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Ari’El Miluiel


MessageSujet: Autorisation   Dim 29 Jan - 23:02

Elle sortit sur la grande terrasse de Castel Astria, celle qui prolongeait la salle des débats vers le ciel en direction de la mer. Une de ses préférées. Elle s’arrêta devant le garde-corps tout en dentelle de pierre et s’y appuya un instant, les yeux perdu vers l’azur vif de l’hiver. La brise du sud soulevait doucement ses cheveux et faisait onduler ses vêtements autour de son corps. Elle se sentit soudain épuisée. La réunion avait été longue et parfois tendue. Elle détestait les tensions ! En cotre partie elle avait toujours fait le choix de ne jamais refuser le conflit si elle le jugeait nécessaire. Pour elle la confrontation devait forcément mener à la vérité. Il suffisait juste que chacun soit de bonne foi. Or les tensions révélaient immanquablement la mauvaise foi ou la peur de l’évidence, de la vérité.

Depuis tous ces siècles qu’elle avait abandonné ses voyages, pour servir le Conseil, les nouvelles de l’extérieur, c’est ainsi qu’elle nommait le monde au-delà de la mer ou des montagnes, ces nouvelles faisaient état de profonds changement et d’événements dramatiques à l’échelle de tout le continent et elle était certaine que les Sylphides ne pourraient pas toujours se prévaloir de leur isolationnisme. Tôt ou tard, une de ces catastrophes les concernerait et ils ne seraient pas toujours en mesure d’y faire face seuls. Ils n’étaient pas assez nombreux et même leur maîtrise de l’essence divine ne leur serait pas toujours suffisante.

Elle ne remettait pas en cause la supériorité de son peuple par rapport aux autres. Il n’y avait qu’à voir comment ils s’entredéchiraient, alors que le destin frappait plus violemment chaque fois à leur porte. Elle contestait la toute-puissance de son peuple. La grande épidémie avait prouvé qu’ils n’étaient pas à l’abri de tout.

Les phrases du débat résonnaient en elle.

« Dame Ari’El, nous savons tous votre bonne fois et vos connaissances et votre intelligence car sans elles Maître Kenian ne vous aurait jamais convié à siéger parmi nous, mais ce que vous proposez est justement contraire à ce que notre guide prône. »

Elle avait jeté un regard interrogateur  au Premier des Conseillers. Ce qui de son côté l’avait décidée à se joindre à l’auguste assemblée était l’intelligence, la clairvoyance et la bienveillance du personnage. Mais parmi ses qualités se trouvait aussi la prudence, chose qui lui manquait peut être à elle. Elle ne put sentir aucun soutien de sa part et comprit qu’elle devait battre en brèche les arguments et surtout la peur des Sylphide pour avoir le droit de tenter ce qu’elle projetait. En premier lieu ne pas mettre en cause la politique menée jusque-là. Elle avait depuis longtemps travaillé son ton et sa nature posée ne l’amenait que fort peu à perde le contrôle de son discours.

« Personne ici ne cherche à remettre en cause la politique du Grand Maître. Je ne crois pas avoir remis en cause aucune de ses décisions. Je ne sais que trop ce que notre peuple lui doit : rien de moins que sa survie. »

Elle inclina lentement mais légèrement la tête en direction du plus haut des Sylphides. Et prit bien soin de ne pas prolonger son propos par un « mais »

« Je propose à votre sagesse de se donner tous les atouts pour poursuivre l’histoire de notre peuple.  Je ne vous demande pas de procéder à l’exode des nôtres. Je vous propose simplement de tisser des relations extérieures. Il ne s’agit pas d’inviter des hordes sauvages à Cimmérium mais de mener des ambassades vers les puissants du continent. »

Elle n’avait pas pu poursuivre ayant soulevé un tollé de protestation au sein de l’assemblée. Cependant elle ne se rassit pas et attendit patiemment d’avoir une nouvelle fois la parole.

« Nos montagnes nous offrent, outre un abri, des gisements divers. Nous avons choisi d’en exploiter certains et d’en abandonner d’autres. Nous savons que ceux qui ne sont pas exploités existent et nous pouvons même continuer à prospecter. Les autres peuples ne seront pas tous nos alliés ou nos amis et je n’ai aucune assurance à vous apporter sur leur bonne volonté à notre égard. Je m’inquiète simplement des intérêts de notre peuple contraint par la nécessité à se cantonner à Cimmérium et sans perspective de rayonner comme il le mérite.  J’aimerais vous dire que les cataclysmes qui ont frappé le reste du continent ne nous affecteront jamais, mais hélas personne n’en est certain. Si les autre peuple ont pu nous démontrer quelque chose c’est bien que leur union leur a permis de surmonter ces crises.»

Elle intercepta un froncement de sourcils qu’elle interpréta comme la naissance d’une contradiction.

« J’aimerais être certaine, comme beaucoup d’entre vous, que n’aurons jamais besoin d’aide extérieure, mais hélas là encore, qui peut avoir cette certitude ? N’attendez pas de moi la malhonnêteté de vous promettre dès demain des traités de toute sorte entre nous et les autres peuples. Nous n’en sommes bien évidemment pas là, mais faire un premier pas vers les autres peuples ne peut pas nous être préjudiciable. Je ne vous demande pas de me mandater pour engager Cimmerium de quelque façon que ce soit, mais juste de tenter une première approche et vous rendre compte ensuite de ce qui est possible ou non. »

Son regard s’abaissa vers le lointain horizon marin. Les contradicteurs n’avaient pas renoncé si aisément et elle dut se répéter, chercher de nouvelles images et de nouvelles façon de présenter son projet pour persuader le Conseil que la démarche qu’elle proposait n’avait rien de révolutionnaire ni de téméraire, jusqu’à se désengager de sa mise en œuvre.

« Ces démarches, si le conseil les accepte, devront être confiées à la personne qui sera jugée la plus apte à les mener. Pour ma part, savoir qu’elles seront mise en œuvre me suffit amplement. Je ne vous mentirai pas en disant que je ne suis pas volontaire, mais si quelqu’un  est jugée plus compétent c’est sans arrière-pensée que je m’inclinerai devant votre jugement. »

Cette dernière intervention avait paradoxalement emporté la décision. Personne ne semblait vouloir contester sa compétence à mener des relations avec les autres peuples et une fois tombés d’accord sur ce fait, il sembla que les réticences envers le projet ne tombent d’elle-même. Il n’était plus resté au grand maître à formaliser la décision.

« Dame Ari’El Lumiuel, vous êtes donc autorisée à mener des ambassades auprès des dirigeants de l’extérieur que vous jugerez souhaitables de rencontrer. Vous ne vous engagerez en rien  au nom de Cimmérium et bien évidemment, les dirigeants de Phelgra n’entrent pas dans le cadre de votre mission »

Il s’était tourné lentement vers chacun des membres du conseil afin de vérifier que personne n’avait plus de réticences.

« Qu’il en soit ainsi »

Elle crut brièvement voir un sourire amusé s’esquisser sur le visage de Kenian, mais ce fut si fugace qu’elle ne réussit pas à s’en persuader. D’autant qu’il était de bon aloi de remercier d’une telle confiance. Elle cassa gracieusement le buste avant de prononcer humblement de sincères remerciements tant la partie lui avait semblé à un moment impossible à remporter.

« Je vous remercie de votre confiance et vous promet de tout faire pour m’en montrer digne. »

Et puis chacun s’était levé pour vaquer à ses propres affaires. Elle avait jugé plus habile de ne pas emboîter le pas à ses collègues dont certains devaient garder plus que des réserves sur la décision prise et la voici donc sur la terrasse à profiter d’un des plus beaux panoramas d’Isthéria. Derrière elle, les bruits de pas s’étaient évanouis. Elle se retourna alors et s’assit sur le garde-corps. Le sourire de fierté et de triomphe qu’elle avait réprimé jusque-là pour ne pas s’attirer plus d’inimitié éclaira son visage.

*Tu sais que le plus dur est à venir ? Tu joues ta place au sein du conseil…*

C’était plus qu’évident, mais depuis le jour où elle avait quitté Cimmérium pour un périple de plus de trois siècles, c’était sans doute le plus beau jour de sa vie. Pas pour les mêmes raisons, mais elle exultait.
Elle regagna la salle du conseil pour ramasser ses affaires. Enroula une carte du continent qu’elle replaça dans son étui de cuir et deux parchemins qu’elle n’avait pas consultés tant elle avait répété ses arguments. Elle les glissa dans un dossier de fin cuir blanc frappé à ses initiales et sortit de la salle pour rejoindre ses appartements. Son visage avait retrouvé sa neutralité avec le soupçon de mélancolie que tous lui connaissait. Mélancolie acquise au fur et à mesure que certaines de ses illusions de jeunesse s’en était allées.

Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver et s'asseoir à sa table de travail afin rédiger quelques missives. D'après ses sources, le monarque le plus important d'Isthéria était Thimothée Mannus et Kenian avait une relatio privilégiée avec la duchesse de Nivéria, Irina Dranis. Un autre personnage pesait sur les destinées du continent et avait activement participé aux derniers événements qui avaient secoué Isthéria. Son Duché avait en commun avec Cimmérium de pratiquer une forme d'isolationnisme qui pouvait intéresser au plus haut point le Conseil.
Elle relut avec soin afin de s'assurer qu'aucune tournure de phrase ne pouvait offusquer les destinataires, apposa sa signature et tendit les missive à sa fidèle assistante qui ne broncha pas à l'énoncé des destinataires. Elle prit les trois lettres et tourna les talons en silence, glissa vers les couloir du Castel. Les relations ayant trop longtemps été interrompues avec l'extérieur, la volière ne comptait sûrement plus d'oiseaux dressés à rejoindre les trois puissants. Il faudrait attendre plus longtemps les réponse sauf bonne surprise. Un messager terrestre serait plus lent. Même avec des pouvoirs de vol, sa résistance aurait des limites.

Elle soupira en pensant aux jours d'attente qui se dessinaient devant elle. Elle devrait les mettre à profit pour préparer son voyage. De la même écriture déliée qu'elle avait utilisée pour ses missive, elle fit une petite liste des choses à connaître ou à emporter. Puis elle releva la tête, songeuse.
Après tout, les prochaines journées ne seraient pas seulement consacrées à patienter, loin s'en fallait. Un point la titillait et semblait devoir retenir son attention. Si elle essayait de se mettre à la place de ses futurs interlocuteurs, elle pensait au Duc Tekum Seh et se dit que si son domaine était protégé au point des informations qu'elle en avait, il apprécierait sans doute qu'elle en parle la langue. Or, si elle parlait de nombreuses langues après avoir côtoyé de nombreux peuple, l'Arganathien lui était inconnu. Elle devait se pencher sur l'histoire de ce peuple d'un peu plus près car elle n'avait pas souvenir qu'il occupait cette contrée lors de son voyage... Et Sa langue...
Heureusement elle avait cultivé une facilité d'apprentissage de ses études, activité qu'elle n'avait en somme jamais quitté.

Elle en était là de ses réflexions lorsque Aerin Thalionwen revint et confirma que les missive étaient bien parrties.

"Merci Aerin. Vous pourriez me trouver tout ce qui est possible de trouver sur l'Arganthien et de quoi s'y initier? C'est la langue du Duché du Seigneur Seh... Merci."

Elle savait qu'Aerin ferairt diligence et qu'il ne lui resterait plus qu'à se plonger corps et âme dans cet apprentissage afin de pouvoir au moins tenir une conversation courante.

Elle s'adossa au fond de son fauteuil de bois rouge qui faisait face à un bureau parfaitement coordonné. Un sentiment de plénitude l'envahissait maintenant, satisfaite de la tournure qu'avait prise la journée. Songeuse, elle fit tourner doucement la plume qu'elle avait gardée en main entre son index et son pouce.
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Alastor

MessageSujet: Re: Autorisation   Jeu 9 Fév - 7:14

Depuis trop longtemps la place des Sylphides fut mis de côté dans notre monde alors qu’ils devraient être à la tête de celui-ci. En nos temps moderne, les vermines règne sur la plupart des terres, à construire des cités et se nommer maître de nation à leur guise. Ces êtres mortels, dont l’existence entière est aux yeux qu’une poussière dans le grand sablier du temps, aime bien jouer aux rois du monde… et depuis trop longtemps les nobles Sylphides sont demeuré isolé… les laissant faire des terres leur carré de sable. Peut-être espéraient-ils que ces misérables créatures finissent par s’entretuer et s’effacer de l’histoire par elle-même ?

Autant il aimait son peuple, autant il pouvait être respectueux envers les membres du conseil… leur manque d’action finissait toujours par irriter le légionnaire. Les débats politiques interminables, la diplomatie et les courbettes afin de ne point trop déplaire aux coquerelles rampants aux quatre coins du monde, tout cela n’était pas pour lui. . Les longues sessions, les débats… aux yeux d’Alastor si peu de décision étaient réellement prisent lors de ces moments… et des actions… alors là encore moins.

Si celui-ci était la voix dominante, si celui-ci avait le pouvoir de prendre les grandes décisions il n’hésiterait point à demander aux autres peuplades de s’incliner devant les siens au risque de connaitre leur fin. Mais les décisions n’étaient pas les siennes, le grand maitre et ses conseillers étaient les voix du peuple… et lui qu’un humble légionnaire à leur service, un lame servant à les protéger. Son rôle n’avait rien de politique ! Alastor était un soldat, haut placé, mais qu’un simple soldat. Il ne faut point se méprendre, cette position social au sein des sien ne lui déplaisait aucunement, bien au contraire. Il aurait pu choisir d’entreprendre diverse routes puisque l’intellect n’est pas ce qui lui manque, mais la carrière militaire est ce que celui-ci avait choisi d’entreprendre. Avoir une langue d’argent est bien, mais celui-ci sait que les mortels répondent plus facilement à la force qu’aux mots.

Demeurant non loin de dame Ari’el, lors de cette assemblé, bien que physiquement notre protagoniste demeurait impassible et stoïque, il ne pouvait s’empêcher de questionner les motivations de celle-ci. Certes, il respectait et admirait presque la façon d’être de cette dernière, mais il comprenait difficile pourquoi elle cherchait à tisser les liens. Pourquoi le lion tisserait un lien avec la gazelle ? Il est plus fort, il domine… le seul lien qui se doit d’exister est être proie et prédateur… la domination du plus noble et plus fort. Certes, les nombres au sein de sien n’offrait point l’avantage… les vermines se reproduisant rapidement possédaient de plus grands nombres. Cherchait-elle à exploiter cela? Notre protagoniste ne le savait point, puisqu’elle n’avait point discutée de tout cela avec celui-ci. Questionner cette dernière sur ses motivations politiques n’était nullement sa place, ni son devoir.

Il écoutait la conversation, attendant patiemment que la séance tire à sa fin. D’un côté, il avait dame Ari’el, mais de l’autre côté il pouvait bien voir le visage de Calixte, elle qui aimait tant les mortels. Il l’observait discrètement, notait ses réaction, mais n’osait point communiquer avec elle sachant que son attention se devait d’être sur la session en cours. Bien que les risques fussent fort minime au cœur lorsqu’ils se trouvaient au cœur même de Cimmerium, notre protagoniste se devait de suivre les protocoles… Calixte ne devait aucunement devenir une distraction et son attention devait se tourner vers dame Ari’el.

C’est donc après un long débat que la session se termina enfin avec les déclarations de clôture. La sortie de salle de chaque membre du conseil fut comme à son habitude, et le légionnaire ainsi que son frère d’arme suivirent de près la dame jusqu’à ce que répit leur fût accordé. S’éloignant momentanément après avoir accompagné celle-ci vers ses quartier, notre protagoniste pris temporairement congé dans son propre logis. Faisant son entré chez lui, déposa sa lance dans l’armoire à arme, celui-ci se mit alors à fouiller à travers sa bibliothèques. Ses longs doigts caressant chaque manuscrit tout comme s’il pouvait en lire le contenu qu’au simple touché. Livres et rouleaux divers, la bibliothèque personnel d’Alastor était surement mieux garnis que celle de la plupart des militaires. Sa mains s’arrêta toutefois sur l’un de ses manuscrit favoris ‘’Ree-Shohn Or’’ la première lumière. Rien de mieux que de la littérature Sylphide afin de détendre l’esprit. Son index frôlant la reliure cuivré, il tourna la première page de l’ouvrage tout en se dirigeant tranquillement vers son bureau.

Alors qu’il débutait sa lecture, une silhouette familière passant dessous sa fenêtre attira son attention. Détournant son attention vers cet individu, Alastor constata alors qu’il s’agissait d’Aerin, dont le pas semblait démontrer une certaine détermination. Conservant l’ouvrage en main, notre protagoniste ouvrit sa fenêtre et interpella l’âme diligente.

‘’Aerin’’ Dit-il hautement. ‘’Ce passe-t-il quelque chose lié à dame Ari’el?’’ L’intérogea-t-il sérieusement.

Le légionnaire connaissait bien l’entourage de la conseillère, cela faisait partie de ses obligation, et il Aerin était un visage familier au sein du cercle.

‘’Oh, Alastor… oui, elle me demande un ouvrage lui offrant une introduction à l'Arganthien… vous en avez pas un par hasard ?’’

Le légionnaire aurait presque ri à cette question si tel avait été dans sa nature. Une introduction à l'Arganthien, pourquoi posséderait-il un tel livre? Pourquoi s’intéresserait-il à un dialecte si barbare. Puis, il se souvient alors que Calixte lui avait envoyé quelques ouvrage, dans une folle tentative de l’ouvrir à nouveau vers le monde et les autre peuplades. Elle avait toujours des drôles d’idée… des étranges désirs… et lui il était trop courtois et appréciait surement démesurément cette dame afin de se débarrasser de ceux-ci.

‘’Peu probable, mais je peux regarder… venez…’’ Répliqua-t-il avant de refermer la fenêtre.

Sans attendre pour la venue d’Aerin, le légionnaire débuta ses recherches. Déposant son livre sur sa table, jeta ensuite un coup d’œil sur le contenu d’un de ses vieux coffre. Fouillant un peu à travers les ouvres et objets divers, celui-ci pu retrouver de nombreux objets, mais nullement le livre. Quelques ouvrages personnels, mais alors qu’il s’apprêtait à abandonner les recherches à cet endroit il mit la main dessus juste au moment où Aerin franchis le seuil.

‘’Voilà…’’ Dit-il s’adressant à la jeune âme.
‘’N’y voyez point d’offense, mais je n’aurais jamais cru obtenir un tel ouvrage venant de vous… ‘’
‘’Il s’agit d’un cadeau… ce dialecte est aucunement l’un de mes centre d’intérêt…’’ Réfuta froidement ‘’ tout en tendant le livre
‘’Merci, votre assistance est une fois de plus grandement apprécié, cela devrait satisfaire les désirs de dame Ari’el… du moins je l’espère… je ne vais pas vous embêtez plus longuement et retourner vers la dame immédiatement’’

Sans plus d’échange verbal, la jeune âme pris congé, sortant des quartiers du légionnaire. Suivant le départ d’Aerin, Alastor pris place à son bureau, reprenant l’ouvrage entre ses mains, retournant vers sa lecture. Bien qu’il fût déjà bien familier avec cet œuvre, il s’agissait d’une agréable relecture. Il faut dire, avec plus de 900 ans, une personne fini souvent par retourner vers les classiques afin de les redécouvrir.

Il lut alors durant un bon moment, jusqu’à ce qu’on toqua à sa porte. Bien que l’heure ne fût pas tardive, il ne s’attendait aucunement à ce que l’on lui rendre visite. S’agissait-il d’Aerin lui retournant le livre ? Levant les yeux vers la porte, il déposa le livre sur sa table alors qu’il entendit toquer à sa porte une fois de plus. Se levant, il se dirigea vers celle-ci afin de répondre à l’appel.



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Ari’El Miluiel


MessageSujet: Re: Autorisation   Dim 12 Fév - 13:19

Elle reprit pied dans la réalité lorsque le pas d’Aerin tintèrent à nouveau sur le parquet de bois blanc qui couvrait presqu’entièrement les appartements de la conseillère. Il ne lui avait pas semblé être partie dans ses rêveries aussi longtemps. Seule sa plume avait repris sa place dans la rainure de cuir qui prolongeait son encrier. Elle ne se souvenait pas de l’avoir remise en place et elle était toujours assise face à son poste de travail qu’elle affectionnait tant. Depuis qu’elle avait commencé ses études il y avait des siècles de cela elle ne lui avait jamais semblé les avoir arrêtés. La plupart du temps elle considérait chaque nouvel apprentissage comme la suite du précédent et comme une chose logique et naturelle. Mais parfois cependant elle se retournait sur son parcours et se demandait jusqu’où devrait aller sa quête de savoir. Elle ne se voyait pas comme une assoiffée de connaissance mais celles-ci lui semblaient indispensables à chaque fois qu’elle en entreprenait l’apprentissage. Cette chaîne sans fin lui donnait parfois le vertige, comme si elle se perdait quelque part dans les brume d’une éternité qui ne serait jamais assez longue pour savoir où, dans quel roc son ancrage était scellé. Lorsque des questions trop complexes venaient à se présenter à elle, elle comprenait pourquoi le destin lui avait donné autant de temps pour pouvoir y répondre mais quelques fois elle allait chercher des réponses plus philosophique auprès d’un vieux professeur, disons plus vieux qu’elle. Celui-ci parvenait à la rassurer et à calmer ses interrogations sans jamais toutefois apporter de réponse définitive à ses vertiges. C’était sans doute la seule occasion qu’elle avait de se mettre à la place des peuples mortels qui ont conscience qu’ils n’auront jamais le temps d’appréhender le monde dans toutes ses dimensions et qui sont contraints de faire des choix qu’elle-même ne saura sans doute faire guidée par la conscience d’avoir le temps. Pourtant parfois elle était rattrapée par des urgences comme ici, celle d’apprendre un nouveau dialecte pour une échéance. Lorsqu’elle y était confrontée elle parvenait à se donner des méthodes et du temps pour y parvenir. Elle ne doutait pas d’y parvenir, seul le temps serait un facteur handicapant mais elle n’était pas obligée de dormir toutes les nuits et sa vie d’éternelle étudiante lui avait permis de développer une capacité à apprendre plus vite que la plupart des êtres intelligents qui peuplaient Isthéria. Elle n’en tirait aucune gloire mais plutôt s’en félicitait et n’hésitait jamais à en user tant la moindre connaissance, la moindre compétence lui paraissait toujours indispensable.

Elle tourna le visage songeur qu’Aerin connaissait si bien vers son assistante dévouée et haussa les sourcils d’argent pour signifier son étonnement admiratif de la voir si promptement revenir avec le fruit de sa mission. Elle lui rendit un sourire amusé en lui tendant l’ouvrage.

« De la part du seigneur Alastor… »

La conseillère prit précautionneusement l’ouvrage comme s’il venait de prendre une nouvelle valeur et était la source d’un nouvel étonnement. Depuis quand son garde du corps s’intéressait-il aux dialectes étrangers ? Le parler commun était déjà une source visible d’humiliation pour lui. Il n’était pas du genre à se pencher sur les langues minoritaires et exotique. Son seul regard à son assistance suffit à formuler son étonnement et déclencher la réponse d’Aerin.

« Un cadeau dont il n’est que trop ravi de se débarrasser. Je crois que vous pouvez les garder sans arrière-pensée. »

Elle caressa la couverture tannée de l’ouvrage. Son garde du corps ne cessait de la surprendre et même s’il ne s’était pas porté acquéreur de ce précis d’une langue étrangère, le fait qu’il ait échoué entre ses mains ne pouvait que la plonger une nouvelle fois dans la perplexité. Elle connaissait sa position sur les autres peuples d’Isthéria et pourtant après tous ces siècles, elle ne parvenait pas à cerner jusqu’où allait se xénophobie. Parfois elle la voyait comme extrême, et désireuse d’exterminer tout ce qui n’était pas Sylphide mais il était capable de se montrer clément envers eux. Evidemment ensuite, il arguait qu’il ne s’agissait là que d’obéir aux ordres. Ordres bénis s’ils parvenaient à endiguer son intolérance. Lors de leur rencontre, elle ne fut pas très éloignée de partager sa position. Il faut dire qu’elle venait de se faire agresser et menacer jusqu’à sa vie et sa désillusion sur l’harmonie possible entre tous les peuples qu’elle appelait de ses vœux en avait lourdement pâti. Grâce à lui elle avait en tout cas envoyé au loin ses considérations naïves que ses voyages n’avaient pas réussi à entamer. Ils avaient depuis partagé bien des voyages et bien des idées sans doute s’étaient-ils influencés mutuellement… Elle craignait parfois que l’emprise de son protecteur ne soit plus importante qu’elle ne le devrait. Elle était consciente que tout n’était pas faux dans son discours, mais elle ne parvenait pas à se défaire de ses idéaux forgés durant son premier siècle contre les autorités bien pensantes de Cimmérium. Petit à petit elle avait appris à équilibrer son écoute et l’acceptation des positions du guerrier de la légion blanche.

Mais le sujet n’était pas cette fois  à s’appesantir sur le Seigneur Alastor aussi proches puissent être les deux êtres. Elle sortit de ses considérations et se tourna vers son bureau, attira à elle une liasse du plus fin vélin et ouvrit à côté le livre qui était venu aussi vite à elle. Elle se plongea sans retenue dans l’étude cette nouvelle langue. Elle savait que le vocabulaire à lui seul lui prendrait de longs moments, mais ce n’était rien en comparaison de la structure et du fonctionnement de la langue. Conjugaison, grammaire et syntaxe mettraient du temps à devenir automatique.

Rapidement, les feuilles se noircirent sous les notes appliquées que la diplomate prenait. De temps à autre, elle se levait pour réciter et mémoriser des champs sémantiques ou des tournures rencontrées presque au hasard qui lui semblaient indispensables. Ses écrits à la main elle marchait lentement, comme une tragédienne apprenant son texte, de long en large de son bureau à sa fenêtre. Les yeux levés vers le plafond pour faire appel à sa mémoire lui donnaient un air inspiré dont elle n’était certes pas consciente. Au bout de trois heures de travail environ, elle était parvenue à un point où l’apprentissage sans confrontation directe à la langue devenait inutile voire contreproductif. Il faisait presque nuit et elle ne s’imaginait pas à cette heure demander à sa fidèle assistante d’aller encore une fois écumer les bibliothèques pour assouvir la soif de travail de la Dame Blanche. Elle allait devoir renoncer pour aujourd’hui, la fièvre qui l’avait prise après son succès au conseil, n’allait pas la quitter si aisément. Son prochain voyage lui occupait pleinement l’esprit et si la connaissance des langues devrait attendre, les aspects plus matériels prenaient le dessus et là Alastor prenait toute sa place. Elle sortit tout d’abord une carte du continent qu’elle examina brièvement avant de rouler soigneusement et de préparer de quoi prendre quelques notes à la volée si nécessaire. Tout était silencieux et calme. Elle sortit de ses quartiers pour descendre en direction de la demeure de son garde du corps.

Elle aurait pu prendre quoi éclairer son chemin à cette heure bleue mais il ne faisait pas encore nuit noir et elle connaissait l’itinéraire par cœur. La lumière filtrait d’une fenêtre non loin de la porte d’entrée, les quartiers privés du guerrier. Elle frappa doucement de ses phalanges repliées au creux de sa paume. Elle n’eut pas longtemps à attendre avant que l’huis ne s’ouvre sur son ami l’air grave qu’elle lui connaissait si bien au visage. Elle lui sourit sincèrement heureuse de retrouver le rude guerrier si différent d’elle mais avec qui, pourtant, elle avait tissé des liens de confiance dépassant ceux d’une personnalité à son garde du corps.

« Bonsoir, mon ami. Puis-je entrer malgré l’heure tardive ? Encore une fois je vais avoir besoin de vous dans les semaines et les mois à venir. Enfin, si la légion Blanche ne vous a déjà pressenti pour une mission… »

Toujours souriante, elle lui montra son plumier et sa carte toujours roulée étroitement dans sa main délicate comme pour les invoquer comme excuse et demander la permission d’entrer. Les façons de forcer les portes sans en avoir l’air étaient devenues une seconde nature chez elle. Le mélange d’innocence préservée et de sa détermination qui avait grandi au fil des siècles avait quelque chose de gentiment impérieux d’autant que ce soir elle ne doutait pas d’être accueillie par le Seigneur Alastor, son ami.
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Alastor

MessageSujet: Re: Autorisation   Sam 18 Fév - 5:22

Le Castel Astria sombrait peu à peu dans l’obscurité. À chaque heure passante, le cycle céleste se poursuivait et le jour céda progressivement sa place à la nuit. Avec retour des ténèbres sur la cité, tout bruit ambiant semblèrent de plus en plus lointain et le silence, lui, s’approchait à grand pas. Alors que la lumière devenait de plus en plus rare, le légionnaire alluma quelques bougies afin de poursuivre sa lecture. Il n’avait nullement redéposé le livre depuis le départ d’Aerin, sauf afin d’illuminer un peu la pièce, parcourant les pages de l’ouvrage se trouvant devant ses yeux chapitre après chapitre. Depuis quelques temps, Alastor s’était si peu abandonné à la littérature. Entre ses diverses obligations en tant que membre de la légion blanche, et ces propres études et ouvrages, celui n’avait pris aucun moment afin de simplement lire pour le plaisir. Il s’agissait ici d’un jour de répit, reposant son corps et esprit pour un bref moment.

Il dévorait chaque mots rédiger dans ce manuscrit, et à chaque lettre il revisitait le passé, revivait sa première lecture. Bien que ses prunelles eurent jadis le plaisir de lire chaque mots rédigés, un centenaire plus tard il se souvenait encore de nombreux passages, et d’autres venaient même le surprendre à nouveau. C’était tout comme s’il retrouvait un vieil ami avec qui il avait tant de souvenir communs, un ami qui semblait si différent sans pourtant l’être et cela tout simplement dû au fait que notre protagoniste était spirituellement plus matures. Certes, certains diront que ce cher Alastor n’a aucunement changé lors des derniers centenaires… qu’il est le même personnage stoïque et froid, comme il l’a été depuis la nuit des temps. D’autre possédant un œil un peu plus investigateur vous diront le contraire… qu’il a énormément changé, ce qui est certainement vrai.

Il avait tenté de chasser temporairement tout songe lié à la réunion du jour, mais après quelques pages, quelques strophes le tout lui revenait à l’esprit. Alors qu’il redécouvrait les mots n’ayant aucunement changé depuis sa dernière lecture, il observait de façon plus ou moins consciente la différence entre l’interprétation qu’il avait eue et celle du jour. Puis, avec cette observation le militaire songeait à l’opinion qu’il avait de la conseillère, car celle-ci avait elle aussi connu une évolution spirituel au fil des années.

Toute créature finira par changer si son intellect est suffisamment élever afin de s’élever au-dessus de l’instinct primitif. Son peuple a connu un nombre considérable de changement spirituel lors des dernières années… et encore plus depuis la première naissance physique du légionnaire et de nombreux changement sont à venir.

Alastor avait su demeurer muet suivant l’audience du jour, comme il l’avait régulièrement fait avec les précédentes. Son opinion était rarement sollicité lorsque le sujet est les politique étrangère, surement parce qu’elle est perçus comme déjà bien connu. Son dégoût envers les autres peuplades de notre monde est loin d’être un secret bien gardé, ni même unique à sa personne. Peu de Sylphides apprécie les diverses races d’Isthéria, pourtant ils continuent de les tolérer… les laisser prendre plus de place en cette terre à chaque jour.
Dame Ari’El, elle-même, semblait à première vue posséder aucun problème avec cela, souhaitant discuter avec les autres peuples, mais devait certainement posséder de plus grandes ambitions? Du moins c’est ce qu’espérait notre protagoniste. Ce dernier ne connaissait que peu de détails concernant les plans de la conseillère, mais il se doutait qu’ils allaient bientôt quitter la Cimmerium. Bien entendu, tout cela allait être sujet d’une discussion à venir… mais quand ? Le légionnaire ne se réservait aucunement le droit d’aborder la question nonchalamment avec elle, il devait avant tout conserver un certain professionnalisme.

Chassant les songes de son esprit, le légionnaire poursuivait donc sa lecture à la lumière des chandelles. Rien ne brisait le silence hormis le son qu’émettait le papier à chaque fois qu’il tournait une page. Rien ne rompait le calme sauf l’écho de quelques tocs à sa porte. À cette appel, il se leva, déposant le livre sur la table, puis fini par se diriger vers la porte. Qui pouvait-bien le visiter à une telle heure ? Aerin lui retournant le livre ? Calixte… étant tout simplement Calixte ? Il existait de nombreuses autres possibilités. Le rythme n’indiquait aucune panique… ce qui était toujours une bonne chose. Alastor s’approcha donc, posant sa mains sur la poignée, il ouvrit alors la lourde porte menant à ses quartiers pour découvrir de l’autre côté dame Ari’El. Il devait s’avouer un peu surpris, bien que son visage exprimait si peu l’émotion.
‘’Bonsoir, mon ami. Puis-je entrer malgré l’heure tardive ? Encore une fois je vais avoir besoin de vous dans les semaines et les mois à venir. Enfin, si la légion Blanche ne vous a déjà pressenti pour une mission…’’
Suivant la requête, le légionnaire ouvrit un peu plus la porte et céda le passage afin que la conseillère puisse librement entrer.

‘’Je suis toujours à votre service dame Ari’El… et cela peu importe l’heure et le jour, tout comme la légion est au service du conseil, entrez…’’ répliqua-t-il placidement

Il la laissa faire quelques pas à l’intérieur avant de refermer la porte derrière elle, puis s’adressa une seconde fois à son invité, conservant un ton sombre et serein.

‘’Si vous voulez bien me suivre jusqu’à mon bureau… ‘’

Il guida la conseillère dans ses modestes quartiers personnels. Elle n’avait jamais mis les pieds en ces lieux, du moins pas selon ses souvenirs… il faut dire que le légionnaire a si peu d’invité dans ses appartements. Il s’agissait d’un lieu pour lui seul avant tout, un lieu où son amour pour la culture et son coté militaire se retrouvaient en harmonie. Cheminant tranquillement jusqu’au bureau, il tira une chaise et invita la dame à prendre place.

‘’Je crois voir des cartes, si je me fie à votre discussion avec le conseil et votre récent intérêt pour les dialectes étrangers…. Je peux que supposer que vous souhaitez planifier l’itinéraire. ‘’

Alors que la dame prenait place, le légionnaire pris un moment afin d’allumer une bougie, illuminant un peu plus la pièce. L’idée de voyager ne lui déplaisait point, c’était interagir avec les vermines qui le dégoûtait. Si un voyage diplomatique était en vu, il devait s’attendre à faire des courbettes devant les peuples inférieurs afin de ne pas risquer de les offenser… une offense envers sa propre personne et son peuple. Toutefois, si tel était le désir de dame Ari’El, il se devait d’obéir! Il était toute oreille et attendait confirmation ou infirmation sur son hypothèse. Retournant au silence, il lui laissa l’opportunité de répliquer.


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Ari’El Miluiel


MessageSujet: Re: Autorisation   Sam 18 Fév - 12:38

Elle n’avait pas réussi à savoir si les paroles du garde du corps étaient sincères ou non. La neutralité du militaire était devenue une seconde nature chez lui et il était expert pour cacher ses émotions. Enfin, la plupart du temps. Elle ne l’avait pas côtoyé depuis tant d’années sans avoir débusqué chez lui les petits signes et les sujets à border pour s’insinuer dans les failles de sa carapace. Elle lui faisait confiance et cela valait bien tous les indices sur ses humeurs. Elle savait qu’il ne donnerait son avis que si l’ami était convoqué mais qu’en attendant seuls ceux relatifs à ses compétences professionnel émergeraient dans la conversation.

Elle jeta un regard alentours pour se faire une image de l’intérieur de son hôte. Aucun luxe, un rangement rigoureux, cela collait parfaitement avec le côté militaire et disons-le un peu rigide du personnage. La chaude lumière des bougies donnait un peu plus de chaleur et d’intimité à l’organisation quasi maniaque qui se dégageait de l’entrée. Même si cela pouvait paraître futile en cet instant, elle ne put s’empêcher de chercher quelque chose qui rappellerait une présence féminine mais n’en perçut aucune. Un pincement au cœur pour son ami vint un peu gâcher le plaisir de le retrouver. La réputation du guerrier n’était plus à faire à Cimmerium. Une réputation de loyauté, de professionnalisme et d’excellence, apparemment pas suffisante pour peupler sa vie d’autre chose que ses missions. Brièvement elle se rendit compte qu’ils n’avaient jamais abordé de sujet aussi intime tous les deux, en tout cas concernant le guerrier. Mais elle était là pour bien autre chose et répondit à l’invitation d’Alastor de le suivre dans son bureau. Là aussi, elle reconnut immédiatement la patte de son ami confirmant que ce dernier n’était pas qu’un bras armé mais aussi une âme en quête d’érudition. D’ailleurs pour tous les Sylphides c’était comme une nécessité. A des degrés divers il est vrai, mais que faire de son éternité si ce n’est apprendre à connaître le monde qu’elle leur fera traverser ? Elle plaquait un peu là sa façon de voir les choses et la vie en générale, mais se sentait fière des préoccupations de son ami.

Elle s’approcha de la table de travail du guerrier  et avisa l’ouvrage posé soigneusement, le marque page ruban glissé entre les pages d’environ le premier tiers de son épaisseur. Là aussi inutile de chercher une faille dans la façon de traiter les livres chez son ami. Seul le fait que recueil ne soit pas disposé les bords parallèles à ceux du bureau pouvait introduire une touche de laisser aller si elle pouvait s’exprimer ainsi alors qu’il s’agissait du seigneur Alastor… Elle laissa le bout de ses doigts diaphanes caresser le cuir de la couverture comme si elle en lisait ainsi les références. Elle devait admettre qu’elle l’avait déjà lu et qu’elle y avait descellé comme souvent ce soupçon d’obscurantisme qui l’avait poussée à quitter Cimmérium lors de son premier voyage. Elle culpabilisait toujours un peu d’utiliser ce terme à propos de son peuple qui passait tout de même pour le plus érudit d’Isthéria, cependant elle n’arrivait pas à sortir de son esprit même après tous ces siècles qu’un secret et des contrevérités courait quelque part enfoui dans une mémoire collective frelatée. Cela aussi faisait partie de ses motivations à courir le monde… Mais elle n’était pas là pour parler analyse des sources et relativité de la vérité. Elle posa sans attendre ses accessoires à côté du livre, mettant une touche de désordre tout relatif lui aussi en comparaison au rangement de la pièce.

C’est alors qu’il avait révélé son sujet de préoccupation. Sous couvert de déduction après la réunion du conseil. Une ride verticale s’était brièvement creusée entre ses deux yeux alors qu’il invitait habilement la conseillère à entrer dans le vif du sujet. Les échanges au sein du conseil ne devaient pas lui avoir plu et en particulier les positions de son amie devaient le contrarier au plus haut point. Elle devait bien avouer que leurs divergences de point de vue la chagrinaient également mais elle n’envisageait pas de changer ses projets et ses plans pour autant. Cela faisait partie de son intransigeance qui étonnait souvent au regard de son apparence fragile et douce. Elle se demandait parfois comment Alastor supportait ses positions et son inflexibilité. A sa connaissance, il était le seul avec peut être Kénian à ne pas souhaiter l’ostraciser du conseil. Elle avait de la chance d’avoir des soutiens peu nombreux mais influents… Elle fit celle qui n’avait rien remarqué et profita de l’entrée en matière pour dérouler la carte sur la table se servant du livre abandonné et de son plumier pour la maintenir étendue sur le plateau.

« On ne peut rien vous cacher mon amis. »

Elle ne l’avait pas regardé finissant de disposer la carte, signe de sa détermination et sa concentration déjà pour le sujet du jour. Elle finit cependant par s’asseoir sans attendre d’y être invité sur la chaise confortable bien que spartiate destinée aux invités qui ne devaient pas être légion en ce lieu. Elle n’éttendit pas que son interlocuteur prenne une place. Elle ne se formalisait pas que la haute stature du guerrier la domine. Elle prit cependant maintenant soin de croiser le regard de son ami avant de poursuivre, une main sur la carte, l’autre sur l’accoudoir.

« Nous avons deux destinations. Le Duché de Niveria et la capitale, Hespéria. »

Elle se garda bien d’avouer qu’elle avait pris la liberté d’envoyer ses missives avant d’avoir eu la permission officielle du conseil d’entreprendre son voyage. Au pire, elle en aurait été quitte pour décliner les réponses. Les Sylphide n’étaient pas à une mauvaise réputation près dans le monde extérieur. Y répondre de manière personnelle était aussi une option. Elle pouvait maintenant se féliciter du pari qu’elle avait fait, mais avait passé des semaines un peu tendues à préparer cette dernière réunion et à redouter un refus du conseil.

« Thimothée Mannus ne m’a pas encore fixé de date par contre nous sommes attendue début du mois prochain chez la duchesse. Nous ne devrons sans doute pas traîner mais vous serez meilleur juge. »

Elle sourit doucement pour confirmer qu’elle n’avait pas toutes les compétences en la matière et qu’elle s’en remettait à celles de son garde du corps. Elle poursuivit cependant manifestant en cela qu’elle avait des exigences et pensé aux conditions de leur déplacement.

« C’est un voyage officiel donc je dois faire honneur à Cimmérium. Les bagages peuvent être légers mais non nuls. En revanche ce n’est qu’une première approche et tout le continent ne doit pas être en ébullition parce que nous franchissons nos frontières ; Je souhaite donc que nous soyons discrets… »

Elle marqua une pause pour accueillir les éventuelles remarques mais le guerrier restait stoïque attendant qu’elle ait terminé. Elle poursuivit donc sans ambages.

« Je m’étais imaginé passer par le fleuve pour rejoindre Nivéria mais en cette saison les eaux doivent être grosses alors je suppose que nous affronterons la boue des chemins… »

Elle se tourna vers la carte pour dessiner du bout du doigt une ébauche d’itinéraire jusqu’à Nivéria puis jusqu’à Hespéria, jetant un coup d’œil pour évaluer les réactions de son guide.

« Je crois que j’ai fait le tour. Combien de temps vous pensez pour chaque étape ? Quand pourrions-nous partir ? Des remarques ?»

Il n’était pas difficile de comprendre que la conseillère avait hâte de se mettre en route. Les voyages lui manquaient, sa mission lui tenait à cœur, mais c’était la crainte de voir revenir le conseil sur son autorisation qui l’aiguillonnait le plus. Si cela ne tenait qu’à elle, elle partirait à l’aube, mais elle savait que c’était illusoire, qu’Alastor ne voudrait rien laisser au hasard. Elle attendit donc patiemment qu’il murisse sa réponse et lui en fasse part.


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Alastor

MessageSujet: Re: Autorisation   Ven 3 Mar - 3:21


L’ heure était tardive et cette visite impromptue fut pour Alastor for surprenante. Voilà qu’elle était venue le visiter afin de discuter de leur voyage à venir. Bien que le moment et l’heure de la visite était un peu inattendu, le sujet abordé était une chose à laquelle il s’attendait. Le légionnaire avait vu cette discussion venir depuis l’entretient du conseil. Le discours de la dame avait certes démontré un désir de créer un pont politique avec les autres peuplades, une chose pour laquelle tout bon diplomate préfère construire en personne. Certes, cela signifiait qu’il allait devoir fréquenter les vermines du monde pour un moment, mais tel était son devoir si tel était le désir de la conseillère.

L’une des plus grandes qualités du légionnaire était sa diligence, son grand respect pour les traditions faisait en sorte que la dame pouvait compter sur lui en tout temps. Bien qu’il honnisse les autres peuples, les jugeant comme étant inférieur, la fierté qu’il avait en son rôle au sein des siens faisait en sorte qu’il ne pouvait nullement refuser la requête qui s’en suivit. Le ton emprunté par la conseillère, le choix de mots de cette dernière démontrait clairement ses intentions et l’utilisation du ‘’Nous’’ ne pouvait que signifier qu’Alastor allait être activement impliqué. Il écouta donc attentivement les paroles de celle-ci alors qu’elle évoquait leurs destinations.

Le regard de notre protagoniste se posa alors sur la carte qu’elle avait déroulée sur la table. Alors qu’il penchait sa tête légèrement vers le bas, une longue mèche se glissa sur sa joue, puis devant lui. La poussant d’un geste gracieux, il releva légèrement le menton afin de lancer un regard sur Ari’El. Elle lui annonçait ici son plan les quelques détails de leur voyage, mais n’était pas ici sans questions. Elle ne cherchait pas ici seulement à annoncer la nouvelle au militaire, mais un peu de soutient pour la planification, souhaitant un peu puiser dans l’expertise de notre protagoniste.

Il est vrai qu’il avait grandement voyagé lors des jours plus anciens, mais il n’avait pas mis les pieds bien loin depuis des années sauf pour quelques exceptions. Celui-ci pouvait difficilement se définir comme le spécialiste en la matière, néanmoins il allait offrir son avis si celui-ci était demandé. Retournant à la carte, il pointa d’abord leur cité, puis commença à tracer un trajet avec son indexe tout en offrant réplique.

‘’Si vous souhaitez vous rendre au Duché de Nivéria, comme vous l’avez dit, le fleuve n’est pas la meilleur option… je propose de couper à travers les montagnes, il nous est possible d’emprunter les grandes routes jusqu’à ce qu’on soit à la frontière’’ termina-t-il en posant son droit à l’endroit où les terres se rencontraient.

Observant un peu plus la carte, il cherchait à repérer le meilleur chemin à emprunter pour se rendre à leur destination. Alastor étudia donc celle-ci retournant à son silence. Il songeait à cela ainsi qu’à la question additionnel de la dame. Elle lui avait demandé un estimé de temps, mais à cela il devait avouer ne point posséder une réponse exacte, toutefois il offrit réplique.

‘’Cela prendra environ une semaine d’ici à la destination, cela dépend toutefois du temps qu’il fera, car en cette saison les routes sont capricieuse… puis nous ne souhaitons pas trop prendre de raccourci afin d’éviter les problèmes… et les routes principales tant qu’à elles annonceront trop notre présences’’ Faisant glisser sont doigt un peu plus ‘’Je propose de prendre celle-ci… mais il y aura quelques déviation cet embranchement’’ poursuivit-il en indiquant la route alternative à prendre ‘’ Si ma mémoire est bonne, vous serez au duché en environ une semaine’’ Il termina ainsi avant de se redresser.

Il y avait bien plus que le choix de la route, les bagages que devait transporter le cortège pour un tel voyage était tout aussi important. Provision et autre bien matériel, cette excursion avec la conseillère allait être un peu plus compliquée, car elle avait de nombreux besoin qui ne facilitaient point la légèreté. Devenu un peu plus songeur, il prit un moment avant de poursuivre.

‘’De la frontière jusqu’au duché il faut une monture de plus, mais il est important d’apporter que ce qui est nécessaire afin de ne point surcharger la bête… ou attirer trop l’attention. Afin d’accélérer les choses il est possible de diviser la charge sur deux ou trois monture jusqu’à la frontière… la bête additionnel pourra être ramené à la cité par la suite… en ce qui concerne les délais, le plus tôt serait après demain à l’aube afin d’être reposé et débuter les préparatifs… ‘’

Il n’était point charmé à l’idée de voyager et de devoir faire les courbettes devant la vermine, mais cela était son devoir. Accompagner la dame n’était aucunement un problème… la compagnie à venir tant qu’à elle, c’est une toute autre histoire. Ses propositions faite, il n’avait qu’à attendre pour l’accord de dame Ari’El. Si elle souhaitait entamer le voyage rapidement, le délai évoqué pour le départ était le meilleur qu’il pouvait lui offrir. Partir à l’aube ne leur offrait nul repo et avec un délai si court, les risques augmentaient énormément. Posant son regard sur la noble dame, il attendait la réplique patiemment.





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Ari’El Miluiel


MessageSujet: Re: Autorisation   Sam 4 Mar - 13:37

La jeune femme ne se faisait gère de souci quant-à la réponse de son garde du corps. C’était avant tout un militaire habitué à faire passer les ordres avant ses convictions propres et leur amitié accroissait encore la confiance qu’elle avait en lui. Elle se réjouissait de cette relation autant qu’elle en était souvent étonnée. Alastor était un peur produit des traditions Sylphides et s’il avait été conseiller en face d’elle lors du débat du jour, elle se serait attendue à la voir rallier le camp opposé. De son côté la conseillère, malgré sa position au sein de son peuple et du conseil faisait presque figure de révolutionnaire, le vilain petit canard. Sans doute au début avait-elle gagné ses galons de conseillère en tant que douce rêveuse que l’on pourrait facilement manipuler en cout cas c’est comme cela qu’elle percevait parfois les choses, et puis elle avait assis ses positions et avait montré la vivacité de ses opinions prouvant à chacun qu’elle était capable d’entendre les arguments de chacun mais n’ayant pas peu d’affirmer les siens. Elle avait aussi eu la patience de mener une politique patiente de persuasion et d’exposition de son travail et de sa fiabilité. Malgré des théories rejetées par la plupart des conseillers, personne ne pouvait prétendre qu’elle voulait causer la ruine de Cimmérium qu’elle bradait l’héritage de son peuple ou voulait sa perte. Pas une fois en tout cas elle n’avait senti de suspicion à l’égard de sa loyauté. L’oreille de Kenian qu’elle avait su petit à petit s’attacher en était peut être là la garante. Elle continuait à paraître un peu tendre à vouloir concéder des qualités et un intérêt aux autres peuples, mais son travail et son intégrité n’était plus mis en doute au grand dam d’une minorité qui se serait bien passé de ce trublion.

Ceux qui avaient eu  le courage de lui poser la question sur cet engagement incompréhensible pour la plupart des Sylphides, recevaient tous la même réponse. Elle était d’un naturel optimiste et ne concevait pas que les choses existent sans qu’il y ait une raison profonde. Après tout, les autres peuples avaient survécu malgré toutes les tares indiscutables qui les débilisaient et aucun n’avait tenté de nuire aux Sylphides et s’ils faisaient la plu part du temps leur perte, peut être les habitant de la cité céleste pouvaient –ils jouer un rôle dans leur évolution et vers une plus grande harmonie. A terme, elle ne doutait pas que ces autres espèces ne soient à jamais reconnaissantes et désireuses de vivre en paix avec les Sylphides. Ce qu’elle gardait par devers elle était le soupçon qui était né en elle dans le premier siècle de ses études d’une vérité cachée et sans doute honteuse concernant les relations de son peuple avec les autres, quelque chose de l’ordre de la manipulation de la vérité qu’elle n’avait encore pas touché du doigt mais dont le sentiment ne l’avait pas quittée, malgré les désillusions que son voyage de découverte des habitants du reste du continent avait fait naître parfois en elle. C’était bien parce qu’elle pouvait voir les défauts de chaque espèce qu’elle pouvait être crédible lorsqu’elle défendait son point de vue.

Elle attendait de son garde du corps qu’il lui donne son avis et elle savait que malgré ses réticences à sortir des frontière et de croise la route des peuples qu’il considérait comme inférieur, il se montrerait des plus coopératifs. Après tout, leur rencontre s’était déroulée en plein périple et il avait su lui montrer toutes ses compétences en matière de choix et de stratégie en matière militaire mais dans les voyages également. C’est donc avec attention qu’elle écouta son avis.

« Par la montagne ? Si vous ne craignez pas que nous restions bloqués coincés par des chutes de neige tardives… Nous passerons par la montagne. »

Elle regarda progresser la réflexion du guerrier  sur son visage et en suivant son regard et son doigt sur la carte. Elle était ravie de mettre son voyage entre les mains de quelqu’un qui ne prenait pas de décision à la légère et qui prenait le temps de la réflexion avant de s’engager dans une direction. D’autant qu’elle avait déjà pu constater qu’en cas d’urgence il était capable de réagir à bon escient. Elle avait vu le regard désapprobateur de son assistante lorsqu’elle lui avait dévoilé son projet. Ne se faire escorter que d’un guerrier, fût-il le Seigneur Alastor était à ses yeux bien imprudent ! Mais outre le fait que Cimmérium ne lui laissait pas beaucoup de marge de manœuvre quant-à l’organisation de son périple, limitant les moyens militaires et logistiques, elle avait une totale confiance en son ami.

« Une semaine ? Ce sera parfait. »

Elle regarda sa haute stature, même pour un Sylphide prendre la raideur d’un militaire qui avait fini son rapport et attendait confirmation que les options avaient bien été déterminées et que l’action pouvait être engagée. Pourtant, des détails emblaient encore le préoccuper et elle attendit patiemment qu’il puisse formuler ses inquiétudes. Elle haussa simplement l’arc de ses sourcils interrogateurs pour l’inviter à s’exprimer.

« Et bien nous ferons ainsi. Dans deux jours à l’aube. Est-ce que je peux vous confier la préparation logistique de ce voyage ? Les moyens alloués par le conseil ne couvriront peut être pas tous les frais, je complèterai de ma cassette personnelle. Dites-loi si besoin est de combien nous aurons besoin. »

Elle lui sourit doucement.

« Je suis pressée de partir il est vrai, mais c'est plus de l'impatience. Sachez en outre que je n’aurais pas fait le voyage avec une autre escorte que vous. Je souhaite que cette mission ne vous pèse pas trop et vous aurez bien sûr toute latitude pour me faire part de vos remarques et de vos conseils. »

Elle redevint un peu plus grave avant de poursuivre.

« Vous devez bien vous attendre à ce que je ne les suive pas tous, mais ils me seront toujours précieux et mes choix ne seront jamais dirigés contre vous. »

Son sourire lui revint un peu pour finir.

« Nous nous connaissons depuis assez longtemps pour que vous n’en doutiez pas. »

Dans ses yeux avaient défilé tous les souvenirs de voyages et de missions communes qu’ils avaient en commun ainsi que les discussion informelles parfois enflammées même si le guerrier se montrait souvent plus avare en paroles que la conseillère. Elle avait souvent l’impression qu’il préférait souvent se refermer que de poursuivre des débats dans lesquels il voyait qu’il ne pourrait pas convaincre son amie. La voyait-il aussi comme une douce rêveuse comme beaucoup ? Il avait beau faire partie de son premier cercle, certaines réponses sur lui restaient un mystère qu’elle n’osait élucider, elle qui ne supportait pas les questions sans réponse.

L’entretien avait donc dépassé le simple préparatif de voyage aussi commença-t-elle à enrouler la carte et à rassembler ses affaires qui n’avaient pas servi, les choses s’étant déroulées bien plus simplement qu’un tel voyage pouvait le laisser penser.


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Alastor

MessageSujet: Re: Autorisation   Jeu 30 Mar - 4:22


D emain allait être une longue journée et cela le légionnaire le savait que trop bien. En cette soirée la dame l’avait approchée afin d’entamer les préparatifs pour le voyage à venir. La discussion fut toutefois brève, et le duo su s’en tenir à l’important pour le moment. Certes, le simple fait qu’elle lui confiait ici la plupart des détails avait en soi su réduire la durée de l’échange. La dame lui avait demandé une route vers la destination désirée et il avait su offrir réponse à la demande. Bien entendu les choses allaient être en soit un peu plus complexe que mentionné en ce moment, les préparatifs et les détails de leur itinéraire devait encore être dessinés, planifier, repenser et redessiné à chaque possible problèmes. Il n’y avait rien de simple à entreprendre un tel voyage, cela la dame en était tout aussi consciente que le légionnaire.

Les premières suggestions d’itinéraires proposés par Alastor semblèrent soulever certaines inquiétudes auprès de la conseillère. Le passage se trouvant à travers les montagnes était certes risqués surtout en cette période de l’année, mais ce choix de route avait ses raisons. Il avait pesé le pour et le contre, les délais et les contraintes qui lui avaient été imposés. Lorsque la dame fit part de ses inquiétudes, il en fit de son devoir de la rassurer concernant cette suggestion.

‘’Les montagnes et le choix le plus logique malgré ses risques. La route maritime nous est bloqué dû à la glace, le passage vers l’Ouest’’
Poursuivit-il en indiquant les terres d’Argyrei
‘’Offrent certes une route légèrement plus sûre, mais nettement plus longue… si vous n’avez aucune contrainte à prolonger le voyage d’une à deux semaines…en ce temps de l’année, les risques d’éboulement sont présent, mais avec une troupe réduite il est plus facile de naviguer sans surélever les risques ‘’

Il y avait des risques, mais il y avait aussi une forte réduction au niveau du temps requis afin de rejoindre la destination. Alastor aurait certes préféré la longue route, voir même attendre un peu plus tard jusqu’à Mirios afin d’entamer le voyage, mais étant bien conscient du désir que possédait la conseillère de mener à terme ce voyage diplomatique, il dû trouver une solution et puis une semaine semblait plaire à dame Ari’El, du moins c’est ce qu’il crut comprendre face à la réaction de cette dernière.

‘’Vous m’honorez par la confiance que vous m’accordez, n’ayant nul crainte je m’occupe des préparatifs logistique… des arrangements seront fait afin que monture et biens nécessaires soient disponibles pour le départ… concernant les fonds, je saurais faire avec ce que nous avons en main…’’

Il fit alors une pause écoutant les derniers commentaires concernant les attentes relationnels, et puis répliqua.
‘’Mes conseils vous seront fournis que si requis ou jugé d’une nécessité absolu dame Ari’El, toutefois si je peux me le permettre je vais devoir vous demander d’être consciencieuse lorsque vous allez faire vos préparatif et vos bagage pour ce voyage, recommandant que le nécessaire et éviter toute extravagance si possible.’’

Alastor était certes doués afin de bien organiser et minimaliser l’espace prise par toute chose, ses appartements en étaient l’exemple même. Toutefois, contrairement aux étagères, un cheval doit se déplacer et le poids du cargo affecte grandement sa santé et ses mouvements. Son conseil n’avait aucunement pour but d’offenser ou de se démontrer dominant envers la conseillère. Le tout avait simplement pour but d’offrir le meilleur support à celle-ci.

‘’ Si dame Ari’El le veux bien, je vais finaliser notre itinéraire ce soir afin de consacrer mon temps dès l’aube à communiquer et organiser tout ce qui nous sera nécessaire pour cette affaire.’’

Cette dernière phrase pouvait certes sembler être une requête de sa part, demandant à la conseillère de quitter ses appartements afin qu’il puisse entamer les préparatifs. Toutefois, si elle avait pour désir de discuter plus amplement, de lui faire part de ces soucis, il était dans l’obligation d’offrir le soutien nécessaire.





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Ari’El Miluiel


MessageSujet: Re: Autorisation   Mer 19 Avr - 18:09

La conseillère savait gré de son efficacité à son ami et garde du corps. Il savait mieux que quiconque répondre à ses demandes même les plus étonnantes mêmes à celles qu’il désapprouvait. C’était bien à cela que le reconnaissait les amis fidèles tels que le Seigneur Alastor. Elle savait par contre qu’il ne manquerait pas de lui lui signifier les erreurs qu’elle pouvait commettre afin de lui permettre d’atteindre ce qu’elle s’était fixée. Si son voyage devait pâtir d’une mauvaise appréciation d’un paramètre ou un autre, elle savait qu’elle pouvait compter sur son esprit critique pour lui en faire part. C’était aussi à cela que tenait leur amitié. Les premiers temps de leur rencontre n’avaient pas forcément été de tout repos pour les deux Sylphides. Lui n’avait pas l’habitude qu’on lui tienne tête dans les choix de stratégie ni même dans sa vision du monde et elle de son côté ne renonçait jamais à moins qu’on lui prouve qu’elle se trompait. Elle ne cherchait jamais non plus l’affrontement direct avec les gens ce qui sans doute avait émoussé la colère qui faisait une partie de la nature de celui qui allait devenir son plus indéfectible ami. Elle n’avait jamais vraiment essayé de le convaincre de quoi que ce soit ni même de lui donner des leçons ou de juger ses positions. Lui agissait comme un protecteur de son peuple en toute occasion et elle l’en remerciait non pas en tant que Sylphide mais en tant que personne reconnaissante. Elle savait combien de fois il l’avait sortie de mauvais pas que ce soit face à des membres d’autres communautés mais aussi d’animaux trop dangereux pour être mis en fuite avec son seul bâton. De son côté, elle supposait qu’il avait trouvé quelques qualités en sa personne pour être resté tous ces siècles à ses côtés.

Leur histoire suffisait la plupart du temps à clore les échanges. Elle savait que si ses remarques recevaient un argument contraire, il n’était pas utile de de s’inquiéter outre mesure. Les choses seraient faites, et bien faites. En l’espèce, l’itinéraire choisi serait le meilleur ou tout au moins le moins mauvais étant donné la saison. L’expérience de son guide lui avait permis de comprendre rapidement la demande de la conseillère et d’immédiatement anticiper ce que cette mission requérait. Elle faisait confiance dans son sérieux pour éventuellement changer d’avis ou faire évoluer sa position si des éléments nouveaux venaient à faire irruption dans les préparatifs ou même durant le voyage. Il n’était pas du genre à s’entêter au risque de faire échouer une mission qui lui était confiée.

Elle suivit des yeux sur la carte les indications d’Alastor ainsi que ses explications avant de le regarder bien en face le visage sérieux.

« Très bien. Nous ferons donc ainsi. Je suis de toute façon en de bonnes mains en votre compagnie. Je vous connais assez…»

Elle esquissa un petit sourie complice avant de poursuivre.

« … pour savoir que si une personne mérite ma confiance c’est bien vous. »

De son côté, bien aise de partir rapidement savait qu’elle avait encore du travail afin de rassembler des papiers, des documents officiels, vérifier et vérifier encore qu’elle n’avait rien oublié telle que la lettre de mission du grand maître du conseil,  celle qui ferait foi de sa démarche si cela s’avérait nécessaire. Les deux voyageurs n’avaient donc pas de temps à gaspiller en d’inutiles palabres. Aussi fut elle plus que satisfaite de pouvoir s’en remettre à son garde du corps pour tout ce qui était intendance du voyage. Ainsi pouvait-elle se consacrer pleinement à sa tâche qu’elle comptait remplir avec toute la compétence nécessaire. C’est donc le cœur léger qu’elle commença à rassembler ses affaires parmi lesquelles ses notes inexistantes tant elle s’en remettait au bon jugement de son guide.

Elle haussa les sourcils d’un étonnement amusé.

« Extravagance ? Non pas. La fille un peu folle que vous avez sauvés de ses imprudence il y a près de eux cents ans a bien changé. Ne vous inquiétez pas. Je ne prendrai que le strict nécessaire dont une mission diplomatique pourra se satisfaire. »

Son sourire si rare illumina son visage en même temps qu’elle poursuivait se demandant comment cela serait pris par le guide.

« Vous serez autorisé à ouvrir mes paquets afin de vérifier que rien de superflu ne les encombre.
Mais vous avez raison, tout cela demande du travail et j’ai moi-même à faire. Je reste à votre disposition si d’autres éléments venaient à vous manquer, mais au plus tard nous nous retrouverons après demain à l’aube pour le départ.»


Elle était déjà debout et prit quelques secondes pour présenter son visage satisfait au guerrier.

« Très bonne nuit mon ami. »

Sans hâte elle rentra donc chez elle. La nuit était maintenant profonde et elle ne croisa personne. Son assistante était partie et elle se coucha seule et apaisée. Une première étape de son voyage était comme accomplie même si elle n’était pas encore partie.

La journée qui précéda le départ fut occupée aux préparatifs de dernière minute. Elle défit plusieurs fois ses paquets pour s’assurer qu’elle n’avait pas fait preuve d’extravagance avant de les faire porter sur le lieu de départ non loin des écuries et des portes de la ville. Elle s’amusait assez que cet adjectif dont elle ne pensait pas pouvoir être affublée la fasse autant réagir et se pencher sur son attitude.

La dernière nuit fut assez agitée. La perspective du départ imminent ne lui laissa que peu le loisir de céder au sommeil et ce fut sans effort qu’elle se présenta à l’heure juste avant les premiers rayons du soleil aux abords de la porte de la cité. Alastor l’y attendait pourtant déjà auprès des montures. Elle vit qu’il détaillait sa tenue et le salua en attendant un éventuel verdict. Elle avait revêtu une tenue propice à la monte recouverte d’une ample cape de voyage d’un élégant écru. Elle avait en effet pris en compte les vicissitudes du voyage et avait concédé cette entorse à son goût pour le blanc dont elle se vêtait en général et lui avait valu son surnom. Aucun bijou hormis un camée bleu qui servait de fibule à sa cape. Les quelques-uns qu’elle emportait pour paraître dignement auprès des personnages qu’elle allait rencontrer étaient entreposés dans une petite cassette dont elle se demandait si elle la trouverait au milieu du reste des bagages. Elle s’approcha de la monture qui visiblement lui était destinée tout regardant le visage de son guide attendant son verdict. Lorsque sa main se posa sur les rênes, elle sentit une nouvelle impatience la saisir.

« Bonjour mon ami. Sommes-nous prêts ? »


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