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 Les venimeuses rencontres

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:: Le Sage Azuré ::

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MessageSujet: Re: Les venimeuses rencontres   Les venimeuses rencontres - Page 2 Icon_minitimeLun 25 Mar - 20:35

Le sage bleu avait suivi les indications de la sirène et s’attelait à écraser la belgora. Un travail bien moins fatigant que de battre le fer dans une forge. Pendant que son corps fonctionnait machinalement, leur discussion filait de question en question et de réponse en réponse.

«- A vous entendre, j’ai l’impression que vous avez cent ans… Vous devez avoir déjà connu et découvert beaucoup. Mais cela a l’air effectivement bien similaire, quoique plus technique et plus dangereux aussi. Cela me donne envie de commencer mes cours rapidement. »

En relevant la tête vers lui, elle lui offrit un merveilleux sourire, bien qu’un peu timide. On dit que le sourire est l’arme la plus dévastatrice des femmes. Et celui ci était formidable, aucune de ses créations ne pouvait rivaliser avec une telle puissance de feu. Il ne put s'empêcher de lui renvoyer son sourire et tenta de détourner l’attention de son esprit envouté en lui répondant.

« Cent ans ? J’ai bien peur que vous pouvez doubler ce chiffre. A cent ans je n’étais encore qu’un jeune homme peu instruit et bien moins compétent que vous ne l’êtes aujourd’hui. C’est étrange comment la notion du temps peut être différente selon notre espérance de vie ...» Il fit une petite pause, comme pour méditer sur cette affirmation philosophique, mais l’érudit repris très vite sur un autre sujet. « Content de voir que vous êtes une élève impatiente. Et je suis un professeur tout aussi impatient, j’ai hâte de vous montrer les merveilles de l’alchimie. Nous commençons quand vous le désirez, dans la soirée ou demain par exemple.»

Un sourire était anodin, banal, un simple signe de satisfaction. Et pourtant pour un cœur à la recherche de nouvelle expérience, de nouvelle histoire c’était une opportunité. Son esprit optimiste ne pouvait s'empêcher de voir en ce geste une raison plus … alléchante. Un signe, une ouverture, une attirance partagée. Ishdir était le genre de personne à s’attacher aussi rapidement qu’il s’en détache. Et il le sentait, son coeur battait pour cette ange marine. Il la connaissait à peine, mais l’étrangeté de sa personnalité et de son physique avait attisé sa curiosité. Pour lui, c’était ce qui se rapprochait le plus de l’amour. Il devait user de toute son expérience et sa raison afin de se reconcentrer sur sa tâche actuelle.

« - Poursuivez encore un peu, et une fois que la Belgora ressemble à un sable fin, vous pouvez arrêter. Je dois saluer la qualité de votre travail, cependant, il est exemplaire. »

« Oh ! Arrêtez, vous allez me faire rougir. Et ce serait assez cocasse pour homme avec une peau comme la mienne. » Plaisanta t-il tout en continuant son œuvre jusqu’à atteindre le résultat escompté.

« Peut-être pourriez-vous mettre le matériel en place pour la distillation, le temps que je termine ? »

« Avec plaisir.»

Rien de mieux qu’un puzzle pour occuper son esprit. De petit regard furtif continuait de pleuvoir sur la créature aux cheveux cristallins. Il se sentait bête comme à ses premiers amours de jeunesse. Pourtant il savait la futilité de telle histoire, et leur inconsistance dans le temps. Et malgré cela, il les appréciait, même lorsque ses sentiments n’étaient pas partagés.

La distillation était une tâche qu’il maîtrisait, un basique dans de nombreux domaines. Il se saisit donc du matériel adéquat qu’ils avaient préalablement ramené. Il plaça la fiole d’eau au dessus de la source de chaleur et prépara une deuxième fiole pour réceptionner l’eau purifiée.

« J’imagine qu’il ne reste plus qu’à allumer ? »

Alors que le processus était en cours de réalisation, le sage azuré vut là une opportunité de glisser une petite question.


« Par curiosité, je me suis posé la question si vous viviez seul ici ? Il n’est pas rare de voir des artisans avec leur maître ou leur mari dans leur échoppe. Je suis un peu surpris de n’avoir croisé personne d’autre qu’un tigre très accueillant … »






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MessageSujet: Re: Les venimeuses rencontres   Les venimeuses rencontres - Page 2 Icon_minitimeMer 27 Mar - 12:20


Deux cents ans… Le poids des années roulait dans sa tête comme des vagues, la ramenant sans cesse à contempler sa propre existence à travers l’écume. La notion du temps… Tous les matins, en se réveillant, elle voyait dans le coin de l’aube l’ombre d’une mort prochaine qui devenait de plus en plus grande à chaque levée de soleil. Le temps s’effilochait, s’écoulait comme les grains d’un long sablier qui s’égrainait inexorablement jusqu’à être vide. Alors qu’était une vie quand ce sablier n’avait pas de fond ? Alors qu’ils moulaient ensembles les mêmes graines végétales, elle avait du mal à réaliser que l’homme à côté d’elle avait quelques deux cents ans de plus qu’elle, qu’il avait vu le monde pendant presque deux siècles alors qu’elle n’avait vu que les limites de la mer de glace. Qu’il avait dû voir le monde de toutes part… C’était impressionnant, et elle en restait subjuguée.

Mais au lieu de rester voguer dans ces eaux bien philosophiques, le sage les guida vers un autre îlot plus actif et studieux, et la sirène saisit sans peine la rame qui lui était tendue. Que ce fut pour le soir, ou pour le lendemain, il lui tardait d’apprendre ces mystères, et cette sciences qu’elle sentait très proches et pourtant très lointaine.

« - Si nous avançons vite et bien, nous pourrons commencer ce soir. » Réponda-t-il en toute simplicité, trahissant sa hâte sans honte.

Sa petite boutade la fit sourire, et elle laissa échapper un regard vers sa couleur de peau singulière, aussi bleue que le sombre de la nuit. Une telle peau et un tel personnage ne pouvait provenir que d’un étrange conte de fée, et elle doutait encore qu’elle vivait ce qu’elle était en train de vivre, se préparant à chaque instant à se réveiller d’un rêve entêtant. Néanmoins, pour une telle longévité et une couleur si singulière, il lui était difficile d’imaginer d’où pouvait bien provenir ce spectre d’encre. Un lhurgoyf, un sindarin ? Un sylphide ? Tous ces peuples étaient pour elle encore des personnages de livres ou d’histoire soufflées entre prêtresse la nuit tombée. Des bruits de couloirs, rien de plus, ou une présence vague parmi la foule encapuchonnée des femmes de Kesha. Et pour Othello qui connaissait mal ses propres sœurs, elle s’imaginait mal aller les questionner sur leurs origines pour en savoir plus.

Non sans surprise, le sage n’hésita pas une seconde avant d’entreprendre le montage des différents appareils, pendant que la menue sirène s’entêtait à écraser machinalement les graines qui se rapprochaient rapidement du stade escompter. Il ne mit pas longtemps à achever le travail, et elle prit encore quelques secondes pour achever ses mouvements de poigné. Réunissant ce qu’il restait des belgoras pour en tapisser le fond d’un bol troué, elle le plaça au sommet de l’appareil pour y verser, par-dessus, l’eau pure. Celle-ci ne tarda pas à filtrer une première fois cette poudre odorante pour devenir d’une couleur ambrée, et Othello put alors mettre le feu au petit réchaud. Les bulles s’élevèrent avec légèreté et élégance jusqu’aux petits tuyaux, et bientôt toute la mécanique était en marche pour obtenir le fameux absolu.

« - Il sera d’une belle qualité. » Commenta-t-elle en regardant attentivement la verrerie, absorbée par la beauté de l’entreprise. « Nous n’aurons plus qu’à l’ajouter au mélange final et la potion sera prête. Il est si puissant qu’une fiole suffit pour en obtenir une trentaine de bouteille. »

A sa grande surprise, l’érudit en profita pour lui poser une question désarmante, et somme toute très anodine, mais si surprenante pour la sirène qu’elle en resta un instant silencieuse. Elle n’était pas encore très habituée qu’on la questionne sur sa vie personnelle tant elle vivait en hybride solitaire, trouvant son salut dans la foi et la routine, s’oubliant souvent aux basses besognes exigées par la grande prêtresse Elerinna.


« - Je n’ai malheureusement pas pu apprendre avec un maître. » Dit-elle simplement avec quelques secondes de réflexions. « Seuls les livres du temple et mes expéditions sous-marines m’ont permis d’apprendre, ce qui me rend assez chanceuse, j’imagine. » Pour ce qui est du mari, c’était une pensée qui ne lui avait jamais effleuré ne serait-ce que l’esprit, et pour elle qui avait encore du mal à apprivoiser ses propres sentiments, être un jour mariée n’était qu’une illusion, sinon une impossibilité pure et profonde. « Bien que le mariage ne soit pas proscrit pour les prêtresses de Cimmeria, je ne fais pas partie des prêtresses mariées. Je suis seule ici. » Elle se retourna face au ronflement du tigre. « Et je vous demande une nouvelle fois pardon si Drasha vous a fait peur… Il n’est vraiment pas méchant. »

Un sourire timide et désolée espérait faire fondre un peu la glace qui entourait le félin blanc, et éclaira un instant son visage de poupée. Mettant sa timidité de côté, elle entreprit de le questionner à son tour, décidant qu’il était mieux d’en savoir plus sur son invité et que de se révéler seule. De plus, elle devait admettre qu’il la rendait curieuse, et qu’elle ne concevait pas que deux siècles de vie ne puissent être rempli que de néant et de petites avancées.


« Et vous ? En deux cents ans, j’imagine que vous avez du connaître plus de vies que moi, et que votre famille vous attend quelque part, loin des neiges et des glaces de notre pays. » Elle poursuivit, entraînée par l’élan. « Qui vous a enseigné l’alchimie ? »
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MessageSujet: Re: Les venimeuses rencontres   Les venimeuses rencontres - Page 2 Icon_minitimeVen 29 Mar - 20:11

« - Je n’ai malheureusement pas pu apprendre avec un maître. Seuls les livres du temple et mes expéditions sous-marines m’ont permis d’apprendre, ce qui me rend assez chanceuse, j’imagine. »

L’érudit, qui lui avait appris dans des écoles et sous la guidance de maître, était très impressionné par l'intelligence dont elle faisait preuve. Apprendre seule était une marque de maturité et d’indépendance que peut peuvent arborer à son âge. Enfin, il ne connaissait pas son âge en réalité, mais avec un visage si parfait et lisse de toute ride, il ne lui donnait pas plus d’une vingtaine d’années.


« Vous faîtes preuve d’un autodidacte remarquable. C’est assez impressionnant. J’ai mis de nombreuses années avant d’acquérir une telle indépendance. C’est peut être dommage que vous n’ayez pas trouvé de maître, mais si cela vous a offert un esprit capable de s'instruire et de progresser par lui-même, c’est sans doute même une chance finalement. Le destin a bien fait les choses.»

« Bien que le mariage ne soit pas proscrit pour les prêtresses de Cimmeria, je ne fais pas partie des prêtresses mariées. Je suis seule ici. Et je vous demande une nouvelle fois pardon si Drasha vous a fait peur… Il n’est vraiment pas méchant. »

« J’en suis aussi convaincu. Il m’avait plus l’air de vouloir vous garder pour lui, ce que je peux comprendre totalement … Donc vous êtes une prêtresse ?! Fascinant … Voilà qui peut expliquer votre détachement des plaisirs matériels. Mon égo de marchand ne s’est pas encore totalement remis de notre première rencontre. » Glissa t-il avec un petit sourire. « Si mes souvenirs sont bons, votre ordre honore Kesha, n’est ce pas ? Une Déesse altruiste et incroyablement belle … Je pense que vous l’incarnez admirablement bien.» Il lassa une petite pause, afin que le sous entendu plane. Il ne lâchait pas la dame des yeux, tentant de discerner chaque petite information de réaction que son visage glacial pouvait fournir. « Je suis donc d'autant plus surpris face à votre main nue de toute alliance. Mais après tout on l’a dépeint tout aussi inaccessible que sublime… Est-ce un trait que vous souhaitez partager avec votre divinité ? Une vie sans amant ?»

[...]

« Et vous ? En deux cents ans, j’imagine que vous avez du connaître plus de vies que moi, et que votre famille vous attend quelque part, loin des neiges et des glaces de notre pays. Qui vous a enseigné l’alchimie ? »

« Oooooh oui, en deux cents ans j’ai connu bien des gens. Et c’est mon plus grand plaisir d’en rencontrer de nouveaux. Chaque personne a une personnalité à découvrir, une histoire à raconter, un futur à miroiter. C’est d’autant plus fascinant de les voir évoluer au fil des âges. D’adolescent à jeune marié, puis de père d’un enfant à bâtisseur d’une dynastie … Mais mon histoire à moi n’est pas encore si avancée ... J’ai effectivement une famille à Canopée. Mes parents et ma petite sœur y vivent encore, ainsi que le reste de mon arbre généalogique d’ailleurs. Mais si vous parliez d’une femme et des enfants alors non, je n’en ai point. L’amour est une chose étrange, bien souvent camouflée, masquée voire même déguisée parmi nos sentiments. Mais comme tout bon scientifique je continue mes expérimentations sur le sujet … »

Il se permit une petite pause afin de vérifier l’avancée du processus. Il fit également apparaître une gourde d’eau afin de se désaltérer et en proposa à sa partenaire avant de reprendre la discussion.

« Pour ce qui est de mon enseignement, j’ai eu plusieurs professeurs en ce qui concerne l’alchimie. Je me rappelle très bien de mon premier, qui m’avait conseiller sur bien d’autres sujet à l’époque. Melchior. Un enseignant de l’académie de Palantil au sein de Canopée. Puis j’ai poursuivi mon enseignement avec divers professeur et chercheur à Luminéa. Je suis un académicien en somme, le fruit d’un encadrement et de nuit plongée dans le savoir des pages.»






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MessageSujet: Re: Les venimeuses rencontres   Les venimeuses rencontres - Page 2 Icon_minitimeMer 8 Mai - 17:18

Alors que ses mains bougeaient avec une habitude palpable, elle écoutait d’une oreille attentive ce que le sage pouvait lui souffler, tendant au passage la membrane de ses appendices marins qui lui servaient d’écoutilles. A sa remarque, elle ne pu s’empêcher de répondre avec un sourire :

« Veuillez m’excuser si j’ai froissé votre égo. » Elle avait un ton amusé et candide, tout en rangeant doucement son mortier et son pilon. « La prochaine fois, je ferais des efforts pour accepter les biens que vous me présentez sans penser à plus. »

Elle n’avait jamais été une grande collectionneuse, mais il se pourrait bien qu’elle le devienne au contact du savant. Le sage poursuivit de mots en mots, et alors qu’elle s’apprêtait à lever le voile sur la croyance de son ordre, il glissa dans son discours un compliment lui étant destiné, et elle ne pu s’empêcher de réprimer un feu carmin naître sous ses joues pâles. Habituellement elle n’aurait rien montré, et il aurait coulé sur sa peau comme une goutte sur un galet poli. Mais la proximité et leur relation naissante avait fait fondre certaines barrières, et révélés ce qu’elle gardait habituellement secret. Sa propre personne.
Quand à se trouver l’incarnation de Kesha… Comme si il avait fait une nouvelle boutade ou un nouveau jeu de mot, elle préféra se glisser hors de cette situation comme un poisson hors du corail. Après tout, s’élever au rang des dieux n’était pas humble, non ?


« Cela m’étonnerait tout de même. On raconte qu’on chavire en la voyant. Vous n’avez pas eut l’air de chavirer, non ? » Elle tenta un sourire timide pour cacher son trouble, mais elle devait bien s’admettre flattée. Quoiqu’elle fuit le sous-entendu avec la volubilité d’une anguille.

Mais bien qu’elle tenta de s’éloigner, les questions revenaient vers elle comme des aiguilles, et bientôt elle se trouva dans une allée d’épine sur lesquels elle devait marcher. Les choses de l’amour ne l’avait jamais réellement intéressé, et si elle ne s’était pas posée la question et que ses rencontres avec les autres ne lui apportait que le désintérêt, elle n’avait jamais pensé finir sa vie autrement que seule – la pensée ne lui déplaisait pas, d’ailleurs. Son tigre était d’ailleurs une charge bien trop intense. Et la demoiselle, plutôt que de s’emporter sur ses rencontres et collectionner les amants comme certaines autres jeunes femmes du temple, préférait ne pas y penser pour l’instant. Pour l’instant, plutôt que de se comprendre, elle avait jeté un voile opaque sur ces choses là pour ne pas y penser : ses sentiments, l’attirance, et le reflet violet d’un œil croisé jadis en pleine mer. C’était tout ce qu’elle cachait en sa boîte de pandore qu’elle devait garder scellée.


« - Une vie sans amant… » Répéta-t-elle naïvement, l’air perdu et le fantôme d’un sourire aux lèvres « Disons que la pensée ne s’est jamais présentée – et que si cela est mon dû, je m’en accommode. » Cependant, renvoyer les coups était la plus belle des parades. « Et vous, je ne vois nulles bagues à votre doigt non plus, prêter vous ce même goût pour le chaste que mes sœurs ? »

Jamais elle ne se sentit plus indiscrète, mais elle songea qu’ils avaient dépassés ce stade depuis peu, et que la question ne le brusquerait pas plus. En même temps, le processus suivait son cours, et le liquide partait doucement en vapeurs opaque pour devenir le liquide orangé, et Othello en profita pour écouter les confidences du sindarin sur son étude, en même temps que ses yeux se perdaient sur l’absolu ambré.
Il semblait avoir déjà eut une vie bien remplie – et c’était à se demander si elle pourrait un jour connaître tant de chose. Mais il répondit à sa question tout de même, la mettant devant une bien étrange réalité.

« Vous êtes encore jeune, vous avez tout le temps pour y penser. » Dit-elle simplement, en refusant poliment l’eau qu’il lui proposait. Elle ne doutait pas qu’il n’aurait aucun mal à se trouver une épouse le temps voulu, et qu’il pourrait fonder une famille. Elle avait le temps de trépasser de nombreuses fois, et il serait encore jeune. « Mais je dois avouer envier votre statut d’universitaire. Il ne m’a encore jamais été permis d’étudier, bien que l’université de Néria soit réputée pour son enseignement de la médecine. La vie d’universitaire me paraît bien lointaine. »

Elle soupira discrètement, et regarda l’absolu. Il y en avait déjà une belle quantité, assez pour quelques fioles. Mais le procédé pouvait prendre jusqu’à une heure, et elle savait que les minutes ne filaient pas dans leur sens.
« Peut-être avez-vous faim ? Souhaitez-vous déjeuner ? »

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MessageSujet: Re: Les venimeuses rencontres   Les venimeuses rencontres - Page 2 Icon_minitimeVen 7 Juin - 22:59

Ses yeux naviguaient entre l’outillage de préparation qui faisait son œuvre et le visage d’ange avec qui, il avait le plaisir de discuter. Les sujets se succédaient et ils se révélaient l’un à l’autre de plus en plus, d’un pas timide et curieux. Il avait abordé le sujet de l’amour, et s’était montré encore plus attentif que lors de leur leçon ensemble. La créature étrange et enchanteresse qui l’avait déjà charmé, ne cessait de le surprendre et de révéler des facettes d’elle alors insoupçonnées. Comme ce petit trait d’humour qu’elle offrit à son élève du jour.

« Veuillez m’excuser si j’ai froissé votre égo. La prochaine fois, je ferais des efforts pour accepter les biens que vous me présentez sans penser à plus. »

« Je vous en saurais gré ! Ayez pitié de mon égo que trop fragile. » Répondit il avec son petit rictus amical.

Elle se servit de cette nouvelle arme pour détourner des avances peut être trop directes et prématurées. Ou était ce seulement de l’humilité ? Le sage hésita un instant de sa réponse, ne voulant pas se montrer trop téméraire, mais il voulait tout de même gagner ses faveurs.


« Cela m’étonnerait tout de même. On raconte qu’on chavire en la voyant. Vous n’avez pas eut l’air de chavirer, non ? »

« Hmm. Etrange ! Je ne suis pourtant point un navire, comment puis-je donc chavirer ? Malgré ma fascination et mon admiration pour vous, vous n’avez effectivement pas encore réussi cet exploit. Votre Déesse à encore des miracles qui vous sont hors de portée, semblerait t-il.»

C’est avec une certaine satisfaction, que l’être azuré accueillit la nouvelle d’une opportunité. Même s’il trouvait cela dommage, que cette jeune femme n’eût profité des bienfaits de l’amour, il appréciait l’espoir que ce fait lui prodiguait. Elle semblait dénudée d’engagement et nul rival se dénotait à l’horizon. Mais c’était peut être là les symptômes d’une difficulté plutôt qu’une facilité. Si nul n’avait réussi à séduire son coeur, n’était ce pas là, la preuve qu’il était difficile d’accès ?

« Vous êtes encore jeune, vous avez tout le temps pour y penser. Mais je dois avouer envier votre statut d’universitaire. Il ne m’a encore jamais été permis d’étudier, bien que l’université de Néria soit réputée pour son enseignement de la médecine. La vie d’universitaire me paraît bien lointaine. »

« Je vous retourne la remarque, vous êtes encore jeune, vous avez tout le temps d’expérimenter la vie universitaire. D’ailleurs si besoin, je peux vous aider à vous y faire accepter. Mais nul doute que vous avez le talent pour y parvenir de vous même. Et qui sait peut être qu’un jour, vous contemplerez les bancs de ces lieux de savoir non pas comme étudiante, mais comme savante. »

Le fruit de la réaction commençait à émerger petit à petit, lentement mais surement. Ce petit temps de flottement sembla réveiller la faim qui sommeillait en eux.


« Peut-être avez-vous faim ? Souhaitez-vous déjeuner ? »

« Ma foi je ne dirais pas non à un bon repas chaud. Mais je me sentirais mal si vous êtes la seule à cuisiner. Laissez moi vous aider, je vous en prie. Ou peut être vous inviter ? Je suis sûre qu’on peut trouver une taverne de qualité dans les environs.»







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