À la croisée des chemins.

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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• Eryllis: 3
• Ladrinis: 5
• Eclaris: 2
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 6
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 3
• Civils: 13

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Gexon
[Novembre/Décembre en temps réel]

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Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 À la croisée des chemins.

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Esha Raj
MessageSujet: À la croisée des chemins.   Dim 18 Nov - 19:43

La journée était bien entamée, d’ici quelques heures la forêt serait plongée dans une luminosité entre chien et loup. Ce qui n’arrangeait rien à l’humeur des techniciens de Valencia, qui s’affairaient depuis un moment maintenant sur un de leurs véhicules. L’une des roues avait lâchée, et avec tout le poids du matériel la roulotte s’était complètement affaissée sur elle-même. Au final, ce qui n’aurait put être qu’un simple rafistolage alla de complications en complications.

La troupe était donc réduite au point mort, à plusieurs kilomètres de Canopée. Plusieurs options avaient déjà été exposées. L’une d’elles fut d’envoyer un cavalier à la capitale pour faire mander de l’aide. Une autre était de partager le matériel du véhicule accidenté dans les différentes roulottes et reprendre la route.  Mais ça épuiserait d’avantages les chevaux, et rien indiquait qu’une autre ne lâche pas à son tour.

Sagement installée dans un entremêlas de racines, au milieu de ses lucioles, Esha fut à nouveau interrompue dans sa lecture par un flot d’insultes venant des Valenciens. Elle soupira lourdement et leva un instant le nez de son bouquin. La nomade voyait bien que cette situation commençait à mettre tout le monde à cran. Entre le coût et le retard que tout ça occasionneraient et l’éventualité de devoir passer la nuit ici. Ce qui nécessitait encore une toute autre organisation et du temps. Toutefois, Esha trouva quand même un bon côté de la chose. Elle pouvait enfin se remettre un peu à la lecture.

Depuis que la troupe avait débuté sa tournée sur le continent, entre les représentations, les entrainements et toutes les heures de route accumulés, la nomade était souvent bien trop occupée ou épuisée pour ne serait-ce que lire un seul paragraphe. C’était réellement frustrant pour elle. D’autant que sa collection, elle, eu encore l’occasion de s’étoffer. En tout ce sont quatre ouvrages qui lui faisaient de l’œil. Tous abordant des thèmes complètement différent les uns des autres. En l’occurrence, celui qu’elle lisait relatait les aventures de Dame Sorielle, Capitaine du BelleFleur. Le genre de femme assurée qu’Esha aimait prendre pour modèle.

Soudain, des jappements et grognements attirèrent son attention. Elle porta son regard à droite, puis à gauche. Rien.

« Geeti ? » Car nul doute qu’il s’agissait de sa renarde. La nomade ferma son bouquin et se hissa. Elle contourna l’arbre tout en réitérant son appel, à la recherche de l’animale. Esha l’aperçue alors à quelques mètres de là, en train de livrer une lutte acharnée contre … une souris. La nomade pouffa, un brin moqueuse devant cette teigne. Elle se décida de la rejoindre et l’intercepta avant qu’elle ne reparte à la poursuite du rongeur. La petite bête grogna clairement son mécontentement.

« Laisse cette pauvre souris voyons ! Tu ne l'auras pas, en plus. » Souffla la nomade, presque dépitée de cette petite teigne.

Finalement, son compagnon rendit les armes et elle fut gratifiée d’une petite gratouille sur les oreilles. Esha voulut ensuite rebrousser chemin. Mais un autre élément capta son attention. Une silhouette, encore lointaine mais assurément massive, empruntait la route d’un pas supposé lourd. Elle paraissait également surmonté de couleurs vives et chatoyantes, qui n’était pas sans lui rappeler celles qu’arboraient Valencia, ou même sa tribu nomade .. à une autre époque. La Terran se tourna dans sa direction, curieuse de savoir de quel genre animal il s’agissait. Et quel genre de personne pouvait la posséder. Quelqu’un haut en couleurs, à n’en pas douter.
 


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Lun 19 Nov - 0:53

Voilà déjà plusieurs heures qu’Ishdir et sa caravane s’étaient mis en route pour Canopée, la cité qui l’avait vu naître. Il était accompagné de trois autres marchands pour ce voyage. Il leur avait proposé de leur présenter des artisans et marchands qu’il connaissait bien. L’un d’entre eux se trouvait en tête de caravane avec sa carriole rempli de tissu et de poterie. Le sage azuré sur sa monture imposante se plaçait en deuxième. Il avait dans ses bagages des vêtements venue d’Argyrei qui était très apprécié pour leur exotisme. Il avait également quelques armes et de l’obsidienne. Il espérait bien troquer tout ça contre une cargaison de bois, si rare dans les contrées arides du sud. Derrière lui se trouvaient les deux autres marchands. C’était un couple qui faisait affaire ensemble, de vrai inséparable. Il voyageait avec une charrette des plus rudimentaires contenant de nombreux métaux et quelques condiments de chez eux. Ils avaient également un âne attaché à leur véhicule et qui portait une cargaison d’huile d’olive. Mais une telle cargaison ne pouvait se balader sans escorte, six Miraj leur tenaient compagnie. Ils étaient facilement reconnaissable avec leurs tenues bleues nuit et leurs coiffes volumineuses si particulières.

Le temps était doux et agréable et un petit vent venait faire onduler les murs de son habitacle coloré. Il s’était ainsi vêtue très légèrement avec sa tenue habituelle, même s’il avait délaissé son voile carmin. Le parapluie feuillu de la forêt le protégeant suffisamment du soleil. L’éclari ne prêtait guère attention au paysage si familier, il était totalement plongé dans ses recherches. Il fixait des plans qu’il avait gribouillés et tentait de trouver des améliorations possibles. Il fut tellement absorbé qu’il ne remarqua même pas que sa caravane avait arrêté sa marche depuis plusieurs minutes.

«Ishdir …. Ishdir ! On a besoin de toi ici » émit l’un des marchands.


Le jeune sindarin releva donc la tête et se libéra de ses intenses réflexions. Alors que les gardes avaient gardé leurs postes, les marchands, eux, étaient descendu de leur moyen de locomotion. Ils discutaient avec une troupe itinérante qui s’était déporté sur le bord du chemin. Ishdir poussa délicatement un pan de tissu et s'arrêta un moment afin d’observer la situation avant de complètement sortir de son perchoir. Il prit son temps pour descendre de sa monture colossale. C’était une entreprise risquée qui demandait une certaine agilité.

« Ce sont des artistes itinérants qui se dirige vers Canopée, ils ont eu un problème avec une de leurs carrioles et sont depuis immobilisés. Si on les aide, on n’aura sans doute pas le temps d’atteindre Canopée avant la tombée de la nuit … Qu’est ce qu’on fait ? » dit le marchand qui l’attendait aux pieds de sa monture.

Ishdir était le chef de cette caravane, c’était donc à lui que revenait la décision. Il se dirigea vers le coeur du problème tout en répondant à son compagnon de route :

« Laisse moi voir le problème d’abord. Mais de toute façon, si tu veux devenir un bon marchand, tu ne devrais pas écarter ces rencontres inopinées. Qui sait ce qu’elles peuvent apporter.»  Dit il avec le petit sourire en coin dont il avait le secret.

Il s’enfonça dans le groupe qui s’était regroupé autour de la carriole. Il fit quelques signes de tête aux membres présents et lâcha des civilités par simple politesse. Mais son esprit était déjà entrain d’analyser la situation. La roue était en parfait état, mais la partie qui la rattachait à l’armature du véhicule avait lâché. Ils avaient tenté de la ressouder avec des cordes mais ce n’était pas suffisant pour soutenir un tel poids. Il lui faudra remplacer la partie cassée et la réassembler avec de la colle et un emboîtement ingénieux. Il prit quelques minutes pour réfléchir à comment la réparer et prit les mesures nécessaires. Il entendit passer des idées comme un allez retour à Canopée ou bien le déchargement la carriole et son abandon.

« Un aller retour à Canopée serait trop long, surtout en prenant en compte le temps de trouver la bonne pièce avec les bonnes mesures et le temps de remplacer la pièce. Et malheureusement nous sommes tout autant chargé que vous. Je peux réparer la carriole mais ca me prendra au minimum une heure. Je pense qu’il faut vous résigner à dormir sous les étoiles ce soir.»

Il entendit un brouhaha de mécontentement mais personne ne sembla le contredire. Il se releva et donna ses indications à son équipe.

« Trouvez une clairière assez grande et commencez à monter le camp, entraidez vous avec eux et ca ne devrait pas prendre trop de temps. Une fois fait, abreuvez les montures et préparez à souper, je ne devrais pas être très long. »

Il fit signe à deux gardes Miraj de le suivre puis s’adressa au groupe de vagabond.

« J’aurais besoin de quelques volontaires pour rassembler des ingrédients et pourquoi pas quelques provisions s’il vous en manque.»

Il avait besoin de certaines plantes afin de fabriquer une mixture collante assez résistante. Et évidemment une branche assez épaisse pour remplacer la partie endommagée. Il se dirigea donc vers la forêt qu’il connaissait si bien, sans vraiment attendre que les volontaires se désignent.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Lun 19 Nov - 13:46

À bien y regarder, c’est donc tout un groupe qui semblait approcher. La nomade décida alors de rebrousser chemin et rejoindre sa troupe, ordonnant à Geeti de la suivre après qu’elle l’ait déposée au sol. L’animale obéit et trottina a son côté. De retour vers la zone accidentée, Esha chercha le chef Onero du regard. Elle aperçue ce dernier auprès d’un des manutentionnaires. L’homme avait une mine sombre et fermée. Il se massait les tempes, à la recherche d’une solution miracle, assurément en vain. La Terran se permit alors de l’interpeller. Le meneur se tourna vers elle et la questionna du regard.

« Il y a un autre groupe qui approche. Peut-être pourront-ils nous aider. » Proposa simplement Esha. Après tout qui ne tente rien. Onero s’écarta alors du groupe Valenciens et se rapprocha de l’axe principale, suivit de la jeune femme. À son tour il vit le cortège. Il soupira, a-demi soulagé. Rien indiquait que ces personnes puissent ou même veuillent les aider. Mais vraisemblablement, il n’avait plus aucune autre carte à jouer.

Tandis qu’Esha s’était mise en retrait, comme entrant dans une phase d’observation, Onera héla le groupe une fois celui-ci à portée. C’est avec stupéfaction qu’elle découvrit que la silhouette massive n’était autre que celle d’un rhinocéros, équipé d’une nacelle de transport. La nomade l’observa longuement, fascinée. Elle n’avait jamais vu un tel animal d’aussi près et avait été loin d’imaginer qu’il puisse être apprivoisé. Toutefois, son supposé propriétaire ne donna pour l’heure aucun signe de vie. Et ce même lorsque le convoi se stoppa. Les autres voyageurs, des marchands pour ce qu’en déduit Esha, avaient laissés leurs convois sous la surveillance de leurs gardes – des Miraj d’après leurs tenues - et discutaient maintenant avec Onero. Ce dernier expliqua sa situation. C’est à ce moment-là seulement que l’un des voyageurs retourna vers la massive monture et appela l’occupant de la nacelle. Un prénommé Ishdir. Ce dernier repoussa un des pans de tissu, jetant un regard alentours tandis qu’on lui rapportait la situation. Avant de descendre à son tour, non sans faire pruve d’une certaine agilité. Esha détailla alors ce nouveau personnage, curieuse. Les Sindarins pouvaient être hauts en couleur et celui-ci était loin de déroger à cette règle. Littéralement.

« Tu penses qu’ils vont nous aider ? » Dit-une voix dans son dos, provoquant un sursaut chez la nomade avant qu’elle reconnaisse Lhyra, une autre danseuse, accompagnée de ses consœurs. Elle soupira, une main posée contre sa poitrine.

« Tu m’as fait peur.. » Souffla Esha, bien que souriante.

« C’est toi qui était complètement ailleurs. » se défendit sa collègue, avant de reporter son regard vers la troupe. Attendant toujours le verdict de la nomade. Ce à quoi elle répondit

« Je n’en sais rien. Je crois qu’ils attendent une décision de cet homme. » Tout en désignant discrètement l’homme. Et comme faisant écho à ses paroles, ce dernier se rendit jusqu’au véhicule accidenté, probablement pour voit l’ampleur des dégâts et se faire sa propre idée.

Esha suivit le mouvement, toujours accompagnée de Lhyra. Rapidement, il fut convenu que toutes les options mises en avant par les manutentionnaires et Onero  n’étaient pas viables. Hormis celle de réparer sur-place, ce qui les obligerait à faire halte ici. Bonne nouvelle sur ce point toutefois, Ishdir affirma en être capable. Il y eut une vague de soupirs et de grondements mécontents, mais aucun ne rechigna à la tâche pour autant. Les itinérants étaient du genre bosseurs et ne se laissaient jamais abattre bien longtemps.

Tandis que les deux groupe s’organisaient maintenant pour trouver un endroit adéquat et monter le campement, le meneur des marchands demanda des volontaires pour réunir certains ingrédients, voir quelques provisions pour combler les réserves. Il partit ensuite en direction de la forêt, sans perdre de temps ni attendre que les personnes se dévouent. Après un temps d’hésitation Esha décida de se porter volontaire, se sachant inutile pour établir le campement et autres travaux de force, mais pouvant peut-être apporter sa contribution auprès d’Ishdir. Elle alla donc récupérer son sac, dans lequel elle rangea son bouquin, avant d’emboiter le pas du Sindarin, suivit de sa fennec. Au final, trois autres membres se joignirent à l’expédition, dont notre colosse et ami Yorkas, Dastan.


 


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Lun 19 Nov - 22:04

Ishdir redécouvrit la forêt qu’il avait tant parcourue étant enfant. Il avait suivi les cueilleurs, les herboristes, les bûcherons et chasseurs de la cité. Son nez fin se rappela de cette senteur boisée si particulière et les fines odeurs des plantes avoisinantes. Il n’aurait aucun mal à se repérer ici, mais pour des nouvelles têtes, cela pourrait être plus difficile. Alors qu’il s'enfonçait dans la cime boisée, il jeta un rapide coup d’oeil derrière son épaule pour jauger les volontaires qui l’accompagnaient. Il y vit une charmante jeune femme, un homme imposant et deux autres personnes. Se reconcentrant sur son environnement, Ishdir aperçut un pommier. La saison avait déjà été bien entamé et on pouvait voir plusieurs fruits sur le sol, la plupart déjà grignotés par des animaux. Il se baissa pour en ramasser une qui semblait intacte et la croqua à pleine dent. Les fruits de Canopée sont réputés, et cette belle pomme, bien qu’un peu mure, leur fit honneur. Il en récupéra une autre, avant de se relever, et se tourna vers le petit groupe qui l’avait rattrapé.

« Voici les bienfaits de cette forêt. Ne vous en privez pas. » Dit il en tendant la pomme supplémentaire à la jeune femme.


« Bien commençons. Si on veut réparer cette carriole il va nous falloir de la colle solide. Pour ça, j’ai besoin de différentes plantes. Tout d’abord du lys des rois. C’est une sorte de tige fine avec des bourgeons jaunâtres tout du long. Il y a ensuite le lierre d’améthyste qui tire son nom de ses pétales violettes. Elle pousse autour des branches d’arbres ou autres buissons. Et il me faudrait …. Hmm je pense qu’on peut trouver de l’Amarante au bord d’un ruisseau. C’est une plante avec de très grande pétales blanches. Cela devrait être tout. Voulez vous que je me répète ? »

Ishdir se prépara à répéter au cas où quelqu’un le demanderait mais avais déjà l’esprit sur la suite.

« Il est préférable qu’on se sépare pour couvrir plus de terrain. Ishtar, tu les accompagnes. Essayez de ne pas trop vous éloigner de lui et bonne chance.» Dit il en croquant avidement sa pomme.

Il n’avait pas rappellé de récupérer de la nourriture en passant, mais il se doutait qu’ils allaient y penser d’eux même. Il prit donc une direction au hasard suivi de son garde personnel. Il avait une tout autre mission que les autres, il lui fallait trouver une branche avec le gabarit idéal. Pas trop épaisse, pas trop petite, d’une longueur acceptable et pas trop haute. De plus certain arbre de cette forêt était très humide et plein de sève. C’était très mauvais car il faudrait les faire sécher avant de pouvoir les utiliser. Il entreprit donc sa recherche à travers ce paysage verdoyant. Il entendit soudain un bruit grâce à ses sens plus aiguisés. Il espérait que ce n’était pas un prédateur, certaines bestioles féroces pouvaient rôder dans les parages. Son garde serait là au cas où, mais il préférait ne pas se mettre dans des situations dangereuses. Il observa donc la situation et fit signe à son compagnon de se figer. Après un instant, il aperçut un jeune lièvre avec ses oreilles hautes, gambadant joyeusement dans l’herbe. Voilà qui fera un bon repas, se dit le sage. Il fit apparaître son arbalète fétiche de son antre et prit le temps pour viser. Il n’était pas un excellent chasseur mais était très doué pour les calculs de balistique. Il prit le temps de mieux appréhender le vent et la distance pour enfin décocher sa flèche. La pauvre créature se fit empalée et projetée par la force du projectile.

« Joli tir. Vous m’apprendrez ?» Dit son garde sur le ton de la plaisanterie.

« Il n’y a là rien de bien difficile, quand votre cible ne vous charge pas avec l’intention de vous dévorer.» Répondit le sage, le sourire aux lèvres.

Il réarma son arme avant de la faire disparaître et alla récupérer la dépouille de l’animal. Il la tendit à son compagnon qui l’attacha à sa ceinture. Quelques pas plus loin il découvrit la branche dont il avait besoin. Il n’eut aucun mal à la couper grâce à la hache qu’il arracha de son antre. Ishdir voyageait toujours avec ses outils pour travailler le bois, le métal ou préparer des potions. C’était un homme prévoyant et surtout un homme qui devait travailler sur les routes. Le voici donc avec sa tâche accomplie et il espérait que tout se passait pour le mieux pour les autres.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mar 20 Nov - 12:56

En quelques enjambés, Esha et les autres volontaires purent rattraper le Sindarin. Ce dernier était lui-même accompagné d’un garde. La nomade parut d’ailleurs intriguée de sa présence. Est-ce qu’Ishdir était une personnalité bien plus importante qu’il n’y paraissait, au point d’être toujours entouré de la sorte ? Elle esquissa un léger haussement d’épaules, en apparence pour-elle, tout en suivant le mouvement. C’est sans surprise que le Sindarin arpenta les lieux avec aisance, se repérant avec une facilité presque déconcertante. Et ce malgré la luminosité qui déclinait progressivement.

Au bout de quelques mètres l’attention d’Ishdir fut reportée en direction d’un arbre fruitier, un pommier. La nomade s’en approcha, imitant le Sindarin qui tria une minute parmi les fruits tombés. La plupart étaient déjà pourris ou avaient été mangés par les animaux, profitant ansi des derniers cadeaux de la nature avant que la rudesse de la nouvelle saison les frappe. Mais d’autres paraissaient toutefois intacts, Ishdir piochant une pomme et la croquant à pleines dents, avant de souligner cette aubaine et d’en offrir une seconde à Esha. La Terran esquissa un léger sursaut, toujours à contempler l’arbre à ce moment-là. Puis elle offrit un sourire à-demi coupable, remercia le Sindarin de sa voix chaude et timide, avant de récupérer délicatement le fruit entre ses mains et e porter à son nez pour en capter l’odeur gorgée de sucre. Pour autant elle refusa dans l’immédiat de la croquer et se contenta de la ranger dans son sac.

Après quoi Ishdir en revint aux faits et lista ce dont il avait besoin pour réparer la carriole. Pour la fabrication de la colle, divers plantes furent citées et décrites, de manière plutôt brève mais concise. Esha reconnue le nom de deux d’entre elles, le Lys des Roi – qui d’ailleurs portait un autre nom par chez eux - et l’Amarante. L’homme se proposa de répéter. Pour la forme … car de toute évidence déjà sur autre chose. Il émit aussi l’hypothèse que le groupe ferait mieux de se séparer, certes sans trop s’éloigner les uns des autres, mais pour couvrir un maximum de terrain et obtenir rapidement ce qu’ils cherchent. Esha opina timidement du chef, observant le Sindarin partir de son côté. Elle donna ensuite un léger coup de coude dans les côtes de Dastan, l’interpelant à sa manière. Le Yorkas jeta un regard en direction de la nomade et comprit qu’il devait la suivre. Lui emboitant le pas. Tandis que le reste du groupe s’attelait encore à ramasser des pommes

« Tu crois pouvoir nous trouver tout ça ? » Visiblement pas autant porté sur les plantes que pouvait l’être Ishdir ou même Esha. Si ce n’est peut-être les médicinales et encore, uniquement les basiques.

« Hm. Je pense. On devrait déjà essayer de trouver un ruisseau, une rivière ou un quelconque point d’eau ou particulièrement chargé en humidité. Pour l’Amarante. Qui sait, en chemin nous trouverons peut-être aussi les autres. » Supposant que des trois, elle serait la plus difficile à trouver. Par rapport à son biome.

Le Yorkas céda à Esha – visiblement motivée à gambader dans ses bois - et ouvrit la marche. Même s’il n’était pas natif de ce territoire il restait un pisteur chevronné et aisément capable de se repérer et circuler librement dans cet environnement. Peut-être en partie guidé par sa nature animale. Grâce à Dastan, le duo n’eut donc aucun mal à trouver un endroit adéquate à la prolifération de ce genre de plante. Soit un ruisseau. Esha promena son regard ci et là. Jusqu’à remarquer de l’autre côté une herbacée correspondante. D’un bond agile, la Terran passa à la rive d’en face et alla vérifier. Elle sourit un peu et prévenu Dastan.

« Je l’ai trouvé. » L’informa Esha avant de débuter sa récolte. D’ailleurs, Ishdir n’avait pas précisé quelle quantité était requise. La nomade fit toutefois travailler sa logique et ses propres connaissances et récupéra le nécessaire. Du moins selon elle. Elle l’enroula dans un tissu qu’elle humidifia au préalable et la garda en main, craignant qu’elle s’abime ou finisse écrasée si elle le mettait dans son sac. Elle esquissa ensuite le même bond pour rejoindre son colosse Yorkas, qui la rattrapa au vol. Esha l’en remercia puis, après qu’elle ait sommairement avisée de l’heure, elle promena son regard aux alentours.

« Tu veux qu’on tente un peu plus loin ? » Proposa Dastan.

« Il nous a dit de ne pas nous éloigner. » Lui rappela calmement la nomade. Ce qui était compréhensible. À cette heure, ils n’étaient plus à l’abris de croiser un prédateur. Cependant.

« Tu penses que nous pouvons prendre un autre chemin que celui que nous avons déjà empruntés ? » Supposa Esha en questionnant son ami du regard, plus à-même de desceller un possible danger qu’elle. Le Yorkas pesa alors intérieurement le pour et le contre, tout en sondant les alentours. Finalement. Il indiqua une autre piste, qui ne leur imposerait pas un grand détour, mais pourrait peut-être apporter son lot de bonne surprise. La nomade lui fit totalement confiance et lui emboita le pas.

[..]

De ce bref détour, le duo y gagna quelques Lys … et une poule d’eau imprudente. Face à la lumière déclinante, Esha avait également crut bon d’invoquer ses lucioles, balisant ainsi leur route. Il retrouvèrent finalement le pommer autours duquel ils s’étaient séparés. À leur grand étonnement, ils étaient les seuls de retour. La nomade jeta un regard à la fois inquiet et perplexe, espérant que les autres volontaires ne se soient pas perdu.



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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mar 20 Nov - 19:36

Le sage azuré se dirigeait lentement vers le point de rendez vous tacite, qu’il avait avec les autres. Il prenait le temps de bien se repérer, chose de plus en plus difficile avec le soleil qui effleurait l’horizon. Dans cette pénombre naissante, il aperçut des lueurs étranges au loin. Elle ressemblait à des lucioles qui virevoltait dans les airs. Sa connaissance des lieux le convaincu que ce n’était guère naturel et sa curiosité était piqué au vif.

«Quel phénomène bien étrange.» Se dit il à lui même.

Il s’aventura donc jusqu’à elles pour alors réaliser qu’il venait d’arriver au pommier. Son attention quitta les lucioles pour se porter sur les deux silhouettes postées là. Il semblait que la jeune femme et l’homme corpulent étaient arrivés les premiers.

« Ravie de voir que vous avez retrouvé votre chemin. J’espère que tout c’est bien passer de votre côté. Avez vous trouvé quoi que ce soit d’intéressant ?»

Ils avaient trouvé deux ingrédients sur trois en plus d’un peu de nourriture.

« C’est du très bon boulot. J’espère que vos camarades ont trouvé l’ingrédient manquant. Avec ça on pourra retourner au camp afin de remettre cette carriole sur pied, ou plutôt sur roue. D’ailleurs savez vous où se trouvent ils ?»


«Juste au cas où ils se perdent, guidons les un peu.» Dit il en regardant son garde.

Celui-ci sortit une corne de brume ondulée. Il s'éclaircit la voix et prit une grande inspiration avant de souffler dans son instrument. La note grave et puissante se propagea sur une grande distance, et nul doute que les voyageurs, peut être égarés, l’aient entendu. Cela leur servira de repère pour les rejoindre. Quelques instants plus tard une autre corne de brume retentit dans la cime boisée.

« Ils ont dû croire que nous voulions leur position.»

C’était une réaction tout à fait normale. Les miraj utilisaient les cornes pour communiquer facilement entre eux. Un coup de corne permettait de signifier leur position. Deux coups de corne était une demande de renfort sur leur position et trois coups de corne c’était le signal du repli général ou d’un grand danger. L’ouïe fine d’Ishdir lui permit de plus facilement localiser la provenance du bruit. Il pointa du doigt une direction avant d’annoncer :

« Notre camp doit se trouver dans cette direction. Je dirais … deux cents à trois cents mètre de distance. On sait maintenant où aller quand ils reviendront.»

Ishdir, comprenant qu’il devait attendre l’arrivée des autres voyageurs, il s’assit sur une racine proche de ses compagnons. Il s’attarda un peu plus sur eux et en particulier sur elle. Les femmes ont ce pouvoir fascinant de le fasciner. Et cette dame là, avait tout le charme nécessaire pour le subjuguer, au moins le temps d’une danse. Il vit en ce moment de repos une occasion pour engager la conversation et de raviver cette curiosité dévorante qui brûle pour les autres et leur histoire.

« Je m'excuse pour mon comportement. Quand j’ai un objectif en tête j’ai tendance à délaisser le reste et à en oublier le principe même de politesse. Je m’appelle Ishidir Pal, et je suis un marchand itinérant, en outre. Puis-je savoir à qui ai-je l’honneur ? »






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mer 21 Nov - 13:22

C’est avec une pointe de soulagement qu’Esha aperçu le Sindarin et son garde du corps, les gratifiant alors d’un sourire aimable. À sa question, la nomade esquissa un petit hochement de tête et lui montra leurs trouvailles, son geste toujours accompagné des lucioles. Elle espérait que ce soit suffisant pour fabriquer la fameuse colle. Mais Ishdir n’eut apparemment rien à redire et parut même plutôt satisfait, les félicitant. Le regard d’Esha se promena à son tour. Notant le lapin attaché à la ceinture du Miraj, puis la branche. Quelque chose sembla alors l’interpeller, inclinant légèrement la tête sur le côté. Avec quoi l’avaient-il coupés ? Visuellement tout indiquait que la branche n’avait pas rompu d’elle-même ou sous un concours de force venant de l’un ou de l’autre. Hors, Esha ne distinguait aucun outil sur eux. Et pour le gibier .. La Terran esquissa une moue perplexe, sensiblement intriguée, avant d’en revenir à un sujet plus important.

« J’espère surtout qu’il ne se sont pas égarés. » S’inquiéta Esha. Entre l’obscurité grandissante et la densité de la forêt, il serait très facile de s’y perdre. Surtout lorsqu’on a un objectif bien précis en tête. Cependant, Ishdir sembla avoir sa solution au problème. Ou tout du moins un coup de pouce à offrir. Après avoir échangé un simple regard à son garde, celui-ci sortit sa corne de brume, prit une grande inspiration et souffla. Un son puissant se propagea au loin, prenant par surprise Esha. Sa tribu usait également de cet instrument. Mais le rendu était bien différent dans un désert. Dans la minute qui suivit, un autre son de corne se fit entendre. Le Miraj expliqua alors que l’un de ses comparses avait du penser qu’il voulait leur position. Ce qui, en un sens, serait sûrement produit à un moment donné.

La nomade redirigea son regard en direction de ce qu’il lui semblait être son point d’origine, finalement à quelques degrés de celle que pointa le Sindarin, dont l’ouï était naturellement bien plus fine. Il restait à espérer que les retardataires se repèrent aussi bien qu’Ishdir. Mais logiquement, ils ne devaient pas s’être aventurés aussi loin. Si ? En attendant, Esha décida de s’installer près du pommier, sortant de son sac le fruit que lui avait précédemment offert le marchand pour en croquer un morceau. Observant tour à tour les autres membres de son groupe, son regard croisa alors inévitablement celui de l’azuré. Ce qui eut pour effet – ou non – de faire engager la conversation. Elle finit alors sa bouchée par correction avant de répondre.

« Vous n’avez pas à vous excuser pour ça. Nous savions que nous étions pressés par le temps. C’est déjà bien aimable à vous et vos compagnons de nous prêter assistance, en prenant ainsi de votre temps. » Le rassura Esha en lui offrant un sourire égal au précédant. Elle tendit ensuite sa main libre et gantée de cuir vers le Sindarin, dans l’optique de serrer la sienne. Il y a longtemps que la nomade avait tirée un trait aux courbettes et autres gestes maniérés. Et jusqu’à maintenant, tous les marchands qu’elle eut l’occasion de rencontrer étaient aussi prompts à ce genre de familiarités.

« Enchantée de vous connaitre, Ishdir Pal. Je m’appelle Esha. Je suis l’une des danseuses de la troupe. Et le colosse qui nous accompagne, c’est Dastan, un de nos hommes à tout faire. » Présenta la nomade, offrant un regard à la fois amusé et taquin au Yorkas, qui grogna un peu, sachant pertinemment que l’ours ne l’aurait pas fait de lui-même, un brin sur la réserve et méfiants. Surtout envers les inconnus. Elle leva ensuite les yeux vers le garde du Sindarin.

« Vous faites partie des Miraj, je me trompe ? » Se questionna la jeune femme, d’une voix timide mais assurément curieuse, bien qu’il serait difficile de passer à côté de leurs tenues et du jeu de cor qu’il venait de faire partager. Elle marqua un temps, probablement pour permettre à ses interlocuteurs de glisser une réponse. Avant de reprendre calmement.

« Reste à souhaiter que les autres auront trouvés notre ingrédient manquant. C’est une chance d’ailleurs que vous en sachiez autant. » Avoua Esha. Car grâce à Ishdir, sûr qu’ils venaient de  gagner un temps considérable. Et au passage assurément moins couteux que n’aurait été l’intervention d’un ébéniste.

« S’ils n’ont rien trouvés, nous n’aurons qu’à refaire un tour par nous-même, en nous aidant de tes bestioles. Parti comme c’est … elles seront de toute façon nécessaires. » Supposa Dastan, ponctuant sa phrase d’un lourd haussement d’épaules.

« Lucioles. Pas bestioles. Et tu sais aussi bien que moi qu’elles ont leurs limites. À moins d’en faire venir tout un régiment. » Esha n’a jamais eut l’occasion d’évaluer ses capacités, et ce toutes confondues. Elle ne savait donc pas, dans le cas de ses invocations, quel densité maximum de lumière elles pouvaient générer, combien de ses feu-follets elle pouvait invoquer, ni même s’elles avaient un aspect bien plus offensifs qu’il n’y paraît. Mais qu’importe. Pour elle ce n’était surtout qu’un simple accessoire, pour ses spectacles ou lui permettre de lire sans gaspiller l’huile de sa lampe.


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mer 21 Nov - 19:46

« Vous n’avez pas à vous excuser pour ça. Nous savions que nous étions pressés par le temps. C’est déjà bien aimable à vous et vos compagnons de nous prêter assistance, en prenant ainsi de votre temps. »

Ishdir rejeta ce remerciement d’un geste de la main suivit d’un petit commentaire.

« Ne me remerciez pas, il faut savoir se serrer les coudes sur les routes.»

Et Ishdir voyait en chaque nouvelle rencontre un mystère à percer. Qui était-ils, d’où venait ils ? Cette rencontre allait elle être magique ou une mésaventure de plus ? Mais cela il n’en dit rien. Il se leva simplement pour serrer la main tendue de la danseuse aux lucioles. Il glissa ses doigts le plus tendrement et délicatement possible dans le gant d’Esha. Il regrettait presque la présence de ce rempart entre lui et la peau de la dame. La curiosité du Sindarin peut s’attacher à de simples détails, mais pour sa race, chaque peau avait une sensation unique. Chaque femme avait des nuances différentes, des parfums singuliers, et il avait ce désir ardent de découvrir leur mystère. Mais Ishdir était un homme raisonné, il savait taire ce désir silencieux qui brûlait en lui. Son esprit se pencha plutôt sur la texture du gant de cuir qu’il trouva un peu grossier et bien loin d’un délicat tissu ou velours qui irait, selon lui, mieux à cette délicieuse jeune femme. Il y vit là une opportunité d’un futur cadeau, s’il se sentirait  aventureux, ou de profit, s’il se sentirait plus pragmatique.


« Enchantée de vous connaitre, Ishdir Pal. Je m’appelle Esha. Je suis l’une des danseuses de la troupe. Et le colosse qui nous accompagne, c’est Dastan, un de nos hommes à tout faire. »

«Tout le plaisir est pour moi, Esha. Dastan.»

Il ponctua le nom du colosse d’une légère révérence. Il ne semblait pas très réceptif à une poignée de main et honnêtement Ishdir préférait éviter une accolade trop musclée.

« Vous faites partie des Miraj, je me trompe ? »

Ishtar, le garde Miraj leva un sourcil en l’air en signe d'étonnement. Déjà parce qu’on lui avait adressé la parole, chose qui n’arrive généralement jamais. Les connaissances d’Ishdir ne voyant en eux que de simple garde du corps sans intérêt. Et deuxièmement car celle ci semblait connaître son ordre. Il fit un rapide coup d’oeil à Ishdir pour le voir tout aussi étonné que lui.

« C’est exact. A vrai dire je suis assez surpris qu’une jeune femme du nord ait entendu parler de nous, les gardiens du sud. J’imagine que notre gloire nouvelle dans vos contrées, nous vient de notre mission de protection des éclaris à travers le monde. Encore une chose dont ma guilde peut remercier sir Ishdir.»

Il fit alors une révérence presque burlesque en direction du sage azuré, qui lui répondit en lui jetant une des pommes pourries qui se trouvaient sur le sol.

« Est tu un garde ou un clown ? Je commence à avoir un doute.»

Après quelque temps Esha  reconcentra la discussion sur les portées disparues.

« Reste à souhaiter que les autres auront trouvés notre ingrédient manquant. C’est une chance d’ailleurs que vous en sachiez autant. »

Le Djinn n’eut rien à redire sur cette affirmation. C’était effectivement une chance pour eux d'être tombé sur un sindarin familier avec les lieux et avec l’art du travail du bois. Mais pour lui c’était le fruit d’une centaine d’années d’expérience au sein des différents artisans et récolteurs de Canopée. D’ailleurs, en pensant à eux, il se dit qu’il y avait des chances que les voyageurs égarés rencontrent l’un des siens. Les coups de cornes n’étant surement pas passé inaperçu auprès des oreilles attentives. Il fit un discret signe en direction de la corne de brume.

Mais son attention fut happée par une révélation dont il ne s’attendait pas. La discussion entre Esha et Dastan lui apprit en effet que les petites lucioles qui les entouraient et les baignaient de leurs lueurs chaleureuses étaient lié à la danseuse.

« Fascinant. Comment fait vous cela ? Les avez vous apprivoisé ? Vous m’avez dit que vous étiez danseuse n’est ce pas ? Les utilisez vous pour vos représentations ? Cela doit être un spectacle magnifique. J’espère avoir l’occasion d’assister à une telle scène un jour.» Disait il tout en jouant avec elles comme un enfant, tentant de les toucher du doigt.

C’est ce moment là qu’Ishtar choisit pour faire triompher le son sourd de son cor de bataille. En espérant que les vagabonds retrouvent leur chemin ou croisent une âme amicale au sein de cette forêt.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Jeu 22 Nov - 1:02

Au début, en voyant le sourcil arqué su garde, Esha crut sincèrement avoir commis une bêtise en avançant ainsi sa théorie. Avant que ce dernier confirme bel et bien son identité, bien qu’étonné que la nomade en sache un peu à leur propos. Cette dernière offrit un sourire radieux à l’homme, avant de rire de bon cœur devant sa courbette malhabile. Ponctué d’un lancer de fruit de la part d’Ishdir qui émit quelques doutes quant au rôle majeur du Miraj. Un duo en apparence plutôt atypique et haut en couleurs, semble-t-il.

«  Les rumeurs circulent  parfois bien plus vite que nos roulottes, même quand elles sont en bien meilleur état. J’ai entendu parlé de votre guilde il y a … un certain déjà. Je reconnais donc avoir surtout un coup de chance. À votre tête, j’ai même plutôt crains de provoquer un incident diplomatique. » D’une voix basse mais rieuse. N’étant pas sans lui rappeler une certaine mésaventure. La spontanéité et l’attendrissante maladresse d’Esha n’avaient pas toujours eu que des avantages, au grand damne de son ami. Mais que voulez-vous. Il était difficile de débattre avec une viande saoul ou un idiot … et plus encore une viande soule idiote ! Mais passons. Revenons plutôt à nos égarés et l’hypothétique recherche qu’ils devront peut-être réengager.

La mention des lucioles sembla susciter l’intérêt du Sindarin, qui voulut alors en apprendre plus sur le phénomène. Esha prêta une oreille attentive à Ishdir, toujours armée de son plus beau sourire. L’attitude de l’azuré n’était pas sans lui rappeler celle d’un enfant à qui on venait de piquer la curiosité. Le genre de réaction qu’elle-même pouvait avoir. Elle tenta alors de répondre à chacune de ses questions. Mais la première lui sembla quelque peu ardue, car très peu informée elle-même. Elle esquissa un léger haussement d’épaules à sa première demande, presque honteuse.

« Il me suffit de visualiser où je veux les faire apparaître et … » Tout en faisant apparaître lesdites lumières autours du poignet de Sindarin, tel un bracelet, tandis que l’une de celles qu’il tentait de toucher se posait sur son doigt. Son contact fut à peine chaud et aucunement dangereux pour Ishdir.

« Elles ne sont pas dangereuses. Je les désigne comme mes lucioles, même si elles n’en n’ont en vérité pas l’aspect. » Elle trouvait ça beaucoup plus joli à nommer que ‘’bestioles’’, ‘’sphères’’ ou encore ‘’feu follet’’. Même si c’était mensonger. À son autre question, Esha opina du chef. Semble-t-il flattée d’un tel enthousiasme de sa part. Même si c’était plutôt rare que la gente masculine ne soit pas réceptive à ce genre de prestation.

«  Je suis effectivement danseuse. Et ma foi, puisque vous sembliez faire route pour Canopée, vous serez tout amené à pouvoir assister à l’un de nos spectacles. Ce serait même la moindre des choses de vous inviter. » Et probablement qu’Onero l’avait envisagé aussi. Soudain, au son du cor, Esha sursauta. Ishtar faisant une nouvelle tentative pour nos abandonnés absent. Puis, finalement, une voix fit écho à l’instrument du Miraj. Les retardataires devaient être à seulement quelques mètres d’eux. La nomade se redressa alors et s’approcha, suivit d’une partie de son cortège lumineux. Quelques minutes plus tard le duo manquant réapparu, offrant de plates excuses au groupe.

« On a entendu le son du cor une première fois, suivit d’un autre. C’est là que nous nous sommes aperçus que nous nous étions beaucoup trop éloignés. Toutes nos excuses. »

« Le principal c’est que vous soyez là maintenant. » S’en rassura surtout Esha, loin de prendre ombrage. Préférant qu’ils aient pris le temps de venir que de céder à la panique et risquer de se blesser. Et puis, la bonne nouvelle, c’est qu’ils avaient au moins réussit à se munir du dernier ingrédient. Le Terran redirigea alors son regard émeraude vers Ishdir, qui en toute logique pouvait maintenant sonner le départ. La nuit approchant à grands pas, accompagnée de son froid automnal. Esha avait hâte de retrouver Valencia et la chaleur du campement central. Où ils auraient alors tout le temps de discuter. Si tant est que le Sindarin se montre encore curieux une fois rentré.

«  En route ? » Proposa donc la nomade.

 


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Jeu 22 Nov - 20:08

Alors qu’Esha répondait à sa première interrogation, les lucioles qui l’avaient ignoré, voire évité jusque là, s’éprirent d’un attachement soudain pour le sindarin. Il trouva son nouveau bracelet fort étincelant et la chaleur douce de ces petites bêtes très agréables. Ses yeux brillaient d’émerveillement devant un tel spectacle, il n’avait jamais rien vu de tel, ce qui est bien souvent le cas avec la magie. D’ailleurs la deuxième affirmation de la danseuse étoilée lui confirma la nature mystique de ces êtres éthérés. Ishdir était un homme de science et la magie avait pour lui quelque chose d’encore plus extraordinaire. Les incultes peuvent s’émerveiller sur la foudre, le feu et autre phénomène naturel. Alors que lui en connaissait tous les mystères et les lois qui les dominaient. La magie par contre, allait à l’encontre de toutes les règles établies, de toutes ses connaissances sur ce monde. Elle réalisait l’impossible. C’est ce qui la rendait si fascinante aux yeux du sage azuré.

« Fabuleux. » souffla t-il doucement.

Il était totalement absorbé par ces étoiles chaleureuses qu’il ne s'aperçut même pas du sourire de la dame. Il loupait là un autre spectacle somptueux. Et il allait peut être même en louper un autre. A l’annonce de sa possible participation au spectacle à Canopée, Ishdir se rappela à quel point ces journées allaient être chargées. Il devait passer du temps avec sa famille qu’il voyait si peu, vendre ses marchandises, participer à de nombreux rassemblements de marchands et d'artisans afin de présenter ses compagnons de route à Canopée. Il lui fallait également renfloué son stock, tenter d’entrer en contact avec la reine ou ses conseillers pour de futurs partenariats. Et sans parler de ses nombreuses connaissances qui allaient l’inviter à droite et à gauche. Si il y avait bien un endroit où il n’était pas tranquille un instant, c’était bien chez lui, dans la cité des arbres.

« Si j’en trouve le temps, ça serait un réel plaisir.»

La discussion tournus court lorsque le cor de guerre résonna. Ceux ci restèrent en silence après coup, peut être encore brusqués par ce vacarme brutal. Le sindarin lui tendait l’oreille à l'affût du moindre son qui pourrait les aiguiller sur la présence des égarés. Et puis ils arrivèrent enfin, rapportant avec eux la dernière pièce du puzzle.

«  En route ? »

Ishdir lui répondit en levant les bras en l’air et se releva de son siège peu confortable.

« Vous avez entendu la dame ! »

Ils se dirigèrent donc vers leur campement dont il connaissait désormais la position approximative. Bien que les lucioles éclairaient les environs, la pénombre ambiante rendait la marche plus compliquée. L’homme bleuté manqua de trébucher à plusieurs reprises. Mais heureusement le voyage ne fut pas long et très vite ils arrivèrent à l’aurore du bosquet, où se formait leur campement.

A peine arrivé, Alduin, l’un des marchands de la caravane, vint l’accueillir. C’était un homme un peu enrobé, basané, avec une petite barbichette et très bruyant. Il le gratifia d’un simple « Bon retour. » , très vite expédié pour entrer rapidement dans le vif du sujet. Il passa son bras sur l’épaule du sindarin, et fit mine de parler d’un secret alors que tout le monde pouvait l’entendre.

« Je t’ai dégoté une petite affaire qui peut rapporter mon ami. Alors que je discutais avec le chef de cette troupe, la contenance de notre cargaison est venu sur la table. Et il fut très intéressé par les belles robes exotiques et autres vêtements que tu transportes. Et je dois dire qu’elles iront à ravir aux danseuses de cette troupe. Qui sont, entre nous, tout à fait magnifiques. » Il ponctua sa dernière phrase d’un haussement de sourcils taquins pour appuyer son point de vue.


« Pour le coup, je te rejoins sur ce point. Elles sont splendides.» fit il en lançant un regard par dessus son épaule, là où devait censément se trouver Esha.

Après un bref moment de réflexion et observant la pénombre ambiante, il finit par dire :

«En tout cas, si transaction il y a, ça ne sera pas pour ce soir. Mes marchandises ne peuvent révéler leur vrai éclat à la lueur terne d’une torche. Elles sont comme des joyaux, elles ne montrent leurs splendeurs que face à la clarté du jour.»

« Hahahaha, je vois que tu penses toujours aux détails, Ishdir.»

« Merci en tout cas pour l’opportunité, Alduin. Je te revaudrais ça. Bon, je te laisse, j’ai encore à faire.»

Alduin le quitta avec un petit geste de la main, repartant vaquer à ses occupations. Ishdir lui se retourna vers ses camarades d’infortune.

« Si vous le permettez, je vais récupérer les ingrédients. Je dois encore m'atteler à réparer cette capricieuse roulotte.»

Il voulut également les remercier, mais il se rappela que c’était l’inverse, c’était plutôt lui qui les aidait. Cela aurait donc paru bizarre.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Ven 23 Nov - 0:16

Ishdir semblait plutôt tenté à l’idée de pouvoir assister à l’un de leurs spectacles, si il en trouvait le temps. Esha comprit alors que le carné de visites du Sindarin devait être bien remplit. À l’instar de beaucoup de marchands. Une bonne chose. C’était le signe que les affaires marchaient bien. Et si c’était le cas d’Ishdir, la nomade ne pouvait que s’en réjouir pour lui. Sur ce. Une fois que le groupe fut de nouveau au complet, le Sindarin annonça officiellement le départ. C’est quasiment en file indienne et sommairement aidée par les lucioles que la troupe repartit en direction de Valencia. Ayant une idée approximative de sa position avec le précédent son du cor.

Plusieurs fois, Ishdir manqua de trébucher. Esha crut  bon de baliser un peu mieux son chemin, espérant ne pas le froisser dans son égo. Ou que sais-je. La Terran, elle, pouvait toujours compter sur Dastan si perdait subitement l’équilibre. Heureusement, ils furent rapidement rentrés au camp. Les caravanes des Valenciens et véhicules des marchands s’étaient rassemblés dans une petite clairière, autours d’un grand feu. Une odeur alléchante s’élevait déjà, le repas mijotant tranquillement tandis que certains des musiciens s’improvisaient quelques rythmes et chansons ; accompagnés par leurs danseuses et quelques courageux.

Esha sourit doucement au son des flûtes et des tambours. Si la troupe parut au début dépitée, elle n’avait pas totalement cédée à la morosité, voyant sûrement en ça une parenthèse à leur tournée et occasion de partager un instant convivial en compagnie de ces marchands. À peine arrivé le Sindarin fut d’ailleurs accueillit par l’un de ses collègues. Ce dernier le happa et échangea quelques mots avec lui. Aucunement discret, si tant est qu’il ai cherché à l’être. Il affirmait lui avoir trouvé une bonne affaire, lors d’une conversation avec Onero.

La nomade tiqua évidement à le mention de son chef et des robes qu’il se disait tenté d’acheter. Elle inclina légèrement la tête de côté, piquée dans sa curiosité. Son regard croisa un instant celui d’Isdhir, tout en approuvant les dires de son camarades au sujet des ‘’charmantes danseuses’’. Esha put difficilement ne pas se sentir visée par de tels propos et apparue soudain rouge de gêne, détachant ces prunelles du Sindarin.

Après un temps de réflexion, l’azuré déclara qu’il serait ravi de faire affaire avec Onero …  demain, prétextant que ses marchandises ne pouvaient révéler leur véritable potentiel et beauté qu’en plein jour. Un brin perfectionniste notre ami. Mais quoi que de plus normal lorsqu’on se sait en possession de belles pièces. Le prénommé Alduin ne sembla pas non plus surpris. Et une fois l’information reléguée, le basané retourna s’occuper de ses affaires. Ishdir revint alors à son groupe et demanda que chacun lui remette respectivement les ingrédients qu’ils avaient amassés au cours de leur expédition.

« Est-ce que ça vous dérange si je vous observe faire ? » Demanda timidement Esha après lui avoir confié ses trouvailles. Après tout, il n’est pas dit qu’un jour une roulotte ne refasse pas des siennes. Et si cela se produisait de nouveau dans la région de Canopée ... elle saurait au moins à-même de refaire cette fameuse colle. En plus d’approfondir ses propres connaissances sur les plantes. Et puis notre danseuse se voyait mal abandonner Ishdir à sa tâche, tout seul. En sachant tout ce qu’il faisait pour eux. Ce serait donc l’occasion pour eux de discuter un peu.

« Je vous promet de me faire toute petite. » Dit-elle avec un peu plus de légèreté. Chose qui ne serait pas bien compliquée, du haut de son mètre soixante-un. Un jappement se fit soudain entendre et, après s’être instinctivement accroupi, Esha réceptionna Geeti dans ses bras. Sa petite renarde poussa un grognement heureux. À croire qu’elle n’avait pas revue sa maîtresse depuis des semaines …
 


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Ven 23 Nov - 20:06

« Est-ce que ça vous dérange si je vous observe faire ? Je vous promet de me faire toute petite. »

Ishdir fut d’abord un peu surpris par cette demande, par cette curiosité qui brillait dans ces yeux émeraude. Il y réfléchit un moment et remarqua que la dernière affirmation de la dame lui semblait bien impossible. Malgré sa taille, certes modeste, ses charmes n’auront de cesse que d'assaillir les défenses déjà esseulées du sage azuré. Ishdir avait un faible pour les femmes, et la présente dame n’avait de cesse que de titiller sa curiosité. Il la chercherait assurément du regard. Même blotti dans un coin sa présence ne saurait être oublié. Cela dit il ne manquerait pas cette occasion d’avoir un moment particulier avec elle. Il décida tout de même de jouer un peu avec elle.

« J’aime votre curiosité Esha. Mais, je ne sais pas s’il est sage que je révèle tous mes secrets à la première jeune femme qui passe, même si elle a des yeux comme les vôtres.»

Il fit une petite pause pour rendre le tout plus dramatique et reprit enfin avec le sourire :

« Cela dit, j’avoue que j’aurais bien besoin d’une paire de mains supplémentaire plutôt qu’une paire d’yeux. Si préparer des plantes ne vous fait pas peur, vous êtes la bienvenue. Et votre charmante boule de poils aussi.»

Il se dirigea donc vers sa tente, chargé de ses ingrédients. Ishtar les suivait avec la branche sur les épaules. Tout le monde avait l’air occupé dans le camp et ils ne prêtèrent pas trop attention aux nouveaux arrivants. Pour continuer la discussion Ishdir poursuivit au sujet de l’animal de compagnie.

« Dite moi, votre compagnon a t-il un nom ? il ou elle m’a l’air adorable.»

En continuant ils tombèrent très vite face à la grande tente d’Ishdir. Il voyageait toujours avec celle ci, elle était assez grande pour accueillir une quinzaine de personnes. Cela était un peu gênant lorsque des couples se glissaient parmi les membres de la caravane, mais elle restait très pratique.

Il tendit les ingrédients à Esha pour se débarrasser les bras puis proposa ses mains vers Ishtar pour le débarrasser à son tour. Les bras peu entraînés d’Ishdir subirent un peu le poids de la branche, mais il réussit à tenir le choc.

«Tu me peux me laisser maintenant, je suis en bonne compagnie.»

Ishtar lui sourit en entendant ses derniers mots. Cela pouvait évidemment dire qu’Esha n’était pas une menace pour lui. Mais connaissant Ishdir cela voulait surtout dire qu’il avait là une opportunité d’être seul avec la danseuse. Et il ne serait pas contre un peu d’intimité. Le garde fit un discret mouvement de tête vers son employeur et repartit à ses petites affaires.

« Entrez, je vous en prie.» Dit il tout en trépassant l’entrée de la tente.

Elle était complètement vide, seuls quelques tapis et coussin trainaient ici et là. L’éclairage venait d’une lanterne qui était accrochée au plafond. Elle les baignait d’une lumière tamisée et chaleureuse. Ishdir jeta la branche au sol sans trop de délicatesse, bien ravie de délaisser ses bras de ce poids. Il fit ensuite craquer différents membres de son corps, un peu comme un échauffement avant un effort physique.

« Bien commençons.»

Il apposa sa main gauche sur sa main droite afin de toucher sa bague qui lui servait de catalyseur. Il usa alors de sa magie pour faire apparaître tout ce dont ils auraient besoin. Il fit un apparaître une petite table, très basse car il avait l’habitude de travailler à même le sol. Il enchaîna avec un bol et un pilon, afin d’écraser les plantes, un couteau assez long, pour les ciseler, un premier récipient en verre puis un second, plus petit mais doté de graduations sur son écorce. Une fois l’ensemble de ses outils sortis, il s’assit en tailleur face à la table. Il enjoignit également Esha d’en faire autant.

Il usa alors de nouveau son pouvoir afin de sortir son livre d’Icarus. C’est un livre volumineux pourvu d’un tissu carmin raffiné. Il ouvrit cet épais ouvrage et balaya les pages à la recherche d’une recette précise.

« Colle d’amarante … Colle d’amarante. Ah ! La voilà !»

Il ouvrit son ouvrage en grand et le décala pour que sa curieuse assistante puisse y jeter un oeil. Il parcourut rapidement la recette et s'aperçut qu’il lui manquait quelque chose. D’un léger geste de la main une fiole contenant un liquide jaunâtre apparut.

« De l’acide nitrique, vous allez en avoir besoin. Attention à ne pas vous en mettre sur les mains. Pour le reste, il suffit de suivre la recette. J’ai remplacé cet ingrédient par le lys des rois, mais sinon tout le reste est identique. Je vous assure un jeu d’enfant.» Fit il en pointant le dit élément sur la page.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Sam 24 Nov - 13:05

Esha eut du mal à déterminer si le Sindarin était sérieux quant au fait de divulguer ses soi-disant secrets à la ‘’première jeune femme’’ ou s’il jouait la carte de l’humour, bien que saluant sa curiosité. Lorsqu’il marqua un silence, comme pour ajouter du poids à ses mots, Esha nota alors un sourire étirer ses lèvres. Définitivement assurée qu’il ne s’agissait que d’une boutade, elle rétorqua sur le ton de l’ironie.

« J’ignorais que la fabrication d’une colle était une affaire d’état. Mais si cela peut vous rassurer, je saurai être discrète. » Lui promit la nomade, amusée mais sincère.

Dépendamment ou non de ses propos, Ishdir avoua qu’il ne serait finalement pas contre un peu d’aide, plutôt que de laisser Esha en simple spectatrice ; l’autorisant même à emmener Geeti. La danseuse esquissa un sourire ravi et accompagna donc l’azuré et le Miraj après avoir salué le reste de ses anciennes compagnons, Geeti trottinant sagement à ses côtés – bien décidée à ne plus la quitter. Le temps d’arriver à destination, le Sindarin meubla un peu la conversation.

«  Elle s’appelle Geeti. Elle a … son petit caractère dirons-nous. Elle n’est pas méchante, mais je crois qu’elle surestime sa taille.» Répondit Esha, rieuse quant à ce dernier détail. Un adorable garde du corps donc. «  Votre rhinocéros a un nom, il ou elle aussi ? D'ailleurs, je ne m’imaginais pas qu’un tel animal pouvait être apprivoisé. Je le trouve superbe en tout cas. »

Finalement, l’azuré se stoppa devant une tente. De toute évidence la sienne. La nomade l’observa sur toutes les coutures, curieuse de voir comment était agencé l’intérieur. Ça paraissait assurément trop grand pour un seul occupant, mais Ishdir était vraisemblablement amené à accueillir de futurs ou habituels clients ici. Partant de cette hypothèse, ça paraissait logique qu’il propose un espace adapté. Esha redirigea ensuite son attention vers lui et récupéra précautionneusement les plantes, tandis qu’il se chargeait de débarasser le Miraj.

Elle esquissa une grimace de douleur à l’attention de Sindarin, dont la force fut mise à l’épreuve lorsqu’il récupéra la branche. Toutefois il tenu bon et congédia le garde. Ce dernier n’émit aucune objection, offrant plutôt un sourire entendu à Ishdir.  La nomade glissa son regard émeraude de l’un à l’autre. Il est vrai qu’Esha ne représentait en apparence aucun danger, mais ce serait une idiotie de croire qu’une voyageuse comme elle était dénuée de toute ressource ... ou désarmée ; son Aiguille rarement détachée de sa cuisse. Mais là nous parlons de situations extrêmement compromettantes et risquées. Et jusqu’à preuve du contraire, ce n’était pas le cas ici.

L’azuré invita poliment Esha à entrer. Ce qu’elle fit. À son grand étonnement, elle découvrit un espace plutôt vide. Quelques coussins et tapis, et un plafonnier qui diffusait une lumière tamisée. Geeti promena sa truffe un peu partout dans la tente tandis qu’Ishdir se débarrassait de son encombrant, s’étirant ensuite. La nomade resta plantée au milieu de la pièce et interrogea l’azuré du regard. Commençons … mais avec quoi ? Elle le vit alors joindre ses mains l’une par-dessus l’autre. Au contact de sa bague, la magie opéra.

«  Kih ! » Couina adorablement Esha, imitée par son animale, tous les deux prises de stupeur quand une table basse apparue de nul part, suivit de différents outils utiles à l’élaboration de mélange. Comme si de rien était, le Sindarin prit place et enjoignit la nomade à faire de même. L’effet de surprise passé, cette dernière parut soudain franchement impressionnée et exaltée.

« Et vous vous extasiez devant mes lucioles ?! » Plaisanta Esha, trouvant cette capacité complètement ridicule comparée à celle d’Isdhir. Tout en s’installant a ses côtés, elle observa la bague avec curiosité. Elle n’était pas idiote et comprenait bien que cet accessoire avait un rapport avec la matérialisation de touts ces objets. D’ailleurs le Sindarin en fit de nouveau usage, provoquant indirectement la danseuse. Il feuilleta l’ouvrage présentement invoqué, à la recherche de la bonne page. Puis dans une exclamation victorieuse, il ouvrit en grand le bouquin et le repoussa vers Esha. Cela étant, sa curiosité était ailleurs. Et quand bien même elle se saisit de cette … acide nitrique et prit note des précautions à prendre. Sa question première c’est :  

« Comment vous faites ça ? Vous créez tous ces objets ? Vous les invoquez ? Jusqu’à combien d’objets ? C’est avec ça que vous avez pu couper la branche, vous avez fait apparaître le matériel adéquate ? » Alors qu’elle braquait son regard émeraude sur Ishdir, brillant d’émerveillement et de malice. Il semblerait que c’étajt à son tour de jouer la gamine surexcitée. Avant de réaliser qu’il s’agissait peut-être de l’un de ses fameux secret. Elle fronça le nez et esquissa une moue dubitative, frustrée par avance à l’idée que le Sindarin refuse de lui dire.
 


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Sam 24 Nov - 18:24

« J’ignorais que la fabrication d’une colle était une affaire d’état. Mais si cela peut vous rassurer, je saurai être discrète. »

Ishdir trouva agréable qu’Esha ne soit pas trop susceptible ou trop réservé pour lui lancer une telle réponse. Mais il fut un peu déçu qu’elle ne soit pas plus tombé dans le panneau. Il faut dire que son talent d’acteurs ne l’avait pas aidé.
[...]

Geeti. C’était donc ça le nom étrange mais mignon qu’elle avait donné à cette charmante boule de poils. Le sindarin le trouva très adapté. En parlant de lui Esha arborait un sourire mutin, presque rieur. Il apprécia la vue ainsi que l’attitude enjouée et chaleureuse que dégageait la danseuse. Sa fascination et sa curiosité envers elle ne faisaient que grimper et grimper, au fur et à mesure qu’il découvrait certaines de ses facettes. Et pourtant il savait pertinemment qu’au moment où son regard ne pourrait s’apposer sur ces doux yeux verts, il en oublierait rapidement l’existence. C’était là sa malédiction, ou bien sa bénédiction.

Mais il se reconcentra très vite pour répondre à la gente dame.

« Votre rhinocéros a un nom, il ou elle aussi ? D'ailleurs, je ne m’imaginais pas qu’un tel animal pouvait être apprivoisé. Je le trouve superbe en tout cas. »

« Oh, elle ? Je l’appelle tout simplement “la mule”, car elle n’en fait qu’à sa tête. Apprivoisé et un bien grand mot, disons plutôt qu’elle me tolère sur son dos en échange de nourriture. Il faut s’armer de patience mais elle est plus fiable que les charrettes, ou les roulottes en l'occurrence. Vous ne savez pas combien de fois j’ai dû en réparer. »

[...]

Alors qu’Ishdir se préparait à se lever pour laisser sa tendre amie à sa tâche, il se fit clouer sur place par un flot de question inattendu.


« Comment vous faites ça ? Vous créez tous ces objets ? Vous les invoquez ? Jusqu’à combien d’objets ? C’est avec ça que vous avez pu couper la branche, vous avez fait apparaître le matériel adéquate ? »

Le sage azuré, encore un peu frustré que sa première tentative fut un échec, décida de rejouer avec elle, surtout qu’elle arborait cette fois une mine bien moins sûre d’elle.

« Et bien jeune fille, est ce la, la discrétion que vous m’aviez promise ? »

Il refit une pause comme la première fois et en profita cette fois ci pour se pencher vers elle. Sa tête très proche de la sienne et ses yeux plongés dans ces miroirs de jade, il souffla ces mots, comme on murmure un secret.

« Cela dit, vous m’avez révélé le secret de vos amis lumineux. Ce serait bien injuste de ma part de ne pas vous dévoiler les miens. Mais voyez en çe geste ... une forme de confiance. Puis je compter sur vous ? »

Il profita pleinement de ce rapprochement physique aventureux. Il pouvait presque ressentir la chaleur de sa peau, entendre les battements de son coeur, déceler les plus fines de ses respirations et apercevoir les mouvements les plus discrets de ses lèvres. Son nez fin put humer un résidu de la douce fragrance qui s’échappait de la terran. Elle se mêlait avec sa propre odeur si particulière, un mélange de cannelle et d’autres épices qu’il utilisait comme encens. Ca ne dura qu’un instant mais il s’en délecta silencieusement. Il reprit rapidement des distances plus saines et détourna le regard pour se reconcentrer sur son explication.

« Pour faire simple ma magie me permet de stocker des objets et de les refaire apparaître à ma guise. Évidemment plus ma cargaison est importante et plus c’est difficile pour moi. En gros c’est comme un avoir une très grande poche. Vous voyez, on est bien loin de la pureté esthétique de vos lucioles. Personne n’est fasciné par des outils, car c’est finalement ce que ma magie est. Mais tout le monde est fasciné par la beauté. »

Il laissa un peu peser ses mots et regardait fixement la femme assise à ses côtés. Évidemment quand il parlait de beauté, c’était destiné à Esha. Mais cette subtilité pouvait totalement échapper à cette dernière. Malgré qu’Ishdir était totalement sous le charme de la dame, il faisait tout pour rester raisonné et tentait une approche moins directe et moins brusque. Pourtant peu de dames avaient sombré à ses quelques charmes et il n’avait aucune attente particulière de cette rencontre. Il appréciait juste le moment présent.

Il poursuivit après une pause bien mesurée.

« Pour la branche, je vois que vous vous attardez sur les moindres détails. Vous fait preuve d’un sens de l’observation impressionnant. Combien encore d’autres talents me cachez vous ? »

Il ne répondit pas directement à la question, laissant la réponse à la discrétion de la petite bête curieuse qui l’avait posé.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Dim 25 Nov - 14:59

Esha écouta la réponse du Sindarin, ce dernier expliquant que l’animale répondait au nom de la ‘’La Mule’’ et qu’elle tenait apparemment bien son nom. Il ajouta toutefois que même s’il fallait s’armer de patience et de compromis avec cette monture, elle restait tout de même plus fiable selon-lui qu’une roulotte. La nomade arqua un sourcil, à la fois amusée et perplexe. Elle doutait qu’il y ait moins d’inconvénients à avoir ‘’La Mule’’ qu’une caravane. Les situations différaient … mais elles n’en étaient pas moins contraignantes lorsqu’elles se présentaient. À son humble avis. Mais Esha n’avait pas l’intention de débattre là-dessus. En revanche, elle espérait avoir l’occasion de ré-approcher l’animale. Car avouons-le, on ne croisait pas une rhinocéros tous les jours.

[…]

À sa série de question, le Sindarin rétorqua que pour quelqu’un qui s’était promis de se faire discrète, ca semblait nettement compromis ! Esha s’empourpra de honte, le réalisant également. Avant que l’azuré se penche soudain vers elle. La nomade eut un lent mouvement de recule, comme pour faire en sorte que la distance qui les séparait n’évolue pas. Son regard émeraude se braqua sur Ishdir. Le malaise était palpable, mais à aucun moment Esha dériva son regard du sien. Adoptant une attitude la plus neutre possible. Lorsque son vis-à-vis eut terminer son exposé. La nomade répondit calmement.

«  Et que dois-je penser en voyant le votre, de geste ? » D’une voix naturellement égale – ne pouvant que difficilement la rehausser ou même la durcir. Elle espérait toutefois que le message soit parfaitement clair. Esha n’était ni stupide. Ni aveugle. Sa renarde encore moins, cette dernière réapparue sur les genoux de sa maîtresse, toute hérissée. D’ailleurs et puisqu’Ishdir en parle.

« Il me semble que la confiance doit s’obtenir dans les deux sens. Non ? » Rappela gentiment la danseuse, dans une pique faussement innocente.

Sur ce, dépendamment ou non de cet échange verbal, tous deux reprirent sagement une distance respectable. Il fallut cependant quelques minutes à Esha pour reprendre sereinement le cours des évènements. Tout en renvoyant quelques mèches de cheveux derrière son oreille, elle revint aux faits.

Le Sindarin décrit la nature de sa magie. Il se disait pouvoir stocker et donc retirer n’importe quel objet grâce à sa magie, le contrecoup subit dépendant alors dudit objet. Comme une sorte de malle en fait. Dans un tout autre contexte que le notre, Esha se serait peut-être risquée à le surnommer Mary Poppins. Mais nous sommes sur Istheria et notre danseuse tenait à garder son sérieux et respecter Ishdir.

« Mes lucioles ne nous auraient pas permis de couper cette branche, ni de préparer cette colle. Et j'en passe. » Le défendit spontanément la jeune femme. Certes, ce n’était – très grossièrement - qu’un outil. Mais la preuve en est qu’ils pouvaient susciter de l’intérêt eux aussi, même de manière moins flagrante. Et puis si on va dans ce sens.

« Mes invocations ne sont que des accessoires de mon côté. »  

Notons qu’Esha ne semblait pas avoir rattachée la mention de Beauté à sa propre personne. Même si elle savait sa plastique plutôt avantageuse grâce à la danse, elle était loin d’avoir un ego surdimensionné. D’ailleurs, de son point de vue, il n’était rien de plus qu’un outil de travail. Comme quoi.. tout n’était qu’une question d’interprétation au final.

À sa question, Esha inclina distraitement la tête sur le côté. Puis ponctué d’un haussement d’épaules.

« Au de-là du fait que je suis très observatrice, je crains de n’avoir aucun autre talent à mettre en avant. Non » S’excusa platement la nomade. Une demi-vérité. Notant que Sindarin avait répondu à la sienne en demi-teinte. Ce qui sembla lui suffire amplement, maintenant qu’elle eut une nette description de ses capacités. À son tour, elle marqua un silence entendu. Puis.

« Hm. Et si nous nous occupions de cette colle ? » Proposa Esha en désignant la fiole d’acide qu’elle tenait toujours d’une main gantée, tout en promenant de nouveau distraitement son regard sur le contenu du bouquin.


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Dim 25 Nov - 20:47

Alors qu’Ishdir s’approchait de la dame aux cheveux d’ébène, celle ci se distança immédiatement. Lui qui pensait murmurer sa parole aux oreilles de cette dernière, tel un secret, du se contraindre à une expression plus audible. Il comprit dans ce geste une volonté de ne pas être approché. Il savait très bien que les gens avaient une sensibilité différente quant à leur rapport physique ou visuel avec les autres. Certain et certaine pouvaient apprécier les caresses de leurs amis et d’autres se voilaient la face pour se cacher du regard des autres. Il en prit note silencieusement et comptait en rester là, mais cette dernière sembla plus touchée par cet élan qu’Ishdir ne pensait.


« Et que dois-je penser en voyant le votre, de geste ? Il me semble que la confiance doit s’obtenir dans les deux sens. Non ? »

Son ton était neutre mais dénotait avec le son plus enjoué de sa voix qu’elle arborait plutôt. Elle n’était plus en présence d’un ami mais d’un ennemi. D’ailleurs Geeti, son fidèle compagnon, était déjà prêt au combat et s’était jeté au secours de sa maîtresse. Cet acte défensif de la part de la renarde montrait bien le lien fort qui les liait, toutes les deux. Ishdir s’en amusa, ne voyant pas réellement de danger de la part d’un si petit animal. Il comprenait la première partit de la phrase, elle voulait garder ses distances et c’était très clair dans l’esprit du sindarin bleuté. Pour lui, ce geste était anodin et il aurait très bien pu le faire à son ami marchand, mais pour elle c’était une agression semblait il, un envahissement de son espace privé.

« Qui suis-je pour vous dire quoi penser, jeune fille. Mais je sais exactement quoi penser du votre. Vous n’aimez pas qu’on vous approche et je m'excuse si je vous ai brusqué. Votre garde du corps peut se rassurer, je garderais mes distances dorénavant. » dit il en pointant la boule de poils tout excités sur les genoux de sa maîtresse.

Cependant il était déboussolé pour la deuxième partie. Il ne voyait pas trop si il y avait une signification derrière cette phrase, vu l’ambiance que la discussion venait de prendre. Il ajouta juste.

« La confiance va effectivement dans les deux sens, et c’est pourquoi je garderais vos secrets tant que vous garderez les miens. Bref, je vous dois toujours une explication ...»

Puis il continua sur l’explication de sa magie.

[...]

« Mes lucioles ne nous auraient pas permis de couper cette branche, ni de préparer cette colle. Et j'en passe., Mes invocations ne sont que des accessoires de mon côté. »

Il savait qu’une part de cette réponse venait d’une humilité, on a tendance à trouver ce que font les autres plus intéressants. Mais pour Ishdir cela venait d’une réflexion et d’une instruction en arts qu’il avait reçu à Palantil, l’académie de Canopée. Il ne voulait pas trop s'étaler sur le sujet mais ne put s'empêcher quelques mots.

« Je n’ai jamais dit que mon pouvoir n’était pas le plus pratique, mais le moins fascinant. L’art permet de créer des émotions et a cette notion de beauté que les outils non pas. Le simple fait de regarder une femme ou un homme charmant crée des sensations inexplicables en nous. C’est magique. Pour un scientifique comme moi, il n’y a rien de plus fascinant. »


« Au de-là du fait que je suis très observatrice, je crains de n’avoir aucun autre talent à mettre en avant. Non »

Encore une fois il y voyait peut être de la modestie ou juste une envie de garder ses secrets. Mais surtout il l'espérait, car si c’était là la vérité, cette charmante créature n’aurait plus beaucoup de saveur pour sa curiosité. Cette faim dévorante finit toujours par réduire en cendres tout ce qu’elle touche. C’est pourquoi il avait appris à apprécier le voyage, et surtout avec les femmes. Celles ci lui restant bien souvent inaccessible, sa curiosité ne pouvait être satisfaite. Cela lui permettait de garder un minimum de passion et de palpitations pour elle.

« Et bien il n’est jamais trop tard pour vous en forger des nouveaux.» conclut il sur la question.


« Hm. Et si nous nous occupions de cette colle ? »

« Très bonne idée ! »

Ishdir avait remarqué pendant toute cette discussion qu’il avait oublié un élément basique dans la constitution de cette colle. L’eau. Il fit donc apparaître une gourde d’eau à moitié vide et la posa sur la table. Avec tous les ingrédients à disposition, il pouvait maintenant s’atteler à sa tâche. Il se leva et partit en direction de la branche qu’il avait délaissée plus tôt. Il lança tout de même avant de s’éloigner de trop :

« Et n’hésitez surtout pas si vous avez des questions.»

Il se prépara donc à tailler cette branche. Il fit apparaître ses outils de travails contenus dans un sac en toile. Il y avait là tout ce qu’il fallait pour travailler le bois. Marteau, gouges, limes, papier de verre, compas … Il y ajouta sa hache car il aurait besoin de tronquer une partie. D’ailleurs avant de commencer il devait d’abord se munir de mesure plus précise. Il sortit donc de la tente sans même l’évoquer à sa comparse. Une fois son esprit attaché à une tâche il pouvait oublier tout le reste. Il s’arma d’une torche trouver dans le camp et s’aventura jusqu’à la roulotte en question. Il prit ses mesures et revint rapidement dans la tente. En entrant son regard dévia rapidement sur Esha pour voir comment elle s’en sortait.







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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Lun 26 Nov - 13:13

L’azuré parut plutôt amusé de l’élan protecteur dont fit preuve Geeti. Il est vrai que la petite renarde ne représentait pas une grande menace pour lui, même affublé de crocs. Toujours est-il qu’entre son comportement et celui d’Esha, le Sindarin comprit que cette proximité avait mis mal à l’aise. Ishdir présenta donc ses sincères excuses et promit de garder ses distances à l’avenir. De quoi selon lui rassurer sa garde du corps – qui grogna tout de même son mécontentement lorsqu’il la pointa du doigt.

La nomade calma les ardeurs de Geeti, employant sa langue natale. L’animal rengaina ses crocs aussi sec et se réinstalla sur les genoux de sa maîtresse. Presque boudeuse. Elle opina ensuite à l’intention de l’azuré quant au respect de l’espace vital. Avant que celui-ci ajoute que la confiance allait effectivement dans les deux sens et que ses ‘’secrets’’ seront tout aussi bien gardés. Sur ce, revenons à cette fameuse capacité.

Après avoir fourni des explications claires, Esha souligna que son pouvoir – certes plus esthétique que le Sindarin – n’en était pas moins gadget. Ishdir rebondit que la beauté était vecteur d’émotions et qu’il en tirait une bien plus grande curiosité et fascination face à ce phénomène que celui dont il était l’acteur. La nomade offrit un regard entendu à Ishdir. Il était amusant de voir que l’artiste était finalement plus portée sur l’ergonomie que le scientifique lui-même… mais peut-être était-ce naturellement dû au fait que l’un était moins confronté à cet élément que l’autre. Et inversement. Ce qui rendait finalement Esha plus observatrice sur certaines détails. Chose qui poussa Ishdir à lui demander si elle avait d’autres talents en réserve. À quoi la Terran rétorqua que non. La danse ? Peut-être d’un point de vue extérieur. Mais à ses yeux ce n’étaït que le simple fruit d’un long travail et d’un entraînement quotidien. Et elle n’était pas du genre à se mettre en avant – comme l’aura peut-être compris le Sindarin.

Esha proposa finalement de clore cette enrichissante parenthèse et d’en revenir à leur tâche première. L’azuré lui céda volontiers. Toutefois lorsqu’il promena son regard sur l’établi … la nomade comprit à sa mine pensive qu’un élément manquait. Ni une. Ni deux. L’oubli fut rapidement corrigé, Ishdir faisant apparaître une gourde – qu’elle apprendra plus tard être à-demi remplie d’eau - et provoquant un nouveau soubresaut chez Esha. Il se releva ensuite et alla s’occuper de cette branche. Visiblement, l’azuré comptait entièrement sur la nomade pour l’élaboration de la colle. Rappelant tout de même que si elle avait la moindres questions, il restait à son entière disposition pour y répondre.

« D’accord. » Répondit Esha avant de reporter son attention sur le bouquin. Avant de commencer quoi que ce soit, notre danseuse prit le temps de lire la recette une première fois et d’assimiler toutes les grandes lignes. Ainsi que l’ordre établit pour chaque chose. Apparemment la préparation semblait être à la portée de tout le monde – ce dont Ishdir avait peut-être parfaitement conscience. Le temps de mettre tout ça en place, le Sindarin s’éclipsa un instant. Sans piper mot, de nouveau concentré. Esha le suivit des yeux avant de faire le rapprochement entre la branche, la roulotte et donc les mesures à prendre. Bon et bien commençons.

Les ingrédients maintenant savamment triés, elle suivit consciencieusement les indications du livre, étape par étape. Prenant en compte le changement d’un ingrédient avec le Lys des rois, comme l’azuré le lui avait précisé. Elle cisela et broya les plantes avant de les mélanger avec l’eau. En revanche, pour cette histoire d’acide .. Esha ne connaissait pas cette unité de mesure et encore moins comment la convertir. Autant la nomade eut la chance d’apprendre à lire au sein de sa tribu – les femmes n’ayant pas le droit à une éducations aussi approfondie que les hommes – autant pour les mathématiques .. C’est donc avec un sourire à la fois piteux et amusé qu’elle accueillit Ishdir à son retour.

« Hm, ô secour ? » Usant d’un trait d’humour pour camoufler sa gêne, espérant ne pas faire trop potiche. Lorsque le Sindarin la rejoignit, Esha souligna de l’ongle l’unité de mesure indiquée sur le bouquin. « Je n’ai aucune idée de ce que c’est. » Avoua ouvertement la danseuse, préférant être franche que de saper tout le travail fournit en amont par leur groupe.


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Lun 26 Nov - 20:15

« Hm, ô secour ? »

L’appel à l’aide semblait désespéré, pourtant le visage d’Esha trahissait que le problème était plus léger et avait été prononcé avec une pointe d’humour. Ce qui rassura Ishdir. Il s’en aurait voulu si elle s’était blessé ou s’était senti totalement perdue. Il décida d’emboiter le pas de la danseuse et de jouer la comédie à son tour.


« N’ayez crainte gente dame, votre preux chevalier arrive à votre secours ! » dit il d'une façon parodique.

Une fois à ses côtés il continua sa comédie ce qui pouvait devenir burlesque ou totalement gênant.

« Dite moi, quel terrifiant dragon dois-je pourfendre.»

« Je n’ai aucune idée de ce que c’est. » fit elle en pointant une unité de mesure.

« Ne vous en fait pas, c’est un adversaire moins coriace qu’il n’en a l’air. »

C’est vrai qu’il n’y avait pas pensé, mais les terrans pouvaient parfois avoir des éducations bien élémentaires, comme dans les campagnes . Et pour les femmes c’était encore pire, il n’avait jamais compris cette scission entre les genres parmi les races plus jeunes. Il réfléchit quelques instants et répondit plus sérieusement cette fois.

« Cela se lit millilitre, et ce que vous voyez sur ce bocal gradué, ce sont des centilitres. Le millilitre est plus précis que le centilitre, on y ajoute donc un zéro. Cent millilitres sont égaux à dix centilitres. Pour la fiole d’acide, elle fait environ dix centilitres. Ce qui veut dire que pour cette préparation il faut verser environ un quart de la fiole. Et ne vous inquiétez pas, la mesure n’a pas besoin d’être parfaite dans le cas présent. Vous croyez pouvoir vous en sortir ? »

Après avoir répondu à toutes les questions qui auront pu suivre, Ishdir évalua le travail accompli.

« Vous avancez vite, vous aurez fini bien avant moi. Vous voyez, vous avez plus de talents que vous osiez vous l’avouer.» Fit il avec un petit sourire.

Il retourna enfin vers son bout de bois avec les mesures en tête. Sa mémoire n’étant pas infaillible il posa directement des marques pour les signifier. Il commença par tronquer la branche avec la longueur voulue puis s’attaqua à la peler grâce à un marteau et une gouge plate. Sculpter la forme souhaitée lui prendrait un peu de temps, mais il avait assez d’expérience pour travailler vite et bien. Maintenant que son esprit était débarrasser des mesures, il était libre de vagabonder, sa tâche restante étant très mécanique. Son regard se perdit vers la terran, il admirait sa silhouette et sa belle crinière de jais. Cela dit, ce serait du gâchis de ne profiter que de son physique charmeur. Il voulait en apprendre plus sur elle et vit là une parfaite occasion.

« J’avoue apprécier le silence, mais je ne dirais pas non à une petite histoire. Pourquoi pas la votre ? D’ou venez vous, comment avez vous rejoins cette troupe, avez vous une famille, des enfants peut être ? Racontez moi, je vous en prie. »






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mar 27 Nov - 13:38

Lorsque l’azuré capta son appel à l’aide, il y répondit de manière théâtrale. Esha lui jeta un regard incrédule alors que le Sindarin volait à son secours. La nomade pouffa quand, toujours de manière comique, Ishdir s’informa du problème. Elle l’observa longuement, un sourcil arqué d’un air faussement perplexe et dépité.

«   Qui de vous ou de votre garde du corps est le plus clown des deux ? Je me le demande vraiment maintenant… » Se questionna Esha, avant qu’un sourire franc et aimable se dessine.

Elle pivota ensuite légèrement en direction de l’établi et souligna donc l’une des consignes du livre, avouant son désarroi. Le Sindarin y jeta à son tour un regard et se voulut rassurant. C’est avec bien plus de sérieux que l’azuré reprit calmement. Esha lui prêta naturellement une oreille attentive, désireuse de comprendre et d’apprendre. Ishdir lui expliqua alors point par point, joignant parfois la parole au geste. La nomade esquissa un petit froncement de nez, tentant de suivre le résonnement du Sindarin.

«   Hm … D’accord. » Comprit finalement Esha.

Ça paraissait ridicule, voire complètement enfantin comme exercice. C’est vrai. Mais quand on y a jamais été confronté. Heureusement, Ishdir était plutôt clair dans ses explications. En plus de ne porter aucun jugement rétrograde envers la nomade. Qui d’ailleurs, au-delà de cette lacune semblait s’être plutôt bien débrouillée pour le reste de la préparation, le Sindarin soulignant sa rapidité. Un autre de ses talents peut-être ? Esha rosit un peu malgré elle. Gênée.

«   À défaut des chiffres … je me débrouille un minimum avec les lettres. Et puis c’est plutôt bien expliqué. » Se défendit la Terran, rendant son sourire à Ishdir avant qu’il ne retourne vaquer à sa propre tâche.

Notre danseuse se saisit quant à elle de la fameuse fiole d’acide et compléta la décoction, essayant d’être le plus précise possible bien que le Sindarin avait affirmé qu’un petit écart n’aurait aucun impact sur le rendu final. Un brin perfectionniste notre nomade, mais surtout désireuse de bien faire. Peut-être une manière aussi de pallier ses lacunes. Ceci fait, Esha mélangea de nouveau la préparation.

La réaction chimique se faisant, la mixture prit progressivement l’aspect désiré. La Terran sourit, visiblement satisfaite du résultat. Toujours suivant les indications du livre, elle réserva le bol à l’abris de l’air et de la lumière, au moins jusqu’à temps de l’appliquer sur la pièce en bois. Esha s’attela ensuite à un peu de rangement sur l’établi. Au même moment Ishdir reprit la parole, avouant que son goût pour le silence avait ses limites et qu’il ne serait pas contre qu’Esha lui fasse la conversation. Par exemple en répondant à quelques questions.

«   Cela tombe bien, je viens de terminer de mon côté. Mais attendez-vous à ce que je vous en pose aussi en retour. » L’informa la jeune femme, se détournant de son poste de travail pour aller observer le Sindarin, qui faisait montre au passage d’une grande dextérité. Elle se rassit en tailleur non loin de là, rapidement rejointe par Geeti – qui se roula en boule sur ses genoux. Elle garda tout de même ses distances, histoire de ne pas gêner.

«   Hm. Pour vous répondre dans l’ordre… Je viens des plateaux désertiques d’Argyrei. J’ai grandi au sein d’une tribu nomade. J’ai appris l’existence de Valencia et l’ai rejoins … par le biais d’une amie. » Avec un net pincement au cœur à sa mention d’ailleurs.

«   Ma famille est toujours en Argyrei, bien que nous nous ne sommes plus revus depuis un temps. Et non. Je n’ai pas d’enfant. Mais nous comptons bien assez de petites terreurs au sein de la troupe cela-dit. » Esha jouant la carte de l’humour et de la franchise, bien qu’esquivant consciemment certains détails.

«   Et vous alors ? Est-ce que vous êtes natif de Canopée ? Qu’est-ce qui vous amène ici ? Le travail, votre famille, les deux ? Quel genre de marchandise vendez-vous d’ailleurs ? J’ai crû comprendre de la part de votre collègue qu’Onero serait intéressé pour faire affaire. » Un sourire entendu étirant ses lèvres. Curieuse. Mais après tout elle était dans son droit. Puisqu’Ishdir se le montrait tout autant envers elle.


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mar 27 Nov - 22:15

Ishdir se rassura en voyant que la terrane appréciait un tant soit peu son très d’humour. Elle semblait d’être de meilleure humeur que tout à l’heure. Il espérait bien mettre cet incident malencontreux derrière eux.

« Qui de vous ou de votre garde du corps est le plus clown des deux ? Je me le demande vraiment maintenant… »


« Diable ! Vous dites ça car vous ne l’avez encore pas vu après un verre ou deux. Il gagne cette compétition haut la main, je vous l’assure !» dit il pour se défendre.

[...]


«   À défaut des chiffres … je me débrouille un minimum avec les lettres. Et puis c’est plutôt bien expliqué. »

Ishdir s’amusa de cette réponse. Elle trahissait d’une certaine timidité ou d’une grande humilité. En tout cas la plupart des gens auraient juste accepté le compliment avec un simple merci. Le sage azuré voyait en les humains des puzzles complexes, des énigmes à résoudre. Et ces petits détails lui permettaient de mieux cerner le caractère des autres. Voilà pourquoi il était toujours très attentif.

[...]

Ishdir continuait sa tâche et la branche prenait forme peu à peu. Les copeaux de bois s’amassaient sur ses genoux et aux alentours. Il faisait de temps en temps de rapide geste de la main pour les évacuer un peu. La nomade acceuillit les questions favorablement, apparemment prête à se dévoiler un peu. Cela dit elle était tout aussi curieuse que lui, et elle ne manquerait pas de l’accabler de question, une nouvelle fois.

Il écouta donc silencieusement sa réponse, ses yeux rivé sur le bois qu’il manipulait. Elle venait apparemment d’Argyrei, voilà peut être pourquoi elle avait pu reconnaître les mirajs plus tôt. Lorsqu’Esha évoqua les enfants, elle eut une tournure de phrase qui intéressa le sindarin. Toujours dans l’analyse de toutes les miettes qu’elle pouvait laisser, il y vit comme une volonté de pas en avoir elle même. Les terranes pouvaient avoir leurs enfants très tôt, Ishdir fut presque surpris qu’elle n’ait pas déjà fondé une famille. Surtout qu’elle semblait avoir tous les charmes nécessaires pour se trouver un mari digne de ce nom. Enfin, il se disait que s’il avait raison, elle changerait sûrement d’avis lorsqu’elle aurait trouvé la bonne personne. Il se permit de rebondir sur certain point rapidement.

« Comme ça vous venez d’Argyrei ? Voilà qui est intéressant. Je suis tombé amoureux de cette terre, que j’apprécie maintenant à appeler mon foyer. Ne vous manque t-elle pas ? Elle et votre famille. »

C’était maintenant à son tour de révéler ses mystères et de satisfaire la curiosité de la dame.


« Et vous alors ? Est-ce que vous êtes natif de Canopée ? Qu’est-ce qui vous amène ici ? Le travail, votre famille, les deux ? Quel genre de marchandise vendez-vous d’ailleurs ? J’ai crû comprendre de la part de votre collègue qu’Onero serait intéressé pour faire affaire. »

En entendant la dernière phrase il ne put s’empêcher de la taquiner un peu.

« Alors comme ça on écoute les conversations des autres ? Faites attention, je vais commencer à croire que vous êtes une espionne. » dit il avec son petit sourire.

« Mais en effet, il semblerait qu’il soit intéressé par certaines de mes marchandises. Vous êtes d’ailleurs concerné car ce sont principalement des tenues et quelques accessoires. elles viennent de chez nous, vous reconnaîtrez sûrement leur style si particulier. Il faut avouer qu’elles sont un peu frivoles pour les terres du nord, mais elles iront parfaitement pour un spectacle, à mon humble avis.»

Il fit une petite pause et évalua ce qu’il s’autorisait à révéler. La question principale se tournait autour de sa réelle activité. Elle pouvait parfois mettre les gens mal à l’aise, voire pire. Mais si il la cachait maintenant et qu’elle l’apprenait plus tard, cela pourrait donner l’impression qu’il ait menti et qu’il ne voulait pas que ça se sache. Or Ishdir était très content de ce qu’il faisait et même fier. Il décida donc de jouer la carte de l'honnêteté et d’assumer les conséquences.

« Je viens effectivement de Canopée, j’y ai vécu mes plus jeunes années avant de m’installer à Amaryl, la cité des Sages. Mes parents y sont toujours, alors quand j’y passe pour affaire, je me sens obligé d’aller les voirs, je me ferais tirer les oreilles sinon. Et elles sont très sensibles.» Il illustrait ses dires en se massant une oreille avant de reprendre. « Je voyage à travers le monde, je suis marchand itinérant. Donc quand je voyage je travail toujours. Mes marchandises varient selon les opportunités et les endroits que je visite. Quand je pars d’Argyrei, j’emporte des épices, des vêtements et des joyaux. Canopée et Noathis sont très intéressants pour leur bois et herbes très diverses. Enfin, vous comprenez l’idée. Cela dit ...»

Ishdir s'arrêta de travailler le bois et il se mit à observer Esha. Il voulait essayer de voir ses réactions quant à sa révélation. Il se faisait peut être du souci pour rien, mais son expérience parlait d’elle même.

« Marchand n’est pas mon activité première. Je ne fais ça que pour rentabiliser mes voyages un peu plus. Je suis en réalité éclari et ingénieur. Je tente de parfaire mes connaissances pour pouvoir créer des outils plus performants. Et je parle là d’outil de guerre : arbalète, baliste, arme, armure ...»






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mer 28 Nov - 17:42

Pour sa défense, le Sindarin affirma que son compagnon le supplantait de loin niveau pitreries, surtout si l’alcool se mêlait à l’équation. Esha ne put s’empêcher de rire à cette remarque. Un verre ou deux ? Elle avait connu des hommes des sables beaucoup plus résistant que ça. D’ailleurs, la nomade fit part de ses doutes. Et que les propos d’Ishdir pouvaient passablement être répétés, déformés ou amplifiés pour démêler le vrai du faux auprès du Miraj. Mais boutade à part. Revenons plutôt à son travail.

[…]

C’est avec intérêt que le Sindarin prêta une oreille attentive à Esha. Lorsqu’elle révéla ses origines, ce dernier avoua être tombé en amour pour ces terres qu’il se plaît dorénavant à nommer son foyer. Un fin sourire se dessina sur les lèvres de la nomade. Pour beaucoup ces terres étaient vu comme dangereuses et inhospitalières. Mais quelques rares et plus curieuses personnes arrivaient toutefois à en desceller la beauté et ses mystères. Comme cela semblait être le cas d’Ishdir. Esha comprenait mieux d’ailleurs que le Sindarin ait réussi à s’entourer de Miraj. Il n’est pas simple de gagner la confiance et la sympathie des habitants du désert. Du moins était-ce le cas avec sa tribu. À la mention d’Aqrgyrei et de sa famille, Ishdir demanda à Esha si ces dernières lui manquaient. D’une voix timide mais franche. ~

« Nous nous sommes quittés en mauvais termes. » Avoua la nomade. Sans fournir plus de détails. « Quant à Argyrei. Et bien. Disons que cela va de paire. » Notre danseuse ne se voyait plus remettre les pieds dans ce désert. Jamais. Et avant que le Sindarin se questionne d’avantages à ce propos, Esha retourna ce début d’interrogatoire contre Ishdir. L’azuré tiqua à la dernière d’entre elles. Un sourire taquin habilla soudain ses lèvres tandis qu’il rétorquait à la nomade qu’il ne faisait pas bon d’écouter les conversations des autres. Et qu’il pourrait la prendre pour une espionne. Esha arqua un sourcil et rendit son sourire au Sindarin. Effrontée.

« Il aurait été difficile de passer à côté. Votre camarade à la voix qui porte. » Se défendit la nomade. « D’ailleurs ... j’aurais peut-être dû le mettre en garde. Au vu de l’intérêt qu’il portait vis-à-vis des danseuses. J’ai bien peur que votre ami soit tourné en bourrique et cède à un peu trop de leurs caprices. » Toujours sur le ton de l’ironie. Quoi que sous fond de vérité. Rares étaient les hommes pouvant résister à une plastique avantageuse, un regard de biche et quelques minauderies. Et certaines n’avaient aucun scrupule. Esha soupira lourdement. Elle n’approuvait pas un tel comportement. Elle trouvait ca plutôt malsain. D’autant que ça mettait les autres danseuses en porte-à-faux. En les faisant toute passer pour des femmes frivoles et faciles. Passons.

Dépendamment ou non de son argumentation, Ishdir reconnu qu’il y avait effectivement une opportunité d’affaire avec le chef de Valencia. Et qu’Esha serait probablement concernée. Puisqu’il s’agissait globalement – dans le cas présent - de lui présenter divers tenues et parures. La nomade inclina légèrement la tête sur côté, forcément intriguée.

Puis le Sindarin rebondit sur les premières interrogations de la nomade. Il révéla être effectivement originaire de Canopée – bien que son cœur appartient désormais aux terres arides – où sa famille vivait encore. Il y avait passé sa ‘’jeunesse’’ avant de rejoindre Amaryl. À nouveau la surprise ainsi qu’une nette admiration brillèrent dans les prunelles d’Esha. Avant qu’un rire timide lui échappe quant à ce qu’Ishdir écoperait apparemment s’il ne venait pas rendre visite aux siens.

« Ils n’oseraient pas faire une tel chose. Si ? Ce serait terrible pour vos petites oreilles. » Se moqua innocemment Esha. Malicieuse.

L’azuré souligna ensuite sa qualité de marchand itinérant, voyageant de part le monde en quête d’objets rares et/ou propices à une forte rente. Donnant quelques exemples. La nomade opina doucement, comprenant assez aisément le raisonnement et réseau du Sindarin. Mais. Car il y avait ‘’mais’ dans l’histoire. Il révéla que ce n’était pas son activité principale. Tout en redirigeant son regard vers elle. Comme si ce qu’il s’apprêtait à lui dire allait se révéler lourd de sens. Esha soutenu son regard, bien que perplexe face à ce revirement. Toutes ses ventes n’étaient qu’une méthode pour financer ses déplacements, lesquels lui permettaient au bout du compte d’enrichir ses connaissances. Tel était le but des Eclari, et du sien en tant qu’ingénieur. Il espérait ainsi parfaire ses créations. Des armes, appelons un chat ‘’un chat’’.

« Oh. Je vois.. » Lâcha la nomade, ne sachant trop sur quel pied danser. Dire qu’elle aimait les armes serait mentir. Dire qu’elle condamnait ceux qui les fabriquent aussi. Après tout, elle-même ne partait jamais sans Aiguille. Un sourire gêné et distrait étira ses lèvres.

« Je crois vous préférer dans la réparation de roulotte Ishdir mais … je suppose que ça reste une profession comme une autre. » Et le Sindarin n’avait pas à se tenir pour responsable des déviances et méfaits de ceux qui usent de ‘’ces outils’’.

« Rassurez-moi cependant. C’est par attrait pour leur mécanique pure que vous vouez une passion pour ces .. armes ? Non pour son aspect morbide ? Vos camarades ont-ils connaissance de cette activité. » Sans quitter l’azuré des yeux, désireuse de connaître ses véritables intentions avant de juger à la hâte. Mais prompte d’y couper court selon sa réponse.


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Mer 28 Nov - 21:09

« Nous nous sommes quittés en mauvais termes. Quant à Argyrei. Et bien. Disons que cela va de paire. »

« Voilà qui est regrettable … » répondit il simplement.

Ishdir savait que la vie pouvait amener son lot de malheur, bien que lui ait plutôt vécu une vie heureuse jusqu’à présent. Il enregistra l’information sans vraiment en faire quoi que ce soit. Par contre, aux vues de ses dires, il semblerait que sa caravane ne passait pas en Argyrei. Il s'interrogea donc sur leur itinéraire et nota sa question pour plus tard. Mais cela pouvait être une bonne opportunité de fournir à ce groupe itinérant des marchandises en provenance des terres arides.

Esha se défendit face la honteuse accusation qu’Ishdir n’avait pu s’empêcher de lâcher. Elle poursuivit par une mise en garde, les danseuses semblaient plus capricieuses qu’elles en aient l’air. Le sage, qui n’était pas si sage avec les dames, se rappela qu’il avait lui même acquiescé les dires d’Alduin. Et après tout, Esha était une danseuse elle aussi.

« Et bien … je crois que nous somme deux à devoir faire attention dans ce cas ...»

[...]

Alors qu’Ishdir répondait consciencieusement aux questions de la terrane, elle ne put s'empêcher de rebondir sur le sort terrible des oreilles du sindarin.

« Ils n’oseraient pas faire une tel chose. Si ? Ce serait terrible pour vos petites oreilles. »

L’azuré accueillit cette plaisanterie avec un petit rire mais ne daigna y répondre, comprenant que c’était une question rhétorique.

En continuant son explication, Ishdir arriva immanquablement sur le sujet qui pouvait fâchait. Les yeux rivés dans ces deux émeraudes vertes, il décela une pointe de gêne et elle semblait un peu pensive face à cette révélation. Une réaction tout à fait naturelle et commune. Mais ce n’était pas la pire qu’il ait eu.

« Oh. Je vois.. Je crois vous préférer dans la réparation de roulotte Ishdir mais … je suppose que ça reste une profession comme une autre. Rassurez-moi cependant. C’est par attrait pour leur mécanique pure que vous vouez une passion pour ces .. armes ? Non pour son aspect morbide ? Vos camarades ont-ils connaissance de cette activité ? »

Réparateur de roulotte, à cette simple idée, Ishdir s’ennuyait déjà. Non il n’y avait pour lui rien d’autre que la complexité de la guerre pour le satisfaire. Et il ne voyait pas ça comme une profession comme une autre, mais comme une passion. Il fut amusé par la tournure de phrase d’Esha lorsqu’elle demanda de la rassurer, et il ne put s'empêcher un sourire. Elle avait déjà un avis tranché sur la question.

« Je suis désolé, mais je ne peux m'empêcher de vous trouver un peu naïve avec cette question… Comment vous dire … Imaginez que j’ai réellement une fascination morbide pour la mort et la désolation que mes armes engendrent. Vous croyez que je vous l’avouerais si vous me posez la question comme vous l’avez fait ? Pour connaître la vérité il faut parfois savoir prendre des chemins détournés ...»

Ishdir en savait quelque chose, il le faisait en permanence. Connaître les secrets des gens était son passe temps favori. Ce sont souvent les histoires qui ne veulent pas être dévoilés, qui sont les plus intéressantes. L’alcool pouvait aider dans cette entreprise ou certaines autres substances … Mais bien souvent il suffit juste de gagner la confiance et de tendre l’oreille. D’ailleurs le sindarin n’était pas passé à coté de certains détails dans le passé d’Esha. Il comptait bien en apprendre les mystères par des biais plus subtils.

« Disons que je suis fasciné par l’ingéniosité et la créativité que l’homme a pour se faire la guerre. Mais je n’ai aucun jugement particulier sur les dons de Sharna et de Kron. Ils existent et nous devons juste faire avec. Et oui mes camarades sont au courant, je ne m’en cache pas particulièrement. Mais il est vrai que cela peut mettre mal à l’aise certaines personnes, alors des fois, j’évite simplement le sujet.»

Pendant ce temps, son travail arrivait presque à terme, il ne lui restait plus qu’à enduire la branche avec un produit et de le laisser sécher une ou deux minutes. Si la discussion venait à s’écourter Ishdir ne manquerait pas de demander à la nomade l’aide de ses lucioles pour partir réparer la pauvre roulotte.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Jeu 29 Nov - 22:42

À la mise en garde à l’égard des danseuses, Ishdir glissa qu’il devrait alors lui aussi faire attention. Ce qui fit sourire légèrement la Terran, amusée de sa franchise et de son apparente faiblesse face à de jeunes et jolies filles. Elle avait toutefois cru le remarquer lors de leur conversation, en voyant leurs regards et sourires entendus. Alala, les hommes.

[...]

La question d’Esha sembla plus amuser le Sindarin qu’autre chose, malgré son sérieux. La nomade inclina légèrement la tête et arqua un sourcil. Cherchant à comprendre en quoi cela était-il risible. Un peu niaise, dit-il. Sûrement oui. Mais –

«  Hm. Pourquoi devrais-je mettre les formes ? Ça reste votre choix de carrière, de passe-temps – ou peu importe comment vous l’appelez - et mon avis ne vous influencera normalement d’aucune manière. Alors pourquoi ne pas mettre les choses au clair ? Puisque nous sommes en privé et dans la confidence. » Dit-elle dans un haussement d’épaules et sans se départir de son sourire. Aimable et aucunement vexée par les propos d’Ishdir.

Elle se savait parfois un peu décalée et d’apparence enfantine. Cela dit. Plus que des mots, ce sont surtout les réactions des personnes qui étaient selon Esha plus équivoques. Mais contrairement au Sindarin, elle ne se faisait pas pour autant un sport, ni une passion de découvrir tous les petits secrets des uns et autres. Estimant que chacun avait le droit de conserver une part d’ombre, généralement pour se préserver lui-même. Passons. Bien que lui soulignant son manque certain de .. tact. Ishdir répondit tout de même aux interrogations de la nomade.

Il avoua éprouver une certaine forme de fascination devant l’intelligence et l’originalité dont les Ishteriens faisaient preuve pour s’entre-tuer, indépendamment du nombre de victimes. Il ajouta que ses compagnons de route étaient effectivement au courant de sa profession. L’azuré n’en avait pas réellement fait un secret, bien qu’admettant que le sujet pouvait être vu comme controversé et n’était pas abordable auprès de n’importe qui.

Mais comme Esha l’avait rappelée : Cela restait un travail comme un autre. Et à défaut de l’accepter et ranger de son côté. Elle pouvait au moins faire l’effort de le comprendre. Et puis il n’y aurait pas d’offres s’il n’existait pas la demande. Au même titre qu’un forgeron est traité comme artisan. Et non comme contributeur à la tuerie de masse – pour les combattants ou assassin les plus prolifères.

Toujours est-il qu’il arrivait plus souvent au Sindarin d’éluder simplement le sujet. Ce qui pouvait parfaitement se comprendre. Esha devait-elle cependant y voir comme une marque de confiance. Comme l’avait rappelé Ishdir, lors d’un précédent échange. Elle esquissa une moue dubitative.. Pour elle-même. Et préféra ne pas s’étaler à ce propos.

Finalement. La tâche de l’azuré sembla terminé et ce dernier satisfait. La nomade observa l’œuvre d’un regard curieux. À la suite de quoi Ishdir usa – supposément – d’un produit avec lequel il enduit la branche. Ne pouvant décement pas laisser le bois brute. Là encore, elle suivit tout le processus.

«  Combien de temps  va mettre le produit à agir ? » Le questionna Esha. Auquel cas le Sindarin voudra peut-être remplacer la pièce dés que la nouvelle aurait fini d’être traitée, et ce malgré l’obscurité. Cette indication donnée, apparemment deux ou trois minutes maximum, la nomade proposa alors naturellement.

«  Vous voudrez vous en occuper dés ce soir, pour le remplacement de la pièce ? Il fait plutôt sombre, mais à défaut qu’une torche soit suffisante.. je suppose que je peux mettre mes lucioles à contribution. C’est à vous de voir. » Même s’ils n’étaient plus à quelques heures près, maintenant que le camp avait été installé pour la nuit, Ishdir serait peut-être envieux de finir le travail qu’il avait commencé. Si ce n’est au moins de s’assurer que ledit élément remplacerait parfaitement l’ancien – ce qui, au vu de ses compétences  d’ébéniste, semblaiy assuré.  Ne doutant visiblement pas du caractère un brin perfectionniste du Sindarin. Comme un trait commun à la plupart des Eclari.


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Ishdir
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Ven 30 Nov - 20:25

« Hm. Pourquoi devrais-je mettre les formes ? Ça reste votre choix de carrière, de passe-temps – ou peu importe comment vous l’appelez - et mon avis ne vous influencera normalement d’aucune manière. Alors pourquoi ne pas mettre les choses au clair ? Puisque nous sommes en privé et dans la confidence. »

Ishdir comprit qu’ils avaient tous deux des visions différentes. La façon dont elle l’avait dit dénotait, pour lui, une mise à mort de leur conversation, s’il avait avoué avoir une passion morbide pour la mort. Ce qui n’était pas le cas. Il voyait dans la révélation de son activité quelque chose de plus gros de ce qu’elle y voyait apparemment.


« Je suis désolé, cela doit être mon expérience mais j’ai interprété votre question comme : Est vous un monstre ? Et évidemment, dans la confidence ou pas, personne ne pourrait avouer une telle chose.»

[...]

Alors qu’il finissait d’enduire la branche de vernis, son geste ne passa pas inaperçu aux yeux d’émeraude rivés sur lui.

« Combien de temps va mettre le produit à agir ? »

« Oh ? Pas plus de quelques minutes.»

« Vous voudrez vous en occuper dés ce soir, pour le remplacement de la pièce ? Il fait plutôt sombre, mais à défaut qu’une torche soit suffisante.. je suppose que je peux mettre mes lucioles à contribution. C’est à vous de voir. »

« Je comptais justement vous demander votre aide. Toute excuse est bonne à prendre pour réadmirer vos perles de lumières. Mais je ne voudrais pas trop vous fatiguer, surtout, vous m’avez déjà bien aidé et gratifier d’une agréable compagnie. Je préférerais finir ce soir mais sinon, cela attendra demain matin.»

Ishdir plaça son œuvre sur le côté, le temps que celle ci sèche, et regarda autour de lui. Il faudrait ranger le lieu mais cela allait lui coûter beaucoup d’énergie, son inventaire était déjà bien rempli. Il préféra attendre d’avoir fini sa tâche totalement, avant de s’épuiser. Il profita de ce temps de pause pour continuer à questionner Esha un peu plus.

« D’ailleurs en parlant d’arme, avez vous eu des problèmes sur les routes ? Elles ne sont plus aussi sûres qu’elles étaient autrefois. Mais après cela dépend également de votre itinéraire.»

Tout en discutant, le sage azuré rassemblait les deux trois outils dont il aurait besoin et s’empara de la pièce en bois une fois celle ci totalement sèche. Armé de tout son attirail, et en bonne compagnie, il sortit dans la pénombre pour son ultime tâche. La nuit avait pris possession des cieux dorénavant et sans les êtres lumineux de la dame il aurait eu beaucoup de mal à se repérer. La troupe et les marchands commençaient déjà le repas, semblait il. On pouvait entendre les rires et les voix d’ici. Ils ne tarderaient pas à les rejoindre. Une fois arrivé sur place, Ishdir se mit au travail. Avec sa hache il démunit le châssis de sa partie endommagé. Il appliqua la colle sur les deux pièces et les maintint pendant environ une minute. Il avait prévu un système d'emboîtement qui donnait à la structure plus de résistance. Il renforça cette partie avec des clous et le tour était joué. Il ne faudrait plus qu’à réinstaller la roue demain et la roulotte tiendrait ainsi pendant de longs mois. Le travail fini il se tourna vers la douce aux yeux verts.

« Et bien voilà, travail terminé, encore merci de m’avoir tenu compagnie. Je ne vous retiens pas plus longtemps, vous pouvez rejoindre les autres.» Il voulut la congédier d’une main chaleureuse dans le dos, mais il se rattrapa en vol, par peur de froisser une nouvelle fois Esha.

Une fois seul, il rangea les outils qu’il avait sur lui puis se dirigea vers sa tante pour faire le ménage. Après avoir rangé l'entièreté de son barda, il s’assit un instant pour souffler un peu. Il se disait que cet effort n’était point vain, il allait enfin pouvoir savourer sa récompense. La présence d’Esha à ses côtés fut déjà un mets certain, mais il allait avoir ce soir un buffet de personnalité. Qui sait ce qui se cachait derrière chaque membre de cette troupe ? Il pourrait y découvrir des personnalité attachantes, troublantes, charmantes … Cette simple idée de mystères inexplorés lui redonna la force de se lever, et il sortit de son palais pour rejoindre la troupe.






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Esha Raj
MessageSujet: Re: À la croisée des chemins.   Sam 1 Déc - 23:11

Le Sindarin avoua que si Esha ne lui avait pas spontanément proposée son aider, lui-même en aurait fait au moins, ne serait-ce que pour voir de nouveau ses lucioles à l’œuvre. Toutefois il crut bon de souligner que si la nomade se sentait trop fatiguée, et que l’utilisation de cette capacité s’avérait ajouter à son épuisement.. Ishdir ne lui demanderait pas d’avantages pour ce soir. Esha secoua timidement la tête en signe de négation. Ponctuant ce geste par un sourire.

« Ne vous inquiétez pas. Mes lucioles ne requièrent guère beaucoup d’énergies, tout comme l’aura été la préparation de cette colle. Je crois encore pouvoir tenir d’ici à ce que vous en finissiez avec cette roulotte. Et nous pourrons ainsi dormir à tête reposée – sachant le problème réglé.  » Déclara calmement Esha. Dans le même temps, l’azuré disposa la branche sur le côté. Pour qu’elle sèche convenablement. Il jeta ensuite un regard circulaire, avisant probablement du rangement qu’il aurait à faire. La Terran parut inquiète à ce propos, doutant que les capacités du Sindarin ne lui fassent subir aucun contrecoup. Mais Esha pouvait aussi difficilement ranger à sa place. Ishdir ne sembla pas s’en alarmer dans l’immédiat et s’enquit plutôt – en rapport aux armes – de la sécurité des routes empruntées jusqu’à Canopée. Et par conséquent de Valencia.

« Hm. Non. Forte heureusement, nous n’avons fait aucune mauvaise rencontre. Mais je suppose qu’une troupe de cette taille peut difficilement être ciblée par un ou deux malfaiteurs isolés – à moins d’être parfaitement inconscients. Et puis, nous avons une escorte. » Expliqua Esha. Pour la plupart d’anciens combattants et mercenaires qui avaient acceptés de reprendre/garder les armes pour défendre Valencia. Comme par exemple Dastan. « J’imagine que de vôtre côté. Les risques sont aussi bien moindres, ainsi accompagné de Miraj. » Rétorqua la nomade. Dans une supposition.

Voyant que l’azuré rassemblait le nécessaire à la dernière étape de la réparation, Esha décida de lui apporter son aide. Une fois l’ensemble récupéré, ils quittèrent finalement la tante. Constatant de la pénombre, la Terran eut alors pour reflex d’invoquer ses lucioles. Ils prirent ensuite la direction du véhicule accidenté. Esha put constater que la plupart des Valenciens et compagnons de route d’Ishdir s’étaient réunis au camp central. Profitant de la chaleur des feus et d’un bon repas. Esha savoura l’idée de bientôt pouvoir les rejoindre. Arrivé devant la roulotte, elle dirigea consciemment ses lucioles sur l’épave, ses dernières se posant intelligemment sur sa surface du bois. De sorte que le Sindarin ait accès à la pièce endommagée, sans qu’il ne subisse la lumière directe.

« Le reste ne dépend plus que de vous. » Avoua Esha sans un sourire aimable, attendant patiemment qu’Ishir s’attèle à sa tâche et la termine. Un travail qui se révéla plutôt rapide et facile à accomplir. Grâce au bon ouvrage exécuté par l’azuré, la pièce s’emboita parfaitement. Et c’est satisfait que le Sindarin déclara avoir fini, avant de la remercier et ‘’l’autoriser’’ à rejoindre ses compagnons. La Terran lui sourit doucement et répondit avec une douce nonchalance.

« C’est bien naturel. Après tout ce que vous faites pour nous. Et je suis ravie d’apprendre que ma présence vous ait été utile … et agréable. » Soulignant ce dernier point avec une légère timidité.

Prête à le reconduire jusqu’à sa tante -  pour qu’Ishdir n’est pas à rentrer à tâtons, elle ne nota heureusement pas le geste de ce dernier. Celui-ci le désamorçant sitôt qu’il s’en rendit compte. Ce n’est qu’une fois de retour chez lui et assurée que tout irait bien pour lui qu’Esha repartit.

« Nous nous reverrons peut-être au camp central. Auquel cas, cette journée aura été fort … instructive. » Supposa la nomade. Mais dans le doute, elle salua tout de même poliment le Sindarin.

Puis elle siffla Geeti, qui trottina docilement à la suite de sa maîtresse, toujours aidée de ses lucioles. Elle ira retrouver Lhyra, qui lui indiquera l’emplacement de sa roulotte – dont elle avait allumé la lanterne, de couleur doré. Esha la remercia de s’en être occupé et s’y rendit, avoua n’être pas sûre de revenir plus tard dans la soirée. Suivant son degré de fainéantise et son côté. Son amie opina du chef et promit quand même à la danseuse de lui garder une part du repas. Elle la gratifia d’un sourire doux et reconnaissant. Puis s’éclipsa. Laissant les Valenciens et leurs compagnons de route profiter de l’ambiance chaleureuse et festive qui semblait s’être naturellement installée. Certains musiciens poussant même un peu de l’instrumental, à la demande de certains et certaines.  


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