Un nuit sous les aurores.

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 Un nuit sous les aurores.

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Esha Raj
MessageSujet: Un nuit sous les aurores.    Dim 2 Déc - 13:12

Lorsqu’Esha reconnue finalement son amie, qui lui adressait un regard incrédule devant sa réaction, celle-ci s’excusa platement dans un souffle erratique, se sentant coupable de s’être emportée de la sorte. Pire encore à l’idée que, si elle avait été armée comme à son habitude, Esha aurait pût clairement se retourner contre Lhyra. Elle détacha sa main de l’arme fantôme avant de serrer le poing. Son amie ne sembla pas remarquer son geste – comme le précédent d’ailleurs, ni s’inquiéter réellement de sa réaction. Bien que panique. Lhyra l’avait pris par surprise. Voilà tout. Esha offrit un sourire doux mais piteux à sa camarade. Une part d’elle soulagée que sa camarade n’ait pas poussée l’investigation. Ni pris ombrage.

Elle remarqua ensuite Serënn, qui les rejoignit. Lorsqu’il congédia poliment Lhyra – non sans susciter quelques remarques, la nomade comprit alors qu’il avait lui aussi été témoin de la scène. Geeti quant à elle s’était définitivement calmée et avait aussitôt rejoint le Sindarin, s’asseyant aux piede. Comme signe trahissant de sa gêne et de son malaise, Esha renvoya quelques mèches de jais derrière son oreille. À sa question, c’est d’une voix encore troublée et hésitante qu’elle tenta d’y répondre.

« Geeti s’est mise soudainement à grogner et.. J’en sais rien. Je me suis senti observée. » Ce qui était idiot en un sens. Tout le monde observait tout le monde à un moment donné. « Ce devait être.. mon imagination. Rien de plus. » Voulut rassurer Esha, pour Serënn comme pour elle-même. Elle doutait que cette réponse soit suffisante pour son aimé. Mais assurément conscient de son trouble, il avait peut-être tout naturellement décidé de la laisser tranquille.

C’est non sans que le Sindarin lui remit ensuite quelque chose. Esha cligna des paupières et récupéra le sachet. Intriguée, elle examina son contenu. Rien qu’à la subtile odeur elle comprit qu’il s’agissait d’herbes. Du ‘’thé de lune’’ précisa Serënn. Du moins est-ce ainsi que son peuple l’appelait. Une sorte de .. contraceptif naturel.

« Oh. Oui c’est.. peut-être de rigueur maintenant. » Hasarda Esha, qui à l’instar de son compagnon prit quelques rougeurs. Ce genre de chose était proscrite au sein de sa tribu. Puisque les femmes étaient mariées justement dans l’optique de fournir un héritier. Cependant –

« Encore que.. Je ne sais pas si.. c’est vraiment nécessaire.» D’une voix basse. Presque honteuse. Après des années de vie commune, Esha n’était pas tombée une seule fois enceinte. Et bien évidement, il aurait été saugrenu et outrageant de supposer que le problème vienne dudit époux. Et la nomade s’était – forcément – faite à cette idée. Mais passons. Elle se plierait tout de même à cet médication.

L’un comme l’autre déstabilisés de cette situation, Serënn préféra ensuite rebondir sur un autre sujet. Il expliqua s’être entretenu quelques minutes avec l’Eclari au sujet de cette ‘’convergence’’ et ce dernier lui conseilla alors d’observer le ciel cette nuit. Il se disait alors que ce serait une bonne occasion pour eux de passer une soirée rien que tous les deux. Et que le spectacle ne serait que plus appréciable loin des lumières artificielles de la ville. Esha se garda bien de rappeler ce que l’Eclari avait également révélé, sur un tout autre sujet. La jeune femme ne voulait que Serënn pense qu’elle ait prit ombrage. Bien que son compagnon ait – volontairement - oublié ce détail. Ils pourraient toujours en discuter plus tard. C’est donc tout en le gratifiant d’un sourire tendre que la Terran céda à son aimé.

« Ça me paraît être une excellente idée. » Mais avant ça. Ils avaient d’autres choses à s’occuper. Non sans lui offrir un baiser, elle rappela à Serënn qu’ils avaient encore du travail d’ici ce soir. Elle le réquisitionna donc pour le rangement, s’assurant ainsi que le Sindarin ne comète pas de folie. Après tout, sa blessure ne remontait tout de même qu’à quelques jours.

[…]

C’est bien plus tard dans l’après-midi que Valencia fut enfin démontée et remplacée par les fameuses estrades. Au bout du compte – si on met de côté l’épisode avec le sergent – tout s’était plutôt bien passé. Et c’est bien plus sereinement que les Valenciens retournèrent au campement. Soit pour un repos bien mérité, soit pour se préparer à ressortir et assister eux aussi à cette soirée exceptionnelle. Comme ce fut le cas pour notre couple. Qui eut peut-être le plus grand mal à quitter la roulotte.. si nos deux jeunes s’étaient adonnés à un de leur nouveau pense-temps préféré.

C’est tout de même chaudement vêtus et avec quelques provisions apportées par Esha que notre duo se décida enfin à préparer cette balade, sellant les chevaux pour l’occasion assurément tentés de se dégourdir les pattes – même si le grand galop serait logiquement déconseillé pour Serënn. Geeti était évidement de la partie elle aussi. Installée à sa place habituelle, soit dans la capuche de sa maîtresse. Avisant une dernière fois de l’état des sangles, Esha attendit ensuite patiemment que Serënn se déclare également fin prêt, caressant le museau d’Atlas qui soufflait et frappait du sabot son impatience. Étalon fier et encore dégourdi qu’il était.

« Shh... » À l’intention de l’équidé, que la douce voix d’Esha sembla aussitôt calmé.

Le départ donné, Esha se mit en selle et laissa son compagnon mener le cortège. Ils avaient encore un peu de temps avant que les lieux soient plongés dans la pénombre et le ciel nimbé d’étoiles. Peut-être que les lucioles de la nomade trouveraient alors leur utilité. Mais en tous les cas. La soirée semblait prometteuse.

C’est ensemble qu’ils décidèrent finalement d’un endroit à l’installer, soit vers une petite clairière dérobée. Les arbres présents autours les protégeraient ainsi d’un possible vent frais, mais n’obstrueraient pas le ciel ainsi espacés.

Esha fit descendre Geeti de son perchoir et récupéra son lot d’affaires tandis que le Sindarin s’occupait probablement des chevaux. Soit de quoi manger et se chauffer, grâce à une grande et épaisse couverture qui les couperait du contact humide et frais du sol herbeux. Tout en leur permettant de s’y enrouler. Une fois le pique-nique improvisé installé, c’est teinté de sérénité et de tendresse que la nomade savoura chaque instant passé auprès de son aimé. En attendant l’heure H.

Au final, elle n’aura trouvé guère le temps, ni l’occasion de relancer le sujet sur les Astars, dont Serënn faisait partie. Bien qu’elle comprenait bien que si son compagnon n’avait rien dit à ce propos l’autre soir, c’est parce qu’il avait de bonnes raisons. De tels fonctions ne devaient sûrement pas être à crier sur tous les toits.

C’est alors que le phénomène tant attendu se produisit. Les yeux un instant levés vers le ciel, un éclat d’émerveillement brilla dans ses prunelles émeraude. Dans un souffle – comme par crainte de briser l’évènement, elle appela son compagnon. Sur l’étendue obscure et dégagée se dessinèrent des voiles colorés.

« Ce sont .. des aurores boréales ? » Douta Esha, n’ayant jamais témoigné d’un tel phénomène autrement qu’à travers les livres, puisque normalement propre au territoire polaire de Cimméria. Elle se releva, quittant un bref la chaleur de la couverture, comme si cela pouvait la rapprocher d’avantages. Complètement fascinée. La Terran ne pensait pas avoir la chance d’assister à un tel spectacle un jour. Encore moins sur ces terres.





Dernière édition par Esha Raj le Mar 4 Déc - 1:12, édité 1 fois
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Serënn
MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores.    Dim 2 Déc - 17:03

Je fronçai les sourcils en voyant ma douce compagne replacer une mèche de sa chevelure d'ébène derrière son oreille, geste qu'elle ne faisait jamais que lorsqu'elle était mal à l'aise, et en l'entendant me répondre d'une voix qui n'avait rien d'assuré:

"Geeti s’est mise soudainement à grogner et.. J’en sais rien. Je me suis sentie observée. Ce devait être... mon imagination. Rien de plus."

J'aurais pu adhérer à cette hypothèse, s'il n'y avait eu la réaction de la petite renarde. Quelqu'un d'autre que moi n'aurait peut-être pas prêté grande attention au comportement de Geeti, mais j'étais un forestier Sindarin et ma relation avec la nature étant ce qu'elle était, je ne pouvais l'ignorer. D'autant plus que je la connaissais assez pour savoir qu'elle ne grognait jamais sans raison, si elle l'avait fait c'était qu'elle avait senti un quelconque danger menaçant sa maîtresse. Mais qui, ici aurait pu lui vouloir du mal? Un "admirateur" malsain qui, l'ayant vue danser avec une sensualité débridée, songeait à laisser libre cours à ses pulsions? Ou, plus inquiétant encore, ce mari qu'elle avait fui s'était-il mis à sa recherche et avait-il fini par la retrouver? Je parcourus rapidement les alentours d'un regard acéré, mais je ne vis rien de suspect et revins le river dans celui de ma bien-aimée pour lui répondre doucement:

"Ce n'est peut-être rien, mon Amour, mais il faut aussi savoir écouter notre instinct, il ment rarement. Sois vigilante et préviens-moi au moindre signe suspect, même s'il te semble absurde ou insignifiant. Mieux vaut être trop prudent que pas assez."

Je ne voulais pas l'inquiéter, mais lui affirmer que ce n'était qu'un mauvais tour de son imagination alors que je ne le pensais pas une seconde aurait été idiot, et s'il y avait bel et bien eu quelque chose, mieux valait qu'elle soit attentive et, surtout, ose m'en faire part si cela se reproduisait. Soucieux toutefois de la rassurer, je caressai tendrement son visage et ajoutai d'une voix ferme:

"Quoi qu'il en soit tu n'as rien à craindre, je veille sur toi princesse, et tu sais maintenant que c'est en quelque sorte mon métier."

Je lui remis ensuite, avec une gêne palpable, les herbes contraceptives que j'avais achetées, ce qui la fit s'empourprer quelque peu et d'admettre d'une voix hésitante que c'était peut-être de rigueur. Avant de se contredire en ajoutant d'une voix basse que ce n'était peut-être pas nécessaire. Mais par tous les dieux, était-ce bien de la...honte que je percevais dans son ton et dans ses beaux yeux de jade? Que signifiait cette réponse au juste? Qu'elle avait envie d'un enfant et qu'elle supposait que mon geste impliquait que moi je n'en voulais pas? S'imaginait-elle que c'était parce qu'elle était Terran et que, si je pouvais coucher avec elle je ne pouvais en revanche imaginer d'avoir un enfant avec elle? Ou était-ce autre chose, en lien avec son passé peut-être? Avait-elle été si durement battue qu'elle avait subi une blessure la rendant incapable d'enfanter? Ou encore, compte tenu des traditions des nomades du désert d'Argyrei, dont je pensais savoir qu'elle était originaire, n'avait-elle pu donner un héritier à sa brute de mari et avait-elle en conséquence été méprisée par son époux et sa tribu? Je me promis d'éclaircir au plus vite ce point, mais pour l'heure nous avions du travail et je me bornai donc à l'embrasser amoureusement avant de lui répondre avec un doux sourire:

"Souviens-toi de ce que je t'ai dit, Esha: je t'aime telle que tu es, sans compromis ni conditions, quoi que tu aies traversé. Sois fière d'être la femme que tu es, il n'y a rien dont tu aies à avoir honte, rien du tout."

Un peu plus tard, je lui proposai une soirée en amoureux hors de la ville afin d'admirer le spectacle évoqué par l'Eclari, une idée qui sembla plaire à mon adorée, bien qu'elle me rappelât que nous avions de l'ouvrage à achever avant de songer aux loisirs. Cela nous prit toute la journée mais, en fin d'après-midi, le chapiteau était plié et les estrades montées, une fois de plus la collaboration avait fait la preuve de son efficacité. Nous nous accordâmes ensuite un moment de repos, enfin, prétendûment car dès que nous fûmes seuls la passion qui nous animait reprit ses droits et dire que nous dormîmes aurait été mentir. Il nous fallut nous forcer quelque peu pour nous résigner à ressortir de la roulotte devenue notre nid d'amour, mais l'idée d'assister à un spectacle céleste extraordinaire nous motiva et nous nous préparâmes pour la petite expédition prévue.

Assez chaudement vêtus pour ne pas risquer d'avoir froid, munis de provisions ainsi que de couvertures qui nous isoleraient de l'humidité nocturne, nous nous mîmes en route au pas tranquille de nos montures. Je retrouvai la nature avec une joie non dissimulée après ce séjour de plusieurs jours en ville, emplissant mes poumons d'air pur et des délicates fragrances sylvestres. Si la scène était le monde d'Esha, la forêt était le mien et c'est sans la moindre hésitation que je la guidai jusqu'à une petite clairière où j'avais déjà campé par le passé. Les arbres l'entourant étaient assez peu denses pour que nous ayons une bonne vue du ciel, elle se trouvait assez à l'écart de la ville pour que ses lumières n'y parviennent pas et assez éloignée des chemins pour que nul ne vienne nous déranger. Aussitôt arrivés, je m'occupai des chevaux tandis qu'Esha préparait le pique-nique, puis je dégageai rapidement un trou que j'avais pratiqué dans le sol lors de mon précédent séjour et y allumai un petit feu. Ainsi enterré, il n'était visible qu'à condition d'en être très proche et sa lueur ne perturberait que très peu notre vision nocturne tout en nous apportant une bienfaisante chaleur en cas de besoin. Je tressai aussi quelques branches souples pour former un panneau rectangulaire que je recouvris d'épais feuillages et positionnai de sorte à ce qu'il forme un abri incliné au-dessus de la couverture posée au sol. Ainsi, même s'il venait à pleuvoir, nous resterions au sec.

Nous dégustâmes ensuite le repas bien mérité concocté par ma tendre compagne, sans guère parler, comme si nous avions à coeur de profiter simplement de la présence de l'autre et de ce rare moment d'intimité. Je n'aurais pu être plus heureux qu'à cet instant, en pleine forêt aux côtés de la femme que j'aimais, nous étions en paix et l'air de sérénité visible sur le visage de mon aimée me réchauffait le coeur mieux que le plus ardent brasier. Un moment de pure tendresse s'écoula ainsi, puis, soudain, Esha leva les yeux au ciel et, un éclat émerveillé dans les yeux, murmura mon nom pour attirer mon attention avant de se lever pour mieux pouvoir contempler l'incroyable spectacle qui s'offrait à nos regards. Dans la voûte céleste, d'immenses et somptueux voiles colorés étaient apparus, que mon aimée identifia aussitôt avec incrédulité:

"Ce sont .. des aurores boréales ?"

Tout aussi émerveillé, je la rejoignis vivement et me plaçait derrière pour pouvoir l'enlacer amoureusement sans lui couper la vue avant de lui répondre d'un souffle:

"Je crois...mais je ne pensais pas qu'il pouvait y en avoir aussi au sud...c'est...magnifique!"

Bien que tout aussi fasciné que ma bien-aimée, je ne pus m'empêcher de me demander par quel prodige des aurores boréales illuminaient le ciel d'Hesperia et quelles seraient les conséquences de cette conjonction si, bien avant qu'elle n'ait véritablement lieu, de tels phénomènes se produisaient. Mais je chassai bien vite ces questions de mon esprit, sachant que j'aurais beau les retourner en tous sens sans avoir la moindre chance de trouver une réponse. Pour l'heure tout ce qu'il y avait à faire c'était d'admirer le spectacle et de savourer ces instants de pur bonheur en compagnie de la femme de ma vie blottie contre moi.
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Le Messager
MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores.    Mar 4 Déc - 20:54

Vous voilà à la capitale Hesperia. Dans la cité carrefour, inutile de mentionner que tout le monde est resté réveillé pour admirer le spectacle, mettant de côté les fatigues et les courbatures après une longue journée de travail. Il n’est pas rare de voir des familles entières dans la rue, dans les parcs et sur la grande place, venu admirer tous ensembles les lumières dansantes dans le ciel isthérien.

Alors que la ville profite de la fête et que même la royauté semble être de la fête, vous avez choisi de vous éloigner du centre pour vous retrouver un peu tous les deux. Dans votre coin de paradis et sous les lumières fantastiques des aurores boréales, tout est réunis pour que vous passiez une soirée romantique. La forêt abrite une obscurité tamisée, qui rend le spectacle plus éclatant encore. Le ventre plein, vous vouliez certainement, et l’un et l’autre, profiter de l’instant et de la présence de l’aimé.

Pourtant, le destin ne semble pas voir les choses du même œil. Quelques minutes après le début du phénomène, vous sentez les chevaux particulièrement tendus. Ils s’agitent, soufflent nerveusement et finissent même par hennir, poussant l’un d’entre vous à aller vérifier ce qu’il se passe. Alors que le pays est ébloui par les lumières, vous avez un mauvais présentiment. A votre arrivé, les bêtes se calment, pourtant ils regardent avec inquiétude autour de vous.

Si vous ne remarquez rien de prime abord, et qu’autour de vous c’est le silence, un craquement derrière les chevaux attire votre attention. Brusquement, et sortant des fourrés, un homme visiblement apparaît, blessé et couvert de sang. Il semble avoir été frappé au crâne par un objet plat, mais la surprise vous empêche de réfléchir plus vite. Visiblement essoufflé et désorienté, il bafouille péniblement :

« …Des-moi… Aidez-moi, j’ai été attaqué par un… Fou… »

Epuisé, il s’effondre au sol. Détournés des lumières, vous voilà face à l’individu qui vient malgré lui gâcher votre plan. Allez vous l’aider, le fouiller ou fuir ? Essaierez vous de le soigner, ou mettrez-vous en doute son histoire ? Et surtout… Où est son assaillant ?


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  • Vous devez poster votre message à la suite de celui-ci.
  • A la suite de votre message, le messager vous contactera pour vous donner la marche à suivre.
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Esha Raj
MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores.    Mer 5 Déc - 21:13

À peine quelques instants après s’être relevée, Esha fut rejoindre par son aimé. D’instinct la nomade se blottit contre lui, bénéficiant ainsi de sa chaleur et d’un sentiment de sécurité. Serënn valida la thèse des aurores boréales, tout aussi émerveillé et surpris qu’elle de témoigner de ce spectacle en Eridania. D’ordinaire.. un tel phénomène ne se produisait dans les terres Cimmériennes. Et une part d’Esha ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Se demandant si le reste d’Istheria était aussi sujet à de tels effets météorologiques – et si oui lesquels. Ainsi que les possibles répercutions que cela pouvait engendrer à l’égard de Dame Nature, doutant qu’elles soient anodines.

Mais d’une autre part, la Terran ne pouvait que savourer cet instant. Finalement privilégié avec Serënn. Son amour. Un moment à garder en mémoire. Un souvenir commun. Un sourire naquit sur ses lèvres, un brin rêveuse.

Soudain, un frisson quitta Esha. Non de froid, mais d’appréhension. Menacée. L’instant d’après leurs chevaux, Atlas et Saëlhyn, commencèrent à s’agiter et frapper nerveusement des sabots. Sentant quelque chose. De même que Geeti, de nouveau toute hérissée et babines retroussées. Comme si elle se tenait prête à attaquer.

« Serënn.. » Souffla-t-elle en se réfugiant contre son compagnon - assurément alerté bien avant elle. Probablement à sa demande, Esha accepta de rester là avec Geeti. Tandis que le Sindarin s’approchait des montures pour les calmer et voir ce qu’il en était. Peut-être était-ce un simple animal qu’il rôdait, attiré par l’odeur de nourriture ? Puis l’un et l’autre semblèrent entendre un bruit, comme une branche qui venait de céder. La danseuse esquissa un sursaut et jeta un regard en direction du son. Du moins elle supposait qu’il venait de là, aiguillée par son animal.

À peine cette action faite qu’une silhouette surgit des bosquets, titubante. Esha hoqueta et se figea d’horreur en découvrant un homme couvert de sang. Qui balbutia quelques mots avant de s’écrouler au sol. Malgré une possible contre-indication de Serënn, elle voulut aussitôt porter secours à l’inconnu, maintenant inconscient.

Elle s’agenouilla à ses côtés et, après s’être assurée qu’il n’était pas lui-même armé,  remarqua la blessure à sa tête.. à l’origine de tout ce sang perdu. Difficile, voire même quasiment impossible d’envisager que le malheureux vienne de très loin après avoir reçu un coup pareil. Ni qu’il se soit fait ça tout seul. Esha offrit un regard à la fois inquiet et entendu à son compagnon, qui devait en avoir sûrement déduit la même chose en détaillant la scène. Qu’était-il arrivé bon sang ?! L’homme avait dit.. s’être fait attaqué par un fou. Pas vrai ?

Les yeux de notre danseuses s’écarquillèrent, faisant – à tors ou à raison – le rapprochement avec l’incident de cette après-midi. D’instinct, le cœur battant chamade, elle promena son regard aux alentours, comme si elle pouvait sonder quelque chose parmi la pénombre. Évidement en vain.

Esha chercha donc plutôt un moyen d’aider notre pauvre hère, comme essayer par exemple de contrôler l’hémorragie en comprimant la plaie. Si la situation n’était pas aussi dramatique, la Terran se serait peut-être risquée à un vague trait d’ironie. Comme en avouant que cela lui rappelait ‘’vaguement’’ quelque chose. Mais là –

« Il faut partir Serënn. Il faut que nous le ramenions en ville et qu’un guérisseur se charge de lui. Rapidement ! » Dit-elle à l’intention de son amour, d’une voix alarmée. La simple idée qu’un agresseur rôde dans ces bois et qu’il soit effectivement assez fou pour s’en prendre à eux la paniquait. Esha espérait aussi sincèrement qu’il n’était pas trop tard pour notre malheureux. À moins que ~

Non. Bien qu’ignorant jusqu’où elles pouvaient aller, il n’était pas question que Serënn use de ses capacités. Qui sait s’il n’en subirait pas le contrecoup. Et à quel degré. Elle refusait obstinément. Egoïstement, c’est vrai. Mais que les choses soient claires, il n’y avait désormais rien, ni personne qui importerait plus que le Sindarin, son âme sœur. Quand bien même sa propre vie serait en jeu.


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Serënn
MessageSujet: Re: Un nuit sous les aurores.    Jeu 6 Déc - 15:08

Accaparé par le fastueux spectacle céleste aussi bien que par la présence de mon Aimée contre moi, je ne réalisai que quelque chose clochait que lorsqu'un frisson la saisit, aussitôt suivi de signes de nervosité de la part de nos montures. Comme pour confirmer qu'une menace approchait, Geeti se hérissa à son tour, comme elle l'avait fait quelques heures plus tôt au camp des saltimbanques, me faisant maudire ma distraction et, surtout, regretter d'avoir laissé mes armes près de mon cheval. Visiblement inquiète, Esha se blottit plus étroitement dans mes bras en murmurant mon nom afin de me prévenir, à quoi je répondis dans un souffle, tous les sens en alerte:

"Reste ici et baisse-toi, je vais chercher mes armes et calmer les chevaux..."


Sans doute n'était-ce qu'un prédateur rôdant dans les parages, mais dans le cas contraire la jeune femme constituerait une cible plus difficile à atteindre en étant accroupie et je m'assurai qu'elle suive mon conseil avant de me diriger rapidement vers nos montures. Alors que je m'en approchai, le bruit caractéristique d'une branche se brisant se fit entendre, ce qui me fit m'assombrir notablement. Les prédateurs sylvestres ne se faisaient jamais repérer ainsi, ils étaient bien trop malins et discrets pour poser stupidement une patte sur une branche sèche. Faisant fi de toute discrétion, le coeur battant à tout rompre, je me précipitai vers mes armes et récupérai vivement mon carquois et mon arc sur lequel j'encochai fluidement une flèche. Si c'étaient des maraudeurs qui nous avaient repérés et qui pensaient trouver en nous des proies sans défense, ils allaient avoir une très mauvaise surprise...

A peine me fus-je armé qu'un homme jaillit des fourrés, si subitement que je bandais mon arc d'un geste instinctif avec la ferme intention de lui ficher un trait mortel dans les tripes sans prendre le temps de discuter. Je retins pourtant in extremis mon tir en réalisant qu'il titubait et qu'il était salement amoché à la tête, une chance pour lui que j'aie de bons réflexes...  Visiblement épuisé et complètement perdu, le blessé nous supplia à cet instant de l'aider en déclarant avoir été attaqué par un fou avant de s'effondrer au sol comme une masse. Mais que se passait-il bon sang? Une chose était certaine, l'homme ne pouvait pas venir de bien loin vu son état, ce qui signifiait que si fou il y avait, il ne pouvait qu'être dans les environs et...

"Esha! Non!"

Comme de juste mon altruiste compagne venait de se précipiter vers le blessé, au détriment de toute espèce de prudence... un geste que j'aurais été malvenu de lui reprocher vu que c'était cette même bonté d'âme qui l'avait incitée à me sauver la vie quelques jours plus tôt, mais n'aurait-elle pu attendre une minute par tous les dieux?! La mort dans l'âme, je ne pus que hausser vaguement les épaules lorsqu'elle me jeta un regard aussi inquiet qu'entendu, ce qui était fait ne pouvait être défait, il allait falloir faire avec. Elle-même ne tarda d'ailleurs pas à réaliser la situation dans laquelle nous nous trouvions, à en juger par ses yeux qui s'écarquillèrent et tentèrent de fouiller l'obscurité environnante; mais cela ne l'empêcha évidemment pas de retourner persque aussitôt toute son attention sur le blessé pour essayer d'endiguer son hémorragie en me disant encore d'une voix alarmée:

"Il faut partir Serënn. Il faut que nous le ramenions en ville et qu’un guérisseur se charge de lui. Rapidement !"

Sans cesser de scruter les environs avec anxiété, à l'affût du moindre bruit, je la rejoignis rapidement et lui murmurai:

"Pas question mon Amour. Ce type pourrait aussi bien être un assassin et avoir été blessé en attaquant un innocent qui se serait défendu. Et si ce n'est pas le cas, alors il y a un taré qui rôde tout près d'ici et qui pourrait nous tomber sur le dos par surprise si nous faisons l'erreur de nous laisser distraire."

Ce n'était pas en nous faisant tuer que nous aiderions qui que ce soit et, même si je savais pertinemment que cela ne lui plairait pas, j'ajoutai d'un ton pressant en désignant un groupe de petits arbres très serrés:

"Laisse-le et va te cacher sous ces arbres. S'il y a un tueur dans le coin il ne m'échappera pas..."

Jusqu'à preuve du contraire c'était moi le chasseur, dans l'histoire, mais pour que je puisse traquer l'éventuel agresseur il fallait qu'Esha se mette en sécurité et que je sois libre de me fondre dans la sylve. Peu d'êtres étaient capables de me surpasser à ce petit jeu, mais aurai-je seulement le temps et le loisir de mettre mes capacités à contribution?
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