Une battue en campagne

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• Civils: 18

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An 1305 de l'ère obscure

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 Une battue en campagne

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Ylivi
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MessageSujet: Une battue en campagne   Lun 31 Déc - 0:52

Les Vastes Plaines… j’ai pris conscience du mot « vaste » après avoir fouiller deux semaines à la recherche du moindre indice sans tomber sur quoi que ce soit de probant. Tout au plus un homme a parlé d’un « groupe armé » qui doit être dans le coin, mais cela pourrait tout aussi bien être des chasseurs ou une patrouille de soldats pour ce que j’en sais. Je suis donc de méchante humeur lorsque j’entre dans un taillis ce soir-là. Je déteste perdre mon temps sur des idioties de ce genre et clairement, ces deux dernières semaines avaient été perdues en vain. Je décide de m’arrêter dans le taillis, c’est plus discret qu’en plein milieu de la route et le sous-bois cache relativement bien toute trace d’activité. Non pas que je sois fatiguée, mais chercher quelque chose de nuit dans cette campagne est tout bonnement impossible. Je fais un peu le tour du propriétaire pour découvrir d’éventuelles traces mais comme rien ne me saute aux yeux, j’abandonne et m’installe dans un arbre, juchée sur une branche basse mais relativement solide. Je préfère tellement la ville plutôt que cette cambrousse…

La nuit passe tranquillement. J’entends bien quelques bêtes et repère des insectes mais rien qui ne m’empêche de fermer l’œil. Je m’éveille alors que l’aube est déjà passée depuis un moment et en descendant, je remarque que quelque chose a changé. Il y a des traces. Des traces de pas humains qui plus est. Qui peut bien être venu ici ? Il n’y a aucune habitation à plusieurs lieux à la ronde… Allons voir ça ! Je suis sans difficulté les traces laissé par les types qui sont passés par ici. Ils n’ont pas cherché à être discret il faut dire, il y a de larges sillons comme s’ils tiraient quelque choses et des dizaines de branches cassés et de plantes foulées.

Je finis par découvrir les responsables au détour d’un arbre lorsque je les surprends à installer leur bivouac au cœur du taillis. Cachée dans le sous-bois, je les observe un moment, captant des brides de conversation. Il parle de leur campement, d’un rendez-vous, du nouveau chef et de leur fournisseur. Rien de très passionnant mais je comprends l’essentiel. Ces types sont des rebelles, voilà une aubaine que je ne dois pas laisser passer. Tomber sur eux après deux semaines à faire choux blanc est inespéré ! J’examine les alentours. Des arbres fins trop fragiles pour que je puisse y grimper sans risque, un sous-bois épais parfait pour le camouflage mais bruyant à cause des plantes, brindilles et feuilles mortes. Les hommes ne semblent pas très alertes et je vois l’un d’entre eux bailler à plusieurs reprises, autant profiter de leur fatigue en leur fondant dessus, j’ai simplement besoin de repérer lequel est leur chef pour le garder en vie assez longtemps pour avoir mes informations. L’un d’eux semble donner les ordres…. On va dire que c’est lui le chef. Je n’ai pas vraiment besoin de les tuer mais ils risquent de prévenir ma cible et ce n’est vraiment pas dans mon intérêt.

Je prépare donc trois dagues que j’enduis de mon sang après m’être légèrement entaillé la langue pour qu’un peu de sang s’en écoule. Au début je m’entaillais le poignet mais ça peut être handicapant en combat, alors que personne n’utilise sa langue pour se battre. Une fois cela fait, j’en plante une aux abords du campement et garde les autres à la ceinture avant de sortir mon arme. Je mets mon masque et un sourire s’étire sur mon visage. Enfin un peu d’action et de sang, je commençais à m’ennuyer. Je fends le sous-bois et fonce sur le premier homme qui tente de réagir. Je lui lance la boule de fer qui se situe au bout de la chaîne de mon arme et je vois son nez exploser tandis qu’il commence à s’écrouler. J’arrive à sa hauteur, lui attrape les cheveux et lui penche la tête en arrière. Ma Griffe fend l’air, traçant un sillon rougeâtre sur sa gorge et l’homme s’écroule dans un gargouillis sanglant, répandant son fluide vital sur le sol en tressautant. Et de un ! Les deux autres ont cependant eu le temps de réagir et de sortir leurs armes pour me faire face. Mais j’ai déjà recommencé à courir en direction de l’extrémité du campement pour me fondre dans le sous-bois, laissant tomber nonchalamment une de mes dagues enchantées. Je les entends vociférer et jurer tout en commençant à me poursuivre. Je les surveille du coin de l’œil. Ils sont trop proches l’un de l’autre pour que je tente quelque chose maintenant. Je continuer de courir et bifurque sur la gauche pour me mettre hors de vue dans le sous-bois. Je les entends approcher et me concentre, sentant ma lame enchantée abandonné dans l’herbe. Je la rejoins instantanément, me téléportant au milieu de leur campement sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Je ramasse ma dague que je remets à ma ceinture et me dirige vers le cadavre. Je me concentre de nouveau et parvins à prendre le contrôle du sang qui s’est répandu au sol et le rassemble pour en faire un globe qui me suit. Il n’est pas très gros mais il fera l’affaire.

Je me mets ensuite à fouiller le campement mais ne trouve rien d’intéressant car les deux autres reviennent très vite. Ils ont l’air étonné de me voir dans leur camp mais je ne leur laisse pas le temps d’imaginer comment j’ai pu faire, car mon globe de sang se solidifie et va violemment frapper au plexus solaire celui que je pense être le chef tandis que je fond sur le deuxième homme en lançant un dague, visant spécifiquement un point à côté de son oreille. Mon globe atteint sa cible que j’entends grogner et ma dague est esquivée. Parfait. Je me focalise sur la dague et m’y téléporte dès qu’elle dépasse le rebelle. Il a dû être sacrément de me voir disparaître car il s’arrête et j’en profite pour lui trancher les tendons des jambes, le faisant tomber à genoux en hurlant, hurlement qui s’éteint dans un gargouillis lorsque je lui tranche la gorge à son tour. Et de deux ! Je m’éloigne du cadavre en entendant le troisième arriver. Il a l’air sacrément remonté et mon globe sanglant n’a pas suffi. Il m’insulte de beaucoup de choses que je ne suis pas et cela me fait beaucoup rire. C’est un soldat non ? il devait s’attendre à ce que ce genre de chose arrive. Armée d’une longue épée dentelée, il mouline pour me toucher mais sa rage le rend prévisible et ses attaques sont très facile à anticiper.

Ce que je n’ai pas anticipé en revanche, c’est le carreau d’arbalète qui vint subitement se planter dans mon épaule et qui fallait me propulser en plein sur la lame de l’épée de mon adversaire. Je grogne de douleur et parvins de justesse à m’en sortir en parant son coup avec la chaîne de mon arme. L’attaque me propulse quand même quelques mètres plus loin et je m’étale sur le dos, enfonçant un peu plus le carreau. Gémissant de douleur, je me relève en cherchant des yeux la provenance de ce tir mais rien ne me vient. L’espèce de bourrin me fonce dessus et mon bras commence à s’engourdir, je vais avoir du mal. Un carreau siffle tout près de mon oreille mais je ne parviens pas à en déterminer correctement la provenance.

Je décide de jouer la prudence et inspire un grand coup avant d’invoquer une épaisse brume noire dans laquelle je sais que le tireur ne pourra pas me voir. Je m’assois ensuite sur le sol et laisse la brume s’étendre. Je perçois les mouvements de l’homme qui porte l’épée, mais rien pour le deuxième. Où peut bien être ce salopard ! Il m’énerve… Ils m’énervent tous ! Autant s’en débarrasser ! Je n’attends pas plus longtemps, j’arrache le carreau de mon épaule et fonce sur l’épéiste aveuglé. Je passe à sa droite et lui tranche le mollet pour qu’il mette un genou à terre. Il s’exécute en rognant de douleur et en moulinant dans le vide avec sa grosse épée. Mais il ne vérifie pas derrière lui. Je lui bondis sur le dos et lui tranche la gorge d’un coup rapide et précis. Il tente bien de me frapper mais je m’éloigne rapidement et il ne fait que m’effleurer avant de s’effondrer.

J’inspire profondément et laisse la brume se dissiper petit à petit. J’expire profondément et regarde le sous-bois avant de m’écrier.

- Crois-moi que si je te trouve petit rat, tu vas souffrir ! Tellement souffrir que tu regretteras d’avoir un jour posé le pied hors de chez toi !

En fait je mens, je veux juste le tuer, mais je dois lui faire peur pour qu’il bouge. Et il me crois, il bouge, je vois une silhouette courir dans le sous-bois. Le voilà ce sale petit rat ! Je m’élance à sa poursuite, en profitant pour ramasser la dague que j’avais plantée dans l’arbre en dehors du camp. La poursuite continue pendant quelques minutes avant que je puisse le rattraper. Il n’est guère rapide à cause de son équipement et il essaie de me tirer dessus en se retournant, ce qui n’aide pas car il rate complètement son tir et cela lui fait encore perdre du terrain. Alors que je ne suis plus très loin, le taillis laisse la place à une route devant laquelle le type s’arrête soudainement. Je ne cherche pas à comprendre te lui saute sur le dos, le plaquant violemment au sol. Je lui tire la tête pour exposer son cou et lui tranche la gorge, suffisamment pour el tuer, mais pas assez pour lui éviter de souffrir. Son sang gicle et se répand sur le sol tandis qu’il essaie de se débattre mais il meurt en une dizaine de secondes.

Haletante, je repousse la tête du cadavre qui frappe violemment le sol. Je m’étire et me relève avant de prendre enfin conscience de ce qu’il se trouve autour de moi. Des dizaines de gardes armés entourent un très bel homme relativement jeune monté sur un cheval d’un noir d’ébène. Je dis beau parce qu’il l’est vraiment et la couronne qu’il porte lui va très bien. Une couronne… des gardes… merde ! Je m’écarte lentement du cadavre en veillant à ne pas faire de gestes brusques. Les gardes n’ont rien fait contre moi mais je me méfie, ces types sont généralement peu enclins à la conciliation, ils préfèrent cogner t poser les questions ensuite. Mais je n’arrive pas à détacher mes yeux du Roi… comment s’appelle-t-il déjà ? Fichue mémoire ! Je range lentement mon arme et désigne le cadavre en espérant qu’il sera magnanime…

- Veuillez pardonner cet incident. Ce rebelle a eu la terrible idée de me tirer dessus avec son arbalète, je n’ai fait que lui rendre la monnaie de sa pièce… Je vais prendre congé si vous le voulez bien.

Oui et en profiter pour foutre le camp le plus loin possible, parce que les gardes commencent lentement à m’encercler et vu leur nombre et mon état plus que fatigué après avoir autant couru et utilisé de magie, je suis sûre de me faire embrocher. Et je n’ai pas spécialement envie de mourir une seconde fois, pas certain que Kron me ressuscite de nouveau…
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Lun 31 Déc - 12:09

Je pense être une personne qui n'est pas facilement impressionnable. Avec tous les malheurs qui m'ont frappé, je suis blindé contre les coups du sort. Pourtant voir un soldat armé d'une arbalète être poursuivit par une jeune femme, d'après sa voix, pour ensuite finir la gorge tranchée est une situation assez rocambolesque. De plus, l'agonie de l'arbalétrier dure une bonne dizaine de seconde, et même si je ne vois pas le visage de la demoiselle car elle porte un masque de renard blanc tâché de rouge, cette mort particulièrement douloureux ne l'a pas vraiment impressionné.

Mais l'heure n'est pas à la contemplation et je donne aussitôt mes ordres:

Perceval, formé un carré défensif. Jean, aller soigné cette combattante. Robert, scanné la zone. Laurence, inspecté le cadavre voir s'il fais partie de nos cibles.

La compagnie qui m'accompagne se nomme le régiment du dernier cercle. C'est le corps d'élite de l'armée d'Hesperia, qui ne regroupe que les meilleurs hommes et femmes du pays. Leur commandant est Perceval Gallick et commande ainsi la garde personnelle du Roi. Elle n'est constitué que d'une cinquantaine de soldats de tout sexe, race et origine prêts à donner leur vie pour leur souverain. Leurs armures argentées portent le sigle de l'aigle et le haut de leurs cape est couronné d'un tapis de plumes noires. Les meilleurs magiciens et manieurs d'épée à deux mains sont regroupés dans ce régiment. Une hiérarchisation propre les régie. Un carré défensif est ainsi mise en place autour de moi-même et la blessé afin de nous protéger de toutes attaques surprises.

Jean et Laurence mirent pied à terre et s'approchèrent. Laurence retourna le cadavre et leva le pouce afin d'indiquer à tous que la cible était bien morte. Quand à Jean, gardant ses distances, se contente de tendre à l'inconnue un cataplasme, pour son épaule, qui ruisselle de sang et des bandages pour le maintenir.

Je descends également de Guerre, mon étalon dressé spécifiquement pour la guerre. D'une couleur noir ébène, il semble perpétuellement en colère et impressionne même Thimothée. Dans les combats, son surnom lui va comme un gant, car outre le fais qu'il puisse porter le roi et son armure pendant toute une journée sans même se fatigué, il est rapide comme le vent et prend un malin plaisir à écraser ces adversaires (ce terme regroupe toutes les personnes armées ou non qui s'approche de lui) sous ces sabots et à les piétiner jusqu'à ce qu'ils deviennent méconnaissable. Pourtant, il semble craindre notre femme masqué, chose que je n'avais encore jamais vu.

Intrigué par ce mélange de sauvagerie dans cette si petite silhouette, je m'approche, afin de la rassurer:

N'ayez nulle crainte noble demoiselle. Mon nom est Thimothée Mannus roi d'Eridania et souverain des terres où vous vous trouvez actuellement. Je tiens à vous remercier pour votre aide, ainsi qu'à m'excuser pour l'attaque dont vous avez été victime. Je dois la sécurité à toutes les personnes qui traversent mes terres et apparemment je n'ai pas réussis. Depuis la fin de la guerre entre Phelgra et Cimmeria, des troupes de plus en plus importantes de déserteurs se sont dispersées dans le pays, certaines ont même poussées l'audace jusqu'à franchir la frontière Eridanienne. Hélas leur nombre et leur absence d'organisation commune les rends compliqués à appréhender pour une force armée, aussi les troupes Eridanienne ont reçu l'autorisation de récompenser la capture ou la défaite de ces bandes. La prime pour tous les abattre est de 850 dias...

Je m’interrompt à ce moment là, car Robert à détecté quelque chose avec son pouvoir de détection. Grâce à un langage des signes élaboré, il m'indique trois hommes avec des intentions hostiles et armés qui se préparent à nous tendre une embuscade, au nord ouest de notre position. Craignant que notre jeune inconnu masqué soit de nouveau blessé, j'agis immédiatement, et je tends le bras en me concentrant. Une boule de feu sort de ma paume à une vitesse folle et grossis jusqu'à trois mètres de diamètre, tout en partant vers mes objectifs situés dans la forêt. Elle engloutit tout sur son passage, arbre et buissons, puis nous entendons de très brefs cris de douleur puis d'agonies avant que le silence règne à nouveau. Robert m'indique alors:

Cibles anéantit messire, pas d'autres ennemis dans un rayon de cinq cent mètres.

Je lui réponds:
Merci Robert, continuez à surveiller la zone.

Je me retourne alors vers la jeune femme avant de lui demander:

Je sais que c'est beaucoup vous demandez, mais votre agresseur a-t-il indiqué où il devait se retrouver avec ces camarades ? Tout renseignement me serait précieux.


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Ylivi
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mar 1 Jan - 23:18

Contrairement à ce que je craignais, les soldats ne m’encerclent pas, ils forment un carré défensif tandis que deux cavaliers descendent de leurs chevaux. L’un vérifie le cadavre et l’autre me tend un bandage te un baume. Je hausse un sourcil quand je comprends qu’il veut que je soigne mon épaule, donc je prends gentiment le tout mais sans m’en servir, je n’en ai guère besoin. Je me concentre et le sang qui ruisselle de mon épaule se stabilise et remonte, de même que celui déjà au sol, avant de coaguler. J’enlève tout de même le haut de ma tunique, attirant quelques regards étonnés, avant de mettre l’onguent et le bandage, en signe de bonne foi, autant éviter de les vexer.

Celui qui porte une couronne descend à son tour de son cheval et s’approche tandis que le cheval renâcle, faisant hausser un sourcil au souverain qui se présente sous le nom de Thimothée Mannus, Roi d’Eridania. C’est donc bien le roi… c’est bien ma veine. Il me parle des terres alentours, de la sécurité et de la provenance des rebelles. Apparemment le Roi et sa garde semble les traquer et ont du mal, offrant une récompense pour la capture ou la mort des troupes rebelles. Intéressant… Tandis que j’étudie ce que le Roi me dit, ce dernier semble regarder un point précis dans les arbres non loin. Je le vois tendre le bras et une boule de feu jaillit à toute vitesse, prenant de l’ampleur au fur et à mesure et rasant tout sur une large distance. Je suis un peu médusée, qu’est-ce qu’il lui prend ? Des cris retentissent et je commence à comprendre et mes soupçons se confirment lorsqu’un des hommes rapporte que plus personne ne se trouve dans les environs. Je suis impressionnée par la puissance de cet homme. Roi ou non, ce n’est pas tout le monde qui put se targuer de lancer des sorts d’une telle puissance, c’est assez impressionnant. Celui-ci se tourne d’ailleurs vers moi et me demande si mon « agresseur «  avait parlé d’un point de rendez-vous avec d’autres hommes. Je garde pour moi le fait que le vrai agresseur c’était moi, il n’a pas besoin de savoir ça.

A quel point puis-je leur dire la vérité ? Là est toute la question. Ils n’ont pas été agressifs envers moi mais tout peut basculer et je n’ai pas envie de me battre face à une cinquantaine d’hommes armés et un roi magicien aussi puissant que celui-ci. Jouons l’honnêteté mais sans trop en dire.

- Je ne sais pas, je n’ai pas vraiment discuté avec lui. Par contre il avait trois autres compagnons et un campement non loin, dans le taillis. Ils avaient monté une tente et j’ai pu voir quelques documents, avec un peu de chance vous pourrez trouver des informations intéressantes.

Je désigne du doigt la direction vers laquelle se trouve le campement. Puis je rends le flacon d’onguent à son propriétaire en hochant la tête en signe de remerciement. Que suis-je supposée faire ensuite ? Je n’ai pas envie qu’Oswald m’échappe, mais je veux sa tête et être celle qui la prendra après qu’il ait compris qui j’étais. Il me fallait une idée…

- Je suis peut-être présomptueuse,  mais j’aimerai vous demander une… permission. Je voudrais vous accompagner. J’ai une raison personnelle d’en vouloir à ces rebelles, plus ancienne que la blessure de mon épaule, plus grave aussi. En échange, je vous assiste et vous aide à les traquer.  Je me débrouillerai pour vous suivre, vous aider et je ne puiserai dans aucune de vos réserves de nourriture ou d’eau. La seule chose que je demande, c’est de m’occuper d’un homme en particulier, Oswald Catarin. Si on le trouve, je veux lui parler seule à seul…

Je prends conscience que ma voix a pris un ton grave, inquiétant et je suis sûr que s’il pouvait voir mon visage, le Roi verrait que ma seule volonté est de buter ce type, mais peu importe. S’il refuse, je me contenterais de les suivre et de profiter de leur attaque pour trouver et égorger ce salopard. J’attends donc sa réponse, consciente que j’ai largement dépassé la limite de la politesse qui sied à un Roi. Mais nul Roi ne règne sur les personnes déjà mortes, si ce n’est Kron.
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mer 2 Jan - 16:51

Intéressant, cette demoiselle peut se soigner elle-même d’une blessure grave en quelques secondes, voir même refluer son sang. Est-ce une Gorgoroth ? J’en ai déjà entendu parler, mais à ce jour, impossible d’en rencontrer un, ou plutôt une… Ces êtres sont très mystérieux, personne ne sait pourquoi ils se relèvent, ni comment. Il existe des théories sur des miracles de Kron, le dieu de la mort, mais aucune certitude.

En tout cas, elle n’est pas prude, car elle a enlevé le dessus de sa technique, laissant entrevoir sa peau (ce qui me fais un peu rougir), sans hésitation. Pourtant, étant donné son espèce, elle n’a pas eu besoin du baume. Peut-être voulait-elle qu’on évite de lui poser des questions sur sa nature. Heureusement, je n’ai jamais jugé les gens sur leur race, la vie en caserne m’a au moins appris que le racisme fini toujours en bain de sang.

Lorsque la jeune fille indique qu’il y a un campement à proximité, j’envoie immédiatement une dizaine de mes hommes à sa recherche. Ils reviennent quelques minutes après, portant 3 cadavres et quelques affaires. Je suis surpris une première fois en voyant le nombre de cadavres et une deuxième fois en constatant que comme l’arbalétrier, ils ont tous la gorge tranchée. J’arrive à la déduction que cette frêle jeune femme a réussis à tuer en combat rapproché quatre soldats, vétérans de la guerre Phelgra – Cimmeria, ce qui n’est pas un mince exploit. Elle commence d’ailleurs à me faire un peu peur. C’est dans ces moments-là, que je suis bien content d’avoir une garde rapprochée. D’ailleurs, un de mes gardes du corps a retrouvé dans les papiers du déserteur, le point de ralliement d’un petit groupe, originalement composé de 22 individus, ils ne sont plus que 15, en comptant les 4 tués par la Gorgoroth et les 3 tués grâce à mon sort. Il devrait être facile en suivant les indications d’arriver au rendez-vous et de les exterminer.

Un deuxième groupe composé de 30 individus et celui qu’il nomme l’étranger, est en cours pour les rejoindre et arrivera dans deux jours.

Lorsque la jeune femme me demande l’autorisation de m’accompagner, je prends le temps de la réflexion avant de lui répondre. Certes avoir une combattante de ce niveau à mes côtés est toujours une bonne chose, mais malgré cet avantage, sa voix, lorsqu’elle prononce le nom de sa cible principale Oswald Catarin me fait peur à nouveau. Je ne pense pas avoir autant frémis, en un si court laps de temps. Je décide donc qu’il est temps de faire une pause. Le site de notre prochain combat est situé à 3 heures de cheval et la nuit tombant bientôt, il est plus sage de s’arrêter ici. Nous devons être frais et dispo pour la bataille qui s’annonce.

Avant de lui répondre, j’ai besoin de plus d’information, je lui pose donc quelques questions :

- Jeune damoiselle, afin de satisfaire votre demande, j’ai besoin d’en savoir un peu plus sur vous, tout d’abord quel est votre nom ? Ensuite, pourquoi traquez-vous cet Oswald Catarin ? Est-il responsable de votre … condition ? Si votre réponse à cette dernière question me semble juste, alors je le condamnerais à mort et je vous laisseras être son bourreau. Vous nous accompagnerez en tant que compagnon, et disposerez d’un des chevaux de secours. Concernant la question des vivres et de l’eau, grâce à vous, nous allons pouvoir rentrer plus tôt que prévu, c’est donc avec reconnaissance que le repas sera partagé. Je suis également curieux à propos de ce masque, vous le gardez toujours sur vous, même pour manger, ou est-ce une manière d’effrayer les gens qui voudraient vous approcher ?

Je vois Perceval à mes côtés désapprouvé le fait de permettre à la non-terran de nous accompagner. Il ne le dit pas avec des mots, mais ces sourcils sont si froncé, que j’ai l’impression qu’ils vont se rejoindre.
Ma curiosité est plus forte que l’inquiétude du chef de la compagnie du dernier cercle, après tout, la curiosité est indispensable, elle diminue la peur de la Mort.


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mer 2 Jan - 19:54

Lorsque j’indique au Roi où trouver le campement, il dépêche immédiatement une dizaine d’hommes pour s’en occuper et les soldats reviennent rapidement avec les documents et les corps des trois hommes, me faisant tiquer. Pourquoi a-t-il fallut qu’ils ramènent les corps également ? Je vois le Roi examiner les morts et me lancer un regard, tout comme d’autres. Bon, ils ont compris que j’étais à l’origine de tout ça, merveilleux. Je sens que le Roi commence à se méfier, ce qui ne s’arrange pas lorsque je demande la « permission » de les accompagner, mon timbre de voix le fait légèrement frémir, merde. Avant de me répondre, il ordonne aux hommes de dresser un camp pour la nuit, probablement pour éviter d’avancer et de tomber sur les rebelles lorsque la noirceur rendra les opérations difficiles. Il se tourne ensuite vers moi et fais preuve d’une perspicacité qui me surprend. Qu’il comprenne que j’en veuille à Oswald, d’accord, qu’il se pose des questions sur mon masque, soit, mais qu’il ait des soupçons sur ma nature de revenante ? Bien trop perspicace, ce qui n’est pas à mon avantage. D’ailleurs certains de ces hommes, dont l’un qui semble être proche de lui, n’ont pas l’air d’aimer ce qu’ils entendent, les Gorgoroths ne sont pas très bien perçus en général. Et après il se demande pourquoi je porte un masque …

- Sire, plutôt que de réponses qui déplairont à beaucoup, laissez-moi vous conter une petite histoire. Il était une fois une jeune femme du nom d’Ylivi. Elle était très jolie et gentille, vivant en paix avec ses parents, de simples mais braves marchands. Puis un jour un riche bourgeois vint demander sa main, car il admirait sa beauté. Bien que ce mariage ne soit pas à son goût, elle accepta car l’homme semblait réellement amoureux, était bon et gentil et sa famille ravie d’avoir un si bon parti. Alors elle se prépara à devenir une épouse aimante et à vivre parmi la bourgeoisie et la noblesse. Elle se dit que sa vie prenait un tournant imprévu mais loin d’être horrible et qu’elle serait à l’abri du besoin et que la vie lui souriait. Et puis  elle mourut, empoisonnée, agonisant douloureusement de longues minutes en crachant son sang sur le sol de marbre de la maison de son futur mari face aux pleurs de ce dernier et aux regards satisfaits de nobles et de bourgeois qui la méprisaient. Puis elle revint, sans trop savoir pourquoi, ni comment et jura de se venger, parce qu’elle avait tout perdue, jusqu’à sa propre vie, alors qu’elle n’avait rien voulu de tout ça. Voyez-vous Votre Majesté…

J’enlève mon masque, dévoilant mon visage blanc comme de la porcelaine et mes yeux sombres, tout en étirant un sourire triste mais sincère à mon interlocuteur.

-… Je n’ai pas choisi ce que je suis devenue, mais j’en suis ravie, car ceux qui m’ont tué vont payer. J’espère que vous comprendrez que je me fiche qu’Oswald soit jugé par les lois des vivants, que ce soit les vôtres ou celle de ce pays, je veux sa tête et je l’aurai. Quant à mon masque… C’est la seule chose qui me relie à mon passé, à ce que j’étais avant, considérez que c’est ma manière de ne pas devenir un monstre, de ne pas oublier qui j’étais... avant.

J’en ai beaucoup trop dit malgré moi et je m’en rends compte après coup, lorsque je croise quelques regards des soldats qui s’affairent à monter le camp. J’ai besoin de calme soudainement, je me sens mal. Je m’incline en vitesse et m’éloigne de tout ça en ignorant les regards. Pourquoi en parler me fait me sentir aussi mal ? Est-ce que ma moi d’avant qui est morte essaie de me dissuader de me venger ? Ma mort ne m’a pas seulement ôté la vie et quelques menus détails comme le besoin de manger, elle a aussi abolie nombre d’inhibitions. Jamais avant je n’aurai pu tuer ou me dénuder, même partiellement, devant des hommes. Je me mis un peu à l’écart, consciente qu’une femme entourée d’hommes doit faire attention, morte ou non, certains ne sont guère regardants, hommes du roi ou non. Je soupire longuement en repensant à ma vie d’avant. Les souvenirs deviennent flous de jour en jour. Suis-je en train de complètement devenir une autre personne ? J’en ai l’impression en tout cas. Je n’arrive même pas à me souvenir du visage de mes parents ou de l’allure qu’avait ma maison… Je m’allonge dans l’herbe, tête vers le ciel, mon masque dans la main. Au moins je me souviens à quoi il servait, c’est déjà ça.

Je jette un œil vers le camp pour voir où ils en sont. A quelques dizaines de mètres, je vois plusieurs feux s’allumer et les hommes se rassembler autour. L’heure du repas probablement. Encore quelques heures avant que tout ce bruit ne se calme. Je me prépare donc à passer la nuit, appuyée contre un arbre. Ce n’est pas confortable mais dormir confortablement est un luxe que je n’ai pas connu depuis que je suis morte. Et celui qui a dit que les morts ne dorment jamais se fourre le doigt dans l’œil… je rêve d’un lit moelleux en ce moment…


Dernière édition par Ylivi le Mer 2 Jan - 22:34, édité 1 fois
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Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mer 2 Jan - 22:12

Ylivi. C'est un jolie prénom. Cette jeune fille m'a touché en racontant son histoire. Elle ressemble un peu à la mienne, car même si elle n'a pas eu le temps de tomber amoureuse de son mari, elle a tout perdu en une fraction de seconde. Elle étais heureuse, le monde s'ouvrait à elle, et sa vie prendre un nouveau départ, mais il en a été autrement et son avenir semble bien sombre. J'ai fais mon deuil avec l'alcool, elle avec le sang des autres.

Mes gardes mettent en place un périmètre défensif avec ma petite tente en plein milieu, comme d'habitude. Les sentinelles sont déjà en place, et le repas sera bientôt prêt. Cette routine m'apaise, bien que je me retrouve sans rien à faire. J'avais, au cours de la précédente semaine, essayé de cuisiner, mais les soldats avaient cru que je les empoisonnais et ils n'ont plus jamais voulu que je retente une expérience culinaire.

Je vois que la Gorgoroth c'est mis à l'écart du camp, et projette de passer la soirée seule, apparemment appuyé contre un arbre. Je ne suis pas satisfais de cette situation, cette jeune femme mérite de la compassion, et cela me met à l'aise qu'elle se sente rejeté par notre groupe.

Je décide donc de la rejoindre, évidement je sens à nouveau la présence de Perceval derrière moi, je souris d'ailleurs car il doit à nouveau froncer les sourcils. Il reste un mètre derrière moi pour me protéger au cas où. Je prends avec moi une couverture, car la nuit risque d'être fraîche. Arrivant au pieds de l'arbre, je m'assois pas terre de manière à être au même niveau que notre invité et je lui dis :

Vous n'avez pas à vous exclure comme vous le faite. Parmi les membres de cette compagnie, il y a quelques femmes et elles peuvent très bien vous accueillir sous leurs tentes. Si vous souhaitez vraiment rester ici, je vous ai apporté une couverture et c'est une très bonne couverture, chaude et douce. Votre histoire m'a touché car vous avez comme moi, au début, cherché la vengeance. Ma vengeance était intérieur, c'est à moi que je faisais du mal alors que pour vous elle est extérieur. Vous avez aujourd'hui une cible nommé Oswald, et je ne vais pas me mettre en travers de votre soif de justice. Je suis d'ailleurs content d'avoir une personne comme vous à nos côtés demain.

Je n'ose pas aller plus loin, j'ai peut-être déjà dépassé la limite de la décence et je ne tiens pas à avoir la gorge tranchée, même si Perceval est là pour me protéger. C'est pourquoi je me dépêche d’enchaîner.

Concernant l'attaque de demain, je pensais partir à l'aube pour être en place à midi et les attaquer lorsqu'ils seront réunis pour le déjeuner. Ce n'est peut-être pas très élégant mais cela permettra de tous les mettre hors d'état de nuire d'un coup et de les empêcher de prévenir le gros des troupes qui arrivera dans 2 jours. J'aurais besoin de vous pour mettre hors de combat les sentinelles adverses. Pour cette tâche, je peux vous faire accompagner par Laurence qui est la personne la plus discrète que je connais, ce sera à votre convenance. Dès que ce sera fais, nous chargerons dans le camp à cheval, les survivants, s'il y en a, seront fais prisonnier. Si parmi eux est la personne que vous cherchez, il sera à vous. Qu'en pensez-vous ?

Je lui ai donc dit mon plan de combat. Sans vouloir me vanter, mes années dans l'armée ont fais de moi, un bon tacticien. Les ordres doivent être simple à suivre et suffisamment vague pour se plier à la réalité du terrain. Ce plan, reposant sur la furtivité et la puissance brute a de grandes chances de réussites et sans perte dans nos rangs, ce qui est le plus important. Mais pour cela, l'effet de surprise est indispensable. Cet effet, j'étais sur de pouvoir l'obtenir, Ylivi fera tout pour accomplir sa vengeance, même si cela implique de tuer chaque adversaire à main nu, et c'est de cette combativité dont je vais avoir besoin.


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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mer 2 Jan - 23:41

Alors que je commence à somnoler, le dos contre l’arbre sur lequel je suis adossée, j’entends des pas se rapprocher et redresse vivement la tête, à l’affut. Ma surprise est grande en voyant le Roi et son suivant me rejoindre et s’installer dans l’herbe avec moi. Si le Roi ne semble pas avoir une quelconque animosité à son égard, je me méfie bien plus de celui qui l’accompagne qui n’a pas l’air de m’apprécier. En vérité je me fiche de ce qu’il pense, mais je ne souhaite pas m’attirer les foudres de quelqu’un et me retrouver avec un méchant coup d’épée dans le dos pendant un combat. C’est pour cela que je travaille seule habituellement… entre autres choses.

Le roi revient sur notre conversation après m’avoir assuré que je pourrais sans mal trouver une tente pour m’accueillir cette nuit. Quel naïf… comment puis-je faire confiance à quelqu’un à présent ? Moi-même je n’en sais rien au final. Ce Roi ne semble guère être un riche imbue de lui-même et méprisant comme je l’ai pensé au début. Il continue en disant que mon histoire lui rappelle la sienne… mouais, mais lui il est vivant et est Roi alors que je suis morte et à la rue, je vois mal le rapport. Il dit ensuite qu’il est content de m’avoir à leurs côtés, ce qui me fait hausser un sourcil, plus par amusement qu’autre chose. S’il voyait la tête de son suivant en ce moment, il n’aurait probablement pas dit ça. Il explique ensuite son plan de bataille. Éliminer les sentinelles puis leur foncer dessus à l’heure du déjeuner. Je n’y connais rien en tactique mais ça me semble une bonne idée. Je préfère l’avantage de la nuit et de la furtivité mais avec  une cinquantaine d’hommes armés, difficile de passer inaperçu et de coordonner tout ça en pleine obscurité. Je hoche donc la tête pour valider son plan et précise que je n’ai pas besoin d’aide, mais que la personne du nom de Laurence peut s’occuper de la moitié de la zone à couvrir, ce sera plus rapide si nous sommes deux. Je regarde le Roi après cet échange et les mots quittent mes lèvres sans que je n’en comprenne la raison.

- Vous êtes… étonnant, très loin de l’idée que je me faisais d’un Roi. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que vous n’êtes pas un Roi, simplement, la plupart des nobles que j’ai côtoyé étaient hautains, méprisants et n’avait que faire du peuple duquel je viens. Et vous, qui ne me connaissez pas, qui m’avez vu tué de sang-froid un homme, qui avez compris que j’étais une Gorgoroth, et bien… vous essayez de me réconforter. Vous êtes bien singulier Thimothée Mannus.

Je prends délicatement la couverture qu’il m’a amenée et constate en effet qu’elle semble chaude et parfaite pour passer la nuit et je l’en remercie d’un sourire. Mon regard dérive ensuite vers le camp et les mots continuent de sortir, mais je les contrôle davantage.

- Vous savez, cela fait plusieurs mois maintenant que je suis ainsi, souvent obligée de dormir dehors, seule en toute circonstance ou presque, tuant autant par vengeance ou par nécessité que, je l’admets, par un certain plaisir à présent, mais… vous êtes le premier à me considérer comme quelqu’un d’humain, ou du moins pas comme un monstre à détruire ou dont il faut se méfier. D’ordinaire, les gens ont peur de moi ou veulent se servir de mes dons sans se soucier de qui je suis… ou de qui j’étais. Je ne vais sans doute pas vous apprendre quelque chose en vous disant cela, mais les souvenirs que vous avez sont importants, tous, même les plus douloureux, même ceux que vous refoulez au fond de vous.

J’inspire longuement pour parvenir à sortir la suite. Je déteste y penser, mais il doit comprendre que sa pitié ne m’aide pas et je dois y faire face car cela me rattrapera un jour ou l’autre. Je le regardais dans les yeux, faisant fi des conventions qui m’auraient sans doute valu une mort immédiate dans d’autres circonstances.

- Je suis en train de les perdre, mes souvenirs. Ils disparaissent petit à petit de mon esprit et cela me terrifie. Je n’ai plus de souvenirs de mon enfance, à peine saurais-je reconnaître ceux qui m‘ont élevé et aimé, j’ai même oublié mon nom de famille et j'ai dû graver mon prénom dans mon masque pour être sûre de le retenir. Sans doute est-ce la mort qui me fait oublier tout ça ou bien est-ce l’ancienne moi qui est en train de disparaître, je n’en sais rien… je sais seulement que je serais probablement un jour une personne différente, sans passé et sans doute sans avenir, simplement mû par un désir de vengeance. Alors n’essayez pas de dire que vous me comprenez, personne ne le peut, même pas moi. J’apprécie votre sollicitude, mais pas votre pitié Seigneur Mannus. Je ne connais pas votre vie et ne suis pas celle qui peut vous aider à surmonter votre passé, mais croyez-moi, oublier est bien pire que de se souvenir.

Une discussion à cœur ouvert… J’en avais besoin finalement, tout ça devenait dur à supporter au quotidien, mais j’ai peur d’avoir jeter un froid. Je force un petit sourire sur mes lèvres.

- Soyez assuré d’une chose cependant, si un jour on venait à me donner une quelconque récompense pour votre tête, je me ferai une joie de vous rapporter celle du commanditaire, c’est ma façon à moi de vous remercier pour votre attention.

J’ose seulement espérer que Kron ne réclamera pas son âme avant longtemps, car là il me sera difficile de la lui refuser…

« Le bon Roi n’est pas encore prêt, sois en sûre… »

Voilà qui règle la question pour le moment. Étrangement j’en suis soulagée, j’apprécie ce Roi, bien que je ne le connaisse que depuis quelques heures et que nos routes ne se croiseront probablement plus jamais après cela. J’espère simplement ne pas l’oublier tout de suite…
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Jeu 3 Jan - 13:15

La vie n’est pas facile, ni pour elle, ni pour moi. J’essaye de trouver les mots pour lui répondre :

Ne plus avoir de passé peut être un avantage. Lorsque vous vous levez chaque matin en pensant à la personne aimée, que son absence vous fais souffrir continuellement et que savez que durant toute votre existence vous ressentirez ce même vide, les souvenirs peuvent devenir une torture. C’est ce que je ressens à chacun de mes réveils. Je ne ressens pas de la pitié envers vous, seulement de la compassion qui peut exister entre deux êtres qui ont perdu l’idée même de bonheur.

Et voilà, je retomber à nouveau dans ma dépression. Il faut que je m’en sorte, et pour cela, je ne connais que deux moyens : la boisson et aider les gens.

Vous devez vous posez la question, pourquoi je suis là, battant la campagne avec mes gardes ? Tout simplement, car j’ai commis une faute. J’ai connaissances depuis des mois de ce groupe de déserteurs. J’ai simplement ignoré le problème car ils ne posaient guère de problème, quelques larcins de temps en temps comme le vol de poulet. Mais la semaine dernière, ils ont attaqué une ferme et tué toutes les personnes s’y trouvant. J’aurais pu éviter ce drame en prenant des décisions énergiques dès le début, mais je ne l’ai pas fait, et quatre personnes sont maintenant mortes à cause de moi. Je n’ai pas été là pour eux, mais je peux réparer en partie, en vous aidant.

Je souris depuis la première fois depuis le début de notre discussion :

Vous pouvez appelé cela de l’égoïsme, mais la seule chose qui me fasse aller mieux c’est d’aider les gens. Je vais vous faire une proposition et vous me donnerez votre réponse une fois que vous aurez tué votre cible. Je vous propose une chambre au palais, dans l’aile est (celui des invités) avec un scribe à votre disposition. Il pourra noter tout ce que vous lui direz et ainsi même si vous oubliez votre passé, il vous sera accessible en le lisant.

Je ne lui laisse pas le temps de me répondre, en me levant :

Je vais vous laissez maintenant et vous souhaite une bonne nuit. Nous nous levons à l’aube. Si vous souhaitez nous rejoindre pour le petit déjeuner, vous êtes la bienvenue. Pour la couverture, quoiqu’il arrive vous posez la garder, elle est maintenant à vous.

Je repars en direction de ma tente, sans jeter un regard en arrière. Les odeurs de repas emplissent mes narines et je vois mes hommes me faire une place à côté d’eux, près du feu. Je me sens accueillis et je regrette que notre invité soit absente de ce moment. Elle a vécu littéralement l’enfer et refuse maintenant d’en sortir.

Après avoir diné, je vais me coucher, mais mon sommeil est peuplé de cauchemars, toujours le même ; Mathilde est en vie et lorsque je me précipite pour la prendre dans mes bras, elle tombe en poussière. Je me réveille à l’aube, fatigué, mais prêt à réaliser mes devoirs de souverain et protecteur de ces terres.




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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Jeu 3 Jan - 18:24

Tandis que le Roi s’éloigne avec son suivant, ses paroles me travaillent. Lui serait prêt à oublier son passé… comment peut-il dire ça ? Je pense que jamais il ne me comprendra, pas plus que je ne pourrai le comprendre, nous avons tous les deux des visions opposées. Il se traite d’égoïste parce que quelques personnes sont mortes après qu’il ait négligé un problème qui n’en était pas un à l’origine et me propose ensuite une chambre au château… Je n’arrive pas à le cerner. Comment peut-il penser qu’il est égoïste après être lui-même intervenu, alors qu’il porte secours à des inconnus, alors qu’il tente de m’aider… Je pense qu’il en a simplement trop lourd sur les épaules et sur la conscience. Mais je ne peux rien pour lui car ses ennemis sont en lui et je ne peux tuer ce qui est intangible. Sa proposition résonne plusieurs fois mais je choisis de l’écarter. Je n’ai pas ma place au sein d’un palais, encore moins dans celui d’un Roi comme lui. Mais je ne vais pas refuser totalement, simplement changer quelque peu les termes. Après tout, qui dit palais dit noble et qui dit noble dit influence et informations, et tout ça m’est nécessaire. Alors avoir une pièce où je pourrais me reposer serait pratique, il faut bien l’avouer. Peut-être que travailler pour lui me serait bénéfique… à méditer.

Je m’enroule dans la couverture grassement offerte et dort jusqu’à une heure avancée de la nuit. Rien ni personne ne vient perturber mon repos et je me réveille en forme, prête à éliminer ma cible. Je retourne vers le camp après avoir rangé mes affaires et constaté que ma blessure est en bonne voie de guérison. Le soleil n’est pas encore levé et la plupart des hommes sont assoupis, seuls quelques-uns montent une garde vigilante. Je n’essaie pas de paraître discrète, ce serait chercher les ennuis, et me contente de mettre mon masque et d’entrer dans le camp sous le regard de la plus proche sentinelle. Je repère assez vite les restes des feux et décide d’en allumer un pour me réchauffer les mains. Quelques caisses de victuaille traînent aux alentours et je ne peux m’empêcher de jeter un œil à l’intérieur. De la viande, du pain, quelques fruits. Je lâche un soupir dépité. Je n'ai pas besoin de manger et la nourriture a un goût quelque peu particulier à présent. La seule chose qui semble avoir gardé son goût originel sur ma langue, c’est le miel, mais autant abandonner l’idée d’en trouver ici, c’est une armée, pas une sortie entre amis et au prix où cela coûte, j’ai peu de chance d’en trouver de toutes façons.

Je remue lentement les braises après avoir fait repartir le feu. La chaleur diffuse du foyer me fait du bien et je profite du lever de soleil pour enlever mon masque et sentir le soleil sur ma peau. Sensation ténue mais néanmoins agréable, il faut bien l’avouer. Rien que pour ça, je suis contente d’être revenue. Le camp s’éveille doucement et les hommes commencent à prendre leur petit-déjeuner autour des différents feux. Je vois quelques regards méfiants mais rien d’antipathique et je me contente de les ignorer en observant les allées et venues. J’aperçois le Roi qui sort de sa tente à une dizaine de mètres, avec la mine d’un homme qui n’a guère pu trouver le sommeil. J’espère que notre conversation n’est pas liée à son insomnie…

Pendant que les soldats s’affairent, je vérifie mes armes et met en place mon petit rituel. Ma Griffe de Sang est toujours aussi affutée, à croire que je n’aurai jamais besoin de l’entretenir. Je choisis quatre dagues et m’entaille la langue avec une cinquième, laissant le sang goutter sur chacune des lames avant de me concentrer pour en faire les balises dont je vais avoir besoin. Cela me prend quelques minutes pendant laquelle je reste immobile, les yeux fermés, touchant d’un doigt chaque dague dans lesquelles ma magie s’imprègne. Une fois cela fait, je les range à ma ceinture, veillant à bien les séparer des dagues classiques et remets mon masque. Je me dirige ensuite vers le Roi qui a dû me voir depuis un moment et le salue.

- Bonjour, comme convenu, je suis prête à vous prêter main forte et à vous suivre.

Je reste quelques secondes devant lui et ne sais pas trop quoi dire de plus, donc j’ajoute  rapidement quelque chose.

- Merci pour hier soir, sincèrement. Je répondrais à votre proposition une fois tout cela terminé.

Une femme nous rejoint alors et se présente, coupant court à la discussion. La fameuse Laurence. Elle est plus grande que moi, même si ce n’est pas un exploit, a les cheveux bruns tirés en une queue de cheval et ses yeux noisette me fixent un moment sans que je ne parvienne à déchiffrer son expression. Elle n’ajoute rien de particulier et je n’en dis pas plus non plus, nous enveloppant d’un silence légèrement tendu. Je sens que j’aurai dû tout simplement demandé à travailler seule…
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Ven 4 Jan - 10:06

La routine du petit déjeuner d’un camp de soldat est toujours la même, et après avoir rangé ma tente, et l'avoir mis sur mon cheval de bât, je retrouve les hommes et femme de la compagnie pour le repas du petit déjeuner.
Ylivi nous a rejoint, enfin, le terme plus exact est, c’est approché, et à ranimer un feu. Malgré le fais que la nourriture est à sa disposition elle ne mange rien (je prends note pour plus tard de lui demander ce qu’elle aime manger). Au moins elle a enlevé son masque.

Elle me remercie pour hier soir, et avant que je puisse lui répondre, Laurence, notre éclaireuse nous rejoint. Comme à son habitude elle est silencieuse, et si un jour, je ne l’aurais pas entendu répondre non à une de mes questions, j’aurais juré qu’elle était muette.

Sans échanger plus que nécessaire, les soldats de l’unité rangent le camp, et c’est à peu après l’aube que je donne le signal du départ.

Il faut plusieurs heures avant de rejoindre le lieu de rendez-vous des déserteurs, et nous y arrivons peu avant midi, comme prévu.

Nous formons un triangle avec la pointe orienté vers la position supposée du camp. Robert, notre antenne vivante, déploie son pouvoir et nous signale bien une quinzaine d’individus. Dix sont rassemblés et cinq autres forment un cercle autour du camp principal : les sentinelles que nous souhaitons abattre avant l’attaque.

Je transmets l’information aux deux jeunes femmes. Laurence à son habitude se contente d’hocher la tête. Je leur donne ensuite mes directives :

Ylivi, je vous propose de vous occupez des trois sentinelles au nord de notre position, Laurence s’occupera des deux autres. Une fois ceci fait, le signal a lancé est deux fois le cri de la chouette. A ce moment, nous chargeons. Vous restez sur vos positions, prêt à intercepter les éventuels fuyards. En cas de problème, je vous donne ce petit cor. Si nous l’entendons, nous chargeons immédiatement et cinq de nos soldats viendront en renfort. Je vous souhaite bonne chasse !

Je vois les deux éclaireuses partant chacune de leur côté, et je ne peux m’empêcher d’être inquiet, mais je n’ai pas le loisir de faire de l’introspection sur le pourquoi de mon inquiétude. J’ai aussi un rôle à jouer dans la bataille. Je vérifie une dernière fois le harnachement de mon cheval de bataille ; Guerre et sort mon épée à deux mains de son fourreau. Je sens mes hommes tendus derrière moi, mais personne ne parle se concentrant sur le moindre bruit.

Soudain, nous entendons deux fois le cri de la chouette venant du nord, suivit quelques minutes après des mêmes bruits au sud. Le premier objectif a bien été atteint et c’est maintenant au reste de la compagnie d’entrer en scène. Nous chargeons donc en plein dans leur camp. Les déserteurs sont surpris de notre arrivé et plus d’un a dût avoir la peur de sa vie, en voyant cinquante chevaliers lourdement armé leur foncer dessus. En l’espace de quelques secondes nous sommes sur eux. La fuite semble être leur seule option car ils ne pensent même pas à combattre. Ils s’égaillent dans tous les sens, mais notre charge les fauches comme les blés. Très vite, il ne reste que des morts et des blessés parmi nos opposants.

Notre groupe, lui ne compte aucune perte dans ses rangs. L’opération est donc une totale réussite. J’enlève alors mon heaume, savourant les rayons du soleil, et je m’aperçois que le combat n’a duré que quelques minutes et que les feux qu’ils ont allumés pour leur repas sont encore allumé. Des oiseaux s’envolent dans un ciel immaculé, et j’entends la respiration profonde de Guerre. Encore une fois, je sens une paix profonde monté en moi. Les morts de mon peuple ont été vengés et plus personne ne souffrira à cause d’eux.


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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Ven 4 Jan - 17:35

Après que les soldats aient rangés le camp, le contingent du Roi se met en marche vers la lieu de rendez-vous supposé des rebelles. S'entame alors une marche de plusieurs heures jusqu'à ce que l’un des hommes du Roi ne décèle un camp comportant une dizaine d’individus entouré de cinq sentinelles qui surveillent les environs. Le Roi me donne mes cibles, les trois situées au Nord et me donne le signal à envoyer pour que le contingent charge le camp. Je vois Laurence hoché la tête tandis que je me contente de regarder au loin avant de mettre mon masque. Je sens l’excitation et la tension se manifester. C’est toujours les mêmes sensations avant chaque meurtre, avant chaque approche.

Je me dirige donc en silence vers la direction indiquée et me fond dans le décor comme j’ai appris à la faire. Je repère rapidement la première sentinelle. Un homme, une quarantaine d’année, armé d’une épée longue et portant une armure légère découvrant bien trop de points faibles. Un jeu d’enfant. Je n’utilise pas ma magie, simplement ma vitesse et ma discrétion et il s’écroule, mort, avant d’avoir compris ce qu’il lui arrivait. Le deuxième, un homme âgé lui aussi d’une quarantaine d’année, est plus complexe, car il est en hauteur par rapport à moi. Veillant à rester hors de vue, dissimulée par les buissons, arbustes et herbes hautes, je me place dans son dos et lance une dague qui se plante à ses pieds. S’il entend le son, il est encore plus surpris lorsque j’apparais subitement devant lui et lui assène un violent coup de faucille qui lui tranche presque le cou en deux. Il s’effondre immédiatement et je me mets en quête du troisième. Je le repère te suis surprise par son jeune âge. Il doit avoir le même que moi et ne semble pas très à l’aise, je le vois jeter des coups d’oeil inquiet autour de lui. Cela risque d’être problématique…  je le contourne et m’approche lentement de lui tout en déployant ma chaîne. Je me suis entraînée au cas où j’aurai à capturer quelqu’un pour l’interroger, et c’est ce que je vais faire ici. J’envoie ma chaîne qui s’enroule parfaitement autour de l’homme, lui bloquant les bras le long du corps tandis que je lui assène un coup de pied dans la dos pour le faire tomber. Il s’étale face contre terre en grognant de douleur et je m’empresse de poser une dague sous sa gorge.

- Un son sort de cette gorge et je te la tranche sans états d’âme, c’est bien compris?

Il hoche la tête et je donne le signal pour le reste de la troupe. J’ai accompli ma part, qu’ils se débrouillent, j’ai à faire. Je retourne l’homme qui parait encore plus jeune avec son air absolument terrifié. Et je ne suis pas là pour le rassurer.

- Tu veux vivre ? Réponds à mes questions ! Où sont les autres  où est Oswald Catarin ?

- Je… Les autres sont supposés arriver d’ici un jour ou deux, je ne sais pas où ils sont. Et je ne connais aucun Oswald Catarin !

Je jure intérieurement. Il va me falloir attendre encore. J’entends alors le deuxième signal et sent la terre trembler lorsque le Roi et sa troupe charge en plein dans le camp des rebelles. Je me relève et assomme le jeune homme pour récupérer mon arme. Je commence à le trainer par le col jusqu’au camp lorsque je tombe sur deux rebelles qui s’enfuient visiblement. Ils s’arrêtent en me voyant traîner leur camarade et leur regard n’a rien d’amical. L’épée sortie, le premier se jette sur moi  et me force à reculer tandis que le deuxième tente de relever celui que j’ai assommé. Je ne suis pas très à l’aise dans ce genre de situation, un opposant passe encore, mais trois, je serai en mauvaise posture. Mais que font les soldats ? Le rebelle à l’épée commence à s’acharner sur moi et me force et reculer pour éviter d’être coupée en deux. Le deuxième arrive à ses fins et son comparse se réveille. Les trois me sautent alors dessus et je ne dois mon salut qu’à ma magie. Je crée une brume qui les aveugle et ma faucille tranche la gorge du premier. Mais nous sommes en terrain découvert et ma brume n’est guère compacte, un coup de vent au mauvais moment et je me retrouve à découvert. Les deux autres réagissent vite et m’accule contre un rocher. Je prends un sale coup au ventre qui aurait tué n’importe qui mais pas un Gorgoroth. Je profite de l’occasion pour trancher le poignet du deuxième soldat qui lâche son arme tandis que le troisième hésite. Son hésitation m’ait bénéfique et je lui assène méchant coup qui le jette au sol et les soldats du Roi arrivent enfin et capturent les deux rebelles.

Je suis les soldats au camp conquis et remarque que personne ne semble avoir été tué dans la troupe du Roi. Celui-ci donne d’ailleurs ses ordres pour s’occuper des prisonniers après être descendue de son cheval. Je m’assoie et enlève mon masque, puis ma tunique pour constater l’étendue des dégâts, ne gardant que ma brassière malgré le froid matinal. J’ai une belle estafilade qui traverse mon ventre et ma tunique est presque totalement fichue. Je soupir et entreprend de recoudre la tunique après avoir utilisé ma magie pour coaguler la blessure en attendant de pouvoir faire mieux. Le combat en face à face ce n’est décidément pas mon truc…


Dernière édition par Ylivi le Lun 14 Jan - 0:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Ven 4 Jan - 23:38

Je pensais que le combat n'avais fais aucun blessé dans notre camp, lorsque je vois avec horreur, Yliti revenir avec une balafre au niveau du ventre ! Je peux voir distinctement sa blessure quand elle enlève sa tunique. Sans se démonter, elle fais coaguler son sang épais de Gorgoroth et se met à recoudre son vêtement comme si de rien n'étais !

Je ne sais pas si c'est de l'inconscience ou de la folie pure. J'essaye de réfléchir calmement à la situation, mais mes réflexes protecteurs m'en empêche et je me dirige vers la jeune femme, sur le chemin j'ordonne au soigneur de la compagnie, Jean, ainsi qu'à Laurence également de m'accompagner.

J'arrive devant la blessé et avant qu'elle se rende comte de ma présence, je lui parle:

Yliti, vous ne pouvez pas faire comme si vous étiez seule. En acceptant mes directives pendant le combat, vous avez fais de moi, votre protecteur, que vous le vouliez ou non. Donc, Jean va vous soigner convenablement, avec un bandage et un baume pour éviter que vous ayez une cicatrice. Jeanne va de son côté vous prêter son armure de rechange, c'est une armure en cuir qui ne gênera pas vos mouvements et qui vous donnera une certaine protection, en tout cas plus que votre tunique. Et vous allez faire tout cela à l’abri, sous une tente ! Je me suis arrangé avec les hommes et une tente pour vous seule, sera monté dans le périmètre du camp. Je vous la donne.

Sans attendre sa réponse, je pars, les laissant seuls tous les trois. Je vais maintenant parler aux prisonniers; ils sont au nombre de quatre et ce sont les seuls survivants de l'attaque. Un des détenus à la main tranchée et je pense qu'il ne survivra pas une journée de plus. Ils sont gardés par deux de mes hommes, et c'est donc avec confiance, que je m'assois sur une chaise près d'eux avant de leur poser différentes questions. Avec mon pouvoir, je peux connaître leur état émotionnel et ces informations, liés à leurs réponses, me permette de brosser un portrait que j'estime fidèle de la réalité.

Ce sont bien des soldats déserteur de Phelgra et ils ne comptais pas revenir dans leur pays. Ils sont donc venus en Eridannia, ils se contentais de petits larcins, avant de choisir un endroit où s'installer définitivement, mais un certain Oswald Catarin les a persuadés d'attaquer une ferme et d'en tuer tous les occupants, ils ont été payé pour cela. Ils se sont séparé en plusieurs groupes, afin de ratisser toute la région, et ils doivent revenir demain à la clairière.

Après toutes ces révélations, j'ai moi aussi une raison personnelle d'en vouloir à la cible de la non-terran. Je décide donc de faire les préparatifs en conséquences. Mais pour bien me préparer, je dois en connaître plus sur le nouveau chef de cette bande. La seule personne qui peut m'en dire plus sur cet individu est la jeune blessé. Je retrouve cette dernière dans le camp, mes hommes ont déjà monté les tentes et un réseau de sentinelle a été mis en place. L'après-midi servira au préparatif du piège que je projette et à l'enterrement des morts.

Je retourne donc voir Yliti, qui j'espère sera habillé d'une manière plus convenable:

Noble Dame, je suis désolé d'avoir été si brusque avec vous, mais je ne pouvais rester sans rien faire alors que vous étiez blessé. J'ai un plan et j'aimerais vous l'exposer car sa réussite dépend en grande partie de la psychologie de l'homme que vous traquez. Je voudrais lui tendre un piège en laissant des hommes à moi, déguiser comme les mercenaires dans le camp. A l'arrivé des déserteurs, je ferai sonner le corps comme si une armée allais surgir de trois endroits à la fois, leur seule solution de replis étant la clairière, ils devraient s'y précipiter sans prendre garde à l'allure des hommes étant présent. A ce moment, je ferais charger mes troupes cachés tout autour de la clairière et les hommes présent dans le camp en profiteront pour les prendre à revers. Ce sera dangereux, surtout pour les hommes qui seront déguisé mais cela nous permettra de ne laisser personne sortir. Pensez-vous qu' Oswald Catarin va fuir dans la clairière ou combattre les troupes dont le cor annonce la venue ? Selon votre réponse, il faudra que je réfléchisse à un autre plan.


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Ylivi
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Sam 5 Jan - 13:50

Alors que je tente tant bien que mal de raccommoder ma tunique, le Roi vient me sermonner comme une gamine et me colle deux personnes dans les pattes pour s’occuper de moi avant de tourner les talons. Il vient littéralement de me gronder là non ? J’en reste sans voix quelques instants en essayant de comprendre ce qu’il vient de se passer. Le soigneur s’approche de moi mais je l’empêche de me toucher en lui jetant un regard plus qu’explicit. Il me tend le baume et les bandages sans rien dire et repart. Je passe le baume et met le bandage pour donner le change, mais je ne pense pas que ce soit vraiment nécessaire de toute façon. Laurence me tend la fameuse armure qui, je l’avoue, semble bien plus utile que ma tunique, mais elle est tellement grande que la porter serait plus un handicap qu’autre chose, donc je la lui rends et elle repart sans un mot. Je reprends la restauration de ma tunique et quelques minutes plus tard, je peux la remettre sans sentir l’air passer au niveau de mon ventre, c’est déjà ça.

Un long moment passe et j’en profite pour nettoyer mes armes et mon masque du mieux que je peux. Le Roi a bien parlé d’une tente montée à mon intention mais je n’ai aucune idée de son emplacement et comme je n’ai pas envie de demander quoi que ce soit à qui que ce soit, je reste au même endroit, dans l’attente. Le Roi finit par revenir vers moi et m’expose son plan après avoir expliqué brièvement son emportement du matin. Il me demande mon avis et des informations sur ma cible, pour être sûr que le piège fonctionne.

- Votre plan me parait bon, de mon côté j’essaierai de repérer Oswald le plus tôt possible. Pour être honnête je ne connais pas vraiment cet homme. Je sais que c’est un lâche et qu’il méprise le peuple et je sais qu’il a participé à mon meurtre car la simple vue d’une gueuse se mariant avec Romard, mon futur mari, le répugnait… Raison apparemment suffisante pour m’assassiner. Donc je pense qu’il cherchera à fuir, mais ne vous en faites pas, cela n’arrivera pas, il ne m’échappera pas, donc ne cherchez pas à le capturer, je vous assure que ce n’est pas nécessaire.

Oh non, cela n’arrivera pas. Il n’allait pas s’en sortir, il allait souffrir, prendre peur et voir mon visage avant que je ne mette fin à ces jours d’une manière lente et douloureuse. Un petit sourire malsain se dessine sur mon visage lorsque j’imagine la tête qu’il fera lorsqu’il verra qui sera la dernière personne qu’il verra. J’ai hâte …

Je relève les yeux vers le Roi en faisant disparaître mon sourire et revient sur son explication suite à son emportement.

- Vous n’avez pas à vous excuser de quoi que ce soit, mais je souhaite mettre certaines choses au clair. Déjà, ne m’appelez pas « Noble Dame » s’il vous plaît, je ne suis ni une Dame, ni une Noble et ne mérite pas ce genre de titre. Ensuite, je n’ai pas besoin que l’on s’occupe de moi, Je ne suis pas en sucre, je ne suis pas une enfant et je m’en sortais seule avant de vous rencontrer et je m’en sortirais après vous avoir quitté. Et enfin, je vous rappelle que je suis morte, vous n’avez pas à vous inquiéter pour moi, je vous assure…

Je pris quelques secondes pour réfléchir à ce que j’allais dire ensuite. Je me rappelai son visage lorsqu’il m’avait vu le torse quasi dénudé. Il l’avait mal pris selon moi, il méritait des excuses

- Je m’excuse cependant pour ma… mon manque de pudeur. Après avoir perdue la vie puis avoir vécu seule ces derniers mois, j’ai perdu la plupart de mes inhibitions et me fiche du regard des autres. Je suis navrée si je vous ai offensé, ce n’était pas volontaire. Je ferai plus attention…

Sur ces paroles, j’assurai que je serai apte à faire n’importe quelle mission dès le début de l’après-midi, et lui dit qu’il pouvait faire appel à moi, mais que lors de l’assaut, je ne serai pas utile en tant que combattante, je sais me battre mais mon efficacité repose avant tout sur la surprise et sur des assauts rapides et mortelles, pas sur un contact prolongé et une mêlée brouillonne, je veux qu’il en prenne conscience. J’étais là pour assassiner quelqu’un, pas pour participer à une bataille rangée dans laquelle je risquais surtout de me faire embrocher.
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Sam 5 Jan - 21:45

Je réfléchis un moment à ces paroles, avant de lui répondre:

Ylivi, je sais bien que vous n'êtes pas en sucre, mais vous avez beau être morte une fois, une seconde blessure risque de vous être fatale, et je ne suis pas sûr que Kron relève ces serviteurs deux fois, je n'ai d'ailleurs aucune envie de vérifier.
Laurence m'a fais part que son armure étais trop grande pour vous. J'en ai donc emprunté une autre, à une soldat plus petite qu'elle, elle devrait vous allez. Je l'ai laissé dans votre tente, juste-là.

Je lui indique la tente du doigt. Avant d'enchainer sur une parti plus personnelle:

Je vous appelle noble Dame, car votre cœur est noble et vous êtes une dame. Je n'ai plus l'habitude de voir une femme quasiment dénudé, et c'est vrais que je suis intimidé, depuis la mort de Mathilde je n'ai plus vu une femme aussi belle que vous, et je ne sais pas comment réagir.

Je laisse passer quelques secondes avant de parler stratégie:

Je vais faire comme si vous avez raison sur la couardise d'Oswald Catarin, je vais donc mettre mon plan en application. Comme je vous l'ai dit, je vais lui tendre une embuscade. Je ne vous assigne aucune place dans le dispositif pour demain après-midi, je vous laisse votre cible. Si par hasard, il est capturé par mes troupes durant la bataille, et comme il étais convenu, je vous laisserai le punir comme il le mérite.

Puis je donnais mes directives pour la bataille à venir à la compagnie du Dernier Cercle. Quinze hommes vont se déguiser en prenant les vêtements des morts et monter le camp des déserteurs. Le reste de la troupe soit trente-cinq personnes restera à cheval et divisé en trois groupes, répartie dans la clairière et cacher dans les bois.

Pendant l'après-midi, nous enterrons les morts et cachons bien les tombes pour ne pas éveiller l’attention, puis je retourne voir les trois prisonniers (le quatrième à la main tranché est bien mort de ces blessures, malgré les soins de notre docteur). Je leur fais la proposition suivante: en échange de leurs amnisties, ils devront affronter le reste de leurs camarades lors de la bataille. Il seront dans le camp et armé d'une simple dague. S'ils survivent, ils seront libre de rester ou de partir d'Eridania. Dans le cas contraire, ils seront entravés pendant l'attaque, puis bannis de mon royaume, sans arme, ni équipement. Tous acceptent bien sûr, après tout, ils ont déjà trahis une fois leur pays, Phelgra, ils n'ont donc aucun honneur.

La mise en places de toutes ces mesures nous prennent le reste de la journée, il ne reste plus qu'à attendre le lendemain. Des sentinelles sont mises en place tout autour du camps, comme d'habitude. Les feux de camps sont allumés dans la nuit, mais dans un plus faible nombre que d'habitude, au cas où les fumées seraient visibles de loin.

N'ayant plus rien à faire, je marche dans le camps, essayant de me consacrer sur la bataille à venir, mais je n'ai pas le cœur à cela, ce combat risquant d'être beaucoup plus dangereux que celui d'aujourd'hui voir potentiellement mortels pour les combattants impliqué. Cela me fais pensé à la Gorgoroth, et je décide d'aller voir comment elle se sent dans sa nouvelle tente.

Je la rejoins donc et lui pose quelques questions:

Ylivi, avez-vous réfléchi à ce que vous allez faire lorsque vous aurez abattu votre cible, ce Oswald Catarin. Votre vengeance est pour le moment ce qui vous donne un but. Mais une fois celle-ci atteinte, quel sera votre objectif ? Tuer des gens innocents pour subvenir à ces besoins ne me semblent pas être une bonne idée. Bref, je sais qu'il n'est pas encore temps pour vous de répondre à ma proposition, concernant le logement et le scribe, mais je n'ai aucune envie de vous voir un jour pendre au bout d'une corde. Pendant la bataille de demain, faites bien attention à vous, vous avez toujours le cor que je vous ai donné en cas de problème, n'hésitez pas à l'utiliser si vous vous trouvez en mauvaise posture.


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Dim 6 Jan - 0:00

Le Roi m’écoute patiemment puis me répond tout aussi patiemment. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il s’inquiète à ce point pour moi… je ne suis personne pourtant… Il m’indique qu’une armure m’attend dans ma tente en la pointant du doigt. Selon lui mon sœur est noble… s’il savait ce que j’ai fait et ce que je compte faire… Il me fait sourire lorsqu’il dit me trouver belle, non pas parce que je me moque, mais parce que je le sens sincère et cela me fait plaisir. J’apprécie toujours les compliments après tout, aussi rares soient-ils. Sa réponse concernant Oswald me convient parfaitement, même si je retiens de justesse un rictus narquois lorsqu’il dit qu’il me laissera m’occuper de la sentence si ses hommes le capturent… il s’enfuirait en courant s’il savait réellement ce que je compte lui faire. Il part ensuite s’occuper du camp et donner des ordres à ses hommes et je m’éclipse dans ma tente. J’y trouve en effet une armure légère et à ma taille après quelques ajustements de mon crû. Je la glisse sous ma tunique pour plus de praticité et pour essayer de la cacher à d’éventuels adversaires. Ce n’est pas terrible mais cela fera l’affaire.

Le reste de la journée est relativement calme et monotone. J’aperçois les hommes enterrer les morts en lisière des arbres pour les dissimuler et les observe sans un mot, mon visage caché pour en pas montrer ma surprise. Je m’attendais à ce qu’ils brûlent les corps, pas qu’ils les enterrent. Puis les hommes se répartissent en groupes et certains s’occupent de trouver et ajuster les armures des vaincus pour préparer le piège. Je pense qu’il n’y a pas de raison que tout cela échoue, mais le Roi est étonnamment prudent avec la vie de ses hommes. Je comprends mieux pourquoi ils semblent tous l’apprécier.

La nuit tombe lentement sur le camp et je vois quelques feux s’allumer tandis que les hommes s’y rassemblent en vue du repas du soir et je reste devant ma tente à les regarder manger en bavardant. Je ressens un léger pincement dans la poitrine qui me surprend moi-même et je choisis de l’ignorer. J’ai choisi de m’éloigner des gens, ce n’est pas après cinq mois que je vais renoncer, pas si facilement. Je soupire lourdement et pose ma tête sur mes genoux avant d’apercevoir le Roi qui se dirige de nouveau vers moi. A croire qu’il m’apprécie pour passer autant de temps à venir me parler. Il me trouve belle après tout. Je ne peux m’empêcher de sourire en me moquant de moi-même. Le roi arrive à ma hauteur et me parle, me demandant ce que je compte faire après m’être occupée d’Oswald, que tuer des innocents n’est pas une bonne idée et qu’il attendra ma réponse concernant l’appartement et le scribe. Il me met également en garde pour le lendemain et me donne un cor en cas de besoin. Je le regarde quelques instants, avant de répondre.

- Oswald n’est qu’un de ceux dont je souhaite me venger, donc je les traquerai tous, les 7 restants. Après ça, je  n’ai pas vraiment de projets d’avenir ou quoi que ce soit.

Je reste silencieuse quelques secondes. Les paroles finissent par revenir, une sorte de confession.

- Honnêtement j’aimerais m’éteindre sitôt ma vengeance arrivée à terme. Cela peut vous sembler étrange mais je n’ai aucune autre raison d’être. Seule la colère et l’envie de vengeance me poussent en avant. Une fois tout cela disparut, je ne sais pas ce que je deviendrai.

J’ai un petit sourire triste en le regardant.

- Ne vous inquiétez pas pour mon sort après coup. Je promets de vous répondre, mais n’attendez pas de moi que je devienne autre chose, je ne peux plus redevenir celle que j’étais.

Je continue de fixer le Roi quelques instants et me lève en m’approchant et tends la main avant de me retenir. Je ne fais que bafouiller d’une manière ridicule.

- Je voulais vous dire… Je vous… Enfin je… Merci.

Je reste là un instant, quelque peu gênée, puis fuis lâchement en rentrant dans ma tente. Je reste quelques instants à me demander ce qu’il me prend en ce moment et me traite me traite mentalement d’idiote. Ce Roi est totalement en train de faire voler en éclat la carapace que je m’efforce de dresser depuis des mois pour brider mes émotions, et il le fait si facilement… J’ai du mal à m’endormir ce soir-là.


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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Dim 6 Jan - 20:38

Je laisse la jeune femme rentré dans sa tente et je décide de me coucher également, même s'il est encore tôt. En marchant jusqu'à ma couche, je repense aux mots de la gorgoroth, tuer sept hommes puis s'éteindre, voici la voie qu'elle a décidé de suivre. Cette seconde chance que j'aurais tellement voulu que Mathilde en bénéficie, Ylivi va la jeter au vent, comme un chercheur d'or qui jette un diamant car il n'en connait pas la valeur. Je me demande si nos discussions vont la faire changer d'avis.

Je m'endors et je fais un sommeil sans rêve. Le matin est difficile pour moi, car malgré les préparatifs minutieux de la veille, j'ai toujours des craintes sur le futur de la bataille. La première chose que je fais en me levant est d'aller voir Ylivi pour lui souhaiter une bonne journée et savoir si elle a bien dormi et je termine par une question un peu saugrenu sur ce qu'elle aime manger le matin.

Ensuite, je passe en revue consciencieusement mes troupes, s'assurant que toutes les armes ont bien été aiguisées, les armures bien mises en place et les chevaux convenablement harnaché. Mes hommes ont beau être des professionnels, vétérans de nombreux combats, comme la démontré la bataille d'hier, je ne peux pas m'empêcher de le faire. C'est un rituel qui me rassure et eux sont satisfaits que je m'occupe d'eux.

Nous nous mettons en place, et les différents groupe se cachent dans les sous bois, pendant que le groupe du camp, travestis en déserteurs de l'armée de Phelgra est en place. Je suis dans ce dernier groupe qui servira à rassurer les déserteurs de l'armée des Cavaliers Noirs. Je jette un regard aux trois survivants de notre dernière attaque. Ils ont beau être des hommes sans honneur, ils se tiennent fièrement, jouant la plupart avec leurs dagues, surement pour cacher le tremblement de leurs mains.

J'ai aussi du mal à cacher ma nervosité pendant que les heures s'écoulent lentement. C'est quand je commençais à penser que quelque chose c'était mal passé, ruinant mon plan soigneusement élaboré, que j’entends des bruits. Tendant l'oreille, j’identifie des bruits de voix d'hommes. Ils parlent fort et je peux reconnaitre au fur et à mesure qu'ils s'approchent, l'accent du continent sombre. Les voilà donc enfin, et visiblement insouciant de ce qui va leur tomber dessus, vu le vacarme qu'ils font. Bien regroupés, je les vois commencé à rentrer dans la clairière et je peux reconnaitre certains détails. Ils sont bien une trentaine comme annoncé, la plupart sont jeunes et tous sont armés, heureusement assez peu portent une armure métallique, la majorité portant une simple protection en cuir. Ils s'approchent sans méfiance et lorsqu'ils sont tous entrés dans la clairière, je lève un bras.

C'est le signal pour que le piège se referme. Aussitôt, les cors sonnent et je vois nos ennemis s'entre regarder, surpris, puis certains d'entre eux commencent à courir dans notre direction, emportant ceux qui aurait voulu réfléchir à la situation. Je lève alors le second bras, et la terre se met à trembler.

Les trois groupes de chevaliers sortent des sous bois en chargeant. J'entends distinctement les bandits hurler des insanités, avant de se retourner pour faire face à cette attaque inattendu. C'est à ce moment que je m'élance avec mes hommes, à pieds. Les déserteurs n'ont pas une chance, eux qui pensaient s'en sortir avec ce renfort, ils sont attaqué dans le dos par leurs prétendus alliés. J'active mon pouvoir de bouclier, avant de couper en deux un ennemi qui s’était retourner dans ma direction.

Très vite la mêlé devient confuse, lorsque les anciens soldats, s'égaillent en tout sens, ils sont complètement surpris et incapable de comprendre ce qu'il se passe. De furieux combat se déroulent à ma gauche et ma droite, je peux voir Perceval, à cheval, découper proprement la terre d'un ennemi avant de galoper vers une autre cible et de lui planter son cimeterre dans son dos.

La situation tourne indéniablement à notre avantage et je prend un moment, pour observer la bataille. J'espère que dans ce chaos, la gorgoroth a trouvé et éliminé sa cible et plus important encore, je souhaite de tout mon cœur que la jeune femme n'a pas été blessé.


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Lun 7 Jan - 0:00

Comme à mon habitude, je dors d’un sommeil sans rêves et me réveille avant l’aube parfaitement reposée et prête. J’entame rapidement le rituel de balise en utilisant quatre dagues comme à mon habitude et vérifie mon arme, plus par réflexe que par réelle nécessité. Je fais surtout ça pour m’occuper l’esprit, ne voulant pas repenser à ce qu’il s’est passé la veille avec Thimothée. Voilà, j’y repense… je chasse les souvenirs, volontairement pour une fois, et reprends ma vérification avant de sortir de ma tente alors que le soleil se lève lentement. Alors que je patiente le temps que le camp ne s’éveille, je vois le Roi qui se dirige vers moi d’un pas décidé. J’aurai simplement aimé qu’il me laisse tranquille mais visiblement je l’inquiète toujours autant. Il me sourit et me souhaite une bonne journée, demandant si j’ai bien dormi. Ma réponse est un simple « oui », le sommeil ne m’apporte pas grand-chose en vérité. Je ne lui pose pas la question car je vois ses traits tirés, je suppose que la veille d’une bataille il doit angoisser, même si les chances de succès sont clairement élevées. Puis il me pose une question étrange, me demandant ce que j’aime manger le matin. Je suis un peu prise au dépourvu, il a de ces questions…

- Et bien… Pour être honnête la nourriture a un goût peu appréciable donc j’évite tout simplement de manger si je peux l’éviter. La seule chose qui ait du goût pour moi c’est le miel, bien que je ne sache pas pourquoi. Vous avez vraiment des questions farfelues des fois…

Je lui dis ça en souriant et il repart s’occuper de la préparation de la bataille, ce que je fais également, à ma manière, en m’éloignant de la troupe. Je marche un moment dans la direction par laquelle les rebelles devraient arriver et dissimule ma présence de mon mieux, patientant un long moment. Enfin, la troupe apparaît et je remarque immédiatement que ces types sont des amateurs comparés aux troupes du Roi et que notre plan sera un succès, je n’ai pas besoin de m’en faire. J’observe les rebelles qui passent à une dizaine de mètre de moi sans me remarquer. Mon regard passe de l’un à l’autre et enfin, je l’aperçois. Oswald… Un homme grand, dégarni et avec cet air hautain détestable en toutes circonstances. Il monte un cheval, entouré de deux hommes en armures plus que lourde, ce qui ne va pas me faciliter la tâche, mais peu importe. Je les laisse me dépasser et attend quelques instant avant de leur emboiter le pas. Je ne le perd pas de vue et voit la troupe avancer dans la clairière. Je m’arrête, ne voulant pas me retrouver au milieu de la charge de mes alliés de circonstances.

Après quelques minutes, j’entends les cors résonner et la charge commence, meurtrière. J’entends les hennissements des chevaux, les hurlements de douleur et les bruits des armes. Je n’ai jamais assisté à une bataille avant et le bruit qu’elle crée me suffit pour comprendre le chaos qu’une mêlée de ce genre crée. J’approche presque à contrecœur et observe, essayant de repérer Oswald. Ce n’est pas difficile puisqu’il est celui qui cherche le plus à s’enfuir, revenant au galop dans ma direction avec ses deux gardes en armure. Voilà qui m’évite de le chercher au moins. Je sors une dague et la lance dans le flanc du cheval d’Oswald quand celui me dépasse. Le cheval se cabre de douleur et j’en profite pour me jeter à l’attaque. Mais les deux gardes sont réactifs et se mettent en travers de mon chemin. Je les ignore et esquive sans peine leurs attaques en me téléportant via ma dague. Oswald est surpris lorsque je lui apparais sous le nez et je le désarçonne en lui donnant un coup de pied qui l’envoie au sol. L’un des gardes me charge tandis que l’autre descend de sa monture. Les deux portent de longues épées ce qui pourrait être ennuyant.

Oswald se relève et tire lui aussi une épée mais je me contente d’esquiver l’assaut du premier garde avant de me ruer sur le second. Je fais tournoyer ma chaîne et la lance, l’enroulant autour de la lame dressée de mon ennemi qui, surpris, tire dessus, me donnant la petite impulsion qui me permet de me jeter sur lui. Ma faucille trouve le défaut de l’armure sous son casque et le sang jaillit, éclaboussant un peu trop mon masque et ma tunique. Je m’éloigne du corps qui s’écrase au sol et arrache ma faucille de la gorge du vaincu. Je me tourne ensuite vers les deux autres. Oswald est visiblement plus enclin à fuir qu’autre chose mais son cheval blessé n’ira pas loin et celui du deuxième garde est derrière moi donc il n’a nulle part où fuir. Le garde restant me charge de nouveau et je lance une nouvelle dague qu’il dévie d’un coup d’épée. Je roule sur le côté pour esquiver son attaque et lance une dague qui se plante dans la jambe avant du cheval qui s’effondre, entraînant son cavalier. Celui-ci se relève plus rapidement que son armure ne l’aurait laissé penser et se rue sur moi. Je n’essaie pas de me battre contre lui à la loyale, ce serait stupide, et utilise ma magie de brume pour me rendre invisible pour ses yeux. Je le contourne et lui tranche les jambes au niveau des défauts de son armures, le faisant tomber et lui tranche alors la gorge proprement, mettant fin rapidement à ses souffrances inutiles.
Une fois le deuxième garde mort, je dissipe la brume et observe Oswald qui semble prêt à décamper. Je m’approche de lui et il sort une bourse pleine et la tend vers moi.

- Qui que soit celui qui vous paie, je peux vous payer le double, voire plus. Je vous prends à mon service, vous êtes très douée, cela se voit.

Je ramasse mes dagues tranquillement  et étend ma magie pour prendre le contrôle du sang des deux gardes morts pour cet enfoiré. Leur sang se mêle et me rejoignent en formant des ruisseaux de sang autour de moi, qui semble tournoyer. Cela a le don d’effrayer Oswald qui blanchit. Je m’approche de lui et il me menace de son épée tremblante. Ce type est un lâche en plus d’être une ordure… Personne ne le regrettera.

- Personne ne m’a payé pour te tuer Oswald, je suis ici pour une raison précise, mais plutôt que des mots, vois plutôt…

J’enlève mon masque et le regarde dans les yeux. Ils s’écarquillent et je le vois blêmir.

- Non… c’est impossible, tu es morte ! Tu es MORTE ! Je t’ai vu mourir !

- Je suis morte en effet et tu vas payer pour cela, tout comme les autres… Tous ceux qui ont participé.

- Je ne suis pas responsable ! Ce n’était pas mon idée, c’est Bathilda qui a tout manigancé, je n’ai fait que suivre, je n’étais pas d’accord.

Ce type essayait de s’en sortir en vendant son camarade… lamentable. Et j’ai déjà tué Bathilda de toute façon. Je m’approche de lui et le désarme facilement, le faisant tomber sur le sol. Je me penche sur lui.

- Tu vas souffrir autant que j’ai souffert avant de mourir, salopard et tu…

Je m’interromps lorsque je sens quelque chose au niveau de la poitrine. Abasourdie, je vois une dague plantée jusqu’à la garde en plein milieu de mon torse, non loin du cœur. Cet enfoiré avait pris la dague que j’avais lancée sur son cheval et m’avait poignardé avec ! Il sourit narquoisement.

- Tu pensais que j’allais laisser une gueuse dans ton genre me défier ? Retourne de là où tu n’aurais jamais dû partir !

Je me relève et recule d’un pas en contemplant la dague, puis je suis prise d’un léger fou rire qui lui fait perdre son sourire.

- Je suis déjà morte, donc ta tentative est vouée à l’échec misérable personnage. Maintenant, tu vas mourir.

Le sang que j’avais accumulé se met alors en mouvement et s’approche d’Oswald avant de pénétrer son corps par ses éraflures dues à sa chute de cheval. Il hurle longtemps tandis que le sang ravage son corps de l’intérieur, lui transperçant la peau, les organes, le faisant souffrir mille tourments pendant de longues minutes avant de ressortir par sa bouche, son nez, ses oreilles. Ses hurlements cessent et  son propre sang commence à quitter son corps. Je me penche de nouveau sur lui tandis qu’il agonise.

- Tu n’as que ce que tu mérites. Que Kron te fasse subir milles morts dans son royaume. Je viendrai t’y rejoindre pour l’y aider, sois en sûr.

Et j’attends qu’il meurt, me délectant du spectacle de son corps tressautant et agonisant. Lorsqu’il ne bouge finalement plus, je vérifie qu’il est bien mort en lui tranchant la gorge pour plus de sureté et laisse le corps ici, lui volant tout de même la bourse avec laquelle il a voulu m’acheter. Je rejoins alors la clairière pour constater que la bataille est finie. Je commence à faiblir et me rappelle que j’ai une dague plantée dans le torse. Cela me fait doucement rire. J’étais tellement prise par la mise à mort de cette ordure que j’en ai oublié ce détail. Si Thimothée me voit il va encore s’inquiéter j’en suis sûre, je dois... Et merde, ma vue… je m’adosse à un arbre. J’ai sommeil d’un coup… J’empoigne la dague et la retire, faisant gicler un sang noir et épais. Au point où j’en suis de toute façon, je suis déjà couverte de sang, un peu plus un peu moins… J’enlève mon masque et souffle, sentant une brise sur mon visage. Et de cinq, plus que sept… je peux enfin me reposer un peu…


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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Lun 7 Jan - 15:54

La bataille, qui sera sans doute connu sous le nom du massacre des déserteurs, ce passe dans une mêlé confuse, aggravé par le fais qu’un des déserteurs, blessé à mort, tombe dans un feu de camps. Cet incident a pour effet de faire naître une épaisse fumée, se répondant dans la clairière et prenant à la gorge.

Très vite, j’ai les yeux qui pleurent et je ne vois plus que des silhouettes indistinctes. Heureusement mon sort de bouclier que j’avais lancé, me protège en déviant le coup d’épée d’un des anciens soldats de Phelgra. Je le frappe en retour, un peu au jugée, ma vision étant fortement amoindris, mais par chance, je touche son ventre et il tombe à terre.

Un de mes hommes à la bonne idée d’éteindre le feu, ma vision redevient clair et je peux contempler le champ de bataille. Partout des cadavres allongés au sol, beaucoup ont été piétinés par les chevaux.

Je commence automatiquement par compter mes hommes, inquiets de leur état de santé. Cela me prend quelques minutes, mais je suis soulagé par le décompte, tous sont encore en vie, et à part deux blessés légers, indemne. Je me rends compte alors que les trois hommes que nous avions capturés lors de la première bataille sont encore en vie, comme quoi, ces derniers ont dû naitre sous une bonne étoile, où alors ils sont plus malins que les autres. Je me dirige vers eux et je leur annonce que, comme je m’étais engagé avant la bataille, ils sont libres. Sans attendre leurs remerciements je repars faire le tour du champ de bataille.

Mes hommes commencent déjà à rassembler les morts, et je scrute les visages des défunts, en craignant de reconnaitre le visage de la jeune Gorgoroth. Ma recherche est heureusement vaine et je me dirige à la limite de la clairière. Je l’aperçois enfin, assise contre un arbre, les yeux clos et couverte de sang, elle ne bouge plus.

Je me précipite vers elle et saute de mon cheval. Je retombe mal à cause du poids de mon armure, et c’est donc en boitillant que je me dirige vers la jeune femme. Je vois tout de suite son trou béant au niveau du torse et je souffle du cor, pour rameuter mes soldats. Très vite, Jean (le soigneur) et Perceval (le responsable du régiment) me rejoignent et emporte la blessée dans la tente du docteur.

Je décide de les suivre jusqu’au camp, mais je n’entre pas dans la tente, afin de ne pas gêner Jean. Ce dernier ressort quelques heures plus tard et avant de me donner des nouvelles de la santé d’Ylivi, insiste pour soigner ma cheville. Je connais bien le médecin et je sais qu’il est inutile de discuter avec lui. Je me laisse donc faire de bonne grâce, et ce n’est qu’après s’être assuré que mon bandage tiendra la journée, qu’il apaise mon inquiétude en m’informant qu’elle survivra.

Je suis soulagé, et c’est donc le cœur léger que je regarde mes soldats finir d’enterrer les anciens soldats du continent sombre, tombés au combat. Les trois survivants eux, sont déjà partis, trop heureux de s’en tirer à si bon compte. Les hommes lèvent ensuite le camp et je reste à proximité d’un des chariots pris aux déserteurs et qui nous sert d’ambulance. Ylivi est toujours profondément endormi d’un sommeil et rien ne semble pouvoir l’en sortir.

Nous rejoignons ainsi Herperia, ma capitale, et je fais installer Ylivi dans une des chambres de l’aile est (le quartier des invités). La bourse contenant la récompense pour la mission est amené, à ma demande près de son lit pour qu’elle la voit à son réveil. Une deuxième bourse ayant été trouvé sur elle, je lui mets à côté, l’argent étant une chose importante pour elle, son masque lui est posé près de son oreiller. J'ai fais réparer sa tunique et un deuxième exemplaire, identique mais neuf et dans un bien meilleur tissu est bien en vu. Dans un sac à dos, sa couverture, 10 pots de miel et une tente sont entassés. Je décide la veiller, et Trésor, le caniche blanc de mon ex-femme, s’allonge comme d’habitude à mes pieds.


Thimothée Mannus
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mar 8 Jan - 0:29

Une brume blanche recouvrant le sol, une chaise et une silhouette assise sur cette chaise, c’est ce qui m’accueille. Que fais-je ici ? Je n’en sais rien à vrai dire, mais je ne me sens pas mal, je suis sereine, pour une fois. La silhouette est proche mais je n’arrive pas à discerner son visage, ni même ses formes. Étrange, mais j’ai l’impression de la connaître, sans l’avoir vue avant. Une voix s’élève et elle semble venir de partout à la fois.

« Tu doutes »

Ce n’est pas une question, donc je ne réponds pas. Je comprends immédiatement de quoi parle la voix. Il n’y a pas traces d’énervement ou de rancœur dans cette voix, juste une constatation.

- Pourquoi suis-je revenue ?

La silhouette bouge légèrement, comme si elle se tournait vers moi.

« Il ne m’appartient pas de te le dire. Accomplis ton destin et sois prudente, quelque chose approche et tu devras y faire face, comme tout le monde. »

- Je ne comprends pas…

« Cela viendra. »

Je reste perplexe face aux paroles énigmatiques de la silhouette qui reprend.

« Tes doutes, d’où viennent-ils ? Ta mission ? Tes actes ? »

- Je ne sais pas… C’est cet homme il… il essaie de m’aider, de me changer et… cela me perturbe un peu. Mais ma mission reste inchangée, c’est juste… je me demande si je devrais accepter son aide.

«  Reste toi-même et crois en ta mission, c’est tout ce qui compte, mais avoir un ami puissant est toujours utile. Réfléchis et prend la bonne décision. »

Cela ne m’avance guère, mais lorsque je veux répondre, ma vue se brouille et tout devient floue tandis qu’une violente douleur à la tête me fait sombrer.

Je me réveille en sursaut et couverte de sueur. Un rêve ? Cela semblait si réel, j’ai encore les paroles de la silhouette en tête. Je m’essuie le visage de ma main et me redresse en étudiant l’endroit où je suis. Un lit, ce qui est étonnant, aux dernières nouvelles je battais la campagne. Je suis dans une pièce spacieuse et richement décorée, les draps sont propres et frais et tout le mobilier est en bois précieux et parfaitement lustré. Tout ce luxe…  Je vois alors le Roi assis sur une chaise qui me regarde  avec un air soulagé sur le visage. Je le salue en veillant à rester sous les draps. Vu sa réaction la dernière fois, je préfère me cacher vu que je suis presque nue cette fois. Je remarque alors les bourses posés non loin et les habits et le sac que le Roi a dû me faire préparer.

- Je vous remercie pour votre attention… vous voulez bien vous retournez le temps que je m’habille ?

Une fois cela fait, je le remercie pour les affaires et encore plus lorsque je remarque les pots de miel et la couverture dans le sac. Je masque un peu ma joie parce que je ne veux pas trop en faire mais je suis ravie. Cela ne m’arrive tellement pas souvent que j’en suis surprise moi-même. Puis vient le moment où je dois répondre à sa proposition et comme je m’en doutais un peu, je suis dans la chambre qu’il compte m’allouer.

- Concernant votre proposition…  j’aimerai revenir sur les termes. Je ne veux ni d’une chambre, ni d’un accès privilégié ou que sais-je encore. Mais si vous souhaitez m’aider… aidez-moi à trouver ceux qui m’ont assassiné si lâchement. J’ai mis des mois à trouver les cinq premiers, je n’ai pas envie de prendre encore des années pour les sept restants. En échange… Vous pourrez me demander n’importe quoi et je le ferai si c’est dans mes cordes. Éventuellement si vous avez une petite pièce en hauteur et discrète avec une fenêtre, je peux la prendre, je préfère encore ça que dormir dehors par les temps qui courent, mais je refuse d’avoir une chambre comme celle-là, je ne suis pas à mon aise… Prenez le temps d’y réfléchir, je ne compte pas quitter la ville de sitôt et je saurai si vous me cherchez, ne vous en faites pas.

Je marque un temps d’arrêt pour lui laisser le temps d’absorber ma proposition, avant de reprendre.

- Ce fut… intéressant, de travailler avec vous. Si Kron le veut, nous travaillerons de nouveau ensemble un de ces jours. N’hésitez pas à faire appel à moi.

Je remets mon masque et empoigne le sac en le remerciant une dernière fois et quitte la pièce sans plus de cérémonie. Je ne m’attendais par contre pas à ce qu’il me rappelle immédiatement, disant qu’il allait probablement avoir quelque chose à me proposer très vite et qu’il souhaite que je l’accompagne, sans pour autant me donner la raison. Je ne peux m’empêcher d’être intriguée donc j’accepte et suis le Roi.
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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mer 9 Jan - 19:04

Mission accomplie


Récompense pour avoir retrouver les deserteurs

850 Dias

Accordé pour

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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   Mer 9 Jan - 19:37

Je donne toute l'intégralité de la prime à Ylivi pour qu'elle puisse acheter plein de tuniques, elle les consomme à une vitesse effrayante.


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MessageSujet: Re: Une battue en campagne   

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