[Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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• Eryllis: 3
• Ladrinis: 5
• Eclaris: 2
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 6
• Nérozias: 3
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 3
• Civils: 13

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An 1305 de l'ère obscure

Saison:Riguear Mois:Gexon
[Novembre/Décembre en temps réel]

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 [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.

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Jing Wei
MessageSujet: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Sam 8 Déc - 0:50

L’aube se levait doucement sur Pharis. L’activité fourmillait déjà sur les Côtes Dorées, ses habitants comme ses exploitants reprenant enfin leur rythme de croisière, après que la Convergence les ait littéralement gelée sur place. La mer avait également retrouvée son calme habituel, permettant aux navires de regagner les terres. D’ailleurs, il était plutôt risible de constater qu’un tel phénomène, aussi surnaturel soit-il, réussit à mettre en berne certains des équipages les plus chevronnés du pays. À croire qu’ils s’étaient ramollis. Tss. Quel bande de marins d’eau douce, franchement !

Mais voilà que des voiles se dessinèrent à l’horizon, reconnaissables entre mille tant par ses formes que ses couleurs resplendissantes. Tel une créature marine, l’Ao Kuang fendit les vagues avec une aisance déconcertante. Après plusieurs mois d’absence, navire et équipage étaient enfin rentrés au pays. À sa proue, Jing Wei observait le port avec – d’hors et déjà – une profonde lassitude. À peine arrivée semblait-elle déjà pressée de repartir, à contrario de ses hommes qui avaient hâte de mettre pied-à-terre et retrouver leurs familles. La capitaine soupira lourdement quand l’un crut bon de l’importuner pour l’informer qu’ils approchaient. En signe de profond agacement. Sérieusement ~

Je ne suis pas aveugle Amos.. Et je sais reconnaître les Berges Dorées quand je les vois. » Rétorqua-t-elle simplement, provoquant étrangement l’amusement chez ses camarades derrière. Jing pivota légèrement sa tête et arqua un sourcil dans leur direction. Les marins se figèrent net.

« Vous vous croyez déjà en repos, peut-être ? Au lieu de glousser comme des jouvencelles, retournez à vos postes ! » Ordonna-t-elle sèchement.

« Oui Capitaine ! » Presque en cœur et filant droit, obéissant aussitôt à la Dame. De nouveau seule, Jing Wei retourna à sa contemplation. Finalement, ‘valait mieux qu’ils rentrent. Avant que le pont ne prenne des allures de coure de récréation.. Dans un chuintement désapprobateur, elle alla plutôt vaquer à ses propres tâches.

C’est une heure plus tard que la Capitaine arriva à bon-port. Tirée à quatre épingles dans son ensemble. Chemise d’un blanc immaculé et pantalon noir, tout comme sa longue cape brodée d’argent, ceinture corset – autours de laquelle était sanglée Liánmīn - et cuissardes noirs en cuir. Ses cheveux de jais, relevés en chignon, étaient surmontés d’un tricorne. Bien avant qu’elle ne soit arrivée le véhicule de Jing avait été avancé, soit une diligence menée par quatre chevaux à la robe sombre. Il aurait été hors de question de faire attendre la dame.

Une femme attendait patiemment près de la nacelle. Une petite brune aux yeux aussi bleus qu’un magnifique ciel d’été, âgée d’une vingtaine d’années, elle arborait tout aussi fièrement que son employeur les couleurs du clan Wei. À la vue du Capitaine, un sourire timide étira ses lèvres. Et tout en réajustant nerveusement ses lunettes, elle salua respectueusement cette dernière.

« Bon retour parmi nous, Dame. »

« Et quel retour.. Est-ce que se fut aussi pénible sur le Continent qu’en mer ? »

«  Effectivement. Nous avons été sujet à de biens étranges phénomènes ici. »

« Hm. Tu m’expliqueras ça sur la route. » Trancha Jing. Son employée opina et l’invita à rejoindre la nacelle, ouvrant la porte.

«  Bien sûr, je vous en prie. » Imitant sa Dame une fois qu’elle prit place, ordonnant ensuite au cocher de se mettre en route. D’un claquement de rennes, les chevaux partirent comme un seul.

« Bon. Racontes-moi. »

« Chute de température dans tout Argyrei, de violentes tempêtes sur Phelgra, des cadavres d’oiseaux par millier sur Cebrenia, des aurores boréales à  Eridnia.. »

« Et Cimmeria et Noathis ? »

«  Je l’ignore. » Avoua la jeune femme, presque d’un air honteux. Jing haussa les épaules pour tout commentaire. Elle doutait que ces deux autres territoires aient été épargnés. Mais de toute façon, elle ne pouvait rien y faire. Elle souhaitait simplement que ça n’est pas trop impacté ses affaires. Déjà qu’aucun bateau ne put quitter Mavro. Elle avisa ensuite de la pile de documents soigneusement posée à côté de Chang’e. Notons qu’elle avait facilement due brûl.. trier le triple en son absence.

« Par quoi on commence ? » Déclara finalement la capitaine, ponctuant sa phrase en tendant une main, dans l’attente que son employée lui donne un premier document. Ce qu’elle fit. Tel était leur rituel à chaque fois que la Lhurgof remettait les pieds à terre. De quoi les occuper le temps qu’elles regagnent le domaine des Wei. Les dossiers importants se géreraient en arrivant.

« Il y a .. autre chose. » Déclara plus tard Chang’e.

« Hm hm.. » Attendant la suite pour se faire une vraie idée.

« Un homme s’est présenté au domaine comme le..  Le Protégé de Soule. Il aurait aimé vous rencontrer. »

« Allons bon. Rien que ça. » Commenta Wei en roulant des yeux. Non mais franchement ~ « J’espère que tu as lâché les chiens .. histoire d’alléger ses chevilles enflées ? »

«  Je l’ai menacée de le faire, oui .. Puis il est revenu le lendemain, et le surlendemain et le jour suivant. Je lui reconnais une certaine détermination. »

« Ou stupidité. Les deux sont très ressemblants. »

« Je lui ai dit que j’ignorais quand vous seriez de retour, ni même si vous seriez encline à le rencontrer. Il a affirmé qu’il attendrait aussi longtemps qu’il faudra votre retour et réponse. »

« Es-tu en train de me dire que ce .. type est toujours en ville depuis lors ? » Chang’e opina du chef.  

« Ça va faire une semaine. »

Jing Wei cligna lourdement des paupières, la mine perplexe. Et après un long silence. « Tu iras transmettre mes salutations à ce ‘’protégé’’ et l’informera que je le recevrai dans trois jours. » Déclara finalement la capitaine tout en remballant sa paperasse, provoquant la stupéfaction de son employée.

« Vraiment ? »

« Vraiment. Hans te conduira. »

« Très bien. Mais.. hm. S’il me demande pourquoi dans trois jours. » Tout en réajustant nerveusement ses lunettes.

« Pas envie. »

« Oh. Oui. Vous n’avez aucune explication à lui fournir. Suis-je bête. » Se sermonna Chang’e.

Un sourire au coin naquît sur les lèvres de la Dame. « C’est pourtant ce que je viens de te donner. »

« Vous voulez dire que.. »

« Que s’il te demande pourquoi il doit encore attendre trois jours, c’est uniquement parce que je n’avais pas envie de le rencontrer avant. » Si Jing était capricieuse ? Assurément. Mais après tout, cet homme ne devait plus à quelques jours près. Et puis, il s’agissait de faire descendre un peu ce soi-disant être béni de son piédestal. Chang’e ne fit aucun commentaire à ce propos, évidement. De même qu’elle se plierait à la rétorque de Jing. Sur ce, elles arrivèrent aux portes du domaine.

Ces dernières s’ouvrirent au passage de la diligence, leur donnant accès à la coure. Bâti en flanc de falaise. Le Domaine des Wei donnait l’impression d’avoir été creusé et sculpté à-même la roche. Que la capitaine regagna. Tout en se défaussant de sa cape et de son tricorne, elle traversa le grand et verdoyant patio pour rejoindre la bâtisse principale, dont d’immenses fenêtres couvraient la façade blanche, baignant tout son intérieur de lumière. La Lhurgoyf retrouva avec plaisir son territoire à la décoration à la fois éclectique et épurée. Rien n’avait bougé depuis son départ, Chang’e s’en était assurée. Presque de façon mécanique, Jing gravit l’escalier de marbre blanc et rejoignit son salon privé. Où elle fut accueillit par ses molosses et amours de chiens, Zhão et Fãng.

La pièce, également inondée de lumière était restée tel quel. Jing délaissa ses bêtes après quelques minutes, ignorant fauteuils et canapés pour rejoindre son bureau. Du bout des doigts, elle souligna les lignes finement sculptées du meuble tout en le contournant, rejoignant le balcon qui se trouvait derrière. La vue donnait sur le patio, mais aussi et surtout l’étendue calme et azurée de l’océan. C’est presque avec soulagement qu’elle soupira, comme palliant un tant soi peu son manque. Elle se délecta de ce spectacle, assise sur le rebord. Jusqu’à ce que Chang’e refasse son apparition.

«  Je vous ai fait préparer votre bain, Dame. Je me suis dis que vous l’apprécieriez. J’ai également.. mis à votre disposition du Narguilé. »

« Tu lis dans mes pensées, ma colombe. » L’en félicita Jing avec un sourire enjôleur. Sûre qu’une bain ne serait pas de luxe ! Elle se résolue donc à quitter son précieux lieu d’observation. Celui-là même où elle observera arriver son curieux invité. Trois jours plus tard. Comme déclaré.
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Nathanaël Findaryë
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Sam 8 Déc - 13:18

Cela faisait des jours et des jours que j'attendais le retour de la fille de l'homme qui m'avait dérobé mon navire. Du lever au coucher du soleil, je m'étais tenu au sommet des falaises, le regard dirigé vers la courbe de l'horizon, là où le bleu profond de l'océan se mêlait à celui des cieux. Aurait dû le faire du moins, car le temps semblait pris de folie et le ciel s'était couvert d'épais nuages alors que je ne l'avais pour ainsi dire jamais vu autrement que bleu dans cette région du monde. En conséquence l'océan était devenu couleur de plomb, mais le pire était le froid perçant qui s'était installé et, plus invraisemblable encore, la neige qui avait recouvert le sol. Rien de tout cela ne me découragea, toutefois, j'en avais vu d'autres et je m'étais tout simplement muni de mes vêtements les plus chauds afin de braver la froidure.

Chaque soir, j'étais allé au domaine Wei afin de m'assurer que la dame n'était pas revenue en douce après avoir jeté l'ancre dans une crique à l'abri de regards, mais toujours la réponse était restée la même: "je ne sais quand elle reviendra, ni même si elle souhaitera vous recevoir." Celle qui m'avait servi cette immuable ritournelle, une petite femme aux cheveux bruns et au regard aussi bleu qu'un ciel d'été, avait même tenté de me dissuader de revenir en menaçant de lâcher deux molosses sur moi, ce qui lui avait valu en tout et pour tout un léger haussement de sourcils ouvertement sarcastique et un infime sourire en coin. Des chiens... pensait-elle vraiment que j'allais trembler devant si piteux adversaires? Efficaces contre un gueux prompt à tourner les talons, sans doute, mais j'étais fait d'un tout autre métal. Quoi qu'il en soit, pas question de relever le gant en la défiant de mettre sa menace à exécution comme je l'aurais fait en temps normal, la demoiselle que je souhaitais approcher tenait peut-être à ses bêtes et les abattre serait susceptible de desservir mes plans.

Enfin, un soir, des voiles que j'aurais reconnues entre mille apparurent à l'horizon, faisant accélérer les battements de mon coeur, et serrer les poings de colère. D'un oeil critique, j'observai son approche du port - révélatrice des talents de son capitaine et du degré d'entraînement de son équipage - et ne tardai pas à grommeler:

"Choque donc ce foc et étarque la misaine, bougresse! Ne vois-tu pas que tu enfournes à foison?!"

Ecoeuré, je pris plusieurs amples inspirations pour me calmer et retournai à l'auberge où j'avais établi mes quartiers afin de me reposer un peu avant d'aller frapper une fois encore aux portes du domaine de la bougresse en question. Mais à ma surprise, la brunette impertinente qui m'avait "reçu" au domaine vint frapper quelques heures plus tard à ma porte pour me prévenir que sa maîtresse acceptait de me recevoir...trois jours plus tard. Je retins de justesse un soupir d'agacement devant ce camouflet et lui demandai avec la plus grande courtoisie s'il n'était pas possible de la voir plus rapidement, à quoi la gourgandine me rétorqua avec un sourire suffisant que c'était tout simplement que sa maîtresse n'avait nulle envie de me voir plus tôt. Réprimant à grand peine une répartie cinglante, après tout je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, ne m'étant pas présenté en tant que Duc de Canopée, je me contentai de lâcher de mon ton le plus hautain:

"Fort bien. Veuillez remercier votre Dame de sa courtoisie, jeune femme. Vous pouvez vous retirer."


Qu'étaient-ce que trois jours, finalement, alors que j'attendais cet instant depuis quelques sept décennies? Néanmoins ce bref échange me donnait un aperçu du caractère de la donzelle qui malmenait si bien mon navire que c'était un miracle qu'il n'ait pas encore coulé, la rencontre s'annonçait passionnante...

A l'heure dite, je me présentai aux portes du domaine, vêtu de mes plus beaux atours et arborant ostentiblement mes somptueuses armes ainsi que mes fastueux bijoux. De quoi faire réaliser à la donzelle, si tant est qu'elle ait un sou de jugeotte, qu'elle n'avait nullement à faire au premier venu et que m'avoir fait ainsi languir n'était peut-être pas la meilleure idée de sa carrière. Son éternelle servante me guida à travers la maison jusqu'à un luxueux bureau donnant sur un grand balcon offrant une vue imprenable sur l'océan, mais c'est la femme qui m'y attendait qui retint toute mon attention. Mesurant une tête de moins que moi, élancée et richement vêtue, dotée d'un teint de porcelaine et d'une chevelure noire artistiquement domptée, elle dégageait une indubitable aura de froideur et de hauteur. Ses traits étaient très particuliers, anguleux presque mais cependant non dénués de charme, du moins pour la représentante d'un autre peuple que le mien. Pommettes saillantes, lèvres fines et profond regard de jais en amande, la dame avait des atouts non négligeables qui justifiaient pleinement le surnom sous lequel elle était connue parmi les Marins de Noxis, force m'était de le reconnaître. Lorsque nous nous trouvâmes enfin face à face, je m'adressai à elle d'une voix parfaitement modulée laissant transparaître un soupçon de curiosité et un doigt soigneusement dosé d'amusement:

"Voici donc la fameuse Néréide qui a ensorcelé la moitié des marins de Mavro Limani et d'ailleurs? Je suis surpris, c'est bien la première fois que des récits de marins minimisent la grâce d'une Dame."

Je laissai un léger sourire ourler mes lèvres et m'inclinai avec grâce en ajoutant:

"Mes hommages, Dame Jing Wei, vous rencontrer enfin est un pur ravissement. Permettez que je me présente: je suis le Duc Findaryë, membre émérite - quoique trop souvent absent vous diraient certains - des Marins de Noxis et de la cour de Canopée."

Son père n'ayant jamais connu que mon prénom je ne courais pas grand risque à me présenter ainsi. La possibilité qu'elle fasse le rapprochement entre le "Protégé de Soulen" et le Sindarin ayant jadis possédé son navire était autrement plus grande, mais je la savais peu férue de réunions et, à moins que son père lui ait révélé la vile manière dont il s'était emparé de mes biens, il y avait somme toute peu de chances qu'elle ait jamais entendu parler de moi. Quoi qu'il en soit, cela n'avait que peu d'importance et je ne doutai pas un instant d'être en mesure d'amadouer la donzelle, tout ce qui comptait pour l'heure c'était d'attirer assez son attention pour qu'elle m'accorde un peu de temps:

"Un bien fier navire que le vôtre, très chère, unique en son genre. C'est grand dommage, ou grande chance selon le point de vue, que ses plans aient disparu avec son premier propriétaire. Qui sait quels secrets ils auraient pu révéler quant à la manière d'utiliser au mieux ces voiles à nulles autres pareilles?"
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Jing Wei
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Sam 8 Déc - 16:11

Jing Wei n’avait guère vu passer ces trois jours et ne verrait sûrement pas défiler les prochains. Son employée avait beau excellemment gérer son domaine lorsqu’elle était absente, il y a des affaires qu’elle se devait de traiter personnellement. Et dont même Chang’e n’avait droit de regard. Ces dernières semblaient s’être amassées durant son absence. À croire que c’était fait exprès. Mais passons. C’est presque avec ennui que l’héritière se rappela de son rendez-vous avec l’autre.. Protégé.

Alors que la Néréide savourait son thé dans le patio tout en lisant ses courriers, entourée de ses molosses, elle donna ses quelques directives à Chang’e. Elle conduirait directement le visiteur jusqu’à son salon privé et s’assurerait ensuite que personne ne vienne les interrompre. Elle aurait également préparée au préalable un service à thé et fait brûler cet encens qu’elle affectionne tant ; celui qui apporte une légère odeur de cannelle. Jing s’occuperait elle-même de servir l’homme.

Son employée prit consciemment note de chacune de ses doléances, puis la questionna sur la tenue qu’elle désirerait porter. La Dame parut hésitante et demanda à ce que Chang’e lui sorte deux-trois tenues. Là encore, la brune se plia à cette exigence. Puis elle fut congédiée. Plus tard – une fois ses tâches accomplies - Jing Wei alla se changer, toujours escortée de ses deux Cane Corso.

[…]

C’est donc avec une nette surprise que Chang’e accueillit le Sindarin, apparemment affublé de ses plus beaux atouts pour cette occasion. Elle avait rencontrée bien assez d’héritiers et riches entrepreneurs au cours de sa carrière pour comprendre que cet homme les surclassait. Mais pourquoi s’en être caché dans ce cas ? Des questions que la jeune femme n’aura évidement pas l’outrecuidance de poser. C’est d’un ton respectueux et solennel qu’elle le salua. Avant de le conduire comme prévu jusqu’au salon privé de sa Dame. Lors de sa traversée du patio, la Néréide eut l’occasion de l’observer. Force est de reconnaître que la Capitaine s’était attendue à rencontrer quelqu’un de plus lambda. Les oreilles et têtes de ses molosses se dressèrent lorsque la porte du bureau s’ouvrit. Son employée accompagnant cette dernière, puis invitant le Sindarin à entrer. Chang’e disparut aussitôt ensuite. Silencieuse et discrète.

La Dame n’avait pas bougée de son balcon et s’accorda capricieusement une minute supplémentaire. Les bras croisés dans le dos, dans une posture somme toute militaire. Elle s’était finalement vêtue d’une longue robe de couleur bleu abyssal. Le col en cygne, des arabesque en argent y étaient brodés, tout comme le dos et ce jusqu’au bout de sa traine. Dans un style purement Amarylien, elle soulignait élégamment ses formes et courbes féminines. Ses cheveux toujours coiffés de ce même chignon élaboré, ornés cette fois de somptueuses épingles argentées et serties de saphir, ponctuant son haut port de tête. Quant au maquillage.. il serait injurieux de penser que sa beauté naturelle n’était pas amplement suffisante.

C’est avec élégance mais aussi nonchalance qu’elle daigna enfin pivoter en direction du Sindarin. Tandis que celui-ci ouvrit le dialogue, ses perles sombres le détaillèrent de pied en cap. Indéniablement bel homme. Assurément hautain, conscient de ses atouts et égocentrique.

« Les récits des marins priorisent mes talents en mer plus que mes charmes. Ce qui me convient parfaitement. Vous devez être le ‘’Protégé de Soulen’’. J’espère que la présence de mes chiens ne vous dérangent pas. Ils ne m’ont pas vu depuis des mois et semblent déterminés à me suivre comme mon ombre. » Rétorqua Jing d’une voix volontairement rendue douce et cordiale, faisant fi du compliment. Habituée aux éloges.

« Mes hommages également, Duc Findaryë. Je suis ravie de vous accueillir dans ma demeure. Toutefois et je vous le concède : Vos absences aux réunions vous portent préjudices. » Dans un Alfari impeccable tout en soulignant ainsi poliment que la Dame n’avait jamais entendu parler de lui. Ce qui pouvait tout aussi bien être un mensonge.

« Mais je vous en prie. Installez-vous. Je nous ai fait monter de quoi préparer du thé. Mais peut-être désirez-vous quelque chose de plus fort ? » Tout en désignant d’un geste fluide de la main les fauteuils et canapés à sa disposition. Ce n’est qu’une fois Nathanaël installé – et sa demande exaucée quant à la boisson désirée que Jing s’assit. Alors le Sindarin put reprendre.

À la mention du Ao Kung et cet enrobage de sous-entendu, un sourire mi-figue mi-raisin naquit sur ses lèvres pâles. « Une œuvre d’art se doit d’être unique. Autrement il n’est rien de plus qu’un objet. Un outil comme un autre. Mais ça reste fâcheux.. en effet. Je gage tout de même personnellement que son potentiel est correctement exploité. » Bien que cet homme prétendait indirectement le contraire. D’ailleurs –

« Vous semblez bien soucieux de l’Héritage des Wei et de la manière dont j’en dispose. Non pas que vous soyez le premier à être ouvertement intéressé par mon navire mais .. je m’interroge. Alors maintenant que vous êtes ici, venons-en au fait. Voulez-vous ? » Alors que la Dame récupérait sur le chevet à sa droite une petit boite en bois sombre de forme rectangulaire, fine ouvragée, laquelle contenait sa pipe. Et pendant que Nathanaël formulait sa réponse, la Capitaine prépara son petit nécessaire avant de l’allumer. Tirant une première latte tout en braquant son regard dans celui du Sindarin. Si ça dérangeait son invité qu’elle fume ? Elle avait déjà fait un effort en demandant pour ses bêtes. ‘Fallait pas pousser !
 
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Nathanaël Findaryë
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Sam 8 Déc - 18:14

Comme de juste, la Dame prit son temps avant de se retourner avec une nonchalance affectée, et une notable élégance, pour me faire face. Sans la moindre gêne, elle me détailla des pieds à la tête tandis que j'ouvrais le dialogue, un examen que je me permis de lui rendre puisqu'elle même se l'autorisait. D'une voix douce et cordiale, que je devinais aussi maîtrisée que celle dont j'avais usé, elle me rétorqua:

"Les récits des marins priorisent mes talents en mer plus que mes charmes. Ce qui me convient parfaitement. Vous devez être le ‘’Protégé de Soulen’’. J’espère que la présence de mes chiens ne vous dérange pas. Ils ne m’ont pas vu depuis des mois et semblent déterminés à me suivre comme mon ombre."

Je me contentai d'un petit signe de la main pour lui indiquer que la présence de ses molosses ne me dérangeait en rien et la saluai dans les formes avant de me présenter, sans relever ses propos quant aux récits des marins. Je doutai fort qu'elle soit assez naïve pour croire à ses propres paroles, sans doute en sa présence étaient-ce ses talents de navigatrice qui étaient évoqués, mais en son absence c'était une toute autre affaire. Quoi qu'il en soit, la dame me répondit - dans un Alfari parfait témoignant de son érudition - en plaçant habilement une petite pique:

"Mes hommages également, Duc Findaryë. Je suis ravie de vous accueillir dans ma demeure. Toutefois et je vous le concède : Vos absences aux réunions vous portent préjudice."

Une manière de dire qu'elle n'avait jamais entendu parler de moi, ou de le prétendre du moins. Loin de me laisser démonter, je la gratifiai d'un fin sourire et lui rétorquai d'un ton où perçait un brin d'amusement:

"Ma foi, peut-être que si vous y assistiez plus fréquemment je serais davantage enclin à supporter tous ces interminables bavardages, mais en l'état je préfère la compagnie des vagues et du vent."

La Dame désigna ensuite canapés et fauteuils d'un geste gracieux:

"Mais je vous en prie. Installez-vous. Je nous ai fait monter de quoi préparer du thé. Mais peut-être désirez-vous quelque chose de plus fort ?"

Je la remerciai d'un petit hochement de tête et m'installai confortablement en lui répondant:

"Du thé sera parfait, merci."

J'attendis qu'elle-même ait pris place avant d'évoquer son navire et de sous-entendre qu'elle n'en employait peut-être pas toutes les capacités, ce qui la fit réagir d'un sourire mi-figue mi-raisin et me répondre avec assurance:

"Une œuvre d’art se doit d’être unique. Autrement il n’est rien de plus qu’un objet. Un outil comme un autre. Mais ça reste fâcheux.. en effet. Je gage tout de même personnellement que son potentiel est correctement exploité."

Elle marqua une brève pause et ajouta tout en récupérant un petit coffret allongé contenant une fine pipe:

"Vous sembliez bien soucieux de l’Héritage des Wei et de la manière dont j’en dispose. Non pas que vous soyez le premier à être ouvertement intéressé par mon navire mais .. je m’interroge. Alors maintenant que vous êtes ici, venons-en au fait. Voulez-vous ?"

Je pris le temps de déguster une gorgée de thé et l'observai sans m'en cacher alors qu'elle bourrait sa pipe et l'allumait, attendant que son regard revienne se river au mien avant de lui répondre avec un indéfinissable sourire:

"J'apprécie beaucoup votre manière de parler de ce navire, gente Dame. Il m'aurait déplu qu'il tombe entre les mains d'une personne incapable d'en apprécier les qualités et le caractère unique."


Je reposai ma tasse avec un détachement calculé puis, après un instant de silence, repris d'un ton subtilement ironique:

"Vous êtes fort directe, très chère, mais bien sûr je comprends à quel point votre temps est précieux, vous êtes une femme très occupée selon toute apparence. Toutefois, n'y voyez nulle malice mais plutôt une conséquence de ma nature de Sindarin, j'aime prendre le temps de faire la connaissance de mes interlocuteurs avant de leur dévoiler mes secrets. A plus forte raison quand il s'agit d'une Capitaine aussi talentueuse et charmante que vous l'êtes."

J'époussetai une poussière imaginaire de ma manche avant de plonger à nouveau mon regard d'acier dans le jais de ses prunelles en amande pour ajouter avec un petit sourire en coin:

"Mais comme il me dérangerait que vous lâchiez vos molosses sur moi pour me faire déguerpir, je vous dirai simplement ceci: c'est moi qui ai conçu votre cher Ao Kung et qui en ai supervisé la construction. Est-ce un motif suffisant pour que vous me consacriez quelques heures de votre précieux temps, ou dois-je galoper afin d'échapper aux mâchoires de vos redoutables gardes du corps?"
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Jing Wei
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Sam 8 Déc - 20:24

Loin d’en prendre ombrage, ni de se laisser désarçonner par les propos de la Néréide, le prénommé Nathanaël avoua qu’il n’appréciait guère participer à toutes ces réunions, en général synonymes d’interminables – et stériles - bavardages. Il en aurait peut-être toutefois été autrement si Jing y répondait plus souvent présente. À ce subtil et juste retour de bâton, la Capitaine esquissa un fin sourire.

« L’appel de la Mer est le seul auquel j’accepte de répondre. Au grand damne de mes pairs, ceux-là même qui désormais semblent se complaire dans leur fainéantise et stagne en Mavro dés qu’est annoncée une tempête. » Soupira la Dame. Quelque peu déçue voire même exaspérée que ‘’ces hommes et ces vrais ‘’ ne… excusez la rudesse de mes propos ~ Ne portent plus leurs couilles au moindre coup de vent. À croire que le sel qui coulait dans leurs veines s’étaient distillés dans le trop plein de rhum.

Passons. Invitant donc le Sindarin à prendre place. Celui-ci pencha pour une tasse de thé lorsque la Capitaine lui proposa une boisson. La Néréide se chargea alors elle-même de le préparer, presque de manière cérémoniale – bien que la vraie aurait demandée des heures. Chacun de ses gestes savamment calculé, tout comme la température de l’eau et la juste dose d’herbes à infuser. Elle servit ensuite une tasse et la présenta sobrement à son protégé.

Après quoi la Dame s’installa et écouta attentivement – autant que faire se peut du moins - ce que son vis-à-vis avait à lui dire. Le Ao Kuang fut rapidement glissé dans la conversation. La description qu’en fit la Néréide plut assurément à Nathanaël ; flatté dans son ego. Une réaction qui fit rehausser un sourcil de la part de notre héritière et demander au Sindarin de jouer cartes sur table. Une annonce qui sembla l’amuser, tant elle fut spontanée et directe. Ce qu’il ne manqua pas de souligner d’ailleurs. Un fin sourire décora les lèvres nacrées.

« Duc Findaryë. Si je prend la peine de m’épargner les bavardages et flatteries inutiles de Mavro - par mon absentéisme, ce n’est certainement pas pour me les infliger dans ma propre maison. Chose qui ne devrait pas vous déplaire. Je me trompe ? » D’une voix égale et teintée d’un amusement retenu. Elle marqua un temps.

« J’ai effectivement pu constater de cette patience typiquement Sindarine.. ainsi que de la votre. » Ajouta la Dame avec une pointe flagrante d’ironie. Ne boudant pas sa satisfaction de l’avoir fait ainsi attendre. Quand bien même ces trois jours ne valaient pas même un battement de cil pour notre invité. La Capitaine accompagna ensuite son geste d’un regard et lui offrit un silence poli. Le laissant exposer les faits. Les yeux dans les yeux. Jing retenue un rire – se contentant alors de souffler sa fumée, tant à propos de ses garde-du-corps que du reste.

« Voyez-vous ça. Le concepteur de mon précieux navire m’honore de sa prestigieuse personne.. pour la dix-septième fois. Je conçois qu’une impressionnante équipe fut mise à contribution pour un tel bijou, mais autant de contremaîtres. » Elle prit confortablement place au fond de son canapé, sans quitter des yeux le présumé ingénieur naval.

« Pardonnez mon cynisme.. Mon Duc. Mais comprenez aussi que vous êtes loin d’être le premier à vous présenter sous couvert de tels prouesses. Aussi. J’ose espérer que vous avez des preuves solides pour corroborer vos dires. Autre que votre statu privilégié, votre joli minois et vos fastueux atouts. Sinon.. Croyez-le ou non, mes chiens seraient bien le cadet de vos soucis comparés à une balle de mousquet ou le fil de mon épée. Et ce quand bien même tout le Panthéon d’Isthéria vous aurait accordé sa grâce. » Se permit de le prévenir calmement la Dame, son faciès ne trahissant à cet instant d’aucune forme d’hésitation, ni de scrupule. Éternellement de glace. Elle devinait Nathanaël comme un adversaire possiblement expérimenté et coriace. Mais pour Jing Wei ce s’en serait que plus stimulant encore.

Elle marqua un temps raisonnablement calculé. Permettant au Sindarin d’assimiler ce que son outrecuidance – et supposé mensonge – pouvait lui coûter. « Donc. Dîtes-moi. Quelles sont vos preuves ? Et quand bien même j’y accorderai de l’importance – ce qui n’est pas fait non plus. Que me vaudrait officiellement cette visite ? »

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Nathanaël Findaryë
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Dim 9 Déc - 19:50

Jing Wei esquissa un fin sourire lorsque je suggérai que mon assiduité à fréquenter les réunions des Marins de Noxis aurait été accrue si elle-même s'y présentait plus fréquemment. C'est en soupirant qu'elle me rétorqua que l'appel de la mer était le seul auquel elle accepte de répondre, au grand dam de ses pairs qui semblaient préférer se terrer à l'abri d'un port dès que la tempête menaçait. D'un air déçu,voire exaspéré, elle regretta que "ces hommes et ces vrais ne…-excusez la rudesse de mes propos - ne portent plus leurs couilles au moindre coup de vent", une réplique qui me fit lui répondre en riant:

"De fait, c'est une bien étrange époque que celle où une Dame se montre plus "couillue" que tous les mâles membres de l'assemblée de Mavro."

Une fois que nous nous fûmes installés et que la Néréide m'ait servi le thé de manière quasi cérémonielle, elle s'enquit sans détour des motifs de ma présence et, après que j'aie affirmé ma volonté de prendre le temps de faire sa connaissance avant de lui révéler mes secrets, me rétorqua avec un fin sourire:

"Duc Findaryë. Si je prends la peine de m’épargner les bavardages et flatteries inutiles de Mavro par mon absentéisme, ce n’est certainement pas pour me les infliger dans ma propre maison. Chose qui ne devrait pas vous déplaire. Je me trompe ?"

Malgré sa voix égale, je discernai une note d'amusement dans son ton, qui se teinta d'ironie lorsqu'elle poursuivit après un bref silence:

"J’ai effectivement pu constater de cette patience typiquement Sindarine... ainsi que de la vôtre."

Un sourire tout aussi amusé aux lèvres, je l'observai brièvement d'un regard appréciateur, non seulement elle était belle mais de surcroît elle avait de l'esprit, une combinaison bien rare. La partie s'annonçait plus plaisante, et corsée, que prévu:

"Voilà qui me ferait rentrer fissa au port, la queue entre les jambes et mes attributs mâles en bandouillère, si comme nos pairs je craignais les vents. Mais quelques menues bourrasques ne sauraient me décourager, pas plus qu'un encalminage en règle d'ailleurs, ma chère."

Je lui révélai néanmoins ensuite être l'architecte de son navire, ce qui la fit souffler la fumée de sa pipe et, retenant visiblement un rire, me rétorquer:

"Voyez-vous ça. Le concepteur de mon précieux navire m’honore de sa prestigieuse personne.. pour la dix-septième fois. Je conçois qu’une impressionnante équipe fut mise à contribution pour un tel bijou, mais autant de contremaîtres."

Elle s'installa plus confortablement dans son canapé, sans détacher une seconde son regard du mien, était-ce un signe que mes paroles avaient malgré tout suffit à attiser son intérêt et qu'elle était prête à m'accorder un peu plus de temps? Il était raisonnable de le penser, mais rien n'était encore gagné à en juger par ce qu'elle ajouta ensuite d'un ton calme:

"Pardonnez mon cynisme.. Mon Duc. Mais comprenez aussi que vous êtes loin d’être le premier à vous présenter sous couvert de tels prouesses. Aussi. J’ose espérer que vous avez des preuves solides pour corroborer vos dires. Autre que votre statu privilégié, votre joli minois et vos fastueux atouts. Sinon.. Croyez-le ou non, mes chiens seraient bien le cadet de vos soucis comparés à une balle de mousquet ou le fil de mon épée. Et ce quand bien même tout le Panthéon d’Isthéria vous aurait accordé sa grâce."

Après avoir laissé filer un silence soigneusement calculé, elle acheva, imperturbable:

"Donc. Dites-moi. Quelles sont vos preuves ? Et quand bien même j’y accorderai de l’importance – ce qui n’est pas fait non plus. Que me vaudrait officiellement cette visite ?"

Je plissai les yeux et me fendis d'un léger rire à ce discours, ouvertement amusé cette fois, puis je m'adossai nonchalament au dossier de mon fauteuil et croisai les jambes avec un détachement soigneusement étudié avant de lui répondre:

"La longueur du Ao Kung et de 42,96 mètres, divisez-là par le nombre d'or multiplié par deux et vous obtenez sa largeur totale, soit 13,34 mètres. Divisez cette largeur par deux et vous obtenez sa hauteur de la quille au pont, soit 6,67 mètres. Ses mâts sont solidarisés à la quille au moyen de blocs d'acier oblongs de 4,296 mètres de long par 1,334 de large et 0,667 d'épaisseur qui, outre leur rôle de fixations, servent aussi à améliorer la stabilité du bateau de par leur poids. Contrairement à n'importe quel autre navire, la poupe du Ao Kung n'est pas son point faible puisqu'il est constitué d'une double épaisseur de bois si dense qu'aucun charpentier ne saurait vous dire d'où il provient. Ce poids considérable semble quelque peu déséquilibrer le bateau vers l'arrière lorsqu'il est à l'arrêt, ce qui fait souvent dire aux ignorants que sa cargaison est mal répartie. Mais vous avez sans doute compris sa raison d'être: il compense la traction du cerf-volant avant lorsque ce dernier est déployé. Par ailleurs vous aurez sans doute remarqué les deux canelures sous sa coque? Leur angle est identique, bien qu'opposé, à ce "déséquilibre", ce qui a pour conséquence de réduire notablement le tirant d'eau lorsque le navire dépasse les vingt noeuds, il "sort" de l'eau en quelque sorte, ou déjauge, pour utiliser le terme exact. Moins de résistance à l'eau, et donc une vitesse accrue, tout en favorisant la stabilité."

Je souris finement à la dame et, après un court silence, ajoutai:

"Je pourrais aussi vous dire que votre cabine comporte trois caches secrètes: l'une au-dessus de la tête de votre lit, qui s'ouvre en pressant puis en faisant tourner d'un quart de tour sur la droite la scuplture de dauphin qui s'y trouve. La deuxième est juste en-dessous de la fenêtre babord, on y accède en exerçant une pression sur l'extrêmité gauche de la moulure décorant la tablette de ladite fenêtre. La troisième enfin se trouve au fond de l'armoire tribord, il suffit de faire coulisser le panneau du fond en appuyant sur la cheville du milieu de la paroi gauche. Dois-je poursuivre?"

Lâchant brièvement son regard, je m'emparai de ma tasse et savourai posément une gorgée du breuvage avant de replonger les yeux dans les siens pour achever avec un petit sourire en coin:

"Quant à la raison de ma visite, je serais tenté de vous répondre que le seul plaisir de passer quelques instants en votre compagnie justifierait tous les efforts, mais je me doute qu'une femme aussi peu adepte de flatteries - et directe - que vous l'êtes ne saurait s'en contenter. Allons droit au but dans ce cas: je veux naviguer avec vous et voir de mes yeux ce que vous êtes capable de tirer de la merveille que vous commandez."
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Jing Wei
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Hier à 13:04

Après que la Capitaine ait posément et calmement expliqué les faits à Nathanaël, exposant sa situation actuelle ainsi que les risques qu’il encourait. C’est à son grand étonnement – bien que ne l’exprimant pas physiquement – que la Néréide l’entendit rire et s’installer plus confortablement encore, imitant son interlocutrice. Imperturbable, notre pâle amie l’observa longuement et déduit assez simplement que le Sindarin n’avait pas commis l’affront, ni la bêtise de se moquer d’elle. En ce cas, pensait-il que Wei ne mettrait pas ses menaces à exécution, sous prétexte qu’il était un Duc ? Ce serait tout aussi mal la connaître. Toutefois la Capitaine doutait que Nathanaël soit assez stupide pour se croire intouchable ici. Ce qui sous-entendait alors qu’il disposait d’éléments solides pour étayer ses dires.

C’est dans une attitude faussement désintéressée que Wei prêta pourtant une oreille attentive à son vis-à-vis. Fãng, l’un de ses précieux molosses, s’était imperceptiblement positionné aux côtés de sa maîtresse ; comme s’il se tenait prêt à répondre au prochain ordre. La Néréide glissa une caresse approbatrice sur sa tête avant de placer cette même main entre ses omoplates. Fãng resta alors en attente.. écoutant presque tout aussi assidument la déclaration du Sindarin.

Ce dernier étala alors littéralement sa science auprès de la Capitaine, lui décrivant avec précision le moindre élément qui composait le Ao Kuang et ses propriétés. Celles-là même qui rendaient ce navire unique. Force est de reconnaître que Nathanaël s’y connaissait d’avantages que ses prédécesseurs. Pourtant, ce fut loin de convaincre Wei. N’importe qui ayant participé à la construction du navire, servit en son sein ou ayant un tant soit peu le sens de l’observation – et une expérience dans le domaine - aurait pu en conclure la même chose.

Une légère pression autour des épaules de son Corso suffit à ce que celui-ci pousse un grondement rauque et menaçant, traduisant de mécontentement de la Néréride. Dépendamment ou non de cette mise-en-garde, Nathanaël retenta sa chance. La dernière ~ Et cette fois. Le Sindarin parut enfin plus crédible au regard de la Dame. Les caches n’étaient jamais mentionnées sur les plans et elles étaient élaborées par le concepteur uniquement. Seul lui ainsi que futur détenteur du navire étaient donc tenus à la confidence. C’est presque avec une pointe de défi que l’homme demanda alors si cette ultime preuve de bonne foi était suffisante. Wei arqua un léger sourcil. Mais heureusement pour le Sindarin.. la Capitaine s’abstenu de tout ordre à Fãng, qu’elle renvoya silencieusement à sa place.  

«  Vous semblez avoir mieux appris votre leçon que vos seize autres prédécesseurs, Duc Findaryë. J’ai cependant le sincère regret de vous informer que le dauphin en question a depuis longtemps été remplacé. Ne m’en veuillez pas, mais j’ai toujours trouvé cette sculpture particulièrement hideuse et clichée. » Commenta calmement Wei tandis que son invité terminait sereinement de siroter son thé. À la fois subtilement doucereuse et piquante. Là encore, la Capitaine avait sciemment ignorée les compliments de Nathanaël pour se concentrer sur l’essentiel. Elle tira une dernière latte de sa pipe d’en chasser le contenu d’un petit coup sec et habile contre le cendrier. Elle reposa ensuite délicatement ledit objet finement ouvragé sur le chevet, quitta le confort de son canapé avec la légèreté qu’on lui connaît.

« Vous me feriez certainement honneur en rejoignant mon équipage. Bien que je me questionne sur ce qui vous a poussé à vous en éloigner. Tout comme ce qui vous a fait revenir. » Commença la Néréide tout en s’approchant de son imposant bureau, le contournant pour revenir à sa place initiale et choyée, soit près de la porte-fenêtre. Elle plaça de nouveau ses mains dans le dos, maintenu bien droit.

« Mais. » Marquant volontairement cette opposition. « Le Ao Kuang n’est pas un vaisseau sur lequel j’autorise que l’on flâne ou opère en simple observateur – à moins d’y mettre le prix, quand bien même il s’agit de son illustre créateur. De même que je compte bien assez d’hommes compétents et aguerris, ainsi qu’un parfait Second, sans ressentir le besoin de m’encombrer de vous, dont je gage que votre statu de Duc vous croit disposé à un quelconque traitement de faveur. »

Par un regard au coin et tout en adoptant un air suffisant, la Néréide planta ses amandes sombres en direction du Sindarin ; en quête de la moindre réaction. Nathanaël était un homme gonflé d’assurance et orgueilleux. Tout comme Wei en fin de compte. Et bien que cela pouvait donner matières à des soirées divertissantes, il était en revanche peu de bon ton d’avoir sur un bateau deux caractères forts et insoumis lorsque l’on veut maintenir l’ordre et la cohésion.

« En quoi pensez-vous m’être réellement utile, mon Duc ? Si ce n’est m’apprendre des choses que je sais assurément déjà à force d’avoir foulé le pont de ce navire et parcouru les mers avec lui. Et plus important encore. Dans l’éventuelle quoi qu’infime possibilité de vous décevoir. Que se passerait-il ? » N’étant pas idiote au point de croire qu’il n’y a pas anguille sous roche. Accoutumée aux requins et autres pourritures de la mer.


Dernière édition par Jing Wei le Lun 10 Déc - 17:44, édité 1 fois
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Nathanaël Findaryë
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Hier à 16:35

L'un des molosses se positionna aux côtés de sa maîtresse, comme en l'attente de l'ordre qui l'autoriserait à se jeter sur moi, tandis que je me lançai dans une sommaire démonstration de ma connaissance du Ao Kung. Hormis un bref coup d'oeil indifférent au canin, je tins aussi peu compte de l'animal que s'il avait été fait de faïence, même lorsqu'il gronda de manière menaçante au terme de mes premières explications. Si la hautaine Jing pensait m'impressionner de la sorte, elle faisait erreur sur la personne. Le fait que je connaisse les caches secrètes de sa cabine sembla suprendre un peu plus la dame qui haussa légèrement un sourcil avant de renvoyer son corniaud à la niche avant de commenter calmement:

"Vous semblez avoir mieux appris votre leçon que vos seize autres prédécesseurs, Duc Findaryë. J’ai cependant le sincère regret de vous informer que le dauphin en question a depuis longtemps été remplacé. Ne m’en veuillez pas, mais j’ai toujours trouvé cette sculpture particulièrement hideuse et cliché."

Ce fut à mon tour de hausser un sourcil. Mon dauphin, hideux et cliché?! Par tous les dieux, son arrogance n'avait-elle donc aucune limite? J'avais passé des heures à le modeler de sorte à lui donner "vie", mais le moment était mal choisi pour laisser entrevoir le moindre soupçon de colère et je ripostai avec ironie:

"Ma foi, si j'avais su que ce navire deviendrait vôtre, sans doute aurais-je choisi quelque animal marin bardé de piquants en lieu et place du dauphin. Une rascasse volante peut-être, merveilleusement gracieuse et mortelle à souhait?"

Ele tira une dernière bouffée de sa pipe avant de la vider et de la reposer, puis se leva souplement et se dirigea vers son bureau en déclarant:

"Vous me feriez certainement honneur en rejoignant mon équipage. Bien que je me questionne sur ce qui vous a poussé à vous en éloigner. Tout comme ce qui vous a fait revenir."

Je me levai une seconde après elle, galanterie obligeant, et l'observai aller se placer devant l'une des fenêtres, droite et fière, les mains croisées derrière le dos.

"Mais. Le Ao Kuang n’est pas un vaisseau sur lequel j’autorise que l’on flâne ou opère en simple observateur – à moins d’y mettre le prix - quand bien même il s’agit de son illustre créateur. De même que je compte bien assez d’hommes compétents et aguerris, ainsi qu’un parfait Second, sans ressentir le besoin de m’encombrer de vous, dont je gage que votre statut de Duc vous croit disposé à un quelconque traitement de faveur.

Je me gardai soigneusement de lui répondre immédiatement, raisonnablement certain qu'elle n'en avait pas terminé, et rivai sans détour mes prunelles dans les siennes lorsqu'elle se tourna un peu pour me scruter d'un regard en coin et achever d'un air suffisant:

"En quoi pensez-vous m’être réellement utile, mon Duc ? Si ce n’est m’apprendre des choses que je sais assurément déjà à force d’avoir foulé le pont de ce navire et parcouru les mers avec lui. Et plus important encore. Dans l’éventuelle quoique infime possibilité de vous décevoir. Que se passerait-il ?"

Un indéfinissable sourire aux lèvres, je la rejoignis près des extravagantes baies vitrées et, après avoir observé le panorama durant un court instant, haussai les épaules et lui répondis - en commençant par la fin de son discours - d'un ton où perçait mon amusement:

"Eh bien, si vous étiez l'un de ces eunuques de Mavro Limani, je vous jetterai par-dessus bord sans autre forme de procès. Mais comme il ne fait aucun doute que vous êtes une Dame, et non des moindres, je suppose que la courtoisie m'obligerait à vous ramener en votre demeure et à vous conseiller un passe-temps plus approprié, la broderie par exemple."


Après cette touche d'humour, j'attendis d'avoir accroché son regard avant d'ajouter avec davantage de sérieux:

"Nous traversons une période troublée, ma Dame, et si vous avez la moitié de l'esprit que je vous prête vous savez pertinemment que cela n'ira pas en s'améliorant ces prochaines années. Par ailleurs, je doute fort que vous soyez assez naïve pour me prendre pour un quelconque noble parfumé prompt à se pavaner sur le pont en attendant qu'on lui fasse des courbettes et qu'on lui serve le thé."


Je laissai filer un instant de silence, durant lequel je scrutai à nouveau l'océan, puis je poursuivis en lui souriant aimablement:

"Ni vos matelots ni votre second ne sont capables d'améliorer votre navire, ou même de remplacer correctement une pièce qui casserait. Vous pensez n'avoir plus rien à apprendre quant au maniement de votre vaisseau? Je serai positivement ravi de vous surprendre en la matière, très chère. J'ajouterai qu'aucun de vos matelots ne peut vous offrir le dixième des opportunités commerciales que pourrait vous valoir l'amitié d'un Duc de Canopée. Les routes terrestres sont devenues fort incertaines, ces dernières années, nos exportations s'en ressentent d'autant plus que les voies maritimes ne sont guère plus sûres, en particulier depuis la guerre entre Cimmeria et Phelgra puisque Canopée s'est rangée du côté de la première et que bon nombre de Marins de notre caste sont plus enclins à servir la seconde."

Nouvelle pause, que j'occupais à la scruter d'un air songeur, et j'achevai:

"Je pourrais bien évidemment armer mon propre bâtiment, voire plusieurs. Mais que voulez-vous, je suis un sentimental dans le fond et je suis très attaché à ce navire qui reste la plus belle de mes créations. D'autres tâches requéraient mon attention jusqu'à il y a peu, mais maintenant que j'en suis délesté... que pourrait-il y avoir de plus merveilleux que de parcourir les océans sur l'Ao Kung en compagnie de la légendaire et ô combien envoûtante Néréide? On vous dit audacieuse, mais l'êtes vous vraiment?"


Un petit sourire subtilement charmeur ponctua mes dernières question, discrètement teinté de malice et de provocation, je prenais goût au jeu qui avait débuté à ce qu'il semblait, mais était-ce également son cas? Je n'allais pas tarder à le savoir...
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Jing Wei
MessageSujet: Re: [Domaine des Wei] - Un curieux visiteur.   Hier à 20:24

L’annonce quant au remplacement de la sculpture par une autre sembla faire mouche sur Nathanaël, puisqu’il haussa lui aussi un sourcil. Wei crut même desceller une pointe d’agacement, voire de colère dans son regard. Pour sa plus grande satisfaction. Le Néréide se doutait pertinemment que les choix artistiques concernant l’Ao Kuang venaient désormais du Sindarin. Son père n’accordait que très peu d’intérêts à l’esthétisme des choses ; et auquel cas Aeddan  lui-même aurait refusé pour le dauphin.

D’ailleurs et après mures réflexions, il avoua que s’il avait connu Wei lorsque cette dernière reprit la barre du navire, il aurait opté pour un autre animal correspondant au caractère piquant de sa ‘’jeune’’ comparse. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres pâles, amusée plus qu’offusquée.

«   Peut-être bien. Mais malheureusement, vous avez manqué le coche lors de cette passation. Aussi ai-je du aviser seule d’un nouvel emblème. Votre dauphin était-il quant à lui représentatif de votre peau lisse ? Ou peut-être d’un penchant ? » Piqua doucereusement notre Néréide. Visant secondement en-dessous de la ceinture.

«   Si je puis me permettre. L’anguille aurait été tout aussi parlant. Quoiqu’imposant de le partager avec bon nombre de personnes. » Et puisqu’ayant eu un aperçu du caractère egocentrique du Sindarin. Il aurait probablement été fort déplaisant pour lui d’être comparé au commun des charognards. Passons. Mettant finalement de côté toute référence animalière. Wei exposa d’autres faits. Galanterie imposée, son interlocuteur se leva lorsque la Capitaine quitta son siège avant de la rejoindre. Wei détacha son regard de Nathanaël et revint plutôt sur l’étendue azurée, tandis que celui-ci choisit de répondre d’abord à sa dernière question. Un rire tenu et cristallin s’échappa, bien qu’elle ne daigna lui offrir ce regard qu’il cherchait à capter en cet instant. De la broderie ~

«  Du sérieux je vous prie. Duc. » Répliqua calmement mais plus franchement la Néréide. Son faciès retrouvant ses traits habituels. Le Sindarin reprit donc. Il ne la surprit guère lorsqu’il rappela que les temps en Isthéria étaient troublés. Et qu’à défaut d’une amélioration, il valait mieux s’entourer des bonnes personnes. Une lourde inspiration de notre pâle amie refléta une franche exaspération. Elle préfèrait nettement que les autres courbent l’échine devant elle, non l’inverse. D’ailleurs Wei s’était toujours refusée à le faire. Et on pouvait lui reconnaître ce mérite d’assumer tous ses choix et cette volonté d’indépendance. Elle ne devait rien à personne. En bonne hôte cependant, elle laissa le Sindarin continuer.

Ce dernier fit remarquer à Wei qu’elle aurait été bien naïve de le croire prompt à l’oisiveté et totalement dénué de ressources, ce qui n’était évidement pas le cas. Il se targua aussi – et à raison – qu’aussi expérimentés sont ses hommes, d’aucun ne pouvait prétendre remettre le Ao Kuang en état s’il essuyait un coup dur ; sa hantise. Contrairement à lui.

Quant au fait que la Néréide n’avait rien à apprendre de lui, Nathanaël se disait ravi de pouvoir la surprendre. Enfin et il fallait tout de même bien admettre, la fortune du Sindarin ainsi que sa position au sein de Canopée offriraient de nets avantages commerciaux. Il laissa un temps calculé à Wei pour qu’elle assimile toutes ces informations, la Capitaine déjà en train de peser mentalement le pour et le contre.

«  Quelle chance que vous vous montriez aussi nostalgique et .. sentimental. » D’une voix monocorde, ne prêtant guère de crédit à ce dernier trait de sa personnalité. Elle dirigea ses prunelles abyssales en direction du Sindarin, le défiant ouvertement du regard devant son air ostensiblement provocateur et charmeur. Audacieuse ~

«   Mais pas irréfléchie. Et .. il me semblait vous avoir déjà spécifié de vous abstenir de flagorneries inutiles. L’émotion de vos hypothétiques retrouvailles avec l’Ao Kuang vous rendrait-elle un brin tête en l’air ? » Se moqua ouvertement, bien qu’enrobant ses dires d’une voix enjôleuse et provocatrice. Toutefois, elle ferma rapidement cette parenthèse. Et sur un ton plus ferme quoique toujours calme et protocolaire.

«   Je vais réfléchir à votre proposition et vous ferai parvenir une réponse dans un délais raisonnable. Notez que si j’accepte .. ce sera sous mes conditions. Je gage toutefois vous saurez répondre à mes attentes. » Pour ne pas dire ouvertement : petits caprices. Elle voulait que les règles soient d’hors et déjà établies. C’est elle qui aurait le dernier mot.

 «   Maintenant, si vous le permettez, ce sera tout pour aujourd’hui. Je ne peux décemment vous laisser m’accaparer tout mon temps. Rassurez-vous, c’est Chang’e qui se chargera personnellement de vous raccompagner. Et non mes molosses. » Déclara poliment la Capitaine, annonçant la fin de cette entrevue et l’invitant cordialement à se retirer.
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