d'étranges qualifications à un concours sans inscription



 
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 d'étranges qualifications à un concours sans inscription

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MessageSujet: d'étranges qualifications à un concours sans inscription   Mer 13 Avr - 7:23


Quelques dizaine de Dias dépensées pour payer une bande de gredins, une autre pour s’offrir le luxe d’un repas en terrasse au coin d’une rue et une dernière pour qu’une vieille connaissance planifie les patrouilles à sa convenance. Et voici comment une petite centaine de piécettes s’étaient échappés d’une des bourses les plus difficiles à délier. Mais il fallait avouer que le lot de contrats signé avec ce mystérieux commanditaire –qui n’était plus mystérieux pour Galaad depuis qu’il l’avait décidé– assurait une rente bien assez conséquente pour concéder à quelques petites dépenses subsidiaires de la sorte. Ces cent dias entraient largement dans la note de frais qu’il avait déjà facturée.

Galaad de la Tour était donc assis à une terrasse, découpant avec délectation un morceau de viande tendre et juteux. Les Yorkas n’appréciaient pas toujours manger de la viande. Particulièrement lorsque leur essence était végétarienne. Celle de Galaad ne l’était pas particulièrement. Plutôt omnivore, il n’avait cependant pas un dégoût instinctif pour ce type de nourriture. Mais plus que pour le côté logique de la chaîne alimentaire, c’était par goût du luxe que le détective avait développé cet attrait pour la viande.

Et c’était pour affaire que le détective était assis là en cette fin d’après-midi. Dans quelques minutes, il y aurait un cambriolage à quelques pâtés de maison de cette taverne. Un cambriolage plutôt laborieux et pourtant exécuté par des professionnels. Leur talent ne se reflétait pas dans l’effraction et le vol d’une recette bien maigre d’un établissement pauvret. Rien d’étonnant à cette heure de la journée. Mais alors, en quoi étaient-ils des professionnels s’ils exécutent un tel désuet méfait ? Ils n’en demeurent pas moins des professionnels du fait qu’ils exécutent des ordres à la virgule prêt. À l’heure voulue, ils avaient fini de faire les poches des quelques clients présents et le chef de ces malfaiteurs avaient embarqué la caisse. À la minute prévue, ils étaient sortis dans la rue alors que la patrouille prévue arrivait à l’autre bout de la rue. À la tête de cette patrouille en effectif réduit, comme prévu, il y avait bien évidemment la personne prévue. Les malfrats se dispercèrent et obligèrent les hommes d’armes à faire de même. Et la course poursuite se déroula comme prévue.

Et toute cette prévoyance, pour quelle raison ? Parce que cette taverne servait une délicieuse entrecôte et que Galaad adorait parler affaire autour d’un bon repas.

Après la première bouchée, il reposa son couteau et savoura avec plaisir le goût de la viande marinée. Le malfrat tomba du toit comme convenu et se rattrapa avec adresse. L’investigateur perçut cependant une légère tension sur le visage de son « employé » qui lui indiqua que ce plan aurait pu très mal finir s’il avait duré plus longtemps. Mais le brigand passa près de la table de Galaad qui tendit le bras à une vitesse surprenante, attrapant à la volée la lourde besace de l’homme. Le vaurien perdit l’équilibre sans trop savoir comment après avoir senti quelque chose lui saisir la jambe alors qu’il avait passé son « employeur ». Il plongea en avant et manqua de se fracasser contre le mur, s’il n’y avait eu cette étrange flaque qui apparut juste avant l’impact. Une matière opaque et mouvante, semblable à ce que pourrait être un canevas fait de fil de ténèbres.

Le malfrat disparut dans le portail et il ne resta plus trace de lui ni de ce passage la seconde suivante.

Galaad leva alors bien haute la besace et la tendit à la poursuivante de l’homme en se levant avec calme et politesse. Il s’inclina légèrement et attendit que la représentante de la loi daigne se saisir de ce qu’elle voulait reprendre au malfaiteur un instant plus tôt.


« Bien le bonjour, gente dame. J’ai cru comprendre que vous en aviez après cette homme et me suit permis d’intervenir. Voilà ce que je suppose être son larcin. Vilaine… »

Il secoua la tête avec un visage sérieux et compréhensif, détournant le regard de la jeune fille aux cheveux roses.

« Vilaine, vilaine affaire que celle-ci ! N’est-ce pas ? Enfin ! Vous voilà en possession de l’objet du délit et vous avez bien mérité votre demi-journée de permission, je suppose… Du moins, c’est tout le malheur que je peux vous souhaiter ! »

Bien sûr qu’il en était ainsi ! Rien n’était laissé au hasard ! Jamais. En plus de conclure avec son vieil ami militaire du chemin que devait prendre cette patrouille, il avait aussi convenu que ce serait la dernière de la courte demi-journée de travail de Vilenya Noyan.

« Vous n’avez pas mangé. Je suppose… Voudriez-vous vous joindre à moi ? J’ai justement commandé un plat supplémentaire, pensant que j’aurais un appétit de Goulue, mais celui-ci me quitte soudain ! Désormais, ma raison réclame davantage de compagnie que de cette viande juteuse… Étrange, n’est-il pas ? À moins que ce soit le destin qui ne nous offre une telle opportunité de nous rencontrer ? »

L’homme s’était rassis, étirant ses lèvres fines et délicates. Ses yeux bleus brillaient d’une malice sans gêne. Posant un coude sur la table, il se passa la main sur sa barbiche. Son autre main s’ouvrit sur le côté, à hauteur d’épaule, comme si elle attendait que quelqu’un vienne y déposer quelque chose. Personne ne vint, car ce fut une queue préhensile de singe qui se dressa dans son dos. Elle tenait un drôle d’objet comme on en trouvait en très peu d’endroit à Hespéria. La petite boite hexagonale passa de la queue à la main et l’homme reprit la parole comme si de rien était.

« Ne vous en faites pas, damoiselle, il n’y a aucun traquenard, ici. Rien qu’une douce machination inoffensive destinée à permettre une rencontre discrète et agréable entre un homme qui en sait beaucoup sur vous et qui voudrez encore en apprendre davantage. Je ne viens pas pour vos démêlés avec vos anciens confrères ou pour vous faire chanter. Vous êtes en terrain neutre, comme je le voulais, simplement. Vous avez certainement déjà compris que j’étais celui qui vous recherche depuis maintenant quelques jours. Je voulais également que vous ayez eu vent de mon investigation, ce à dessin de préparer notre entrevue d’aujourd’hui. »

Se rejetant sur le dossier de sa chaise, il commença à triturer l’objet sans toutefois quitter la jeune fille de son regard mutin.

« Retrouver votre trace n’a pas été compliqué, contrairement à la préparation de cette entrevue. Encore que… Je dois avouer que je suis assez dans mon élément à la capitale. Je connais du monde, bien placé, et des places où il est bon de recevoir de monde. Mais voyez plutôt ! Cette charmante serveuse apporte de quoi vous restaurer avec moi. S’il vous plait… Accordez-moi de partager ni plus ni moins qu’un repas en votre compagnie, Dame Noyan. Nous avons à parler. Peut-être de votre avenir, au moins de votre passé. »

D’un habile jeu de poignet, il déverrouilla la boite et elle s’ouvrit dans une note de musique. Le Yorka se pencha alors sur la table, y déposant la boite qui commença à entonner une douce et faible mélodie des plus agréables avant d’appuyer cette fois ses deux coudes pour rendre la conversation plus intimiste.
À l’intérieur de la boite, on pouvait voir une petite plaque de cuivre gravée où était inscrit « Atelier Lenya », une boutique bien connue de la militaire par le passé. Oui, sans aucun doute, il en savait énormément sur elle !

Et toujours ce sourire malicieux qui semblait analyser la moindre de ses réactions…



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: d'étranges qualifications à un concours sans inscription   Mer 20 Avr - 12:12

Bien des jours se sont écoulés depuis qu'un colosse avait attaqué Hesperia. Cette saloperie volante avait causé bien plus de dégâts et de morts que ceux dy Myste et de ce que j'avais vu à Cimmeria réunis. Des rues étaient en ruines et l'on retrouvait parfois encore un cadavre au milieu des décombres dans un état déplorable et avancé de décomposition mais la ville se reconstruisait rapidement et un semblant de vie s'était de nouveau installé dans la cité et nous, militaires, devions assurer la sécurité de la reconstruction et éviter de nouveau pillages, vols et agressions. En somme rien de nouveau. Durant ce laps de temps, dans le QG de l'armée, une rumeur se répandait dans les rangs des soldats. Il paraîtrait qu'un membre de la haute cherchait à entrer en contact avec un militaire issu de la piétaille, de préférence une femme, même pas un officier. Tout le monde fut très vite au courant au QG, moi compris. Etant une femme, je me suis sentie directement concernée mais je n'étais pas la seule et parfois je croisais le regard de mes collégues femmes et elles semblaient aussi perplexes que moi. Mais la solidarité féminine ne marchait pas dans l'armée, et je n'avais aucunement confiance en ces femmes, je préfèrais mille fois m'en remettre aux têtes de mules de mon unité. Ce n'était peut être pas des flèches mais ils savaient se battre et ils étaient aussi loyaux que des chiens de garde.

Toutefois même eux commençaient à se demander si je n'étais pas la femme que le gros bonnet voulait rencontrer. Nous en avions discutés au mess avec les 10 gars de mon unité et chacun semblait persuadé que j'allais être la désignée. Je balayais ces allégations d'un revers de la main, arguant qu'un membre de la haute n'en avait rien à faire de la piétaille hormis de venir chialer sur nos bottes quand ça commençait à péter. Mais au fond de moi, l'air convaincu de mes gars me rendit perplexe. Et si j'étais celle là en fin de compte ? Le débat entre les hommes de mon unité continua dans le même sens mais n'apportait rien de nouveau. Les huiles furent bien entendu au courant de cette rumeur grandissante dans les rangs. Beaucoup de rumeurs circulaient entre soldats, la plupart sans aucun intérêt pour les huiles mais pas celle dont tout le monde parlait au mess, dans les couloirs, les bureaux, les vestiaires ou les patrouilles. Elles en avaient profité pour placarder des communiqués dans les bureaux et dans les mess, démentant que quelqu'un de la haute ou de l'état major cherchait à entrer en contact avec nous autres militaires prolétaires pour "préserver la chaîne de commandement et l'unité de l'armée" selon la formulation officielle. Qu'est ce qu'il faut pas lire comme foutaises… Enfin pour ceux qui savaient lire.

En ce moment, je sentais que le major me faisait des fleurs, question emploi du temps/planning. Cela ne lui était jamais arrivé depuis que j'avais rejoins sa brigade et je le soupçonnais d'avoir reçu des ordres d'en haut, il refusait de plus, de répondre à mes questions quand je lui demandais pourquoi j'avais quasiment toute mes après-midi de libre. Cela avait eu le don de me foutre en rogne et je balançais le rapport que j'avais en main sur le bureau du major lorsque je lui avais demandé pour la 4e ou 5e , presque dans la face et m'en allait de son bureau en maugréant, le major ne cherchait même pas à me réprimander et protester pour mon insubordination, cela me conforta dans mes soupçons que quelqu'un de plus haut dans la chaîne de commandement lui avait donné des instructions à mon égard.

Le lendemain, j'envoyais plutôt mon fidèle Dom aller chercher les ordres du major pour la journée, je ne voulais pas revoir la face contrie et figée de mon supérieur hiérarchique. Comme je m'y attendais, mon après-midi était de nouveau libre, ma matinée se terminant par une patrouille. Je soupirais au mess lorsque Dom vint m'apporter les ordres et je transmis pour mes hommes, chacun allant vaquer à ses consignes. Dans la salle d'entrainement, je m'entraînais avec Leyan et un bleu dont j'avais encore oublié le nom, mettant encore mes gantelets à rude épreuve mais ceux-ci me prouvèrent encore une fois leur fiabilité et robustesse. Après notre douche, tout le monde était prêt pour la patrouille. Je ressortis encore l'itinéraire de la patrouille que Dom m'avait remis et il me surpris car cet itinéraire me surprit, je ne l'avais encore jamais emprunté, nous devions passer par un quartier de la haute. C'était pourtant le boulot du régiment renardier d'habitude mais la perspective de déambuler au milieu des grosses légumes et pouvoir me payer leur tête en bonne compagnie me réjouit.  Haussant successivement mes sourcils sans rien dire, je mis en route mes deux hommes avec moi, Leyan prenant la carte et m'indiquant le chemin de l'itinéraire bien que je savais très bien où nous étions.

La patrouille se déroula sans problèmes jusqu'à ce que l'on surpris une bande de types encagoulés sortir d'un établissement juste avant d'entrer dans le quartier huppé dans lequel nous devions patrouiller. L'un d'eux portait comme qui dirait la caisse du magasin. Dès qu'ils nous virent, ils prirent aussitôt la fuite. Passé la surprise, j'ordonnais à mes hommes d'agir.


- Leyan ! Tu poursuis le type avec la caisse, je me charge de celui qui a la plus grosse là bas ! Toi ! Tu poursuis le plus rapide ! dis-je à l'adresse du bleu.

Sans attendre une réponse de la part de mon subordonné et sachant que Leyan était déjà parti à la poursuite du voleur de la caisse, je me lançais à la poursuite du voleur que j'avais désigné mais cette ordure s'était réfugié sur les toits. Gros manque de chance pour lui, je connaissais la ville comme ma poche et toit ou pas je savais très bien où il pouvait atterrir. Je me mis à longer quelques bâtiments, entrant dans le quartier huppé, et pas manqué, le voleur en question tomba d'un toit non loin de moi et je m'élançais vers lui, certaine de pouvoir lui faire la tête au carré. Mais un homme, assis sur une terrasse juste à côté lui fit chuter la racaille et il disparut… dans un trou noir apparut devant lui. La grosse bourse qu'il avait volé était toujours là mais lui avait disparu, envolé, tout comme le trou noir, s'éclipsant aussi vite qu'il était apparu. Mais je vis que l'homme qui l'avait fait chuté me tendit la besace que la canaille avait volé. Je lui repris prestement la bourse.

- Foutue magie de merde, je hais cette saloperie ! Je crachais ensuite sur le pavé de dépit, ce geste achevant d'arracher des exclamations scandalisées de la part des nobles de la terrasse après avoir jurée comme un charretier. Puis je regardais le type qui m'avait aidé. Hm, l'armée vous remercie de votre coopération mons…

L'utilisation du surnom que les racailles me donnaient m'interrompit et j'étais prêt à lui refaire le portrait mais il se ressaisit détournant le regard de mes yeux, et fit mention de mon après-midi de libre. Comment pouvait il être au courant ? Puis la rumeur entendue au QG de l'armée me revint en tête. C'était donc lui le gros légume qui voulait recontrer une membre de l'armée, en l'occurrence moi ? Il avait les mêmes manières que j'avais observé sur Samaleone, un type certainement né avec une cuillère dans la bouche mais au contraire de mon amante d'un soir, cela ne m'attirait pas avec cet homme, cela ne me poussait plus qu'à me méfier. Il s'assit en m'invitant à le rejoindre dans son repas mais que nenni, ça avait l'air très appétissant mais venant d'un type qui venait de faire cette machination tordue et clairement pas innoffensive, cette invitation n'avait rien d'anodin. Je le vis lever sa main comme un mendiant qui attendait qu'on ne vienne satisfaire sa mendicité mais une queue d'animal lui surgit dans le dos avant d'y déposer un objet étrange dans sa paume. Yorka, notais-je mentalement. Puis il se remit à me parler et ces mots m'interpellèrent par leur étrangeté. Il confirma un de mes soupçons : l'huile qui voulait rencontrer cette membre de l'armée donc moi, c'était donc bien lui. Je restais debout devant lui alors qu'une serveuse venait apporter le même plat de viande que cet homme mais en face d'une place libre devant lui, certainement préparée pour moi. Je dardais un regard méfiant envers la jeune femme qui apportait la nourriture mais celle-ci, par professionnalisme, par peur, ou les deux à la fois ne croisa pas mon regard et s'en allait. L'inconnu me demanda de lui accorder ne serait-ce que ce repas avec lui mais absolument pas d'un air suppliant mais plutôt amusé, évoquant mon passé ou mon avenir. Je jetais un œil vers la rue, les racailles avaient mis les voiles et mes hommes ont dû se perdre, ou se demander où je suis passé, ou ils sont déjà rentrés au QG.

Je voulus m'assoir mais il fit un autre geste qui m'arrêta net. La boîte qu'il tenait m'était étrangement familière mais je n'arrivais pas à me souvenir pourquoi et lorque cette boite, étant en fait, une boite à musique se mit à jouer, quelque chose me revint en pleine figure et toute trace de méfiance ou de bellicisme disparut, remplacé par un étonnement non feint et je fus pris d'une nostalgie profonde. J'avais tellement entendu cette mélodie par le passé, un passé que je ne voulais en aucun cas exhumer mais qui aujourd'hui resurgissait comme un fantôme. J'en étais troublée et rougissante, voire presque malade. En me penchant pour regarder de plus près, le petite plaque de cuivre à l'intérieur indiquant la provenance de la boîte achevant de me ramener à mon enfance. J'en avais le souffle coupé et je me laissais tomber sur la chaise qui me tendait son dossier. Je regardais ensuite mon interlocuteur, presque choquée.


- Mais enfin que… enfin… comment… cette boutique n'existe plus depuis des lustres, comment avez-vous…

Je jetais de nouveau un regard vers la boîte, ma main gantelée caressant la boite et le mécanisme du bout du doigt, un instant de tendresse passant sur mon visage avant d'essayer de me ressaisir pour regarder à nouveau le Yorka, la teneur de son sourire recommençait à m'énerver.

- Qu'est ce que ça veut dire ? Ça fait des jours qu'on se dit entre collègues qu'un gros bonnet veut me rencontrer, j'en croyais pas un mot et j'étais loin de me douter que ça allait être moi jusqu'à maintenant mais… c'est quoi votre projet ? A part me faire replonger dans un passé que j'avais juste envie d'oublier ? Et puis arrêtez de m'appeler Dame, je suis pas une de vos foutues catins en robe et qui porte un putain de titre de noblesse. lui lançais-je d'un air agacé en regardant du coin de l'œil des dames en robe assises à une table et qui me regardait.
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MessageSujet: Re: d'étranges qualifications à un concours sans inscription   Mar 10 Mai - 8:21


Comme prévu ? Oui. Évidemment. Mais Galaad n’était pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Et si la conversation s’amorçait parfaitement et que son sourire ne pouvait que s’étirer encore un peu plus, il n’allait pas pour autant laisser partir son gibier facilement.

« J’espère pouvoir répondre à toutes les questions que vous vous posez, Sergent. »

Il appuya imperceptiblement sa diction sur le grade de la jeune fille, répondant ainsi tacitement à sa demande quant à cesser de lui donner un rang qu’elle n’avait pas et ce, tout en soulignant encore une fois qu’il en savait beaucoup sur elle. En effet, son regard n’avait même pas eu besoin de se glisser jusqu’à ses galons pour s’assurer de ceux-ci. Au contraire, les deux yeux bleus du Yorka fixaient désormais ceux de la militaire.

Le sieur de la Tour s’efforça de garder un ton calme et serein pour rassurer les bonnes gens alentours mais déjà une dame partait avec sa suivante alors qu’un couple avec les assiettes encore à moitié remplies demandait l’addition d’un air maussade. Galaad de la Tour n’avait de noble que la particule. Sa richesse, il ne la devait qu’à son travail acharné. Cette particularité avait plusieurs conséquences : il n’avait aucun problème à traiter avec des malfrats, savait rester à sa place et par-dessus tout, l’embarra de ceux que certains considéraient comme ses semblables n’avaient aucun intérêts à ses yeux.

Lorsque le couple fut parti, Galaad leur lança un regard, toujours amusé, et constata avec satisfaction qu’ils étaient d’autant plus isolés des oreilles indiscrètes désormais. Géxon était arrivé et rares étaient ceux qui osait encore manger hors des murs. Cette terrasse vivait ses derniers instants avec la chute des températures. Mais aujourd’hui faisait partie des derniers jours de beau temps avant l’arrivée de la froidure de Riguéar. D’autant plus que l’ambiance en ville n’était pas à sortir flâner après les récents évènements.

La douce musique de la boite à musique arrivait à sa fin et Galaad s’installa plus confortablement sur sa chaise, posant ses coudes sur les accoudoirs et croisant ses mains devant son visage, masquant ainsi son éternel sourire aux yeux de son contrat. Il avait appris d’expérience que celui-ci pouvait devenir irritant pour son auditoire lorsqu’il n’y prenait pas garde. Mais ses yeux bleus continuaient de pétiller d’une lueur maligne, ponctué d’une touche de curiosité. Il était décidément payé très cher pour retrouver cette donzelle. Et cela l’intriguait.


« Et les questions que vous vous posez sont nombreuses, Sergent Noyan. Ce qui est légitime. Tout d’abord… Qu’est-ce que cette boite signifie ? Rien de particulier. Un simple effet de style de ma part, peut-être ; un cadeau que je vous fais. Ou plutôt que mon employeur vous offre, car c’est son argent qui a servi à l’acquisition de cette pièce désormais rare. En effet, retrouver la trace de sa boutique d’origine m’a presque été difficile. Mais une fois que j’ai retrouvé le fils du dernier propriétaire, j’ai pu apprendre quelques détails supplémentaires sur vous et votre passé. Et j’ai acquis cette pièce que l’homme gardait un peu par nostalgie. Vous serez peut-être heureuse d’apprendre que le fils de l’homme que vous voliez régulièrement par le passé a dégagé de cette bricole une assez belle somme. Et c’est un peu grâce à vous donc… »

La queue de singe surgit à nouveau de nulle part et vint pousser un peu la boite vers Vilenya. La dernière note sonna et la queue préhensible referma le couvercle au même moment avant de retourner hors de vue de la Terranne. Et Galaad s’amusa de cette coïncidence.

« Dans un sens, cet objet vous revient donc un peu, de toute manière. Considérez cela comme un gage de ma part quant à l’absence de désire de vous nuire de quelque façon que ce soit. Ce qui nous amène à ce que vous avez appelé « mon projet ». »

De la Tour se réinstalla sur son siège, s’appuya ostensiblement plus sur l’un des accoudoirs, une main toujours légèrement devant son menton et l’autre s’agrippant à l’accoudoir. Manifestement, il prenait ses marques pour se lancer dans l’exposition des faits qu’il voulait s’efforcer de faire le plus bref possible.

« Sergent… J’ai été employé par ce que vous appelez un « gros bonnet » et que je ne suis pas moi-même. Mon grade et mon rang n’ont rien de grands ou de gros. Je ne suis qu’un spécialiste dans l’art de trouver des gens, des informations et je le fait avec un certain talent. Je m’appelle Galaad de la Tour. Concernant l’agitation de la caserne, je m’excuse d’une part pour la gêne occasionnée, mais aussi pour l’épuisement du quota de permission que mes petites manipulations d’emploi du temps auront occasionné. En effet, votre supérieur avait une sorte de dette envers moi mais elle n’était pas assez grande et lui n’était pas assez gradé pour vous octroyer davantage de congé que vous n’en avez le droit. Et j’avais besoin de vous laisser quelques jours pour vous habituer à cette relâche pour ne pas que vous soyez trop soupçonneuse le jour-j : aujourd’hui. Aussi, considérez ces derniers temps trop peu remplis plus comme une guigne que comme un privilège indu. »

Galaad fit une petite pause, s’assurant qu’il n’avait pas complètement perdu l’attention de la demoiselle et reprit. Sa diction devint plus lente et il se montra plus évasif par la suite, sentant qu’il agrémenté son récit d’un peu trop de détail. Il avait parfois la fâcheuse tendance à oublier qu’elles n’étaient pas nombreuses sur Isthéria, les personnes à pouvoir gérer les flux d’informations aussi facilement que lui.

« Il y a quelques mois, un homme m’a contacté. Ce n’était qu’un intermédiaire mais qu’importe. Il m’a demandé de retrouver une série de personnes, d’enquêter sur elles et de comparer le résultat de mes investigations à ce qu’ils m’avaient fourni comme renseignements préliminaires. Si la personne semblait bien être celle qu’ils cherchaient réellement, je devais entrer en contact avec elle. » Le Yorka écarta les bras avec un sourire manifestement ravi. Il donnait l’impression de féliciter Vilenya. « Vous conclurez bien facilement que vous avez manifestement un potentiel non négligeable ! »

Sa gorge commençait presque à devenir sèche à force de parler. D’un geste gracieux, il finit son verre de vin et proposa d’un regard équivoque de resservir la demoiselle en même temps que lui avec la cruche qu’il saisissait habillement.

« Et donc, ce projet n’est pas le mien, sergent. Et ce qu’il implique par la suite ne me regarde pas. Je suis simplement ici pour confirmer certaines informations et établir un premier contact avec vous. Alors, si vous avez d’autres questions, je vous invite à les expliciter et bientôt, si vous le permettez, ce sera mon tour. »

Et c’est avec un grand sourire que Galaad coupa un morceau de viande juteuse pour le mettre dans sa bouche du bout de son couteau, ne quittant plus du regard une jeune fille dont l’existence venait subitement d’importer à bien plus de personne qu’elle ne pourrait l’imaginer.



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Vilenya Noyan

MessageSujet: Re: d'étranges qualifications à un concours sans inscription   Mer 1 Juin - 15:41

Lors que le bougre daigna au moins m'appeler par mon grade, cela atténua quelque peu mon animosité envers lui mais je restais très méfiante envers un type qui venait de faire une machination complètement tordue pour me rencontrer et qui de plus avait exhumé mon passé en l'objet qu'était cette boîte à musique dont j'ai démonté, remonté, rafistolé maintes fois ses semblables dans mon enfance pour tuer le temps. Cela n'était pas normal de devoir manipuler autant juste pour rencontrer un sergent de l'armée. De plus si c'était quelqu'un qui me sortait cette boîte que je n'avais pas vu depuis des années, je ne trouvais pas cela comme étant bon signe, évaluant la probabilité que son commanditaire devait être de la pègre comme élevée. Ou du moins peut être pas un gros bonnet qui était qualifié comme étant de la pègre mais qui devait certainement travailler pour ou avec elle. En tout les cas, cela ne sentait pas bon pour moi, la musique de la boîte achevant de me mettre mal à l'aise.

Quelques nantis de cette ville quittèrent leur place autour de nous, mon regard mauvais croisant celui du couple qui me fusillait du regard et je ne manquais pas de leur rendre leur amabilité à mon égard, un semblant de rictus se dessinant sur mes lèvres. Mais la fin de la musique me rappela à mon entretien avec le Yorka, celui-ci croisant les mains devant son sourire, m'épargnant l'énervement de voir la joie sur ce visage que j'avais déjà appris à ne pas apprécier, notamment au niveau de yeux. La lueur que j'y lisais m'envoyait un signal de danger, comme si celui-ci allait toujours préparer un mauvais coup et me poignarder dans le dos. Le Yorka commença à m'expliquer comment il avait réussi à entrer en contact avec les descendants de cette boutique que je pillais pour démonter et remonter ces pièces. Sa queue préhensible referma le couvercle en poussant la boîte vers moi. Je ne bougeais toujours pas, les bras croisés sur ma poitrine, mes gantelets bien en évidence.

Il daigna ensuite se présenter sous le nom de Galaad de la Tour. Hormis l'homonyme qu'il partageait avec celui qui était censé épauler l'état major lors de l'attaque du colosse et qui avait disparu au milieu du tumulte des évènements et de la bataille, ce nom me disait quelque chose. En effet il ne m'était pas inconnu et assez étrangement familier, des racailles que j'avais tabassé en parlaient en murmurant des fois durant les interrogatoires, le qualifiant comme un mythe ou un fantôme mais qui arrivait à trouver n'importe qui. Le même genre de rumeur avait été entendue parfois au mess des officiers mais ça je le savais uniquement pour avoir entendu un jour le major de mon unité en parler alors qu'il sortait de son mess. En tout cas, je pensais que le type était du même genre que les contes de fées ou d'un animal que tout le monde savait qu'il existait mais dont on n'a jamais eu la preuve.

De la Tour s'excusa des rumeurs qu'il avait indirectement engendré au QG de l'armée et il répondit  de nouveau à ma question mentale du pourquoi j'avais eu toutes ces demi-journées de libre. Il fit une pause, me laissant les quelques secondes nécessaires pour digérer ces informations avant de me dire ce qu'il attendait de moi. Lorsqu'il termina, je refusais d'un mouvement de tête qu'il me resservit dans un verre de vin auquel je ne comptais pas toucher. Le vin me débectait déjà avant, c'est un peu plus le cas désormais après le repas que j'avais partagé avec Sam. En guise de réaction, je reniflais d'un air un peu dédaigneux en détournant le regard.


- Donc Galaad de la Tour n'est pas un fantôme mais existe vraiment. Beaucoup parlent de vous comme d'un mythe mais je pourrais me la péter en disant que je l'ai rencontré. Et si on me demande pourquoi, je n'ai qu'à juste dire qu'il voulait se soulever une militaire pour un beau paquet de blé. Si ça c'est pas flanquer la jalousie aux catins des quartiers…
Un rire sinistre, sans aucune joie, s'échappa de mes lèvre et mon regard revint vers lui et sa becquetance. Il est vrai qu'elle semblait appétissante mais mon cerveau me commandait de ne pas y prêter attention. Mes yeux clairs fusillaient ceux du Yorka.

- Donc votre patron veut me rencontrer. Et il se sert d'au moins deux intermédiaires. Si ça, ça ressemble pas à la pègre, je suis l'épouse de Thimotée dans ce cas. Je vous demanderais bien pourquoi l'ont veut me voir mais je suppose qu'il ne vous a rien dit pas vrai ? Ça ne serait pas drôle sinon. Je me décollais du dossier de la chaise pour m'approcher et je posais lourdement mes gantelets sur la table en poussant un peu mon assiette devant moi. Je dois dire que j'aurais préféré aller bouffer ma ration moisie au mess que d'avoir ce festin ici parce que cette boîte, certes vous me l'offrez, mais j'ai tiré un trait sur ce que j'ai fais avant. J'ai volé, j'ai tué, j'ai massacré mais maintenant je me suis rangé. Votre patron, vous pouvez aller lui dire que ça ne m'intéresse pas. Je ne tiens plus à fricoter avec la pègre à part pour l'envoyer au cachot ou dans le caniveau, gros potentiel ou pas. D'ailleurs qu'est ce que vous voulez dire par potentiel ? Pour revenir dans le milieu ? Venez pas me dire que celui qui vous emploie est blanc comme un linge, quelqu'un qui s'embarrasse de deux intermédiaires voire plus pour atteindre une cible est généralement quelqu'un de pas très réglo selon moi et qui tient à cacher des choses. Pourquoi toute cette mise en scène, pourquoi moi, blablabla… enfin vous avez saisi la teneur.

Sa dernière remarque ne manqua pas de me surprendre. En effet, il en savait déjà beaucoup sur moi, beaucoup trop même, il ne manquerait plus qu'il sache comment j'ai tué tout mon ancien gang après la mort de mon mentor. C'est donc d'un air un peu exaspéré que je lui demandais de nouveau.

- Qu'est ce que vous voulez savoir encore ? Mes mensurations ? Je vous préviens, je déteste la dentelle.

HRP:
 
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