablement vue le ton de ses paroles quelque part dans son dos.

“Je déteste cette technique, c’est beaucoup de froufrou pour pas grand-chose quand on est forgeron de Bor. Je ne l’utiliserais jamais, sauf peut être à la lance, mais là une bonne charge suffirait … Mais moi je suis loin d’être battis pour faire rêver le sexe opposé, je suis construire pour vivre par les armes et faire vivre les arts hissant l’artisanat bien plus loin, toujours plus loin vers sa place. Les gens oublie qu’il y a art dans artisanat bien souvent, je refuse tout les clients qui l’oublie même si ils sont aussi connu que l’Albinos ce fameuse herboriste dont tout le monde à entendu parler.

Mais toi par contre il te faudra la travailler si tu veux faire rêver les nobles plus que les vieux forgerons, il te faut au cas où une botte de réserve qui permette de faire un grand fracas et rien de mieux qu’une volte pour ça, placer au bon moment elle est mortel. Tyka et sa caste la pratique, mais ne la place presque jamais, ils la pratique de façon encore plus folle puisqu’ils lancent leur deuxième sabre … Il te faut juste l’avoir en réserve si un jour tu dois passer outre quelque chose de bien trop solide et résistant pour qu’un coup d’épée puisse y faire quelque chose… La cuirasse d’un monstre qui sait ?”


Il a laissé sortir la dernière phrase comme un coup de vent, un léger sourire posé sur l’amertume que dégagent ses mots, volant lui aussi avec eux comme un de ces souvenirs que les auteurs nomment doux-amers sans vraiment en dire plus. Mais il reprend comme si de rien n’était comme si la simple pensé n’avait jamais traversé traversé ses lèvres, et l’a-t-elle fait vraiment ? Pour un petit lézard plein de feu et de bonne volonté logé dans un prison de chair certainement, pour un vieux géant c’est une autre histoire.

“Mais avec les épaules qui viennent de prendre une charge tu devrais évité de faire ça de suite, tu pratiqueras tout à l’heure quand je serais parti, les deux mouvements qu’ils te restent sont très demandeur sur les épaules, et le mannequin de bois fera un très bon adversaire pour placer cette volte. Le mieux aurait surement été d’avoir trois miroirs en plus pour pouvoir vérifier ce que tu fais sans changer le regard de tes mouvement mais tu es une bonne apprentie, tu vas le sentir et comme le mannequin est encré dans le sol tu le verras à la plaque.

Belle esquive soit dit en passant petite flamme, c’est que tu aurais dût faire en combat, quand quelqu’un volte profite en pour frapper et recule toi assez pour être hors de sa porté en sortie de volte. Rien de plus mais surtout rien de moins, les voltes se doivent d’être utilisé comme des armés, les armés les plus puissant puisque tu as tout le poids du corps qui est dessus, mais surtout des armés qui n’interrompent pas le mouvement, qui se coulent dans celui-ci. Si un vrai guerrier volt face à toi attend toi au pire.”


Il fait un dernier mouvement avec ses pouces et ses doigts replaçant bien les épaules dans leurs axes respectifs et retire ses mains des épaules de la magnifique demoiselle pour les étirer vers le ciel doucement. Puis il regarde vers la porte et son horloge caché, le temps du repas est passé, mais celui du gouté encore assez loin …

“Bien, je crois qu’au niveau des mouvements et des bottes ça suffira pour cette session, un style et deux bottes devraient faire l’affaire non ? Toujours à toi de choisir ce que tu veux faire avec moi, ou sans moi d’ailleurs si tu le souhaite petite flamme.”

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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Jeu 27 Oct - 11:10

Les bras retombent le long du corps et elle ne peut réprimer une moue désappointée tête baissée vers la plaque de fer abandonnée sur le gazon. Nul besoin qu’il n’ouvre la bouche, elle sait que la leçon est finie. Pourtant elle la voulait cette passe ! Pourquoi s’arrêter maintenant ? Elle le laisse la contourner alors qu’elle laisse tomber le bâton dans l’herbe. Le sourire n’a pas suffi à compenser la déception. Elle soupire autant que sa promesse d’être irréprochable le lui permet. Elle fronce le net et serre les dents lorsque les deux étaux de granit viennent palper ses épaules mais elle reste muette. Elle était prête à poursuivre l’entraînement, elle n’allait pas se plaindre parce que les mains de son maître l’auscultent !!!  Il se peut qu’il ne sente pas toujours sa force mais il s’est toujours montré délicat avec sa rouquine disciple. Même lorsqu’ils partagent la chaleur de sa forge interne durant les bivouacs ou dans le bain, il ne l’a jamais écrasée ni bousculée. Elle a donc bien a craindre de ne pas avoir totalement évité de prendre la charge de plein fouet.

*Quelle idiote ! Ce n’est pas comme s’il ne nous avait pas prévenues !
_ De quoi te plains-tu ? Nous aurions pu être mises hors de possibilité de nous joindre à l’entrainement dans le montagne !
_ Manquerait plus que ça !
_ Alors voit le bon côté des choses !*


Heureusement si les mains sont rudes, la voix est chaude apaisante. Pourtant elle pourrait garder le ton sérieux du maître pour commenter la dernière technique du jour. Elle s’étonne de l’entré en matière. Beaucoup de froufrou pour pas grand-chose ? Pourquoi l’avoir enseignée alors ? Elle avait juste oublié d’écouter la suite. Combien de fois le lui a-t-il dit ? A chaque type de guerrier ses techniques à choisir et à travailler.

Elle rejette la nuque en arrière lorsque les palpations se font massage et creuse le dos entre les omoplates.

*C’est qu’il le faisait exprès de finir de nous rompre les os !*

Elle s’étonne même de la douceur des soins qu’il est capable de lui prodiguer et sourit en pensant à la forge de son maître d’où elle le sait sortent des merveilles. Elle n’a pas jeté son dévolu sur lui pour rien. Elle se souvient de la première arme de ses mains qu’elle a entrevue. Elle se rappelle de l’incident avec la femme serpent à cause du rêve qu’avait éveillé l’arme dans la boutique. Oui, l’artisan est un artiste des armes et du combat elle n’en doute pas. Si elle en avait douté elle en a eu de multiples preuves depuis leur rencontre dans une auberge perdue dans les plaines. Elle ne l’a pas encore vu forger, mais le voir combattre suffit à imaginer le soin apporté à chaque coup de marteau dont la note même sur le métal doit être parfaite. Aucun d’eux ne doit être donné au hasard et doit être compté comme indispensable tantôt puissant comme l’étau qui aurait pu briser ses épaules fragiles tantôt délicat comme le massage qui soulage ses muscles mis à rude épreuve par les entraînements répétés. Elle ferme les yeux et sourit de plaisir sous les doigts du géant et son sourire se teinte d’espièglerie. Cela fait plusieurs fois qu’il fait référence à son charme sur le sexe opposé et elle adore ça et serait prête à ronronner si elle n’avait encore à l’esprit la promesse de perfection pas asse ancienne encore pour qu’elle l’oublie et ne soit suffisamment présente dans son esprit de jouisseuse égocentrique.

Et puis elle ouvre brusquement les yeux comme frappée par une soudaine évidence. Si elle veut être digne d’une œuvre d’art de Brom Ode'Bahalmarche, elle doit être elle-même une artiste ou une œuvre d’art ou les deux. Elle doit maîtriser chacun de ses gestes et enchaînements pour en faire une peinture ou un balai, une harmonie entre elle et le moindre de ses gestes. La révélation a été si soudaine qu’elle remercie le hasard d’avoir placé le maître derrière elle l’empêchant de voir son air qu’elle devine ahuri, encore qu’elle se demande si elle peut encore lui cacher quelque chose…

*Herboriste albinos ? Notre apothicaire semble être connu partout sur la surface de ce monde !
_ Lui met tant d’application et place son métier au-dessus de tout n’aurait-il pas compris que chacun pourrait avoir les mêmes pour sa propre activité ?
_ Il répugne tant à donner la mort qu’il doit considérer les armes comme de piètres outils juste bons à le secourir lorsque la nécessité s’en fait sentir…*


Elle a bien compris qu’elle devrait la travailler cette passe fantastique. Elle commençait à supporter la frustration d’arrêter sitôt le travail, ce n’était pas le peine de remuer la dague dans la blessure.

*Tyka ! Elle, elle la connait ! Et nous, nous sommes démunies comme l’agneau qui vient de naître !*

Un bref sentiment de jalousie vint l’étreindre. Bref mais intense, capable d’envisager d’envoyer ad patres sa gentille guide des jours précédents. Mais une émotion en cache une autre. Quelque chose de glacial a parcouru la chaleur de l’enseignement du maître comme le courant d’air hivernal qui pénètre la chaumière lorsque la porte s’ouvre pour laisser entrer le voyageur épuisé par sa marche dans le blizzard. Un frisson la raidit l’espace d’un instant et pourtant elle rit devant l’incongruité de cette évocation.

« Je ne chasse pas les monstres et je n’en fréquente aucun. »

Elle ne sait pas trop pourquoi elle a dit ça. Elle n’a pas assez de compassion à adresser au monde pour chercher à réconforter qui que ce soit et ce serait plutôt au monde à la réconforter. En outre, elle ne fréquente que peu de monde et affronter les monstre… Elle revoit les colosses qui se sont abattus sur Isthéria et même si elle en a subi une certaine humiliation, elle sait que ce n’est pas dans ses cordes de les combattre alors elle a toujours essayé de s’en tenir éloignée. Non c’est autre chose. Comme si l’accent de la voix de son mentor avait parlé de lui. Elle n’a pas besoin de se forcer, il y a belle lurette qu’elle ne le considère plus comme un monstre. L’a-t-elle d’ailleurs une fois considéré comme tel ? Elle est partie à la recherche d’un Lhurgoyf espèce bien connue pour ses métamorphoses démoniaques, mais un Lhurgoyf amoureux qui avait de doux sentiments malgré la fin qu’elle imaginait. S’il lui a fait peur ? Elle ne pourrait le nier, mais bien d’autres dangers d’autres personnes même pourraient s’en vanter. D’ailleurs n’était-ce pas là le secret de sa survie ? Vivre avec sa peur pour ne jamais sous-estimer le danger et pouvoir pleinement croquer dans la vie tant qu’elle palpite en elle ? Non, elle ne se rappelle pas l’avoir considéré comme un monstre. Alors pourquoi cette réplique comme in pansement sur une plaie ? Peut-être ne se connait-elle pas aussi bien qu’elle le pense…

En attendant elle n’a d’autre choix que d’accepter le verdict du maître d’arme. Du travail d’accord mais plus tard et toute seule. La rouquine se résigne le menton baissé et le sourire effacé, attendant que  le masseur ait fini ses manipulations. Et puis il y a les compliments du Dervish. Elle n’y est pas encore suffisamment habituée et n’en ont que plus valeur. Ils sont comme du miel sur ses amertumes même si elle a encore du mal à y croire.

*Bonne apprentie ?*

Quelque chose bondit d’allégresse au fond de sa poitrine.

*Il a dit bonne apprentie !*

Alors elle réprime avec délice un sourire de fierté, la tête toujours baissée comme l’écolière qui vient d’être félicité devant toute la classe par le maître exigent mais qui ne veut pas laisser voir son plaisir.
Au deuxième compliment s’en est trop pour elle.

« Merci maître. Mais j’étais un peu en retard dans ma réaction. Frapper un guerrier en pleine volte plutôt en taille sous la garde? L’estoc doit être difficile à placer non ?"

Le massage a été une bénédiction et elle se sentirait prête à reprendre l’entraînement si la maître n’avait pas signifié son arrêt. Elle fait jouer ses épaules. Son ventre gargouille et elle y pose les mains précipitamment comme si elle allait pouvoir le rendre muet de la sorte et regarde le forgeron avec un sourire gêné. Elle se surprend à jeter un œil du côté des reliefs de leur petit déjeuner avant de répondre à son maître. Elle a failli lancer une plaisanterie mais s’en abstient. Elle sait que si elle laisse la bride sur le cou de ses démons, elle ne pourra plus satisfaire la promesse du matin.

« Nous pourrions peut-être envisager l’entretien des armes ? Vous avez parlé d’œuvre d’art, et les œuvres d’art se doivent d’être choyées. Je les entretiens mais sûrement pas comme il le faudrait…»

Elle se demande si elle est si transparente que son maître comprendra qu’elle pense déjà et encore à l’hypothétique lame qui lui forgera si elle le mérite. Et puis elle se rassure. Où est le problème puisque cela fait partie de leur accord ? Elle essaie de mesurer le temps qui leur reste. Elle ne sait pas s’il goûtera avec elle ou non, mais il devra s’apprêter pour son rendez-vous ce qui limitera d’autant leur dernière leçon du jour.


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 29 Oct - 11:18



Il regarde au loin, calme, un peu perdu, puis après son premier bout de réponse son regard revient vers elle et il répond de façon plus attendu, son sourire, son calme, tout redevient normal ainsi que ses paroles fluides comme une histoire qui se posent.

“Pourquoi parle-tu de monstre ?
Oui en taille, vise les jambes, l’estoc est complexe surtout sur la volt est rapide mais si tu t’entraine beaucoup avec assez de gens différents tu peux même attendre un guerrier à la sorti de sa volt si tu veux placer un estoc. Cependant comme chaque guerrier volt différemment il faut plusieurs centaines d’années de combats pour pouvoir faire ça … Mais on n’a rien sans expérience et ta race vie longtemps tu y arriveras surement un jour ou l’autre.

L’entretient des armes ? Je suis certain que tu entretiens les tiennes comme il faut, dans ton travail une arme doit être parfaite, c’est trop dangereux qu’elle rouille ou qu’elle piquette, donc je ne me fait pas de souci, mais si tu veux.
La plus part des métaux, et tout ceux utilisé pour les armes craignent l’eau, et encore plus le sang, et donc le sang. C’est pour cela qu’une arme doit être lavé après chaque bataille, enfin nettoyer, essuyer, ensuite dès qu’elle est stocké elle doit l’être recouverte de graisse, et ceci même dans sa gaine, la graisse la protège de l’eau et de l’air. Enfin le fil de la lame doit être travaillé couramment, simplement sur un cuire la plus part du temps et repris par un forgeron si jamais il y a le moindre accro. Un coup de pierre avant une bataille n’est jamais perdu et on travail toujours dans le sens de la lame, mais tu verras ça dans les montagnes ils vont tous entretenir leurs armes après chaque entrainement, tu pourras voir qui fait quoi en fonction de quelle arme, d’autant que là haut le temps est froid et la plus part des graisse deviennent trop solide et son difficile à utilisé. Pour les tiennes tu pourras utiliser mon nécessaire, comme ça pas de souci de mauvaise graisse ou de pierre entailler. Une belle pierre de montagne, une graisse d’algue du froid et des peaux de chamois ainsi que des gros cuire de monstre de quoi travailler correctement.

Et puis j’aurais surement une ou deux armes à reprendre là haut. D’ailleurs si un jour tu vas en mer sache que le bois déteste presque autant l’eau de mer que moi … Il faut croire que je suis fait de métal. J’ai toujours l’impression que l’air m’agresse.

Viens t’assoir je vais nous faire apporter un repas gouter…”


Il tire sur un sonnette et quelques dizaine de seconde plus tard une cohorte de domestique viens reprendre les plateaux et après quelques seconde d’entretient entre Brom et Kuro et une petite poigné de minutes d’autres plats commencent à arrivé, une espèce de pique-nique est servie, composé de viande froide et chaudes, de légumes et d’un nombre conséquent de dessert posé là avec un mélange de sans de la mise en scène sans limite dans les couleurs et les formes et une impression d’échouage d’un bâtiment complet contenant un diné royal qui se serait déverser sur une petit table basse posé dans un jardin. Et alors que tout le petit monde se retire avec la grâce des gens qui se font encore mieux oublié que les tueurs, Brom commence à manger.

“Test souvent le fil de tes lames, et si un jour tu ne sais pas comment rattraper quelque chose, retourne voir le forgerons qui a forger ta lame ou quelqu’un que tu sais meilleur que lui. Il devrait pouvoir faire ce que tu lui demande ou te le dira si c’est impossible. Plus un forgeron est bon, moins il a le temps de vouloir te vendre un autre objet pour remplacer quelque chose qui pourrait être réparé plus rapidement que d’en forger un équivalent. Et puis, la plus part d’entre nous savent qu’on ne remplace pas une lame comme ça, c’est un couple que forme un guerrier et sa lame, la lame est loin d’être un simple outil…

Tu es carnivore petite flamme ? C’est rare chez vous non ?”


Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Il la regarde avec douceur, il aime bien la regarder, simplement pour le plaisir de regarder un œuvre d’art, cela fait longtemps qu’il n’a pas vue de demoiselle aussi jolie, et pourtant ce monde est peuplé de guerrière dont on se demande comment elle peuvent se battre avec de telles formes … Mais non la petite flamme est juste un œuvre d’art magnifique et harmonieuse. Même si son corps aimerais le contraire son esprit se trouve bien trop vieux pour ces petits jeux d’humains, alors il se remet à manger.

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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 29 Oct - 21:42

Elle reste interloquée par la question. Elle n’a pas rêvé, c’est bien lui qui a parlé de la cuirasse d’un monstre. Elle ne sait pas si elle doit répondre :

« Mais… Vous… »

La suite finit dans les méandres de ses pensées.

*Vous qui avez parlez des montres que nous pourrions avoir à affronter…*

Elle se sent toujours prise au dépourvu avec son mentor. Elle qui se targue de savoir orienter les conversations et manipuler les gens pour obtenir ce qu’elle veut ou leur faire croire ce qu’elle souhaite et servira ses projet, se sent à chaque fois démunie devant la « Main de Bor ». Elle est en position de l’élève face à son maître et se doit de ne pas de contrarier ce qui est souvent le cadet de ses soucis. Un peu de provocation à l’occasion lui a déjà permis de sonder les profondeurs de certains esprits. La Syliméa elle ne sent rue dans les brancards à l’intérieur d’autant qu’elle a l’impression d’être victime d’une injustice.

*C’est lui qui perd la boule ! Pas nous !
_ Quelle importance ma beauté ?
_ Mais !...*


Heureusement la journée est des plus belles surtout pour l’égo de la belle qui sent qu’elle a franchi un palier dans sa formation matérialisé par les paroles encourageante du maître d’armes. La tempête intérieure s’apaise vite. Et puis la leçon n’est pas finie et elle se doit d’être attentive. Elle hoche la tête comme à son habitude manifestant sa concentration et sa compréhension. Il lui vient d’autres questions qui s’enchainent après les réponses. Plus elle a l’impression de de comprendre et de progresser plus elle se prend au jeu et se passionne pour ce qu’elle apprend :

« Est-ce qu’une contre volte ne permettrait pas de se décaler et de se positionner presque dans le dos de l’adversaire tandis q qu’il pense pouvoir nous placer son attaque ? »

Pour ce qui est de l’expérience, elle en est bien consciente. C’est un peu la base de ce qui doit suivre les entraînements. On peut apprendre des gammes et des enchainements, encore faut-il pouvoir les mobiliser en situation réelle. Oui, oui, elle y arrivera mais dans le cas contraire, elle veut bien e contenter dans un premier temps de tailler au niveau des jambes comme le lui suggère le maître.

Elle ne parvient cependant pas à imaginer qu’elle puisse poser une question à laquelle il n’aurait rien à lui apprendre, même sur l’entretient des armes. Oui elle s’y applique quotidiennement et pour le moins chaque fois qu’elles ont servi. Elle revoit sa demeure.

*Et oui, nous avons un chez nous même si cela fait longtemps maintenant que nous l’avons quitté…
_Il te manque mon amour ?
_ Un peu ma douce
_ Tu regrettes ?
_ Pas du tout ! La séparation nous fera encore plus apprécier de retrouver notre petit nid. Une belle chasse aux araignées en perspective !...*


Elle admire la Sindarine qui a pu trouver cette vielle tour abandonnée près du fleuve cachée par la végétation. Pas étonnant pour quelqu’un de Canopée.
A l’intérieur une cache ou elle descend bichonner ses armes de toute sorte, même si certaines ont sans aucun doute sa préférence. Le plus dur avait été de s’assurer que l’humidité n’y pénètre pas mais à présent, il suffisait à la Ladrini de s’occuper de ses petites lames chéries.
Et doit bien l’avouer, sa modestie dût-elle en souffrir, qu’elle sait tout ce que le forgeron lui explique. Elle n’est donc pas la plus incapable sur cette terre comme la première partie de son apprentissage auprès de Brom Ode'Bahalmarche avait tendance à le lui faire croire. Décidément cette journée promettait d’être belle ! Elle n’a plus qu’à patienter pour pouvoir affiner sa technique en présence du maître et qui plus est avec son matériel, puisque c’est lui qui le lui a proposé. Ce sera encore du poids de gagné pour la marche en montagne et dans le froid. Ce n’est pas le plus lourd mais les petits ruisseaux faisant les grandes rivières…

En attendant, elle vérifiera avec soin ses lames ce soir, avant que demain elle se joigne à la troupe qui montera sur les hauts d’Arganath pour un entrainement qui s’était un peu éloigné à force de l’attendre. Maintenant qu’il revenait sur le devant des préoccupations, une boule au creux de l’estomac sembla éclore comme une pierre tombe dans l’eau claire la ride et la trouble.

*Demain…*

Elle ne sait tout à coup si elle est impatiente ou si elle redoute ce jour. Une envie folle de s’enfuir côtoie la plus grande des excitations. Elle a perdu soudain son air enjoué recouvert par un masque sérieux qui ne réagit qu’à peine à l’évocation de la mer. Elle n’en a qu’une très petite expérience il y a de cela quelques mois pour une autre quête, mais ce souvenir s’efface devant l’enjeu de l’épreuve de la montagne. Pourtant son petit jeu avec le forban des mers qu’elle avait rencontré à l’occasion ne manque jamais de faire pétiller ses yeux de malice. Pour le moment elle voit des pentes enneigées impossibles à gravir avec devant elle des silhouettes affutées qui la devancent et ne manquent pas de la distancer, de l’abandonner peut être et lorsqu’elle parviendra à rejoindre le bivouac, chacun se demandera comment le Dervish a bien pu perdre son temps avec une petite chose aussi fragile qui ne parvient même pas à suivre le rythme d’une ascension. Personne ne dira rien car chacun craint et respecte la « Main de Bor » mais le mépris sera en chacun. Elle n’ose imaginer les entrainements tant ce sera encore bien pire. Un vent de panique passe dans ses prunelles, les vidant de la joie qui semblait y avoir élu aujourd’hui domicile

*Nous n’y arriverons pas !
_ Ah ?
_ Nous allons nous couvrir de honte ! Je le sais !
_ Et si tu t’enfuyais ce soir ?
_ Ce serait encore bien pire !
_ Donc ?
_ Donc nous n’avons pas le choix !
_ Heureuse de te l’entendre dire ma jolie. Il te reste une soirée et une nuit pour te préparer. Mentalement je veux dire. Physiquement tu as fait tout ce qui était possible de faire…
_ J’ai…
_ La peur n’évite pas le danger disait mère…
_ Elle n’est d’aucune aide cependant.
_ Exact ! Un pas après l’autre et nous verrons bien. De toute façon tu ne pourras avoir que de bonnes surprises*


Il ne lui reste plus qu’à se reprendre et faire bonne figure. Le goûter tombe dort à propos. Elle s’assoit machinalement tandis que le gourmand forgeron s’entretient avec Kuro. Elle suit incrédule le balais des serviteurs qui elle en est à peu près certaine à présent serait plus à leur aise qu’elle dans la montagne. Elle adresse un sourire au géant qui prend place mais il est bien fade en comparaison de ceux de l’entrainement et elle mange peu et de façon évasive sans trop penser à ce qu’elle avale. Ses gestes, d’ordinaire si gracieux, se font plus hachés. Doucement sa panique se change en colère contre elle-même. C’est à peine si elle voit le colosse en face d’elle alors qu’il devrait avoir toute son attention.
Cette dernière pensée la fait sursauter. Où est donc passé sa promesse du matin ? Elle scille deux trois fois des paupières pour reprendre contenance alors que le forgeron l’emmène sans le savoir vers des songes des plus motivants. La montagne et ses épreuves se sont soudain évanouies alors qu’il est question de l’artisan qui lui aura forgé ses armes. Elle ne peut plus imaginer que ce soit quelqu’un d’autre que lui qui lui créée les siennes et elle prend son discours sur la reprise des lames comme une promesse qui lui forgera la lame dont elle rêve et si elle en croit son maître qui rêve d’elle. Elle en est persuadée, il a raison, lame et guerrier forment un couple. Elle sent ses lèvre redessiner un sourire.

*Quelle niaise ! Te rends-tu compte de la vitesse de tes changements d’humeur ?!*

Pour un peu elle éclaterait de rie pour se moquer d’elle mais cela pourrait être mal interprété…

« Hum ?... Carnivore ? »

Elle regarde la pointe de sa fourchette et la bouchée de magret qui interrompt sa course vers ses dents éclatantes et redevenues gourmandes. Cette question elle a dû y répondre mainte fois. Elle a même réussi à l’occasion à la mettre hors d’elle au point même de provoquer le décès de celui qui l’avait formulée. Mais maintenant les deux Elië s’étaient mises d’accord à tel point qu’elles avaient bien intégrés qu’elles étaient les parias des Sindarins.

« Rare oui. Je suis à peu près le pire mouton noir de Canopée. Les animaux ne me supportent pas, j’aime trop la viande, je tombe amoureuse des Terrans et je quitte même mes proches pour les suivre… Vous voilà avec une drôle d’apprentie sur le bras ! »

Cette fois elle ne peut retenir un rire cristallin d’autodérision.
Elle finit le magret avec délice et tend la main vers une briochette.

« Mais j’aime aussi la pâtisserie et ça c’est permis partout. »

Elle la pose sur une petite assiette de porcelaine et y verse à côté un peu de crème liquide. Un breuvage doré vient remplir son verre. Elle contemple le tout avec un sourire approbateur avant de saisir la viennoiserie entre des longs doigts de la tremper dans la crème et d’ajouter avant de mordre dedans :

« Ça, c’est l’influence Terrane !... »

Elle le regarde au dessus de son assiette et elle doit admettre qu'elle aime comme il la détaille surtout lorsqu'il sourit en même temps. Cela l'empêche de se demander quel défaut il va lui trouver.

*De toute façon tu adore qu'on te regarde petite vaniteuse!
_ Humm... Oui*

Elle rit tout simplement juste en se demandant si le forgeron regardait son Audrey de la même façon ou différemment. Au fait c'est comment un Lhurgoyf amoureux? Est-ce que ça peut tomber une deuxième fois amoureux? Des questions de midinette qui n'envisage pas être la prochaine à ravir le cœur du chevalier mais laisse sa curiosité affluer à son esprit...
... comme toujours.


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Brom Ode'Bahalmarche

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Sam 5 Nov - 12:29




Il ferme les yeux et se perd quelques instants dans ses pensées avant de répondre comme il le fait d’habitude, en un flux continu de paroles. Quand il commence à parler il jette un œil à l’horloge perdu au dessus de la porte, puis se remet à manger entre deux phrases.


“Tu peux espérer volter contre lui pour te décaler aussi mais comme je t’ai dit durant la volt on garde notre adversaire en vue autant que possible, si tu ne le fait pas tu as perdu, donc il y a de grandes chances qu’ils te voit partir en volte, au mieux vous pourrez faire une valse jusqu’à ce que l’un des deux ai le tournis, au pire il finit la sienne avant toi et taille … Mais ça peut être très joli à regarder, dans tout les cas préfère un saut ou un pas de coté si tu veux simplement te décaler, c’est moins impressionnant mais plus efficace.

Je préfère cependant petite flamme à mouton noire, je doute que les gens de là bas ai jeté dehors une aussi jolie demoiselle, j’ai croise plus d’un Sindarin dans ma vie. Et c’est rare que ces derniers soient très influencés par les terranes. Mais ainsi soit-il, ni ton histoire, ni ton future ne me regarde vraiment, si tu me disais que tu étais d’une race inconnu qui ressemble ou peut ressembler aux Sindarin cela serait pareil pour moi, sans aucune importance, c’était juste une pensé. Par contre évite de te qualifier de mouton noir, sauf si ça te fait plaisir et que tu trouve une joie dans la différence, ce n’est pas en se dénigrant qu’on affronte les difficultés et tu vas avoir besoin de tout ton esprit pour soutenir ton corps bientôt, pas pour penser au passé.

Demain matin nous partirons à la première lueur, fait ton sac avant de te coucher et n’attend pas que je rentre pour le faire, de plus essaye de dormir, si tu as besoin il y a des tisanes préparé par les herboristes qui peuvent t’être fournies, bien que souvent les gens comme toi ont un sommeil poly-phasiques et peuvent donc s’endormir sans souci, parfois l’esprit est contre et cela devient bien plus compliqué.

Pendant la monter nous seront avec ceux du Veille, prend le rythme qui est le tiens et ne t’embête pas, si tu as besoin de quelque chose rattrape moi, tu n’aura pas besoin de porté ta tente, tu dormiras avec moi, et comme je suis un MangeCoeur des gens portent ma tente pour moi, même si je les pleins. Il est possible cependant qu’il y ai des réunions dans ma tente, si c’est le cas tu n’auras pas le droit de parole sans qu’on te le propose, comme une disciple au finale …”


Il sourit, sa tente est probablement déjà montée quelque part dans les montagnes, ou elle le sera avant qu’ils arrivent, plusieurs personnes en porte des bouts, une tente pour quelqu’un comme Brom est un paquetage énorme mais il y a de nombreux Zélos dans l’armé d’Arghanat. Il regarde à nouveau la montre et engouffre dans la forge bouillante qui lui sert d’estomac le reste d’une pâtisserie.

“Il nous reste un peut plus d’une heure avant que je parte, c’est donc toujours suivant tes désires.”

Puis il rajoute pour lui-même et sans même l’articulé ou le dire, “d’autant que demain plus personne ne t’écoutera, ou au moins pas plus qu’un soldat de base”. Il sourit tout de même la laissant profité de ses instants à elle avant de lui faire subir l’entrainement des plus imposants de la Première. L’entrainement de ceux qui donnent tout leur être à devenir MangeCoeur …


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mar 8 Nov - 23:07

Elle fait une petite moue gentiment contrariée. Elle aurait dû penser aux réserves du maître sur son idée qui semblait viable au premier abord mais sans doute émise avec trop d’empressement. Emportée par l’euphorie du jour, elle n’a pas suffisamment analysé la mise en pratique durant le combat. Le genre d’erreur qui vous coute la vie et qu’elle est bien contente de n’avoir fait qu’en aimable discussion. Elle ne peut pourtant s’empêcher de se reprocher sa précipitation. Elle oscille trop entre un manque de confiance exagéré et un enthousiasme débordant depuis qu’elle fréquente la Main de Bor. Elle est pourtant du genre circonspect d’ordinaire. Elle se demande ce qui chez lui  peut bien la mettre dans cet état. La seule école qu’elle connaît c’est l’école du parasitisme qui se nourrit des souvenirs et des connaissances de l’hôte qu’elle avait choisie. Quelque chose  craque dans son esprit. Un éclair se sang lui brouille la vue. Elle papillonne pour chasser le voile qui opacifie le jour et lui cache un instant le visage de son mentor. C’est toujours ainsi lorsque sa véritable nature s’impose à elle. Sa main droite se crispe sur le bas de sa manche gauche qu’elle tire vers le bas. Sa tête s’incline brusquement vers la gauche et durant une seconde elle ressemble à une poupée désarticulée.

*Tu nous as tuées mon amour, tu …
_ Tais-toi ! Tu sais que je t’aime !
_ Oui mais tu m’as dévorée ! Tu t’en souviens ? J’ét…
_ Mais tu es là ! Nous sommes là ! Je suis une Sindarine et j’ai les yeux verts ! Je suis…
_ Tu es un monstre criminel ma toute belle !*


Le visage grimaçant de la Sindarine hurle entre les tempes de la Syliméea qui n’a plus que les paroles du maître auxquelles se raccrocher. Elle fronce les sourcils pour s’y raccrocher et hoche la tête en bonne élève attentive.

*Joli à regarder… Se décaler*

Elle sent une perle de sueur glacer sa tempe mais elle a repris le dessus. Elle n’est plus qu’une belle Sindarine aux yeux verts. La plus belle des Sindarine aux yeux verts dont l’image s’est idéalisée au fil des mois, capable, elle le sait, de faire chavirer les hormones de la plupart des mâles d’Isthéria et inspirer tous les peintres de ce monde. Un sourire ironique à cette pensée éclaire un instant son visage de femme enfant une espièglerie satisfaite.

*C’est plus efficace…*

Petite flamme ? Oui elle aussi préfère. Quant-à mouton noir et bien, elle n’en rougit pas c’est plus ironique dans sa bouche et elle ne s’en formalise plus, elle ne s’en formalise pas. Il peut douter, mais Elië la Sindarine l’a enduré au plus profond d’elle-même, « ces gens de là-bas » ne sont pas si tolérants qu’ils veulent bien parfois le faire croire. En tout cas personne de sa famille n’a cherché à renouer contact avec elle depuis qu’elle a bravé l’interdit paternel. Est-il même encore vivant ? Que reste-t-il de cette ancienne lignée qui a jeté l’anathème sur une amoureuse ? Elle voudrait plus couper la parole pour lui expliquer son histoire mais elle n’en a pas le temps qu’un frisson glacé lui parcourt l’échine.

*Meurtrière ! Tricheuse ! Mythomane !*

Pourquoi a-t-il été rappeler cette nuit de terreur ? L’éclatement des chairs et la chrysalide qui s’extirpe du corps sanguinolent et puis cette sensation d’être perdue et de ne plus avoir qui l’on est au milieu d’une fringale cannibale, ces jours de dénuement et de peur de pleurs à ne plus savoir si on est vivante ou morte. Ces nuits à se griffer le visage de remords et puis au moment où on pense que le sang de l’être chéri est à jamais incrusté sur sa peau, on la purifie on la chérie et on la caresse et on la ressuscite, on la chérit encore d’avantage on s’immisce en elle et autour d’elle. Les larmes lui montent aux yeux en même temps que la fureur. Sa poitrine se gonfle comme si elle allait manquer de souffle tant l’effort pour se contrôler est intense. Non ça ne le regarde pas mais pourquoi se sent-elle obligée de répondre ? Pour extérioriser la tension qui la parcourt soudain ? Pour éviter de se jeter sur lui ? Sa voix est sourde et sa lèvre tremble d’émotion :

« Et cette race inconnue aurait-elle le droit de citer en ce monde ? »

Elle sent sa voix devenir plus claire comme si les premiers mots l’avaient libérée de ce qu’elle doit de respect à son maître.

« Serait-elle inconnue parce que personne ne peut témoigner de la naissance de ses âmes ? »

Elle sent la première larme échapper à la coupe de ses paupières et l’écrase précipitamment de la paume de sa main enveloppée de son ample manche. Elle sent les sanglots menacer d’exploser en amer désastre.

« Dites-moi si on lui pardonnerait à cette race de prendre la place des belles Sindarine et si elle-même se le pardonnerait !... »

Alors elle serre les dents. Elle sent l’envie de ses canines de carnivore de pointer et de mordre mais ce serait la fin alors, l’impossibilité de revenir en arrière d’être à jamais une Sindarine aux yeux verts. Elle sait que son visage aux yeux verts s’est enlaidi d’un nez rouge de chagrin et de fureur.

« En voilà une belle race qui ne mérite que de rester inconnue si elle existe et que les Sindarines aux yeux verts se devraient de tuer ! »

Depuis combien de temps Elië la Sindarine a-t-elle chassé la carnivore ? Depuis combien de temps s’adorent-elles au risque de se haïr ?
Elle essuie d’un revers de manche, l’eau qu’elle n’a pas senti mouiller sa joue, mais a salé sa lèvre. Elle relève la tête retrouvant son port fier et son sourire de défi malgré ses yeux rougis.

« Le passé est le passé et je vis dans le présent et un peu dans le futur ! »

Elle sent que la tempête est passée et elle est fière de l’avoir passée même si elle doit avoir l’air d’une pauvre petite chose. Il est des défaites qui ont un goût de victoire tant elles auraient pu être bien pires.

« Je ne serai jamais plus prête pour demain qu’aujourd’hui. »

Elle crâne mais c’est en grande partie vrai. Elle a tout fait pour cela et même si elle échouait elle n’aurait rien à se reprocher et tandis qu’il lui annonce le programme comme si rien du spectacle qu’il a provoqué ne l’avait atteint, elle reprend sa respiration calme et sereine. Elle pourrait même se faire croire que le sommeil viendra sans peine ce soir, mais elle sait qu’elle prendra la précaution d’une tisane suggérée par son mentor. Elle le regarde maintenant avec curiosité. Cela lui est-il vraiment égal ce qu’elle peut bien être ou le mensonge ne les touche-t-il pas ? A-t-il été imperméable au débordement de sa disciple ou bien sa carapace de granit recouvre-t-elle aussi le siège de ses émotions ?
Elle hoche la tête mais ose tout de même une remarque comme la disciple curieuse et inquiète qu’elle a toujours été.

« Je vous suis reconnaissante de toutes les bontés que vous avez pour moi mais ce traitement de faveur dont je vais bénéficier ne va-t-il pas provoquer des remarques ? »

Elle le regarde engloutir sa pâtisserie comme si la question ne l’avait une nouvelle fois pas atteint. Alors elle en rajoute une qui ne trouvera peut-être pas plus de réponse mais si elle ne la pose pas aujourd’hui, les dieux seuls savent quand elle le pourra. Elle ne sait même pas si au sortir de la montagne elle pourra revenir dans la cité ducale… Et puis, elle est prévenue : demain elle n’existera plus pour personne hormis peut-être son maître.

« Et bien cela fait un moment que je me pose cette question qui va vous prouver que je ne suis pas du tout comptable. Tout est magnifiquement entretenu en Arganath, tout est en perpétuel agencement, en construction, en amélioration. Mais toute cette organisation, tous ces travaux tout ce personnel doivent coûter et je suppose que le peuple ne peut pas contribuer indéfiniment à tout ça… Bref d’où viennent les ressources du duché ? La cassette de son seigneur ne doit pas être sans fond ?... »


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Mer 9 Nov - 23:31



Il prend une dernière part de gâteau et la regarde dans les yeux, fixement, ses yeux sont d’encre et d’ombre, de vie trop chauffé au rouge des flammes de la guerre, de bonheur trop tremper dans le sang des mort coagulé pour avoir trop longtemps été laissé là pourrir sur le sol froid pour être autre chose que de ce noir profond qu’on ne retrouve que dans les abysses. Des abysses qui comme les yeux de l’être qui au font n’a que peut d’humain, sont plonger dans le reste comme des ouvertures, si son visage a été fait par un sculpteur ce dernier à trop enlever de matière avant de faire les yeux et s’y est tant reprit qu’il les a enfoncer trop loin, trop, comme le reste, trop … Trop de temps, trop de haine, trop de chose, ses yeux calment la fixe elle, sa disciple et le gâteau disparait.

-“Gamine, tu parle à un Lurghoyf, à un des anciens, ami d’un des plus ancien connu de la race, nous somme ce que les temps anciens et les livres appelle les démons, ceux qui viennent dans les villages et les déchire, ce nourrissent d’humain, nous somme ce qui ont fait que les autres race ont fonder des villes, ont planter des piques autour de chez eux, ont construit des mures et se sont coller les uns contre les autres. Alors quelque que soit le nombre que ta race ai tué, qu’elle tue pour vivre ou pour mourir, qu’elle vive pour tuer, tu ne me feras pas croire qu’elle est différente de toute les autres présent sur cette terre qui passent leur vie à ça. Nous les avons rassemblé, et après, les être se sont tuer tout seul, entre eux, au final les démons n’ont jamais été ceux qui ont le plus tuer …
Ceux qui ont tué le plus de Sindarins, sont les Sindarins, et la plus part sont mort pour des raisons absurdes, bien plus absurde que se nourrir ou simplement vivre.

Alors je n’en ai cure de ton passé, de ce que tu en fera, ou de ce que tu en a fait, ne le laisse juste pas devenir une de tes faiblesse, tu a été et tu sera ma disciple petite flamme, et les disciples des Ode’Bahalmarche ont toujours été des gens qui avance et qui se suivent eux même, et pas des gens qui s’effondre sur leur passé. Car que tu le veuille ou non tu est devenu ma petite flamme, et à partir de maintenant tu dois te comporté comme quelqu’un de grandit, pas seulement dans les armes, mais aussi dans l’âme, sans l’âme l’arme n’est rien, je ne fait pas un colosse d’argile, je ne fait pas une danseuse de verre …

Je ferais un feu, un de ceux que les coups traverse, et qui danse agile autour d’eux, alors qu’on le croyait inoffensif et juste beau …”


Il se calme et lui sourit comme si il oubliait le reste et passe à autre chose, ses yeux disparaissent à nouveau dans les étoiles du vieille homme, qui est le vrai des deux, ce monstre calme et sans cœur où celui qui sourit comme un vieux grand père ? Ou simplement le chevalier perdu au milieu, il continu sa diatribe transformé comme ont les retrouve dans les contes après le baisé de la princesse.

“Pourquoi veux-tu des remarques ? Ce sont des gens d’une armé qui sont habituer à ce que la vie leur propose, personne n’est égale et traiter pareille, ils savent que certain ne doivent pas tout à leur force martial, ils savent que je suis fou et que je choisis qui je veux en disciple, et ils savent qu’ils n’ont pas leur mots à dire. Alors si tu traine dans les tentes, dans leur tente, surement, mais sinon tu n’entendras rien, et puis qu’importe les remarques non ? C’est toi qui a choisit d’être là pourquoi t’occuper des remarques, des jalousies, et de ceux qui t’expliques qu’ils feraient autrement au mieux ? La seule qui peut faire mieux c’est toi, puisque tu es la seule à ta place.

Quand à Arghanat, je ne suis pas dans les finances du Duché, mais sache que l’export des produits de luxe que pratique le duché fait gagner beaucoup, après il y a aussi de nombreux trésors de guerre … Et puis avec une armé aussi bien entrainé qu’Arghanat tu te doute qu’il y a surement aussi d’autres choses … Mais quoi c’est un mystère, bien des gens sont mort en chassant des chimère autour d’un Duc bien plus légender que la balance du monde ne devrait le permettre, si tu veux chasser fait toi plaisir mais je doute que tu ne trouve autre chose que la vieillesse, la solitude de ceux qui tourne leur dos au duc, et la mort au bout du chemin.

Les mystères sont nécessaires, sinon où irait la curiosité des gens ? Garde toujours quelques mystères pour toi, et pour tout le monde, et même des mystères banal et bateau qui ne devrait pas en être car ils ne cache rien, mais juste pour le plaisir de voir les gens, les jolies filles ou les jolis garçon, faire cette moue que tu m’a faite petite flamme.”



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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 11 Nov - 23:14

Les yeux rougis dans la nuit de ténèbres palpitant, elle écoute. Elle écoute encore. Que peut-elle faire d’autre qu’écouter. Elle sent la bonté et le pardon couler de l’entrée de la fournaise un instant apaisée. Elle écoute et elle comprend. Elle comprend mais reste persuadée, construite autour de sa personne que les autres ne peuvent pas comprendre. Elle aurait envie de protester et de poursuivre le débat, mais quelque chose le lui interdit. Si elle entre dans cet échange elle aura admis qu’elle n’est pas Sindarine aux yeux verts alors son âme se raffermit avec ce soupçon de colère tournée contre la terre entière. Elle n’a jamais eu le choix. Naître impliquait de tuer. Y a-t-il une autre race en ce monde dont chaque membre soit porteur de cette malédiction ?

Mais c’est vrai elle doit l’admettre, le maître est sans doute la personne la plus à même de la comprendre et de la réconforter. Elle lui sait gré de son détachement de sa confiance. Elle entend son désir de la réconforter ou tout simplement lui faire comprendre la vanité des émotions et de la prise en compte de la vie qui court sur la terre. Elle doit avouer qu’elle n’en est pas bien certaine. Elle ne pense pourtant pas qu’il puisse comprendre qu’elle n’a pas cessé d’être Sindarine aux yeux verts. Une bien étrange Sindarine en effet, et le qualificatif de mouton noir n’était en rien un regret, tout juste un peu d’auto dérision. En tout cas, dans la cité elle pouvait faire illusion. Elle connait les deux Elië qui se partagent son esprit mais elle ne s’en inquiète pas et la plupart du temps elle n’imagine pas que le Syliméa ait le dessus. D’aucun pourrait analyser cela comme une preuve ultime de sa culpabilité, mais la belle n’en a cure. Elle ne veut juste pas que sa nature soit remise en cause. La rouquine Sindarine est toujours vivante et peut être plus que jamais en elle. Quant-à donner ou pas la mort…

*Nous n’avons pas regretté une seule vie que nous avons prise n’est-ce pas mon amour ?
_ Non et nous y avons pris souvent plaisir….
_ C’est notre choix ma beauté… Mais moi…
_ Nous n’avons pas eu le choix non mon amour. Pour rester ensemble il nous fallait bien…
_ Qu’as-tu fait de mon éternité, vilaine ?
_ La vie n’en sera que plus intense. Je te promets des délices plus grands que tu n’en as jamais rêvés.
_ Jouisseuse égoïste !
_ Nous le savons mon amour, ma douce, ma toute belle. Mais notre vie ne pourrait de toute façon espérer s’éterniser. Quelqu’un nous la reprendra avant que les siècles ne défilent. Mais nous l’aurons croquée jusqu’à la dernière miette !
_ Je te fais confiance pour cela…
_ Alors tu m’aimes ?
_ Autant que tu m’aimes.*


Question de survie, elles ne pouvaient rester en désaccord bien longtemps et tandis que le colosse finissait de les rassurer, peut-être parce que le colosse les rassurait, les deux esprits s’enlaçaient en un sourire enfantin. Non ce n’était pas une faiblesse. Elle en était convaincue. C’était même sa force de lier la gourmandise de la Syliméa à la sagesse de la Sindarine, le cynisme de l’autre à l’ingénuité de la seconde. Cela en faisait une innocente sincère qui avait bien d’autres choses à faire que se s’effondrer sur son passé.
Doucement la sérénité retombait sur son esprit. Elle sentit un soupçon de honte en se remémorant la pathétique scène qu’elle avait offert à son maître et eut envie de lui présenter des excuses. Et puis, elle se ravisa entendant par avance les paroles bourrues du géant la renvoyant à ses choix et à la leçon qu’elle devait en tirer elle-même. Elle hocha la tête. Son nez incliné vers la table à présent seulement couverte de plats vides et de miettes avait retrouvé sa jolie pâleur et les mains jointes en un remerciement adressé à son mentor. Son sourire espiègle rappelait cependant son incorrigible indiscipline ou alors sa joie de marcher dans l’enseignement de Brom Ode’Bahalmarche.

« Votre petite flamme grandit de jour en jour à votre contact et elle continuera de le faire. Elle sera le feu à la morsure implacable et bien d’autres choses encore, flexible comme le roseau et tranchante comme l’acier, pour me montrer digne de vous et de moi. »

L’assurance de ses paroles contrastait avec sa posture d’élève soumise. Elle releva les cils qui ourlent les brandons de jades et réajusta avec grâce le décolleté que sa furie amère avait tiré vers le bas jusqu’à la naissance de la blancheur de ses seins que seul le cuir de son corset pouvait encore dissimuler. Nulle fausse pudeur dans cette reprise mais plus le respect pour son maître. S’il lui avait demandait de se dévoiler elle l’eût fait sans plus d’arrière-pensée, mais pour l’heure elle ne voulait pas qu’il fût dit qu’elle avait eu une attitude inconvenante.

Elle ne sait pas vraiment si les explications qui suivent sont de nature à vouloir la rassurer sur sa place au sein de l’entraînement de la montagne mais il lui semble que son inquiétude a été mal comprise. Le malentendu la fait sourire ainsi que la mention de la folie supposée du maître d’armes et elle ne résiste pas au désir de s’expliquer car non, ce n’est pas pour elle qu’elle redoute les remarques.

« Ce n’est pas pour moi que je crains les qu’en dira-t-on, mais bien pour vous et la cohésion de votre troupe. Je ne voudrais pas être la source de… »

Elle s’interrompt et se mord brièvement la lèvre.

« Vous allez me dire que je me donne trop d’importance et qu’ils sont habitués à obéir sans arrière-pensée et que la confiance qu’ils ont dans le Duc les dispensent de s’attarder sur les raisons et la légitimité de ma présence et du traitement qui m’est fait… »

Elle n’avait plus qu’à se montrer digne de son maître et d’elle-même…

Elle résolut donc de ne se concentrer que sur la suite des explications qu’elle avait elle-même demandées. Elle soulevait des sourcils interrogateurs et concentrés essayant de prendre la mesure de ce qui ne pouvait de prime à bord que sonner comme une mise en garde voire une menace. En gros, il y avait les revenus que tout le monde pouvait voir : les exportations de l’artisanat ; et puis des ressources cachées et c’était là que cela devenait intéressant pour la Ladrini. Elle ne se mêlait pas de trafics et restait dans sa partie en essayant de faire le moins de vague possible, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser que des activités moins licites pouvaient alimenter les caisses du duché. Ses yeux pétillèrent de curiosité mais la réponse lui suffisait. Elle ne comptait pas s’en prendre à Arganath ni au Duc. Elle ne comptait pas non plus s’enrôler dans les cohortes toutes dévouées à Teckum Seh’. La réponse de son maître était donc bien suffisante. Elle louait par contre la discrétion du forgeron qui ami du duc ne pouvait ignorer cette face cachée des affaires du pays et de son maître. Il avait dit cela avec tant de naturel et de simplicité qu’on aurait cru un vieux sage, bien loin des affaires des vivants et dont les mises en garde n’atteignent que les auditeurs attentifs.
Elle se contenta donc d’un : « Je vois… » évasif mais clair destiné à faire comprendre qu’elle avait bien compris le message.

Oui, les mystères étaient nécessaires, elle était bien d’accord avec cela et elle mettait la plupart du temps beaucoup d’application à l’entretenir autour de sa personne. C’était tout d’abord nécessaire dans sa profession. Paraître belle et idiote était devenu une seconde nature pour elle afin de ne pas effrayer les braves (ou moins braves) gens. En suite elle savait depuis bien longtemps que son physique ne passait pas inaperçu. Elle aimait cela mais ne pouvait se permettre d’en user dans ses missions. Elle prenait souvent d’autres apparences, de préférence celles de pauvres créatures que l’on retrouvait sans vie et qui évitait que l’on suive plus loin la piste d’un assassin décédé… Elle se demandait parfois si on rendrait un jour, hommage à son habileté car en effet ses missions ne devaient pas faire apparaître qu’une autre personne que les corps sans vie retrouvés. Cela préservait son anonymat mais cela froissait parfois son égo de ne pas voir attribuer par exemple une prime à sa capture dont le montant aurait été un baromètre de sa réputation. Mais c’était sans doute une contrepartie nécessaire pour continuer à s’adonner à ses autres occupations en toute tranquillité. Elle accueillit donc la fin de la tirade du chevalier avec un sourire complice montrant qu’elle avait bien entendu cette dernière recommandation.

Elle hésita un instant avant d’oser relancer une dernière question. Elle ne savait plus trop de combien de temps elle disposait encore et une urgence hurla soudain en elle.

« Vous m’avez appris à me décaler vers le haut, latéralement mais pas vers le bas. Dans la grotte j’avais essayé en vain de passer par le dessous de votre garde. Est-ce qu’il existe des enchainements dans cet esprit plus efficace ? »

Elle ressentait encore le poids de la lance fictive qui l’avait écrasée au sol alors qu’elle avait tenté une approche qui lui semblait pouvoir mettre en difficulté le géant qui la dominait de sa stature.


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MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Ven 18 Nov - 13:17



Il regarde une dernière fois l’horloge, il n’a plus beaucoup de temps avant de devoir se rendre au conseil, pourtant il prend son temps tranquillement, et lui répond en s’étirant.

“Tu donne juste trop d’importances au paroles des autres. C’est comme d’habitude, si tu crois me devoir quelque chose de plus que le respect dût à un maitre c’est à toi de me le remboursé, pour moi tu ne me doit rien, ne t’en fait pas pour ma réputation, tu n’y touchera pas, quand j’ai commencer à entrainer Lâm’ il se faisait malmené par tout les MangeCoeur sans souci, il avait du potentiel et les autres maitres trouverons du potentiel en toi aussi, quand aux autres, ceux qui ne sont pas capable de le voir, alors c’est leur simple stupidité. Ce qui importe n’est pas la force maintenant, mais le potentiel à devenir. Tu ne seras jamais Lâm’ car ce n’est pas ton but, mais tu seras quelque chose d’autre d’aussi important si tu t’en donne la peine, qu’importe qui parle, qu’importe ce qu’il dit.”

Il se redresse et s’étire puis pose sa main sur la tête de son apprentie et lui ébouriffe les cheveux comme il aime tant le faire. Geste ridicule et puérile, pour lui il lui rappelle un passé bien trop lointain pour être plus précis qu’un geste et une sensation. Il continue à parler en se dirigeant vers sa chambre pour mettre une bonne chemise et un gilet de cuire serrer qui fera de lui une espèce de colosse gentleman à la barbe hirsute et au regard perdu mais souriant.

“Tu arrive là à mes limites, je peux t’enseigner ce genre de choses, mais pas en des temps cours, or c’est ce sur quoi je me concentre pour le moment. Je ne le peux pas parce que au vue de ma carrure c’est quelque chose qui ne se passera jamais, je ne peux esquiver par-dessous, je ne l’ai jamais pût, et je ne le pourrais jamais, seul les colosses qui sont apparut ressèment me permettrais un tel tour. Je n’ai donc jamais put le sentir et je l’explique donc que de vue.
Par contre comme tout le monde le tente contre moi j’en ai une forte habitude.

Si tu veux le travailler je te conseil de le demander à Umbra, tu le croiseras en haut demain, c’est un des MangeCoeur qui y sera et le première homme qui m’a demander d’être son maitre d’Arme et de Forge, avant que je ne lui demande d’être mon maitre d’Arme … Tu le reconnaîtras facilement, il y a deux être qui portent un masque en permanence en Arghanat, Umbra et Lâmenoire. C’est un excellent maitre d’Arme et c’est celui du Duc, c’est le premier suivant du Duc, depuis toujours, bien avant moi, et il fait une taille et un poids moins aberrant que moi. Dans les un septante cinq je dirais, pour septante octante kilos. Il t’apprendra ce genre de chose plus facilement, tous les soirs tout les MangeCoeur libèrent une heure pour faire des cours particulier durant l’entrainement. Particulier veut dire jusqu’à cinq six … Il y a pas mal de demande donc ne soit pas trop fatigué et tu devrais pouvoir y participé et demander ça.

Je vais devoir y aller je te laisse là, n’hésite pas à commander un bon repas et à te coucher tôt, je reviendrais dans la nuit, demain nous partirons vers les neuf heures d’ici, répare ton sac avant d’aller te coucher mais ne le charge pas trop, met le reste à coté du mien, il vas être préparé et amener ici à coté de l’armoire dans la soirée, je doute que quoi que ce soit change ma charge, ils se mettent à deux zelos pour transporter mon sac …

A plus tard jolie petite flamme.”


Il a finit de s’habiller ça peau d’écaille et de cicatrice à été couverte par les vêtements de soie et de cuire immaculé. Alors il sort et la porte se referme doucement sur lui.

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Elië Valanatëel

MessageSujet: Re: Another Fine Mess   Dim 20 Nov - 23:22

Elle suit le regard du maître en direction de l’horloge. Le temps passe toujours trop vite lorsqu’elle est en apprentissage.
Quelle ironie ! Elle, si égocentrique et sans intérêt pour les autres, se voir reprocher de donner trop d’importance aux paroles des autres et tout ça parce qu’elle ne veut pas mettre en difficulté son maître d’arme ! Pour un peu elle éclaterait de rire si cela ne la renvoyait pas à ce que sa fréquentation du colosse était en passe de changer chez elle. Décidément, elle n’avait pas intérêt à fréquenter trop de monde. Cela la rendait un peu trop perméable à  des sentiments où les autres prenaient trop d’importance. Elle se souvenait du temps où elle était capable d’escroquer une petite fille sans le moindre remord.

*Et pour cause ! Les enfants sont des parasites !*

Avait-elle changé à ce point que les bruits que son attitude  pouvaient faire courir sur son maître prennent tant d’importance ou bien par ricochet était-ce parce qu’ils lui renverraient sa propre image ? Impassible face au maître elle essayait de faire la part des choses et ne savait pas ce qu’elle préférait : commencer à s’attendrir lâchement sur les autres ou bien tenir compte de l’opinion des autres sur elle ? D’un battement de cil elle rejette le tout en bloc.

*Nous devons respecter notre parole de disciple c’est tout.
_ Oui, quitte à faire du zèle parce que nous ne savons pas trop ce qu’est la loyauté…
_ Voilà c’est ça mon amour.*


Elle baisse les yeux et hoche la tête songeuse mais comprenant chacun des mots de son maître d’autant plus que la Sindarine a toujours suivi sa route coute que coute au risque de s’entêter voire de se fourvoyer, mais toujours elle a suivi le chemin qu’elle s’était tracé sans se soucier de sa famille de ses anciens amis quitte à en payer le prix par les désillusions ou la solitude, solitude qui lui avait permis de ne plus souffrir ni rien devoir à personne en plus de la protéger de la curiosité du monde qui n’attendait elle le savait qu’une occasion de la réduire à néant. Elle relève un charmant visage plein de gravité avant de l’illuminé d’un sourire reconnaissant en direction de son mentor. Elle sent la connexion se renouer. Cette connexion qui l’étonne à chaque fois entre le maître et elle. Elle ne peut s’imaginer plus différente qu’elle ne l’est de son guide et pourtant de plus en plus elle a l’impression de moins en moins fugace d’avoir plus de similitude avec lui qu’elle ne l’aurait pensé le soir où elle avait failli se faire écraser sous sa colère.

Elle laissa la main immense recouvrir tout son crâne et l’écheveler. Une fois de plus, une fois de mois… Et puis elle commence à apprécier cette insupportable familiarité qui scelle à chaque fois une complicité à laquelle elle n’est plus habituée. A Canopé jadis un père la prenait par la taille et la jetait en l’air dans une tempête de rires, l’un grave l’autre cristallin, mais ce n’était qu’un souvenir d’un temps révolu. Elle le regarde une seconde ou moins s’éloigner avant de sauter sur ses pieds et de le suivre en prestes enjambées dansante au-dessus du gazon. Elle s’arrête à la porte. Ce n’est pas son territoire. Le dos appuyé contre le chambranle et les bras croisés sous jolis appâts, elle regarde devant elle, manière de respecter l’intimité de son mentor tout en étant tout de même là. Elle a le sourire espiègle et mutin qui lui ressemble tant.

« Admettez tout de même que je me dois de prendre en compte ce que vous pensez de moi non ? »

Elle est persuadée d’avoir là le dernier mot, même si elle a expérimenté plus d’une fois l’étrange façon du colosse de rebondir à côté de ce qu’elle avait cru  indiscutable et de la désarçonner. Il est maintenant apprêté, finissant de tapoter les pans de son gilet pour s’assurer de leur mise parfaite. La rouquine se tourne alors vers lui laissant sa curiosité prendre le pas sur sa discrétion. Elle le détaille des pieds à la tête avant d’opiner du chef une moue approbatrice aux lèvres. Comme quoi une machine de guerre, un artisan pouvait être aussi élégant qu’un prince. Il suffisait juste de bien choisir sa tenue.

Et voilà le rebond. Comme toujours une réponse différée qui pourrait dérouter si la belle n’avait pas maintenant la patience d’attendre qu’elle arrive et n’avait comme une enfant capricieuse jamais renoncé à une question… C’est la déception qui arrive en premier lieu. Déception de comprendre que son maître n’est pas omniscient et déception de ne pas pouvoir apprendre cela aussi. Mais elle s’envole bien vite. Après tout c’est tout à l’honneur de l’instructeur d’avouer les limites de son savoir. En outre, la perspective de pouvoir l’apprendre par un autre biais est une bien belle consolation, surtout si elle songe à l’envergure de l’instructeur qui lui est proposé.
Elle tort ses jolies lèvres songeuses. Peut-être que ce n’est pas une si bonne idée de l’apprendre. Si tout le monde le fait et que cela n’a aucun effet…

« Est-ce que cela veut dire que ce n’est pas une option d’attaque à envisager ? »

Mais l’entêtée n’est pas tout à fait prête à abandonner cette idée alors que la possibilité lui en est offerte. Son visage se ferma d’une nouvelle résolution.

« J’apprendrai s’il accepte de m’enseigner. »

Mais sans doute sa réponse n’étonna-t-elle pas le maître qui finit de s’apprêter avant de refermer la porte derrière lui.

« A demain maître. »

Sans la présence du titan, pour lui redonner des proportions acceptable, elle sentit plus que d’ordinaire, l’immensité du palais autour d’elle. Elle se retourna vers le jardin avant de lever les yeux vers le sommet de ma montagne. Ce n’était pas le sommet qu’ils atteindraient le lendemain, mais symboliquement il portait tout le défi qui l’attendait. Le regard de la petite flamme le lui renvoyait silencieusement. Elle resta un instant ainsi avant de revenir vers le gazon. Elle devait mettre à profit cette fin de journée.
Elle rejoignit bien vite le coin d’entraînement pour entretenir sa condition ne serait-ce que pour affermir encore la nouvelle confiance qui coulait en elle. Elle répéta ensuite tous les enchaînements qu’elle connaissait s’attardant sur les derniers qu’elle avait appris le jour même. Il ne s’agissait pas de s’épuiser. Elle savait qu’elle aurait besoin de toute sa vigueur dans la montagne mais plus d’inscrire au fond de son corps les automatismes qui lui permettraient de pouvoir passer à une autre étape de sa formation. Tout cela lui prit presque le reste de la journée sans qu’elle ne se demande ce que faisait le maître tandis qu’elle s’affutait pour l’épreuve qui l’attendait. Le ciel au-dessus du jardin prenait des teintes plus profondes lorsqu’elle commanda son repas du soir et une tisane que son maître lui avait conseillé pour la toute fin de soirée. Elle ne savait pas quel système d’évaluation des invités était mis en place, mais elle était certaine qu’elle serait servie à l’heure exacte qu’elle désirerait.

Préparer son équipement ne lui prit que peu de temps et elle profita sans scrupule de la proposition de confier à son maître une partie de ses bagages, tout ce qui n’était pas nécessaire à la première journée. Elle commencerait la journée avec une tenue adaptée à la fin de la belle saison et avait prévu e de quoi y superposer de quoi faire face au froid d’altitude. Grâce à Tyka elle avait pu anticiper tout cela. Elle regarda le petit tas d’effets qu’elle avait posé à côté du sac de son maître et du reconnaître que c’aurait été une épreuve de porter cela en plus de ce qu’elle gardait mais que c’était ridicule en comparaison du paquetage du géant.

Les lueurs vacillantes qui venaient du jardin maintenant plongé dans le bleu de la nuit lui indiquaient que son repas était servi, mais elle préféra commencer par un bain qu’elle avait reporté depuis le matin et qui finirait de la délasser.

Lorsque les trois sœurs atteignirent le zénith, elle finissait la tisane. Il était temps de prendre le repos indispensable aux épreuves du lendemain.
Elle se lèverait encore de nuit pour être sûre d’être prête à l’aube, moment annoncé pour le départ. Cette nuit elle ne se souviendrait pas de ses rêves.


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