Destin à croiser

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 5
• Eclaris: 2
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 6
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 3
• Civils: 13

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Gexon
[Novembre/Décembre en temps réel]

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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Destin à croiser

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:: L'Eryl ::

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Sighild
MessageSujet: Destin à croiser   Mar 2 Jan - 22:06




Le Roi et l'Eryl

Rencontre entre deux mondes







Le temps était venu... le temps où les Hommes représentaient un plus grand danger encore que l'on ne pourrait imaginer. Si la Grande Félicité n'avait que peu durée, l'apparition des Colosses avait rappeler à beaucoup leurs fragilités, qu'ils n'étaient que de bien petites choses dans le monde brutal d'Istheria. Et lorsque les Hommes avaient peur et que leur arrogance avait été mise à mal, ils devenaient vengeurs et violents, déraisonnables et fous. Cette ère obscure avait déjà débutée : les massacres par les monstres géants, les guerres entre anciens alliés... des pions allaient bouger et profiter des faiblesses des uns et des autres.

Qu'adviendrait-il alors des Eryllis? L'une des créatures avait privé bon nombreux d'individus de leurs pouvoirs, une autre de leurs natures, et d'autres de terribles maladies dont Sighild elle-même a été atteinte. L'une de ses bêtes vivaient à Noathis, le remède de l'une se trouvaient à Noathis... et pour se protéger, les nations n'essaieront-elles pas d'arborer plus de magies? Cela allait signifier plus de pierres de sphènes, plus de malheur pour les terres qu'elle cherchait à protéger. Jusque là, les amazones n'avaient affaire qu'à quelques pillards, de petites personnes qui avaient trop peur des fantômes de la forêt pour aller au bout de leurs recherches. Mais bientôt, de nouveaux regards se tourneront vers les richesses de la région et la jeune femme ne savait que trop peu que son influence était maigre sur le nouveau monde. Elle était forcée de prendre part à un monde qu'elle dédaignait, qu'elle avait fui.

Toutefois, sa marge de manœuvre était fine. Vers qui se tourner? Quels alliés? Il était vrai qu'elle avait de bonnes affinités avec la reine de Canopée. Cette dernière partageait une certaine vision du monde commune à leur mode de vie... mais nombreux sont les sindarins renégats qui ont choisi de vivre sur les terres sauvages pour fuir le courroux de leur reine. Il fallait encore attendre que les choses s'apaisent. Cimmeria? Il y avait trop de serpents dans le grand Nord, trop d'ambitions. De plus, ces derniers avaient fait la guerre à Phelgra. Et bien qu'ils remportaient la bataille, Sighild n'avait pas confiance en ceux qui furent leurs alliés de jadis. Le pays d'Argyrei était beaucoup trop loin et son ami Dim avait toute une cité à faire revivre. Elle ne pouvait donc l'impliquer. La seule option qu'elle voyait résidait dans Eridania, ou plutôt le royaume d'Hespéria. Ironique, non? Quand on savait que ce même royaume avait mis leurs têtes à prix... Mais tout n'était que politique et le vent pouvait tourner en sa faveur si elle était capable de se montrer convaincante.

Pour rencontrer le Roi, la jeune femme ne pouvait effectuer de démarches officielles. Cela pourrait être considérer comme un affront ou une provocation, sans compter qu'elle se mettait ouvertement en danger. De plus, elle désirait s'entretenir avec le Roi uniquement. Afin d'éviter le magnifique monde protocolaire, elle devait redevenir la mercenaire qu'elle était. Par chance, la lhurgoyf connaissait bien Hesperia et le malheur des uns faisait la providence des autres. Les soldats de l'armée de Thimothée avaient subi de lourdes pertes pendant l'attaque du Colosse de Paramis. L'armée devait donc recruter des jeunes hommes et femmes qui n'avaient pas encore d'expérience dont il était plus "facile" de passer sous le nez. Il y avait également les nombreux dégâts qu'avaient subi l'avant du palais. Cela prenait du temps et une grosse partie des troupes devaient faire preuve de plus de vigilance sur cette partie des lieux. Il fallait donc qu'elle profite de tous ces avantages.

Sighild n'avait jamais visité le palais mais elle avait réussi à soudoyer du personnel afin de connaître les habitudes du Roi. Ho, que des informations modestes sur sa manière d'être - et savoir si sa sécurité personnelle avait été renforcée, sur ses fréquentations - afin d'être sure qu'il ne soit pas en galante compagnie quand elle viendrait.... Pour le reste, c'était assez facile. Les femmes de la cour étaient de grandes bavardes. Comme elle désirait attirer les faveurs du roi, elle connaissait de nombreuses choses sur lui, sur ce qu'il aimait ou non, ses fantaisies... ou se trouver ses appartements dans le palais. Les plus chanceuses rêvaient de balade dans les jardins royaux, et savaient que la chambre du roi avait un balcon... qui donnaient sur les jardins. Mais les jardins avaient perdu de leurs splendeurs et se trouvaient dans un pitoyable état. Cela signifiait donc que le Roi ne s'y tiendrait pas pour admirer la vue... en toute logique. Son plan tenait donc à cela.  

Plus facile à dire qu'à faire cependant. Il fallait qu'elle soit rapide, silencieuse et discrète. Mais nous parlons de rentrer dans la chambre d'un roi. Il lui fallut plusieurs jours pour étudier les rondes des gardes et pour être certaine que le monarque soit présent. Et une chaude nuit de Béamas, sans être habitée par le moindre doute, elle se lança dans son intrusion culottée. S'il existait bien un endroit où on ne pensait pas la voir, c'était bel et bien au balcon d'un Roi. Pour la première fois, elle ne s'était pas munie de sa faux, célèbre arme rougeoyante qui la rendait si reconnaissable parmi ses consœurs. L'amazone avait fait le choix de la simplicité en tout point : de la tenue plus légère mais en cuir demeurant, un plastron léger en métal finement forgé, son fouet, une dague et une petite bourse contenait diverses petites choses. Pourquoi tant de modestie? Elle ne venait pas comme guerrière mais pour parlementer. Elle ne souhaitait pas ne paraître plus sauvage qu'elle ne l'était déjà...

Ce fut donc sans trop de mal qu'elle réussit à atteindre les jardins, profitant du changement de garde pour se faufiler. Pour une personne qui était capable de traverser les matières, un mur de pierre était bien peu, sans compter que son refuge fut les végétaux précieux de la cour royale. C'était la seconde phase qui était plus compliquée et elle avait plusieurs possibilités. La première consistait à devenir brume pour se faufiler rapidement sur le balcon mais cela signifiait aussi qu'elle se retrouvait démuni de ses biens car elle n'était capable de ne transformer que son corps. Apparaître nue devant un Roi pour demander la levée des sanctions n'étaient pas ce qui lui semblait le plus sérieux et judicieux. La seconde possibilité imaginée était de trouver le moyen de monter sans attirer l'attention en créant quelque chose qui lui permettrait de se fondre dans le décor.  Mais quoi? Il y avait aussi une troisième possibilité qui consistait à employer la même méthode qui lui avait permis de rentrer dans les jardins. Cependant le risque était trop grand : elle ne connaissait pas le nombre de gardes présents et elle ne souhaitait pas se montrer hostile. Elle opta pour le deuxième choix. Elle choisit d'utiliser des plantes grimpantes. Il n'y en avait pas - ou plutôt plus - sous le balcon du roi. La lhugroyf choisit alors de créer du lierre qui lui servirait de camouflage. Mais me direz-vous, une plante qui pousse aussi rapidement, cela attirerait l'attention des soldats? Pas si on attirait leur regard ailleurs au moment décisif. Pour sa création, elle fit intervenir des chiens des rues. Son don lui permettait de les manipuler pour les pousser à aboyer et d'attiser la curiosité des vigiles. Et si l'un d'eux se questionnait après? Sighild les espérait assez crédule pour simplement penser qu'il n'avait jamais prêté attention à cette nature envahissante. Il était vrai, son plan reposait aussi beaucoup sur la chance. Pour grimper, il lui fallait aussi des complices. Le lierre allait servir de trompe l'oeil, mais elle allait créer aussi une nouvelle tige qui la dissimulerait et qui dans sa croissance, lui permettait d'atteindre rapidement le balcon - car ce dernier était au deuxième niveau du palais. Le faire à main nue lui aurait demandé trop de temps. Ce fut des oiseaux cette fois-ci qui jouèrent les troubles-fêtes en allant titiller les gardes. Et par miracle, son plan fou réussit.

Elle se haussa par dessus la balustrade sans faire un bruit. La grande porte-fenêtre était ouverte pour sans doute laisser entrer la fraîcheur de la nuit. Les rideaux luxueux de la chambre ondulaient sous les courants d'air et la lune pleine brillait avec intensité, dessinant alors l'ombre d'une amazone sur le pavé. La jeune femme leva les mains comme pour se rendre et montra qu'elle n'avait aucune arme et entra avec un sang-froid étonnant. Il y avait de la lumière à l'intérieur, le roi était sans doute éveillé. Elle espérait qu'il n'alerte pas les gardes car elle ne saurait être assez rapide pour l'en empêcher. Si malentendu il y avait, alors on aurait imaginer que l'Eryllis était là pour assassiner le Roi... cela aurait eu l'effet contraire de tout ce qu'elle désirait. Il fallait donc que son plan marche et elle avait étrangement confiance en elle. Pour une raison obscure, elle ne s'imaginait pas Thimothée en homme poltron, mais curieux. Elle devait se montrer directe et déterminée.

" Veuillez pardonner mon intrusion cher Roi mais je ne suis pas ici avec de mauvaises intentions. Je désire m'entretenir avec vous et avec vous seul. "

Elle lui laissa alors le temps d'accepter sa présence avant de très rapidement se présenter.

" Je suis Sighild, gardienne de Noathis, Eryl à la tête des Eryllis.... j'ai besoin de vous. "

Comme si elle eut été sur une scène de théâtre, un léger vent se souleva, balayant sa chevelure d'argent et les voiles des rideaux, un éclair doré traversa ses yeux sous l'effet de la pleine lune.


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MessageSujet: Re: Destin à croiser   Mer 3 Jan - 0:35

「 Destin à croiser 」
Finances, logistiques, évaluations des dommages… Toutes ces questions qui avaient été débattues encore et encore lors des nombreux conseils royaux qui avaient eu lieu depuis la chute du colosse, devant équilibrer sa parole et ses actes entre certains nobles élitistes prônant une restauration du palais et des domaines principaux en premier lieu et les aristocrates partisans de la plèbe. A équilibrer cet éternel échange entre égoïsme et gaspillage. Devait-il protéger son aristocratie pour qu’elle le soutienne et ne cherche pas à le renverser quitte à en faire souffrir le peuple ? Ou devait-il au contraire jeter l’or par les fenêtres, s’attirant la sympathie des petites gens, quitte à ruiner le royaume à long terme ? La position de monarque avait d’usant que jamais personne n’était jamais satisfait et qu’il convenait au porteur de la couronne à ce que cela reste ainsi, car il en irait inversement mal pour une autre personne si le désir de l’un devait trouver accomplissement.

Avec tout cela, il n’avait plus eu le temps de penser à ses propres projets, devant repousser ses idées de justice concernant Tyrhénium et conserver la position centrale de neutralité qu’observait actuellement Iridania au niveau du continent. Le joyau du pays avait été bafoué par ce lézard volant à la carapace d’albâtre, mais la vie reprenait enfin au sein de la cité. Les efforts de reconstruction avaient été dirigés principalement vers la ville elle-même, laissant à l’aristocratie le soin de restaurer ses propres domaines au sein de la ville, une décision qui ne l’avait pas rendu plus sympathique pour ces derniers.

Les sang bleus du pays représentaient un véritable nœud de soucis pour le monarque… Au nord, le duc d’Arghanat-la-neuve dont l’influence semblait étrangement sans limite, à l’est la duchesse de Novéria qui se trouvait également être à la tête de Cimméria, à Hespéria, les nobles mécontents de vivre dans les gravats… La position actuelle du pays ne lui permettait pas de dormir tranquillement, chaque seconde pouvait être l’occasion d’un assassin généreusement payé pour accrocher une couronne à son palmarès et c’était sans compter Phelgra qui semblait reprendre du poil de la bête.

Plonger dans ses parchemins depuis plusieurs heures déjà, Thimothée arborait une mine fatiguée, les yeux cernés de ces longues lectures à la seule lumière des bougies, son corps malingre qui tendait à peine l’éclatante soie blanche de sa tunique et que la maladie avait longtemps affaibli. Poussant un long soupir, il quitta un instant ses document pour profiter de la douce caresse de la lune au balcon. Par cette saison, la moindre salle close devenait aisément un tombeau suffocant.

Les mains le long de la margelle, il laissa son regard se perdre vers les lumières d’Hespéria, si proche et pourtant si éloignées qu’il devait les observer par-dessus les toits du palais, ne pouvant observer que les toits enténébrés d’une ville renaissante.

Laissant un sourire naître sur ses lèvres, il ne savoura qu’un instant ce petit réconfort, cette trace de son utilité en ce monde. Non, il n’était pas présent sur cette terre seulement pour arbitrer les querelles de ses pairs, mais également pour guider son peuple, être le manteau qui le protégerait de la pluie et l’épée qui lui ouvrirait l’accès à de nouvelles terres. Orientant son regard vers le nord-ouest, il imagina le prince de Tyrhénium à son propre balcon et le temps compté qui lui restait à y séjourner. Adressant un sourire narquois à l’homme imaginaire, il repartit à son travail, le cœur allégé.

Les minutes passèrent de nouveau, la sombre soif du monarque ayant étanché son besoin de repos pour un temps, l’invitant à continuer à se pencher sur son peuple, car une fois ces travaux achevés et l’armée restructurée, il pourrait de nouveau se tourner vers l’extérieur de son royaume. Mais sa concentration se trouva de nouveau brisée, non pas par la fatigue, mais par des bruits, venant de l’extérieur. Un véritable concert d’aboiements semblait s’être déchaîné aux abords du palais, mais à peine Thimothée s’était-il levé, que celui-ci cessait rapidement.

Se passant une main sur le visage, le monarque sourit, amusé, voyant dans ceci un signe qu’il n’avait peut-être pas tort, la faim des molosses faisait écho à la sienne, même si celle-ci se trouvait métaphorique.

S’apprêtant à retourner à son bureau, une coupe de vin fraîchement emplie à la main, son attention fut de nouveau attirée par l’extérieur, par le ciel cette fois-ci. Après les chiens, voilà que les oiseaux se mettaient à manifester leurs sentiments ! Joie ? Faim ? Peur ? Il aurait peut-être eu une réponse en demandant aux fauconniers royaux, mais le bruit ne provenait pas de la Tour, mais bien du ciel…

S’apprêtant à sonner son majordome pour faire quérir une réponse à ces étranges évènements, son cœur manqua un battement alors que son regard se portait vers le balcon. Une figure venue d’un passé lointain semblait se supposer à travers les rideaux diaphanes. Une silhouette élancées bloquant la lumière de la lune pour projeter une ombre élégante sur les tentures. Thimothée suspendit son geste, pensant assister au retour d’un spectre, peut-être un message des dieux ? Mais la silhouette le détrompa rapidement.

Levant les bras en un geste de reddition, une magnifique jeune femme émergea de ce carcan de tissu, laissant les rideaux caresser ses atours en un doux bruissement de soie alors qu’elle pénétrait lentement dans ses appartements, sans attendre aucune invitation.

" Veuillez pardonner mon intrusion cher Roi mais je ne suis pas ici avec de mauvaises intentions. Je désire m'entretenir avec vous et avec vous seul. "

La voix chaude démentait la vision de fragilité qui émanait de l’intruse. Sa peau d’albâtre et ses formes élancées la faisant ressembler à un étrange oiseau, un échassier, au port noble, mais ici s’arrêtait la référence à l’aristocratie, la femme se déplaçait avec souplesse et habitude, dénotant une nature martiale dans ses gestes et une aptitude au commandement dans la présence qu’elle instaura aisément dans la pièce, elle occupait l’espace et enveloppait dans ce spectacle enchanteur qui le maintint sous son emprise un instant, attendant ses prochaines parles sans pouvoir faire plus que la regarder d’un air neutre.

" Je suis Sighild, gardienne de Noathis, Eryl à la tête des Eryllis.... j'ai besoin de vous. "

Thimothé mit un instant à intégrer toute ces informations, son regard détaillant l’intruse tout en faisant l’erreur de prêter l’oreille à ses paroles. Il devrait appeler la garde, aussitôt. Le Dernier Cercle se saisirait aisément de l’intruse et si elle se trouvait être celle qu’elle mentionnait, alors ce serait une grande victoire contre le crime. Mais il prêta l’oreille… Cette voix chaude entrant en lui pour titiller sa principale faiblesse, sa curiosité… Qui était-elle ? Et surtout pourquoi ? Un assassin aurait agi en silence, il savait ne pas être une très grande menace pour un guerrier entrainé et la simple apparition de cette femme en plein milieu de son palais et ce, sans que l’alerte ne soit donnée, en disait long sur ses capacités.

« Nous espèrons pour vous qu’aucun de nos hommes n’a du mourir pour votre intrusion, s’il devait en être le cas, vous maudiriez votre séjour en ces lieux…. »

Tentant de rompre l’emprise de l’intruse sur son esprit, il lui adressa un regard ombrageux avant de reprendre place derrière son bureau avec des mesurés, son anneau toujours vissé au doigt et son attention prête à convoquer une barrière pour l’isoler de l’élégante.

« Ceci étant dit… Nous n’avons pour l’instant aucune preuve de sévices de votre part et vous n’arborez sur vous aucune goutte de sang, aussi nous montrerais-nous clément et vous tendrons une oreille attentive. Quel besoin d’un criminelle recherchée pourrait l’amener à s’introduire au coeur même du pouvoir souhaitant la voir emprisonnée ? »

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Sighild
MessageSujet: Re: Destin à croiser   Sam 6 Jan - 20:04




Le Roi et l'Eryl

Rencontre entre deux mondes







Le s bras toujours dressés pour montrer qu'elle n'était pas présente avec de mauvaises intentions, elle guettait néanmoins et de près, les réactions du Monarque. Elle savait pertinemment que sa chambre devait être gardé par au moins deux hommes, des hommes doués de magie au même titre que le Roi lui-même. Elle ne connaissait d'ailleurs aucune des capacités des uns ou des autres, autant de défauts d'informations qui pouvaient jouer contre elle. De plus, elle ne possédait aucune garantie sur les intentions du souverain. Après tout, il avait fait de son clan des hors-la-loi. Il pouvait faire un grand coup d'éclat en lui mettant les fers et de lui-même de surcroît. Politiquement, il y avait évidemment quelque chose à jouer qui pourrait le rendre sans doute plus populaire auprès des siens. Et pourtant, Sighild avait fait le choix d’encourir le risque.

Son regard ambré se plongea alors rapidement dans les yeux ombrageux du Roi, et elle le suivit sans le quitter une seule seconde jusqu'à ce qu'il aille s'assoir à son bureau. La voix du monarque était solennelle et son langage digne d'un homme de son rang. Son sens de l'observation et l'attention qu'il était prêt à lui concéder lui prouva qu'il était un homme de bon sens, apte à la discussion et peut-être aux compromis. Mais cela, seul le temps et la tournure des évènements pourrait le lui dire.

L'amazone se permit alors de s'avancer, calmement et de venir se tenir à quelques pas devant le bureau du Roi. Volontairement, elle y laissa de la distance par sécurité, pour l'un comme pour l'autre. Elle ne se permit pas non plus de prendre ses aises et de s'asseoir sans y être invitée - bien que les circonstances auraient pu laisser croire qu'elle se le permettrait. Elle choisit sciemment sa position afin d'avoir une attention sur la porte de la chambre, mais aussi de la fenêtre par laquelle elle venait de rentrer. Ce ne fut que lorsqu'elle reprit la parole qu'elle décida de baisser les bras.

" Je vous remercie de me laisser le bénéfice du doute et de ne pas alerter vos hommes. Et bien qu'aucune relation de confiance ne soit établi entre nous et que mes mots ne vous sembleront peut-être vrais, sachez que je suis venue sans avoir commis le moindre mal à vos gens. "

Sighild préférait jouer la carte de la sincérité, et sa voix étonnamment douce et chaleureuse montrait qu'elle tentait d'offrir toutes ses bonnes intentions. Par contre, la dureté de son regard prouvait quant à eux le sérieux de sa venue.

" Je ne suis pas présente pour vous faire perdre votre temps, ni pour vous raconter de beaux discours. Néanmoins je souhaite plaider la cause qui est la mienne. Étant donné les circonstances de ma situation et celle de mon clan, il m'aurait été impossible de vous demander audience dans les règles de votre protocole. Ainsi, votre loi qui lutte contre les nôtres m'oblige à ne pas pouvoir les adopter. "

Sur ces mots, l'amazone se saisit du fouet à sa ceinture et le laissa choir sur le sol. De la même manière, elle ôta la dague qu'elle avait caché dans ses bottes et elle prit même le soin d'ôter lentement le plastron qui protégeait sa poitrine.

" Il ne s'agit en rien d'une reddition mais je consens à prendre le risque de cette mise à nue pour vous prouver que je suis prête à beaucoup de compromis. Et si vous estimez tout de même que ma vie soit nécessaire en échange de ma demande, alors je m'exécuterais si vous êtes homme de parole. "

La lhurgoyf resta debout, immobile et conservant son port altier. Ses yeux n'avaient pas quitter le souverain une seule seconde comme si elle cherchait à lire en lui. Peut-être aurait-elle alors aimer pouvoir lire dans ses pensées. Cela ne l'empêcha pas de continuer son discours.

" Je souhaite que vous retiriez la loi qui fait des Eryllis des criminelles. En tant que roi, vous possédez sans doute un bon nombre d'ennemis et avec les temps obscures qui se sont annoncés, cela va sans doute s'accroître. Il en est sans doute de même pour les miens. La peur va pousser un bon nombre de personne à tourner son regard vers les richesses de ma région, et je ne peux les protéger si je suis entourée d'ennemis. Les décisions que vous avez prise me laissent croire qu'elles ont pour beaucoup été dictés pour protéger votre peuple. Et vous n'avez jusque là jamais essayé de vous en prendre personnellement à mon pays. Les Eryllis ne vous ont jamais causés du tort, ni même à la population. Ma caste n'est victime que des légendes et des vieilles superstitions. Je ne cherche pas à comprendre ce qui a pu vous pousser à nous mettre hors-la-loi, mais je vous demande aujourd'hui d'en finir avec cela. "

Tel fut la demande de l'Eryl.


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MessageSujet: Re: Destin à croiser   Mar 30 Jan - 0:15

「 Destin à croiser 」
La belle ne semblait manquer ni de panache ni de culot. Apparaître ainsi, seule, en plein milieu du centre du pouvoir eridanien et cela pour venir non seulement quérir un service, mais également une absolution. Car la demande n’était pas innocente, la levée de la prime équivaudrait à une rédemption royale ainsi qu’une reconnaissance de leurs prétentions sur la zone.

Esquissant un sourire alors qu’elle avançait vers le bureau, le monarque haussa néanmoins un sourcil devant les démarches de son invitée involontaire. Brisant la distance, elle se dressait devant lui, toujours soutenue d’une morgue certaine pour crânement lui offrir cette dramaturgie qui n’était pas sans l’amuser. Les bardes pourraient tuer pour s’emparer des détails d’une histoire similaire. La brigande au grand cœur, recueillant les femmes perdues du monde pour en faire ses sœurs et les abriter de leur temps meurtrier sous son aile bienveillante avant de se rendre dans la tanière de son ennemi, non pour l’éliminer, mais le circonvenir à son avis.

" Je vous remercie de me laisser le bénéfice du doute et de ne pas alerter vos hommes. Et bien qu'aucune relation de confiance ne soit établi entre nous et que mes mots ne vous sembleront peut-être vrais, sachez que je suis venue sans avoir commis le moindre mal à vos gens. "

Le regard d’ambre de la pale apparition fouaillait celui du monarque, le poignardant d’une sincérité bien trop violente pour être simulée et soutenue par cet étrange contraste entre la voix douce qui comblait avec volutpé l’espace entre eux, occultant le bureau comme espace physique pour instaurer un étrange rapport entre eux, et l’acier de ce regard forgé dans le feu du destin. Elle se trouvait celle venue en quête d’une réponse, d’une aide et lui le seul capable de lui offrir, mais en cet instant, malgré le poids de la couronne contre son crâne, il ne se sentait plus celui en position de force.

" Je ne suis pas présente pour vous faire perdre votre temps, ni pour vous raconter de beaux discours. Néanmoins je souhaite plaider la cause qui est la mienne. Étant donné les circonstances de ma situation et celle de mon clan, il m'aurait été impossible de vous demander audience dans les règles de votre protocole. Ainsi, votre loi qui lutte contre les nôtres m'oblige à ne pas pouvoir les adopter. "

La belle avait l’art de présenter ses revendications de manière avantageuse. Juste dans ses dires, elle trompait l’instant d’après la vigilance du monarque en abandonnant ses avantages sur lui, les armes qui s’échouaient à ses pieds, celles qui auraient pu l’aider à l’obliger à signer un traité ou défendre sa liberté en cas d’irruption dans leur réunion. Elle abandonnait tout cela et même son armure, s’offrant un avantage d’une autre nature.

" Il ne s'agit en rien d'une reddition mais je consens à prendre le risque de cette mise à nue pour vous prouver que je suis prête à beaucoup de compromis. Et si vous estimez tout de même que ma vie soit nécessaire en échange de ma demande, alors je m'exécuterais si vous êtes homme de parole. "

Tout en parlant, elle conservait sans peine toute l’attention du monarque, son esprit purement logique réfléchissant à toutes les options que pouvait envisager ce choix précis de vocable, tandis qu’une autre part de lui-même se laissait aller à l’atmosphère du moment. Nimbée par la lumière de la lune, dévoilée sans artifices guerriers, l’eryllis, ou plutôt l’Eryl, comme elle s’était désignée, offrait au monarque une vision digne des chansons de gestes. L’homme aurait pu céder aux demandes sur le champ, peut-être même lui offrir les clefs du royaume dans l’espoir stupide que fondent les hommes face à pareils spectacles. S’attirer les faveurs de cet être majestueux lui paru un instant la priorité absolue de son existence alors que son regard glissait le long de la tenue de la brigande.

Mais il n’était pas seulement homme, mais également monarque. Pas seulement acte, mais également pensée. Laissant refluer ses élans, il recomposa le masque flegmatique de la royauté sur son visage, sans pour autant pouvoir effacer l’éclat de son regard, attendant qu’elle achève son plaidoyer pour répondre.

" Je souhaite que vous retiriez la loi qui fait des Eryllis des criminelles. En tant que roi, vous possédez sans doute un bon nombre d'ennemis et avec les temps obscures qui se sont annoncés, cela va sans doute s'accroître. Il en est sans doute de même pour les miens. La peur va pousser un bon nombre de personne à tourner son regard vers les richesses de ma région, et je ne peux les protéger si je suis entourée d'ennemis. Les décisions que vous avez prise me laissent croire qu'elles ont pour beaucoup été dictés pour protéger votre peuple. Et vous n'avez jusque là jamais essayé de vous en prendre personnellement à mon pays. Les Eryllis ne vous ont jamais causés du tort, ni même à la population. Ma caste n'est victime que des légendes et des vieilles superstitions. Je ne cherche pas à comprendre ce qui a pu vous pousser à nous mettre hors-la-loi, mais je vous demande aujourd'hui d'en finir avec cela. "

Eclatant d’un rire sans joie, il l’invita enfin à s’asseoir face à lui. Le temps du théatre et des grandes déclarations devait laisser place à celui des diplomates, débutant une partie d’échec dont l’équilibre se trouvait fortement méprisé par l’influence que l’Eryl avait déjà acquise sur le monarque.

« Nous osons supposer que le choix de vos mots ne se fit pas à la légère ? »  Questionna t-il tout d’abord alors qu’un sourire narquois naissait sur ses lèvres.

« Permettez-nous cependant de résumer la chose avant de poser à plat l’étendu de notre compréhension commune de vos demandes. Vous souhaitez voir l’édit proclamant votre personne et vos partisanes ennemies de la couronne révoqué. Et ceci afin que votre terre puisse se concentrer sur la protection des ressources qu’elle dissimule et dont elle prive le reste du continent… »  

Tournant son regard vers le balcon d’où cette enchanteresse apparition avait émergé pour venir lui demander un pardon royal sans contrepartie. Il laissa planer un instant le silence, savourant ce qui dans son esprit équivalait à une reprise, du moins partielle, de l’avantage.

« Aussi éclairez-moi… Que ferais-je de votre vie ? »  La questionna t-il enfin, reportant un regard malicieux vers elle.


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Sighild
MessageSujet: Re: Destin à croiser   Lun 12 Fév - 18:24




Le Roi et l'Eryl

Rencontre entre deux mondes







La jeune femme ne s'attendait pas à une telle réaction de la part du souverain. Ces propos étaient donc si risible? Elle défendait pourtant une cause qui à ses yeux valaient toutes les noblesses et étaient prêtes à se sacrifier au bon vouloir d'un roi. En son fort intérieur, elle s'en sentit quelque peu froissée mais pas assez pour que cela puisse transparaître sur son visage de marbre. Il fallait qu'elle soit à la hauteur de la gravité de leur conversation, qu'elle ne se laissa pas entraîner par les émotions trop aisément car cela ne pouvait qu’entacher sa crédibilité. Après tout, on ne connaissait d'elle que des rumeurs, des murmures... tantôt dépeinte comme une sauvage qui ne possédait pas de cœur envers les pauvres créatures qui se perdaient dans la forêt, tantôt comme un fantôme, un être qui n'existerait peut-être pas... Elle était peut-être l'Eryl mais il ne s'agissait que d'un titre qui manquait de substance. Elle n'avait jamais agit comme une dirigeante sur un plan qui dépassait ses frontières. Toutefois, sa légende ou son expérience pouvaient être des atouts capable de palier son manque de popularité.

Le monarque invita la jeune femme à s'asseoir, signe qu'elle interpréta comme étant une ouverture à d'éventuelles négociations. Mais lorsque ce dernier résuma sa demande, elle se rendait bel et bien compte que sa réclamation pouvait paraître bien grande comparer à ce qu'elle avait à offrir. Mais c'était ne pas connaître la personnalité de l'Eryl. Sighild était une femme qui ne manquait pas d'audace et puisqu'il était question d'entente, elle ferait le nécessaire pour trouver un compromis. Ce qu'elle cherchait à protéger valait bien plus que sa propre personne... même si dans la bouche du souverain, sa vie semblait peser soudainement bien peu.

Tout allait se jouer en fonction de Thimothée, de sa personnalité et le genre d'homme et de roi qu'il désirait devenir. L'amazone savait pertinemment qu'elle lui avait volontairement distribuer un bon jeu et qu'il était capable de mener la partie comme il lui conviendrait. C'était une partie à haut risque... si on n'omettait que la jeune femme possédait un joker. Ils étaient seuls, personne ne savait pour le moment qu'ils étaient ensemble dans cette pièce, dans un camp comme dans l'autre. Personne ne pourrait jamais s'en souvenir non plus... si elle le voulait. Mais ce n'était pas ce qu'elle désirait. Elle se contentait pour le moment de l'observer, de le scruter comme si elle cherchait à entrevoir son esprit et ce qu'il pouvait réellement penser. Elle voyait en lui deux hommes distincts : le Roi, le politicien au regard intransigeant, froid avec un sourire qui ne laissait pas entrevoir les desseins qui prenaient forme dans son esprit ; et l'homme, dont l'expression semblait bien plus mélancolique, plus doux, plus mystérieux. Cette ambivalence pouvait être traitre si elle se laissait prendre... ou un atout si elle se montrait aussi habile que lui.

La lhurgoyf, qui avait pris place sur le siège que lui avait offert le monarque, ne l'avait pas quitté une seule seconde des yeux. Lorsqu'il lui sourit, elle lui rendit une esquisse plus timide mais tout aussi malicieuse et son regard brilla d'une tout autre lumière.

" Ce que vous ferais de ma vie? Et bien comme je vous l'ai indiqué... ce que bon vous semble si vous estimez que cela vaut ma réclamation. Vous serez libre d'en disposer. Envoyez moi à Umbriel pour l'exemple, faites de moi votre trophée pour prouver que votre politique est impartiale que soit soit l'Eryllis ou la lhurgoyf, à vous de voir ce qui vous paraît le mieux. Mais peut-être devrions-nous voir le problème dans l'autre sens. Vous savez ce que je veux, dites-moi ce que vous désirez?  "

La jeune femme se leva et commença à promener son regard dans toute la pièce, puis ce fut ces pas. Elle caressa d'une main légère le bois luxueux du bureau, puis inspecta les murs, les tableaux, les tapisseries, les objets abandonnées sur les commodes avant de choisir un appui comme le mur, croisant les bras et prêtant à nouveau toute son attention sur sa majesté.

" Je suppose que votre statut vous permet de vous offrir beaucoup de chose... et je peux concéder que ma vie ne représente rien, mais mes connaissances, mon expérience ou même mon savoir pourrait se révéler plus enrichissant que mon existence. J'ai vécu d’innombrables vies, j'ai connu la guerre, je connais des secrets que vous ne trouverez dans aucun livre... Si ma vie ne vous suffit pas, je suis certaine que nous pourrons trouver quelque chose que vous estimez bien plus. Dites-moi simplement ce que vous désirez. "

La jeune femme prononça cette dernière phrase avec autant de douceur que de sérieux. Le roi était libre de disposer d'un service que bien peu de personne ne pourrait lui offrir : celui d'une éryllis aux milles vies.

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MessageSujet: Re: Destin à croiser   Jeu 22 Fév - 21:51

「 Destin à croiser 」


" Ce que vous ferez de ma vie? Et bien comme je vous l'ai indiqué... ce que bon vous semble si vous estimez que cela vaut ma réclamation. Vous serez libre d'en disposer. Envoyez moi à Umbriel pour l'exemple, faites de moi votre trophée pour prouver que votre politique est impartiale que soit soit l'Eryllis ou la lhurgoyf, à vous de voir ce qui vous paraît le mieux. Mais peut-être devrions-nous voir le problème dans l'autre sens. Vous savez ce que je veux, dites-moi ce que vous désirez? "

L’Eryl jouait un jeu dangereux à se présenter sans réels arguments tout en laissant au roi la possibilité de pouvoir formuler n’importe quelle exigence. Sa demande était simple, mais tout autant que sa proposition et que dire de sa formulation… Sa vie entre ses mains, celle de la leader du groupe rebelle. Avec le bon argumentaire, il lui serait de tout simplement l’assujettir sans s’écarter pour autant de sa proposition. D’un autre côté…

Son regard s’égara un instant, quittant le visage pâle et digne de son interlocutrice pour glisser le long de sa nuque, mais il ne put aller plus loin que déjà la femme se levait, perdant momentanément son intérêt pour le monarque pour observer les environs, vaquer lentement au sein des appartements royaux pour finalement revenir glisser sa main sur le bureau… S’agissait-il d’une invitation, d’une tentative d’en appeler aux faiblesses connues du monarque pour l’infléchir dans cette discussion ? Elle ne lui adressa pas un regard avant de se stabiliser à nouveau contre un mur tandis que Thimothée n’avait quant à lui pas esquissé le moindre mouvement.

Sa vie ? Son destin… Peut-être son corps… Voilà qui serait un trophée de prix en effet pour un geste au final si simple… Retirer une prime, ne plus avoir à disperser le trésor royal dans de vaines recherches, sécuriser les bois et pouvoir réfléchir à la question pressante d’un héritier…

" Je suppose que votre statut vous permet de vous offrir beaucoup de chose... et je peux concéder que ma vie ne représente rien, mais mes connaissances, mon expérience ou même mon savoir pourrait se révéler plus enrichissant que mon existence. J'ai vécu d’innombrables vies, j'ai connu la guerre, je connais des secrets que vous ne trouverez dans aucun livre... Si ma vie ne vous suffit pas, je suis certaine que nous pourrons trouver quelque chose que vous estimez bien plus. Dites-moi simplement ce que vous désirez. "

Encore cette proposition… Devait-il y voir une tentative de manipulation ? L’homme qu’il était n’avait pas à hésiter pour comprendre ce qu’il désirait à cet instant, mais il n’avait pas le droit de se laisser aller, pas tout de suite du moins.

« Je conviens qu’il serait temps pour nous d’exprimer notre proposition en échange de cette… demande fort inhabituelle. Vous n’êtes pas sans savoir que de nombreuses légendes courent à votre propos et certaines rumeurs le font également sur vos… liens avec la reine de Canopée. »

Croisant tranquillement les mains devant lui, détaillant sans guère plus de gêne la silhouette de la Lhurgoyfs debout, il enchaîna avec un sourire amusé.

« Voici notre proposition. En échange de la levée de la prime concernant votre groupe et vous-même, je vous demanderais un serment d’allégeance. Reconnue comme territoire éridanien, la forêt jouira donc des mêmes possibilités et droits concernant la défense de notre royaume. »

Marquant une pause, il la désignera d’une main lasse avant de continuer.

« En échange de cette reconnaissance, vous obtiendriez un titre non héréditaire concernant la zone que vous souhaitez protéger. Le titre ne s’accompagnera pas d’une obligation d’assistance dans les guerres du royaume, mais vous vous engagerez cependant à fournir un tribut annuel de pierre de sphène. Nous discuterons ensemble de la quantité de celui-ci, afin qu’il ne nuise pas au gisement, mais permette au contraire d’éloigner les convoitises de votre terre. »

Désignant d’une main une table près de l’entrée sur laquelle reposait une carafe au contenu rouge sombre et plusieurs coupes attenantes.

« Consentiriez-vous à nous servir deux coupes ? »

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:: L'Eryl ::
Sighild
MessageSujet: Re: Destin à croiser   Mar 20 Mar - 21:47




Le Roi et l'Eryl

Rencontre entre deux mondes







Sighild se montrait étonnamment sereine pendant son tête à tête avec le roi, alors que la situation ne l'était sans nul doute pas, ni dans le lieu, ni dans le sujet. Mais elle conservait son sang-froid et écoutait avec beaucoup d'attention chaque mot pesé du monarque. Ces propres propos pouvaient troubler car elle donnait l'illusion d'offrir beaucoup ou tout du moins qu'elle en était prête. Elle ne mentait d'ailleurs pas mais cela ne signifiait pas non plus qu'elle était désespérée pour céder sur tout. A sa façon, elle essayait aussi de jauger les ambitions du roi, de voir se dessiner devant elle l'homme mais aussi le souverain. Il semblerait que tout deux jouaient le même jeu.

Thimothée fit alors une première proposition qui fit apparaître un léger sourire en coin sur le visage de Sighild. Cette simple esquisse la transformait. Il était si rare de la voir amusée... même si les évènements ne s'y prêtaient pas. Elle acceptait de faire des concessions, mais celle du roi lui semblait disproportionnée. Mais le monarque était sans doute un assez fin négociateur pour savoir qu'elle n'accepterait pas un tel marché.

La jeune femme ne répondit pas immédiatement, et dans son silence, elle profita pour consentir à la demande du roi. Elle se redressa nonchalamment, se dirigeant vers la petite table et la carafe, préparant un verre de vin. Toutefois, elle ne s'en servit pas et ne remplit qu'une unique coupe. D'un pas tranquille, elle apportait le breuvage à la personne de qui de droit, avant de lui répondre mielleusement.

" Veuillez m'excuser si je ne vous accompagne pas, je préfère m'abstenir afin de conserver mes idées les plus claires possibles. "

A ces mots, elle finit par prendre le siège qui se trouvait en face du roi qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt.

" Pour en revenir à notre conservation, je suis prêtre à offrir ma personne mais vous me demandez de vendre mon pays. Je me sentirais presque vexée de voir que je ne vous suffis pas. "

L'Eryllis sourit avec ironie, avant de s'accouder sur son siège.

" Je ne suis pas la maîtresse de Noathis, mais celle des Eryllis. Je suis une gardienne et non une reine. Je n'ai la prétention que d'incarner un symbole et des convictions. Il serait prétentieux de croire que cette terre appartienne à qui que se soit. Cette région n'est pas destinée à avoir un souverain. Faire de Noathis un territoire annexé à Eridania serait une grossière erreur politique de ma part pour la simple raison que vous êtes roi aujourd'hui, mais peut-être pas demain. Je ne ferais pas de pari sur l'avenir, pas lorsque l'on a connu l'ambition des hommes et leurs ravages car les promesses qui seront les vôtres ne seront pas celles de vos successeurs. Un tel accord pourrait leur donner l'impression d'avoir une légitimité dans la conquête de Noathis. "

La lhurgoyf se redressa sur son siège et croisa les jambes.

" Votre proposition est disproportionnée mais vous le savez déjà. Néanmoins, je suis prête à accéder à vous livrer un tribu annuel de pierres de sphènes et à accepter un serment d'allégeance envers vous, mais cela ne concernerait que les Eryllis, et non Noathis. Nous deviendrons en une façon les protecteurs de votre peuple qui traverserait ces terres, nous accepterions de commercer plus librement... Je pense que cela est bien plus équitable. Nous vous apporterons richesse et protection, contre la simple levée d'un mandat d'arrêt. Nous avons tout à y gagner, non?

Le visage de la jeune femme afficha un sourire plus franc et son regard ambré brillait d'une étrange lumière. Les négociations avaient bel et bien commencées.


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