La chute des étoiles |Timothée/Lucius]

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Sur Istheria, RPG heroic-fantasy issus d'un univers original où de multiples aventures vous attendent.

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• Eryllis: 3
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• Eclaris: 2
• Prêtresses: 2
• Cavaliers de S.: 6
• Nérozias: 5
• Gélovigiens: 7
• Ascans: 2
• Marins de N.: 6
• Civils: 14

Temps actuel

An 1305 de l'ère obscure

Saison:Langdum Mois:Cobel
[Janvier/Février en temps réel]

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Thimothée
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 La chute des étoiles |Timothée/Lucius]

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Lucius Aelianus
MessageSujet: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Sam 29 Déc - 18:27

Il quittait enfin les plaines haïes du centre d’Eridiana pour retrouver les confins familiers de la grande cité de Tyrhénium. Il n’avait jamais rien compris à ceux qui trouvaient en eux la stupidité nécessaire pour s’émerveiller devant un trou de lapin. Lucius voyait personnellement la nature comme hostile et laide, n’ayant pour l’homme rien à apporter qui ne nécessite d’abord d’être brisé. Il faisait éventuellement exception de son familier, encore que celui-ci soit si totalement imprégné de magie et d’arcane qu’il soit difficile de réellement le considérer comme un animal appartenant au règne naturel. Il regarda les hautes portes de la ville passer derrière eux comme deux sentinelles aveugles, la gueule qui les menait dans les rues méphitiques et populeuses de l’endroit se refermant derrière eux dans un bruit grinçant de pierre et de métal. Lucius réprima un frisson de plaisir. Malgré son mode de vie nomade, il devait avouer avoir au fil du temps nourri un attachement particulier à cette ville. C’était une métropole tentaculaire, aux rues sombres et étroites, un charnier fertile sur lequel fleurissaient les plus exotiques des plantes. Il pouvait aisément y rencontrer à la fois les êtres les plus désespérés et les esprits les plus noirs et retors, l’endroit lui fournissant un échantillonnage des plus satisfaisants. Il aimait y flâner le soir, regarder les visages communs des gens se fondre les uns dans les autres, leurs voix se muer toutes ensembles en un chœur cacophonique. C’était étrange, mais il trouvait dans leur dissonance une forme de confort, le bruit permanent de leurs esprits et de leurs voix aléatoires fournissant au jeune homme de quoi écrire son opus permanent, les pages succédant aux pages dans sa propre psyché tortueuse.

Il inspira longuement, l’odeur chargé et âcre du purin, de la sueur, de l’urine humaine et animale et du vieux sang séché emplissant ses narines. Il était arrivé. Il regarda les murs sales et recouvertes de vieille chaux parsemée de trous épars, les fenêtres aveugles et souvent barricadées, les barreaux de fer rouillés qui protégeaient les entrées, évidentes et cachées. Il était arrivé. Il regarda les contours rugueux des visages, les faces vieillis avant l’heures, bouffies par le vice et le tafia. Il regarda les corps pliés sous l’effort des porteurs, il regarda les silhouettes recourbées qui tentaient de se fondre dans les ombres complices des allées, il croisa les regards jaunes et inquisiteurs des rapineurs et des malfrats. Il était arrivé. Il pouvait sentir, même sans utiliser ses dons télépathiques, la nervosité de son escorte. Les hommes du roi n’appréciaient que très peu de de voir escorter leur bien-aimé maître dans un tel repaire de truands et d’âmes damnés. Il regarda l’un d’entre eux, se demandant si le déguisement allait réellement tenir. Ils étaient trop nobles, trop propres sur eux pour réellement avoir l’air d’habitués de l’endroit. Leurs dos étaient trop droits, et ils marchaient de manière trop synchronisée, avec le menton trop haut pour qu’un observateur suffisamment intelligent puisse réellement se laisser prendre au jeu.

Lucius leur fit signe d’avancer, laissant les quartiers bruyants du bord de la ville pour se diriger vers les endroits mieux famés. Le quartier marchand était loin d’être totalement sûr, et Lucius aurait préféré se diriger vers le bazar oublié s’il avait été seul, mais il pouvait pour le bien de sa mission tolérer ce petit écart de conduite. Très vite, le bruit changea de nature, les travailleurs suants laissant la place au marchands agités, qui tentaient en criant d’attirer l’attention des passants. Lucius lui-même fut épargné par leurs tentatives, ses habits le marquant comme l’un des leurs, et donc peu propice à la harangue coutumière. Ils arrivèrent rapidement devant une large maison dotée d’une grande cour intérieure, et Lucius descendit de son cheval, passant brièvement la main dans la crinière noire et abondante de sa monture, avant de la confier à un des hommes qu’il avait engagé pour l’occasion, et faire signe au roi de le suivre. Il ouvrit la large porte qui menait dans l’atrium, et s’assit à une table, esquissant de nouveau un geste en direction du souverain afin que ce dernier prenne place en face de lui :

"Pardonnez la pauvreté de ces arrangements, votre altesse. Je n’avais aucun quartier capable de loger cinquante hommes et d’assurer votre sécurité. J’ai donc dû improviser. Quels sont vos plans pour la suite des évènements ?"

Lucius avait sa propre idée de comment procéder, mais il jouait ici le rôle d’un marchand bien loin de son domaine d’expertise. Il gouta un instant à la douce ironie de la situation, Timothée Mannus n’ayant sans aucun doute pas la moindre idée qu’il avait en face de lui un des meilleurs enquêteurs, informateurs et agents que le monde n’ait jamais porté, et il plongea ensuite son regard dans celui du souverain, se demandant comment ce dernier comptait au juste aborder la situation. Perdu dans une ville aussi peu familière qu’hostile, sans aucun indice préalable capable de le mener jusqu’aux coupables de l’attaque, il doutait que l’entreprise se révèle pour lui facile.
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Thimothée Mannus
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Sam 29 Déc - 20:03

Je suis fatigué, et sale, et très fatigué. Oui, je suis deux fois plus fatigué que d'habitude. Ce n'est pas la faute de notre hôte qui a été parfais en tout point, sa demeure est vraiment magnifique et pourrais facilement passé pour la demeure d'un prince partout sur Istheria, sauf ici dans Tyrhénium où elle est juste moyenne par rapport aux autres palaces de la cité-état.

Je suis épuisé par tout ce que j'ai vu. Cela a commencé par notre entrée dans la ville, je m'attendais à être au moins questionné par les gardes de la ville sur notre identité, ou la raison de notre venu, mais absolument rien. Notre guide Asther Irwain leur a fais un simple signe de la main et ils nous ont laissé passé sans problème. C'est tout bonnement incroyable. En plus, nous n'étions même pas obliger de passer par une des portes principales, les murailles de la ville sont très facile à escalader. Ensuite, nous avons marcher dans un véritable cloaque, je n'avais pas vu autant de misère accumulé au même endroit depuis longtemps. Les enfants qui mendient, les catins à chaque portes et les esclaves à qui ils manquent des membres... Nous sommes passer au milieu de tout cela, avec les membres de ma garde, sans oser croisé leurs regards à tous ces malheureux. De plus, je me suis retenu plusieurs fois de dégainer mon épée quand nous avons croisé des hommes armés qui nous jetaient des regards sombres, mais d'après ce que j'ai compris, c'est la coutume ici.

Une fois arrivé au quartier marchand, nous avons été littéralement assaillis par des dizaines de camelots, près à tout pour vendre leur marchandise. Après toute la misère des bas quartier, j'ai pût contempler plus de richesses en quelques minutes que j'en ai vu au cours de toute ma vie. Des hommes vêtus de longues robes brodés d'or, des armures en métaux précieux et même des manteaux en peaux de léopards des neiges. Bref, un luxe insensé, tout est achetable, y compris des esclaves. De par mon éducation, je savais que ce serait un des moments les plus pénibles de ma vie, car l'esclavage est interdit depuis plusieurs générations dans le reste d'Eridania, mais il a encore cour dans cette ville. J'ai donc eu beaucoup de mal à me contrôler lorsque je vis des hommes, des femmes et même des enfants enchainé et vendu comme des bêtes de foire. Heureusement, Perceval étais prêt de moi et réussis à me calmer.

Toute cette tension m'a littéralement vidé et je suis reconnaissant envers le marchand de son accueil. Confortablement assis, je lui réponds:

Et bien seigneur Irwain, la dague de Ziria a été dérobé par un voleur pendant le grand tournoi "des jeux des deux soleils" qui a eu lieu ici. Puisqu'elle n'a pas réapparu, c'est que le voleur l'a toujours. Son prix de vente est certes important mais ici où te ce vend et tout s'achète, elle aurais pût facilement trouver un acquéreur. Il y a donc deux solutions possibles, soit le voleur veut l'utiliser pour ces pouvoirs, soit ce qu'il veut en échange ne se trouve pas dans cette ville.
Dans le premier cas, je comte sur vous pour m'aider, après tout une personne possédant une fine dague en argent dont le pommeau est serti de fil d'or et de deux pierres précieuses de couleur ambrée, sa lame étant fine et tranchante et qui en plus luit d'une lumière vive en présence d'un grand danger doit être visible si on sait quoi chercher.
Dans le second cas, si votre recherche est infructueuse, il ne restera plus qu'à faire courir le bruit, qu'un riche noble étranger est prêt à l'acquérir, nous verrons si quelqu'un mort à l'hameçon.

Je m'arrêtai de parler quelques instants, avant de changer complètement de sujet:

Dans tous les cas, nous allons bientôt recevoir un visiteur de marque, j’attends le gouverneur de cette cité, Fanel DeLannet d'une minute à l'autre. Ma missive à dût lui mettre la puce à l'oreille (je trouve cette expression particulièrement adapté à Tyrhénium), et des espions ont dût remarquer notre troupe. En parlant de cela, j'ai entendu des rumeurs comme quoi votre vin était un des meilleurs au monde, supérieur même à l'alcool de Cimmeria. Je pense que ce serait une bonne idée d'en ouvrir une bouteille ou deux, juste pour vérifier si les rumeurs sont vrais. Comme on dit dans mon pays, ouvrir une bouteille est la seule façon d'obliger les retardataires à être à l'heure !


Thimothée Mannus
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Fanel Delannet
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Dim 30 Déc - 13:16

Fanel jouait aux cartes avec Auguste Maldonne, l'un des plus riches marchands de la Cité, quand un page vint le perturber avec ses multiples courbettes. Il n'était toujours pas habitué à être sujet à tant d'attentions et de respect, il n'était pas un dieu tout de même! Son adversaire transpirait à grosses gouttes face à lui, il faut dire qu'il avait une main à faire lever les morts... et la mise en jeu, les faire danser une semaine entière.
D'une voix douce et amusée, il pressa quelque peu le joueur décontenancé.

_ Je vous ai connu plus prompt cher Auguste... désirez-vous une collation, vous semblez avoir chaud...

Avant que son invité puisse répondre, il claqua des doigts et deux servantes s'agenouillèrent à quelques pas de lui, habillées de la plus exquise des façons.

_ Que l'on donne du vin à mon ami! Et à moi aussi par la même occasion, sait-on jamais... peut-être que l'attente me semblera moins longue...

Tout en parlant, il se redressa à la façon d'un chat, tentant de s'échapper du canapé débordant de coussins.
Il regarda un peu autour de lui, s'émerveillant encore de sa maison. Lui et son invité était sur une des terrasses de l'aile Sud, entourés par quatre statues de jeunes femmes dénudées, les yeux perdus dans le ciel. L'éclat du marbre rose faisait écho au blanc qui composait les multiples colonnes, au noir qui soutenait les chapiteaux sculptés et rehaussés d'or, au rouge des dalles et des balustres. De grands voiles de soie fine se bombaient à chaque coup de vent, les protégeant du soleil et des regards indiscrets. Une dizaine de serviteurs, tous plus beaux les uns que les autres, veillaient discrètement à leur confort tandis qu'il était possible de noter la présence presque invisible de ses gardes du corps.
Les deux nymphes s'affairaient déjà à verser du vin dans des coupes d'or et de rubis, tandis que deux éphèbes apportaient sur un plateau de vermeil incrusté de diamants, des petits biscuits et des sucreries.
Non loin de là, Less somnolait sur un tas de coussins brodés d'or fendus de velours cramoisi, s'étendant de tout son long. Une jeune servante abaissait et soulevait lentement un immense éventail fait en plumes d'autruche, afin de lui garder le nez bien au frais.
Il accepta la coupe d'un regard entendu et dégusta quelques gorgées de cette nouvelle cargaison, laissant le page prostré à ses côtés. Bon... il commençait sérieusement à s'ennuyer...

_ Bon et bien parle petit avant de prendre racine...

Ce dernier, surpris par ce ton mêlant l'agacement et l'amusement ne put que balbutier.

_ Que votre Altesse Sérénissime me pardonne, je ne..., un émissaire vient de se présenter aux portes du Palais et annonce l'arrivée du Roi Thimotée Mannus au sein de Tyrhénium. Les Ombres de son Altesse corroborent cette information.

Auguste qui continuait à tenter de trouver une solution pour ne pas perdre ses gains, se redressa à son tour.

_ Sa majesté Mannus? Ici? Mais... mais! C'est un scandale, il faut...

Il ne put finir sa phrase que le doigt gracile de Fanel se retrouvait sur ses grosses lèvres.

_ Shhhhhchh, toi tu te tais et tu perds... Bien! Petit c'est une excellente nouvelle que voilà! Prends un biscuit et un peu de vin!

Tandis qu'il parlait d'une voix guillerette , son index glissait lentement sur la bouche du marchand, jusqu'à ce que son ongle entaille la chaire charnue, mélangeant le sang à la sueur. Puis, il porta ce dernier jusqu'à sa langue et goûta.

_ hummm, quel goût exquis Auguste... On vous mangerez...

C'est à cet instant que Less trouva bon de grogner et de s'approcher, donnant un peu plus poids à l'avertissement.

Loin d'être idiot, le marchand déposa immédiatement ses cartes et s'excusa platement.

_ Excusez-moi votre Altessse Sérénissime, je n'aurai pas dû...

En guise de réponse, Fanel lui fit un grand sourire et le serra dans ses bras.

_ Allons, allons, pas tant de politesses! Bien je vous laisse avec mon premier intendant pour ce qui est du règlement, j'ai à faire!

Il se retourna et quitta la terrasse, suivi par quelques serviteurs, son tigre à ses côtés. Le temps de rejoindre ses appartements, il réfléchit à comment il allait s'habiller pour l'occasion. Rencontrer un Roi ce n'est pas n'importe quoi!
__________________________________________________________

Fanel suivait son guide. Il l'avait récupéré dans un des petits salons proches de l'entrée principale de l'aile Est, en charmante compagnie d'ailleurs... il n'aurait pas fallu beaucoup de temps pour que l'envoyé royal ait pris plaisir à lui rendre visite... mais les affaires sont les affaires!
Ils déambulaient donc, tous deux, au travers des foules et des marchés. Le jeune régent adorait sa ville, elle était semblable à un cœur battant la chamade, se gorgeant de l'énergie infinie de ses habitants. Tout était si vivant, si libre de toute contrainte, ici, seuls l'esprit brillant et le travail étaient la clef de la réussite. Une méritocratie plutôt qu'une oligarchie menée par l'idée que la valeur du vieux sang prévalait sur l'individu... quelle vision du monde rétrograde d'ailleurs...
Il sortit de ses pensées quand une femme le dévisagea, écarquillant les yeux et s'apprêtant à hurler comme une furie. En un mouvement, le jeune primus était sur elle, l'enserrant la taille. Il lui déposa un baiser et lui susurra à l'oreille:

_ Doucement ma belle, je n'ai pas envie d'un bain de foule aujourd'hui, je dois aller voir des amis, d'accord?

De sa cape sable, il sortit une petite broche représentant une rose du désert, en grenat et rubis, et l'accrocha à sa robe.

_ Je suis votre obligé ma douce.

Et reprit sa route sans autre geste, laissant la femme abasourdie, ses doigts sur les lèvres, les yeux brillants et perdus dans le vague.

Ce petit rituel se répéta tout le long du chemin jusqu'à arriver à la maisonnée où devait loger le roi.

" Tu peux me rejoindre maintenant mon gros chouchou ". Pensa Fanel et une imposante forme blanc crème, zébrée de noir, sauta de toits en balcons pour rejoindre son maître, le poil brillant et l'air joyeux.

Une fois son tigre à côté de lui, il se permit de frapper à la porte, sous le regard médusé de l'émissaire et entra dans la propriété. Les gardes royaux, eux, avaient la main sur la garde leur épée, nerveux de ne pas pouvoir vérifier l'identité de l'inconnu.

Il demanda ensuite aux serviteurs où il pouvait trouver le Roi. Après un moment de flottement, on le conduisit jusqu'à lui.
C'est ainsi que Fanel vit pour la première fois le plus puissant dirigeant du monde.

Il confia sa cape à un serviteur dévoilant un habit de simple facture: une chemise en soie carmin à col large, un pantalon de velours noir et des chausses relativement discrètes. Seul un magnifique collier de rubis et de diamants ornait son cou délicat.
D'une voix amusée et intéressée, il se présenta à son auditoire.

_ Je m'excuse de vous interrompre au milieu de votre conservation mais on m'a invité et j'ai pris la liberté d'entrer. Fanel Delannet, ravi de faire votre connaissance mon cher Timothée! Les tableaux vous dépeignent comme un fier gaillard et j'avoue que la réalité, pour une fois, est aussi élogieuse.

Puis, il se tourne vers l'autre individu.

_ C'est aussi un véritable plaisir de vous rencontrer.
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Thimothée Mannus
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Dim 30 Déc - 22:59

Le moins que l'on puisse dire c'est que le gouverneur de Tyrhénium, sait réaliser des entrées spectaculaires, sa tenue fine qui est mise en valeur par ses vêtements simples et surtout son énorme bijou valant un duché entier, me font forte impression. Le voir passer la porte du patio comme si c’était chez lui, me laisse sans voix. Heureusement, les paroles simples de Fanel et sa bonne humeur me donne le temps de me ressaisir. C'est alors que je remarque que le régent de cette cité n'est pas venu seul, une énorme bête poilu, blanche et noire, l'accompagne et elle semble très menaçante, c'est à ce moment là que je suis bien content d'avoir mes gardes à proximité. A dire vrai, je déteste les grosses bêtes couverte de poils (comme les tigres ou les ours), j'en ai même peur.

Je décide de prendre sur moi, et de faire comme si je n'avais rien vu. Je souris donc au gouverneur, et lui précise:

" Vous avez bien fais d'arriver, nous vous attendions. Notre hôte, le marchand Asther Irwain, à qui appartient cette magnifique villa, nous a même offert un magnifique vin de la région. Je vous en prie, je vais vous servir (je lui remplis sa coupe). Il est fameux n'est-ce pas ? Même si je préfère le vin de Cimmeria, celui-ci me ferais presque changer d'avis."

Je laissais le gouverneur savouré sa boisson avant de continuer:

" Même si vous êtes trop polis pour me le demander directement, je vais vous dire pourquoi je suis venu dans votre cité-état. Le statut de votre ville est bien connu depuis deux ans et je ne vais pas le remettre en cause. Vous avez vos propres lois, y compris celle concernant l'esclavage, qui même si, elles me semblent profondément injuste, ne concerne pas mon royaume. Je suis venu ici, pour traiter d'égal à égal avec vous. De nombreux sujets sont à évoquer.
Je souhaite que nous parlions sécurité en premier lieu, car au cours de mon trajet, des bandits ont attaqués les terres du comte de Tiloch, brûlé son manoir et l'ont assassiné, lui et toute sa famille. Les vêtements des assaillants les désignes clairement comme des habitants de votre cité, je vous propose donc des patrouilles communes pour renforcer le frontière, afin d'éviter de nouveaux drames. J'ai pris avec moi, certaines de leurs armes, qui sont marqué d'un étrange sceau, comme vous pouvez le voir. Je vous serais reconnaissant de m'apporter leur chef afin qu'il soit jugé, à Hesperia, les faits ayant eu lieu dans mon pays. Qu'en pensez-vous ?
Concernant le commerce, je vous propose d'intensifier nos échanges en mettant en place des sauf-conduits communs pour les marchands. Ces derniers permettrai de se déplacer librement dans tout Eridannia sans être inquiété. Il faudra bien sûr que les marchandises vendues soit légal dans nos deux contrés. Cela vous parait-il possible ?
Enfin, j'ai une raison plus personnel de venir, je souhaite acquérir un objet magique par mes propres moyens et si vous m'y autoriser partir avec, dans mon royaume.
Ma visite dans votre état ne durera pas plus d'une semaine. Je souhaite en profiter pour également visiter les lieux les plus important à voir; on m'a beaucoup parler de l'Arène et je suis curieux de voir comme ce déroule les tournois chez vous."

J'ai beaucoup parlé, mais avoir le maître de cette cité est une véritable chance et je ne pense pas revenir avant longtemps. Je souhaite la sécurité de mes sujets ainsi que la prospérité économique pour le plus grand nombre, et avoir des bonnes relation avec celui qui est le régent du plus grand carrefour commercial au monde est indispensables pour réussir mes objectifs.

La confiance entre nous est primordiale et le fais que Fanel Delannet soit venu sans escorte (excepté son animal de compagnie), est prometteur pour l'avenir. Il est sûr de lui, comme je l'étais avant la mort de Mathilde. J’envie d'ailleurs un peu sa confiance, il doit considérer que le monde a encore énormément à lui offrir, chaque jours lui apportant de nouveaux plaisirs. Pour moi, c'est le contraire, chaque nouvelles journées sans ma femme est une souffrance et la première chose que je fais chaque matin, est de tourner la tête à ma gauche, là ou étais sa place lorsqu'elle étais encore en vie.

Mais je n'étais pas là pour me laisser aller à mes souvenirs. Les négociations avaient débutés entre les deux plus puissants régents d'Eridania.


Thimothée Mannus
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Fanel Delannet
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Sam 5 Jan - 12:54

Fanel écoutait Timothée avec attention, caressant lascivement le coin de l'oreille de Less. Il semblait absorbé par la présence du jeune Roi, le dévisageant et lorgnant longuement sur son corps. Quand ce dernier lui proposa une collation, il l'accepta bien volontiers, ravi de pouvoir se désaltérer quelque peu, tout en caressant subtilement la main du monarque lorsque ce dernier lui tendit la coupe. Il analysa le vin, le savourant sans précipitation et analysa ses propriétés, tout en observant sa couleur.

_ Je dois reconnaître qu'il possède un certain caractère mais le raisin n'a pas donné tout son sucre... il aurait fallut l'adoucir avec du miel et le rehausser avec...

Il s'interrompit, conscient qu'il n'était pas face à un responsable de ses vignobles ni à un marchand. Il fit un petit sourire et finit sa coupe sans mot dire, laissant terminer son interlocuteur. Il entama une petite marche circulaire autour de ses hôtes, suivi de près par son tigre, tels deux prédateurs jaugeant leur proie. De temps à autres, il s'adossait à une colonne de manière nonchalante, savourant le touché frais du marbre. Et quand le Roi conclut son petit discours, il lui répondit avec une voie charmante et mélodieuse, tandis que son tigre plongeait son regard azur dans celui de l'humain le plus puissant du continent.

_ Il est vrai que nos Lois divergent mais il m'est à cœur de vous confirmer notre lutte incessante contre l'esclavage. Les intérêts économiques et la culture de certains peuples retardent l'abolition de cette pratique. Je suis pour autant convaincu du bien fondé de votre combat.

Il fit une petite pause et reprit sur un ton bien plus sérieux, le regard plus sombre.

_ Toutes mes condoléances pour vos pertes Timothée. Avec votre permission, je vais ouvrir une enquête sur les assassins. S'ils sont de Tyrhénium, ces derniers seront condamnés à l’écartèlement... Et leur chef vous sera remis... en vie...

Puis avec un ton plus léger, il reprend sa réponse.

_ Concernant les patrouilles, je pense qu'il serait nécessaire de mettre en relation nos armées. Je n'ai guère d'expertise en la matière, je dois bien le concéder. Je pense que le Commandant en charge du bastion de Nizel sera plus à même de vous répondre sur le sujet.

Puis, ses yeux devinrent brillants quand le Roi aborda le sujet du commerce.

_ J'aime l'idée de pouvoir envisager une intensification du commerce entre nos deux territoires. L'idée des sauf-conduits me paraît excellente et nous pourrions aussi envisager de créer une route entre votre Capitale et Tyrhénium afin d'améliorer les temps de trajet et de renforcer la sécurité de nos marchands.

Enfin, il s'approcha dangereusement de son interlocuteur pour lui susurrer à l'oreille.

_ Tant que vous avez de l'argent, vous serez toujours le bienvenue à Tyrhénium.

Et s'éloigna de lui soudainement.  

_ Vous êtes libre d'aller où bon vous semble Majesté. Et vous êtes bien entendu mon invité. Vous pouvez loger au Palais, vous et votre suite, si l'envie vous en prend.

Il se tut en souriant presque naïvement se resservant une coupe. C'est alors que Timothée put entendre la voix du jeune homme résonner dans sa tête, comme une pensée personnelle.

"Je sais que nous pouvons de faire grandes choses ensemble Timothée, évitez simplement de déclencher une guerre où chacun en sortirait inévitablement perdant".
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Thimothée Mannus
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Sam 5 Jan - 19:38

Pendant que le gouverneur, je me concentre au maximum sur sa personne, essayant d'oublier ce monstre poilu qui tourne tout autour de la table.

Il est vrai que nos Lois divergent mais il m'est à cœur de vous confirmer notre lutte incessante contre l'esclavage. Les intérêts économiques et la culture de certains peuples retardent l'abolition de cette pratique. Je suis pour autant convaincu du bien fondé de votre combat.

Je suis content de savoir que le Gouverneur lutte contre l'esclavage, mais en analysant bien les mots qu'il a employé, je me rends comte qu'à aucun moment, il n'a évoqué la possibilité de l'interdire dans sa cité. Cela m'est facile à comprendre car une telle réforme serait susceptible de créer une véritable émeute dans sa cité.

Toutes mes condoléances pour vos pertes Timothée. Avec votre permission, je vais ouvrir une enquête sur les assassins. S'ils sont de Tyrhénium, ces derniers seront condamnés à l’écartèlement... Et leur chef vous sera remis... en vie...

C'est tout ce que je demandais, je ne doute pas que le responsable de cette cité fasse le nécessaire. J'espère ainsi économiser de nombreuses vies.

Concernant les patrouilles, je pense qu'il serait nécessaire de mettre en relation nos armées. Je n'ai guère d'expertise en la matière, je dois bien le concéder. Je pense que le Commandant en charge du bastion de Nizel sera plus à même de vous répondre sur le sujet.

Je prends bonne note d'envoyer le général Edward Natalis, le responsable de la garnison d'Hesperia à Nizel pour mettre en places ces patrouilles communes.

J'aime l'idée de pouvoir envisager une intensification du commerce entre nos deux territoires. L'idée des sauf-conduits me paraît excellente et nous pourrions aussi envisager de créer une route entre votre Capitale et Tyrhénium afin d'améliorer les temps de trajet et de renforcer la sécurité de nos marchands.

Je vais commencer cette construction, dès mon retour à Hesperia.

Tant que vous avez de l'argent, vous serez toujours le bienvenue à Tyrhénium.

Je n'en ai jamais douté.

Vous êtes libre d'aller où bon vous semble Majesté. Et vous êtes bien entendu mon invité. Vous pouvez loger au Palais, vous et votre suite, si l'envie vous en prend.

Je pense à sa proposition, avant de de la rejeter, je suis venu pour une raison bien précise, et je ne veux pas être tenté de rester dans cette cité-état, plus que nécessaire.

"Je sais que nous pouvons de faire grandes choses ensemble Timothée, évitez simplement de déclencher une guerre où chacun en sortirait inévitablement perdant".

Je sursaute en attendant cette voix dans ma tête, elle ne peut venir que d'une seule personne; Fanel Delannet en plus d'être la plus riche personne du continent est également télépathe ! Cela expliquerais en partie sa fulgurante ascension. Mais je ne suis guère familier avec ce moyen de communication, ne possédant que le pouvoir d'empathie, et encore à un faible niveau. Je lui réponds donc à haute voix:

Mes seuls désirs sont la paix entre nos deux peuples. Tant que vous et moi restons en vie, la guerre ne sera pas possible entre nos deux nations. Concernant votre généreuse invitation, j'ai déjà promis à mon hôte de rester ici pendant toute la durée de mon séjour ici. D'ailleurs la route a été longue pour venir ici et je me vois contraint de prendre congé. Je vais en mettre tout ce qui a été décidé ici. Gouverneur Fanel Delannet, je vous souhaite une bonne nuit.

 Sur ces derniers paroles, je prends congé.


Thimothée Mannus
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Lucius Aelianus
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Lun 7 Jan - 22:22

Que d’aventures. Que d’émois tressaillant, et que d’échanges on ne peut plus captivants ! Lucius n’aurait en ce moment rien aimé de plus que de pouvoir s’introduire dans les têtes actives des deux interlocuteurs pour comprendre ce qu’il s’y passait au juste. Il était certain d’y trouver en vrac de nombreux morceaux juteux à se mettre sous la dent, de pouvoir en fouiller et en fouissant le sol fertile de leurs psychés respectives exhumer des secrets capables à seul de justifier qu’il vienne de passer et se prépare à passer encore du temps avec des êtres à ce point opposés à lui, sans tenir compte des risques évidents qu’il encourait. Il n’était normalement pas dans sa nature de s’exposer ainsi, mais l’occasion était trop belle et l’affaire trop importante pour qu’il accepte dans ce cas précis de déléguer ses fonctions. Tout ceci demandait un certain doigté qu’il était le seul à posséder. Il écouta donc attentivement les échanges entre les deux têtes couronnées, s’amusant de leurs réactions naïves. Il savait que le gouverneur de Tyrhénium était contre l’esclavage, son âme trop douceâtre étant au fond incapable de comprendre que cette pratique était la seule chose qui maintenait réellement la position de sa ville comme plaque tournante du commerce illégale. De toute façon, Lucius ne comptait pas le laisser abolir une pratique aussi utile à ses propres recherches, les esclaves étant pour lui une manne inespérée d’esprits frais et facilement acquérables. Peut-être était-il temps de faire comprendre au dirigeant de Tyrhénium qu’il ne gouvernait pas en dépit des forces obscures de l’endroit, mais bien parce que ces dernières y consentaient de bonne grâce. C’était là quelque chose à considérer soigneusement. Il nota attentivement tout le reste de la conversation, des discussions portant sur la route (il comptait bien profiter de cette information privilégiée pour infiltrer le chantier et retirer quelques fonds) que celle sur la mise en place prochaine des patrouilles. Il serait toujours temps de soudoyer une ou deux personnes de plus, le temps venu.

Il regarda ensuite le roi se retirer, et le laisser avec le maître de Tyrhénium. Il savait ce dernier doté malgré l’esprit béat qui imprimait globalement sa direction à ses sentiments d’une intuition redoutable, et il ne souhaitait pas spécialement passer plus de temps en sa compagnie. Outre le fait que cela représente un risque non négligeable, il ne se voyait pas en retirer quoi que ce soit d’intéressant. Il regarda Delannet, et se demanda brièvement comment le renvoyer de chez lui sans froisser le personnage ou mériter son ire, ce qui risquait de ne pas être si évident que cela au vu du caractère pour le moins imprévisible de l’étrange créature. Il finit par opter pour une solution d’une extrême simplicité, et ne fit rien, fixant le personnage d’un air à la fois intrigué et terrifié, jusqu’à ce que ses lèvres s’ouvrent pour laisser s’échapper quelques paroles hésitantes :

"Eh bien, monseigneur, je n’ose vous retenir plus longtemps. Laissez-moi vous raccompagner dehors."

Il escorta brièvement l’individu hors de chez lui, avant de regagner son propre lit. Cette nuit ne serait pas consacrée au sommeil. Il avait trop appris pour cela, et devait se concentrer sur l’organisation de ces nouvelles informations. Chaque nouvelle pièce qui intégrait les méandres labyrinthiques de son esprit devait être estimée, classée, rangée, triée, puis utilisée de la manière la plus adéquate qui soit. Et il venait en ce moment de disposer d’un moment rare et précieux, dont les principaux acteurs mêmes risquaient de ne pas apprécier toute l’étendue. C’était un moment historique, non pas parce qu’ils venaient de se mettre d’accord sur des traités et des ententes dignes d’étudiants d’une académie de seconde zone, mais parce que Lucius Aelianus avait été présent ce soir, et parce qu’il avait pu s’en faire le témoin rapace. Ce soir, il comprenait enfin ce qui lui avait manqué jusque là pour réellement étendre ses activités au-delà de leurs frontières actuelles. Ce soir, il déployait des ailes noires comme la nuit, et s’assurait que leur battements sinistres couvrent ceux même des plus nobles drapeaux.
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Thimothée Mannus
MessageSujet: Re: La chute des étoiles |Timothée/Lucius]   Lun 7 Jan - 23:17

Je me couche dans le lit luxueux de la chambre d'amis, qui est situé juste sous le toit de la demeure de mon hôte, content de moi, mon voyage avaient de nombreux objectifs et celui de rencontrer en personne le gouverneur a été atteint. Tel des graines, des mots ont été échangés et j'espère qu'une relation solide entre nos deux états va pousser tel un arbre gigantesque.
Mais il me reste le but premier de mon expédition, la dague de Ziria et j'espère la trouver dès demain. C'est donc avec confiance en l'avenir que je m'endors.

Le matin, je me lève de bonne heure, frais et dispos. Cette literie est vraiment excellente, bien meilleur que celle que je possède dans mon propre palais, de plus un vent frais à soufflé toute la nuit, chassant la chaleur écrasante de l'après-midi. Je rejoins Asther Irwain pour le petit déjeuner, je m'étais d'ailleurs préparer à un repas somptueux, mais mes espérances sont en-dessous de la réalité. Je ne sais pas si le marchand déjeune comme cela tout les jours, mais c'est un véritable festin avec des mets tous plus délicats les uns que les autres. Je n'ose imaginer le prix de ce banquet, mais j'y fais honneur.

Au moment de partir, ma bonne humeur a été remplacé par un état pratiquement euphorique, et c'est donc avec toute confiance que nous partons avec le Tyrheniumien. Bien sûr je ne sors pas sans mes hommes, mais seul Perceval est à mes côtés, le reste de la troupe reste à cent mètres en arrière, suffisamment proche pour intervenir en cas de besoin, mais assez loin pour penser que nous sommes deux groupes bien distincts. Pour mieux nous fondre parmi les habitants de la cité état, Lucius m'a prêté ainsi qu'à Perceval des habits tiré de son immense garde robe, et bien que je me sente un peu ridicule dans des vêtements aussi doré, je suis impressionné par la finesse du tissu et les nombreux détails qui émaillent ma tunique. J'ai laissé mon arme à un de mes membres de la compagnie du dernier cercle, et je ne suis armé que d'une dague, Asther m'ayant indiqué que les nobles ici, ne portais pas ce genre d'arme. Heureusement le capitaine qui joue le rôle de garde du corps a pût garder ces deux cimeterres.

Nous arrivons, après avoir traversé la zone résidentielle et le quartier commerçant dans une zone de la ville que je n'avais pas encore vu. Les rues ici sont plus étroite et je remarque une grande structure, une sorte de bazar mais qui semble abandonné. Le nombre de mendiant est ici impressionnant et je sens des regards posé sur moi en permanence.

C'et avec soulagement que nous quittons ce cloaque, pour atteindre au bout de quelques minutes une grande place avec une fontaine vide au milieu. Cet endroit à dût être magnifique autrefois, mais une épaisse couche de poussière couvre le sol et les seules échoppes que je peux distinguer, sous leur draps de crasse, ne me donnent aucune envie d'y entrer. Encore une fois je suis surpris par le contraste entre l'extrême richesse et la pauvreté la plus sombre qui cohabite dans cette ville.

Le reste de ma troupe est resté prudemment en arrière et c'est donc avec une relative appréhension, que je remarque qu'une dizaine d'hommes et de femmes armés nous encerclent. Ils ont sautés silencieusement des toits tout autour de la place, et se sont rassemblés sans un bruit. Je fais un geste codé et discret en direction de mes hommes pour qu'ils n'interviennent pas, en mettant la main sur l'épaule de Perceval. Cela me permet dans le même temps de m'apercevoir que Perceval est tendu à l'extrême et je me rends compte du pourquoi de son appréhension en regardant attentivement les armes de nos visiteurs, elles sont toutes enduites d'un liquide qui ne peut avoir qu'une utilité, du poison !

Ce sont donc des assassins, et je me retourne vers le marchand, espérant qu'il sache ce qu'il fais. Moi qui voulais connaître à fond Tyrhénium, je connais maintenant le territoire des Ladrinis !


Thimothée Mannus
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