MINI EVENT : Les Fanélides - Page 2

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 MINI EVENT : Les Fanélides

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Ari’El Miluiel
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Sam 17 Mar - 12:42

Le spectacle se poursuivait tandis que j’en manquais une grande partie, submergée par les questions de la gamine et ma volonté de me montrer compréhensive à son égard. Je tentais de répondre de la façon la plus patiente possible même si certaines questions me semblaient bien indiscrètes. Heureusement la magie qui plongeait l’assistance dans la bonne humeur faisait son office aussi sur moi et je me montrais très compréhensive quitte à étonner les gens autour, je le savais, peu habitués à autant de sollicitude de la part des Sylphides surtout à l’égard des enfants.

Soudain le léviathan de glace se dresse au-dessus de la glace provoquant la frayeur des enfants de l’assistance et un cri strident de la fillette qui se précipite contre moi. Elle m’enlace les jambes au-dessus des genoux et je l’avoue je reste interdite devant cette étreinte imposée et peu commune pour moi, d’autant qu’elle manque de me faire perdre l’équilibre.  Je jette un regard au monstre avant de revenir un peu décontenancée vers la gamine. Après une poignée de secondes d’hésitation, je finis par m’accroupir et la prendre dans mes bras. La sensation est étrange, mais pas désagréable. Ce petit corps semble apprécier les événements. Un peu hésitante je lui caresse la capuche plutôt hideuse de son déguisement.

« Allez ma grande, ce n’est rien. Ce n’est que… que du spectacle. Tu ne crains rien. »

L’énoncé des faits devrait suffire à rassurer la petite mais elle semblait se sentir à son aise dans mes bras, fourrant son, visage dans le creux de mon épaule. Elle ne semblait pas désirer quitter sa position et pour ma part, je n’étais pas habituée à ce genre d’effusion et la gamine pesait son poids. Tout en continuant à la cajoler du mieux que je pouvais, je jetais des regards perdus alentours pour essayer de découvrir les adultes responsables de Mona.

« Tiens, regarde. Ils sont partis. Regarde ! »

J’essayai de désigner le jardin prenait forme dans l’arène mais sans grand succès. Malgré mes bonnes dispositions commençaient à disparaître et la situation à me peser dans tous les sens du terme. Pour me redonner un peu de bonne humeur et prendre les choses avec philosophie je tentais de me représenter Alastor, réprobateur. Cela eut pour effet de redorer un peu ma patience.

Alors que la fillette tournait enfin la tête en direction du spectacle, une agitation imprévue souleva la tribune d’honneur et attira mon attention tandis que Mona s’exclamait :

« Oh ! le papillon ! »

« A mort le régent! »
 

Les deux cris sonnèrent incongrus dans mon esprit mais la tentative de meurtre n’en était pas moins réelle vue depuis ma position. Les événements semblèrent assez vite tourner en faveur de la cible.  Cependant quelque chose me disait que je devais aller voir de quoi il retournait. Sans doute l’arrogance que les autres peuples nous attribuent agissait-elle en moi en me persuadant que ma présence sur les lieux de l’agression était requise. Je me tournai donc en direction des travées qui pourraient me donner accès au régent et sa suite mais tombai nez à nez avec un Terran plutôt colossal qui regardait avec insistance la petite Mona.

« Ah vous l’avez retrouvée ! Merci !
__ Papa ! Le spectacle est drôlement beau. La Dame s’appelle Ari’El et elle m’a protégée du monstre…
_ C’est bien ma chérie. »


Le ton du géant n’était pas paternel comme je m’imaginais celui d’un père s’adressant à son enfant, mais je n’avais que peu d’expérience en la matière. Cependant, quelque chose me disait qu’au lieu de se simplifier les choses allaient au contraire se compliquer et je n’avais pas envie de perdre de temps en remerciement inutiles, surtout que l’arrivée du père de Mona était pour moi une délivrance. Je lui tendis la petite avec le plus de douceur que l’urgence de la situation me le permettait en lui adressant un sourire convenu.

« Ce n’est rien. Mona était juste un peu perdue mais tout s’arrange puisque vous êtes là.
_ Merci d’e avoir pris soin. Je peux vous offrir quelque chose pour vous remercier ? »


Son regard partit en direction d’un stand de boisson.

« Merci, sans façon. Excusez-moi, je suis attendue… »

Je tentai de le contourner mais le géant fit un pas de côté pour me barrer le passage.

« On peut peut-être remettre ça à plus tard ?
_ Vous êtes bien aimable, mais je ne suis que de passage et je dois reprendre bientôt ma route… »


Je n’étais pas moi-même convaincue par cette pauvre excuse, mais elle sembla porter auprès du papa qui prit un ton contrit avant de me laisser le passage.

« C’est vraiment dommage. Et bien bonnes réjouissances et bonne route…
… et encore merci pour la petite ! »


Décidément quelque chose sonnait faux dans tout ça mais mon désir de rejoindre au plus vite la tribune du régent remit à plus tard le soin de me pencher sur la question. Je me mis en devoir de fendre la foule des spectateurs maintenant soulagés par l’humour de façade du Fanel. Il avait beau faire le brave, mon expérience en la matière me laissait comprendre qu’il cachait une émotion derrière ses paroles rassurantes. Au fur et à mesure que je m’approchais malgré la foule compacte, je me demandais comment un meurtrier pouvait s’approcher aussi facilement d’un si haut personnage. Le système de protection était une vraie passoire d’autant que l’homme semblait un véritable amateur pour avoir manqué sa cible. Devais-je envisager une complicité à l’intérieur de l’entourage du régent ou alors une agression mise en scène ? Je crus que je ne parviendrais jamais à destination tant il me fut compliqué de le frayer un passage entre les gens qui n’attendaient qu’une chose c’et que le spectacle reprenne.

Un tonnerre d’applaudissements accueillit les derniers mots du régent et l’orchestre reprit sa performance alors que j’arrivai au pied de la tribune. En y arrivant je dis que ce serait par le même occasion le moyen pour Alastor de me repérer s’il avait pu entrer dans l’arène. J’eux une pensée inquiète et compatissante en songeant à l’état dans lequel la situation avait dû le mettre. Je contournai la tribune pour chercher l’escalier d’accès. Deux gardes en barraient l’accès. Je soutins leur regard avec autorité.

« Dame Ari’El Miluiel de Cimmerium. »

Les deux gardes s’entre regardèrent. Je n’ai pas une allure bien menaçante mais la prudence en la circonstance aurait voulu qu’ils me refoulent, Cimmérium ou pas, mais je profitai honteusement de leur hésitation pour forcer gentiment le passage et en les remerciant gravement.

« Merci. J’espère que le régent se remet bien… »

En gravissant les marches je me demandais quelle sorte de cité pouvait se montrer aussi négligente sur la sécurité de son dirigeant. Arrivé en haut des marches je constatai que le régent et son entourage étaient déjà la préoccupation de bien des personnages que je ne connaissais pas ou presque hormis le visage d'une prêtresse dont la réputation n'était plus à faire


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Mäje
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 19 Mar - 10:59

Ils marchaient depuis quelques minutes dans la foule, aussi grouillante qu’un tas d’insectes qui galopaient dans tous les sens. Äjhem restait attentif à tous les comportements de son comparse, du coin de l’œil, en l’observant discrètement. Curieux comme un renard rusé, il se demandait bien ce que cet homme qui trahissait un passé militaire pouvait bien faire dans un rassemblement terrans comme celui-là. Enfin... Les agissements de ses frères et sœurs le dépassaient parfois. Et puis, cela faisait suffisamment de décennies qu’il avait quitté les siens et qu’il ne se tenait pas au courant de leurs faits et gestes. Donc à quoi bon faire semblant d’être un peu paranoïaque ? Mais il devait bien s’avouer qu’il voulait en savoir plus. Sous ses airs polis et élégants et son sourire énigmatique, il fignoler son plan pour entamer une conversation et en savoir plus sur ces mystérieux visiteurs.

Cha robh dùil agam coinneachadh ri fear eile againn an seo. A dh 'fhaodadh a bhith ann gum feum a' chomhairle riaghaltas Fanel a dhèanamh?
(Je ne m’attendais pas à croiser des nôtres aujourd’hui. Se pourrait-il que le conseil s’intéresse à la régence de Fanel ?)


Il leva vers son interlocuteur des yeux curieux derrière son masque de chat. C’est alors que dans un grand tumulte et un vacarme de cris alarmés, la foule se fendit et le régent sus-nommé tomba à terre au loin. Sa garde fut plus rapide que la plupart du peuple incrédule et le forçonné tomba dans la piscine improvisée plus vite que les yorkas qui y barbotaient. Et comme si ce n’était pas suffisant, des cris hébétés venant d’une femme toute enveloppée de tartan s’élevèrent de leur gauche.


Au voleur ! Mon sac, au voleur ! Dans la foulée, une tête dégarnie qu’il voyait sans problème depuis sa taille, essayait de se dégager un chemin parmis les passants.

Brièvement, Äjhem lança un regard vers son compagnon de chemin. Il savait que son peuple avait la tendance désagréable à ne pas vouloir se soucier des autres peuplades. Le sang noir des sylphide se voulait au dessus de tout, qu’ils disaient. Et comme il le devina, son compagnon n’avait pas l’air de vouloir s’impliquer dans cet incident. Serrant les lèvres, l’avatar du désert du réagir vite. Rapidement et dans un retourné gracieux, il s’élança à la poursuite du voleur, réalisant au passage une courbette succulente auprès de la pauvresse tartannée. Il jouïssait d’une belle taille dans ce corps viril, et n’avait aucun mal à réaliser de grandes enjambés, en n’hésitant pas à jouer de ses coudes et de ses épaules pour pousser les corps qui s’étaient massés dans le sillon du voleur. Ils le regardaient tous avec des yeux de merlans, au lieu de bouger ! C’était navrant. Et dire qu’il ne pouvait rien faire sous cette forme... Si il avait pu, il l’aurait enfumé généreusement. Mais pour cela, il aurait dû redevenir la femme qu’il était, et cela aurait fait un bien étrange effet sous son veston, pour ne pas déplaire à quelques pervers.

La tête chauve n’était plus loin, et il le distinguait bien mieux désormais. C’était un petit être goguenard, un brin ventripotent, et certainement pas ce que l’on pourrait attendre d’un voleur d’habitude. Äjhem eut vite fait de le rattraper. Et avec un fin sens du spectacle, il se jeta sur lui en empoignant sa cheville. Les deux malheureux tombèrent à terre, et le sac devant eux. En un rien de temps, le sylphide eut récupérer les deux au bout de ses bras. Faisant un signe lointain à son comparse qu’il distinguait à peine, il remit rapidement le voleurs (ou plutôt l’apprenti voleur, vu son air idiot et terrifié) aux autorités qui traînaient pas là (et qui n’avaient vraiment pas l’air d’en être très souciant), et le sac à sa propriétaire légitime à qui il ne manqua pas de faire des yeux doux.

En balbutiant un brin d’excuses à son compagnon d’infortune, ils reprirent la route comme si de rien n’était. Ou plutôt, c’était ce que voulait le grand gardien du désert. Il n’était pas vraiment d’humeur à rendre des comptes à sa peuplade, toujours curieux quand l’un d’entre eux se mêlait un peu trop des autres races. Au début, lors de ses premiers voyages qui avaient fait grand bruit, il avait toujours dû se justifier « pour une question de diplomatie ». A d’autre... En ce jour de fête, il n’avait aucune envie de devoir expliquer son attitude peut-être un peu familiale avec terrans et autre yorkas. Après tout, le bougre était parmi les hommes depuis si longtemps qu’il avait simplement arrêté de faire la différence. Et puis, dans ce bouillon de monde, il était bon de savoir où étaient ses intérêts. Et ils étaient certainement dans son habilité à séduire la force armée en présence...

Ils échangèrent quelques mots, quand brusquement son comparse fut agressé par la créature la plus terrible qu’un homme puisse rencontrer : un enfant. Äjhem ne pu s’empêcher de sourire très (trop) largement face à ce spectacle horrible... Le pauvre ne semblait pas pouvoir se dépêtrer du petit parasite qui tournait autour de lui, s’agrippait à ses jambes. De toute évidence, il parvenait à séduire la gente bien mieux que lui ! Pour ne pas le déranger (et par pur plaisir personnelle il devait bien l’avouer) il le laissa essayer de se séparer de l’enfant tout seul, et l’observa avec son air malicieux pendant de longues secondes. Apparemment, il n’avait pas beaucoup la fibre paternelle... Et d’ailleurs, maintenant qu’il le remarquait, les enfants étaient plutôt nombreux dans une fête qui promettait d’être une vraie débauche. Surprenant...
Bon, il fallait bien abréger ses souffrances. S’abaissant au niveau du petit bonhomme, Äjhem lui attrapa la main pour le dégager de la jambe de son comparse.


Tu es bien mignon petit être, mais tu importunes mon ami. N’as-tu pas des amis à retrouver, ta mère ? Dit-il gentiment, un sourire amusé sous son masque. Si tu continues à l’embêter, il va sûrement te manger. Allez, file !

Le petit prit soudain peur, et disparut sous la marée humaine. En remontant vers le ciel, il haussa les épaules. Ah, les enfants.

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Alastor
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mar 20 Mar - 3:33

Entouré par les mortels, le noble Sylphide continuait ses recherches afin de retrouver la noble dame. Le tout s’avérait nettement plus difficile qu’il aurait souhaité. Avec la popularité de l’évènement la foule était massive… et bien que notre noble protagoniste ne soit point un être de petite taille, il n’arrivait point à la retrouver. Il eut presqu’un moment de joie alors qu’il réussi à trouver à travers la vermine présente une autre âme immortelle à qui il était en mesure de s’adresser, n’ayant que très peu de désire de discuter avec un Terran.. ou autre créature présente.

-Chan e, mo bhràthair nèamhaidh. Is thusa a 'chiad fhear againn a choinnicheas mi an seo. Ma tha thu ag iarraidh, bidh mo shùilean agad airson a lorg

N’y existait-il pas de plus noble dialecte ? Certes la réponse fut un peu décevante, car cet être n’avait point aperçu dame Ari’El, toutefois Alastor s’avouait ravis qu’on désir lui porter assistance. Il y avait quelque chose en ce lieu qui le rendait nettement plus léger malgré son inquiétude, tout comme si les soucis tentaient d’être balayer au rythme de la musique.

-Bhiodh e cho math.* répliqua alors le militaire d’un ton en premier lieu aussi froid que son habitude, mais avec le léger soupçon de chaleur qui lui était presque ‘étrange.

Cela su le surprendre, et dû durant un moment tenter de reprendre ses esprits. Il se connaissait très bien, et depuis son entrée en ce lieu le militaire avait connu un certain changement. Il ne s’avait définir exactement ce qui était différent, ni même pourquoi, mais son âme se sentait plus légère. A chaque fois qu’il remarquait, qu’il tentait de se reprendre et de se retrouver… le tout revenait, et le souci semblait disparaitre durant une courte période supplémentaire.

Enfin bref, l’être se trouvant devant lui avait souhaité lui porter main forte, et il allait en profiter. À deux, il allait être surement en mesure de retrouver la dame Tenter de repérer la dame même avec une brève description ses vêtements de la soirée et le visage du moment allait être plutôt difficile.

-Cha robh dùil agam coinneachadh ri fear eile againn an seo. A dh 'fhaodadh a bhith ann gum feum a' chomhairle riaghaltas Fanel a dhèanamh?

-Is e ceist iongantach a tha sin gu bheil thu a 'faighneachd. Dè a dhèanadh tu a 'creidsinn mar sin?**

En effet, il n’avait nullement fait allusion à son rôle, ni à celui de dame Ari’El. À cela le Sylphide leva un sourcil, un peu curieux de connaitre la raison derrière une telle question. Certes le voyage de la dame n’était pas un secret, mais il ne s’agissait pas non plus d’une affaire qu’il avait crier sur les toit… mais il se peut que certains ont su faire preuve d’un peu moins de discrétion ? Alors qu’il s’apprêtait à poursuivre là où il avait laissé sa question, une voix s’éleva.

-Au voleur ! Mon sac, au voleur !

Un voleur parmi mortels, il n’y avait ici aucune surprise. Que les terrans règles leur affaires… C’est ce que se disait le légionnaire, qui autrement s’il devait être le juge dans la situation n’aurait aucun souci à mettre terme à l’existence d’un insecte si insignifiant. Toutefois, semblait-il que son compagnon du moment avait un tout autre désir en ce moment même. Que tentait-il d’accomplir ? Ne souhaitant nullement le perdre de vue, notre noble personnage su se frayer un chemin parmi la foule.

Bien entendu, l’autre parti semblait nettement plus déterminer, mais après un moment Alastor réussi à le rattraper, une fois ‘’l’incident’’ réglé. Il se demandait quel allait être le sort réservé au voleur, à quel point la justice locale était sévère pour un tel affront envers les membres de leur société ? Surement aussi clémente qu’il y a de nombreuses années. Ou peut-être la clémence n’est-elle qu’offerte lorsque l’affront est envers les Sylphides ? Comme le disait si bien Calixte, il pouvait être surpris.

-Is e rud iongantach a th 'annadsa mo charaid. Ge-tà, chan urrainn dhomh ach smaoineachadh gu robh adhbhar agad***

Alors que le ton froid d’Alastor dictait chaque élégante syllabe, celui-ci fut interrompu alors qu’une petite main vint s’agripper à sa jambe. Une petite créature, la moitié de sa taille… un enfant… une tête rousse. Durant un moment les pupille d’Alastor démontrèrent un peu de surprise. Le visage qui se trouvait devant ses yeux lui était presque familier, tel un fantôme du passé. Durant un moment il fut transporté en arrière… il pouvait se revoir… il y a de cela de nombreux siècle, et c’est comme si devant ses yeux se trouvait le portrait de Calixte. Certes, l’illusion fut passagère, il fini par retrouver son esprit et remarquer le nombreux trait nettement plus ingrat. Toutefois, Il ne pouvait s’empêcher de demeurer un peu sur le choque par cette fulguration d’image dans sont esprit. Il demeura froid, tentant de séparer le jeune être de sa personne, avant d’être assister.

-Tha mi a 'cur luach air do chuideachadh. Ach, chan eil mi a 'smaoineachadh gu do ghlac mi d'ainm?

Il désirait en apprendre un peu plus sur l’être qui l’assistait en ce moment. Depuis son arrivé, depuis la disparition tout semblait si particulier.
Traduction:
 
Résumé:
 


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Le Messager
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 2 Avr - 20:27


MASCARADE
" Mini-event "


◈ Les Fanélides, le grand Festival masqué ◈


Époque : 1er jour de Tymbé, An 1305
Lieu : Tyrhénium
Durée : 2 jours
Caractéristiques : Célébration masquée et costumée

Le premier jour : Il s'agit de la journée d'ouverture du Festival qui démarrera lorsque les soleils seront à leur zénith. Et ce n'est autre que le régent lui-même qui fera un discours. Une grande cérémonie se déroulera dans l'arène. De grands magiciens sont invités pour ouvrir le festival et de somptueux numéros s'y dérouleront tout au long de la journée. De nombreux commerçant auront investi le périmètre du colisée afin de vous permettre de vous vendre à boire ou à manger. Vous pourrez ainsi profiter des spectacles sur les gradins, ou bien vous mettre à l'ombre dans les coulisses pour profiter des divers stands. En soirée, un bal sera organisé au sein même de l'arène.


Les musiciens, les danseurs et les acteurs s'étaient donnés de tous leurs êtres pour rendre le spectacle grandiose, jusqu'à là fin et ce, malgré l'interruption qui failli coûter la vie de leur gouverneur. Leur énergie, leur talent, leur sens de l'artistique avait pu toucher un grand nombre du public qui les ovationna et les clama avec ardeur. Mais toute chose avait une fin, et leur composition eut sa conclusion par la tirade de leur souverain.

" Chers peuples de Tyrhéniums, chers invités de tout pays! J'espère que le spectacle vous a plus à tous!!! Festoyez, riez, jouez!! Les Fanélides sont loin d'être terminées! Sachez qu'un grand bal aura lieu ce soir, et ici même! Nous nous donnons rendez-vous ici, aux couchers des trois soleils! Mais en attendant, la fête continue dans nos rues! "

Sur ces brèves paroles, Fanel sembla se retirer avec sa cour. Mais cela ne marquait en rien la fin de la fête. En effet, certains musiciens continuèrent de joueur mais en se dirigeant vers l'extérieur. Des danseurs les accompagnaient, et la foule s'empressa de faire de même. Sans nul doute allaient-ils faire le tour de la ville pour aller à la rencontre de ceux qui n'avaient pas pu se déplacer. L'arène se vida alors en une partie, des curieux restèrent pour voir comment la scène de bal allait être mis en place. Il y avait toujours les marchands dans les couloirs des arènes, faisant tourner leur commerce à plein régime. Pour le reste des gens, ils se préparaient pour la belle soirée qui s'annonçait....




◈ CONSIGNES POUR LE 4ème POSTE ◈


QUARTIER LIBRE

Vous allez devoir vous rendre au premier bal de ces fêtes. Maintenant que vous avez pu vous détendre devant un grand spectacle, que vous avez pu faire des rencontres surprenantes ou intrigantes, il va falloir vous préparer pour la soirée.

Il sera question d'exposer vos beaux costumes afin de pouvoir élire la Miss ou le Mister Fanélides lors de la deuxième journée des fêtes.

Dans votre poste et en spoiler, vous devrez décrire le costume qui est le vôtre, ainsi que l'image représentant votre masque ou votre costume complet si vous avez une image qui correspond. Ceci sera soumis aux votes des membres - et les votes seront cachés, comme ça, vous aurez la surprise le moment venu! lol

Mais je n'oublie pas vos situations actuelles! Il va falloir prendre en compte les petites choses qui suivent.^^


Pour Duscisio Balibe :
Spoiler:
 


Croisement pour Kalysta Elyomar X Deirdre Luberym:
Spoiler:
 


Croisement pour Mäje x Alastor:
Spoiler:
 


Fenris Skirnir :
Spoiler:
 



Croisement pour Othello Lehoia X Enteri X Ari’El Miluiel:
Spoiler:
 






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:: Bandit manchot ::

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Deirdre Luberym
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Ven 13 Avr - 21:18

La gorgoroth fut très déçue de la réponse qu'elle reçut. Il fallait dire qu'elle avait quelques espoirs, malgré le monde présent. Néanmoins, le compliment de la jeune femme ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde et Deirdre n'était pas du genre à ne pas apprécier les flatteries - bien qu'elle s'en méfiait le plus souvent.

" Et bien, me voilà bien déçue de la nouvelle mais je ne peux baisser les bras suite à une si agréable politesse. Toutefois, si belle je vous semble, il me serait bien difficile de rivaliser avec une beauté comme la vôtre. En ce jour, vous êtes une princesse et moi un simple amuseur. "

Notre commerçante n'était pas avare lorsqu'il s'agissait de faire des éloges et puis en cette journée là, tout poussait à se tenir droit et aimable. Il n'y avait pas de raison à ce qu'elle échappa à la règle. Mais alors même qu'elle conversait avec la jeune dame, voilà que le garçonnet - qui lui s'était avéré bien moins poli - se montra discourtois en tâchant la belle robe de son interlocutrice. Voilà qui était fâcheux! Et paradoxalement, elle s'estima heureuse de ne pas en avoir été la victime.... mais elle ne put s'empêcher de faire preuve de compassion, et la poussa à faire une proposition qu'elle allait amèrement regretter par la suite.

" Haa! Voilà qui est malheureux! Il vous faut vite nettoyer cela sinon votre costume s'en trouverait gâché. Je ne possède pas ce qu'il faut pour vous aider dans ce domaine, mais je peux au moins vous délivrer du jeune fripon responsable. "

Deirdre se permit alors de saisir le garçonnet dans les bras, puis de le reposer sur le sol, le tenant bien évidemment par la main. Cependant, ce dernier était près à se mettre à pleurer suite à sa faute, mais la commerçante tendit subitement un mouchoir à Kalysta, voulant prouver qu'il était inutile pour lui de s'attrister.

" Nul besoin de pleurer, petite abeille. La belle sera bientôt sauve. Voici un maigre cadeau qui pourrait vous aider à vous essuyer. Quant à moi, je mène déjà une quête pour retrouver une personne, je peux aisément rajouter un autre nom à mon tableau.  "

Vous vous doutez bien qu'il fallait bien plus que cela pour empêcher un enfant de pleurer. La gorgoroth ne trouva que comme stratagème de lui offrir une nouvelle douceur en échange. Cela eut au moins le mérite de lui occuper la bouche et de faire cesser les sanglots. Ce n'était certes pas la meilleure éducation, mais celle des parents du jeune homme était bien pire puisqu'ils avaient perdu leur progéniture.

" Bien. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, belle princesse. J'ai, semble-t-il, une mission à mener et vous, une robe à sauver. J'espère que nous aurons l'opportunité de nous revoir. "

Deirdre lui fit alors une élégante révérence puis s'en alla sereinement avec le petit garçon qui dévorait son beignet. C'était maintenant que les choses allaient être plus difficile. Dans un premier temps, elle s'évertuait à essayer de retrouver son compagnon... en vain. Dans un second temps, elle chercha à communiquer avec l'enfant craintif. C'était le pire. Avoir une description convenable était impossible mais elle réussit à s'accrocher à cela pendant une heure entière, à tourner encore et encore, faisant le tour de l'arène au point d'en connaître les moindres recoins. Elle finit par se faire une raison presque une demi-heure plus tard et se tourna alors vers des soldats à qui elle demanda si des parents n'étaient pas venu réclamer un enfant. Ce fut infructueux avec les premiers gens qu'elle vit mais au détour des prochains, elle tomba sur Uriel!

" Grâce au ciel Uriel, je t'ai enfin retrouvé! Mais où étais-tu donc passé? Je te rappelle que tu devais m'accompagner! Regarde qui j'ai dû trouver pour te remplacer! Voilà à quoi j'en sui réduite! "

Le petit garçon observa Uriel d'un air étrange, mais visiblement, le valet lui plaisait bien plus que Deirdre. Sans attendre la moindre explication - car elle estima que des excuses ne résoudrait en rien la situation - elle laissa l'enfant à ce dernier qui eut la délicatesse de le prendre dans les bras, et lui exposa la situation. Et à croire que le jeune homme porta chance, ils trouvèrent enfin les parents dans l'heure qui suivit. Ce fut un véritable moment de délivrance.


***


Voilà la soirée qui s'annonçait, chaude suite aux fortes températures de la journée mais aussi remarquable car à ne pas en douter, il y aurait forcément du beau monde. Deirdre était bien plus enthousiaste à son retour qu'à son départ de l'arène. Il fallait dire qu'elle était soulagée ou tout du moins, qu'elle était convaincue qu'il n'y aurait pas d'enfants. Sa mésaventure quelques heures plus tôt lui avait laissé un goût quelque peu amer. Toutefois, il lui en fallait bien plus pour gâcher sa joie.

Elle avait fait un bref détour dans ses quartiers pour se rafraichir mais elle ne s'attarda pas car l'affaire de "l'abeille" lui avait fait perdre son temps. Ce fut ainsi qu'elle reprit sa route pour les arènes, sans emmener cette voici Uriel, car elle se voulait boudeuse. Si ce dernier souhaitait venir, il le ferait tout seul. Ce fut donc sans aucun accompagnement qu'elle arriva avec son port altier, fière de ses dorures, sur la grande scène de l'arène.

DESCRIPTION DU COSTUME:
 

Le grand monde se trouvait principalement au cœur de la place. Une estrade avait été montée pour y placer les musiciens et des jeunes gens de tout horizon n'attendait plus que la musique.... mais aussi que le gouverneur Fanel ouvre le premier bal.

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::  Haute-Prêtresse de Kesha ::

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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Dim 15 Avr - 23:30

Presque aussitôt qu’ils pénètrèrent dans la tente, une autre dame, très élégante et à la blancheur éclatante, fit son arrivée dans la tribune. Othello l’admira quelques secondes du coin de l’œil, mais n’osa plus l’approcher. Son esprit limpide était monopolisé par d’autres pensées, et elle devait bien admettre être piquée par l’étrangeté de la situation. C’était comme si les éléments ne s’alignaient pas correctement, les coins incurvés des pièces de puzzle ne trouvaient pas les bons. Contre toute attente, le régent réagit plutôt vite à l’appel de son nouveau compatriote. Le régent, accompagné de la dame qui l’avait intercepté, s’approcha d’eux et marmonna bien vite un grand discours riche d’excuse et de justification. Derrière lui, le sourire de l’énigmatique intrigante piqua un peu plus l’ondine, qui commençait à sérieusement s’interroger sur l’étrangeté de la chose.

Fanel disparut avec son comparse, qui réussit à échanger un peu avec lui. Très vite, la tribune se vida, et ils ne restèrent que la dame blanche, une poignée de garde, et elle-même. Et, sans trop savoir que faire et soucieuse de chercher des réponses à ses questions, la pieuse se dirigea vers les hommes en arme, espérant qu’eux pourraient enfin lui apporter quelques informations. Le premier, un grand homme chauve et maigre, et le deuxième au teint très jaune, eurent l’air particulièrement concernés.


« Hum... C’est qu’on devrait pas vraiment vous le dire, ma Dame... » Le garde échangea un regard perdu à son comparse qui ne su que répondre, se contentant de hausser un sourcil défait. Il finit par baisser ses épaules avec un air un peu penaud, rendant son teint jaunâtre un peu plus doré sous son sobre demi-masque blanc. « Après... Bah, on nous a pas ordonné de pas l’dire non plus... » Comme d’un commun accord, son compatriote baissa aussi les bras, et s’en alla balancer sa hallebarde un peu plus loin. « J’peux rien trop vous dire sur l’attaque mais... C’est la dame que vous voyez là qui a sauvé not’souverain. Elle s’appelle Madame de Belladone, et ce sont ses pouvoirs de soin qui ont permis la guérison du souverain. Comme un sous neuf, elle nous l’a rendu ! »

Othello ne dit rien, mais écouta avec patience les mots du garde. Ainsi, l’intrigante s’appelait Belladone... C’était doucement ironique, puisque la Haute-Prêtresse connaissait bien cette plante pour être un puissant poison. Mais elle ne pu s’empêcher de voir en elle une camarade – les magies de soin d’étant pas des plus communes. Elle devait être particulièrement puissante pour avoir pu sauver le régent aussi rapidement, et que celui-ci ne soit déjà sur pied pour balayer la fin de sa cérémonie d’un tour de main. Se retournant vers les deux hommes armés, Othello esquissa une élégante révérence, soulevant au passage les pans de sa robe dans un beau mouvement de rubans.

« Merci pour votre précieuse aide messieurs, et puisse Kesha vous garder. Soyez prudent dans votre tâche. » Dit-elle calmement avant de retourner des talons.

A bien y réfléchir, ni le régent, ni la dame à son bras ne lui inspirait une particulière confiance. Et maintenant que le charme de la musique s’était dissipé, Othello reprenait doucement ses esprits et sa raison, et parvenait enfin à y voir tout à fait clair dans ses émotions. Fanel était un seigneur capricieux et arrogant, et bien que fêtard et visiblement bien éduqué, la sirène cherchait encore si il était de ses intérêts de s’en approcher de trop près. Un homme tel que lui ne serait réceptif à son message et sa parole qu’après quelques verres d’un vin sirupeux. Et pour ce qui est de la noble, elle attirait certainement sa curiosité, mais elle ne savait encore si cela était pour les bonnes raisons : peut-être était-ce seulement sa stature et ses airs mystérieux qui la piquaient ? Quelque chose lui dit que ce drôle d’oiseau ne serait jamais trop loin lors de ces célébrations oniriques, mais en bonne inconnue, elle n’irait pas volontairement la déloger de son nid. Après tout, si elle pouvait de nouveau profiter d’un soupçon d’anonymat, elle n’en serait pas mécontente.

Le bruit de la foule se faisait de moins en moins présent de secondes en secondes, et la tribune vide lui rappela que la fête prenait une pause bien méritée. Elle-même commençait à ressentir une profonde fatigue : le moment était venu pour elle de s’évaporer le temps que l’après-midi ne s’écoule. Soucieuse de respecter la bonne étiquette et de ne pas manquer de respect à la belle et élégante dame qui s’était présentée plus tôt, elle s’approcha d’elle et s’inclina élégamment, trahissant un passée de servitude et un manque de confiance dans ce rôle de pouvoir qui était le sien.


« Au plaisir de vous revoir, ma Dame. Le plaisir fut mien de vous rencontrer, bien que nous ne puissions échanger plus de mots. Peut-être que l’occasion se représentera : et vous devez savoir où me trouver. » Elle avait sûrement dû entendre son identité : comment pouvait-il en être autant ? Les murmures des gardes agitaient encore leurs lèvres des secondes plus tôt. Une diplomate comme elle ne devait pas avoir grand-chose à faire avec une paria à la solde de Kron comme l’était la sirène, mais elle ne pouvait s’empêcher de se rendre disponible si ce besoin se faisait sentir.

Avec une démarche lunaire et aérienne, elle glissa sur les éons pour retrouver son cavalier de jadis, qui sortait tout juste d’une conversation avec le régent en personne. Elle ne souhaitait le déranger plus et alourdir sûrement un peu plus sa charge – qui qu’il fut. Une part d’elle restait curieuse de connaître le nom sous ce masque et ce regard clair, mais d’un autre côté, elle savait le voile du mystère bien à sa place. S’inclinant de plus belle, elle abaissa son visage sous son masque ailé, laissant le silence tacite faire son œuvre. Quand elle releva le regard, elle sourit doucement.

« Merci pour ces pas de danse, cet instant plaisant et votre soutient. Vous n’étiez pas obligé de m’accompagner, cela fait de vous un homme d’honneur. Peut-être le destin voudra-t-il que nous nous retrouvions ce soir ? » Demanda-t-elle, son ton éthéré comme un chant d’oiseau. Elle ne savait vraiment ce qu’il en serait, peut-être que le hasard ferait les choses pour eux. Abaissant sa tête, elle finit par faire volte-face, et finit par trouver son chemin hors de l’arène, comme elle le pouvait.

****

Les heures avaient filé comme les perles qu’on avait brodées à ses cheveux. En lieu et place de la lumière mordorée des trois soleils se tenait dans les rues la lueur brûlante et rouge du crépuscule qui faisait resplendir les vitres comme une rivière de rubis. Comme pour lui donner du courage, une prêtresse aux mains tremblantes achevait de passer un dernier coup de brosse dans sa chevelure qui avait tout d’une parure admirablement brodée. Encore une fois, Othello se jurait méconnaissable, plus élégante qu’elle ne l’avait été.

« Etait-ce vraiment nécessaire pour redorer mon blason ? Après tout, personne n’est sensé savoir qui je suis... » Demanda-t-elle un peu penaude, sentant le poids de ses cheveux se soulever en même temps que le peigne venait les ravir. La prêtresse dodelina du visage, et eut un air satisfait. Elle lui rétorqua que quand on représentait la déesse de la féminité, on se devait d’être la plus belle possible. Quand la jeune novice eut finit, la sirène se leva, et s’en alla vers le miroir de la chambre : sa vue la fit frémir. Si toute à l’heure elle était danseuse, là, elle était devenue dame. C’était pourtant si peu familier, si étrange comme vision... Si paradoxale qu’elle pria pour que personne ne la voit ainsi.
Pour achever sa transformation, la petite nonne vint derrière elle et passa devant son regard son masque : ses cheveux restaient libres, coulant jusqu’à ses genoux, longs et scintillant, une cape de neige et de brume. Avec les perles dans ses cheveux, les diamants sur sa robe et ceux sur son masque, on aurait dit une rivière incarnée, un nuit d’été sans nuage.

Forte de cette nouvelle parure mais bien peu habile en la portant, Othello et quelques croyants qui lui étaient restés proches s’en retournèrent aux festivités. Le bal... L’ondine avait le pas las, lent, et savait déjà s’y rendre avec le ventre serré, craintif. Dans un bal, on veillait à être le centre de tous les regards, à briller au milieu de la piste, à s’embraser comme une torche de lumière. Alors qu’elle ne cherchait qu’à cotoyer l’ombre et la discrétion... Elle pria secrètement pour ne pas avoir à croiser trop de regard, et pour pouvoir se fondre facilement dans la foule. La distinction ne l’intéressait pas, pas plus que le feu des projecteurs.
Le chemin de l’arène était facilement repérable, et les artisans avaient réalisés un merveilleux ouvrage en leur absence. L’atmosphère en était aussi changée... Etait-ce elle où l’air était plus respirable, plus doux ? Un parfum de fleur se dégageait de la terre meuble, et un bourdonnement sourd, une ivresse légère et douce  émanait des festivaliers qui commençaient à revenir en petits groupes ou en solitaire. Et c’est avec des papillons dans le ventre et une certaine appréhension qu’elle y retourna elle aussi.

Les premières minutes se passèrent, longues et timides, à esquiver les corps trop massés où les furies trop pressés. C’est alors qu’il se dessina au-dessus de la foule une silhouette familière et haute qu’elle reconnut tout de suite. Quelques mèches blondes qui dépassaient d’un masque sombre... Elle ne douta pas longtemps. S’approchant timidement de peur de se tromper, et sans trop oser s’inviter, elle constata bien vite avoir bien fait : le marin semblait en pleine discussion avec un autre inconnu, un énième masque... Inutile de trop s’imposer. Restant sagement épanouie au milieu de la foule, à l’abri d’une colonne et des marchands, la sirène se fit étoile, aussi passive et discrète que le ciel scintillant.


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Duscisio Balibe
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Lun 16 Avr - 21:27

Peu importe ce qu'il advenait de l'herboriste à la mine triste d'après son interlocutrice, la fin du spectacle allait devoir se passer de lui.
En effet la petite diablesse au rire agaçant se voyait également attentionné à ce que son compagnon d'un jour soit le plus souriant possible. S'il paraissait maussade dans les premiers instants à vouloir à tout prix rejoindre l'ondine qui se trouvait maintenant dans les tribunes. Bien loin de se soucier qu'elle était en danger ou en mauvaise compagnie, il n'y avait qu'en lui cette certitude qu'elle avait encore ses mauvaises pensées en tête à se voir comme une paria liée à Kron. Son regard se perdit dans la foule derrière lui qui cachait de plus en plus le lieu centrale des festivités, entraîner par la jeune femme qui l'avait accosté par hasard d'après elle. À peine eu t-il le temps de souffler après une courte course vers les étals celle-ci lui présenta une friandise de l'occasion devant son visage. Le sien, entièrement cachée ne laissait aucune expression paraître pourtant son rire toujours identique laissait croire qu'elle était contente de pouvoir avoir quelqu'un avec elle.
Serait-elle aussi seule à cette fête ? Afin de chercher une compagnie peut importe laquelle, elle avait approché Duscisio pour une raison qui le dépasse totalement. C'était important ?
Quitte à ce que ce soit une période de fête autant en profiter un maximum, mais son envie ne disparaissait point. Voulant absolument lui dire qu'il devait y aller, il eut la surprise de se retrouver avec la friandise dans la bouche.
Usant toutes sortes de charme ou autres artifices, la petite diablesse le collait afin qu'il ne puisse avoir aucune échappatoire. Durant une bonne heure, l'amusement de la jeune femme costumé ne semblait cesser jusqu'à que finalement, elle le laissa partir pour l'unique bonne raison qu'il fallait bien se rendre au bal.
Elle ne lui laissa pas non plus de répit avec la promesse de l'y retrouver ce soir.

~-~-~

Si le masque n'avait changé pour rien au monde, la tenue de l'herboriste paraissait déjà un peu plus simple. Si les fausses roses blanches et branchage avaient disparu, les motifs qui ornaient sa tunique les remplaçait par leur nature florale et végétal. Se demandant bien s'il avait toujours l'esprit de la fête à l'esprit. Rien de ce qu'il y avait sur lui ne pensait qu'il avait l'esprit à continuer les festivités. Sa tenue ne laissait guère le libre mouvement pour une quelconque danse, sa longue robe ressemblant à une tenue religieuse quelque peu féminisé. Une robe qu'Othello avait déjà vu auparavant, si elle était présente, elle n'aurait aucun mal à le reconnaître.
Enfin seulement si ce dernier cessait de se cacher. Il observait la salle entière. Entre la recherche d'une femme et la discrétion pour une autre, Duscisio constata au loin que la petite diablesse entra à son tour les lieux. Le subterfuge pour lui échapper restant simple - arrivé le plus tôt possible et se fondre dans la masse et la pénombre - semblait impoli, il n'en demeurait pas moins désolé pour elle, s'excusant intérieurement d'un geste secret de la main et de petit murmure avec un sourire interdit.
Se laissant sur place afin de continuer à chercher du regard parmi les invités et marchands mélangés. Une longue recherche commença. Quand le paysage ne montrait aucun masque connu à ses yeux, il changea de lieu et d'angles tout en jouant à cache-cache avec la petite diablesse qui arrivait par moment à s'approcher de lui sans heureusement le remarquer, tournant la tête pour rentre invisible son masque.
Par moment, cette dernière se retournait alors qu'il passait derrière quelqu'un comme si elle sentait sa présence avant de reprendre sa route.
De longue minute passèrent alors que soudainement, il lui semblait reconnaître une silhouette familière. Si le masque lui en confirma son authenticité, le reste de son apparence le laissait en premier lieu sans voix. Néanmoins, elle semblait vouloir absolument se cacher. Il s'approcha doucement et sans bruit près d'elle.
L'approche discrète voulait qu'il se fasse passé momentanément pour quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'elle ne connaîtrait pas avant d'être dans son champ de vision avant de se faire trahir volontairement par le timbre de sa voix.

Quel dommage de laisser une si belle étoile dans l'obscurité.

Il présenta sa main devant elle, la même main partageant la jumelle qu'elle portait également à l'un de ses doigts. Si la retrouver le soulageait, elle ne semblait guère en joie à passer la fête. Préférant se cacher aux yeux du monde comme s'il allait lui retomber dessus. Derrière son masque, il était difficile de connaître son état d'esprit, mais ses pensées sont restées les mêmes malgré tout.
Il se voulait rassurant, bien qu'il portait un regard autour de lui comme cherchant toujours à éviter certaines personnes qui les reconnaîtraient.
Portant à nouveau son regard sur elle, le rosier blanc daigna de se démarquer.

Acceptez vous ma compagnie, gante dame ?

S'il se jouait un peu d'elle afin qu'elle retrouve un sourire, même semblant, il se fit en quelques sortes pardonner en la complimentant sur sa beauté présente. Cette robe avait l'air de lui être imposé afin de représenter Kesha en tout point. La féminité par une robe bleue parsemé de pierre précieuses blanches semblables à une pluie d'étoile, d'où sa première comparaison avec les astres lumineux que l'on observait la nuit dans le ciel.


Duscisio's Theme - Pistilose's Theme


Merci Othello pour le Kit

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Kalysta Elyomar
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 18 Avr - 18:47

Il lui était difficile de voir ce qui avait pu provoquer la panique chez le petit garçon… Effectivement, la jeune femme avec qui elle s'entretenait était tout ce qu'il y avait des plus courtois et civilisé. Voir même bien aimable pour leur offrir ainsi les pâtisseries. Même son costume était tout à fait innocent et ne méritait pas de provoquer la peur chez qui que ce soit. La syliméa accepta donc gracieusement les douceurs et donna rapidement sa part à la petite abeille qui ne manqua pas de justifier son choix de costume en démontrant sa passion pour les sucreries...

-Encore merci…

Bien moins habituée à recevoir des compliments, les mots de Deirdre lui firent monter le rouge aux joues… C'était bien à ce genre de détail que l'on sentait qu'elle n'était pas vraiment dans son élément ainsi revêtue de la sorte. La nérozia reporta son attention sur sa charge pour découvrir, non sans une certaine résignation, que le bout de chou avait très peu de notion des la propriété d'autrui. Visiblement, il avait décidé que le haut de la robe de l'adulte qui avait la bonté de s'occuper de lui était une serviette tout à fait adéquate pour ses petits doigts pégueux.

Les dégâts n'étaient pas complètement irréversibles, et avec un peu d'astuce et de chance sa tenue serait comme neuve, mais elle ne put s'empêcher d'avoir un léger soupir de résignation… Elle aurait dû s'attendre à ce qu'il la tâche en le gardant ainsi dans les bras. La syliméa n'avait décidément pas l'habitude de s'occuper d'individus aussi jeunes et elle payait maintenant son manque d'expérience. Elle ne pouvait même pas vraiment en vouloir au garçonnet…

Mais la demoiselle n'était pas complètement malchanceuse puisque la belle inconnue lui proposa de la délivrer de sa charge impromptue. Et si le petit avait d'abord émis certaines réserves envers Deirdre, la nérozia n'allait certainement pas laisser passer cette chance. De ce qu'elle pouvait voir, l'inconnue était tout à fait respectable et l'instinct du petit n'était pas non plus des plus efficaces. Après tout, il avait décidé d'accorder sa confiance à une représentante des croquemitaines… Des deux femmes, il n'était vraiment pas impossible que Kalysta soit celle vue comme le monstre potentiel de l'histoire...


-Vous feriez ça ? Vraiment… ?

La jeune femme échangea abeille contre mouchoir avec une gratitude, et un soulagement, plus qu'évident. L'inconnue semblait un peu moins déstabilisée qu'elle par l'enfant… Peut-être en avait-elle plus l'habitude ? Difficile de savoir, elle ne pouvait pas vraiment se baser sur son apparence, cette dernière pouvant se révéler terriblement trompeuse, surtout pendant un festival où tout le monde était costumé...

-Vraiment, mille fois merci. J'espère que vous arriverez à retrouver votre ami aussi, si jamais je venais à le croiser, je ferai de mon mieux pour le diriger vers vous...

Les deux jeunes femmes se séparèrent sur une dernière profusion de remerciements et la promesse de garder l'oeil ouvert. Peut-être qu'elle croiserait Uriel mais peut-être, aussi qu'elle aurait le plaisir de recroiser Deirdre au bal… Le mouchoir qu'elle lui avait offert lui sauva bien la mise puisqu'elle put rapidement éponger le plus gros des dégâts. S'éloignant du gros de la foule elle se replia jusqu'à une fontaine publique. La syliméa aurait pu revenir à sa chambre pour essayer de changer de tenue mais elle avait l'intuition que si elle faisait ainsi, elle ne ressortirait plus de l'auberge.

Ce n'était pas tant qu'elle ne supportait pas la foule mais elle n'avait pas vraiment l'habitude qu'il y ait autant de monde autour d'elle. Cela en devenait presque suffocant et la jeune femme prenait sur elle pour maîtriser sa paranoïa rampante. Le petit interlude avec le garçonnet avait permis de détourner partiellement son attention tout en soulignant douloureusement la masse des participants. Heureusement pour elle la fontaine sur laquelle elle avait jeté son dévolu était un peu à l'écart des principales rues et elle put profiter d'un peu de calme. Il était tout relatif, certes, mais suffisant pour qu'elle puisse se reprendre. Bientôt sa tenue était, presque, comme neuve et seul un œil particulièrement perçant et sachant quoi chercher pouvait remarquer l'endroit où une petite abeille s'était laissée aller...


***

Kalysta ne vit pas vraiment le temps passer jusqu'au bal… Bien que gardant un œil ouvert en quête d'une tête aux cheveux argentés, la jeune femme profita pleinement des festivités proposées… Si elle n'avait pas assisté à la tentative de meurtre sur Fanel, c'était le dernier sujet à la mode et, bientôt, les différentes histoires qui couraient à ce sujet étaient plus spectaculaires encore que les spectacles proposés par la véritable armée d'artistes qui avait envahi la ville. Kalysta se délecta de tout, des rumeurs comme des saltimbanques…

Ce fut donc fatiguée, mais étrangement pleine d'anticipation, qu'elle rejoignit les autres participants du bal. Si elle ne s'était pas changée, ce n'était pas forcément le cas des autres et elle ne put qu'admirer la diversité et la beauté de certains costumes. Certains étaient de véritables œuvres d'art, laissant supposer l'aisance de leurs propriétaires alors que d'autres démontraient une faculté d'improvisation et d'adaptation particulièrement impressionnante !

Elle se fondait à peu près dans la masse, sagement positionnée sur le bord de la piste, dans sa tenue cuivrée en accord avec son masque. Ses jupons étaient volumineux mais moins que d'autres, évitant ainsi de l'handicaper complètement et lui laissant ainsi quelques espoirs de trouver un partenaire de danse. Cela dit, elle avait beau parcourir la foule du regard, elle ne reconnaissait aucun visage pour l'instant… Enfin… Avec tous ces masques, elle se fiait plus à d'autres détails pour essayer d'identifier les différents festivaliers.

Un brusque mouvement de foule devant elle la força à faire plusieurs pas précipités en arrière pour ne pas finir sauvagement piétinée. Malheureusement la foule était encore relativement dense où elle se trouvait et elle manquait cruellement d'espace. Son dos se retrouva plaquée contre un torse particulièrement firme. Son propriétaire manqua perdre un orteil mais Kalysta était suffisamment légère, et rapide, pour que son talon ne fasse qu'un minimum de dégâts…


-Désolée!!


Spoiler:
 


Si vous voulez une réponse rapide à un MP, veuillez mettre un titre de plus de 12 caractères, merci !




Kit par Sighild et Thème de Kalysta par Illumina

Impossibilité de RP:
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Enteri
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Mer 18 Avr - 21:05

Dans le but de faire diversion afin qu’ils ne se fassent pas expulser des loges où lui et Othello se trouvaient, Enteri tenta d’interpeller le Régent, utilisant dans ce dessein sa puissance vocale et surtout son talent de flagorneur afin de le faire se retourner. Cet homme était si imbu de sa propre personne que des compliments et des flatteries, même feintes, attireraient inévitablement son attention.

Du moins, l’assassin l’espérait car pour l’heure c’était la seule idée qu’il lui venait en tête. Par chance, l’intervention du chef du Ladrini finit par attirer l’attention de Fanel, lui-même. A cet instant, la femme qui l’avait interpellé lui et la prêtresse Othello murmura quelques mots à l’oreille du Régent, qu’Enteri ne saisit pas, mais dès un sourire s’afficha sur son visage. Qu’est-ce que cela signifiait et quels mots avaient-ils pu échanger ?

Derrière la visière de son masque les mires glacés de l’assassin restaient rivées sur Fanel tentant d’analyser la situation et celui-ci réfléchissait déjà à sa prochaine manœuvre. Le gouvernement débuta un discours et Enteri l’écouta en fronçant les sourcils. Apparemment s’il en croyait les paroles de ce vil politicien la fête était terminée et il ne leur restait qu’à évacuer les tribunes et à revenir au coucher du soleil pour le prochain bal. Si toutefois, l'assassin désirait revenir dans ce lieu; avant de se séparer, la douce Othello le remercia pour la danse et dans un murmure le Ladrini répondit:

- Peut-être que le destin nous permettra de nous revoir ce soir.

Pour l’instant, le chef des Ladrinis demeurait circonspect face à une telle situation et il décida d’en apprendre plus sur ce qui s’était produit tout à l’heure en espionnant la conversation des soldats encore présents sur les lieux. L’un d’entre eux, un solide gaillard dit à son comparse d’un ton bourru :

- Quel bazar tout à l’heure, une énergumène a tenté d’assassiner le Régent Fanel. C’est un assassin, sans doute un de ses fichus Ladrinis ! Cette maudite caste continue d’opérer dans l’ombre et nous envoie l’un de ses sbires.


Enteri serra les dents en entendant les paroles de ses gardes. Il n’avait jamais ordonné l’assassinat du Régent Fanel, bien au contraire la mort de cet imbécile desservirait tous ses plans. Dans ce cas peut-être que l’un des membres de sa caste avait pris cette malheureuse initiative de son propre chef, quoiqu’il en soit il devait s’en assurer, voire maquiller les preuves afin de détourner les soupçons de son organisation. La découverte de l’assassin manqué du Régent eut le don de mettre le dirigeant des assassins de mauvaise humeur car s’il y avait bien une chose qu'il abhorrait, c’était de voir une situation lui échapper.

Ce dernier s’empressa de sortir des tribunes et utilisa son pouvoir des ombres et sa grande furtivité pour passer inaperçu jusqu’à la salle où le cadavre de l’assassin raté était entreposé, en attendant l’enquête chargé de déterminé son identité. Enteri retira le drap qui recouvrait le corps de l’homme et examina son visage qui ne lui disait rien…

Ce mystérieux inconnu portait sur le bras un tatouage et le Ladrini reconnut un des symboles distinctifs des Nerozias. Celui-ci poussa un soupir de soulagement en songeant que cela éloignerait suffisamment les soupçons de sa propre caste et que dès lors il était inutile de faire disparaître d’éventuelles preuves compromettantes ; que du contraire, le Terran détestait suffisamment cette organisation rivale de la sienne pour se réjouir que ce pauvre bougre soit un des leurs et que son attentat manqué leur porte préjudice. Dès après, Enteri se drapa dans l’ombre avant de quitter les lieux.
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Mäje
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Jeu 19 Avr - 10:47

Pour toute réponse aux questions qui piquaient son compatriote d’infortune, le sylphide ne put que sourire mystérieusement. Rien ne l’empêchait de dévoiler son identité, après tout. Il n’était pas un criminel, ni un monstre pour son peuple, seulement un paria apatride qui avait choisis la compagnie des mortels et des paysages déchirés du monde et du désert. Alors, quitte à jouer du voile du secret, autant s’enfoncer dans cette direction aveuglément – après tout, dans les deux cas il n’avait pas grand-chose à perdre. Ses liens avec les sylphides se faisaient assez rares de toutes façons.

Is e an t-ainm agam Äjhem. Dè a tha ga chumail?

Mon nom est Äjhem. Quel est le tient?

Percevant la froideur de son comparse, il comprit bien vite qu’il fallait bien mieux ne pas insister avec ses questions. Il risquait bien plus de se prendre au piège que de se faire un nouvel ami. Après tout, il ignorait encore tout du grade de cet inconnu, et des raisons qui l’amenaient à participer à un après-midi de fête. Il allait poursuivre pour se défiler et retrouver sa liberté quand un visage encore trop frais dans sa mémoire surgit de nulle part au centre de sa vision.
La femme... Qu’il avait aidé ? La terrane ? Et qu’est-ce qu’elle baragouinait sans cesse ? La furie semblait conquise et très excitée, et commença à acaparer ses oreilles en lui expulsant remerciement et louanges tout en tripotant allègrement ses mains.


Je vous en pris, jeune dame. Maintenant si vous me le permettez...

Mais elle ne semblait pas voir les choses de cette façon, et continua bien au contraire de se présenter, et ni une ni deux, l’entraîna au loin sans crier gare. Il eut à peine le temps de saluer son comparse ! Et elle parlait sans cesse... Le jeu dura de longues minutes avant que le sylphide ne se résout à agir. Mais il n’avait pas énormément d’armes à sa disposition.... A part la ruse et la bonne volontée.
Et puis il était hors de questions d’utiliser la magie, au risque de devoir se retrouver nue devant la foule pour pouvoir lâcher un nuage de fumée... Äjhem eut l’air très blême. C’était bien handicapant de ne pas pouvoir se servir de la magie sous cette forme.


Oui, oui Madame, oui... Je comprends, je comprends ! Mais... Vous allez lâcher mon bras... Dit le géant en gesticulant dans tous les sens. Cette mégère était pire qu’un tique, et il remettait sérieusement en question la bonne âme qu’il avait eu plus tôt. Qu’on l’y reprenne, à aider les bonnes gens... Et voilà qu’elle commençait à se pendre à son coude comme une midinette, ça en devenait insupportable ! Cherchant du réconfort dans le regard des gardes non loin, le sylphide ne pu que constater leur hilarité. Rouges et morts de rire, ils se tordaient avec les mains sur la bedaine. La belle affaire !

Cette fois-ci s’en était trop ! La gourgandine n’aurait pas la peau d’Äjhem, pas un jour de fête. Il fallait agir vite et bien, inutile d’être suivi par les gardes. Ils l’avaient visiblement déjà à l’œil, et ce serait vraiment mal venu de se faire plus remarquer et de perdre le peu de bonne foi qu’il avait pu négocier. Un peu fébrile, il attira vers lui la forçonnée et s’enfonça avec elle toujours plus profondément dans la foule. Celle-ci devenait de plus en plus clairsemée, aussi se jeta-t-il dans un groupe compact de parfait inconnu. Avec une vitesse toute habile, il récupéra dans une de ses poches une de ses fioles (sa seule arme, finalement) et la brisa dans sa paume sous le nez de la dame, priant pour viser juste, et poursuivi dans le même élan pour sortir du groupe. Seul, cette-foi, et à son grand bonheur : la folle était à présent dans une douce rêverie, et semblait attirée par le groupe en marchant très lentement. Il voulut lui indiquer qu’il était plus sage de rester assise, mais la bougresse l’avait bien mérité. Les gardes ne semblaient pas s’inquiéter plus que ça de sa personne, la mission était un succès.
L’heure était venue pour lui de faire sa sortie, et le chat ondula dans la foule pour finalement quitter l’arène.

***

C’est non sans gloire que Mäje fit son entrée pour la deuxième fois. Même si la journée trouvait sa fin et que la nuit commençait à tomber, la température restait toujours aussi agréable. La foule s’était métamorphosée : les femmes avaient sorti leurs plus beaux bijoux, et leurs plus belles parures. On aurait dit qu’elle voulait rivaliser les unes avec les autres dans une course à l’extravagance, et certaines étaient particulièrement douées pour cela. Et la dame devait admettre faire partie de celle-là...
Spoiler:
 

Se sachant féline et provocante, elle n’hésitait pas à en jouer et à croiser les regards qui se tournaient vers elle. Après tout, elle aimait jouer plus que tout, y compris avec son corps... Quoiqu’on puisse penser d’elle. Aussi obscure qu’elle soit, elle était là pour briller ce soir. C’était avant tout la raison pour laquelle elle avait choisi de récupérer son corps de femme. Les tenues étaient plus époustouflantes, selon ses mots.
L’arène était rapidement prise d’assaut, et se remplissait à vue d’œil, bien que la moyenne d’âge n’était pas la même que l’après-midi. Les familles et les enfants semblaient loin de la partie, ce qui n’était pas pour lui déplaire. D’un crochet de la main, elle attrapa un verre de liqueur que l’on proposait aux passants, et commença à scruter la foule. On ne sait jamais qui pouvait bien se cacher derrière les masques.
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Fenris Skirnir
MessageSujet: Re: MINI EVENT : Les Fanélides   Jeu 19 Avr - 12:23

Chapitre X: Fanélides

Acte IV: Turning the page


En y repensant après coup, Fenris avait mis plus de temps à se laisser habiller par Hanna, couturière aux mains de fée et propriétaire d'un établissement reconnu pour ses magnifiques teintures ; qu'à la convaincre de lui prêter un costume adapté. De fait la quinquagénaire s'était montrée si heureuse de le revoir après autant de temps, qu'elle avait bien vite accepté de lui faire porter une de ses créations en mémoire du bon vieux temps. Fen avait néanmoins tenu à lui donner ses meilleurs contacts en termes d'importation exotique et s'était engagé à lui faire le plus de publicité possible, ce qui ne devrait pas être très compliqué étant donné la complexité élégante de ce qui lui était donné de porter au bal. Fort satisfait de la sobriété de son costume en tons sable et chocolat, il avait pris son mal en patience tandis que l'ancienne navigatrice le pouponnait de ses mains maternelles.

Tandis qu'il savourait la fraîcheur coulante du satin de sa chemise, le borgne réfléchissait encore aux quelques paroles confuses qu'il avait échangées avec l'inconnu lui rappelant Isaril. Dire qu'après cette partie de cache-cache ridicule et plusieurs tentatives de l'approcher il n'en tirait toujours aucune certitude si ce n'est le pressentiment d'un lien... Au bout du compte il était décidé à abandonner l'acharnement et profiter de la détente. Dire qu'il avait investi son temps à courir après un fantôme et que cette unique rencontre mémorable de l'après-midi avait été aussi inattendue que décevante... un peu à l'image des festivités elles-mêmes. La tentative d'assassinat sur Fanel lui laissait un arrière goût amer de tragi-comédie de comptoir, le genre de mise en scène bateau bonne à faire jaser ceux se berçant dans l'ennui.

Lissant ses cheveux coiffés en arrière en une natte ordonnée, Fenris cala sur sa tête un chapeau aux mêmes teintes de sa veste, son masque et se donna pour prêt. Sur quelques derniers remerciements et autres accolades amicales il se départit enfin de son amie et quitta La Tisseuse, espérant que cette fois Dame Fortune lui sourirait davantage. Après tout avec le demi monde qu'il connaissait sur le continent il ne serait pas trop demander que d'espérer croiser des visages amicaux, ou du moins acceptant de tenir une conversation normale. Inspirant pour se redonner courage il se craqua les phalanges et accéléra le pas, ses bottes claquant sur les pavés de la ville frontière.



***


Le bal était une sorte de fouillis confus et bruyant, version plus sophistiquée et pompeuse du rassemblement diurne. Bien assez vite le marin fait dandy se posta dans un coin où la foule était moins dense, là où l'air nocturne s'engouffrait à travers les accès aux tribunes, désormais presque vides. Derrière son masque son œil unique scrutait la foule avec attention, autant par envie de retrouver certaines personnes que par désir d'en éviter d'autres. Pendant de longues minutes il regarda le ciel, les paumes posées sur la rambarde supérieure de l'arène, perdu dans ses pensées. Et puis finalement il sembla reprendre pied dans ce brouhaha ambiant, distrait par cet amalgame composite d'odeurs et de personnes.
Dans le coin de son champ de vision se découpa la silhouette de l'étranger qu'il avait abordé plus tôt, bavardant joyeusement avec une jolie femme à la peau ébène. Fenris était trop loin pour entendre ce qu'ils se disaient, cependant il fut pris d'amertume de le voir partager davantage avec une inconnue qu'avec un frère. Dégoûté il prit la résolution de ne plus l'aborder et au lieu de cela s'enquérir sur son identité plus tard, par d'autres moyens. Les survivants d'El Bahari étaient désormais si peu nombreux et unis que leur réseau d'information saurait sûrement lui apporter des réponses plus fiables.

Abordé par son voisin de balustrade, Fenris lui sourit et échangea quelques mots. Apparemment sa tenue n'avait pas tardé à attirer les regards, ce qui parmi la frustration lui procura au moins un certain sentiment de satisfaction. Continuant de discuter, étranger au regard de la timide sirène, Fenris se fit tout à coup surprendre par un léger choc contre sa poitrine et une douleur sur ses orteils. Instinctivement il soutint gentiment la personne par le coude, comme il avait souvent été amené à le faire dans la journée. Par ailleurs les petons assaillants fuirent bien vite et l'inconnue se confondit en excuses, ce qui le fit sourire.


« Ce n'est rien. Il semblerait que les lieux s'emplissent à nouveau, aussi il devient de plus en plus difficile de garder l'équilibre. Vous allez bien ? »

Fen se pencha légèrement en avant pour lui parler sans devoir hausser la voix, lorsque son œil se figea sur le regard irisé derrière le masque métallique. Son sourire se fit rictus, à la fois parce qu'au contact il fut envahi par un sentiment familier mais aussi parce qu'il reconnaîtrait ces yeux changeants entre mille.

« Il semblerait que Dame Fortune tourne enfin... » Le lhurgoyf lâcha son bras et s'inclina en une légère courbette. Amusé par ce jeu d'identités brouillées, il ne révéla rien avant de pouvoir profiter de sa réaction. « Comme on se retrouve... »
Costume:
 



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