Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn

Bienvenue

Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

Liens rapides

Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 5
• Eclaris: 2
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 6
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 3
• Civils: 13

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Gexon
[Novembre/Décembre en temps réel]

Tableau d'honneur


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
:: Reine d'Elusia ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: Reine d'Elusia ::
Hinaya Osiris
MessageSujet: Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn   Lun 26 Nov - 18:29

Pensées éteintesPourquoi devrais-je m'excuser
Pour le monstre que je suis devenue
Lorsque personne ne s'est excusé
Pour m'avoir fait devenir ce monstre.
( House Stark → GOT )
La fumée s'échappa.
L'odeur l'enivra, l'apaisa, lentement, elle s'évada loin des tumultes de la vie élusienne. Loin de ces autres gens qui oubliaient ce que c'était que d'être humain et nourrissaient la bête féroce qu'ils cherchaient tant à voir de leurs beaux yeux aveugles. La couleur de l'ignorance, voilà tout.
La chaleur se mélangeait avec sa fumée et le bois qui crépitait sous la cheminée. Le feu dansait sous son regard bienveillant. Bientôt, la dame trancha la quiétude qui s'était alors installée par le sifflotement qui s'échappait harmonieusement de ses lèvres toujours aussi gercées à ce moment-là de l'année.
Assise sur un fauteuil moelleux, les genoux remplis de paperasses en tout genre, elle appréciait l'ardeur qui chatouillait sa peau dorée dans un calme pur ; c'était son moment de répit.
Disciple de Téneis, il n'y avait rien qui pouvait égaler sa foi, sans compter son peuple évidemment ; celui-ci passait toujours avant tout, bien sûr. Si elle ne les chérissait pas autant que la prunelle de ses yeux, elle n'aurait pas attendu une seule seconde de plus pour rejoindre ses frères et sœurs de croyances. La Grande Convergence…

Et puis soudain, le silence s'installa. Les sifflotements de la dame cessèrent. La cendre tomba de sa pipe. Et alors, elle entendit des voix résonner comme un écho venant perturber le calme pur de la journée. Ses yeux s'ouvrirent en grand alors qu'elle avait tendu l'oreille : la forêt s'était tue.
De toute sa grandeur, la dame se relevant, jetant sans s'en rendre compte ses beaux parchemins près du feu et accourra hors de son modeste logis, n'oubliant pas de fermer méticuleusement le miroir de son âme.
Le froid s'était installé tandis qu'on était en pleine saison morte, le vent s'était levé, l'atmosphère ambiante semblait plus grise et morne qu'habituellement, et surtout, ce qui effrayait encore plus la reine, c'était que les habitants d'Élusia avaient le souffle coupé ; elle n'entendait plus leur rire, leurs chamailleries, leur vie. Il n'y avait qu'un silence de mort.

Peut-être qu'elle était trop occupée par ces étranges événements ou qu'elle fermait son regard qui ne dorme jamais pour pouvoir se concentrer sur son peuple et non sur sa haine… Mais au plus profond de ses entrailles, cachée par ses soins, elle sentait qu'une odeur inhabituelle flottait tout près de sa position.

Alors, le temps se suspendit. Le monde s'effondra sous les pieds de ceux qui l'arpentaient. Et le déluge souffla le mal dans la poitrine des Hommes. La nature se retourna contre son peuple, grondant avec férocité.
La dame sentit des regards apeurés se poser sur elle tandis que des oiseaux s'effondraient sur le sol de la cité de l'eau. Ses ailes se déployèrent alors aussitôt qu'elle entendit le premier bruit sec claquer et l'odeur de désolation parvenir jusqu'à ses narines, et elle s'envola à quelques mètres afin que tout son peuple puisse la voir.

« Ne soyez pas stupide ! Fuyez vite dans vos logis, ne vous retournez pas ! Ils n'ont pas besoin de votre pitié, mes amis ! Ils sont déjà morts ! » Elle cria plus fort. « C'est la Grande Convergence ! »

À travers tout ce chaos, la dame semblait être forcés de voir l'évidence : quelqu'un n'avait pas bougé comme s'il y trouvait une quiétude malsaine.
Son regard clos se contenta de l'observer en attendant d'avoir la certitude de ce qu'elle avançait ; après tout, il y avait trop d'odeur pour qu'elle puisse savoir la vérité.
©️ 2981 12289 0


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le voyageur ::
avatar
:: Le voyageur ::
Tharn Emahn
MessageSujet: Re: Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn   Jeu 29 Nov - 17:41

C'était dans une petite cité-état aux alentours de Ceberina que j'avais décidé de demander asile. Les chemins qui mènent à Delil sont multiples, mais aucun d'entre eux ne se fait sans rencontres. C'était le soir, et j'avais décidé de profiter encore un peu de la citadelle qui m'avait si généreusement accueillie, avant de devoir la quitter le lendemain matin. Ainsi, je déambulais sur ce qui semblait être la place centrale, où un silence mort s'était installé. Sur les pavés gris remplis d'imperfections était posée une sorte de brouette, les branches touchant le sol. Quelques échoppes faites à partir de deux fûtes et d'une planche,abritées sous des petites tonnelles au toit plat et aux couleurs vives étaient apposés au dos d'une chaumière, et, au centre de tout, au centre des ruelles sombres coupées par des bâtiments, un puits taillé dans une pierre blanche se tenait immobile et serein.  

Excepté le gouffre, l'endroit semblait mystérieusement désert. Je ne déplore pas un manque d'animation, je trouve juste cela étrange, ce calme, alors que d'ordinaire, même le silence fait d bruit. Mes oreilles sifflaient étrangement, comme si elles absorbaient ce bruit sourd pour vouloir le devenir elles-même ; et la nature se mettait en colère ; je le sentais. La sentence et les oiseaux tombaient, la mal se rependait, et, incompréhensif, je demeurais immobile. Je n'avais pas à entraver la volonté de Delil, et, bien que celle-ci risque de m'être fatale, je devais rester debout, dans la tempête. Pourtant, d'un autre côté, mon humanité, ma peur me tenait. Je ne voulais pas mourir. Pris en tenaille entre les deux, je ne compris encore moins ce qui se passait, lorsqu'une sorte d'aigle géant se leva au-dessus de la cité, me surplombant de toute sa grandeur, et se mettant à parler.  

-   Ne soyez pas stupide ! Fuyez vite dans vos logis, ne vous retournez pas ! Ils n'ont pas besoin de votre pitié, mes amis ! Ils sont déjà morts ! C'est la Grande Convergence !


Quand on parle du faucon, celui-ci pointe le bout du bec ... Flèche s'agrippait à mon gantelet de toute sa force, me lacérant le bras dessous, comme si la nature voulait l'emporter. "Reste avec moi mon grand !". Je lui criais cela, mais, avec le vacarne croissant, je n'arrivais même plus à l'entendre piaffer. L'aigle continuait à voler, au-dessus de moi. Mais qu'est-ce qui se passait ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: The Boss ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: The Boss ::
Le Messager
MessageSujet: Re: Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn   Mar 4 Déc - 20:55

Alors que la nature est devenue silencieuse, une pluie de mort s'abat sur Elusia. Les oiseaux qui jusque là piaillaient encore il y a un jour, commence à tomber comme la pluie. Tous se raidit brutalement, comme saisis par la main de Kron, et chutent inexorablement sur le sol. Ils tombent encore et encore, un à un, comme si un nuage passait au dessus de vos têtes.

Il y a toutes sortes d'oiseaux : des moineaux, des hirondelles, des corbeaux, etc... Il n'y a pas une espèce en particulier qui semble épargner. Mais alors que vous tentez de vous mettre à l'abri de ces volatiles cadavériques, un petit groupe de yorkas passe tout prêt de là avec une inquiétude relative dans le regard. Ils sont trois, une femme d'essence féline, un homme d'essence lapine et un autre est d'une nature à plume et n'a pas entendu le discours de la Reine.

« Regardez tous ces oiseaux !!! Je vais mourir !! Je vais mourir à mon tour !!! Je suis trop jeune pour ça !! »
« Mais non que dis-tu !!! Tu ne mourras pas !! »
« Regarde !!! Cela n'arrête pas !! Tu as vu tous les cadavres que nous avons eu sur notre chemin !!! Une malédictions sévit sur Elusia !!! On maudit le ciel ! On maudit ceux qui volent !! »
« Arrête de gémir !! Tu dis n'importe quoi ! »

Alors que l'homme-oiseau était terrifié, l'homme-lapin ramassa un cadavre d'oiseau et l'examina. Il était dur comme de la pierre, froid et glacé.

« C'est vraiment bizarre... mais c'est pas naturel en tout cas. »
« Est-ce que ça ne serait pas encore... les colosses ? Un nouveau colosse ? On ne nous épargnera donc rien !! »
« Mais non ! C'est pas... possible... hein ? »
« Regardez le ciel bon sang !! Je vais mourir !!! »

Malgré les nuages, malgré les chutes d'oiseaux, on distingue légèrement l'alignement des soleils. Les trois inconnus repartent, se protégeant la tête pour se mettre à l'abri, ou rentrer chez eux.... jusqu'à ce qu'il ne resta presque plus personne dans la rue, si ce n'était que vous. Que vous le vouliez ou non, vous êtes confronté à cette étrangeté. Posez vous les bonnes questions : fléau de Kron, Colère de Fen ou bien autre chose....


★★★★★

LES REGLES :

  • Vous avez une semaine pour poster votre réponse au messager.
  • Vous devez poster votre message à la suite de celui-ci.
  • A la suite de votre message, le messager vous contactera pour vous donner la marche à suivre.
  • Bon jeu !






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Reine d'Elusia ::

|| Informations ||
Fonction:
Pouvoirs, spécialités & Don:
Relations & Contacts:
avatar
:: Reine d'Elusia ::
Hinaya Osiris
MessageSujet: Re: Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn   Mer 5 Déc - 19:51

Pensées éteintesPourquoi devrais-je m'excuser
Pour le monstre que je suis devenue
Lorsque personne ne s'est excusé
Pour m'avoir fait devenir ce monstre.
( House Stark → GOT )
Tout s'embrasa.

Au plus profond de ses entrailles, dans les recoins les plus sombres et mauvais se cachait une minuscule flamme. Elle ne parlait jamais et se contentait de survivre jusqu'à ce qu'on ait besoin d'elle. Elle représentait toute la haine que la reine refoulait. Et ce, seulement pour son peuple. Et lorsque la dame flanchait, une seule seconde suffisait, elle s'échappait, s'amplifiait et effaçait tout esprit critique ou sens morale.

Une peur sans nom avait commencé à dévorer son estomac tandis qu'elle se demandait si ces événements n'étaient tout simplement pas dû à cette unique personne ; après tout, elle semblait bien trop sereine pour cela. Parmi la foule, elle observait calmement sans émettre un seul geste. Sa respiration était presque trop tranquille face à ce spectacle.
La reine savait qu'elle avait beaucoup d'ennemis, savait que les autres peuples tenteraient certainement de lui voler ses biens ou de mettre un terme à son règne. Elle redoutait le jour où quelqu'un souhaiterait les détruire, si bien qu'elle ne se rendit pas compte que tout ceci n'avait aucun sens, aveuglée par ses propres tourments. Ironique en un sens.

La connerie de l'Homme n'a pas de frontières, est partout.
Hinaya pourrait avoir confiance en l'Homme, croire que cette personne était là au mauvais endroit et au mauvais moment. Mais elle ressentait, quelques fois, comme la simple envie de profiter de son pouvoir, faire du mal sans que sa conscience ne la blâme. Certes, elle n'avait confiance en personne tant que le contraire n'était pas vrai. Seulement, elle profitait bien trop de ce fait.
Elle aimait faire souffrir les gens dans son autre vie, et chacune d'entre elles avait laissé des marques indélébiles. Alors en ce jour, elle voyait une opportunité de redevenir ou d'entrevoir cette vie de satisfaction quotidienne.
Son cerveau n'était, après tout, qu'un cheminement illogique de pensées haineuses et mauvaises.

Et lorsque la rue se vida…

La poitrine de la dame se gonfla, ses ailes se replièrent légèrement et elle fonça en piqué vers cette personne bien trop suspect à son goût. En quelques instants, les énormes griffes de ses pieds, subtilement décorées d'or, se refermèrent sur le cou de l'étranger qu'elle fit aussitôt tomber violemment sur le sol ensanglanté.
Son souffle était malgré tout serein et sa voix impassible, cachait un manque évident de calme.

« Vous avez cinq secondes pour arrêter cette pluie. »

Son visage était couvert d'un liquide chaud au goût de sang. Les oiseaux s'écrasaient sur son crâne et sur le sol avec une vitesse si folle que certains des corps les plus fragiles se déchiquetaient pour ne laisser qu'un amas de sang frais et difforme. L'odeur et le bruit significatif du fracassement contre la pierre froid du sol étaient certainement pires que d'observer ce sinistre spectacle. Pour elle, tout était amplifié et chaque banalité du quotidien devait être calculée au millimètre près. Pire encore, son ouïe surnaturelle lui conférait de grand pouvoir qui rendait chaque respiration semblable au son d'une véritable bataille. Enfin, si elle n'était pas ajustée à la manière de n'importe quel pouvoir.
En ce jour, cette flamme avait effacé tout son contrôle de la chose et bientôt, ses oreilles laissèrent couler son propre sang. Seulement, l'adrénaline effaça toute trace de douleur pour ne laisser qu'une rage brûlante.

Et la fumée de sa pipe s'échappa de sa bouche.
©️ 2981 12289 0


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
:: Le voyageur ::
avatar
:: Le voyageur ::
Tharn Emahn
MessageSujet: Re: Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn   Dim 9 Déc - 11:30

Avec la violence d'un fouet, l'aigle géant me percuta, me forçant à toucher le sol. En quelques instants seulement, ses serres enlacèrent et lacérèrent ma gorge, et l'une de ses griffes vint appuyer sur ma carotide ; je commençais à manquer d'air. Le sang coulait à flot de partout, et ma vue commençait à se brouiller. J'avais l'impression qu'en pressant sur ma gorge, il faisait peu à peu sortir mes yeux de ses orbites. Ma tête tournait, je sentais le malaise arriver. Trop de sang, trop de sang. Comment tout cela avait-il pu prendre cette tournure en quelques minutes seulement ? Du sang, partout. Il sortait de ma bouche, par une toux déchaînée. Flèche était à côté de moi, il semblait avoir été gravement blessé à cause de l'impact. Tout cela devait cesser.

- Je n'y peux rien, je n'y suis pour rien, arrêtez !

Ma toux s'intensifia. J'avais hurlé pour couvrir le bruit de ses accusations, mais ça me semblait insuffisant. Comment faire pour sauver ma peau, comment faire pour survivre ? Repris de mes émotions, je commençais à me débattre, et de ma main gauche, j'essayais d'enlever de ma gorge l'épée de damoclès ; de l'autre, je plantais mes ongles à travers le plumage, dans la chair qui m'était accessible, aveuglé par le goût du sang. Mes jambes aussi s'agitaient, mais mes organes commençaient à ne plus être irrigués, mon cœur s’accélérait, et mes mouvement déjà si inutiles commençaient à faiblir.

- Si j'étais à l'origine de cette pluie, je l'aurais arrêtée au moment même où vous avez posé vos serres sur moi. Arrêtez, je vous en prie.

C'était ma dernière complainte. Elle ressemblait plus à une supplicade muette qu'à un véritable discours, mais j'espérais qu'elle puisse enfin me libérer de ces griffes. J'essayais de rassembler mes prières à Delil en un point convergent, et avec la plus grande concentration dont je pouvais faire preuve, je priais pour lui. Il était rare que je lui demande quelque chose, mais le désespoir m'incitait à le faire ; il fallait qu'il me vienne en aide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pensées éteintes ♠ Ft. Tharn Emahn
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Seul et sage pensée!
» Pensée solitaire sur le toit... [Libre]
» Petite pensée pour le Japon
» Tome 9 - Ce que vous en avez pensé ! ♥
» Perdu dans ses pensées et son manteau...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Istheria, le monde oublié :: Cebrenia, le pays des Grandes CitésTitre :: • Les Alentours - SPECIAL EVENT-
Sauter vers:  

(c) ISTHERIA LE MONDE OUBLIE | Reproduction Interdite !