A great blow for a day job - Page 3

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 A great blow for a day job

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Sam 8 Juil - 13:46

Le test est terminé et les explications se suffisent à elles-mêmes. Comme à son habitude, le maître ne s’attardent pas sur des points annexes et puis il a son atelier à terminer et elle doit rejoindre le sien. Elle essaie d’imaginer une cavale de Lurghoyfs montés et comprend assez bien l’effroi qu’elle doit susciter et la redoutable efficacité qu’elle doit mettre en œuvre, malgré la peu de connaissance de de la forme monstrueuse de ses être d’exception. Au plus loin qu’elle fasse remonter sa mémoire hybride elle ne se souvient que du grand loup d’Hespéria qu’elle a aidé à combattre lors de l’attaque du colosse de Faramis. A lui seul il avait mis en pièce des dizaines de citadins et Léogan… C’était la dernière fois qu’elle avait vu celui qui était pour elle forban des mers. Elle n’avait jamais su s’il était sorti indemne de sa confrontation avec celui qui, si elle avait tout compris, semblait être de ses amis. Elle essaie d’imaginer son maître dans sa deuxième forme et elle doit bien admettre que c’est presque chose impossible. Elle se doute, à partir de sa forme humaine, qu’il doit dépasser en tout, tout ce que l’on peut imaginer. Elle a beau repenser à Audrey et son sort, se souvenir de sa première confrontation il y a quelques semaines de cela dans l’auberge, elle est consciente que son imagination doit être encore en deçà de la réalité. Elle devrait frissonner de peur mais le maître a toujours juste et bon avec elle et elle ne parvient pas à lui concevoir la sauvagerie démoniaque qu’on attribue aux Lurghoyfs. Elle sait simplement que personne n’a intérêt à convoquer cette forme chez la main de Bor sauf à vouloir se débarrasser de sa vie.

Sortant de ses songes de violence de démon assoiffés de sang et de mort, elle se lève et salue en silence le forgeron qui semble déjà passé à autre chose. Se considère-t-il comme quelqu’un d’exceptionnellement et potentiellement dangereux ? A chaque fois qu’il évoque les Lurghoyfs c’est comme s’il n’en faisait pas partie. Elle ne se permettrait pas de l’interroger sur ce sujet mais il a été depuis le début en filigrane depuis qu’elle a rencontré le Sindarin gris qui la mise sur le piste du forgeron, depuis qu’elle s’est interrogée sur la mort d’Audrey, depuis que la table a manqué prendre feu dans l’auberge. Mais jamais il ne s’est défini comme tel.

C’est habitée par ces pensées qu’elle rejoint son atelier. Les guerriers se sont assemblés et elle les détaille du mieux qu’elle peut. Après tout, elle n’est pas à l’abri d’un nouveau test impliquant ses petits camarades d’atelier et sa curiosité ne peut résister au plaisir de détailler armes et tenues. Une chose est certaine, ils sont tous différents malgré des similitudes parfois entre eux Par contre, elle ne peut réprimer un pincement de jalousie en détaillant les lames de chacun d’eux. Elle espère qu’il ne sera question que d’entrainement car elle a l’impression que sa pauvre lame malgré la fidélité qu’elle lui a toujours accordée volerait en éclat à la première confrontation. Comment se faisait-il que son arme pourtant soigneusement entretenue jour à près jour ait l’air si terne auprès des autres même celles travailler pour ne pas étinceler ? C’est comme si les lame du temple de Bor étaient animées de leur propre vie… Elle sourit cependant confortée dans l’idée qu’elle avait fait les bons choix depuis qu’elle s’était mise en quête d’une arme d’exception et que le mal qu’elle s’était donné jusque-là en valait bien la chandelle. Restée en arrière afin de ne pas trop se faire remarquer, elle est montée cependant sur un rocher afin de ne rien perdre de cette assemblée. Elle admire la fluidité des enchaînements de la Dawn et y reconnaît une experte et une adversaire potentiellement redoutable De temps en temps elle reconnaît des bribes qu’elle a travaillées avec son maître, mais la différence de morphologie entre son maître et la guerrière explique au moins en partie les différences de Kata. Il serait bien utile qu’elle les mémorise aussi essai-t-elle de les copier en étriquant au maximum ses gestes pour permettre à ses muscles de les mémoriser mais ne pas attirer l’attention plus que nécessaire.

Lorsque la femme termine son échauffement elle n’est pas bien certaine que tout sera ancré en elle mais elle n’a pas le temps de se poser plus de questions il n’est pas concevable qu’elle perde une miette de ce qu’elle est venue apprendre ici. Elle cherche des yeux qui hormis elle a besoin qu’on s’exprime en langage commun. Elle n’a jusque-là pas envisagé qu’elle pouvait être accompagnée dans cette indignité d’autres participants. Peut-être est-ce pour ne pas focaliser les regards sur le rouquine que la Dawn a utilisé cette phrase ?... Il semble que la femme en plus d’être délicate à son égard, possède un certain humour et la Syliméa ne peut s’empêcher de sourire.

Cependant, l’atelier n’est pas destiné aux bons mots et bien vite chacun se retrouve à la tâche essayant de mettre en application la botte de désarmement de Ch’Ascka. Lors de la première mise en œuvre par le maîtresse d’armes, elle avait dû plisser des yeux pour essayer de comprendre ce qui s’était passé. Voilà ce que c’est de rester en arrière des lignes ! Heureusement la décomposition de la manœuvre vient lui révéler les gestes et les difficultés de l’enchaînement. Bientôt elle se retrouve face à un Zélos au sourire carnassier qu’elle salue en silence avant de s’appliquer à reproduire les gestes enseignés par la femme aux cheveux blancs. Cette dernière lui semble la plus humaine des instructeurs qu’elle ait observé dans le camp de la montagne son maître excepté avec qui elle a eu le temps de tisser des liens particuliers. La Ladrini s’exerce avec plaisir, sa vivacité la servant dans cet exercice, elle parvient même à conseiller son partenaire dont la force et la puissance, sans être un handicap, ne favorisent pas les manœuvres fines même effectuées à vitesse très lente. La variante qui permet de récupérer l’arme de son adversaire demande plus d’application, mais la rouquine est satisfaite de constater qu’elle n’a pas de difficulté particulière dans ce nouvel apprentissage hormis celui de l’automatiser par la répétition et l’activation dans des situations variées qui permettront de l’intérioriser. Elle aimerait passer à une vitesse plus importante mais elle se discipline et se contrait à obéir à l’exigence de lenteur de l’instructrice dont la patience et la bienveillance viennent à bout de toute velléité de rébellion.

A chaque nouvel exercice elle change de partenaire se confrontant à des type de guerrier différents. Chez certains elle trouve une roublardise qui la désarçonne parfois mais qui l’entraîne dans un jeu qu’elle apprécie. Croiser le regard exigent de la Dawn suffit à reprendre son application. Ces intermèdes sont les seuls moments en dehors de la communion où s’installe en semblant de complicité avec ses camarades d’atelier là-haut sur la montagne. Son minois appliqué depuis qu’elle est arrivée au campement retrouve la malice qui la caractérise d’ordinaire sans que cela n’affecte son investissement et son application. Elle en oublie un peu la fatigue de la journée et il lui semble que l’altitude a un peu moins d’impact sur ses capacités physiques. Elle savoure les progrès qu’elle sent s’insinuer en elle, les pièces de puzzle qui prennent leur place sans effort au fur et à mesure qu’elle parvient à faire du lien entre les différents apprentissages qu’elle a suivis.
Elle ne refuse alors aucun défi d’entraînement qui lui est proposé et ne parvient plus à se trouver ridicule même en cas de défaite dans laquelle elle parvient à trouver de nouvelles ressources. Elle est consciente qu’elle doit trouver encore beaucoup de concentration dans le plaisir qu’elle éprouve.

*Nous ne sommes pas encore au bout du chemin, ma chérie, alors restons concentrées.*

Au fur et à mesure de l’atelier elle sent qu’elle a choisi le bon et qu’elle ne doit pas regretter d’être là, que cela correspond à ce qu’elle est et veut devenir.
Ce n’est que lorsque Ch’Ascka donne le signal de l’arrêt qu’elle se rend compte de sa fatigue et de tout l’énergie qu’elle a dû mettre en œuvre. En recherche d’un souffle nouveau, elle vérifie l’état de sa lame toute heureuse qu’elle n’ait pas subi de dommages irréparable, aidée en cela par la lenteur des enchaînements.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Lun 10 Juil - 12:07



Les gens se dispersent et se dirigent vers les feux, quelqu’un vont aider, d’autres vont simplement s’assoir, le second atelier est celui qui compte le moins de présent car c’est celui qui se passe dans l’après-midi, après le repas, voir pendant le repas pour certain qui le laisse trainer et en profite pour discuter. Ces ateliers sont loin d’être obligatoire et certain préfèrent passer du temps à discuter tranquillement.

Brom lui mange sur son Atelier, il y a des tables des choppes, de la bière, pourquoi s’embêter, beaucoup de gens sont rester avec lui pour discuter tranquillement autour d’une table et les autres tables sont pleine de gens qui simplement en profite pour se retrouver. Tyka semble avoir disparue comme ça arrive parfois au vue de ses nombreuses responsabilité, et Ch’Ascka est aller se mettre près du fu principale discutant elle aussi. Les gens sont calme et l’ambiance est bonne, entre le repos et le plaisir de discuter pour apprendre ou simplement pour parler.

Et puis les gens se dirigent à nouveau vers les ateliers, enfin certain d’autres restent là à parler entre eux tranquillement. L’atelier qu’a choisie Elië est dirigé par un petit Terrane qui doit faire dans les 5 pieds, ou à peine plus, il est armer d’une Pappenheimer et de divers couteau sur lui, des vêtements serer et un pourpoint de cuire se seconde ceinture typiquement un ceinture à secret à été posé plus loin avec les divers bourses qu’elle contenait. Ses longues bottes font un peu noble et son port est altier, il est plutôt beau, disons le modèle réduit d’un acteur avec une musculaire tout aussi puissante mais plus fine que ces cliché ambulant que l’on retrouve dans les rêves des demoiselles.

Son regard se pose sur les quelques personnes présentes, et il décide d’attendre encore un peu afin de laisser les retardataires arrivé, mais seul une personne de plus vient se joindre au petit cercle d’une dizaine de personne. Toutes sorte du profile des hommes du coin, minces, musculature fine, la plus part sont des femmes, quelques hommes sont là aussi mais tous moins impressionnant en musculature qu’Umbra et Tyka, qui pourtant son rapidement mis à mal par la puissance du morphotype Arghanatien. Tout le monde dans le cercle est armurer de cuire et la plus portent des ceintures à secret ou des bourses diverses. Le fait que la plus part soit des Dawns dans leur formation d’assassin ne serait pas étonnant. D’ailleurs quand le petit homme se met à parler en commun aucun ne semble avoir de difficulté à la suivre :


“Bonjour tout le monde, ou tout seul, on m’appelle Luc, et appeler moi Luc, en dehors de la vallée personne n’est capable de prononcer mon nom alors ne vous embêter pas plus que ça … Vous êtes ici pour battre des gens sur la longueur, plus fort que vous, et meilleur en tout point, pour jouer sur les dernier retranchement et gagner petit à petit …
Si c’est pas le cas partez de suite et allez voir ailleurs…

Personne, ça marche je ne retourne pas manger. Bien, on vas commencer par le début, ceci est intra, c’est votre arme principale, il existe de nombreuses personnes ayant des capacité d’auto-régénérassions honteuses, ou apte à amortir la douleur, il vas falloir viser les tendons.”


Il sort de sous un draps un cadavre maintenu dans un état parfait par magie. Aucun signe de pourriture ni de dégradation. Cependant le cadavre est entièrement écorcher et même si il ne suinte ni n’a d’odeur il pourrait … Mais ce n’est le cas, aucune réaction parmi le cercle. Et le petit homme commence à montrer les muscles, expliquer les jonction des tendons, où l’on peut couper et où l’on ne peut point, les zones sous les mains facilement accessible, le tendon d’Achille qui saille même sous une botte, les divers passent classiques qui permettent d’y accéder. Il parle un moment et puis il se place à côté du cadavre et par la magie le fait se lever. Il lui donne un épée et un bouclier et le met en garder. A côté de son cadavre Luc semble encore plus petit.

“Parfait atelier pratique. Qui commence, dans cette garde-là, haute, trouver moi un tendons facilement accessible et couper le.
Oui le plus simple c’est encore ceux de la cheville avec une lame longue à condition de garder au-dessus de sa tête ou un couteau en lancer, qui essaye ?



Et dans cette garde plus classique ? Toujours au couteau de lancer l’épaule … Et à la lame ? On attends qu’il attaque et on attaque les tendons des poignets c’est bien ça, il y en avait avec Ch’Ascka ce matin hein ?
Aller on vas passer en revue toutes les gardes classiques de toute façon et toutes les actions courantes, vous verrez la plus part su temps on a une ouverture pour attaquer un des muscles ou tendons principaux, poignets, épaule, ceux du coude sont dure à atteindre, et bien entendu cheville.”


Il sourit et son cours avance.

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Mar 11 Juil - 10:26

L’euphorie ! C’est peut être ça ! Gonflée contre toute attente d’énergie, la rouquine ne peut s’arrêter à la fin de son atelier et poursuit son cheminement. Les bottes, c’est bien, elles ne peuvent uniquement servir à désarmer son adversaire même si c’est un début. Elle se souvient de ses assauts contre son maître, même désarmé, il parait impossible à vaincre. La solution, déjà rencontrée deux fois depuis qu’elle a entamé son apprentissage, user son adversaire en lui faisant subir des blessures qui le mettent petit à petit hors d’état de nuire. L’atelier des bottes fut sans doute le premier qui lui donne confiance en ce qu’elle est capable de faire mis ses questionnements ne lui laissent pas de repos et elle en oublie sa fatigue. Elle cherche des yeux l’endroit où se déroule l’atelier des blessures invalidantes.

Elle ne met pas longtemps à le trouver, beaucoup parmi les guerriers ont cessé leur entrainement pour faire une pause en cette fin de journée. Partout l’activité semble avoir baissé d’un cran et elle aperçoit les quelques connaissances qu’elle s’est faites de près ou de loin prendre un repos sans doute bien mérité. Elle ne s’étonne pas de l’absence de ta camarade Tyka. Elle doit avoir bien des choses à faire et la Syliméa découvre petit à petit qu’elle est devenue une référence au sein de l’armée d’Arganath, malgré sa modestie affichée alors qu’elles devisaient en bas dans la cité. En outre, Elië est bien trop occupée à rechercher son prochain feu pour véritablement prendre conscience de son absence.

Elle, prise de cette boulimie de progression ne conçoit pas une seconde de mettre un terme à cette journée d’apprentissage. Un petit groupe se forme autour d’un guerrier de petite taille à côté duquel elle n’aura sans doute pas de complexe de stature. Elle n’a pas la bêtise de croire qu’il ne représenterait pas de danger dans un face à face. Sa place d’instructeur est déjà un gage d’expertise et elle sait en outre qu’aucun ennemie ne doit être pris à la légère sous peine de mauvaise surprise. Elle préfère toujours venir à bout d’un adversaire presque trop facilement parce qu’elle l’a surpassé de beaucoup plutôt que de prendre le risque de subir une attaque ou une contre-attaque qui lui serait fatale faute de prudence. Elle s’approche vivement pour ne rien rater de cet atelier, mais heureusement le petit guerrier temporise pour laisser le temps aux retardataires de les rejoindre. En d’autre temps, la Ladrini aurait peut être jeté son dévolu sur le bellâtre, mais aujourd’hui, elle ne confond pas les plaisir et ses apprentissages. Aucun sourire gourmand sur ses lèvres et ses battements de cils sont dus à sa concentration et peut être aussi à la fatigue qu’elle renie de toute la force de son enthousiasme. Elle n’a pas besoin d’observer longtemps ses camarades de feu elle comprend qu’ils sont tous de la même famille de guerrier qu’elle ou que ce qui pourraient lui être opposés. Elle sourit à la pensée d’en revoir certain en face d’elle à l’occasion d’une de ses missions ultérieures. Existe-t-il ailleurs un endroit où cela est possible ? Elle croise çà et là des regards de Dawns sans hostilité particulière et pourtant elle sait qu’ils tenteraient sans hésiter de l’occire s’ils la considéraient comme un danger pour le duché.

Comme tous les instructeurs, il commence par annoncer la couleur et dissiper tous les malentendus. C’est toujours un peu sec, mais efficace et il est certain de pouvoir commencer avec des gens qui ne sont pas là par hasard. Pour commencer elle se voit confirmer qu’elle aura de nouveaux achats à effectuer à la première occasion. Elle sait qu’elle est en train d’entrer dans une autre dimension de son art et que ses missions de tromperie dans lesquelles la magie n’est que rarement un enjeu ne suffiront sans doute plus suffisantes. C’est un peu comme si des portes s’ouvraient devant elle mais aussi comme si elle était prise en faute de petite écolière qui aurait oublié son plumier chez elle… Elle repense à la femme serpent. Elle n’avait peut-être pas tort lorsqu’elle lui a laissé entendre qu’elle venait dans sa boutique en touriste et non en professionnelle. Il est peu probable qu’elle ait une nouvelle fois l’occasion de lui rendre visite. Il faudra qu’elle trouve un autre endroit où s’approvisionner…

Elle se demandait sous quelle forme aurait lieu l’apprentissage mais elle ne s’attendait pas à l’apparition du cadavre et pourtant cela semble logique comme manière de faire comme les chirurgiens ne peuvent pas éternellement se faire la main sur des quartiers de porc. Elle se laisse par contre émerveiller par la maîtrise du maître d’arme sur son malheureux pantin. Au fur et à mesure des explications, elle envisage des coups et des enchaînements avec ce qu’elle a déjà appris, esquissant les gestes comme l’acrobate avant de s’élancer répète les figures qu’il va effectuer. Elle ne se fait pas prier pour tenter de les mettre en application afin de les affiner. A chaque fois elle a en tête son maître d’arme, non qu’elle ait de mauvaises intentions à son égard, mais il lui parait la montagne la plus invulnérable qu’elle connaisse et elle en profite à chaque fois qu’elle le peu pour poser les questions qui la taraudent. Lorsque ce n’est pas à son maître qu’elle s’attaque dans ces exercices c’est à Umbra qui demande d’autres compétences si l’on veut l’affronter ce qu’aux dieux ne plaise.

« Tout cela est bien beau tant que l’adversaire n’a pas d’armure de métal, mais dans le cas d’une telle armure ou de pièce d’acier pour protéger les parties vulnérables ?... »

Sans doute sa question est-elle sans objet pour des Dawns qui affronteront des gens souvent couverts légèrement mais pour elle qui pourrait se trouver en face d’une tour de garde caparaçonnée c’est une toute autre histoire.

« Chercher les défauts de la cuirasse ne nuit-il pas l’objectif d’affaiblir l’adversaire ? Sans compter qu’il est si facile d’y laisser son arme coincée à l’intérieur… »

Elle est consciente que ces questions pourraient faire éclater de rire les membres de l’atelier, mais l’euphorie qui est sienne depuis l’atelier précédent a un effet désinhibiteur et elle n’a cure des moqueries. Elle se contente de s’appliquer à suivre les conseils de l’instructeur, oubliant la fatigue qui voudrait alourdir ses membres et ses gestes. Elle comprend de mieux en mieux et de plus en plus vite ce que l’on attend d’elle et elle prend conscience de l’utilité de toutes les leçons qu’elle a prises avec la Main de Bor qui lui permettent d’anticiper la position de ses armes, ses gardes, ses parades et ses esquives. Elle ignore la sueur qui perle à son front et à ses tempes et ruisselle sur sa peau, avertissement qu’elle ne veut prendre en compte d’un retour de fatigue.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Lun 17 Juil - 13:14



L’homme regarde la demoiselle, pas qu’il ne l’ai pas regarder avant, ce serait faux, il l’a déjà détailler avec précision et même avec une certaine avidité sur certaines parties mais c’est plutôt courant lorsque l’ont regarder quelque chose sorti d’un rêve inadmis. Mais là il la regarde différemment, il laisse son regard sur son arme, il regarde ses doigts et ses bijoux, il observe longuement les détails qui font qu’elle n’est pas d’Arghanat et qui montre qui elle est malgré ou grâce à l’entrainement du vieux forgerons.

Puis il finit par lui répondre :


“Normalement je garde ce genre de réponses pour ce soir, il faut bien que chacun trouve quelque chose d’intéressant pour essayer de gagner face à Brom et sa bagarre de taverne … Mais bon, je doute que tu puisse faire défaut à ton maitre ce soir donc je vais te répondre. En plusieurs points…

Le premier point, ne combat jamais quelqu’un en armure de plate avec ces armes-là, c’est stupide et inconvenant. Tu remarqueras que la plus part des hommes du camps, si l’on omet les dawns, ont des armes plutôt lourdes avec un bout pointu, l’une des armures du coin est la hache à simple tranchant avec bec de l’autre côté, c’est le bout qui massacre les armures.
Second point, procure toi un petit bec de corbin, on est plusieurs à en avoir un, de la taille d’une machette c’est une saloperie qui permet d’enlever a tempe de quelqu’un à travers une armure, bien qu’il faille se rapprocher un peux.
Troisième point, si tu cherches à te faire engager chez les Dawns alors Umbra t’apprendra une technique qui consiste à utiliser les quillon de la garde pour fracasser les armures quitte à prendre son arme par la lame, mais c’est valable avec les sabres des dawns qui sont très résistant et un peux travailler, l’un de leur quillon est fait pour ça ou peux être bouger pour pouvoir jouer ce rôle.

Enfin le quatrième et dernier point est celui qui t’intéresse le plus, vous êtes en mission, ou vous avez dût vous déclarer en mission mais sans équipement … Ou juste avec deux trois couteau et un sabre d’apparat.
Si l’homme en face de vous n’est pas un bon ou un guerrier du crue vous pouvez jouer à viser les jonction, la plus part des armures ont un ou deux défaut et l’épée glisse facilement depuis ce défaut vers un jonction, regarder les gravures sur les armures et ce genre de choses … Et puis laisser vous guider par le forgeron, le plus dure est de voir ça fait vus avez le temps d’esquiver … Si le gas est bon, même si il a une armure de qualité moyenne il vas briser votre arme si vous jouer à ce jeux. Trouver un objet lourd et contendant et débrouiller vous pour déduire son crane à bouillit avec le casque. Si vous êtes dans un couloir servez-vous des meubles, coincer le et ensuite une pierre. On frappe à répétition.
La dernière option c’est de ce servir de l’armure, mais je doute que tes muscles soit assez puissants … On passe au corps à corps, et on tord le cou … Ca marche toujours assez bien. Bien qu’il faille souvent le fatiguer avant. Frapper du plat de la lame sur les gants, à force vous enfoncerez bien un doigts, à partir de ce moment-là la douleur vous aidera.

Si vous voulez passer à la pratique ça sera ce soir … Je vais pas vendre ma place non plus hein. On a une prime d’atelier en fonction du nombre de personnes … Et certaines choses ont un prix.

Tiens en attendant regarde ça …”


Après avoir fouiller dans son sac il lance à Elie un objet dans une sacoche de cuire qui fait la taille d’une lettre. Elle est lourde mais pas excessivement épaisse. A l’interieur il y a toutes les pièces pour monter un petit bec de corbin avec un manque de 60 centimètres ainsi qu’un bec de corbin monter un bout d’une chaine de moins d’un mètre.

L’homme lui est retourné à son cours et il continu de faire travailler les attaques sur les différents tendons chacun son tour, et puis au bout d’un moment il sort un second cadavre qu’il fait se lever et le laisse debout en garde basique invitant chacun à tester tranquillement tandis que lui passe à la vitesse supérieur avec le premier et commence à faire travailler les attaques en mouvement.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Mar 25 Juil - 12:12

Sans arrogance mais sans l’humilité excessive qui la caractérisait il y a encore quelques heures, elle soutient le regard du maître de l’atelier. Son regard n’est affaibli que par les marques de fatigue qui commence à asseoir son emprise sur elle. Elle sait qu’elle dénote dans cet univers de guerriers sacerdotaux et d’exception, mais elle est parvenue à passer outre sa différence. Elle a pris maintenant ses marques par rapport à ce qu’elle veut et ce qu’elle est. De plus ses capacités d’adaptation et son travail continu sur les usages du duché et de cette phalange en plus des rudiments de langages qui s’étoffent petit à petit lui permettent de respecter le milieu qui l’accueille même si elle sait qu’elle ne peut pas faire illusion et est encore loin de pouvoir prétendre se fondre dans Arganath. Elle en tout cas heureuse de ne pas avoir provoqué d’esclandre qui aurait justifié un affrontement, un duel dont lui avait parlé son maître. Elle aurait sans doute eu bien du mal à ne pas relever un défi comme lui avait ordonné son mentor. Elle ne sait pas comment elle aurait supporté l’humiliation de laisser un autre se battre à sa place même si les notions d’honneur chez elle sont toute relatives.

Comme en chaque instant des entrainements auxquels elle participe, elle met un point d’honneur à combler le maximum de lacunes qu’elle est parvenue à identifier chez elle. Aussi se garde-t-elle bien de couper la parole à l’instructeur et se contente de lui accorder toute sa concentration.

Elle sent son sourcil hésiter à s’arquer de surprise à la mention de la bagarre de taverne à laquelle fait allusion Luc. Elle n’en a pas eu encore vent mais ne peut s’empêcher de rire intérieurement à cette perspective en se demandant si c’était une réjouissance prévue ou s’était une chose inévitable, comme une tradition à laquelle on ne pouvait échapper durant l’entraînement de la montagne. En tout cas, il est certain qu’elle ne s’imagine pas prendre un autre parti que celui de son maître…

A chacune des réponses elle se rend compte à la fois qu’elle a progressé et que sans le savoir elle les possédait et qu’en même temps elle reste encore trop tendre et peu équipée. A chaque fois elle se rend compte des investissements en temps et en matériel qu’elle doit encore consentir. Elle ne peut qu’admettre que ses armes ne sont pas adaptées à combattre contre une armure de plate. C’est bien pour cela qu’elle évoquait cette possibilité. Elle s’aperçoit qu’elle n’est pas capable encore d’accepter que certaines choses ne soit pas possibles une fois qu’elle y est confrontée. Elle doit sans doute apprendre à trouver d’autres voies et pourquoi pas à rompre le combat lorsqu’il est de toute évidence perdu d’avance. Le tout est d’apprendre à ce qu’il ne le soit jamais. Varier ses armes est une des clefs, même si les autres solutions ne semblent pas des plus élégantes. Lorsque sa vie est en jeu, l’élégance n’est plus de mise. Evidemment il est toujours préférable d’avoir une arme adaptée à toutes les situations, mais ce n’est pas toujours possible et en utiliser de plus viles, en tout cas pour une Sindarine, peut s’avérer nécessaire, encore faut-il en maîtriser toutes les techniques. Elle imagine Tyka maniant son sabre par la lame pour en utiliser la garde comme bec de corbin. Des évidences sautent aux yeux en matière de handicap lorsqu’on en est réduit à cela. Avoir un outil adapté est souvent préférable…

Elle laisse de côté les considérations sur les défauts de cuirasse et les jonctions. De même elle a déjà expérimenté les expédients qui permettent au moins de se sortir de situations imprévues même si l’objectif n’était pas de venir à bout de tour de métal mais au moins de ne pas avoir à les affronter directement. Elle sait déjà depuis longtemps que ce n’était pas par sa puissance qu’elle parviendra à vaincre un guerrier carapaçonné. Elle a déjà mené cette réflexion et préfère se concentrer sur l’objet que lui jette l’instructeur. En quelques secondes elle a monté l’arme et peut la considérer d’un œil critique. Elle en cherche le point d’équilibre et passe son doigt sur la pointe du bec. Le profil de cette arme justifie à lui seul son appellation. Assez robuste pour supporter les contraintes des chocs contre les plaques de fer des armures mais assez effilé pour pouvoir les pénétrer. Elle n’a aucun mal à imaginer les dégâts que cette arme peut causer aux armures et encore moins à la tempe évoquée par Luc. Le second au bout de sa chaîne est sans doute plus difficile à manier mais sans doute plus sournois pour sa victime. Apprendre à le manier pourrait s’avérer un bon investissement de temps…

La pratique annoncée pour le soir est assez alléchante mais elle se demande si elle a un lien avec la gabarre de taverne évoquée tout à l’heure ou s’il s’agit d’un autre atelier.

Mais pour l’heure, l’atelier a repris son cours et en élève consciencieuse, elle ne peut se permettre d’en perdre une miette en se projetant trop dans un avenir encore sujet à caution. Elle a fini presque par oublier qu’elle est confrontée à un cadavre. Dans un premier temps cette cible l’avait décontenancée mais peu à peu seuls les objectifs de ses coups, c’est-à-dire les jointures et autre tendons, lui restent à l’esprit. Elle tente de faire la synthèse de ce qu’elle a appris depuis qu’elle a rencontré son maître, doser ses enchainements, savoir rompre du terrain lorsque c’est nécessaire, faire preuve de patience et entrer dans le garde lorsque l’ouverture se présente soit par la fatigue de l’adversaire ou suite à une de ses erreurs.

Mais soudain la fatigue tombe sur ses épaules comme un sac de sable. Elle fait jouer ses articulations entre deux passes comme pour chasser la lassitude qui tente de s’en emparer. Il est temps que l’atelier se termine et qu’elle refasse des réserves d’énergie. Elle s’en veut dans ces instants de faiblesse de ne pas avoir la constitution robuste des autres guerriers d’Arganath. Elle ne veut pas imaginer être obligée d’aller prendre de repos si la soirée promet encore tant d’apprentissages.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Jeu 27 Juil - 11:04



Au bout de quelques temps le petit homme relâche sa magie et les cadavres retombent comme oublié là d’un coup, happé par un dieu quelconque qui avait oublié deux âmes sur le chemin. Il s’étire tout en déclarant :

“Aller tout le monde l’entrainement est terminé, il me faut du temps pour récupérer ce soir je fais bouger ceux-là avec des armures, j’ai beau être un Canlynol je ne suis pas invisible ni infatigable. Vous avez deux heures avant le repas, et une heure trente pour manger environs je crois, dépendra de Umbra comme d’ab’. Donc je vous conseille de vous bouger. Ho et il parait que les membres de la logistique ont fini de monter le bain près de la falaise, si Brom y est ça devrait être chaud.”

Il s’approche d’Elië pour lui parler tranquillement alors que les autres se retirent tranquillement :

“Prend celui à chaine, et demande à Umbra de te montrer, durant sa formation d’Assassin c’était un maitre des armes à chaines. Personne ne sera meilleur que lui à ce niveau. Un détaille cependant, si tu n’es pas Umbra ou Brom tu ne gagneras jamais par la beauté et la finesse, mais par un mélange de beauté et d’ombre. Si tu as une chaise à proximité coince la tête et les bras de ton gas en armure dedans. Si tu arrives par derrière tu gagnes, si tu n’es pas vue tu peux tuer … Ici ce sont des guerriers, des gens de la guerre, la plus part ont des armures et des armes contre celle-ci, à part dans quelques groupes l’épée est juste une arme de rechange. La hache, le bec, la masse, la hallebarde, la lance à la rigueur. Voilà avec quoi ils jouent… Seul ceux qui sont bien meilleur qu’eux peuvent gagner contre eux dans la finesse avec des épées. Voue ta vie aux armes, et dans cents ans tu en reparlera à mes descendant … Sinon apprends leur faiblesse.

Vas te reposer tu es plus fatigué que moi et demain même si il n’y a aucun risque vue que nous somme bien plus nombreux ta vie sera tout de même en jeux. Et puis ça sera la première fois pour certain qu’ils tueront des femmes et des enfants sans plus aucune défense … Tu ne pourras pas compter sur tout le monde…
Même si connaissant Brom tu sera dans les Dawns, donc tu pourras compté sur tout le monde, il y en a qui ont de la chance.”


Il sourit, ce n’est pas un reproche, juste une pointe de jalousie. Car cette guerre est aussi un test pour les nouveaux, la première se recrée, il y a eu quelques morts durant la guerre du froid, alors on recrute à nouveau. C’est plus qu’un camps de formation.
Luc s’en vas vers la falaise en trottinant.

Là-bas une grande paroi de bois a été monter, depuis le feu des gens amènent des pierres chaudes tandis que d’autres jette de la neige par-delà la parois de pierre, derrière la barrière de bois qui semble être lié par des racines entre elle, comme si le bois était vivant, il y a Brom, et des dizaines de personnes autour de lui, hommes comme femmes. La plus part ont plus de cicatrices que les cadavres même si certain les caches par des tatouages. On reconnais les nouveaux plus facilement maintenant, ils n’ont pas toutes ces marques, ou moins, seulement celles de l’entrainement.

Le petit groupe autour de Brom est large, mais on reconnais facilement quelques personnes :
Umbra est toujours en armure et, du coté terre de la barrière, il parle avec Brom derrière son masque, adosser eu bois il joue avec une pendentif au bout d’une chaine pour se délier les mains.
Tyka, elle est collé à Brom dans le bain et fait des grands signes à Elie quand elle arrive.
Luc s’est jeter à l’eau plus loin et discute avec Ch’Ascka.
Il y a aussi des dizaines d’autres visages, le coupe de cavalier qu’elle a déjà vue est bien un couple tranquillement posé dans un coin ils parlent sans ouvrir la bouche, la peau de Pha semble encore plus étonnante dans le bain, on dirait qu’il est fait de bois lui aussi, mais de bois d’un type proche de l’ébène où simplement polie il semble verni …



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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Sam 29 Juil - 22:21

Lorsque les corps sans vie et mutilés par les tentatives plus ou moins aboutis des élèves retombent au sol, la Syliméa sent toute la fatigue lui tomber d’un coup sur les épaules ou tout au moins le reste de la lassitude qu’elle était parvenue à ignorer jusque-là. Ses bras le long du corps à peine attachés à ses épaules laissent pendre son arme devenue enfin inutile. La consolation lorsqu’elle jette un regard alentour est qu’elle n’est pas la seule à avoir l’air vidé de toute son énergie. Hormis les quelques rares Zélos de l’atelier chacun a donné tout ce qu’il avait encore en réserve et peu s’en cache, les mains sur le bas de cuisses ou assis sur quelque roc providentiel.

Heureusement l’instructeur lui-même met tout le monde à l’aise. Il n’y a pas que pour les disciples que les choses sont fatigantes et les ateliers demandent autant d’investissement le part des meneurs que de ceux qui sont sous leur houlette. C’est une chose que la facilité que dégagent certains d’entre eux fait souvent oublier. Et puis la perspective d’un bain délassant redonne du baume au cœur des participants chacun ramasse ses affaires posés sur leur cuisses qui appuyées contre un rocher ou déjà au fourreau dans le dos. La rouquine ne fait pas exception, le temps promis pour se remettre de cette journée ne lui sera pas de trop avant le soir. Mais il sera dit que les choses devront encore attendre un peu car Luc l’arrête dans son élan pour compléter l’échange qu’ils ont entamé plus tôt durant l’atelier. Elle ne sait pas trop dans son état de fatigue s’il s’agit de lui faire sentir ses imperfections ou bien d’une sollicitude dont elle devrait lui être reconnaissante. Toujours est-il qu’elle l’écoute avec attention tentant de garder pour elle ses états d’âme. Seule la progression qu’elle pourra avoir durant son séjour en Arganath est importante.

Elle prend l’arme que lui tend Luc est le remercie d’un sourire. Depuis quand n’a-t-elle pas souri ? Occupée à se contrôler et à le pas offrir de faille aux regards du Duché, elle ne se rappelle plus à quand cela remonte. Peut-être Tyka s’en est-elle vue gratifiée  lorsque son visage se peint de la lumière de ses lèvres à l’unisson de ses pupilles pétillantes ?
Elle sait que le conseil ne peut être que judicieux et elle ne manquera pas d’aller importuner Umbra, après tout que risque-t-elle à part un refus ? Elle sent que son séjour de formation touche à sa fin et elle ne peut pas se permettre de tergiverser autour de sa susceptibilité. Une sorte d’urgence vient de s’insinuer dans son esprit et dans ses veines. Elle sait qu’elle n’aura pas de nouvelle opportunité de ce style et de cette qualité avant longtemps et qu’elle doit en profiter. Elle sent déjà en elle tous les changements qui se sont opérés. Elle en est fière mais fatalement encore insatisfaite Elle sait aussi que la suite ne dépendra que d’elle mais que cela risque d’être plus long sans l’expertise d’un maître. Mais en attendant il est plus que temps de mettre à profit chaque instant avant d’envisager la suite de sa progression.

Alors elle ne perd pas un conseil du maître aux cadavres. Elle ne peut être que d’accord avec lui, même si quelque part il lui fait comprendre qu’elle ne sera jamais apte à faire partie de l’armée du duché. Elle n’en a cure de toute façon. Ce n’est pas son ambition. Sa partition est ailleurs et l’ombre son mais depuis longtemps. Elle a appris ici que si dans la tromperie elle avait quelques talents, elle était encore trop tendre dans la rouerie armes à la main, mais déjà des portes se sont ouvertes, portes qui lui demanderont du travail et de l’équipement mais grâce au changement de son regard sur ses ennemis potentiels et son entrainement naissant à décrypter leur faiblesse, elle est capable d’encore progresser. Elle hoche la tête pour signifier qu’elle a bien compris les conseils qui lui étaient prodigués. D’ailleurs elle peut tout aussi bien vouer une partie de sa vie aux armes et poursuivre dans la voie de la finesse. L’un n’empêche pas l’autre, elle sait pertinemment qu’elle ne maniera jamais la hache et son objectif n’est pas de participer aux batailles qui la rebutent chaque fois qu’elle les évoque. Ici elles lui servent d’entraînement, à la pousser vers de nouvelles compétences dans de nouveaux retranchements. Elle les accepte comme outils de formation, mais elles ne seront jamais son terrain de jeu.

D’ailleurs celle du lendemain ne l’excite pas plus que cela. Oui elle ira se reposer, mais présentée par le maître d’armes, elle ne sera pas très équitable et ressemblera plus à une boucherie qu’à un combat. Le surnombre, les femmes et les enfants… Evidemment, faire acte d’invasion du Duché ne pouvait que provoquer une riposte sans merci et sans risque de défaite qui encouragerait d’autres à tenter leur chance dans ce territoire de montagne mais aussi de richesses. Elle n’a pas de pitié particulière pour cette bande de mercenaires. Elle trouve simplement que la partie n’est pas très équitable mais où est l’équité lorsqu’il s’agit de dispenser la mort ? Elle-même ne s’embarrasse pas de laisser une quelconque chance à ses victimes… Malgré le sourire qui l’accompagne, la dernière réflexion de l’instructeur agit comme un pincement dans son esprit. Le sourire qu’elle lui renvoie est un peu pincé. Depuis le début, il ne lui semble pas avoir essayé d’avoir de traitement de faveur même si elle sait que sa condition de Dervish Prentis lui en a fatalement procurés. Elle ose croire que le poste qui lui sera octroyé le sera en fonction de ce qui est préférable pour la bataille et non pour ménager l’apprentie de la Main de Bor. Elle le laisse se diriger seul vers le bain un peu désorientée avec un petit reniflement de dépit qui ne sied pas à ses charmantes narines.

Elle baisse la tête en se dirigeant vers le bain collectif qui a été dressé car c’est bien le terme qui convient pour des thermes de cette dimension qui ont plus à voir avec un camp retranché qu’avec une piscine traditionnelles accueillant le repos du guerrier. Il faut dire que la présence seule de  Brom Ode'Bahalmarche le justifie amplement. En face de lu mais ne semblant pas vouloir se joindre aux baigneurs, anonymat oblige sans doute, elle aperçoit Umbra. Cette vision lui rappelle la suggestion de Luc et chasse en partie se dernière déconvenue. D’un pas décidé, elle se dirige vers lui le bec dans une main la chaîne enroulée en spires lâches et cliquetantes dans l’autre. Elle sait qu’il la sent s’approcher mais reste un pas en arrière en attendant qu’il ait fini ce que les deux monstres de combat ont à se dire. Au moment de prendre la parole, elle sent sa détermination flancher un peu mais se lance tout de même priant pour qu’aucun félin mignon ne vienne se lover dans son gosier et trahir son trac.

« Pardon de vous interrompre… »

Le masque s’est tourné vers la rouquine, comme pour la percer de part en part mais elle continue sans faiblir, elle tend légèrement les mains en avant pour montrer le bec de corbin au bout de sa chaine.

« Luc m’a conseillée de me familiariser avec cette arme et de me rapprocher de vous pour apprendre à la manier. Si vous aviez donc un moment à m’accorder lorsqu’il vous plaira, je vous en serais reconnaissante… »

Reconnaissante, encore ce mot dont son maître ne veut pas entendre parler ! Pourtant comment pourrait-elle ne pas se sentir redevable d’une personne qui lui accorderait de son temps et de son savoir. Elle jette un regard furtif du côté de son maître afin d’essayer de saisir ce qu’il pense de son élève à ce moment, mais se focalise sur la réponse du maître Dawn. Les trous noirs semblent faire un aller et retour entre les mains de la fille et son visage mais le masque garde le silence. Il n’a même pas cessé son manège avec son pendentif entre ses doigts agiles, seuls éléments qui confirme qe ce n’est pas une statue Elle ne sait pas si c’est une fin de non-recevoir ou si le maître d’arme a besoin de la réflexion, mais elle préfère ne pas insister. Elle a pris avec son maître l’habitude d’attendre que ce soit le moment pour recevoir les réponses à ses questions.

Elle casse le buste pour prendre congé et se dirige au niveau de la margelle du bassin d’où Tyka lui fait signe. Le bain lui tend les bras. Elle y reconnait de nombreux guerriers et guerrières qu’elle a déjà côtoyés mais se rend compte qu’ils sont encore nombreux ceux qu’elle découvre encore à moins que le bain ne les fasse paraître sous un jour si différent qu’elle ne les reconnait pas. Les cicatrices qui constellent les corps sont un premier changement et elle sait déjà que sa peau lisse risque de faire jaser dans le camp, que chacun doit concevoir une certaine fierté de chaque stigmate auquel il a survécu. Elle a appris petit à petit à assumer ce qu’elle est et ne se pose pas plus de questions malgré les deux modes qui semblent se faire concurrence dans l’eau fumante, les nus et les plus pudiques. Elle pourrait se demander quelle est l’attitude à adopter dans le Duché, mais elle n’a jamais eu de souci avec sa nudité ni avec la pudeur en général et d’autre part, elle a déjà pris des bains dans le plus simple appareil en compagnie de son maître. Aussi dépose-t-elle entièrement son équipement et ses vêtements sur un rocher non loin de là avant de franchir gracieusement malgré la fatigue la margelle de bois. Immédiatement l’eau chaude l’enveloppe et la cajole baignant toute sa lassitude détendant ses muscles sursollicités depuis qu’elle est arrivée au camp dans la montagne. Elle s’immerge alors entièrement remontant à la surface la nuque renversée pour permettre à ses cheveux de se lisser en arrière. Elle a ainsi une apparence plus stricte que ses boucles ne lui donnent d’ordinaire, mais son sourire de bien être chasse bien vite cette impression. Bientôt elle a rejoint Tyka et par conséquent son maître. D’une tapette elle éclabousse gentiment Tyka avant de lui envoyer un sourire malicieux. Décidément, cette fille est bien la seule ici à lui inspirer l’espièglerie qui est la sienne d’ordinaire ! Auprès d’elle, elle se sent autorisée à bavasser sans peur du qu’en dira-t-on. Un peu de légèreté ne fait pas de mal et puis elle sent qu’elle en a grandement besoin. Ce contrôle permanent qu’elle s’est imposé commence à lui peser et elle a besoin d’une petite récréation.

« Je suis morte ! Je ne sais pas si tout le monde est comme moi… Sans doute que non… Et toi ? Ton atelier s’est bien passé ? Pas trop fatiguée ? ... »

Il semble que la Dawn va crouler sous un flot de questions et la rouquine ne semble pas disposer à marquer une trêve, sans doute parce qu’elle sait que sa guide ne s’en laisse pas conter et est tout à fait capable de la couper ou de l’envoyer sur les roses si jamais elle la juge trop insistante.

« … Luc m’a parlé d’une bagarre de taverne pour ce soir, je n’ai pas très bien compris de quoi il s’agissait… Tu dois savoir toi. »

Jusque-là elle n’a pris aucune précaution afin que la Main de Bor puisse entendre, mais elle baisse soudain la voix et se penche à l’oreille de sa camarade.

« Et où en sont tes affaires avec Brom Ode'Bahalmarche ? »

En même temps ses yeux sont retenus par le physique de Pha’. En plus de sa silhouette irréprochable, sa peau le fait ressembler à un statuaire ou à un bijou. La rouquine est fascinée mais se force à détourner le regard vers Tyka pour ne pas paraître inconvenante ce qu’elle est en fait tout à fait.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Mar 1 Aoû - 15:59



Umbra la laisse partir tranquillement sans répondre avant de reprendre sa conversation avec Brom.

Plusieurs regard sont tourné vers la demoiselle lorsqu’elle entre dans le bain, peu ici peuvent prétendre à toucher de près ou de loin sa beauté, et si certain la cherchait vraiment il faudrait probablement qu’elles se comportent autrement vis-à-vis des repas et du sport. Mais même si ce n’est pas un but dans la vie parmi les demoiselles, ni vraiment quelque chose que cherche les hommes ici cela reste aussi impressionnant qu’une statue magnifique ou tout autre œuvre d’art que l’on voudrais un jour pouvoir égalé. Puis on revois ses envie dans ses compétences et en prenant en compte tout ce que le monde à fait, alors on laisse s’évaporé l’idée, mais elle ne s’évapore pas pendant qu’on le regarde du coin de l’œil.
D’ailleurs si certains regards peuvent paraitre un brin mutin c’est loin d’être le cas de la plus part qu’ils soit féminin ou masculin qui la regarde surtout comme on regarde une œuvre dans un musée, beauté inaccessible et rêve éperdue. Les quelques regards un peux déplacer viennent surtout des plus jeunes de la ville qui pour une raison inconnu pense que parfois les règles s’effritent sur les bords pour ceux qui sont mieux née … Pourtant si des un des généraux croisent ce genre de regard c’est un bon coup sur le crâne et des exercices ; mais ces regards-là seules, car certains ne se gênent pas pour la détailler et particulièrement les quelques que l’on peut répertorié dans la catégorie des maitres d’armes ou de ceux qui doutent des aptitudes de la Dervish Prentis.

Pendant ce temps-là Tyka discute avec Elië sans vraiment se soucier de tout le cirque qui s’est mis en place, elle a un peu lâcher Brom pour se posé plus confortablement avec son amie :


“On est tous crever, mais on le montre moins, c’est juste une question d’entrainement … Moi ça s’est bien passé, pas de souci particulier, et puis c’est toujours sympathique ces ateliers, j’adore ça, et être des deux côtés d’ailleurs !
La bagarre ? Ho c’est que ce soir c’est arme improvisé avec Brom, et donc ça finit toujours en bataille de taverne pour mettre à profit tout ce qu’on a appris, mais une bataille de taverne encadré !”


Puis elle regarde Pha en répondant à la question discrète :

“Pas terrible, et toi avec Pha ? Lui il triche aussi, c’est un Sylphide il parait qu’il a créé son corps … D’autres disent qu’il est vraiment en bois, mais personne n’a jamais essayer de lui foutre le feu … ”
Continuant de sa voix discrète elle ajoute :
“J’ai pas bien comprit mais Umbra me dit de te dire : Cette nuit, deux heure, devant le temple … Tu comptes te faire Umbra aussi ? Brom et Pha ne te suffisent pas ?! Si tu cherches à te faire tous les généraux d’Arghanat il faudra me passer sur corps ! …”
Se rendant compte de ce qu’elle vient de dire une pointe de rouge monte à ses joue et elle rajoute avant de sourire plus grandement encore :
“Même si je suis pas un général …”

Et elle explose de rire avant de s’adosser à la barrière de bois et de regarder Brom et Umbra continuer dans leur discussion :

“Même moi je ne comprends pas vraiment ce qu’ils disent, la langue à tellement évoluer depuis, ils parlent dans un dialecte qui à l’âge du pays … Je crois qu’ils parlent d’armes mais je n’en suis même pas sur … Ils sont une dizaine à encore parler ça dans le monde entier. Pfff …
Bon alors, vas-y, dit-moi comment il faudrait que je m’y prenne pour avoir autant de succès que toi !”



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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Jeu 3 Aoû - 18:53

La belle était loin d’être insensible au regard des autres sur sa plastique et ce qu’elle pouvait inspirer. On pouvait même dire que cela remontait à sa rencontre avec Elië Valanatëel la Sindarine. Lire le désir dans les yeux des autres était une des petits plaisirs qui lui faisait aimer la vie et la sensualité, on pouvait même dire la luxure en était un autre en plus de son métier découvert lui aussi lors de sa découverte de la Sindarine bannie de Canopé. Mais pour l’heure elle ne prêtait aucune attention aux regards qui caressaient ses courbes. Ses propres préoccupations et la fatigue étaient bien suffisantes alors qu’elle partageait le bain avec bien d’autres dans le même appareil qu’elle. La priorité est de savourer ce moment de repos et de délassement dans le bain que son maître contribue à chauffer. D’ailleurs, même si le mouvement de tout ce monde contribue à brasser l’eau de cette piscine, car le terme convient mieux aux dimensions de l’endroit, on ne peut manquer de noter que le forgeron est bien la source de la chaleur de l’eau les baigneurs se répartissant plus ou moins loin de lui suivant d’une part qu’ils se sentent autorisés à côtoyer de près le colosse mais surtout qu’ils recherchent telle ou telle température.

Tyka pour sa part est en quête de beaucoup de chaleur au sens propre comme au sens figuré et reste dans les proches abords du maître d’armes. Toujours avenante à l’égard de la Syliméa elle ne se fait pas prier pour converser avec cette dernière. Les deux femmes sont entourées de volutes de vapeur conséquence du choc thermique entre l’air de la montagne et la température du bain et la rouquine sent une agréable torpeur l’envahir jusqu’à ne plus pouvoir imaginer qu’elle aura encore beaucoup à faire avant d’aller se coucher, chose qu’elle ferait bien immédiatement. Elle s’est posée au côté de la Dawn et s’efforce de lui accorder toute son attention, c’est la moindre des choses à l’égard de cette fille qui est aux petits soins avec elle depuis le premier moment où elle se sont rencontrées.

La fille des montagnes a le don pour rester détendue et souriante même lorsqu’elle aborde des sujets sérieux concernant Arganath ou le camp de la montagne. Bref elle encourage la bonne humeur naturelle de la Ladrini trop souvent réprimée depuis qu’elle a rencontré le forgeron mais surtout depuis qu’elle a franchi les frontières du Duché. Son maître n’y est pas pour grand-chose en tout cas explicitement parlant. Il ne lui a jamais intimé l’ordre de mettre son espièglerie de côté, mais elle est tellement concentrée sur sa formation et le désir de bien faire qu’elle s’est auto-censurée. Par contre, pour ce qui est du Duché, les choses étaient assez claires même avant d’y pénétrer, ce n’était pas l’endroit où se faire remarquer par des fantaisies pouvant être mal interprétées. La rencontre de Tyka avait donc été de ce côté une vraie bénédiction, montrant à la rouquine qu’il était possible de laisser son sérieux de côté même ici.

Elle prit note avec le sourire de quelqu’un à qui on promet une friandise de l’annonce de l’atelier du soir et se dit que c’était une bonne occasion d’apprendre à être un peu plus sombre comme le lui avait conseillé Luc même si elle ne savait pas trop dans quel état de fraîcheur elle serait et que c’était aussi une bonne occasion de prendre des coups. Mais on n’avait rien sans rien…
Elle prit un air contrit lorsque la Dawn lui avoua son échec avec le maître d’armes. D’après la Syliméa son maître n’était pas du genre à céder à une aventure d’un soir ou même de quelques jours. Elle se demandait si Tyka de son côté était en quête d’une petite aventure pour dorer son blason de séductrice ou si elle en pinçait réellement pour le Dervish. Elle repensa une nouvelle fois à Audrey mais n’osa pas dire à son amie qu’elle devrait faire preuve de qualités exceptionnelles, qu’elle-même n’aurait su définir, pour prendre la place de la défunte.
Par contre à la mention de Pha’ elle faillit exploser de rire et prit l’air offusque des saintes nitouches qui clament leur innocence.

« Pha’ ? Je ne cherche rien de ce côté ! C’est vrai qu’il est… »

Elle eut une moue gourmande.

« Lui foutre le feu devrait…
Mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée dans ma situation. »


Elle ne développa ce que pouvait bien être « sa situation », mais sa réponse était sincère. Dans les interdits qu’elle avait compris entre les mots se trouvait pour elle les escapades charnelles avec l’un ou l’autre du campement, d’Arganath tout court d’ailleurs.

*Ne me dis pas que s’il te faisait des avances tu déclinerais mon amour…
_ Evidemment ça s’examine de près...
_ Mais ?...
_ Mais tu te souviens de la sensation étrange lorsque nous sommes en présence ? Un peu comme avec Kalysta. Quelque chose me crie : Attention danger !
_ Et bien sûr tu ne joues jamais avec le feu…
_ De toute façon la question ne se pose pas. *


Maintenant qu’elle savait que c’était un Sylphide et non une Syliméa la chose lui paraissait encore plus étrange et si elle faisait confiance au maître d’arme d’Arganath, elle se demandait bien ce qui produisait cette étrange sensation.

*Que craignons-nous ma beauté ? Nous sommes Sindarine et nous avons les yeux verts. *

Le leitmotiv qu’elle venait de se réciter comme une conjuration prouvait bien que les choses étaient bien moins rassurantes qu’elle ne voulait l’admettre. Elle observa le Sylphide au corps d’ébène se demandant s’il ressentait la même chose et s’il se posait les mêmes questions qu’elle. Elle fut ramenée à la conversation par un coup de coude de Tyka.

« Deux heures ? Devant le temple ? Ne sois pas jalouse et puis même si tu n’es pas général, je pourrais… »

Elle avait pris son sourire coquin, un peu attendrie par le rouge qui était monté aux joues de son amie.

« Et puis général tu risques de le devenir assez vite si j’en crois ce que j’ai vu ici. Tu crois qu’on aura fini la bagarre de taverne à cette heure ?»

Elle décida de ne rien dire du cours particulier qu’elle avait demandé en tout cas qui lui était proposé mais sentit l’excitation monter en elle à l’idée de profiter de cette chance.


Puis les deux jeunes femmes regardèrent un instant les deux maîtres d’armes deviser dans un dialecte venu du fond des âges. Au moins pour une fois, la rouquine ne sentait pas mise à l’écart.

« Le succès ? Eh ! Je ne vais pas te révéler tous mes secrets ! »

Une nouvelle fois elle, avait pris l’air faussement scandalisé signe de complicité avec l’Arganathienne avant de reprendre un air un peu plus sérieux.

« Mais le mystère et l’imaginaire fonctionnent assez bien. Alors, évidemment toi, ici, je suppose que tout le monde te connait, voire t’a vu grandir. Tu es une camarade de première… Et donc tu perds ton statut de femme. En plus tu es une pointure, une femme forte dans ton domaine donc tu risques même de faire peur à certains. Au contraire, la petite rouquine, elle vient d’où ? Comment elle a pu convaincre Brom Ode'Bahalmarche de la prendre comme apprentie ? Elle a sûrement couché avec… Ça doit être un bon coup. Elle a pas l’air bien forte. Si ça se trouve elle a besoin qu’on la protège cette petite chose fragile…
Après, je ne prétends pas être une experte dans le domaine… »


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Lun 7 Aoû - 11:05



“Hum vingt-deux heures à tout casser … Vingt et une plutôt demain certain vont se lever assez tôt il n’est pas trop question de taper dans leur capacité pour le plaisir.
Quand à devenir une femme à protéger très peu pour moi, j’ai pas de souci pour avoir des aventures ou même trouver un mari, tu n’imagines pas le nombre de gas qui … M’enfin c’est plus moi qui fuit, non ce qui m’intrigue c’est envers Brom … Et ça m’étonnerais qu’il cherche quelqu’un à protéger il parait que son ancienne compagne était très haut placé ! Et puis pas du genre à être protéger si j’ai bien compris. M’enfin … Profite du bain vas. Ou du temps pour aller te reposer, moi je vais me reposer à coté de ma source de chaleur favorite !”


En disant ça elle se redécale pour collé sa peau à celle de Brom qui ne réagit pas vraiment totalement détendu dans l’eau troublé par la chaleur qu’il dégage. Il ne tourne même pas la tête et discute tranquillement puis quelques temps plus tard Pha’ viens se joindre à la discussion toujours dans le même dialecte mais posé à une distance plus sur de Brom. Enfin c’est Cynn qui viens combler le cercle en faisant quelque chose digne de la magie la plus puissante : A première vue sa peau est passé de sèche cacher dans un tas de fourrure à blotti contre Brom avec juste la tête et ses cheveux blond tiré en un coiffure complexe au-dessus de son visage fin et gracile marque de sa race.

Le temps passe et les quatre discutent, puis Cynn ressort, toujours avec une vitesse exceptionnelle entre le moment où elle ressemble plus à un tas de fourrure qu’à un être humain et sa présence collé à Brom. Et puis c’est à Brom de sortir du bain faisant bougé l’eau et le monde aussi, comme le chauffage s’enfuit et qu’il ne reste plus que les pierres porté dans l’eau depuis le feu le bain se réparti mais surtout les gens se préparent à sortir à leur tour.

Puis rapidement le camps reprend sa vie, les repas sont servit près des feux où l’on retrouve le monde habituel, les quelques qui n’étaient pas eux bains sortent de leur tente un regard semi ensommeiller tranquillement ils prennent leur place dans le mouvement.

Et puis les maitres se dirigent vers leurs ateliers Brom y est probablement le premier, il a reconstituer de nombreux points, là un couloir monter avec des pierres et de la neige, à l’intérieur quelques pièces de mobilier qu’on y retrouve souvent dont une armoire en bois dure qui a probablement été monter par magie, ici une taverne avec les tables et les chaises ainsi que les choppes et le comptoir, un balais et même une petite estrade. Enfin derrière une pièce sans plafond mais close autour d’un bureau.

Brom est là au milieu de tout ça avec quelques personnes qui ont dût participé à la fin de la création et qui ont donc leur place réserver, car le nombre de place est limité et la plus part des gens se son lever d’un seul homme après le repas. Pour faire simple tout ceux qui ne sont pas lever à cette instant ne sont pas intéressés par cette atelier si particulier.

Déjà la queue s’installe devant l’atelier, de temps en temps Brom en renvoi un en lui expliquant quel atelier il ferait mieux de faire, puis de plus en plus au fur et à mesure qu’il avance dans la foule organisé. Les gens choisit vont s’installer tranquillement dans la taverne comme ils le ferait naturellement, les guerriers au centre en table, ceux dont la place n’est pas au front sur les bords, posé avec cette allier facétieux qu’est le mur.
Puis enfin il indique qu’il ne choisira plus personne à partir de ce point et laisse les autres aller à leurs ateliers alors que ceux-ci n’ont pas encore commencer.


“Mesdames, messieurs, demoiselles et damoiseaux je vous souhaite la bien venu ce soir à la Taverne, l’atelier armes improvisé, je ne vais pas vous faire attendre et j’ai donc besoin d’un volontaire pour me frapper dessus … Aller viens donc Kon’, vas donc chercher cette épée là-bas, car le plus dure dans une taverne est de ce battre contre des gens prêt à ça … Ne t’en fait pas elle n’est pas aiguisé c’est une armé d’entrainement.

Commençons par mon préféré, la tabouret ! Chène massif, une belle bête, souvent plus épais qu’un bouclier il y a deux façon de le prendre, la meilleur est per le siège pied en avant. Il s’attrape en un mouvement, on effectue l’action et on joue, je vais d’abord la montrer rapidement, puis on vas le refaire lentement, attention à tes poigner jeunot.


La plus part sourit, ils connaissent l’astuce, Kon lui est un des jeunes guerrier, puissant, il fait partie de ceux qui n’ont que peu de cicatrices mais est fier. Zélos puissant on voit dans ses yeux une interrogation sur le fait que le forgeron pourrait lui faire lâcher une épée à deux main. Alors il frappe.

En un mouvement Brom pose le tabouret, deux des pieds viennent se posé de chaque côté de l’épée puis il tourne violement à deux main, l’épée saute et se retrouve dans la main de Brom qui à rattraper le tabouret par un pied et s’en sert maintenant comme bouclier et plus de l’épée qu’il prend à une main. Il sourit et rend l’épée et son propriétaire d’origine.


“Ne te cramponne pas à ton arme fait comme si tu te battait normalement, sinon je risque de t’arracher le poignet …”


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Jeu 10 Aoû - 10:43

Les répliques de son amie la laissèrent un instant, songeuse. Evidemment il était logique de se coucher de bonne heure avant une bataille et ce n’était que sagesse d’en faire autant, mais la rouquine ne s’imaginait pas passer à côté d’une occasion d’apprendre encore et toujours toute ces choses qui lui manquaient et pouvaient lui sauver un jour la vie. Elle retint une grimace de contrariété qui aurait exprimé le dilemme dont elle ne voulait pas entendre parler et qu’elle chassa bien vite de son esprit. Elle honorerait le rendez-vous du maître d’armes et advienne que pourra le lendemain.

Mais c’est la suite de la réponse de Tyka qui manqua de la faire mourir de rire. Il y avait eu malentendu c’est sûr et elle aurait pu passer longtemps à le dissiper. Evidemment, il ne s’agissait pas de devenir une femme à protéger. Elle-même désirait plus que tout être indépendante et capable de se sortir seule des mauvais pas dans lesquels elle était capable de se fourrer toute seule également. Sa liberté ne se satisferait pas de se savoir dépendante de quelqu’un d’autre d’un homme pas plus que d’un autre. Elle ne parlait que du jeu de séduction dans lequel la tromperie est souvent de mise et durant lequel les mâles avaient tendance à se croire irrésistibles lorsqu’ils avaient en face d’eux ce qu’ils prenaient pour une petite chose fragile qui avait besoin de leur bras pour traverser les épreuves de la vie. D’autre part elle ne doutait pas que Tyka puisse avoir du succès et dans un premier temps elle se demanda pourquoi la Dawn lui avait posé sa question. Elle sourit amusée par le malentendu qui était né entre elle. Elle voulait parler de la relation entre le Dervish et son apprentie ! Pouvait-elle répondre à cette question ? Pouvait-elle lui avouer qu’elle avait d’abord pensé proposer un marchandage pour s’attacher les services de forgeron du maître d’armes ? Sans doute pas. D’abord parce que ce serait l’occasion de voir se flétrir la belle relation entre les deux jeunes femmes et puis elle sentait que son mentor ne serait pas d’accord pour que cela se sache et c’était sans doute la raison principale qui lui imposa le silence. Depuis qu’elle avait suscité la colère du colosse, elle avait pris le plus grand soin à le respecter et raconter ce qui semblait rester en grande partie un secret ne serait, elle le sentait, pas loyal. En deuxième lieux, pouvait-elle dire pourquoi il l’avait acceptée à ses côtés et l’avait invitée en Arganath, sanctuaire qui l’avait privée de beaucoup de libertés mais avait en même temps, tant apporté à la Ladrini ? Le savait-elle elle-même ? Elle se souvenait du premier matin où il l’avait testée et où il avait pris ses décisions à son encontre. Il avait été bien peu bavard sur ses motivations. Tyka en savait déjà assez. Il devait en effet s’inquiéter comme d’une guigne de protéger son apprentie, quoique de nombreuses attentions y ressemblaient et en outre, oui d’après ce qu’elle savait Audrey n’était pas n’importe qu’elle guerrière et toute façon, elle n’avait jamais envisagé que le colosse puisse être attirée par son élève. Cette idée était des plus flatteuses et elle se demanda si cette idée courait encore dans les rangs des guerriers assemblés dans la montagne ou si Tyka avait surpris quelque chose qui la légitimait et la chevillait semblait-il dans son esprit depuis maintenant plusieurs jours. Elle sourit sincèrement amusée par le qui pro quo qui s’était installé entre elle et son amie.

« Désolée je n’avais pas compris ta question… »

Mais déjà la Dawn avait évacué le débat et Elië ne crut pas utile d’essayer de se justifier ou d’expliquer quoi que ce soit. Elle la regarda se caler confortablement contre son maître et ce spectacle finit de l’attendrir. Décidément elle ne savait que penser sur ce que cherchait Tyka. Etait-elle réellement amoureuse du colosse ? Cherchait-elle un maître personnel et s’imaginait que par le séduction Elië y était parvenue et que par la séduction, elle-même gagnerait cette place ? Pour l’heure, elle avait seulement l’air d’une poupée abandonnée contre un nounours, simplement en quête de réconfort après une dure journée entre les mains d’une fillette peu soigneuse. La Syliméa n’avait pas été plus ménagée et le conseil de sa camarade était plus que judicieux, surtout si elle gardait à l’esprit la nuit et la journée qui l’attendaient. Doucement, elle abandonna donc la poupée et se glissa de l’autre côté du colosse pour y trouver l’asile dont elle profitait dans le bain dans le jardin du palais. Mais elle resta un instant, interdite car la place était déjà prise. Elle reconnut sans mal la maîtresse d’armes et se contenta d’une moue dépitée bien loin de la jalousie qu’elle lui inspirait. Seule la pensée que Tyka serait rassurée sur le succès qu’elle lui prêtait auprès de Brom Ode'Bahalmarche lui rendit le sourire et un peu du fairplay qu’elle venait de perdre. Elle haussa les épaules et tourna le dos au groupe de guerriers d’élite dont elle ne faisait de toute façon pas partie et traversa le bain pour se positionner en face de la bande des quatres.

*De toute façon il commence à faire trop chaud là-bas !*

C’était un mensonge, mais il fallait bien qu’elle se console de sa déconvenue. De toute façon elle allait avoir un cours particulier ! Et puis toutes les pierres chaudes qui avaient été précipitées dans le bain commençaient à avoir de l’effet. Elle s’adossa contre la paroi et soupira d’aise et ferma les yeux, bercée par les caresses de l’onde tiède agitée par l’activité des baigneurs par la voix lointaine de son maître qui grondait doucement là-bas. Déjà les questions de Tyka s’évanouissaient dans les vapeurs du bain. De toute façon, les réponses possibles convenaient toute à la Ladrini. Elle était de nouveau en paix, profitant du moment et du repos présent. Cynn pouvait bien faire sa Pimbêche avec sa magie de déplacement…

Une onde liquide vient lui baigner le visage et y rabattre quelques mèches rouges. Elle rouvre les yeux pour constater qu’il est temps comme pour chacun de fermer la parenthèse de repos. Bien vite, elle est de nouveau sur le pied de guerre, fait quelques étirements pour redynamiser son corps après la mollesse qu’un bain chaud ne manque pas de provoquer et va prendre un repas roboratif afin de reprendre l’énergie dont elle aura besoin pour résister au programme qu’elle s’est fixé sans doute avec un peu d’inconscience. Assise seule sur un rocher un peu à l’écart, elle savoure les plats carnés qui ont été préparés pour les guerriers du Duché. Elle se laisse parfois envahir par des pensées qui s’enchaînent sans qu’elle cherche à savoir comment, ni pourquoi. De temps en temps, elle jette un œil en direction de son maître et de Tyka. Elle ne sait trop pourquoi, elle est restée à distance pour ce repas, mais il est hors de question qu’elle manque la bagarre de taverne en arrivant trop tard.

*Non je ne suis pas jalouse !
_ C’est vrai ma beauté, pourtant…
_ Je ne sais pas… Les gens pensent des choses qui pourraient blesser le maître.
_ Comme si cela nous importait !
_ Parfaitement ! Et puis Tyka semble avoir des projets et je crois qu’elle pense que nous lui barrons la route…
_ Tu nous fais passer en dernier maintenant ? Tu es un amour d’hypocrite !
_ Nous n’avons pas de place à défendre ma chérie…
_ De quelle place parlons-nous ? Celle d’élève ou de maîtresse ?*



Elle se relève en même temps que le colosse et la nuée de tous ceux qui projette d’assister à son intervention, jette un os dans le feu, plus prête que jamais à faire honneur à son mentor si c’est le seul moyen de faire taire les rumeurs ou les questions sur le pourquoi elle se trouve là dans le camp d’entraînement de la montagne réservé à l’élite d’Arganath.

*Comme quoi mon amour…*

Elle hausse les épaules nerveusement. La plupart des autres maîtres d’armes ont disparu, en direction de leurs ateliers. Elle n’a même pas demandé à Tyka ce qu’elle allait faire ce soir, mais elle s’attend à la voir dans celui de Brom Ode'Bahalmarche. Là, arrivée dans les premiers, elle a tout espoir d’être choisie même si cela pourrait paraître comme du favoritisme, mais si les gens ont envie de mal penser, tous les prétexte sont bons. Pour patienter, elle admire les reconstitutions qui ont été dressées pour cette brève séance et dont il risque de rien rester ensuite si elle en juge ce qu’on lui a dit sur cet atelier.

Mais voici que son maître fait son choix parmi les aspirants à participer à l’atelier et soudain elle se sent nerveuse. Et s’il ne la choisissait pas ? Elle garde le visage neutre de celle qui attend sans état d’âme la décision qui la concernera, mais en elle monte une excitation d’Eclaris au résultat de ses premiers examens d’étude. Et puis il lui fait signe du menton de rejoindre les heureux élus et cela va de soi.

*Comment aurait-il pu en être autrement mon amour ? Nous avons trop de succès ! C’est Tyka qui l’a dit !*

Elle pénétra enfin dans la taverne et jeta un coup d’œil circulaire aux personnes déjà installées. Dans de telles circonstances, elle préférait toujours se mettre contre un mur, même si elle était consciente que cela limitait les solutions de repli. Elle s’installa le plus confortablement possible même si elle sentait encore la tension et l’impatience en elle. Elle se demandait bien à quelle sauce ils allaient être mangés. Elle connaissait l’imagination de son maître et songeait à ce que cala pouvait donner lorsqu’il l’appliquait à tout un groupe. A priori elle n’était pas la seule à se poser ce genre de questions car autour, chacun avait gardé un air concentré. Personne ne fanfaronnait ni ne discutait avec l’animation traditionnelle de ce genre d’endroit.

Bientôt, la sélection se termina et la voix puissante de l’instructeur résonna en même temps qu’il pénétrait à son tour dans l’enceinte de la « bagarre de taverne ». Pas de préambule inutile, comme à son habitude, il entrait dans le vif du sujet et chacun était tourné vers lui et buvait ses paroles. Les plus anciens et les plus aguerris hochèrent la tête devant la démonstration dont Kon’ venait de faire les frais ou plutôt à laquelle il s’était prêté car aucune moquerie ne montait de l’assistance. Si chacun pouvait en profiter c’était bien parce que des victimes désignées se prêtaient au jeu. La rouquine avait déjà eu l’occasion de se servir de l’ami tabouret, parfois avec des variantes. Celle proposée par Brom avait le mérite de permettre d’utiliser le poids de son corps, surtout lorsque comme la jeune femme on ne peut pas rivaliser par la force physique. Par contre, elle peut en même temps qu’elle assiste à la simulation, évaluer les dangers des variantes qu’elle a déjà pratiquées. A sa décharge, parfois les circonstances ne sont pas celle d’un cours organisé et des adversaire bien plus grands qu’elle l’avait obligée à tenir compte d’attaques venant du haut durant lesquelles elle avait remercié le tabouret d’avoir résisté à l’impact et dévié le coup, lui permettant à l’occasion de profiter de l’immobilisation momentanée de la lame de son adversaire pour projeter un coup de pied dans l’entre-jambe de son agresseur peu prompt à lui abandonner son arme, malgré la torsion que le pivot sur son pied d’appui lui avait apportée. Elle revint de son souvenir pour observer les réactions des participants et se demanda si certains n’étaient pas des complices de son maître, présents pour proposer une opposition crédible aux novices…


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Jeu 17 Aoû - 18:38



“Bien on prend la même, une nouvelle fois, cette fois-ci je suis assis sur mon tabouret, devant moi j’ai une table, idéalement à table avec moi j’ai des compagnons, des gas que j’apprécie, ça reste bien plus fiable qu’un mur. A partir de maintenant et pour le reste de la soirée les gens à votre table sont vos compagnons … Ne me comptez pas, je suis un arbitre.
Bien Kon’ on enchaine, tu m’attaque une nouvelle fois, de dos, normal, idéalement le plus tard possible sort ton épée de ton fourreau, on verra après pour les dagues, tu es colériques !”


Il tourne le dos au jeune homme mais au moment où le bruit de l’épée se fait sentir Brom actionne son mouvement, son épaule décent et agrippe le tabouret par le pied pouce vers le sol, son genoux rejoint prèsque le sol lui permettant de se retourné plus rapidement et n’ayant plus besoin du tabouret il le lève en parade et viens y coincer la lame comme il l’a montrer. Puis du même geste, mais en se relevant il récupère l’épée mettant un cisaillement en plus de torsion sur le bras du pauvre Kon’.

Il se relève, rend l’arme et pose le tabouret, puis il le montre à Kon’ qui prend sa place un peu penaud comme un gamin qui viens de se faire avoir deux fois sur la même action, pourtant sa taille avait obliquer au dernier moment et il tenais son épée fermement … Il s’en masse encore le poignet.

Mais les démonstrations ne sont pas finit et tout le monde retiens son souffle, il vient s’installer en face d’Elië et continue à parler. Il discutait dans la salle du mouvement mis en place et décortiquait l’action pour qu’elle soit la plus fluide possible.

Doucement un homme entre dans la pièce, il est plus petit que la moyenne des gens ici mais ses trais de visages cacher sous un foulard sont ceux qu’un homme de ces terres, ses yeux perçant son visible comme une cicatrice sur son œil droit bleu y s’y noyer ainsi que ses cheveux blond presque blanc coupé cours. Il a la démarche d’un chat et la façon d’être ignoré de ce dernier, certain dans la salle l’ont remarquer du coin de l’œil et, ceux qui font partie des plus expérimentés sourient mais ne disent rien. Il se glisse dans la salle comme une ombre, étant parfois assis parfois debout contre un mur à écouter, si vous le quitté des yeux il disparait et n’est jamais que dans l’angle de votre œil.


“Bien nous allons donc passer à d’autres points, ceux qui vous attaquerons avec une épée sont les imbéciles ou les gardes, ils ne font pas vraiment peur d’autant que je doute qu’un garde d’Arghanat attaque un des hommes présent, ce sont donc des gardes étranger … Et donc peu dangereux.” Un rire part dans la salle, mais tout le monde semble d’accord avec l’affirmation du forgeron “ Non ceux qui me font plus peur sont ceux qui veulent vraiment vous tuer et on réfléchit l’action, poison dans un verre, mais plus couramment dague ou aiguille pleine de poison … C’est compliquer quand on chasse quelqu’un de mettre du poison dans son verre ou sa nourriture, accès aux cuisines et tout ce qu’il en est, et puis quand vous vous savez chasser … Les verres … Ca serre à ça.”

Dans un mouvement il a attrapé sa choppe, et a enfoncer la dague qui le visait dedans, le blond dans son dos a été rapide et invisible pourtant le forgerons à jouer avec jusqu’au dernier moment, la dague coincer il fait un mouvement de torsion sur la choppe et l’homme qui est entré est obliger de lâcher sa dague. Il fait mine de le frapper avec la choppe mais l’homme n’est plus là.

“Un grand merci à Supay pour sa participation ! Il vas prendre avec lui pour la première partie un petit groupe, lever la main on vas vous donner des armes et vous devrez attaquer les gens présents … Les autres vous avez un tabouret et une choppe à jours de savoir quoi utiliser et comment. Petite info bonus, la choppe peux servir de bouclier contre une épée, souvent une seule fois …”

Supey, un des formateur des assassins d'Arghanat et donc des Dawns en premier temps apparaît à nouveau, il est assis près de l’estrade et regarde la foule cherchant des volontaires.

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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Sam 19 Aoû - 19:30

Evidemment elle se doutait bien qu’il y avait des variantes à ce mouvement, mais le plus intéressant est bien de pouvoir parer une attaque subie de dos. L’intercepter le plus rapidement possible à son départ grâce au son de l’arme qui sort de son fourreau et puis dans le meilleur des cas parce que mes acolytes suivent des yeux ce qui se passe et en particulier le mouvement de la lame. Effectivement ce genre de renseignement, un mur n’est pas capable de le donner. En même temps dans ce cas l’agresseur n’arrive pas par derrière. Le malheureux Kon’ se trouve tout de même face à un maître d’arme parmi les meilleurs et c’est impressionnant de voir le tabouret intercepter l’attaque comme aimanté par l’arme. En plus la Main de Bor profite de sa taille qui ajoute au porte à faux que subissent l’arme et le poignet de l’assaillant. Peut-être qu’en restant au ras du sol on obtient le même effet en sens inverse.

Quoi qu’il en soit, elle sent dans son corps la répétition de l’enchaînement comme si ses muscles étaient sollicités de façon virtuelle et prêt à répéter la parade dont le duo, parce qu’il faut bien un duo pour cela, vient de faire la démonstration. Seules quelques inflexions de la nuque viennent trahir qu’elle est en train de répéter afin de mémoriser et d’intégrer les mouvements. Ensuite, il lui est facile de répéter l’enchaînement pour de vrai, d’abord lentement puis plus prestement.

Lorsqu’elle voit son maître s’installer devant elle, elle ne peut s’empêcher de se dire qu’il lui réserve une surprise. Elle sait que c’est stupide et qu’il n’est pas du genre à faire de différence entre elle et les autres participants à l’atelier. Si elle est là c’est pour y apprendre la même chose que les autres. Ce n’est pas le genre du maître d’arme de faire des différences de ce genre et puis elle imagine que ce n’est pas œuvrer pour son intégration dans le camp de la montagne d’agir ainsi. Malgré ses allures de roc sculpté au burin de dégrossissage, elle sait depuis longtemps qu’il est plus fin qu’il ne veut parfois le laisser croire ? Par contre elle le croit capable de vouloir la tester. Les sens de la belle s’ouvrent à tout l’environnement et elle plisse légèrement les yeux en direction de son maître pour essayer de deviner s’il a quelque chose en tête. Elle pourrait utiliser des compétences plus intrusives mais déloyales envers quelqu’un qui a toujours été bienveillant à son égard. Ce qu’il y a de certain c’est qu’elle se tient sur ses gardes, persuadée que quelque chose de peu commun et peut-être dirigée contre elle_ dans sa situation une dose de paranoïa n’est pas à blâmer_ va se produire.

Il ne lui faut pas longtemps pour repérer le nouvel arrivant et l’identifier comme celui qui va apporter le trouble dans la taverne. Elle ne fait pas partie des plus expérimentées certes, mais son accoutrement son foulard et sa façon de se déplacer ne la trompe pas. Encore faut-il deviner comment il va intervenir et à qui il va s’en prendre. Elle ne sait si elle doit se concentrer sur la Main de Bor ou s’il vaut mieux se concentrer sur le borgne. Le premier est censé n’être qu’un arbitre alors elle se concentre sur le second qu’elle choisit ne pas perdre du regard, même si elle tente de ne pas le fixer ostensiblement. Elle s’aperçoit vite que les deux exigences qu’elle s’est fixées sont difficiles à concilier aussi doit-elle avoir l’air un peu hypnotisée par l’approche de celui qu’elle a identifié comme un assassin.

Lorsque le maître reprend ses explications elle ne peut s’empêcher de sourire. Voilà une bonne manière de détourner l’attention des participants ! Elle se raidit car elle n’a pas envie de choisir entre écouter ce qu’il a à faire passer car rien n’est jamais anodin chez lui mais l’autre ne tient pas en place et elle est bien capable de le perdre même si la taverne n’est pas si grande que cela et qu’elle devrait être capable de la couvrir en quasi entièrement du regard. Elle tente donc de dissocier son écoute du maître d’armes de son observation des déplacements du spadassin.

Le début commence par une grosse blague sur l’inefficacité des guerriers des autres contrées. Si elle ne partage pas l’hilarité générale mais doit bien avouer qu’elle n’a jamais rencontré de guerriers de la trempe de ceux qui sont assemblés dans la montagne dans un camp d’entraînement peu commun. C’est la deuxième partie qui sans ambiguïté annonce l’entrée en scène de l’assassin. Comment a-t-il fait pour arriver si vite à proximité de leur table ? C’est sans doute ce qu’elle redoutait et sent le danger arriver et lui souffler son souffle froid dans la nuque. La seule surprise c’est que là il est de face. Elle ne doute pas de ses compétences supérieures aux sienne mais elle se serait plutôt attendue à quelque chose de plus fourbe. Sans doute parce qu’elle n’est pas une cible très dangereuse ou supposée comme telle. C’est un peu humiliant mais elle n’a pas le temps de se lamenter sur l’image que les gens du cru ont d’elle. Elle fait l’inventaire mental de ce qui se trouve à portée qui pourrait servir de protection ou d’arme, voire les deux à la fois.

Ensuite tout va très vite et elle toute aise de pouvoir interrompre son geste vers le pichet d’étain qui trônait au milieu de la table et se contente d’en caresser l’anse du bout de l’index. De toute façon, il n’est pas bien certain qu’elle aurait été assez rapide pour intercepter la course de la lame et là, elle dessine une charmante moue dépitée, elle a laissé l’agresseur disparaître. Elle n’a pas réussi à se concentrer sur lui jusqu’au bout et se mord l’intérieur de la lèvre de rage contre elle-même et son inattention.

Lorsqu’il réapparait c’est pour se présenter avant l’exercice attendant que des volontaires se manifestent. Au départ elle est plutôt là pour apprendre à se comporter dans des bagarres de taverne, mais elle a en mémoire les conseils du maître d’arme de l’après-midi et se demande si elle serait capable de les mettre en application. Elle jette un coup d’œil à son maître tout en sachant pertinemment qu’elle n’aura pas de réponse à la question qu’il aura deviné sans qu’elle ait besoin de parler. « Dois-je y aller ? »

Finalement elle lève la main. Les volontaires ne sont pas légion et même si la raison n’est pas de rendre service à l’atelier du moment, elle lui donne bonne conscience pour se prêter à l’expérience. Elle se demande bien qu’elle arme et quelle cible vont lui être assignées. Elle ne prête aucune attention aux petits sourires qui accueillent son geste et qu’elle devine du coin de l’œil. Elle sent qu’elle est arrivée à un stade où ils ne peuvent plus l’atteindre. A-t-elle un peu grandi durant ces quelque jours ou l’habitude sert-elle d’armure à sa susceptibilité et à son orgueil ? Elle n’ose cependant pas imaginer l’humiliation qui serait la sienne si elle n’était pas retenue pour le rôle.


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Brom Ode'Bahalmarche
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Lun 28 Aoû - 11:00



Les volontaires se dirige vers l’homme qui les éloignent un peu du groupe et les regardes les uns après les autres tranquillement. Il est l’heure de l’exercice, répété un mouvement, assez de fois pour qu’il rentre, mais aussi pour eux travailler autre chose.

“Il y a quelque chose de vital dans les bagarres, même pour ceux qui ne travaille pas le meurtre, d’ailleurs de façon général aucun assassin ne travail dans ces lieu ci à part si il n’a pas le choix. Il faut savoir s’y déplacer et s’y fondre, n’hésitez pas à puiser un peu de magie, à glisser comme vous avez déjà vue faire les serveuse, le déplacement est aussi important que dans un combat ou dans une mêlé, si vous voulez pouvoir rejoindre votre cible il vas falloir déjà arrivé à glisser ici sans être la vue principale des gens.
Comme vous l’entendez Brom leur demande de ne pas triché mais c’est difficile de jouer le jeux… A vous de comblé leur lacune et d’être des ombres des serveurs et des serveuses, le bruit normal. N’oublier pas, personne ne fait aucun bruit dans une taverne, jamais, ni trop, ni pas assez, on se rend compte facilement de ce qui ne fait pas de bruit.
Je vous reprendrais après chaque tentative, en attendant vous n’avez pas de cible précise, faites-vous plaisir.

Les armes sont là, ce sont toutes des Armes de la Première, prenez en soin comme si c’était les vôtres.”


Ce sont des armes d’entrainement qui sont sur les râteliers, non aiguisé sans lame et sans pointes elle porte tout de même le sceau des forges de Bor et son un travail d’équilibre et de finesse agréable autant à porter qu’à utiliser.

Il les laisse se servir et s’assoie sur un escabeau posé dans un coin, de là il observe ses oilles qui circules alors que Brom fait de même avec ceux qui réagissent. Souvent le chevalier demande à l’assassin de fortune de refaire l’action, dans le même geste, parfois il sourit juste, là plus part du temps quand l’assassin fait mouche il se pose juste rapidement à la table demandant pourquoi il n’a pas réagi et laisse la table débattre.

Les deux Dawns qui sont avec Elië font souvent mouche, il glissent bien plus qu’ils ne marchent et les temps où on les regardes ne sont rien d’autre que des gens qui changent de table, car Brom oblige aussi ses hommes à changer de table toutes les cinq minutes, il y a toujours de l’activité dans la taverne. Mais on n’attaque que des gens assis. Pourtant le formateur les reprends même eux, sur leur mouvement, leur expliquant qu’ils ont oublié tel ou tel point de la formation. Souvent c’est des détails, des conseils, ne pas rester hors de la foule trop longtemps, ne jamais hésité, suivre son instinct car c’est lui qui vous fait passer pour une personne normal bien plus que votre réflexion.

Et puis il est temps de tourner, il demande d’autres volontaires et Elië peu se rassoir … Pour que d’autres tentent de l’assassiné, l’exercice total dure bien quarante minutes avec trois groupes d’assassins différents et si certain n’ont pas reçu plus d’une tentative d’assassinat ce n’est pas le cas d’Elië que les gens ont le plaisir de tester … Et ce en toute droiture.

Mais du coin de l’œil Brom lui sourit, c’est un excellent entrainement, en temps qu’assassin c’est elle qui a le plus de risque d’être la cible dans une taverne d’un outrageux trop énerver pour réfléchir plus loin que ses chausses, on son organe génital vue les courbes de la belle.



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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: A great blow for a day job   Lun 16 Oct - 23:28

Elle est bien d’accord lorsqu’elle est en mission, elle ne choisit ce genre de terrain pour arriver à ses fins. C’est le genre d’endroit où chacun est sur ses gardes surtout si on est une cible potentielle. Elle préfère de loin agir là où sa cible se sent le plus en sécurité là où il pense son repère inexpugnable. Aussi, l’exercice du jour la met immédiatement en tension car la difficulté est évidente. Les conseils de l’instructeur sont donc les bienvenus et comme à son habitude depuis qu’elle a choisi de s’attacher aux pas de son maître, elle essaie de ne rien perdre de ce qui pourrait la faire progresser. Elle se demande simplement tout à coup ce qui l’a prise de se porter volontaire, toujours effrayée qu’elle est par le fait d’échouer même si depuis les dernières semaines elle est parvenue à prendre de la distance.

En même temps qu’elle écoute de toute son attention elle scrute la salle et se demande quelle cible choisir et les endroits qui lui semblent les plus propices à se fondre dans le décor. Elle sait qu’elle est le point de mire de nombreux regards ne serait-ce que parce qu’elle Dervish Prentis et d’autres choses encore comme ses cheveux flamboyants. Elle commence donc par les tirer en arrière et les nouer en un chignon le plus serré possible alors que les derniers conseils lui parviennent et qu’il est temps de choisir ses armes et d’envisager une stratégie qui aura une chance de réussir. Ici plus qu’en tout autre endroit la rouerie est de mise. Elle est tout particulièrement sensible au conseil sur le silence, elle qui est tant habituée à tenter de ne pas faire plus de bruit qu’une ombre. Il se pourrait bien qu’elle soit reprise par ses réflexes.

Quand-à choisir sa cible, elle n’est pas accoutumée à une telle liberté. D’ordinaire, elles lui sont assignées du coup elle a l’embarras du choix et c’est presque la chose la plus difficile. Elle pourrait bien sûr essayer de tuer le père en tentant d’atteindre son maître, mais elle est persuadée qu’il s’y attend. Elle tant posé de questions sur la façon de pouvoir le prendre en défaut que cela a bien dû arriver à ses oreilles, même s’il n’était pas dans son esprit la cible de mauvaise intention de sa part, mais plus un modèle d’invincibilité du niveau duquel se rapprocher. Dans la salle, elle parierait que les femmes ne sont pas celles qui feraient le plus attention à elle, encore que dans cet univers de guerriers et de guerrières toujours sur le qui-vive, elle ne pourra sans doute jurer de rien. Elle choisit donc une femme qui a des allures de Terrane, mais pourrait tout aussi bien être d’une autre race hormis une Zélos ou une Sindarine, il suffirait que, Yorkas ses attributs animaux soient dissimulés par ses vêtements, que Lhurgoyfs, elle n’est pas une apparence disproportionnée. Même une Sylphide pourrait opter pour une apparence moins lisse que ses congénères. En tout cas elle tente de faire le tour de tout ce qui pourrait se transformer en arme et lui être opposé. Les mobiliers légers bien sûr, mais aussi les ustensiles sur la table, autant de dangers à portée de main d’une personne entraînée, autant d’objets à éviter, dévier ou bloquer selon la tournure des événements, l’angle de l’attaque, sans parler des armes qu’elle peut dissimuler sur elle et qu’elle s’applique à deviner dans les plus et les accessoires de sa tenue.

Dans cette taverne de faux semblants ou en tout cas où elle doit imaginer que chacun n’est pas celui qu’il prétend ni ne se méfie de celui qu’elle pense, à elle d’être plus retord que tous, en tout cas que sa cible. Alors qu’elle choisit ses armes, des lames courtes une de lancer et l’autre de poing comme celle qui est la sienne dans les entraînements depuis des semaines maintenant, elle tente d’élaborer la stratégie la plus torve qui lui permettra d’atteindre sa cible. Elle ne prend donc pas plus de temps qu’il ne faut pour admirer la facture des armes, déjà concentrée sur sa mission

Après avoir observé brièvement mais admirative les dawns et leur expertise, scruté le balai des serveuses, elle commence donc par essayer de feindre tout au long de son approche d’avoir choisi une autre cible. Son regard et ses trajectoires semblent pointer vers un Zélos un tantinet arrogant dans ses poses. Mais elle s’applique à progresser en tirant partie des opportunités qui se présentent à elle. Le déplacement d’un convive ou d’une soubrette, pouvant le masquer ou lui donner l’occasion de tromper sur ses intention quitte à saisir sur un plateau une chope et la déposer sur une autre table. A l’occasion encore, alors que les ombres autour d’elle dans quelques recoins l’enveloppent, elle y disparait mettant à profit ce pouvoir plutôt commun mais toujours bien utile à l’occasion pour se soustraire même brièvement aux regards. Enfin, elle prend parfois le temps de s’asseoir parmi des convives à distribuer des sourires ou à rire d’une blague qu’elle n’aura sans doute pas comprise, même si elle est faite à ses dépens. L’instant d’après, sa place est désertée car d’un regard l’instructeur lui a indiqué une nouvelle opportunité. Comment a-t-il deviné ce qu’elle projetait ? Elle se trouve encore trop transparente, même si ensuite son maître lui dira qu’elle ne peut prétendre tromper des gars de la première ou encore que c’était le hasard et qu’il voulait simplement savoir si elle était prompte à réagir à une nouvelle information.

Enfin elle parvient à distance d’attaque, elle ne sait si elle a été repérée ou non. Sa cible peut tout aussi bien faire semblant d’être à sa main. Elle doit donc chercher un dernier moyen de prendre l’avantage. Prestement sa main gauche jaillit hors de sa manche en direction du bar. C’est sûr en tout cas c’est qu’elle tente de faire croire à sa victime et son entourage, elle a décoché un trait. Si elle a réussi sa manœuvre cela lui donnera quelques centièmes de seconde d’avance sur les réactions de sa cible dont l’attention pourrait avoir été trompée par la manœuvre de la rouquine. Son pied crochète et envoie glisser le tabouret hors d’atteinte de sa proie tandis que sa main libre se détend vers le poignet qui voudrait saisir une autre défense. La lame achèvera sa manœuvre mortelle. Enfin si tout se passe bien…

Elle attend ensuite le verdict de l’instructeur non sans jeter un œil vers son maître afin de tenter de deviner ce qu’il pense de sa manœuvre. Elle parvient plus souvent dans leur complicité naissante, à percer ses sentiments pour les progrès de son élève. Mais peut être attendra-t-il la nuit sous leur tente pour revenir dessus. Elle s’assied donc comme les autres protagonistes de la tragédie qui a été mimée quelques secondes plus tôt. Elle hoche la tête attentive aux conseils souriant de façon complice à son ancienne cible comme pour lui signifier que ça n’avait rien de personnel, à charge de revanche.

Et en la matière elle est servie car les attaques à son encontre se succèdent. Elle n’a pu qu’être surprise lors de la première. S’attendait-elle à ce que son statut la protège de ce genre d’exercice ? Mais depuis, elle s’applique à esquiver les attaques qui sont bien plus puissante pour qu’elle puisse les parer. Elle en dévie d’autres encore, mais sa concentration est victime de sa fatigue et elle sent qu’elle a du mal à finir l’exercice malgré les encouragements que représentent les regards du maître d’armes. Elle tente de faire preuve d’autant de fair-play que sa cible de tantôt, mais peut-on mourir de bonne grâce ?


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