Hinaya, reine des Yorkas

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• Ladrinis: 2
• Eclaris: 1
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 4
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 2
• Civils: 10

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Béamas Mois:Toula
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 Hinaya, reine des Yorkas

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Hinaya Osiris

MessageSujet: Hinaya, reine des Yorkas   Ven 2 Fév - 0:52



Hinaya Osiris
« Mange tes démons avant qu'il ne le fasse »




IDENTITE : Hinaya Osiris
SURNOM : L'aigle d'or
AGE : 35 ans | SEXE : Féminin
PEUPLE :  Yorka
CASTE : Civil
METIER :  Reine des Yorkas/d'Élusia




DON : Transformation complète en Aigle d'Or
SPECIALITES : Résistance de fer // Tacticien
POUVOIRS :
► Sens unique surdéveloppé (Ouïe) = ★★★★★✩
► Contrôle de l'air = ★★✩✩✩✩
► Régénération = ★★✩✩✩✩


Arc
Cette arme a été gravé par les soins de Hinaya. Ces années d'apprentissage du métier de cordonniers lui ont permis d'avoir une très bonne habilité avec ses mains dodues. L'artisanat lui a toujours plu, après tout. 
Khépesh
Hinaya ne se sépare jamais de cette arme. Elle y retrouve les méandres de son passé, mais aussi ses quelques capacités d'antan.


//




  Le corps est un voile puissant qui attire comme repousse autrui. Il aime cacher ses nombreuses cicatrices, invisibles à l’œil nu. Bien sûr, son intérieur est souvent bien plus splendide que son extérieur. Et malheureusement, on oublie souvent ceci, et cela.

 Hinaya, c'est une rose dorée qui éclot pour le monde. Elle est une beauté classique, et pourtant, si anodine. Elle s'épanouit en automne, principalement pour ses couleurs chaudes et rassurantes qui s'accordent à la perfection avec cette saison.

 Mais cette fleur blonde dégage l'odeur âcre du tabac. De l'alcool aussi, quelques fois. Et, ceci n'abîme pourtant en aucun cas son apparence. Cette senteur si spéciale lui donne un côté chaleureux, et la correspond en tout point.

 Hinaya, c'est cette crinière d'épis de maïs qu'on confond souvent entre ses plumes – sur le haut de son crâne – et ses mèches de cheveux rebelles. Cette chevelure représente ce personnage atypique dans sa beauté et sa laideur, car on n'y voit l'indifférence du regard des autres, mais aussi l'assurance mélangée avec une certaine fierté de ce qu'elle est vraiment.

 Et puis, il y a aussi son sourire lumineux qui inspire confiance et respect. On y voit des morceaux de ses souvenirs qui nous laisse entrer dans son monde empli de rêves irréalisables. Et, on ne peut que la considérer devant une telle complexité.

 Hinaya, c'est aussi cette dame pleine d'élégance qui aime malgré tout envoyer valser les lois rudimentaires de la société en négligeant son apparence dans le peu de tissus qui recouvre son corps. On y voit son côté bestial à travers les couleurs chaudes d'automne de ses tenues ainsi que la grossièreté du collier qui orne son cou ; et son côté royal à travers la soie pure de ses vêtements légers.

 Mais, on néglige souvent son handicap, car elle essaye de le faire oublier aux autres. Hinaya a perdu beaucoup de choses, mais ce qui la détruisit vraiment fut la mort de sa vue. Après tout, c'est ce qui faisait d'elle la puissance qu'elle était. Être aveugle est bien plus effrayant que ce que l'on ne peut imaginer. Mais, la dame a appris à aimer la noirceur qui l'anime, aujourd'hui. À présent, son monde est bien moins obscur qu'autrefois.
 Elle laisse ses yeux continuellement clos pour fermer l'accès à ses peurs, et les camoufle souvent avec son rire sarcastique. Le regard est le miroir de l'âme, alors elle se protège d'une certaine façon, de ce fait. Plutôt que de montrer au monde les dunes de sable de son regard, elle préfère les laisser avec cette cicatrice qui orne ses yeux et le grand mystère qui plane autour.
 
 Hinaya, c'est aussi ces ailes emblématiques. Bleus. Une couleur qui se mélange depuis la nuit des temps au rêve, à la sagesse et à la sérénité. Et pourtant, paradoxalement, on l'appelle l'aigle d'or. C'est un animal féroce qui serait capable de tuer un loup malgré sa taille. Sa couleur, quant à lui, exprime plutôt la puissance.  
   
 Une chose est sûre : tout le monde s'accorde à dire que le corps ne laisse personne indifférent


 Hinaya fait partie des gens que l'on traite de fous.
 Elle est ce désir enflammé d'être et non d'avoir. Elle est cette femme redoutablement indépendante qui recherche bien plus ardemment les plaisirs de la vie – qui signifie tout simplement la liberté pure et simple -, que la sécurité ou la stabilité. Elle voue un amour bien plus inconditionnelle à l'indépendance qu'à la véritable tendresse que l'on ressent lorsque l'on rencontre l'amour avec un grand A.
 Elle est ce courant meurtrier qui change les lignes de son histoire à chaque nouvelle vie. Elle est cet océan coloré de démence qui la mène à faire des choix qu'elle n'aurait jamais imaginé dans ses vies antérieures.
 Elle est la folle liberté.

 Et puis, Hinaya, c'est une dame aux mille feux d'artifices, une explosion étoilée tels les décombres d'une supernova qui brûle, brûle autour d'elle son aura éclatante de folie et de joie, de n'importe quoi.
 On ressent un souvenir chez elle, une sensation réelle qui déclenche les mémoires enfouis de la lointaine enfance, comme le ferait le goût d'un biscuit trempé dans le thé chaud. Elle est cette utopiste optimisme aguerrie qui aime croire en la folie du monde, en ses croyances.

 Mais, Hinaya, c'est aussi une meneuse. L'instinct animal de sa personne qui fut forgé lors de ses années en mer où elle ne fut qu'opprimée. Il n'y avait personne d'autre qu'elle-même à qui faire confiance. Elle ne pouvait pas se permettre de se monter faible, car un seul faux geste pouvait lui coûter la vie. Elle a appris à voir le monde comme un combat et à ne jamais baisser les bras, même si son esprit ne demande que ça. Alors, il est évident qu'elle se montre forte et imposante, afin de n'insuffler qu'un sentiment de puissance aux autres.
 Être un leader implique aussi beaucoup de sacrifices et de souffrances à assumer. Hinaya a pris l'habitude de tout porter sur ses épaules et endosser de lourdes responsabilités sans broncher. Après tout, elle a décidé de reconstruire un peuple entier, détruit et hanté. Elle sait que le monde est régi par la loi du plus fort, et que les faibles sont toujours asservi. Les choses ne changeront jamais sans la voix d'un rebelle. Avec la force de ses idéaux, elle retrousse ses manches et est prête à travailler jusqu'à la mort pour parvenir à réaliser ses rêves. Les plus tendres sont détruits par le monde, alors elle a décidé de miser sur la dureté.  
 Sa foi est bien plus forte que tout ce qui l'attend. Elle aspire à un monde de paix derrière toute cette haine. Un monde où les Yorkas ne seront plus soumis. C'est bien le traumatisme – qu'elle a vécu en compagnie de l'Engeance des Mers – qui l'a poussé à faire ce choix. Et même si elle sait que son rêve est bien trop idéaliste, elle n'a plus peur de le réaliser.
 Toutefois, il ne faut pas se méprendre, Hinaya n'est pas du genre à pardonner facilement. Il y a un fond de méchanceté en elle qui la rend parfaite dans son rôle de reine : elle n'a pas peur de faire des choix atroces. C'est un signe de faiblesse.
 Hinaya voit la vie comme menaçante et hostile. Alors, elle n'arrive tout simplement pas à se fier aux autres, tant que le contraire n'a pas été prouvé.

 Mais… Personne n'est réellement ce qu'il a l'air d'être. Oui, une simple image pour montrer aux autres son bien-être ; son contrôle d'esprit parfait ; que l'on est une personne parfaitement bien, estimés et aimés de tous pour ce que l'on est.
 Alors qu'en réalité, ce n'est qu'une image qui camoufle notre nature profonde, nos faiblesses comme de nos forces ou de nos atrocités.
 Les gens sont comme ça, à faire semblant. Ils se croient honnêtes et bons avec eux-mêmes comme avec les autres.
 Pourtant, ce n'est qu'un mensonge. Être aveugle est toujours plus facile et moins douloureux, au final. Seulement, à la fin, on a tous quelque chose à cacher.
 Tous.

 Hinaya est cette personne tourmentée, hantée par ses erreurs, ses conneries du passé. Elle a cette crainte de n'être qu'esclavage, à la manière d'autrefois. Comme par un simple commandement, elle a éteinte des vies.
 Mais, elle les voit tout de même. Ces chaînes qui la suivent toujours afin de l'enfermer et de couper ses ailes.
 Elle a peur de perdre cette étincelle de folie qui l'anime et qui fait d'elle un être vivant, car elle sait mieux que n'importe qui ce qui se cache derrière ce terrible masque de joie et de démence.
 Hinaya, c'est une petite fille émotive et sensible au fond, qui est bien plus touchée par des mots tranchants et secs qu'elle ne le laisse imaginer.
Au final, Hinaya reste assez indéchiffrable et incomprise pour nombre de ses traits de caractère qui paraissent en discorde totale avec ce qu'elle montre au monde. Et, c'est de ses phrases incohérentes – qu'elle prononce quand le masque tombe – qu'elle en démontre toute la beauté de sa souffrance.

 Et pourtant, le plus drôle dans tout cela, c'est qu'elle les regrette, les languis quelque fois. Ses vies. Pour leur folle démence à accepter sans brocher ces choix impossibles qui lui ont été imposé. Pour leur simple vie d'ombre heureuse. Elles n'étaient pas les héroïnes de leur propre histoire, n'étaient personne. Seulement là.
 Et puis, paradoxalement, elle cherche la liberté tandis qu'elle se revendique reine. Un mot qui reste un synonyme de simple soumission. Seulement, on oublie rapidement que la liberté, c'est aussi une solitude que l'on doit accepter pour s'offrir un tel luxe.
 Alors, pour compenser toutes ces choses, elle rêve. Elle rêve de voler à travers le monde comme l'aigle d'or qu'elle est, ou plutôt qu'elle était. Et, voir ces horizons qu'elle n'aurait plus jamais le droit de voir. Elle rêve de passion. Aimer à s'en arracher le cœur. À en pleurer chaque nuit. À en rire chaque jour. Et embrasser cet amour invisible et impossible à chaque battements de cœur sourd d'amour.
 Elle rêve de toutes ces choses qu'elle aurait voulu accomplir. Mais, elle est bien trop faible. Elle est le maillon faible de l'espèce. Et, c'est bien ce qui fait sa force, car elle comprend mieux que quiconque la peine des Yorkas.
 Et c'est à travers tout cela qu'elle insufflera ses années d'apprentissage auprès de ses maîtres, mais surtout de Teneis qui fera d'elle esprit et sagesse. Elle le sait. Elle ne pourrait jamais plus être dans la capacité d'être force et puissance, car l'aigle d'or est mort. Elle comprend Teneis – dans sa folie et son mystère – ce qui l'a poussé à déchirer une de ses plus grandes fidèles, afin de la mener vers les Yorkas, vers ce qui était depuis le début, son peuple.





NOM ET ORIGINE
« La famille, c'est là où la vie commence et où l'amour ne finit jamais »

C'est en Cimmeria, près du temple du dieu Soulen, que tout débuta. Cette première histoire forgea les suivantes, et laissa une marque indélébile en moi. Une marque bien plus puissante que celles qui la suivirent. Car, après tout, on n'oublie jamais sa famille. Elle reste toujours au plus profond des méandres de notre cœur. Et ce, même si l'on vint à oublier l'essentiel avec le temps. Je crois bien que c'est exactement au moment où nos choix font de nous un être maudit, que l'on comprend enfin le monde et ce que l'on perd avec.
La famille est différente de tous, car elle est la seule qui ne nous abandonnera jamais. Quoi qu'il advienne.

Mes regrets me rongent l'esprit maintenant depuis si longtemps. Car, il y a cette expression : ''et si'' ; cette expression qui me ramène toujours vers mes erreurs apparemment indélébiles. Pas un jour ne passe sans que je ne regrette. Pas un seul.

Ce jour-là, j'ai entrepris mon voyage mensuel. Je voulais me dépêcher, alors j'avais choisi de prendre un raccourci pour rentrer plus tôt. Mais, au final, je ne suis plus jamais rentrée.
Rien n'aurait pu me préparer à ce que j'allais vivre. Rien ne me destinait à ce futur. Après tout, j'étais une enfant naïve et en pleine adolescence. J'étais une gamine de dix-huit ans, née dans un lieu isolé de tout. Un lieu qui me permettait de rêver. Mais aussi, un lieu qui ne put m'apprendre ce qu'était réellement le monde. Alors, ce fut le temps qui s'en chargea.

C'est étrange, mais je me souviens de ce jour avec une clarté assez troublante, comme si c'était hier que tout avait commencé.
C'était un matin du plus froid des hivers de mon pays natal que j'avais pu assister. Une buée s'était collée aux vitres de la petite boutique de chaussures de mes parents. Le feu craquelait dans la cheminée tandis que le bois se faisait peu à peu consumer par la forte chaleur qu'émanaient les flammes rouges. Une épaisse couverture me recouvrait les épaules, et une tasse de thé brûlante réchauffait un peu plus mes mains dodues. Je fixais le paysage immaculé en écoutant les paroles de ma mère, Donoma – toujours baignées dans l'exagération –, mais aussi le silence perpétuel de mon père, Balthazar.

Ma mère était une terran à l'allure négligée, mais au cœur aussi gros qu'une montagne. Elle aimait partager ses émotions avec les autres, en me serrant contre sa poitrine, par exemple.
Au contraire, mon père était – aussi un terran – extrêmement terre-à-terre, mais toutefois avec cette capacité-là de montrer son affection, et son allégresse très souvent quotidienne, dans un silence de mort.
Ils avaient tous les deux cette façon si spéciale de se compléter l'un l'autre. Ils passaient au-delà de leur amour : c'était un lien indestructible qui les unissait. Ils ne s'étaient pas aimé d'un coup de foudre mutuelle. Mon père avait simplement complimenté ma mère sur sa robe bleue. Il n'était pas bavard, mais ce furent pourtant ces mots qui scellèrent à jamais leur destin. Et les Dieux seuls savaient à quel point elle aimait cette robe bleue.
Mon père était né dans une très vieille famille de cordonniers. Quant à ma mère, elle était tombée amoureuse de ce métier en même temps qu'elle avait succombé au charme de mon père. Une histoire assez simple, en soit, mais qui me plaisait toujours autant.

Chaque premier mardi du mois, je prenais ma plus belle bête, Lambda, et ma plus robuste charrette remplie des plus jolies chaussures confectionnées par les soins de mes parents – et quelques fois par les miens – pour me rendre dans la grande cité du pays afin de vendre les produits du petit magasin. Depuis quelques années, les étrangers se faisaient rares, et les affaires n'aillaient pas au plus fort. J'avais donc été forcé d'entreprendre ce voyage long et pénible dans le seul but de relancer la réputation de ma famille.
Seulement, cette fois-ci, ma naïveté scella à jamais mon destin. Et, c'est ainsi que je devins une esclave. C'est ainsi que j'appris à connaître le monde tel qu'il était réellement. Uniquement, parce que j'avais décidé de prendre un raccourci. Uniquement.


ODEUR DE SEL
« L'esclavage fait des monstres »


Le monde n'est pas si cruel que ça. Au fond, il n’y a pas vraiment de méchants. Seulement le destin et des gens qui ont été confrontés à la mort. Elle leur apporté la haine, et ferma leurs yeux. À jamais.

Pour ma part, j'ai appris ce qu'était la haine. Sur ce bateau, la loi du plus fort régissait tout. J'ai dû endurer ce sentiment d'infériorité qui s'abattait continuellement sur moi. Car, là-bas, il n'y avait plus aucune règle. Seulement la survie. Et, j'ai malheureusement pris beaucoup de temps pour le comprendre. C'est ce qui me valut de subir mille et une torture. Mais, c'est aussi ce qui forgea mon caractère.

Et puis, peu à peu, ma peur se transforma en colère, qui elle-même se transforma en haine. C'était une rancœur qui me détruisait, d'une certaine façon. J'en voulais tellement à mes bourreaux, sans même penser qu'ils avaient un passé qui les avait poussé à agir de cette manière-là, si inhumaine. Dans ces moments-là, on n'essaie pas d'être altruiste, croyez-moi. Je n'avais qu'une seule envie : leur arracher le cœur. Je me sentais si différente, telle la créature laide et difforme qu'ils décrivaient. Et, je ne pouvais pas supporter leur regard de dégoût à mon égard.

C'est alors qu'un jour, la mort s'abattit sur moi. À mon tour.
Ces nuits et ces journées d'obscurités étaient toujours illuminées par une certaine amie que j'avais rencontrée là-bas. Mais, au fil du temps, elle devint de plus en plus faible pour une raison que j'ignore encore. Une maladie, sûrement. Et, aucun esclavagiste ne voulait d'elle. Elle était à chaque fois jugée trop maigre, trop petite, trop fragile, trop vieille. Toujours trop quelque chose. Alors, ils l’exécutèrent. Tout simplement. Ces gens n'avaient de temps à perdre.

Je me souviens alors avoir longtemps attendu son retour, persuadée qu'elle reviendrait comme toujours avec son sourire bienveillant. Longtemps. Mais, je n'ai qu'entendu le silence sourd d'une douloureuse absence.
Lorsque je compris enfin qu'elle avait succombé à ses blessures, mes espoirs s'éteignirent en même temps qu'elle. Elle était comme une grand-mère, pour moi. J'étais encore jeune, à l'époque, alors, il est vrai que cette mort me marqua indéniablement. Et, peut-être même encore aujourd'hui.
Je n'avais plus aucun repère. J'étais lasse de me battre pour une cause qui semblait totalement vaine, perdue.

C'est à cette époque que le temps se mélangea et que mon âme disparut. Je ne pensais plus par moi-même, à vrai dire. Plus rien ne m'importait. J'avais décidé d'accepter – aussi triste soit-il – mon sort. Sans broncher une seule seconde.
Et, ce fut à ce moment précis que la porte de ma cage s'ouvrit.

D'une certaine façon, la chance me sourit. Le capitaine – ou autrement appelé par son équipage, l'engeance des mers – connaissait vraisemblablement mon père biologique. Enfin, c'est ce qu'il m'expliqua.
En réalité, je savais que j'avais été adopté, car je ne faisais pas partie de la même espèce que ceux que je considérais comme mes parents. Mais, cela ne m'avait jamais réellement dérangé. Après tout, je ne pouvais pas aimer quelque chose que je n'avais jamais connu.

Peut-être voulait-il se racheter ? Peut-être avait-il une certaine dette à rendre à mon père biologique ? Peut-être voyait-il un potentiel serviteur en moi ? La raison restera sûrement éternellement floue, mais il fit tout de même de moi son second.
Et, c'est ainsi que grâce à l'apprentissage qu'il m'offrit, je devins le tout et le rien. La chaleur du torrent. La douceur d'une tempête. La fraîcheur d'un volcan. Le frémissement d'une brise. Je devins la bête dont ils parlaient tous. Et même pire encore.


LA RENAISSANCE
« Le cœur a ses raisons que la Raison ne connaît point »

 Ce jour-là, la mer avait repris ses droits. Le temps semblait s'être agité, et les océans devenaient furieux. C'est fou, mais même les plus grands succombent à la tempête. Je l'ai appris ce jour-là : la mer reprend toujours ses droits.
Soudain, la vigie hurla à pleins poumons. Mais, la pluie et le vent effacèrent ses paroles pour ne laisser que son cri strident déchirer l'espace. Personne n'avait pris le temps d'écouter ses plaintes, beaucoup trop occupé à veiller à leurs tâches diverses. Et, c'est ce qui les mena à leur perte. Sûrement.

À cet instant, j'étais enfermée dans la cabine supérieur, m'arrachant le cerveau pour remplir de la paperasse, celle-là même que j'avais l'habitude de remplir depuis dix ans. C'était une détonation qui me fit lever le nez de mon travail. Elle était si forte qu'elle couvrit le bruit poignant faisant rage à l'extérieur. J'attrapais une de mes épées les plus affûtées et m'avançais vers la porte de la cabine supérieur. Lorsque je l'ouvris, je ne pus qu'apercevoir, l'espace d'un instant, le chaos ambiant. Il semblerait qu'un canon eût percuté la coque du navire, laissant un trou béant dans le beau bois. L'équipage était agité, se battait même avec des étrangers.
À cette époque, j'étais un véritable aigle. Mes yeux étaient aussi vifs que l'animal qui me représenter, si ce n'est plus. Alors, j'avais pu observer la scène tranquillement, avant d'être surprise par une épée aussi fine qu'une aiguille. Elle trancha mes yeux, me laissant une belle cicatrice comme châtiment. Et, je suppose que c'est bien pour cette raison que lorsque l'on m'ôta mon sens le plus précieux, je perdis tout repère.

Un cri s'échappa de mes poumons gonflés, et je me jetais au sol en protégeant mes yeux. Mes oreilles semblaient vraisemblablement bouchées à cet instant ; je n'écoutais plus réellement le monde qui m'entourait. En prenant du recul, je me souviens à présent qu'une deuxième détonation avait retenti. Le reste m'est complètement flou. Le bateau avait certainement pu chavirer, voir complètement couler. La tempête continuait de faire rage, et un énorme trou était à présent sur la coque du bateau. Il n'aurait de toute façon pas pu survivre à un tel désastre.

Et, c'est à cet instant que mon destin se lia aux étoiles.
Une chose assez folle, en soit. Car, quand autrefois, je ne voyais que l'obscurité, aujourd'hui, je ne vois plus que la beauté des astres. Dans mon imagination, évidemment. Et, c'est ce petit je-ne-sais-quoi qui fait la différence. À présent, je sais que mon esprit est libéré, et que mes ailes semblent s'être déployées.

Je n'ai jamais réellement su qui avait attaqué notre navire, ni ce qu'était devenu le capitaine. Peut-être qu'au fond de moi, je le savais parfaitement ; je n'en sais rien. Cette journée fut le plus violent traumatisme de toute mon existence. Ce sens-là mettait plus que tout, précieux. Plus que tout ce que vous ne pouvez imaginer. Alors, je me retrouvais totalement dépourvu.

C'est alors que je la rencontrais. Cette rencontre marqua le début de ma troisième histoire, celle qui semblait être la dernière.
Je mettais vraisemblablement échouée sur une plage de sable chaud. Ma survie reste l'un des plus grands mystères de ma vie. Il me semble que j'étais restée environ deux jours sur cette plage, à attendre, à me torturer. Et, c'est exactement pendant ce laps de temps que je découvrais l'un de mes pouvoirs, qui semblait être enfouie au plus profond de mon être. Mes capacités auditives doublèrent, triplèrent même. Je crois bien avoir toujours eu une très bonne ouïe, mais cette fois-ci, ce n'était pas pareil. Mon corps fut poussé dans ses derniers retranchements, et ce pouvoir que je ne connaissais vraisemblablement pas encore, ressurgi du plus profond de mon être exactement au moment où j'en avais le plus besoin. Seulement, c'était un trop gros changement. J'entendais absolument tout. Le bruit des vagues qui se cognaient contre les rochers de la falaise, semblait être la pire des tortures inimaginables.

Alors, lorsque la nuit et le jour se mélangèrent à mes yeux, des bruits de pas martelèrent le sol vers ma direction. Une personne m'attrapa puis me traîna alors en dehors de la plage ; la texture du sol avait changé. Enfin, j'atterris sur un lit où des mains d'or commencèrent à me soigner. Sa voix – certainement féminine – me parla calmement pendant tout le temps où je me rétablissais. Et, c'est cette même voix qui m'ouvrit la porte de la sérénité. Même lorsque je me remis complètement de mes blessures, je restais auprès d'elle pour apprendre de son savoir. Aujourd'hui, je me doute bien que ce ne fût pas le hasard qui l'avait mené vers moi. Elle avait le don de prémonition. Et, c'était bien cela qui faisait d'elle ce personnage : elle avait vu les gens sombrer bien avant qu'il ne le sache eux-mêmes…

Je découvris bien des choses, notamment sur celui que je pensais connaître le mieux : le capitaine. Ce n'était pas le hasard, ce n'est jamais le hasard ; elle avait simplement reconnu les vêtements de son équipage.
Pour une raison que j'ignore, elle semblait l'avoir connu. Elle semblait même l'avoir aimé. Elle me le décrit en tant qu'homme tandis que moi, je ne le décrivais qu'en tant que bête féroce. Je suppose que c'est à cet instant que j'appris à devenir plus sage, plus calme. Elle savait qu'il était un traite, mieux que quiconque, mais elle le décrit en tant qu'homme. Elle l'avait connu avant et après qu'il devienne ce qu'il était aujourd'hui. Même les plus grands personnages commencent quelque part. C'était un homme sensible, qui lisait des romans d'amour, qui pleurait souvent, d'après elle. Et, c'est grâce à elle que je parvins à le comprendre ; il avait aimé lui aussi, et cela l'avait vraisemblablement détruit.
Mais, la réalité est insolente. Je le haïssais toujours. Je voulais toujours sa mort, parce que je le savais en vie. Après tout, j'avais survécu. Alors, pourquoi pas lui.

De même, grâce à elle, je découvrais bien des choses sur un père que je n'avais jamais connu. Il semblerait qu'elle le connût mieux que son amant, le capitaine. Elle le décrivait toujours avec une pointe d'humour. Elle se moquait toujours de lui, mais je sentais parfaitement l'affection qu'elle lui avait porté. Elle ne précisa jamais s'il était mort. Mais, je l'ai toujours vu ainsi.
À vrai dire, j'en appris beaucoup sur sa jeunesse, et seulement sa jeunesse. C'était un homme profondément amoureux du monde. Il aimait voyager. Il aimait la liberté, un trait de caractère qui semblerait m'avoir transmis.
Mais, elle me parla surtout de l'île de Minerve. Cette île qui était vraisemblablement le but ultime de mon père. D'après elle, il disait souvent qu'elle était la dernière île sur Istheria, celle que tout le monde verrait un jour. Au début, je la voyais comme une jolie métaphore de la mort. Mais, ces récits exprimaient tellement d'émotions que la mort ne pouvait pas être la signification de cette île. Elle était peut-être la représentation de notre déesse, celle que l'on vénérait tous les trois…
Cette femme était plus que tout mystérieuse, mais je crois que si j'avais vu son visage, j'aurais compris bien des choses.  

Mon traumatisme m'avait rendu paisible, car je n'avais plus rien où m'accrocher. Alors, lorsqu'elle apparut, je trouvais une nouvelle raison d'être. Tout simplement.
Et, il se trouve qu'elle était une très grande religieuse. Alors, elle m'enseigna son amour pour les dieux, et plus précisément, les étoiles. Avec son aide, j'avais acquis couche après couche une puissante spiritualité qui me permit de devenir celle que je suis aujourd'hui.

L'amour que je portais pour ma déesse Teneis, me poussa à vouloir devenir un grand personnage. Les idées révolutionnaires – que j'avais autrefois enfoui dans les méandres de mon cœur – ressurgirent alors à cet instant. J'étais déterminée à changer les choses, à ce que cet injuste s'efface à jamais, à ce que personne ne souffre de la même manière que moi ou mon amie morte en vain.
Tout d'abord, j'avais commencé par me rendre dans la cité perdue des Yorkas afin de mener mon peuple. Mais, tout ne se passa pas exactement comme je l'avais prévu. Leur réaction fut légitime : une étrangère ne pouvait pas débarquer de cette manière-là et imposer de telles idées à un peuple qui avait tant souffert.
Malgré tout, je ne me démontais pas. J'avais un but, et je voulais absolument l'accomplir. Ils devaient comprendre que la guerre de Taulmaril avait révélé le véritable visage du monde. Ils avaient tout perdu, ils avait tout endossé ; et pourquoi, au final ? Ils s'étaient retrouvés dépourvus, avec des pertes humaines trop grandes. Leur cité avait été détruite, saccagée, alors qu'ils avaient simplement voulu se battre aux côtés des terrans. Effrayés, ils avaient certainement voulu vivre leur vie tranquillement. Mais, les choses ne sont jamais aussi simples. Malheureusement, il faut toujours agir soi-même.

Malheureusement, quelques vérités ne suffisent pas. On ne peut tout simplement pas cracher, aussi réel soit-il, un monologue ayant un impact direct sur ce qu'ils essaient de cacher depuis maintenant bien longtemps. Je devais retrousser mes manches. C'était des actes qu'ils voulaient voir. Et, j'allais parfaitement leur en donner.
Déterminée, j'avais parlé avec tout le monde à Élusia, et personne ne semblait vouloir m'écouter ; mais je ne baissais pas les bras. Tous les jours, je me rendais dans chacune des habitations des yorkas afin de leur donner de la nourriture que j'avais chassé le matin même, à l'aube. J'en profitais à chaque fois pour leur expliquer plus amplement mes pensées, mes idées. Au début, ils se contentaient poliment de m'écouter, car je leur avais offert un présent irrefusable. Mais ensuite, j'appris à jongler avec les mots, j'appris à les comprendre, j'appris à leur parler, j'appris à être comme eux ; et ils commencèrent donc à tendre l'oreille, à m'écouter.
Mes actes ne s'arrêtèrent pas ici. J'essayais de les souder peu à peu entre eux. En leur proposant des événements, par exemple, qu'ils ne pouvaient tous simplement pas rater : la reconstruction de leur belle cité. Bien sûr, au début, ils se contentaient de me sourire gentiment. Sans me donner aucune réponse. Mais, le temps passa et certain d'entre eux avait envie de changer les choses, car mes mots paraissaient être plus puissants chaque jour… Enfin, il me semble.

Malgré tout, il me fallut cinq ans pour les convaincre tous. Entièrement. Au début, une poignée de gens était prêt à se battre à mes côtés, à accepter mes idées révolutionnaires. Puis, au fil des années, ce fut mon peuple tout entier. Je n'avais pas réellement demandé de devenir leur reine, je me voyais plus en tant que chef de guerre. Mais, il avait des choses que je me devais d'endosser : il fallait que j'accepte le plus dur. Mes désirs n'avaient plus aucun intérêt, plus aucun sens. J'avais décidé de sauver un peuple, alors je devais aussi le mener. J'étais devenue une reine sans même m'en rendre compte. C'était un couronnement grandiose.

Mon apparition avait brisé leur vie rêvée.
Mais, on raconte que l'idéal est ennuyeux.


EPILOGUE
« Celui qui n'a pas le courage de se rebeller, n'a pas le droit de se lamenter »

Un jour, je rejoindrai l'île de Minerve auprès de mon père de sang dans un dernier souffle de vie, laissant derrière moi une vie où j'aurais accompli tout ce qui était possible d'accomplir pour la libération de ma race toute entière.

Je ne dis pas que je ne regretterai rien, car c'est entièrement faux, mais je serais entièrement satisfaite de mes choix. J'aurais permis à un peuple tout entier de sentir la liberté pour la première fois depuis longtemps.
Après tout ce qu'ils ont pu subir, ils seront ceux qui mettront en esclavage les autres peuples pour venger leurs aïeux. Ils seront les plus puissants. Et tout le monde regrettera de les avoir sous-estimés et traités comme tel.

Je rejoindrais l'île de Minerve en tant que Reine.





Dernière édition par Hinaya Osiris le Mer 21 Mar - 17:56, édité 4 fois
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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Hinaya, reine des Yorkas   Dim 4 Fév - 12:19

Bonjour à toi et bienvenue.

Tout d'abord mille excuses pour l'attente, je n'avais pas vu ta fiche malgré la vigilance que je tente d'avoir.

Petit précision préliminaire: en général avant d'incarner un prédéfini, on en fait la demande mais Sighild se prononcera là dessus en temps et en heure.

Voici une fiche bien déroutante dans laquelle tu sembles désireuse de maintenir le mystère et d'user de poésie. Cependant tu admettras que pour présenter un personnage trop de mystère aboutit au contraire d'une présentation surtout lorsqu'il est conjugué à l'esthétisme, surtout lorsqu'il s'agit d'un personnage de premier plan qui doit être incarné.
J'ai donc un certain nombre de remarques à formuler.

En premier lieu, tu dis avoir trente ans mais cela me parait un peu jeune au regard de ton histoire complexe. Je ne pense pas que ce laps de temps te permette de vivre tout cela et de devenir Reine des Yorkas d'Elusia surtout par le chemin que tu empruntes.

Lé présentation physique pour moi ne dit rien du phyqique de ton personnage hormis quelques détails.

Ses yeux, continuellement clos (on suppose qu'on aura l'explication dans ton histoire)

Hinaya a écrit:
C'est le temps qui passe dans le sourire faussement jovial. C'est les ailes bleus de la liberté coupées avant le décollage.
Cette précision laisse sur sa faim car ru nous parle d'un aigle d'or plus haut dans tes caractéristiques alors noyé dans le reste on se demande si c'est une image ou une réalité de son physique. Au passage aigle d'or est sans doute aussi une référence à sa couleur car pour faire décoller un oiseau en or, cela reste problématique

Hinaya a écrit:
Et pourtant... Hinaya, c'est l'élégance dans toute sa minutieuse simplicité. C'est la beauté quand on le veut. C'est le blanc, aussi. C'est la soie, quelques fois. C'est l'amour de l'artisanat, des belles choses.
Pourquoi pas.

Hinaya a écrit:
Mais aussi, c'est l'indifférence. Hinaya, elle envoie valser les lois rudimentaires de la société en négligeant son apparence dans le peu de tissus qui recouvre son corps. Féminin. Celui avec des imperfections. Celui que personne ne possède. Celui qui nous laisse penser que tout le monde est différent.
Oui? Et donc elle est comment? C'est une Yorka donc elle a des attributs animaux maios tu ne nous les présentes jamais. Elle est imparfaite d'accord mais en quoi?

Hinaya a écrit:
Celui qui nous fait sourire par sa folie d'extravagance et qui nous fait nous sentir mieux dans nos baskets.
J'avoue que je ne comprends pas.

Hinaya a écrit:
Hinaya, c'est la minutie. Elle sait qu'elle attire les regards. Elle sait qu'elle fait du bien au corps malade.
Mais les autres ne savent pas qu'elle le fait par pure stratégie. Hinaya, elle veut inspirer la chaleur pour attirer les plus frêles.
Alors oui, Hinaya ment. Hinaya crache. Hinaya est perfide. Exactement, Hinaya est humaine.
Là on est plus dans le moral que dans la description physique.

Hinaya a écrit:
Hinaya, c'est l'aigle d'or. C'est la beauté des plumes de sa chevelure d'épis de maïs. C'est la bête.
En fait, c'est à peu près la seule chose dont est sûr en lisant ta description physique.

La description morale est plus abordable pour le commun des mortels. Hormis des passages un peu hermétiques pour dire qu'elle n'est pasce que l'on croit et en gros qu'elle donne le change (si j'ai bien compris parce qu'on ne sait pas trop sui elle parle d'elle ou des autres.)
Hinaya a écrit:
Mais… Personne n'est réellement ce qu'il a l'air d'être. Oui, une simple image pour montrer aux autres son bien-être ; son contrôle d'esprit parfait ; que l'on est une personne parfaitement bien, estimés et aimés de tous pour ce que l'on est.
Alors qu'en réalité, ce n'est qu'une image qui camoufle notre nature profonde, nos faiblesses comme de nos forces ou de nos atrocités.
Les gens sont comme ça, à faire semblant. Ils se croient honnêtes et bons avec eux-mêmes comme avec les autres.
Pourtant, ce n'est qu'un mensonge. Être aveugle est toujours plus facile et moins douloureux, au final. Seulement, à la fin, on a tous quelque chose à cacher.
Tous.

On finit par se dire comme tu nous le raconte enfin qu'elle est folle, mais on aimerait en savoir plus sur sa folie, parce que même la folie a des caractéristiques.
Tu évoques sa place de reine qui va sans doute être sa plus grande composante mais on aimerait en savoir plus sur sa façon de gouverner d'incarner son rôle.

Pour ce qui est de ton histoire, j'ai plusieurs incompréhensions et questions

CHAPITRE I :
Ton père étant Terran, je suppose que ta mère était Yorka aigle?

Hinaya a écrit:
Seulement, cette fois-ci, les quelques jours d'avance que j'avais faisaient de moi une cible de qualité sans même que je ne le sache. En tant qu'esclave. Évidemment.
Ah? Pourquoi? Au contraire ce sont les emplois du temps trop réguliers qui font les proies faciles. Tu avais quel âge pour entreprendre ce voyage?

CHAPITRE II :
Tu as été torturée? Mais pourquoi? Lorsqu'on a une esclave on préfère la garder en forme pour la faire travailler ou la revendre à moins qu'elle ne se soir rebellé et tu ne nous dis rien de cela.
Hinaya a écrit:
Le temps s'était mélangé, et ma vision devenait peu à peu plus floue que le jour précédent. Mes yeux paraissaient bien plus blasés, fatigués. J'ai longtemps attendu.
C'est donc de cette époque que tu as perdu ta vue?...

Hinaya a écrit:
Alors, j'insufflais cette mort.
Tu l'insuflais à quoi?

Hinaya a écrit:
Le trente septième jour, on ouvrit la porte de ma cellule et on fit de moi un pantin. La pitié n'y avait jamais été pour quelque chose. Le capitaine du navire avait seulement connu mon père. Le véritable, du moins. Et, mon âme avait trop longtemps souffert pour qu'elle ne puisse se rebeller. Alors, elle suivit le courant sans même se poser de questions.
Là je ne comprends rien. De quel parles-tu comment le sais-tu? de quel courant parles-tu de la marche des autres esclaves dont tu ne nous as jamais parlé?

Hinaya a écrit:
Le capitaine – ou autrement appelé par son équipage, l'engeance des mers – était un homme. Beaucoup diront qu'il ne méritait pas qu'on le traite en tant que tel, mais c'était ce qu'il était. Je ne doute pas qu'il aurait pu être sensible à quelques citations d'auteur romantique. Je peux admettre qu'il aurait pu verser des larmes au cours de sa longue existence emplie d'horreurs et d'atrocités plus incompréhensibles les unes que les autres. Je veux bien croire en l'amour qu'il avait porté pour une certaine femme aux yeux en amande. Et même lors des derniers jours que j'avais passé à ses côtés, je l'ai compris.
Comment as-tu appris tout cela, toi simple marchandide?
Hinaya a écrit:
Mais dans une insolente réalité, j'admets que ma haine envers cet homme dépasse l'entendement, je n'ai jamais eu autant aussi peu de scrupules à rire devant la destruction d'une vie entière, exactement lorsque son bateau à couler. Qu'il crève.
De quoi nous parles-tu?

CHAPITRE III

Hinaya a écrit:
J'étais devenue féroce, sanguinaire.
Comment es-tu passée du débris que tu nous as décrit à cette personne?
Tu as quel âge?
Hinaya a écrit:
Mais, toutefois, je le remercie intérieurement, car c'est grâce à lui que j'ai pu rencontrer cette religieuse aux yeux en amande qui aimait tant jongler – dans une habilité non dissimulée – avec les mots. C'est peut-être bien pour cette raison qu'elle me demandait souvent qui j'étais. Mais, je crois que je n'ai jamais su quoi lui répondre, car ma réponse ne fut jamais celle qu'elle attendait.
Elle m'apprit à aimer les dieux, à écouter les étoiles. Et avec son aide, j'acquis couche après couche une puissante spiritualité qui ne fit qu'accentuer ma croyance pour ma déesse Teneis. Elle m'apprit l'existence de l'île de Minerve. Cette île-là qui était censée être mon but ultime, mais qui fallait tout d'abord mériter. Je devais d'abord racheter mes péchés en servant mon peuple. Ceux-là même que j'avais oppressé pendant ces sept longues années où mes yeux n'avaient cessé d'être clos.
Tu ne nous dis rien de cette rencontre qui a pourtant été déterminante. Où quand? Pourquoi?

Hinaya a écrit:
C'est pour cette raison que j'ai décidé de reconstruire la cité perdue des Yorkas, en commençant tout d'abord par mener le semblant de peuple.
C'est Elusia qui abriterait ta communauté et le gros de ton peuple mais pas que.
Hinaya a écrit:
Ce fut long, laborieux. Les convaincre fut plus compliqué que prévue. Avec le temps, ils étaient devenus primitifs et ils ne faisaient même plus confiance aux personnes de leur propre race. Ils avaient peur.
Il n'est dit nulle part que les Yorkas sont devenus primitifs, juste qu'ils ont beaucoup souffert de la grande guerre.

Hinaya a écrit:
Mes mots furent donc volontairement délicats et forts. Et au fils des années, ils apprirent à me faire confiance et à croire en mes paroles. Ils crurent en leur puissance. Ils crurent en leur reine.
Après tout, je suis cette voix.
En quel honneur? D'où viens-tu et que représentes-tu pour eux qui les incite à te suivre? Il y a tout un parcours que tu dois nous décrire. On ne s'improvise et on n'est pas elue reine en un claquement de doigts

EPILOGUE

Hinaya a écrit:
Un jour, je rejoindrai l'île de Minerve auprès de mon père dans un dernier souffle de vie, laissant derrière moi une vie où j'aurais accompli tout ce qui était possible d'accomplir pour la libération de ma race toute entière.
Effet de ta folie? Quel père? L'île de Minerve? Elle a pu m'échapper mais je ne la connais pas sur Isthéria. Est-ce une île légendaire?

Désolée pour toutes ces remarques. J'espère qu'elles ne t'ont pas découragée. En cas de problème ma boîte MP est bien sûr ouverte.

A bientôt


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Hinaya Osiris

MessageSujet: Re: Hinaya, reine des Yorkas   Dim 4 Fév - 20:44

Ne t’en fais pas, ça ne m’a pas dérangé le moins du monde. Bien au contraire. Je savais, lorsque j’ai posté ma fiche, qu’il y avait de très nombreuses coquilles qui pouvaient la rendre trop indigeste ou trop incohérente pour qu'elle soit acceptée. Et, c’est bien pour ça que je l’ai laissé en cours. :)
De plus, ça fait bien trop longtemps que j’attends d’entrer dans ce forum pour que je puisse baisser les bras aussi facilement.
Je tiens d’ailleurs à m’excuser pour avoir pris cette liberté de m’approprier la reine des Yorkas de cette manière pas très polie, je l'avoue. Je ne savais pas trop comment m’y prendre alors j’ai tenté le coup. Ça n’a jamais été mon but de froisser quelqu'un.

Enfin, je vais arranger la fiche pour qu’elle soit plus abordable. J’ai souvent ce problème d’être très vague et peut-être trop poétique dans mes fiches. Alors, cette fois-ci, je vais faire des efforts.


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Elië Valanatëel
MessageSujet: Re: Hinaya, reine des Yorkas   Dim 4 Fév - 20:46

Et bien, merci de ta compréhension.
Bon courage pour la rédaction de ta fiche


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Sighild
MessageSujet: Re: Hinaya, reine des Yorkas   Lun 5 Fév - 19:59

Bonjour et bienvenue sur Istheria!

Je suis heureuse de voir une personne envieuse de venir nous rejoindre et visiblement motivée par le rôle important auquel tu aspires.

Ma collègues a très bien mis les points sur les parties confuses de ton histoire ou de tes descriptions. Nous te laissons la tâche de les corriger mais n'hésite surtout pas si tu as des questions à poser : que ce soit sur les Yorkas, sur la cité ou tout autres spécificités.

Nos boîtes mp sont à ta disposition.^^

Comme tu souhaites le rôle de la Reine d'Elusia, il faut que tu penses à développer la personnalité de meneuse de ton personnage et que tu expliques comment un personnage aussi atypique que le tien, ait pu s'imposer aux siens et que tes aspirations attirent ton peuple.

Nous sommes encore en train d'écrire la fiche géopolitique d'Elusia qui aurait pu t'être utile pour ta rédaction, donc n'hésite pas à nous questionner.
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Hinaya Osiris

MessageSujet: Re: Hinaya, reine des Yorkas   Mer 21 Mar - 18:05

Hey!

Désolée pour ce très long retard, mais j'avais complètement oublié de poster sous ma présentation. ^^'

Enfin, je pense avoir terminé. En appliquant tout vos conseils, bien sûr.


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Sighild
MessageSujet: Re: Hinaya, reine des Yorkas   Mar 27 Mar - 19:50

Bonjour!!!!

Pardonne-nous notre retard!! Mais ne perdons plus de temps.^^

Revenons-en à ta fiche. Je vois que tu as apporté de sérieuses modifications à ta fiche et que tu as fait des reformulations qui sont un peu plus claire.

Il est bien d'avoir précisé que ton influence, tu l'as gagné au fur et à mesure, au long des années, auprès des Yorkas de la cité. Note cependant, que tu es Reine de ceux qui vivent à Elusia. Tu n'es peut-être pas légitime auprès de tous. Mais cela fera partie de ton devoir de rassembler et de convaincre! ^^

Pour le reste, cela me semble bien. Je t'avoue avoir un peu tiqué sur "l'île de Minerve" qui est une référence évidente à la mythologie greco-romaine, mais comme tu la sites comme un lieu presque "chimérique" ou en tout cas, non découverte, cela devient anecdotique pour le moment.



Je pense qu'à présent, tu vas pouvoir t’atteler à tes grandes tâches de Reine d'Elusia! Si tu as besoin de quelques choses, il ne faudra pas hésiter.

Fiche validée



Tu vas pouvoir faire une demande de rang personnalisé dans la zone des réclamations, mais aussi ouvrir ton compte en banque, ton journal et ton inventaire dans la partie Gestion.

Bon rp!!!!



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