Une prise de poste qui tourne mal - [Othello Lehoia & Libre]

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 Une prise de poste qui tourne mal - [Othello Lehoia & Libre]

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Ghorza Agrob
MessageSujet: Une prise de poste qui tourne mal - [Othello Lehoia & Libre]   Mer 12 Sep - 15:47

La journée était déjà bien entamée lorsque tout partie de travers… Le groupe de Ghorza était arrivé quelques jours plus tôt dans la Taïga, après un long voyage au sein de la chaîne de montagnes bordant Aggersborg. Ils avaient était mandatés par la cité pour couvrir les entrer et les sorties en son coeur et veiller à assuré, par leurs présences notamment, la sécurité des marchands en transitions. Cependant, faute de monde disponible et de l’environnement bien trop connu pour sa dangerosité, notre Zélos n’avait avec elle, qu’une poignée d’hommes plus ou moins réticents au voyage. Le désigné chef, le Caporal Findel, lui, veiller à tenir ses hommes à l’œil et à carreau. Malheureusement, ses bonnes intentions n’avaient en soit, que très peu d’impact. Manquant cruellement d’expérience, seul deux ou trois soldats restaient à son écoute lorsqu’il parlait, tandis que les cinq à six autres continuer leurs chemins ou se désintéresser tout simplement de lui. Ghorza, elle, faisait partie des « gentils élèves » malgré son avis personnel. Bien qu’à l’accoutumée, soucieuse du respect incombant à un soldat, elle reconnaissait elle aussi quelques défauts au jeune homme. Cependant, loin d’être méchante, elle tâcher de rester dans le pas et éviter d’écouter les jacasseries des plus vieux, alors bien trop fières alors, de leurs petites marques sur leurs joues rosées et dodu plutôt que de reconnaître à leur supérieur, une certaine justification.

Néanmoins, les esprits ne s’échauffèrent pas dans l’immédiat. Le gradé connaissait bien la route. Sans tarder, il mena ses hommes au travers de la Taïga sans jamais perdre de vue la route. À plusieurs reprises ils firent des haltes en garde de croisements importants et repartait le jour suivant, laissant au lieu-dit, quelques-uns de ses hommes. L’idée était simple en fait : le groupe devait ce scindé en plusieurs petits groupes à des lieux dit « stratégiques » afin de mieux couvrir la zone. Cependant cette option comportée de nombreux défauts, dont celui de rendre les individus plus fragiles aux éventuelles attaques en bordure de route. Nonobstant d’un plan qu’elle ne voulait pas comprendre, Ghorza ne s’opposa pas à son chef. Plutôt, elle se contenta de rejoindre chaque lieu clef en compagnie de l’homme sans jamais défaire la confiance qu’il semblait gagner les jours tombant. Au moins n’avait-il plus réellement de difficulté à tenir une certaine emprise sur le peu de personne encore présente, les plus récalcitrant ayant étaient déposer rapidement.

Puis… les jours avancèrent. Le groupe n’étant plus que constituait de quelques têtes, avancer vers le dernier point de surveillance. Les quatre derniers individus étaient alors à un peut prêt une semaine de marche d’Aggersborg lorsque enfin, le point de passage fut à porter d’horizon. Sur l’instant, rien ne semblait bizarre et les soldats, alors confiants d’enfin arriver sur place, resserrèrent le pas lorsque du sang sembla les interpeller à quelques mètres de l’édifice. Le semblant de poste de garde, semblait désert. Il n’y avait plus âme qui vives et les feux de la nuit ne fumez même plus. Seul quelques traces de pas jonché le sol, aux côtés de traces de luttes et quelques traces de sang. C’était incompréhensible. Le caporal ordonna alors à l’ensemble de redoubler de vigilance. Les corps étaient las du voyage, les âmes embourbées dans l’absence de réponses et les bras lourds de devoir portés l’arme aux poings. Cependant, l’invocation d’un éventuel animal sauvage s’étant attaqué aux hommes, raviva les esprits. Aussitôt, deux hommes furent placés aux devants de l’édifice, tandis que Ghorza et son gradé, entrèrent à l’intérieur de la tour surplombant l'ensemble du camps…

La porte grinça lentement et s’ouvrit sur un spectacle inquiétant. L’endroit semblait avoir était saccagé et tout était sans dessus-dessous. Ghorza tourna la tête vers l’homme et tout deux se comprirent rapidement : ce ne pouvait pas être l’œuvre d’un animal normalement constitué. La Zélos pressa alors le pas. Progressant avec attention dans chaque recoin du camp, elle constata chaque éraflure, chaque marque, chaque vestiaire retournés à la hâte. Puis elle s’arrêta brusquement. Un brouillage s’était fait entendre dans les arbres environnants. Elle déposa alors, comme instinctivement, genoux à terre. Sans jamais desserrer les doigts de ses armes, elle porta son nez au vent et huma longuement l’air autour d’elle. Puis, tout devint plus clair subitement.

- « Nou’sommes pas seuls... Caporal nous sommes survei … ! »

Ses craintes furent éveillées alors subitement. Le sifflement discret mais significatif de flèches vivement tiré, la fit plonger à terre puis rouler diligemment sous une tente. Elle attendit là, à l’abri des regards pendant quelques secondes, avant de ressortir la tête rapidement. Là, elle fit face à son caporal toucher et grimaçant de douleur, alors retrancher derrière des caisses de bois. Déjà plusieurs flèches s’étaient plantés sur elles et les trous, alors jonchant le drap de l’endroit où elle se trouvait, signifier qu’elle ne manquerait pas de recevoir la seconde salve. Comprenant alors qu’elle peinerait à combattre un adversaire qu’elle ne pouvait pas situer, elle prit une profonde inspiration comme pour plonger à plusieurs mètres de profondeur. Puis, c’est dans un ton tonitruant, semblant se rapprocher de celui d’une bête féroce, que Ghorza dit rapidement à ceux pouvant l’entendre :

- « NOUS SOMMES ATTAQUES ! DES ARCHERS, AUX ARMES ! »

Aussitôt dit, Ghorza comprit qu’elle venait de vendre sa couverture et n’eut à peine le temps de sauter un peu plus loin, que siffler au-dessus d’elle, deux ou trois flèches. La Zélos roula alors sur le sol tel un fût terriblement lourd. Le bruit significatif de son corps heurtant le sol n’avait d’égale sur le moment, que celui des râles qu’elle venait d’émettre sur l’instant : elle venait d’être touché. Son épaule droite était transpercée de part-en-part par une flèche de bois. S’appuyant lourdement sur ce qu’elle pouvait, elle profita des quelques secondes de répit pour casser celle-ci et retirer l’extrémité la plus longue. C’était douloureux, mais ça faciliterait sa progression sans pour autant augmenter la plaie. Il fallait absolument qu’elle trouve un moyen de bouger de là, et vite ! C’est alors que son regard croisa celui d’un des deux autres soldats, au loin, retranché lui aussi. Son regard, amplis d’incompréhension et de peur s’éclaira lorsque notre Zélos lui fit comprendre, d’un signe de tête amplis de haine, qu’il devait déguerpire rapidement. Aussi tôt fait, l’homme fonça vers les chevaux non loin de lui, couvert par les cris de défiances de la femme alors opposant aux ennemies lui faisant face. C’était stupide oui… Mais moins que de laisser ces éventuels assaillants se saisir de leurs seules chances de prévenir les secours.

L’homme monta alors à cheval et partie en toute hâte. Son allure folle résonna entre les grands sapins et disparue rapidement tandis que notre Zélos, toucher de nouveau, disparaissait aux côtés de son caporal, derrière une tente encore debout. Bientôt, des flammes lancées là pour l’occasion, furent en train de manger le camp tandis que la Zélos et l’homme encore vivant, tentait de creuser un écart entre leurs assaillants et l’écran de fumé les séparant...


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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: Une prise de poste qui tourne mal - [Othello Lehoia & Libre]   Ven 14 Sep - 22:22

La main crispée sur la pierre froide et grise, les yeux rives sur le lointain émeraude et déchiré de la taïga, la prêtresse semblait perdue dans ses pensées, l’esprit agité par les mêmes nuages sombres qui s’agglutinaient à l’horizon. Des voix remontaient bruyamment du ventre d’Aggersborg, éclataient en heurts brefs et violents, alors que le vent se levait au loin. C’était comme si la citadelle bouillonnait entre un mélange de fatigue de d’expectative, comme si tous ses habitants pressentaient des évènements terribles. Entre deux eaux, Othello voulait se détacher de tout cela, et faisait de son mieux pour ne pas se noyer dans la même mélasse d’appréhension, ignorant volontairement les gardes postés sur les remparts qui guettaient pourtant la plaine avec une profonde gravité. Elle s’enfouit dans le silence rassurant de la roche et de la brise, profitant de quelques minutes de calme avant l’arrivée d’une violente tempête.

Cela faisait quelques jours qu’elle avait pu enfin entrevoir sa mentor et son amie, Irina Dranis, qu’elle savait encore occupée quelque part en ces lieux et sûrement aux mains de beaucoup trop d’intendants pour être de nouveau approchée. Leur dernière discussion l’avait laissée pensive, et elle faisait de son mieux pour chasser toutes les bulles qui flottaient au plafond de son crâne. Depuis elle s’était plongée dans le travail, panser les derniers blessés qui affluaient de toutes part, des soldats perdus à la taïga, quand elle n’était pas au chevet de vétérans qui étaient là depuis plusieurs mois. Cependant, recoudre des plaies et affûter sa magie de soin sur des maux plus profonds, bien qu’aillant la vertu d’être assez abrutissant, commençait à lui donner le vertige, et elle se languissait de son herboristerie, et de son familier. L’odeur rafraîchissante des algues séchés et des pousses bourgeonnants lui manquait terriblement, comme les embruns de la mer et le baiser du vent froid sur son carreau brisé.

A présent elle profitait d’une pause entre deux blessés pour prendre un peu l’air, sortir de son groupe de sœurs de Cimméria et retrouver un instant sa rassurante solitude. Pourtant elles n’étaient pas méchantes – seulement plus bruyantes et nerveuses avec les jours passant loin de chez elles... Elles lui donnaient parfois l’impression de poules piaffantes autour de maïs et de blés, pour le moindre regard d’un garde ou le geste un peu téméraire d’un jeune bleu entré dans une brigade.
Les voix continuaient de s’égosiller avec la force de lions – beaucoup craignaient pour la santé d’une brigade parti à travers les forêts à la recherche de rebel. On avait perdu la nouvelle des derniers groupes, alors que les premiers avaient été retrouvé soit errant soit morts. Il était décidé de si on partait pour retrouver les rescapés, ou si on les abandonné à leurs magies et à leurs sorts. De l’état des hommes et des femmes qu’on leur renvoyait, la sirène s’interrogeait sur les ambitions qu’avaient les décideurs...

Alors que l’orage au loin éclatait, un détail à l’horizon sous la forme d’une fumée sombre ondula dans son regard d’ébène. Un feu s’était déclenché dans la taïga... Se pourrait-il ? Aussitôt, elle s’empressa de rejoindre les gardes, se fit menée jusqu’au caporal. Par crainte de passer pour une simple prêtresse de bas de rang, elle s’improvisa une montée en grade. L’heure était grave. Si il y avait eut une embuscade, alors il était possible que quelques un des soldats envoyés en mission soient toujours en vie... Mais dans quel état ? Contrairement à ses sœurs, Othello se savait douée d’une magie capable de soigner les blessures au contact, et il lui apparaissait comme un devoir de faire partie des premiers arrivés sur les lieux. C’était parfois le peu de temps qu’il suffisait pour sauver une vie.

Le caporal la reçu avec la froideur de la mer de glace, et elle évoqua simplement ce qu’elle avait vu, et l’hypothèse qu’elle en déduisit. Bien qu’il était difficile de lire à travers elle la moindre émotion, elle ne pouvait s’empêcher de trahir un certain empressement. Elle savait que tout cela était peut-être une question de minutes.


« Vous devez envoyer une équipe sur place, pour récupérer les blessés et les survivants. » Dit-elle simplement, le pressant du regard d’agir au plus vite.

En réponse, l’homme entre deux âges et à l’épaisse barbe noir déploya un sourire acide et aigre qui ne montrait ni respect ni sérieux
. « Vous m’excuserez, mais je ne reçois rarement mes ordres de la part d’étrangers à l’armée... Et encore moins de petites bonnes femmes en robe. » Il s’esclaffa avec la grâce d’une truie avant de renifler comme le grognement d’un porc, avant de se redresser sur sa chaise. « Retournez jouer avec vos petites messes et laissez-moi gérer MES affaires, et mes hommes ».

Stoïque, la sirène ignora sa honteuse remarque et les sourires en coin, les œillades discrètes des gardes postés là. Elle comptait bien ne pas en rester là, et obtenir ce qu’elle voulait : qu’il aille sauver ses hommes.
« Je veux bien retourner jouer à mes petites messes, mais quand vos hommes reviendront d’une guerre où vous les avez jetés les pieds au-dessus du sol, et quand votre armée sera plus morte que vivante, ne nous demandez pas de les tirer des bras de Kron pour vous. » Elle avait dit cela avec un aplomb comme elle en avait rarement eut. Leur caste était encore secouée par la guerre et le changement de dirigeante, mais elles jouissaient encore d’un pouvoir certain : elles pouvaient encore partir par caprice. Elle poursuivit : « ces hommes – vos hommes – ont besoin de vous, comme vous aviez eu besoin de les envoyer là-bas. »
Le caporal sembla perdre un temps son sourire, surprit par le répondant de la jeune femme mais appréciant, quelque part, un peu de répondant.
« Et si c’était une embuscade ? »
«... Alors prenez le risque d’en tirer vos hommes en vie, ou de tuer au passage une poignée de rebelles. »

Dans les minutes qui suivirent, Othello et une autre de ses sœurs reçurent l’ordre de se préparer, et de rejoindre une petite garnison. On leur sella des chevaux, et ils partirent à travers les arbres. Il y avait quelques larges encablures avant de rejoindre la source du feu, mais ils pourraient sûrement atteindre le prochain camp à temps et se repérer à la fumée. Elle avait l’ordre de rester derrière au cas où, et ils passèrent les premières heures dans le silence.
Endormie par le galop et le froid mordant de la Cimmeria profonde, elle s’attendait à arriver et voir des corps éparpillés dans un camp saccadé. Mais elle fut surprise par une autre vision. Là, en face d’eux... Etaient-ce bien deux chevaux qui galopaient vers eux...
?
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Ghorza Agrob
MessageSujet: Re: Une prise de poste qui tourne mal - [Othello Lehoia & Libre]   Jeu 20 Sep - 0:47

Des sillons profonds et larges... Voilà tout ce qu’il restait dans la boue encore humide et vaseuse de la dernière pluie. En toute hâte, Ghorza avait réussi à tirer son caporal hors de vue des rafles de flèches. Cependant, bien que temporairement en sécurité, la Zélos n’avait pas était épargné. Son corps avait était transpercer à deux endroits pendant l’assaut : sa cuisse et son épaule droite. Aussi fière que possible, la femme ne bronchez pas. Elle savait déjà qu’ils avaient eut beaucoup de chance de ne pas y rester tous. Alors ajouter à la situation un soupçon de faiblesse, c’était donner l’aval à son adversaire ! Ghorza tourna alors la tête et fit face au camp en feu. Quelle chance ils avaient eu lorsque le cheval du soldat parti chercher des secours, heurta un porte-braise encore fumant ! Celui-ci avait lancé le feu lorsqu’il rentra en contact avec le drap d’une des tentes et alluma ce qui était devenue une fournaise monumentale, visible à des lieux à la ronde. La hauteur des flammes n’avait d’égale qu’à la chaleur qu’elles émettaient et c’était, pour ainsi dire, difficile de rester à moins de cinq mètres. La température était extrême et dessécher la peau aussi vite qu’elle se nourrissait du camp en fin de vie. La tour centrale n’était plus qu’un mat en berne et la fumée, qui avait initialement permis aux rescapés de gagné quelques minutes de survie, était devenue là, impossible à contenir.

Ghorza tourna alors la tête vers son caporal. Lui aussi avait était saisi par l’attaque surprise et souffrait de ses douleurs. Il n’en avait plus pour très longtemps à en voir l’abondance de fluide corporel sur son armure. La femme avait réussi à traîné son corps sur quelques mètres, mais c’était tout : elle ne connaissait strictement rien aux premiers soins et envisager de couvrir la plaie était pour elle incompréhensible. Il fallait d’après elle exhiber ses plaies aux yeux des ennemies pour leurs montrer que même là, ils ne tomberaient pas et qu’il étaient plus fort ! ... Mais c’était hors de question cette fois. L’homme n’était déjà que l’ombre de lui-même et sa peau perdait de teneur minutes après minutes. Ghorza fixa alors la flèche dans sa cuisse et tenta de faire de même que pour la première. Un coup… Deux coups… Trois coups. Il fut presque un quatrième coup de pommeau pour qu’enfin, la Zélos se sépare de la tête de la flèche situer dans sa cuisse. Là, elle la retira avec peine et gémissements de douleur. La fourbe était bien plantée de part en part de sa cuisse et l’extraire avait était une épreuve qu’elle ne retenterait pas tout de suite. Un simple regard rapide sur son épaule confirma la chose.

S’aidant alors de l’arbre ou elle était placer, Ghorza grogna comme un loup pris au piège et se redressa. Titubante légèrement au début, elle réussit néanmoins à garder le file grâce à la rage de vivre. Elle n’était pas prête à mourir, et encore moins face à un adversaire qu’elle ne pouvait reconnaître ! Quel couard pouvait bien se permettre d’agir d’une manière aussi laide ? Ghorza avait bien une petite idée, mais se laisser aux inventions lui ferait perdre un temps précieux. Elle préféra laisser tomber les questionnements et se saisir de son caporal pour continuer d’avancer dans le sens opposé au feu. Pas après pas, les deux soldats progressé lentement à travers les sapins immenses de la Taïga. Que ce soit à cause des cailloux traîtres, de la mousse glissante ou de la végétation trop présente, beaucoup de choses accentuer la lenteur de la progression. Au point tel que, rapidement, notre Zélos laissa tomber l’aspect rapide pour opter pour la discrétion. Elle était assommée par la douleur et son gradé était devenu pâle par le manque de sang. ...Continuer de bouger ne ferait que le tuer plus rapidement. Glissant alors sous un grand sapin, Ghorza fit s’allonger l’homme sur le flanc. La flèche qu’il avait reçue dans le cou n’avait certes, qu’entaillé la chaire : mais le sang qui en sortait voulait dire que des vaisseaux sanguins en avaient pâti aussi.

Serrant alors les dents, notre protagoniste resta bouche muette et plaça un morceau de tissu sur la plaie ouverte. Son acte, illusoire après tout ce temps passé, n’avait pour idée que de calmer son esprit tourmenté par la panique croissante. Plus le temps avancé et plus le stresse d’être découvert la faisait perdre ses moyens et devenir songeuse, chose qu'elle n'avait pas pour habitude de faire. Elle n’était pas faite pour ça, elle ne savait pas faire bon dieu ! Et cette simple idée la mettait dans tous ses états. « L’impuissance » un mot qu’elle détestait profondément de tout son être ! ...Et c’est pourtant bien ce mot qui la tiraillée à cet instant. Voir son supérieur perdre la vie comme de l’eau à travers ses doigts la rendait folle. Un ras-le-bol profond se fit alors sentir. Bien consciente que la « guerre » était sur toutes les bouches, elle, ne rêvait pas de ça. Elle, elle voulait connaître plus que ça. Certes, l’honneur et la gloire du champ de bataille n’avaient pas son pareil, mais quand bien même, notre Zélos n’en rêvait plus depuis quelques années. L’expérience qu’elle avait obtenue aux travers des différents aspects de son métier n’avait qu’entamer sa soif d’affrontement…

Alors à genoux, regard plongé sur le corps quasiment inerte de son chef, Ghorza pris une grande aspiration par le nez. Une odeur qu’elle connaissait bien lui titilla les narines et la fit sortir de sa torpeur. Celle de chevaux ! Sans réfléchir et sans ménager l’homme agonisant, elle plaça son caporal sur son épaule intacte et glissa avec lui jusqu’à l’endroit de sa trouvaille. Arrivant quelques minutes plus tard, sur l’endroit souhaitait, elle vue un groupe de chevaux rester bien en arrière du lieu de l’attaque. Ils avaient, sans nul doutes, étaient cacher pour ne pas trahir la présence. De plus, l’absence de couleur ou d’équipements aux manufactures reconnaissable trahissait toutes pistes qu’elle aurait pu mener pour connaître l’identité des attaquants. Sans réfléchir, elle plaça l’homme sur un cheval, fit glisser des tissu entre la selle et lui pour le maintenir stable pour la suite, et saisit un autre cheval. Aussitôt dit, aussitôt fait, Ghorza et le caporal Findel foncer aux travers des arbres en direction des camps plus haut dans la vallée. L’allure était grande et le chemin était long… Ils devaient absolument tenir le coup... Mais pour combien de temps encore ?


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Othello Lehoia
MessageSujet: Re: Une prise de poste qui tourne mal - [Othello Lehoia & Libre]   Jeu 4 Oct - 16:24

Secouées par les galops des chevaux lancés à toute allure, les mines des soldats semblaient s’assombrir de minutes en minutes, sans aucun rapport avec les branches vertes des sapins qui devenaient de plus en plus épaisses. Bien qu’elle fut en fin de parcours, la prêtresse s’interrogeait encore sur la finalité de cette aventure, et prenait de plus en plus conscience que les bois qui l’entouraient pouvaient être remplis de renégats. La guerre contre Phelgra avait définitivement amenée dans son sillage de nombreux problèmes...

De temps en temps, entre les bris de voix du vent dans les branches des pins, elle entendant du coin des oreilles les soldats murmurer entre eux, et en réponses, les quelques prêtresses se regardaient sans trop comprendre les aboutissants de cette escapade. Othello pressentait déjà le pire, poursuivie par sa traîne blanche de boucles épaisses, comme si ses cheveux étaient perpétuellement recouverts de neige. Ne semblant guère souffrir du froid, elle s’emmitouflait dans sa cape chaude de Bor, songeant intensément à la marche à suivre quand ils auraient retrouvés les survivants – elle s’imposait de penser ainsi, mais ne pouvait empêcher le songe insidieux qu’ils ne seraient peut-être pas aussi chanceux...

Elle ne pu vraiment compter le nombre de minutes qu’ils perdirent à galoper dans les bois, ou dans des plaines. Seule témoin de cette fuite du temps, la lumière vacillante des trois soleils transparaissant timidement à travers la couche nuageuse commençait à faillir nettement, et à prédire l’arrivée prochaine de la nuit. Priant pour que cette mission trouve rapidement évolution, la sirène comprenait petit à petit que le temps allait leur manquer pour revenir à la citadelle avant le couché du jour. Sils retrouvaient des soldats en vie, le temps de prodiguer les premiers soins, il ferait sûrement noir. Et si il fallait monter un camp temporaire pendant la nuit, ils deviendraient sans nulle doute des cibles faciles pour les embusqués cachés dans la toundra. Ce serait une partie de plaisir pour personne, ni les soldats qui devraient rester sur le qui-vive, ni pour elles qui devraient assurer la continuité des soins.

Dans un bruit sourd, elle fut brusquement tirée de sa transe par des cris, et du mouvement violent sur le chemin qu’ils empruntaient. Devant eux, deux chevaux fonçaient à toute allure dans leur direction, forçant le chef de leur petit groupe à lever le bras pour arrêter leur procession. Othello tira doucement sur les brides de sa jument pour ne pas l’effrayer, mais se redressa brusquement, animalement alerte, ses oreilles de poissons redressées sur le côté de son visage avec une grâce bestiale. Personne n’osait parler, même respirer : après tout, les probabilités pour que cela soit des rebelles étaient grandes, et il pouvait encore s’agir d’une embuscade. De même, les bois aux alentours ne cessaient de craquer : était-ce des bruits de pas, des animaux ? Tout le groupe était sujet à une certaine paranoïa.

Les soldats s’étaient déjà mis sur leur garde. Certains mages étaient prêts, d’autres resserraient leurs mains autour de la garde de leurs épées. Mais quelqu’un donna l’alerte bien vite quand les chevaux arrivaient à leur hauteur : il s’agissait là de deux membres des brigades envoyées dans la toundra pour la mission de reconnaissance. Tout alla vite : le chef de leur groupe arrêta les chevaux, et on récupéra les deux blessés, un terrans entre deux âges et une zelos, tous les deux blessés, l’un pire que l’autre. Dans un grand mouvement de groupe, Othello et sa sœur furent menées vers le caporal, dont la poitrine ouverte et couverte de sang ne laissaient présager que le pire. A ce moment, la prêtresse ne réfléchit pas : elle examina rapidement les blessures, croisa les mains sur son torse, et sentit une chaleur douce envahir ses paumes qui se mirent à luire. L’homme était dans un état cadavérique, pâle comme un linge : pire, transparent
.

« Il faut vous dépêcher, ma Dame. Nous ne pouvons pas rester ici plus longtemps, le chemin n’est pas sûr. » Le chef de leur groupe s’était approché d’elle, alors que l’on plaçait l’autre blessée prêt d’eux. La nervosité faisait trembler sa voix.
« Si nous bougeons maintenant, il va mourir. Il me faut encore du temps si je veux pouvoir contenir l’hémorragie, pour lui laisser une chance de pouvoir survivre le temps du déplacement. »

Le soldat avait l’air aussi aigris que désarmé. Ils savaient tous les deux à quel point il était vital de bouger, tout comme il l’était de sauver cet homme. C’était un des leurs, et pour deux survivants, ils avaient tous les deux besoins de soins lourds. Sa sœur était en train de s’occuper de l’autre blessée, une imposante zelos inconnue de la sirène. N’osant pas encore la regarder pour surveiller l’état de son blessé, Othello commençait à sentir les gouttes de sueur se former sur son front, l’essence divine crépitant au bout de ses doigts à mesure que les chaires se refermaient. C’était une des magies les plus dures pour celui qui la pratiquait, mais plus belle encore pour celui qu’elle pouvait sauver.


« Bon... Je vous donne dix minutes. Après on bouge. En formation ! » D’un commun accord, le groupe de soldat encadra sommairement les blessés et les soigneuses. Sentant son souffle devenir plus court, Othello prit néanmoins sur elle pour prendre de l’avance, et connaître un peu plus la soldat et ses blessures.

« Vous revenez de loin, tous les deux. Nous sommes des prêtresses de Cimmeria, nous allons vous aider, vous apporter les premiers soins pour que nous arrivions au camp ensembles et en vie. Que s’est-il passé ? Je vois plusieurs entrées de flèches, est-ce tout ? » Travaillant méthodiquement, Othello faisait de son mieux pour avancer son travail, n’étant plus sûr de pouvoir soigner les blessures de la zelos avec sa magie. Et si elle devrait faire vite, autant en connaître le plus tout de suite. Cependant, et vue l’état de son commandant... Cette femme avait dû connaître l’enfer. Et pourtant, elle avait su sauver son supérieur. Ce devait être une personne admirable, et elle se jura de la sauver également.
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