Children of the Sea

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 Children of the Sea

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Fenris Skirnir
MessageSujet: Children of the Sea   Dim 9 Juil - 3:30

Chapitre XI: Children of the Sea

Acte I: Captains, old and new


La fumée quitta ses lèvres en un nuage épais, soufflé vers le ciel. Fenris resserra le col de son manteau autour de sa nuque dans une vaine tentative de garder un peu de chaleur. Finalement il laissa tomber son mégot à terre et l'écrasa proprement sous son talon avant de baisser la tête pour entrer dans un bâtiment érodé par les vents Cimmériens. Comme l'indiquait l'enseigne usée, c'était un des principaux comptoirs de la Compagnie des Eaux Dorées, un lieu où se croisaient marchands étrangers, capitaines de tous horizons, mercenaires à la recherche de travail et autres agents commerciaux.

Pour sa part Fenris comptait simplement rendre son rapport et prendre la tangente le plus rapidement possible. Ce n'est pas qu'il n'apprécie pas travailler directement avec la Compagnie. En fait c'était un boulot réglo, plutôt stable, qui ne lui avait pas causé de soucis avec son employeur si ce n'est une entorse à quelques procédures adoptées post-guerre, des changements dont il n'avait pas été mis au courant au préalable. Rien de très grave puisqu'il avait pu réparer son erreur en quelques explications et une paire de formulaires à remplir.
Néanmoins il tenait à sa liberté de mouvement et son indépendance envers les organismes majeurs. Ne pas avoir d'attaches avait l'avantage de lui laisser des portes ouvertes un peu partout sans contrarier personne, par conséquent à moins d'une nouvelle offre capable de pulvériser ses honoraires habituels, il était peu probable qu'il reste en ville. Plus maintenant que la situation politique semblait enfin trouver une certaine accalmie, et que les gens qui lui étaient chers n'étaient plus en danger.

Retirant son chapeau, Fen se dirigea vers la réception où un employé discutait avec le commissaire. Attendant patiemment qu'ils aient terminé, il se fit aborder par deux visages familiers. Un yorka bâti comme une armoire à glace et un terran dans la quarantaine, avec des manières distinguées et un sourire de bon vivant. Une vieille connaissance parmi la noblesse Eridanienne.


« Hé Skirnir, te revoilà! J'ai cru que je te verrais pas avant de partir demain. » Il lisse son outrageuse moustache du bout des doigts, ses yeux noisette brillants d'excitation.
« Finley, t'as donc fini par trouver ton chemin de sous la table. T'as enfin décuvé ton rhum ? »
« Il fermente encore, mais l'équipage m'attend. »
« Heureusement que c'est Javik aux commandes. Long cours, cette fois ? »
« Ouais, un chargement pour les Criques. »
« Sacrée trotte. Fais moi signe quand tu rentres, tu me dois encore trois tournées. » Un rire rauque monta dans sa gorge.
« J'en ai parié qu'une seule, Skirnir. J'étais ivre, pas fou. »

Le lhurgoyf eut du mal à contenir son hilarité et pouffa allégrement devant son ami, aucun d'eux ne prenant au sérieux ce genre de plaisanteries. C'était monnaie courante entre eux, et encore ce n'était là qu'un pari sans conséquence plutôt que ces vieux canulars dont ils avaient le secret. Quelques tapes dans le dos et autres blagues plus tard Fenris repéra le commissaire du coin de l’œil et le salua d'un signe de tête.

« Z'avez un moment pour moi, m'sieur ? J'ai des papiers à faire signer. »
« J'ai terminé, oui. Venez suivez-moi, faut qu'on discute en privé et j'ai quelqu'un à vous présenter. »

Cette formalité presque militaire lui plaisait pas trop, cependant quelque chose dans le sérieux de son vis-a-vis avait attisé sa curiosité. Il empestait l'inquiétude et la nervosité, ce qui signifiait  que quelque chose d'inhabituel se passait en coulisses. De mauvaises nouvelles ? Son boulot s'était déroulé sans encombres, aussi il était peu probable que ce soit la raison de son malaise. Et qui pourrait-on bien vouloir lui faire rencontrer, alors qu'il travaillait principalement en solo ?
Talonnant le commissaire dans les couloirs, Fenris le suivit silencieusement jusque dans son bureau, papiers à la main. Une fois encore il baissa la tête pour ne pas se cogner contre le cadre, mais il se figea tout à coup en relevant le regard. L'homme bien habillé qui les attendait devant la fenêtre était la dernière personne qu'il s'attendait à croiser ici, parmi les petites gens. Fen ne le connaissait pas personnellement malgré le fait qu'ils se soient croisés pendant les conseils de guerre, avant la bataille navale contre Phelgra. Cependant il ne pourrait confondre ce visage avec un autre. Omério Valembrun lui-même. Oh, merde...
D'un signe de tête tendu, il murmura un 'bonjour' un peu maladroit. Dame Fortune et ses surprises...


« M'sieur, vous vouliez me voir ? »





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Omério Valembrun
MessageSujet: Re: Children of the Sea   Mar 8 Aoû - 23:51

Spoiler:
 

Bellicio félicita son partenaire de jeu. Sur la petite table ronde qui trônait au centre de la large pièce était restée figée la défaite de ce dernier à leur jeu préféré, les échecs. C'était leur rituel : quand le Commandeur mouillait l'ancre sur le continent glacé, Bellicio lui rendait une visite de courtoisie, armé d'une bouteille du plus excellent domaine et de son infinie et vaine patience, parce qu'Omério ne perdait jamais aux échecs. C'était néanmoins le moment propice pour prendre des nouvelles, comme le font tout bons amis, mais aussi pour ajuster le cap de leurs relations diplomatiques. La bonne entente des deux hommes était assurée, mais leurs intérêts nécessitaient parfois d'être exprimés clairement pour que leur cohésion soit maintenue.

Pour l'occasion, l'héritier Valembrun s'était vêtu des habits les plus chauds, mais aussi les plus nobles de sa garde-robe. Il tenait à honorer son hôte et s'était donc paré des couleurs de la capitale. C'était un soin qui lui était coutumier, mais en l’occurrence, il était aussi intéressé. Il venait en effet de demander à son ami d'enfance une liste de noms, des hommes ou des femmes qui pourraient l'accompagner dans une chasse au trésor à la Cité Céleste. Omério avait bien sûr confiance en la compétence de ses hommes - sur mer - mais c'était de l'aide d'aventuriers expérimentés dont il avait besoin. Expérimentés sur terre. Et voilà qui tombait bien, l'un des noms que s'apprêtait à lui donner le Maire de Hellas venait de se présenter à la porte de son bureau, accompagné par le commissaire du port qui salua les deux hommes.

— "Dame Fortune et ses surprises..." ironisa Bellicio. Voilà l'homme auquel je pensais, avant même avoir entamé une liste ! Vous êtes efficace, commissaire. Omério, je te ferai parvenir d'autres noms sous peu. En attendant, je dois te quitter, des affaires pressantes m'attendent. J'espère avoir l'occasion de te revoir avant ton départ. Sinon, que les vents te soient favorables. En attendant, bon séjour à Hellas mon ami.

Le Maire gratifia le nouveau venu d'un regard malicieux, tandis qu'il quittait son ami d'enfance et le Comptoir de la Compagnie. Le commissaire avait certainement fait part de sa satisfaction à l'égard du travail de Fenris à Bellicio, lequel était connu pour l'attention particulière qu'il portait aux affaires du port. Ce dernier pris congé après avoir salué le Commandeur, et referma la porte derrière lui. Laissant seuls les deux hommes.

— Soyez le bienvenu. Et ne soyez pas inquiet, vous n'avez rien à vous reprocher. J'ai simplement fait part au commissaire de mon désir de rassembler des hommes de valeur, pour une quête que je compte entreprendre. Je vous en prie, installez-vous.

Omério indiqua un imposant fauteuil faisant face à une table basse sur laquelle étaient disposées une bouteille de rhum de marque ainsi que des verreries et des glaçons. Il prit place face à son interlocuteur et entreprit de lui servir lui-même un verre, qu'il lui tendit par la suite. Puis il sortit un étui à cigares qu'il ouvrit face à Fenris, qu'il interrogea du regard, se demandant s'il fumait lui aussi le cigare. Un cendrier sculpté avait été disposé sur la table, où ils pourraient déposer les cendres. Le Commandeur reprit enfin, plantant son regard stoïque et assuré dans celui du vieux loup de mer.

— J'ai demandé au Maire ainsi qu'au Commissaire des hommes de confiance et de valeur. Et vous voilà. Mais je n'ai pas besoin de cela pour me convaincre de votre valeur, car je vous reconnait. Nous nous sommes déjà vus, à l'occasion des derniers conseils de guerre. Les temps n'étaient pas propices à une rencontre en bonne et due forme, il est temps d'y remédier... Qu'en pensez-vous ?

Le Commandeur tira quelques longs traits sur son cigare, lequel libéra une épaisse fumée parfumée, dans laquelle dansaient les reflets des flammes crépitant doucement dans l'âtre de la cheminée, diffusant sa douche chaleur non loin des deux hommes. Il observait Fenris avec un regard impassible mais profond, typique des Valembrun. Il était impossible de savoir à quoi pensait le capitaine du Midas. Il reprit après avoir savouré une gorgée du rhum cimmérien.

— Je suis un homme patient mais vous n'êtes pas forcés de l'être vous-même, voilà pourquoi je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps. Alors voici sans plus tarder ma proposition : je souhaite vous embaucher. Pour une durée limitée, le temps d'un voyage à la Cité Céleste, ce mois-ci. Vous feriez équipe avec deux, ou trois autres personnes, et moi-même. L'objectif est simple, il s'agit de trouver et de récupérer un artefact, à propos duquel je vous livrerai de plus amples détails si vous acceptez le contrat. C'est davantage une mission d'escorte qu'une véritable expédition en terrain dangereux. J'ai simplement besoin d'hommes d'expérience, et de confiance. Et, cela va de soi, vous serez bien rémunérés.

Sur ces mots, Omério chercha dans la poche intérieure de son veston de fourrure une bourse pleine qu'il lança à Fenris. Elle était remplie de dias.

— Considérez cette somme comme un premier versement. Si vous en êtes, vous en percevrez le triple à l'issu de la mission. Sinon, considérez-la comme un dédommagement pour le temps que je vous aurai fait perdre. Parlez franchement, Fenris Skirnir.

Visiblement, le Commandeur savait ce qu'il voulait. Il avait mûrit les détails de la mission en amont, et les distillait avec sagesse à l'égard de celui qu'il comptait recruter. Et pour ce faire, tous les moyens étaient bons - le meilleur restant l'appel du gain.
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: Children of the Sea   Mar 5 Sep - 19:11

Chapitre XI: Children of the Sea

Acte II: Smoke and Mirrors


Fenris était resté là où on lui avait fait signer de se mettre à droite de l'entrée, son chapeau dans les mains, plutôt pataud. Malgré son don à bien s'entendre avec des gens de tous horizons il se faisait parfois l'effet d'un animal marin à qui il coûtait beaucoup de retrouver son équilibre sur terre. Surtout quand il se retrouvait soudainement précipité la tête la première en face de hauts placés et autres officiers de l'armée. Or sa mémoire avait le don de ne jamais lui faire défaut.
Réalisant que l'autre invité du capitaine du Midas était le maire, Fen réitéra son signe de tête en guise de bonjour. Se demandant sérieusement pourquoi on lui avait fait signe de venir en pareilles circonstances, le borgne s'interrogea sur ce qui pouvait réunir ces deux hommes dont l'amitié n'était pas vraiment un secret. Quitte à s'entretenir ils auraient pu choisir un cadre moins strict ou professionnel... à moins sans doute que le sujet de l'entretien ne soit pas de nature privée.

De derrière son cache-œil Fen observa la scène en silence, satisfaisant sa curiosité grandissante de quelques vagues éléments de réponse et d'une grande imagination. Néanmoins il n'eut guère l'occasion de faire marcher son esprit de déduction plus longtemps car le maire mit fin à sa visite et prit rapidement congé. En un sens ce n'était pas plus mal et son absence sembla alléger l'ambiance de la moitié de son poids... Du moins du point de vue d'un étranger qui ne savait pas du tout à quoi s'attendre.
Se poussant dans un coin de la pièce pour ne pas gêner le passage, Fenris soupira patiemment en attendant son tour d'être reçu. D'un autre côté cette rencontre -quoique fortuite- avait l'air de susciter un certain amusement chez Omério, qui guettait derrière son bureau tel un félin alangui de surprises. Un drôle de gars que celui-là, tiens. Toujours sérieux et plein de dignité en public, propre sur lui et pourtant assez versatile que pour s'adapter à la plupart des situations sans jamais perdre son sang-froid. C'est grâce à cette versatilité qu'il avait construit l'empire commercial qu'était devenue la Compagnie des Eaux Dorées et cela au moins inspirait le respect, indépendamment de son tempérament individuel. En fait c'était fort intéressant de rencontrer en personne quelqu'un dont il avait lointainement suivi le parcours au gré des décennies...
Calmement Fenris prit une grande inspiration et s'avança, un léger sourire aux lèvres. Son œil unique recouvrait son éclat habituel alors qu'il prit place, son chapeau sur les genoux. Son parler et sa posture changèrent en calque de ceux de son interlocuteur, bien qu'ils ne soient pas de vulgaires copies d'un comportement incompris. Il avait de nombreuses cordes à son arc... et c'était la raison au moins partielle de cette rencontre.

« Merci de me recevoir. » Savourant le confort du siège contre son dos et ce moment de répit inespéré dans la journée, le lhurgoyf posa son bras sur l'accoudoir. « À ma connaissance je n'ai en effet rien à me reprocher, cela dit je ne m'attendais pas à être appelé de la sorte. J'avoue être curieux de cette quête. »

De l'autre main il accepta le verre de rhum, avec un certain scepticisme dans le regard. Ça faisait beaucoup d'obligeance pour ce qui demeurait encore une sollicitation de nature inconnue, à la réussite fort incertaine. Ça devait être important. Enfin, soit c'était important soit il surestimait la facilité avec laquelle certains dépensaient pour parvenir à leur fins. Cela faisait longtemps qu'il ne travaillait plus avec de gros poissons étant donné son besoin de faire profil bas à Cimméria et rester constamment disponible pour affaires personnelles, aussi il était difficile d'en être certain.

Le menton appuyé dans le creux de sa main, Fen semblait toutefois avoir retrouvé le gros de ses marques. Faisant doucement tourner les glaçons dans son verre, il regardait le commandeur par-dessus l'ambre de sa boisson intouchée. L'écoutant parler il sourit doucement à la mention des conseils de guerre pendant l'invasion Phelgranne. Sa participation avait été aussi courte qu'elle avait été suicidaire et sa présence -à peine tolérée par la plupart de la hiérarchie martiale et politique, dont le maire Bellicio- n'avait vu le jour que parce que le général Jézékaël -son frère- s'était porté garant pour lui.
Et puis un peu parce qu'il n'y avait personne d'autre pour accepter de se jeter ainsi dans la gueule des Cavaliers et surtout d'Obédiah sans une astronomique compensation. Et encore... cela revenait à supposer que les mercenaires ne se débineraient pas quand même à la terrifiante vision de l'armée ennemie en surnombre ou la folie toxicomane de l'équipage du Baron Fortune.


« Je suis surpris que vous vous souveniez de moi étant donné que je ne suis pas resté longtemps. D'après le général mon anonymat a été gardé dans les rapports mais c'est vrai que notre milieu est assez petit quand on le connaît bien. Les mêmes visages ont tendance à revenir. »

Fen se pencha en avant pour accepter un cigare et sortit son briquet de sa poche. Malheureusement fumer était un de ses petits plaisirs, aussi c'était difficile de refuser. Faisant rouler le présent entre ses doigts il huma son odeur d'un geste approbateur. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas accordé un tel luxe, alors c'était d'autant plus agréable à savourer.

« Je vous écoute. » La pointe incandescente du cigare brilla entre ses lèvres pendant qu'il écoutait attentivement les détails de la mission. Mentalement le loup associait les rares pièces du puzzle afin de déterminer la viabilité du projet au fur et à mesure... et en vérité ces détails étaient plutôt inhabituels voire curieux. Et ce sans compter sur la bourse sonnante et trébuchante qui s'écrasa contre son torse. Son sourcil se haussa à la fois par intérêt et par scepticisme. Si le commanditaire de la mission n'était pas Omério ou s'il n'avait pas fait cette proposition en personne il est probable que Fenris refuse instantanément pour la bonne et simple que ça sonnait bien trop beau pour être vrai. Une mission d'escorte dans un lieu comme Cimmérium ou le danger était presque inexistant, pour une somme aussi conséquente ? Ça crierait à anguille sous roche. Néanmoins Omério était réputé pour être un homme de parole, aussi exigeant que généreux pour qui savait se montrer compétent... et à dire vrai ce genre d'informations ne se serait jamais propagée si c'était faux. Les gens avaient tendance à plus facilement dire du mal que du bien...
Posant la bourse sur l'accoudoir de son siège Fenris ne lui accorda pas un regard, du moins pas encore. Pour son approche directe Omério méritait une réponse claire et définitive, or plus de réponses nécessaires à ce qu'il puisse la lui donner. Se faisant pensif quelques instants, le marin frotta sa barbe soigneusement taillée de sa main. Tout d'abord le voyage et ses formalités, plus ou moins évidentes.


« Si j'ai bien compris cet artefact se trouve à Cimmérium même. Dans ce cas le voyage sera fait à cheval ? Par la mer ce serait plus facile mais je doute que mouiller en territoire Phelgran soit une bonne idée par les temps qui courent. D'un autre côté il faudra une autorisation pour le groupe afin qu'il soit admis dans la cité Céleste même si c'est pour une durée limitée. J'ai eu quelques mauvaises surprises la dernière fois que j'ai importé un chargement de pierres de sphène, étant donné que les démarches administratives ce sont beaucoup endurcies depuis la fermeture temporaire de leurs frontières. De plus la langue peut aussi être un obstacle. » Fenris se servit du cendrier avant de continuer. « J'ignore évidemment quel genre d'objet a votre intérêt et où l'on peut se le procurer cependant il est fort probable qu'un traducteur soit nécessaire. Une large partie de la population refuse de parler une autre langue que leur ellendë natal. C'est particulièrement vrai si vous avez à traiter avec des gens qui ne sont ni marchands ni diplomates. Cela dit je peux résoudre ce dernier problème... pour peu que mon interlocuteur fasse preuve d'un semblant de patience. C'est que hélas je n'ai pas l'occasion d'exercer le parler sylphide tous les jours. »

Fenris sourit plus franchement vers Omério, ne cachant pas son intérêt pour ce drôle d'entretien d'embauche. Prenant une grande et lente goulée de rhum, il continua de négocier ses honoraires.

« Cette somme me va et j'accepte votre offre pour peu que les autres participants soient également des professionnels. Aussi je vous propose de jouer les interprètes sans vous faire verser un dias de plus, si vous parvenez à me dégoter l'accès non restreint à la bibliothèque de la cité. Qu'en dites-vous ? »



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