Le Roi et L'Eryl

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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Effectifs

• Eryllis: 3
• Ladrinis: 5
• Eclaris: 4
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 4
• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 4
• Ascans: 2
• Marins de N.: 7
• Civils: 18

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cicium
[Mars/Avril en temps réel]

Tableau d'honneur


Code par MV/Shoki - Never Utopia



 
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 Le Roi et L'Eryl

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Sighild
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Sighild
MessageSujet: Le Roi et L'Eryl   Mer 19 Déc - 19:58


Le temps était venu... le temps où les Hommes représentaient un plus grand danger encore que l'on ne pourrait imaginer. Si la Grande Félicité n'avait que peu durée, l'apparition des Colosses avait rappeler à beaucoup leurs fragilités, qu'ils n'étaient que de bien petites choses dans le monde brutal d'Istheria. Et lorsque les Hommes avaient peur et que leur arrogance avait été mise à mal, ils devenaient vengeurs et violents, déraisonnables et fous. Cette ère obscure avait déjà débutée : les massacres par les monstres géants, les guerres entre anciens alliés... des pions allaient bouger et profiter des faiblesses des uns et des autres.

Qu'adviendrait-il alors des Eryllis? L'une des créatures avait privé bon nombreux d'individus de leurs pouvoirs, une autre de leurs natures, et d'autres de terribles maladies dont Sighild elle-même a été atteinte. L'une de ses bêtes vivaient à Noathis, le remède de l'une se trouvaient à Noathis... et pour se protéger, les nations n'essaieront-elles pas d'arborer plus de magies? Cela allait signifier plus de pierres de sphènes, plus de malheur pour les terres qu'elle cherchait à protéger. Jusque là, les amazones n'avaient affaire qu'à quelques pillards, de petites personnes qui avaient trop peur des fantômes de la forêt pour aller au bout de leurs recherches. Mais bientôt, de nouveaux regards se tourneront vers les richesses de la région et la jeune femme ne savait que trop peu que son influence était maigre sur le nouveau monde. Elle était forcée de prendre part à un monde qu'elle dédaignait, qu'elle avait fui.

Toutefois, sa marge de manœuvre était fine. Vers qui se tourner? Quels alliés? Il était vrai qu'elle avait de bonnes affinités avec la reine de Canopée. Cette dernière partageait une certaine vision du monde commune à leur mode de vie... mais nombreux sont les sindarins renégats qui ont choisi de vivre sur les terres sauvages pour fuir le courroux de leur reine. Il fallait encore attendre que les choses s'apaisent. Cimmeria? Il y avait trop de serpents dans le grand Nord, trop d'ambitions. De plus, ces derniers avaient fait la guerre à Phelgra. Et bien qu'ils remportaient la bataille, Sighild n'avait pas confiance en ceux qui furent leurs alliés de jadis. Le pays d'Argyrei était beaucoup trop loin et son ami Dim avait toute une cité à faire revivre. Elle ne pouvait donc l'impliquer. La seule option qu'elle voyait résidait dans Eridania, ou plutôt le royaume d'Hespéria. Ironique, non? Quand on savait que ce même royaume avait mis leurs têtes à prix... Mais tout n'était que politique et le vent pouvait tourner en sa faveur si elle était capable de se montrer convaincante.

Pour rencontrer le Roi, la jeune femme ne pouvait effectuer de démarches officielles. Cela pourrait être considérer comme un affront ou une provocation, sans compter qu'elle se mettait ouvertement en danger. De plus, elle désirait s'entretenir avec le Roi uniquement. Afin d'éviter le magnifique monde protocolaire, elle devait redevenir la mercenaire qu'elle était. Par chance, la lhurgoyf connaissait bien Hesperia et le malheur des uns faisait la providence des autres. Les soldats de l'armée de Thimothée avaient subi de lourdes pertes pendant l'attaque du Colosse de Paramis. L'armée devait donc recruter des jeunes hommes et femmes qui n'avaient pas encore d'expérience dont il était plus "facile" de passer sous le nez. Il y avait également les nombreux dégâts qu'avaient subi l'avant du palais. Cela prenait du temps et une grosse partie des troupes devaient faire preuve de plus de vigilance sur cette partie des lieux. Il fallait donc qu'elle profite de tous ces avantages.

Sighild n'avait jamais visité le palais mais elle avait réussi à soudoyer du personnel afin de connaître les habitudes du Roi. Ho, que des informations modestes sur sa manière d'être - et savoir si sa sécurité personnelle avait été renforcée, sur ses fréquentations - afin d'être sure qu'il ne soit pas en galante compagnie quand elle viendrait.... Pour le reste, c'était assez facile. Les femmes de la cour étaient de grandes bavardes. Comme elle désirait attirer les faveurs du roi, elle connaissait de nombreuses choses sur lui, sur ce qu'il aimait ou non, ses fantaisies... ou se trouver ses appartements dans le palais. Les plus chanceuses rêvaient de balade dans les jardins royaux, et savaient que la chambre du roi avait un balcon... qui donnaient sur les jardins. Mais les jardins avaient perdu de leurs splendeurs et se trouvaient dans un pitoyable état. Cela signifiait donc que le Roi ne s'y tiendrait pas pour admirer la vue... en toute logique. Son plan tenait donc à cela.  

Plus facile à dire qu'à faire cependant. Il fallait qu'elle soit rapide, silencieuse et discrète. Mais nous parlons de rentrer dans la chambre d'un roi. Il lui fallut plusieurs jours pour étudier les rondes des gardes et pour être certaine que le monarque soit présent. Et une chaude nuit de Béamas, sans être habitée par le moindre doute, elle se lança dans son intrusion culottée. S'il existait bien un endroit où on ne pensait pas la voir, c'était bel et bien au balcon d'un Roi. Pour la première fois, elle ne s'était pas munie de sa faux, célèbre arme rougeoyante qui la rendait si reconnaissable parmi ses consœurs. L'amazone avait fait le choix de la simplicité en tout point : de la tenue plus légère mais en cuir demeurant, un plastron léger en métal finement forgé, son fouet, une dague et une petite bourse contenait diverses petites choses. Pourquoi tant de modestie? Elle ne venait pas comme guerrière mais pour parlementer. Elle ne souhaitait pas ne paraître plus sauvage qu'elle ne l'était déjà...

Ce fut donc sans trop de mal qu'elle réussit à atteindre les jardins, profitant du changement de garde pour se faufiler. Pour une personne qui était capable de traverser les matières, un mur de pierre était bien peu, sans compter que son refuge fut les végétaux précieux de la cour royale. C'était la seconde phase qui était plus compliquée et elle avait plusieurs possibilités. La première consistait à devenir brume pour se faufiler rapidement sur le balcon mais cela signifiait aussi qu'elle se retrouvait démuni de ses biens car elle n'était capable de ne transformer que son corps. Apparaître nue devant un Roi pour demander la levée des sanctions n'étaient pas ce qui lui semblait le plus sérieux et judicieux. La seconde possibilité imaginée était de trouver le moyen de monter sans attirer l'attention en créant quelque chose qui lui permettrait de se fondre dans le décor.  Mais quoi? Il y avait aussi une troisième possibilité qui consistait à employer la même méthode qui lui avait permis de rentrer dans les jardins. Cependant le risque était trop grand : elle ne connaissait pas le nombre de gardes présents et elle ne souhaitait pas se montrer hostile. Elle opta pour le deuxième choix. Elle choisit d'utiliser des plantes grimpantes. Il n'y en avait pas - ou plutôt plus - sous le balcon du roi. La lhugroyf choisit alors de créer du lierre qui lui servirait de camouflage. Mais me direz-vous, une plante qui pousse aussi rapidement, cela attirerait l'attention des soldats? Pas si on attirait leur regard ailleurs au moment décisif. Pour sa création, elle fit intervenir des chiens des rues. Son don lui permettait de les manipuler pour les pousser à aboyer et d'attiser la curiosité des vigiles. Et si l'un d'eux se questionnait après? Sighild les espérait assez crédule pour simplement penser qu'il n'avait jamais prêté attention à cette nature envahissante. Il était vrai, son plan reposait aussi beaucoup sur la chance. Pour grimper, il lui fallait aussi des complices. Le lierre allait servir de trompe l'oeil, mais elle allait créer aussi une nouvelle tige qui la dissimulerait et qui dans sa croissance, lui permettait d'atteindre rapidement le balcon - car ce dernier était au deuxième niveau du palais. Le faire à main nue lui aurait demandé trop de temps. Ce fut des oiseaux cette fois-ci qui jouèrent les troubles-fêtes en allant titiller les gardes. Et par miracle, son plan fou réussit.

Elle se haussa par dessus la balustrade sans faire un bruit. La grande porte-fenêtre était ouverte pour sans doute laisser entrer la fraîcheur de la nuit. Les rideaux luxueux de la chambre ondulaient sous les courants d'air et la lune pleine brillait avec intensité, dessinant alors l'ombre d'une amazone sur le pavé. La jeune femme leva les mains comme pour se rendre et montra qu'elle n'avait aucune arme et entra avec un sang-froid étonnant. Il y avait de la lumière à l'intérieur, le roi était sans doute éveillé. Elle espérait qu'il n'alerte pas les gardes car elle ne saurait être assez rapide pour l'en empêcher. Si malentendu il y avait, alors on aurait imaginer que l'Eryllis était là pour assassiner le Roi... cela aurait eu l'effet contraire de tout ce qu'elle désirait. Il fallait donc que son plan marche et elle avait étrangement confiance en elle. Pour une raison obscure, elle ne s'imaginait pas Thimothée en homme poltron, mais curieux. Elle devait se montrer directe et déterminée.

" Veuillez pardonner mon intrusion cher Roi mais je ne suis pas ici avec de mauvaises intentions. Je désire m'entretenir avec vous et avec vous seul. "

Elle lui laissa alors le temps d'accepter sa présence avant de très rapidement se présenter.

" Je suis Sighild, gardienne de Noathis, Eryl à la tête des Eryllis.... j'ai besoin de vous. "

Comme si elle eut été sur une scène de théâtre, un léger vent se souleva, balayant sa chevelure d'argent et les voiles des rideaux, un éclair doré traversa ses yeux sous l'effet de la pleine lune.

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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Mer 19 Déc - 20:09

Sighild s’était préparé à tout, mais même avec beaucoup de volonté elle aurais pût difficilement imaginé cette scène:
Le roi Timothée Mannus est assis sur chaise en armure complète avec sa célèbre cape rouge, derrière lui un feu de cheminée éclaire chichement la pièce. Les flammes se reflètent sur son armure argenté, lui donnant un aspect un peu démoniaque, impression qui étais démentis par son regard qu'une tristesse ne quittais jamais.
Un chien semble dormir à ses pieds, de couleur blanc, on le distingue mal à cause de l'obscurité, mais il ressemble à un caniche.
Deux autres personnes sont à ses côtés, que l'Eryl reconnait immédiatement pour les avoir vu dans l'entourage du Roi, il s'agit du Général Edward Natalis le responsable de la garnison d'Hesperia, comme à chaque fois impeccable dans son armure de maille avec l'armoirie d'Hesperia. Il porte une longue barbe rousse et s'approche de la quarantaine. Le deuxième homme se nomme Perceval Gallick, c'est le commandant de la garde du Dernier Cercle, très grand (plus de deux mètres), il ressemble à un véritable colosse. Entièrement chauve et imberbe, il représente la force à l'état brute. On dit de lui qu'il a déjà écrasé la tête d'un homme, qui l'avait provoqué, à main nu. Il est équipé d'une armure de cuir et derrière son dos se trouve deux cimeterres.
Avoir ces deux personnages dans la pièce étais manifestement un coup de malchance terrible, car ainsi armé et prêt pour le combat, ils pouvaient devenir des adversaires redoutables et le combat amènera forcément d'autres soldats de la garde rapproché royale.
Mais la surprise de Sighild continua quand la première phrase que prononça le seigneur fût:

- J'ai gagné Edward, tu me dois 5 dias.

Sans quitté des yeux l'intruse, le guerrier, vainqueur du colosse qui a attaqué la cité et réputé dans le royaume pour ces capacités de meneur d'homme, cherche dans sa bourse une pièce de 5 dias et grommelant pour la forme, la donne à son souverain.
Une fois la pièce en sa possession, Thimothée la fit jouer entre ces doigts, tel un prestidigitateur, les flammes de la cheminée se reflétant à chaque fois que la face pile était exposé.

- Voyez vous Sighild, je peux vous appelez Sighild ? Après tout c'est comme celà que vous venez de vous présentez. Nous avons parié avec le Général si l'Eryllis qui allais venir serait la chef de la tribu, et j'ai gagné.

Un sourire fugace presque infantin éclaira son visage par le fait d'avoir pût gagner contre une des têtes pensantes du pays.

- Comme vous le devinez surement, nous vous attendions, le personnel n'a accepté votre argent que pour mieux nous prévenir après. Il a été facile de vous retrouver et de vous faire suivre, j'espère pour vous que vous êtes beaucoup plus discrète en forêt qu'en ville. Bref il a été vite établis que vous étiez une Eryllis, il ne restais plus qu'à trouver laquelle et c'est la cause de notre petit paris. Je tiens d'ailleurs à vous félicitez pour votre patience et votre habilité à monter jusqu'au balcon, vous avez de réelle talent de grimpeuse, la voie que vous avez choisi est loin d'être la plus facile, les animaux que nous avons entendu c’était pour distraire les gardes ? Dans tous les cas bravo pour votre arrivés, c’était très théâtrale !

Le roi applaudis des deux mains, tandis que les deux hommes derrières lui, restaient impassible.

- Si vous êtes venu ici pour me tuer, votre équipement est assez léger, un fouet, une dague et une armure de cuit même pas renforcé. Je pense donc que vous voulez négocier un retour à la normale des relations entre Eridiana et votre peuple qui vit à Noathis ?

Cette dernière phrase est posé sur un ton léger, comme si le souverain ne ressentais aucun peur, cela pouvait être du courage, de la folie ou une résignation devant le destin qui a été si cruel envers lui. Dans tous les cas le souverain du plus puissant royaume du continent attend la réponse de son invité "surprise", d'un air impassible.


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Sam 22 Déc - 19:31

Sighild était une femme qui pourrait paraître pleine d'impudence mais elle se qualifierait plus volontiers comme étant déterminée. Elle était aussi une lhurgoyf prudence, pointilleuse sur les détails et ne prenaient jamais de risques inconsidérés. Elle pesait toujours le pour et le contre. Ici, elle avait visiblement affaire à un homme qui l'était tout autant, mais elle s'étonnait de le trouver en pareille position : près du feu, habillé de pied en cape, et entouré de ses hommes. Elle ne niera pas qu'elle aurait préféré avoir un entretien plus... secret. Néanmoins, est-ce qu'il s'agissait là d'une réelle surprise après tout?

Un homme de la position d'un Roi se devait d'être prudent et entouré. il devait se montrer plus intelligent que la norme s'il souhaitait s'accrocher à son trône. Tel était le poids qui devait peser sur les épaules d'un monarque. Il devait aussi être capable de bien s'entourer, et là, les deux individus à ses côtés étaient connus pour être de fines lames. Si la jeune femme devait se battre contre eux, sans compter le Roi lui-même, elle n'en sortirait pas tout à fait indemne. Mais bizarrement, cet éventualité ne l'effrayait pas. Pensez-vous réellement qu'une lhurgoyf comme elle pouvait se laisser impressionner par uniquement leur fait d'armes et leur haute stature? Le passé de l'amazone les ferait sans nul doute bien plus pâlir et à ces seules évocations, s'il s'agissait d'hommes d'honneur, il l'aurait en respect.

Cependant, si quelque chose devait l'étonner, ce fut d'être l'objet d'un pari entre le dirigeant et son homme de main. Elle l'aurait d'ailleurs pu très mal le prendre car elle estimait que sa présence ne se prêtait au jeu. Et de la même manière que le Roi, le regard ambré de l'Eryllis ne quitta pas celui de ce dernier, lui tenant tête sans sourciller.

" Voyez-vous, Thimothée.... puis-je également vous appeler Thimothée? Si vous m'attendiez réellement, j'aurais espéré que vous auriez assez de courage pour m'accueillir seul. "

Cela pourrai peut-être être interpréter comme une provocation, mais l'intensité dans les yeux de l'amazone prouvait que ce n'était pas son intention. Même le ton de sa voix, sombre et profonde, mais avec une étonnante pointe de suavité, montrait qu'elle n'était pas là pour porter querelle.

" Sachez aussi ceci : si je désirais votre mort, vous le seriez déjà. Rassurez-vous donc à ce sujet. "

Il ne s'agissait pas d'un avertissement, simplement un constat.... et peut-être aussi une manière de répondre à la petite pique du souverain concernant sa discrétion car peut-être ne réalisait-il pas exactement à qui il avait à faire. Des Eryllis, on ne connaissait que leur murmure et le folklore qui était née de leurs actions. On ne leur connaissait pas de visage... sauf pour cette nuit où celle qui les dirigeait prenait le risque de se montrer telle qu'elle était.

" Comme vous l'aurez compris, je ne suis pas venue vous rendre visite avec des intentions hostiles mais j'aimerais m'entretenir afin de discuter de mon peuple, comme vous l'avez si finement deviné. Serait-il donc possible d'être seuls? "

La jeune femme n'était pas vêtue comme une guerrière, contrairement aux trois hommes présents dans la pièce, le rapport de force était donc disproportionnée.

" A moins qu'une femme comme moi ne vous effraie? "

Le visage de la lhurgoyf restait impassible et fermé, et elle n'avait toujours pas quitté du regard le monarque. Elle ne voulait discuter qu'avec lui, et non ses gardes du corps, de dirigeant à dirigeant, sans faux semblants.

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Thimothée Mannus
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Thimothée Mannus
MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Sam 22 Déc - 21:28

" Voyez-vous, Thimothée.... puis-je également vous appeler Thimothée? Si vous m'attendiez réellement, j'aurais espéré que vous auriez assez de courage pour m'accueillir seul. "

De la confiance, c'est ce que tout le monde veux, une chose à la fois immatérielle mais difficile à acquérir et encore plus à conserver. Finalement tout revient à cela, car en cas de de trahison il y a souffrance et aucun être vivant n'aime souffrir. Il faut toujours une personne qui fais le premier pas, le plus souvent suite à un rapport de force. J'avais créer ce rapport de force et cette fois-ci à mon avantage, mais l'Eryl n'avait pas apprécié. Cette femme étais à la tête d'une tribu redoutable qui avait la réputation de chasser les personnes qui entraient dans leur forêt et nombreux étaient les Erdaniens à n'être jamais revenu de Noathis. Toutefois, je pouvais perdre un peu de mon atout, maintenant que l'amazone avais connaissance de mes capacités de protection.
La première demande étais la plus facile à satisfaire et son franc parler me faisait penser à Mathilde,  me femme décédé, lors de notre première rencontre. Elle avait alors chassé elle aussi mes gardes du corps, m'indiquant que j'étais en sécurité avec elle, qu'elle me protégerai. Elle avait raison, c'est moi qui n'ai pas su la protéger et maintenant elle est morte.Mais Sighild attendais une réponse et je n'avais pas le temps de ressasser mes anciens souvenirs:

Vous pouvez bien sûr m'appelez Thimothée, et je suis pas très courageux en effet. Ma nourrice quand je n'étais pas sage disait que les Eryllis viendrait me chercher pour m'emmener dans leur sombre forêt. Puis durant mes années dans l'armée, certains vétérans les plus endurcis racontait des histoires horribles de patrouilles dans votre pays, il l'appelais "l'enfer vert". Mais c'est moi qui en bannissant les membres de votre peuple de mon royaume, qui ai mis en place les conditions de cette rencontre, il faut donc que je fasse un pas moi aussi dans votre direction.

Je me tournais vers les deux hommes:

Général, Perceval, merci de nous laisser, veuillez attendre à l'extérieur de la pièce.

Edward Natalis se sentit obliger de protester:

Messire, vous êtes sûr de vous ? Cette femme est armé et a réussis à s'introduire dans le palais malgré toutes les précautions que nous avions prises...

Je coupais le vieux soldat:

Notre visiteuse connait maintenant les protections dont je me suis entouré, il est devenu inutile de les rendre visible. Ne revenez que quand je vous aurais appelé. De plus, il va falloir prévenir les cuisines du palais de préparer un repas pour deux, et également une deuxième chaise, c'est la première fois depuis longtemps que je mange avec une invitée dans mes appartements.

J'attendis que les deux hommes sortent de la pièce avant de m'adresser à celle que l'on pouvais désormais considérer comme mon invité:

J'espère que vous avez faim, l'habitude de la caserne fais que je mange toujours, quoi qu'il se passe, à heure fixe. Vous vouliez parler de votre peuple mais actuellement, une seule habitante de Noathis m'intéresse, une certaine Anne de Mivan, qui a rejoint votre tribu, il a de cela quelques années. Peut-être la connaissez-vous sous son nom d'"artiste": le corbeau ? Une fois cette petite formalité accomplis, j'espère que nous pourrons ensemble mettre en place des mesures pour assurer des relations apaisés entre nos peuples


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Lun 24 Déc - 23:13

Par chance, le roi semblait être dans de bonnes dispositions et prêt à se montrer conciliable envers la lhurgoyf. Il venait de prouver qu'il était plus intelligent et attentif que l'on ne pourrait le croire, et Sighild qu'elle était capable de faire tout autant preuve d'audace dans ce monde qu'à Noathis. En tout cas, Thimothée semblait vouloir concéder à la requête de l'amazone qui désirait un entretien privé, et pria alors à ses hommes de quitter la pièce. Bien évidemment, il était fort à parier qu'ils demeureraient derrière la porte, main sur le pommeau de leurs épées, prêt à répondre à l'appel de leur roi au moindre problème. Ridicule initiative de leur part car le temps qu'il leur faudrait pour pénétrer à nouveau dans ce bureau, leur seigneur serait mort dans le cas où il serait incapable de se défendre. D'ailleurs, n'étais-ce pas pour cette raison que l'un d'eux tenta de dissuader son souverain?

Mais le Roi paraissait confiant, chassant ses proches conseillers pour finir par leur demander d'apporter de quoi se sustenter. Voilà un geste tout à fait cordial mais qui n'avait pas fait sourciller le moins du monde l'Eryl. L'attention était délicate mais pas assez pour qu'elle y attacha de l'importance.

" Le repas m'importe peu. "

Toujours postée sous la lumière de la lune, le regard brillant et vif, elle ne quitta pas une seule seconde le regard du Monarque d'Eridania.

" Vous prétendez connaître nos légendes, mais vous me demandez des renseignements sur une femme qui pourrait peut-être faire partie des nôtres? Ce que vous appelez formalité dans votre cours se révèle une trahison pour les miens. "

L'Eryl ne confirma ni infirma la présence de celle qui semblait intéresser le souverain. Il fallait dire que les règles de la caste des Eryllis étaient strictes concernant l'identité de chacune. On abandonnait son passé et son nom, au profit d'une nouvelle existence de solidarité et de protection. Aucune d'entre elles ne se jugeaient pour leurs actes d'autrefois, ni ne portaient de curiosité sur ce qui avaient pu se passer. En conséquence, même si la lhurgoyf le voulait, il ne lui était pas permis de donner la moindre information.

La jeune femme finit par s'avancer, se rapprochant du roi. Alors qu'il était toujours assis sur son siège, elle le toisa de sa hauteur. Ses yeux étaient incisifs et son visage d'une grande passivité. Pourtant, son regard n'était pourvue d'aucune hostilité et d'une énigmatique douceur.

" Je ne sais pas ce que représente cette femme pour vous. Si elle a effectivement rejoint les Eryllis, alors elle n'est plus celle que vous avez connue. "

Finalement, l'Eryl passa devant le roi et se posta près du feu. Son attention se noya dans les flammes dansantes alors que ses pensées étaient dirigées vers tout autre chose.

" Thimothée... ne me confondez pas avec les gens que vous avez l'habitude de côtoyer, de ceux qui ploieront le genou pour obtenir vos grâces. Soyons simplement honnête et franc. Que voulez-vous exactement en échange de ma demande? "

Sighild tourna la tête vers le seigneur du palais, guettant sa réponse avec application. Il existait bien des méthodes pour convaincre un homme mais l'Eryl n'était pas une dame de cours. Elle était avant tout un soldat d'un autre temps, face à un autre qui portait aujourd'hui une couronne.
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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Mar 25 Déc - 19:16

La réponse négative de Sighild à ma demande étais prévu et même anticipé. Après tout, elle protège son peuple comme je protège le mien. Elle a en plus le fais de très bien connaître son millier d'habitant, chose que je ne peux évidement concurrencer avec mes millions de sujets. Mais je suis sûr qu'elle peut m'en dire plus, au moins pour alléger une partie de mon fardeau.
Je regarde l'Eryl, près du feu, et je me demande qui est le plus dangereux des deux. Tous les deux semblent calme mais pour peu qu'on leur laisse l'occasion et ils peuvent détruire tout sur leurs passages. Même si je sais la jeune femme ne peut se permettre de m’assassiner, sa tribu ne pouvant sortir indemne dans une guerre contre Eridania et ses dizaines milliers de soldats, un coup de colère est toujours possible. Il me faut donc continuer à rester prudent dans mes demandes.

Avant que je puisse répondre, le repas arrive. C'est une pause bien venue, la tension dans la pièce s'abaisse un petit peu, lorsque les plats sont servis. En plus le cuisinier nous avait préparé un repas léger constituer d'une entrée avec un potage au lait d'amande, suivi d'un plat de résistance, une porée blanche (onctueuse purée de blanc de poireaux) avec une tranche de rôti de porc. Pour accompagner ce diner, j'ouvre une bouteille d'hypocras venant directement de mes propriétés au nord de la capitale? Je laisse mon invité s'assoir en première, avant de le faire à mon tour. Tout en mangeant, je me met à échangé avec la responsable de la caste des Eryllis, en faisant bien sûr attention, de ne pas parler la bouche pleine.

Vous êtes vous déjà demandez pourquoi votre peuple a été bannis ? La raison se trouve de nombreuses années dans la passé. A l'époque, un soldat terran, lors d'une de ces permissions avait rencontré une lhurgoyf nommé Angel. Ils n'étaient pas destiné à se rencontrer et pourtant ce fût le coup de foudre immédiat. Elle était totalement différente des femmes qu'il avait rencontré alors, un véritable esprit libre, se moquant des codes de la société. Ce que pensais les gens d'elle lui était complètement indifférent. Le soldat et la lhurgoyf auraient pût vivre ensemble pour l'éternité comme dans les livres. L'homme s’apprêtait même à déserter et quitter sa famille pour rester avec elle. Malheureusement la vie n'est pas un conte de fée et le père du jeune garçon entra dans une grande colère. Il engagea alors une assassin célèbre à l'époque; une certaine Anne de Mivan dit "Le corbeau". Cette dernière connaissais son métier et planta la tête d'Angel sur une pique juste devant la caserne, le soir même où ils devaient s'enfuir ensemble. Vous connaissez déjà la suite de l'histoire concernant l'avenir de ce soldat. Ce dernier est devenu roi et a essayé de retrouver la meurtrière de son premier amour. Le résultat de sa recherche est maintenant connu et est sans surprise, où se cacherais une femme poursuivit par un pays aussi puissant qu'Eridiana ? Tout simplement à Noathis.

Le temps que je finisse de raconter mes souvenirs, le repas est presque terminé. Je propose à mon invité un fruit et prend moi-même une pomme, que je découpe de manière délibérément lente, me concentrant sur le fruit comme si je voulais le découper en la plus fine lamelle possible. Avant de continuer:

Je suppose que vous souhaitez la fin de la prime sur les membres de votre peuple ? Je peux vous accorder cela, voir même un statut privilégié lorsque vous êtes sur mes terres, avec la possibilité d'aller où bon vous semble sans être inquiété. Je peux également vous reconnaitre officiellement, vous et votre caste comme protecteur officiel de Noathis avec comme interdiction à tous mes sujets de pénétrer dans votre forêt sans votre permission. Il y a quelques années je ne pensais qu'à ma vengeance et je vous aurais donné tout cela contre la tête du corbeau, une sorte d’œil pour œil et dent pour dent, mais plus large. Mais avec le temps et grâce à Mathilde, la cicatrice, autrefois béante, présente dans mon cœur c'est un peu refermé. Mes priorités ont donc changé et j'ai décidé de protéger mon peuple, avant tout. Ce que je souhaite est la paix et le commerce. Je vous propose donc d'accorder à Hesperia les mêmes privilèges qu'à Canopée, à savoir exploité les pierres de sphènes mais à proportion gardée afin de conserver une certaine harmonie et de préserver votre territoire. Je vous demande donc le même nombre de mines pour respecter l'équilibre. Les hommes qui exploiterons ces lieux devront se soumettre à vos lois, et si vous leur accordez votre protection contre les bêtes sauvage, ils ne seront pas accompagné de soldat. De plus, une personne neutre pourra s'assurer que le traité est bien appliqué en ayant libre accès aux mines. Je sais que de nombreux voyageurs masculins reviennent vivants de vos contrés, il pourrait être simple de trouver quelques candidats parmis eux. Qu'en pensez-vous ?

Ayant enfin terminé de manger ma pomme, je me lève, afin de rejoindre Sighild devant la cheminée, espérant que les termes du traités plairons à la gardienne de Noathis.


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Dim 6 Jan - 23:23

Alors que les deux dirigeants se jaugeaient l'un et l'autre, ils furent interrompus par l'arrivée des domestiques qui apportèrent le dîner. si il y avait bien une chose à laquelle elle ne s'attendait pas, c'était bel et bien se trouver à la table du roi. A vrai dire, cette rencontre était à cent mille lieux de ressembler à ce qu'elle s'était imaginée de toutes façons. Qu'importait cependant, tant qu'elle obtenait à la fin ce qu'elle désirait.

Thimothée lui désigna alors un siège que la jeune femme se résigna à accepter. Il était facile de noter son malaise. Elle n'était pas une femme de cours qui aimait que l'on vienne à la servir, elle n'était pas une femme d'autant de sophistication inutile. Chaque plat qu'on lui apporta fut observée avec méfiance mais son élégance la poussa à accepter de goûter les mets présentés un par un.... sans ne jamais finir son plat. Elle ne faisait l'effort qu'uniquement pour accompagner son hôte, et elle ne toucha nullement le vin.

L'Eryl laissa la parole au souverain, écoutant son histoire et ses souvenirs. Une histoire de femme. Les rumeurs étaient donc vrai sur sa relation avec une lhurgoyf de basse naissance. Mais la jeune femme ne se permet pas de s'en émouvoir car tous avaient leur lot de complaintes, tous avaient peut-être eu le malheur de perdre des êtres chers. Personne n'était épargnée par la douleur et c'était d'ailleurs la seule chose qui rappelait que, qu'importe l'espèce, ils étaient tous égaux dans la mort et le chagrin.

Le repas se conclut sur le désir de retrouver celle qui s'était salie les mains pour assassiner sa première compagne. Mais l'amazone conserva son mutisme jusqu'au bout, elle ne posa aucune question. Elle ne daignait offrir au monarque que l'intensité de son regard doré qu'elle plantait dans les siens. Ce ne fut que lorsque le silence s'était imposée que Thimothée le brisa en ramenant dans la conversation le sujet qui avait amené l'Eryllis à se déplacer.

Mais à vrai dire, la jeune femme n'aimait pas la manière dont le monarque s'adressa à elle, ni même les termes de ces propositions. D'une part, parce qu'il oubliait qu'elle n'était pas l'une de ses sujets, d'autre part car il ne semblait pas saisir la cause qu'elle défendait.

" Vous possédez les mêmes défauts que vos ancêtres, la même arrogance, la même suffisance. "

La jeune femme se leva de son siège qui grinça dans son mouvement de recul.

" Nous reconnaître " protectrices de Noathis " dites-vous? Pensez-vous réellement que je suis présente parce que je désire votre reconnaissance? Pensez-vous vraiment que votre parole vaut autorité sur un pays dont vous n'êtes pas le souverain? Nous ne sommes pas vos sujets, ni vos vassaux. "

Le regard de la lhurgoyf brilla d'une nouvelle intensité qui montrait la puissance de sa détermination.

" Vous prétendez vouloir la paix mais vous marchandez le prix de la vie de ses femmes, femmes que les nations comme les vôtres ont opprimées. "

A cet instant, Sighild s'approcha du souverain, approchant son visage à quelques centimètres du sien et plongea son regard dans le sien. Il y avait du calme et de la colère, tout comme le ton dans sa voix.

" Les femmes qui vivent sous ma coupe ont préféré vivre dans un espace peuplé de créatures féroces plutôt que sous le joug de vos pairs qui n'ont jamais assuré leur sécurité. Je ne pense pas que leur liberté mérite d'être marchandée aux prix de la florissante économie que vous voulez mettre en place, en pillant un royaume dont vous n'êtes pas le maître. Des vies contre des dias.... Voilà donc ce que l'on représente pour vous. "

L'amazone recula et détacha son intention de Thimothée. Elle semblait particulièrement déçue.

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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Lun 7 Jan - 17:25

Je suis désappointé, apparemment tout ce que je fais ou dis, est compris de travers. J’invite la jeune femme à dîner, elle touche à peine aux plats, ne bois pas et en plus me regarde de travers. Je lui annonce que je renonce à ma vengeance, et elle se contente de me fixer. J’indique que je suis prêt à les reconnaitre, elle et sa tribu uniquement composée de femme comme protectrices des terres dont elles occupent une petite partie, elle me répond qu’elle n’a pas besoin de ça. Et comble du comble, lorsque je fais part de ma proposition de bénéficier des mêmes possibilités que le royaume de Canopée, elle m’insulte trois fois, en disant que je suis arrogant, suffisant et la pire des insultes, que je suis comme mon père.

Ça fait depuis longtemps que je n’ai pas pris un tel camouflet en pleine face. Je dois faire appel à toute ma volonté pour rester calme. Heureusement, le vin est très bon et j’arrive à relativiser. Après tout, j’ai en face de moi une personne qui vit dans les bois, refuse la compagnie d’hommes, sous prétexte que ce sont… des hommes et enfin a combattu sans relâche durant toute sa vie. Je me rassois donc confortablement sur mon siège, pour me détendre un maximum.

J’ai beaucoup parlé ces dernières minutes, mais peut-être que j’ai ainsi commis une faute. J’ai pensé que l’Eryl étais venu pour négocier un rapprochement entre nos deux peuples, voir une entente, mais ce n’est manifestement pas le cas. Le mieux dans ce cas, est de m’expliquer plus simplement :

- Sighild, j’ai sans doute commis une erreur, et je vous prie de m’excuser. Je n’ai rien contre les femmes et même si Eridania est une société patriarcale, je ne pense pas qu’elles y soient opprimées. Mais laissons ça de côté, pour le moment. Je n’ai sans doute pas été assez clair, ce n’étais pas une négociation, tout ce que j’ai indiqué je vous l’offre sans contrepartie. La prime sur toutes les membres de votre peuple est donc levée et vous aurez un sauf conduit sans limitation de durée pour aller partout sur mes terres sans être inquiété. Tout le reste étais la base d’un accord que je croit profitable entre nos deux peuples. Si vous n’en voulez pas, je n’insisterai pas, la situation restera inchangée.

J’écris quelques mots sur plusieurs parchemins, et je lui en montre un :
Ce texte indique que le bannissement des Eryllis est levé de manière permanente. Cette mesure sera appliquée sur tout le royaume dès demain. De toute façon ce n'était qu'une excuse pour rencontrer leur représentante et lui exposer mon projet.

Et je lui donne le second :
Ce laissez-passer permanent, vous permet de voyager partout dans le royaume comme prévu, en le montrant vous serez la bienvenu et aucune taxe ne vous sera demandé, ce qui inclus également toute la ville d’Hesperia et le palais. Voilà, au moins, vous n’aurez pas à rejouer les monte-en-l’air pour sortir de ce bâtiment, vous n’aurez juste qu’à montrer aux gardes ce document portant ma signature.

 Sans hâte je me lève, la regarde droit dans les yeux et en souriant je termine l’entretien :

A moins que vous ayez une dernière chose à me dire, gente dame, je vous souhaite une bonne nuit.

Trésor se lève alors, se rapproche de la Lhurgoyf, et s’avance vers elle pour lui lécher la main tout en lui disant :

Bonne nuit jolie dame.


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MessageSujet: Re: Le Roi et L'Eryl   Mar 22 Jan - 20:40

L'amazone sentait que la tension était palpable, que ses mots avaient touché le roi, son statut mais aussi l'homme. Contrairement à lui, elle avait l'avantage de connaître les grandes lignes de son histoire, de sa famille, de ses ancêtres et de toutes les rumeurs qui pouvaient courir sur lui. Elle n'y attachait pas d'attention particulière car elle ne croyait pas l'adage qui disait : le fruit ne tombait jamais bien loin de l'arbre. Ne serait-ce pas un peu trop réducteur? Elle qui était victime des mythes qui couraient sur son peuple ou sur sa caste, il serait bien malvenu d'en faire de même. Cependant, elle savait pertinemment où frapper, elle savait où se logeait l'orgueil d'un souverain.

Et si la jeune femme avait été un peu déçue de la manœuvre politique du monarque, elle était plus agréablement surprise par son sang-froid, mais ne l'était qu'à moitié du discours qui lui tint. En effet, elle froissa quelques secondes son nez lorsqu'il balaya avec légèreté le système patriarcal de son pays, montrant ainsi en un sens son agacement - mais cela ne serait pas le cœur du sujet de leur entrevue car après tout, elle n'était pas là pour mener une révolution sociale. Par contre, il tenta d'éclairer ses propos et les présenta soudainement sous un jour nouveau. Aucune négociation? Pourtant cela en avait tout l'air. Mais il semblait se raviser et n'imposer subitement aucune contrepartie à la requête de l'Eryl.

Une fort bonne nouvelle que voilà. D'ailleurs, le regard ambré de l'amazone se radoucit lorsqu'il finit de s'exprimer, il fut moins sévère, plus humain. Même l'attitude de l'Eryl semblait moins braqué, ce qui ne signifiait pas qu'elle baissait sa garde.

Conservant son silence, elle se saisit alors du document que lui remit Thimothée, et l'inspecta en le lisant en diagonale. Il mentionna d'ailleurs avec une relative désinvolture que tout ceci n'était qu'une manière de pousser la jeune femme à sortir de l'ombre pour une rencontre. N'y avait-il pas meilleure façon d'agir que de condamner, même temporairement, toute une société paisible?

De la même façon, elle se saisit du second papier que le roi lui présenta comme un droit de passage dans tout le territoire éridanien. Cela pourrait s’avérer utile pour ces consœurs les moins assurées, notamment si certaines d'entre elles avaient pu être fichées. Elle, cela faisait des siècles qu'elle voyageait sans ce bout de parchemin, ce n'allait pas changer maintenant. Ce n'était pas là une provocation, ce n'était qu'un principe.

Il fallut que le monarque se leva pour que la lhurgoyf finisse par parler. Le ton de sa voie était plus doux et moins froid, une manière pour elle de faire preuve d'un peu de gratitude.

" Je vous plains Thimothée, vous et votre dynastie. Ne vous laissez pas ronger par la vengeance ni par les lamentations. Votre vie est trop courte pour courir après des fantômes. "

La jeune femme s'apprêta à partir par le même endroit où elle était entrée, bien qu'elle accepta avec un petit sourire les adieux du familier du roi. Mais alors qu'elle se trouvait sur la rambarde, avant de disparaître au milieu de la nuit, elle glissa néanmoins un petit mot.

" Vous valez mieux que votre père... n'en doutez pas. "

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