[Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2

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 [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle

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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeSam 9 Mar - 1:53

In the claws of the golden eagleQu'importe que le vent hurle
La montagne ne ploie jamais devant lui.
( Everybody Know → Sigrid )
Les lèvres de la dame tressautèrent de rage tandis qu’elle levait un bras pour attirer son arme blanche avec sa magie de l’air. Quand elle l’empoigna fermement, elle donna un coup d’aile pour se jeter en avant.
Sa deuxième vie avait pris le contrôle de son visage et bientôt, on pouvait admirer toute sa folie d’antan. C'était une expression bien étrange… La dame avait beau avoir les yeux clos, on avait comme une certaine impression qu'elle perçait, de son regard, les alentours. Comme si sa cécité la rendait plus clairvoyante que jamais.

Ce fut alors dans toute cette folie meurtrière que la dame leva haut sa main – qui empoignait fermement Khépesh. Mais avant qu'elle n'abatte son arme sur l'homme, elle eut un moment d'hésitation. Les sages paroles de Mäje vinrent résonner dans sa tête, comme un rappel de toute la complexité de sa situation. Elle rangea alors son arme dans son fourreau et bientôt, son visage s'effaça pour ne laisser place qu'à un vide d'une étrange rareté. Du plus profond de son être, elle essayait de canaliser sa haine, de la faire taire sous une couche d'indifférence. Mais, il y avait comme un quelque chose qui l'empêchait de refuser sa rage. C'était devenu comme un besoin, un besoin de remettre de l'ordre dans ses idées.
Mäje faisait peut-être déjà partie de ce qu'elle appelait son peuple.

La dame s'approcha alors de la petite table basse en verre et attrapa un fin couteau entre ses mains. Elle tendit ses oreilles à leur maximum et prit une grande bouffée d'air avant de hurler.

« Pauvre fou ! »

Sans même s'en rendre compte, elle avait élégamment utilisé la langue animale, tranchant dans le silence du combat entre Mäje et l'inconnu. Bien que l'homme tenait toujours entre ses doigts grossiers le cou de la sylphide, il releva machinalement la tête pour chercher la source du bruit des yeux. Mais alors, au moment même où il releva la tête, la dame avait déjà lancé le couteau dans les airs ; il vint aussitôt se planter dans l’œil du paria. Pourtant, elle ne s'arrêta pas là.
Les cris de l'homme résonnaient à présent dans la petite maison, accompagnés par ceux de la femme.

Hinaya s'avança calmement vers lui et retira le couvert de ses yeux. Elle planta ensuite ses griffes dans son autre œil, le rendant aveugle à son tour. Son étrange besoin de faire du mal, de voir souffrir les autres recommençaient à faire surface tandis qu'un sourire malsain se dessinait sur ses lèvres. Autrefois, elle se serait volontiers amusée avec cet homme, mais il y avait comme une certaine odeur – celle de Mäje – qui la gardait sur terre. Elle ne lui montrerait pas ce qu'elle était capable de faire, car elle savait parfaitement ce que cela signifierait.
Elle attrapa alors par les cheveux l'homme et le jeta dehors, non sans avoir oublié de le traîner sur le sol.

Tandis que la dame essuyait une goutte de sueur, le goût du sang vint se déposer lentement sur ses lèvres, trahissant toute la sauvagerie de la scène. Elle rebroussa alors chemin.

« Et voici, comme promis, ma chère. »

Étonnée ne serait certainement pas le mot… Peut-être bien prévisible.
La femme - qui les avait accueillies - profilait alors des propos monstrueusement indécents pour quelqu'un de son rang. Le combat qu'avaient mené les deux gens ne lui avait certainement pas plus, car à présent, elle essayait de la jeter dehors. Exactement, la. Selon les paroles vulgaires de la femme, la dame était vraisemblablement une monstrueuse créature qui ne méritait pas un regard. Il serait un mensonge que d'affirmer que ceci ne la faisait pas foncièrement rire, mais elle préféra s'abstenir afin de ne pas faire tomber à l'eau leur plan. Car après tout, si Mäje n'avait pas été jeté dehors, c'était sans nul doute pour ses beaux yeux et peut-être même pour son acte qui se voulait héroïque.
Mais enfin, tout ceci avait au moins permis de confirmer que la bonne vieille technique du méchant et du gentil fonctionnait finalement toujours. Val'Meëza paraissait être la dangereuse et vile personne, et Manësh'va la merveilleuse et altruiste.

Confrontée à une porte close, la dame se frottait l'arrière du crâne en haussant un sourcil amusé.

« Eh bien, eh bien… » Un sourire en coin vint se dessiner sur son visage. « C'est à toi de jouer maintenant, Mäje. »
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeMar 12 Mar - 16:02

Le visage de la yorka lui glaça le sang, et elle eut à peine le temps de rouler sur le côté pour dégager sa nuque que le bougre avait déjà les deux yeux crevés. Une démonstration terrifiante de ce que la souveraine abritait au fond de ses entrailles, et qui n’avait rien à voir avec l’entraînement habituel d’un jeune souverain en exercice. Qu’avait-elle bien pu vivre dans son passé pour en arriver à un tel niveau de détachement ?! Mäje resta bouche bée, admirant et redoutant la sauvagerie animale et la froideur dont elle fit preuve, découvrant pour la troisième fois un nouveau visage chez l’oiseau qui ne manquait jamais de la surprendre.
Sans grande surprise, la sindarine la jeta dehors, et elle cru un instant qu’elle ferait de même pour elle. Mais les derniers mots de la yorka et l’immobilité de la sylvestre lui firent comprendre le contreaire. C’était un tour de piste bien amer qui commençait pour elle. Un tour de piste qui se jouerai seul.


Il ne pourra au moins plus jamais vous faire de mal… Lança-t-elle après plusieurs minutes de silence, son ton grave et honnête. Pour ce qu’il verra de vous. Murmura-t-elle, cette fois surtout pour elle-même.

Elle avait la sensation d’en avoir trop vu. D’être tombé sur quelqu’un qui souffrait en silence sans jamais en parler, qui maintenait des apparences fausse pour pouvoir exister dans un monde de savant qui de toute évidence ne voulait pas encore d’elle. Un spectacle très triste qui atteint l’immortelle au coeur, bien plus que ce qu’elle avait d’abord imaginé.


… Un ancien ami ou… Amant ? Dit-elle sans trop d’hésitations. Il était clair qu’elle mettait le doigt dans une situation trouble où elle n’avait aucun droit de mettre les pieds, et pourtant elle s’y jeter à corps perdu. Il n’était pas là pour vos connaissances, et il était clair qu’il vous voulait du mal.

Elle jeta un regard franc à la sindarine, emplie de pitié et de bienveillance, un regard étrangement maternel pour quelqu’un qui était là pour la voler. Et pourtant les derniers évènements avaient jeté sur la situation un sable déroutant qui avait rendu poreuses les frontières entre leur mission et un sauvetage, et à voir la blonde dans cet état, elle ne se voyait plus la laisser à son sort. Comme rarement, l’immortelle se sentait retranchée dans des recoins qu’il lui était rare d’atteindre, des erzatz d’humanité qui raisonnait en elle alors qu’elle luttait à chaque secondes fermement contre eux. Si la reine avait été là, elle lui aurait sûrement ri au nez devant tant d’états-d’âmes. Et pourtant… Pourtant elle ne voulait pas laisser cette petite âme intellectuelle à son sort dans une cité qui n’amènerait que son malheur.


Ecoutez. Dit-elle avec un applomb palpable. Ses yeux étaient brusquement devenu riche de prestance et d’une force incroyable, semblable à celle d’un lion. Cet endroit va vous ronger. Je ne vais pas vous mentir : nous étions venu ici pour l’arc de votre ancien mari, celui-là pour lequel vous devez être importunée tant de fois. Et pourtant, maintenant, je reste pour vous. Au lieu de l’arme, j’ai découvert quelqu’un d’honnête et d’intelligent qui ne mérite pas de rester seule dans une cité où l’on lui veut du mal. Elle murmura, attrapant ses mains dans les siennes. Une partie était du jeu, l'autre ne savait plus du tout où elle en était ni même si il n'y avait pas dans sa prestation une part de sincérité. Vous méritez mieux.

Elle laissa la pilule couler mais ne lui laissa pas pour autant l’opportunité de répondre, pas maintenant. Vous savez, il y a des les dunes d’Ebreus un grand relais. C’est à quelques jours de là, mais je vous promets que vous y serez en sécurité, nourrie, logée, et vous aurez accès à toutes les connaissances que vous souhaitez. Restez chez moi et vous aurez le temps de vous préparez pour passer le teste d’entrer chez les eclaris. Amaryl y est à quelques encablures et il y a dans mon domaine des érudits qui vous permettront de passer le test. Ou bien allez-y directement, mais je vous en prie ne restez pas ici : cette ville est pourrie jusqu’à la moelle.

En lui parlant, elle s’était approchée si près de la douce dame qu’elle pouvait voir son splendide visage dans ses prunelles, pourtant emprunt de mélancholie. Elles restèrent ainsi quelques secondes, Mäje brûlant d’une détermination qui irradiait de tout son corps, quand la sindarine s’écarta brusquement, et disparue de la pièce sans dire un mot, le visage grave et baissé. Elle était allée trop loin. Elle avait grillé sa couverture. Elle avait foiré sa mission. Merde. La face dégoûtée d’Hinaya lui revint à l’esprit et elle prit soudain la mesure de son geste fou. Si elle avait fait déplacer la souveraine yorka pour rien ? Lui avait fait crever les yeux d’un homme pour rien ? La peau dorée de Mäje devint soudain très blanche, trop blanche, et elle considéra très sérieusement l’idée de n’être plus que fumée de façon définitive.
Et pourtant, à sa grande surprise, la longue blonde se représenta à elle quelques minutes plus tard, lui tendant l’arc de Lésée dans toutes sa splendeur et sans cérémonie.


Prenez ça, et partez. Elle murmura d’une façon presque inaudible ces mots durs, et Mäje balança brusquement entre une extrême félicité et une violente honte. Comme un enfant qui récupère le fruit de ses méfaits, elle obéit docilement et sans fierté l’arme, avant de retourner vers la porte. Et quand elle appuya sur la poigner, des mots s’envolèrent vers elle pour se poser dans ses oreilles. Dites à votre amie que je ne lui en veut pas. Et je ne vous dénoncerai pas non plus aux autorités. Se retournant vers la sindarine, elle caressa l’espoir d’une rédemption. Je viendrai dans votre relais.

C’était dit. Avec une légèreté toute enfantine qu’elle camoufla derrière un sourire apaisé, elle salua une dernière fois la sindarine avant de sortir avec l’arc fièrement en main. Il avait une sensation exquise dans ses doigts, légère et froide, une vraie arme de maître. Et c’est avec un plaisir surprenant qu’elle retrouva Hinaya sur le seuil.


J’espère ne pas vous avoir trop fait attendre, ma reine. D’ailleurs, vous me ferez penser à ne jamais vous énerver outre mesure : c’était une remarquable épreuve de force, le malheureux n'avait aucune chance. Elle avait un sourire franc et amusé, et qui passait facilement sur la gravité de la situation. Avec un estropié sur la liste, et une ville déjà pliée en quatre pour les garder à l’oeil, en sortir ne serait pas chose aisée. Et pourtant, à présent qu’elle avait retrouvée sa partenaire ailée et avec une arme qui ne pouvait rater sa cible, elle se sentait imbattable. Mais cela risquerait de tourner court : Nous devrions nous mettre en route. La nuit sera en notre faveur, ils doivent déjà avoir les crocs qu’on ait réussi à les tenir à distance jusqu’ici. Ils profiteront de la moindre occasion pour nous jeter dans des gages ; où est notre victime, d’ailleurs ? Elle ajouta, passant la main dans sa nuque d’une façon un peu masculine. Merci beaucoup de m’avoir sauvé, toute à l’heur. Puis elle leva les yeux au ciel déjà sombre. Baya’Ya va me tuer.
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeMar 9 Avr - 21:09

In the claws of the golden eagleQu'importe que le vent hurle
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Coincée dans ses pensées, la dame ne remarqua pas Mäje lorsqu'elle réapparut. Armée de sa fidèle pipe, elle n'écouta pas ce qu'elle lui raconta. On aurait dit une statue tant elle ne bougeait pas. Il n'y avait à présent rien d'autre que la fumée blanche – qui s'échappait de sa pipe – qui trahissait son réveil. Même, sa respiration était si lente qu'il était difficile de voir sa poitrine se soulever et se rabaisser. Il y avait là une volonté de se calmer face à la rage monstrueuse qu'elle gardait et de cacher les souvenirs qui remontaient à la surface, qu'elle essayait tant bien que mal de taire. Certains de ses choix lui répugnaient ; elle n'arrivait réellement pas à comprendre comment elle était arrivée à passer du côté de ses bourreaux et en prendre autant de plaisir. Ce pouvoir, bien qu'étrange, l'aveuglait encore, et elle venait tout juste de le comprendre. Elle pensait avoir déjà payé pour avoir ressenti ceci, et cela, mais elle n'avait pas l'impression que cette vie avait disparu. Bien plus que pour les autres.
Elle avait l'impression qu'elle étouffait certaines de ses pulsions. Comme si elles étaient, au fond, primitives. Elle voulait croire que ce n'était pas elle, que ce n'était pas de sa faute si elle était devenue aussi cruelle, mais bien celle de l'Engeance des mers. Pourtant, elle sentait que c'était faux. Elle sentait que ce sentiment-là venait de quelque chose de plus profond. Peut-être était-ce à cause de son essence animale. Peut-être qu'elle ne pouvait plus échapper à ses actes passés. Peut-être que ses vies étaient toujours là… Quelque part. Et c'était cela, sa plus grande peur, se rendre compte que ses autres vies dormaient au fond d'elle.

Et si son passé revenait au galop malgré ses précautions. Et si tout ceci retombait sur son peuple. Et si cela leur portait préjudice. Et si ces ''et si'' ne l'aidait pas.
Ce n'était pas à propos de ce qu'elle méritait, mais de ce qu'elle croyait. Et c'était pour cela qu'elle était reine.

Elle sortit soudainement de son état de transe lorsque sa compagne de voyage la remercia.

« Vous êtes plus dangereuse que vous ne le croyez, Mäje. »


Le ton de sa voix était doux mais quelque peu rancunier.
Après tout, elle avait réussi l'exploit, grâce à sa seule personne, de percer le cœur de pierre qu'est celui de Hinaya. Elle ignorait encore ce que signifiait cet étrange sentiment qu'elle ressentait à son égard. Elle ignorait si elle pouvait lui faire confiance à l'avenir. Elle ignorait même si elle était réelle. Car elle connaissait que trop bien les bons menteurs. Après tout, elle était la reine des masques. Ce serait un comble qu'elle se fasse duper, en un sens. Pour l'instant, elle préférait croire qu'elle ne se trompait pas, qu'elle ne faisait pas face au mensonge. De toute façon, elle avait encore de la marge, elle pouvait encore s'échapper des griffes de Mäje… N'est-ce pas ?

Elle recracha une longue fumée blanche, la pipe toujours coincée entre ses dents.

« J'ai laissé l'ami de la femme s'enfuir. Il ne vivra pas longtemps, vous pouvez me croire. »


La dame était la preuve vivante qu'il était possible de survivre dans ce monde en étant aveugle. Mais pas de vivre. Ainsi, bien qu'elle crût qu'il était possible de survivre avec une cécité dans ce monde, elle se doutait que ce ne fût pas à la portée de tous. Elle, elle avait reçu l'indulgence de la nature en recevant son ouïe monstrueuse. Mais lui, elle savait qu'il n'avait aucune chance et qu'il se ferait dévorer par la cruauté de Istheria en un rien de temps, notamment parce qu'il n'était même pas capable de se défendre face à une véritable aveugle. Pauvre homme.
Enfin, ce n'était pas son problème, à présent.

Elle croisa alors ses bras entre eux.

« Je suppose que les gardes nous gardent à l’œil depuis notre dernière intercalation… » Elle soupira. « Vous connaissez mieux la cité » Elle leva une main pour l'inciter à avancer. « je vous suis. Dans le pire des cas… » Elle écarta ses ailes pour appuyer ses propos. « Les airs pourront nous abriter. Pour un temps. »


Elle ne savait pas si cela voulait dire qu'elle faisait suffisamment confiance à Mäje pour la laisser commander… Elle ne préférait pas y penser pour l'instant.
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeVen 26 Avr - 22:40

A sa grande surprise, Hinaya semblait particulièrement songeuse, et même très loin d’elles quand elle la retrouva. Ses paroles atteignaient vraisemblablement ses oreilles, certes, mais pourtant n’atteignaient rien, et même Mäje qui n’était pas connue pour sa grande empathie pouvait le sentir. A quoi pouvait-elle bien songer ? Tant bien que mal, elle réprima l’élan d’allégresse qui secouait son cœur dans tous les sens, et qui lui donnait une furieuse envie de sautiller comme un cabri pour attirer toute son attention sur l’étrange reine ailée. Et alors qu’elle s’interrogeait, elle s’aperçu brusquement de l’attention insensée qu’elle portait pour les ressentiments de la Reine, et ce qui pouvait bien la tracasser. Invraisemblable. Voir même impossible : la sylphide avait toujours fait passer les intérêts et ceux de ses affaires avant tout et tout le monde. Alors pourquoi… ? Elle chassa tout ça d’un basculement de la hanche, et fit mine de regarder ailleurs dans une tentative brouillonne de masquer ses pensées. L’oiseau de proie semblait avoir sur elle une force insondable, une attirance magnétique qui absorbait son attention, et soudain son bien être et sa félicité rentrait en ligne de compte. Comment… ?

La reine revint à elle, et avec elle toute la bonne tenue et la personne de Mäje. Avec une… Menace ? Comme toujours, ses paroles beignaient dans le mystère, et laissèrent la sylphide toute pantoise. Haussant les épaules, elle prit sur elle de ne pas trouver cela étrange. Après tout, son petit doigt lui dit qu’elle allait bien devoir s’y habituer… Néanmoins, elle ne pouvait pas s’empêcher de rembobiner les mots pour y trouver le sens caché dans les paroles. Dangereuse… Être une menace pour la Reine d’Elusia était décidément la dernière chose qu’elle voulait. Non seulement elle ne voulait pas qu’Hinaya prenne ombrage de sa personne, mais elle ne se voyait pas non plus avoir les yorkas sur le dos. Mais pourtant son ton doux et un brun rancunier lui faisait le même effet que du miel, sucré et piquant. Elle en pensait bien plus qu’elle ne voulait bien le dire. L’immortelle haussa doucement les épaules. Il ne lui appartenait pas d’en savoir plus, et elle espérait que sa menace, aussi bienveillante soit-elle, n’en soit une que pour son propre peuple.

La conversation dévia sur l’individu, et c’était à sa grande surprise que la reine l’ait actuellement épargné. Enfin. C’était certainement un grand mot… Comme le laissait présagé la souveraine, il avait certainement des jours comptés…


Espérons qu’il n’aille pas sonner chez le premier venu et qu’il ait la décence se souffrir en silence.
Marmonna-t-elle en caressant le manche de l’arc du bout des doigts. Qu’on fasse du grabuge, c’est un fait. Mais si on nous relie à l’attaque, je ne donne pas cher de notre réputation – bien que la mienne soit déjà réduit à une catin qui s’acoquine avec les mortels.

Elle n’avait pas l’impression que la reine tenait particulièrement à être bien vue parmi les sylphides, mais l’immortelle tenait à tout prix à ce qu’elle ne soit pas épinglée à une petite case – ce que son peuple avait la sale manie de faire pour tout ce qui n’était pas sylphide. Hinaya était bien plus que ce qu’elle laissait penser, et le conseil ne devait pas se laisser aller à leurs sales catégorisations. Il était de sa responsabilité d’assurer sa sécurité et la bonne longévité de son titre, après tout. C’était sa part du contrat.
Se retournant dos à la souveraine, elle commença à frotter son menton entre ses doigts, un tic nerveux qui trahissaient son introspection. L’idéal serait de quitter les lieux le plus vite possible, car à présent, s’attarder serait synonyme d’ennuis. Les gardes étaient aux aguets, comme l’avait dit la souveraine, et ils ne manqueraient pas de les enfermer dés que le moment leur serait propice – ce qu’elle ne laisserait jamais faire. Il leur faudrait un passage sûr, à l’abri des regards et qui leur garantirait de revenir à la porte sans croiser de monde. Brusquement, Mäje devint livide.


Ma Reine… J’espère que vous n’avez pas peur de l’eau
. Son visage était tordu par ce qui semblait être un sourire. Ou plutôt une grimace. Ou un peu des deux…

Quelques minutes plus tard, Mäje les avait guidée devant l’entrée dissimulée d’un tunnel sombre. Et odorant…


Ma Reine, voici… Le système d’évacuation des eaux usées de Cimmerium.
Autrement dit, les égouts. C’est un moyen sûr de quitter la ville sans se faire repérer.

Elle feignait son embarras devant une fausse assurance, et son visage oscillait entre un calme apaisé et un profond malaise. Patauger dans les eaux usés… Ecourants. Dégoûtants. Elle se répugnait d’arriver à tant d’immondice simplement pour s’enfuir, et de traîner la reine dans tous ça. Mais le nombre d’options qui leur restaient était limité et leur chance de s’en tirer sans encombre proportionnel à la rapidité qu’il leur faudrait pour quitter la ville. Et le plus tôt elles disparaissaient, le mieux ce serait. Plus ou moins maîtresse d’elle-même, elle regarda Hinaya pour lui faire comprendre qu’elles n’avaient pas le choix, pour ce qu’elle sentirait.


Après vous, votre altesse.
Dit-elle en laissant l’oiseau entrer. Après quoi elle reprendrait sa place devant. Bien qu’elle n’y avait jamais été, ils connaissaient tous les recoins les plus reculés de la ville, pour les avoir étudiés. Elle serait la seule guide, jusqu’à ce qu’elles sortent de ces égouts…
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeVen 17 Mai - 22:42

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L'odorat des aigles n'était pas connu pour être très développé, de ce fait, la dame ne fut pas répugnée à l'idée de tremper dans les déchets des habitants de Cimmerium. Par ailleurs, bien qu'elle ne pût pas vraiment s'en vanter, son passé était suffisamment fourni pour abriter de telles épreuves.
Pour autant, son nez se retroussa lorsqu'elle pénétra dans le tunnel sombre. Aussitôt, elle se concentra sur l'odeur de fumée de sa pipe et ferma rapidement les yeux face à la répugnante odeur. C'était dans ces moments-là qu'elle était heureuse d'avoir hérité d'une essence animale pareille. La dame avait préalablement déchiré sa magnifique robe afin de ne pas se salir, détruisant une création remarquable. Elle était ainsi vêtue d'une sorte de tunique étrange.

Le tunnel paraissait suffisamment long pour que la dame puisse assouvir sa curiosité. En temps normal, elle n'était pas connue pour être très bavarde mais elle avait l'impression de faire face un trop grand mystère quand il s'agissait de Mäje. Elle se permit alors de s'intéresser à elle et d'être indiscrète, bien que ceci n'était clairement pas dans ses habitudes. Elle n'avait jamais aimé que l'on pose des questions sur elle, ainsi elle ne se voyait pas en faire de même pour les autres.
Par ailleurs, la dame avait activement aidé Mäje sans même la connaître… Elle lui devait bien cela.

« Vous ne faites qu'un avec Äjhem, n'est-ce pas ? » Elle relâcha une bouffée de fumée. « Comment se fait-il qu'il n'est pas le droit à la lumière aussi longtemps que vous ? »

Ceci était une chose qui lui échappait. Toute la beauté de cette magie l'inquiétait. Après tout, il était encore plus dur de faire confiance en un être ayant deux caractères différents. Elle était presque certaine de pouvoir se fier à Mäje, mais quand était-il d'Äjhem ?
Un nombre incalculable de et si lui traversa l'esprit tandis qu'elle la suivait pensivement. Il était fou de se dire qu'elle ne connaissait rien d'elle. D'eux. L'inverse était aussi vrai, mais elle trouvait cela frustrant, en y pensant. Comme si le passé de quelqu'un ne faisait plus sa personne. C'était étrange pour elle de s'attacher autant au passé d'une étrangère alors qu'elle souhaitait tant oublier le sien. Curieux paradoxe.

Tandis que sa compagne de voyage parlé ou non, la dame vint dérober délicatement le bien de la femme pour l'examiner. Elle fut aussitôt étonnée par la complexité de ses détails. Elle savait que l'arme ne faisait pas le porteur mais il n'empêchait qu'il fût impressionnant. Elle comprenait à présent pourquoi son créateur en était aussi fier et attaché. Elle avait rarement vu un objet aussi surprenant dans sa vie et elle était encore plus subjuguée par ce qu'elle ressentait grâce à son handicap qui réveillait ses autres sens.
Elle se surprit à envier Mäje de posséder une arme aussi puissante que celle-ci. Elle regretta son regard car elle se doutait bien qu'en combinant sa vision d'aigle et cet objet, elle serait imbattable. Mais elle n'était plus la même. Elle n'était plus la Hinaya à la recherche de plus de pouvoir. Elle se contentait du nécessaire, de ces capacités ayant mal vieillies. Elle préférait maintenant la proximité d'un combat que lui procurait sa Khépesh. En dernier recours, elle utilisait son arc, mais elle n'aimait plus cette facilité.
Elle était plus simple.
Un peu plus la dernière vie.

« Ne trouve-t-il pas cela injuste d'être coincé dans le corps d'une autre ? D'être privé de sa liberté ? » Elle rejeta sa tête en arrière dans un soupir las. « N'est-ce pas cruel de votre part ? »

Le sens de la liberté était une idée qui changeait selon les gens. Les vécus.
Il n'était même plus un secret que Hinaya n'était plus que l'ombre d'elle-même. Pour autant, elle restait attachée à ses convictions d'antan et la liberté était une chose qui l'impactait plus qu'elle ne le laissait imaginer.
Alors, au fond, cette question était peut-être plus profonde qu'elle ne le laissait entendre. Peut-être qu'elle voulait être certaine que Mäje soit différente de son peuple. Peut-être qu'elle voulait être rassurée.
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeLun 20 Mai - 19:27

Encore heureux que la Reine était aveugle : elle n’aperçut pas la violente grimace de dégoût qui déforma le visage splendide de la sylphide. La sensation écoeurante de l’eau sale entre ses orteilles lui envoya des frissons dégoûtants dans l’échine, et elle se dandina comme une sardine pendant une poignée de secondes le temps de s’habituer. Et en apercevant le réflexe de la yorka, elle la suivit dans son geste et arracha à contrecœur le bout de sa robe, révélant ses mollets fuselés comme une sculpture étudiée. Quelque part, elle était peu surprise que la reine accepte sans sourciller son idée saugrenue, mais était en même temps mortifiée de son manque d’interrogation. Elle l’avait connue prudente à l’extrême et au tempérament sanguin – et elle découvrait à présent plus d’une facette à cet ange mystérieux. Un dessin qui lui semblait à jamais inachevé, car elle cumulait trop de secret. Il lui semblait qu’à chaque découverte, dix questions se soulevaient… Un casse-tête avec des ailes et un visage doux. Nul doute qu’elle devait être une souveraine brillante.

Entamant leur périple à travers le tunnel, la conversation prit un tournant inattendu qui la laissa pantoise. Ainsi donc, la reine s’intéressait à Äjhem… Son alter-égo aurait touchée la yorka au cœur ? Plutôt une question de curiosité ? Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres noires. Il y avait donc des pensées sous ce crâne impénétrables, et des questions qui plus est. Quelque part en elle, elle sentait le dandy rutilant de fierté d’avoir su pousser la souveraine à baisser un peu sa garde et à fondre ses barrières pour se révéler un peu. Regardant d’un coin de l’œil les braises rougeoyantes briller dans la pénombre, faisant de son mieux pour satisfaire sa curiosité – après tout, elle ne gardait pas vraiment cela secret, pas quand ce n’était pas leurs intérêts.


On peut dire ça, oui. Même si c’est à discuter. Nous partageons la même enveloppe, mais pour tous le reste nous sommes différents sous tous les points. Elle haussa les épaules, peinant à trouver les mots pour décrire cette symbiose. Je… Sens sa présence, si vous voulez. Mais nous ne pouvons pas communiquer directement. Je ressens ses émotions, tout comme il perçoit les miennes. La suite de sa question était un poil plus piquant mais Mäje ne le prit pas comme un affront, plutôt comme une question légitime. Mais il ne peut m’emprunter que par la magie, et je reste son vaisseau. Il peut s’inviter comme bon lui semble mais au prix de mon pouvoir, tôt ou tard il doit repartir ; Les premières fois, il ne pouvait pas rester plus de cinq minutes, après je tombais d’épuisement.

Elle paraissait curieusement détachée, mais on percevait facilement la nostalgie dans sa voix. Vivre à deux était un exercice cruel, et elle souffrait de cette relation autant que lui. Le soleil et la lune, à jamais condamnés à se fuir sans jamais se retrouver, à cohabiter sans jamais se voir. Mais l’un comme l’autre avaient trouvé un équilibre dans cette osmose. Nous aimons l’ombre tous les deux, ceci dit : aucun de nous n’aime la lumière trop directe. Mais Äjhem reste bien plus discret et plus secret que moi.

Pendant qu’elle baragouinait ses pseudo-explications, elle sentit la reine se saisir de l’arc et la laissa faire sans sourciller. Bien au contraire, elle la regarda du coin de l’œil manipuler l’objet avec une dextérité certaine et une habitude rare et intéressée. Un passé d’archère ? Après tout, elle n’en savait toujours rien sur elle, et quelque chose lui disait qu’elle n’était pas encore assez proche d’elle pour la questionner davantage. A la place elle ne broncha pas et attendit patiemment en satisfaisant sa demande – après tout elle l’avait suivi jusqu’à ce tunnel puant pour le récupérer, elle lui devait bien ça.


Et il est encore plus cruel de votre part d’appeler cela cruel.
Dit-elle avec un ton qui trahissait son sourire énigmatique. Exposer sa relation avec Äjhem était similaire à une mise à nue, puisqu’elle entrait dans un territoire où elle, la toute puissante, l’omnipotent, ne comprenait pas tout. Puisque je crois qu’il comprend aussi bien que moi le coût de son arrivée en ce monde. Bien que plus le temps passe, et plus ses visites sont longues sans que je ne tombe de fatigue.  

Elle enviait la pipe de la Dame, car elle sentait qu’une douce brûlure vaporeuse lui ferait le plus grand bien, surtout qu’elle ne distinguait plus ses jolis souliers dans l’eau croupie et dégoûtante.


Après tout, il est dans mon intérêt qu’il me visite le plus souvent possible – ce fieffé renard est meilleur en affaire, et plus discret que moi. Et bel homme, surtout ! Enfin, il n’y a bien que dans mon sommeil que l’on peut être ensembles. Elle pinça ses lèvres. Frère, amant, ami, double… Elle ne savait même pas ce qu’elle ressentait pour lui, mais leur symbiose était telle qu’elle dépassait tous liens possibles, tout ce qu’elle avait connu. Et alors que l’imaginer face à elle était une vraie utopie, ce rêve ne laisse qu’un vide amer impossible à combler. Aussi retourna-t-elle sa veste pour camoufler sa douleur, agacée d’abattre ses cartes avec une facilité déconcertante qu’elle n’expliquait pas. Mais après tout, on ne peut guère comprendre. Si Äjhem est là, moi je ne suis plus qu’un bout de conscience dans mon propre corps – et l’expérience est loin d’être des plus agréables, vous pouvez bien me croire.

Quand la Reine eut fini son inspection, elle récupéra l’arme qu’elle glissa dans son dos. Voilà qu’elle s’était livrée sur l’autel de… De quoi ? De l’amitié, de la bonne foi, de la confiance ? Du respect ? Et l’immortelle n’en prenait même pas ombrage ! C’était à marcher sur la tête, et dans un réflexe étrange, elle se saisit d’une cigarette qu’elle alluma sans plus de cérémonie. Après tout, elles étaient passées de deux reines en leurs domaines respectifs à deux parias qui pataugeaient dans la fange de tous ceux qu’elles haïssaient, elles avaient dépassé les apparences et les gestes courtois.

Alors, qu’en pensez-vous ? Dit-elle simplement. Une merveille d’équilibre, n’est-ce pas ? J’espère ne pas m’en servir tout de suite, mais au moins nous sommes mieux équipées. Cependant, à votre façon de l’avoir manipulé… Je me trompes peut-être, mais il me semble que vous sauriez manié une telle arme, n’est-ce pas ? Œil pour œil, dent pour dent… Si elle devait faire fi de son mystère, elle s’attendait au même venant de l’aigle d’or.

L’obscurité était bercée par les traits de lumières striées découpées par les grilles d’égouts sur lesquels elles pouvaient entendre les pas des passants à peine conscients qu’elles étaient sous leurs pieds. Un miracle de déguisement, surtout que ses pairs ne pourraient jamais comprendre qu’elles se seraient abaissées à se souiller pour leur échapper – un geste inconcevable pour tous sylphides qui se respectent, mais pas pour elle, plus mortelle qu’immortelle. Mais bientôt une lumière aveuglante inonda ses prunelles accoutumées à l’ombre, et elle vit s’ouvrir un passage qui donnait directement au poste de contrôle qu’elles avaient traversées pour entrer dans la ville. L’odeur de merde fut très vite remplacée par celle des pins et du bois, et la Dame des sables huma de doux fumet à plein poumons.


Aaaaah, l’air frais du dehors. Aessyn’h sera certainement sur les dents, mais il ne pourra rien faire pour nous empêcher de sortir. Sauf si ce crétin de tambourineur à prévenu la garde… Dit-elle en pinçant son menton entre ses doigts. Si c’est le cas, je m’occuperai de les emporter au beau pays des rèves. Après cela, vous êtes libre de vous-même, ma Reine. D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez pu réfléchir, mais je vous dois beaucoup. Vous pouvez me demander ce que vous voulez.

Secouant ses longues jambes pour éloigner les dernières gouttes d’eau sale, elle entama de guider de nouveau la yorka, cette fois-ci hors de cette cité maudite.
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2 Icon_minitimeVen 31 Mai - 2:38

In the claws of the golden eagleQu'importe que le vent hurle
La montagne ne ploie jamais devant lui.
( Everybody Know → Sigrid )
L'histoire de ces deux êtres était un conte à lui seul. C'était la chanson du froid et du chaud. Des soleils et des lunes.
Et pourtant, on oublie souvent que ces deux ne sont pas différents. Ils ne sont pas contraires. Il n'y a que les degrés qui différencie leur expérience.

La plupart de nos actions et de nos choix sont mues par certaines choses qui nous dominent. Peur. Pulsions. Émotions ou sentiments. Habitudes. Caractère.
Hinaya avait l'impression amer que Mäje n'acceptait pas ce que les dieux lui avait offert. Elle avait l'air d'être esclave d'elle-même. Mieux que quiconque, la dame savait reconnaître ce genre de chaînes
Mais… Mäje était la seule à pouvoir se libérer de sa prison intérieure, de se libérer de ses chaînes. Or, sa prison semblait être bien différente de ce que la dame avait l'habitude de voir.

Alors ce n'était pas l'histoire d'Äjhem qui était triste… Mais bel et bien la leur. À Mäje. À Äjhem.

Ainsi, elle ne se prononça pas et n'argumenta pas avec sa compagne de route. Tout ceci allait au-delà de ce qu'elle imaginait. C'était bien trop personnel, à son goût, et elle n'était pas sûre de vouloir entretenir ce genre de relation avec elle.

La dame fut étonnée par les paroles de la femme. Elle n'avait jamais été habituée à être ainsi questionnée. Pour une raison qui lui échappait, il était rare qu'on s'aventure dans le chemin tortueux qu'était son passé. Hinaya était une énigme à elle toute seule et il est vrai qu'il était ainsi difficile d'oser demander quelque chose en ne se basant sur rien.
Mais cette fois-ci, elle attrapa l'occasion d'éviter de parler des autres pour parler, bien qu'en surface, d'elle.

« Je n'aime pas les fins amers, mais j'en suis pourtant une amatrice. » Elle croisa ses doigts entre eux. « Mon passé d'archère en fait partie, j'imagine. »

Sa vie se résumait à de longues fins douces et amères. C'était une sensation horrible, comme un vide suffisamment puissant pour vous détruire. Hinaya était une femme forte mais il y avait tant de choses qui traversaient son esprit qu'elle mentirait si elle disait ne pas y penser souvent. À mourir. À ce que serait le repos éternel. À ce qui se passerait si elle déciderait de déposer les armes.
Elle aurait aimé dire le contraire, affirmer qu'elle n'était pas à jamais marquée.
Mais la vérité n'est jamais aussi belle que l'on espère. Il y a des cicatrices qui ne s'effacent pas, des actes qui ne s'oublient pas.
Hinaya avait trop vu, en si peu de temps. Et bien qu'il était difficile de comprendre cette volonté de protéger son peuple, il n'y avait que cela qui pouvait la sauver d'une mort évidente. Sa fin ne serait que douce et amère car il n'y aurait jamais rien qui pourrait réparer ses actes passés. Il y avait encore une part de sa folie d'antan qui vivait en elle et elle le savait. Elle savait que non seulement elle ne disparaîtrait jamais mais aussi qu'elle la hanterait toujours.

Bientôt, les deux femmes trouvèrent le bout du chemin. L'air frais vint chatouiller les narines de la dame qui n'y vit qu'une légère différence tant sa fumée avait réussi à camoufler l'odeur nauséabonde des égouts de la grande cité de Cimmerium. Une ironie qu'il fallait noter, par ailleurs.
Pour autant, la dame ne voulait guère se séparer de sa compagne de route. Elle avait l'impression qu'elle avait encore un bout de chemin à parcourir ensemble et gardait une étrange amertume entre ses lèvres. Voilà quelques années qu'elle n'avait pas ressenti cela. Elle avait l'impression d'être projetée des années auparavant, là où tout était plus simple et moins long.
Elle se séparait à la frontière de Cimmerium et Elusia, ce qui lui laisserait tout le loisir d'apprendre à connaître plus en détails ce – ou ces plutôt – personnages atypiques.

« Je ne suis pas généreuse ou altruiste, bien que j'aimerais avoir ce genre d'esprit. » Elle sourit discrètement. « Nous nous reverrons, Mäje d'Argyrei, n'en doutait pas une seule seconde. »

Hinaya était colérique, violente, mais il y avait là des traces d'un personnage qui cherchait la paix dans le conflit. Car bien que quelque part, elle était pacifiste, elle était suffisamment intelligente pour savoir qu'elle ne pourrait pas l'obtenir avec de belles paroles, cette paix. La seule question restait : qui était son ennemi alors ?
Certainement elle-même…

Elle s'était souvent imaginée gouverner seule, mais elle y avait toujours trouvé la même conclusion : le chaos régnerait. Elle était consciente d'avoir besoin d'une âme pour la guider vers d'autres chemins que ce qu'elle avait pu voir dans son sommeil.
Ce fut dans sa langue qu'elle se prononça.

« Peut-être est-ce bien vous… »

La langue animale était un bien étrange moyen de communication. Des chants d'oiseau aux sifflements de serpent, seuls les yorkas avaient la capacité réelle de la comprendre. Mais bien qu'étrange, une chose était sûre : sa beauté faisait l'unanimité. Il y avait là une véritable unicité qui rendait difficiles les étrangers ou les moins instruits de la différenciait du son d'un animal.

La dame laissa échapper sa fumée d'entre ses lèvres avant de ranger sa pipe. Elle essaya vainement de se débarbouiller avant de se retourner enfin vers Mäje.

« Il nous reste un bout de chemin, j'ose croire. »

Un sourire et un haussement moqueur de sourcil.
©️ 2981 12289 0


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