Une soirée animée. - Page 2

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 Une soirée animée.

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Serënn
MessageSujet: Re: Une soirée animée.   Jeu 29 Nov - 15:22

Ma tendre compagne poussa un léger grognement, tout comme la petite renarde, au réveil en fanfare infligé par Lhyra. Apparemment aussi peu désireuse de se réveiller que moi, elle enfouit son visage dans mon cou puis, se résignant, ouvrit les yeux et se redressa un peu pour me jeter un regard interrogateur et un peu perplexe que je lui rendis. Pas plus qu'elle je ne savais ce qui se passait précisément, mais une chose était sûre: nous n'avions d'autre choix que de répondre à l'appel tels de braves petits soldats. Je ris doucement en voyant la jeune femme s'affaler sur le matelas, boudeuse, et en l'entendant se demander d'un marmonnement quelle mouche avait bien pu les piquer pour qu'il faille soudain se presser autant.

Un instant songeuse, elle sembla soudain réaliser - comme moi un instant auparavant - qu'elle n'avait pas passé la nuit seule, et s'empourpra légèrement avant de river ses prunelles aux miennes, puis de les laisser courir sur mon corps nu avec un sourire à la fois malicieux et timide avant de déclarer en riant:

"Hm. Je crois que le message est clair. Pas de resquillage possible."

Troublé aussi bien par ce regard que par le sous-entendu, bien éloigné de son habituelle réserve, contenu dans ses mots, je frémis légèrement alors que des idées n'ayant rien de sage envahissaient mes pensées et éveillaient dangereusement mes sens. Loin de fuir le péril, la jeune femme se pencha alors sur moi pour m'offrir un baiser tendre et passionné auquel je répondis de tout mon être - non sans la gratifier de sensuelles caresses au passage - avant de marmonner d'un ton dépité:

"Monde cruel et impitoyable..."

Je la suivis d'un regard volcanique alors qu'elle se levait et, amusé qu'elle s'empare sans vergogne de la couverture puis me lance un à un mes vêtements, ajoutai avec un rire dans la voix:

"D'accord, d'accord, je m'habille! Mais tu ne perds rien pour attendre belle ensorceleuse!"

Nous prîmes cependant le temps de faire un brin de toilette après qu'elle eut mis de l'eau à chauffer, non sans s'inquiéter un peu et espérer que Lhyra ait exagéré les faits comme elle avait semblait-il coutume de le faire. J'aquiesçai d'un petit hochement de tête et d'un sourire rassurant, partageant son espoir mais, bien que me refusant à le lui montrer, j'étais tout aussi inquiet qu'elle. Je savais que les "officiels", même s'ils appréciaient les divertissements offerts par les forains et autres balladins, ne prenaient souvent pas de gants lorsqu'il s'agissait de les faire partir. Je doutai que Lhyra ait inventé cette histoire d'abattre le chapiteau si la troupe ne se pressait pas, sachant fort bien que les dirigeants se soucieraient comme d'une guigne du coup terrible que cela porterait aux forains s'ils avaient décidé de libérer rapidement la place.

Alors que je finissai de m'habiller, Esha ouvrit la fenêtre en soupirant que le monde semblait avoir refusé de tourner rond aujourd'hui puis, avisant Dastan, l'interrogea pour savoir ce qui se passait. Le Yorka, apparemment réveillé aussi abruptement que nous, lui répondit qu'il n'en savait trop rien mais que des gars lui avaient dit que les Hespériens voulaient monter des estrades sur la place et qu'ils étaient sur les nerfs, ce qui me fit discrètement grimacer. Il ajouta que cela avait un lien avec l'annonce faite quelques temps plus tôt par le temps de Téneis concernant l'alignement des astres et supposa que l'on en apprendrait plus sur place avant de s'en aller vaquer à ses tâches. Ma bien-aimée scruta brièvement les cieux puis me dévisagea d'un air pensif auquel je répondis avec sérieux:

"Je ne veux pas t'inquiéter, mais je pense que nous ferions bien de nous hâter d'aller voir de quoi il retourne. Si les dirigeants ont donné l'ordre d'évacuer la place, leurs sous-fifres ne prendront sans doute pas de pincettes avec vous."

Je glissai un doux baiser dans son cou et ajoutai en ouvrant la porte de la roulotte:

"Finis de te préparer mon Amour, je reviens."

Je me dirigeai vivement vers le chariot de matériel où étaient entreposées mes affaires et m'équipai rapidement de mon armure et de mes armes et fis en sorte que mon luxueux pendentif d'argent soit bien visible. Je n'avais nulle intention de m'en servir bien sûr, mais si les gens du roi n'accorderaient sans doute pas la moindre considération aux membres de Valencia, j'avais le faible espoir qu'ils se montrent plus prudents si un noble Sindarin s'en mêlait. Aussitôt prêt je rejoignis Esha, non sans me demander avec une pointe d'inquiétude quelle serait sa réaction en me voyant pour la première fois sous mon jour guerrier, et lui proposai de nous mettre en route sans plus tarder.
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Esha Raj
MessageSujet: Re: Une soirée animée.   Ven 30 Nov - 12:47

C’est donc tout aussi déçu que Serënn dut se plier à l’appel de Lhyra, plutôt que de s’adonner à leurs petits jeux – déjà devenus favoris – avec Esha, qui lui renvoya sa pile de vêtements. La nomade ne put toutefois s’empêcher de rire quand son compagnon annonça que ce n’était que remise et qu’elle ne perdrait rien pour attendre.

« Tu m’en diras tant mon cœur.. J’attendrai donc de voir ça. » Souffla Esha, minaudant et le provoquant ouvertement, un sourire enjôleur étirant ses lèvres. Loin d’avoir entièrement mis de côté sa pudeur, elle avait visiblement décidée de faire un travail sur elle-même. Pour Serënn comme pour elle-même. Que la gêne ne revienne plus jamais s’immiscer entre eux, seulement du plaisir.

Sur ce et après s’être offert un brin de toilette, notre couple avait commencé à se préparer. Tandis que Serënn finissait de se rhabiller, Esha s’était brièvement entretenu avec Dastan. Ses propos interloquèrent la nomade, qui après un regard levé au ciel, s’était retourné vers le Sindarin. Ce dernier avoua alors qu’ils feraient mieux de se presser et d’aller vérifier par eux-mêmes. Car si cet ordre de départ venait ‘’d’en haut’’, alors ceux affectés au bon déroulé de la chose peuvent faire montre d’aucun scrupule. Après tout.. ils restaient des saltimbanques, des gens du voyage. Et la tolérance d’Hespéria avait ses limites.

Esha laissa échapper un soupir, bien consciente que la situation pouvait s’envenimer. Elle accueillit volontiers le baiser de Serënn, dégageant volontairement son cou, frissonnant légèrement au contact de ses lèvres. La nomade opina ensuite à la demande de son aimé, avant que celui-ci ne s’éclipse un instant. Égale à elle-même, Geeti s’empressa alors de suivre son second maître, venant fièrement trottiner à côté de lui. La Terran pouffa un peu, attendrie. Vous parlez d’une escorte.

Une fois la porte refermée, Esha se défit de sa couverture et termina de s’habiller. Optant pour une tenue certes un peu élimée, mais confortable et justement adaptée aux ‘’travaux de force’’. Elle ne comptait pas se rendre là-bas pour jouer les potiches. Après ça et puisque Serënn n’était pas encore réapparu, elle s’accorda une minute de rangement – la roulotte pouvant rapidement prendre des airs de capharnaüm - et s’occupa également de son orchidée. Une fois toutes ces tâches accomplies, Esha récupéra une écharpe, sortit à son tour de la roulotte et attendit sagement le Sindarin. Là encore, son regard émeraude se braqua un instant vers le ciel.

Ce qui l’empêcha de voir Serënn arrivé.

Qu’elle ne fut donc pas sa surprise lorsque sa moitié se représenta devant elle .. vêtu et armé en guerrier. La nomade se figea net, évidement choquée. Et surtout impressionnée. Son aimé dégageait en cet instant une force et une prestance typique d’un officier. Esha s’approcha timidement de lui. Elle l’étudia un instant de pieds en cap, détaillant les reliefs de son plastron du bout de ses doigts, notant évidement la présence du pendentif autours de son cou – assurément un signe d’appartenance à la noblesse Sindarine. Elle plongea ensuite ses méandres dans celle de son aimé.

« Tu es beau.. » Ne put s’empêcher de commenter la Terran dans un souffle troublé, bien qu’également frappée de plein fouet par ce décalage social. Comme si tout un monde venait de les séparer. Mais au de-là de la fascination, une profonde inquiétude brillait dans son regard de jade. Pourquoi avoir pris de tels dispositions ?

« Pourquoi t’es-tu équipé de la sorte, Serënn ? » Le questionna Esha, sa main gantée de cuir dérivant jusqu’à l’ovale de son visage, dans une caresse infiniment tendre. Elle doutait que le Sindarin ait fait ceci dans une optique autre que celle d’impressionner. Bien sûr. Mais elle voulait l’entendre de sa propre bouche. D’ailleurs et quand bien même. Cela ne mettrait-il pas son âme-sœur en porte-à-faux ?


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Serënn
MessageSujet: Re: Une soirée animée.   Ven 30 Nov - 16:07

Loin de faire ressurgir une quelconque gêne teinté de rougeurs, ma répartie lui promettant de nouveaux jeux amoureux fit rire ma compagne qui me rétorqua en minaudant, provocatrice en diable, qu'elle attendrait de voir ça. Connaissant sa pudeur et sa timidité habituelle, je ne pus qu'être ému de cette réaction qui en disait plus long que tout un discours sur sa volonté de s'ouvrir à moi. Je me doutai bien que cela ne devait pas être facile pour elle après ce qu'elle avait vécu et, une fois de plus sa force d'âme me rendit admiratif. La situation aurait-elle été moins sérieuse, les Valenciens ne nous auraient sans doute pas vus de la journée, mais malheureusement nous ne pouvions nous dérober, il nous fallait nous préparer.

J'allai donc m'équiper, avec l'aide précieuse de la petite Geeti qui semblait ne plus vouloir me quitter et ne me laissa enfiler mon armure qu'une fois que je lui eus fait quelques papouilles, puis revins vers Esha avec une légère anxiété. La belle danseuse, les yeux levés au ciel comme pour voir cette fameuse convergence responsable de tout ce stress, ne me vit pas approcher, mais en me découvrant soudain près d'elle elle se statufia net. Visiblement suprise et impressionnée, c'est avec une timidité retrouvée qu'elle s'approcha de moi, me contemplant de pied en cap et dessinant les contours de mon plastron du bout des doigts avant de river son regard au mien pour murmurer que j'étais beau. Je rosis légèrement sous le compliment, mais remarquai aussi que ses prunelles n'étaient pas exemptes d'une inquiétude qui se traduisit presque aussitôt en paroles tandis qu'elle caressait très doucement mon visage de sa main gantée:

"Pourquoi t’es-tu équipé de la sorte, Serënn ?"

Je lui souris amoureusement et me penchai pour lui offrir un tendre baiser avant de lui répondre:

"Parce que les idiots ne jugent les gens que sur leur apparence et qu'ils se montrent généralement plus mesurés face à quelqu'un arborant des armes et des signes ostensibles de richesse, mon Amour. Ainsi équipé, ma présence permettra peut-être de calmer un peu les choses si la situation tourne au vinaigre. On y va?"


Main dans la main, nous nous joignîmes à un petit groupe de Valenciens qui, inquiets, s'apprêtaient à rejoindre la place publique pour aller aider au démontage, puis nous dirigeâmes d'un pas rapide vers cette dernière. Lorsque nous y parvînmes quelques minutes plus tard, ce fut pour découvrir qu'une agitation hors normes y régnait. Bien sûr elle était toujours très fréquentée, mais aujourd'hui c'était différent: l'ambiance semblait particulièrement tendue et jamais je n'y avais vu autant de miliciens armés. En plus du vaste chapiteau de Valencia, de nombreux chariots chargés de poutres et de planches encombraient l'espace, certains en train d'être déchargés au détriment de tout bon sens car les piles de bois ne feraient que compliquer la tâche des saltimbanques et ralentir le démontage de leur tente. Sourcils froncés devant ce spectacle bien moins plaisant que celui auquel j'avais assisté la veille, je grommelai dans ma barbe:

"Eh bien, c'est du joli tout ça..."

J'avisai alors Onero qui, accompagné de plusieurs saltimbanques, tentait de parlementer avec un sergent de la milice qui n'était guère enclin à l'écouter au vu de sa mine revêche. Je vis aussi que des groupes d'Hespériens, artisans charpentiers et miliciens confondus, tentaient déjà de s'approcher du chapiteau, munis de cognées et de haches, avec la visible intention d'accélérer le démontage à leur manière. Bravement, les Valenciens tentaient de les en empêcher en s'efforçant de les raisonner, mais combien de temps encore y parviendraient-ils? Je désignai le groupe d'Onero à Esha et lui dis d'un ton qui n'avait rien de joyeux:

"Je crois qu'Onero n'aurait rien contre un peu d'aide... viens, allons voir s'il y a moyen de faire réfléchir un peu ce sergent...et reste près de moi, on ne sait jamais."


La discussion était indubitablement houleuse. Onero prenait visiblement garde de rester humble et poli afin de ne pas envenimer les choses, mais l'officier ne paraissait rien vouloir entendre et, alors que nous approchions, nous l'entendîmes rétorquer d'un ton colèrique:

"Vous aviez jusqu'à l'aube pour dégager, saltimbanque, maintenant écartez-vous de mon chemin et laissez-moi faire mon travail!"


"Messire sergent, sauf votre respect notre autorisation stipule que nous avons juqu'à après-demain midi pour achever le démontage, voyez vous-même!"

Le chef brandit un document à l'attention du milicien, mais ce dernier n'y jeta pas même un coup d'oeil et répliqua durement:

"Les ordres ont changé et vous en avez été avisé. Obéissez sans plus discuter si vous ne voulez pas d'ennuis..."

"J'en ai été avisé il y a deux heures messire" s'offusqua Onero avant d'ajouter d'un ton désespéré: "comment voulez-vous que nous rangions tout notre matériel en si peu de temps, c'est impossible! Laissez-nous jusqu'à demain matin, je vous en conjure!"

"Il n'en est pas question maraud, les ordres sont les ordres."

Je pressai doucement la main de ma compagne et lui murmurai de rester un peu en retrait, puis je m'avançai à hauteur d'Onero et m'adressai au sergent de mon ton le plus courtois:

"Salutation sergent, auriez-vous un problème?"

L'officier me dévisagea d'un air surpris mais, loin de se laisser déstabiliser par mon arrivée, il riposta sèchement:

"Ces saltimbanques avaient jusqu'à l'aube pour faire place, ils n'ont pas respecté le délai et vont maintenant en subir les conséquences, voilà tout."

"Vraiment?" demandai-je d'une voix neutre en m'emparant du document que tenait Onero, après lui avoir demandé son accord d'un regard interrogateur bien sûr. Je l'examinai brièvement avant de reprendre d'un ton étonné: "Pourtant il est écrit sur ce document officiel qu'ils ont jusqu'à après demain pour s'en aller, alors pourquoi cette soudaine hâte, sergent, je ne comprends pas bien..."

Le milicien s'assombrit encore un peu et lâcha d'un ton agacé et sourdement menaçant:

"Un bon conseil, Sindarin: ça ne vous regarde pas, alors ne vous mêlez pas de ça..."

Je lui retournai un sourire aimable et lui répondis d'un ton doucereux:

"Sinon quoi, sergent? Vous prendriez le risque de déclencher un incident diplomatique en me rouant de coups pour me faire taire? Allons, je suis sûr que telle n'est pas votre intention, ne pourrions-nous pas plutôt chercher un arrangement favorable à tout le monde?"

"Un incident diplomatique? Mais pour qui vous prenez-vous bon sang? Vous n'êtes pas à Canopée ici, et s'il y avait en ville un Sindarin assez influent pour me poser problème je le saurais! Dégagez maintenant, ma patience a atteint ses limites!"

A cet instant, un Terran âgé vêtu d'une toge ocre de belle facture et portant sous le bras plusieurs rouleaux de parchemin s'approcha en me scrutant avec attention, ayant visiblement entendu notre conversation. Il m'adressa une petite courbette à laquelle je répondis, reconnaissant en lui un membre de la caste des Eclaris, puis il posa une main amicale sur l'épaule du sergent et remarqua calmement:

"Loin de moi l'idée de vous dire ce que vous avez à faire, sergent, mais peut-être ignorez-vous que vous avez devant vous un membre de la légion des Astars?"

Devant l'air de profonde incompréhension de l'officier, il précisa:

"Les Astars forment la garde personnelle de la Reine Viwien, sergent, ce sont les seuls qui portent de tels tatouages. Nous devrions pouvoir trouver un arrangement, assurément, ne pensez-vous pas?"

Je remerciai l'Eclari d'un signe de tête et, profitant de l'hésitation que sa révélation avait engendrée chez l'officier, je proposai aussitôt:

"Je suis certain que si vos hommes aidaient les saltimbanques à démonter correctement leur chapiteau et à le replier, ces derniers seraient ravis de vous aider ensuite à monter vos estrades. Ainsi tout le monde serait gagnant et au final vos délais seraient respectés. Qu'en dites-vous sergent? Et vous, Onero?"
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Esha Raj
MessageSujet: Re: Une soirée animée.   Sam 1 Déc - 12:28

sa question Serënn esquissa un sourire aimant et vint réclamer ses lèvres, dans un tendre baiser. Puis expliqua que si la situation venait à s’envenimer, faute de prêter leur une oreilles attentives, à eux les saltimbanques, ils seraient peut-être en revanche plus enclin à le faire devant un membre de la noblessé. Comme l’indiqueraient assurément l’ensemble de sa tenue, ainsi que ses armes finement ouvragées. Esha soupira, comprenant qu’une opportunité de dialogue dépendait – malheureusement - trop souvent des apparences d’un individu. Et non du bien fondé de ses propos. Serënn se révèlerait donc comme un atout. Au cas où. La nomade lui offrit un regard désolé. Et ce même si le Sindarin avait décidé en son âme et conscience de se présenter ainsi. Elle esquissa un petit hochement de tête quant au fait de rejoindre Valencia.

Ils partirent donc main dans la main et se mêlèrent à un groupe également en partance pour la ville. C’est avec hâte qu’ils rejoignirent la place. Notre couple put alors constater l’ampleur des dégâts. Alors qu’une partie du chapiteau avait été démontée à la-vite, des charrettes appartenant aux artisans et contenant leur matériel se mêlaient au leur. Essayant d’engager leur travail au détriment de celui des Valenciens. Ce qui les retardait d’avantages et – pire encore - risquait de les mettre en danger. Esha promena son regard ci et là. Elle remarqua alors Onero plus loin, en plein pour-parler avec des soldats. Mais visiblement les négociations s’annonçaient plutôt mal. La nomade jeta un regard en direction de Serënn lorsque ce dernier commenta la scène. Il semblerait que Lhyra n’avait rien exagérée cette fois. Une première.

Son compagnon alla finalement rejoindre Onero, voyant bien que le chef de la troupe avait besoin d’aide. Il demanda à Esha de rester près de lui. Etonnement et extrêmement prudent. Sa tendre amie opina docilement et le suivit. Le sergent leur jeta un regard au coin à leur arrivée, dans lequel Esha put lire une certaine forme d’animosité ainsi qu’un profond dédain. Elle se fit un instant alors plus petite qu’elle ne l’était déjà. Puis l’officier revenu à Onero. Sur le même ton que le précédent – soit particulièrement acerbe et menaçant, il déclara qu’ils avaient reçu des ordres, rendant cette autorisation signée caduc. Et que faute d’avoir pris des dispositions.. ~ En deux heures ?! Esha fronça le nez. Ces types n’avaient aucune conscience de ce qu’une telle structure demandait comme organisation. Et quand bien, ils s’en fichaient purement simplement. Menaçant de tout détruire. Quel bande de..

Serënn murmura à sa compagne d’attendre ici – à l’écart. Esha plongea ses méandres dans les siennes, non sans lui communiquer son inquiète. Le message était clair : Pas d’imprudence. Elle ne tenait pas à ce que son aimé s’attire des ennuis avec la Garde. Sur ce la nomade le relâcha et le laissa rejoindre Onero. Au même moment. Lhyra réapparue.

«   Que fait ton homme en armure ? » Murmura sa comparse à son oreille, étonnée. Mais la Terran – par un simple ‘’shhh’’ - intima gentiment à son amie de se taire.

Cette fois le sergent s’attarda plus sérieusement sur le Sindarin quand ce dernier les salua, réalisant seulement qu’il dénotait des restes des Valenciens. Bien qu’on ne peut plus conscient du problème, Serënn demanda des explications. Le sergent lui mentit alors ouvertement, affirmant que le chapiteau aurait du être démonté depuis l’aube. Esha s’empourpra. Non mais.. Quel culot ce type ! Mais évidement loin de se laisser convaincre, son aimé exprima à l’inverse de sérieux doutes. Preuve à l’appui. Rapidement l’humeur du soldat s’assombrit. Et lorsqu’il crut bon de rappeler au Sindarin qu’il ferait mieux de rester à sa place, Esha se hérissa. Soudain lionne. Mais Serënn resta parfaitement impassible, rétorquant à son vis-à-vis qu’il ne ferait que créer un incident diplomatique, s’il s’avisait de mettre une quelconque menace à exécution contre lui. La nomade parut surprise de cette annonce, à l’instar du sergent qui rappela qu’il était loin de Canopée et lui demanda donc en quoi Serënn pourrait avoir une influence ici.

Probablement interpellé par toute cette agitations et la présence du Sindarin, un vieil s’approcha du groupe. Apparemment un Eclari. Après avoir échangé de silencieuses salutations avec Serënn, le Terran se permit ensuite d’interpeller l’officier. Semble-t-il bien plus conscient de son statu. Les Astars furent alors mentionnés, par la présence de Serënn. Esha observa son amant, toute aussi perdue que le sergent. Seul Onero semblait avoir saisit ce que ça signifiait, alors stupéfait. L’Eclari apporta ses quelques précisions, tatouage de l’homme en guise de preuve, provoquant la surprise générale. La garde personnelle de la Reine ?! Le Sindarin s’était décrit comme officier. D’accord. Il avait avoué que si la Reine venait à faire appel à lui il n’aurait d’autre choix que d’y répondre. Certes. Mais Esha ne s’était pas imaginée que c’était au sens strict du terme. Plutôt une façon de dire qu’entre l’intégrité de son Royaume, de sa Suzeraine et sa vie personnelle, Serënn devrait évidement pencher pour Canopée. Mais là..

Profitant alors de l’effet de surprise, notre tatoué proposa quelque chose. Si les artisans ainsi que les gardes apportaient leur aide aux Valenciens, le démontage se ferait plus rapidement. Et en retour, les saltimbanques apporteraient également leur contribution pour l’installation des estrades. Ainsi tout pourrait se faire plus sereinement et dans les temps. Onero sembla approuver. Notant que –

« La venue d’un tel évènement doit être signe de rassemblement et de cohésion. Ne faisons pas offense à Ténéis en offrant un si piètre spectacle de nous-mêmes. Voulez-vous ? » Ponctuant sa phrase en tendant sa main vers le sergent. C’est non sans un grognement que ce dernier dut abdiquer, offrant une poignet de main ferme à Onero avant de se détourner de l’assemblée. L’un des subordonnés s’inclina en signe de respect et alla ensuite prévenir les artisans. Tandis que Lhyra s’occupait d’informer les Valenciens. Esha se proposa de l’accompagner, non sans échanger un regard entendu à Serënn – remercié par le chef de la troupe. Se doutant qu’il la rejoindra dés que possible.

D’ici une dizaine de minutes une organisation se mit en place. Pendant que les hommes forts s’occupaient des structures et du gros œuvre, les moins battis géraient la manutention. Esha – accompagnée d’autres - s’était assignée au pliage et rangement des tentures, devant suivre une méthode bien précise pour qu’elles prennent un minimum de place et ne s’abiment surtout pas. Lhyra la rejoignit peu de temps après. Et sans surprise.. son amie voulut s’informer des détails les plus croustillants de sa soirée. Esha s’empourpra de gêne.

«  Mais !.. De quoi je me mêle à la fin ?! » S’offusqua la nomade, devenue pivoine.

«    Roh. Aller.. En plus. Tu avoueras que tu as touché le gros lot. » Dans un clin d’œil. La Terran soupira lourdement devant toutes ces frivolités, esquissant un sourire à la fois amusé et dépité.

«  Occupe-toi plutôt de ranger ça. » Lui demanda gentiment la nomade, coupant net à toute conversation controversée. S’offrant par la même occasion un peu de recul.

C’est avec une lourde pile de tissus dans les bras qu’Esha parti en direction des roulottes pour ranger le tout. À sa plus grande surprise, Geeti l’accompagnait. Mais tandis qu’elle déposait les toiles, son animale se mit à grogner.

« Qu’est-ce que tu as ma belle ? » S’étonna la nomade en voyant sa fennec tout hérissée et camper sur ses pattes. Esha descendit de la carriole et jeta un regard dans la direction qu’elle fixait. En face d’elles, des gens qui s’affairent. Et pourtant, la désagréable impression d’être observée s’insinua peu à peu en elle. Elle força sur sa vue. Et pendant un instant, elle crut voir une silhouette se détourer du reste de la foule..  

Puis soudain, une main se posa sur Esha, provoquant un sursaut et souffle de peur chez la nomade qui s’écarta vivement. Un reflexe. Tout comme sa main aussitôt posée sur sa cuisse, la où aurait été sanglée Aiguille. Si elle l’avait emmenée..
 


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Serënn
MessageSujet: Re: Une soirée animée.   Sam 1 Déc - 17:04

La révélation de l'Eclari ne manqua pas de surprendre toutes les personnes présentes, à commencer par ma bien-aimée dont je sentis le regard incrédule se poser sur moi. Je regrettai un peu qu'elle l'apprenne ainsi mais, étant tenu au secret, j'avais été contraint de me montrer évasif sur ma place réelle au sein des armées de Canopée et, somme toute, je n'étais pas mécontent qu'un autre que moi la renseigne un peu plus à mon sujet. Quoi qu'il en soit je gardai mon attention focalisée sur la discussion en cours, l'avenir des saltimbanques dépendait de son issue et il était exclu que je laisse un officier obtus détruire leur chapiteau et mettre en péril leur gagne-pain.

Fort heureusement le sergent se montra tout de suite plus réceptif une fois qu'il eut appris que je faisais en quelque sorte partie des proches de la reine de Canopée. Adroit, Onero lui tendit la main en arguant que l'événement à venir devait être signe de rassemblement et de cohésion et que montrer un si fâcheux exemple aurait été susceptible d'offenser Téneis, si bien que le sergent abdiqua et serra la main tendue. Je soupirai discrètement de soulagement, le pire venait d'être évité pour ceux qui, au fil des jours, étaient devenus des amis. L'un des subordonnés de l'officier se chargea d'aller prévenir son monde et, Lhyra ayant déclaré qu'elle allait de son côté informer les Valenciens, Esha me jeta un regard entendu et se proposa de l'accompagner. J'acquiesçai d'un petit hochement de tête et d'un tendre sourire puis, après qu'un Onero fortement soulagé m'ait remercié chaleureusement de mon intervention, je discutai quelques instants avec l'Eclari puis allai tout naturellement donner un coup de main pour le démontage du chapiteau.

Kress s'en avisa presque aussitôt et me rejoignit vivement, l'air sévère:

"Ménage-toi mon garçon, ta blessure est encore récente et je ne tiens pas à devoir te recoudre une nouvelle fois. Va plutôt aider ta douce et tendre à ranger le matériel léger dans les chariots. D'ailleurs, à ce propos..."

Prenant mon bras, il m'entraîna un peu à l'écart avant de poursuivre, plus sérieux que de coutume:

"Je suis heureux pour elle de ce qui se passe entre vous, il était grand temps qu'elle rencontre quelqu'un qui sache l'aimer comme elle le mérite et je sais que tu es quelqu'un de doux et de bon. Mais tu es un Sindarin et Esha est une Terran, as-tu bien réfléchi à ce que cela impliquait, pour elle comme pour toi?"

Je le dévisageai en silence quelques instants, soupesant soigneusement la question avant de lui répondre songeusement:

"J'y ai réfléchi, oui. Je suis bien concient que c'est... une folie, quelque part. Je ne sais pas ce que l'avenir nous réservera, comment nous parviendrons à gérer les difficultés que fera naître notre relation, mais je sais une chose: si je reniais mes sentiments pour elle par crainte du futur, de ces difficultés, je le regretterais toute ma vie. Je sais que la durée de son existence ne sera, pour moi, qu'un temps beaucoup trop court, que la voir partir alors qu'il me restera des siècles à vivre sera un coup terrible. Mais au moins aurons-nous tous deux connu le vrai Amour. Je ne l'abandonnerai pas, Kress, je ne peux tout simplement pas."

Le médecin me scruta attentivement durant quelques secondes, puis il me sourit avec bienveillance:

"Je suis heureux de l'apprendre. Mais écoute le conseil d'un vieil homme, garçon: Esha est jeune, parfois impulsive, et il lui arrive de se laisser emporter par sa passion sans plus penser à elle-même, comme tu as dû t'en rendre compte en la voyant danser. Alors assure-toi qu'elle mesure bien les implications de votre amour, à tous les niveaux, parce qu'elles pourraient la blesser de la plus terrible manière si elle en prenait conscience trop tard. Comprends-tu où je veux en venir?"

"Oui..." soufflai-je, la gorge nouée, avant d'ajouter avec reconnaissance: "Merci de ton conseil, mon ami, je ne l'oublierai pas."

"Bien, alors dépêche-toi de la rejoindre. Et tâche de ne pas trop la distraire, jeune garnement, nous avons du travail aujourd'hui!"

Bien que rougissant joliment au sous-entendu, je ne pus m'empêcher de rire et de lui promettre d'être sage... au moins jusqu'à ce que l'ouvrage du jour soit achevé. Après que le vieil homme m'ait libéré, je me chargeai d'autant de matériel que je pouvai en porter et me dirigeai vers le camp, ne m'arrêtant que quelques instants chez un herboriste se trouvant sur le chemin. Lorsque je parvins au campement et, après avoir demandé à quelques Valenciens où elle se trouvait, rejoignis Esha, j'assistai à une scène qui me fit froncer les sourcils: la jeune femme, apparemment aussi tendue que Geeti qui grognait, poils hérissés, sursauta violemment lorsque Lhyra, dont elle devait pourtant savoir qu'elle était juste à côté d'elle, lui posa la main sur l'épaule. Plus surprenant encore, je la vis porter instinctivement la main à sa cuisse, là où elle dissimulait habituellement sa fine dague, comme si elle s'attendait à devoir défendre sa vie! Je m'approchai aussitôt d'un pas rapide, prenant bien soin à ce qu'elle me voie arriver, et demandai à Lhyra avec un sourire d'excuse:

"Pourrais-tu nous laisser quelques instants, s'il te plaît?"

"Pour que vous froissiez toutes ces tentures que nous venons de plier? ", demanda-t-elle en m'adressant un clin d'oeil égrillard avant de se sauver en riant comme une petite folle sous mon regard aussi gêné qu'amusé. Je me tournai alors vers ma bien-aimée et remarquai doucement en désignant la petite renarde du menton:

"Vous m'avez l'air bien tendues toutes les deux, quelque chose ne va pas?"

Un petit moment plus tard, les raisons de cette tension éclaircies d'une manière ou d'une autre, je pris mon courage à deux mains et lui tendis le petit sachet d'herbes que je venais d'acquérir en m'empourprant un peu et en précisant d'un ton gêné:

"Je... j'ai pensé que ceci te serait utile... c'est du thé de lune... enfin, nous l'appelons ainsi. C'est... c'est pour que tu ne tombes pas enceinte sans le vouloir..."

J'attendis qu'elle ait pris le sachet et, peu enclin à m'attarder maintenant sur ce sujet sensible, ajoutai:

"Oh, j'ai discuté un peu avec l'Eclari de cette conjonction des astres. Il m'a conseillé de regarder le ciel, cette nuit, alors je me disais... nous pourrions aller nous promener un peu hors de la ville, ce soir... juste tous les deux. Nous verrions mieux les cieux sans toutes les lumières de la cité... qu'en dis-tu?"
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Esha Raj
MessageSujet: Re: Une soirée animée.   Dim 2 Déc - 13:13



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Une soirée animée.
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