[Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle - Page 2

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 [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle

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Hinaya Osiris
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   Sam 9 Mar - 1:53

In the claws of the golden eagleQu'importe que le vent hurle
La montagne ne ploie jamais devant lui.
( Everybody Know → Sigrid )
Les lèvres de la dame tressautèrent de rage tandis qu’elle levait un bras pour attirer son arme blanche avec sa magie de l’air. Quand elle l’empoigna fermement, elle donna un coup d’aile pour se jeter en avant.
Sa deuxième vie avait pris le contrôle de son visage et bientôt, on pouvait admirer toute sa folie d’antan. C'était une expression bien étrange… La dame avait beau avoir les yeux clos, on avait comme une certaine impression qu'elle perçait, de son regard, les alentours. Comme si sa cécité la rendait plus clairvoyante que jamais.

Ce fut alors dans toute cette folie meurtrière que la dame leva haut sa main – qui empoignait fermement Khépesh. Mais avant qu'elle n'abatte son arme sur l'homme, elle eut un moment d'hésitation. Les sages paroles de Mäje vinrent résonner dans sa tête, comme un rappel de toute la complexité de sa situation. Elle rangea alors son arme dans son fourreau et bientôt, son visage s'effaça pour ne laisser place qu'à un vide d'une étrange rareté. Du plus profond de son être, elle essayait de canaliser sa haine, de la faire taire sous une couche d'indifférence. Mais, il y avait comme un quelque chose qui l'empêchait de refuser sa rage. C'était devenu comme un besoin, un besoin de remettre de l'ordre dans ses idées.
Mäje faisait peut-être déjà partie de ce qu'elle appelait son peuple.

La dame s'approcha alors de la petite table basse en verre et attrapa un fin couteau entre ses mains. Elle tendit ses oreilles à leur maximum et prit une grande bouffée d'air avant de hurler.

« Pauvre fou ! »

Sans même s'en rendre compte, elle avait élégamment utilisé la langue animale, tranchant dans le silence du combat entre Mäje et l'inconnu. Bien que l'homme tenait toujours entre ses doigts grossiers le cou de la sylphide, il releva machinalement la tête pour chercher la source du bruit des yeux. Mais alors, au moment même où il releva la tête, la dame avait déjà lancé le couteau dans les airs ; il vint aussitôt se planter dans l’œil du paria. Pourtant, elle ne s'arrêta pas là.
Les cris de l'homme résonnaient à présent dans la petite maison, accompagnés par ceux de la femme.

Hinaya s'avança calmement vers lui et retira le couvert de ses yeux. Elle planta ensuite ses griffes dans son autre œil, le rendant aveugle à son tour. Son étrange besoin de faire du mal, de voir souffrir les autres recommençaient à faire surface tandis qu'un sourire malsain se dessinait sur ses lèvres. Autrefois, elle se serait volontiers amusée avec cet homme, mais il y avait comme une certaine odeur – celle de Mäje – qui la gardait sur terre. Elle ne lui montrerait pas ce qu'elle était capable de faire, car elle savait parfaitement ce que cela signifierait.
Elle attrapa alors par les cheveux l'homme et le jeta dehors, non sans avoir oublié de le traîner sur le sol.

Tandis que la dame essuyait une goutte de sueur, le goût du sang vint se déposer lentement sur ses lèvres, trahissant toute la sauvagerie de la scène. Elle rebroussa alors chemin.

« Et voici, comme promis, ma chère. »

Étonnée ne serait certainement pas le mot… Peut-être bien prévisible.
La femme - qui les avait accueillies - profilait alors des propos monstrueusement indécents pour quelqu'un de son rang. Le combat qu'avaient mené les deux gens ne lui avait certainement pas plus, car à présent, elle essayait de la jeter dehors. Exactement, la. Selon les paroles vulgaires de la femme, la dame était vraisemblablement une monstrueuse créature qui ne méritait pas un regard. Il serait un mensonge que d'affirmer que ceci ne la faisait pas foncièrement rire, mais elle préféra s'abstenir afin de ne pas faire tomber à l'eau leur plan. Car après tout, si Mäje n'avait pas été jeté dehors, c'était sans nul doute pour ses beaux yeux et peut-être même pour son acte qui se voulait héroïque.
Mais enfin, tout ceci avait au moins permis de confirmer que la bonne vieille technique du méchant et du gentil fonctionnait finalement toujours. Val'Meëza paraissait être la dangereuse et vile personne, et Manësh'va la merveilleuse et altruiste.

Confrontée à une porte close, la dame se frottait l'arrière du crâne en haussant un sourcil amusé.

« Eh bien, eh bien… » Un sourire en coin vint se dessiner sur son visage. « C'est à toi de jouer maintenant, Mäje. »
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MessageSujet: Re: [Quête: arc de Lésée] In the claws of the golden eagle   Mar 12 Mar - 16:02

Le visage de la yorka lui glaça le sang, et elle eut à peine le temps de rouler sur le côté pour dégager sa nuque que le bougre avait déjà les deux yeux crevés. Une démonstration terrifiante de ce que la souveraine abritait au fond de ses entrailles, et qui n’avait rien à voir avec l’entraînement habituel d’un jeune souverain en exercice. Qu’avait-elle bien pu vivre dans son passé pour en arriver à un tel niveau de détachement ?! Mäje resta bouche bée, admirant et redoutant la sauvagerie animale et la froideur dont elle fit preuve, découvrant pour la troisième fois un nouveau visage chez l’oiseau qui ne manquait jamais de la surprendre.
Sans grande surprise, la sindarine la jeta dehors, et elle cru un instant qu’elle ferait de même pour elle. Mais les derniers mots de la yorka et l’immobilité de la sylvestre lui firent comprendre le contreaire. C’était un tour de piste bien amer qui commençait pour elle. Un tour de piste qui se jouerai seul.


Il ne pourra au moins plus jamais vous faire de mal… Lança-t-elle après plusieurs minutes de silence, son ton grave et honnête. Pour ce qu’il verra de vous. Murmura-t-elle, cette fois surtout pour elle-même.

Elle avait la sensation d’en avoir trop vu. D’être tombé sur quelqu’un qui souffrait en silence sans jamais en parler, qui maintenait des apparences fausse pour pouvoir exister dans un monde de savant qui de toute évidence ne voulait pas encore d’elle. Un spectacle très triste qui atteint l’immortelle au coeur, bien plus que ce qu’elle avait d’abord imaginé.


… Un ancien ami ou… Amant ? Dit-elle sans trop d’hésitations. Il était clair qu’elle mettait le doigt dans une situation trouble où elle n’avait aucun droit de mettre les pieds, et pourtant elle s’y jeter à corps perdu. Il n’était pas là pour vos connaissances, et il était clair qu’il vous voulait du mal.

Elle jeta un regard franc à la sindarine, emplie de pitié et de bienveillance, un regard étrangement maternel pour quelqu’un qui était là pour la voler. Et pourtant les derniers évènements avaient jeté sur la situation un sable déroutant qui avait rendu poreuses les frontières entre leur mission et un sauvetage, et à voir la blonde dans cet état, elle ne se voyait plus la laisser à son sort. Comme rarement, l’immortelle se sentait retranchée dans des recoins qu’il lui était rare d’atteindre, des erzatz d’humanité qui raisonnait en elle alors qu’elle luttait à chaque secondes fermement contre eux. Si la reine avait été là, elle lui aurait sûrement ri au nez devant tant d’états-d’âmes. Et pourtant… Pourtant elle ne voulait pas laisser cette petite âme intellectuelle à son sort dans une cité qui n’amènerait que son malheur.


Ecoutez. Dit-elle avec un applomb palpable. Ses yeux étaient brusquement devenu riche de prestance et d’une force incroyable, semblable à celle d’un lion. Cet endroit va vous ronger. Je ne vais pas vous mentir : nous étions venu ici pour l’arc de votre ancien mari, celui-là pour lequel vous devez être importunée tant de fois. Et pourtant, maintenant, je reste pour vous. Au lieu de l’arme, j’ai découvert quelqu’un d’honnête et d’intelligent qui ne mérite pas de rester seule dans une cité où l’on lui veut du mal. Elle murmura, attrapant ses mains dans les siennes. Une partie était du jeu, l'autre ne savait plus du tout où elle en était ni même si il n'y avait pas dans sa prestation une part de sincérité. Vous méritez mieux.

Elle laissa la pilule couler mais ne lui laissa pas pour autant l’opportunité de répondre, pas maintenant. Vous savez, il y a des les dunes d’Ebreus un grand relais. C’est à quelques jours de là, mais je vous promets que vous y serez en sécurité, nourrie, logée, et vous aurez accès à toutes les connaissances que vous souhaitez. Restez chez moi et vous aurez le temps de vous préparez pour passer le teste d’entrer chez les eclaris. Amaryl y est à quelques encablures et il y a dans mon domaine des érudits qui vous permettront de passer le test. Ou bien allez-y directement, mais je vous en prie ne restez pas ici : cette ville est pourrie jusqu’à la moelle.

En lui parlant, elle s’était approchée si près de la douce dame qu’elle pouvait voir son splendide visage dans ses prunelles, pourtant emprunt de mélancholie. Elles restèrent ainsi quelques secondes, Mäje brûlant d’une détermination qui irradiait de tout son corps, quand la sindarine s’écarta brusquement, et disparue de la pièce sans dire un mot, le visage grave et baissé. Elle était allée trop loin. Elle avait grillé sa couverture. Elle avait foiré sa mission. Merde. La face dégoûtée d’Hinaya lui revint à l’esprit et elle prit soudain la mesure de son geste fou. Si elle avait fait déplacer la souveraine yorka pour rien ? Lui avait fait crever les yeux d’un homme pour rien ? La peau dorée de Mäje devint soudain très blanche, trop blanche, et elle considéra très sérieusement l’idée de n’être plus que fumée de façon définitive.
Et pourtant, à sa grande surprise, la longue blonde se représenta à elle quelques minutes plus tard, lui tendant l’arc de Lésée dans toutes sa splendeur et sans cérémonie.


Prenez ça, et partez. Elle murmura d’une façon presque inaudible ces mots durs, et Mäje balança brusquement entre une extrême félicité et une violente honte. Comme un enfant qui récupère le fruit de ses méfaits, elle obéit docilement et sans fierté l’arme, avant de retourner vers la porte. Et quand elle appuya sur la poigner, des mots s’envolèrent vers elle pour se poser dans ses oreilles. Dites à votre amie que je ne lui en veut pas. Et je ne vous dénoncerai pas non plus aux autorités. Se retournant vers la sindarine, elle caressa l’espoir d’une rédemption. Je viendrai dans votre relais.

C’était dit. Avec une légèreté toute enfantine qu’elle camoufla derrière un sourire apaisé, elle salua une dernière fois la sindarine avant de sortir avec l’arc fièrement en main. Il avait une sensation exquise dans ses doigts, légère et froide, une vraie arme de maître. Et c’est avec un plaisir surprenant qu’elle retrouva Hinaya sur le seuil.


J’espère ne pas vous avoir trop fait attendre, ma reine. D’ailleurs, vous me ferez penser à ne jamais vous énerver outre mesure : c’était une remarquable épreuve de force, le malheureux n'avait aucune chance. Elle avait un sourire franc et amusé, et qui passait facilement sur la gravité de la situation. Avec un estropié sur la liste, et une ville déjà pliée en quatre pour les garder à l’oeil, en sortir ne serait pas chose aisée. Et pourtant, à présent qu’elle avait retrouvée sa partenaire ailée et avec une arme qui ne pouvait rater sa cible, elle se sentait imbattable. Mais cela risquerait de tourner court : Nous devrions nous mettre en route. La nuit sera en notre faveur, ils doivent déjà avoir les crocs qu’on ait réussi à les tenir à distance jusqu’ici. Ils profiteront de la moindre occasion pour nous jeter dans des gages ; où est notre victime, d’ailleurs ? Elle ajouta, passant la main dans sa nuque d’une façon un peu masculine. Merci beaucoup de m’avoir sauvé, toute à l’heur. Puis elle leva les yeux au ciel déjà sombre. Baya’Ya va me tuer.
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