Paradox

Bienvenue

Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

Liens rapides

Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 5
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 2
• Civils: 11

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Ginik
[Septembre/Octobre en temps réel]

Tableau d'honneur


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Paradox

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
:: Le rosier blanc ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: Le rosier blanc ::
Duscisio Balibe
MessageSujet: Paradox   Mer 15 Juin - 14:07


La première partie du voyage prend fin. Cette longue période de deux mois de marche, la moitié qu'il fit accompagner d'une jeune femme dont les mystères ne regardaient qu'elle. C'est la même chose pour l'albinos, qui n'était pas dupe.
Il ne sait ce qu'il lui prit lors de leur séparation. Pourait-elle le voir comme un ennemi qui connaît son secret si mal gardé et découvert par l'expérience de l'albinos et l'attitude de son familier envers lui.
Elle était tombée sur le mauvais numéro. Malgré ça, Duscisio n'avait en rien révéler cette information à qui que ce soit et sa manière de le dire laissait un peu de doutes sur ceux qui n'auraient éventuellement pas compris les manigances de son herboriste préféré.

Depuis le tunnel des mépris où il s'est séparé de la syliméa après qu'elle est récupérée son artefact, deux semaines s'étaient écoulées. De ça marche rapide se fit en silence dans les terres désolées d'Argyrei, une secrète transformation continuait peu à peu cacher dans son propre corps qui lui donna réflexion sur son avenir propre devenu incertain.
La vue de la pigmentation de son œil droit vers le jaune fut son premier signal. Comment pouvait en être t'il autrement ? Il avait souhaité cette osmose parfaite.

Le voilà faisant son retour au temple de Kron.
Jamais il n'oubliera ce qu'il s'est passé et ce qu'il s'est dit, il y a plus de deux années maintenant. Depuis ce jour il n'est plus le même, tellement de choses se sont produits. Le regard fixé droit devant lui, la marche sûre, la volonté autant dans ses pas que dans sa détermination pour le mener au bout de ce voyage. Toujours cet avertissement en tête de la part d'un prêtre à son égard.

Si vous vous abaissiez à revenir ici, vous aurez face à vous des prêtres plus féroce que les apparences ne le suggèrent.

Le temps pour cet homme de se rendre compte que Duscisio allait se présenter à lui, l'herboriste sera prêt à en découdre. Ce paysage verdâtre inspirant autant la mort que le temple lui-même n'était qu'à quelques mètres. Aucune arme n'était sorti, pourtant l'attention à son environnement était à son maximum. La pistilose elle-même était prête à pousser une quantité formidable de rameau et de ronces pour défendre son hôte, sentant la pression dans ses veines bouillonnante. Arrivant au bout de l'allée suspendue menant à l'entrée du temple, il l'appela, lui.

Gwiden !

Ne pouvant oublier son nom, il hurla pour qu'il se présente à lui, face à face. Afin de savoir s'il allait réellement envoyer ses prêtres qui devaient l'affronter.
Le croassement de son corbeau annonçait une mort prochaine, bien que la couleur blanche de son plumage n'avait en rien lien avec un destin funeste.
Sa main gauche sur le fourreau, il déposa son sac sur le bord de la route avant de revenir au milieu de la route. La main droite se balançant doucement vers le manche de son épée pour la présenter à ses assaillants.
Il le devait, il le doit, il le fera pour prouver qu'il était un homme de parole.
Alors il dégainera son épée et déploiera sa magie afin de répondre à un souhait de tranquillité qui lui permettra ainsi de laisser tomber les armes pour les remplacer par des mots.
Tel est la raison de sa venue.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: Paradox   Dim 21 Aoû - 20:44

Lorsque l'on est un gorgoroth, il existe un avantage que l'on oublie aisément : le temps n'a plus d'emprise sur vous. Vous ne vieillissez plus, vous ne tombez jamais malade, et surtout, vous ne pouvez pas mourir facilement. Le sablier du temps s'écoule donc sans que vous ne vous en rendiez véritablement compte. Cependant, de ce train-train quotidien, la mémoire peut vous jouer des tours. Les choses se font de manière tellement machinale que l'on se demande si la tâche eut été faite hier ou à l'instant. Tout se mélange dans votre esprit. Était-ce le cas de Barthov Gwiden?

Son esprit était particulièrement insondable et difficile à lire. Ces pensées s'entremêlaient dans une logique torturée et de sentiments contradictoires. Si une personne télépathe tentait d'y trouver la moindre information, il avait plus de chance de devenir fou lui-même avant de mettre la main sur un secret potentiel. Pourtant, des éclairs de lucidité frappait le prêtre de temps à autre, et principalement lorsque cela touchait à sa fonction. En réalité, cela semblait lui plaire de passer pour un dément, mais il avait au fur et à mesure des années, peut-être un peu trop joué à ce jeu pour être capable de retrouver la limite de sa raison. En attendant, beaucoup avait trop souvent sous-estimé Gwiden...

Ce jour là, sa mémoire ne lui fit pas défaut. Il reconnut clairement la voix qui l'appelait, ce ton arrogant et provocateur de l'impie. Oh oui! Il se rappelait de ce jeune homme et des mots qui lui avaient promis. Il y avait combien de temps? Cela, il ne s'en rappelait pas mais il n'en avait cure. De ce nom crié, un petit échos naquit dans l'entrée du temple. Il en trembla même d'excitation quand cela lui parvint aux oreilles - car il se trouvait, comme la providence était bien faite, dans le hall. Sa journée s'était annoncée tellement monotone et ennuyeuse que cette venue non désirée le réjouissait honteusement. Il ferait pénitence plus tard auprès de Kron.

Il arriva donc impérieusement devant l'entrée, droit, avec son sourire carnassier. Son allure n'avait pas changé : la même chevelure violine, ce même regard mesquin, son teint pâle comme la mort, une tunique simple et noire de prêtre portant le symbole de son dieu.

"Oh! Mais que vois-je? Ne serait-ce pas Monsieur l'hérétique lui-même? Le profanateur de temple sacré? Je ne vois pas votre amie. Quel dommage. Je suppose qu'elle n'est pas encore prête à rejoindre nos rangs? Il faudra lui rappeler qu'elle doit à Kron dix année de son temps... ou de celui de son premier né. Car je ne l'ai pas oublié. "

Toujours souriant, ce dernier continua les provocations du haut des escaliers du temple.

"Il nous a fallu des mois, voir même presque une année entière pour restaurer les dégâts que vous avez causé. Nous en avons aussi profité pour arranger par-ci par là, mais ces travaux furent épuisants. Par contre, nous avons eu une recrudescence impressionnante de pratiquants depuis votre dernière visite. "

A l'instant où il finit ces mots, une rangée d'hommes et de femmes vêtues d'une robe de bure portant le signe de Kron s'avança. Tous avaient revêtu leur capuchon de telles façons à ce que l'on ne distinguait pas leur regard. A leur ceinture, il prônait une arme différente et ils étaient six. Trois de chaque côté de Gwiden.

"Je vous présente les paladins de Kron. Ils sont tous dévoués au temple et ont pour mission de le protéger du moindre affront. Celui avec l'épée nous doit cinq année de service et un habitué des arènes de Tyrhénium; celui avec l'arc un ancien soldat; celle avec la lance... je ne m'en souviens plus mais elle me doit encore trois années de service. Bientôt la fin ma chère! Oh! Celui au marteau est un ancien prisonnier d'Umbriel, et il doit sa vie entière à Kron. Mmmm... celle avec le fouet nous doit environ treize année de service, mais elle vient tout juste de commencer. Montrez-vous digne de la bénédiction de Kron ma chère! Quant aux derniers, il préfère se battre à main nue. Et lui, c'est un ancien prêtre qui fait pénitence. "

Une fois qu'il présenta tout le monde, Gwiden s'apprêta à abandonner tout le monde ici, mais il rajouta un tout petit mot avant de disparaître dans la sombre atmosphère du temple.

"Ah oui! Au cas où vous ne l'auriez pas compris, toutes ces personnes sont des pactisants, comme votre amie. Ils accomplissent ici leur tâche alors sachez que si vous veniez les tuer alors qu'ils ne sont pas arrivés au bout de leur contrat avec moi... vous les damnés tous. Mais je suppose que cela ne vous pose aucun problème de conscience, non? "




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le rosier blanc ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: Le rosier blanc ::
Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: Paradox   Lun 9 Oct - 14:23

La manière provocatrice qu'avait Gwiden pour présenter l'albinos, laissait ce dernier totalement de marbre.
Hérétique, profanateur, peu importe ce qu'il s'est passé ni comment il est appelé ici. Ce n'est pas la raison de son déplacement.
Parler d'Othello par contre lui décrocha un sourire rageur, les dents et le cœur serrés. Fermant les yeux quelque instant se marmonnant qu'il n'avait pas le droit de parler d'elle ainsi. Sa main gauche empoignait le manche de son épée plus fortement tout en la laissant dans son fourreau, la main droite ne pouvait empoigner le vide pour satisfaire sa rage. Il n'avait pas oublié non plus. Comment pouvait-il en être autrement ?
Mais, il n'était accompagné que de son corbeau blanc perché un peu plus loin. Ne pouvant rester silencieux malgré tout, l'albinos répliqua :

M'en voyez désolé, cher prêtre de Kron. La raison de ma venue n'est que personnelle.

Depuis qu'il avait quitté le temple cette fois là, il fut maudit par des cauchemars sans nom qui le torturait chaque jour jusqu'à qu'il y trouve une signification. L'esprit torturé, l'âme rongée, le corps endolories.
Il ne sait pas si c'est l'œuvre de Kron, mais tout en avait les traits pour l'herboriste et cela n'avait rien à voir avec la Pistilose qui s'était stabilisé il y a quelques mois maintenant.
Durant des mois, le temple avait eu affaire à des réparations, pendant des mois Duscisio dû affronter des visions que lui a donné ce temple...
Mais c'était une autre personne depuis ce jour, il avait grandement changé et ne portait aucun préjudice à ce qu'il le punisse, car l'herboriste l'avait mérité. Tel que Gwiden lui précisait, les dégâts causés dans le temple était de son fait. Autre le temps pour réparer ceux-ci prirent énormément de temps.
Le jeune homme ferma les yeux, joignant ses mains devant lui tel une prière il semblait vouloir se faire pardonner.

M'en voyez désolé encore une fois. J'assume entièrement la responsabilité, car j'étais naïf et ignorant. Faible et stupide. Impi et irrespectueux.

Son regard se leva alors vers Gwiden. Ses yeux, marqué par l'un d'eux d'un très faible jaune, demandait le pardon de ses affronts tout en montrant qu'il n'était pas la même personne que leur première rencontre. Quelque chose animais ses yeux comme faisant danser les flammes au fond de ses derniers.
Gwiden pouvait alors se demander s'il s'agissait bien de la même personne, mais alors qu'il ne tardait pas à présenter les prêtre qui l'accompagnait avant qu'il ne les présente.

Chacun des six pressentait ou non leur arme de prédilection, sans montrer leur visage. Même s'il s'agissait probablement de ses prochains adversaires, le rosier blanc ne semblait présenter d'importance à ses six-là que la menace potentielle à sa vie. Allait-il vraiment l'attaquer ? Apparemment oui. Gwiden précisa que ses pactisant et que leur ôter la vie les damnera tous.
À ses mots, le jeune homme empoigna son épée et la planta dans le sol, la garde au courbe tribale formant comme une sainte croix. Ce n'était pas le symbole même qu'il voulait montrer, mais son épée uniquement. Il devait porter un regard dessus avant de l'entendre.

Je ne suis pas ici pour affronter ni mettre à mort qui que ce soit. Mais si je viens à y être obligé je dégainerai mes épées pour défendre ma vie.

Il s'arrêta un instant, espérant avoir attiré son attention par ce geste et ses mots. Il fallait qu'il reste.

Gwiden. J'ai une question à vous poser : Quels sont les préceptes de Kron ?
Est-il là pour mettre à mort ou préfèretait-il s'en privé ? Aujourd'hui, pour sauver sa vie on doit la plupart du temps prendre celle de son agresseur. J'ai toujours préféré éviter d'en arriver là depuis ce jour. Certaines raisons m'ont poussé bien sûr à donner le coup de grâce. Pour ma propre vie.
Ne sachant si Kron serait ravis ou mécontent d'accueillir une personne auprès de lui. Ne sachant si... Non. En fait je suis toujours aussi ignorant de lui.


Il détourna le regard et grimaça d'un regret innommable, avant de se raviver vers le prêtre en quête de réponse.

Gwiden je vous en conjure ! Vous êtes l'un de ses représentants. Je veux comprendre ! Restez dans l'ignorance est insupportable. Je suis gardé par des visions dont je ne saurai interpréter seul. Je suis donc venu à vous. Vous avez peut-être les réponses que je cherche.
Torturé depuis des mois, voir des années. Je me suis trouvé une voie, mais un voile noire m'empêche d'avancer.


Un voile noir. C'est précisément ce qui l'entoura inconsciemment à ses mots prononcés. Une masse importante d'une poussière noire entoura alors l'albinos sous la forme d'un nuage en perpétuel mouvement. Chaques grains se déplaçaient comme une nuée de moucheron comme si la peste le rongeait. Le nuage grossissait petit à petit.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: Paradox   Mer 29 Nov - 22:37

Gwiden aurait perdu son pari si ce dernier aimait les jeux d'argent car à nul moment il n'avait pensé faire face à un repenti. Il fallait dire que ce n'était guère le grand amour entre nos deux protagonistes, surtout depuis que le prêtre avait exigé une dette auprès de la bien-aimée du jeune terran. Dans tous les cas, sa surprise se dessina sur son visage et une expression de grande satisfaction semblait l'illuminer. Il lui en fallait peu mais les supplications surprenantes de l'égaré attisaient sa vanité.

Lorsqu'il saisit toute la détermination de ce dernier, et qu'il planta son épée dans le sol sacré du temple, il ne fut s'empêcher de murmurer pour lui même.

" Et dire que cette dalle n'était pas abimée... "

Cette pensée pour lui-même s'évapora aussi rapidement que le soupir qu'il poussa pour ponctuer ses propos. Toute son attention se tourna à nouveau vers le jeune terran.

" Hooo! Mais que voilà un revirement de situation inespéré! Ainsi, l'impie se repent? Ainsi, vous désirez des réponses de Kron lui-même? Je trouve cela mortellement ironique. "

Une esquisse carnassière se profila sur son pâle visage et d'un geste de main, il fit comprendre à ses fidèles de ranger leurs armes et de paraître bien moins menaçant. Tous, synchrones, se séparèrent en deux groupes de trois personnes, et se placèrent sur une marche, à gauche et à droite du prêtre. Ce dernier descendit alors les marches du temple et se posta devant le jeune albinos.

" Vous semblez finalement capable d'humilité. Bien plus que la dernière fois. Peut-être ne me mentez-vous pas lorsque vous semblez signifiez que vous avez changé. Mais je n'en serais pas le juge, seuls les dieux ont ce privilège. Toutefois, mon rôle est celui d'un guide et je tâcherais de répondre à vos interrogations. Suivez-moi. "

Là, il remonta les marches tranquillement et silencieusement. D'un signe de tête, il fit comprendre à ses hommes - et femmes - qu'il n'était pas nécessaire de l'accompagner et qu'ils pouvaient tous reprendre leurs fonctions. Ainsi, cette procession sembla durer de terribles longues minutes dans un couloir sombre et noir. Mais peu à peu, une faible lumière naquit au fin fond de l'obscurité. Plus ils s'avançaient, plus elle se faisait intense.

" Je ne pouvais vous répondre négligemment à vos questions existentielles sur le bas de la porte du Temple. La Grande Salle des prières me semble mieux convenir à notre conversation. "

La lumière qui avait guidée leur chemin était celui des flammes d'un immense brasero placé au pied d'une statue étonnement grande. Elle devait aisément atteindre les trois mètres et malgré la lumière, on ne pouvait calculer la hauteur du plafond. Tout cela donnait une illusion d'immensité de l'obscurité. Mais les flammes qui dansaient semblaient donner vie à la sculpture de Kron car à n'en pas douter, c'était sa représentation. Un homme à l'allure rachitique, un capuchon dissimulant son regard laissant apparaître seulement un bas de visage grave, une grande lance noire.... et tout autour du feu, il y avait de nombreuses pierres de sphène en offrandes, des statuettes faites main, des breloques...

" Nous y voilà. Je tâcherais de vous répondre, mais vous devrez faire une offrande à Kron... pour le remercier de son hospitalité. "

Le prêtre ne perdait certainement pas le nord et il tenait à certaines formalités. Si vous voulez qu'un dieu vous réponde, il fallait bien attirer son attention, non? Gwiden, toujours avec son air satisfait et son regard de dément, pointa un banc afin de prendre leur aise pour leurs échanges. Et sans se soucier si l'albinos allait le suivre, il s'installa tranquillement et avec une étrange négligence, croisant les jambes et ne quittant pas des yeux la brebis égaré qui était entrer dans son temple.

" Bien. Nous allons pouvoir discuter des choses qui vous tracassent. Vous avez parlé de visions? Pourquoi pensez-vous que mon humble personne soit la plus appropriée pour vous répondre? Êtes-vous hantée par la mort? "

Gwiden persistait à conserver son sourire qui avait le don de mettre mal à l'aise. Mais si le jeune terran voulait des réponses, il lui fallait plus de détails.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le rosier blanc ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: Le rosier blanc ::
Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: Paradox   Lun 4 Déc - 16:08

Mortellement ironique.
S'il était là c'était bel et bien pour un revirement inattendu sur la manière dont il avait de penser. Alors qu'il venait d'effondrer celle du prêtre qui pensait devoir le punir par un six contre un - tel qu'il le voyait aussi de son côté – il vint un changement d'attitude qui n'était pas dans ses prévisions. Jamais Duscisio n'aurait pu voir qu'il serait d'accord à vouloir discuter.
Son regard changea de la détresse à la surprise quand il ordonna d'un geste de baisser les armes à ses contractants. Il descendit les marches du temple pour venir à lui, sans l'once d'hostilité, il recula son pied gauche et approcha la main du paume de son épée plantée dans la dalle de pierre par un réflexe de méfiance.
Il respira un bon coup. Gwiden avait bien remarqué qu'il avait changé à un point qu'il ne saurait nommé. Hélas, il ne sera pas le juge de ses actes. Il l'invita à le suivre.
Il accepta en silence pour reprendre son sac et son familier qui se posa sur son épaule.

Incroyable. L'étonnement se constatait sur son visage durant quelques instants, la poussière noire autour de lui se dissipa aussi vite qu'elle était apparut et sa main se dirigea vers le manche de son épée non pas pour se défendre, mais pour la rengainer. Les six hommes et femmes le regardaient durant son geste voir s'il n'allait pas l'attaquer de dos puis paraissait soudainement moins menaçants quand l'albinos passa proche d'eux en suivant le prêtre.
Ayant déjà visité le temple, il ne pensait pas moins à cette apparence sombre et sinistre. Le couloir interminable dans la pénombre comme si la mort l'épiait à chaque pas qui le faisait avancer.
Les pas sur la pierre résonnait, le pas léger du repentie se faisait silencieux. Étonnamment, on entendait que le bruit des chaussures du prêtre comme s'il était seul ou en compagnie de quelqu'un qui ne méritait pas qu'on l'entende par ses actions passées qui avaient dénier l'édifice. Tuanio aussi de sa couleur immaculé ne sortait aucun son de son bec.
Un silence sinistre dans une obscurité qui prenait toujours un peu plus d'ampleur à fur et à mesure qu'ils avançaient vers la salle des prières.
Il n'en demandait pas moins, il fallait en premier lieu s'excuser avec le premier concerner bien qu'il ne puisse l'entendre proprement parlant... Non, il l'entendra et il espère que Kron le pardonnera pour toutes les fautes qu'il a pu commettre ses deux dernières années.

Ainsi le voilà, tel qu'il l'était représenter par une grande statue dans une salle dont le plafond disparaissait dans l'ombre des braseros qui éclairaient la pièce. Le regard rouge et jaune de l'herboriste resta fixé sur la statue qui avait toute impression qu'elle le regardait lui. Même si son regard était caché par un capuchon, il sentait son regard. Puis, il fut attiré par la lance et la reconnaîtrait entre mille. La Lance de Kron, celle que possédait à présent Othello, devenu haute-prêtresse de Kesha.
Afin de répondre à la demande d'offrande, l'albinos porta sa main à son sac pour en sortir une rose blanche séchée et une grosse pierre de sphène de la taille d'une noix qui était à la base prévu pour l'aider en cas de difficulté, bien que ça soit rare.
Pour la fleur séchée, il l'avait simplement oublié qu'il voulait l'offrir...

Restant devant la statue, ils allaient maintenant pouvoir entrer de le vif du sujet. C'est avec l'impression de se répéter qu'il allait commencer son récit.
Dès qu'il ouvrit la bouche pour raconter ce qu'il voyait chaque nuit, il pointa du regard les yeux de la statue au trait grave l'observer. Cet échange n'était pas à sens unique à présent. Droit dans les yeux, il fit mine de parler à Kron lui-même plutôt qu'au prêtre assis sur son banc.

La mort hante toute personne qui commence à vivre et à survivre. Mais oui, je le suis bel et bien. Même si ma longévité est à l'origine assez courte, ma constitution malgré qu'elle soit renforcée par un certain... entraînement physique et psychologique. Il ne doit me rester qu'une dizaine d'année à vivre malgré tout.

Son albinisme était une maladie dont il était touché depuis sa naissance. C'est un fait. En général, aucun d'entre eux ne vit plus de quarante ans, à une ou deux années près. L'herboriste approchait à présent de la trentaine. Même s'il voulait avoir le rêve de laisser une marque dans l'histoire, il n'en aurait aucunement le temps. Dix ans c'est beaucoup trop court pour lancer un projet de grande envergure.

Ce cauchemars que je fais toutes les nuits sont un calvaire qui m'embrouille l'esprit. Depuis ma dernière visite j'ai l'impression que Talaranio...

Il s'arrêta un instant. Il faisait encore cette erreur de l'appeler par ce nom alors qu'il parlait à la divinité en face de lui. Il l'avait fait pour les autres. Baria, pour Delil pour ne cité que lui. Il reprit en se corrigeant.

J'ai l'impression de Kron me hante pour me punir de ma faute. Cette ombre qui hante mes nuits et semble prendre tout ce que j'ai de plus cher. Mais cette ombre, n'est pas seule. Accompagné de multitude d'armes qui me menace prend forme comme la poussière noire qui m'entoure à son utilisation.

Au même moment, l'herboriste venait de faire apparaître cette fameuse poussière noire qui l'entourait. Un avertissement comme si le danger approchait. Cette poussière donnant l'apparence d'une épée peut après, puis d'une autre jusqu'à atteindre le nombre de six qui restaient en lévitation derrière son dos comme des ailes. Il ne volait pas avec, pourtant il pouvait prendre la vie de celui qui le menaçait. Il préférait éviter.
D'un geste, conscience qu'il l'utilisait, le jeune homme désagréable ses lames noires dont l'originale se trouvait dans son fourreau, inoffensive.
Bien que le nuage poussiéreux restaient, il continua :

La menace qui daigne sur moi, prendre alors forme et se lance sur ma propre personne pour me pourfendre après la douleur d'une impression d'abandonner la jeune femme avec qui vous avez lancé ce pacte pour un échange contre cette lance qui n'apparaît jamais pourtant dans mes cauchemars. Pourtant, elle porte la même couleur, la même brillance comme si elle était jumelle sous une autre forme.
Je pensais que mon épée était liée à Kron, mais je me fourvoie peut-être totalement...


Selon son dire, son épée serait une relique sans pouvoir de ce temple. Il ne pouvait le prouver, comme il ne pouvait assurer que cette magie qui en copiait sa lame l'était également.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: Paradox   Lun 4 Déc - 21:49

Gwiden se tenait toujours tranquillement assis, écoutant d'une oreille qui aurait pu paraître distraite le jeune homme. Ce dernier ne portait son attention qu'à la représentation de Kron, et donnait ainsi l'impression de tenter de communiquer avec lui. Intérieurement, cela amusant le prêtre. Seuls les élus pouvaient prétendre pareilles choses et encore! Le gorogoroth pouvait paraître bien prétentieux sous bien des aspects, mais il trouvait toujours bien plus présomptueux de croire que de simples mortels seraient si facilement entendu par les êtres célestes. Mais n'est-ce pas là la signification même de la foi que de croire de telles choses? Gwiden vous répondrait qu'il n'est plus mortel et que son existence est la présence même d'une puissance divine car sa "vie" lui avait été rendue. Lui était un élu que l'on avait jugé assez utile pour le monde qu'on l'y renvoya. Vaniteux, lui?

" Kron n'est pas un dieu de colère. Si c'est de la colère que vous ressentez, Sharna en est le maître. Kron est comme la mort qu'il donne ou qu'il prend, qu'importe la manière dont elle vous frappe, elle conduit toutes les âmes dans le repos. "

Le ton qu'employait Gwiden était toujours quelque peu condescendant, comme si tout ce qu'il disait était une évidence. Cela trahissait bien évidemment le bon prêtre qu'il était ainsi que toutes ces certitudes. Ho, il ne fallait pas croire qu'il y avait là une volonté particulière du prêtre de se moquer de sa brebis égarée, il s'agissait juste d'une habitude. Mais son naturel irritant reprenait facilement le dessus, et il ne put s'empêcher de réprimer un soupir.

" Haaaalalala... Je suis étonné jeune homme que l'évidence de ce qui vous oppresse ne vous saute pas aux yeux. Je suis même un peu déçu. "

Le prêtre se mit à sourire et croisa ses jambes dans l'autre sens.

" L'ombre qui vous harcèle et vous torture l'esprit, vous semble familière, possède les mêmes armes que vous.... cette ombre n'est que vous-même. Ce n'est que vous qui vous précipitez dans l'abîme. La mort, vous ne faites pas que la donner pour vous défendre. Oh non! Vous la désirez, vous l'appelez. Ce n'est pas Kron qui vient vers vous, mais vous qui souhaitez vous précipiter dans ces bras. "

Il s'accouda à son siège avec négligence, et une large esquisse se dessina sur son visage pâle. Les ombres des flammes lui donnaient des airs particulièrement malsains.

" Vous vivez dans le péché et dans la culpabilité depuis longtemps. Ce n'est guère une question d'âge. Et puis, vous vous mentez à vous même depuis trop longtemps. Vous voilà maintenant rattrapez par toutes les choses que vous n'avez pas osé regarder en face.  "

Gwiden se redressa sur son siège et regarda le jeune homme droit dans les yeux avec une forme de machiavélisme.

" Si vous souhaitez ne plus être hanté par vos cauchemars, nous pouvons faire un pacte vous savez? Je peux aussi vous soulagez autrement en vous renvoyant dans le royaume de Kron et nous verrons si vous êtes l'un de ses élus. Mais je dois dire que cela serait un pari plutôt risqué. Héhéhé! "

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le rosier blanc ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: Le rosier blanc ::
Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: Paradox   Lun 11 Déc - 15:14

Il avait bel et bien défini Kron dans son rôle. Il n'était pas là pour maudire, uniquement pour savoir si quelqu'un devait le rejoindre ou non.
C'est ironique. Lui qui se fourvoyait totalement sur une déité se voit donner une leçon par l'un de ses représentants indirects, qu'il détestait et maudissait pour lui avoir prit Othello il y a deux ans. Il ne l'avait jamais accepté. Jamais. Il ne pouvait comprendre ce choix de ce jour pour acquérir la lance qui ne lui correspondait plus aujourd'hui. Mais il était évident qu'elle ne lui appartenait pas. C'est une amie, rien de plus et aucun amour ne leur était réciproque. Encore une illusion.
Ses visions aussi étaient de son interprétation totalement faussé. Gwiden y voyait autre chose. Ce n'était pas Kron qui le hantait, mais lui-même. Imbu d'une personnalité qui le menait peu à peu à mourir peu important s'il cherchait à survivre. Il baissa les yeux et changea de regard. Levant la main pour l'observer. Cette main qui pouvait le mener à la fin de tout, à tout moment, à toute occasion qui pouvait se présenter.

S'il cherchait à mourir alors pourquoi faisait-il tout pour survivre ?
Se mentir à soi-même ?
Dans quel sens il se mentait ?
Dans quel but il se mentait ?
Dans quel but il aurait à mettre fin à tout ?
Pourquoi y retarder l'échéance ?
Pourquoi mener des projets de vie ?
Quand fallait-il cesser de se fourvoyer ?
Quand fallait-il cesser de vivre ?

Toutes ses questions ont réellement un sens ?
Quels sont ses buts de vie ?
Quels sont ses projets d'avenir ?
Quels sont...

Alors qu'il se questionnait intérieurement sa manche tomba pour révéler le bourgeon de la rose blanche qui l'habitait. La poussière noire autour de lui disparaissait et le bourgeon s'ouvrit dans une magnifique rose blanche. Si le prêtre ne le voyait pas, Duscisio se rendait à l'évidence qu'il y avait bien quelques choses à faire que d'aller lentement vers la mort. Passez un pacte ?

Navré, mais je suis obligé de refuser votre offre. Il y a quelqu'un d'autres que je dois aller voir.

Il parlait de Delil. Si celui-ci lui avait donné le don sur les plantes ce n'était sans doute nullement pour son métier où ses capacités lié au projet de la Pistilose, la rose blanche dont il accueille la présence en lui-même. Son hôte, elle fait partie de lui. C'était une expérience qui se révélait intéressant depuis le début malgré les souffrances que cela pouvais lui procurer. Une marche vers l'inconnu que d'expérimenter la vie commune avec une telle plante.
Il ne se rendait pas compte, mais il ne changeait pas seulement de l'extérieur. Quelque chose boue dans ses veines qui le maintient littéralement en vie.

Quelqu'un avec qui je suis lié depuis bien plus longtemps que je ne le pensais. Après tout je suis bien plus lié la continuité grâce aux plantes qu'à la fin de tout.




Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: Paradox   Mar 13 Fév - 18:50

Le prêtre observait toujours le jeune homme avec grande attention. Il lui était évident qu'il était torturé et dans son sadisme naturel, il s'en délectait. L'altruisme n'était pas sa qualité, ni aujourd'hui, ni de son vivant. Mais il fut grandement déçu lorsque le magicien semblait reprendre un peu du poil de la bête. D'une simple phrase, il refusa son offre. Il en afficha une mine un peu boudeuse.

" J'en suis terriblement navré. Bien plus que vous. J'aurais particulièrement aimé pactiser avec vous. J'adore votre visage de jeune abattu. "

Gwiden haussa les épaules, poussa un soupir et se redressa sur ses deux jambes. Finalement, il venait de perdre son temps, un temps précieux... du moins à ses yeux. Il n'avait pas espéré ce genre de révélation ou plutôt d'illumination pour le petit albinos. Il avait espéré que sa journée serait un peu plus palpitante en emmenant à Kron un nouvel adepte. C'était raté mais le challenge aurait été intéressant.

" Si vous vous détournez de Kron, cela ne me concerne plus. Je ne pourrais rien pour vous et je pense que vous n'avez en conséquence que peu de chose à faire dans ce temple, non? Je n'ai guère de temps à perdre. Tournez-vous donc vers Délil puisque c'est ce que vous semblez suggérer. C'est le moins pire des choix de toutes façons. Kron se sentira moins offensé puisqu'il s'agit de son frère.  "

Le prêtre, avec son éternel condescendance, se détourna alors rapidement du jeune garçon, et commença à prendre la poudre d'escampette. Il n'était pas fait pour chaperonner les disciples, sauf si il y avait un intérêt. Il tourna alors les talons, mais pas sans dire un mot.

" Remerciez Kron, faites-lui une offrande et partez. Je pense que vous n'avez plus rien à faire à Lokram. "

La voix du prêtre s'atténuait au fur et à mesure qu'il s'éloignait. L'ombre envahit sa silhouette au point que l'on ne le distingua plus, ni même le bruit de ses pas sinistres. Il ne resta plus que le magicien en compagnie de l'immense statut de Kron qui le dominait.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Paradox   

Revenir en haut Aller en bas
 
Paradox
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Paradoxe du Cygne d'Argent
» DC : FLASHPOINT
» Les jeux Paradox

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Istheria, le monde oublié :: Argyrei, le pays mauditTitre :: Lokram, les ruines incandescentesTitre :: • Le Temple de Kron-
Sauter vers:  

(c) ISTHERIA LE MONDE OUBLIE | Reproduction Interdite !